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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Nick Hague et Alexeï Ovtchinine devaient s’envoler pour une mission de six mois dans l’ISS, mais l’incident sur leur fusée « Soyouz » les a contraints à un atterrissage d’urgence.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Au menu : la non-vaccination croissante des petits Américains, comment apprendre des chants aux oiseaux, nous pouvons reconnaître 5 000 visages, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le pape François avait, mercredi, comparé l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages ».
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L’ordre des médecins dénonce la « violence » des propos du pape sur l’avortement

Le pape François avait, mercredi, comparé l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 05h25
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 07h37
   





                        



   


Le pape a « fortement ému la communauté médicale » en comparant avec « violence » l’avortement au recours « à un tueur à gages », s’est indigné l’ordre des médecins, dans un courrier au représentant du souverain pontife en France, Mgr Luigi Ventura, consulté vendredi 12 octobre par l’Agence France-Presse (AFP).
Le pape « a prononcé des mots très durs sur l’avortement, qui ont fortement ému la communauté médicale française que j’ai l’honneur et la responsabilité de représenter » écrit le président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), le docteur Patrick Bouet, dans une lettre datée du 11 octobre.
« Comment ne pas réagir à des termes d’une telle violence, alors que les professionnels de santé ont fait vocation d’écoute, d’aide et de soutien à leurs concitoyennes pour les accompagner dans des moments parfois difficiles de leur vie, et pour leur assurer un accès à l’interruption volontaire de grossesse dans les meilleures conditions possibles si elles en expriment le souhait ? »
« Si je comprends que sa Sainteté, au nom de sa foi, souhaite défendre des principes importants pour l’Eglise qu’il dirige », le CNOM « ne peut accepter que l’anathème soit ainsi jeté sur l’ensemble du corps médical, qui s’en retrouve stigmatisé », écrit-il à l’adresse du nonce apostolique.
« Emotion et incompréhension »
L’ordre « ne peut non plus tolérer que la souffrance physique, psychique et morale vécue par des femmes en détresse, parfois en grande souffrance quand elles ont recours à l’interruption volontaire de grossesse, soit niée », poursuit le médecin.
« Je perçois aujourd’hui, Monseigneur, l’émotion et l’incompréhension ressenties par les médecins et les femmes ainsi désignées, et souhaite vous les faire connaître en leur nom », précise-t-il.
Le pape François a comparé l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au recours à « un tueur à gages » mercredi lors de sa traditionnelle audience place Saint-Pierre, dans une homélie consacrée au commandement biblique « Tu ne tueras point ». « Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? », a-il demandé. « Est-il juste d’avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ? », a-t-il poursuivi, en sortant de son texte prévu.
« Ce n’est pas juste de se débarrasser d’un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème », a insisté le pape argentin.

        Lire aussi :
         

                Le pape François compare l’avortement au recours à un « tueur à gages »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Des scientifiques chinois ont supprimé les barrières naturelles qui empêchent deux mammifères de même sexe de se reproduire entre eux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/10/2018
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Des chercheurs chinois obtiennent des souriceaux à partir de parents de même sexe

Des scientifiques chinois ont supprimé les barrières naturelles qui empêchent deux mammifères de même sexe de se reproduire entre eux.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h11
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

Des chercheurs, membres de l’Académie chinoise des sciences, ont annoncé avoir obtenu des souris en bonne santé à partir de deux souris femelles. Les rongeurs ont non seulement pu se développer, mais également donner à leur tour naissance à des souris en bonne santé. Zhi-Kun Li et ses collègues ont répété la procédure avec deux souris mâles, mais les souriceaux n’ont pas vécu plus de quarante-huit heures. Ces travaux montrent qu’il serait possible de surmonter les obstacles à la production d’un embryon de souris à partir de deux parents de même sexe au moyen de cellules souches et d’une édition ciblée du génome. Ils sont publiés, jeudi 11 octobre, en ligne dans la revue Cell Press.
Ce n’est pas la première fois que des scientifiques réussissent à créer des souriceaux à partir du matériel génétique de deux souris femelles. En 2004, Tomohiro Kono (université d’agriculture de Tokyo) et ses collègues avaient été les premiers à le faire. Pour cela, ils avaient utilisé des ovocytes immatures ayant une mutation qui leur faisait perdre une région de leur génome, qui subit normalement ce que l’on appelle une empreinte parentale. Les souris nées par ce biais présentaient toutefois des anomalies, et la technique employée était loin d’être simple à utiliser.
Chez les animaux comme les mammifères héritant une moitié de leur génome de chacun des deux parents, la copie d’origine maternelle d’un gène, et celle d’origine paternelle, ne s’expriment pas de la même façon : l’une sera active alors que son homologue provenant de l’autre parent sera réduite au silence.
Condition nécessaire pour un développement viable de l’embryon sans anomalie, cette « empreinte parentale » résulte d’une modification chimique d’une partie de l’ADN, qui ne sert pas à coder la production d’une protéine, mais qui altère l’expression d’un gène : on parle de modification épigénétique. Chez la souris, cette modification consiste surtout en une méthylation de l’ADN. L’empreinte...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Le lanceur russe a subi une défaillance de son moteur après le décollage, hier, et est retombé au sol. Les deux spationautes sont indemnes.
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Suspension des vols habités vers la Station spatiale internationale après l’échec d’une fusée « Soyouz »

