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Crise à FO : Pascal Pavageau annule deux réunions d’instance

La grave crise interne provoquée par la publication d’un fichier recensant 127 cadres de Force ouvrière met à mal l’autorité du secrétaire général de la confédération.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 12h37
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Michel Noblecourt








                        



   


Nouvel épisode dans la grave crise que traverse Force ouvrière. Pascal Pavageau, secrétaire général de la confédération, a décidé d’annuler et reporter deux réunions des instances internes qui devaient se tenir cette semaine. Selon des mails internes envoyés par le secrétariat général de FO, que Le Monde a pu consulter, le bureau confédéral qui devait se tenir, lundi 15 octobre, a été supprimé. Quant à la réunion de la commission exécutive confédérale (CE) – sa direction élargie de 35 membres –, qui devait se retrouver mercredi, elle est décalée au 29 octobre.
Selon plusieurs membres de la commission, cette instance se réunira tout de même mercredi, en dehors de la présence de M. Pavageau s’il le faut. Et elle pourrait décider de la convocation du comité confédéral national (CCN) – le parlement de FO, qui réunit les représentants des fédérations et des unions départementales –, seul à même, selon l’article 9 des statuts, de révoquer le secrétaire général. Frédéric Homez, à la tête de la métallurgie FO et représentant des « réformistes », et Hubert Raguin, secrétaire général de la fédération nationale de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle FO et chef de file des trotskistes, se sont fendus, lundi, d’une déclaration commune envoyée aux membres de la CE pour réclamer le maintien de ces deux rendez-vous. « Quoi qu’il en soit, nous y serons le 17 ! », affirment-ils dans ce document que Le Monde s’est procuré.
« Malheureusement, la décision sans la moindre explication d’annuler le bureau confédéral et de reporter la commission exécutive sans la moindre discussion d’aucune instance, donc par quelques personnes de l’entourage du secrétaire général, confirme une conception étrangère à nos règles et nos traditions, écrivent-ils. Au contraire, et surtout en face de problèmes importants et graves que nous avons déjà signalés, qui donnent lieu à une intense campagne contre FO, c’est la force de la démocratie, de la discussion dans les instances régulièrement élues qui peuvent permettre de surmonter ces problèmes qui n’ont rien à voir avec les orientations issues du congrès confédéral et mises en œuvre depuis. »
« Grave erreur »
Cette crise fait suite aux révélations du Canard enchaîné, le 10 octobre, concernant l’existence d’un fichier recensant 127 cadres de FO avec des annotations allant de leur préférence politique à leur orientation sexuelle supposée. Un document constitué par des proches de M. Pavageau en octobre 2016, alors que celui-ci était le seul candidat en lice pour succéder deux ans plus tard à Jean-Claude Mailly. Certains se voient affublés de qualificatifs comme « niais », « bête », « franc-maçon », « ordure », « peu courageux », « complètement dingue », « non fiable », « collabo » ou encore « trop intelligent pour entrer au bureau confédéral ». Interrogé par l’hebdomadaire satirique, M. Pavageau avait reconnu l’existence du fichier et expliqué qu’il s’agissait d’une « belle connerie » et d’une « grave erreur ». « Pour moi, c’était un mémo, de l’ordre de la prise de notes, mais je n’avais jamais vu ni avalisé le résultat, qui est truffé d’âneries, de raccourcis », avait-il commenté. Vendredi, la CNIL a effectué un contrôle « sur place et sur pièces » au siège de la confédération, avenue du Maine à Paris.

        Lire aussi :
         

                La CNIL contrôle le siège de Force ouvrière



Lundi, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a incité son homologue à quitter ses fonctions. « Je crois qu’il y a un malaise avec le secrétaire général de FO, mais ça lui appartient. (…) Lorsqu’on n’est pas conforme à l’éthique qu’on s’est fixée, il faut partir », a-t-il déclaré sur Franceinfo. « C’est aux responsables de FO de prendre une décision », a, cependant, rappelé M. Berger qui a critiqué « une pratique condamnable qui n’existe pas à la CFDT ». « Ça m’hallucine, ce fichier est incroyable, a ajouté le responsable. Le syndicalisme, c’est du respect, de la fraternité. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le résultat de ce dispositif, qui coûtera 40 milliards d’euros en 2019, reste toujours aussi flou.
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L’évaluation du CICE continue de faire débat chez les économistes

Le résultat de ce dispositif, qui coûtera 40 milliards d’euros en 2019, reste toujours aussi flou.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h21
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
C’est l’emblème de la politique économique de François Hollande, reprise et pérennisée sous le mandat d’Emmanuel Macron. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif à 20 milliards d’euros par an, continue, près de six ans après sa mise en place, d’alimenter les polémiques sur son efficacité.
« Les évaluations du CICE ont toujours conclu à des effets mitigés », ont résumé, jeudi 11 octobre, les économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme indépendant mandaté au printemps par l’Assemblée nationale pour tenter, une fois de plus, d’estimer les effets de ce crédit d’impôt de 6 % sur la masse salariale, qui s’applique aux salaires jusqu’à 2,5 smic.

« Jusqu’ici, les évaluations du CICE n’ont pas trouvé d’effet sur l’investissement [des entreprises], la R&D (recherche et développement) et les exportations. Elles ont conclu à un effet probablement positif sur les marges, mais faible et incertain sur l’emploi. Enfin, elles ont noté une hausse du salaire moyen au sein des entreprises les plus concernées », notent les chercheurs de l’IPP.
Un peu court, pour une mesure qui a peu ou prou coûté 20 milliards d’euros par an aux finances publiques depuis 2014… et en coûtera le double en 2019. En effet, le CICE sera l’an prochain transformé en baisse de cotisations pérenne pour les entreprises. A sa naissance, en 2013, le mécanisme de crédit d’impôt avait été choisi afin de ne pas avoir à verser les sommes dues avant l’année suivante, pour ne pas peser sur le budget. Conséquence : l’an prochain, les 20 milliards seront dus aux entreprises à la fois au titre du crédit de 2018, et de la réduction de cotisations de 2019. De quoi creuser le déficit tricolore de 0,9 point de PIB, et le faire frôler la barre fatidique des 3 % (2,8 % prévus).
Casse-tête
A sa décharge, le dispositif a pâti dès le début du pire défaut qui soit pour une politique publique : courir plusieurs lièvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La maire de Paris annonce l’ouverture, en novembre, d’une « halte » pour une cinquantaine de femmes.
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Anne Hidalgo ouvre les portes de l’Hôtel de ville aux sans-abri

