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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les opiacés représentent les deux tiers des 72 000 morts par overdose outre-Atlantique. Devant ce chiffre record, villes, Etats et autorité fédérale se mobilisent.
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Les Etats-Unis tentent de réagir face à la crise des opioïdes

Les opiacés représentent les deux tiers des 72 000 morts par overdose outre-Atlantique. Devant ce chiffre record, villes, Etats et autorité fédérale se mobilisent.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h27
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            
Comme tous les ans, en août, le chiffre officiel est tombé. Glaçant. En 2017, 72 000 personnes sont mortes d’une overdose aux Etats-Unis. Parmi elles, deux tiers ont succombé à une surdose d’opiacés naturels ou de ­synthèse. Un chiffre en hausse de près de 15 % par rapport à 2016, année record, ­selon les données des CDC (Centers for ­Disease Control and Prevention), qui ­inlassablement exposent les défaillances du système de santé américain.
Seule évolution encourageante de ce rapport : le nombre d’overdoses se tasse dans quelques Etats. Le Wyoming ­connaît une diminution de plus de 30 %, l’Utah une décrue de 12 %. Le Vermont, le Massachusetts, le Dakota du Nord et le Rhode Island ont observé des baisses de 1 % à 6 % des décès.

Particulièrement touchés par la crise, tous ces Etats ont, ces dernières années, pris des mesures pour la contrer : développement des centres de traitement de l’addiction (inexistants ou difficiles ­d’accès dans certaines parties du pays) et meilleure prise en charge des coûts liés à ces cures, information auprès des médecins pour limiter le nombre de prescriptions d’antidouleurs puissants, distribution de drogues de substitution, telles que la méthadone ou la buprénorphine, mise à disposition de l’antidote naloxone aux forces de l’ordre, aux pompiers, dans certains lieux publics… Menés sur plusieurs années, ces efforts ont donc permis une légère inversion de la tendance.
Mais le rapport des CDC est aussi porteur d’une sombre nouvelle : l’usage du fentanyl, une drogue de synthèse aux effets ­dévastateurs, qui fait l’objet de trafics dans les villes et les campagnes américaines, explose. Le nombre de morts suit, notamment au Nebraska (+ 38,6 %) et dans la plupart des Etats de la Côte est et du Midwest. Disponible, peu cher, produit en masse par des trafiquants venus de Chine et du Mexique, le fentanyl échappe aux radars des pouvoirs publics, contrairement aux comprimés antidouleur prescrits, massivement certes,...




                        

                        


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Reportage

Sous la pression de l’Union européenne, le Maroc fait la chasse aux migrants

Depuis cet été, le royaume est le théâtre d’une vague sans précédent d’arrestations et de déplacements forcés de Subsahariens obligés de se cacher.

Charlotte Bozonnet (Tiznit, Agadir, Tanger, Maroc, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 15.10.2018 à 18h13

     •
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        Mis à jour le 15.10.2018 à 18h28






                        

Crédits : CAMILLE MILLERAND POUR LE MONDE


                    

Ils sont arrivés à 5 heures du matin, dans le quartier Boukhalef, à Tanger, tambourinant aux portes et ordonnant aux habitants de sortir de chez eux. « Il y avait plusieurs fourgons avec des policiers et les forces auxiliaires [forces paramilitaires dépendant du ministère de l’intérieur] », se souvient Donatien*, un Camerounais de 35 ans, aujourd’hui à l’abri dans le sud du Maroc. En bas de l’immeuble, une cinquantaine d’hommes, de femmes et d’enfants sont déjà entassés dans un car. Emmenés au commissariat central, ils y attendront avec des dizaines d’autres ressortissants subsahariens jusqu’à 19 heures, sans eau ni nourriture. « Puis ils nous ont menottés pour nous mettre dans un bus. Dans le nôtre, on était trente-six, mais il y avait plus de quinze bus pleins », précise le Camerounais.

Après plusieurs heures de voyage et une tension croissante dans le véhicule, les migrants obtiennent des petits pains, des sardines et de l’eau. « Puis, à 4 heures du matin, ils nous ont lâchés sur la route, à 17 km de Tiznit », à environ 900 km au sud de Tanger. Un Marocain passant par là en camionnette embarquera les femmes et les enfants jusqu’à la ville ; les hommes, eux, marcheront jusqu’au rond-point principal de la petite cité berbère, lieu de campement provisoire pour les migrants refoulés. C’était il y a un mois, mais Donatien reste marqué par la violence de ces heures-là et par l’ampleur des arrestations : « Comme si c’était une journée spéciale pour capturer tous les Blacks », dit-il.
Des arrestations massives
Donatien est l’un de ces milliers de Subsahariens qui ont été arrêtés et déplacés de force depuis cet été sur le territoire marocain. Selon le Groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), au moins 7720 personnes ont connu ce sort entre juillet et septembre dans la seule région de Tanger. Dans son dernier rapport intitulé « Coûts et blessures », et...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ #Metoo en Afrique, un an après (2/3). Alors que le hashtag #balancetonsaïsaï avait été lancé dans l’indifférence générale, les propos sexistes d’un professeur de philosophie à la télé sénégalaise ont provoqué de vives réactions et libéré la parole des femmes.
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Enquête

Au Sénégal, « l’affaire Songué a été notre réveil Metoo »

#Metoo en Afrique, un an après (2/3). Alors que le hashtag #balancetonsaïsaï avait été lancé dans l’indifférence générale, les propos sexistes d’un professeur de philosophie à la télé sénégalaise ont provoqué de vives réactions et libéré la parole des femmes.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
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        Le 15.10.2018 à 18h00






    
Le professeur Songué Diouf, chroniqueur dans l’émission « Jakaarlo Bi », sur la chaîne sénégalaise TFM, le 9 mars 2018 (capture d’écran).
Crédits : YouTube


Cela se voulait une plaisanterie. Le bon mot d’un chroniqueur de télévision. « Vous faites tout pour que nous vous violions et quand nous vous violons, nous allons en prison et vous continuez à être libre. […] Cette violence qu’elle [la femme] exerce est aussi grave que la violence que le violeur pourra exercer. Le pauvre qui est tombé dans le panneau prendra dix ans et celle qui a violé toutes les normes morales, sociales, religieuses, continuera à errer. » Ces phrases qui à une autre époque seraient sans doute passées inaperçues ont déclenché un tollé comme le Sénégal en a rarement connu.
Fatma, qui souhaite rester anonyme, se souvient bien de ce lendemain du 8 mars 2018, Journée internationale des droits des femmes. « La phrase a fait rire les invités sur le plateau. Moi je suis restée sidérée devant ma télévision », raconte cette psychologue qui fut elle-même victime d’agression sexuelle. Sur les réseaux sociaux encore silencieux, elle est la première à partager l’extrait vidéo de cette émission diffusée sur la très populaire chaîne TFM à une heure de grande écoute.

