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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Kylian Mbappé : trop haut, trop vite ?

Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h36
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. « Tout va très vite dans le football », paraît-il, et rien ne va plus vite que Kylian Mbappé en ce moment. L’on ne parle pas que de faits bruts — palmarès et statistiques —, mais également de sa capacité à apparaître déjà comme une icône du football mondial, à façonner très tôt son propre mythe.
Depuis un an et demi, Mbappé confirme et même dépasse les attentes sur le plan sportif, à l’image d’une semaine durant laquelle il a enchaîné un quadruplé face à Lyon au Parc des Princes, la couverture du magazine Time et le sauvetage de l’équipe de France face à l’Islande.
Troublante perfection
Inutile d’objecter qu’au Parc des Princes, Neymar a été étincelant et l’a bien servi. Que le magazine américain l’avait rencontré il y a plusieurs mois et que cette « une » (européenne) tient d’un calendrier heureux. Que face à l’Islande, il a vu un tir dévié deux fois dans les cages et transformé un penalty. Le conte de fées se passe du compte des faits.
Tout va si vite que les sceptiques trouveront l’histoire trop belle. L’emballement est en effet à la mesure de l’emballage, d’une troublante perfection. A peine besoin de storytelling pour une histoire qui s’écrit toute seule, dont le héros lui-même fournit le texte avec un discours d’une étonnante maturité.
De ce point de vue aussi, Kylian « même pas 20 ans » Mbappé est parti sur des bases élevées. Il lui faudra cependant avoir les épaules larges pour assumer les attentes sportives, mais aussi l’image idéale, voire cet idéal qu’on lui fait incarner.
Tête de gondole de marques mondiales (Nike, le PSG), il est également l’enfant de Bondy élevé au rang de héros positif censé représenter la banlieue qui réussit, comme le conte l’article de Time. Tout dans son parcours sportif relève pourtant de l’exceptionnel, et lui-même ne correspond pas au stéréotype du gamin des « quartiers » : famille de la classe moyenne, scolarisation dans un collège privé, départ à 12 ans en centre de formation…
Temps de passage
On est certes fondé à penser que Kylian Mbappé a d’ores et déjà confirmé son immense potentiel : il a pris une part cruciale au titre mondial des Bleus, il assume son statut en club et le voici candidat au Ballon d’or.
Les inévitables comparaisons statistiques ont désigné Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, joueurs hors-norme dont on imagine qu’il est le successeur. Il est vrai qu’il les devance, au même âge, en nombre de buts inscrits en club et en sélection (64 contre respectivement 27 et 20). On en oublierait presque Neymar (48), et surtout le « premier » Ronaldo, largement en tête de ce classement (92 buts marqués au même âge).
Le Brésilien fut la matrice du joueur-phénomène, monstre de puissance, de technique et de vitesse. Mbappé est-il de ceux-là, peut-il maintenir ses temps de passage et résister au passage du temps ?
En février 1999, la France championne du monde bat l’Angleterre (0-2) et croit tenir « son » Ronaldo : rapide lui aussi, pas même 20 ans lui aussi, Nicolas Anelka a inscrit un doublé à Wembley. Deux autres espoirs de sa génération, Thierry Henry et David Trezeguet, pourtant sacrés le 12 juillet précédent, traversent une période plus difficile et semblent déjà dans son ombre. Ils connaîtront des carrières plus heureuses.
Encore une carrière à accomplir
Le paradoxe est qu’il reste à Mbappé toute une carrière à accomplir. Or à son âge, il faut continuer à « franchir des paliers » pour ne pas régresser. Mbappé a des marges de progression, même si l’on peine à les discerner compte tenu de son efficacité actuelle. Mais c’est justement quand il aura moins de réussite qu’il devra trouver de nouvelles ressources, être plus efficace devant le but, plus complet dans les trente derniers mètres, moins inutilement provocateur.
Et peut-être se montrer plus collectif, même s’il postule à cette catégorie de joueurs auxquels on accorde le droit de marcher pour mieux courir quand il le faut. Des joueurs qui ont aussi le privilège d’évoluer dans les meilleurs effectifs du monde, mis à leur service. La trajectoire de Mbappé s’inscrit sur ce type d’orbite, mais il peut encore n’être « que » Michael Owen ou Fernando Torres.
L’attaquant parisien, doté de l’ambition dévorante et de l’assurance des grandes stars, semble armé pour ne pas tomber dans les pièges que tend une carrière — transferts idiots, dissipation, facilité. Cela ne lui épargnera pas de devoir surmonter les aléas des blessures, des critiques, des pertes de mojo…
L’émerveillement demeure. On n’en croit pas ses yeux. La question demeure aussi : jusqu’où ira-t-il ? Avec Mbappé, on est comme dans le premier quart d’heure d’un match qui s’annonce extraordinaire. L’essentiel reste quand même à jouer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Si le joueur est soutenu par des dirigeants du pays, des voix se font entendre pour dénoncer le traitement médiatique de la victime présumée, Kathryn Mayorga.
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Malgré les accusations de viol, Cristiano Ronaldo presque intouchable au Portugal

Si le joueur est soutenu par des dirigeants du pays, des voix se font entendre pour dénoncer le traitement médiatique de la victime présumée, Kathryn Mayorga.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h26
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Lisbonne)








                        



   


« Cristiano Ronaldo, vous qui êtes le plus célèbre Portugais au monde… » Le 14 janvier 2015, Marcelo Rebelo de Sousa attaque l’interview du footballeur par cette assertion en guise de présentation. L’homme n’est pas un journaliste comme les autres. Chroniqueur pour la chaîne privée SIC, Rebelo de Sousa (classé au centre droit) sera élu un an plus tard président de la République. Pourtant ce jour-là, c’est bien lui qui se rend en audience dans la villa madrilène de Ronaldo où il l’interroge avec déférence sur sa réussite et sa vision de son pays en tant que « Portugais du monde ».

Trois et demi plus tard, le Portugais le plus illustre traverse une passe difficile. Kathryn Mayorga, une Américaine de 34 ans, accuse l’actuel attaquant de la Juventus Turin de l’avoir violée en juin 2009 à Las Vegas et en témoigne à visage découvert pour l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Le dossier a été rouvert par la justice américaine, et Ronaldo encourt jusqu’à dix ans de prison dans l’Etat du Nevada si sa culpabilité est avérée.

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Le 5 octobre, Marcelo Rebelo de Sousa a apporté ce qui ressemble à un soutien. « Je ne change pas d’idée concernant le rôle sportif et national pour notre pays de quelqu’un aujourd’hui concerné par une affaire judiciaire », a estimé le dirigeant en marge du 118e anniversaire de la proclamation de la République portugaise.
Le lendemain, le premier ministre, Antonio Costa, volait aussi au secours de la star poursuivie : « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
Les deux hommes s’appuient, bien sûr, sur la présomption d’innocence pour justifier leurs propos, mais ils en appellent aussi à la figure patriotique incarnée par Ronaldo dans un pays où le football occupe une place dévorante.
Alors, interdiction ne serait-ce que de s’interroger sur l’affaire qui implique l’icône et le capitaine vainqueur de l’Euro 2016 avec la Seleçao ? « Nous sommes jaloux de ceux qui ont du succès au Portugal, c’est insupportable », s’emportait ainsi José Peseiro, entraîneur du Sporting Portugal (club formateur de Ronaldo), le 6 octobre.
Patriotisme contre le mouvement #MeToo
« Ce n’est pas une surprise, le monde du football est terriblement machiste », déplore Joao Miguel Tavares. Chroniqueur influent pour la chaîne TVI et le quotidien Publico, le journaliste a été un des premiers à faire entendre une voix discordante. Il plante le décor :
« Nous assistons à un choc entre le patriotisme lié au football à travers la figure de Ronaldo et d’un autre côté ce combat pour dénoncer les agressions sexuelles, qui est encore timide au Portugal. Le mouvement #metoo y est surtout connu et discuté par une certaine élite intellectuelle. »
Miguel Tavares raconte que dans les émissions de débats sur le ballon rond qui font le bonheur des télévisions en seconde partie de soirée, la plaignante est le plus souvent décrite comme une opportuniste, quand ce n’est pas – à tort – une prostituée.
Le 4 octobre, Paulo Dentinho s’est pourtant insurgé au milieu de la nuit. Le directeur de l’information de RTP (télévision publique) a écrit dans Publico : « Il y a les femmes violées de première catégorie, celle de deuxième ou de troisième. Tout dépend de leur statut à “elles” mais surtout à “eux”… Si son violeur porte une auréole de héros national, elle est forcément une pute ou, dans les meilleurs des cas pour elle, une provocatrice sans scrupule. »
Le message provoque une avalanche de commentaires et Dentinho quittera ses fonctions le 11 octobre. Il n’est toutefois pas le seul à critiquer la façon dont le pays appréhende cette affaire.
« Si la théorie de la dénégation explique les réactions d’une foi absolue en Cristiano Ronaldo et les insultes proférées à la femme qui l’accuse, peut-être qu’une séance de thérapie devrait être prescrite à 10 millions de Portugais », avance l’éditorialiste Ana Sa Lopes dans un article de Publico au titre évocateur : « Saint Ronaldo et les prostituées ».
L’affaire Mayorga renvoie le pays au rôle d’emblème national tenu par l’enfant de Madère. Ce rôle qui lui a été confié et que l’intéressé a accepté de bon cœur. Après l’Euro remporté en 2016, le philosophe Manuel Sergio (mentor d’un certain José Mourinho, l’actuel entraîneur de Manchester United, et auteur de plusieurs ouvrages sur le football), théorisait à propos de la figure de « CR7 » :
« Nous sommes un petit pays périphérique de l’Europe, pauvre, dont la splendeur remonte à cinq siècles mais qui vit toujours un peu avec ce fantasme d’une grandeur passée. A travers le foot et la figure de Cristiano Ronaldo, nous pouvons l’instant d’un tournoi rivaliser avec des pays comme la France, l’Angleterre, l’Allemagne avec lesquels nous ne sommes pas en compétition dans les autres domaines. »
« On a dépassé le stade épidermique du début »
Dans ce contexte, la tenue d’un débat calme et rationnel ne va pas de soi. Comme en témoignent les propos tenus par Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, le 6 octobre dans les colonnes de Jornal da Madera. « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui [Ronaldo] soutirer de l’argent », avance celui qui a décidé en 2017 de donner le nom de Cristiano Ronaldo au principal aéroport de l’île.

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Députée socialiste, Isabel Moreira, est l’une des rares figures politiques à demander de la considération pour la plaignante. « Le niveau de misogynie qu’on peut observer est impressionnant, déplore l’élue, connue pour son engagement féministe. La présomption d’innocence doit être respectée, mais nous sommes face à un travail journalistique sérieux. Parce que Kathryn Mayorga a été modèle, sa moralité est douteuse ; parce qu’elle l’a suivi dans sa suite, elle aurait perdu le droit de lui dire non. »
Depuis dimanche, la tempête Leslie – responsable d’importants dégâts dans le centre du pays – a mis quelque peu les débats autour de l’affaire de Las Vegas sur pause. Avant cela, Joao Miguel Tavares observait un début de changement dans l’opinion publique. « On commence à entendre des gens dire : “Du calme, cette histoire est bien plus compliquée pour Cristiano qu’on veut le présenter.” On a dépassé le stade épidermique du début où on ne voulait pas entendre parler de cette affaire. »
De là à imaginer une éventuelle prise de distance avec l’idole, il existe encore une marge, estime le journaliste. « Comme la justice est très lente ici, les Portugais doivent espérer que ça soit aussi le cas dans cette affaire et qu’elle sera jugée au pire quand Cristiano aura 45 ans et aura rangé ses crampons depuis un moment. Dans le fond, personne n’arrive à se projeter l’image d’un Cristiano avec la tenue orange des prisonniers aux Etats-Unis. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur ».
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Incertitude sur la remise de la Légion d’honneur aux 23 Bleus de Deschamps

La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur ».



