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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Découvrez les nouveaux ministres du gouvernement d’Edouard Philippe, dévoilés mardi matin, deux semaines après la démission de Gérard Collomb.
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Remaniement : Castaner à l’intérieur, Guillaume à l’agriculture, Riester à la culture…

Découvrez les nouveaux ministres du gouvernement d’Edouard Philippe, dévoilés mardi matin, deux semaines après la démission de Gérard Collomb.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 18h28
   





                        



L’attente aura été longue. Le suspense a pris fin mardi 16 octobre en début de matinée lorsque l’Elysée a annoncé le nouveau gouvernement par communiqué. Il comprend 35 membres, avec le premier ministre. C’est trois de plus que le précédent… et loin des engagements de campagne d’Emmanuel Macron, qui avait plaidé pour un exécutif « resserré ». « Cette équipe gouvernementale va inscrire son action dans la continuité de la politique menée par le gouvernement et du calendrier des réformes pour les mois à venir », a ajouté la présidence.

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                Remaniement : explorez les profils du gouvernement



Parmi les principaux changements, Christophe Castaner, jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, devient ministre de l’intérieur. Il remplace Gérard Collomb, parti à Lyon il y a deux semaines.

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          Christophe Castaner, le fidèle qui rêvait de Beauvau



M. Castaner sera épaulé par Laurent Nuñez, qui devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur. Nommé en 2017 à la tête de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), M. Nuñez aura désormais la lourde charge de coordonner les services de police, de gendarmerie, ainsi que le renseignement, autant de maisons qu’il connaît bien.

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          Laurent Nuñez nommé bras droit de Christophe Castaner au ministère de l’intérieur



Parmi les nouveaux ministres :
l’ancien patron des sénateurs socialistes, Didier Guillaume, est nommé au ministère de l’agriculture à la place de Stéphane Travert, qui quitte le gouvernement ;

        Lire aussi le portrait :
         

          Didier Guillaume, un ancien socialiste à l’agriculture



Jacqueline Gourault prend la tête du grand ministère des territoires à la place de Jacques Mézard. Deux ministres sont nommés auprès d’elle : Sébastien Lecornu (collectivités territoriales) et Julien Denormandie (ville) ;

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          Jacqueline Gourault, une centriste à la cohésion des territoires



A la culture Franck Riester, député d’Agir (centre droit), remplace Françoise Nyssen ;

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          Franck Riester, un « constructif » au ministère de la culture



Marc Fesneau, député Modem, devient ministre auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Il remplace à ce poste Christophe Castaner ;

        Lire aussi le portrait:
         

          Marc Fesneau, un « rural et chasseur » chargé des relations avec le Parlement



Parmi les secrétariats d’Etat :
Gabriel Attal, député et porte-parole de La République en marche (LRM), est nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer ;

        Lire aussi le portrait :
         

          Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès de Blanquer



La députée LRM Christelle Dubos est nommée secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la santé, Agnès Buzyn ;Agnès Pannier-Runacher, qui était jusque-là directrice générale déléguée à la Compagnie des Alpes, remplace Delphine Gény-Stephann au secrétariat d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances ;Emmanuelle Wargon, qui était directrice générale des affaires publiques de la communication de Danone, remplace Sébastien Lecornu comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.

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                Emmanuelle Wargon, des questions sociales à l’écologie, en passant par Danone



« Tout ça pour ça »
Ce remaniement doit mettre fin à une période de flottement déclenchée par la démission fracassante, le 2 octobre, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui suivait de peu celle de Nicolas Hulot, un autre pilier du gouvernement. D’abord pressentie minimale, la refonte de l’équipe gouvernementale a gagné en profondeur au fil des jours.
« Le besoin de nouveau souffle est bien incarné avec ce remaniement, s’est félicité le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Je me félicite de cette mise en cohérence au ministère de la cohésion des territoires, qui rassemble aussi la ville et le logement, et qui va permettre de nouer des partenariats importants avec les collectivités, autour d’une belle équipe. »

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                « L’épisode du remaniement aura nourri des doutes que Macron va devoir lever sans tarder »



Mais à peine annoncée, ce nouveau gouvernement est déjà critiqué dans les rangs de l’opposition. « Quinze jours de tergiversations pour un gouvernement qui s’ouvre à la Macronie c’est quand même très long », s’est désolé le député socialiste des Landes Boris Vallaud.
« On s’attendait à ce que le sélectionneur national nomme une équipe de France qui allait renverser la table ; ce n’est pas le cas. C’est un gouvernement de fidèles alors que plus personne ne croit au messie. Donc tout ça pour ça… »
Pour le vice-président des Républicains, Damien Abad, « la Macronie est épuisée et asséchée. Emmanuel Macron s’est perdu, pendant dix jours, dans les calculs d’appareil et il a oublié de prêter attention aux attentes des Français ».
« Un peu de MoDem, de Constructifs, un peu de socialistes, un peu de Républicains mais tout ça ce sont les mêmes et M. Macron [a] les pratiques les plus anciennes, caricaturales : nominations de copains et jeu des partis politiques », a de son côté critiqué le porte-parole des députés du Rassemblement national (ex-Front national) à l’Assemblée, Sébastien Chenu.

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                Un remaniement sans éclat pour garder le cap




Quelle est la composition du gouvernement d’Edouard Philippe après le remaniement par Macron ?
Après le remaniement effectué le 16 octobre 2018, voici la composition du gouvernement sous la présidence d’Emmanuel Macron :
Premier ministre : Edouard PhilippeMinistre chargé des relations avec le Parlement : Marc FesneauSecrétaire d’Etat auprès du premier ministre et porte-parole du gouvernement : Benjamin GriveauxSecrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations : Marlène SchiappaSecrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées : Sophie CluzelTransition écologique et solidaire (ministre d’Etat) : François de RugyMinistre chargée des transports : Elisabeth BorneSecrétaires d’Etat : Brune Poirson et Emmanuelle WargonJustice : Nicole BelloubetEurope et affaires étrangères : Jean-Yves Le DrianMinistre chargée des affaires européennes : Nathalie LoiseauSecrétaire d’Etat : Jean-Baptiste LemoyneArmées : Florence ParlySecrétaire d’Etat : Geneviève DarrieussecqSolidarités et santé : Agnès BuzynSecrétaire d’Etat : Christelle DubosEconomie et finances : Bruno Le MaireSecrétaires d’Etat : Mounir Mahjoubi et Agnès Pannier-RunacherTravail : Muriel PénicaudEducation nationale et jeunesse : Jean-Michel Blanquer Secrétaire d’Etat : Gabriel AttalAction et comptes publics : Gérald DarmaninSecrétaire d’Etat : Olivier DussoptIntérieur : Christophe CastanerSecrétaire d’Etat : Laurent NuñezEnseignement supérieur, recherche et innovation : Frédérique VidalCohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales : Jacqueline GouraultMinistre chargé des collectivités territoriales : Sébastien LecornuMinistre chargé de la ville et du logement : Julien DenormandieOutre-mer : Annick GirardinCulture : Franck RiesterAgriculture et alimentation : Didier GuillaumeSports : Roxana Maracineanu





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que le plus long remaniement de la Ve République a accouché d’une souris.
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Remaniement : « Surtout pas de révolution ! »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que le plus long remaniement de la Ve République a accouché d’une souris.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h19
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Tout ça pour ça ? A force de faire durer l’attente, Emmanuel Macron a fait monter le désir autour du remaniement et pris le risque de décevoir car il n’y a rien de spectaculaire dans le changement d’équipe annoncé, mardi 16 octobre. Plutôt la recherche d’un subtil équilibre entre les deux têtes de l’exécutif.

L’intérieur, le ministère phare, reste aux mains d’un proche du président de la République, Christophe Castaner, tandis que la droite modérée, poussée par Edouard Philippe renforce ses positions à la culture et aux relations avec les territoires. S’il faut chercher le vrai changement, il se trouve dans l’évolution des structures ministérielles : la nouvelle ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, une proche de François Bayrou voit son périmètre renforcé et se trouve flanquée de deux ministres, signe d’un besoin évident de réconciliation avec les élus locaux.
Colmater les brèches
Mais tout cela valait-il treize longs jours d’attente ? Le plus long remaniement de l’histoire de la Ve République accouche d’une souris et ce n’est pas le moindre paradoxe de cet épisode politique inédit qui a vu tour à tour un ministre d’Etat et un ministre de l’intérieur démissionner contre la volonté du président de la République. Puis, un premier ministre prié de revoir sa copie pendant une longue semaine. Puis, l’Elysée obligé de reporter l’annonce de la composition de la nouvelle équipe pour cause de catastrophe naturelle dans l’Aude. Pour finalement aboutir à un simple communiqué fait pour banaliser à l’extrême ce changement qui n’avait été en rien voulu par Emmanuel Macron.
Surtout pas de révolution ! La posture est étrange pour ce chef de l’Etat qui a brandi l’idée du mouvement comme un talisman mais se trouve empêtré depuis la rentrée dans un inquiétant surplace : rien de ce qu’il avait promis ne marche, l’opinion doute de lui et tout ce qu’il avait réussi à construire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Christophe Castaner remplace Gérard Collomb au ministère de l’intérieur, tandis que huit nouvelles têtes font leur entrée dans l’équipe gouvernementale mardi 16 octobre.
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Remaniement : explorez les profils du gouvernement

Christophe Castaner remplace Gérard Collomb au ministère de l’intérieur, tandis que huit nouvelles têtes font leur entrée dans l’équipe gouvernementale mardi 16 octobre.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h46
    |

                            Les Décodeurs








                        


Après deux semaines de tractations, la composition du nouveau gouvernement a finalement été dévoilée, mardi 16 octobre, par la présidence de la République.
Le départ du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a contraint l’exécutif à remanier son équipe. C’est Christophe Castaner, auparavant secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, qui atterrit Place Beauvau.
Huit autres personnalités font par ailleurs leur entrée au gouvernement, tandis que quatre autres ministres le quittent. Enfin, certains ministres déjà en exercice ont vu leurs attributions évoluer.
Qui sont les 35 membres – 18 hommes et 17 femmes – du nouveau gouvernement Philippe ?


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/* le tooltip fixé en bas sur mobile */

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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ
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La flex cheatsheet est notre amie : http://www.sketchingwithcss.com/samplechapter/cheatsheet.html



Le gouvernement Philippe 2 : huit entrants et quatre sortants
Cette infographie représente le gouvernement remanié d'Edouard Philippe, ses  ministres
 ministres délégués!-->et  secrétaires d'Etat.
Sélectionnez un filtre et cliquez sur les coches pour afficher ou cacher les personnalités selon leur parcours, âge, nom, etc.






