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Reportage

Sous la pression de l’Union européenne, le Maroc fait la chasse aux migrants

Depuis cet été, le royaume est le théâtre d’une vague sans précédent d’arrestations et de déplacements forcés de Subsahariens obligés de se cacher.

Charlotte Bozonnet (Tiznit, Agadir, Tanger, Maroc, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 15.10.2018 à 18h13

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        Mis à jour le 15.10.2018 à 18h28






                        

Crédits : CAMILLE MILLERAND POUR LE MONDE


                    

Ils sont arrivés à 5 heures du matin, dans le quartier Boukhalef, à Tanger, tambourinant aux portes et ordonnant aux habitants de sortir de chez eux. « Il y avait plusieurs fourgons avec des policiers et les forces auxiliaires [forces paramilitaires dépendant du ministère de l’intérieur] », se souvient Donatien*, un Camerounais de 35 ans, aujourd’hui à l’abri dans le sud du Maroc. En bas de l’immeuble, une cinquantaine d’hommes, de femmes et d’enfants sont déjà entassés dans un car. Emmenés au commissariat central, ils y attendront avec des dizaines d’autres ressortissants subsahariens jusqu’à 19 heures, sans eau ni nourriture. « Puis ils nous ont menottés pour nous mettre dans un bus. Dans le nôtre, on était trente-six, mais il y avait plus de quinze bus pleins », précise le Camerounais.

Après plusieurs heures de voyage et une tension croissante dans le véhicule, les migrants obtiennent des petits pains, des sardines et de l’eau. « Puis, à 4 heures du matin, ils nous ont lâchés sur la route, à 17 km de Tiznit », à environ 900 km au sud de Tanger. Un Marocain passant par là en camionnette embarquera les femmes et les enfants jusqu’à la ville ; les hommes, eux, marcheront jusqu’au rond-point principal de la petite cité berbère, lieu de campement provisoire pour les migrants refoulés. C’était il y a un mois, mais Donatien reste marqué par la violence de ces heures-là et par l’ampleur des arrestations : « Comme si c’était une journée spéciale pour capturer tous les Blacks », dit-il.
Des arrestations massives
Donatien est l’un de ces milliers de Subsahariens qui ont été arrêtés et déplacés de force depuis cet été sur le territoire marocain. Selon le Groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), au moins 7720 personnes ont connu ce sort entre juillet et septembre dans la seule région de Tanger. Dans son dernier rapport intitulé « Coûts et blessures », et...



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.
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« Le jour où un réfugié soudanais a commencé à enseigner à l’université d’Auvergne »

Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h34
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. Il faut savoir le reconnaître, certains réfugiés trouvent du travail en traversant la rue, pour reprendre la désormais célèbre formule d’Emmanuel Macron. Notamment dans la restauration. A Vichy, un jeune Afghan bénéficiant de la protection subsidiaire – un statut accordé à des personnes exposées dans leur pays à des menaces graves – a ainsi dégoté quelques contrats dans des pizzerias de la cité thermale ou de Bourges. Mais ce n’est pas le métier idéal pour ce charmant jeune homme qui rêve de travailler dans la mode, pourquoi pas comme mannequin.

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                Les nouveaux arrivants, acte III



Car, pour les réfugiés qui souhaitent persévérer dans leur vocation ou faire valoir leurs compétences, il ne suffit pas toujours de traverser la rue. Il faut du temps, une grande volonté d’aller de l’avant et, aussi, l’aide d’associations pour surmonter les obstacles, notamment administratifs. Et parfois ça paie, comme pour deux des réfugiés soudanais et érythréens que Le Monde a suivis durant un an et demi dans le cadre du programme des « nouveaux arrivants ».

Hasard du calendrier, Hassan, le musicien des Soudan Célestins Music, et Ali, le sociologue qui les accompagne souvent, devaient se retrouver dans de nouveaux environnements de travail quasiment en même temps : le premier ce lundi 15 octobre dans une menuiserie industrielle à Thizy-les-Bourgs (Rhône), le second dès mardi à l’université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand.
« Ils ont envie de travailler et ça se voit »
Après avoir vu un reportage sur France 3 en mai, Philippe Heuzebroc, directeur de l’usine Montibert, nous avait contactés pour nous signaler qu’il avait du mal à trouver de la main-d’œuvre et qu’il était ouvert à rencontrer des réfugiés motivés. Deux cadres de l’entreprise sont venus à Vichy présenter les métiers de leur usine à une vingtaine de réfugiés, avec l’aide de l’interprète Adel El Kordi. Puis une visite a été organisée, fin juillet, dans leurs locaux, ainsi qu’une série d’entretiens à Vichy, en septembre.
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            data-slide-description="Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama."
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            data-slide-description="Ali a fait un diaporama sur le Soudan et va l’exposer à la classe en français. L’objectif de cette formation est d’apprendre le français via l’usage des outils de bureautique."
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            data-slide-description="Alsadig est aussi présent à la formation bureautique dispensée par Human Booster. Sarah, la formatrice, explique que son public est constitué exclusivement de réfugiés et que le taux d’absentéisme est très faible."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid rencontrent Pierre-Martin Aubelle, le 1er février 2018, à Lyon.  M. Aubelle est responsable des Clés de l’atelier, une entreprise de formation aux métiers du bâtiment."
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            data-slide-description="Alsadig visite le centre des Clés de l’atelier le 1er février 2018. Il souhaiterait devenir électricien."
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            data-slide-description="Cette visite à permis à Alrashid et Alsadig d’évaluer leurs compétences pour choisir la formation adéquate. Ils ont pu rencontrer d’autres stagiaires en cours de formation."
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            data-slide-description="Leur formation à Lyon commencera en mai 2018."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid dans les locaux de l’Association d’aide au logement des jeunes, le 1er février 2018, à Lyon. La formation va nécessiter qu’ils déménagent de Vichy."
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Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama.

SANDRA MEHL POUR LE MONDE
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Epaulés par des bénévoles, les réfugiés ont préparé leur CV. Quatre d’entre eux ont été sélectionnés pour effectuer une semaine de mise en situation en milieu professionnel. Hassan devait commencer ce lundi. Il accompagnerait son compatriote érythréen Baraka, qui s’est déjà vu proposer un CDD de six mois et qui sautait de joie d’avoir pu, enfin, trouver un emploi dans un secteur qui lui plaît et qu’il connaît.
« Ce sont des gens qui ne s’expriment pas encore parfaitement, mais nous sommes sur la même longueur d’onde. Ils ont envie de travailler et ça se voit, assure Philippe Heuzebroc. Je ne suis pas nécessairement altruiste, mais ça me fait plaisir de savoir que j’aurai aidé une ou deux personnes à commencer à travailler, à leur mettre le pied à l’étrier. » L’entreprise a facilité les choses en trouvant un logement provisoire pour les quatre stagiaires.
Cours sur la civilisation arabe
Ali (son prénom a été modifié à sa demande), lui, a été repéré par une responsable de l’université Clermont-Auvergne, qui participe au projet européen Collab visant à intégrer des réfugiés dans le corps enseignant. Quatre Syriens (deux femmes et deux hommes), deux Syriens, un Guinéen et un Soudanais vont ainsi donner des cours de gestion, de communication interculturelle ou de marketing.