La maire de Paris annonce l’ouverture, en novembre, d’une « halte » pour une cinquantaine de femmes.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h09
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Des femmes sans abri sous les dorures de la République. Anne Hidalgo ne pouvait prendre initiative plus symbolique pour frapper les esprits. Dans un entretien au Journal du dimanche, daté du 14 octobre, la maire de Paris annonce l’ouverture en novembre d’« une halte » de nuit et de jour, pérenne, « dans l’Hôtel de Ville de Paris » pour « une cinquantaine de femmes » sans abri qui, par grand froid, « pourront être jusqu’à une centaine ». Au total, Mme Hidalgo s’engage à ouvrir 700 places d’hébergement supplémentaires d’ici « début 2019 » dans des batiments municipaux, surtout à l’ouest de Paris, qui s’ajouteront aux 800 nouvelles créées dans des lieux appartenant à la municipalité depuis février. La capitale compte quelque 10 000 places aujourd’hui.
Tout en faisant de la prise en charge des plus démunis un marqueur de sa politique, Mme Hidalgo met le gouvernement au pied du mur. Le 15 février, la maire de Paris avait déjà organisé « une nuit de la solidarité » qui avait permis à quelque 2 000 Parisiens de recenser 3 035 sans-abri dans les rues de la capitale. Cette opération était une pierre dans le jardin d’Emmanuel Macron qui, en juillet 2017, avait déclaré qu’« il [ne voulait] plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année ». En mars, le chef de l’Etat avait reconnu son échec en la matière.
« La moitié du chemin »
Mme Hidalgo revient donc à la charge. En se fondant sur le décompte du 15 février, elle estime qu’« il manque près de 3 000 places d’hébergement d’urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. L’Etat est chargé de créer les 1 500 autres », prévient-elle. Pour ce faire, elle propose que l’hôpital du Val-de-Grâce que l’Etat a fermé, dans le 5e arrondissement, puisse accueillir « en attendant sa réhabilitation » des « personnes à la rue ». « Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le bilan controversé des réductions de charges conduit à s’interroger sur l’opportunité de continuer à y injecter des milliards d’euros.
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Emploi : des dispositifs « coûteux pour une efficacité modérée »

Le bilan controversé des réductions de charges conduit à s’interroger sur l’opportunité de continuer à y injecter des milliards d’euros.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h08
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Instaurées à partir du début des années 1990, les politiques visant à diminuer le coût du travail n’ont cessé d’être mises en doute à mesure qu’elles gagnaient de l’ampleur. Au moment où une nouvelle étude vient, une fois de plus, d’émettre de fortes réserves sur l’efficacité du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le bilan controversé des réductions globales de charges conduit à poser la question suivante : faut-il continuer à y injecter des milliards d’euros alors que le chômage reflue à petits pas, tout en se maintenant à des seuils élevés, comparé à bien d’autre pays de l’Union européenne ?
L’effort financier consacré à ces dispositifs est, en effet, loin d’être négligeable. Selon une étude de la Dares, la direction de la recherche du ministère du travail, « les mesures générales d’exonérations » de charges en faveur de l’emploi ont atteint 45,4 milliards d’euros en 2015, « soit 16,4 % de plus » que l’année précédente. Une progression « largement » imputable à la mise en œuvre du pacte de responsabilité : lancé sous le quinquennat de François Hollande, celui-ci prévoit divers allégements de cotisations qui permettent, in fine, aux entreprises de ne plus payer aucune contribution pour la Sécurité sociale lorsque leurs salariés sont « au niveau du smic ».
Si elles sont centrées sur les rémunérations basses, les exonérations de cotisations permettent de créer des postes pour les personnes peu ou pas qualifiées, affirme l’économiste Bertrand Martinot, par ailleurs ex-patron de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle. Elles peuvent, à ce titre, être vues comme un exemple d’une « politique de redistribution juste et efficace », ajoute-t-il.
Les allégements décidés par les gouvernements Balladur (1993-1995) et Raffarin (2002-2005), qui portaient initialement sur des salaires allant de 1,1 à 1,2 smic dans le premier cas, et jusqu’à 1,3 smic dans le second,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le chef del’Etat, qui doit remanier son gouvernement, veut tourner la page d’une rentrée calamiteuse.
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Macron à la recherche d’un second souffle

Le chef del’Etat, qui doit remanier son gouvernement, veut tourner la page d’une rentrée calamiteuse.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 11h33
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Rebondir. Reprendre l’initiative. Emmanuel Macron espérait procéder au remaniement du gouvernement lundi 15 octobre, mais les inondations survenues dans l’Aude dans la nuit de dimanche pourraient encore provoquer le report des annonces prévues. Lundi matin, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé qu’il se rendait sur place dans l’après-midi. En tout état de cause, la nouvelle équipe exécutive devrait être au complet pour le conseil des ­ministres prévu mercredi.
Depuis cet été, Emmanuel Macron cherche à sortir de cette mauvaise passe où l’a plongé l’affaire Benalla, fin juillet, et que les démissions successives de Nicolas Hulot, fin août, puis de Gérard Collomb, le 3 octobre, ont prolongée. Rien n’y a fait, ni le plan de lutte contre la pauvreté, ni le plan santé, ni sa tentative aux Antilles de paraître plus proche des Français. A chaque fois que le président de la République espérait avoir trouvé la parade pour relancer son quinquennat, il s’est trouvé confronté à de nouvelles difficultés, parfois de son propre fait, d’ailleurs. A l’Elysée, on espère que le remaniement permettra enfin de mettre un point final à cette mauvaise séquence et de trouver un second souffle.