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âge
poste
origine politique
nom de famille
sexe








 élu·e


 néophyte


 a déjà été ministre








 grande école


 université


 autre








 femme


 homme







  Les Républicains
  Agir (« constructifs »)
  Modem
  LRM
 PS/PRG
 EELV
 société civile

  .st0{fill:#FFFFFF;} .st1{fill:#DC2A1B;} nouvel·le entrant·e






Photos : © François Sechet/Leemage, AFP, Université Nice Sophia Antipolis, Philippe Chagnon / Cocktail Santé
Pictogrammes : Agathe Dahyot


// ICI ------------------------------------------------
var gvt = [{"protocole":1,"entrant":"","nom":"Philippe","prenom":"Edouard","age":"28/11/1970","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"premier ministre","quoi":"","experience":"oui","activite_prec":"député de Seine Maritime (2012-2017), maire du Havre (depuis 2010), conseiller général (2008-2012) et conseiller régional (2004-2008)","ecole":"ENA","ancien_parti":"LR","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/philippe.jpg"},
{"protocole":2,"entrant":"","nom":"de Rugy","prenom":"François","age":"06/12/1973","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre d'Etat","quoi":"de la transition écologique et solidaire","experience":"oui","activite_prec":"président de l'Assemblée nationale (2017-2018), député de Loire-Atlantique (2007-2018), président du Parti écologiste","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"EELV","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/derugy.jpg"},
{"protocole":3,"entrant":"","nom":"Belloubet","prenom":"Nicole","age":"15/06/1955","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la justice, garde des sceaux","experience":"avant","activite_prec":"juriste, membre du Conseil constitutionnel depuis 2013, conseillère municipale de Toulouse (2008-2013), conseillère régionale de Midi-Pyrénées (2010-2013)","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/belloubet.jpg"},
{"protocole":4,"entrant":"","nom":"Le Drian","prenom":"Jean-Yves","age":"30/06/1947","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'Europe et des affaires étrangères","experience":"avant","activite_prec":"ministre de la défense (2012-2017), président de la région Bretagne (depuis 2015)","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/ledrian.jpg"},
{"protocole":5,"entrant":"","nom":"Parly","prenom":"Florence","age":"08/05/1963","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des armées","experience":"avant","activite_prec":"directrice de SNCF Voyageurs (2016), directrice générale adjointe d'Air France Cargo (2009-2013), vice-présidente de la région Bourgogne (2004-2006), secrétaire d'Etat au budget du gouvernement Jospin (2000-2002)","ecole":"ENA","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/parly.jpg"},
{"protocole":6,"entrant":"","nom":"Buzyn","prenom":"Agnès","age":"01/11/1962","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des solidarités et de la santé","experience":"avant","activite_prec":"médecin et professeur de médecine, présidente de l'Institut national du cancer (depuis 2011)","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/buzyn.jpg"},
{"protocole":7,"entrant":"","nom":"Le Maire","prenom":"Bruno","age":"05/04/1969","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'économie","experience":"avant","activite_prec":"député de l'Eure (depuis 2007), conseiller régional de Haute-Normandie (2010-2016), secrétaire d'état aux affaires européennes (2008-2009) puis ministre de l'agriculture (2009-2012)","ecole":"ENA","ancien_parti":"LR","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/lemaire.jpg"},
{"protocole":8,"entrant":"","nom":"Pénicaud","prenom":"Muriel","age":"31/03/1955","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"du travail","experience":"avant","activite_prec":"directrice générale de Business France (depuis 2015), DRH de Danone (2008-2013) et de Dassault Systèmes (2002-2008)","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/penicaud.jpg"},
{"protocole":9,"entrant":"","nom":"Blanquer","prenom":"Jean-Michel","age":"04/12/1964","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'éducation nationale et de la jeunesse","experience":"avant","activite_prec":"directeur de l'Essec, directeur général de l'enseignement scolaire","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/blanquer.jpg"},
{"protocole":10,"entrant":"","nom":"Darmanin","prenom":"Gérald","age":"11/10/1982","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'action et des comptes publics","experience":"avant","activite_prec":"maire LR de Tourcoing, député du Nord (2012-2017), vice-président des Hauts-de-France (depuis 2016)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"LR","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/darmanin.jpg"},
{"protocole":11,"entrant":"","nom":"Castaner","prenom":"Christophe","age":"03/01/1966","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'intérieur","experience":"avant","activite_prec":"secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, député des Alpes-de-Haute-Provence (04), maire de Forcalquier","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/castaner.jpg"},
{"protocole":12,"entrant":"","nom":"Vidal","prenom":"Frédérique","age":"09/05/1965","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation","experience":"avant","activite_prec":"présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/vidal.jpg"},
{"protocole":13,"entrant":"","nom":"Gourault","prenom":"Jacqueline","age":"20/11/1950","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales","experience":"avant","activite_prec":"auprès du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur dans le précédent gouvernementsénatrice du Loir-et-Cher (depuis 2001), vice-présidente du Sénat (depuis 2014), conseillère municipale de La Chaussée-Saint-Victor, dont elle a été la maire entre 1989 et 2014, conseillère générale de Loir-et-Cher (1998-2001), conseillère régionale du Centre (1992-2001)","ecole":"université","ancien_parti":"Modem","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/gourault.jpg"},
{"protocole":14,"entrant":"","nom":"Girardin","prenom":"Annick","age":"08/03/1964","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des outre-mer","experience":"avant","activite_prec":"ministre de la fonction publique (2016-2017), secrétaire d'Etat à la francophonie (2014-2016), députée et conseillère territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon","ecole":"université","ancien_parti":"PRG","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/girardin.jpg"},
{"protocole":15,"entrant":"TRUE","nom":"Riester","prenom":"Franck","age":"03/01/1974","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la culture","experience":"oui","activite_prec":"député de Seine-et-Marne, maire de Coulomiers","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"Agir","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/riester.jpg"},
{"protocole":16,"entrant":"TRUE","nom":"Guillaume","prenom":"Didier","age":"11/05/1959","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'agriculture et de l'alimentation","experience":"oui","activite_prec":"sénateur de la Drôme (2008-2018), président du groupe socialiste au Sénat (2014-2018).","ecole":"","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/guillaume.jpg"},
{"protocole":17,"entrant":"","nom":"Maracineanu","prenom":"Roxana","age":"07/05/1975","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des sports","experience":"avant","activite_prec":"nageuse puis consultante sur Europe 1 et France Télévisions","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/maracineanu.jpg"},
{"protocole":18,"entrant":"TRUE","nom":"Fesneau","prenom":"Marc","age":"11/01/1971","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"chargé des relations avec le Parlement","experience":"oui","activite_prec":"Député de Loir-et-Cher (depuis 2017), président du groupe Modem à l'Assemblée nationale","ecole":"université","ancien_parti":"Modem","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/fesneau.jpg"},
{"protocole":19,"entrant":"","nom":"Borne","prenom":"Elisabeth ","age":"18/04/1961","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"auprès du ministre d'Etat, chargée des transports","experience":"avant","activite_prec":"PDG de la RATP (depuis 2015), préfète de Poitou-Charentes (2013), conseillère ministérielle à l'éducation et à l'écologie","ecole":"polytechnique","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/borne.jpg"},
{"protocole":20,"entrant":"","nom":"Loiseau","prenom":"Nathalie","age":"01/06/1964","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"chargée des affaires européennes","experience":"avant","activite_prec":"directrice de l'ENA (depuis 2012), haut fonctionnaire au ministère des affaires étrangères (depuis 1988), porte-parole à l’ambassade française à Washington (2002-2007)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/loiseau.jpg"},
{"protocole":21,"entrant":"","nom":"Lecornu","prenom":"Sébastien","age":"11/06/1986","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé des collectivités territoriales","experience":"avant","activite_prec":"président du conseil départemental de l'Eure depuis avril 2015, maire de Vernon (2014-2015), conseiller ministériel de Bruno Le Maire (affaires européennes puis agriculture)","ecole":"université","ancien_parti":"LR","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/lecornu.jpg"},
{"protocole":22,"entrant":"","nom":"Denormandie","prenom":"Julien","age":"14/08/1980","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement","experience":"avant","activite_prec":"secrétaire général adjoint d'En Marche! (2016-2017), conseiller au ministère de l'économie (2004-2016)","ecole":"autre","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/denormandie.jpg"},
{"protocole":23,"entrant":"","nom":"Griveaux","prenom":"Benjamin","age":"29/12/1977","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du premier ministre","experience":"avant","activite_prec":"député de Paris depuis juin 2017, porte-parole de La République en marche, directeur de la communication d'Unibail-Rodamco, conseiller général de Saône-et-Loire (2008-2015), conseiller municipal de Chalon-sur-Saône (2008-2015)","ecole":"HEC","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/griveaux.jpg"},
{"protocole":24,"entrant":"","nom":"Schiappa","prenom":"Marlène","age":"18/11/1982","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations","experience":"avant","activite_prec":"adjointe au maire du Mans (72) chargée de l'égalité","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/schiappa.jpg"},
{"protocole":25,"entrant":"","nom":"Cluzel","prenom":"Sophie","age":"07/01/1961","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"chargée des personnes handicapées","experience":"avant","activite_prec":"présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH)","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/cluzel.jpg"},
{"protocole":26,"entrant":"","nom":"Poirson","prenom":"Brune","age":"01/09/1982","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre chargé de la transition écologique","experience":"avant","activite_prec":"députée du Vaucluse (depuis 2017), directrice RSE puis conseillère innovation de Veola (2011-2016), cofondatrice du think tank People for Global Transformation","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/poirson.jpg"},
{"protocole":27,"entrant":"TRUE","nom":"Wargon","prenom":"Emmanuelle","age":"24/02/1971","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de la transition écologique et solidaire","experience":"non","activite_prec":"directrice générale des affaires publiques et de la communication de Danone","ecole":"ENA","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/wargon.jpg"},
{"protocole":28,"entrant":"","nom":"Lemoyne","prenom":"Jean Baptiste","age":"15/09/1977","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères","experience":"avant","activite_prec":"sénateur de l'Yvonne (depuis 2014), maire de Vallery (depuis 2014), conseiller départemental de l'Yonne (depuis 2008), conseiller du porte-parole du gouvernement Jean-François Copé (2002-2004), secrétaire général délégué du groupe UMP à l’Assemblée nationale (2007-2014)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"LR","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/lemoyne.jpg"},
{"protocole":29,"entrant":"","nom":"Darrieussecq","prenom":"Geneviève","age":"04/03/1956","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès de la ministre des armées","experience":"avant","activite_prec":"médecin, maire de Mont-de-Marsan (depuis 2008), conseillère départementale des Landes (depuis 2015)","ecole":"université","ancien_parti":"Modem","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/darrieussecq.jpg"},
{"protocole":30,"entrant":"TRUE","nom":"Dubos","prenom":"Christelle","age":"26/03/1976","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès de la ministre des solidarités et de la santé","experience":"oui","activite_prec":"députée de la 12e circonscription de Gironde (depuis 2017), anciennement directrice du service solidarités et emploi à la communauté de communes de Montesquieu (Gironde).","ecole":"autre","ancien_parti":"LRM","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/dubos.jpg"},
{"protocole":31,"entrant":"","nom":"Mahjoubi","prenom":"Mounir","age":"01/03/1984","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics","experience":"avant","activite_prec":"président de la société French Bureau, président du Conseil national du numérique","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/mahjoubi.jpg"},
{"protocole":32,"entrant":"TRUE","nom":"Pannier-Runacher","prenom":"Agnès","age":"19/06/1974","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'économie et des finances","experience":"non","activite_prec":"Directrice générale de la Compagnie des Alpes","ecole":"ENA","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/pannier-runacher.jpg"},
{"protocole":33,"entrant":"TRUE","nom":"Attal","prenom":"Gabriel","age":"16/03/1989","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse","experience":"oui","activite_prec":"député des Hauts-de-Seine","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/attal.jpg"},
{"protocole":34,"entrant":"","nom":"Dussopt","prenom":"Olivier","age":"16/08/1978","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'action et des comptes publics","experience":"avant","activite_prec":"député de la 2e circonscription de l'Ardèche (2007-2017), maire d’Annonay (2008-2017), conseiller régional de Rhône-Alpes (2006-2008)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"PS","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/dussopt.jpg"},
{"protocole":35,"entrant":"TRUE","nom":"Nuñez ","prenom":"Laurent","age":"19/02/1964","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'intérieur","experience":"non","activite_prec":"à la tête de la Direction générale de la sécurité intérieur (DGSI)","ecole":"ENA","ancien_parti":"","photourl":"//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/nunez.jpg"}];
// ----------------------------------------------------



require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, moment) {

    $("#totalministres").html(gvt.length + " ministres correspondent à vos critères")

  .st0{fill:#FFFFFF;} .st1{fill:#DC2A1B;}";

