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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Fermé depuis 2015, le poste-frontière de Nassib a rouvert lundi 15 octobre. Damas espère en retirer des dividendes économiques et politiques.
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Avec la réouverture de sa frontière avec la Jordanie, Damas sort de l’isolement

Fermé depuis 2015, le poste-frontière de Nassib a rouvert lundi 15 octobre. Damas espère en retirer des dividendes économiques et politiques.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h54
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Pour le pouvoir de Damas, l’heure est à la célébration. Après avoir vécu pendant plus de trois ans avec pour seule frontière ouverte celle avec le Liban, la Syrie voit l’étau se desserrer. Les communications terrestres ont redémarré, lundi 15 octobre, avec la Jordanie : le poste frontalier de Nassib, repris en juillet par l’armée syrienne et son allié russe, a rouvert. « Nous assistons aux premiers résultats de la victoire », a affirmé, lundi, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem.
Si des pans du territoire lui échappent toujours, le régime syrien, qui a bénéficié au long du conflit du soutien massif de l’Iran et de la Russie, a reconquis des zones-clés au cours des derniers mois, y compris la province de Deraa, dans le sud, frontalière de la Jordanie. Autre signe, le point de passage entre la Syrie et la partie du Golan occupée puis annexée unilatéralement par Israël a rouvert lundi 15 octobre. Le régime syrien a reconquis ces positions en juillet aux groupes rebelles et djihadistes de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida qui s’étaient emparés du secteur en 2014.

Avec la réouverture de Nassib, cette reprise en main militaire porte ses premiers fruits économiques et politiques. Le point de passage, ex-plaque tournante des exportations syriennes et libanaises vers le marché des pays du Golfe, avait cessé d’opérer en 2015, après sa prise de contrôle par la rébellion.
Son exploitation, qui a fait l’objet de tractations avec Amman, impliquant sans doute d’autres acteurs internationaux, va permettre de redonner du souffle à une économie à genoux. « Dans l’immédiat, le coût des exportations syriennes devrait baisser. Celles-ci devraient donc augmenter. On peut s’attendre aussi à un retour graduel des visiteurs jordaniens, par exemple pour le tourisme médical. Et puis, c’est un signal politique », estime Jihad Yazigi, économiste et rédacteur en chef de The Syria Report, une lettre électronique d’informations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’UE rouvre les plaies du passé et confronte les Nord-Irlandais à des dilemmes oubliés depuis vingt ans.
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Comment le Brexit déstabilise l’Irlande du Nord

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’UE rouvre les plaies du passé et confronte les Nord-Irlandais à des dilemmes oubliés depuis vingt ans.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h33
    |

            Philippe Bernard (Belleek, Belfast, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Si la rivière Erne avait un jour coulé entre les deux Allemagnes, le pont qui la franchit à Belleek aurait été un lieu idéal pour un échange de prisonniers entre l’Est et l’Ouest. Une localité reculée, discrète, brumeuse, mais aussi un lieu emblématique du déchirement d’un pays. En réalité, Belleek est un bourg d’Irlande du Nord quasi enclavé dans la République d’Irlande, à cheval entre ces deux pays séparés depuis vingt ans par une frontière invisible. Sur son pont au lourd tablier de béton, la démarcation entre le goudron du comté de Tyrone (nord) et celui du Donegal (sud) se devine à peine. Les baraquements hérissés de barbelés de l’armée britannique, qui contrôlait la frontière jusqu’en 1998, tout comme la douane irlandaise appartiennent aux souvenirs, des plus de 30 ans.
Fergus Cleary, chef dessinateur à la fabrique de porcelaine qui fait face au pont, a nettement dépassé cet âge et n’a aucune nostalgie pour l’époque où un humiliant sauf-conduit était nécessaire pour passer au sud, dans cette République où son cœur de catholique bat. « Mon grand-père qui avait vu cette frontière être érigée [par les Britanniques après la partition de 1921] la trouvait déjà aberrante. Seuls les trafiquants l’appréciaient. Moi, je l’ai vue disparaître [après l’accord de paix du Vendredi saint de 1998] et personne ici ne veut la revoir. Ce n’est pas seulement une question d’échanges commerciaux, c’est quelque chose d’affectif. Beaucoup de familles ont eu des morts pendant les troubles [entre 1968 et 1998]. Le Brexit fait craindre le retour de l’instabilité. De nouveaux postes frontières se transformeraient immédiatement en cibles ».
Longtemps, M. Cleary, né en Irlande du Nord, n’a détenu qu’un passeport britannique. Depuis le référendum sur le Brexit, il s’en est fait délivrer un second, frappé de l’emblème de République d’Irlande, et donc de l’Union européenne, comme l’accord de 1998 lui en donne le droit. « Pour voyager...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’apparition d’un tableau kitsch derrière le président Donald Trump, dimanche, relance la question de ses relations difficiles avec l’art.
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Le tableau qui fait tache à la Maison Blanche

L’apparition d’un tableau kitsch derrière le président Donald Trump, dimanche, relance la question de ses relations difficiles avec l’art.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h33
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Donald Trump a une relation « compliquée » avec l’art et les images. Il suffit de se souvenir du faux Renoir accroché dans son jet, des fausses « unes » de Time accrochées dans ses différents golfs, en Floride, en Ecosse ou ailleurs. On continue ? En janvier, il avait demandé au musée Guggenheim, à New York, de lui prêter Paysage dans la neige, de Vincent Van Gogh, pour égayer la Maison Blanche, qu’il ne trouve pas à son goût. L’institution new-yorkaise l’avait éconduit et lui avait proposé, à la place, America, une sculpture de toilettes en or, de Maurizio Cattelan.
Mais Donald Trump peut compter sur ses amis : Darrell Issa, élu républicain de Californie à la Chambre des représentants, lui a offert The Republican Club, une toile – très kitsch – peinte par Andy Thomas, 61 ans, un artiste qui réside à Carthage, dans le Missouri.
Elle est apparue au détour de l’interview accordée par le président à l’émission « 60 minutes », dimanche 14 octobre, sur CBS. Les réseaux sociaux s’en sont emparés pour railler les goûts du président, qui, d’ailleurs, n’a qu’une copie laser de l’original, qui se trouve dans le bureau du peintre.

Now on 60 Minutes: There's less than a month until the mid-term elections. Hear what President Trump has to say abo… https://t.co/lf9DFkJwTo— 60Minutes (@60 Minutes)


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Au même niveau que les autres présidents républicains
A sa façon, ce tableau représente Donald Trump sur un pied d’égalité avec les présidents républicains les plus mémorables, autour d’une table : Abraham Lincoln, Theodore Roosevelt, Dwight D. Eisenhower, Richard Nixon – hilare –, Gerald Ford, Ronald Reagan, George H. W. Bush et George W. Bush. Que font-ils ensemble ? Que se disent-ils ? Dans le Washington Post, l’artiste, spécialisé dans les peintures inspirées par l’Ouest américain, cite Frederic Remington et Charles Marion Russell, Howard Pyle ou Norman Rockwell comme ses influences, et précise : « Ce qui est drôle, c’est que nous ne savons pas comment ils s’entendraient. Ce n’est pas parce qu’ils sont tous républicains qu’ils s’aiment vraiment. »