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                Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique



Accompagné d’un professeur titulaire, Ali, qui est titulaire d’un master de sociologie et qui exerçait comme professeur assistant à l’université de Khartoum, doit commencer, mardi, une série de cours sur la civilisation arabe contemporaine en licence 3 d’arabe. « Je vais leur parler du Soudan, bien sûr, mais aussi de l’Arabie saoudite et de l’Egypte », explique-t-il, enthousiaste.
« Nous avons cherché à ce que le profil et l’expérience des réfugiés servent aux étudiants, l’idée étant de montrer qu’ils peuvent assurer des cours qui sont dans les maquettes des formations », explique la responsable du projet, Cécilia Brassier-Rodrigues. L’intégration par le travail, un nouveau pas en avant pour ces réfugiés dont l’un des principaux objectifs est de se rendre utiles dans le pays qui les accueille.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Une des principales questions soulevées par le Brexit, la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord britannique, avait été réglée il y a vingt ans.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Brexit : pourquoi la frontière entre les deux Irlandes est un casse-tête pour Londres

Une des principales questions soulevées par le Brexit, la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord britannique, avait été réglée il y a vingt ans.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h21
    |

            Pierre Breteau








                        



   


L’accès au marché commun, la libre circulation des personnes et des biens ou le statut des Britanniques dans les pays de l’Union, voilà quelques-unes des questions difficiles soulevées par le Brexit. Mais il en reste une, plus complexe encore à régler et sur laquelle ni Londres ni Bruxelles ne pensaient qu’il y aurait autant de discussions : celle de la frontière entre la République d’Irlande, pays membre de la CEE – qui n’était pas encore l’Union européenne – depuis 1973, avec l’Irlande du Nord (Ulster) qui est, elle, restée britannique depuis 1922.

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          Le Brexit ébranle vingt années de paix en Irlande



Or, le temps presse, puisque le texte de l’accord sur le Brexit entre Londres et Bruxelles doit être ratifié par le Parlement britannique et le Parlement européen d’ici à la fin de l’année 2018.
Ni l’UE, ni le Royaume-Uni, ni même l’Irlande ne veulent de frontière
Londres s’est engagé à ne pas réinstaurer de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En effet, la disparition de la frontière de 500 kilomètres entre les deux Irlandes, qui ont connu plus d’un demi-siècle de conflit civil et religieux, est un acquis des accords de paix du Vendredi saint, en 1998, et son retour pourrait fragiliser la paix.
Dans le cas d’un Brexit sans accord, le retour de la frontière signifierait aussi la fin d’une période d’échanges économiques simples entre les deux pays : en 2016, le tiers des exportations nord-irlandaises prenait le chemin de la République.

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          Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE



De son côté, l’Union a proposé l’instauration d’un « filet de sécurité » (« backstop » en anglais) pour une période qui irait jusqu’en 2020, et qui permettrait de conserver l’Irlande du Nord dans l’UE. Pendant cette période, en attendant un accord définitif, la partie nord de l’île resterait alignée sur les normes européennes. Et dans ce cas précis, le contrôle douanier serait effectué entre l’île d’Irlande et la Grande-Bretagne.

   


Dans cette situation, l’Irlande du Nord serait unifiée de fait avec la République d’Irlande, et pire que tout pour Londre, sous le patronage de l’Union européenne. Cette proposition a été rejetée par le Royaume-Uni, puisque Theresa May avait promis en 2016 de quitter l’union douanière pour pouvoir signer des accords commerciaux avec le monde entier, sans avoir à passer par la case Bruxelles.
Une frontière militarisée disparue grâce aux accords de 1998
Après trente ans de conflit à partir des années 1960 en Irlande du Nord entre républicains catholiques – pour la réunification – et unionistes protestants – pour le maintien dans le Royaume-Uni –, les accords du Vendredi saint d’avril 1998 mettaient un point final aux affrontements et aux milliers de morts.
Si les accords de 1998 n’ont pas tout réglé – les violences intercommunautaires persistent –, ils ont démilitarisé une frontière auparavant gardée par des militaires surarmés. Ils ont aussi désarmé les milices des deux camps progressivement tout le long des années 2000 jusqu’en 2009.
En février 2018, la présidente du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, estimait par ailleurs qu’il était temps d’envisager « un référendum sur la réunification au cours de la prochaine décennie ». C’est une possibilité que prévoient les accords du Vendredi saint. Le seul parti politique présent à la fois en République d’Irlande et en Irlande du Nord milite pour la réunification de l’île et considère que « le Brexit et l’accord du Vendredi saint sont incompatibles ».
L’exécutif d’Irlande du Nord est dans une impasse depuis la démission du vice-premier ministre du Sinn Fein le 7 janvier 2017, et de la première ministre de la région, Arlene Foster ; les accords de 1998 prévoient en effet que l’Irlande du Nord soit dirigée par un premier ministre et un vice-premier ministre nationaliste et unioniste. Ce 15 octobre, la région est donc sans exécutif depuis 646 jours, et de ce fait, ne peut faire entendre sa voix dans la discussion entre Bruxelles, Dublin et Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Libéré dimanche après 50 jours de détention, l’opposant au Kremlin est la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » datant de 2016.
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Russie : à peine sorti de prison, l’opposant Navalny poursuivi pour « diffamation »

Libéré dimanche après 50 jours de détention, l’opposant au Kremlin est la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » datant de 2016.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h25
   





                        



   


L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny, libéré dimanche après cinquante jours de prison, a annoncé lundi 15 octobre être la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » remontant à 2016. « Ce matin, mon avocat a reçu un appel d’un enquêteur du ministère de l’intérieur disant que je devais me présenter aujourd’hui dans le cadre d’une enquête », a déclaré l’opposant de 42 ans dans un message publié sur son site internet.
Selon M. Navalny, cette nouvelle enquête concerne la plainte d’un ancien enquêteur du ministère de l’intérieur, Pavel Karpov, qui l’avait poursuivi en 2016 pour « diffamation » à la suite de la publication d’un message sur le blog de l’opposant. Dans ce message, Alexeï Navalny reprenait des accusations sur le train de vie de M. Karpov et sur ses liens supposés avec la mort dans une prison russe du juriste Sergueï Magnistki, à l’origine en 2012 et en 2013 d’une importante crise diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis. Après cette plainte déposée en mai 2016, M. Navalny avait été interrogé par la police, et son appartement avait été fouillé par les enquêteurs.
« Dieu sait comment fonctionne la machine juridique »
« De ce que je comprends, on ne peut pas me mettre en détention à l’heure actuelle sur la base de cette accusation, seules de très fortes amendes sont prévues », a précisé M. Navalny. « Mais Dieu sait comment fonctionne la machine juridique complexe et ingénieuse imaginée par Poutine », a-t-il poursuivi, soulignant que cette affaire avait été « mise au placard » puis « ressortie ».
Farouche opposant au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été condamné à la fin d’août à trente jours de prison pour une manifestation non autorisée en janvier appelant à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Le blogueur anticorruption avait accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un impopulaire projet gouvernemental de réforme des retraites, alors que se tenaient des élections régionales et locales. Des milliers de Russes avaient cependant répondu à son appel dans tout le pays, et la police avait procédé à plus d’un millier d’arrestations, de manière parfois très musclée.
Le 24 septembre, à peine sorti de prison, Alexeï Navalny avait de nouveau été arrêté et condamné à vingt jours de détention pour avoir appelé à manifester contre la réforme des retraites, promulguée au début d’octobre.

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                Russie : la stratégie du boycottage de l’opposant Alexeï Navalny






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.
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Elections en Bavière : « La fin des grands partis »

Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h17
    |

Jens Althoff (Politologue)







                        



                                


                            

Tribune. En Allemagne, ce week-end, tous les regards étaient braqués sur la Bavière, une des plus grandes et riches régions du pays, où 9,5 millions de Bavarois, sur une population de treize millions d’habitants, étaient appelés à voter pour renouveler le parlement.
Avec la présence désormais de six partis au parlement et l’affaiblissement important des conservateurs et des sociaux-démocrates, qui forment la « grande coalition » au niveau fédéral, ces élections marquent la fin d’un modèle en Allemagne. Si la rupture n’est pas aussi profonde que celle vécue par la France en 2017, elle n’en demeure pas moins conséquente. La force de cohésion des grands partis a diminué outre-Rhin ces dernières années, mais plus lentement qu’ailleurs en Europe. Ce développement s’est accéléré récemment avec la montée de l’extrême droite.
Au niveau des Länder, un parti arrivait encore à former seul une majorité au gouvernement. C’était le cas de la Bavière, où l’Union chrétienne sociale (CSU) gouvernait avec la majorité parlementaire absolue, depuis le début des années 1960 – à l’exception d’une période entre 2008 et 2013, avant de regagner la majorité absolue en 2013. Cette hégémonie dans un des Länder les plus importants d’Allemagne était le socle d’une position de force du CSU au niveau fédéral en tant que « parti sœur » de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, le parti conservateur présent dans toutes les autres régions allemandes. Ce dimanche, la CSU a perdu la majorité absolue en obtenant seulement 37,2 % des suffrages contre 47,7 % en 2013.
Inquiets de leur faible résultat lors des élections fédérales de septembre 2017, et surtout marqués par la percée de l’Alternative pour l’Allemagne (Afd), le parti d’extrême droite devenue la troisième force avec quatre-vingt-douze députés au Parlement fédéral, les conservateurs bavarois ont bloqué le travail du gouvernement au niveau fédéral dans le but de gagner les élections en Bavière....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                
                                    

