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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Aujourd’hui, les hommes sont un peu perdus sur l’attitude à adopter envers les femmes. Petit précis de galanterie post-#metoo.
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Le syndrome de la banquette


                      Aujourd’hui, les hommes sont un peu perdus sur l’attitude à adopter envers les femmes. Petit précis de galanterie post-#metoo.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h30
    |

                            Maroussia Dubreuil








                              

                        

Depuis un an, le doute s’est installé dans la tête des hommes. Combien de fois vous ai-je aperçus, messieurs, tourner en rond devant une porte, hésitant à laisser passer les dames ? Combien de fois vous ai-je surpris en train de lever les bras comme en état d’arrestation parce que vous aviez frôlé une femme en l’aidant à ôter son manteau ? Combien de fois vous ai-je entendus bredouiller à la fin d’un repas : « On fait moit’-moit’? » pour éviter de réduire votre partenaire au rang d’une poule.
Alors que, en 1949, dans Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir ­accusait la galanterie de duper la femme, sa missive n’avait pas réellement eu de répercussions sur votre comportement. Vous continuiez à être ­galants, en toute innocence. Mais depuis l’affaire Weinstein, force est de constater que vous êtes perdus. Sans doute parce que le mouvement ­#metoo, après avoir condamné à juste titre les violences sexuelles faites aux femmes, a aussi commis de nombreux dérapages puritains qui ont fait passer vos petites attentions pour des avances grossières.
Il faut retrouver confiance
Résultat : il vous arrive aujourd’hui de vous rétracter après nous avoir proposé la banquette, dans un café : « Je ne veux pas que tu le prennes mal ! », glissez-vous, déjà inquiets de finir sur les bancs beaucoup moins confortables d’un tribunal. Malgré tout, messieurs, je vous invite à retrouver confiance en la banquette. Sachez que nous la préférerons toujours à la chaise. Que la banquette soit usée, scotchée, en skaï, en velours ou en tissu.
Je comprends votre méfiance. Il faut avouer que Weinstein était un homme de banquette (et de banquet). Après s’être empâté pendant quarante ans aux meilleures tables, il a fait passer des auditions dans les suites des palaces, ouvrant son peignoir et déshabillant les actrices, sur les banquettes pastel de l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, à Antibes, les banquettes ivoire du Peninsula, à Beverly Hills, ou celles fleuries...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les opiacés représentent les deux tiers des 72 000 morts par overdose outre-Atlantique. Devant ce chiffre record, villes, Etats et autorité fédérale se mobilisent.
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Les Etats-Unis tentent de réagir face à la crise des opioïdes

Les opiacés représentent les deux tiers des 72 000 morts par overdose outre-Atlantique. Devant ce chiffre record, villes, Etats et autorité fédérale se mobilisent.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h27
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            
Comme tous les ans, en août, le chiffre officiel est tombé. Glaçant. En 2017, 72 000 personnes sont mortes d’une overdose aux Etats-Unis. Parmi elles, deux tiers ont succombé à une surdose d’opiacés naturels ou de ­synthèse. Un chiffre en hausse de près de 15 % par rapport à 2016, année record, ­selon les données des CDC (Centers for ­Disease Control and Prevention), qui ­inlassablement exposent les défaillances du système de santé américain.
Seule évolution encourageante de ce rapport : le nombre d’overdoses se tasse dans quelques Etats. Le Wyoming ­connaît une diminution de plus de 30 %, l’Utah une décrue de 12 %. Le Vermont, le Massachusetts, le Dakota du Nord et le Rhode Island ont observé des baisses de 1 % à 6 % des décès.

Particulièrement touchés par la crise, tous ces Etats ont, ces dernières années, pris des mesures pour la contrer : développement des centres de traitement de l’addiction (inexistants ou difficiles ­d’accès dans certaines parties du pays) et meilleure prise en charge des coûts liés à ces cures, information auprès des médecins pour limiter le nombre de prescriptions d’antidouleurs puissants, distribution de drogues de substitution, telles que la méthadone ou la buprénorphine, mise à disposition de l’antidote naloxone aux forces de l’ordre, aux pompiers, dans certains lieux publics… Menés sur plusieurs années, ces efforts ont donc permis une légère inversion de la tendance.
Mais le rapport des CDC est aussi porteur d’une sombre nouvelle : l’usage du fentanyl, une drogue de synthèse aux effets ­dévastateurs, qui fait l’objet de trafics dans les villes et les campagnes américaines, explose. Le nombre de morts suit, notamment au Nebraska (+ 38,6 %) et dans la plupart des Etats de la Côte est et du Midwest. Disponible, peu cher, produit en masse par des trafiquants venus de Chine et du Mexique, le fentanyl échappe aux radars des pouvoirs publics, contrairement aux comprimés antidouleur prescrits, massivement certes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Premier accusé dans la crise américaine, celui qui a longtemps fait figure de traitement miracle, a connu une croissance impressionnante en France.
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L’inquiétant succès de l’OxyContin, puissant antalgique opiacé

Premier accusé dans la crise américaine, celui qui a longtemps fait figure de traitement miracle, a connu une croissance impressionnante en France.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h27
    |

            Pascale Santi et 
Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Aux Etats-Unis, l’OxyContin a longtemps fait figure de traitement miracle. Lancé en 1995 à grand renfort de publicité, ce puissant antalgique opiacé présentait deux qualités, assurait son fabricant, le laboratoire Purdue : il soulageait la douleur en continu – d’où son nom – et ne présentait que peu d’effets ­secondaires. C’était avant l’épidémie d’overdoses d’opioïdes qui, ­depuis près de quinze ans, frappe les Etats-Unis avec une vigueur toujours croissante.