« Vivier resserré »
Il aura donc fallu près de quinze jours à l’Elysée et à Matignon pour former un nouveau gouvernement. Jamais remaniement n’aura pris aussi longtemps sous la Ve République. Jusqu’au bout, Emmanuel Macron a hésité, revu sa copie, évalué les avantages et inconvénients des différents scénarios. Avec un cahier des charges parfois paradoxal. D’une part, le chef de l’Etat veut maintenir l’équilibre subtil qu’il tente de réaliser entre ses alliés du MoDem, la droite et la gauche, le monde politique et la société civile, les hommes et les femmes. D’autre part, il a à cœur de ne pas fâcher la droite dite « constructive », à quelques mois des élections européennes qui pourraient donner l’occasion d’une alliance entre La République en marche (LRM) et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale, qui a su s’imposer sur les scènes politique et médiatique, est cité en exemple par l’Elysée et Matignon.
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Jean-Michel Blanquer, premier de la classe en Macronie

Le ministre de l’éducation nationale, qui a su s’imposer sur les scènes politique et médiatique, est cité en exemple par l’Elysée et Matignon.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h28
    |

            Virginie Malingre et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Il n’y a pas que Richard Ferrand qui rêve d’un « Blanquer de l’intérieur », comme il l’a dit au JDD le 7 octobre, pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau. A l’Elysée ou à Matignon, nombreux sont ceux qui, comme le président de l’Assemblée nationale, invoquaient ces derniers jours les qualités du ministre de l’éducation nationale quand il s’agissait de dresser le portrait-robot du ministre de l’intérieur idéal. « Technique et politique, il coche les deux cases », explique un proche du président. L’oiseau rare, issu de la société civile, inattaquable sur ses compétences, et en même temps à même d’expliquer sa vision. « Il est un objet macronien », résume un ministre.
Certes, Jean-Michel Blanquer est plus proche de la droite. Cet ancien recteur de Créteil et patron de l’Essec a d’ailleurs contribué au programme d’Alain Juppé durant la primaire de la droite et du centre. Il a également été directeur général de l’enseignement scolaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2009 et 2012, quand 80 000 postes ont été supprimés au sein de l’éducation nationale. Et a participé à plusieurs rapports pour l’Institut Montaigne, un think tank libéral. Mais Jean-Michel Blanquer a surtout su imposer son image de « pragmatique », comme il aime à se définir. Il défend aussi bien le cartable numérique que l’apprentissage par cœur, les neurosciences ou la revalorisation des langues anciennes.

A l’instar d’Emmanuel Macron, le ministre de l’éducation pense aussi qu’il y a urgence à réformer. Depuis son arrivée rue de Grenelle, M. Blanquer est sur tous les fronts et lance des « transformations » tous azimuts. Quitte à mettre parfois le dialogue social en sourdine. Refondre le lycée, le bac, la voie professionnelle, la formation des enseignants… et les programmes en même temps. Lundi 15 octobre, le ministre devait présenter un projet de loi au Conseil supérieur de l’éducation qui va bien au-delà de l’abaissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La négociation sur l’indemnisation des opérateurs de fret pour leurs pertes pendant la grève est en cours de finalisation. Les plus petits acteurs craignent d’être les oubliés de ces tractations.
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Ferroviaire : les PME du fret se disent étranglées par la SNCF

La négociation sur l’indemnisation des opérateurs de fret pour leurs pertes pendant la grève est en cours de finalisation. Les plus petits acteurs craignent d’être les oubliés de ces tractations.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h47
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
Appelons-le Bruno. L’homme est un micro-patron, opérateur d’une toute petite entreprise de fret ferroviaire installée dans l’est de la France. Bruno est aux abois. Sa structure de moins de dix salariés et de moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires va devoir, affirme-t-il, déposer le bilan. « On nous coupe les pattes, se désespère l’entrepreneur. Sur l’ensemble de mes pertes imputables à la grève des cheminots contre la réforme ferroviaire, ce printemps, – soit plus d’un quart de mon chiffre d’affaires –, SNCF Réseau me rembourse à peine 10 %. »

Dans ce secteur du fret ferroviaire, Bruno n’est pas le seul à souffrir depuis le mouvement sans précédent contre le pacte ferroviaire. Si tous les opérateurs de fret privés ne sont pas, comme Bruno, acculés à la faillite, tous ont subi de cruelles pertes d’exploitation qui risquent de les fragiliser durablement. Et tous ont le regard rivé sur les ultimes négociations de leurs représentants avec la SNCF à propos du montant final des compensations que pourrait leur verser le groupe public ferroviaire, des sommes cruciales pour l’avenir des petits acteurs du fret.
Pour comprendre la situation, remontons au problème : le mouvement social contre la réforme ferroviaire, soit trente-six jours de grève étalés entre la fin mars et la fin juin. Les trains de fret ont subi des annulations de parcours par dizaines. Et le mode opérationnel du mouvement – deux jours tous les cinq jours – a perturbé les circulations, y compris les jours de non-grève. Fret SNCF et ses concurrents privés – le marché du transport ferroviaire de marchandises est ouvert en France depuis 2003 – ont particulièrement souffert.
Dans le fret privé, on distingue deux catégories d’acteurs
L’Association française du rail (AFRA), qui représente les opérateurs ferroviaires alternatifs à la SNCF, s’est alors rapidement tournée vers SNCF Réseau, l’entité de la SNCF qui gère les rails, attribue les droits de circulation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Avec la réforme qui s’annonce, le niveau de vie des baby-boomeurs risque de baisser, relève dans sa chronique le journaliste du « Monde » Jean-Michel Bezat
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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« Il est naïf de penser que la réforme  des retraites entraînera une hausse des pensions »

Avec la réforme qui s’annonce, le niveau de vie des baby-boomeurs risque de baisser, relève dans sa chronique le journaliste du « Monde » Jean-Michel Bezat