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h12
   





                        



   


Ils seront décorés, reste à savoir quand. Les 23 Bleus champions du monde 2018 recevront la Légion d’honneur a confirmé l’Elysée, mais ce ne sera pas le 13 novembre, comme l’a écrit Le Parisien, lundi 15 octobre. La Fédération française de football, la FFF, n’a pas non plus confirmé la date.
La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur », mais aucune date n’avait été déterminée.
En 1998, Jacques Chirac avait aussi décoré les 22 champions du monde du grade de chevaliers.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’attaquant du PSG et de l’équipe de France s’est replacé dans la course au Ballon d’or.
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La nouvelle stature de Kylian Mbappé

L’attaquant du PSG et de l’équipe de France s’est replacé dans la course au Ballon d’or.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h32
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Pour peu, on lui offrirait presque un poste dans le gouvernement, dont le remaniement s’est fait attendre toute la semaine. Kylian Mbappé a changé de dimension depuis la victoire des Bleus en Coupe du monde et son début de saison supersonique, qui l’a replacé dans la course au Ballon d’or, décerné le 3 décembre, montre que le prodige n’est pas rassasié. Le jeune attaquant français sera encore la principale attraction du match face à l’Allemagne, mardi 16 octobre au Stade de France dans le cadre de la 3e journée de Ligue des nations. Une nouvelle occasion de se mettre en lumière.

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Il faut dire que la nouvelle coqueluche du football français ne fait rien pour se faire discret. Auteur d’un improbable quadruplé en treize minutes lors de la large victoire du PSG face à Lyon le 7 octobre, héros du match face à l’Islande en match amical le 11 octobre, en couverture de l’édition internationale du magazine Time le même jour, Kylian Mbappé attire les projecteurs et continue sa marche en avant. Il pourrait rejoindre Thierry Henry – meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 51 buts en 123 sélections – s’il continue à ce rythme, lui qui n’a que 19 ans.
Et son statut a changé, en club comme en sélection : là où Neymar était, logiquement, la tête de proue du PSG, Mbappé semble avoir inversé les rôles en ce début de saison. Là où Griezmann était le chouchou du public et des médias depuis l’Euro 2016, ils n’ont plus d’yeux que pour Mbappé, qui s’affirme un peu plus chaque jour comme le futur visage du football mondial.
« Personnalité globale »
« Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », s’est ainsi enthousiasmé le célèbre magazine américain Time qui a consacré quatre pages au Français dans son édition sur les « leaders de demain », et qui voit en Mbappé « bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse ». Au-delà du storytelling parfois douteux dans un pays où le « soccer » n’est qu’un sport mineur, cela dit beaucoup de la nouvelle stature du jeune homme, qui fascine bien au-delà de nos frontières. Vivienne Walt, l’auteure de l’interview, s’est notamment confiée au journal Le Parisien sur la perception du prodige outre-Atlantique : « Dès que j’ai fait l’interview, tout le monde à New York m’a dit : “Wahou ! Vous avez eu Mbappé ! C’est vraiment quelque chose.” Tout le monde sait qui il est. Depuis la Coupe du monde, il est devenu une personnalité globale. »

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Une « personnalité globale », adoubée par le roi Pelé himself, et que l’on compare déjà aux plus grands, aurait matière à se disperser. Mais Kylian Mbappé ne cesse de se fixer de nouveaux objectifs et fait tout pour y parvenir. Ses récentes performances ont ainsi relancé le débat sur la quête du Ballon d’or et sur ses chances de coiffer au poteau Luka Modric, le favori, et les Français Antoine Griezmann et Raphaël Varane. Un trophée qui peut parfois se jouer dans les dernières semaines. Mais quand Antoine Griezmann se lance dans une intense campagne d’autopromotion, Mbappé assure qu’il n’y pense pas tous les matins en se rasant, dans une communication parfaitement maîtrisée.
« Le Ballon d’or, je n’y pense pas, parce que si je pense trop à quelque chose, je deviens trop individualiste, a déclaré le Bondynois après le match face à l’Islande. Il faut penser au collectif avant tout parce que ce sont les coéquipiers en sélection et au PSG qui m’ont permis de, pourquoi pas, pouvoir décrocher ce titre. Je vais tout donner jusqu’à la fin des votes et on verra ce qu’il se passe. » 
Entrée décisive face à l’Islande
Auteur de 8 buts et 3 passes décisives depuis le début du championnat avec le PSG, il survole sans peine une Ligue 1 trop étriquée pour son talent. En Ligue des champions, où il peut encore s’affirmer, il a toutefois inscrit deux buts en deux matchs, et ses prochaines performances face à Naples et Liverpool seront particulièrement scrutées. Enfin, il a déjà marqué deux fois et provoqué un but contre son camp sur les 4 buts marqués par les Bleus lors des trois matchs disputés après la Coupe du monde (victoire face aux Pays-Bas, matchs nuls face à l’Allemagne et à l’Islande).
Son entrée décisive face à l’Islande, jeudi en match amical, a permis aux Bleus d’arracher un nul inespéré (2-2) dans les dernières minutes de la rencontre. Alors certes, il ne s’agissait « que » de l’Islande, et d’un match amical, mais Kylian Mbappé a montré que sa seule présence pouvait galvaniser ses coéquipiers et inquiéter ses adversaires quand, il y a encore seulement quelques mois, il n’était qu’un « plus » au service d’un collectif.
Acclamé par le public munichois lors du match aller de la Ligue des nations entre l’Allemagne et la France (0-0), le 6 septembre, Kylian Mbappé aura à cœur de briller de nouveau face aux champions du monde 2014, qui n’ont plus le droit à l’erreur après leur sévère défaite aux Pays-Bas (3-0).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’arrivée de Thierry Henry en Ligue 1 et à la victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Un rocher en cache un autre, tel père tel fils et mixité… ce qu’il faut retenir de ce week-end en sport

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’arrivée de Thierry Henry en Ligue 1 et à la victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h56
    |

                            Youmni Kezzouf et 
Anthony Hernandez








                        


Oui, Thibaut Pinot a remporté le Tour de Lombardie.

   


Oui, Thierry Henry est devenu entraîneur de Monaco.

   


Oui, les clubs français ont brillé en Coupe d’Europe de rugby.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.
Les trois leçons du week-end
Dans les traces de ton père, tu rouleras

   


Cette victoire n’est pas une victoire comme une autre. D’habitude plutôt confiné aux amateurs de sports mécaniques, le titre européen de formule 3 a pris cette année une ampleur médiatique forcément inédite avec le sacre d’un pilote allemand nommé Schumacher. Car Mick, 19 ans, est le digne fils du septuple champion du monde de formule 1, Michael Schumacher, aujourd’hui dans un état végétatif, après avoir été quelques années dans le coma à la suite d’une grave chute en ski.
Clin d’œil du destin supplémentaire, c’est sur le prestigieux circuit d’Hockenheim que le jeune pilote a remporté ce succès encourageant, là même où « Schumi » avait décroché à quatre reprises le Grand Prix d’Allemagne. Mick Schumacher succède au palmarès de la F3 européenne au Britannique Lando Norris, qui sera titulaire l’an prochain chez McLaren. L’espoir de revoir un Schumacher en F1 n’est donc pas illusoire.
« C’est difficile à décrire, je suis ravi, je suis reconnaissant, mon rêve est en train de se réaliser », a souri Schumacher Junior après son 13e podium en 29 courses de 2018, avec un moteur Mercedes. Toto Wolff, le Team Principal de Mercedes F1 et dernier patron de Michael Schumacher, en 2012, a apprécié : « Mick peut devenir l’un des grands de notre sport. »
Mick Schumacher a progressé tranquillement. Il a d’abord fait ses classes en karting, avant de monter en formule 4, puis en formule 3. La suite logique serait la formule 2 en 2019. Et peut-être de se tester grâce à quelques séances d’essais en F1. Rien ne sert de brûler les étapes.
Tes propres records, tu surpasseras
Comme si se lancer dans un Ironman n’était pas assez difficile. A Hawaii, la tenante du titre Daniela Ryf a trouvé le moyen de compliquer encore sa course. Avant même de commencer à nager dans l’eau de la baie de Kailua, la Suisse s’est fait piquer par une méduse. Handicapant, quand le programme du reste de la journée consiste en 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et 42 kilomètres de course à pied.
« Je me suis dit que je ne pouvais pas abandonner, parce que j’étais la tenante du titre. Mais je ne savais pas si je pourrais parcourir 3,8 kilomètres avec cette douleur. C’était horrible. » Sortie de l’eau avec neuf minutes de retard, Daniela Ryf s’est rattrapée à vélo, avant de franchir la ligne d’arrivée en solitaire, pour remporter son quatrième Ironman d’Hawaii de suite. Surtout, la triathlète a levé les bras après 8 h 26 minutes de course, vingt minutes de mieux que son précédent record.
Chez les hommes, le tenant du titre allemand Patrick Lange a lui aussi battu son propre record sur l’épreuve, devenant le premier homme à descendre sous la barre des huit heures, en bouclant le parcours en 7 h 52 minutes et 39 secondes. A l’arrivée, le triathlète a trouvé les ressources nécessaires pour s’agenouiller et demander son amie en mariage, histoire de conclure en beauté une journée historique.

L’épouvantail néerlandais tu affronteras
Ils sont sextuples champions d’Europe et nonuples champions du monde, ils ont inventé ce sport et règnent sans partage sur la discipline : les Néerlandais sont bel et bien les rois du korfbal. Ce sport atypique, sorte de fusion du handball et du basket-ball, détonne surtout par sa mixité imposée : les équipes de huit sont obligatoirement composées de quatre hommes et quatre femmes. Jusqu’au 21 octobre, quatorze équipes tenteront de détrôner le champion néerlandais lors des championnats d’Europe, qui ont évidemment lieu… aux Pays-Bas.

Battus 18-17 par la Slovaquie lors du match d’ouverture, les Français sont déjà dans une position difficile dans leur poule et devront batailler pour se qualifier devant l’Irlande. Le profane, peu au fait des règles de ce sport étonnant, peut se reporter à la vidéo du match ci-dessus. Il découvrira un sport proche du basket-ball, où le panier sans filet ni planche est hissé à 3,5 mètres de haut. Chaque équipe se divise en deux, avec une escouade d’attaquants et une de défenseurs, qui doivent tenter de marquer sans marcher ni dribbler.

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La femme du week-end : Caroline Garcia

   


Enfin ! En remportant le tournoi de Tianjin en Chine, Caroline Garcia a mis fin à une longue disette qui durait depuis plus d’un an : sa dernière victoire remontait à septembre 2017, en Chine déjà, au tournoi de Pékin. En battant la 6e mondiale Karolina Pliskova en finale (7-6, 6-3), la numéro un française sauve un peu une saison décevante : aucun quart de finale en Grand Chelem, pas de titre jusqu’ici et une dégringolade au classement.
Seizième mondiale avant cette victoire, la Française devrait retrouver le top 15, mais pas pour longtemps : non qualifiée pour le Masters de Singapour, elle perdra les points qu’elle y avait glanés l’an dernier et pourrait même sortir du top 20 d’ici à la fin de l’année. En battant ce week-end Karolina Pliskova, Caroline Garcia a remporté son deuxième match de la saison contre une joueuse membre du top 15.
Le chiffre du week-end : 1

C’est un petit penalty pour le football, mais un but de géant pour Gibraltar. La Ligue des nations a été, samedi soir, le théâtre d’un exploit retentissant. La sélection de Gibraltar a décroché sa première victoire en match officiel lors d’un déplacement en Arménie. La vedette d’Arsenal Henrikh Mkhitaryan était pourtant bien présente avec l’équipe locale.
Intégré par l’UEFA en 2013, longtemps recalé à cause de l’opposition politique de l’Espagne, qui revendique toujours ce bout de rocher sous souveraineté britannique, planté à son extrémité sud, Gibraltar aligne une équipe presque entièrement composée d’amateurs. Jusqu’à présent, en vingt rencontres officielles (éliminatoires Euro 2016 et Mondial 2018), les footballeurs gibraltariens avaient aligné… vingt défaites pour cinq buts marqués et 103 encaissés.
Les wikis du week-end
Facile
Footballeur retraité, j’ai fait l’essentiel de ma carrière en France et aux Pays-Bas. Aujourd’hui reconverti en politique, je viens de revendiquer la victoire lors d’une élection municipale contestée dans mon pays natal.