Sur CNN, le peintre ajoute que le président, entouré du vice-président, Mike Pence, et de Darrell Issa l’a appelé il y a quelques semaines, pour le remercier, affirmant qu’il n’aimait pas la plupart des portraits faits de lui. Comment ne pas acquiescer ? « C’est vrai, il n’est pas facile à peindre et il y a plein de tableaux assez laids », note le peintre.
Andy Thomas explique à Time que le plus compliqué est de reproduire le sourire des présidents. Certains « ont la banane » naturellement, comme Ronald Reagan, Dwight Eisenhower, John F. Kennedy ou Barack Obama ; d’autres, comme Trump, n’arrivent pas à se départir de leur sourire de campagne, plus forcé.
Pour celui de l’actuel président, Andy Thomas a regardé des milliers de photographies. L’artiste reconnaît qu’il essaie d’être gentil avec ses modèles : en plus du sourire charmeur, il leur enlève les kilos superflus. Il épargne même Richard Nixon, même si dans une première version de The Republican Club, il reconnaît qu’il lui avait « donné un petit air paranoïaque, cachant ses cartes ». Pour la peinture avec Donald Trump, on peut juste lui reprocher d’avoir boudé son tube de peinture orange.
Pas de message politique… quoique
Andy Thomas ne fait pas de politique avec ses peintures. Depuis 2008, il a peint The Grand Ol’ Gang, représentant les présidents républicains jouant au poker, puis Callin’ The Red, avec les présidents démocrates jouant au billard. En 2016, il expliquait à Time que ses deux présidents favoris étaient Ronald Reagan et Bill Clinton et il se définissait comme proche de Rand Paul, sénateur républicain de sensibilité libertarienne, figure du Tea Party.

@jbillinson Who is she?
— thejeffreymarsh (@jeffrey marsh)


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Certains ont remarqué une présence féminine dans la peinture. En mars, M. Thomas expliquait à Time avoir voulu ajouter une touche féministe à ses œuvres : une femme aux traits encore indiscernables s’approche de la table des présidents. Pour l’artiste, « elle représente la première présidente républicaine ou démocrate… Elle sera la première présidente et elle vient prendre sa place à la table ». Il précisait alors que sa fille Jenny l’avait inspiré : « Elle ferait ça. Elle irait directement s’asseoir à la table. »
Loin de la Maison Blanche d’Obama
Les fins gourmets auront également remarqué que Donald Trump est toujours aussi amateur de junk food : à droite, sur une étagère trône un pot de… bonbons Starbust.

I’ll give him this: a jar of just the pink and red starbursts is probably one of the first things I ask for if I’m… https://t.co/lHqZTiwqWx— jbillinson (@Josh Billinson)


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Donald Trump reste ainsi fidèle à sa stratégie de rupture avec son prédécesseur, qui avait choisi, pour décorer son bureau, un tableau abstrait de Nicolas de Staël, et qui, selon la légende, mangeait sept amandes, le soir, avant de se coucher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le premier ministre réformiste Abiy Ahmed, qui peine à pacifier le pays, doit composer avec les nombreuses dissensions au sein de la coalition au pouvoir.
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Analyse

En Ethiopie, les réformes démocratiques sous surveillance

Le premier ministre réformiste Abiy Ahmed, qui peine à pacifier le pays, doit composer avec les nombreuses dissensions au sein de la coalition au pouvoir.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
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        Le 16.10.2018 à 16h34

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        Mis à jour le 16.10.2018 à 16h36






    
Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, le 25 août 2018.
Crédits : MICHAEL TEWELDE / AFP


Sans surprise, Abiy Ahmed, 42 ans, a été réélu avec 176 voix sur 177 à la tête de la coalition au pouvoir en Ethiopie lors de son 11e congrès, conclu le 5 octobre à Awassa, dans le sud du pays. Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), au pouvoir depuis vingt-sept ans, a pleinement renouvelé sa confiance au premier ministre qu’il avait désigné six mois plus tôt. En théorie, il a donc les mains libres jusqu’aux élections générales prévues en 2020.
Mais cette unanimité masque mal les problèmes internes à la coalition. Lors du congrès, les quatre partis qui la forment ont surtout évité une confrontation qui aurait pu entraîner son implosion. La convention s’est donc bornée à adopter une résolution portant notamment sur la nécessité de renforcer le multipartisme, d’élargir l’espace démocratique et de veiller au respect de la loi.

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                Abiy Ahmed, le visage du changement en Ethiopie



Un « sauve-qui-peut » dans un contexte tendu, selon un observateur. Depuis avril, Abiy Ahmed n’a cessé de montrer sa volonté de réformer ce pays de 104 millions d’habitants qui était au bord du précipice en début d’année, après trois ans de contestation anti-gouvernementale. La fronde réprimée dans le sang avait eu raison de son prédécesseur, poussé à la démission en février.
Violences intercommunautaires
Le nouveau premier ministre a abattu des montagnes : réconciliation avec l’Erythrée, libération de milliers de prisonniers, invitation lancée aux dissidents, y compris ceux à la tête de groupes armés, à rentrer au pays afin d’élargir un espace politique monopolisé par sa coalition. Mais les violences meurtrières qui ont suivi leur retour ont porté un coup à la crédibilité de celui que des Ethiopiens surnomment encore « le messie ».
La Commission éthiopienne des droits de l’homme a accusé le gouvernement de ne pas avoir su protéger ses citoyens lors des violences intercommunautaires qui ont déplacé plus d’un million de personnes au cours des six derniers mois et fait des centaines de victimes. Des membres de la coalition remettent en cause la capacité d’Abiy Ahmed à maintenir la stabilité du pays. Sa réélection à la tête de la coalition est davantage une « décision pragmatique due à la transition et à l’absence de tout autre rival » qu’un plébiscite, selon le consultant Mehari Taddele Maru.

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                En Ethiopie, plus de 1 million de déplacés après des violences communautaires



L’EPRDF pourrait ne pas survivre à la révolution démocratique en cours. Jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, l’hégémonie du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) sur les trois autres partis était incontestée. La crise politique qui a secoué le pays a fissuré ce bloc et la désignation du nouveau premier ministre a redistribué les cartes.
Le TPLF, accusé par les manifestants de corruption et de violations des droits humains au cours des rassemblements de 2016 et 2017, a perdu son assise face à des partis qui refusent désormais de servir de faire-valoir. En amont du congrès, ils ont d’ailleurs changé de logo, de nom et rajeuni leur comité exécutif en écartant la vieille garde. Une manière de rompre avec le passé.
Instrument de domination
Certains membres vont jusqu’à remettre en question l’idéologie fondatrice du régime. Un pied de nez aux défenseurs de la première heure de cette « démocratie révolutionnaire » conceptualisée par le tombeur de Mengistu, l’ex-premier ministre Meles Zenawi, décédé en 2012.
« Le leadership collectif est perdu », maugréait un haut dirigeant tigréen, en août, après qu’Abiy Ahmed a osé condamner publiquement les manquements démocratiques de ces dernières années. Un positionnement contraire à la culture politique du « centralisme démocratique » à l’éthiopienne et à la discipline de cette coalition où les critiques se font à huis clos.

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                Jawar Mohammed, l’homme dont le retour fait frémir l’Ethiopie



Que pourrait alors devenir cette coalition initialement composée d’anciens maquisards en sandales, devenue au fil des ans un remarquable instrument de domination politique, économique et sociale, contrôlant chaque position au sein de la fédération, jusqu’à la plus petite sous-division administrative ? « Si l’EPRDF veut jouer un rôle important lors du scrutin de 2020, ses membres doivent rester unis malgré leurs différences », estime l’analyste politique Asnake Kefale.
L’échéance de 2020 est dans tous les esprits. D’autant que certains partis d’opposition semblent déjà bénéficier d’un large soutien populaire. En témoignent les rassemblements de masse à l’occasion du retour des dirigeants de Patriotic-Ginbot 7 et du Front de libération oromo ou l’engouement observé lors de la première conférence du Mouvement national amhara, un nouveau parti d’opposition.
Dissensions internes
Les partis membres seront-ils prêts à faire campagne aux côtés du très contesté TPLF ? D’après Mohammed Girma, maître de conférences à la London School of Theology, ce parti fait face à un dilemme : « Rester ferme idéologiquement ou s’assouplir s’il ne veut pas que le train de la réforme le laisse derrière lui. » Pour certains observateurs, le Parti démocratique amhara (ADP) et le Parti démocratique oromo (ODP) devraient toutefois s’opposer au TPLF pour obtenir plus de légitimité. Mais l’alliance de ces deux formations, qui avait permis l’accession au pouvoir d’Abiy Ahmed, est fragile compte tenu de la pression interne exercée par des groupes ethno-nationalistes.