Aujourd’hui, le laboratoire ­concentre, plus qu’aucun autre, les foudres de l’administration américaine. Chaque mois ou presque une nouvelle plainte est déposée contre lui. En septembre, le ­Colorado a rejoint la vingtaine d’Etats et de grandes villes américaines qui poursuivent l’entreprise américaine pour avoir omis d’indiquer aux patients les risques ­d’addiction à ce médicament. En 2007, déjà, trois de ses responsables avaient plaidé coupable de désinformation devant une cour fédérale. L’entreprise dut régler 600 millions de dollars d’amendes et de dommages, un quasi-record dans ce type d’affaires. Des plaintes déposées par le Kentucky et la Virginie-Occidentale se sont soldées par des arrangements de 24 millions et 10 millions de dollars. Ce qui n’a pas empêché le laboratoire de poursuivre ses activités et d’attaquer les marchés mondiaux avec des méthodes marketing particulièrement agressives.
Une enquête est ainsi en cours en Italie. En mai 2017, dix-sept ­personnes, parmi lesquels des ­responsables de Mundipharma, la branche européenne de Purdue, mais aussi du laboratoire concurrent Grünenthal (qui commercialise le Tramadol) ont été interpellées. Depuis, 70 personnes ont été mises en examen dans cette ­affaire de corruption. La justice les soupçonne d’avoir monté un système d’influence afin de favoriser leur laboratoire dans les décisions de mise à disposition, par les autorités publiques, des antalgiques.
Technique du salami
Arrivé en France en 2000, Mundipharma...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les morts par abus d’antidouleurs constituent aux Etats-Unis une des pires crises sanitaires de l’histoire récente.
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L’addiction aux opiacés, première cause de mort par overdose en France

Les morts par abus d’antidouleurs constituent aux Etats-Unis une des pires crises sanitaires de l’histoire récente.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h49
    |

            Nathaniel Herzberg et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Elle n’avait jamais fumé, jamais pris la moindre drogue, « j’avais l’alcool un peu facile, quand même ». Pourtant, après six ans de hauts et de bas, d’arrêts et de rechutes, Lucie est formelle (le prénom a été changé) : « Je suis addict et je ne peux plus m’en sortir seule. » Pour cette femme de 34 ans, la rencontre avec les médicaments opiacés a eu lieu il y a six ans, après une opération des yeux. « J’avais mal, l’ophtalmo m’a prescrit du Dafalgan codéiné, se souvient-elle. Tout de suite, j’ai accroché. La diminution de la douleur mais aussi un apaisement corporel, un bien-être. Mais j’ai arrêté à la fin du traitement. C’est quelques mois plus tard, lors d’une crise de névralgie que j’ai recommencé. » Cette fois, l’ingénieure médicale ne se ­contente pas des prescriptions. « C’est devenu une béquille. Si j’avais mal quelque part, ou un coup de mou, ça me faisait du bien. D’abord de façon épisodique, puis régulière, puis tous les jours. En quelques mois, je suis devenue accro. Sans produit, j’étais en manque : des bouffées de chaleur, des douleurs musculaires, des pics de tension… Je ne supportais pas d’être comme une droguée, j’ai décidé d’arrêter. »
Peu à peu, elle diminue les doses et finit par se ­sevrer du produit. Mais lors d’un nouvel épisode de névralgie, elle consulte un ami rhumatologue. « Il m’a proposé du Tramadol. Je lui ai dit que j’avais été accro à la codéïne mais il m’a rassurée : ça n’a rien à voir. Et j’ai replongé. En pire. Le produit est beaucoup plus puissant. J’ai essayé plusieurs fois d’arrêter mais les crises de manque sont beaucoup plus violentes. J’en prends tous les jours, je prévois mes boîtes quand je pars en voyage. Le produit me fait de moins en moins d’effet. J’en prends de plus en plus. Je suis à la dose maximum quotidienne autorisée. Sauf que ça fait deux ans alors qu’on ne devrait pas dépasser une semaine. » Comment trouve-t-elle les médicaments ?« Je vais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Huit premières plaintes ont été enregistrées à la mi-juin contre des fabricants et des décideurs qui autorisent l’herbicide de Monsanto, filiale de Bayer.
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Glyphosate : plus de quarante nouvelles plaintes contre son utilisation

Huit premières plaintes ont été enregistrées à la mi-juin contre des fabricants et des décideurs qui autorisent l’herbicide de Monsanto, filiale de Bayer.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h06
   





                        


La principale substance du Roundup de Mansanto fait l’objet de quarante-quatre nouvelles plaintes déposées lundi 15 octobre devant le tribunal de Foix (Ariège) contre des fabricants et décideurs qui autorisent l’herbicide le plus utilisé en France, a annoncé l’association Campagne glyphosate. Ces plaintes nominatives pour « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée » et « atteinte à l’environnement » s’ajoutent aux huit déjà enregistrées, les premières en France, le 15 juin, devant la même juridiction. Une cinquantaine d’autres devraient être déposées d’ici à la fin d’octobre.
La procureure de la République de Foix s’est dessaisie du dossier au profit du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris, chargé des investigations.
Lancée au printemps 2018 par le collectif des Faucheurs volontaires, la Campagne glyphosate vise à rechercher le taux de glyphosate dans les urines des citoyens et ensuite à porter plainte contre les fabricants et décideurs qui autorisent ce produit de Monsanto, filiale de Bayer. Selon l’association ariégeoise, les résultats des quelque 150 premières analyses sont « inquiétants » et révèlent que « la moyenne des taux de glyphosate dans les urines des plaignants est environ quinze fois supérieure au taux maximum autorisé dans l’eau potable ».