   


Difficile
Rugbyman anglais qui évolue au poste d’arrière, j’ai connu une journée noire lors de la première journée de Coupe d’Europe samedi avec mon club de Bath. Face aux Toulousains, j’ai laissé filer six points au pied, avant de manquer une pénalité facile en fin de match et de gâcher, enfin, un essai tout fait, en ne prenant pas garde au retour de Maxime Médard.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.
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Pilier du Comité international olympique, Patrick Baumann est mort

Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 15h01
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le Comité international olympique a annoncé, dimanche 14 octobre, la mort de Patrick Baumann, à l’âge de 51 ans. Secrétaire général de la Fédération internationale de basket (FIBA), il était l’un des principaux dirigeants de mouvement olympique, bras droit de l’actuel président Thomas Bach. « C’est un grand choc qui nous touche tous très durement. Nous avons du mal à réaliser cette terrible nouvelle », a réagi le président du CIO dans un communiqué. « Nous perdons un jeune leader sympathique, plein d’espoir, qui défendait l’avenir du sport. » 
Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann a succombé à une crise cardiaque alors qu’il assistait aux Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires. Le président du CIO a demandé que les drapeaux olympiques soient mis en berne dans la capitale argentine, ainsi qu’à Berne, siège de l’organisation.
Dans un communiqué, le président de la FIBA, Horacio Muratore, a lui aussi salué l’action de son secrétaire général : « Sous sa direction, la FIBA a réalisé de grands bonds en avant, en se modernisant au point de devenir un modèle pour les autres fédérations sportives. »
Etoile montante du CIO
Outre ses responsabilités à la Fédération internationale de basket, Baumann était un poids lourd du Comité international olympique, considéré comme un potentiel successeur à Thomas Bach, élu en 2013 à la tête de l’institution pour un mandat de huit ans. Ancien joueur, entraîneur et arbitre de basket, Baumann était devenu un juriste reconnu dans le monde du sport olympique.
« J’ai commencé par être responsable des arbitres pour le canton de Vaud, puis je suis arrivé à la Fédération nationale suisse, et enfin la FIBA, mais j’ai été très chanceux », expliquait-il dans une interview pour la Fédération. « J’assistais à la bonne compétition au bon moment. Je ne sais pas si j’étais la bonne personne, mais ils cherchaient un juriste, et c’est comme ça que tout a commencé. »
Pour le CIO, Patrick Baumann était en charge de la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris le 13 septembre 2017. Il avait remplacé au pied levé le Namibien Frankie Fredericks, impliqué dans une affaire de corruption autour de l’attribution des Jeux olympiques de 2016 et mis en examen par la suite pour corruption passive et blanchiment de corruption.

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Patrick Baumann avait joué un grand rôle dans les négociations entre Paris et Los Angeles pour aboutir à la double attribution des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Après le choix de la capitale française pour 2024, il avait été nommé vice-président de la commission de coordination, avec pour rôle de surveiller les préparatifs des Jeux olympiques. Impliqué dans de nombreuses organisations internationales du sport, il faisait également partie du comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).
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Rugby : Top 14 ou Coupe d’Europe, Toulon n’y arrive toujours pas

En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h22
   





                        



   


La Coupe d’Europe de rugby va-t-elle faire son retour au palmarès d’un club français ? Depuis Toulon en 2015, plus aucun club tricolore ne l’a emporté : Clermont et le Racing, par deux fois, ont échoué en finale. L’an passé, ce sont les Irlandais du Leinster qui avaient notamment dominé les Franciliens.
Samedi 13 octobre, l’entrée en matière du rugby français avait été très encourageante avec les succès de Toulouse, Montpellier et du Racing. Aujourd’hui, le bilan est exactement inverse avec trois défaites en trois matchs. Toulon, Lyon et Castres se sont inclinés respectivement face à Newcastle, Cardiff et Gloucester.
Toulon-Newcastle : 25-26

   


Ce n’est pas la Champions cup qui redonnera le sourire aux supporteurs varois. Douzième du Top 14 avec cinq défaites en sept rencontres, Toulon a subi une nouvelle désillusion lors de son premier match européen de l’année. Au stade Mayol, les Toulonnais se sont inclinés sur le fil, d’un point, face au dernier du championnat anglais, Newcastle. La pénalité décisive a été inscrite à la 71e minute par Hogdson, très efficace avec un cinq sur cinq au pied. Avant cela, le club varois avait entrevu la victoire grâce à une pénalité de François Trinh-Duc.
Lyon-Cardiff : 21-30

   


Invaincus jusqu’à présent à domicile, les Lyonnais n’ont pas réussi à contenir les assauts des Gallois. Pour leurs débuts en Champions cup, les joueurs de Pierre Mignoni ont été battus 30-21 par une équipe qu’ils avaient pourtant dominé deux fois l’an passé en Challenge européen.

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Les Français, qui menaient 16-14 à la mi-temps, se sont effondrés en seconde période, laissant filer leurs adversaires vers la victoire. Un essai de Barassi en toute fin de match a bien redonné un peu d’espoirs au LOU, revenu à 27-21 avec deux minutes à jouer, mais Cardiff n’a pas craqué et a même privé le club français du point de bonus défensif en passant une pénalité dans les ultimes secondes.
Gloucester-Castres : 19-14

   


La discipline a fait la différence. Les Castrais ont concédé trop de fautes pour espérer l’emporter en Angleterre. Gloucester a pu compter sur la botte de Cipriani, auteur de quatre pénalités et d’une transformation. Les deux équipes ont chacune marqué un essai. Celui du club français a été inscrit par Martin Laveau un peu avant l’heure de jeu.
Bath-Toulouse : 20-22

   


Il a fallu un coup de pied raté et un manque d’attention. Les Toulousains peuvent remercier la maladresse de l’arrière anglais, Freddie Burns. Ce dernier, qui avait déjà laissé six points en route en première période, a manqué une pénalité immanquable face aux poteaux à la 74e minute de jeu. Comme si cela ne suffisait pas, il a également raté un essai (quasi) tout fait en ne prêtant pas garde au retour in extremis et dans son dos du Toulousain Maxime Médard.
Toulouse, recordman de victoires dans cette compétition (4 fois avec les Irlandais du Leinster), débute idéalement sa saison européenne. Le Stade s’est imposé grâce notamment à deux essais de Sofiane Guitoune. Dans cette poule 1, ce sont les tenants du titre du Leinster qui ont pris la tête en écrasant les Anglais des Wasps.
Montpellier-Edimbourg : 21-15

   


Pas de bonus offensif, mais une victoire durement acquise pour les Héraultais à domicile. Dominateur en première période, Montpellier s’était détaché grâce à deux réalisations de Benjamin Fall (32e) et Gabriel Ngandebe (36e).
Mais en deuxième période, les Ecossais ont chèrement vendu leur peau. Ils auraient même pu l’emporter si un essai de Jaco van der Walt n’avait pas été refusé par l’arbitre pour une obstruction sur la défense française. Tant mieux pour les hommes du capitaine Louis Picamoles, qui s’installe en tête du groupe 5, en attendant la rencontre entre Toulon et Newcastle.
Llanelli-Racing : 13-14

   


Le Racing, deux fois finaliste de la Coupe d’Europe en trois ans, s’est extirpé d’un drôle de piège gallois à Llanelli. Les Scarlets ont, pourtant, copieusement dominé une bonne partie du match. C’est grâce à un maul écroulé volontairement par le demi de mêlée Gareth Davies que les Franciliens ont obtenu un essai de pénalité salutaire.
Hormis ce résultat inespéré, la soirée n’a pas été rose à tous les niveaux. Trois joueurs se sont blessés : Xavier Chauveau, Joe Rokocoko et Virimi Vakatawa. Le Racing partage la tête de la poule 4 avec les Irlandais de l’Ulster, vainqueurs des Anglais de Leicester (24-10).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.
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Ligue des nations : les Pays-Bas écrasent l’Allemagne 3-0

Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 22h57
   





                        



   


L’Allemagne et son sélectionneur Joachim Löw sont sous pression après leur lourde défaite 3 à 0 à Amsterdam, face aux Pays-Bas, samedi 13 octobre au soir. Ce score les place au dernier rang du groupe 1 de Ligue des nations avant d’affronter les champions du monde français, mardi.
Le défenseur de Liverpool Virgil van Dijk avait trouvé d’abord l’ouverture de la tête (30e). L’attaquant de Lyon Memphis Depay (87e), et le milieu de Liverpool Georginio Wijnaldum (90e+3) ont plongé leurs adversaires dans le doute en fin de rencontre, profitant des largesses défensives d’une Allemagne qui a pris trop de risques pour égaliser.
Dominateurs dans la possession, les champions du monde 2014 n’ont toujours pas réussi à trouver la clé de l’efficacité offensive, et les entrées en jeu de Leroy Sané et Julian Draxler n’ont pas causé la réaction espérée.
Pas de déclic
Joachim Löw, conservé malgré l’élimination en poules de la Coupe du monde, a pourtant tenté des choses – titularisation de l’avant-centre de Schalke Mark Uth par exemple – mais le déclic n’est pas survenu, loin de là, contre des Oranje dont la reconstruction a franchi un gros palier.
C’est une aubaine pour l’équipe de France championne du monde, qui caracole seule en tête du groupe 1 de la Ligue A avant de recevoir mardi les Allemands, désormais sous la menace d’une relégation dans la division inférieure.
Dans celle-ci, les retrouvailles entre Danois et Irlandais, adversaires en barrages du Mondial, ont accouché d’un triste mais rugueux 0-0. A noter dans la dernière Ligue, un succès qui fera date: Gibraltar a remporté le premier match en compétition officielle de son histoire, en Arménie (1-0). Un exploit d’autant plus parlant au regard de la feuille de match: le joueur d’Arsenal Henrikh Mkhitaryan était en effet titulaire avec l’Arménie, un grand nom qui tranchait vraiment avec l’équipe quasiment amateure qui lui était opposée...
Dans la Ligue D également, la Macédoine a fait un premier pas vers la promotion en Ligue C, après un troisième succès en trois matches, contre le Liechtenstein (4-1).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Parti avec Vincenzo Nibali à cinquante kilomètres de l’arrivée, le cycliste a remporté, samedi, en solitaire la plus belle victoire de sa carrière.
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Vainqueur du Tour de Lombardie, le Français Thibaut Pinot se réconcilie avec l’Italie

Parti avec Vincenzo Nibali à cinquante kilomètres de l’arrivée, le cycliste a remporté, samedi, en solitaire la plus belle victoire de sa carrière.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 13h54
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Thibaut Pinot aime l’Italie. Il le dit, le répète, il a même inscrit dans sa chair une phrase en italien, qui résonne particulièrement lorsqu’on le regarde lever les bras en vainqueur sur ce Tour de Lombardie : « Solo la vittoria è bella », seule la victoire est belle. Pourtant, l’Italie n’avait jusqu’ici pas été tendre avec le Français. En 2017, il avait insisté pour faire sa découverte du Giro, sans réussir à accrocher le podium. Surtout, il a vécu cette année l’une de ses pires désillusions. Contraint d’abandonner lors de la vingtième étape, déshydraté et chancelant, il avait terminé la journée hospitalisé.
Cette fois, le Français n’a pas tremblé. Mieux, il a parfaitement assumé un statut de favori glané grâce à une belle fin de saison. Deux fois battu par Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) et sa maîtrise des descentes, en 2015 et en 2017, le Français s’est imposé en patron. Et à l’italienne, avec le panache que lui trouvait déjà son coéquipier Steve Morabito lors de son premier Giro : « Thibaut a un tempérament qui le fait courir à l’italienne plus qu’à la française, de façon très spontanée. Il court au ressenti, il accepte sa fougue. »
Lorsque Nibali s’est lancé dans une attaque au panache, sur les terribles pentes de Sormano, à cinquante kilomètres de l’arrivée, le Français ne l’a pas lâché. Quand le tenant du titre s’est lancé dans la dangereuse descente, Pinot s’est accroché. Et après quelques dizaines de kilomètres accompagnés d’Egan Bernal (Team Sky) et Primoz Roglic (Lotto NL-Jumbo), les deux favoris ont repris leur duel dans le Civiglio.
« Gagner devant Nibali, un symbole »
Longtemps, le leader de Bahrain Merida a maintenu l’illusion, s’accrochant après chaque attaque du Français, avant de, finalement, lâcher sur une ultime banderille, à quelques centaines de mètres du sommet. « Nibali a attaqué dans Sormano, peu de coureurs l’auraient fait et on a eu un beau duel ensuite », savourait Thibaut Pinot à l’arrivée. « Gagner devant lui, pour moi, c’est un symbole, c’est la course rêvée. »

Le moment où la course a basculé ! 