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Sous son post, les commentaires s’allongent rapidement. D’abord timide, la colère s’amplifie. Un comité se forme. Un communiqué est diffusé via les médias et sur le web pour condamner cette apologie du viol. « Ensuite, les réseaux se sont embrasés, laissant place aux débats sur les droits des femmes puis aux témoignages de harcèlement ou d’agression. C’est quelque chose d’assez rare dans notre société plutôt pudique. Ç’a été notre réveil #Metoo », résume Fatma.
Des dizaines de témoignages
Ce « réveil » sénégalais a été baptisé « l’affaire Songué », du nom du professeur de philosophie El Hadji Songué Diouf, le chroniqueur en question dans l’émission à forte audience « Jakaarlo Bi ». Le comité a décidé de déposer plainte pour apologie du viol et diffamation : 180 personnes se sont portées partie civile et de nombreuses personnalités de premier plan, comme la sociologue Fatou Sow ou la militante politique Marie-Angélique Savané, ont manifesté leur indignation, de même que l’Association des juristes sénégalaises.
« En quelques jours, nous avons reçu des dizaines de témoignages de femmes victimes de sévices sexuels, dont certains remontaient à plus de trente ans », raconte Oumy Ndour, journaliste et modératrice de la page Facebook Ladies Club, un lieu d’échange réservé aux femmes. « Célèbres ou anonymes, elles provenaient de toutes les catégories sociales. Par ses mots, Songué a fait ressurgir quelque chose de bien enfoui. Et le flot ne s’est pas tari puisqu’à ce jour, je reçois encore des témoignages. »



Saisi, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a condamné la chaîne – propriété du célèbre chanteur Youssou N’Dour – pour « manquements graves », reprochant au chroniqueur autant qu’au présentateur, Khalifa Diakhaté, de « faire d’un sujet aussi grave un objet de dérision en affirmant, pour justifier les cas de viol dont sont victimes les femmes, que ces dernières sont les responsables de leurs propres viols ». TFM a demandé des excuses à M. Songué Diouf et M. Diakhaté a remis sa démission.
« Sutura », la loi du silence
Les initiatrices du mouvement ont été les premières surprises par l’ampleur des réactions. « Au Sénégal, on applique le sutura, la retenue traditionnelle, une loi du silence sur les violences sexuelles », explique Ndèye Fatou Kane, écrivaine et féministe :
« On connaît toutes une amie, une voisine agressée, voire violée, mais pour que la cellule familiale n’explose pas, on se tait. Beaucoup disent qu’on n’est pas prêtes pour ce débat, mais à ce rythme on ne le sera toujours pas dans cinquante ans. Je pense qu’il était nécessaire que la parole se libère et Songué a été un prétexte. » 
Quelques semaines avant l’émission, dans le sillage de l’affaire Weinstein à l’origine du mouvement #metoo aux Etats-Unis puis dans le monde entier, elle avait lancé son propre hashtag sur le modèle de #balancetonporc, sa déclinaison française. Mais #balancetonsaïsaï (« balance ton pervers ») n’a pas connu un grand succès, pas plus que #nopiwouma (« je ne me tais pas », en wolof), une autre tentative. « Ici, on préfère compatir aux violences subies par les Américaines ou les Européennes de #metoo que s’exprimer sur celles qu’on subit. Par crainte des pressions familiales et sociales », poursuit Ndèye Fatou Kane.

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Des messages lui intimant de se taire, des commentaires menaçant de fouiller son passé et de révéler son intimité au public, Fatma en a reçu. « Je ne dormais plus la nuit. Je croyais être épiée, je craignais qu’on pirate mes mails. Une des filles du groupe sortait même avec un Taser [pistolet à impulsion électrique]. » Finalement, elle a craqué et s’est retirée de la plainte contre M. Songué Diouf au bout d’un mois. Elle n’est pas la seule : même le premier avocat chargé de la procédure a jeté l’éponge.
Requalifier le viol en crime
Aujourd’hui, cette plainte est au point mort. « Nous avons engagé un deuxième avocat, mais le manque de moyens nous empêche d’accélérer, explique Ndèye Khaira Thiam, psychologue et membre du comité. Une ONG souhaite reprendre la plainte à son compte. » Mais à quoi bon, se demandent certaines, puisque la peine maximale qu’encourt le chroniqueur pour apologie d’un délit se limite à 200 000 francs CFA (305 euros) ? « Notre combat est aussi de faire requalifier le viol en crime dans le Code pénal, soutient-elle. Et la peine maximale de dix ans d’emprisonnement n’est que rarement prononcée. »

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Pour elle comme pour les autres membres du groupe, il va falloir une profonde transformation de la société. « La situation des femmes est désastreuse : 3 200 cas de viol ont été déclarés en 2016, mais c’est peut-être 1 % des cas réels », déplore Serigne Mor Mbaye, président du Centre de guidance infantile et familiale de Dakar (Cegid), qui prend en charge les victimes de violences : 
« Il n’y a jamais eu depuis l’indépendance un projet de société qui intègre les femmes en s’appuyant sur leur créativité et leur résilience pour construire l’avenir. Si c’était le cas, il y aurait moins de mariages précoces, moins d’excisions. Le taux de scolarisation des filles est une calamité pour un pays qui aspire à l’émergence. Nous sommes dans une société gérontocratique où la religion envahit l’imaginaire des gens sans pour autant apporter de solutions. On ne peut confiner nos femmes et nos filles dans la violence et espérer aller de l’avant. »
Les combats sont nombreux
Nombreux sont les Sénégalais qui accusent ce mouvement émancipateur d’être un avatar de l’Occident visant à « profaner une culture, disloquer des familles et bouleverser des ménages », comme le soutient un cadre de TFM souhaitant garder l’anonymat. « On a tendance à croire qu’il n’y a qu’une culture sénégalaise : celle du corps qu’il faut cacher », explique Ndèye Khaira Thiam : 
« Mais cette pudeur est arrivée avec les religions monothéistes. Avant, nous avions dans notre histoire de nombreuses femmes aux commandes. Il y a le matriarcat chez les Sérères. Chez les Tiédo, les femmes nues assumaient leur corps. Dans d’autres tribus, elles avaient des enfants hors mariage. La femme reléguée au foyer est venue par la colonisation islamo-berbère puis européenne. Mais la femme sénégalaise n’est historiquement pas soumise. »

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A ceux qui remettent en question l’universalisme du message #metoo, la réponse de Fatma est cinglante : « J’ai été victime d’agression sexuelle à Madrid et à Dakar. Les seules constantes, c’est que je suis une femme et ceux qui m’ont fait ça sont des hommes. » Si ce début de mouvement a permis de « renverser le sens de la culpabilité et de lever un peu le poids de la honte », affirme Ndèye Khaira Thiam, la marge de progression est encore grande et les combats sont nombreux : de la création d’un numéro vert et de foyers pour les femmes victimes de violences à la légalisation de l’avortement, interdit même en cas de viol, en passant par la lutte contre l’excision et les mariages précoces.
L’affaire Songué, si elle n’a pas encore sapé les fondements d’un patriarcat culturel et religieux que plusieurs générations de féministes sénégalaises ont déjà tenté de faire vaciller, a en tout cas permis à de nombreuses femmes de parler pour elles-mêmes, par elles-mêmes. De devenir « une menace pour cet ordre inégalitaire », ajoute Fatma. Un nouveau tremblement de terre.


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Publié aujourd’hui à 17h41, mis à jour à 18h36   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Kim Kardashian, accompagnée de son époux, Kanye West, dédicace une chaussure pour le président ougandais, Yoweri Museveni, à Entebbe, le 15 octobre 2018. Handout . / REUTERS             Lundi 15 octobre, le rappeur américain Kanye West et son épouse, Kim Kardashian, ont rendu visite au président ougandais, Yoweri Museveni, 74 ans, et lui ont offert une paire de tennis blanches. La superstar du rap est en Ouganda pour mettre la touche finale à son neuvième album, Yandhi. Cet opus devait initialement sortir au début du mois, mais Kanye West a annoncé vouloir d’abord se rendre en Afrique pour y « ressentir l’énergie ».           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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Louise Mushikiwabo revient sur le débat qui a agité le sommet d’Erevan, en Arménie, et le rôle de la France dans la bataille qui l’a opposée à Mickaëlle Jean pour prendre la tête de la Francophonie.
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OIF : « On n’a pas beaucoup tenu compte du soutien des pays africains à ma candidature »



LE MONDE
              datetime="2018-10-15T17:38:02+02:00"

        Le 15.10.2018 à 17h38






Durée : 05:56 | 

La cheffe de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, 57 ans, répondait aux questions de Radio France internationale (RFI), Le Monde et TV5 Monde dans le cadre de l’émission « Internationales » en marge du 17e sommet de la Francophonie les 11 et 12 octobre à Erevan, en Arménie.