Ankara place les prix sous surveillance policière


                      Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h55
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


Dans le cadre de la « guerre totale » déclarée par le ministre des finances Berat Albayrak à l’inflation, les autorités turques n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Crise économique oblige, la police municipale a été investie d’une nouvelle mission : contrer la valse des étiquettes. Un peu partout à travers le pays, des policiers en uniforme ont été vus en train de vérifier les prix des marchandises sur les étalages des supermarchés. Les commerçants indélicats, menacés de sanctions pécuniaires s’ils augmentent les prix, ont été mis en garde. Les prix de certaines denrées alimentaires, du pain notamment, ont été gelés. Contre les spéculateurs, la mobilisation se veut générale.
« J’en appelle à mon peuple. Lui seul est à même de surveiller de près ce qui se passe dans les épiceries. Si les prix sont exagérés, il faut qu’il en informe immédiatement la police municipale », a expliqué le président Recep Tayyip Erdogan, lors d’une rencontre avec des militants de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement, islamo-conservateur), mercredi 3 octobre. Il réagissait à la mauvaise nouvelle annoncée un peu plus tôt par l’Institut turc des statistiques (TÜIK), à savoir que le taux d’inflation venait d’atteindre 24,5 % en rythme annuel au mois de septembre, son plus haut niveau depuis quinze ans. Un véritable camouflet pour le gouvernement. Il fallait un responsable. Enver Asti, le directeur adjoint de l’Institut, a donc été contraint de démissionner quelques heures après avoir transmis en haut lieu les derniers chiffres de l’inflation.
« Pas facile de garder mon budget à l’équilibre.. Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables. »  Semra, mère de famille
Il y a quinze ans, Recep Tayyip Erdogan accédait au poste de premier ministre, porté par ses promesses de prospérité. L’économie était en mauvaise posture, l’inflation galopait. Pour repartir sur des bases solides, il fallut dévaluer la devise locale, à laquelle on enleva six zéros en janvier 2005. Par la suite, l’inflation fut maîtrisée, la prospérité semblait à portée de main. Le rêve aujourd’hui s’écroule pour une large partie de la population. La dépréciation de la monnaie, qui a perdu 40 % face au dollar depuis le début de l’année, la hausse des prix, la chute du niveau de vie donnent des sueurs froides aux ménages turcs, contraints de regarder à deux fois avant de se lancer dans un achat, aussi minime soit-il. « Pas facile de garder mon budget à l’équilibre », avoue Semra, occupée à faire ses courses après son travail dans un magasin d’alimentation du quartier populaire de Sisli, à Istanbul. « Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables », résume cette quinqua, employée de banque, mariée et mère de trois enfants.

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La crise actuelle contraint les islamo-conservateurs à rechercher sans cesse de nouveaux boucs émissaires, tantôt à l’extérieur, tantôt à l’intérieur du pays. Au mois d’août, au plus fort de la crise diplomatico-commerciale avec les Etats-Unis, l’ennemi désigné était le dollar, « le lobby des taux d’intérêt », dont les profits étaient « plus juteux que le commerce de l’héroïne », selon le numéro un turc, prompt à évoquer « la guerre économique » déclenchée par Washington pour mettre la Turquie à genoux. La vindicte antiaméricaine, dans les rangs du gouvernement, est passée au second plan. Désormais, les spéculateurs internes sont sur la sellette. Berat Albayrak, qui est aussi l’époux de la fille aînée d’Erdogan, a même annoncé, le mois dernier, la signature d’un contrat entre le gouvernement et le cabinet de conseil américain McKinsey, « chargé de contrôler nos réalisations chaque trimestre » pour œuvrer au redressement de l’économie. Ce choix a cette fois suscité un tollé du côté de l’opposition kémaliste et un certain affolement des patriotes sur les réseaux sociaux, persuadés que des secrets d’Etat allaient passer aux mains des Américains par l’intermédiaire de McKinsey.

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Abdurrahman Dilipak, l’un des chantres de l’AKP, éditorialiste au quotidien pro-gouvernemental Yeni Akit, est même sorti de ses gonds, promettant « l’enfer » au gouvernement « s’il persistait dans sa décision ». Réponse du ministre des finances : « Ceux qui refusent de travailler avec McKinsey sont des ignorants ou des traîtres. » Le président Erdogan a mis fin à la polémique, samedi 6 octobre, en proclamant la fin du contrat avec le cabinet américain. « J’ai donné l’ordre à mes ministres de ne pas accepter ses conseils », a-t-il conclu.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Dans trois scrutins, dimanche 14 octobre, les Verts ont obtenu des scores historiques.
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Les écologistes européens profitent du recul des sociaux-démocrates

Dans trois scrutins, dimanche 14 octobre, les Verts ont obtenu des scores historiques.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 15h59
    |

            Jean-Baptiste Chastand, 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Avec 17,5 % des voix en Bavière, trois députés supplémentaires au Parlement luxembourgeois et près de 17 % des voix aux municipales à Bruxelles, les Verts européens ont connu une journée électorale euphorique, dimanche 14 octobre. Tout au long de la soirée, les principaux responsables écologistes du continent ont jubilé sur les réseaux sociaux, avec dans leur viseur les élections européennes de mai 2019, traditionnellement favorables à leur formation.
« L’écologie politique a gagné, on ne pourra plus faire de la politique comme avant », a commenté Zakia Khattabi, coprésidente du parti des Verts belges, en citant Nicolas Hulot pour défendre l’idée d’un « vrai projet écologique global ». Dans la région de Bruxelles-capitale, le parti Ecolo a créé la surprise en conquérant plusieurs mairies – il n’en détenait qu’une jusqu’à présent – et en devenant un probable arbitre dans la ville de Bruxelles.
« Ce résultat historique a montré qu’on peut faire un très bon score quand on ne tombe pas dans une spirale de haine et de rejet mais quand on défend une vision pro-européenne qui offre une vision rassurante de l’avenir au lieu de nourrir les peurs », a défendu Katharina Schulze, co-tête de liste des Verts bavarois, où la formation devient le second parti de la région, derrière la CSU, qui perd sa majorité absolue.

« Les écologistes apparaissent comme un vrai refuge par rapport au discours très dur de l’extrême droite », abonde Yannick Jadot, tête de liste française des Verts pour les élections européennes. A l’en croire, ces victoires sont une traduction de la tendance « Heimat » des écologistes européens, un concept allemand qui vise à promouvoir la préservation des identités et des territoires.
« C’est ce côté territoire que nous développons au niveau européen et que je veux développer en France qui permet de trouver une conscience économique, sociale et identitaire, tout en permettant aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Au-delà du recul des chrétiens-démocrates, l’élection régionale de Bavière a été marquée par la progression des Verts.
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Europe : l’Allemagne à son tour dans la bataille

Editorial. Au-delà du recul des chrétiens-démocrates, l’élection régionale de Bavière a été marquée par la progression des Verts.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Si le résultat des élections bavaroises du 14 octobre est un séisme politique pour Berlin, à l’échelle de l’Europe, déjà tant secouée depuis trois ans, on pourrait l’interpréter comme une réplique. On aurait tort, cependant, d’en minimiser l’ampleur : parce que l’Allemagne est l’Allemagne, parce qu’elle a, depuis l’après-guerre, constitué un pôle de stabilité, parce qu’elle joue un rôle déterminant au sein de l’Union européenne, cette réplique est d’une intensité considérable.