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Le leader de l’équipe Groupama-FDJ a ensuite pu plonger dans la descente vers Côme, profitant pleinement de ce succès de prestige qui se dessinait. Au point de s’offrir le luxe d’aller taper dans les mains de ses coéquipiers, agglutinés aux balustrades à quelques mètres de l’arrivée. Sur la ligne, il devance de 32 secondes Vincenzo Nibali, grand acteur de la journée, et Dylan Teuns, qui a remporté le sprint des poursuivants.
Patient, Thibaut Pinot expliquait avoir pris son temps pour « apprivoiser le Lombardie », longue et prestigieuse classique qui vient clore une saison toujours éprouvante. Avec une très belle fin de saison, le Français a pu arriver dans « la meilleure forme de sa carrière » au départ de Bergame.
Successeur de Jalabert
Double vainqueur d’étape sur la Vuelta, le grimpeur avait gagné sa place dans l’équipe française pour le championnat du monde, dans un rôle d’équipier. En grande forme à Innsbruck, Thibaut Pinot n’avait pas hésité à se sacrifier pour le leader désigné Julian Alaphilippe, enterrant ainsi tout espoir de victoire personnelle, mais prouvant du même temps ses ambitions pour le Tour de Lombardie.
Cette semaine en Italie, Pinot s’est distingué sur les Classiques, jusqu’à remporter mercredi Milan-Turin, première victoire d’un Français sur l’épreuve depuis Laurent Jalabert en 1997. Cette année-là, le coureur de l’équipe Once avait, lui aussi, enchaîné avec une victoire sur le Tour de Lombardie. Pinot rejoint également son coéquipier Arnaud Démare, seul autre français à avoir remporté un Monument (les cinq courses d’un jour les plus prestigieuses du cyclisme) au XXIe siècle. C’était déjà en Italie, sur Milan-San Remo en 2016.

Fantastique Thibaut Pinot ! 

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Avec cette superbe victoire, Thibaut Pinot va pouvoir se pencher sérieusement sur ses prochains objectifs. Au micro de la chaîne L’Équipe, le Français n’a pas voulu s’avancer au sujet d’une future participation au Giro, course qui l’attire mais qui est difficilement compatible avec le Tour de France.
Souvent vainqueur d’étapes avec panache (sur la Vuelta cette année, le Giro en 2017, ou à l’Alpe-d’Huez sur le Tour de France en 2015), Thibaut Pinot a franchi un palier, en remportant l’une des courses les plus renommées du calendrier. En Italie, évidemment.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Presque vingt ans après avoir quitté l’AS Monaco, le champion du monde 1998 est de retour là où il a débuté. Retour sur ses jeunes années monégasques.
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Ligue 1 : Thierry Henry, une jeunesse dorée sur le Rocher

Presque vingt ans après avoir quitté l’AS Monaco, le champion du monde 1998 est de retour là où il a débuté. Retour sur ses jeunes années monégasques.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 15h32
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Thierry Henry est à jamais associé à l’histoire des Gunners d’Arsenal. C’est à Londres qu’il a joué les meilleures années de sa carrière, forgé une grande partie de son immense palmarès et inscrit 226 buts en 370 rencontres. Mais le nouvel entraîneur monégasque, dont l’arrivée sur le Rocher a été officialisée samedi 13 octobre au matin, s’est bien ouvert au football de haut niveau à Monaco. A 41 ans, il se lance enfin dans le grand bain avec un premier poste d’entraîneur principal, dix-neuf ans après avoir quitté la Côte d’Azur.

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                Football : l’enfant prodigue Thierry Henry de retour à Monaco



« Monaco a une place à part pour moi. Ayant débuté dans ce grand club, c’est un joli clin d’œil du destin que j’aie la chance de démarrer ma carrière d’entraîneur à Monaco, a d’ailleurs écrit ce week-end Henry sur les réseaux sociaux, Je suis incroyablement excité d’avoir cette opportunité mais maintenant le travail doit commencer. Je ne peux pas attendre plus longtemps ! »
Des débuts professionnels à 17 ans
Passé par la pépinière de jeunes talents à l’institut national du football de Clairefontaine, le gamin des Ulis (Essonne) a ensuite brillé deux saisons au sein de deux clubs franciliens amateurs, l’ES Viry-Châtillon et le FC Versailles. Puis, très vite repéré par le centre de formation de l’AS Monaco FC, il débarque de sa région parisienne à l’âge de 16 ans. Il passe six ans en principauté, fourbissant ses armes à la Turbie (le centre d’entraînement du club) et y découvrant le monde professionnel.

C’est Arsène Wenger, impressionné par la première saison du jeune attaquant avec l’équipe des moins de 17 ans (42 buts), qui le fait débuter en division 1. Le célèbre entraîneur alsacien le ménage et ne fait disputer à l’adolescent, qui n’a pas encore 18 ans, que huit rencontres lors de sa première saison avec les professionnels. Son premier match au sein de l’élite a lieu le 31 août 1994 face à Nice. Il faut attendre quelques mois pour le voir inscrire son premier but, en avril 1995 lors d’une rencontre contre Lens (6-0), où il inscrit même un doublé alors qu’il n’était pas titulaire.
La suite n’est qu’une longue montée en puissance. Le longiligne attaquant impressionne par sa vitesse. Sa fine moustache lui offre un look marquant, des années avant que les hipsters ne remettent en vogue cet attribut passé de mode. « Titi » occupe souvent l’aile gauche de l’attaque monégasque, où il a l’occasion d’évoluer avec de glorieux anciens comme Sonny Anderson. Le prolifique buteur brésilien devient une sorte de mentor.

   


Après une nouvelle saison d’adaptation (1995/1996), Thierry Henry devient titulaire à la rentrée 1996. Le jeune homme participe grandement au titre de champion de France de Monaco : 36 rencontres, 9 buts et 8 passes décisives. Il est élu cette même saison meilleur espoir du football français.
La saison suivante (1997/1998) est celle de la confirmation de son talent précoce. Il marque notamment deux fois en Ligue des champions, contre le Bayer Leverkusen, le 1er octobre 1997. Ses performances lui valent de faire ses débuts en équipe de France le 11 octobre face à l’Afrique du Sud.
Monégasque et champion du monde
Grâce notamment à Henry, l’AS Monaco FC se hisse en demi-finale de la compétition. Le jeune attaquant termine même meilleur buteur de la première phase avec six buts. Au total, il en marque sept durant l’excellent parcours monégasque, achevé aux portes de la finale face à la Juventus Turin. En championnat, Thierry Henry a moins de réussite et se montre plus irrégulier, s’asseyant parfois sur le banc des remplaçants.
Cela ne l’empêche pas de figurer dans le groupe des Bleus vainqueurs de la Coupe du monde à domicile. Il marque trois buts en six matchs durant le tournoi, et avec son jeune coéquipier monégasque, David Trezeguet, il fait partie de ceux qui transforment leur tir au but en quart de finale contre l’Italie.
Quelques mois plus tard, le jeune espoir met un terme à son aventure monégasque. Il rejoint l’Italie voisine et signe chez l’une des meilleures équipes européennes, la Juventus. Même si ce premier exil tourne court, rien ne peut entraver l’irrésistible ascension du champion.

Thierry Henry ne blague pas avec le respect 😂
— CAzouPSG (@AzOu ⵣ)


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Dix ans après, à l’été 2009, autre clin d’œil du destin, c’est en superstar qu’il revient au stade Louis-II, sous les couleurs du Barça, alors champion d’Europe. Le futur entraîneur montre déjà son appétence pour la pédagogie lorsqu’il fait gentiment et avec le sourire la morale à de jeunes footballeurs du centre de formation qui l’interpellent un peu trop familièrement : « Il n’y a plus d’éducation, plus de respect. Et oui les jeunes, il faut respecter. On n’a pas grandi ensemble. » La jeune équipe monégasque est prévenue, coach Henry ne badine pas avec le respect.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Avant Thierry Henry, nommé samedi entraîneur de l’AS Monaco, d’autres champions du monde 1998 sont devenus entraîneurs.
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Zidane, Henry, Deschamps…, des Bleus de 1998 des buts aux bancs

Avant Thierry Henry, nommé samedi entraîneur de l’AS Monaco, d’autres champions du monde 1998 sont devenus entraîneurs.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 16h04
   





                        


Et de sept. En devenant, samedi 13 octobre, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco, Thierry Henry est le septième joueur champion du monde en 1998 à prendre les rênes d’une équipe. S’il était jusqu’alors entraîneur adjoint de la sélection nationale belge, il va commencer, à partir de lundi, sa première expérience en tant qu’entraîneur principal d’un club.
Avant lui, Zinédine Zidane, Didier Deschamps ou Laurent Blanc se sont notamment lancés dans une telle aventure. Avec souvent de la réussite : Deschamps a mené les Bleus à un nouveau titre mondial en juillet ; Zidane a décroché trois Ligues des champions avec le Real Madrid ; et Blanc a été champion de France avec les Girondins de Bordeaux en 2009. Retour sur ces Bleus de 1998 devenus entraîneurs.

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Didier Deschamps, le sélectionneur champion du monde

   


L’AS Monaco, la Juventus de Turin, l’Olympique de Marseille, puis l’équipe de France. Didier Deschamps est le plus capé des entraîneurs issus du groupe qui conquit le titre suprême en 1998. Il n’a d’ailleurs mis que quelques mois pour se reconvertir de joueur à entraîneur. En 2001, quelques semaines après avoir mis un terme à sa carrière de joueur à Valence, il est nommé entraîneur principal de l’AS Monaco. Il mènera le club monégasque jusqu’en finale de la Ligue des champions en 2004 (défaite 3-0 contre Porto), avant de partir l’année suivante.
Il deviendra ensuite entraîneur de la Juventus de Turin durant la saison 2006-2007, avant de rejoindre l’Olympique de Marseille en 2009. Il permettra au club phocéen — dont il a été le capitaine au début des années 1990 — de gagner à nouveau des trophées après plus de quinze ans de disette. L’OM remportera notamment le titre de champion de France en 2010 sous sa houlette.
En 2012, il quitte le sud de la France pour devenir sélectionneur de l’équipe de France. Encore en poste — son contrat court jusqu’en 2020 —, il a notamment permis aux Bleus de devenir champions du monde en juillet. Avec ce titre, Deschamps est devenu le troisième homme à avoir remporté la Coupe du monde à la fois en tant que joueur et qu’entraîneur, avec le Brésilien Mario Zagallo et l’Allemand Franz Beckenbauer.