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                Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson



« Les plaintes visent des individus »
« Les plaintes visent des individus, PDG et membres des conseils d’administration des groupes qui fabriquent des pesticides à base de glyphosate comme Bayer-Monsanto, Barclay Chemicals, Adama France, Agrifar. Elles ciblent aussi les décideurs et organismes qui l’ont autorisé, comme le président et les membres de la Commission européenne ou du comité d’appel de la commission », a expliqué, Dominique Masset, coprésident de l’association Campagne glyphosate.
Limitées sur une période portant sur les deux derniers trimestres de 2017 et sur le premier trimestre 2018, elles visent également la gouvernance de l’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, et l’AFSA, son homologue européen. Les Etats membres de l’Union européenne ont voté en novembre 2017 en faveur d’une nouvelle autorisation pour cinq ans de cet herbicide, le plus utilisé au monde. En France, alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à une sortie du glyphosate en 2021, les députés ont refusé en mai de l’inscrire dans la loi agriculture et alimentation.
Un jury américain a considéré en août que le Roundup était à l’origine du cancer développé par un agent d’entretien et avait condamné Monsanto à verser 289 millions de dollars de dédommagements.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.
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« Le jour où un réfugié soudanais a commencé à enseigner à l’université d’Auvergne »

Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h34
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. Il faut savoir le reconnaître, certains réfugiés trouvent du travail en traversant la rue, pour reprendre la désormais célèbre formule d’Emmanuel Macron. Notamment dans la restauration. A Vichy, un jeune Afghan bénéficiant de la protection subsidiaire – un statut accordé à des personnes exposées dans leur pays à des menaces graves – a ainsi dégoté quelques contrats dans des pizzerias de la cité thermale ou de Bourges. Mais ce n’est pas le métier idéal pour ce charmant jeune homme qui rêve de travailler dans la mode, pourquoi pas comme mannequin.

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                Les nouveaux arrivants, acte III



Car, pour les réfugiés qui souhaitent persévérer dans leur vocation ou faire valoir leurs compétences, il ne suffit pas toujours de traverser la rue. Il faut du temps, une grande volonté d’aller de l’avant et, aussi, l’aide d’associations pour surmonter les obstacles, notamment administratifs. Et parfois ça paie, comme pour deux des réfugiés soudanais et érythréens que Le Monde a suivis durant un an et demi dans le cadre du programme des « nouveaux arrivants ».

Hasard du calendrier, Hassan, le musicien des Soudan Célestins Music, et Ali, le sociologue qui les accompagne souvent, devaient se retrouver dans de nouveaux environnements de travail quasiment en même temps : le premier ce lundi 15 octobre dans une menuiserie industrielle à Thizy-les-Bourgs (Rhône), le second dès mardi à l’université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand.
« Ils ont envie de travailler et ça se voit »
Après avoir vu un reportage sur France 3 en mai, Philippe Heuzebroc, directeur de l’usine Montibert, nous avait contactés pour nous signaler qu’il avait du mal à trouver de la main-d’œuvre et qu’il était ouvert à rencontrer des réfugiés motivés. Deux cadres de l’entreprise sont venus à Vichy présenter les métiers de leur usine à une vingtaine de réfugiés, avec l’aide de l’interprète Adel El Kordi. Puis une visite a été organisée, fin juillet, dans leurs locaux, ainsi qu’une série d’entretiens à Vichy, en septembre.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama."
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            data-slide-description="Ali a fait un diaporama sur le Soudan et va l’exposer à la classe en français. L’objectif de cette formation est d’apprendre le français via l’usage des outils de bureautique."
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            data-slide-description="Alsadig est aussi présent à la formation bureautique dispensée par Human Booster. Sarah, la formatrice, explique que son public est constitué exclusivement de réfugiés et que le taux d’absentéisme est très faible."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid rencontrent Pierre-Martin Aubelle, le 1er février 2018, à Lyon.  M. Aubelle est responsable des Clés de l’atelier, une entreprise de formation aux métiers du bâtiment."
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            data-slide-description="Alsadig visite le centre des Clés de l’atelier le 1er février 2018. Il souhaiterait devenir électricien."
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            data-slide-description="Cette visite à permis à Alrashid et Alsadig d’évaluer leurs compétences pour choisir la formation adéquate. Ils ont pu rencontrer d’autres stagiaires en cours de formation."
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            data-slide-description="Leur formation à Lyon commencera en mai 2018."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid dans les locaux de l’Association d’aide au logement des jeunes, le 1er février 2018, à Lyon. La formation va nécessiter qu’ils déménagent de Vichy."
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Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama.