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 09h46
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            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Emmanuel Macron aime-t-il « nos aînés », comme il dit ? Les retraités, qui ont largement contribué à sa victoire de mai 2017, ont la réponse dépitée : « Non, le président de la République nous fait payer une partie de ses réformes. » Leur reproche est fondé, mais ils ne devraient pas s’en étonner. Il avait annoncé, durant sa campagne, qu’il ferait le choix de l’activité pour donner leur place aux jeunes et réduire le chômage.
Il l’« assume » sans honte – et non sans courage – lors de déplacements ponctués d’échanges impromptus avec des retraités en colère. Comme ce jour de mars 2018, à Tours (Indre-et-Loire), où une vieille dame l’interpelle derrière une barrière de sécurité. « On a travaillé toute notre vie, et vous nous pompez », se plaint-elle. « On ne vous a pas pompés, on a baissé de 30 % les cotisations salariales pour que les gens qui travaillent puissent payer vos retraites, répond-il. Je vous demande un petit effort pour m’aider à relancer l’économie. » Le débat est un peu simpliste. Comme s’il y avait 25 millions d’actifs d’un côté et 16 millions de retraités identiques de l’autre.
Revenus décents
Car le gouvernement opère aussi des transferts insoupçonnés parmi les personnes âgées. On peut faire une lecture moins « sociale » que lui des derniers arbitrages entre générations, comme nous y invite l’économiste Daniel Cohen. La hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % de retraités et la désindexation des pensions sur les prix (+ 0,3 % en 2019 et 2020) couvrent le coût des baisses d’impôt sur le capital (ISF et taxe forfaitaire à 30 %). Ainsi les pensionnés des classes moyennes propriétaires d’un bien immobilier financent-ils un transfert de 5 milliards d’euros au profit des détenteurs d’un gros capital... souvent retraités eux-mêmes.

Mais, si l’on se retourne sur le demi-siècle écoulé, Macron a raison. Le système de retraite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La CSU a essuyé hier un camouflet historique, cédant sa majorité absolue au parlement régional. Le SPD a, lui, perdu près de la moitié de ses électeurs.
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La coalition de Merkel meurtrie par l’échec électoral bavarois

La CSU a essuyé hier un camouflet historique, cédant sa majorité absolue au parlement régional. Le SPD a, lui, perdu près de la moitié de ses électeurs.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 15h04
    |

            Thomas Wieder (Munich, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Bien sûr, ce n’était qu’un scrutin régional. Bien sûr, seuls 9,5 millions d’électeurs — sur les 62 millions que compte l’Allemagne — étaient appelés aux urnes. Mais le séisme politique qui a secoué la Bavière, dimanche 14 octobre, est d’une telle intensité que la « grande coalition » d’Angela Merkel, à Berlin, en subira nécessairement l’onde de choc.
Pour la chancelière allemande, le résultat de ces élections est une très mauvaise nouvelle. D’abord, à cause du revers historique infligé à l’Union chrétienne-sociale (CSU), le parti conservateur bavarois allié à l’Union chrétienne-démocrate (CDU), la formation qu’elle préside depuis 2000.
Dimanche, la CSU n’a recueilli que 37,2 % des voix, soit 10,5 points de moins qu’en 2013. Si la plupart des partis européens rêveraient aujourd’hui d’atteindre un tel score, celui-ci est en réalité un cruel camouflet pour les conservateurs bavarois qui, depuis 1958, n’étaient jamais passés sous la barre des 43 % lors d’élections régionales.
Un affaiblissement sans précédent
Cet affaiblissement sans précédent de la CSU ne fait pas l’affaire de Mme Merkel. Certes, celle-ci n’est sans doute pas mécontente du camouflet infligé au président du parti, Horst Seehofer, avec qui elle entretient des relations exécrables, surtout depuis qu’il a rejoint son gouvernement, en mars, comme ministre de l’intérieur.
En se trouvant ainsi fragilisé, M. Seehofer deviendra-t-il pour autant un partenaire plus docile ? Rien n’est moins sûr. Dimanche soir, s’il a admis une « part de responsabilité » dans le « mauvais résultat » de son parti, le président de la CSU s’est en effet empressé d’ajouter que « les causes » de ce revers se trouvaient aussi « à Berlin », sous-entendu à la chancellerie.
Déjà très tendues, les relations entre la CSU et la CDU risquent donc d’être encore plus compliquées dans les prochaines semaines, et ce d’autant plus que s’ajoute désormais un autre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse sont parmi les plus élevées du monde en Suède, au bénéfice d’une noblesse dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle explique, dans sa chronique, l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur.
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Le « modèle suédois » ne s’est pas construit en un jour

A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse sont parmi les plus élevées du monde en Suède, au bénéfice d’une noblesse dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle explique, dans sa chronique, l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h33
    |

                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            
Recherches. Au moment où une nouvelle impulsion doit être donnée au gouvernement, on peut espérer que le modèle scandinave, tant vanté par le président de la République avant son élection, redevienne un horizon partagé. Mais pour qu’il le soit de manière crédible et sur le long terme, condition indispensable à des transformations sérieuses, il faut comprendre ses origines. Les travaux des historiens suédois sont à cet égard irremplaçables, notamment ceux, récents, d’Erik Bengtsson (université de Lund).

Beaucoup de recherches sur les « variétés de capitalismes » ont eu tendance à réifier les spécificités nationales en catégories intemporelles : « libéralisme anglais », « étatisme français » ou « égalitarisme suédois », pour n’en citer que quelques-uns. Une part de l’historiographie traditionnelle suédoise a de fait construit l’idée que l’égalitarisme était dans la nature de la société suédoise et s’ancrait dans l’importance d’une catégorie de paysans propriétaires depuis le Moyen Age.
Cette catégorie aurait bénéficié précocement d’une représentation parlementaire et d’un déclin de la noblesse. De ce fait, elle aurait conduit à une transition « naturelle » vers une social-démocratie modérée et ses systèmes de retraite ou d’assurance-chômage exemplaires, conciliant efficacité et justice.
Taux d’adhésion aux partis politiques ouvriers records
Les travaux récents montrent pourtant que la Suède du XIXe siècle n’a rien d’une société égalitaire. A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse y sont parmi les plus élevées du monde, au bénéfice d’une noblesse qui reste très dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle.
Un prolétariat urbain a rejoint ouvriers agricoles et domestiques (auxquels la loi imposait jusqu’en 1885 des formes de travail forcé) pour former une classe populaire condamnée par la misère à émigrer massivement (un Suédois sur cinq en trente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ De retour d’Arménie vendredi soir, Emmanuel Macron a mené une « large consultation politique » tout le week-end et livré enfin ses derniers arbitrages.
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Gouvernement : le remaniement est attendu lundi dans la journée

