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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.
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Election LR dans les Alpes-Maritimes : des proches d’Estrosi dénoncent de « multiples irrégularités »

Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 17h20
   





                        



   


La victoire d’Eric Ciotti, samedi 13 octobre, à l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes est-elle entachée d’une « fraude massive » ? C’est ce que dénoncent, dimanche, des élus proches de Christian Estrosi, maire de Nice et grand rival de M. Ciotti, dans un texte envoyé à la presse.
La députée Marine Brenier, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone et l’élu régional Pierre-Paul Leonelli affirment que « le chiffre de la participation exceptionnellement élevé, à plus de 70 % sur Nice », les laisse « tout particulièrement interrogatifs ». « De nombreux militants nous ont fait part de multiples irrégularités tout au long du processus électoral et de difficultés pour voter aujourd’hui [samedi] », écrivent-ils également, ce qui « rend cette participation très étonnante et nous laisse penser qu’une fraude massive a été organisée ».

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De nombreuses défaites pour les proches d’Estrosi
L’entourage d’Eric Ciotti a réagi, dimanche, en faisant savoir que « les élections se sont parfaitement déroulées sous l’autorité indépendante de Jean Leonetti », le maire LR d’Antibes qui avait été désigné par le parti comme le référent départemental pour ce scrutin. Samedi soir, M. Ciotti avait déclaré à sa permanence que « la très forte participation au scrutin démontre que notre parti est résolument engagé sur le chemin de la reconquête » et que « les militants des Républicains fidèles à nos valeurs ont décidé aujourd’hui de clarifier la ligne de notre famille politique en m’élisant président de notre fédération ».
Christian Estrosi avait, pour sa part, décidé de ne pas se représenter à la présidence de la fédération, poste qu’il occupait depuis plusieurs années. Concernant les élections de différents délégués de circonscriptions dans le département, tous les candidats parrainés par Eric Ciotti, et qui étaient notamment opposés à des fidèles de Christian Estrosi, dont les trois signataires du texte envoyé à la presse, ont été élus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La ministre du travail est l’invitée dimanche à partir de 12 heures de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans un enregistrement diffusé par le « JDD », le candidat vainqueur évoque la possibilité de capter les codes de vote des militants.
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Jeunes Républicains : Aurane Reihanian, soutien de Wauquiez, élu mais accusé de fraude

Dans un enregistrement diffusé par le « JDD », le candidat vainqueur évoque la possibilité de capter les codes de vote des militants.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 08h05
   





                        



   


Aurane Reihanian, soutien actif de Laurent Wauquiez, a été élu samedi 13 octobre président des Jeunes Républicains avec 58,41% des voix au terme d’une élection entachée de soupçons de fraude, selon les résultats officiels communiqués par Les Républicains (LR). En vertu du règlement des élections, la liste arrivée en tête, remporte tous les sièges au bureau national.

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                La tentation identitaire des Jeunes Républicains



Le vote par Internet s’est tenu entre vendredi à 18 heures et samedi à la même heure. Environ 5 000 adhérents de moins de 30 ans étaient appelés à départager le favori Aurane Reihanian, ex-président des Jeunes avec Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle, ancien président des Jeunes avec Sarkozy.
Enregistrement audio
Ce dernier a accusé son adversaire d’avoir cherché à « truquer l’élection », avant la clôture du scrutin, et a saisi la Haute autorité de LR. Dans un enregistrement audio diffusé vendredi soir par l’équipe de Charles-Henri Alloncle, et dévoilé par Le Journal du Dimanche, Aurane Reihanian parle avec l’un de ses partisans de la meilleure façon de voter à la place des militants en captant leurs codes nécessaires au vote.
Au terme d’une campagne dominée par des accusations de manquements de part et d’autre, Aurane Reihanian a dénoncé dans un communiqué des « propos isolés et sortis de leur contexte » enregistrés à son insu. « Avec un membre de mon équipe, nous envisagions les cas dans lesquels les équipes de Charles-Henri Alloncle pouvaient frauder comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises », déclarait l’ex-président des Jeunes avec Wauquiez.
Charles-Henri Alloncle évoquait pour sa part dans un communiqué des « preuves de fraude accablantes » et accusait son concurrent de vouloir « truquer l’élection des jeunes Républicains ».
Polémique sur les enfants nés de PMA
Le nouveau président aura pour mission, notamment, de redorer l’image de son parti auprès des jeunes, qui se sont largement détournés des candidats de droite lors de la séquence électorale de 2017.
Il avait déclenché une polémique à l’échelle des jeunes LR, en décembre 2017, en déclarant à Libération que « les enfants nés de la PMA (procréation médicalement assistée-NDLR) ne devraient même pas exister » avant d’atténuer ses propos quelques jours plus tard.
Les Jeunes LR étaient privés de président depuis l’éviction, en juillet 2017, de la députée Marine Brenier, alors atteinte par la limite d’âge et mise en cause pour son ralliement aux Constructifs à l’Assemblée nationale – elle a depuis lors rebroussé chemin vers le groupe LR.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Paris va ouvrir des mairies, dont l’Hôtel de Ville, aux SDF

La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h53
   





                        


La maire (Parti socialiste, PS) de Paris, Anne Hidalgo, annonce dans un entretien au Journal du dimanche du 14 octobre qu’elle va ouvrir des mairies de la capitale aux SDF cet hiver, dont l’Hôtel de Ville, spécialement dédié aux femmes sans-abri.
En février, près de 3 000 sans-domicile avaient été dénombrés dans les rues de la capitale lors d’un recensement inédit organisé par la municipalité, sur fond d’une querelle de chiffres entre le gouvernement et les associations.
« Il manque donc près de 3 000 places d’hébergement d’urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. Plus de 800 ont déjà été créées dans nos bâtiments depuis février, 700 seront ouvertes d’ici à début 2019. L’Etat est chargé de créer les 1 500 autres », explique Mme Hidalgo.