SANDRA MEHL POUR LE MONDE
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Epaulés par des bénévoles, les réfugiés ont préparé leur CV. Quatre d’entre eux ont été sélectionnés pour effectuer une semaine de mise en situation en milieu professionnel. Hassan devait commencer ce lundi. Il accompagnerait son compatriote érythréen Baraka, qui s’est déjà vu proposer un CDD de six mois et qui sautait de joie d’avoir pu, enfin, trouver un emploi dans un secteur qui lui plaît et qu’il connaît.
« Ce sont des gens qui ne s’expriment pas encore parfaitement, mais nous sommes sur la même longueur d’onde. Ils ont envie de travailler et ça se voit, assure Philippe Heuzebroc. Je ne suis pas nécessairement altruiste, mais ça me fait plaisir de savoir que j’aurai aidé une ou deux personnes à commencer à travailler, à leur mettre le pied à l’étrier. » L’entreprise a facilité les choses en trouvant un logement provisoire pour les quatre stagiaires.
Cours sur la civilisation arabe
Ali (son prénom a été modifié à sa demande), lui, a été repéré par une responsable de l’université Clermont-Auvergne, qui participe au projet européen Collab visant à intégrer des réfugiés dans le corps enseignant. Quatre Syriens (deux femmes et deux hommes), deux Syriens, un Guinéen et un Soudanais vont ainsi donner des cours de gestion, de communication interculturelle ou de marketing.

        Lire aussi :
         

                Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique



Accompagné d’un professeur titulaire, Ali, qui est titulaire d’un master de sociologie et qui exerçait comme professeur assistant à l’université de Khartoum, doit commencer, mardi, une série de cours sur la civilisation arabe contemporaine en licence 3 d’arabe. « Je vais leur parler du Soudan, bien sûr, mais aussi de l’Arabie saoudite et de l’Egypte », explique-t-il, enthousiaste.
« Nous avons cherché à ce que le profil et l’expérience des réfugiés servent aux étudiants, l’idée étant de montrer qu’ils peuvent assurer des cours qui sont dans les maquettes des formations », explique la responsable du projet, Cécilia Brassier-Rodrigues. L’intégration par le travail, un nouveau pas en avant pour ces réfugiés dont l’un des principaux objectifs est de se rendre utiles dans le pays qui les accueille.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Huit salariés d’une société de nettoyage réclament le paiement de leurs congés payés et leur régularisation.
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Des travailleurs sans papiers occupent une salle de fitness à Paris

Huit salariés d’une société de nettoyage réclament le paiement de leurs congés payés et leur régularisation.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h38
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            « J’ai trouvé quelqu’un (…) A quelle heure vous voulez qu’il commence ?
— A 14 heures, c’est bien (…) Il a les papiers d’un copain, non ?
— Ouais.
— D’accord, OK. Tu lui dis que moi, je le déclare. Par contre tu lui dis bien que ses congés payés, je ne les lui paye pas, d’accord. Et tu lui fais signer tout de suite une lettre de démission, sans date. (…) OK, bon ben nickel, super. »
Madigundo Kante a trouvé un CDI. Ce Malien de 31 ans a commencé à travailler pour la société de nettoyage BSL Propreté en avril. Quatre heures par jour, du lundi au samedi, il fait le ménage dans une salle de fitness Keep Cool du 9e arrondissement de Paris. Les propos échangés au moment de son embauche entre son ancien chef d’équipe et le patron de BSL Propreté — dont nous avons pu vérifier l’authenticité — montrent qu’il a été embauché sous une fausse identité et dans des conditions qui ne respectent pas le code du travail.
Lundi 15 octobre, pour la première fois de sa vie, Madigundo Kante s’est mis en grève, avec sept autres salariés de BSL, soutenus par le syndicat CGT. Maliens ou Mauritaniens, sans titres de séjour, ils sont tous techniciens de surface en CDI à BSL Propreté et travaillent dans des salles de sport parisiennes ou de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des groupes Keep Cool et L’Appart. « On bosse ici, on vit ici, on reste ici », ont entonné les huit salariés en grève, réunis à l’intérieur de la salle Keep Cool du 9e arrondissement, qu’ils occupent depuis lundi 13 h 30. Face à eux, les clients de l’enseigne de fitness, qui vante le sport « qui rend enfin heureux » et « la forme sans la frime », continuaient de suer, imperturbables, sur des tapis de course et des vélos elliptiques.

« Abus de vulnérabilité organisé »
« Nous revendiquons la réévaluation de leurs contrats, en adéquation avec leur charge de travail, le paiement de leurs congés payés et des jours fériés travaillés et les documents nécessaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Législation inadaptée, contournement de la légalité, rivalités entre les agences, déficit d’autorité et de contrôle… Dans une enquête publiée chez Fayard, Jacques Follorou, journaliste au « Monde », montre comment les manquements dans la sécurité intérieure en France rendent contre-productive la lutte contre le terrorisme.
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« L’Etat secret », le livre sur la guerre du renseignement