Le lanceur russe a subi une défaillance de son moteur après le décollage, hier, et est retombé au sol. Les deux spationautes sont indemnes.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 08h07
   





                        



   


Le vice-premier ministre russe, chargé de la défense et de l’espace, Youri Boroussov, a annoncé, jeudi 11 octobre, la suspension des vols habités vers la Station spatiale internationale (ISS). Cette communication est intervenue peu après l’échec de la fusée Soyouz qui devait transporter l’Américain Nick Hague et le Russe Alexeï Ovtchinine vers l’ISS. Le lanceur a connu une défaillance de moteur après son envol de la base de Baïkonour, au Kazakhstan. L’incident semble s’être produit au niveau d’un des quatre boosters qui propulsent l’engin au moment du décollage.
Quelques heures après cet échec, Moscou a annoncé ouvrir une enquête pour en comprendre les raisons, et notamment vérifier s’il y a eu des violations des règles de sécurité. « Un groupe d’enquête a été formé et les responsables examinent actuellement le site de lancement, des documents sont saisis », a détaillé, dans un communiqué, le comité d’enquête, chargé des grandes affaires criminelles en Russie.

   


La capsule dans laquelle se trouvaient les deux hommes s’est retrouvée dans l’impossibilité d’atteindre l’orbite de l’ISS. Elle est donc retombée en mode dit « balistique » quelques minutes après le décollage et a touché terre à vingt kilomètres de la ville kazakhe de Jezkazgan, à 450 kilomètres de la base de Baïkonour.
« C’était un vol rapide ! »
Nick Hague et Alexeï Ovtchinine ont été récupérés indemnes par les secours. Les deux spationautes ont subi une décélération plus forte que lors d’une rentrée classique dans l’atmosphère. Malgré cela, Alexeï Ovtchinine, dont ce devait être le second séjour dans l’espace, a commenté la situation avec calme : « Problème de lanceurs, 2 minutes 45 secondes. Problème de lanceurs. C’était un vol rapide ! »

   


La suspension des vols habités devrait durer le temps qu’une enquête établisse la cause de l’incident. Le prochain changement d’équipage de l’ISS est programmé le 20 décembre. Trois personnes se trouvent actuellement à bord de la station : l’Américaine Serena Auñón-Chancellor, le Russe Sergueï Prokopiev et l’Allemand Alexander Gerst.
Ce dernier a publié sur Twitter une image du vol raté de la fusée Soyouz, prise depuis l’ISS, estimant que « les vols dans l’espace sont difficiles » mais qu’il faut « continuer à essayer pour le bien de l’humanité ».

Glad our friends are fine. Thanks to the rescue force of >1000 SAR professionals! Today showed again what an amazin… https://t.co/Ec81bnKvWD— Astro_Alex (@Alexander Gerst)


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Grande fiabilité de « Soyouz »
La fusée Soyouz, dont de nombreuses versions se sont succédé depuis plus d’un demi-siècle, est réputée pour sa fiabilité, même si son tout premier vol, en 1967, s’était soldé par la mort du cosmonaute Vladimir Komarov, le premier homme à périr dans une mission spatiale.
C’est, depuis l’arrêt des navettes spatiales américaines, le seul lanceur capable de transporter des équipages vers l’ISS, la NASA ne disposant pas, à l’heure actuelle, d’une fusée habilitée à faire voyager des humains.
La seule autre défaillance en vol de Soyouz remonte à 1975, lorsque la séparation du premier et du deuxième étage ne s’était pas faite correctement, ce qui avait entraîné l’abandon automatique de la mission et le décrochage de la capsule habitée, laquelle était retombée dans les montagnes sibériennes. L’équipage avait là aussi pu être récupéré sain et sauf.
Le décollage avorté de ce jeudi survient alors qu’une enquête est en cours à la suite de la découverte d’un petit trou dans le module de descente russe actuellement amarré à l’ISS. La Russie a évoqué la possibilité d’un sabotage, une hypothèse qui a été pour le moment écartée par la NASA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Les « transplantations domino », dans lesquelles un organe greffé est réimplanté sur un autre malade après la mort de son premier receveur, sont des opérations rares.
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une sélection de croquis du génie a servi d’inspiration aux 110 maquettes réalisées.
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Les inventions  de Vinci en trois dimensions