De retour d’Arménie vendredi soir, Emmanuel Macron a mené une « large consultation politique » tout le week-end et livré enfin ses derniers arbitrages.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 09h59
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Le remaniement le plus long. Après son retour d’Arménie, vendredi 12 octobre dans la soirée, Emmanuel Macron a repris ses tractations politiques, qui se sont poursuivies tout le week-end. Même ceux de la Macronie historique qui avaient quitté Paris pour assister au mariage d’Ismaël Emélien, le conseiller spécial du président de la République, n’ont pas totalement décroché.
La constitution de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être connue lundi 15 octobre dans la journée. Vraisemblablement après le retour du premier ministre Edouard Philippe, qui devait passer la matinée à Nantes et rentrer à Paris pour déjeuner avec le chef de l’Etat.

Le processus avance « dans le calme », a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien à France 24 et RFI, vendredi soir, à l’issue du sommet de la francophonie qui se tenait à Erevan. Un tel remaniement « c’est important, ce sont des engagements, et donc il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme (...) J’essaie de faire les choses de manière professionnelle », a-t-il affirmé.
« Le président a beaucoup consulté samedi et dimanche », fait savoir l’Elysée, où l’on parle d’ « une large consultation politique ». Il s’est entretenu avec Edouard Philippe, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Christophe Castaner, le délégué général de La République en Marche. Il a également « beaucoup » parlé avec François Bayrou, confie-t-on dans son entourage, et discuté avec le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu’avec certains élus locaux.
« Les remaniements n’ont jamais rien changé »
Plus de dix jours après la démission de Gérard Collomb le 3 octobre, Matignon et l’Elysée se savent très attendus sur ce remaniement qui aura pris un temps record dans l’histoire de la Cinquième république. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 14 octobre, François Bayrou, qui a affirmé avoir « la chance de parler avec le président presque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1.
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Evaluations scolaires : un élève de CE1 sur deux a des difficultés en calcul mental

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 20h35
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 21h22
   





                        



   


Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a dévoilé dimanche 14 octobre à 20 Minutes les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1, tant décriées par les syndicats d’enseignants. Et les résultats ne sont pas bons.
Selon ces évaluations, 23 % des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent et « 8 % ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés ». « Concernant les élèves en début de CE1, 30 % lisent moins de trente mots par minute, alors que l’objectif national est de cinquante mots. Un élève sur deux (49 %) a des difficultés en calcul mental et 47 % ont des soucis pour résoudre des problèmes », poursuit M. Blanquer.
Pour le ministre, des « difficultés sociales et familiales peuvent expliquer certains retards, notamment dans le langage ». « C’est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner. On ne doit laisser aucun élève de côté », estime-t-il.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Mettre en place toujours plus d’évaluation à l’école n’est pas une solution »



« Points de repère plus sûrs »
Répondant aux reproches de certains syndicats sur l’efficacité de ces tests et le risque qu’ils stressent les écoliers, le ministre assure qu’ils sont « un levier pour leur réussite ». « Ils n’ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance », insiste M. Blanquer. Ne pas répondre à toutes les questions n’est « pas un signe d’échec », affirme-t-il. Pour lui, « avec ces tests nationaux, l’évaluation est scientifique et complète. Les points de repère sont plus sûrs » qu’avec les évaluations qui étaient déjà réalisées par les enseignants.
Le ministre de l’éducation présente par ailleurs lundi au conseil supérieur de l’éducation un projet de loi qui vise notamment à rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans à la rentrée 2019, contre 6 actuellement.
Selon M. Blanquer, cela « va mettre l’accent sur l’école maternelle et sur l’acquisition du langage. La réforme de la formation initiale des enseignants [également prévue par le projet de loi] va nous permettre aussi de renforcer leurs compétences ».

        Lire aussi :
         

                Ecole : le contenu du projet de loi Blanquer






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ « Le Monde » s’est procuré l’avis portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.
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Brexit : le Conseil d’Etat émet des réserves sur le projet de loi d’habilitation

« Le Monde » s’est procuré l’avis portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 21h40
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Un secret jalousement gardé. L’exécutif avait espéré que l’avis du Conseil d’Etat portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ne soit pas rendu public. Sans doute voulait-il éviter de voir éventées les réserves de la juridiction administrative à la lecture d’un projet de loi lui laissant une grande latitude de mise en œuvre.
Fin août, Edouard Philippe avait demandé à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l’Union européenne échoueraient à trouver un accord sur le Brexit. Des mesures visant à « atténuer les difficultés liées à ce défi inédit », avait précisé Matignon. Comme « faciliter le séjour des ressortissants britanniques déjà présents en France » ou « assurer la plus grande fluidité possible des contrôles aux frontières lorsque le Royaume-Uni sera devenu un pays tiers à l’Union européenne ».

« Ménager la position de la France »
Dans l’avis sur ce texte, rendu le 27 septembre et dont Le Monde a pris connaissance, le Conseil d’Etat considère le recours aux ordonnances comme « justifié, à la fois, par l’urgence qui s’attache à la préparation de ces mesures mais aussi par le caractère conditionnel de la plupart d’entre elles ». Elles ne trouveraient en effet à s’appliquer que dans l’hypothèse d’un retrait du Royaume-Uni sans accord.
La juridiction administrative relève toutefois que « la compatibilité des mesures envisagées dans le présent projet avec le droit de l’Union devra être appréciée au stade des ordonnances ». Car c’est ce qui chagrine le plus le Conseil d’Etat dans ce projet de loi. Il n’énumère que les têtes de chapitre des domaines pouvant donner lieu à ordonnance mais sans préciser, dans la plupart des cas, la portée des mesures envisagées.
« Le gouvernement explique ces choix par le souci de ménager la position...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Une semaine après le vote mettant la direction en minorité, Pierre Laurent, secrétaire national du parti, ne désarme pas.
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Au PCF, le risque du statu quo