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Zinédine Zidane, triple vainqueur de la Ligue des champions

   


L’ancien numéro 10 des Bleus — double buteur lors de la finale contre le Brésil en 1998 — a mis plus de temps que Didier Deschamps pour prendre la décision de devenir entraîneur. Après avoir terminé sa carrière de joueur un soir de juillet 2006 à Berlin, après un coup de tête décoché à l’Italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde, Zidane hésite sur la suite à donner à son parcours.
Ce n’est que sept ans plus tard, en 2013, qu’il deviendra entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti au Real Madrid, où il a joué entre 2002 et 2006. Zidane prendra ensuite les rênes de la réserve du club madrilène entre 2014 et janvier 2016, avant de devenir entraîneur principal du Real Madrid. Seulement six mois après son entrée en fonction, il gagnera sa première Ligue des champions. Suivront deux autres Coupes d’Europe et un championnat d’Espagne.
En mai, à la surprise générale, Zinédine Zidane annonce son départ du club madrilène. Au chômage depuis, il a prévenu en septembre qu’il souhaitait retrouver rapidement une équipe : « Sans doute que, d’ici peu, je vais entraîner de nouveau, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai fait toute ma vie. »

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Laurent Blanc, entraîneur au chômage

   


Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur en 2003, Laurent Blanc s’assoit sur les bancs des Girondins de Bordeaux en 2007. Il mènera l’équipe girondine jusqu’au titre de champion de France en 2009 grâce notamment aux performances de Yoann Gourcuff et de Marouane Chamakh.
A la suite d’une troisième année plus difficile, ponctuée par une sixième place en Ligue 1, l’ancien défenseur central quitte les Girondins pour devenir sélectionneur de l’équipe de France en 2010. Il prend alors la succession de Raymond Domenech et arrive quelques mois après le scandale Knysna lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Il aura notamment comme adjoint Alain Boghossian, autre champion du monde 1998.
Mais les deux hommes officieront seulement à l’occasion de l’Euro 2012, où les Bleus sont éliminés en quarts de finale par l’Espagne (2-0), alors championne du monde. Laurent Blanc sera remplacé dans la foulée par Didier Deschamps, et Alain Boghossian ne sera pas conservé dans le staff du nouveau sélectionneur.
Laurent Blanc ne restera qu’une seule saison au chômage. Il est nommé en juin 2013 entraîneur du Paris - Saint-Germain. Sous sa houlette, le club parisien sera champion de France chaque année. Mais le bât blesse en Ligue des champions, objectif affiché des propriétaires qataris. Le PSG n’ira jamais plus loin que les quarts de finale. Au printemps 2016, après une nouvelle défaite à ce stade de la compétition contre Manchester City, Laurent Blanc est débarqué, alors qu’il avait prolongé son contrat quelques semaines auparavant. Depuis son départ, il n’a pas retrouvé de club.
Patrick Vieira, un novice en Ligue 1

   


C’était l’une des attractions de ce début de saison en Ligue 1. L’ancien milieu de terrain, champion du monde en 1998 et joueur majeur d’Arsenal au début des années 2000, a été nommé entraîneur de l’OGC Nice. Après neuf matchs, le club niçois pointe à la 12e place de Ligue 1.
Avant cela, Patrick Vieira a commencé sa carrière d’entraîneur avec les U21 de Manchester City, où il avait terminé sa carrière en 2011. Après deux saisons, il s’envole en 2016 pour les Etats-Unis et prend les commandes du New York City, qui est une franchise du club anglais. Il y restera deux saisons, avant de revenir en France pour entraîner Nice.
Bernard Diomède, l’éducateur

   


L’ancien ailier gauche de l’AJ Auxerre, de Liverpool ou encore de l’AC Ajaccio n’a pas encore entraîné d’équipe professionnelle. Mais depuis 2015, Bernard Diomède s’occupe des catégories de jeunes en équipe de France.
Il devient d’abord sélectionneur des moins de 17 ans, avant de prendre en 2016 les moins de 18 ans, puis en 2017 la catégorie supérieure, les moins de 19 ans. Avec les U19, il est arrivé en demi-finale de l’Euro à la fin de juillet après avoir notamment battu l’Angleterre 5 à 0.
Lionel Charbonnier, le globe-trotteur

   


Comme Didier Deschamps, Lionel Charbonnier n’aura pas attendu longtemps pour passer de joueur à entraîneur. Après avoir mis un terme à sa carrière à Lausanne en 2002, il prend la tête du Stade poitevin, qu’il fera remonter en CFA (quatrième division) en 2003-2004. L’ancien gardien passera ensuite deux ans au FC Sens, avant de s’engager en 2008 en tant que sélectionneur national de Tahiti.
Parallèlement à une activité de consultant à la télévision, il posera ensuite ses valises en Pologne, en Belgique, en Indonésie avant de prendre la tête du FC Istres, en 2014, pour une saison. Il s’envolera ensuite pour la République démocratique du Congo pour entraîner Sanga Balende. Mais il n’y restera que quelques semaines. Depuis, il est consultant pour BFM.
Et les autres ?
S’ils sont sept à être devenus entraîneurs, ils sont encore plus nombreux, parmi les vingt-deux Bleus champions du monde en 1998, à être devenus consultants à la télévision ou à la radio. C’est notamment le cas de l’ancien latéral gauche Bixente Lizarazu, qui officie au côté de Grégoire Margotton pour commenter les matchs de l’équipe de France sur TF1 et dans l’émission « Téléfoot ». L’ancien milieu de terrain Youri Djorkaeff était également présent sur la première chaîne à l’occasion de la Coupe du monde.
L’ancien attaquant Christophe Dugarry — qui s’en est pris violemment à Didier Deschamps après la Coupe du monde —, a sa propre émission sur RMC, « Team Duga ». Emmanuel Petit et Franck Leboeuf sont également consultants pour RMC et BFM. Robert Pirès et Marcel Desailly officient quant à eux du côté de BeIn Sports.
S’ils ne sont pas devenus consultants, d’autres champions du monde officient toujours dans le monde du football. Bernard Lama est aujourd’hui manageur général de l’équipe de Guyane française, et Christian Karembeu est devenu ambassadeur de la Fédération internationale de football (FIFA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Vingt-et-un ans après, le coureur tricolore succède au palmarès de la prestigieuse classique italienne à son compatriote Laurent Jalabert.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Cette année, le championnat de France féminin de water-polo compte un nouveau club, celui de l’Insep, qui prépare le terrain avant les JO de 2024, à Paris.
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Water-polo : les Françaises veulent faire surface

Cette année, le championnat de France féminin de water-polo compte un nouveau club, celui de l’Insep, qui prépare le terrain avant les JO de 2024, à Paris.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h29
    |

                            Lætitia Béraud








                        


« Il faut être inventif. » C’est ainsi que le sélectionneur de l’équipe de France féminine de water-polo, Florian Bruzzo, résume la démarche de la Fédération française de natation. Celle-ci a décidé d’inscrire les nageuses du Centre national d’entraînement au championnat national élite cette saison, sous le nom à peine dissimulé d’« Insep WP ».
Pour son premier match, samedi 13 octobre, le nouveau « club » reçoit Lille, qui règne sur le championnat depuis cinq ans. « La tempête avant le calme », confie Florian Bruzzo, qui supervise aussi cette équipe.
L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) n’est pas l’équipe de France, des joueuses d’autres clubs pourront rejoindre la sélection pour les matchs officiels. Mais l’objectif in fine n’est pas caché : le sélectionneur des Bleues pense déjà à Paris 2024, et créer ainsi de la concurrence dans le championnat français doit faire progresser ce sport chez les femmes.
« Les filles ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les garçons », explique l’ancien coach de la sélection masculine. Certains clubs ont parfois du mal à avoir accès aux piscines, les nageuses sont reléguées sur les côtés des bassins.
Paris 2024 : une fenêtre d’opportunité
L’attribution des Jeux olympiques (JO) à la France a bousculé le calendrier. L’an dernier, un pôle féminin France avait été constitué à Nice pour le water-polo. Cette année, à l’Insep, les quinze poloïstes âgées de 14 à 27 ans qui ont rejoint le campus parisien profiteront de l’expertise des lieux avec entraînements quotidiens et suivi médical.
Par le passé, l’équipe de France féminine a remporté deux médailles de bronze aux championnats d’Europe. C’était en 1987 et 1989. Depuis, rien. Les Bleues bataillent aujourd’hui pour réémerger. Lors des derniers championnats du monde, la France a fini onzième.
Mais si elle est loin des têtes d’affiche que constituent les Etats-Unis, l’Australie ou la Chine, l’équipe a une carte à jouer en Europe. « On est dans un no man’s land, explique Florian Bruzzo, on n’a pas le niveau pour être dans les six meilleures équipes, mais on a dix buts d’avance sur le reste. » Devant, la Russie, la Hongrie, la Grèce, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas continuent d’imposer leur loi, mais les Françaises réduisent l’écart.
L’objectif est d’accéder à ce groupe de favoris européens pour décrocher un ticket pour les JO de Tokyo, en 2020, et pour gagner une grande expérience internationale avant Paris 2024. L’équipe de France féminine n’a jamais disputé les Jeux olympiques. Qualifiée automatiquement pour 2024, Paris sera une grande première.
Une concurrence bienvenue
A Lille, on salue la création de cette équipe. Les Nordistes ont laissé partir quelques jeunes perles comme Lou Jean-Michel (équipe de France junior), mais elles restent ultrafavorites avant le match de samedi. Ces cinq dernières années, les défaites du club se comptent sur les doigts d’une main.
« C’est très bien, on veut de la compétition, on a aussi besoin de perdre pour progresser », affirme Filippos Sakellis, entraîneur des Lilloises et ex-coach des Bleues. Si le club survole le championnat français depuis des années, il n’arrive pas à percer au niveau européen.
Alors, dans la région qui a vu naître le water-polo en France, on pense aussi au futur. Cette année, le club a ouvert une école de water-polo pour les moins de 11 ans, une première en France.
La démarche de la fédération rappelle celle de l’Angleterre avant les Jeux de Londres en 2012. Là aussi la sélection nationale avait été inscrite comme « club » dans le championnat très relevé de Hongrie.
Les Anglaises avaient fini huitièmes sur huit, malgré une bonne performance au tournoi olympique. Mais, depuis, l’équipe est tombée aux oubliettes. Le pays n’a même pas envoyé de sélection aux derniers championnats d’Europe, en 2018. Un exemple que les Françaises veulent éviter de suivre.
Elles rêvent plutôt d’écrire l’histoire. La dernière fois que Paris a accueilli les Jeux, l’équipe de France masculine a remporté le tournoi. C’était en 1924. Cent ans après, l’exploit peut-il se conjuguer au féminin ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’ancienne idole des Gunners arrive sur le banc de l’AS Monaco, son club formateur. Il devient le 7e champion du monde à embrasser la carrière d’entraîneur principal.
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Football : l’enfant prodigue Thierry Henry de retour à Monaco

L’ancienne idole des Gunners arrive sur le banc de l’AS Monaco, son club formateur. Il devient le 7e champion du monde à embrasser la carrière d’entraîneur principal.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 14h35
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Retour à la maison. Huit ans après sa retraite internationale, Thierry Henry revient en France et plus précisément à Monaco, qu’il a quitté, en tant que joueur, il y a presque vingt ans. Il va y endosser, pour la première fois, le costume d’entraîneur à part entière et de premier plan. Le club monégasque a officialisé son recrutement samedi 13 octobre, avec à la clé un contrat allant jusqu’à juin 2021.
Que l’ancien champion du monde, 41 ans, ait eu envie de revenir sur le territoire national n’est pas/plus vraiment une surprise. Ses discussions, cet été, avec les Girondins de Bordeaux, qui venaient de remercier leur entraîneur, Gustavo Poyet, avaient montré qu’il était prêt à s’engager dans les « affaires » du football tricolore — les deux parties n’avaient finalement pas trouvé d’accord.