Une sélection de croquis du génie a servi d’inspiration aux 110 maquettes réalisées.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 10h09
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
L’exposition. Léonard de Vinci, artiste emblématique de la Renaissance, est crédité de multiples inventions, dont l’hélicoptère, le parachute ou la mitraillette. Mais quelle est la part du mythe dans cette légende, et de quoi Léonard de Vinci est-il vraiment l’inventeur ? Telle est la question à laquelle l’exposition « Da Vinci, les inventions d’un génie », qui se déroule à La Sucrière à Lyon jusqu’au 13 janvier  2019, ambitionne de répondre.
Soutenu par de puissants mécènes, Léonard de Vinci assimilait comme tout savant humaniste les connaissances de son époque. Il excellait tant en astronomie qu’en botanique, en anatomie, en génie militaire, ou ­encore en mathématiques. Son travail s’appuyait sur la prise de notes et sur des croquis réalisés dans des carnets, les codex, dont 25, totalisant des dizaines de milliers de pages, sont conservés dans différentes institutions à travers le monde, tels le British Museum, la bibliothèque ambrosienne de Milan et la ­Bibliothèque nationale d’Espagne.
Animation 3D
C’est à partir d’une sélection de ces croquis, rendus accessibles par leur numérisation, qu’a été conçue l’exposition. Ils ont servi d’inspiration aux maquettes de 110 inventions présentées dans l’exposition, dont on peut aussi visualiser l’animation 3D sur des écrans interactifs. Différentes thématiques y sont représentées afin d’illustrer les centres d’intérêt de Léonard de Vinci et de ses mécènes, dont le génie militaire, l’architecture, l’hydraulique ou les machines de mesure.
Le visiteur découvrira ainsi un surprenant char à lames équipé d’une roue horizontale munie de lames destinées à couper les jambes des ­attaquants. Autre illustration de l’ingéniosité de Léonard de Vinci dans l’art de la guerre, le repousse-échelle permettant de repousser ­depuis l’intérieur des forteresses les échelles par lesquelles affluent des assiégeants. En matière d’architecture, l’exposition illustre son intérêt pour les ponts et les escaliers,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/14/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Cyclones, ouragans, typhons…, plus la température des océans augmente, plus les vents violents de ces phénomènes se renforcent. Explications en vidéo.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤ 
<article-nb="2018/10/14/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Ce nouvel outil diagnostic permet une caractérisation plus fine des troubles de l’écriture qui touchent près de 10 % des écoliers.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Tegami, une tablette contre les dysgraphies

Ce nouvel outil diagnostic permet une caractérisation plus fine des troubles de l’écriture qui touchent près de 10 % des écoliers.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 17h21
    |

                            Benoît Crépin








                        



                                


                            
Lettres mal formées, tracé irrégulier, alignement incertain… Autant d’imperfections révélatrices d’un trouble ­appelé dysgraphie, ensemble protéiforme de difficultés d’apprentissage et de maîtrise de l’écriture manuscrite qui handicape environ 10 % des élèves à travers le monde. Pour poser leur diagnostic, ergothérapeutes et psychomotriciens ne disposent pour l’heure que d’un outil plutôt rudimentaire : le test BHK.
« Cette méthode de diagnostic consiste à analyser un texte seulement après qu’il a été écrit, ce qui ne permet pas d’évaluer la qualité du tracé au fil de sa réalisation. La dimension dynamique est donc complètement absente. Il existe aussi une certaine variabilité ­entre cotateurs, qui rend le test assez subjectif », déplore Thomas Gargot, pédopsychiatre à la Pitié-Salpêtrière de Paris.
Un constat qui a poussé ce médecin de formation, également doctorant en informatique –affilié au laboratoire de Cognitions humaine et artificielle (CHArt) de l’université Paris-VIII ainsi qu’à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR), laboratoire commun à l’université Pierre-et-Marie-Curie et au CNRS –, à prendre part à la conception d’un nouvel outil d’analyse de la dysgraphie, baptisé Tegami. Née dans le laboratoire d’ergonomie éducative (Chili Lab) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, cette méthode de diagnostic novatrice vient d’être décrite dans la revue Nature Digital Medicine.
Inclinaison du stylo, pression de sa pointe, fréquence des tremblements… « Notre système permet de distinguer 53 critères de tracé, contre 13 pour le test BHK », révèle Thibault Asselborn, premier auteur des travaux et doctorant au Chili Lab. Des paramètres analysés en continu, jusqu’à 200 fois par seconde, grâce à une simple tablette graphique cachée sous la feuille de papier sur ­laquelle l’enfant est invité à écrire. « Ce dispositif va permettre d’affiner le diagnostic et de proposer à l’élève des...