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Utiliser les bâtiments vacants
Pour ce faire, l’élue, qui lance au passage un appel aux entreprises pour mettre leurs locaux inoccupés à disposition des plus démunis, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux en fonctionnement.
« Plusieurs mairies d’arrondissement – de gauche comme de droite – ont accepté d’ouvrir des places d’hébergement dans leurs locaux. (…) Dans le même élan, j’ai tenu à créer une halte de nuit dédiée aux femmes dans l’Hôtel de Ville de Paris » qui ouvrira fin novembre, affirme-t-elle.
A l’Hôtel de Ville, qui héberge les institutions municipales de la capitale depuis le XIVe siècle, le salon des Prévôts et celui des Tapisseries « seront transformés en accueil de jour – des repas seront servis et des soins prodigués – ainsi qu’en halte de nuit, avec des lits, des dortoirs, des blocs sanitaires », développe la maire.
Une cinquantaine de femmes SDF pourront être accueillies dans cette halte qui sera « pérenne ». Le nombre pourra monter à une centaine en situation de grand froid. « Je veux que ce nouveau lieu soit chaleureux. (…) Elles seront prises en charge par des femmes, car certaines sont traumatisées et fuient toute présence masculine », souligne Mme Hidalgo qui plaide aussi pour la réouverture d’un « vrai centre de premier accueil » des migrants à Paris.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.
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Elisabeth Borne se déporte du dossier du CDG Express pour éviter tout conflit d’intérêt

Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 19h46
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 07h33
   





                        



   


La ministre des transports Elisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP, s’est déportée samedi 13 octobre de l’attribution du marché de l’exploitation du CDG Express, la ligne rapide devant relier Paris à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, afin d’« éviter toute suspicion possible de conflit d’intérêts ».
Un décret paru ce samedi au Journal Officiel précise que l’attribution de ce contrat sera désormais confiée au ministre de la transition écologique, François de Rugy, qui assure la tutelle sur les transports.
« Cette décision a été prise afin de prévenir toute suspicion possible de conflit d’intérêts, compte tenu des responsabilités précédemment exercées par Elisabeth Borne à la tête de la RATP, qui est membre d’un groupement candidat à l’attribution de ce contrat », a-t-on expliqué dans l’entourage de la ministre.
Le Charles-de-Gaulle Express, ou CDG Express, doit relier à l’horizon 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, durera 20 minutes et coûtera 24 euros.
Autre dossier : l’A79, dans l’Allier
La ministre fait aussi face à des accusations de conflit d’intérêt dans un autre dossier, celui d’un tronçon de la future autoroute A79 dans l’Allier, en raison de ses anciennes fonctions au sein du groupe de BTP Eiffage, candidat à ce marché. Au moins un concurrent a demandé si des dispositions particulières seraient prises pour éviter le conflit d’intérêt. Il lui a été répondu, affirme-t-il, que les travaux de la commission, conformément aux habitudes, ne seraient pas rendus publics et que la ministre exercerait normalement ses attributions.
L’A79, qui doit prendre la place de la N79 dans la partie traversant le département de l’Allier, représentera un tronçon concédé à péage de 92 kilomètres. La décision d’attribution sur ce dossier doit intervenir avant la fin de l’année et met en concurrence la plupart des gros groupes du BTP : Bouygues, Eiffage, NGE, SPIE et Vinci.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.
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Mobilisation massive contre le racisme dans les rues de Berlin

Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h42
   





                        



   


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Berlin, samedi 13 octobre, pour protester contre la haine et le racisme, à la suite des récents incidents xénophobes dans l’est de l’Allemagne, qui ont choqué le pays.
Quelque 242 000 manifestants ont répondu présent, a fait savoir le collectif #unteilbar (indivisible), qui avait dit miser sur quelque 40 000 participants. La police berlinoise n’a pas donné de chiffres précis, parlant simplement de « quelques dizaines de milliers ». Environ 900 membres des forces de l’ordre ont encadré l’événement qui s’est déroulé sans incident.

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« Dites-le fort, dites-le clairement, nous sommes tous indivisibles ! », a scandé le cortège, défilant sous un soleil radieux et par des températures estivales au cœur de la capitale, avant de rejoindre la célèbre porte de Brandebourg, où des célébrités de la scène musicale allemande se sont produites. « Pas de place pour les nazis ! », « le sauvetage en mer n’est pas un crime ! », « plus d’amour, moins de haine ! » figuraient notamment sur les pancartes.
Le collectif #unteilbar est composé de diverses ONG, artistes ou personnes privées. Il avait déjà rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Hambourg et de Munich les semaines précédentes. S’y sont également joints des syndicats et organisations religieuses ou caritatives.

   


Contre la discrimination sous toutes ses formes
Derrière le mot d’ordre « Pour une société libre et ouverte — contre l’exclusion, solidarité ! », il s’agissait de protester en particulier contre le racisme véhiculé par l’extrême droite, entrée il y a un an à la Chambre des députés.
L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a bâti son succès en nourrissant les craintes des Allemands après l’afflux de plus d’un million de réfugiés entre 2015 et 2016 dans le pays. A la fin du mois d’août, une manifestation de sympathisants d’extrême droite avait dégénéré en « chasse » à l’étranger dans les rues de Chemnitz, juste après le meurtre d’un jeune homme, attribué à un réfugié. Certains avaient défilé en faisant le salut hitlérien.

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Les organisateurs voulaient aussi protester contre la discrimination sous toutes ses formes, la mort de migrants en Méditerranée, la montée des inégalités et les atteintes portées à l’Etat social. Des responsables politiques — essentiellement de gauche — ont également soutenu l’initiative, comme le populaire ministre des affaires étrangères, Heiko Maas. « Nous sommes colorés, nous sommes indivisibles. Nous le montrons aujourd’hui à tous ceux qui veulent nous diviser », avait posté le social-démocrate sur son compte Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Qui peut encore dire la vérité au chef de l’Etat ? Beaucoup reprochent  au président son isolement et son manque d’écoute. Mais aussi son style, jugé arrogant.
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édition abonné


Macron : les risques de l’isolement

Qui peut encore dire la vérité au chef de l’Etat ? Beaucoup reprochent  au président son isolement et son manque d’écoute. Mais aussi son style, jugé arrogant.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h58
    |