Une semaine après le vote mettant la direction en minorité, Pierre Laurent, secrétaire national du parti, ne désarme pas.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 18h26
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le Parti communiste français (PCF) va-t-il tomber dans le piège de la « hollandisation », avec un secrétaire national qui s’accroche à son poste tout en s’entourant d’une équipe respectant les équilibres internes ? C’est le risque qui pointe au sortir du Conseil national (CN, parlement du parti) de samedi 13 et dimanche 14 octobre. Une semaine après le vote des militants communistes ayant placé le texte alternatif − emmené notamment par les députés André Chassaigne et Fabien Roussel − devant celui de la direction sortante (42,15 %, contre 37,99 %), c’est, en effet, le statu quo qui domine. Pierre Laurent, à la tête de la formation depuis 2010, rejette en tout cas toute analogie avec le PS sous l’ère François Hollande (1997-2008), où la synthèse était érigée en règle. Il assure ne pas faire de son mandat le cœur de ses motivations.
« On ne fera pas de synthèse molle, promet M. Laurent. Nous ferons des choix clairs, nous aiguiserons la discussion. Il n’y aura pas de réponse mi-chèvre, mi-choux, cela nous conduirait à l’échec. Mon but n’est pas de rester à la tête du PCF, mais de le garder uni. »
Plus petit dénominateur commun
Voire. Car si huit jours auparavant, au soir du résultat inédit du vote interne et du camouflet infligé à la direction, des rumeurs de démission de Pierre Laurent couraient, ce n’est plus le cas. « Je fais partie de l’équation », rappelle l’ancien journaliste de sa voix monocorde. Il ajoute : « Notre culture est celle de l’addition, pas de l’opposition interne. » Le sénateur de Paris insiste pour « constituer une nouvelle équipe de direction ». Il se dit d’ailleurs « disponible » pour « animer » cette équipe : « Oui, je peux rester, car ce qui incarnera le changement demandé par les militants lors du vote s’incarnera dans la nouvelle équipe de direction », a-t-il ensuite précisé à quelques journalistes. « Mais s’il y a d’autres propositions, la question n’est pas taboue », rappelle-t-il. En clair : il restera tant qu’on ne lui demandera pas de partir. M. Laurent estime que le vote n’a pas donné de majorité à l’un des quatre textes en lice puisque aucun n’a atteint 50 % des voix. Et que, de fait, il reste le plus petit dénominateur commun d’un parti où les divergences pointent.

        Lire aussi :
         

                Congrès du PCF : le texte de la direction mis en minorité, une situation inédite pour le parti



L’ambiance était d’ailleurs étrange, samedi après-midi, en marge du conseil national. Les communistes s’étaient délocalisés dans les locaux de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), dans le 11e arrondissement de Paris, car un tournage avait lieu à leur siège de la place du Colonel-Fabien. Presque tous les responsables interrogés assuraient que derrière le huis clos, tout se passait bien, dans un esprit de franche camaraderie. « Il y a une bonne ambiance, on se marre même », a plaisanté Fabien Roussel.
Le député du Nord est l’homme fort du vote de la semaine dernière. On le présente comme le successeur potentiel à Pierre Laurent, puisqu’il est issu du texte ayant recueilli le plus de suffrages. Il ne rejette pas cette possibilité d’ailleurs, mais à certaines conditions : « Nous avons besoin d’un collectif. Si je peux mettre mon expérience, mon mandat au service du parti et de montrer que le PCF est capable de se renouveler, alors je pourrais me rendre disponible. » Il ajoute un codicille :
« Mais ce sera dans un esprit de discussion, pas pour m’opposer à d’autres. Je ne ferai pas de campagne pour la direction du parti. Ne divisons pas encore plus le parti. Les militants ne doivent pas avoir à trancher, car quand on tranche, on coupe. Et je ne veux pas de cela. »
Fumée blanche
Pour les profanes, cela signifie que M. Roussel brigue bien la tête du parti, mais pas au prix d’une compétition interne avec Pierre Laurent. Il faut qu’il soit désigné, que la fumée blanche surgisse du siège et que M. Laurent le nomme successeur. « Marchais a désigné Hue. Hue a désigné Buffet. Buffet a désigné Laurent. Cela s’est toujours bien passé », rappelle-t-il. Avant de lancer une invitation à M. Laurent : « Je voudrais que l’on se voie, qu’on en parle ensemble. » 
Les cartes sont donc dans les mains de Pierre Laurent qui, en fin connaisseur des arcanes de son parti, juge qu’il est urgent d’attendre. Surtout qu’une deuxième bataille va désormais avoir lieu : celle des amendements du texte sorti en tête. Cela se fait à la base, par les militants. Et la direction voit les choses en grand, au risque de dénaturer le Manifeste pour un communisme du XXIe siècle, titre de la « motion » Chassaigne-Roussel. « Il y a de grands blocs qu’il faut éclaircir : l’international, la question européenne et la situation politique en France, souligne Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. On est tous d’accord sur la nécessité de s’attaquer à l’effacement du parti et de réaffirmer son identité. Mais on peut avoir des différences sur les méthodes. » Fabien Roussel avertit : « On peut modifier, enrichir le texte mais on doit rester dans l’orientation générale. »

        Lire aussi :
         

                Le Parti communiste, tiraillé, lance sa campagne européenne



Dans ce duel à fleurets mouchetés, les tenants du texte « Pour un printemps du communisme » (11,95 % des voix), qui défendent une stratégie d’union de la gauche antilibérale, notamment avec La France insoumise, ont les mots les plus tranchants. Frédérick Genevée estime ainsi que le PCF « est divisé, qu’il n’a plus de majorité ». « On doit avoir un débat sur les idées. Or on bataille sur les commissions… On ne se relèvera pas comme ça. Il y a un risque d’éclatement », poursuit-il. Le chemin semble encore long pour les communistes avant leur congrès fin novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Selon les estimations, les chrétiens sociaux arrivent en tête, avec environ 37 % des suffrages, mais perdent une dizaine de points par rapport à 2013.
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Allemagne : camouflet pour la CSU, parti allié de Merkel, lors des élections en Bavière