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En acceptant de succéder à Monaco à Leonardo Jardim, remercié par la direction du club après un début de saison compliqué de l’équipe monégasque, Thierry Henry renoue avec la France une histoire quelque peu mouvementée, un mélange d’attraction-répulsion qui s’est conclu, au fil des années et de l’éloignement, par une espèce d’indifférence polie.
Star précoce
Star précoce de la Ligue 1, champion du monde à 20 ans et champion d’Europe deux ans plus tard, Thierry Henry a marqué l’histoire du football tricolore. Il est d’ailleurs toujours le meilleur buteur des Bleus avec 51 réalisations en 123 matchs, de 1997 à 2010.
Mais l’attaquant, qui s’est révélé sous les couleurs des Gunners d’Arsenal, où il est devenu une icône, a également subi une sorte de rupture avec son pays natal. C’était le 18 novembre 2009 : lors du barrage retour de qualification au Mondial 2010, sa main volontaire, non sifflée par l’arbitre, avait permis à l’équipe de France de se sortir du piège irlandais.
Derrière, la polémique avait été gigantesque, et Thierry Henry s’était senti abandonné et maltraité par les siens. Quand l’Argentine célèbre toujours la « main de Dieu » de Diego Maradona en quart de finale de la Coupe du monde 1986, la France a lâché, lynché presque, son buteur.
Dans une interview à « Téléfoot », son ex-coéquipier Lilian Thuram a eu l’occasion d’évoquer le ressentiment de son cadet : « Il a vraiment beaucoup souffert, car il trouvait les réactions très injustes. »

Thierry Henry se serait bien passé de cette polémique au vu du Mondial sud-africain désastreux, marqué par le célèbre épisode du bus de Knysna et de la grève des Bleus. Dans la foulée, l’enfant des Ulis (Essonne) avait pris sa retraite internationale.
Après de longues saisons dans les plus grands clubs européens à se forger un impressionnant palmarès (deux Premier League avec Arsenal en 2002 et 2004, deux Liga et une Ligue des champions avec Barcelone en 2009 et 2010), il a tenté l’aventure new-yorkaise et terminé sa carrière aux Red Bulls en Major League Soccer, entre 2010 et 2014.
Une connaissance encyclopédique du football

   


Mais Thierry Henry est un passionné de football, qui possède une connaissance encyclopédique et presque maladive de son sport. Déjà, pendant sa carrière, il était capable de regarder un match de Ligue 2 française et de parler de tel joueur prometteur qui évoluait en troisième division, à Laval ou à Calais.
Businessman avisé, il a monnayé son savoir en rejoignant, en tant que consultant, la chaîne britannique Skysports pour la bagatelle de 5 millions d’euros par an. Dans ce rôle, il s’est fait remarquer par ses avis tranchés, empreints d’un indéniable franc-parler. Olivier Giroud doit encore se souvenir des propos de son prédécesseur chez les Bleus et à Arsenal, qui avait déclaré que les Gunners « manquaient d’un attaquant de classe mondiale ». 
Reste que c’est la réalité des terrains qui a toujours fait envie à Thierry Henry. Avec une ambition : réussir sa reconversion en tant qu’entraîneur. C’est ainsi qu’il s’est occupé discrètement des équipes des jeunes d’Arsenal, les moins de 16 ans. Dans le même temps, il a passé ses diplômes et a décroché, en mars 2016, une licence pro UEFA, lui permettant d’entraîner une équipe au niveau européen.
Les Diables rouges pour première expérience
Alors que tout le monde attendait qu’il fasse ses grands débuts en Angleterre — on a parlé un temps de lui pour la succession de son mentor, Arsène Wenger, à Arsenal —, il a finalement accepté, à l’été 2016, un poste de… deuxième adjoint du sélectionneur espagnol de la Belgique, Roberto Martinez.
Ce poste, a priori plutôt modeste, l’a pourtant poussé à nouveau sur le devant de la scène grâce, notamment, au superbe parcours lors du Mondial 2018, en Russie, des Diables rouges, qui ont affronté les Bleus en demi-finale. A cette occasion, la France a redécouvert son ancienne idole, regrettant soudain de la voir garnir les rangs de l’adversaire.

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                France-Belgique : Thierry Henry, le pacte avec les Diables



Ce sont les Belges qui parlent le mieux du technicien Thierry Henry, muet en Russie, malgré les sollicitations des médias, à l’instar de l’attaquant Romelu Lukaku. « Depuis que je travaille avec lui, je suis devenu deux fois meilleur. Je suis avec la légende, en chair et en os, et il est en train de m’apprendre comment courir dans les espaces comme lui le faisait », raconte celui qui a terminé meilleur buteur de la Belgique avec quatre réalisations.
Et si, en France, le nom de Thierry Henry reste encore souvent associé à « réputation difficile », certains raillant un ego qui serait démesuré, l’entraîneur des Belges, Roberto Martinez, assure que son adjoint « apporte quelque chose de complètement différent et sait comment développer une mentalité collective, comment travailler en groupe pour gagner ».
Et, aujourd’hui, le joueur belge Thomas Meunier est catégorique : « Thierry est prêt pour entraîner des grandes équipes. Il connaît son métier et a acquis de l’expérience avec l’équipe nationale. » 
Dans la lignée de Deschamps et de Zidane
L’intéressé va donc devenir le septième champion du monde à épouser la carrière d’entraîneur principal, après Didier Deschamps, Laurent Blanc, Lionel Charbonnier, Bernard Diomède, Zinédine Zidane et Patrick Vieira. Autant de trajectoires diverses et variées.
Thierry Henry préférerait certainement imiter les réussites de Deschamps (une Coupe du monde avec les Bleus, un titre national avec Marseille, quatre Coupe de la Ligue avec Marseille et Monaco), ou de Zidane (trois Ligues des champions, deux Supercoupes d’Europe, deux Coupes du monde des clubs et une Supercoupe d’Espagne avec le Real Madrid).
Avec Monaco, il a choisi un défi : si le club a remporté, en 2017, son premier titre de champion de France depuis celui de l’an 2000, et a accédé à une demi-finale de la Ligue des champions, cette saison, rien ne va plus.
Monaco est à la 18e place (sur 20) du championnat de Ligue 1. L’équipe n’a gagné qu’un seul match, lors de la première journée, et a ensuite enchaîné trois matchs nuls et cinq défaites, la dernière, dimanche, à domicile contre Rennes (2-1).
Au plan européen, ce n’est pas mieux : en Ligue des champions, les Monégasques ont perdu leurs deux premières rencontres de poules, contre l’Atlético de Madrid à domicile (2-1) et à Dortmund (3-0).

   


Thierry Henry connaît parfaitement la situation monégasque, puisqu’il n’a pas totalement perdu le contact avec son ancien club formateur : à la mi-septembre, il était présent au stade Louis-II pour voir le match contre l’Atlético de Madrid. Il avait alors échangé quelques mots avec le président Dmitri Rybolovlev.
Si le contexte a évolué depuis ses jeunes années, le nouvel entraîneur ne sera pas dépaysé au sein d’un club qui l’a vu grandir et l’a lancé vers une carrière pleine de succès. L’histoire pourrait bien bégayer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Lyon olympique universitaire dispute dimanche le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe.
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Rugby : Pierre Mignoni, l’entraîneur de Lyon, grandi en même temps que son club

Le Lyon olympique universitaire dispute dimanche le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h26
    |

            Adrien Pécout (Givors, envoyé spécial)








                        



   


Rendez-vous mercredi, à l’heure du goûter. Sur la table, des tranches de cake pour les joueurs du LOU, le Lyon olympique universitaire. Ce jour-là, Pierre Mignoni a délocalisé sa séance d’entraînement sur la pelouse municipale de Givors. Volonté du club de travailler à son ancrage régional. Dans les tribunes, des gamins en crampons et leurs parents.
Dimanche 14 octobre, quatre jours plus tard, et une vingtaine de kilomètres plus loin, au stade Gerland, le LOU pénétrera dans une autre dimension : il disputera le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe, contre les Gallois de Cardiff (à partir de 14 heures).
Mignoni, 41 ans, parle peu de lui. L’entraîneur a pourtant grandi en même temps que le LOU, et les deux peuvent se confondre : « Ce club essaie de prendre un virage important, parce qu’il en a les moyens et les ambitions, et c’est pour ça que je suis venu ici », résume-t-il après la séance du jour.
C’est à Lyon que l’ancien adjoint toulonnais a commencé sa carrière d’entraîneur principal, il y a trois ans. Ascension rapide : champion de France de Pro D2, la deuxième division, dès sa première saison (2016) ; puis maintien en Top 14, l’élite nationale (2017) ; puis, la saison passée, en mai, participation aux demi-finales du championnat de France. « C’est sûr que le regard a changé. Aujourd’hui, on nous prête un peu plus d’attention, de respect. Mais ça, ce n’est pas venu du jour au lendemain. Les joueurs l’ont gagné sur le terrain, et l’ensemble du club aussi. Avec beaucoup de travail. » Matin, après-midi et soir.
Et même très tôt le matin, témoigne Jean-Pierre Chenu, l’intendant de l’équipe, barbe aussi longue que l’expérience : « Avec les staffs précédents, c’est toujours moi qui arrivais le premier au club. Mais maintenant, c’est Pierre qui est là avant moi ! Moi, j’arrive en général à 6 h 30. Lui est déjà au boulot, à son bureau. Au début, ça surprend. Puis on s’habitue. » Laurent Hubert, l’un des kinésithérapeutes, apprécie également la compagnie de ce « gros bosseur » : « C’est lui qui ouvre et c’est lui qui ferme. Parfois je pars à 17 heures, 18 heures, 19 heures. Lui est encore là. »
« On n’est pas malheureux »
Normal, pour Pierre Mignoni : « On bosse, mais bon, on n’est pas malheureux. Je connais des gens qui travaillent beaucoup plus que ça, dans des conditions beaucoup plus difficiles. Je viens d’un monde modeste, j’ai toujours connu ça », relativise l’entraîneur, dont les parents travaillaient comme employés municipaux à la mairie de Toulon.
L’homme vient surtout du Rugby club toulonnais (RCT). Il y a commencé et fini sa carrière de demi de mêlée, outre un long passage à Clermont et un parcours avec le XV de France, jusqu’à remporter deux Tournois des six nations (2002 et 2007). Avant de retrouver l’institution varoise, qui règne alors sur le continent, en tant qu’entraîneur adjoint de Bernard Laporte : jamais un club n’avait soulevé trois fois d’affilée la Coupe d’Europe, de 2013 à 2015, cette même compétition qu’il s’apprête désormais à faire croquer au LOU.
Tout cela pour dire que « Pierre a la science du jeu », selon le pilier Alexandre Menini, qui l’a connu dans les deux clubs. « Ces grands matchs, il les a vécus. Il sait de quoi il parle il n’est pas à côté de la plaque, loin de là. Il a eu une grande carrière de joueur. Puis, comme entraîneur des arrières à Toulon, je pense qu’il a appris de tous les grands joueurs du club. De Bernard [Laporte], aussi. »

   


Aujourd’hui, Pierre Mignoni travaille loin de « Bernard », qui préside maintenant la Fédération française de rugby. Au début de l’année, son nom circulait pourtant dans la presse pour secourir le XV de France comme adjoint occasionnel de Jacques Brunel, nommé sélectionneur après le licenciement de Guy Novès : « Je n’ai pas trop à parler là-dessus. Ce n’est pas trop un truc auquel je pense pour l’instant », élude l’intéressé, sous contrat à Lyon jusqu’en 2023.
L’instant présent le ramène plutôt, ce mercredi, devant le palais des sports Salvador-Allende. Sur la modeste pelouse de Givors, l’ancien demi de mêlée a encore un ballon en pogne tout au long de l’entraînement. Mais aussi, sous le coude, une pochette orange pleine de schémas tactiques.
Convocation matinale
Entre deux autographes à des gamins venus l’accoster parfois candidement (« C’est quoi ton prénom ? C’est quoi ton numéro ? »), Félix Lambey, reconnaissable à ses cheveux roux, estime surtout que « Pierre a amené beaucoup de rigueur au club, on a vraiment besoin d’une personne comme ça, qui connaisse le rugby. » A 24 ans, le jeune deuxième-ligne a découvert « un vrai compétiteur, qui le prend très mal quand il perd. » Exemple, lors d’une saison précédente : « Ça nous est arrivé de perdre des matchs à l’extérieur où peu d’équipes gagnent et qu’il nous convoque le lendemain à six heures du mat’. » L’horaire idéal, faut-il croire, pour une petite session d’analyse vidéo à la fraîche.
Autour de Pierre Mignoni : dix-sept membres du « staff » qui l’assistent au quotidien, et quarante-huit joueurs en concurrence, dont quinze à titulariser à chaque match. « Pierre est obsédé par le fait de gagner, mais surtout de regagner, et donc, aussi, par tout ce qui peut être mis en œuvre pour essayer de maîtriser tout le processus », insiste Gérald Gambetta, coordinateur de l’équipe et ancien joueur du club. « Il a créé mon boulot spécialement pour que quelqu’un cale tout, organise tous les déplacements, le planning, etc. »
Lui aussi ancien joueur, et désormais entraîneur des avants, Karim Ghezal se souvient de l’année en Pro D2 : « Le dimanche, quand on s’entraînait, il organisait des repas avec les femmes et les enfants des joueurs. Pierre a voulu créer quelque chose autour du club, pour que les joueurs s’en imprègnent vraiment. » Une nécessité pour ce LOU à l’histoire centenaire : ce lointain double champion de France de rugby (1932 et 1933) a longtemps vécu en retrait par rapport à l’ancienne place forte régionale, Bourgoin-Jallieu, à 50 kilomètres de là. Et surtout par rapport aux footballeurs de l’Olympique lyonnais. « Je pense que le LOU est en train de trouver sa place, on essaie encore d’aller chercher un public », considère Pierre Mignoni.