                        

                        


<article-nb="2018/10/14/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Un exercice physique régulier améliore la qualité du sommeil, et ce dernier améliore les performances sportives.
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Du sport pour mieux dormir, et vice versa

Un exercice physique régulier améliore la qualité du sommeil, et ce dernier améliore les performances sportives.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 10h42
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Pour mieux dormir, bougez dans la journée ; et pour améliorer vos performances sportives… optimisez votre sommeil. Les études scientifiques le montrent sans ambiguïté, les liens entre exercice physique et sommeil existent dans les deux sens.
Commençons par explorer les effets du premier sur le second. Chez des individus sans problème particulier de sommeil, une activité physique régulière améliore sensiblement le temps d’endormissement (qui est réduit), et surtout la qualité globale du sommeil, soulignent Alexandra Kredlow (université de Boston) et ses collègues, dans une revue de la littérature (Journal of Behavioral Medicine, 2015). « Il a été en particulier établi que l’exercice physique régulier augmente le sommeil lent profond », précise le professeur Damien Léger, qui dirige le centre du sommeil et de la vigilance à l’Hôtel-Dieu (APHP).
Quant aux effets sur le sommeil d’une séance ­d’activité physique « aiguë », ils sont, toujours d’après la méta-analyse des auteurs américains, modestes et d’une robustesse variable sur le plan scientifique. Bonne nouvelle, contrairement à ce qui a longtemps été dit, il n’est plus déconseillé de faire du sport dans les heures précédant le coucher. Les séances tardives étaient suspectées d’altérer le sommeil et en particulier d’accroître le temps d’endormissement, mais des travaux récents ne confirment pas ces perturbations, du moins chez des bons dormeurs.
Peu d’études dans le domaine
Quid de l’activité physique en cas de troubles du sommeil ? S’agissant de l’insomnie, dont les formes sévères concernent plus de 10 % de la population, les études ne sont finalement pas si nombreuses. Dans une revue de la littérature parue en juillet dans la ­revue Peer J, une équipe japonaise en a retenu neuf randomisées, portant au total sur 557 participants. « Nos résultats suggèrent que les effets de l’exercice physique sur le sommeil sont meilleurs chez...




                        

                        


<article-nb="2018/10/14/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Deux équipes américaines ont réussi à faire exécuter quelques pas à des personnes paralysées. Une forme de marche très rudimentaire probablement due à une repousse neuronale au niveau de la moelle épinière après stimulation.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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Re-marcher grâce à la stimulation nerveuse

Deux équipes américaines ont réussi à faire exécuter quelques pas à des personnes paralysées. Une forme de marche très rudimentaire probablement due à une repousse neuronale au niveau de la moelle épinière après stimulation.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 10h46
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Les défis de la science. Faire exécuter quelques pas à un paralysé ne relève plus du miracle. Cet objectif, poursuivi depuis une vingtaine d’années par de nombreuses équipes médico-scientifiques, donne lieu souvent à des annonces spectaculaires. Ainsi le 24 septembre, deux équipes américaines, l’une de la clinique Mayo (Minnesota) et l’autre de l’université de Louisville (Kentucky) décrivent respectivement dans Nature Medicine et dans le New England Journal of Medicine comment elles ont réussi à faire se tenir debout et marcher des patients jusque-là rivés dans leur fauteuil par une lésion accidentelle au niveau de leur moelle épinière.
Les images diffusées par la chaîne américaine CNN de Kelly Thomas, jeune Américaine de 24 ans (une des quatre patientes de l’équipe de Louisville), sont particulièrement étonnantes : on la voit marcher chez elle sur sa pelouse à l’aide d’un déambulateur, alors qu’elle s’était retrouvée complètement paralysée quatre ans plus tôt à la suite d’un accident de la route.

Présentées comme des premières, ces annonces ne le sont pas tout à fait. En 2000 déjà, Marc Merger, un patient paraplégique, avait réussi à faire quelques pas, assisté d’un déambulateur. Il avait été opéré par le docteur Pierre Rabishong, à Montpellier, qui lui avait posé des électrodes au niveau des muscles locomoteurs. Mais aujourd’hui la méthode s’est perfectionnée : les deux équipes américaines stimulent directement la moelle épinière au niveau de la zone sacro-lombaire, qui pilote la marche.
En fonctionnement normal, pour déclencher un pas, les neurones moteurs du cerveau envoient les commandes de mouvement via leurs prolongements, les axones, à leurs « collègues », les neurones de la zone sacro-lombaire, qui les renvoient ensuite aux muscles des jambes via leurs propres axones. En cas de lésion provoquant une paralysie des membres inférieurs, la communication entre la zone sacro-lombaire et les neurones...




                        

                        


<article-nb="2018/10/14/19-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ S’inspirant de concepts évolutionnistes, des chercheurs proposent d’adapter les traitements pour réduire les phénomènes de résistance. Les cliniciens restent sceptiques.
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Une piste pour atténuer les résistances tumorales