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                Après s’être tourné le dos pendant vingt ans, l’Ethiopie et l’Erythrée rouvrent leur frontière



Car la pierre d’achoppement de la coalition est aujourd’hui la forme de fédéralisme à privilégier. À l’issue du congrès, ses membres ont convenu que « le système fédéral joue un rôle crucial ». Il n’a cependant été fait nulle mention du modèle à suivre tandis que la fédération éthiopienne est composée d’États découpés selon des critères ethno-linguistiques. Les dissensions internes à la coalition font rage entre ceux qui militent en faveur d’une plus grande autonomie des États fédérés et ceux qui penchent vers plus de centralisme. La poursuite de ces querelles pourrait sceller l’avenir de la coalition. Et donc des réformes entreprises par le premier ministre.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Une quarantaine de personnes avaient été arrêtées dimanche lors d’une manifestation. L’opposition réclame la libération des quelque 400 protestataires toujours derrière les barreaux.
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Au Nicaragua, le président Ortega libère des opposants sous la pression internationale

Une quarantaine de personnes avaient été arrêtées dimanche lors d’une manifestation. L’opposition réclame la libération des quelque 400 protestataires toujours derrière les barreaux.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 15h03
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

« Vive le Nicaragua libre ! », ont scandé, lundi 15 octobre, les opposants au président Daniel Ortega, relâchés après une brutale répression. La veille, 38 manifestants avaient été arrêtés à Managua, la capitale de ce petit pays d’Amérique centrale, théâtre d’une rébellion populaire depuis près de six mois contre le régime de l’ancien guérillero sandiniste, accusé de népotisme et de corruption. M. Ortega, qui s’accroche au pouvoir, les a libérés sous la pression internationale, après la vague d’indignation qu’avait soulevée leur arrestation.
Dimanche, une centaine de manifestants s’étaient rassemblés sur le parking d’un centre commercial de Managua, où a commencé, le 18 avril, un mouvement de révolte d’une ampleur inédite, qui exige le départ du président au pouvoir depuis onze ans, après avoir déjà gouverné de 1979 à 1990. Des centaines de policiers antiémeutes ont dispersé les protestataires à coups de matraque, de gaz lacrymogène et de grenade assourdissante. Des journalistes qui couvraient l’événement ont aussi été agressés par les forces de l’ordre.
Parmi les détenus figuraient plusieurs dirigeants de l’opposition, dont Ana Margarita Vigil, ancienne présidente du Mouvement de rénovation sandiniste, parti politique créé en 1995 en opposition au Front sandiniste de libération nationale. Deux heures plus tard, deux féministes de renom au Nicaragua, Haydee Castillo et Lottie Cunningham, étaient à leur tour interpellées à l’aéroport de Managua, juste avant de monter dans un avion pour Washington. Mme Cunningham, avocate qui milite contre les projets miniers du gouvernement et pour les droits des indigènes, a finalement pu prendre son vol. Mais pas Mme Castillo, défenseuse des droits humains, qui a été incarcérée à Managua durant plus de vingt-quatre heures.
Levée de boucliers
Pourtant, les deux femmes bénéficient des mêmes « mesures de protection » de la part de la Commission interaméricaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ A l’aide de faux comptes et de pages de divertissement populaires, les militaires birmans ont propagé des messages viraux à caractère politique raciste et violent, révèle une enquête du « New York Times ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’armée birmane à l’origine des appels à la haine contre les Rohingya sur Facebook

A l’aide de faux comptes et de pages de divertissement populaires, les militaires birmans ont propagé des messages viraux à caractère politique raciste et violent, révèle une enquête du « New York Times ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h41
   





                        


C’est un fait dénoncé par des ONG et des experts depuis au moins 2013 : Facebook est un instrument dans la diffusion d’appels à la haine, à la violence et au « génocide » contre les Rohingya en Birmanie, où le réseau social jouit d’une énorme popularité. En août, l’agence de presse Reuters publiait une enquête démontrant le manque d’efficacité du réseau social à modérer les messages haineux et racistes envers cette minorité ethnique – majoritairement musulmane et cible de violences de la part de civils et de militaires.
Dans une enquête parue lundi 15 octobre, le New York Times apporte un éclairage nouveau : les messages Facebook n’étaient pas tant le fait d’internautes lambda que de « militaires birmans [qui] ont transformé le réseau social en un outil de nettoyage ethnique ». Le journal américain s’appuie sur d’anciens responsables militaires, des chercheurs et des fonctionnaires qui ont tenu à conserver l’anonymat pour leur sécurité. Ils dévoilent « une campagne systématique sur Facebook  qui s’étend sur au moins cinq ans » et qui visait principalement les Rohingya, explique l’article.
Interrogé par le New York Times, Facebook a confirme l’existence d’une telle opération menée par l’armée birmane. Le responsable de la sécurité au sein de l’entreprise, Nathaniel Gleicher, a mentionné que Facebook avait constaté «des tentatives claires et délibérées de diffuser secrètement une propagande directement liée à l’armée birmane».
Faux comptes de pop stars
A l’aide de faux comptes et de fausses identités, les militaires birmans ont ouvert et alimenté des pages Facebook en apparence anodines et plutôt portées sur le divertissement : des pages à la gloire de célébrités, pop stars, de top models et de héros nationaux. Une fois celles-ci populaires – certains comptes pouvaient êtres suivis par plus d’un million de personnes – les pages diffusaient ou commentaient des messages incendiaires, des images violentes. Mais aussi fabriquaient de fausses informations signalant des viols et des crimes commis par des musulmans sur des bouddhistes.
D’autres comptes , « des trolls », se chargeaient de recueillir des renseignements ou de critiquer des posts opposés à l’armée. Le New York Times avance également que certains officiers ont perfectionné leurs techniques en Russie avant de rentrer former leurs complices.
« L’objectif de la campagne était de susciter un sentiment généralisé de vulnérabilité et de peur qui ne pourrait être dissipé que par la protection militaire », décrit l’article. Ainsi, en 2017, à la faveur de l’anniversaire du 11-septembre, l’armée a diffusé sur Facebook et via son appli Messenger des messages distincts à l’intention des groupes musulmans et de leurs opposants bouddhistes. Chaque rumeur faisait état d’attaques imminente de la part de chaque camp et semait ainsi la confusion, pour ne pas dire le chaos.
L’enquête précise que ces militaires opéraient dans des bases à proximité de la capitale, Naypyidaw, et que l’armée « a consacré d’importantes ressources à cette tâche », les sources évoquant au moins 700 personnes.
L’armée n’a d’ailleurs pas propagé des discours haineux qu’à visage couvert. Fin août, dans la foulée de la publication d’un rapport de l’ONU sur les crimes commis contre les Rohingya, Facebook avait annoncé avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée, Min Aung Hlaing, ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.