    /* ma fonction de rangement des ganaches */
    $.fn.rangerLesGanaches = function rangerLesGanaches(wut) {
        if (mobile == true) {
 .ganache:not(.desact)", this[0]).sort(onRange).appendTo(this[0]).fadeIn();
        } else {
 .ganache", this[0]).sort(onRange).appendTo(this[0]).fadeIn();
        }

        function onRange(a, b) {
 ($(a).data(wut)) ? 1 : -1;
            return ($(b).data(wut))         }
    };

    /* mes variables */

    var largeur = document.getElementById("classementgvt").offsetWidth,
        cacher = 0,
        ministres = 0,
        ministresdelegues = 0,
        secretaires = 0,
        mobile = false,
        url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/",
        coches = {
            "f": true,
            "m": true,
            "elu": true,
            "neo": true,
            "ava": true,
            "grd": true,
            "uni": true,
            "aut": true
        },
        dico = {
            "ENA": " à l'Ecole nationale d'administration (ENA)",
            "HEC": " à l'Ecole des hautes études commerciales de Paris (HEC)",
            "sciencespo": " à Sciences Po",
            "université": " à l'université",
            "polytechnique": " à l'Ecole polytechnique",
            "ENS": " à l'Ecole normale supérieure (ENS)",
            "autre": " dans une autre grande école",
            "autregdesecoles": " dans une école de commerce"
        },
        detail = {
            "Modem": {
                "nom": "du Mouvement démocrate",
                "couleur": "#F19300"
            },
            "LRM": {
                "nom": "de la République en marche",
                "couleur": "#FFc832"
            },
            "PS": {
                "nom": "du Parti socialiste",
                "couleur": "#F96996"
            },
            "LR": {
                "nom": "des Républicains",
                "couleur": "#2C59A8"
            },
            "Agir": {
                "nom": "d'Agir",
                "couleur": "#4a99ce"
            },
            "PRG": {
                "nom": "du Parti radical de gauche",
                "couleur": "#fb9ab8"
            },
            "EELV": {
                "nom": "d'Europe Ecologie Les Verts",
                "couleur": "#58a855"
            },
            "": {
                "nom": "de la société civile",
                "couleur": "#bec0c4"
            }
        };

    if (largeur         mobile = true
    }

    /* On range par ordre de protocole pour le principe */

    gvt.sort(function(a, b) {
 Number(b.protocole);
    });

    /* la boucle */
    $.each(gvt, function(i, d) {

        /* on reformule*/

        if (d.poste.slice(0, 3) == "sec") {
            poste = "secretaire"
            secretaires += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 3) == "min" && d.poste.slice(0, 15) != "ministre délégu") {
            poste = "ministre"
            ministres += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 15) == "ministre délégu") {
            poste = "ministredelegue"
            ministresdelegues += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 3) == "pre") {
            poste = "aministre"
            ministres += 1

        }
        if (d.ecole == "sciencespo" || d.ecole == "HEC" || d.ecole == "ENA" || d.ecole == "ENS" || d.ecole == "polytechnique" || d.ecole == "autre") formation = "data-ecole=\"grd\""
        else if (d.ecole == "université") formation = "data-ecole=\"uni\""
        else formation = "data-ecole=\"aut\""

        /* le tooltip */

' + d.prenom + ' ' + d.nom.replace(/ /g, " ") + ', ' + annees(d.age) + ' ans'
' + ((d.poste == "ministre d'Etat") ? (d.poste + ", ministre") : d.poste);
'
Issu' + ((d.sexe == "f") ? "e" : "") + ' ' + detail[d.ancien_parti].nom + ''
'
Ancien' + ((d.sexe == "f") ? "ne" : "") + ' de ' + d.ancien_parti + ''
         */
Auparavant ' + d.activite_prec + ''
Formé' + ((d.sexe == "f") ? "e" : "") + dico[d.ecole] + ''

        /* les ganaches*/

        html = "        html += "data-poste=\"" + poste + "\" " + formation + " data-experience=\"" + d.experience + "\" data-sexe=\"" + d.sexe + "\"  data-protocole=\"" + d.protocole + "\"  data-age=\"" + annees(d.age) + "\" data-nom=\"" + nettoyage(d.nom) + "\" data-parti=\"" + d.ancien_parti + "\""
"
" + macaron + ""
"
"
" + d.prenom + " " + d.nom.replace(/ /g, " ") + ""
" + d.poste + ((d.quoi != "") ? " " + d.quoi : "") + ", "
"
"
        $("#ganaches").append(html)
    })

    /* On range les ganaches et on calcule les postes */
    $("#ganaches").rangerLesGanaches("protocole")
    $("#calc_ministres").html(ministres)
    $("#calc_ministresdelegues").html(ministresdelegues)
    $("#calc_secretaires").html(secretaires)

    /* fonctions de nettoyage, affichage, désopacifiage, calcul */

    function nettoyage(e) {
        return e.replace("-", "").replace("é", "e").replace(/ /g, "").toLowerCase()
    };

    function montrerCacher() {
        cacher = 0;
        $("#ganaches .ganache").each(function(i, d) {
            se = $(this).data("sexe")
            ecole = $(this).data("ecole")
            exp = $(this).data("experience").replace("oui", "elu").replace("non", "neo").replace("avant", "ava")


            /* On montre, on cache*/
            if (coches[se] == true && coches[exp] == true && coches[ecole] == true) {
                $(this).fadeTo(500, 1).removeClass("desact")
            } else {
                if (mobile == false) $(this).fadeTo(500, .3).addClass("desact")
                else $(this).fadeOut().addClass("desact")
            }

            if ($(this).hasClass("desact") == true) cacher += 1
        });

 1) $("#totalministres").html(gvt.length - cacher + " ministres correspondent à vos critères")
        else if (gvt.length - cacher == 1) $("#totalministres").html("Un(e) ministre correspond à vos critères")
        else if (gvt.length - cacher == 0) $("#totalministres").html("Aucun ministre ne correspond à vos critères")


    };

    function annees(an) {
        return moment().diff(moment(an, "DD/MM/YYYY"), 'years')
    };

    /* Événements */

    $(".rangement select").on("change", function() {
        dequoi = $(this).val();
        $("#ganaches").rangerLesGanaches(dequoi)
    })

    $(".rangement input").on("change", function() {
        groupe = $(this).attr("name")
        quoi = $(this).attr("id").substring(4)
        coche = $(this).is(":checked")
        /* tu me laisses au moins une coche */
 0 == true) {
            coches[quoi] = coche;

            montrerCacher()
        } else {
            $(this).prop("checked", true)
        }
    })

    /*
    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"
    */
    $("#ganaches").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: ".ganache:not(.desact)",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile */
            var $element = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                $element.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#classementgvt a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Correction, le 16 octobre à 11 h : huit personnalités ont fait leur entrée dans ce gouvernement, et pas sept comme l’indiquait une version précédente de cet article.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/16/19-4">
<filnamedate="20181016"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181016"><AAMMJJHH="2018101619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Quatre ministres ont été évincés du gouvernement d’Edouard Philippe, qui comprend par ailleurs huit nouveaux entrants et six membres ayant changé de portefeuille ou dont les attributions ont été modifiées.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/10/16/19-5">
<filnamedate="20181016"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181016"><AAMMJJHH="2018101619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Une quinzaine de perquisitions ont eu lieu mardi dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, sur les comptes de campagne de la présidentielle 2017 et sur les assistants de M. Mélenchon au Parlement européen.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Perquisitions à LFI : Jean-Luc Mélenchon dénonce « une opération de police politique »

Une quinzaine de perquisitions ont eu lieu mardi dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, sur les comptes de campagne de la présidentielle 2017 et sur les assistants de M. Mélenchon au Parlement européen.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 18h08
    |

            Yann Bouchez et 
Abel Mestre








                        



   


Les images sont pour le moins inattendues. Dans une vidéo tournée mardi matin par Rachid Laïreche, journaliste à Libération, on voit Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale et d’autres députés, vouloir entrer de force dans le siège de leur mouvement, dans le 10e arrondissement de Paris, alors que la police procédait à des perquisitions. Ces dernières se sont faites dans le cadre de deux enquêtes préliminaires distinctes, sur les comptes de campagne de la présidentielle 2017 et sur les assistants de M. Mélenchon au Parlement européen. Une douzaine d’autres perquisitions ont eu lieu mardi, dont une au domicile de M. Mélenchon, une autre chez Sophia Chikirou (son ex-conseillère en communication) et au siège du Parti de gauche.
« Je suis un parlementaire, vous ne me touchez pas ! Vous n’avez pas à m’empêcher de rentrer dans mon local ! Nous ne sommes pas des voyous », lance, énervé, Jean-Luc Mélenchon à des policiers postés devant l’entrée du siège. Il continue : « La République, c’est moi ! C’est moi qui suis parlementaire ! Vous êtes la police républicaine ou une bande ? Vous savez qui je suis ? Enfoncez la porte, camarades ! » Des propos surprenants de la part de M. Mélenchon, qui n’a jamais tenu de discours contre les forces de l’ordre, montrant au contraire du respect pour la « police républicaine ». Et l’ancien candidat à la présidentielle de pousser avec des députés pour enfoncer la porte… Scène surréaliste.
« C’est intolérable et inacceptable »
Un peu plus tard, les députés « insoumis » se sont exprimés, dans la rue, devant la presse et quelques militants qui avaient répondu à l’appel lancé sur le compte Twitter de Jean-Luc Mélenchon. « C’est un coup de force policier et judiciaire pour faire taire les opposants, a ainsi lancé Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis. C’est une façon d’intimider les opposants. Nous refusons ces méthodes du pouvoir politique. Nos comptes ont été validés ! »

Manuel Bompard, dirigeant de LFI, estime quant à lui que la police a usé de « méthodes extrêmement violentes et agressives. C’est intolérable et inacceptable. Je vais déposer plainte. » Un peu plus tôt M. Bompard montrait, en effet, une légère marque sur son avant-bras.
Pour les « insoumis », c’est clair : ces perquisitions sont une manière pour « le pouvoir » de « nuire à la première force d’opposition ». C’est « une agression politique » pour Alexis Corbière. Un discours qui faisait l’unanimité, mardi, parmi les responsables « insoumis », qui analysaient ces actes judiciaires comme une sorte de répression politique digne des pires régimes autoritaires, certains parlant même de « dictature ». L’avocat de Jean-Luc Mélenchon, Me Mathieu Davy, ne dit pas autre chose et a dénoncé auprès de l’AFP « une opération sans précédent dans le milieu politique qui pourrait s’apparenter à une mission antiterroriste ». A gauche, en tout cas, M. Mélenchon a reçu le soutien des communistes, de Benoît Hamon ou encore du Nouveau Parti anticapitaliste.
S’il empêche toute arrestation ou privation de liberté d’un député, l’article 26 de la Constitution prévoyant l’immunité parlementaire, n’interdit pas la perquisition de son domicile, autorisée par un juge des libertés et de la détention. Ces dernières années, le député (LRM) des Hauts-de-Seine Thierry Solère ou feu le sénateur (LR) de l’Essonne Serge Dassault en ont aussi fait les frais.
« Ma nature fait obstacle à toute intimidation »
« Je suis d’accord pour qu’on reprenne tous mes comptes, a juré M. Mélenchon devant le siège de LFI. Nous allons publier la totalité des factures. Je m’étonne que l’on ne perquisitionne pas Emmanuel Macron alors que ses comptes de campagnes ont également été signalés. » Très remonté, M. Mélenchon a continué de haranguer : « C’est destiné à nous faire peur. C’est une opération de police politique. Ma nature fait obstacle à toute intimidation. Nous sommes des honnêtes gens. Nous n’avons pas peur. Il n’y a pas d’affaire, juste une volonté de salir. » Et de s’indigner : « Je ne suis pas un passant dans la rue, je suis le président du groupe parlementaire La France insoumise ! »
Jean-Luc Mélenchon a répété que ses comptes de campagne lors de l’élection présidentielle de 2017 avaient été validés. Dans une décision publiée au Journal officiel, le 13 février, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, en effet, approuvé ses comptes, comme ceux de tous les autres candidats de ce scrutin. Mais cette approbation s’était alors accompagnée de sérieux bémols pour le leader de LFI : l’organe de contrôle avait apporté d’importantes rectifications au budget de 10,7 millions d’euros du candidat, et 434 939 euros de dépenses, considérées comme litigieuses, avaient été retirées de ses comptes.