            Virginie Malingre, 
Solenn de Royer et 
Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            
Cela l’agace qu’on lui reproche d’avoir mis Emmanuel Macron dans la difficulté. « Tu ne pouvais pas lui parler plutôt que de démissionner dans une interview du Figaro ? », s’est insurgé l’un de ses amis. Alors, Gérard Collomb, attablé dans un café de Lyon, campe la scène où ce lundi 1er octobre, il a, assure-t-il, annoncé au président son départ du ministère de l’intérieur. « Je lui ai dit : “Je veux partir maintenant, avant le conseil des ministres. Cela ne sert à rien d’attendre plus longtemps.” »
Pour interpréter son propre rôle, l’ancien ministre n’a eu aucun mal. Mais il ne sait plus trop comment mimer Emmanuel Macron. Faut-il le jouer autoritaire ? Inquiet ? Lucide ? Hors sol ? Comment caractériser cette « hubris », cet orgueil démesuré dont Collomb assurait encore, il y a un mois, que Macron pouvait y succomber ? Au fond, ce septuagénaire roué ne sait plus très bien si le jeune chef de l’Etat n’a pas voulu entendre ou si c’est lui qui n’a pas su s’expliquer. « Le président a usé de son charme… a dit oui, mais non… Emmanuel Macron contredit rarement, mais il se place toujours sous un autre angle et s’acharne à vous convaincre… Sans doute a-t-il cru qu’il m’avait convaincu… On s’est quittés sur quelque chose de flou… » Le lendemain, Gérard Collomb a dissipé les brumes en annonçant dans une interview ce qu’il n’avait su dire clairement au président. Un mois plus tôt, Nicolas Hulot avait, lui aussi, annoncé à Emmanuel Macron : « Je vais démissionner. » Sans que le président prenne vraiment au sérieux l’avertissement.
Comment caractériser cette « hubris », cet orgueil démesuré dont Collomb assurait encore, il y a un mois, que Macron pouvait y succomber ?
Est-ce si difficile de lui parler ? Depuis que les difficultés ont surgi — le tassement de la croissance, l’affaire Benalla, quelques phrases maladroites prises pour des marques d’arrogance et les démissions successives de deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le médecin, marié à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait renoncé à un nouveau mandat en raison de possibles conflits d’intérêts. Il est remplacé par Claire Giry.
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Une présidente par interim de l’Inserm nommée après le départ d’Yves Lévy pour le Conseil d’Etat

Le médecin, marié à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait renoncé à un nouveau mandat en raison de possibles conflits d’intérêts. Il est remplacé par Claire Giry.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 12h05
   





                        


La directrice générale déléguée de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Claire Giry, a pris la présidence par intérim de l’institut après le départ d’Yves Lévy, scientifique marié à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, selon un arrêté publié samedi 13 octobre au Journal officiel.
Le médecin et scientifique Yves Lévy, à la tête de l’Inserm depuis 2014, a été nommé mercredi conseiller d’Etat extraordinaire, sur proposition du ministre de la justice. Il devait prendre ses fonctions vendredi 12 octobre. En plein cœur de l’été, M. Lévy avait annoncé le retrait de sa candidature à un nouveau mandat de président de l’Inserm, face à de possibles conflits d’intérêts, compte tenu de la fonction de son épouse.
Son maintien à la tête de l’organisme public de recherche médicale, après la nomination de Mme Buzyn au gouvernement en 2017, et l’hypothèse de sa reconduction pour un nouveau mandat de quatre ans, avaient valu des critiques à la ministre et au gouvernement. La ministre s’est constamment défendue en faisant valoir que la tutelle de l’Inserm lui avait été retirée par décret, au profit du premier ministre.
Claire Giry, qui prend la tête de l’Inserm, est docteure en biologie moléculaire et cellulaire et directrice générale déléguée de l’Inserm depuis décembre 2017.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Lors de « l’université d’automne » de la centrale, du 9 au 11 octobre à Deauville, François Hommeril, son président, a donné la priorité à la réflexion prospective, observe l’éditorialiste Michel Noblecourt.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La CFE-CGC veut adapter  ses valeurs au nouveau monde

Lors de « l’université d’automne » de la centrale, du 9 au 11 octobre à Deauville, François Hommeril, son président, a donné la priorité à la réflexion prospective, observe l’éditorialiste Michel Noblecourt.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h56
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Analyse. Pourfendeur de la pensée unique, François Hommeril ne perd pas une occasion de s’en prendre à Emmanuel Macron. Le président de la CFE-CGC, élu en juin 2016, déteste, selon son expression, qu’on « lui beurre la tartine » et voit, par exemple, dans l’idée qu’on institue une dégressivité des allocations de chômage pour les cadres un « scandale populiste ». Mais pour sa première « université d’automne », du mardi 9 au jeudi 11 octobre, à Deauville (Calvados), il a laissé ses missiles contre le président de la République au vestiaire et a donné la priorité à la réflexion prospective. « Mettre tout au pire et imaginer le meilleur, a-t-il lancé, et si ce n’était pas la plus courte et la meilleure définition de l’encadrement. Etre finalement l’incarnation du vrai “progrès continu”, cette notion(…)souvent instrumentalisée comme un mode de management par certaines directions quand c’est une raison d’être pour nous. »
Pour cette « université d’automne », présentée comme un « inter-congrès » – une formule abandonnée depuis la présidence de Paul Marchelli (1984-1993) –, le président de la CFE-CGC a mis la barre haut avec l’ambition d’« ajouter une brique » au programme de la centrale des cadres pour « adapter [ses] valeurs » à un monde qui change. Pendant trois jours, 350 militants ont planché sur « l’entreprise et ses défis ». A l’ordre du jour : la gouvernance de l’entreprise, le big data et l’intelligence artificielle, les attentes des jeunes pour lesquels, selon M. Hommeril, « la société a mauvaise haleine ». Une approche prospective qui doit se matérialiser lors du prochain congrès confédéral dans un an à Deauville, où M. Hommeril briguera un ­second mandat.
L’originalité des assises de Deauville était le travail en « ruches » composées paritairement
Plusieurs tables rondes ont rythmé cette « université d’automne » : la modernisation de la gouvernance avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ A Pluduno, petite commune de 2300 habitants en Bretagne, le député LRM Hervé Berville est confronté au mécontentement qui monte.
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« On sent une montée du décalage entre la campagne et les Parisiens »

A Pluduno, petite commune de 2300 habitants en Bretagne, le député LRM Hervé Berville est confronté au mécontentement qui monte.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h45
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h46
    |

            Manon Rescan








                        



   