                

                     « Les nouveaux arrivants » : récit d’une année et demie d’intégration

                

                     Le dernier sauvetage de l’« Aquarius », raconté de l’intérieur

                

                     Le « lookbook » de Melania Trump en Afrique


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Le jour où un réfugié soudanais a commencé à enseigner à l’université d’Auvergne »

Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h34
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. Il faut savoir le reconnaître, certains réfugiés trouvent du travail en traversant la rue, pour reprendre la désormais célèbre formule d’Emmanuel Macron. Notamment dans la restauration. A Vichy, un jeune Afghan bénéficiant de la protection subsidiaire – un statut accordé à des personnes exposées dans leur pays à des menaces graves – a ainsi dégoté quelques contrats dans des pizzerias de la cité thermale ou de Bourges. Mais ce n’est pas le métier idéal pour ce charmant jeune homme qui rêve de travailler dans la mode, pourquoi pas comme mannequin.

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                Les nouveaux arrivants, acte III



Car, pour les réfugiés qui souhaitent persévérer dans leur vocation ou faire valoir leurs compétences, il ne suffit pas toujours de traverser la rue. Il faut du temps, une grande volonté d’aller de l’avant et, aussi, l’aide d’associations pour surmonter les obstacles, notamment administratifs. Et parfois ça paie, comme pour deux des réfugiés soudanais et érythréens que Le Monde a suivis durant un an et demi dans le cadre du programme des « nouveaux arrivants ».

Hasard du calendrier, Hassan, le musicien des Soudan Célestins Music, et Ali, le sociologue qui les accompagne souvent, devaient se retrouver dans de nouveaux environnements de travail quasiment en même temps : le premier ce lundi 15 octobre dans une menuiserie industrielle à Thizy-les-Bourgs (Rhône), le second dès mardi à l’université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand.
« Ils ont envie de travailler et ça se voit »
Après avoir vu un reportage sur France 3 en mai, Philippe Heuzebroc, directeur de l’usine Montibert, nous avait contactés pour nous signaler qu’il avait du mal à trouver de la main-d’œuvre et qu’il était ouvert à rencontrer des réfugiés motivés. Deux cadres de l’entreprise sont venus à Vichy présenter les métiers de leur usine à une vingtaine de réfugiés, avec l’aide de l’interprète Adel El Kordi. Puis une visite a été organisée, fin juillet, dans leurs locaux, ainsi qu’une série d’entretiens à Vichy, en septembre.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama."
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            data-slide-description="Ali a fait un diaporama sur le Soudan et va l’exposer à la classe en français. L’objectif de cette formation est d’apprendre le français via l’usage des outils de bureautique."
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            data-slide-description="Alsadig est aussi présent à la formation bureautique dispensée par Human Booster. Sarah, la formatrice, explique que son public est constitué exclusivement de réfugiés et que le taux d’absentéisme est très faible."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid rencontrent Pierre-Martin Aubelle, le 1er février 2018, à Lyon.  M. Aubelle est responsable des Clés de l’atelier, une entreprise de formation aux métiers du bâtiment."
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            data-slide-description="Alsadig visite le centre des Clés de l’atelier le 1er février 2018. Il souhaiterait devenir électricien."
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            data-slide-description="Cette visite à permis à Alrashid et Alsadig d’évaluer leurs compétences pour choisir la formation adéquate. Ils ont pu rencontrer d’autres stagiaires en cours de formation."
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            data-slide-description="Leur formation à Lyon commencera en mai 2018."
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            data-slide-description="Alsadig et Alrashid dans les locaux de l’Association d’aide au logement des jeunes, le 1er février 2018, à Lyon. La formation va nécessiter qu’ils déménagent de Vichy."
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Ali suit un cours de bureautique donné par l’organisme Human Booster et financé par Pôle emploi, le 31 janvier 2018, à Vichy. Objectifs : savoir créer une boîte mail et élaborer un diaporama.

SANDRA MEHL POUR LE MONDE
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Epaulés par des bénévoles, les réfugiés ont préparé leur CV. Quatre d’entre eux ont été sélectionnés pour effectuer une semaine de mise en situation en milieu professionnel. Hassan devait commencer ce lundi. Il accompagnerait son compatriote érythréen Baraka, qui s’est déjà vu proposer un CDD de six mois et qui sautait de joie d’avoir pu, enfin, trouver un emploi dans un secteur qui lui plaît et qu’il connaît.
« Ce sont des gens qui ne s’expriment pas encore parfaitement, mais nous sommes sur la même longueur d’onde. Ils ont envie de travailler et ça se voit, assure Philippe Heuzebroc. Je ne suis pas nécessairement altruiste, mais ça me fait plaisir de savoir que j’aurai aidé une ou deux personnes à commencer à travailler, à leur mettre le pied à l’étrier. » L’entreprise a facilité les choses en trouvant un logement provisoire pour les quatre stagiaires.
Cours sur la civilisation arabe
Ali (son prénom a été modifié à sa demande), lui, a été repéré par une responsable de l’université Clermont-Auvergne, qui participe au projet européen Collab visant à intégrer des réfugiés dans le corps enseignant. Quatre Syriens (deux femmes et deux hommes), deux Syriens, un Guinéen et un Soudanais vont ainsi donner des cours de gestion, de communication interculturelle ou de marketing.

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                Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique



Accompagné d’un professeur titulaire, Ali, qui est titulaire d’un master de sociologie et qui exerçait comme professeur assistant à l’université de Khartoum, doit commencer, mardi, une série de cours sur la civilisation arabe contemporaine en licence 3 d’arabe. « Je vais leur parler du Soudan, bien sûr, mais aussi de l’Arabie saoudite et de l’Egypte », explique-t-il, enthousiaste.
« Nous avons cherché à ce que le profil et l’expérience des réfugiés servent aux étudiants, l’idée étant de montrer qu’ils peuvent assurer des cours qui sont dans les maquettes des formations », explique la responsable du projet, Cécilia Brassier-Rodrigues. L’intégration par le travail, un nouveau pas en avant pour ces réfugiés dont l’un des principaux objectifs est de se rendre utiles dans le pays qui les accueille.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Une des principales questions soulevées par le Brexit, la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord britannique, avait été réglée il y a vingt ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Brexit : pourquoi la frontière entre les deux Irlandes est un casse-tête pour Londres

Une des principales questions soulevées par le Brexit, la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord britannique, avait été réglée il y a vingt ans.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h21
    |

            Pierre Breteau








                        



   


L’accès au marché commun, la libre circulation des personnes et des biens ou le statut des Britanniques dans les pays de l’Union, voilà quelques-unes des questions difficiles soulevées par le Brexit. Mais il en reste une, plus complexe encore à régler et sur laquelle ni Londres ni Bruxelles ne pensaient qu’il y aurait autant de discussions : celle de la frontière entre la République d’Irlande, pays membre de la CEE – qui n’était pas encore l’Union européenne – depuis 1973, avec l’Irlande du Nord (Ulster) qui est, elle, restée britannique depuis 1922.