        Lire aussi :
         

                Présidentielle 2017 : plus de 430 000 euros de dépenses litigieuses pour Mélenchon



La CNCCFP avait ensuite envoyé à ce sujet un signalement à la justice, daté du 16 mars. Les points soulevés par la Commission concernaient notamment les prestations « intellectuelles » et « matérielles » facturées 440 027 euros par une association, L’Ere du peuple, dirigée notamment par Bastien Lachaud et Mathilde Panot, aujourd’hui députés de La France insoumise. Ou encore celles réalisées par Mediascop, la société de Sophia Chikirou, chargée de la communication du candidat durant la campagne, pour un coût de 1,61 million d’euros.
Au printemps, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de ce signalement, confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales, afin de procéder à des vérifications sur une éventuelle violation des règles et lois sur le financement des campagnes électorales. Quelques mois auparavant, le même service de police, l’OCLICCF, s’était vu confier une enquête, en juillet 2017, sur des soupçons d’emplois fictifs visant des assistants de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de la France insoumise s’était, à l’époque, indigné d’une « dénonciation calomnieuse » et du « pilori médiatique ».

        Lire aussi :
         

                Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/16/19-6">
<filnamedate="20181016"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181016"><AAMMJJHH="2018101619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Sur les traces du pape François 2/5. Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Le pape François, place Saint-Pierre, le 12 septembre. ALESSANDRA TARANTINO / AP             A Rome, les fenêtres du pape François donnent sur une station-service : au deuxième étage de la pension Sainte-Marthe, la chambre 201 ouvre sur deux pompes à essence. En se penchant, l’homme qui règne sur un milliard et trois cents millions de catholiques peut aussi apercevoir la gendarmerie et les services de renseignement du Vatican. Un peu plus loin, derrière la coupole de la basilique Saint-Pierre, s’étendent les luxuriants jardins de cet Etat grand comme le cimetière parisien du Père-Lachaise – grottes, potagers, fontaines et statues.          Dans The Young Pope, la série culte de Paolo Sorrentino, Jude Law arpente les jardins du Vatican, mains croisées dans le dos, insondable, mystérieux. Le pape François, lui, ne se promène jamais à pied. Quand il ne voyage pas, il reste cloîtré à Sainte-Marthe, conjugaison déprimante d’immeuble de style est-allemand et de caserne militaire que peine à égayer le costume bouffant du garde suisse, à l’entrée.          L’été, François ne s’échappe pas à Castel Gandolfo, résidence où Paul VI est mort au cœur de la torpeur du mois d’août 1978 et où Jean Paul II avait fait construire une piscine : Jorge Bergoglio – son nom pour l’état civil – n’a pas pris de vacances depuis… 1975. « Moi aussi, j’ai des névroses, a-t-il confié un jour lors d’un voyage en avion. L’une de ces névroses, c’est que je suis un peu trop attaché à l’habitat. »          « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 »          Sa décision de s’installer à Sainte-Marthe date du dimanche 17 mars 2013, quatre jours après son élection. Il est midi. François récite son premier Angélus place Saint-Pierre puis convie à déjeuner son plus vieil ami sud-américain et homme de confiance le plus absolu : le cardinal hondurien Oscar Maradiaga.                       Le pape sortant par l’arrière de la résidence de Sainte-Marthe, en 2014. DAVE YODER / I'OSSERVATORE ROMANO / NATGEOCREATIVE             Le nouveau pape lui doit une part de sa victoire. « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 », confirme Pierre Morel, ex-ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. Cette année-là, face au cardinal Ratzinger, Bergoglio avait déjà réuni quelques suffrages sur son nom.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’attaquant du PSG et de l’équipe de France, qui s’est replacé dans la course au Ballon d’or, sera particulièrement attendu face à l’Allemagne mardi soir.
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La nouvelle stature de Kylian Mbappé

L’attaquant du PSG et de l’équipe de France, qui s’est replacé dans la course au Ballon d’or, sera particulièrement attendu face à l’Allemagne mardi soir.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h13
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Pour peu, on lui offrirait presque un poste dans le gouvernement, dont le remaniement s’est fait attendre toute la semaine. Kylian Mbappé a changé de dimension depuis la victoire des Bleus en Coupe du monde et son début de saison supersonique, qui l’a replacé dans la course au Ballon d’or, décerné le 3 décembre, montre que le prodige n’est pas rassasié. Le jeune attaquant français sera encore la principale attraction du match face à l’Allemagne, mardi 16 octobre au Stade de France dans le cadre de la 3e journée de Ligue des nations. Une nouvelle occasion de se mettre en lumière.

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Il faut dire que la nouvelle coqueluche du football français ne fait rien pour se faire discret. Auteur d’un improbable quadruplé en treize minutes lors de la large victoire du PSG face à Lyon le 7 octobre, héros du match face à l’Islande en match amical le 11 octobre, en couverture de l’édition internationale du magazine Time le même jour, Kylian Mbappé attire les projecteurs et continue sa marche en avant. Il pourrait rejoindre Thierry Henry – meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 51 buts en 123 sélections – s’il continue à ce rythme, lui qui n’a que 19 ans.
Et son statut a changé, en club comme en sélection : là où Neymar était, logiquement, la tête de proue du PSG, Mbappé semble avoir inversé les rôles en ce début de saison. Là où Griezmann était le chouchou du public et des médias depuis l’Euro 2016, ils n’ont plus d’yeux que pour Mbappé, qui s’affirme un peu plus chaque jour comme le futur visage du football mondial.
« Personnalité globale »
« Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », s’est ainsi enthousiasmé le célèbre magazine américain Time qui a consacré quatre pages au Français dans son édition sur les « leaders de demain », et qui voit en Mbappé « bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse ». Au-delà du storytelling parfois douteux dans un pays où le « soccer » n’est qu’un sport mineur, cela dit beaucoup de la nouvelle stature du jeune homme, qui fascine bien au-delà de nos frontières. Vivienne Walt, l’auteure de l’interview, s’est notamment confiée au journal Le Parisien sur la perception du prodige outre-Atlantique : « Dès que j’ai fait l’interview, tout le monde à New York m’a dit : “Wahou ! Vous avez eu Mbappé ! C’est vraiment quelque chose.” Tout le monde sait qui il est. Depuis la Coupe du monde, il est devenu une personnalité globale. »

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Une « personnalité globale », adoubée par le roi Pelé himself, et que l’on compare déjà aux plus grands, aurait matière à se disperser. Mais Kylian Mbappé ne cesse de se fixer de nouveaux objectifs et fait tout pour y parvenir. Ses récentes performances ont ainsi relancé le débat sur la quête du Ballon d’or et sur ses chances de coiffer au poteau Luka Modric, le favori, et les Français Antoine Griezmann et Raphaël Varane. Un trophée qui peut parfois se jouer dans les dernières semaines. Mais quand Antoine Griezmann se lance dans une intense campagne d’autopromotion, Mbappé assure qu’il n’y pense pas tous les matins en se rasant, dans une communication parfaitement maîtrisée.
« Le Ballon d’or, je n’y pense pas, parce que si je pense trop à quelque chose, je deviens trop individualiste, a déclaré le Bondynois après le match face à l’Islande. Il faut penser au collectif avant tout parce que ce sont les coéquipiers en sélection et au PSG qui m’ont permis de, pourquoi pas, pouvoir décrocher ce titre. Je vais tout donner jusqu’à la fin des votes et on verra ce qu’il se passe. » 
Entrée décisive face à l’Islande
Auteur de 8 buts et 3 passes décisives depuis le début du championnat avec le PSG, il survole sans peine une Ligue 1 trop étriquée pour son talent. En Ligue des champions, où il peut encore s’affirmer, il a toutefois inscrit deux buts en deux matchs, et ses prochaines performances face à Naples et Liverpool seront particulièrement scrutées. Enfin, il a déjà marqué deux fois et provoqué un but contre son camp sur les 4 buts marqués par les Bleus lors des trois matchs disputés après la Coupe du monde (victoire face aux Pays-Bas, matchs nuls face à l’Allemagne et à l’Islande).
Son entrée décisive face à l’Islande, jeudi en match amical, a permis aux Bleus d’arracher un nul inespéré (2-2) dans les dernières minutes de la rencontre. Alors certes, il ne s’agissait « que » de l’Islande, et d’un match amical, mais Kylian Mbappé a montré que sa seule présence pouvait galvaniser ses coéquipiers et inquiéter ses adversaires quand, il y a encore seulement quelques mois, il n’était qu’un « plus » au service d’un collectif.
Acclamé par le public munichois lors du match aller de la Ligue des nations entre l’Allemagne et la France (0-0), le 6 septembre, Kylian Mbappé aura à cœur de briller de nouveau face aux champions du monde 2014, qui n’ont plus le droit à l’erreur après leur sévère défaite aux Pays-Bas (3-0).



                            


                        

                        


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Me Dupond-Moretti plaide coupable pour le seul assassinat d’Hélène Pastor

L’avocat a reconnu mardi, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, la culpabilité de Wojciech Janowski pour l’assassinat de sa belle-mère mais pas pour celui du majordome.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 18h26
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

A quoi sert un avocat ? A dire ce que son client n’a pas pu, ou pas voulu dire. Alors Me Eric Dupond-Moretti, a dit, dès le début de sa plaidoirie : « Wojciech Janowski est coupable d’avoir commandité l’assassinat d’Hélène Pastor. » Dans son dos, pour la première fois depuis plus de quatre semaines de débats, son client a baissé la tête et ne l’a plus relevée. 
Un aveu à l’indicatif présent, point. Comme on dépose une évidence sur laquelle le doute n’était plus permis. Ce qui se jouait à cet instant, mardi 16 octobre, était la crédibilité de la défense face à la cour et aux jurés. La condition nécessaire et urgente pour gagner leur écoute sur la suite de sa plaidoirie. Car celle-ci contenait une deuxième affirmation : Wojciech Janowski n’est pas coupable d’avoir commandité l’assassinat du majordome Mohamed Darwich. « La belle-mère, oui, sans équivoque. Darwich, non. Je vous demande de condamner Wojciech Janowski pour l’assassinat de sa belle-mère et de l’acquitter pour celui de Mohamed Darwich », a dit Me Dupond-Moretti.
Depuis le début de l’affaire, la défense de Wojciech Janowski sait que ce deuxième assassinat, celui dont on a le moins parlé pendant quatre semaines de débats, est celui qui pèse le plus contre son client. C’est à la mort de Mohamed Darwich que le principal accusé du procès Pastor doit les réquisitions de réclusion criminelle à perpétuité avec vingt-deux ans de sûreté prononcées contre lui par l’avocat général, Pierre Cortès. Pour dire les choses crûment, on peut plaider l’assassinat d’une belle-mère, on ne peut pas plaider celui d’une « victime collatérale ».