Le député grimpe quatre à quatre les marches qui conduisent à la salle du conseil municipal. Hervé Berville s’installe au fond, juste en-dessous du portrait d’Emmanuel Macron. L’élu La République en marche des Côtes-d’Armor est familier des lieux : c’est ici, à Pluduno, qu’il a grandi. Il connaît bien aussi Michel Raffray, le maire de la commune, qui a vu pousser ce jeune homme de 28 ans devenu député. « On a nos 06 respectifs, comme disent les jeunes », se félicite l’édile local en montrant son téléphone portable. L’échange est pourtant tendu ce lundi 8 octobre, lors d’une rencontre avec les élus municipaux. « On perçoit d’ici les effets et les méfaits des lois votées, commence le maire. On ne serait ni bretons ni ruraux si on n’avait pas quelques sujets de mécontentement. »

        Lire aussi :
         

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Depuis sa mairie, Michel Raffray raconte le quotidien de sa commune de 2 300 habitants. « Depuis qu’il n’y a plus de curé, on est un peu, nous les maires, devenus les confesseurs, et je sens un mal-être ambiant. » Dans sa bouche, se dessine une sensation « d’éloignement » entre les politiques gouvernementales nationales et certaines réalités locales. « Ça ne date pas d’aujourd’hui ! », lui rappelle Hervé Berville, assis à sa gauche. « Oui mais il y a une addition de choses qui pénalisent le monde rural, le met en garde le maire. On sent une montée du décalage entre les gens de la campagne et les Parisiens. »
« Mon budget gasoil me tue »
Une mesure illustre en particulier cette usure de plus en plus reprochée au pouvoir macroniste : la taxation du diesel. En 2017, le gouvernement a décidé d’augmenter la fiscalité sur ce carburant pollueur. En ligne de mire : la lutte contre le réchauffement climatique. L’effet boomerang est perçu ici, à Pluduno. « Mon budget gasoil me tue », réagit une habitante présente lors d’une seconde rencontre avec des habitants. « J’en suis à 200 euros de gasoil, je dois faire 30 kilomètres pour aller au travail, je dois encore payer ma maison et je gagne à peine 1 500 euros. Comment je fais ? » s’indigne cette mère de famille.
Dans la salle, comme elle, plusieurs participants ont vu leur plein de carburant augmenter de « 20 ou 30 euros » ces derniers mois, à la faveur de la hausse des taxes, mais aussi de celle du prix du pétrole. « C’est lié à notre politique, mais aussi au contexte international », insiste Hervé Berville face aux quelque 70 personnes venues l’écouter.
Pour faire face à ce mécontentement qui gronde, La République en marche incite ses députés à aller faire « de la pédagogie ». Porte-parole de la majorité, Hervé Berville en est familier et s’échine à distiller les mesures prises pour le gouvernement en faveur des plus démunis et des territoires ruraux. « Le plan santé permettra de lutter contre les déserts médicaux, on a investi dans la fibre… », précise-t-il. « Il faut aussi que les collectivités suivent ! », insiste le député. Et de rappeler que « la prime à la conversion des véhicules est utilisée à 95 % par des automobilistes hors Ile-de-France, c’est une mesure pour la ruralité ! ». « Ce ne sont pas toujours des grandes mesures renversantes qui font la une des journaux, il y a des choses qui ne sont pas palpables tout de suite, mais je suis sûr que ça va porter ses fruits », poursuit-il, convaincu. Et espérant convaincre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président du Sénat entend avancer sur le double front des relations avec les territoires et de la révision constitutionnelle.
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Gérard Larcher veut profiter du remaniement pour pousser ses pions

Le président du Sénat entend avancer sur le double front des relations avec les territoires et de la révision constitutionnelle.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h44
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Sur cet échiquier politique où le président de la République a perdu successivement son cavalier (François Bayrou), son fou (Nicolas Hulot) et sa tour (Gérard Collomb), Gérard Larcher, le président du Sénat, avance tranquillement ses pions. « Je suis optimiste. J’ai le sentiment qu’on va y arriver », confie-t-il.
Le remaniement rendu nécessaire par la démission du ministre de l’intérieur offre en effet à Emmanuel Macron l’occasion de répondre à une pressante obligation : retrouver les voies du dialogue avec les collectivités territoriales. Il n’est donc pas étonnant, dans cette période délicate pour le chef de l’Etat, de retrouver, s’activant en coulisses, le patron du Palais du Luxembourg, roué routier de la politique, matou matois rompu aux arcanes de la vie publique.