Selon les estimations, les chrétiens sociaux arrivent en tête, avec environ 37 % des suffrages, mais perdent une dizaine de points par rapport à 2013.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 09h39
   





                        



   


Le parti conservateur CSU, allié incontournable de la chancelière allemande, Angela Merkel, a subi dimanche 14 octobre un camouflet aux élections régionales en Bavière, perdant sa majorité absolue face à l’essor des Verts, grands gagnants du scrutin, et de l’extrême droite, selon les sondages des chaînes publiques ARD et ZDF.
Les chrétiens sociaux arrivent en tête, mais avec seulement 35,5 % des suffrages, soit une perte de douze points par rapport à 2013 et le score le plus bas depuis les années 1950, selon les premières estimations. L’autre allié de la chancelière au niveau national, le SPD, subit une gifle avec 9,5 % des suffrages, se faisant doubler par les Verts (17,8 %), le parti d’extrême droite antimigrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) avec 11 %, et les Freie Wähler, des conservateurs indépendants (11,5 %). Les Libéraux du FDP (5 %) ferment la marche.
Ce résultat n’a rien pour rassurer la chancelière allemande, d’autant que son propre parti, la CDU, doit faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes. Ces deux scrutins « affecteront la politique nationale, et en conséquence la réputation de la chancelière », a déjà prévenu vendredi le président de la Chambre des députés et vétéran respecté de la CDU, Wolfgang Schäuble.

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Sociaux-démocrates récalcitrants
La remarque n’est pas anodine : Angela Merkel doit affronter en décembre un vote de militants pour être reconduite à la tête de son parti. Au pouvoir depuis treize ans, la chancelière allemande a connu une année très difficile, conséquence politique de sa décision de 2015 d’ouvrir l’Allemagne à plus d’un million de demandeurs d’asile.
Même si elle a considérablement resserré l’accueil des migrants, Angela Merkel a été handicapée par l’essor de l’extrême droite aux législatives de septembre 2017. Elle a bataillé six mois durant pour former une coalition gouvernementale, finalement avec des sociaux-démocrates très récalcitrants.
Puis, durant l’été 2018, c’est la CSU bavaroise qui s’est rebellée, conduite par son chef, le ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui a risqué à deux reprises de faire tomber le gouvernement en poussant des thèmes chers à l’AfD afin de regagner le terrain perdu. Mais selon les enquêtes d’opinion, cette stratégie n’a pas convaincu les citoyens tentés par l’extrême droite de revenir dans le giron des conservateurs, tandis que d’autres, plus modérés, se sont tournés vers les Verts.
Autre problème pour la chancelière : les intentions du SPD, alors que des voix réclament bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l’opposition. Face au séisme bavarois, de puissantes personnalités risquent aussi la suite de leur carrière, à commencer par Horst Seehofer, ministre de l’intérieur et poil à gratter de Mme Merkel.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.
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Election LR dans les Alpes-Maritimes : des proches d’Estrosi dénoncent de « multiples irrégularités »

Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 17h20
   





                        



   


La victoire d’Eric Ciotti, samedi 13 octobre, à l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes est-elle entachée d’une « fraude massive » ? C’est ce que dénoncent, dimanche, des élus proches de Christian Estrosi, maire de Nice et grand rival de M. Ciotti, dans un texte envoyé à la presse.
La députée Marine Brenier, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone et l’élu régional Pierre-Paul Leonelli affirment que « le chiffre de la participation exceptionnellement élevé, à plus de 70 % sur Nice », les laisse « tout particulièrement interrogatifs ». « De nombreux militants nous ont fait part de multiples irrégularités tout au long du processus électoral et de difficultés pour voter aujourd’hui [samedi] », écrivent-ils également, ce qui « rend cette participation très étonnante et nous laisse penser qu’une fraude massive a été organisée ».

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De nombreuses défaites pour les proches d’Estrosi
L’entourage d’Eric Ciotti a réagi, dimanche, en faisant savoir que « les élections se sont parfaitement déroulées sous l’autorité indépendante de Jean Leonetti », le maire LR d’Antibes qui avait été désigné par le parti comme le référent départemental pour ce scrutin. Samedi soir, M. Ciotti avait déclaré à sa permanence que « la très forte participation au scrutin démontre que notre parti est résolument engagé sur le chemin de la reconquête » et que « les militants des Républicains fidèles à nos valeurs ont décidé aujourd’hui de clarifier la ligne de notre famille politique en m’élisant président de notre fédération ».
Christian Estrosi avait, pour sa part, décidé de ne pas se représenter à la présidence de la fédération, poste qu’il occupait depuis plusieurs années. Concernant les élections de différents délégués de circonscriptions dans le département, tous les candidats parrainés par Eric Ciotti, et qui étaient notamment opposés à des fidèles de Christian Estrosi, dont les trois signataires du texte envoyé à la presse, ont été élus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La ministre du travail est l’invitée dimanche à partir de 12 heures de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans un enregistrement diffusé par le « JDD », le candidat vainqueur évoque la possibilité de capter les codes de vote des militants.
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Jeunes Républicains : Aurane Reihanian, soutien de Wauquiez, élu mais accusé de fraude

Dans un enregistrement diffusé par le « JDD », le candidat vainqueur évoque la possibilité de capter les codes de vote des militants.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 08h05
   





                        



   


Aurane Reihanian, soutien actif de Laurent Wauquiez, a été élu samedi 13 octobre président des Jeunes Républicains avec 58,41% des voix au terme d’une élection entachée de soupçons de fraude, selon les résultats officiels communiqués par Les Républicains (LR). En vertu du règlement des élections, la liste arrivée en tête, remporte tous les sièges au bureau national.