« Il va devenir le minable de service »
Alors l’avocat plaide. « J’entends vous dire pourquoi ces mots que vous attendiez de lui sortent de ma bouche. Wojciech Janowski a voulu s’expliquer mais il n’a pas été entendu. Il a compris dès le début qu’il était présenté comme un type abject. Je veux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Editorial. L’addiction aux opiacés est désormais la première cause de mort par overdose en France. Cette situation nécessite, notamment, de beaucoup mieux informer les patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent.
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Médicaments antidouleurs : overdose sur ordonnance

Editorial. L’addiction aux opiacés est désormais la première cause de mort par overdose en France. Cette situation nécessite, notamment, de beaucoup mieux informer les patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h03
   





                        


Editorial du « Monde ». La première cause de mort par overdose en France n’a pas pour origine l’absorption de drogues illégales, mais celle de médicaments, prescrits au grand jour, par des médecins, dans le but de soulager la douleur de leurs patients. Avec plus de 500 décès chaque année, les traitements opiacés tuent davantage que l’héroïne et la méthadone réunies. Et encore, le chiffre, de l’aveu même des spécialistes, est significativement sous-évalué.
Le fléau est encore loin d’atteindre le stade pandémique des Etats-Unis. En 2017, plus de 48 000 patients ont succombé à une surdose d’antalgiques, un chiffre en constante augmentation. L’ampleur est telle que des études font un lien direct avec le recul de l’espérance de vie aux Etats-Unis, un phénomène inédit depuis la seconde guerre mondiale dans un pays développé.

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Les recherches sur des dérivés de la morphine afin de diversifier ses modes d’administration et de réduire ses effets secondaires datent d’une trentaine d’années. Une poignée de laboratoires ont multiplié les brevets à partir d’une molécule qui a longtemps suscité la méfiance du corps médical et des patients car associée à la toxicomanie ou aux soins palliatifs. Mais aux Etats-Unis, un lobbying intensif, un matraquage marketing efficace et un cadre législatif déficient ont réussi à surmonter les réticences, contribuant à banaliser ces médicaments opiacés. Plusieurs centaines de milliers de morts plus tard, les procès contre les laboratoires se multiplient, tandis que les pouvoirs publics américains ont toutes les peines du monde à enrayer le phénomène.
Sensibiliser les médecins généralistes
Il faut se féliciter que la France soit restée, jusqu’à présent, relativement épargnée. La publicité pour un médicament y est beaucoup plus réglementée qu’aux Etats-Unis. Par ailleurs, les prescriptions sont plus encadrées. Les antalgiques les plus puissants sont ainsi classés comme stupéfiants. S’ajoutent enfin des réticences d’ordre culturel. La France a traditionnellement une approche des traitements antidouleurs plus restrictive que les pays anglo-saxons.
Toutefois, les Français ne sont pas immunisés contre les dérives liées au recours à ce type de médicaments. Depuis 2000, le nombre de morts par opiacés a augmenté de 172 %, les hospitalisations ont été multipliées par trois et, en moins de quinze ans, les ventes d’Oxycodone, l’un des principaux produits responsables de l’épidémie américaine, ont bondi de 1 950 %.

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Même si les chiffres en valeur absolue restent contenus, cette évolution spectaculaire doit nous alerter. Les abus sur les médicaments psychotropes, comme les benzodiazépines, prescrits au long cours, alors qu’ils sont à l’origine d’effets délétères, montrent qu’il est extrêmement compliqué de lutter contre les mésusages, une fois que les prescriptions se sont généralisées.
Dans le cas des antalgiques, il est nécessaire de redoubler de vigilance. Cela passe d’abord par une meilleure information des patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent. Il faut aussi davantage sensibiliser les médecins généralistes. Avec le développement de la médecine ambulatoire, ceux-ci se retrouvent de plus en plus sous la pression de malades qui rentrent chez eux avec des prescriptions présentant des risques d’addiction. Cette prévention est d’autant plus nécessaire qu’il ne faudrait surtout pas tomber dans une diabolisation du traitement de la douleur, alors que l’arsenal thérapeutique reste relativement limité.

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Par  David Larousserie   Publié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 18h00   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Attention, sujet glissant. Une équipe de Sorbonne Université démontre dans Plos Biology du 2 octobre que les champs magnétiques ont des effets biologiques, induisant la production de toxines. « Selon nos résultats, nous ne pouvons pas ignorer les réponses cellulaires à des champs magnétiques ­induits par les appareils électriques dans l’environnement, explique Margaret Ahmad, principale auteure avec Rachel Sherrad. Mais nous ne pouvons dire pour l’instant si ces ondes sont dangereuses pour les individus. »          En une phrase est résumée l’extrême sensibilité du sujet des risques des ondes en tout genre, ­lignes haute tension, téléphones portables, Wi-Fi… Fait rare, l’éditeur a ajouté une note d’avertissement et publié un autre article rappelant le contexte afin « d’encourager des interprétations prudentes ». On peut le comprendre.          L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) constate que « les conclusions de l’évaluation des risques publiées en 2013 ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés » des radiofréquences. Tout en notant que celles-ci sont classées comme « cancérogènes possibles » par le Centre international de recherche sur le cancer. Autre signe de la complexité du sujet, David Keays, chercheur à l’Institut de pathologie moléculaire du Biocentre de Vienne, coauteur de l’article complémentaire de Plos Biology, cite les résultats opposés de deux études sur les liens entre leucémies et proximité des lignes haute tension.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                La réalité virtuelle s’immisce dans la production industrielle                    Article réservé à nos abonnésFaut-il parler de conscience minimale ?                    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L’Aude meurtrie panse ses plaies et évalue les dégâts

Douze personnes sont mortes dans ces intempéries. Le gouvernement a annoncé une « procédure de catastrophe naturelle accélérée ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 13h46
   





                        



Après des inondations meurtrières, l’Aude commençait, mardi 16 octobre, à panser ses plaies et à évaluer l’ampleur des dégâts, tout en surveillant avec anxiété les crues des cours d’eau. Le dernier bilan humain des intempéries est de douze personnes tuées dans la nuit de dimanche à lundi à la suite des violents orages : six à Trèbes, deux à Villegailhenc, une à Villardonnel, une à Villalier, une à Carcassonne et une à Saint-Couat d’Aude. Il y a en outre neuf blessés et deux personnes disparues.
Les écoles seront fermées mardi et les transports scolaires suspendus dans tout le département. Dans la soirée de lundi, plus de 1 500 foyers étaient privés d’électricité.
Polémique sur le système d’alerte
Le premier ministre Edouard Philippe, qui s’est rendu sur place, a estimé que cet épisode météorologique était « par lui-même imprévisible ». Une manière de dégonfler une polémique naissante : des habitants se plaignant d’avoir été mal informés de l’intensité à venir des orages. Le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle, a, lui, évoqué « une fragilité » dans le système de prévention de Météo-France. « La vigilance orange est très souvent utilisée et quand il y a un vrai problème, les gens n’en tiennent plus compte », a-t-il souligné.
Sur France Info, Eric Menassi, le maire PS de Trèbes, a déploré cette polémique « indécente » sur le système d’alerte : « Tout a été mis en œuvre pour alerter, je vous l’assure, a-t-il estimé. Nous avons affaire à un dérèglement climatique, qui amène des situations extrêmes. Il faut certes s’améliorer, prendre d’autres mesures, mais ce que nous avons vécu à Trèbes est un drame absolu, qu’aucun aménagement au niveau du fleuve n’aurait pu empêcher tellement la violence des eaux était terrible. »

   


« J’ai tout perdu, ordinateur, télé, les papiers… On ne peut plus habiter ici. Quel carnage ! C’est toutes les maisons de la rue qui sont comme ça. On ne s’attendait pas à ça, avec la vigilance orange. Ça ne veut rien dire vigilance orange ! », s’est ainsi emporté un habitant de Villegailhenc, âgé d’une trentaine d’années.
Trois mois de pluie en quelques heures
Cet « épisode méditerranéen de type cévenol », qui figure parmi les intempéries les plus meurtrières dans l’Hexagone depuis une dizaine d’années, a par ailleurs fait huit blessés graves et deux personnes disparues.

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          Les « épisodes méditerranéens » seront de plus en plus intenses



Il est tombé en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluie. Selon Météo-France, l’agglomération de Carcassonne a reçu en l’espace de cinq heures entre 150 mm et 300 mm d’eau. « Près de 1 000 personnes ont été évacuées et environ 250 sont toujours prises en charge dans les centres d’hébergement ouverts par certaines communes », a détaillé la préfecture.
A Coursan, commune de 6 000 habitants, près de Narbonne, quelque 350 habitants de la rive gauche de l’Aude, le secteur le plus exposé, ont été prévenus des risques d’inondations par les élus et la police municipale. Ces derniers ont été évacués ou priés de gagner les étages avec téléphone portable, couvertures et de quoi s’alimenter, a expliqué à l’Agence France-Presse le maire, Edouard Rocher.
Le fleuve est monté entre 8 heures et 14 heures, lundi, d’un centimètre toutes les minutes, son niveau passant d’un mètre à huit mètres dans l’après-midi.
« Procédure de catastrophe naturelle accélérée »
De nombreuses routes étant coupées, plusieurs habitants ont été secourus par hélitreuillage. Quatre communes ont été évacuées : Pezens, Trèbes, Villegailhenc et Villemoustaussou. A Pezens, les résidents ont pu regagner leur domicile.
Dans la salle des fêtes de Trèbes, une centaine de naufragés étaient lundi sous le choc, les yeux dans le vague, après avoir « tout perdu ». « J’ai vu ma grand-mère dans son lit flotter sur l’eau », témoigne Pierre, l’air hagard. Il ne sait toujours pas si cette femme grabataire de 97 ans a survécu.
Dans la région de Carcassonne, les champs sont inondés, plusieurs chaussées détruites ou impraticables avec des arbres tombés sur les routes. Des torrents d’eau boueuse enjambent la chaussée, les cours d’eau débordent. Des véhicules ont été emportés par les flots.
Le chef du gouvernement, accompagné du ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé une « procédure de catastrophe naturelle accélérée ». Le président de la République, Emmanuel Macron, qui se rendra dans l’Aude « dès que possible » selon l’Elysée, a exprimé « l’émotion et la solidarité de toute la nation envers les victimes ».
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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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La France creuse son retard sur ses objectifs climatiques

Energie, transports... L’Institut du développement durable prône « un renforcement substantiel » des politiques de réduction des gaz à effet de serre.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h55
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Au lendemain de la publication du rapport du GIEC appelant à un sursaut international pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C, et alors que le gouvernement doit présenter fin octobre sa nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), rendue publique mardi 16 octobre, sonne l’alarme. Elle montre que dans tous les secteurs clés – énergie, transports, bâtiments, agriculture –, l’Hexagone est en retard sur ses objectifs climatiques. Pire, cet écart se creuse.

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Pour orienter sa politique dans le domaine de l’énergie et du climat, la France s’est dotée de deux grands outils de planification : la PPE, en cours de révision pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, et la stratégie nationale bas carbone (SNBC), elle aussi en phase de réécriture. Cette dernière précise, dans les différents secteurs d’activité économique, les « budgets carbone », c’est-à-dire les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour rester sur la trajectoire définie à moyen et long termes.
Or, loin de baisser, les émissions nationales sont reparties à la hausse depuis 2015, si bien qu’en 2017, indique l’Iddri, elles ont excédé de 7 % le budget imparti. Cela, alors même que le plan climat annoncé en juillet 2017 par l’ex-ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a rehaussé l’ambition de la France : elle vise désormais la neutralité carbone au milieu du siècle, et non plus seulement la division par quatre de ses émissions, comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015.
Les renouvelables à la traîne
Il existe donc, soulignent les auteurs de l’étude, « un écart grandissant » entre les objectifs de la France et la réalité de ses émissions de gaz à effet de serre. Un décalage qui appelle à leurs yeux « un renforcement substantiel de sa politique climatique ». Il y a « urgence » à infléchir la courbe, ajoutent-ils, faute de quoi « la crédibilité du projet de transition pourrait rapidement s’éroder ».
Ce constat vaut pour tous les secteurs, à commencer par la production d’énergie. Pour ne pas dévier de la trajectoire fixée, calcule l’Iddri, il faudrait « multiplier par quatre le rythme de l’amélioration de l’efficacité énergétique », et « par trois celui de la baisse de consommation d’énergies primaires fossiles ». Parmi les combustibles fossiles, seul le charbon a enregistré une baisse depuis 2012 (- 22 %), tandis que le pétrole et le gaz se maintenaient à un niveau quasiment stable. Dans le même temps, les énergies renouvelables (ENR) restent à la traîne, dans la production d’électricité et plus encore de chaleur. Et le potentiel du gaz renouvelable reste sous-exploité.