        Lire :
         

          Le Brexit ébranle vingt années de paix en Irlande



Or, le temps presse, puisque le texte de l’accord sur le Brexit entre Londres et Bruxelles doit être ratifié par le Parlement britannique et le Parlement européen d’ici à la fin de l’année 2018.
Ni l’UE, ni le Royaume-Uni, ni même l’Irlande ne veulent de frontière
Londres s’est engagé à ne pas réinstaurer de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En effet, la disparition de la frontière de 500 kilomètres entre les deux Irlandes, qui ont connu plus d’un demi-siècle de conflit civil et religieux, est un acquis des accords de paix du Vendredi saint, en 1998, et son retour pourrait fragiliser la paix.
Dans le cas d’un Brexit sans accord, le retour de la frontière signifierait aussi la fin d’une période d’échanges économiques simples entre les deux pays : en 2016, le tiers des exportations nord-irlandaises prenait le chemin de la République.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE



De son côté, l’Union a proposé l’instauration d’un « filet de sécurité » (« backstop » en anglais) pour une période qui irait jusqu’en 2020, et qui permettrait de conserver l’Irlande du Nord dans l’UE. Pendant cette période, en attendant un accord définitif, la partie nord de l’île resterait alignée sur les normes européennes. Et dans ce cas précis, le contrôle douanier serait effectué entre l’île d’Irlande et la Grande-Bretagne.

   


Dans cette situation, l’Irlande du Nord serait unifiée de fait avec la République d’Irlande, et pire que tout pour Londre, sous le patronage de l’Union européenne. Cette proposition a été rejetée par le Royaume-Uni, puisque Theresa May avait promis en 2016 de quitter l’union douanière pour pouvoir signer des accords commerciaux avec le monde entier, sans avoir à passer par la case Bruxelles.
Une frontière militarisée disparue grâce aux accords de 1998
Après trente ans de conflit à partir des années 1960 en Irlande du Nord entre républicains catholiques – pour la réunification – et unionistes protestants – pour le maintien dans le Royaume-Uni –, les accords du Vendredi saint d’avril 1998 mettaient un point final aux affrontements et aux milliers de morts.
Si les accords de 1998 n’ont pas tout réglé – les violences intercommunautaires persistent –, ils ont démilitarisé une frontière auparavant gardée par des militaires surarmés. Ils ont aussi désarmé les milices des deux camps progressivement tout le long des années 2000 jusqu’en 2009.
En février 2018, la présidente du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, estimait par ailleurs qu’il était temps d’envisager « un référendum sur la réunification au cours de la prochaine décennie ». C’est une possibilité que prévoient les accords du Vendredi saint. Le seul parti politique présent à la fois en République d’Irlande et en Irlande du Nord milite pour la réunification de l’île et considère que « le Brexit et l’accord du Vendredi saint sont incompatibles ».
L’exécutif d’Irlande du Nord est dans une impasse depuis la démission du vice-premier ministre du Sinn Fein le 7 janvier 2017, et de la première ministre de la région, Arlene Foster ; les accords de 1998 prévoient en effet que l’Irlande du Nord soit dirigée par un premier ministre et un vice-premier ministre nationaliste et unioniste. Ce 15 octobre, la région est donc sans exécutif depuis 646 jours, et de ce fait, ne peut faire entendre sa voix dans la discussion entre Bruxelles, Dublin et Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Législation inadaptée, contournement de la légalité, rivalités entre les agences, déficit d’autorité et de contrôle… Dans une enquête publiée chez Fayard, Jacques Follorou, journaliste au « Monde », montre comment les manquements dans la sécurité intérieure en France rendent contre-productive la lutte contre le terrorisme.
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édition abonné


« L’Etat secret », le livre sur la guerre du renseignement

Législation inadaptée, contournement de la légalité, rivalités entre les agences, déficit d’autorité et de contrôle… Dans une enquête publiée chez Fayard, Jacques Follorou, journaliste au « Monde », montre comment les manquements dans la sécurité intérieure en France rendent contre-productive la lutte contre le terrorisme.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h56
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Bonne feuilles. [Au nom de la lutte contre le terrorisme, les démocraties ont, depuis les attentats du 11 septembre 2001, singulièrement restreint le champs des libertés. La révolution technique du renseignement, lancée en France en 2007 avec de gros moyens, s’est construite à l’abri du secret-défense : ce vaste système de surveillance, qui déborde aujourd’hui la lutte contre le terrorisme, est devenu le premier pilier de la défense du pays. Dans la clandestinité, voire l’illégalité, pendant près de dix ans.]
Un renseignement illégal
La France a ainsi longtemps vécu dans un profond déni sur le vrai du renseignement intérieur. Jean-Jacques Urvoas, en décembre 2014, alors président de la DPR [la délégation parlementaire au renseignement], écrit ainsi, dans son rapport annuel : « En l’état actuel du droit, les services sont très démunis. Ils peuvent uniquement recourir à des interceptions de sécurité, à des réquisitions de données techniques de connexion ainsi qu’à l’usage restreint de fichiers. Tous les autres moyens exploitables sont frappés d’illégalité. La situation confine ici à l’hypocrisie au regard des missions incombant à ces administrations. Elle induit en outre une mise en danger des fonctionnaires qui œuvrent au service de la nation. »
Alors que Jean-Jacques Urvoas informe le Parlement sur cette béance, les services de renseignement français sont, en effet, pour l’essentiel hors la loi. Combien d’actes d’enquêtes réalisés par les RG [renseignements généraux], la DST [direction de la surveillance du territoire], puis la DCRI [direction centrale du renseignement intérieur] ou encore la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], jusqu’à la loi de 2015, auraient alors pu conduire leurs auteurs devant un juge d’instruction ? « C’est incalculable, puisque c’était le quotidien de ces agents », confirme un ancien directeur adjoint...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Libéré dimanche après 50 jours de détention, l’opposant au Kremlin est la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » datant de 2016.
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Russie : à peine sorti de prison, l’opposant Navalny poursuivi pour « diffamation »

Libéré dimanche après 50 jours de détention, l’opposant au Kremlin est la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » datant de 2016.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h25
   





                        



   


L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny, libéré dimanche après cinquante jours de prison, a annoncé lundi 15 octobre être la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » remontant à 2016. « Ce matin, mon avocat a reçu un appel d’un enquêteur du ministère de l’intérieur disant que je devais me présenter aujourd’hui dans le cadre d’une enquête », a déclaré l’opposant de 42 ans dans un message publié sur son site internet.
Selon M. Navalny, cette nouvelle enquête concerne la plainte d’un ancien enquêteur du ministère de l’intérieur, Pavel Karpov, qui l’avait poursuivi en 2016 pour « diffamation » à la suite de la publication d’un message sur le blog de l’opposant. Dans ce message, Alexeï Navalny reprenait des accusations sur le train de vie de M. Karpov et sur ses liens supposés avec la mort dans une prison russe du juriste Sergueï Magnistki, à l’origine en 2012 et en 2013 d’une importante crise diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis. Après cette plainte déposée en mai 2016, M. Navalny avait été interrogé par la police, et son appartement avait été fouillé par les enquêteurs.
« Dieu sait comment fonctionne la machine juridique »
« De ce que je comprends, on ne peut pas me mettre en détention à l’heure actuelle sur la base de cette accusation, seules de très fortes amendes sont prévues », a précisé M. Navalny. « Mais Dieu sait comment fonctionne la machine juridique complexe et ingénieuse imaginée par Poutine », a-t-il poursuivi, soulignant que cette affaire avait été « mise au placard » puis « ressortie ».
Farouche opposant au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été condamné à la fin d’août à trente jours de prison pour une manifestation non autorisée en janvier appelant à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Le blogueur anticorruption avait accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un impopulaire projet gouvernemental de réforme des retraites, alors que se tenaient des élections régionales et locales. Des milliers de Russes avaient cependant répondu à son appel dans tout le pays, et la police avait procédé à plus d’un millier d’arrestations, de manière parfois très musclée.
Le 24 septembre, à peine sorti de prison, Alexeï Navalny avait de nouveau été arrêté et condamné à vingt jours de détention pour avoir appelé à manifester contre la réforme des retraites, promulguée au début d’octobre.