                            


                        

                        


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Libération d’Alain Goma, prisonnier au Yémen depuis plus de quatre mois

Le navigateur avait été capturé en juin après avoir connu des difficultés en Mer rouge.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h22
   





                        



   


Le navigateur français Alain Goma, retenu depuis plus de quatre mois au Yémen par les rebelles houthis, a été libéré mardi 16 octobre, a annoncé l’Elysée.
Emmanuel Macron a félicité dans un communiqué « tous ceux qui ont contribué à cet heureux dénouement », en particulier les autorités d’Oman pour « leur engagement décisif », et celles d’Arabie saoudite.
Aucun détail n’a été donné par l’Elysée sur les circonstances de sa libération. Selon sa sœur, Christine Goma, jointe par l’agence France-Presse, le navigateur est dans un avion pour le sultanat d’Oman voisin du Yémen mais elle ne sait pas quand il reviendra en France.
La famille a indiqué avoir été informée par le Quai d’Orsay quelques minutes avant que le communiqué de l’Elysée ne soit publié. « On n’avait aucune information, rien qui puisse nous laisser comprendre ou espérer un dénouement prochain », a précisé Mme Goma.
Alain Goma avait été capturé le 3 juin, alors qu’il rejoignait le port d’Hodeïda pour se réapprovisionner en eau sur le chemin de Bombay, en Inde. Il était retenu dans une prison de Sanaa, la capitale, aux mains des rebelles houthis depuis fin 2014.

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En septembre, sa famille s’était déclarée « très inquiète » de son état de santé, en appelant les autorités françaises à ne « pas l’oublier ».
Après la prise du pouvoir par les rebelles à Sanaa en janvier 2015 suivie de la fuite du président Abd Rabbo Mansour Hadi de la capitale, une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue en mars 2015 pour venir en aide au gouvernement.
La guerre a fait depuis 10 000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l’ONU.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Après la Libye, les candidats au voyage se tournent vers le Maroc et l’Espagne. Mais Rabat a durci sa politique d’accueil et refoule les Subsahariens au sud du pays. Un reportage photographique de Camille Millerand.
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Sur la route des migrants subsahariens au Maroc
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Reportage

Sur la route des migrants subsahariens au Maroc

LE MONDE |

16.10.2018 à 14h21
16.10.2018 à 16h39

Situé à la pointe nord-ouest de l’Afrique, le Maroc est traditionnellement un pays de passage pour les migrants subsahariens qui rêvent de rejoindre l’Europe, mais ne peuvent le faire légalement. Par la mer, seuls les 14 km du détroit de Gibraltar séparent le Maroc des côtes espagnoles. Par la terre, il faut franchir les barrières des deux enclaves espagnoles en Afrique, Ceuta à l’ouest et Melilla à l’est, bouts de terre étroitement gardés par des barbelés constellés de lames de rasoir.
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            data-slide-description="Donatien est arrivé à Agadir il y a un mois et demi. Auparavant, il vivait à Tanger. Des policiers marocains ont débarqué chez lui à 5 heures du matin. Il a été emmené au commissariat, menotté et envoyé avec d’autres migrants près de la ville de Tiznit, à 900 km plus au sud. Cela fait quatre ans qu'il vit au Maroc. Il a tenté plusieurs fois de passer en Espagne en 2014. Depuis 2015, il travaillait pour un commerçant de légumes sur un marché de Tanger."
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            data-slide-description="Vincent, 35 ans, est arrivé au Maroc en décembre 2012. Il ne sait même plus combien de fois il a tenté de passer en Espagne. Il se rappelle avoir passé trois hivers dans la forêt de Cassiago, près de Tanger. Cet été, il a été refoulé trois fois de Tanger."
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            data-slide-description="Sam, un Camerounais de 27 ans, nous montre la photo de la porte d’un appartement défoncée lors d’une arrestation."
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            data-slide-description="Vincent et Donatien partagent, en banlieue d’Agadir, un appartement de deux pièces avec une femme ivoirienne et son enfant. Leur loyer est de 1 400 dirhams par mois (128 euros)."
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            data-slide-description="Roland, 26 ans, a quitté le Cameroun en 2011. Il a été refoulé à Tiznit il y a un mois. Il était en train de prendre la mer avec une douzaine d'autres migrants au moment de son arrestation. Pour vivre, il aide deux fois par semaine un commerçant du marché. « Je ne voulais plus mendier, c’est trop démoralisant. »"
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            data-slide-description="Gare des grands taxis à Tiznit. Pour les migrants refoulés dans le sud, emprunter ces véhicules ou des voitures individuelles est la seule possibilité de remonter vers Tanger. En effet, depuis la fin de l’été, les tickets de bus et de train ne sont plus vendus aux migrants."
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            data-slide-description="C’est dans ce restaurant vide situé à l’un des principaux carrefours de Tiznit, entre l’hôtel Mauritania et l’hôtel Paris, que se sont installés les migrants refoulés de Tanger. Un lieu surveillé de près par les autorités. Le "caïd", responsable local, nous demandera rapidement de quitter les lieux en l’absence d’autorisation officielle."
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Donatien est arrivé à Agadir il y a un mois et demi. Auparavant, il vivait à Tanger. Des policiers marocains ont débarqué chez lui à 5 heures du matin. Il a été emmené au commissariat, menotté et envoyé avec d’autres migrants près de la ville de Tiznit, à 900 km plus au sud. Cela fait quatre ans qu'il vit au Maroc. Il a tenté plusieurs fois de passer en Espagne en 2014. Depuis 2015, il travaillait pour un commerçant de légumes sur un marché de Tanger.



CAMILLE MILLERAND POUR LE MONDE



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Les musées français cherchent à profiter des largesses des mécènes chinois

L’homme d’affaires hongkongais Jonathan Choi a décidé de financer à hauteur de 500 000 euros la dernière exposition de l’Institut du monde arabe.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h24
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Jonathan Choi a beau s’exprimer en anglais, le président du groupe chinois Sun Wah – spécialisé dans l’agroalimentaire, l’immobilier et les services financiers – est un francophile convaincu. Le sexagénaire hongkongais devait annoncer, mardi 16 octobre, le financement, à hauteur de 500 000 euros, de l’exposition « Cités millénaires. Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul » organisée jusqu’au 10 février à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris. En contrepartie, il crée au sein de l’IMA un centre Jonathan Choi pour la promotion du patrimoine culturel.

En 2017, déjà, l’homme d’affaires avait contribué, pour 100 000 euros, au festival Croisements, qui promeut la scène artistique française en Chine, et donné 1 million de dollars (865 000 euros) pour la rénovation de la chapelle de l’Ecole des beaux-arts de Paris, en échange de l’établissement d’un centre culturel à son nom, quai Malaquais. Sa fondation scellera aussi bientôt un partenariat avec Radio France, afin de faire venir à Paris musiciens et chefs d’orchestre chinois.
Tout commence en 2015, lorsque l’ancien ambassadeur de France en Chine, Maurice Gourdault-Montagne, l’invite à prendre un café et lui propose l’implantation de son école, 3e International School, au sein du lycée français de Pékin. Depuis, Jonathan Choi a contribué à dix projets liés à l’Hexagone et ouvert une discussion avec le Palais de Tokyo. « On a commencé à faire des choses ensemble par hasard. Mais si on ­continue sur la durée, ce n’est plus du hasard », se félicite Robert Lacombe, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine.

« A Hongkong, on commence à s’intéresser de plus en plus à la France, et le Brexit ne va qu’intensifier ce mouvement, confie Jonathan Choi, dont les enfants ont déjà appris le français. Mon idée, ce n’est pas de faire du “one shot” : donner de l’argent, couper le ruban, faire la photo souvenir...