   


La décarbonation des transports, qui sont responsables de 30 % des émissions françaises de gaz à effet de serre, patine elle aussi. En légère augmentation (+ 1 %) entre 2012 et 2017, ces émissions s’écartent chaque année davantage des plafonds prévus : elles les ont dépassés de 6 % en 2016 et de 10 % en 2017. En cause, la hausse du transport routier, pour les individus (+ 6,6 % entre 2016 et 2017) comme pour le fret (+ 6 %), qui annihile les bénéfices de la baisse de consommation des véhicules et du déploiement des motorisations électriques.

   


Le secteur du bâtiment, qui représente 20 % des émissions nationales et plus de 40 % de la consommation énergétique totale, est encore moins vertueux, puisqu’il a surpassé de 11 % son budget carbone en 2016, et de 22 % en 2017. Les derniers chiffres disponibles, portant sur l’année 2014, font état de 288 000 rénovations thermiques de logements « performantes » ou « très performantes », très en deçà de l’objectif de 500 000 logements rénovés par an que la France s’est donné dès 2012 et que M. Hulot avait réaffirmé. Face à ce décrochage, l’Iddri juge qu’« un réajustement des politiques de rénovation énergétique s’impose ».

   


Quant à l’agriculture, source de près de 20 % des gaz à effet de serre (pour l’essentiel sous forme de méthane et de protoxyde d’azote), ses émissions, après quinze années de décrue, ont légèrement progressé en 2017, dépassant de 3,2 % le plafond. « La trajectoire du secteur agricole est, sur le long terme, incompatible avec les objectifs climatiques de la France », note l’étude, qui pointe notamment l’insuffisance des moyens financiers alloués à l’agroécologie.
« Moment critique »
« Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au rouge, commente Lola Vallejo, directrice du programme climat de l’Iddri. Notre message est que nous sommes à un moment critique. Il y a une fenêtre à saisir, non pour changer à la marge la politique énergétique et climatique, mais pour la transformer en profondeur. » Et de préconiser que le Parlement soit associé à ce travail qui appelle des mutations radicales dans tous les domaines socio-économiques, comme c’est par exemple le cas au Royaume-Uni.
Début juillet, Nicolas Hulot, tirant le bilan de la première année de son plan climat, avait reconnu que « pour l’instant, le changement n’est pas à l’échelle ». Plus la France s’écarte de son cap et plus il sera difficile de redresser la barre.



                            


                        

                        


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Les époux Balkany seront jugés au printemps

Le tribunal correctionnel a annoncé les dates du procès du maire LR de Levallois et de sa première adjointe et épouse, poursuivis pour fraude fiscale.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 13h14
   





                        



   


Soupçonnés – entre autres – d’avoir dissimulé à l’administration un patrimoine d’au moins 13 millions d’euros, Patrick et Isabelle Balkany seront jugés à Paris du 13 mai au 20 juin. Le maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) ainsi que sa première adjointe et épouse seront également jugés pour « déclaration incomplète ou mensongère » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, chargée de contrôler les revenus des élus.

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Le couple est soupçonné d’avoir, « de façon habituelle », « dissimulé à l’administration fiscale des revenus occultes et un patrimoine tout aussi occulte en ayant recours à des prête-noms et à des structures offshore », selon l’ordonnance de renvoi devant le tribunal. Le patrimoine présumé caché du couple se composerait notamment d’une propriété, la Villa Pamplemousse à Saint-Martin, que Mme Balkany a finalement reconnu détenir lors de sa cinquième audition, après avoir nié en être la propriétaire.

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Serait également concerné un riad à Marrakech. Ce dernier, officiellement loué par leur fils Alexandre Balkany, aurait en partie été financé par un homme d’affaires saoudien, Mohamed Bin Issa Al-Jaber, au moment où ce dernier négociait des droits à construire avec la ville de Levallois-Perret pour un projet de tours jumelles qui n’a finalement pas vu le jour.



                            


                        

                        


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Affaire Khashoggi : Erdogan évoque des dissimulations au consulat saoudien

Les enquêteurs envisagent d’étendre leurs recherches, mardi, à la résidence du consul saoudien.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    16.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h52
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi 16 octobre que certains éléments avaient été soustraits aux recherches menées la nuit précédente par la police turque à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, où le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi a disparu le 2 octobre.
Des responsables turcs avaient affirmé que le journaliste avait été assassiné par des agents saoudiens dans l’enceinte du consulat le jour de sa disparition, ce que Riyad dément. Un convoi de six voitures était arrivé dans la représentation diplomatique lundi peu après 19 heures. Un groupe de Saoudiens censés participer à la fouille était arrivé sur place environ une heure plus tôt.
« J’ai l’espoir que nous puissions parvenir à des conclusions qui nous permettront d’avoir aussi vite que possible une idée raisonnable [de ce qui s’est passé] parce que l’enquête s’oriente vers de nombreuses pistes, comme l’utilisation de substances toxiques, et ces choses auraient ensuite été dissimulées et soustraites », a déclaré M. Erdogan devant des journalistes mardi. Des sources diplomatiques turques ont confié à l’AFP que les enquêteurs envisageaient désormais d’étendre leurs recherches, mardi, à la résidence du consul.

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Nouvelle version saoudienne
A l’issue d’une perquisition sans précédent d’une durée de huit heures, les membres de l’équipe turque avaient emporté des échantillons, notamment de la terre du jardin du consulat. Cette fouille est survenue au lendemain d’un entretien téléphonique entre Recep Tayyip Erdogan et le roi Salman d’Arabie saoudite, au cours duquel ils ont évoqué le cas de Jamal Khashoggi. L’éditorialiste saoudien, critique du pouvoir de Riyad et exilé aux Etats-Unis en 2017, s’était rendu dans la représentation diplomatique de son pays, le 2 octobre, pour des démarches administratives en vue de son prochain mariage avec une Turque, Hatice Cengiz.
Lundi 15 octobre, le New York Times et CNN ont affirmé en citant des sources anonymes que l’Arabie saoudite serait sur le point de changer de ligne de défense en passant du déni outré à la thèse d’un interrogatoire qui aurait mal tourné. Riyad se préparerait à défendre une nouvelle version des faits à même de disculper le pouvoir en faisant porter la responsabilité de la disparition sur des éléments individuels, accusés d’avoir agi de leur propre chef.
Selon le journal « Habertürk », le consul d’Arabie saoudite à Istanbul, Mohammad Al-Otaibi s’est d’ailleurs envolé mardi après-midi pour Riyad.
Mardi matin, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, dépêché par Donald Trump, était arrivé à Riyad pour faire la lumière sur cette affaire. Il rencontrera aussi l’homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman, prince héritier de la dynastie des Saoud. La veille, M. Trump avait lui-même admis que la disparition du journaliste saoudien « pourrait être le fait d’éléments incontrôlables ». M. Trump a fait ces déclarations après s’être entretenu dans la journée, par téléphone, avec le roi Salman. Plus tôt dans la matinée, M. Trump avait évoqué cet échange dans un tweet : « Je viens de parler au roi d’Arabie saoudite qui dit tout ignorer de ce qui a pu arriver à “notre citoyen saoudien” (…). J’envoie immédiatement notre secrétaire d’Etat pour rencontrer le roi. 
Zones d’ombre
Si la nouvelle version que s’apprêterait à livrer Riyad peut augurer d’une sortie de crise après une montée des tensions entre l’Arabie saoudite et ses partenaires occidentaux, elle risque de se faire au prix du maintien de zones d’ombre autour de la disparition du journaliste saoudien. De fait, des responsables turcs ont fait émerger au cours des deux dernières semaines des éléments accréditant la préméditation du meurtre, mettant notamment en évidence certaines précautions prises en amont par « un commando de tueurs » en vue de faire disparaître le corps.
Par exemple, d’après des responsables turcs, un médecin légiste équipé d’une scie à os destinée à démembrer le corps de la victime pour mieux le dissimuler se serait trouvé parmi les quinze citoyens saoudiens accusés d’être liés à la disparition de M. Khashoggi. Ces derniers avaient atterri en jet privé à Istanbul le 2 octobre, jour de la disparition du journaliste, avant de se rendre au consulat du royaume.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Sollicités par « Le Monde », des biostatisticiens jugent qu’un rapport écartant un excès de malformations dans l’Ain contient des erreurs « grossières ».
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Par  Stéphane Foucart   Publié aujourd’hui à 06h33, mis à jour à 18h08   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La publication d’articles de presse sur ces enfants sans bras a contraint SpF à publier ces rapports (photo d’illustration). PHILIPPE HUGUEN / AFP             Des erreurs méthodologiques « grossières », « indignes », des marges de confiance « ubuesques »… Le Monde a soumis à trois biostatisticiens le rapport publié jeudi 4 octobre par l’organisme de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF), statuant sur un nombre suspect d’enfants naissant sans bras, ou sans main, dans le centre de l’Ain : les trois scientifiques, dont deux ont demandé au Monde de garantir leur anonymat, formulent des critiques assassines à l’encontre du rapport rassurant de l’agence.          Trois rapports ont été rendus simultanément par SpF sur des suspicions d’excès de cas de malformations dans des zones géographiques restreintes. Deux d’entre eux, qui concernent la Bretagne et la Loire-Atlantique, concluent à un nombre de cas significativement accru par rapport à la norme – sans qu’une cause soit identifiée.          En revanche, le rapport sur la situation dans l’Ain écarte toute anomalie statistique. Mais, au contraire des deux autres et en contravention avec les usages de l’expertise scientifique, il n’a pas été signé par ses auteurs. Interrogée par Le Monde, SpF a dans un premier temps expliqué que leurs noms n’apparaissaient pas dans le rapport en raison d’un oubli, puis dans un second temps que l’auteur était… SpF.          Controverse depuis deux ans          Selon SpF, l’accumulation, entre 2009 et 2014, de sept cas de malformations – dites « agénésie transverse des membres supérieurs » (ATMS) – dans une zone rurale de l’Ain d’un rayon de 17 km, ne présente pas de caractère inhabituel.          Un jugement en opposition frontale avec celui du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), l’organisation à l’origine de l’alerte sanitaire relative à la situation dans l’Ain. Selon le Remera, qui suspecte une contamination environnementale, le nombre de cas d’ATMS observés dans la zone est plus de cinquante fois supérieur à ce qui est normalement attendu.          La directrice du registre, Emmanuelle Amar, doit être auditionnée le 23 octobre à l’Assemblée nationale, à l’initiative des députés Delphine Batho (Deux-Sèvres, Génération Ecologie) et Jean-Luc Fugit (Rhône, La République en marche).                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Délivrance des diplômes, reconnaissance des bachelors, intégration à Parcoursup, réforme du bac... Des sujets qui ont suscité l’inquiétude lors du congrès de la Conférences des grandes écoles, relève Olivier Rollot sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Certains employeurs du secteur associatif ont adopté des mesures alternatives, d’autres ont dû renoncer.
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Réduction des emplois aidés : les associations s’adaptent difficilement