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                La coalition de Merkel meurtrie par l’échec électoral bavarois



Mais on aurait tout aussi tort de ne voir que les aspects négatifs d’une telle secousse. Trois enseignements principaux peuvent être tirés de l’élection régionale du Land de Bavière. Le premier concerne l’effondrement des partis traditionnels : les chrétiens-démocrates de la CSU, partenaire bavarois de la CDU d’Angela Merkel, accusent une chute historique de 10,5 points par rapport à 2013, même s’ils restent en tête avec 37,5 % des voix ; les sociaux-démocrates du SPD poursuivent, eux, leur descente aux enfers, comme en France, en Italie ou aux Pays-Bas, et passent même sous la barre des 10 % (9,7 %). C’est un phénomène désormais familier en Europe.
Le triomphe des Verts
Deuxième tendance lourde : l’ascension annoncée du jeune parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a bouleversé le paysage politique outre-Rhin. Avec 10,2 % des suffrages, il ne fait pas un score triomphal, mais il siège désormais dans 15 des 16 Parlements régionaux.
Troisième enseignement : le triomphe des Verts, qui arrivent en deuxième position avec 17,5 % des voix. C’est là, sans doute, la leçon la plus intéressante – et la plus positive – de ce scrutin. Jeunes, résolument pro-européens, pragmatiques et ouverts, les Verts bavarois ont mené une campagne intelligente et volontariste, sous la houlette d’une jeune femme de 33 ans, Katharina Schulze. Leur succès dépasse la préoccupation croissante de la société allemande à l’égard de l’écologie ; il reflète le désir d’une autre façon de faire de la politique et la recherche de nouvelles voies pour résister à la montée du populisme et des extrémismes.
La politique n’est pas morte. Le taux de participation particulièrement élevé (72 %), ce 14 octobre en Bavière, montre que l’exercice du droit de vote reste un ­instrument civique privilégié. L’affaiblissement des partis de gouvernement, qui ont fini par perdre leur identité dans d’épuisants compromis de coalitions, au profit de mouvements comme l’AfD ou les Verts qui, eux, affichent leurs convictions ou leurs projets comme marqueurs forts de leur identité, peut aussi être interprété comme un désir de repolitisation de l’électorat.
Une même dynamique
Cette repolitisation passe par l’offre d’une réelle alternative au populisme et aux extrêmes. Les succès électoraux des Verts le même jour en Belgique et au Luxembourg, confirmant une tendance déjà enregistrée en mars 2017 aux Pays-Bas, ou, sous une autre forme, la victoire d’Emmanuel Macron et d’En marche !, en France, l’an dernier, participent d’une même dynamique, déclinée différemment suivant les spécificités nationales.

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                Allemagne : camouflet pour la CSU, parti allié de Merkel, lors des élections en Bavière



Au centre de cette dynamique se trouve le combat pour ou contre la démocratie, les sociétés ouvertes et le projet européen. C’est pour les défendre qu’une manifestation géante et pluraliste a rassemblé plus de 200 000 personnes, samedi, à Berlin, à la veille du scrutin bavarois. L’Allemagne est à son tour lancée dans cette bataille historique. A huit mois d’élections européennes cruciales, c’est une bonne nouvelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le couple, qui s’est marié au mois de mai, est arrivé à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique.
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Le prince Harry et sa femme, Meghan Markle, attendent un bébé pour le printemps 2019

Le couple, qui s’est marié au mois de mai, est arrivé à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Le prince Harry et son épouse, Meghan, attendent un bébé pour le printemps 2019, a annoncé le palais de Kensington dans un communiqué lundi 15 octobre. Leur enfant sera septième dans l’ordre de succession au trône.
« Leurs altesses royales le duc et la duchesse de Sussex sont heureux d’annoncer que la duchesse de Sussex attend un bébé pour le printemps 2019 », a déclaré le palais.
« Leurs altesses royales ont apprécié les encouragements reçus du monde entier depuis leur mariage, en mai, et sont enchantées de partager cette bonne nouvelle avec le public », a ajouté le palais, qui s’occupe de la communication du prince Harry et de son frère, William.
Harry, 34 ans, et Meghan, ex-actrice américaine de 37 ans, se sont dit « oui » le 19 mai en la chapelle St George du château de Windsor, lors d’une cérémonie retransmise par des chaînes de télévision du monde entier. Deux mois avant le mariage, Meghan, en contemplant une panoplie pour bébé lors d’un voyage à Belfast, avait affirmé : « Je suis sûre qu’on va avoir besoin de tout ça un jour ». Dans une interview en 2016, elle avait affirmé qu’être mère faisait partie de ses objectifs. « Je suis impatiente de fonder une famille, le moment venu », avait-elle ajouté.
Le couple est arrivé lundi à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique, leur première grande tournée à l’étranger depuis leur union.
Outre l’Australie, le couple britannique va visiter les Fidji, les Tonga et la Nouvelle-Zélande, membres du Commonwealth.

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                Le mariage de Meghan Markle et du prince Harry entre gospel et protocole royal






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse sont parmi les plus élevées du monde en Suède, au bénéfice d’une noblesse dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle explique, dans sa chronique, l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur.
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Le « modèle suédois » ne s’est pas construit en un jour

A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse sont parmi les plus élevées du monde en Suède, au bénéfice d’une noblesse dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle explique, dans sa chronique, l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h33
    |

                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            
Recherches. Au moment où une nouvelle impulsion doit être donnée au gouvernement, on peut espérer que le modèle scandinave, tant vanté par le président de la République avant son élection, redevienne un horizon partagé. Mais pour qu’il le soit de manière crédible et sur le long terme, condition indispensable à des transformations sérieuses, il faut comprendre ses origines. Les travaux des historiens suédois sont à cet égard irremplaçables, notamment ceux, récents, d’Erik Bengtsson (université de Lund).

Beaucoup de recherches sur les « variétés de capitalismes » ont eu tendance à réifier les spécificités nationales en catégories intemporelles : « libéralisme anglais », « étatisme français » ou « égalitarisme suédois », pour n’en citer que quelques-uns. Une part de l’historiographie traditionnelle suédoise a de fait construit l’idée que l’égalitarisme était dans la nature de la société suédoise et s’ancrait dans l’importance d’une catégorie de paysans propriétaires depuis le Moyen Age.
Cette catégorie aurait bénéficié précocement d’une représentation parlementaire et d’un déclin de la noblesse. De ce fait, elle aurait conduit à une transition « naturelle » vers une social-démocratie modérée et ses systèmes de retraite ou d’assurance-chômage exemplaires, conciliant efficacité et justice.
Taux d’adhésion aux partis politiques ouvriers records
Les travaux récents montrent pourtant que la Suède du XIXe siècle n’a rien d’une société égalitaire. A la veille de la Grande Guerre, les inégalités de revenu comme de richesse y sont parmi les plus élevées du monde, au bénéfice d’une noblesse qui reste très dominante et d’une nouvelle grande bourgeoisie industrielle.
Un prolétariat urbain a rejoint ouvriers agricoles et domestiques (auxquels la loi imposait jusqu’en 1885 des formes de travail forcé) pour former une classe populaire condamnée par la misère à émigrer massivement (un Suédois sur cinq en trente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le journaliste critique du royaume wahhabite n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/10/2018
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Affaire Khashoggi : la tension monte entre Riyad et ses alliés

Le journaliste critique du royaume wahhabite n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 10h47
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le mystère Khashoggi n’est désormais plus seulement une affaire bilatérale turco-saoudienne. Durant le week-end, la Maison Blanche et les principales capitales européennes ont durci le ton à l’égard de Riyad, qui a riposté en agitant la menace de représailles économiques. Un accès de tension très rare entre le royaume et ses alliés occidentaux.
L’Arabie saoudite est accusée par les autorités d’Ankara d’avoir assassiné Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien de renom, qui a disparu après avoir pénétré dans le consulat de son pays, à Istanbul, le 2 octobre. Selon les médias turcs, cet éditorialiste de 59 ans, très critique vis-à-vis du prince héritier Mohammed Ben Salman, dit « MBS », a été tué par un commando de quinze personnes, arrivé le même jour de Riyad, qui aurait ensuite démembré son corps pour mieux s’en débarrasser.