        Lire aussi :
         

                Russie : la stratégie du boycottage de l’opposant Alexeï Navalny






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les onze membres de la Commission Vérité, réconciliation et réparations prêtent serment ce lundi. Les auditions devraient commencer rapidement.
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Compte rendu

En Gambie, lancement de la commission sur les crimes du régime Jammeh

Les onze membres de la Commission Vérité, réconciliation et réparations prêtent serment ce lundi. Les auditions devraient commencer rapidement.


LE MONDE
              datetime="2018-10-15T12:38:42+02:00"

        Le 15.10.2018 à 12h38






    
Sur le tarmac de l’aéroport de Banjul, départ en exil de l’autocrate gambien Yahya Jammeh le 21 janvier 2017.
Crédits : Thierry Gouegnon / REUTERS


Plus de vingt mois après le départ en exil de l’ex-président Yahya Jammeh, la Gambie lance lundi 15 octobre une commission pour faire la lumière sur les violations des droits de l’homme commises sous son régime. Mais un éventuel jugement de l’ancien militaire, qui a régné sans partage pendant vingt-deux ans sur ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, paraît encore chimérique.
Les onze membres de la Commission Vérité, réconciliation et réparations (Truth, Reconciliation and Reparations Commission, TRRC), lancée en 2017 par son successeur Adama Barrow, doivent prêter serment lundi, a annoncé le ministre de la justice, Abubacarr Tambadou. Les audiences publiques de la commission commenceront rapidement après la cérémonie, a assuré le ministre.

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Présidée par un ancien diplomate auprès des Nations unies, Lamin Sise, elle comprend quatre femmes, dont la vice-présidente, Adelaide Sosseh, et représente l’ensemble des communautés ethniques et religieuses du pays. Instituée par une loi adoptée en décembre 2017, la TRRC dispose de pouvoirs d’enquête et pourra, au terme de ses travaux, recommander des poursuites ou des réparations.
Torture, exécutions extrajudiciaires
« Poursuivre les auteurs de violations des droits de l’homme administre aux autres la leçon que ni le temps ni la distance ne peuvent empêcher la justice de prévaloir », a déclaré à l’AFP un militant des droits de l’homme, Madi Jobarteh. « La justice apporte une consolation et un soulagement aux victimes, même si elle ne peut entièrement leur rendre les droits, la dignité ou les biens qu’ils ont perdus, ni alléger leur souffrance », a-t-il reconnu.
Ancien militaire parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994, Yahya Jammeh s’était fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

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                En Gambie, des malades du sida poursuivent l’ex-président Jammeh



Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il a finalement quitté le pays le 21 janvier 2017 pour la Guinée équatoriale, à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.
Les défenseurs des droits de l’homme accusaient le régime Jammeh d’actes systématiques de torture contre des opposants et des journalistes, d’exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées. Ancien correspondant de la BBC à Banjul, Lamin Cham a raconté à l’AFP comment il a été arrêté en juin 2006 et torturé par des gardes du corps du président gambien au siège de la défunte Agence nationale de renseignement (NIA), considérée comme l’instrument de répression du régime. « Ils m’ont demandé pourquoi je travaillais pour un média étranger en particulier et pourquoi je citais le nom de Yahya Jammeh dans mes articles », a-t-il expliqué.
« Gérer les attentes des victimes »
D’autres ont connu un sort encore moins enviable, comme le journaliste Deyda Hydara, cofondateur du journal privé The Point et correspondant de l’Agence France-Presse, assassiné par balles en décembre 2004, ou l’opposant Solo Sandeng, mort en détention en avril 2016. Il y a un an, des ONG et des associations de victimes, dont la fille de Solo Sandeng et le fils de Deyda Hydara, ont lancé la campagne internationale Jammeh2Justice, pour que l’ex-président réponde de ses actes, tout en prévenant que ce serait une entreprise de longue haleine.
Interrogé en janvier, à l’occasion du premier anniversaire de son accession au pouvoir, sur une éventuelle demande d’extradition de Yahya Jammeh, Adama Barrow a indiqué qu’il attendrait la fin des travaux de la TRRC pour prendre une décision à cet égard, mais a assuré de son engagement en faveur de « l’Etat de droit ». La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, sous commandement sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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                Gambie : la tuerie qui pourrait envoyer Yahya Jammeh devant les juges



Une responsable d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest, Marta Colomer, a salué l’installation de la TRRC, mais a souligné la nécessité de « gérer les attentes des victimes », dont certaines risquent de dépasser les compétences de la commission. De plus, « collecter et compiler toutes les informations et les preuves des violations des droits de l’homme sera un défi », a-t-elle prévenu.
L’actuel procès d’anciens agents de la NIA, officiellement ouvert en mars 2017 mais régulièrement ajourné et parfois troublé par des rixes entre proches des accusés et des victimes, pourrait également augurer des difficultés qui attendent la commission.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le journaliste saoudien, qui s’était exilé aux Etats-Unis il y a un an, est porté disparu depuis le 2 octobre.
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Affaire Jamal Khashoggi : le consulat saoudien à Istanbul sera fouillé lundi

Le journaliste saoudien, qui s’était exilé aux Etats-Unis il y a un an, est porté disparu depuis le 2 octobre.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h23
   





                        


Les locaux du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul seront perquisitionnés, lundi 15 octobre, dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. La fouille aura lieu en début de soirée et dans le cadre du groupe de travail constitué par la Turquie et l’Arabie saoudite.
Jamal Khashoggi, qui s’était exilé aux Etats-Unis il y a un an, craignant que ses opinions ne lui valent des représailles, est porté disparu depuis le 2 octobre, jour où il s’est rendu au consulat. Au cours de l’année écoulée, il a dénoncé dans des articles publiés par le Washington Post l’attitude de Riyad à l’égard du Qatar, la guerre du Yémen et la répression politique ou la censure dans son pays.
Sa fiancée assure qu’il n’en est pas ressorti. Selon des sources proches des services de sécurité turcs, il y a été tué par une équipe d’une quinzaine de Saoudiens, repartis le jour même dans leur pays. M. Erdogan a pressé à plusieurs reprises, en vain, les autorités saoudiennes de présenter des images prouvant que M. Khashoggi avait bel et bien quitté le consulat. Riyad dément formellement les accusations d’assassinat et a accepté de participer à l’enquête. Une délégation saoudienne est arrivée vendredi en Turquie.

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                Affaire Khashoggi : la tension monte entre Riyad et ses alliés



Pression internationale
Le président américain, Donald Trump, a estimé que l’Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition de Jamal Khashoggi. « En l’état actuel des choses, il semble que, peut-être, on ne va plus le revoir, et c’est très triste, a déclaré samedi M. Trump au sujet du journaliste. Notre premier espoir était qu’il n’ait pas été tué, mais peut-être que les choses ne s’annoncent pas bien. »
Plus tard dans la journée, Donald Trump a déclaré dans un tweet s’être entretenu avec le roi Salmane d’Arabie saoudite, qui lui a dit « ignorer » le sort du journaliste saoudien disparu. Le président américain a également annoncé qu’il envoyait son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, en Arabie saoudite pour s’entretenir directement avec le roi Salmane.
La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont conjointement demandé, dimanche, à l’Arabie saoudite et à la Turquie une « enquête crédible » sur sa disparition. « Défendre la liberté d’expression et une presse libre, et assurer la protection des journalistes sont des priorités essentielles pour l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France », ont déclaré dans un communiqué commun les ministres des affaires étrangères de ces trois pays.