Certains employeurs du secteur associatif ont adopté des mesures alternatives, d’autres ont dû renoncer.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h30
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
L’annonce, le 21 septembre 2017, par le gouvernement Philippe de la réduction du nombre de contrats aidés de 320 000 en 2017 à 200 000 à partir de 2018 avait soulevé un vent de panique dans le milieu associatif. En effet, 38 % de ces contrats d’un an renouvelables deux fois étaient signés par des associations. Le projet de loi de finances n’en prévoit que 100 000 pour 2019, mais, en 2018, seuls 60 000 emplois aidés ont été uti­lisés. Quelles alternatives ont été mises en place ? Comment se sont adaptées les associations ?
« Assez difficilement, réagit Philippe ­Jahshan, le président du groupement Mouvement associatif. 12 500 associations emplo­yeuses ont disparu contre 10 800 par an en moyenne les années précédentes. » En 2017, la France comptait 1,5 million d’associations en activité, dont 163 400 associations employeuses,selon le bilan annuel publié en septembre, dans la 16e édition de « La France associative en mouvement » réalisée par l’association Recherches et solidarités.
« En 2017, le club comptait 3 emplois aidés sur une équipe de 5 personnes. On a reventilé notre dispositif, réduit le nombre d’heures, et on a fait intervenir davantage de bénévoles », Alain Rey, président du Comité du Tarn de rugby
Ce sont donc plus de 7 % des associations employeuses qui auraient disparu, les plus petites et les plus en difficulté. Selon le baromètre annuel du moral des responsables d’association, 46 % sont insatisfaits et plus de 11 % jugent leur situation « très difficile », ce qui représente plus de 140 000 associations en souffrance en 2018.
Deux secteurs sont particulièrement concernés par la réduction des emplois aidés : la culture et le sport. En 2017, le sport comptait 25 000 emplois aidés sur 82 000 emplois salariés équivalent temps plein. « La fin des emplois aidés a été une perte de ressources nette, témoigne Alain Rey, le président de l’association Comité du Tarn de rugby. En 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A l’aide de faux comptes et de pages de divertissement populaires, les militaires birmans ont propagé des messages viraux à caractère politique raciste et violent, révèle une enquête du « New York Times ».
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L’armée birmane à l’origine des appels à la haine contre les Rohingya sur Facebook

A l’aide de faux comptes et de pages de divertissement populaires, les militaires birmans ont propagé des messages viraux à caractère politique raciste et violent, révèle une enquête du « New York Times ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h41
   





                        


C’est un fait dénoncé par des ONG et des experts depuis au moins 2013 : Facebook est un instrument dans la diffusion d’appels à la haine, à la violence et au « génocide » contre les Rohingya en Birmanie, où le réseau social jouit d’une énorme popularité. En août, l’agence de presse Reuters publiait une enquête démontrant le manque d’efficacité du réseau social à modérer les messages haineux et racistes envers cette minorité ethnique – majoritairement musulmane et cible de violences de la part de civils et de militaires.
Dans une enquête parue lundi 15 octobre, le New York Times apporte un éclairage nouveau : les messages Facebook n’étaient pas tant le fait d’internautes lambda que de « militaires birmans [qui] ont transformé le réseau social en un outil de nettoyage ethnique ». Le journal américain s’appuie sur d’anciens responsables militaires, des chercheurs et des fonctionnaires qui ont tenu à conserver l’anonymat pour leur sécurité. Ils dévoilent « une campagne systématique sur Facebook  qui s’étend sur au moins cinq ans » et qui visait principalement les Rohingya, explique l’article.
Interrogé par le New York Times, Facebook a confirme l’existence d’une telle opération menée par l’armée birmane. Le responsable de la sécurité au sein de l’entreprise, Nathaniel Gleicher, a mentionné que Facebook avait constaté «des tentatives claires et délibérées de diffuser secrètement une propagande directement liée à l’armée birmane».
Faux comptes de pop stars
A l’aide de faux comptes et de fausses identités, les militaires birmans ont ouvert et alimenté des pages Facebook en apparence anodines et plutôt portées sur le divertissement : des pages à la gloire de célébrités, pop stars, de top models et de héros nationaux. Une fois celles-ci populaires – certains comptes pouvaient êtres suivis par plus d’un million de personnes – les pages diffusaient ou commentaient des messages incendiaires, des images violentes. Mais aussi fabriquaient de fausses informations signalant des viols et des crimes commis par des musulmans sur des bouddhistes.
D’autres comptes , « des trolls », se chargeaient de recueillir des renseignements ou de critiquer des posts opposés à l’armée. Le New York Times avance également que certains officiers ont perfectionné leurs techniques en Russie avant de rentrer former leurs complices.
« L’objectif de la campagne était de susciter un sentiment généralisé de vulnérabilité et de peur qui ne pourrait être dissipé que par la protection militaire », décrit l’article. Ainsi, en 2017, à la faveur de l’anniversaire du 11-septembre, l’armée a diffusé sur Facebook et via son appli Messenger des messages distincts à l’intention des groupes musulmans et de leurs opposants bouddhistes. Chaque rumeur faisait état d’attaques imminente de la part de chaque camp et semait ainsi la confusion, pour ne pas dire le chaos.
L’enquête précise que ces militaires opéraient dans des bases à proximité de la capitale, Naypyidaw, et que l’armée « a consacré d’importantes ressources à cette tâche », les sources évoquant au moins 700 personnes.
L’armée n’a d’ailleurs pas propagé des discours haineux qu’à visage couvert. Fin août, dans la foulée de la publication d’un rapport de l’ONU sur les crimes commis contre les Rohingya, Facebook avait annoncé avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée, Min Aung Hlaing, ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un élève de CE1 sur deux rencontre des difficultés en calcul mental, tandis que près d’un quart des enfants peinent à reconnaître les lettres en début de CP.
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Les résultats des évaluations en CP et en CE1 font débat

Un élève de CE1 sur deux rencontre des difficultés en calcul mental, tandis que près d’un quart des enfants peinent à reconnaître les lettres en début de CP.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h24
    |

            Violaine Morin








                        


Sans surprise, les premiers résultats des évaluations de CP et CE1 ne sont pas bons. « 23 % des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent », a affirmé Jean-Michel Blanquer dans 20 Minutes, dimanche 14 octobre. Le ministre de l’éducation nationale a également mis en avant le chiffre de 30 % d’enfants de CE1 qui lisent « moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots », tandis que 49 % ont des difficultés en calcul mental. Le ministère a insisté dans un communiqué sur la concordance de ces résultats avec les enquêtes internationales sur le niveau des élèves français.
Ce constat alarmiste est paru la veille de la présentation au ­Conseil supérieur de l’éducation (CSE) d’un projet de loi « pour une école de la confiance ». « Nos collègues avaient jusqu’à vendredi soir dernier pour rentrer les résultats de leurs élèves », rappelle Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-UNSA. « Alors que le ministre s’apprêtait à se confronter, ce lundi, au fait qu’il n’a consulté personne pour ce projet de loi, la communication précipitée de ces résultats donne un sentiment d’urgence qui justifierait de prendre des mesures sans en débattre. » Le CSE, dont l’avis n’est que consultatif, a rejeté lundi soir le projet de loi.
D’aucuns contestent aussi les conditions de passation de ces tests et la pertinence des moyennes nationales mises en avant par le ministre. Selon plusieurs observateurs qui s’appuient sur des remontées de terrain, les enseignants ont joué le jeu, mais les consignes n’ont pas toujours été respectées, créant des différences entre les classes et parfois dans les classes elles-mêmes. « Dans certains cas, les exercices étaient ­conçus sans égard pour le fait qu’un élève de début de CP a du mal à se repérer sur une page », plaide Stéphane Crochet, du SE-UNSA. « Les enseignants ont dû s’assurer que certains avaient bien le doigt sur la bonne image. » On imagine bien que, dans d’autres classes, les maîtres ne l’ont pas fait.
Mauvais message
Pour Roland Goigoux, spécialiste de la lecture à l’université de Clermont-Ferrand, il y a deux poids, deux mesures entre la communication du ministre à destination du grand public et celle des concepteurs du test auprès des enseignants au sujet des « moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots ». L’objectif en fin de CP, selon le livret « pour enseigner la lecture et l’écriture au CP » envoyé au printemps dans les écoles, est bien de 50 mots par minute. Mais le « seuil d’alerte » établi par le ministère, au-delà duquel on considère qu’il faut surveiller un enfant, est de 29 mots. Le seuil des élèves en situation « fragile » s’établit, selon les études, autour de 11 ou 12 mots.
Dans le cercle des spécialistes des apprentissages scolaires, c’est également le contenu même des évaluations que l’on questionne. Dans l’un des exercices proposés en début de CP, les enfants doivent entourer (dans une suite de lettres), celle qui correspond au premier son d’un mot prononcé par le professeur, par exemple le « f » de « feuille ». « Cela suppose d’être capable de discriminer un son au début d’un mot, chose qui n’est pas au programme de maternelle », pointe Roland Goigoux. Pour Franck Ramus, chercheur en sciences cognitives et membre du Conseil scientifique de l’éducation nationale qui a conçu les tests, si cet exercice porte en effet sur des compétences qui ne sont pas au programme de maternelle, « il permet de savoir où chaque élève en est, et c’est utile pour l’enseignant ».
C’est justement là que le bât blesse : ces tests ont d’abord été présentés comme étant à destination des enseignants. Ceux-ci vont recevoir les résultats détaillés de leurs élèves, ainsi que des propositions de ressources pédagogiques adaptées sur la ­plate-forme Eduscol. Pour Stéphane Crochet, cette communication envoie un mauvais message. « Les enseignants découvrent par voie de presse des résultats nationaux, alors qu’on leur avait bien dit qu’il s’agissait d’outils pédagogiques qui leur étaient destinés. »

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                Jean-Michel Blanquer, premier de la classe en Macronie



Fallait-il publier des moyennes nationales de résultats à ces évaluations ? Pour Stanislas Dehaene, chercheur en neurosciences et membre du Conseil scientifique de l’éducation nationale, les résultats, intéressants à grande échelle pour les chercheurs, sont d’abord des outils pour les professeurs. Ces spécialistes attendent d’ailleurs avec impatience les tests de mi-CP. « C’est là qu’on verra réellement la progression des élèves et qu’on pourra proposer des outils de ­remédiation aux enseignants pour les élèves qui ont des difficultés ­d’apprentissage de la lecture », explique Franck Ramus.
En toile de fond de ces résultats se joue un autre tableau : le devenir du Cnesco, l’instance d’évaluation indépendante du système scolaire, dont la transformation en une nouvelle instance est prévue dans le projet de loi. Or, le Cnesco a pour rôle d’évaluer la méthodologie des évaluations internationales et nationales. Ce que, dans le cas des tests de CP et CE1, il n’aura sans doute pas le temps de faire.