Documents audio et vidéo
Samedi 13 octobre, dans un entretien à la chaîne CBS, qui a été diffusé le lendemain, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé l’Arabie saoudite, son partenaire numéro un au Proche-Orient après Israël, d’une « sévère punition » si son implication dans la disparition de M. Khashoggi était établie. « Il y a quelque chose d’horrible et de dégoûtant dans tout ça, a ajouté le chef d’Etat américain. Pour le moment, ils [les Saoudiens] démentent et ils démentent avec véhémence. Est-ce que cela pourrait être eux ? Oui. »
Jusque-là, l’administration Trump avait commenté avec prudence les accusations turques, en dépit de l’émotion qu’elles suscitent dans la presse américaine et parmi les experts en politique étrangère du Congrès, dont M. Khashoggi, en exil aux Etats-Unis depuis un an, était un interlocuteur très prisé. « Il est probable que le président a été briefé par ses services de renseignement, qui disposent d’informations propres et en ont peut-être recueilli d’autres auprès de leurs homologues turcs », suggère Joseph Bahout, analyste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs années de négociations sont prévues pour fixer les futures relations sur le commerce et la sécurité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/10/2018
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Brexit : une fois le divorce signé, le plus dur commencera

Plusieurs années de négociations sont prévues pour fixer les futures relations sur le commerce et la sécurité.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h28
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Pas de fumée blanche à Bruxelles sur le Brexit. Après une journée de négociations très tendue dimanche 14 octobre, aucun accord n’a finalement été trouvé. Dominic Raab, le ministre britannique du Brexit, s’est rendu dans l’urgence à Bruxelles pour des discussions en tête à tête avec Michel Barnier, son homologue européen, mais en vain.

S’il faut se méfier de ce processus en dents de scie, où les rebondissements spectaculaires et les déconvenues sont probables, les deux parties semblent se rapprocher et un accord paraît accessible. Londres parle de « vrais progrès », M. Barnier « d’efforts intenses » des négociateurs.
Ce serait pourtant, au mieux, la fin du début du processus. Deux ans et demi après le référendum, l’accord qui pourrait être signé ne sera que celui concernant le retrait du Royaume-Uni. Ensuite, il faudra fixer les futures relations sur le commerce et la sécurité entre Londres et Bruxelles. Si les grandes lignes doivent être déterminées dans une déclaration de principe jointe à l’accord de retrait, il restera le plus dur : mettre au point un traité légal et précis.
Pour cela, il est prévu une période de transition, pendant laquelle rien ne changera, entre le 29 mars 2019, à minuit, date d’entrée en vigueur du Brexit, et fin 2020. Au mieux, la sortie de l’Union européenne (UE) sera donc vraiment effective le 1er janvier 2021. Mais déjà, on commence à entendre des bruits sur une extension de cette période.
Un calendrier précis
Les acteurs économiques et financiers sont ceux qui le disent le plus ouvertement. Carolyn Fairbairn, la directrice générale du CBI, le patronat britannique, s’interroge à haute voix : « Est-ce que vingt et un mois de transition seront suffisants ? C’est une question qui va bientôt être au cœur du débat. » 
Elle demande la mise en place d’un calendrier précis, avec quatre domaines à régler en priorité : l’aviation (pour s’assurer que les avions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ L’espoir d’une percée décisive dans ces tractations au cours du sommet européen qui s’ouvrira mercredi à Bruxelles a été douché dimanche soir.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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L’espoir d’une percée décisive dans ces tractations au cours du sommet européen qui s’ouvrira mercredi à Bruxelles a été douché dimanche soir.       Par  Cécile Ducourtieux  Publié aujourd’hui à 06h28, mis à jour à 14h57   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles, dans le nuit du 14 au 15 octobre. FRANCISCO SECO / AP             Les Bruxellois habitués des négociations difficiles, n’auront probablement pas été outre mesure surpris par l’épisode chaotique de ce week-end. Car c’est dans la dernière ligne droite des discussions que les pronostics deviennent les plus hasardeux, les négociateurs laissant toujours le plus dur pour la fin. A la veille d’un sommet européen « spécial Brexit » crucial, qui s’ouvre le mercredi 17 octobre, les Vingt-Sept et le gouvernement britannique de Theresa May sont passés tout près d’un accord, ces derniers jours. Raté momentané ou vraie crise ?          Douche froide          Samedi 13 octobre au soir, à en croire des sources proches des discussions, un accord sur les modalités du divorce entre l’Union européenne et Londres était quasiment trouvé. L’équipe du négociateur pour l’UE à 27, Michel Barnier, opérait un dernier échange de texte avec ses homologues britanniques. Le lendemain, jusqu’en début d’après-midi, l’atmosphère était encore clairement à l’optimisme.           Lire aussi : La France joue le « bad cop » dans les négociations sur le Brexit             Les Britanniques annonçaient la venue de Dominic Raab, leur négociateur en chef, pour une réunion inopinée avec M. Barnier. Vers 17 h 30, le site d’informations européennes Politico.eu s’empressait d’annoncer un accord… Démenti sèchement quelques minutes plus tard sur Twitter, par de multiples sources diplomatiques et journalistiques.          Retard de calendrier          La réunion des conseillers des dirigeants européens, et la conférence de presse de M. Barnier, prévues en cas d’accord dès lundi 15 octobre, ont été annulées. « Il n’y aura pas d’autres négociations avant le sommet européen, mercredi 17 octobre » ont même prévenu deux sources diplomatiques. Qui n’espèrent pas de nouvelle proposition britannique à temps afin qu’un accord de divorce puisse enfin être partiellement scellé lors du sommet de mercredi.            Michel Barnier a évité toute dramatisation excessive dimanche soir, tweetant sobrement :          « Nous nous sommes rencontrés aujourd’hui avec Dominic Raab, et l’équipe des négociateurs britanniques. En dépit d’efforts intenses, certaines questions clés restent ouvertes, notamment le filet de sécurité irlandais, afin d’éviter une frontière dure [entre Irlande du Nord et République d’Irlande]. J’informerai les dirigeants des Vingt-Sept et le Parlement européen sur l’état des discussions. »          Londres note de « réels progrès »          Les Britanniques constataient également l’échec des discussions dimanche soir. Selon un porte-parole du gouvernement May : « Ces derniers jours, les négociateurs Britanniques et les Européens ont réalisé de réels progrès sur un certain nombre de sujets clés. Néanmoins, il reste des questions non résolues liées au filet de sécurité [« backstop » irlandais]. » Et d’ajouter : « Les Britanniques sont toujours engagés à faire des progrès pour le sommet d’octobre. »           Lire aussi : Les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE             Pour autant, à en croire le Financial Times, dimanche soir, Theresa May aurait repoussé l’offre européenne, considérant qu’elle « n’était pas envisageable » et qu’elle diviserait trop son gouvernement.          La question irlandaise, obstacle majeur          Au sommet européen de Salzbourg, le 20 septembre, la première ministre Theresa May avait reçu une vraie gifle : son plan de Chequers pour la relation future avec l’Union avait été brutalement rejeté par les Vingt-Sept. Elle a néanmoins été confortée par sa famille conservatrice lors d’un Congrès des tories, début octobre, puis les négociations sont reparties de plus belle avec les Européens.          Elles se sont concentrées sur le dernier obstacle en vue de l’accord : la manière d’éviter le retour d’une frontière entre Irlande du Nord et République d’Irlande. C’est cette question qui a fait, de nouveau, dérailler les discussions ce week-end. En décembre 2017, Michel Barnier avait proposé un « backstop », une « clause de sauvegarde » pour empêcher le retour de cette frontière, quelle que soit la relation future entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept.          Le but est de préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trente ans de conflit armé entre unionistes et nationalistes en Irlande du Nord. Selon ce « backstop », l’Irlande du Nord resterait dans le marché intérieur pour les biens et l’agriculture. Les contrôles douaniers devenus nécessaires s’effectueraient, non en Irlande, mais entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.          Londres considère cette solution comme une violation insupportable de son intégrité territoriale. Pour contourner le problème, Mme May avait proposé en juillet que l’ensemble du Royaume-Uni reste dans « un arrangement douanier temporaire » avec l’Union. Cette option a été définitivement repoussée par les Vingt-Sept, qui insistent sur un backstop garanti dans le temps. Michel Barnier tente depuis quelques semaines une stratégie de « dédramatisation » : les contrôles, nécessaires en mer d’Irlande, mais ils pourraient être minimaux.           Lire aussi : Qu’est-ce que le « backstop » proposé par l’UE pour résoudre la question irlandaise ?             Mais côté Britanniques, on voudrait des garanties sémantiques que le « backstop » ne s’appliquera jamais. Les Brexiters durs bloquent par ailleurs sur la solution consistant à prolonger l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union douanière. Les Unionistes nord irlandais, partenaires de coalition de Mme May, continuent, eux, à refuser tout filet de sécurité.                     Panneau contre l’établissement d’une frontière entre les deux Irlande, à Carrickcarnan (Irlande du Nord), le 10 octobre. LORNE COOK / AP             A quoi va servir le sommet du 17 octobre ?          En l’absence de nouvelle proposition britannique, les Vingt-Sept devraient profiter de ce moment pour mettre en scène, comme à Salzbourg, leur soutien à Michel Barnier, seul et très apprécié négociateur pour l’Union. Ils devraient aussi insister sur leur unité – assez remarquable depuis le début des discussions avec Londres, même si les Britanniques continuent encore à parier sur leur désunion.           Lire aussi : La Commission prépare activement les Etats membres à un « no deal »             Très probablement, ils tireront aussi la sonnette d’alarme sur le risque de « no deal », et souligneront la nécessité de s’y préparer désormais très activement. Coup de bluff destiné à mettre une pression maximale sur Mme May, en vue d’un atterrissage définitif des négociations lors d’un « dernier dernier » sommet éventuellement convoqué en novembre ? Peut-être.            Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit          Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :             à la veille d’un sommet européen « spécial Brexit » crucial, qui s’ouvre le mercredi 17 octobre, les Vingt-Sept et le gouvernement britannique de Theresa May sont passés tout près d’un accord ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;même avec la signature d’un accord, les négociations devraient encore durer plusieurs années, afin de fixer les relations sur le commerce et la sécurité entre les deux parties ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UE ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;le parallélisme entre le projet des « hard brexiters » conservateurs et celui du président américain, Donald Trump, est patent, estime dans son analyse le correspondant du Monde à Londres ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.                                        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Qui est le vrai Jorge Bergoglio ? « Le Monde » consacre une série d’articles à son parcours. Aujourd’hui, ses racines italiennes à travers sa grand-mère, nonna Rosa, qui faillit mourir lors de la traversée de l’Atlantique.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le pape François, photo non datée. COLLECTION DE LA FAMILLE BERGOGLIO / AFP             Combien sont-ils ? Deux cent cinquante ? Trois cents ? Davantage ? Leurs corps gisent sur l’eau sombre. Femmes, hommes, enfants, ils n’ont pu s’accrocher à un radeau ou une bouée. L’océan a déjà avalé leurs cris d’effroi quand les feux des cargos venus à la rescousse balaient les ténèbres, sans apercevoir toutes les dépouilles. A bout de souffle, les naufragés se sont noyés, parfois déchirés par les requins. Parmi eux, 118 « Syriens », selon les registres des passagers – des commerçants en provenance du Liban ou de Damas – mais aussi une majorité d’Italiens, partis en famille, le papa, la mamma, mais aussi les grands-parents – le nonno et la nonna…          Nous ne sommes pas dans un canot pneumatique en pleine Méditerranée, mais au large du Brésil, sur un paquebot italien, le Principessa Mafalda, lancé trois ans avant le Titanic. Le liner a appareillé de Gênes le 11 octobre 1927 avec 971 passagers à bord, les cales pleines de rêves argentins. Depuis la fin du XIXe siècle, des millions de colons traversent ainsi l’Atlantique, leur vie toute entière empilée dans des malles, en quête d’une terre paisible et prospère. L’Argentine est alors la sixième puissance mondiale, un pays en pleine croissance, riche et dynamique. A Buenos Aires, trois habitants sur quatre sont originaires d’ Europe. On les surnomme les « Porteños » (« ceux du port ») et l’adage de la rue prétend que toute la capitale « descend d’un bateau ».          Le Principessa Mafalda a déjà fait escale à Barcelone, Rio, Santos et Montevideo. Au passage de l’équateur, le capitaine avait organisé une fête sur le pont, avec un orchestre. Les passagers de troisième classe se sont mêlés à la clientèle des salons. Les élégantes avaient dansé le tango sur le parquet encaustiqué des deux salles de bal, là où le maître du tango Carlos Gardel, embarqué quelques mois plus tôt, avait peut-être chanté une milonga.                         La famille de Jorge Bergoglio : de gauche à droite, son grand-père Giovanni, son père Mario et sa grand-mère Rosa ANSA/ABACA                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Théo Francken, un boxeur belge contre les migrants