S’inspirant de concepts évolutionnistes, des chercheurs proposent d’adapter les traitements pour réduire les phénomènes de résistance. Les cliniciens restent sceptiques.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 06h00
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
La médecine a quelque chose à voir avec l’art de la guerre. Face à un adversaire comme le cancer, où des cellules anormales prolifèrent en empêchant les défenses de l’organisme de les détruire, la doctrine est plutôt d’essayer de frapper suffisamment fort afin d’éliminer le plus de cellules tumorales le plus rapidement possible. Serait-il préférable d’opter pour une autre stratégie consistant à contenir l’ennemi sans le faire disparaître ? C’est l’hypothèse sur laquelle repose la thérapie adaptative. Biologiste de l’évolution, Frédéric Thomas (CNRS, université de Montpellier) et ses collègues décrivent, dans un article paru mardi 2 octobre dans PLOS Biology, comment ­notre système immunitaire pratique plutôt l’adaptation.
Résistance aux thérapies
« La thérapie adaptative a été ­inventée par Robert Gatenby [cosignataire de l’article (Moffitt Cancer Center, Floride)]. Il part de l’hypothèse que, lorsqu’il existe déjà des cellules avec des mutations les rendant résistantes à la chimiothérapie, ces variants résistants vont gagner deux fois : ils ne sont pas tués et le traitement élimine les concurrents restés sensibles. Les malades qui meurent d’un cancer décèdent du fait de la sélection progressive de variants résistants contre lesquels le traitement ne peut plus rien faire », décrit Frédéric Thomas.
Cette résistance a cependant un coût métabolique pour ces cellules, ce qui les désavantage dans la compétition avec les cellules sensibles. « Robert Gatenby a montré qu’avec des chimiothérapies espacées, qui maintiennent la compétition entre variants résistants et sensibles, la tumeur ne grossissait pas », indique Frédéric Thomas. L’un des autres coauteurs de ­l’article, Emmanuel Donnadieu (Inserm, CNRS, université Paris-Descartes), a observé que les macrophages empêchent les lymphocytes T d’aller tuer des cellules cancéreuses. Autrement dit, selon Frédéric Thomas, la réponse du système immunitaire de l’hôte...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Nous n’avons pas toujours une perception exacte des rapports de proportion dans les changements de taille – dont se jouait le récent film « Ant-Man et la Guêpe ». Une lacune qui a des conséquences dans la vie réelle.
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Erreurs de taille en perspective

Nous n’avons pas toujours une perception exacte des rapports de proportion dans les changements de taille – dont se jouait le récent film « Ant-Man et la Guêpe ». Une lacune qui a des conséquences dans la vie réelle.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 16h49
    |

                            Wiebke Drenckhan (CNRS) et 
                            Jean Farago (Physiciens à l’Institut Charles-Sadron à Strasbourg)








                        



                                


                            

Carte blanche. Quand, au cœur de l’été, le programme du cinéma local dans une main, une tapette à mouches dans l’autre, chassant négligemment la gent hyménoptère de vos tartines, vous avez choisi d’aller voir Ant-Man et la Guêpe, aviez-vous alors bien conscience que vous signiez pour un grand film de physique ?
Nous ne pensons pas seulement aux dialogues, truffés de « fonctions intriquées » et autres « décohérences », termes au parfum de la physique quantique la plus moderne, ou aux descentes psychédéliques dans le monde subatomique… Non, le ressort comique de ce film repose sur la capacité des héros à changer de taille à volonté, du format fourmi à la maison de trois étages… Or, ces transformations posent une sérieuse question de taille, pour reprendre le titre du livre d’Olivier Rey (Stock, 2014).
En effet, très peu nombreuses sont les grandeurs de la nature qui croissent en proportion de la taille des structures qu’elles caractérisent. Prenons par exemple un cube : si on double sa taille en doublant la longueur de ses côtés, sa surface et son volume seront quatre et huit fois plus grands.
Cet argument suffit par exemple à expliquer pourquoi les dauphins des latitudes élevées sont en moyenne plus grands que ceux qui évoluent en Méditerranée : pour des animaux de grande taille, le rapport surface/volume est plus petit, et correspond aussi au rapport entre la déperdition de chaleur (qui se fait via la surface) et sa fabrication par l’organisme (dans tout le volume). Certes, un grand dauphin perd plus de chaleur par jour qu’un petit, mais comme en même temps il en produit encore davantage, la vie lui est malgré tout confortable dans les eaux glacées des fjords norvégiens…
Habitué à la proportionnalité
Ainsi, les lois physiques ne respectent pas, en général, la proportionnalité, ce dont nous devrions être intuitivement bien conscients. Or, nous sommes au contraire habitués aux rapports...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Ancienne présidente par intérim du CNRS, la chercheuse affiliée au CEA est soupçonnée d’avoir manipulé des données dans plusieurs articles scientifiques. Elle n’a pas encore été entendue par les enquêteurs.
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L’intégrité scientifique de la biologiste Anne Peyroche mise en question

Ancienne présidente par intérim du CNRS, la chercheuse affiliée au CEA est soupçonnée d’avoir manipulé des données dans plusieurs articles scientifiques. Elle n’a pas encore été entendue par les enquêteurs.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 16h56
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Lundi 8 octobre, l’Express a révélé le contenu d’un rapport relatant une enquête commandée par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), qui constate de graves manquements à l’intégrité scientifique concernant la publication d’images dans des articles scientifiques. La principale mise en cause est Anne Peyroche, chercheuse affiliée au CEA, qui avait assuré la présidence par intérim du CNRS entre décembre 2017 et janvier 2018. C’est d’ailleurs la précipitation du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à mettre fin à son intérim, pour « empêchement », six jours avant la date prévue, qui avait attiré l’attention des médias sur une affaire jusque-là restée sous les radars.