                        

                        


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L’Eglise russe orthodoxe rompt avec Constantinople

Après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, Moscou dénonce une situation de « schisme ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Dans la famille orthodoxe, la déchirure est profonde. A l’issue d’un synode organisé, lundi 15 octobre, pour la première fois à Minsk, en Biélorussie, l’Eglise russe orthodoxe a annoncé la rupture totale de ses relations avec le patriarcat de Constantinople. « Nous ne pouvons pas garder le contact avec cette Eglise qui est en situation de schisme », a affirmé lundi soir le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Plus de liturgies ni même de communions communes pour les fidèles, jugées désormais « impossibles » et qui ne seront donc plus tolérées. Même le lieu saint du mont Athos, en Grèce, où Vladimir Poutine s’est rendu à plusieurs reprises, est concerné par cet interdit.
La rupture du lien eucharistique entérine une crise profonde née avec la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise ukrainienne placée depuis 332 ans sous la tutelle russe.

Le 11 octobre, le patriarcat œcuménique qui siège à Istanbul, avec à sa tête Bartholomée Ier, considéré dans le monde orthodoxe comme le « premier parmi ses pairs », avait rétabli dans ses fonctions hiérarchiques le patriarche de Kiev Philarète, fondateur d’une Eglise dissidente et pour cela excommunié en 1997 par Moscou. Il avait révoqué du même coup le décret de 1686 qui avait permis à l’Eglise russe orthodoxe d’étendre depuis lors son influence dans toute l’Ukraine, cette dernière représentant aujourd’hui plus d’un tiers de son patrimoine.
« En dehors des canons »
« L’accueil dans la communion des schismatiques et d’une personne frappée d’anathème (…), l’empiétement sur des territoires canoniques étrangers, la tentative de renier ses propres décisions historiques et ses obligations, tout cela place le patriarcat de Constantinople en dehors des canons », a fustigé le métropolite Hilarion dans une déclaration lue à la sortie du synode de Minsk. « Le 15 octobre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Dans le bassin permien, l’extraction de pétrole s’accompagne aussi de gaz naturel, mais en trop grande quantité. Celui-ci, plutôt que d’être vendu, est brûlé. Non sans conséquences.
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Au Texas, un million de dollars de gaz naturel part en fumée chaque jour

Dans le bassin permien, l’extraction de pétrole s’accompagne aussi de gaz naturel, mais en trop grande quantité. Celui-ci, plutôt que d’être vendu, est brûlé. Non sans conséquences.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 14h21
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


C’est un coin reculé de l’ouest du Texas, devenu en quelques années le centre névralgique de l’or noir mondial. Le bassin permien, qui concentre l’essentiel de la croissance du pétrole de schiste américain, a propulsé, en août, les Etats-Unis au rang de premier producteur mondial devant la Russie et l’Arabie saoudite, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, le boom du pétrole de schiste peut-il durer ?



La région produit à elle seule 3,3 millions de barils de brut par jour, soit l’équivalent de la production iranienne. Mais extraire du pétrole du sous-sol a une conséquence inévitable : il s’accompagne de gaz naturel, en grande quantité. En trop grande quantité même, jugent les pétroliers texans, qui brûlent une grande partie du gaz extrait – une technique appelée flaring ou « torchage ». D’après les données officielles de l’Etat, compilées par le Wall Street Journal, c’est l’équivalent d’un million de dollars (860 000 euros) qui part en fumée chaque jour.
Impact dramatique sur l’environnement
Pourquoi ne pas vendre le gaz naturel ainsi extrait ? D’abord parce que le nombre de gazoducs n’est pas suffisant pour exporter toute cette production. Ensuite, et surtout, parce que l’explosion du gaz de schiste aux Etats-Unis a fait baisser les prix très rapidement : alors que le baril de pétrole est au plus haut depuis quatre ans au niveau mondial (autour de 80 dollars), le gaz est en surproduction sur le marché américain et se vend à des prix dérisoires.

        Lire aussi :
         

                A Midland, Texas, la nouvelle ruée vers l’or noir



Résultat : les industriels préfèrent recourir au flaring plutôt que de s’embarrasser à trouver un usage à du gaz qui pourrait produire de l’électricité dans d’autres Etats du pays. Cette situation devrait empirer dans les années à venir tant la production pétrolière ne cesse d’augmenter. A en croire les consultants spécialisés de Rystad, cette pratique devrait continuer à s’étendre, puis se réduire lorsque de nouveaux gazoducs, actuellement en construction, entreront en service.
En attendant, les conséquences sur l’environnement sont dramatiques : le torchage dans le bassin permien produit des gaz à effet de serre équivalents aux émissions de deux millions de voitures individuelles. Ce bilan serait encore plus grave si le gaz était relâché tel quel dans l’atmosphère. Cette pratique du flaring est ancienne dans le secteur pétrolier, mais, aux dires de la Banque mondiale, elle est en léger déclin en 2017, pour la première fois depuis 2010.



                            


                        

                        


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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 11h26, mis à jour à 15h08   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Un homme ouïgour à Urumqi, Xinjiang le 23 mars 2014. CHINA STRINGER NETWORK / REUTERS             Le pouvoir chinois avait d’abord nié son programme d’internement de près d’un million de musulmans dans la région du Xinjiang, dénoncé par un groupe d’experts de l’Organisation des Nations unies. Face aux preuves accablantes qui l’accusent, Pékin tente d’imposer sa version des faits.          Mardi 16 octobre, le président de la région autonome du Xinjiang, Shohrat Zakir, a assuré dans un entretien publié par l’agence de presse officielle Chine nouvelle que ces camps d’internement étaient en réalité des centres de « formation professionnelle » visant à améliorer les aptitudes et le niveau de mandarin des membres de minorités ethniques.           Lire aussi Comprendre la répression des Ouïgours de Chine en cinq questions             Près de la moitié des 24 millions d’habitants du Xinjiang sont de confession musulmane. Appartenant à la minorité ouïgoure ou à d’autres communautés turcophones, ils sont visés par des politiques sécuritaires très sévères de la part des autorités chinoises. Des attentats attribués par Pékin à des séparatistes ou des extrémistes ouïgours ont fait des centaines de morts ces dernières années. Les autorités disent s’inquiéter d’une poussée de l’islamisme radical dans la région.          La Chine de plus en plus critiquée          « Ils ont souvent des difficultés à trouver un emploi en raison de compétences professionnelles limitées. Cela entraîne des conditions de vie et de travail difficiles dans la région. Et ils sont plus facilement attirés ou forcés de s’engager dans le terrorisme et l’extrémisme », a expliqué Shohrat Zakir, lui-même d’origine ouïgoure. Le président du Xinjiang a assuré que les « stagiaires » signaient un contrat de formation avec les centres et étaient payés. La région autonome a publié la semaine dernière de nouvelles règles codifiant explicitement ces centres.           Lire aussi Nouvelles révélations sur les camps d’internement pour les minorités ethniques en Chine             Après la publication d’images satellites et la présence sur Internet de documents officiels émis par les autorités locales, le programme d’internement des musulmans du nord-ouest de la Chine est de plus en plus critiqué, notamment par les Etats-Unis et le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale.             La contre-offensive médiatique menée par Pékin qu’intègre la déclaration de Shohrat Zakir s’est déjà traduite par la publication ces dernières semaines de tribunes dans de nombreux journaux étrangers de diplomates chinois dans le but de défendre ces centres, qui sont, selon eux, de bons moyens de lutter contre l’extrémisme religieux.           Lire aussi La Chine détiendrait un million de Ouïgours dans « des camps d’internement »                                                        Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Article réservé à nos abonnésInde : s’invitant dans l’affaire des Rafale, Hollande embarrasse Modi  Le choix du groupe Reliance pour travailler avec Dassault vire au scandale politique.                          Psychose en Australie : des fraises sabotées avec des aiguilles à coudre  Plusieurs personnes ont été blessées par des aiguilles placées dans des fraises. Ces actes de malveillance ont entraîné l’effondrement du prix des fraises du Queensland.                      Article réservé à nos abonnésEn Thaïlande, la « relève » politique cherche sa voie  A la tête du parti Future Forward, l’homme d’affaires Thanathorn Juangroongruangkit propose de dépasser les clivages politiques du royaume.                      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Midterms, J – 21 : la démocrate Elizabeth Warren défend ses origines contre les attaques de Trump

La sénatrice du Massachusetts, figure de l’aile gauche du parti, a présenté les résultats d’un test ADN pour prouver ses origines indiennes.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h22
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait mis au défi la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren de se soumettre à un test ADN pour prouver qu’elle a bien des origines indiennes. Candidate à sa réélection, cette figure de l’aile gauche démocrate, qui songe à se présenter aux primaires de son parti pour l’investiture présidentielle de 2020, est passée à l’acte pour tenter de mettre un terme aux critiques virulentes du président.
Ce dernier, qui la surnomme « Pocahontas », une Amérindienne passée à la postérité pour ses liens avec les premiers colons britanniques, l’accuse en effet d’avoir joué de cette carte pour suivre des études en profitant des places réservées aux minorités. Les résultats du test ADN sont détaillés par une vidéo rendue publique par la sénatrice, dans laquelle elle présente également sa famille.