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                Cédric Villani : « Nous ne pourrons pas guérir l’éducation nationale sans évaluations »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Bien que consultatif, l’avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature mardi ouvre définitivement la voie à l’officialisation de la nomination de Rémy Heitz.
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Rémy Heitz, procureur de Paris : avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature

Bien que consultatif, l’avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature mardi ouvre définitivement la voie à l’officialisation de la nomination de Rémy Heitz.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h51
   





                        


Rémy Heitz a franchi une étape supplémentaire vers le poste de procureur de Paris : le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rendu un avis positif pour qu’il succède à François Molins, a annoncé mardi 16 octobre la chancellerie. « Le Conseil supérieur de la magistrature a rendu un avis favorable à la proposition de nomination de Rémy Heitz au poste de procureur de la République au TGI (tribunal de grande instance) de Paris », a tweeté le porte-parole du ministère de la justice, Youssef Badr. Après l’avis du CSM, Rémy Heitz doit être officiellement nommé par décret présidentiel.
Le gouvernement a annoncé début octobre avoir choisi pour ce poste sensible, M. Heitz, un haut magistrat principalement connu pour avoir été délégué interministériel à la sécurité routière sous Jacques Chirac. L’avis du CSM n’est que consultatif. Mais un rejet du candidat du gouvernement aurait posé problème alors que la réforme constitutionnelle, dont l’examen, interrompu par l’affaire Benalla en juillet, doit reprendre en janvier, prévoit justement d’interdire au pouvoir de passer outre l’avis du CSM pour les hauts magistrats du parquet.
Polémique
De plus, la succession de François Molins a fait polémique en septembre : l’Elysée a été accusé d’intervention dans la nomination du futur procureur de Paris, qui est notamment en charge des affaires politico-judiciaires sensibles.
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris son favori, ont finalement été recalés. Aucun n’aurait satisfait le chef de l’Etat. Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a été lancé, irritant le monde de la magistrature. Rémy Heitz, 54 ans, était depuis août 2017 directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), poste-clé à la chancellerie pour la mise en œuvre de la politique pénale du gouvernement. Il est passé par le parquet et le siège.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Sundar Pichai a expliqué, lundi 15 octobre, que le prototype Dragonfly n’était qu’une expérimentation, mais qu’elle s’inscrivait dans les considérations de Google pour revenir dans le pays.
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Le PDG de Google défend le projet de moteur de recherche prévu pour la Chine

Sundar Pichai a expliqué, lundi 15 octobre, que le prototype Dragonfly n’était qu’une expérimentation, mais qu’elle s’inscrivait dans les considérations de Google pour revenir dans le pays.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h54
   





                        


« Nous voulions voir à quoi ressemblerait Google s’il revenait en Chine. C’est cela que nous avons construit en interne. » Pour la première fois depuis la révélation de l’existence du projet Dragonfly au sein de Google (une version du moteur de recherche à destination du territoire chinois, en intégrant les règles de censure voulues par les autorités), le président-directeur général, Sundar Pichai, a assumé publiquement l’existence du prototype et a tenté de répondre aux controverses suscitées par ce projet.
Lors d’une conférence donnée lundi 15 octobre pour le magazine Wired, Sundar Pichai a défendu Dragonfly en admettant que Google considérait un retour dans le pays, après avoir pourtant fermé ses bureaux en Chine en 2010, précisément pour ne pas avoir à censurer ses résultats de recherche. Une décision à l’époque saluée par les défenseurs des droits humains.
« Informations utiles »
« Nous tenons à notre mission de fournir de l’information au monde entier, et la Chine représente 20 % de la population mondiale », a réagi Sundar Pichai, lors de sa conférence. « Les gens ne comprendront pas toujours tout, mais nous considérons toujours différentes valeurs. Parmi ces valeurs, l’accès à l’information, la liberté d’expression et la vie privée des utilisateurs. Mais nous respectons aussi la loi dans tous les pays. »
Le PDG de Google a aussi avancé qu’avec Dragonfly Google « serait en mesure de répondre à plus de 99 % des recherches » d’internautes chinois, alors « qu’il y a beaucoup, beaucoup de domaines dans lesquels nous pourrions fournir une information de meilleure qualité que celle qui est actuellement disponible » pour la population du pays, selon lui.
M. Pichai a évoqué comme exemple des résultats de recherche Internet donnant actuellement en Chine des « faux traitements contre le cancer » (sans préciser s’il visait, avec ces déclarations, le principal moteur de recherche actuellement disponible en Chine : Baidu). Selon lui, Google serait davantage en mesure de fournir des « informations utiles » à la population sur le sujet, une affirmation qu’il n’a toutefois pas prouvé, et qui ne semble pas prendre en compte le fait que Google peut, lui aussi, diffuser de fausses informations sur certains sujets médicaux.
Vives critiques internes et externes
La révélation de l’existence de Dragonfly avait déclenché un scandale cet été. Le vice-président des Etats-Uni, Mike Pence, avait estimé que Dragonfly « renforcera[it] la censure du Parti communiste chinois et compromettra[it] la vie privée des utilisateurs chinois. »
Selon les informations révélées par The Intercept, le prototype de Google n’affichait pas de résultats sur certaines recherches – par exemple celles liées au soulèvement de la place Tiananmen en 1989. Fonctionnant dans une application Android, Dragonfly permettrait également, selon des documents internes de Google rendus publics, d’identifier des internautes faisant certains types de recherches.
Un éventuel retour de Google en Chine avait aussi provoqué de vives critiques, y compris en interne. Fait rarissime, des employés de l’entreprise avaient publiquement critiqué le projet. Dans des réunions internes et dans des communiqués publiés depuis cet été, Google a affirmé que Dragonfly n’était qu’à l’état de projet, et qu’un déploiement n’était pas à l’ordre du jour. Mais des documents internes également révélés par The Intercept donnent une toute autre vision d’un projet qui devait être « prêt pour un déploiement rapide. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Seuls 13,3 % des patients accueillis par l’association bénéficient d’une couverture maladie en France.
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Médecins du monde dénonce des difficultés croissantes d’accès aux soins pour les plus démunis

Seuls 13,3 % des patients accueillis par l’association bénéficient d’une couverture maladie en France.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 13h10
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


De plus en plus de mineurs sont accueillis dans les centres de soins de Médecins du monde, s’inquiète l’association dans son rapport annuel publié mardi 16 octobre, qui dénonce les difficultés rencontrées par les personnes les plus démunies pour se faire soigner.
En 2017, l’association a soigné 24 338 personnes dans ses quinze centres et est allé à la rencontre de 12 000 personnes à la rue. Plus de 98 % des personnes accueillies vivent en dessous du seuil de pauvreté et 47,6 % ne disposent d’aucune ressource. Ce sont en majorité de jeunes hommes, âgés en moyenne de 32,7 ans, dont une forte majorité d’étrangers (41,3 % en situation irrégulière ou titulaires d’un titre de séjour souvent très temporaire), précise Médecins du monde dans le 18e rapport de son Observatoire de l’accès aux soins.
Les équipes de Médecins du monde déplorent la présence accrue de mineurs (14,3 %, contre 12,8 % en 2016), dont la moitié non accompagnés, en situation d’errance et de très grande précarité : 13 % de ces jeunes vivent en squat ou en campement. Leur âge moyen s’élève à 10,2 ans et un quart de ces mineurs ont moins de 5 ans.

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Patients peu vaccinés
Les femmes, notamment jeunes, étrangères et enceintes, sont aussi de plus en plus nombreuses (5 292), et elles sont souvent peu suivies en gynécologie. Ainsi, 45,2 % des femmes attendant un enfant accusent un retard de suivi de leur grossesse. En outre, les conditions de logement de ces dernières sont particulièrement difficiles : seules 10,2 % disposaient d’un logement personnel, 26,6 % étaient sans domicile fixe, 8,5 % vivaient dans un squat ou un campement et 54,6 % étaient hébergées par une association ou par des connaissances, note le rapport.
Avec ses 61 programmes, comme la dispense de soins dans la rue, en squat, en bidonvilles, auprès de migrants, de mineurs non accompagnés, d’usagers de drogue ou de prostitués, menés dans une trentaine de villes, l’association est appelée à prendre en charge la souffrance de patients présentant des troubles psychologiques d’anxiété, de dépression, de stress (9 % des personnes, notamment parmi les demandeurs d’asile).
Ces populations sont peu vaccinées, puisque à peine un tiers des patients sont à jour pour la coqueluche, la rougeole, la rubéole et les oreillons, tandis qu’un sur deux est vacciné contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. Leur état de santé bucco-dentaire est dégradé, avec, en moyenne, 4,3 dents cariées et 5,7 dents manquantes.
Précarité administrative
Le rapport souligne la précarité administrative de ces publics et dénonce la complexité des démarches à entreprendre : ainsi, seuls 13,3 % bénéficient d’une couverture maladie en France. Les services publics ont tendance à réduire leur accueil et leur présence physique, et l’aide médicale d’Etat elle-même est régulièrement mise en cause par le législateur. En juin, lors du débat sur la loi asile et immigration, le Sénat avait voulu la restreindre à une aide médicale d’urgence et la ministre de la santé, Agnès Buzyn, est intervenue pour repousser ce projet.
Les démantèlements systématiques de campements, par exemple à Calais, à Dunkerque ou à la frontière franco-italienne, ainsi que les politiques d’évacuation et de harcèlement aggravent considérablement les conditions de vie et de santé des exilés, plaident les auteurs du rapport. Ils réclament un dispositif d’accueil digne de ce nom, assuré par des personnes en chair et en os, pas par site Internet interposé, et renforcé pour les besoins primaires des enfants et des adolescents, en grand danger.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Des juges d’instruction ont décidé de ces gardes à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars dans l’Aude par Radouane Lakdim.
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Attentats de Trèbes et Carcassonne : six personnes placées en garde à vue

Des juges d’instruction ont décidé de ces gardes à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars dans l’Aude par Radouane Lakdim.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h46
   





                        



   


Six personnes ont été placées mardi 16 octobre en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars à Trèbes et Carcassonne (Aude) qui avaient coûté la vie à quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, a annoncé l’Agence France-Presse citant une source judiciaire.
Selon cette source, ces gardes à vue ont été décidées sur commission rogatoire des juges d’instruction. Plusieurs opérations ont été menées dans divers endroits de Trèbes, une ville très touchée par les inondations. Des perquisitions et des auditions libres ont aussi été effectuées à Toulouse (Haute-Garonne).
Selon une source policière, une centaine de policiers du RAID ont été mobilisés dès 6 heures du matin dans ces opérations.

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Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI).
La compagne de Lakdim en détention provisoire
A la fin de mars, la compagne de Radouane Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l’islam, avait été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placée en détention provisoire. Le procureur de Paris François Molins avait à l’époque affirmé que « sans antécédent judiciaire », la jeune fille convertie à âge de 16 ans présentait « tous les signes d’une radicalisation ».
Lors de son interpellation, elle avait crié « Allahou Akbar [Dieu est grand] ! » et avait posté sur Internet, le matin des attentats, une sourate promettant « l’enfer » aux « mécréants », selon le procureur.
Comme Radouane Lakdim, 25 ans, petit délinquant radicalisé de Carcassonne, Marine P. était « fichée S » – c’est-à-dire susceptible de constituer un risque pour la « sûreté de l’Etat » – en raison de sa « fréquentation des milieux islamistes radicaux », selon une source proche de l’enquête.

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L’écrivain finlandais Arto Paasilinna est mort

L’auteur du « Lièvre de Vatanen » était l’un des écrivains de langue finnoise les plus connus internationalement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h59
   





                        



   


L’écrivain finlandais Arto Paasilinna, devenu célèbre dans le monde entier grâce à son roman désabusé Le Lièvre de Vatanen, est décédé lundi 15 octobre à l’âge de 76 ans, selon son éditeur.
Auteur de 35 œuvres traduites dans des dizaines de langues, cet ancien bûcheron reconverti au journalisme et à la littérature a vendu huit millions de livres en plus d’un demi-siècle de carrière.
Né le 20 avril 1942, il est mort « dans une maison de repos à Espoo », près de la capitale, Helsinki, a précisé son éditeur finlandais, WSOY, dans un communiqué.
Publié en France chez Gallimard, il était avec Mika Waltari et la romancière Sofi Oksanen (Purge), l’auteur de langue finnoise le plus connu à l’étranger.
Réjouissant tableau du genre humain
Ses récits tragi-comiques de la vie dans le Grand Nord content d’improbables aventures vécues par un géomètre sénile et son compagnon de voyage (La Cavale du géomètre), une vieille femme escroquée par son vaurien de neveu (La Douce Empoisonneuse) ou encore un journaliste désabusé qui adopte un jeune lièvre à la patte cassée (Le Lièvre de Vatanen).
Sous sa plume souvent décalée, suicide, vieillesse, désespoir ou morne quotidien participent d’un réjouissant tableau du genre humain. « En tant qu’écrivain, je veux exagérer les choses et il est plus facile de fouetter son propre peuple que d’aller fouetter chez les autres (...). Les humains en général sont un peu fous, d’une manière touchante, et les Finlandais plus encore, peut-être, que les autres », confiait-il dans un entretien à l’AFP en 2005.
« Paasilinna était particulièrement populaire en France, où il a été comparé au lauréat du prix Nobel [de littérature colombien] Gabriel García Márquez », a souligné son éditeur.



                            


                        

                        