En effet, dès le 2 novembre 2017, et jusqu’au 18, des commentaires déposés sur le site de critique des articles scientifiques, PubPeer, avaient alerté sur de possibles tricheries dans des images présentées dans cinq articles cosignés par Anne Peyroche entre 2001 et 2012.
Le 20 novembre 2017, après que ces allégations eurent été relayées par le journaliste allemand spécialisé Leonid Schneider sur son blog, le CEA a commencé à réagir. Les cahiers de laboratoires ainsi que les disques durs sont collectés et envoyés à quatre experts indépendants pour recueillir leur avis, rendu séparément en décembre. Ils assurent que certaines allégations ont l’air en effet sérieuses.
En janvier 2018, le CEA lance donc une nouvelle procédure, avec quatre experts, qui cette fois travailleront ensemble afin d’auditionner les protagonistes. Cette commission, présidée par l’immunologiste Jean-François Bach, secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences, rend ses conclusions début mai, avec des constats accablants, révélés par L’Express.

Les fautes sont de gravité variable, mais, pour les experts, dans au moins trois articles, des « falsifications » ont été trouvées, de nature...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Dans son livre « Lobbytomie », Stéphane Horel, journaliste d’investigation et collaboratrice du « Monde », décrypte la manière dont certaines firmes s’assurent le soutien de scientifiques de renom. Extraits.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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L’art du lobbying scientifique

Dans son livre « Lobbytomie », Stéphane Horel, journaliste d’investigation et collaboratrice du « Monde », décrypte la manière dont certaines firmes s’assurent le soutien de scientifiques de renom. Extraits.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h28
   





                        



                                


                            
Bonnes feuilles. Depuis des décennies, certaines multinationales travestissent la vérité pour maintenir sur le marché des produits pourtant jugés nocifs. S’assurant, notamment, pour y parvenir, le soutien de scientifiques de renom. Journaliste d’investigation et collaboratrice du Monde, Stéphane Horel a enquêté sur ces méthodes dans son livre Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, en librairie le 11 octobre (La Découverte, 368 pages 21,50 euros). 

En costume sombre malgré la chaleur de plomb, le professeur Michel Aubier tourne le dos au public. Il est assis seul, quasi immobile dans l’inconfort fessier de cette banquette en bois du palais de justice qui n’a d’égal que ces bons vieux bancs de messe. 14 juin 2017, 31e chambre correctionnelle de Paris. Alors qu’il vient tout juste de prendre sa retraite, à 69 ans, l’histoire se souviendra de lui comme de la première personne condamnée en France pour avoir menti sous serment lors d’une commission d’enquête parlementaire. Et celui par qui la question du conflit d’intérêts en médecine est arrivée dans un tribunal. Six mois de prison avec sursis et une amende de 50 000 euros.
Deux ans plus tôt, en avril 2015, le pneumologue était envoyé remplacer le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, pour répondre aux questions des sénateurs sur le coût financier de la pollution de l’air. Aux élus, le chef de service à l’hôpital Bichat (Paris) tient des propos identiques à ceux qu’il avance dans les émissions télévisées où on l’invite souvent : l’impact du diesel sur la santé est minime. Quand la pollution de l’air extérieur coûte entre 68 et 97 milliards d’euros par an en France selon les conclusions du Sénat, les dépenses liées aux pathologies respiratoires ne représenteraient, selon Michel Aubier, qu’entre 2 à 5 millions par an pour l’AP-HP. Dans ce cadre solennel du Palais du...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Pour le chercheur danois Philippe Grandjean, à l’image de la société 3M aux Etats-Unis, des entreprises encouragent la publication de travaux scientifiques, à condition que cela ne leur porte pas préjudice.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                   
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Philippe Grandjean : « La science peut être utilisée comme instrument de marketing »