Législation inadaptée, contournement de la légalité, rivalités entre les agences, déficit d’autorité et de contrôle… Dans une enquête publiée chez Fayard, Jacques Follorou, journaliste au « Monde », montre comment les manquements dans la sécurité intérieure en France rendent contre-productive la lutte contre le terrorisme.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h56
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Bonne feuilles. [Au nom de la lutte contre le terrorisme, les démocraties ont, depuis les attentats du 11 septembre 2001, singulièrement restreint le champs des libertés. La révolution technique du renseignement, lancée en France en 2007 avec de gros moyens, s’est construite à l’abri du secret-défense : ce vaste système de surveillance, qui déborde aujourd’hui la lutte contre le terrorisme, est devenu le premier pilier de la défense du pays. Dans la clandestinité, voire l’illégalité, pendant près de dix ans.]
Un renseignement illégal
La France a ainsi longtemps vécu dans un profond déni sur le vrai du renseignement intérieur. Jean-Jacques Urvoas, en décembre 2014, alors président de la DPR [la délégation parlementaire au renseignement], écrit ainsi, dans son rapport annuel : « En l’état actuel du droit, les services sont très démunis. Ils peuvent uniquement recourir à des interceptions de sécurité, à des réquisitions de données techniques de connexion ainsi qu’à l’usage restreint de fichiers. Tous les autres moyens exploitables sont frappés d’illégalité. La situation confine ici à l’hypocrisie au regard des missions incombant à ces administrations. Elle induit en outre une mise en danger des fonctionnaires qui œuvrent au service de la nation. »
Alors que Jean-Jacques Urvoas informe le Parlement sur cette béance, les services de renseignement français sont, en effet, pour l’essentiel hors la loi. Combien d’actes d’enquêtes réalisés par les RG [renseignements généraux], la DST [direction de la surveillance du territoire], puis la DCRI [direction centrale du renseignement intérieur] ou encore la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], jusqu’à la loi de 2015, auraient alors pu conduire leurs auteurs devant un juge d’instruction ? « C’est incalculable, puisque c’était le quotidien de ces agents », confirme un ancien directeur adjoint...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Lorsque Guy décède, sa tutrice, soucieuse de faire respecter ses dernières volontés, le fait inhumer dans un caveau de famille, où repose déjà son épouse. Quand l’héritière de la concession l’apprend, elle le fait exhumer puis inhumer dans la fosse commune.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Onze personnes sont mortes après les fortes pluies qui ont frappé le département de l’Aude, selon un bilan de la préfecture, qui pourrait évoluer. Edouard Philippe a rencontré des victimes à Villegailhenc et à Trèbes, communes touchées par les inondations.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La Révolution enseignée en 1re, des ouvrages imposés en français… Voici les changements qui attendent les élèves.
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Des enseignants préoccupés par la refonte du lycée

La Révolution enseignée en 1re, des ouvrages imposés en français… Voici les changements qui attendent les élèves.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 11h15
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Les nouveaux programmes du lycée arrivent en discussion au Conseil supérieur des programmes. Saisis à la fin du printemps, pas moins de 400 experts ont planché tout l’été. Au total, 81 textes couvrant les enseignements des classes de seconde et de première des voies générale et technologique doivent être discutés et votés d’ici au 2 novembre. Le SNES, syndicat majoritaire dans le second degré, a d’ores et déjà fait fuiter sur son site de nombreux projets de programmes, suivis par certaines associations disciplinaires, indiquant qu’il souhaitait « permettre le début de la réflexion dans les délais contraints imposés par le ministre ».
Sur le programme d’histoire de seconde et de première, l’historienne Laurence De Cock a ouvert la discussion dans les colonnes de Libération, le 11 octobre. Contactée, elle confirme sa position et celle du collectif d’historiens Aggiornamento : les programmes d’histoire consacrent une approche « fixiste » de la discipline, sans tenir compte des avancées de la recherche récente qui consacre des approches plus variées, sur la place de la France dans le monde ou sur l’histoire populaire, portées par des historiens comme Gérard Noiriel. « C’est au pire un mépris des élèves et au mieux une indifférence aux avancées de la recherche », conclut-elle. « Refuser la mise en débat de l’histoire est une manière de refuser aux lycéens une formation critique et politique au sens le plus noble, par la formation aux sciences humaines et sociales. »

Un quart des élèves ne verront pas la Révolution
Christine Guimonnet, membre de l’Association des professeurs d’histoire-géographie, regrette aussi la faible part de « l’histoire sociale » et de « l’histoire des femmes » dans les projets. Enfin, le projet prévoit désormais l’étude de la Révolution française au début de l’année de première, alors qu’elle était jusqu’ici abordée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La maire de Paris annonce l’ouverture, en novembre, d’une « halte » pour une cinquantaine de femmes.
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Anne Hidalgo ouvre les portes de l’Hôtel de ville aux sans-abri

La maire de Paris annonce l’ouverture, en novembre, d’une « halte » pour une cinquantaine de femmes.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h09
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Des femmes sans abri sous les dorures de la République. Anne Hidalgo ne pouvait prendre initiative plus symbolique pour frapper les esprits. Dans un entretien au Journal du dimanche, daté du 14 octobre, la maire de Paris annonce l’ouverture en novembre d’« une halte » de nuit et de jour, pérenne, « dans l’Hôtel de Ville de Paris » pour « une cinquantaine de femmes » sans abri qui, par grand froid, « pourront être jusqu’à une centaine ». Au total, Mme Hidalgo s’engage à ouvrir 700 places d’hébergement supplémentaires d’ici « début 2019 » dans des batiments municipaux, surtout à l’ouest de Paris, qui s’ajouteront aux 800 nouvelles créées dans des lieux appartenant à la municipalité depuis février. La capitale compte quelque 10 000 places aujourd’hui.
Tout en faisant de la prise en charge des plus démunis un marqueur de sa politique, Mme Hidalgo met le gouvernement au pied du mur. Le 15 février, la maire de Paris avait déjà organisé « une nuit de la solidarité » qui avait permis à quelque 2 000 Parisiens de recenser 3 035 sans-abri dans les rues de la capitale. Cette opération était une pierre dans le jardin d’Emmanuel Macron qui, en juillet 2017, avait déclaré qu’« il [ne voulait] plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année ». En mars, le chef de l’Etat avait reconnu son échec en la matière.
« La moitié du chemin »
Mme Hidalgo revient donc à la charge. En se fondant sur le décompte du 15 février, elle estime qu’« il manque près de 3 000 places d’hébergement d’urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. L’Etat est chargé de créer les 1 500 autres », prévient-elle. Pour ce faire, elle propose que l’hôpital du Val-de-Grâce que l’Etat a fermé, dans le 5e arrondissement, puisse accueillir « en attendant sa réhabilitation » des « personnes à la rue ». « Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ D’ex-membres du Conseil supérieur des programmes dénoncent l’examen au pas de charge de la réforme du lycée.
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La fabrique des programmes scolaires sous tension