Le secrétaire d’Etat à la migration, figure très populaire du parti nationaliste de l’Alliance néoflamande, tient un discours radical. Mais affiche un maigre bilan.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 05h25
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h44
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

LETTRE DE BRUXELLES
S’il était Italien, il s’appellerait probablement Matteo Salvini. Theo Francken est Flamand, sa notoriété est plus faible et il n’est pas allié à une formation antisystème comme le Mouvement 5 étoiles, mais à un parti libéral réformateur et à son premier ministre, Charles Michel, qui oblige parfois son secrétaire d’Etat à la migration à modérer ses élans. Car des élans, l’homme de 41 ans, figure très populaire de l’Alliance néoflamande (NVA, nationaliste), en a de nombreux.

A peine nommé, on apprenait qu’il avait assisté au 90e anniversaire d’un sympathisant nazi. Depuis, il a critiqué « l’hypocrisie qui sert de vaseline à la Rue de la Loi [le cœur de la vie politique belge] et du Rond-Point Schuman [celui des institutions européennes] ». Récemment, les révélations d’un journaliste – pardon, un « rat de journaliste », comme l’a décrit un député NVA – sur un groupe de la « droite alternative » flamande montraient que ces jeunes extrémistes étaient des inconditionnels de M. Francken.
Prototype de la droite décomplexée
Le secrétaire d’Etat, qui, au passage, se demande aussi si « le monde tourne rond » puisque « des hommes se maquillent, portent des sacoches et de la lingerie », est évidemment un adversaire des partis de gauche « naïfs », de la « culture chrétienne de la culpabilité » et du « journalisme constructif », celui qui, d’après lui, ambitionne de « forcer la population à une solidarité maximale [à l’égard des migrants] » et à « une résistance minimale vis-à-vis de la politique européenne des frontières ouvertes ». 
M. Francken est, avant tout, un prototype de cette droite européenne décomplexée qui joue à l’envi avec la question migratoire pour conforter son ascension. Il a proclamé la mort du règlement de Dublin, qui détermine quel Etat membre (celui de première arrivée) doit enregistrer...




                        

                        


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Brexit : les négociations entre Londres et l’UE dans une impasse

Pour Jeremy Hunt, ministre britannique des affaires étrangères, la signature d’un accord sur le Brexit était « essentielle » pour préserver la sécurité en Europe.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 03h20
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 09h37
   





                        



   


D’« intenses » discussions de dernière minute, dimanche 14 octobre à Bruxelles, n’ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l’Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit.
L’espoir d’une percée décisive dans ces tractations au cours du sommet européen qui s’ouvrira mercredi à Bruxelles a été douché dimanche dans la soirée, à moins de six mois de la date du divorce programmé, le 29 mars 2019. « Malgré des efforts intenses, certaines questions-clés sont encore en suspens, dont celle du “filet de sécurité” pour éviter une frontière dure » entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, a écrit le négociateur en chef européen, le Français Michel Barnier, sur son compte Twitter.