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Le vote par Internet s’est tenu entre vendredi à 18 heures et samedi à la même heure. Environ 5 000 adhérents de moins de 30 ans étaient appelés à départager le favori Aurane Reihanian, ex-président des Jeunes avec Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle, ancien président des Jeunes avec Sarkozy.
Enregistrement audio
Ce dernier a accusé son adversaire d’avoir cherché à « truquer l’élection », avant la clôture du scrutin, et a saisi la Haute autorité de LR. Dans un enregistrement audio diffusé vendredi soir par l’équipe de Charles-Henri Alloncle, et dévoilé par Le Journal du Dimanche, Aurane Reihanian parle avec l’un de ses partisans de la meilleure façon de voter à la place des militants en captant leurs codes nécessaires au vote.
Au terme d’une campagne dominée par des accusations de manquements de part et d’autre, Aurane Reihanian a dénoncé dans un communiqué des « propos isolés et sortis de leur contexte » enregistrés à son insu. « Avec un membre de mon équipe, nous envisagions les cas dans lesquels les équipes de Charles-Henri Alloncle pouvaient frauder comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises », déclarait l’ex-président des Jeunes avec Wauquiez.
Charles-Henri Alloncle évoquait pour sa part dans un communiqué des « preuves de fraude accablantes » et accusait son concurrent de vouloir « truquer l’élection des jeunes Républicains ».
Polémique sur les enfants nés de PMA
Le nouveau président aura pour mission, notamment, de redorer l’image de son parti auprès des jeunes, qui se sont largement détournés des candidats de droite lors de la séquence électorale de 2017.
Il avait déclenché une polémique à l’échelle des jeunes LR, en décembre 2017, en déclarant à Libération que « les enfants nés de la PMA (procréation médicalement assistée-NDLR) ne devraient même pas exister » avant d’atténuer ses propos quelques jours plus tard.
Les Jeunes LR étaient privés de président depuis l’éviction, en juillet 2017, de la députée Marine Brenier, alors atteinte par la limite d’âge et mise en cause pour son ralliement aux Constructifs à l’Assemblée nationale – elle a depuis lors rebroussé chemin vers le groupe LR.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Paris va ouvrir des mairies, dont l’Hôtel de Ville, aux SDF

La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h53
   





                        


La maire (Parti socialiste, PS) de Paris, Anne Hidalgo, annonce dans un entretien au Journal du dimanche du 14 octobre qu’elle va ouvrir des mairies de la capitale aux SDF cet hiver, dont l’Hôtel de Ville, spécialement dédié aux femmes sans-abri.
En février, près de 3 000 sans-domicile avaient été dénombrés dans les rues de la capitale lors d’un recensement inédit organisé par la municipalité, sur fond d’une querelle de chiffres entre le gouvernement et les associations.
« Il manque donc près de 3 000 places d’hébergement d’urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. Plus de 800 ont déjà été créées dans nos bâtiments depuis février, 700 seront ouvertes d’ici à début 2019. L’Etat est chargé de créer les 1 500 autres », explique Mme Hidalgo.

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Utiliser les bâtiments vacants
Pour ce faire, l’élue, qui lance au passage un appel aux entreprises pour mettre leurs locaux inoccupés à disposition des plus démunis, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux en fonctionnement.
« Plusieurs mairies d’arrondissement – de gauche comme de droite – ont accepté d’ouvrir des places d’hébergement dans leurs locaux. (…) Dans le même élan, j’ai tenu à créer une halte de nuit dédiée aux femmes dans l’Hôtel de Ville de Paris » qui ouvrira fin novembre, affirme-t-elle.
A l’Hôtel de Ville, qui héberge les institutions municipales de la capitale depuis le XIVe siècle, le salon des Prévôts et celui des Tapisseries « seront transformés en accueil de jour – des repas seront servis et des soins prodigués – ainsi qu’en halte de nuit, avec des lits, des dortoirs, des blocs sanitaires », développe la maire.
Une cinquantaine de femmes SDF pourront être accueillies dans cette halte qui sera « pérenne ». Le nombre pourra monter à une centaine en situation de grand froid. « Je veux que ce nouveau lieu soit chaleureux. (…) Elles seront prises en charge par des femmes, car certaines sont traumatisées et fuient toute présence masculine », souligne Mme Hidalgo qui plaide aussi pour la réouverture d’un « vrai centre de premier accueil » des migrants à Paris.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Elisabeth Borne se déporte du dossier du CDG Express pour éviter tout conflit d’intérêt

Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 19h46
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 07h33
   





                        



   


La ministre des transports Elisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP, s’est déportée samedi 13 octobre de l’attribution du marché de l’exploitation du CDG Express, la ligne rapide devant relier Paris à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, afin d’« éviter toute suspicion possible de conflit d’intérêts ».
Un décret paru ce samedi au Journal Officiel précise que l’attribution de ce contrat sera désormais confiée au ministre de la transition écologique, François de Rugy, qui assure la tutelle sur les transports.
« Cette décision a été prise afin de prévenir toute suspicion possible de conflit d’intérêts, compte tenu des responsabilités précédemment exercées par Elisabeth Borne à la tête de la RATP, qui est membre d’un groupement candidat à l’attribution de ce contrat », a-t-on expliqué dans l’entourage de la ministre.
Le Charles-de-Gaulle Express, ou CDG Express, doit relier à l’horizon 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, durera 20 minutes et coûtera 24 euros.
Autre dossier : l’A79, dans l’Allier
La ministre fait aussi face à des accusations de conflit d’intérêt dans un autre dossier, celui d’un tronçon de la future autoroute A79 dans l’Allier, en raison de ses anciennes fonctions au sein du groupe de BTP Eiffage, candidat à ce marché. Au moins un concurrent a demandé si des dispositions particulières seraient prises pour éviter le conflit d’intérêt. Il lui a été répondu, affirme-t-il, que les travaux de la commission, conformément aux habitudes, ne seraient pas rendus publics et que la ministre exercerait normalement ses attributions.
L’A79, qui doit prendre la place de la N79 dans la partie traversant le département de l’Allier, représentera un tronçon concédé à péage de 92 kilomètres. La décision d’attribution sur ce dossier doit intervenir avant la fin de l’année et met en concurrence la plupart des gros groupes du BTP : Bouygues, Eiffage, NGE, SPIE et Vinci.

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