D’ex-membres du Conseil supérieur des programmes dénoncent l’examen au pas de charge de la réforme du lycée.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h16
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            

Coup d’accélérateur pour la réforme du lycée. Depuis le 11 octobre, le Conseil supérieur des programmes se réunit pour discuter, amender et voter les 81 programmes de seconde et première. Ces réunions au pas de charge – tout doit être bouclé le 2 novembre – commencent avec un conseil en partie renouvelé puisque quatre mandats viennent d’arriver à échéance. Parmi ceux-ci, celui de Marie-Aleth Grard, la vice-présidente d’ATD-Quart Monde, qui avait annoncé sa démission à quelques jours de la fin de son mandat.
Les réunions se tiennent dans un contexte tendu. Des projets de textes ayant été mis en ligne par des syndicats et des associations, la présidente du CSP, Souâd Ayada, a décidé de ne plus communiquer les projets de programmes en amont à ses membres. Les textes qui n’ont pas fuité pourront être consultés dans une salle et devront être remis avant le départ des votants. Alors que le déroulé détaillé des réunions, que Le Monde s’est procuré, prévoit entre quatre et sept programmes votés par jour, et que certains textes n’auront pas pu être consultés à l’avance, le CSP « à l’ère Blanquer » peut-il encore tenir son rôle ?

Imaginée par Vincent Peillon en 2013, cette instance réunit six parlementaires, deux membres du Conseil économique, social et environnemental et dix « personnalités qualifiées » – des universitaires ou des inspecteurs généraux – autour d’une conviction : ce qui doit être enseigné aux enfants n’est pas seulement l’affaire de spécialistes des disciplines. Pour Roger-François Gauthier, membre « historique » du CSP et professeur associé à l’université Paris-Descartes dont le mandat s’est achevé le 10 octobre, l’idée initiale était que « la société devait pouvoir s’en mêler et contribuer à définir le projet politique de l’école ».
Sauf que cela coince dès les premières saisines. Le premier président de l’instance, Alain Boissinot, claque la porte en juin 2014. Dans sa lettre de démission adressée aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale, qui a su s’imposer sur les scènes politique et médiatique, est cité en exemple par l’Elysée et Matignon.
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Jean-Michel Blanquer, premier de la classe en Macronie

Le ministre de l’éducation nationale, qui a su s’imposer sur les scènes politique et médiatique, est cité en exemple par l’Elysée et Matignon.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h28
    |

            Virginie Malingre et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Il n’y a pas que Richard Ferrand qui rêve d’un « Blanquer de l’intérieur », comme il l’a dit au JDD le 7 octobre, pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau. A l’Elysée ou à Matignon, nombreux sont ceux qui, comme le président de l’Assemblée nationale, invoquaient ces derniers jours les qualités du ministre de l’éducation nationale quand il s’agissait de dresser le portrait-robot du ministre de l’intérieur idéal. « Technique et politique, il coche les deux cases », explique un proche du président. L’oiseau rare, issu de la société civile, inattaquable sur ses compétences, et en même temps à même d’expliquer sa vision. « Il est un objet macronien », résume un ministre.
Certes, Jean-Michel Blanquer est plus proche de la droite. Cet ancien recteur de Créteil et patron de l’Essec a d’ailleurs contribué au programme d’Alain Juppé durant la primaire de la droite et du centre. Il a également été directeur général de l’enseignement scolaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2009 et 2012, quand 80 000 postes ont été supprimés au sein de l’éducation nationale. Et a participé à plusieurs rapports pour l’Institut Montaigne, un think tank libéral. Mais Jean-Michel Blanquer a surtout su imposer son image de « pragmatique », comme il aime à se définir. Il défend aussi bien le cartable numérique que l’apprentissage par cœur, les neurosciences ou la revalorisation des langues anciennes.