Depuis un an, les motifs de tension entre le gouvernement et les collectivités se sont accumulés, jusqu’à la rupture de l’été, quand l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France ont décidé de boycotter la conférence nationale des territoires. Dernier épisode de cette montée en charge, l’appel lancé à Marseille, le 26 septembre, par les trois associations dénonçant d’un même chœur le non-respect par l’Etat de ses engagements, le mépris de la « technostructure » à l’encontre des collectivités territoriales et le processus de « recentralisation » à l’œuvre, selon elles, depuis le début du quinquennat.
Sentiment d’abandon
Le chef de l’Etat est bien conscient que cette situation de blocage ne peut durer. Dans l’avion qui le ramenait des Antilles, le 30 septembre, il s’en ouvrait au Monde. « Le gouvernement ne peut pas réussir sans les collectivités et aucune collectivité ne peut réussir sans le gouvernement, affirmait-il. Si les collectivités ne nous accompagnent pas, on n’y arrivera pas. » M. Larcher ne dit pas autre chose. « On ne redressera pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ La sénatrice et ancienne ministre suit Emmanuel Maurel. Elle déclare dans le « JDD » que le PS « est devenu un canard sans tête ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Elle déclare dans le « JDD » que le PS « est devenu un canard sans tête ».     Publié hier à 08h02, mis à jour hier à 16h08   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Marie-Noëlle Lienemann en 2016 à La Rochelle. XAVIER LEOTY / AFP             Après Emmanuel Maurel, qui a fait savoir vendredi dans Le Monde qu’il quittait le Parti socialiste (PS), la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a annoncé, samedi 13 octobre, dans le Journal du dimanche  son départ du parti, dont elle était adhérente depuis 1971.           Lire aussi Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »             Pour l’ancienne députée européenne, les échéances de l’élection européenne de mai ne suffiront pas à remobiliser la formation politique : « Olivier Faure n’en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête. »          « Nouveau Front populaire »          Figure de l’aile gauche du PS, Mme Lienemann animait le courant L’Union et l’Espoir avec Emmanuel Maurel. Elle annonce désormais la création, au début de 2019, d’« un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d’être le gardien des cendres », formation à laquelle serait associé le Mouvement républicain et citoyen (MRC).            Les deux élus comptent se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre d’un « nouveau Front populaire ». L’ancienne ministre du logement appelle Yannick Jadot et Benoît Hamon à les rejoindre.           Lire aussi Valls, Hamon, Maurel, Lienemann… La fuite des ténors du PS se poursuit             A l’occasion du conseil national des socialistes à Paris, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, est revenu sur ces deux départs. Concernant Mme Lienemann, « elle rompt avec le PS, elle ne rompt pas avec les mandats qu’elle détient par le Parti socialiste, a-t-il critiqué. Elle a été élue sur une liste, la moindre des choses serait qu’elle dise qu’elle quitte le Sénat. »          « Nous n’avons jamais emprunté cette voie-là, celle du populisme, a-t-il également lancé, regrettant que M. Maurel et Mme Lienemann se rapprochent de M. Mélenchon. Car si nous l’avions suivie, alors nous n’aurions pas aboli la peine de mort. » « Alors, chers camarades, nous ne serons jamais populistes. Socialistes, oui. Ecologistes, oui. Démocrates, oui. Populistes, jamais. C’est le désaccord profond que j’ai avec Emmanuel Maurel », a poursuivi le député de Seine-et-Marne.                              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Article réservé à nos abonnésEmmanuel Macron face à la fronde des retraités  Alors que les aînés avaient en 2017 davantage voté pour l’actuel chef de l’Etat que la moyenne des Français, ils sont aujourd’hui une large majorité à se dire déçus de l’action de l’exécutif                      « En vrai pour lui t’es qu’une planche à billets » : Olivier Besancenot rappe contre Macron  Le porte-parole du NPA prend pour cible le chef de l’Etat dans une chanson diffusée sur Internet.                          Les députés socialistes demandent une commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise  Si la plupart des groupes politiques à l’Assemblée ne sont pas hostiles à la création d’une telle commission, les Républicains estiment que ces faits « relèvent de la justice ».                      Jeunes Républicains : Aurane Reihanian, soutien de Wauquiez, élu mais accusé de fraude  Dans un enregistrement diffusé par le « JDD », le candidat vainqueur évoque la possibilité de capter les codes de vote des militants.                / AFP / LUDOVIC MARIN

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le patron de l’Assemblée nationale veut incarner la France des territoires, en renfort du président Emmanuel Macron.
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Richard Ferrand, « président des champs »

Le patron de l’Assemblée nationale veut incarner la France des territoires, en renfort du président Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h29
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

A Alain Juppé qui venait prendre conseil avant de se lancer en politique, Jacques Chirac avait dit en 1976 : « Est-ce que vous aimez tâter le cul des vaches ? » De vaches, Richard Ferrand pourrait, lui, parler longuement. Comme des aubrac, ces « magnifiques vaches couleur froment, avec des cornes en forme de lyre. Superbes, rustiques qui sont mieux que toute autre en capacité de résister aux aléas climatiques. »
Nous sommes le 3 octobre, vingt-quatre heures après la démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur. Le président de l’Assemblée nationale est l’invité de l’Association des journalistes parlementaires (AJP) et concède que, sur les vaches et les territoires, il pourrait « continuer longtemps ».
A la tête de l’institution depuis un mois, le Finistérien, élu La République en marche (LRM), veut imprimer sa marque de fabrique. C’est un classique. Dès son arrivée, François de Rugy s’était vu en grand réformateur du Palais-Bourbon, multipliant les chantiers de « modernisation ». Son successeur prend son temps pour décider des suites qu’il donnera aux travaux restés au milieu du gué. Le site Internet du « rendez-vous des réformes », marque de fabrique de M. de Rugy, a même temporairement disparu de celui de l’Assemblée nationale au changement de président. Chacun ses priorités.

Premier déplacement en Aveyron, sa terre natale
A l’hôtel de Lassay, Richard Ferrand mûrit un autre dessein. On reproche à Emmanuel Macron d’être le « président des villes » ; lui sera le « président des champs », martèle son entourage. A peine élu au perchoir, il a foncé au Space, le salon international des productions animales rennais, sur sa terre d’adoption, la Bretagne. Fin septembre, il a consacré son premier déplacement officiel à l’Aveyron, sa terre natale, celle qui chante encore parfois dans sa voix. Il s’est arrêté à Rodez, où il est né, et a donné un entretien à Centre Presse, l’un des titres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le premier ministre était accompagné de Jacques Mézard, vendredi, avant un important remaniement dans lequel le ministre de la cohésion des territoires est donné sortant.
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Edouard Philippe à Clermont-Ferrand pour montrer un gouvernement au travail

Le premier ministre était accompagné de Jacques Mézard, vendredi, avant un important remaniement dans lequel le ministre de la cohésion des territoires est donné sortant.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 21h47
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant)








                        



                                


                            

Que fait un premier ministre empêtré dans un remaniement qui patine depuis déjà dix jours ? Édouard Philippe, lui, passe une journée dans le Puy-de-Dôme, enchaînant des réunions « techno ». Vendredi 12 octobre, il est donc à Clermont-Ferrand dès potron-minet pour la signature d’une convention avec la métropole et le conseil départemental sur le logement des sans-abri. Olivier Bianchi, le maire socialiste de la capitale auvergnate, tente de lancer la journée avec la politique politicienne, que fait mine d’abhorrer le nouveau monde macronien.

« J’ai eu la chance de ne rien avoir eu à vous refuser », rigole-t-il en évoquant le casting en cours. Peine perdue. Le premier ministre a à peine un haussement de sourcil. Il s’applique à lui-même la consigne d’ascèse qu’il a donnée au gouvernement, celle des « ministres-qui-sont-à-leur-tâche ».
Jacques Mézard, le ministre de la cohésion des territoires, que l’on donne partant du gouvernement, accompagne Édouard Philippe une partie de la matinée. Son regard parfois dans le vague interroge. Le comportement habituel d’un Auvergnat plutôt taiseux ou déjà la nostalgie de fonctions ministérielles ? La presse se garde bien de lui demander la réponse, pour ne pas ajouter au possible supplice chinois d’un homme obligé d’accompagner son patron alors que la sortie se précise. C’est en tout cas à son côté que le premier ministre laisse échapper la seule petite blague de la journée. « Vous avez des nominations à faire, je vous souhaite du plaisir… », dit-il aux élus du conseil national de la montagne, auxquels il ne consacre que quelques minutes.