Ils font apparaître une forte probabilité d’ancêtres amérindiens remontant entre la sixième et la dixième génération. Ils n’ont cependant pas convaincu le président. Alors que ce dernier avait promis de verser un million de dollars à la fondation du choix d’Elizabeth Warren si elle s’exécutait, Donald Trump est revenu à la charge en assurant qu’il ne tiendrait promesse que s’il réalisait lui-même ce test ADN sur elle, ajoutant avec mépris : « Ce n’est pas quelque chose que je ferais avec plaisir. »
La sénatrice a toutes les chances d’être réélue le 6 novembre. Opposée au républicain Geoff Diehl, elle compte de 20 à 36 points d’avance selon les derniers sondages. Son adversaire a refusé de faire de la controverse alimentée par...




                        

                        


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L’Arabie saoudite, un investisseur majeur dans la Silicon Valley

Depuis 2016, le royaume saoudien a injecté plusieurs milliards de dollars dans les start-up américaines.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h20
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                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Le patron d’Uber, la responsable du cloud chez Google, le directeur d’un prestigieux incubateur de start-up… Depuis quelques jours, de grands noms de la Silicon Valley prennent leurs distances avec l’Arabie saoudite, suite à la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui, selon les autorités turques, aurait été assassiné le 2 octobre lors d’une visite au consulat de son pays à Istanbul.
Cet épisode illustre les liens étroits qui se sont tissés depuis deux ans entre les sociétés high-tech et Riyad. Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed Ben Salman, le royaume tente de sortir de sa dépendance au pétrole, notamment en misant sur le secteur des nouvelles technologies. Pour la Silicon Valley, il n’est plus seulement un marché à conquérir : il est aussi devenu un investisseur de tout premier ordre. Depuis 2016, l’Arabie saoudite a injecté plusieurs milliards de dollars dans les start-up américaines.

« Les entreprises qui se disent les plus idéalistes du monde sont très contentes d’accepter l’argent le plus sale de la planète pour stimuler leur croissance », dénonce le journaliste Anand Giridharadas, qui s’exprimait dimanche 14 octobre dans le cadre d’une conférence organisée à San Francisco par le magazine Wired. La veille, dans une tribune publiée dans le New York Times, il leur enjoignait de rendre l’argent du gouvernement saoudien. Aucune des sociétés concernées n’a souhaité répondre à cette demande.
3 milliards de dollars pour Uber
Uber fait partie de ces groupes. En 2016, la plate-forme de voitures avec chauffeur a reçu 3,5 milliards de dollars (3 milliards d’euros) du Public Investment Fund (PIF), le principal fonds souverain du royaume, dont le directeur siège désormais au conseil d’administration d’Uber. Jeudi dernier, Dara Khosrowshahi, nommé à la tête de l’entreprise en 2017, a pourtant été l’un des premiers à sortir du silence, annonçant qu’il ne participerait pas à la conférence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.
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En Arabie saoudite, le « Davos du désert » enlisé dans l’affaire Khashoggi

De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h03
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant), 
                                Véronique Chocron, 
Guy Dutheil et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Il y a un an, Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, avait le gotha de la finance internationale à ses pieds. Les plus grands investisseurs de la planète se pressaient dans les salons du Ritz-Carlton de Riyad pour écouter ce jeune phénomène qui, quelques semaines plus tôt, avait proclamé la fin de l’archaïsme le plus caricatural de l’Arabie saoudite, l’interdiction faite aux femmes de conduire. « Nous n’allons pas passer trente années de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes, nous allons les détruire maintenant », avait asséné le fils du roi Salman, devant un parterre d’entrepreneurs richissimes.

Dans le même mouvement, l’impétueux « MBS », que l’on disait déterminé à rompre l’addiction du royaume à l’or noir, avait annoncé la mise en chantier, dans le nord du pays, d’une mégalopole futuriste, baptisée Neom. Une utopie à 500 milliards de dollars (431,9 milliards d’euros), avec robots, énergie propre, espaces verts à perte de vue et femmes non voilées. Organisée du 24 au 26 octobre 2017, sous le titre de Future Investment Initiative (FII), la conférence de Riyad avait porté le narratif du jeune prince révolutionnaire à son apogée.

Douze mois plus tard, alors que la deuxième édition de cette grand-messe financière se profile, le retournement de situation est total. Percuté de plein fouet par l’affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien, critique du pouvoir, qui a disparu il y a deux semaines après avoir pénétré dans le consulat de son pays à Istanbul, le « Davos du désert » prend l’eau. De peur que les soupçons d’enlèvement et d’assassinat qui pèsent sur Riyad ne nuisent à leur réputation, de très grands noms du monde des affaires ont préféré bouder la rencontre, prévue du 23 au 25 octobre.
Défection du patron d’Uber
La défection la plus cuisante pour le pouvoir saoudien est celle de Dara Khosrowshahi, le patron irano-américain d’Uber, la start-up de chauffeurs à la demande....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.
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L’OCDE épingle vingt et un pays qui vendent leur nationalité

La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
    |

            Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Il y avait la liste noire des paradis fiscaux. Il y aura désormais la liste noire des pays vendant des passeports ou des certificats de résidence dits « dorés », parce qu’ils sont octroyés contre forte rémunération à de très riches investisseurs.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié, mardi 16 octobre, les noms des pays dont les programmes « d’obtention de la résidence ou de la nationalité par l’investissement », tels qu’ils sont nommés dans le secteur, présentent de « hauts risques » d’être détournés de leur objet par des fraudeurs en tous genres, notamment fiscaux.