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                Disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi : l’enquête se rapproche de Riyad



Boycott du « Davos du désert »
Lundi matin, la Bourse saoudienne est repartie à la hausse au lendemain d’une sévère chute sur fond de tensions liée à la disparition de M. Khashoggi. Alors que les investisseurs s’enthousiasmaient il y a encore quelques semaines pour des projets économiques pharaoniques du prince héritier, l’affaire Khashoggi semble en avoir refroidi certains.
Le milliardaire britannique Richard Branson a annoncé geler plusieurs projets dans le royaume, et des partenaires prestigieux, tels que les PDG des sociétés de gestion d’actifs Blackrock et Blackstone, Larry Fink et Steve Schwarzman, ont annulé leur participation au « Davos du désert », la deuxième édition de la conférence Future Investment Initiative, organisée du 23 au 25 octobre à Riyad.
Le PDG de JP Morgan, James Dimon, ne s’y rendra pas non plus, selon la banque américaine. Cher au prince héritier, l’événement est également boudé par des médias comme le Financial Times, le New York Times et The Economist, mais aussi par le patron d’Uber. Pour beaucoup de multinationales, participer à cette conférence comporte des risques en matière de réputation, qui « l’emportent sur les bénéfices qu’elles auraient pu tirer de l’économie saoudienne », selon Michael Stephens, du centre de réflexion londonien Royal United Services Institute.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.
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Elections en Bavière : « La fin des grands partis »

Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h17
    |

Jens Althoff (Politologue)







                        



                                


                            

Tribune. En Allemagne, ce week-end, tous les regards étaient braqués sur la Bavière, une des plus grandes et riches régions du pays, où 9,5 millions de Bavarois, sur une population de treize millions d’habitants, étaient appelés à voter pour renouveler le parlement.
Avec la présence désormais de six partis au parlement et l’affaiblissement important des conservateurs et des sociaux-démocrates, qui forment la « grande coalition » au niveau fédéral, ces élections marquent la fin d’un modèle en Allemagne. Si la rupture n’est pas aussi profonde que celle vécue par la France en 2017, elle n’en demeure pas moins conséquente. La force de cohésion des grands partis a diminué outre-Rhin ces dernières années, mais plus lentement qu’ailleurs en Europe. Ce développement s’est accéléré récemment avec la montée de l’extrême droite.
Au niveau des Länder, un parti arrivait encore à former seul une majorité au gouvernement. C’était le cas de la Bavière, où l’Union chrétienne sociale (CSU) gouvernait avec la majorité parlementaire absolue, depuis le début des années 1960 – à l’exception d’une période entre 2008 et 2013, avant de regagner la majorité absolue en 2013. Cette hégémonie dans un des Länder les plus importants d’Allemagne était le socle d’une position de force du CSU au niveau fédéral en tant que « parti sœur » de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, le parti conservateur présent dans toutes les autres régions allemandes. Ce dimanche, la CSU a perdu la majorité absolue en obtenant seulement 37,2 % des suffrages contre 47,7 % en 2013.
Inquiets de leur faible résultat lors des élections fédérales de septembre 2017, et surtout marqués par la percée de l’Alternative pour l’Allemagne (Afd), le parti d’extrême droite devenue la troisième force avec quatre-vingt-douze députés au Parlement fédéral, les conservateurs bavarois ont bloqué le travail du gouvernement au niveau fédéral dans le but de gagner les élections en Bavière....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Comme face aux candidats qu’il avait affrontés lors des primaires républicaines en 2016, le président moque ses éventuels candidats démocrates.
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Midterms, J – 22 : Donald Trump se rode dans la perspective de la présidentielle de 2020

Comme face aux candidats qu’il avait affrontés lors des primaires républicaines en 2016, le président moque ses éventuels candidats démocrates.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 15h36
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, multiplie les meetings politiques pour tenter de préserver le contrôle absolu du Congrès par le Parti républicain. Il profite cependant également de ces tribunes pour roder des éléments de langage dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020 à laquelle il se prépare déjà.
Comme face aux nombreux candidats qu’il avait dû affronter lors des primaires républicaines pour l’investiture présidentielle de 2016, Donald Trump accable de qualificatifs méprisants d’éventuels adversaires démocrates. L’une de ses cibles favorites est l’ancien vice-président Joe Biden, auquel il donne le sobriquet de « Joe l’endormi » et de « 1 % », un reflet selon lui des votes obtenus lors des candidatures répétées de ce dernier à l’investiture démocrate.
Le président s’en prend également régulièrement au sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, qualifié de « fou », et dont il moque les mèches blanches rebelles. Le sénateur afro-américain Cory Booker, du New Jersey, et la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren sont également régulièrement tournés en dérision.
Donald Trump confie aussi régulièrement à son public qu’il doit « faire attention ». Trop éreinter ces adversaires potentiels face auxquels il assure qu’il l’emporterait pourrait, selon lui, pousser le Parti démocrate à chercher « quelqu’un de bien pour faire campagne contre » lui. La crainte d’un candidat inattendu, qui frapperait les esprits par sa nouveauté, est revenue à plusieurs reprises au cours des derniers meetings organisés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Cyril Ramaphosa a symboliquement rendu ses terres à une communauté de la province du KwaZulu-Natal qui en avait été dépossédée sous l’apartheid.
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Compte rendu

Le président sud-africain promet d’accélérer la restitution de titres fonciers aux Noirs

Cyril Ramaphosa a symboliquement rendu ses terres à une communauté de la province du KwaZulu-Natal qui en avait été dépossédée sous l’apartheid.


LE MONDE
              datetime="2018-10-15T10:56:43+02:00"

        Le 15.10.2018 à 10h56






    
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa (au centre), lors d’une cérémonie de restitution de terres à la communauté KwaMwkazani, dans la province du KwaZulu-Natal, le 14 octobre 2018.
Crédits : RAJESH JANTILAL / AFP


Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a symboliquement rendu, dimanche 14 octobre, ses terres à une population noire qui en avait été dépossédée sous l’apartheid, et promis d’accélérer ce type de transfert dans le cadre de sa future réforme agraire.
« Nous écrivons l’histoire […] Nous réparons une injustice historique en rendant leur propriété à ses détenteurs légaux », a lancé M. Ramaphosa lors d’une cérémonie à Empangeni, dans la province du KwaZulu-Natal (nord-est), où la communauté KwaMkwanazi avait été privée, en plusieurs étapes, de 4 586 hectares de ses terres.
D’autres zones devraient connaître le même sort, si l’on en croit le président. « Ceci est la première d’une série de demandes de récupération de terres que nous souhaitons accélérer au cours des prochains mois », a-t-il déclaré après avoir sacrifié à la tradition zouloue en dansant bouclier en main et coiffe léopard sur la tête.