L’image d’un gouvernement au travail
Bref, dans la tourmente, Édouard Philippe travaille. « La priorité, c’est de régler sérieusement, sans céder aux sirènes de l’urgence et de l’immédiateté, les vrais problèmes des Français », oppose-t-il aux journalistes qui l’interrogent sur le futur gouvernement. « La réalité, c’est de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La révélation de l’existence d’un fichier sur les cadres du syndicat a provoqué une grave crise interne au sein de la centrale.
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La CNIL contrôle le siège de Force ouvrière

La révélation de l’existence d’un fichier sur les cadres du syndicat a provoqué une grave crise interne au sein de la centrale.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 06h37
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a effectué, vendredi 12 octobre, un contrôle au siège de Force ouvrière (FO), avenue du Maine, à Paris, a-t-elle fait savoir au Monde. « Il s’agit d’un contrôle sur place et d’un contrôle sur pièces », a-t-elle précisé.
Ce contrôle fait suite à la révélation, mercredi, par Le Canard enchaîné, de l’existence d’un fichier constitué en 2016 sur des cadres de FO par des proches de Pascal Pavageau, alors en lice pour succéder à Jean-Claude Mailly. Pascal Pavageau a été élu à la tête de l’organisation syndicale en avril.
Ce document interne, que Le Monde s’est aussi procuré, recense une centaine de cadres de FO, à la fois les secrétaires généraux des fédérations professionnelles et ceux des unions départementales de l’époque.
Certains se voient affublés de qualificatifs comme « niais », « bête », « franc-maçon », « ordure », « peu courageux », « complètement dingue », « non fiable », « collabo » ou encore « trop intelligent pour entrer au bureau confédéral ». D’autres voient leurs préférences politiques (« anarchiste », « trotskiste »), ainsi que leur orientation sexuelle supposée divulguée (« homo »).

Interrogé par Le Canard enchaîné, Pascal Pavageau avait reconnu l’existence du fichier et il avait expliqué qu’il s’agissait d’une « belle connerie » et d’une « grave erreur ». « Pour moi, c’était un mémo, de l’ordre de la prise de notes, mais je n’avais jamais vu ni avalisé le résultat, qui est truffé d’âneries, de raccourcis », a-t-il commenté. Vendredi, le secrétaire général de FO n’a pu être joint.
Grave crise interne
Pour effectuer un contrôle, la CNIL peut être saisie d’une plainte – ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent, précise-t-elle – ou décider de s’autosaisir du dossier. La décision est alors prise par sa présidente,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »
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Retraites : « La nécessité d’une réforme équitable, lisible et durable »

L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Florence Legros (Professeur d’économie, directrice générale d’ICN Business School)







                        



                                


                            
Tribune. Après des décennies de réformes paramétriques, le gouvernement semble sur le point d’engager une réforme structurelle de notre système de retraite. Avec un taux de dépendance (le nombre des 65 ans et plus rapporté à celui des 15-64 ans) qui devrait passer de près de 25 % aujourd’hui à près de 45 % en 2070, les besoins de financement seraient en effet difficilement supportables si le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) augmentait dans les mêmes proportions.
Certes, les réformes menées jusqu’ici devraient limiter ce risque, comme le montre l’« Ageing Report » de la Commission européenne, qui en intègre les résultats escomptés. La part des pensions est aujourd’hui de 15,1 % du PIB, mais elle devrait baisser à 11,8 % en 2070, en raison de l’augmentation des taux d’activité aux âges élevés, mais surtout de la baisse des taux de remplacement, c’est-à-dire du rapport entre pensions et salaires d’activité. Car c’est en réalité à une baisse orchestrée du pouvoir d’achat relatif des retraités que l’on assiste depuis trente années !

En 1993, la réforme impose que les salaires servant au calcul de la première pension (soit les 25 meilleures années, au lieu des 10 préalablement) ne soient plus indexés comme le salaire moyen de l’économie, mais comme l’inflation. Autrement dit, les salaires passés voient leur valeur de calcul d’autant plus baisser qu’ils sont anciens. Les pensions suivantes étant également désindexées, celles-ci « décrochent » chaque année du salaire moyen. Autrement dit, chaque point de croissance économique vient baisser le pouvoir d’achat relatif des retraités.
Risque de paupérisation des retraités
Par la suite, la sous-indexation des retraites complémentaires à un point de moins que l’inflation, puis la décision, à partir de 2013 et jusqu’en 2019, de retarder leur revalorisation de sept mois chaque année, et enfin la mise en place d’un bonus-malus destiné à inciter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».
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Retraites : « La réforme traduit une vision purement comptable »

L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Nicolas Cuzacq







                        



                                


                            
Tribune. La réforme des retraites qui s’annonce n’est pas dans la lignée des précédentes car le passage d’une retraite en « annuités », dispositif actuel dans la majorité des régimes de base, à un régime par points que la réforme pourrait instaurer, engendre un changement de paradigme car la philosophie des deux dispositifs est différente.
Les régimes en annuités ont un objectif de revenu de remplacement alors qu’un régime à comptes notionnels privilégie la stabilité du montant des prélèvements obligatoires. Dans un régime par points, une hausse de l’espérance de vie engendre automatiquement une baisse de la pension de retraite, sauf si l’actif consent à cotiser plus longtemps. Dans les faits, la réforme aura donc des conséquences sur la durée de cotisation, à l’inverse de ce qui est parfois affirmé. Elle traduit une vision purement comptable du système des retraites.
On peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital
Il est logique de travailler plus longtemps lorsque l’espérance de vie augmente, mais il semble aussi légitime d’élargir l’assiette des cotisations afin de prendre en considération les évolutions de la société comme par exemple sa financiarisation. En conséquence, on peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital. En 2017, ils ont déjà financé la branche vieillesse pour 16 milliards d’euros. Leur hausse engendrerait un accroissement du prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital. On pourrait aussi majorer le taux d’impôt sur les sociétés en cas de distribution de dividendes (et le maintenir en cas d’autofinancement). La majoration de l’imposition abonderait le financement des retraites.