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Il s’exprimait à l’issue d’une réunion surprise avec le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, dont le déplacement à Bruxelles avait été annoncé à la dernière minute, laissant présager des avancées.
« La porte est ouverte »
Cela n’aura donc pas suffi et les ambassadeurs des 27 pays européens auprès de l’UE ont été informés dans la soirée par M. Barnier qu’il n’y aurait plus de négociations d’ici au sommet européen, ont dit à l’AFP plusieurs sources diplomatiques.
« Le Royaume-Uni est toujours déterminé à réaliser des progrès au cours du Conseil européen d’octobre », a toutefois assuré en fin de soirée le ministère de M. Raab, admettant que la question irlandaise demeurait « irrésolue ». « La porte reste ouverte » pour trouver un accord avec les Britanniques, mais plusieurs pays « ont insisté pour que l’UE intensifie désormais sa préparation au scénario d’un no deal », c’est-à-dire d’un divorce sans accord, a confié un diplomate européen.
La première ministre britannique, Theresa May, réunira mardi, à la veille du sommet, ses principaux ministres pour évoquer notamment la question explosive de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, devenue la principale pierre d’achoppement des négociations et source de divisions au sein du gouvernement britannique.
Menaces de démission
Plusieurs ministres menacent de démissionner, rapporte la presse britannique, si Mme May ne revoit pas ses plans. L’ancien ministre chargé du Brexit, David Davis, qui avait lui-même démissionné en juillet, a appelé les membres du gouvernement à « exercer leur autorité collective » face aux « défauts fondamentaux » de la stratégie de la première ministre, dans une tribune.
Le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, a, quant à lui, volé au secours de celle-ci, jugeant qu’il « n’y a personne d’autre que Theresa May qui soit en mesure de mieux négocier le bon accord » pour le Royaume-Uni. C’est le moment de « fermement soutenir notre première ministre », a plaidé M. Hunt, qui s’était récemment attiré les foudres des dirigeants européens pour avoir comparé l’Union européenne à l’Union soviétique. Un tel accord est « essentiel pour notre sécurité parce que nos relations économiques sont au cœur de tous nos partenariats, dont les alliances, vitales, pour la sécurité que nous avons avec nos amis en Europe », a affirmé le chef de la diplomatie britannique dans un communiqué.
Londres s’est engagé à ne pas réinstaurer de frontière physique sur l’île d’Irlande, afin de préserver l’accord de paix du Vendredi saint signé en 1998. Mais cet engagement se heurte à sa volonté de quitter le marché unique et l’union douanière européenne, qui rend en théorie inévitables des contrôles des marchandises à la frontière irlandaise.

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Douane sans frontière physique
Mme May propose un « arrangement douanier provisoire » entre le Royaume-Uni et l’UE, jusqu’à l’émergence d’une solution pérenne garantissant qu’il n’y aura pas de retour à une frontière physique.
Mais au sein de son parti conservateur, cette option a été balayée par les eurosceptiques, qui craignent qu’elle ne devienne permanente et n’empêche la conclusion d’accords commerciaux avec des pays tiers. « Provisoire signifie éternel », a lancé samedi le député Jacob Rees Mogg.

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Du côté de l’UE, les négociateurs veulent à tout prix éviter que le Royaume-Uni ne cherche à obtenir un accès « à la carte » au marché unique et à l’espace douanier européen, sans les obligations qui y sont liées.
Michel Barnier insiste ainsi pour avoir l’engagement ferme que l’Irlande du Nord seule restera dans l’union douanière et le marché unique, sans date limite, si aucune meilleure solution n’est trouvée dans les futures négociations sur la relation post-Brexit entre l’UE et Londres. Mais ce « filet de sécurité » (backstop en anglais) créera une nouvelle frontière de fait, cette fois-ci entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, proteste le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, dont les dix députés sont indispensables au gouvernement de Mme May pour garder la majorité absolue au Parlement.

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La piste du « no deal »
Ce serait une « annexion permanente de l’Irlande du Nord, qui sortirait du Royaume-Uni, et nous laisserait pour toujours soumis à des règles écrites sans que nous ayons notre mot à dire », a déploré sa dirigeante, Arlene Foster, dans une tribune publiée samedi par le Belfast Telegraph.
Le DUP est, désormais, « prêt pour un scénario [de sortie] sans accord », écrit dimanche The Observer.
Pour dissiper les inquiétudes, une prolongation de la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni restera dans le marché unique et l’union douanière, a, selon plusieurs médias britanniques, été discutée à la table des négociations.
Cette transition est normalement censée s’achever fin décembre 2020. La prolonger alourdirait la facture du divorce à régler par Londres, ont déjà mis en garde des élus eurosceptiques du Parti conservateur britannique.



                            


                        

                        


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Au Luxembourg, la majorité de Xavier Bettel n’est pas clairement désavouée

Les écologistes sont les gagnants des législatives, les socialistes reculent et l’opposition chrétienne sociale ne réalise pas le score qu’elle espérait



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 22h49
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 05h45
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Le parti écologiste (DG) et un Parti pirate (PP), nouveau venu sur la scène politique, sont les seuls vainqueurs du scrutin législatif qui avait lieu, dimanche 14 octobre, au Grand-Duché de Luxembourg. Le premier passe de 6 à 9 sièges à la chambre des députés (qui en compte 60), le second décroche ses deux premiers élus. La droite populiste (ADR) progresse peu (4 sièges au lieu de 3) après une campagne sur les thèmes de l’identité et de la défense de la langue luxembourgeoises.
Pour le reste, l’élection laisse ouvertes plusieurs possibilités pour la formation d’une majorité. D’abord la reconduction de la coalition sortante, dirigée par le libéral Xavier Bettel et associant à son parti libéral les socialistes et les écologistes. La formation de M. Bettel a perdu 1 siège et en compte désormais 12, les socialistes n’en totalisent plus que 10 (-3). Compte de la progression des Verts, l’équipe sortante conserverait toutefois une courte majorité (31 députés sur 60).
Discussions ouvertes
Deuxième option : une alliance du Parti populaire chrétien social (CSV) avec les libéraux, ou les socialistes. Le CSV, emmené par l’ancien ministre Claude Wiseler, reste la première formation du pays mais n’a pas enregistré le score qu’annonçaient les sondages. Au contraire, il perd 5 % et 2 sièges (21). M. Wiseler a toutefois jugé « normal » que son parti revienne au pouvoir et s’est dit ouvert à des discussions. Il l’était déjà en 2013 mais avait été surpris par l’annonce d’un accord à trois (libéraux, socialistes et écologistes) qui allait l’envoyer dans l’opposition. Une alliance avec les libéraux serait, pour lui, un peu plus confortable - elle disposerait de 33 sièges - tandis qu’un accord avec les socialistes, les vrais perdants de l’élection, ne lui en offrirait que 31.
Il reste à voir si les chrétiens sociaux ont digéré ce qu’ils appellent toujours la « trahison » de ces deux partis en 2013. Ils auraient, cette fois, préféré pouvoir s’allier aux écologistes mais, ensemble, ils ne disposent pas d’une majorité suffisante. Les Verts restent pourtant les arbitres de l’après-élection et sont, en définitive, les seuls gagnants de la majorité sortante. L’action de leurs deux ministres, François Bausch, chargé du Développement durable et des Infrastructures, et Carole Dieschbourg, qui avait le portefeuille de l’Environnement, a été jugée positivement par les électeurs.
Nomination à venir
En raison, notamment, des investissements auxquels ils ont procédé pour améliorer la mobilité, avec la création d’un réseau de tramway à Luxembourg Ville, 1,6 milliard débloqué pour le réseau ferré et près de 20 millions d’euros pour des pistes cyclables. Le pays s’est aussi doté d’un vaste ensemble de bornes électriques.
Conformément à la tradition du pays, le chef de l’Etat, la Grand-Duc Henri, devait recevoir lundi le premier ministre sortant, puis les présidents de la Chambre des députés et du Conseil d’Etat. Après avoir également rencontré les présidents des différents partis, il devrait nommer un « informateur » ou un « formateur » du nouveau gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Arrivé en deuxième position à Bruxelles, le parti Ecolo-Groen pourrait former une majorité municipale avec le parti socialiste, en tête.
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En Belgique, forte progression des écologistes et de la gauche radicale aux municipales