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                En un Tweet, la réforme agraire sud-africaine selon Donald Trump



M. Ramaphosa a engagé il y a quelques mois une réforme pour rééquilibrer la structure de la propriété foncière en Afrique du Sud, toujours largement aux mains de la minorité blanche un quart de siècle après la chute de l’apartheid. Il envisage désormais de modifier la Constitution pour autoriser des expropriations sans indemnisation.
A quelques mois des prochaines élections générales, M. Ramaphosa a convenu que le Congrès national africain (ANC) « aurait pu en faire plus pour accélérer la réforme foncière » depuis son accession au pouvoir en 1994. Il a répété son « engagement à rendre les terres dans le cadre de la loi » en refusant « les occupations illégales de terres ». Si de nombreux Noirs applaudissent des deux mains, les Blancs, eux, s’inquiètent ouvertement.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ François inscrit son action dans les pas de son prédécesseur,  qui avait mené à bien le concile Vatican II dans les années 1960.
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Le pape canonise Paul VI et Oscar Romero, deux de ses modèles

François inscrit son action dans les pas de son prédécesseur,  qui avait mené à bien le concile Vatican II dans les années 1960.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h56
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Sur ses épaules, une chasuble ayant appartenu à Paul VI, élu pape en 1963 et mort le 6 août 1978 ; à sa taille, une ceinture encore tachée du sang de Mgr Oscar Romero, l’archevêque de San Salvador, assassiné en pleine messe par un commando d’extrême droite, le 24 mars 1980.
Dimanche 14 octobre, le pape François a célébré deux figures catholiques qui lui sont très chères : devant quelque 70 000 personnes, place Saint-Pierre, à Rome, il a canonisé celui de ses prédécesseurs dont il se sent le plus proche et un prélat considéré par beaucoup, en Amérique latine, comme un héros, pour s’être élevé contre le pouvoir militaire. Cinq autres personnes ont, elles aussi, fait leur entrée dans la nombreuse légion des saints.

Les héros de la cérémonie, son contexte et le contenu de l’homélie ont fait de cette journée un concentré du pontificat de François. Quatrième pape du XXe siècle à être canonisé, après Pie X, Jean XXIII et Jean Paul II, Paul VI est le pape de référence de François, celui de ses premières années de prêtre et qu’il cite constamment. Pour lui, Paul VI est aussi, bien sûr, le pape qui a mené à bien le concile Vatican II (1962-1965), à l’initiative de son prédécesseur, Jean XXIII, concile qui avait pour objectif d’adapter l’Eglise catholique au monde moderne. Or, depuis son élection au trône de Pierre, François inscrit son esprit de réforme dans celui du concile, dont, selon lui, l’institution n’aurait pas encore tiré toutes les conséquences.
Ce n’est pas un hasard si, le 3 octobre, il a ouvert le synode des évêques consacré aux jeunes par un rappel du message adressé à ces mêmes jeunes par le concile, en 1965. De Paul VI, François reprend tout. Y compris la condamnation de la contraception dans l’encyclique Humanae vitae, publiée il y a cinquante ans, en 1968, en pleine révolution sexuelle et alors que de nombreux catholiques espéraient une inflexion de la doctrine de l’Eglise. François a souvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.
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Ankara place les prix sous surveillance policière


                      Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h55
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


Dans le cadre de la « guerre totale » déclarée par le ministre des finances Berat Albayrak à l’inflation, les autorités turques n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Crise économique oblige, la police municipale a été investie d’une nouvelle mission : contrer la valse des étiquettes. Un peu partout à travers le pays, des policiers en uniforme ont été vus en train de vérifier les prix des marchandises sur les étalages des supermarchés. Les commerçants indélicats, menacés de sanctions pécuniaires s’ils augmentent les prix, ont été mis en garde. Les prix de certaines denrées alimentaires, du pain notamment, ont été gelés. Contre les spéculateurs, la mobilisation se veut générale.
« J’en appelle à mon peuple. Lui seul est à même de surveiller de près ce qui se passe dans les épiceries. Si les prix sont exagérés, il faut qu’il en informe immédiatement la police municipale », a expliqué le président Recep Tayyip Erdogan, lors d’une rencontre avec des militants de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement, islamo-conservateur), mercredi 3 octobre. Il réagissait à la mauvaise nouvelle annoncée un peu plus tôt par l’Institut turc des statistiques (TÜIK), à savoir que le taux d’inflation venait d’atteindre 24,5 % en rythme annuel au mois de septembre, son plus haut niveau depuis quinze ans. Un véritable camouflet pour le gouvernement. Il fallait un responsable. Enver Asti, le directeur adjoint de l’Institut, a donc été contraint de démissionner quelques heures après avoir transmis en haut lieu les derniers chiffres de l’inflation.
« Pas facile de garder mon budget à l’équilibre.. Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables. »  Semra, mère de famille
Il y a quinze ans, Recep Tayyip Erdogan accédait au poste de premier ministre, porté par ses promesses de prospérité. L’économie était en mauvaise posture, l’inflation galopait. Pour repartir sur des bases solides, il fallut dévaluer la devise locale, à laquelle on enleva six zéros en janvier 2005. Par la suite, l’inflation fut maîtrisée, la prospérité semblait à portée de main. Le rêve aujourd’hui s’écroule pour une large partie de la population. La dépréciation de la monnaie, qui a perdu 40 % face au dollar depuis le début de l’année, la hausse des prix, la chute du niveau de vie donnent des sueurs froides aux ménages turcs, contraints de regarder à deux fois avant de se lancer dans un achat, aussi minime soit-il. « Pas facile de garder mon budget à l’équilibre », avoue Semra, occupée à faire ses courses après son travail dans un magasin d’alimentation du quartier populaire de Sisli, à Istanbul. « Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables », résume cette quinqua, employée de banque, mariée et mère de trois enfants.

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                A Istanbul, habitants et commerçants tentent de s’adapter à la valse des étiquettes



La crise actuelle contraint les islamo-conservateurs à rechercher sans cesse de nouveaux boucs émissaires, tantôt à l’extérieur, tantôt à l’intérieur du pays. Au mois d’août, au plus fort de la crise diplomatico-commerciale avec les Etats-Unis, l’ennemi désigné était le dollar, « le lobby des taux d’intérêt », dont les profits étaient « plus juteux que le commerce de l’héroïne », selon le numéro un turc, prompt à évoquer « la guerre économique » déclenchée par Washington pour mettre la Turquie à genoux. La vindicte antiaméricaine, dans les rangs du gouvernement, est passée au second plan. Désormais, les spéculateurs internes sont sur la sellette. Berat Albayrak, qui est aussi l’époux de la fille aînée d’Erdogan, a même annoncé, le mois dernier, la signature d’un contrat entre le gouvernement et le cabinet de conseil américain McKinsey, « chargé de contrôler nos réalisations chaque trimestre » pour œuvrer au redressement de l’économie. Ce choix a cette fois suscité un tollé du côté de l’opposition kémaliste et un certain affolement des patriotes sur les réseaux sociaux, persuadés que des secrets d’Etat allaient passer aux mains des Américains par l’intermédiaire de McKinsey.