Pour le chercheur danois Philippe Grandjean, à l’image de la société 3M aux Etats-Unis, des entreprises encouragent la publication de travaux scientifiques, à condition que cela ne leur porte pas préjudice.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h31
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Philippe Grandjean, 68 ans, est l’une des figures de la recherche sur l’impact sanitaire des pollutions de l’environnement. Directeur du département de médecine environnementale à l’université du Danemark du Sud et professeur associé à la Harvard School of Public Health (Etats-Unis), il a témoigné en début d’année comme expert dans une affaire opposant l’Etat du Minnesota à la société 3M. Celle-ci était accusée d’avoir pollué l’environnement pendant des décennies avec une famille de substances chimiques appelées alkyls perfluorés, une classe de molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, et notamment utilisées comme imperméabilisant dans une variété de produits (téflon, revêtements anti-taches, ustensiles de cuisine, emballages, etc.). L’affaire s’est conclue, fin février, par un accord à l’amiable avec le Minnesota à qui 3M a versé quelque 850 millions de dollars de dédommagement.
Qu’apprend-on de la manière dont les grandes entreprises utilisent la science lorsqu’on témoigne comme expert à un tel procès ?
D’abord, qu’on ne sait jamais vraiment si l’ouverture et la transparence dont elles peuvent faire preuve sont réelles. Par exemple, les scientifiques de 3M avaient publié, dans une revue scientifique, une étude montrant que des ouvriers exposés à de hautes doses des composés fluorés produits par la société étaient parfaitement sains. Leurs paramètres biologiques étaient normaux. Mais 3M a dû, pour l’instruction de cette affaire l’opposant à l’Etat du Minnesota, divulguer la version de travail, c’est-à-dire le brouillon de cette étude. Et il s’est avéré que cette version préliminaire était complètement différente de ce qui avait été publié dans la revue : dans sa première version, l’étude contenait environ une vingtaine de tableaux de données où l’on constatait un lien fort entre ces produits et des dégâts sanitaires importants. Rien de tout cela n’était dans la version publiée.
En quoi cela...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Les questionnements sur l’impact des liens d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.
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La lente prise de conscience du poids de l’argent sur la recherche

Les questionnements sur l’impact des liens d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 20h59
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
L’utilisation de la science par des intérêts privés est l’une des thématiques centrales de Lobbytomie, le livre-enquête de notre collaboratrice Stéphane Horel, qui paraît jeudi 11 octobre aux éditions La Découverte (368 pages, 21,50 euros). Dans le monde académique, l’intérêt suscité par cette question – les liens d’intérêts agissent-ils sur la science ? – est récent : il ne remonte qu’à un peu plus de trois décennies. Singulièrement depuis le début des années 1990, un nombre croissant de chercheurs en sociologie et en histoire des sciences, mais aussi en nutrition, en toxicologie ou en épidémiologie, s’engagent dans des travaux visant à réexaminer les résultats ou les orientations de ces disciplines au prisme des financements et des conflits d’intérêts.

« L’une des premières tentatives de répondre scientifiquement à la question de savoir si le financement d’une étude pouvait avoir un impact sur son résultat a été une étude publiée au milieu des années 1980 dans laquelle un chercheur, Richard Davidson, a divisé en deux groupes toutes les études cliniques comparant différentes thérapies, avec d’un côté celles financées par l’industrie, et de l’autre côté, toutes les autres, raconte Sheldon Krimsky, professeur à la Tufts University de Boston (Etats-Unis), le premier à avoir formalisé la notion de « biais de financement » (funding effect en anglais) et auteur d’un ouvrage pionnier sur le sujet (La Recherche face aux intérêts privés, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004). Sa conclusion était que les travaux sponsorisés par les industriels différaient dans leurs résultats de ceux financés par d’autres sources. »
Difficile à accepter par de nombreux chercheurs ou médecins, l’idée que la science n’est pas nécessairement souveraine a été très tôt mise à profit par divers intérêts privés. De nombreux travaux d’histoire des sciences montrent sans ambiguïté, à partir d’archives industrielles, que les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Une campagne de mesure vient de regrouper plusieurs scientifiques en Corse. L’objectif ? Mieux saisir la formation des éclairs.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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La foudre, objet d’étude indomptable

Une campagne de mesure vient de regrouper plusieurs scientifiques en Corse. L’objectif ? Mieux saisir la formation des éclairs.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 15h26
    |

                            Vahé Ter Minassian (Solenzara (Corse), envoyé spécial)








                        



                                


                            
Dans la salle de briefing de la base aérienne 126 de Solenzara, le brouhaha des hélicoptères militaires a couvert la voix des civils. Haussant le ton, Roxane Désiré ­reprend sa présentation des prévisions météo pour la semaine à venir. Sale temps, pour les chasseurs d’éclairs : il va faire beau ! « Il n’y a, dit-elle, aucun risque sérieux d’orage sur la Corse pour les cinq jours à venir. »
Enseignante à l’Ecole nationale de météorologie de Toulouse, Roxane Désiré est venue participer, avec deux étudiants, à Exaedre, une campagne de mesure atmosphérique qui mobilise durant un mois, en Corse, l’avion de recherche Falcon 20 de l’unité Safire du CNRS, de Météo-France et du CNES. L’objectif est excitant. Il s’agit d’enquêter sur un phénomène familier et hautement spectaculaire : la foudre.
La foudre ? Son explication semblait pourtant un secret éventé de longue date… Celle donnée par les météorologues s’appuie sur l’hypothèse d’une cellule orageuse faite de cumulonimbus qui, sous l’effet cumulé des courants d’air internes, du vent et des entrechoquements de cristaux de glace et d’hydrométéores de multiples familles, se chargent en électricité statique dans certaines zones. Lorsque la différence de potentiel électrique entre ces diverses parties de nuage devient importante, survient une décharge : un éclair.
Physiciens de l’atmosphère
« Sauf que le détail de ce mécanisme est encore mal connu », indique Eric Defer, chargé de recherche au CNRS au laboratoire d’aérologie à Toulouse et responsable scientifique du projet Exaedre. Le processus d’électrisation des nuages, la façon dont ces derniers évoluent en fonction des espèces d’hydrométéores qui les constituent, ou la manière dont la foudre se déclenche, puis se propage, parfois en direction du sol, mais le plus souvent, neuf fois sur dix, en altitude, sont autant de mystères peu éclaircis par les physiciens de l’atmosphère. « Or, les éclairs sont associés à un risque. Ils...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Pour lutter contre le réchauffement de la planète, il faudra aussi freiner la croissance démographique, estime ce collectif de scientifiques dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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Climat : « Freiner la croissance de la population est une nécessité absolue »