A l’instar d’Emmanuel Macron, le ministre de l’éducation pense aussi qu’il y a urgence à réformer. Depuis son arrivée rue de Grenelle, M. Blanquer est sur tous les fronts et lance des « transformations » tous azimuts. Quitte à mettre parfois le dialogue social en sourdine. Refondre le lycée, le bac, la voie professionnelle, la formation des enseignants… et les programmes en même temps. Lundi 15 octobre, le ministre devait présenter un projet de loi au Conseil supérieur de l’éducation qui va bien au-delà de l’abaissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’accident s’est produit vers 18 heures lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux. La victime, Mark Sutton, est un restaurateur d’origine britannique installé depuis quatre ans dans la région avec sa compagne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Un vététiste tué par un chasseur en Haute-Savoie

L’accident s’est produit vers 18 heures lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux. La victime, Mark Sutton, est un restaurateur d’origine britannique installé depuis quatre ans dans la région avec sa compagne.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 10h06
   





                        


Un vététiste qui dévalait un chemin à la lisière d’un bois sur la commune de Montriond, en Haute-Savoie, a été mortellement touché samedi par un tir de fusil de chasse.
L’accident s’est produit vers 18 heures lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d’invités, a précisé, dimanche 14 octobre, le procureur de la République de Thonon-les-Bains, Philippe Toccanier.
La victime, Mark Sutton, est un restaurateur de 34 ans originaire du Pays de Galles, installé depuis quatre ans dans la région avec sa compagne. Il est propriétaire de deux établissements, l’un proposant un service de chefs à domicile à Morzine, l’autre spécialisé dans la cuisine santé aux Gets, communes toutes proches des lieux du drame. Vététiste assidu, l’homme était « parfaitement identifiable » sur ce chemin fréquenté, pentu et difficile d’accès, situé à 1 350 mètres d’altitude.
En état de choc, le chasseur, âgé de 22 ans et invité de la battue, a été hospitalisé. « Il n’a pas pu être placé en garde à vue », a précisé le procureur, confirmant une information du Dauphiné libéré.
Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire aggravé par la brigade de recherches de Thonon-les-Bains, afin de faire la lumière sur les circonstances du drame. Une autopsie doit être réalisée en début de semaine prochaine.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Sommes-nous voués à demeurer à tout jamais des êtres sociaux, comptables d’une solidarité chèrement acquise et juridiquement obligatoire ? Les magistrats et le public du Monde Festival ont tranché, après les plaidoiries, samedi 6 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ De retour d’Arménie vendredi soir, Emmanuel Macron a mené une « large consultation politique » tout le week-end et livré enfin ses derniers arbitrages.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/10/2018
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Gouvernement : le remaniement est attendu lundi dans la journée

De retour d’Arménie vendredi soir, Emmanuel Macron a mené une « large consultation politique » tout le week-end et livré enfin ses derniers arbitrages.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 09h59
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Le remaniement le plus long. Après son retour d’Arménie, vendredi 12 octobre dans la soirée, Emmanuel Macron a repris ses tractations politiques, qui se sont poursuivies tout le week-end. Même ceux de la Macronie historique qui avaient quitté Paris pour assister au mariage d’Ismaël Emélien, le conseiller spécial du président de la République, n’ont pas totalement décroché.
La constitution de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être connue lundi 15 octobre dans la journée. Vraisemblablement après le retour du premier ministre Edouard Philippe, qui devait passer la matinée à Nantes et rentrer à Paris pour déjeuner avec le chef de l’Etat.

Le processus avance « dans le calme », a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien à France 24 et RFI, vendredi soir, à l’issue du sommet de la francophonie qui se tenait à Erevan. Un tel remaniement « c’est important, ce sont des engagements, et donc il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme (...) J’essaie de faire les choses de manière professionnelle », a-t-il affirmé.
« Le président a beaucoup consulté samedi et dimanche », fait savoir l’Elysée, où l’on parle d’ « une large consultation politique ». Il s’est entretenu avec Edouard Philippe, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Christophe Castaner, le délégué général de La République en Marche. Il a également « beaucoup » parlé avec François Bayrou, confie-t-on dans son entourage, et discuté avec le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu’avec certains élus locaux.
« Les remaniements n’ont jamais rien changé »
Plus de dix jours après la démission de Gérard Collomb le 3 octobre, Matignon et l’Elysée se savent très attendus sur ce remaniement qui aura pris un temps record dans l’histoire de la Cinquième république. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 14 octobre, François Bayrou, qui a affirmé avoir « la chance de parler avec le président presque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes soutient, dans une tribune au « Monde », la création d’une « Maison des médias libres » dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. Ils espèrent que sera ainsi créé un lieu entièrement dévolu à la liberté d’expression.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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« Le projet de Maison des médias libres à Paris rencontre les défis de notre époque »

Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes soutient, dans une tribune au « Monde », la création d’une « Maison des médias libres » dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. Ils espèrent que sera ainsi créé un lieu entièrement dévolu à la liberté d’expression.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h36
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous souhaitons qu’un lieu démocratique dévolu à la liberté de la presse puisse enfin voir le jour au cœur de la capitale française. C’est pourquoi nous soutenons le projet d’une « Maison des médias libres », candidat au concours Réinventer Paris 2 de la Mairie de Paris, pour acquérir et réhabiliter – grâce à la structure ad hoc « Le Transfo » – le très symbolique immeuble « Nation 1 » situé dans le XIe arrondissement de Paris.
Ce serait à la fois un lieu public de rencontre et d’échange, d’exposition et de formation autour du journalisme, et un lieu professionnel proposant des locaux à des médias unis par la défense de l’indépendance et de la liberté de l’information. La grande diversité des promoteurs de ce projet en garantit le pluralisme, tout comme leur engagement à faire de ce lieu un espace de débat et de réflexion, d’expérimentation, de promotion de nouvelles formes de production et de diffusion de l’information, ouvert à tous les publics et accessible à tous les médias qui le souhaitent.
Le droit de savoir et la liberté de dire sont en effet deux principes fondamentaux d’une démocratie véritable, forte et vivante. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Refusant les privilèges de naissance, de diplôme ou de fortune, d’origine ou de genre, une démocratie vraie suppose que toutes et tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.
Paris, une ville symbolique
C’est à Paris que fut énoncée, par celui qui allait devenir le premier maire de la capitale française, la définition la plus radicale de cette liberté d’informer comme droit fondamental : « La publicité de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Sur les traces du pape François 1/5. Qui est le vrai Jorge Bergoglio ? « Le Monde » consacre une série d’articles à son parcours. Aujourd’hui, ses racines italiennes à travers sa grand-mère, nonna Rosa, qui faillit mourir lors de la traversée de l’Atlantique.
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Qui est le vrai Jorge Bergoglio ? « Le Monde » consacre une série d’articles à son parcours. Aujourd’hui, ses racines italiennes à travers sa grand-mère, nonna Rosa, qui faillit mourir lors de la traversée de l’Atlantique.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le pape François, photo non datée. COLLECTION DE LA FAMILLE BERGOGLIO / AFP             Combien sont-ils ? Deux cent cinquante ? Trois cents ? Davantage ? Leurs corps gisent sur l’eau sombre. Femmes, hommes, enfants, ils n’ont pu s’accrocher à un radeau ou une bouée. L’océan a déjà avalé leurs cris d’effroi quand les feux des cargos venus à la rescousse balaient les ténèbres, sans apercevoir toutes les dépouilles. A bout de souffle, les naufragés se sont noyés, parfois déchirés par les requins. Parmi eux, 118 « Syriens », selon les registres des passagers – des commerçants en provenance du Liban ou de Damas – mais aussi une majorité d’Italiens, partis en famille, le papa, la mamma, mais aussi les grands-parents – le nonno et la nonna…          Nous ne sommes pas dans un canot pneumatique en pleine Méditerranée, mais au large du Brésil, sur un paquebot italien, le Principessa Mafalda, lancé trois ans avant le Titanic. Le liner a appareillé de Gênes le 11 octobre 1927 avec 971 passagers à bord, les cales pleines de rêves argentins. Depuis la fin du XIXe siècle, des millions de colons traversent ainsi l’Atlantique, leur vie toute entière empilée dans des malles, en quête d’une terre paisible et prospère. L’Argentine est alors la sixième puissance mondiale, un pays en pleine croissance, riche et dynamique. A Buenos Aires, trois habitants sur quatre sont originaires d’ Europe. On les surnomme les « Porteños » (« ceux du port ») et l’adage de la rue prétend que toute la capitale « descend d’un bateau ».          Le Principessa Mafalda a déjà fait escale à Barcelone, Rio, Santos et Montevideo. Au passage de l’équateur, le capitaine avait organisé une fête sur le pont, avec un orchestre. Les passagers de troisième classe se sont mêlés à la clientèle des salons. Les élégantes avaient dansé le tango sur le parquet encaustiqué des deux salles de bal, là où le maître du tango Carlos Gardel, embarqué quelques mois plus tôt, avait peut-être chanté une milonga.                         La famille de Jorge Bergoglio : de gauche à droite, son grand-père Giovanni, son père Mario et sa grand-mère Rosa ANSA/ABACA                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Evaluations scolaires : un élève de CE1 sur deux a des difficultés en calcul mental

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 20h35
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 21h22
   





                        



   


Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a dévoilé dimanche 14 octobre à 20 Minutes les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1, tant décriées par les syndicats d’enseignants. Et les résultats ne sont pas bons.
Selon ces évaluations, 23 % des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent et « 8 % ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés ». « Concernant les élèves en début de CE1, 30 % lisent moins de trente mots par minute, alors que l’objectif national est de cinquante mots. Un élève sur deux (49 %) a des difficultés en calcul mental et 47 % ont des soucis pour résoudre des problèmes », poursuit M. Blanquer.
Pour le ministre, des « difficultés sociales et familiales peuvent expliquer certains retards, notamment dans le langage ». « C’est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner. On ne doit laisser aucun élève de côté », estime-t-il.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Mettre en place toujours plus d’évaluation à l’école n’est pas une solution »



« Points de repère plus sûrs »
Répondant aux reproches de certains syndicats sur l’efficacité de ces tests et le risque qu’ils stressent les écoliers, le ministre assure qu’ils sont « un levier pour leur réussite ». « Ils n’ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance », insiste M. Blanquer. Ne pas répondre à toutes les questions n’est « pas un signe d’échec », affirme-t-il. Pour lui, « avec ces tests nationaux, l’évaluation est scientifique et complète. Les points de repère sont plus sûrs » qu’avec les évaluations qui étaient déjà réalisées par les enseignants.
Le ministre de l’éducation présente par ailleurs lundi au conseil supérieur de l’éducation un projet de loi qui vise notamment à rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans à la rentrée 2019, contre 6 actuellement.
Selon M. Blanquer, cela « va mettre l’accent sur l’école maternelle et sur l’acquisition du langage. La réforme de la formation initiale des enseignants [également prévue par le projet de loi] va nous permettre aussi de renforcer leurs compétences ».

        Lire aussi :
         

                Ecole : le contenu du projet de loi Blanquer






                            


                        

                        