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La vente de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Plus d’une centaine de pays dans le monde font désormais commerce de passeports ou de visas, selon l’OCDE. Le « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars, en fonction des avantages qu’ils offrent à leur acquéreur, comme de pouvoir voyager sans visa en Europe ou aux Etats-Unis. Parfaitement légal, ce commerce reste sulfureux pour son utilisation à des fins douteuses, comme la fraude et l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent ou même la criminalité organisée.
Au total, vingt et une juridictions sont clouées au pilori par l’OCDE parce que leur programme peut potentiellement favoriser la fraude fiscale. Il s’agit, précise l’organisme international sis à Paris, de juridictions garantissant un taux d’imposition particulièrement bas à ces acheteurs, pour les revenus issus d’actifs détenus à l’étranger. Et qui, de surcroît, n’exigent pas de ces derniers une présence sur leur territoire suffisamment longue – ce qui, en réalité, produit des situations où ces particuliers fortunés ne mettent jamais les pieds dans les pays dont ils détiennent pourtant passeport ou visa doré.
Le gros du bataillon est formé d’îles caribéennes, dont beaucoup sont aussi considérées comme des paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, les îles Turques-et-Caïques. Elles côtoient les Seychelles et l’île Maurice, dans l’océan Indien, et l’archipel du Vanuatu, dans le Pacifique.
Monaco, Chypre et Malte visés
Des pays montrés du doigt pour leur opacité et leur peu d’appétence à coopérer dans le domaine fiscal font aussi partie de cette liste : les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, la Colombie, la Malaisie et, dans une moindre mesure, le Panama. Mais ce qui retient l’attention, ce sont trois pays européens, également épinglés par l’OCDE : Monaco, Chypre et Malte. Ces deux derniers font partie de l’Union européenne (UE) et vendent à ce titre leurs passeports particulièrement chers, parce que ceux-ci permettent de s’installer librement n’importe où dans l’UE.
Le ticket d’entrée du passeport maltais, qui permet aussi de se rendre aux Etats-Unis, est par exemple d’un million d’euros. Tout cela assorti de conditions de résidence réduites au minimum : il suffit d’acheter ou de louer un bien immobilier sur l’île sans même avoir besoin de l’occuper, comme l’avaient détaillé Le Monde et ses partenaires du « Projet Daphne », en avril. Cette collaboration, organisée par l’association Forbidden Stories, a pour but de poursuivre les enquêtes de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée à Malte le 16 octobre 2017, et qui avait notamment beaucoup écrit sur le commerce des passeports.

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                La Commission européenne remet en question la pratique des « visas en or »



Pour l’OCDE, ces programmes sont susceptibles d’être utilisés par des personnes souhaitant passer sous les radars de l’échange automatique de données, la nouvelle arme antifraude fiscale, en cours de déploiement au niveau mondial. Un riche citoyen français qui aurait acheté une deuxième nationalité auprès de Sainte-Lucie et voudrait dissimuler de l’argent en Suisse n’aurait qu’à présenter ce second passeport caribéen au banquier suisse pour éviter d’être repéré. Au lieu d’être adressée à la France et au fisc français, l’information sur son compte suisse le serait à Sainte-Lucie… qui s’empresserait de l’enterrer. La France, elle, ignorerait tout du stratagème. « De tels scénarios risquent fort de se développer », avertit l’OCDE.
L’organisme a d’ailleurs sorti de sa liste les pays qui se sont engagés à communiquer la liste des citoyens étrangers à qui sont accordés de tels sésames dorés. L’objectif de l’instance est aussi de demander un durcissement des contrôles d’identité des clients, afin de mieux vérifier leurs motivations. Tous les programmes de vente de titres de résidence ou de citoyenneté ne sont pas dangereux et les particuliers qui les acquièrent le font parfois avec de solides justifications, précise l’OCDE : pouvoir voyager plus librement ou jouir d’un cadre politique stable. Mais certains présentent des risques et doivent être dûment encadrés et contrôlés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ En mars, le groupe djihadiste avait enlevé deux employées de la Croix-Rouge et une autre de l’Unicef dans l’extrême nord-est du pays.
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Compte rendu

Une deuxième travailleuse humanitaire tuée par Boko Haram au Nigeria

En mars, le groupe djihadiste avait enlevé deux employées de la Croix-Rouge et une autre de l’Unicef dans l’extrême nord-est du pays.


LE MONDE
              datetime="2018-10-16T10:46:54+02:00"

        Le 16.10.2018 à 10h46






    
Dans le camp pour personnes déplacées de la ville de Rann, dans l’extrême nord-est du Nigeria, près de la frontière camerounaise, le 29 juillet 2017.
Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP


Une travailleuse humanitaire enlevée par Boko Haram a été tuée par ce groupe djihadiste dans le nord-est du Nigeria, un mois après qu’une sage-femme, également kidnappée, a été tuée par ces mêmes ravisseurs, a annoncé lundi 15 octobre le gouvernement nigérian. Le ministre de l’information, Lai Mohammed, a qualifié ce meurtre d’« ignoble, inhumain et impie » et a appelé à la libération de deux femmes encore aux mains de Boko Haram – une autre humanitaire et une jeune fille de 15 ans.

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Trois travailleuses humanitaires avaient été enlevées le 1er mars au cours d’une attaque du groupe islamiste dans la ville de Rann, dans l’extrême nord-est du Nigeria. Trois travailleurs humanitaires et huit soldats nigérians avaient été tués au cours de cette attaque. Deux des femmes kidnappées, Hauwa Liman et Saifura Khorsa, travaillaient pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que la troisième, Alice Loksha, travaillait pour l’Unicef.
« Une situation déchirante »
Dans un premier temps, le ministre de l’information n’a pas mentionné le nom de la victime, mais a indiqué plus tard dans un tweet qu’il avait « compati avec la famille de Hauwa Liman ». Le CICR a déclaré qu’il n’avait pas de confirmation officielle de l’assassinat. « Nous en dirons davantage lorsque nous aurons reçu des informations précises. Cette situation est déchirante, et nos pensées vont à sa famille », a ajouté l’organisation.
Le CICR avait annoncé en septembre avoir reçu une vidéo de l’exécution de Saifura Khorsa, l’une des trois otages du groupe Etat islamique d’Afrique de l’Ouest (Iswap), une faction de Boko Haram soutenue par l’EI.

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L’Iswap menaçait dans cette vidéo de tuer les deux autres otages si ses revendications n’étaient pas satisfaites, de même que Leah Sharibu, une collégienne de 15 ans enlevée par Boko Haram avec plus de cent de ses camarades dans une école à Dapchi (Etat de Yobe, nord-est) en février.
Le CICR avait appelé dimanche les autorités nigérianes à obtenir leur libération, l’ultimatum fixé par le groupe djihadiste étant sur le point d’expirer. Le CICR avait demandé à l’Iswap de faire preuve de « miséricorde » envers des humanitaires qui « ne faisaient qu’aider les habitants dans le nord-est du Nigeria ».
« Ouvert aux négociations »
Le ministre de l’information a assuré que le gouvernement avait, depuis l’enlèvement des jeunes femmes, toujours laissé la porte ouverte aux négociations. « Dans toutes les négociations, nous avons agi dans le meilleur intérêt des jeunes femmes et du pays dans son ensemble », a-t-il précisé. « Nous restons ouverts aux négociations et nous continuons à travailler pour la libération des femmes innocentes qui restent détenues par leurs ravisseurs », a-t-il ajouté.

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Les Nations unies estiment que les violences entre Boko Haram et l’armée nigériane ont fait plus de 27 000 morts depuis 2009, et près de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les djihadistes pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers.
Les autorités affirment que les islamistes sont gravement affaiblis, mais l’Iswap a procédé ces derniers mois à une série d’attaques contre des bases militaires dans l’Etat de Borno et celui voisin de Yobe.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Pour l’exercice clos le 30 septembre 2018, le déficit s’est envolé à 3,9 % du produit intérieur brut aux Etats-Unis.
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Le déficit budgétaire américain au plus haut depuis 2012

Pour l’exercice clos le 30 septembre 2018, le déficit s’est envolé à 3,9 % du produit intérieur brut aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h46
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Le déficit budgétaire annuel américain a atteint 779 milliards de dollars (672 milliards d’euros) pour l’exercice clos le 30 septembre 2018, soit 3,9 % du produit intérieur brut (PIB) contre 3,5 % l’année précédente (666 milliards de dollars). Ce chiffre est considérable, après dix ans de reprise économique. L’Amérique de Donald Trump devrait casser la barre des 1 000 milliards de déficits – 5 % du PIB actuel – avant la prochaine élection présidentielle de 2020, estime le New York Times.
En tout cas, même s’il est un peu moins pire qu’attendu, le déficit 2018 est le plus élevé depuis 2012 et s’explique par la hausse des dépenses et la stagnation des rentrées fiscales.
Ces dernières n’ont progressé que de 0,4 % en raison de la réforme fiscale de Donald Trump votée fin 2017 par le Congrès : elle a entraîné une hausse du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu des particuliers limitée à 1 % et surtout une baisse des taxes payées par les entreprises de 31 %. Celles-ci ont bénéficié de la baisse de leur taux nominal d’imposition, passé de 35 % à 21 %, et de la déductibilité totale de leurs investissements. En période de forte croissance et avec un retour au plein-emploi (3,7 % de la population active), les entrées fiscales auraient dû être beaucoup plus fortes.