Pour lutter contre le réchauffement de la planète, il faudra aussi freiner la croissance démographique, estime ce collectif de scientifiques dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Ces dernières semaines, depuis la démission de Nicolas Hulot, les manifestes et articles dans les journaux se multiplient pour tirer la sonnette d’alarme et appeler les pouvoirs publics à engager une action vigoureuse et immédiate en faveur de l’environnement : réduire notre consommation d’énergie polluante et notre production de déchets, accroître l’efficacité environnementale de nos modes de production, etc.
Mais il est frappant de constater que la croissance démographique est la grande absente de ces prises de position : on fait comme si démographie et environnement étaient deux sujets séparés, alors qu’ils sont indissociablement liés.
En effet, si les efforts pour améliorer l’efficacité environnementale des pays développés restent la première priorité à court terme, à moyen et long terme, les effets combinés de la croissance à venir de la population et de l’augmentation inéluctable de la consommation par habitant (à la fois dans les pays développés et encore plus dans les pays en voie de développement) conduisent à une véritable catastrophe pour notre planète : destruction de la biodiversité, ressources en eau menacées, montée des eaux par fonte des glaciers, raréfaction des ressources halieutiques, épuisement et salinisation des terres cultivées, réchauffement de plus de 5 °C en 2100 en France avec des pointes à plus de 50 °C, déplacements massifs de populations.

Pour éviter cette catastrophe il faudra, donc, et avant tout dans les pays développés, réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre : c’est la transition énergétique. Mais on ne pourra pas faire l’impasse sur une réduction importante de l’accroissement de la population mondiale : c’est la transition démographique, non achevée dans bien des régions du monde.
11,2 milliards d’humains en 2100 ?
La population mondiale a déjà crû de façon exponentielle : elle est passée de 2 à 7,6 milliards entre 1950 et 2017 ! Les dernières prévisions...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », des scientifiques s’inquiètent de la volonté d’institutions de recherche européennes de ne financer que les travaux publiés dans des revues sans abonnement.
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Par  Collectif  Publié le 09 octobre 2018 à 06h00 - Mis à jour le 09 octobre 2018 à 13h37   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Tribune. Depuis environ 350 ans, les articles scientifiques sont publiés dans des revues spécialisées, mises à la disposition des chercheurs par les bibliothèques universitaires. La particularité de ces revues réside dans deux aspects : le premier concerne les comités de lecture, le second est le coût faramineux de leur abonnement. Les comités de lecture contrôlent la qualité scientifique des publications en vérifiant la rigueur des résultats et des conclusions afférentes, ce qui permet d’éviter les comportements non conformes à l’éthique.          Le second point est évidemment problématique et la communauté scientifique tente, depuis l’apparition des réseaux numériques, de se défaire des éditeurs qui cherchent à maximiser leurs profits dans ce secteur. La marge brute du leader dans ce domaine (Elsevier) est de 37 % en 2017. L’Union européenne a donc décidé d’agir et de construire un cadre pérenne afin d’aider les échanges entre chercheurs.          Le nouveau cadrage de l’Union européenne s’appelle « Plan S » et prévoit d’exiger, d’ici à janvier 2020, que les résultats de recherche soient publiés dans des journaux scientifiques en libre accès pour les lecteurs (mais demandant aux auteurs des frais de publication), alors que, pour la plupart, ils sont aujourd’hui accessibles seulement après une souscription par abonnement. Un point important de ce bouleversement numérique est que les auteurs des articles scientifiques conserveront leurs droits d’auteurs. Cela semble donc idéal.           Lire aussi Le plan qui fait trembler les revues scientifiques             Pourtant, ce n’est pas le cas. Tout d’abord, cette transition doit se faire en moins de dix-huit mois, ce qui est pour le moins court en temps scientifique (un article peut prendre plusieurs années entre sa conception originelle et sa publication). Surtout, les chercheurs financés par les programmes de recherche adhérant au Plan S n’auront pas d’autre choix que de publier dans le cadre du Plan S, c’est-à-dire dans des revues complètement en accès libre.          Or certains domaines scientifiques n’ont actuellement aucune revue scientifique de ce type ! Il faudrait donc tout créer ex nihilo en moins de dix-huit mois, ou que les revues existantes changent très rapidement de modèle, ce qui est probablement l’intention des concepteurs du plan.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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