De telles solutions ne correspondent pas à la philosophie néolibérale du « TINA » (« there is no alternative ») qui valide l’idée que les grandes fortunes et les multinationales mettent en concurrence les législations des Etats. Le choix d’un régime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.
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Réforme des retraites : « Le contrat social intergénérationnel est fragile »

Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Louis de Mesnard (Professeur d’économie à l’université de Bourgogne)







                        



                                


                            

Tribune. Pour le gouvernement, la retraite est une prestation sociale : le prochain budget va désindexer les retraites de la hausse des prix. C’est que, pour le président de la République, « la retraite n’est pas un droit auquel on a cotisé toute sa vie, la retraite est ce que les actifs payent pour les retraités ». Il faut reconnaître que la fin de la proposition est parfaitement vraie : toute retraite est payée sur le revenu national, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation.
Toutefois, dire que la retraite n’est pas un droit mais une simple prestation sociale mérite discussion. Aucun système de retraite ne peut faire l’objet d’un consensus social s’il n’est pas considéré comme un droit. En effet, considérons deux périodes – « aujourd’hui » et « demain » –, et trois catégories de personnes – « jeunes », « actifs » et « retraités ». Avec le temps qui passe, les actifs d’aujourd’hui deviennent les retraités demain, les retraités d’aujourd’hui disparaissent demain, tandis que les jeunes d’aujourd’hui deviennent eux-mêmes actifs demain.

Alors, pourquoi la catégorie des actifs donnerait-elle aujourd’hui X milliards d’euros à celle des retraités, alors que cette dernière aura disparu demain et ne pourra rien lui rendre ? Pourquoi cette catégorie composée d’homo economicus ferait-elle preuve d’altruisme aujourd’hui envers celle des retraités, puisque rien ne lui garantirait qu’elle-même bénéficierait d’un tel traitement favorable son tour venu demain ? Cela montre bien qu’il faut un mécanisme permettant à la catégorie des actifs d’être incitée à effectuer le transfert vers la catégorie des retraités. Ce mécanisme peut être de deux ordres.
Le leurre de la capitalisation
Soit les actifs placent la somme correspondant au transfert aujourd’hui et la récupèrent demain, avec intérêts. En ce cas, il y a transfert intergénérationnel au sein d’une même catégorie, les actifs d’aujourd’hui étant devenus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Depuis près de deux ans, de nombreux cadres et figures historiques ont quitté le Parti socialiste pour divers horizons.
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Valls, Hamon, Maurel, Lienemann… La fuite des ténors du PS se poursuit

Depuis près de deux ans, de nombreux cadres et figures historiques ont quitté le Parti socialiste pour divers horizons.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h49
   





                        



   


Adieu Solférino. Une page longue de trente-sept ans se tourne au Parti socialiste (PS). Le parti a quitté, vendredi 12 octobre, son siège historique du 7e arrondissement de Paris, pour emménager à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.
Au-delà du symbole, le PS est aujourd’hui un parti à l’agonie, où les départs se sont multipliés ces derniers mois. Derniers en date : celui du député européen Emmanuel Maurel, qui en a fait l’annonce vendredi dans une interview au Monde, et celui de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Le Parti socialiste à l’agonie



Ce n’est que la suite d’une longue hémorragie, commencée voilà un an et demi, qui a vu de nombreux ténors du PS – ayant parfois exercé des responsabilités gouvernementales sous François Hollande ou à la tête du parti – claquer la porte. Que ce soit pour un ralliement à Emmanuel Macron, la création d’un nouveau mouvement ou encore un retrait de la vie politique. Retour sur ces principaux départs.
Maurel et Lienneman se rapprochent de Mélenchon

   


C’était attendu depuis plusieurs semaines et c’est un nouveau coup dur pour le Parti socialiste. Le député européen et leader de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel, qui avait obtenu 19 % au dernier congrès, a décidé de quitter le parti. Et son constat est accablant :
« Le PS ne correspond plus à l’idée que je me fais du socialisme. Son but, c’est la défense des intérêts des gens modestes. La stratégie pour répondre à cet objectif, c’est le rassemblement des forces de gauche. Le PS a perdu de vue et l’objectif, et la stratégie. »
« Je n’annonce pas un départ, mais une scission, prévient-il. Aujourd’hui, je ne pars pas seul, mais avec de très nombreux militants, des centaines de cadres et d’élus sur l’ensemble du territoire. » 

        Lire notre analyse :
         

          Olivier Faure, le sacrifice du premier secrétaire



La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, autre figure de l’aile gauche du parti, a officialisé son départ samedi dans un entretien au JDD. Les deux élus socialistes pourront alors se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon à l’approche des élections européennes de mai 2019.
« Je suis pragmatique, explique M. Maurel. Jean-Luc Mélenchon a fait près de 20 % des voix à la présidentielle de 2017, son mouvement est en dynamique, son programme attractif. Il faut faire avec eux ce travail de convergence. » En septembre, M. Mélenchon avait d’ailleurs lancé un appel à cette aile gauche du Parti socialiste à l’occasion de l’université d’été du Mouvement républicain et citoyen :
«J’ai le cœur plein d’enthousiasme si vos chemins viennent en jonction des nôtres. Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille (…). Mes amis, vous me manquiez. »

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Maurel quitte le PS : une double bonne nouvelle pour les « insoumis »



Valls, Le Drian, Collomb… Ils ont rejoint Emmanuel Macron

   