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L’actuel 3e du Top 14 a déjà trouvé son actionnaire principal, la société d’événementiel GL Events (depuis 2007) : avec 29,8 millions d’euros, le club affiche cette saison le cinquième budget prévisionnel – sur quatorze – du championnat de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Avec leur équipe de Wigan, Morgan Escaré et Romain Navarrete deviendront les premiers Français à remporter la compétition, s’ils battent Warrington, samedi.
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Rugby à XIII : deux Français en Angleterre pour conquérir la Super League

Avec leur équipe de Wigan, Morgan Escaré et Romain Navarrete deviendront les premiers Français à remporter la compétition, s’ils battent Warrington, samedi.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h00
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Les treizistes français s’amusent bien, merci pour eux. Enfin, ceux qui se trouvent en Angleterre. Samedi 13 octobre, Morgan Escaré et Romain Navarrete veulent s’offrir un titre de noblesse sur la pelouse gigantesque d’Old Trafford, où jouent d’ordinaire les footballeurs de Manchester United. S’ils battent Warrington en finale (à partir de 19 heures), les deux joueurs de Wigan deviendront les premiers Français à remporter la Super League, le championnat de rugby à XIII qui réunit les meilleurs clubs anglais.
Précisons que cette ligue, créée de toutes pièces il y a deux décennies, inclut aussi un club français : celui des Dragons Catalans de Perpignan, vainqueurs en août de la Coupe d’Angleterre, sur la pelouse de Wembley.

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Le rugby à XIII sur les terrains anglais ? « Rien à voir » avec l’Elite 1, le championnat de France, reconnaît Morgan Escaré. Le joueur connaît les deux réalités. Aujourd’hui, la Super League et le professionnalisme : d’abord avec les Dragons depuis 2013, puis avec Wigan depuis 2017. Avant tout cela, l’Elite 1 et le semi-amateurisme avec Saint-Estève XIII catalan, l’équipe bis des Dragons.
Sur les terrains de Super League, une différence principale : « la vitesse ». « Pendant quatre-vingts minutes, ça ne s’arrête quasiment pas. Tu dois avoir à peine une dizaine de minutes d’arrêt de jeu pendant le match. Sinon, c’est du non-stop. » Sensations déroutantes, au départ : « Je me rappelle encore mon premier match. Au début, ça allait tellement vite que je ne me rendais pas compte du temps passé. Je ne faisais que courir et me disais, essoufflé : “C’est pas possible, ça va trop vite.” »
Maillots en ville
A 26 ans, l’arrière tient bon, finalement. « A Wigan, comme avec les Dragons catalans, on s’entraîne tous les jours. A part un jour de repos et le jour du match. » Journée type : « On commence vers 8 heures, on finit vers 15 heures. »
Son déplacement de samedi à Manchester consommera peu d’essence. Toutes les équipes de Super League, à l’exception des Dragons, se concentrent dans le nord de l’Angleterre. Une région où le XIII s’est structuré depuis la fin du XIXe siècle et où il domine encore le XV, à l’inverse de la partie sud du pays (et de la France aussi) : « A Wigan, je ne sais même pas s’il y a une équipe de rugby à XV. » Après vérification, la réponse est oui. « Peut-être seulement une équipe pour s’amuser. Mais pas professionnelle. »
Cette concentration explique aussi les affluences, qui peuvent dépasser les dix mille spectateurs pour un match. Les tenues en ville, aussi : « Ici, il y a des gens qui se promènent avec le maillot du club, par exemple. »

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Avec Wigan, Morgan Escaré a déjà remporté un titre en 2017, le World Club Challenge. Une rencontre annuelle entre le champion de la Super League et le vainqueur de la National Rugby League (NRL), championnat phare en Australie, alors représentée par les Cronulla-Sutherland Sharks. Malgré la victoire, le Français admet la supériorité générale de l’hémisphère sud : « La NRL, ça reste quand même encore un niveau au-dessus de la Super League, ça joue encore plus vite. »
L’équipe de France en a déjà fait les frais. Composés à la fois de joueurs de Super League et d’Elite 1, les Coqs avaient quitté la Coupe du monde 2017 déplumés dès le premier tour. Entre autres défaites, celle, imposante, contre l’Australie (52-6). Une blessure aux ligaments croisés avait privé Morgan Escaré de la compétition.
Le joueur, en revanche, fait bien partie de l’équipe de France convoquée pour affronter bientôt l’Angleterre en match amical ; tout comme son coéquipier en club, le pilier Romain Navarrete. Rendez-vous prévu mercredi 17 octobre, à Leigh, non loin de Wigan, quatre jours seulement après la finale de la Super League.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Un haut dirigeant du club serbe est soupçonné d’avoir parié sur une défaite de son équipe lors du match de Ligue des champions du 3 octobre.
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Match PSG-Etoile rouge de Belgrade : enquête sur des soupçons de trucage

Un haut dirigeant du club serbe est soupçonné d’avoir parié sur une défaite de son équipe lors du match de Ligue des champions du 3 octobre.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 06h28
   





                        



   


Ce fut un festival de buts. Mercredi 3 octobre, le Paris-Saint-Germain (PSG) étrillait (6-1) l’Etoile rouge de Belgrade, au Parc des princes, lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Ligue des champions.
Cette rencontre a sens unique fait toutefois aujourd’hui l’objet de soupçons de fraude. Une enquête judiciaire a été ouverte sur un éventuel trucage a déclaré, vendredi 12 octobre, le parquet national financier (PNF), confirmant une information de L’Equipe.
Quelques jours avant cette rencontre, l’Union des associations européennes de football (UEFA) avait reçu un signalement rapportant qu’un haut dirigeant du club serbe, agissant avec des complices, voulait miser 5 millions d’euros sur une défaite de sa propre équipe par cinq buts d’écart – ce qui correspond au score final. Ce personnage aurait associé à son projet plusieurs joueurs titulaires, espérant gagner, grâce à des paris via plusieurs sites Internet, plusieurs dizaines de millions d’euros.
Policiers en observateurs du match
Ce signalement a été transmis par l’UEFA au PNF, qui, le prenant au sérieux, avait dépêché des policiers au Parc des Princes le jour du match pour suivre la rencontre et constater le score final, rapporte l’enquête de L’Equipe.
Les enquêteurs avaient par ailleurs mandaté un expert pour étudier le comportement des joueurs. Son rapport estime, toujours selon L’Equipe, que certains joueurs serbes ont fait preuve d’une passivité suspecte. Ce jour-là, le PSG a inscrit quatre buts au cours de la seule première mi-temps.
L’informateur de l’UEFA avait aussi précisé qu’une rencontre devait avoir lieu entre le dirigeant serbe de l’Etoile rouge et le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, la veille du match dans un palace parisien. Mais les policiers dépêchés sur place n’ont vu aucun des deux hommes se présenter dans les lieux.
A l’issue du match, le même informateur aurait expliqué que le dirigeant de l’Etoile rouge devait essayer de récupérer tout ou partie de ses gains à l’occasion d’un rendez-vous dans un lieu branché du centre de Paris. Mais les enquêteurs, prévenus trop tard, n’auraient pas pu vérifier le bien-fondé de cette information.
« Grand préjudice à la réputation du club »
La direction du club serbe a réagi, vendredi, se disant « scandalisée et dégoûtée ». « L’Etoile rouge de Belgrade rejette (…) les soupçons concernant le match [du 3 octobre] et l’implication de quiconque au sein du club dans des agissements contraires à l’honneur, écrit-elle dans un communiqué.
Soulignant que ces accusations « sont de nature à porter un grand préjudice à la renommée et à la réputation [du] club », la direction de l’Etoile rouge « insiste auprès des organes compétents en Serbie, au sein de l’UEFA et en France, pour qu’ils enquêtent jusqu’au bout ». Elle dit s’attendre « à ce que la vérité soit établie dans les plus brefs délais et à être blanchie de tout soupçon quant à un lien d’un des membres du club avec ces actes ».
« L’UEFA ne commente jamais d’éventuelles, ou l’existence même, d’investigations liées à de la manipulation de matchs afin de ne pas compromettre le processus des telles enquêtes, confie-t-on à Nyon (Suisse), au siège de la Confédération européenne. L’UEFA communique uniquement sur des cas/matchs spécifiques une fois que des procédures disciplinaires ont été ouvertes et/ou que des décisions ont été prises. »

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« Aucune anomalie sur le marché français des paris »
Dans un communiqué, publié en début de soirée vendredi, le PSG « rejette catégoriquement toute implication directe ou indirecte en rapport avec ces soupçons et précise d’ailleurs qu’à aucun moment [il] n’a été sollicité par le PNF chargé de l’enquête ». « A aucun moment, un membre du club, quel qu’il soit, n’a été sollicité pour évoquer des questions autres que celles strictement liées à l’organisation du match », précise encore le communiqué.
L’Etoile rouge de Belgrade ajoute pour sa part que « les technologies actuelles, mais aussi d’autres mécanismes ont tellement évolué qu’il s’avère virtuellement impossible qu’un tel cas reste non élucidé ».
L’Autorité de régulation des jeux en ligne, qui avait aussi été mise au courant des soupçons pesant sur cette rencontre, comme le rapporte l’enquête de L’Equipe, a déclaré, vendredi, qu’« aucune anomalie n’a[vait] été détectée sur le marché français des paris, ni dans les pays partenaires du groupe de Copenhague [vingt-deux pays en majorité européens] ni via le Global Lottery Monitoring System », le réseau de loteries. Ce qui n’exclut pas que des paris aient pu être effectués sur d’autres marchés peu contrôlés.
Dix-neuf inculpés en Belgique dans l’enquête sur des matchs truqués. Parmi eux figurent deux arbitres, des agents de joueurs et l’entraîneur du Club Bruges. Ils sont soupçonnés de fraudes ou d’avoir truqué des matchs du championnat belge de football. Ces inculpations font suite à une vaste enquête sur de possibles rencontres arrangées et d’éventuelles malversations financières. Dirigée par un juge d’instruction du Limbourg, celle-ci a débuté fin 2017 à la suite d’un rapport de l’unité des fraudes sportives de la police fédérale sur des présomptions de « transactions financières suspectes » entre clubs, avec commissions occultes portant sur les transferts et les salaires de joueurs et d’entraîneurs.