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Les dépenses, elles, ont crû de 3 %. Le service de la dette, qui atteint environ 20 000 milliards de dollars, a progressé de 14 % (370 milliards de dollars). S’ensuivent une hausse des dépenses militaires de 6 % (700 milliards de dollars) et de sécurité sociale et de santé publique (+ 4 %, 1 950 milliards) en raison notamment du vieillissement de la population.
Abandon de toute rigueur budgétaire
Au moins le président américain tient-il une promesse, celle d’avoir moins d’Etat. Le taux de dépenses de l’Etat fédéral est passé de 20,7 % à 20,3 % en un an tandis que les revenus fiscaux se réduisaient encore plus, passant de 17,2 % à 16,5 %.
Les chiffres confirment l’abandon par les républicains de toute rigueur budgétaire, alors qu’ils avaient combattu sans relâche la relance budgétaire voulue par Barack Obama après l’effondrement économique provoqué par la grande crise financière de 2008. La tendance est à une nouvelle dégradation l’an prochain, alors que les élections de mi-mandat ne devraient pas marquer un retour à l’orthodoxie : s’ils l’emportent, les démocrates risquent de demander un programme d’investissements – celui promis par Donald Trump dans sa campagne présidentielle est dans les limbes – tandis que s’ils conservent le contrôle du Congrès, les républicains pourraient vouloir rendre permanentes voire accentuer les baisses d’impôts décidées fin 2017.
Les droits de douane ont progressé de 6,7 milliards de dollars (20 % environ), pour atteindre 41,3 milliards. On le voit, l’impact rapporté au PIB n’est que de 0,034 % du PIB. Parce que les mesures sont entrées en vigueur tardivement mais aussi parce qu’elles restent macroéconomiques faibles. Leurs conséquences se feront sentir au bout de quelques années sur la productivité des entreprises, si ces barrières tarifaires affectent les investissements des entreprises.

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                La guerre commerciale commence à pénaliser les Etats-Unis



En revanche, le résultat reste calamiteux en ce qui concerne le déficit commercial, qui s’aggrave en raison de la bonne santé de l’économie américaine et de la forte consommation des ménages. Sur les huit premiers mois de l’année, celui-ci est passé de 530 à 574 milliards de dollars (environ 4,3 % du PIB) tandis que le déficit de la balance des biens et des services s’aggravait légèrement passant de 360 à 391 milliards de dollars. Comme le notait récemment le Los Angeles Times, Donald Trump ne parle plus beaucoup des déficits commerciaux : « Peut-être est-ce parce qu’ils empirent. »

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                Les Etats-Unis de Donald Trump enregistrent leur plus gros déficit commercial depuis 2008






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les dirigeants américain et turc exigent des explications sur la disparition du journaliste, tout en cherchant à ménager leurs relations avec Riyad.
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Le jeu ambigu de Trump et Erdogan dans l’affaire Khashoggi

Les dirigeants américain et turc exigent des explications sur la disparition du journaliste, tout en cherchant à ménager leurs relations avec Riyad.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h21
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Alors que l’affaire Khashoggi entre dans sa troisième semaine, la Turquie et les Etats-Unis cherchent une sortie de crise, un compromis boiteux, qui permettrait à Riyad de sauver la face tout en confirmant l’assassinat du journaliste saoudien.
C’est ce qui ressort des deux entretiens téléphoniques que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue américain, Donald Trump, ont eu, dimanche 14 et lundi 15 octobre, avec le souverain saoudien Salman. Selon CNN, le scénario en cours d’élaboration viserait à imputer la mort de cet éditorialiste de renom à un « interrogatoire qui aurait mal tourné », mené « sans autorisation ni transparence ».
Jamal Khashoggi, âgé de 59 ans, qui fustigeait dans les colonnes du Washington Post la dérive absolutiste prise par la monarchie sous l’impulsion du prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », n’a pas donné signe de vie depuis qu’il a pénétré dans le consulat saoudien d’Istanbul, le 2 octobre.
La presse turque, nourrie de fuites effectuées par les enquêteurs et la présidence, assure qu’il a été assassiné par un commando venu de Riyad qui se serait débarrassé de son corps en le démembrant. L’Arabie saoudite, qui parle d’accusations « sans fondement » et dont les médias dénoncent une opération de déstabilisation, n’a jamais fourni d’autre explication plausible à la disparition du dissident.
« Grosses tensions au sein de la famille royale »
La conversation Salman-Trump, venant après les menaces de « punition très sévère » proférées samedi par le président américain, a fait baisser la pression sur Riyad. « Je viens de parler au roi d’Arabie saoudite qui dit tout ignorer de ce qui a pu arriver à “notre citoyen saoudien” », a d’abord commenté le locataire de la Maison Blanche sur Twitter.
Puis, dans une déclaration à la presse, M. Trump a suggéré que la disparition de M. Khashoggi pourrait être le fait d’« assassins...




                        

                        


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Compte rendu

Au Mali, les élections législatives de nouveau reportées

Le mandat des députés, qui devait s’achever le 31 décembre, a été prorogé « jusqu’à la fin du premier semestre de 2019 » par la Cour constitutionnelle.


LE MONDE
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        Le 16.10.2018 à 10h14

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        Mis à jour le 16.10.2018 à 10h27






    
Des partisans de l’opposition protestent contre la réélection du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, le 21 septembre 2018.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Prévues en novembre-décembre, les élections législatives au Mali ont été de nouveau reportées, cette fois à 2019, sur décision de la Cour constitutionnelle. Le mandat des députés, qui devait s’achever le 31 décembre, a été prolongé de six mois à la demande de l’Assemblée nationale, a-t-on appris auprès des deux institutions, lundi 15 octobre.
« Pour raison de force majeure », la Cour constitutionnelle « proroge jusqu’à la fin du premier semestre de 2019 le mandat des députés », selon l’arrêt de la cour, qui ne détaille pas les motifs de « force majeure » invoqués.

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Un responsable de l’Assemblée nationale a confirmé l’information à l’AFP. « Ce report de six mois permettra de mieux organiser les législatives, mais aussi d’engager les réformes institutionnelles prévues dans l’accord de paix d’Alger et d’apaiser les tensions politiques », a précisé cette source, en référence à l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg.
Manifestations contre la fraude électorale
Les élections législatives étaient initialement prévues le 28 octobre pour le premier tour et le 18 novembre pour le second. Mais en septembre, le gouvernement les avait déjà reportées d’un mois, respectivement aux 25 novembre et 16 décembre, en raison d’une grève des magistrats.
Depuis la proclamation par la Cour constitutionnelle, le 20 août, de la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta au second tour face au chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, les partisans de ce dernier, qui contestent les résultats, ont organisé une série de manifestations contre la « fraude » électorale.

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Le 6 octobre, les dirigeants d’une trentaine de partis d’opposition, des candidats à la présidentielle, des syndicalistes et des associations ont annoncé la création d’une « large coalition dénommée Front pour la sauvegarde de la démocratie », afin de dénoncer « les fraudes et les nombreuses irrégularités, les bourrages d’urnes et la falsification des résultats ».