Si une partie de l’aile gauche du parti est en train de prendre son envol, son aile droite avait déjà rejoint l’écurie d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. Dans la foulée de sa victoire aux élections législatives dans l’Essonne, Manuel Valls avait ainsi annoncé en juin 2017 son départ du PS pour rejoindre La République en marche. Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Barcelone, soutenu par le parti libéral espagnol Ciudadanos.
Autre poids lourd à avoir quitté le PS en 2017, l’ancien ministre de la défense de François Hollande Jean-Yves Le Drian. Il est aujourd’hui ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d’Edouard Philippe.
Le gouvernement actuel compte plusieurs anciens membres du Parti socialiste : Christophe Castaner (relations avec le Parlement), Benjamin Griveaux (porte-parole) ou encore Olivier Dussopt, élu député sous la bannière socialiste en juin 2017 avant d’être écarté du PS à la suite de sa nomination au poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics. Sans compter Richard Ferrand, député PS sous l’ancienne législature et actuel président de l’Assemblée nationale, ou encore Gérard Collomb, ministre de l’intérieur démissionnaire.
L’ancienne secrétaire chargée de l’aide aux victimes (2016-2017), Juliette Meadel, a de son côté été radiée du PS en avril pour avoir annoncé son soutien à Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. « J’ai décidé de ne pas faire de recours. C’est un divorce par consentement mutuel », avait-elle expliqué.
Benoît Hamon a fondé Génération.s
A gauche du PS, si M. Maurel et Mme Lienemman souhaitent se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon a pris une route différente. Après avoir annoncé qu’il quittait le parti en juillet 2017 – six mois seulement après sa victoire à la primaire socialiste –, l’ancien ministre de l’éducation a fondé son mouvement, Génération.s. Il a notamment été rejoint par l’ancienne ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, le député Régis Juanico et le député européen Guillaume Balas.
Quelques mois plus tard, c’est au tour du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) « de prendre son indépendance vis-à-vis du PS ». Dans une interview au Monde, en mars, la présidente du MJS, Roxane Ludy, a annoncé son départ ainsi que celui de nombreux militants chez Génération.s après « un désaccord politique ».
Delphine Batho veut relancer Génération écologie
Elle aussi faisait partie de l’aile gauche du Parti socialiste. L’ancienne ministre de l’écologie de François Hollande et députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, a quitté en mai le PS après vingt-quatre ans passés à Solférino.
Mme Batho a rejoint dans la foulée le mouvement Génération écologie, dont elle vient de prendre la présidence. Avec de hautes ambitions : construire « un projet de l’écologie intégrale démocratique » ayant vocation à exercer le pouvoir, a-t-elle expliqué au Monde.

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                Delphine Batho veut relancer Génération écologie



Ayrault, Vallaud-Belkacem, Pellerin… Ils ont arrêté la politique

   


Ils ont tous fait parti d’un gouvernement durant le quinquennat de François Hollande. Mais tous ces anciens ministres se sont éloignés du Parti socialiste et de la vie politique. C’est notamment le cas de l’ancien premier ministre (2012-2014), Jean-Marc Ayrault, qui avait annoncé dès février 2017 qu’il renoncerait à tout mandat politique après la présidentielle. Il a toutefois été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour diriger la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
Après sa défaite aux législatives de 2017 à Villeurbanne (Rhône), Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’éducation, est partie dans le privé et travaille désormais chez Ipsos. Elle a également lancé une collection d’essais baptisée « Raison de plus », chez Fayard. Un temps pressentie pour être candidate au poste de première secrétaire du PS, elle avait finalement décidé de renoncer en début d’année, assurant n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
De son côté, Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la culture (2012-2014), avait quitté le PS en décembre 2017. Elle avait annoncé quelques semaines après son ralliement à Génération.s, de Benoît Hamon. Mais dans une interview à Ouest-France, le 10 octobre, l’ancienne députée de Moselle a finalement annoncé qu’elle aussi se retire complètement de la vie politique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le député Insoumis a exprimé sa colère à l’Assemblée face au vote ayant retoqué une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».
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François Ruffin s’en prend aux députés LRM : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas »

Le député Insoumis a exprimé sa colère à l’Assemblée face au vote ayant retoqué une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 20h25
   





                        



« Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. » François Ruffin a exprimé sa colère jeudi 11 octobre à l’Assemblée nationale face au vote des députés La République en marche (LRM) retoquant une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».
Lors d’une prise de parole retentissante, le député Insoumis a fustigé le choix des députés (70 voix contre 54) de voter pour une « motion de rejet préalable », une procédure qui permet de rejeter le texte avant même l’examen de ses articles dans l’hémicycle. « Vous empêchez carrément le débat, vous l’interdisez », a dénoncé M. Ruffin.
Cette proposition de loi, à l’initiative du député Les Républicains (LR) Aurélien Pradié mais soutenu par la France insoumise, prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire.
« Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification », a lancé le député Insoumis. « Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune », a insisté l’élu de la Somme.

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                Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés



Admettant que la proposition de loi était « nettement améliorable », M. Ruffin a expliqué au micro de l’hémicycle que « les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les républicains » avaient déposé de nombreux amendements en Commission. « Vous, les Marcheurs ? Aucun. Vous n’avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe, en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre, de lever la main en cadence, comme des Playmobils », a-t-il regretté dans un discours emporté.
Comme promis, le député a d’ailleurs publié vendredi le nom des 70 députés ayant voté la « motion de rejet préalable » lors de ce scrutin public. « Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus », écrit-il sur son site.
Aurélien Pradié fustige le « mépris » des députés LRM
« Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », avait plaidé jeudi Aurélien Pradié, fustigeant le « mépris » des députés LRM. L’élu du Lot a rappelé que « le nombre d’élèves [en situation de handicap] accueillis est passé d’environ 100 000 en 2006 à (…) 340 000 en 2018 », de nombreux élèves étant restés sans solution d’accompagnement à la rentrée.

Selon la Majorité, il n'y aurait pas d'urgence à réformer le statut des AVS AESH. Les pb actuels relèveraient « d’a… https://t.co/KL9ls63iuU— AurelienPradie (@Aurélien Pradié)


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Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a de son côté reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».

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          Paroles de profs : « Nous n’avons pas été formés à accueillir des élèves handicapés »



Il a notamment souligné qu’à la rentrée 2018, « 20 000 élèves de plus que l’an dernier » avaient été accueillis, observant aussi que le statut unique prôné par M. Pradié est « très précisément la feuille de route que nous nous sommes fixée ».
« Il y a donc un chemin qui est pris qui est clairement conforme à ce que vous appelez de vos vœux », a-t-il affirmé au député LR, ajoutant que ses « pistes de réflexion » pourront être le point de départ d’une concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).
« Ce n’est pas par la loi qu’on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir », a assuré par la suite la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, renvoyant elle aussi à la concertation.



                            


                        

                        