                            


                        

                        


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Le « naming » commence à gagner le sport français

De plus en plus d’équipements ou de compétitions sont désormais parrainés par des marques soucieuses d’étendre leur visibilité.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 09h56
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Un tabou est en train de sauter dans le sport français. Longtemps frileuse, la France succombe au « naming », cette pratique qui permet à une marque de parrainer, contre rémunération, un équipement, un championnat ou un événement sportif.
« Quand nous avons lancé, fin 2017, l’Observatoire du naming, la France comptait une douzaine de stades et salles de sport rebaptisés. Un an plus tard, on en dénombre seize. Une dynamique s’est installée », constate Magali Tézenas du Montcel, la déléguée générale de l’association Sporsora, qui organise, vendredi 12 octobre, une journée d’études sur cette pratique.
Si le naming est courant dans le cyclisme et la voile, il s’est, depuis, beaucoup développé dans d’autres domaines. Outre la Pro A de basket, rebaptisée la « Jeep Elite », la Coupe de la ligue de football porte désormais le nom de « BKT », une marque de pneumatique indienne.
Dans les grands équipements, la salle de spectacle de Bordeaux a été rebaptisée, début octobre, « Arkéa Arena », du nom de la banque qui cherche à s’émanciper du Crédit mutuel. L’U Arena, fondée, à Nanterre, par Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing, l’un des clubs de rugby de la région, a été rebaptisée « Paris-la Défense Arena », du nom de l’établissement public local qui gère le quartier d’affaires.
« Un moyen de boucler le financement d’un équipement »

A Strasbourg, le Crédit mutuel donnera son nom à la future enceinte de la SIG, le club de basket de la capitale alsacienne. A Amiens, le stade de football de la Licorne a ajouté à son nom celui de la banque Crédit agricole. Plus inattendu, l’Asvel, le club de basket de Villeurbanne (Rhône) détenu par Tony Parker, a été rebaptisé « LDLC-Asvel », du nom d’un distributeur de matériel informatique.
« Généralement, les annonceurs cherchent à gagner en visibilité. Pour BKT, c’est un moyen clair de se faire connaître en France, tandis que pour AccorHotels, devenu le sponsor titre du Palais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’ex-président suspendu de l’UEFA porte plainte pour dénonciation calomnieuse auprès de la justice française afin de déterminer le rôle d’anciens dirigeants de la FIFA dans sa chute.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Rémi Dupré  Publié le 12 octobre 2018 à 10h34 - Mis à jour le 12 octobre 2018 à 12h25   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Michel Platini, en discussion avec Sepp Blatter (à gauche) et Jérôme Valcke, à Zurich, en Suisse, le 29 mai 2015 Ruben Sprich / REUTERS             L’affaire Michel Platini connaît un nouveau ­rebondissement. Suspendu pour quatre ans par les instances disciplinaires de la Fédération internationale de football (FIFA), en 2015, l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) veut faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’information relative au paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, l’ex-patron de la FIFA Sepp Blatter, a été transmise au ministère public de la Confédération helvétique (MPC). Somme correspondant à des travaux réalisés par Platini lorsqu’il officiait comme conseiller du Suisse entre 1999 et 2002.          L’ouverture de l’enquête du parquet suisse, le 24 septembre 2015, fait, selon toute vraisemblance, suite à une fuite interne. Contrairement à M. Blatter, qui fait l’objet d’une procédure pénale, Platini ­a été entendu comme témoin ­assisté et a été mis hors de cause, en mai.            Les Dates          25 septembre 2015 Après avoir perquisitionné le siège de la FIFA, à Zurich, le parquet suisse ouvre une procédure pénale contre Sepp Blatter et auditionne Michel Platini comme témoin assisté dans l’affaire du paiement des 2 millions de francs suisses. 21 décembre 2015 Platini et Blatter sont suspendus par le comité d’éthique de la FIFA. 24 mai 2018 Le procureur suisse assure, dans un courrier à son avocat, que Platini « ne sera pas incriminé » dans l’affaire des 2 millions. 14 septembre 2018 Platini dépose plainte contre X auprès de la justice française pour « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs ».                    L’ex-numéro 10 des Bleus a déposé une plainte contre X pour « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de dénonciation calomnieuse ». La plainte est arrivée, le 14 septembre, sur le bureau du procureur de la République adjoint près du tribunal de grande instance de Paris.           « Jamais Platini. » Tel est le mot d’ordre que Blatter a fait passer aux membres de sa direction à l’été 2015          Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer les rôles et niveaux de responsabilités de trois anciens dirigeants de la FIFA, visés par le camp Platini : Sepp Blatter, Domenico Scala, ex-président du comité d’audit et de conformité et du comité électoral et Marco Villiger, ex-directeur juridique.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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A Madère, la statue de Cristiano Ronaldo n’est pas encore écornée par l’affaire Mayorga

Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, malgré les derniers éléments de l’enquête.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h26
    |

                            Alexandre Pedro (Madère, envoyé spécial)








                        



   


A 33 ans, il a déjà un aéroport à son nom, un musée et une statue à sa gloire. Si les navigateurs Zarco, Teixeira et Perestrelo ont pris possession de l’archipel en 1419 au nom du roi du Portugal Alphonse V, le 5 février 1985 est une autre date marquante de Madère : celle de la naissance de Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro. Ici, l’homme est un peu plus qu’un footballeur de talent et un quintuple Ballon d’or.
« Il est le Portugais le plus connu au monde, il est admiré sur tous les continents et par toutes les générations. Pour moi, c’est un honneur d’avoir pris cette décision qui représente le désir quasi unanime des habitants de Madère. » Le 28 mars, Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, verse dans le panégyrique au moment d’inaugurer la cérémonie officialisant l’aéroport Cristiano-Ronaldo.
Mais depuis début octobre, l’enfant du pays et ambassadeur honorifique de sa région natale est accusé de viol par l’Américaine Kathryn Mayorga pour des faits remontants au 13 juin 2009. Loin de la fake news dénoncée par le joueur dans un premier temps, le dossier – révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel – a pris de l’épaisseur et nourrit d’interminables débats au Portugal.

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Madère n’y échappe pas, note Rui França, journaliste pour la principale radio de l’île :
« Dans les émissions où nous donnons la parole aux auditeurs, au début, nous avions surtout des personnes qui disaient qu’il s’agissait d’une vieille affaire, que Kathryn Mayorga était surtout intéressée par l’argent de Ronaldo. Depuis quelques jours, je note un changement. On commence à dire : “attention, il s’agit d’une affaire sérieuse, une enquête existe, il faut voir comment cela évolue.” Les Madériens sont un peu dans l’expectative. »
Soutien sans faille
Miguel Albuquerque n’a pas été gagné par cette prudence. Le 6 octobre, il affiche son soutien sans faille à celui qu’il considère comme un « ami ». Le dirigeant déclare au quotidien Jornal da Madeira : « Ronaldo est un grand Portugais qui fait l’honneur de Madère. » Et d’ajouter au sujet de la plaignante : « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui soutirer de l’argent. »
Le même jour, le premier ministre (socialiste) portugais, Antonio Costa, profitait d’une cérémonie pour fêter les 20 ans de l’attribution du prix Nobel de littérature à José Saramago pour défendre le capitaine de la Seleçao. « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
La veille, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa (classé à droite), se retranchait derrière le principe de présomption d’innocence, tout en disant qu’il n’oubliait pas « le rôle joué pour notre pays » par Ronaldo.
Des réactions « pathétiques pour coller à l’opinion publique majoritaire, déplore Joao Miguel Tavares, chroniqueur pour le journal Publico et TVI, première chaîne privée du pays. Les Portugais vont dire que le mouvement #metoo est nécessaire, mais il ne faut surtout pas qu’il vienne embêter notre gentil petit garçon de Madère. »
« Au fond d’eux-mêmes, les Portugais ne veulent pas croire à cette histoire, relève Rui França. Sans doute un peu plus ici. Quand ils rencontraient des périodes difficiles en sélection, Ronaldo était critiqué sur le continent, mais jamais à Madère. »
Le clan Ronaldo à la rescousse
Alors, en attendant les suites pénales de l’affaire Mayorga, la vie continue à Funchal où les touristes enchaînent toujours les selfies devant la statue représentant un Cristiano Ronaldo tout en muscles contractés dans son iconique célébration post-but.
Le musée CR7 est juste en face, au rez-de-chaussée de l’hôtel de luxe du même nom et dont la ligne brute et massive témoigne d’un modernisme échappé des années 1970. A l’intérieur, l’établissement témoigne surtout du goût du joueur pour l’accumulation de trophées.

   


Jorge, venu de Porto pour une semaine de vacances, écrit un mot de circonstance sur le livre d’or : « Courage champion, tu es plus fort que toutes ces polémiques, tu resteras un vainqueur. » Lui n’a pas encore changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux.
Le 8 octobre, Katia Aveiro, chanteuse et surtout « sœur de », a lancé un appel sur Instragram. « Je veux voir qui aura le courage d’afficher cette photo sur son profil pendant cette semaine et lancer le mouvement pour lui. Pour le Portugal, pour nous, pour tout le peuple, pour la justice. Il le mérite. » La photo en question est un montage de son frère en Superman.
« Sa famille forme un vrai clan ici, affirme Rui França. Lui est toujours venu en aide à ses sœurs et son frère lorsque celui-ci avait des problèmes de drogue. Et dès qu’on s’attaque à Cristiano, la famille se mobilise très vite pour défendre le petit dernier. »
Hugo, l’aîné et toxicomane repenti, est le dernier du clan à avoir ses habitudes à Santo Antonio, quartier populaire perché sur les hauteurs de Funchal où l’automobiliste doit user de la première pour y grimper. Ce jour-là, Le Monde ne fera que croiser Hugo au volant de sa berline jaune et de marque française.
« Cette histoire nous dépasse »
Peut-être revenait-il du Quinta Falcao, dont il est un client régulier. Ce café tire son nom de la rue qui a vu grandir l’enfant prodige de Madère. Jusqu’à récemment, l’établissement était tenu par son ami d’enfance, Nelson Rebolo, toujours bavard pour raconter les premiers pas de son fameux voisin.
Les clients du jour sont moins prolixes. « Moi, la vie de Ronaldo ne me concerne pas, je sais juste qu’on en fait trop sur cette affaire », souffle Dinis avant d’entamer une partie sur un billard où Ronaldo exercerait encore ses talents lorsqu’il passe en coup de vent dans le quartier.
Entre deux Impérial (l’équivalent du demi de bière au Portugal), Joao préfère de pas en dire plus sur l’accusatrice « pour rester poli », mais précise : « Si elle n’était pas américaine, on n’en parlerait pas autant. »

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A quelques hectomètres de là, les joueurs d’Andorinha débutent leur entraînement. A l’entrée, un portrait d’un Cristiano âgé de 8 ans accueille les visiteurs. Le futur attaquant de la Juventus a marqué ici ses premiers buts dans cette équipe qui avait davantage l’habitude d’en encaisser que d’en marquer.
Mais à l’heure de commenter l’affaire en cours, les mots sont rares. « Je suis désolé, mais le président a donné la consigne de ne rien dire sur le sujet », prévient Ricardo Santos, le coordinateur sportif. Coéquipier de Ronaldo entre 8 et 10 ans, Santos a déjà raconté dans plusieurs interviews ses histoires sur son copain « capable de pleurer quand on ne lui donnait pas le ballon » et toujours couvé du regard par son père, Dinis, décédé en 2005.
« Je peux vous parler de cette époque-là, mais tout ça nous dépasse, souffle le trentenaire avant de remonter dans sa voiture. Vous savez, on est juste un petit club de quartier. »

Le Real dément toute pression
Le Real Madrid, l’ancien club de Cristiano Ronaldo, a annoncé, jeudi 11 octobre, qu’il porte plainte contre le quotidien portugais Correio da Manhã, selon qui une des lignes de défense du footballeur pourrait consister à alléguer des pressions du club madrilène, qui venait de le recruter (le 11 juin 2009), pour justifier avoir passé un accord de confidentialité avec son accusatrice de viol. « Information entièrement fausse », a réagi le Real, ajoutant n’avoir « connaissance d’aucun fait qui se réfère à ce que dit ce journal ». « L’information a été correctement vérifiée », a réagi le directeur du journal.
Par ailleurs, l’un des avocats de Ronaldo, faisant référence à des piratages de données survenus en 2015, a affirmé mercredi - sans le nommer - que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié « certains documents volés, dont une partie importante a été modifiée et/ou complètement fabriquée ». Ces documents contiennent des « déclarations supposées » de Ronaldo qui « sont de pures inventions », a-t-il ajouté. « Nous disposons de centaines de documents provenant de différentes sources. Nous n’avons aucune raison de penser que ces documents ne sont pas authentiques », a réagi Der Spiegel.





                            


                        

                        