Arrivé en deuxième position à Bruxelles, le parti Ecolo-Groen pourrait former une majorité municipale avec le parti socialiste, en tête.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 21h25
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 07h29
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les élections locales qui se déroulaient dimanche 14 octobre en Belgique ont marqué, en Wallonie et à Bruxelles, le recul des grands partis « traditionnels » (socialistes, libéraux et chrétiens centristes) et la progression des écologistes et de la gauche radicale. En Flandre, le parti socialiste est en grande difficulté et l’Alliance néoflamande (N-VA) de Bart De Wever régresse plus légèrement, limitant la progression de l’ultradroite. M. De Wever conservera notamment la mairie d’Anvers.
Ces évolutions très divergentes des régions francophone et néerlandophone, l’une glissant un peu plus à gauche, l’autre restant ancrée très à droite, augurent de nouvelles difficultés à sept mois des élections législatives.
Dans la région de Bruxelles-Capitale, le parti Ecolo a créé la surprise en conquérant plusieurs mairies – il n’en détenait qu’une jusqu’ici – et en devenant un probable arbitre dans la ville de Bruxelles, où il réalise 16,8 % et s’alliera sans doute au PS. « L’écologie politique a gagné, on ne pourra plus faire de la politique comme avant », a commenté Zakia Kattabi, coprésidente du parti, en citant Nicolas Hulot pour défendre l’idée d’« un vrai projet écologique global ».
« Resistance locale »
Au fil de leur histoire, les Verts belges ont connu des résultats en dents de scie : des succès dès 1989, puis en 1999 – l’année de leur première participation au pouvoir fédéral –, suivis de défaites parfois sévères, indiquant qu’ils restent un parti refuge pour bon nombre d’électeurs déçus. Ils ont, cette fois, l’espoir que la préoccupation croissante quant aux questions climatiques et environnementales leur assurera un autre statut que celui de formation protestataire.
Ils ont, en tout cas, réalisé aussi un score notable à Anvers (18,4 % pour le parti Groen), mais ils progressent moins dans les villes de l’ancien sillon industriel wallon. C’est là, en revanche, que le Parti du travail (PTB, gauche radicale) fait irruption : 15, 8 % à Charleroi, 16,5 % à Liège. Le parti marxiste réalise aussi 8,9 % à Anvers, 11,6 % à Bruxelles ville et 13,6 % à Molenbeek, où le PS lui propose une alliance, alors que la direction du parti condamnait jusqu’ici les positions jugées populistes de cette formation.
Dans un communiqué annonçant qu’il allait « faire la fête » et son implication renouvelée dans la « résistance sociale », le parti n’indiquait pas clairement, dimanche soir, s’il comptait, oui ou non, participer au pouvoir. Il s’y est jusqu’ici refusé. Il compte désormais plusieurs dizaines d’élus municipaux dans les trois régions du royaume.
L’élection de dimanche avait aussi valeur de test pour le Mouvement réformateur libéral du premier ministre, Charles Michel. Critiqué par tous les autres francophones pour s’être allié à la NVA (et à deux autres partis flamands), il connaît un résultat décevant en de nombreux endroits. Il pourrait être éjecté de la majorité à Bruxelles ville, Uccle ou Molenbeek et ne profite pas des scandales qui ont éclaboussé le PS en Wallonie. Il reste surtout, très symboliquement, le deuxième parti de Wallonie, même si les socialistes y perdent globalement 7 points, passant de 32 à 25 %.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ « Le Monde » s’est procuré l’avis portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.
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Brexit : le Conseil d’Etat émet des réserves sur le projet de loi d’habilitation

« Le Monde » s’est procuré l’avis portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 21h40
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            Patrick Roger








                        



                                


                            
Un secret jalousement gardé. L’exécutif avait espéré que l’avis du Conseil d’Etat portant sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ne soit pas rendu public. Sans doute voulait-il éviter de voir éventées les réserves de la juridiction administrative à la lecture d’un projet de loi lui laissant une grande latitude de mise en œuvre.
Fin août, Edouard Philippe avait demandé à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l’Union européenne échoueraient à trouver un accord sur le Brexit. Des mesures visant à « atténuer les difficultés liées à ce défi inédit », avait précisé Matignon. Comme « faciliter le séjour des ressortissants britanniques déjà présents en France » ou « assurer la plus grande fluidité possible des contrôles aux frontières lorsque le Royaume-Uni sera devenu un pays tiers à l’Union européenne ».

« Ménager la position de la France »
Dans l’avis sur ce texte, rendu le 27 septembre et dont Le Monde a pris connaissance, le Conseil d’Etat considère le recours aux ordonnances comme « justifié, à la fois, par l’urgence qui s’attache à la préparation de ces mesures mais aussi par le caractère conditionnel de la plupart d’entre elles ». Elles ne trouveraient en effet à s’appliquer que dans l’hypothèse d’un retrait du Royaume-Uni sans accord.
La juridiction administrative relève toutefois que « la compatibilité des mesures envisagées dans le présent projet avec le droit de l’Union devra être appréciée au stade des ordonnances ». Car c’est ce qui chagrine le plus le Conseil d’Etat dans ce projet de loi. Il n’énumère que les têtes de chapitre des domaines pouvant donner lieu à ordonnance mais sans préciser, dans la plupart des cas, la portée des mesures envisagées.
« Le gouvernement explique ces choix par le souci de ménager la position...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ La question d’une nouvelle consultation des électeurs britanniques s’est imposée dans le débat politique, mais elle reste très controversée alors que les négociations avec l’UE patinent en vue du Conseil européen des 17 et 18 octobre.
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Brexit : le « parti des 48 % » rêve d’un second référendum

La question d’une nouvelle consultation des électeurs britanniques s’est imposée dans le débat politique, mais elle reste très controversée alors que les négociations avec l’UE patinent en vue du Conseil européen des 17 et 18 octobre.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 06h56
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            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Pleine à craquer, la salle de réunion du Novotel de Birmingham est chargée d’électricité. « Avant une opération chirurgicale, il est nécessaire d’obtenir le consentement éclairé du patient ! », clame Phillip Lee, député conservateur et médecin, en déclenchant un tonnerre d’applaudissements.
L’opération dont il est question ? C’est le Brexit. Le patient ? Le peuple britannique. Le consentement éclairé ? Un second référendum pour tenter d’empêcher le Brexit. « Sortir de l’UE est une terrible erreur, qui menace non seulement l’emploi, mais aussi la paix, renchérit la députée Anna Soubry, figure de proue de la minorité tory rebelle au Brexit. L’opinion publique s’en rend compte peu à peu. Il faut redonner la parole au peuple ! » 
La scène, impensable jusqu’à récemment, se déroule le 1er octobre, en plein congrès du Parti conservateur, au moment où les négociations étaient dans l’impasse, avant d’être relancées en prélude au Conseil européen des 17 et 18 octobre.
Fin septembre, à Liverpool, les militants du Labour ont arraché lors de leur congrès une motion envisageant la possibilité d’un nouveau « vote populaire » en cas d’impasse sur le Brexit, en dépit de l’hostilité affichée de leur chef, l’eurosceptique Jeremy Corbyn. Quatre-vingt-six pour cent des militants y sont favorables, selon un sondage. « Nous n’avons plus que six mois pour sauver le pays », a-t-on pu entendre des deux côtés, dans la bouche d’élus et de militants oscillant entre désespoir et colère. La rupture juridique avec l’UE doit intervenir le 29 mars 2019.

Question longtemps taboue
En quelques semaines, la question d’un nouveau référendum, longtemps taboue, s’est imposée dans le débat politique britannique. Le rejet par Bruxelles du plan Brexit de Theresa May, la zizanie au sein de son gouvernement, les prévisions apocalyptiques sur les conséquences d’un crash des négociations (pénurie...




                        

                        