        Lire aussi :
         

                La banque centrale turque soutient la livre en dépit d’Erdogan



Abdurrahman Dilipak, l’un des chantres de l’AKP, éditorialiste au quotidien pro-gouvernemental Yeni Akit, est même sorti de ses gonds, promettant « l’enfer » au gouvernement « s’il persistait dans sa décision ». Réponse du ministre des finances : « Ceux qui refusent de travailler avec McKinsey sont des ignorants ou des traîtres. » Le président Erdogan a mis fin à la polémique, samedi 6 octobre, en proclamant la fin du contrat avec le cabinet américain. « J’ai donné l’ordre à mes ministres de ne pas accepter ses conseils », a-t-il conclu.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans trois scrutins, dimanche 14 octobre, les Verts ont obtenu des scores historiques.
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Les écologistes européens profitent du recul des sociaux-démocrates

Dans trois scrutins, dimanche 14 octobre, les Verts ont obtenu des scores historiques.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 15h59
    |

            Jean-Baptiste Chastand, 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Avec 17,5 % des voix en Bavière, trois députés supplémentaires au Parlement luxembourgeois et près de 17 % des voix aux municipales à Bruxelles, les Verts européens ont connu une journée électorale euphorique, dimanche 14 octobre. Tout au long de la soirée, les principaux responsables écologistes du continent ont jubilé sur les réseaux sociaux, avec dans leur viseur les élections européennes de mai 2019, traditionnellement favorables à leur formation.
« L’écologie politique a gagné, on ne pourra plus faire de la politique comme avant », a commenté Zakia Khattabi, coprésidente du parti des Verts belges, en citant Nicolas Hulot pour défendre l’idée d’un « vrai projet écologique global ». Dans la région de Bruxelles-capitale, le parti Ecolo a créé la surprise en conquérant plusieurs mairies – il n’en détenait qu’une jusqu’à présent – et en devenant un probable arbitre dans la ville de Bruxelles.
« Ce résultat historique a montré qu’on peut faire un très bon score quand on ne tombe pas dans une spirale de haine et de rejet mais quand on défend une vision pro-européenne qui offre une vision rassurante de l’avenir au lieu de nourrir les peurs », a défendu Katharina Schulze, co-tête de liste des Verts bavarois, où la formation devient le second parti de la région, derrière la CSU, qui perd sa majorité absolue.

« Les écologistes apparaissent comme un vrai refuge par rapport au discours très dur de l’extrême droite », abonde Yannick Jadot, tête de liste française des Verts pour les élections européennes. A l’en croire, ces victoires sont une traduction de la tendance « Heimat » des écologistes européens, un concept allemand qui vise à promouvoir la préservation des identités et des territoires.
« C’est ce côté territoire que nous développons au niveau européen et que je veux développer en France qui permet de trouver une conscience économique, sociale et identitaire, tout en permettant aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Editorial. Au-delà du recul des chrétiens-démocrates, l’élection régionale de Bavière a été marquée par la progression des Verts.
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Europe : l’Allemagne à son tour dans la bataille

Editorial. Au-delà du recul des chrétiens-démocrates, l’élection régionale de Bavière a été marquée par la progression des Verts.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Si le résultat des élections bavaroises du 14 octobre est un séisme politique pour Berlin, à l’échelle de l’Europe, déjà tant secouée depuis trois ans, on pourrait l’interpréter comme une réplique. On aurait tort, cependant, d’en minimiser l’ampleur : parce que l’Allemagne est l’Allemagne, parce qu’elle a, depuis l’après-guerre, constitué un pôle de stabilité, parce qu’elle joue un rôle déterminant au sein de l’Union européenne, cette réplique est d’une intensité considérable.

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Mais on aurait tout aussi tort de ne voir que les aspects négatifs d’une telle secousse. Trois enseignements principaux peuvent être tirés de l’élection régionale du Land de Bavière. Le premier concerne l’effondrement des partis traditionnels : les chrétiens-démocrates de la CSU, partenaire bavarois de la CDU d’Angela Merkel, accusent une chute historique de 10,5 points par rapport à 2013, même s’ils restent en tête avec 37,5 % des voix ; les sociaux-démocrates du SPD poursuivent, eux, leur descente aux enfers, comme en France, en Italie ou aux Pays-Bas, et passent même sous la barre des 10 % (9,7 %). C’est un phénomène désormais familier en Europe.
Le triomphe des Verts
Deuxième tendance lourde : l’ascension annoncée du jeune parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a bouleversé le paysage politique outre-Rhin. Avec 10,2 % des suffrages, il ne fait pas un score triomphal, mais il siège désormais dans 15 des 16 Parlements régionaux.
Troisième enseignement : le triomphe des Verts, qui arrivent en deuxième position avec 17,5 % des voix. C’est là, sans doute, la leçon la plus intéressante – et la plus positive – de ce scrutin. Jeunes, résolument pro-européens, pragmatiques et ouverts, les Verts bavarois ont mené une campagne intelligente et volontariste, sous la houlette d’une jeune femme de 33 ans, Katharina Schulze. Leur succès dépasse la préoccupation croissante de la société allemande à l’égard de l’écologie ; il reflète le désir d’une autre façon de faire de la politique et la recherche de nouvelles voies pour résister à la montée du populisme et des extrémismes.
La politique n’est pas morte. Le taux de participation particulièrement élevé (72 %), ce 14 octobre en Bavière, montre que l’exercice du droit de vote reste un ­instrument civique privilégié. L’affaiblissement des partis de gouvernement, qui ont fini par perdre leur identité dans d’épuisants compromis de coalitions, au profit de mouvements comme l’AfD ou les Verts qui, eux, affichent leurs convictions ou leurs projets comme marqueurs forts de leur identité, peut aussi être interprété comme un désir de repolitisation de l’électorat.
Une même dynamique
Cette repolitisation passe par l’offre d’une réelle alternative au populisme et aux extrêmes. Les succès électoraux des Verts le même jour en Belgique et au Luxembourg, confirmant une tendance déjà enregistrée en mars 2017 aux Pays-Bas, ou, sous une autre forme, la victoire d’Emmanuel Macron et d’En marche !, en France, l’an dernier, participent d’une même dynamique, déclinée différemment suivant les spécificités nationales.

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Au centre de cette dynamique se trouve le combat pour ou contre la démocratie, les sociétés ouvertes et le projet européen. C’est pour les défendre qu’une manifestation géante et pluraliste a rassemblé plus de 200 000 personnes, samedi, à Berlin, à la veille du scrutin bavarois. L’Allemagne est à son tour lancée dans cette bataille historique. A huit mois d’élections européennes cruciales, c’est une bonne nouvelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le couple, qui s’est marié au mois de mai, est arrivé à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique.
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Le prince Harry et sa femme, Meghan Markle, attendent un bébé pour le printemps 2019

Le couple, qui s’est marié au mois de mai, est arrivé à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Le prince Harry et son épouse, Meghan, attendent un bébé pour le printemps 2019, a annoncé le palais de Kensington dans un communiqué lundi 15 octobre. Leur enfant sera septième dans l’ordre de succession au trône.
« Leurs altesses royales le duc et la duchesse de Sussex sont heureux d’annoncer que la duchesse de Sussex attend un bébé pour le printemps 2019 », a déclaré le palais.
« Leurs altesses royales ont apprécié les encouragements reçus du monde entier depuis leur mariage, en mai, et sont enchantées de partager cette bonne nouvelle avec le public », a ajouté le palais, qui s’occupe de la communication du prince Harry et de son frère, William.
Harry, 34 ans, et Meghan, ex-actrice américaine de 37 ans, se sont dit « oui » le 19 mai en la chapelle St George du château de Windsor, lors d’une cérémonie retransmise par des chaînes de télévision du monde entier. Deux mois avant le mariage, Meghan, en contemplant une panoplie pour bébé lors d’un voyage à Belfast, avait affirmé : « Je suis sûre qu’on va avoir besoin de tout ça un jour ». Dans une interview en 2016, elle avait affirmé qu’être mère faisait partie de ses objectifs. « Je suis impatiente de fonder une famille, le moment venu », avait-elle ajouté.
Le couple est arrivé lundi à Sydney, pour un long voyage de seize jours dans le Pacifique, leur première grande tournée à l’étranger depuis leur union.
Outre l’Australie, le couple britannique va visiter les Fidji, les Tonga et la Nouvelle-Zélande, membres du Commonwealth.

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