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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.
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Pilier du Comité international olympique, Patrick Baumann est mort

Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 15h01
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le Comité international olympique a annoncé, dimanche 14 octobre, la mort de Patrick Baumann, à l’âge de 51 ans. Secrétaire général de la Fédération internationale de basket (FIBA), il était l’un des principaux dirigeants de mouvement olympique, bras droit de l’actuel président Thomas Bach. « C’est un grand choc qui nous touche tous très durement. Nous avons du mal à réaliser cette terrible nouvelle », a réagi le président du CIO dans un communiqué. « Nous perdons un jeune leader sympathique, plein d’espoir, qui défendait l’avenir du sport. » 
Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann a succombé à une crise cardiaque alors qu’il assistait aux Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires. Le président du CIO a demandé que les drapeaux olympiques soient mis en berne dans la capitale argentine, ainsi qu’à Berne, siège de l’organisation.
Dans un communiqué, le président de la FIBA, Horacio Muratore, a lui aussi salué l’action de son secrétaire général : « Sous sa direction, la FIBA a réalisé de grands bonds en avant, en se modernisant au point de devenir un modèle pour les autres fédérations sportives. »
Etoile montante du CIO
Outre ses responsabilités à la Fédération internationale de basket, Baumann était un poids lourd du Comité international olympique, considéré comme un potentiel successeur à Thomas Bach, élu en 2013 à la tête de l’institution pour un mandat de huit ans. Ancien joueur, entraîneur et arbitre de basket, Baumann était devenu un juriste reconnu dans le monde du sport olympique.
« J’ai commencé par être responsable des arbitres pour le canton de Vaud, puis je suis arrivé à la Fédération nationale suisse, et enfin la FIBA, mais j’ai été très chanceux », expliquait-il dans une interview pour la Fédération. « J’assistais à la bonne compétition au bon moment. Je ne sais pas si j’étais la bonne personne, mais ils cherchaient un juriste, et c’est comme ça que tout a commencé. »
Pour le CIO, Patrick Baumann était en charge de la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris le 13 septembre 2017. Il avait remplacé au pied levé le Namibien Frankie Fredericks, impliqué dans une affaire de corruption autour de l’attribution des Jeux olympiques de 2016 et mis en examen par la suite pour corruption passive et blanchiment de corruption.

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Patrick Baumann avait joué un grand rôle dans les négociations entre Paris et Los Angeles pour aboutir à la double attribution des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Après le choix de la capitale française pour 2024, il avait été nommé vice-président de la commission de coordination, avec pour rôle de surveiller les préparatifs des Jeux olympiques. Impliqué dans de nombreuses organisations internationales du sport, il faisait également partie du comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).
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Rugby : Top 14 ou Coupe d’Europe, Toulon n’y arrive toujours pas

En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h22
   





                        



   


La Coupe d’Europe de rugby va-t-elle faire son retour au palmarès d’un club français ? Depuis Toulon en 2015, plus aucun club tricolore ne l’a emporté : Clermont et le Racing, par deux fois, ont échoué en finale. L’an passé, ce sont les Irlandais du Leinster qui avaient notamment dominé les Franciliens.
Samedi 13 octobre, l’entrée en matière du rugby français avait été très encourageante avec les succès de Toulouse, Montpellier et du Racing. Aujourd’hui, le bilan est exactement inverse avec trois défaites en trois matchs. Toulon, Lyon et Castres se sont inclinés respectivement face à Newcastle, Cardiff et Gloucester.
Toulon-Newcastle : 25-26

   


Ce n’est pas la Champions cup qui redonnera le sourire aux supporteurs varois. Douzième du Top 14 avec cinq défaites en sept rencontres, Toulon a subi une nouvelle désillusion lors de son premier match européen de l’année. Au stade Mayol, les Toulonnais se sont inclinés sur le fil, d’un point, face au dernier du championnat anglais, Newcastle. La pénalité décisive a été inscrite à la 71e minute par Hogdson, très efficace avec un cinq sur cinq au pied. Avant cela, le club varois avait entrevu la victoire grâce à une pénalité de François Trinh-Duc.
Lyon-Cardiff : 21-30

   


Invaincus jusqu’à présent à domicile, les Lyonnais n’ont pas réussi à contenir les assauts des Gallois. Pour leurs débuts en Champions cup, les joueurs de Pierre Mignoni ont été battus 30-21 par une équipe qu’ils avaient pourtant dominé deux fois l’an passé en Challenge européen.

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Les Français, qui menaient 16-14 à la mi-temps, se sont effondrés en seconde période, laissant filer leurs adversaires vers la victoire. Un essai de Barassi en toute fin de match a bien redonné un peu d’espoirs au LOU, revenu à 27-21 avec deux minutes à jouer, mais Cardiff n’a pas craqué et a même privé le club français du point de bonus défensif en passant une pénalité dans les ultimes secondes.
Gloucester-Castres : 19-14

   


La discipline a fait la différence. Les Castrais ont concédé trop de fautes pour espérer l’emporter en Angleterre. Gloucester a pu compter sur la botte de Cipriani, auteur de quatre pénalités et d’une transformation. Les deux équipes ont chacune marqué un essai. Celui du club français a été inscrit par Martin Laveau un peu avant l’heure de jeu.
Bath-Toulouse : 20-22

   


Il a fallu un coup de pied raté et un manque d’attention. Les Toulousains peuvent remercier la maladresse de l’arrière anglais, Freddie Burns. Ce dernier, qui avait déjà laissé six points en route en première période, a manqué une pénalité immanquable face aux poteaux à la 74e minute de jeu. Comme si cela ne suffisait pas, il a également raté un essai (quasi) tout fait en ne prêtant pas garde au retour in extremis et dans son dos du Toulousain Maxime Médard.
Toulouse, recordman de victoires dans cette compétition (4 fois avec les Irlandais du Leinster), débute idéalement sa saison européenne. Le Stade s’est imposé grâce notamment à deux essais de Sofiane Guitoune. Dans cette poule 1, ce sont les tenants du titre du Leinster qui ont pris la tête en écrasant les Anglais des Wasps.
Montpellier-Edimbourg : 21-15

   


Pas de bonus offensif, mais une victoire durement acquise pour les Héraultais à domicile. Dominateur en première période, Montpellier s’était détaché grâce à deux réalisations de Benjamin Fall (32e) et Gabriel Ngandebe (36e).
Mais en deuxième période, les Ecossais ont chèrement vendu leur peau. Ils auraient même pu l’emporter si un essai de Jaco van der Walt n’avait pas été refusé par l’arbitre pour une obstruction sur la défense française. Tant mieux pour les hommes du capitaine Louis Picamoles, qui s’installe en tête du groupe 5, en attendant la rencontre entre Toulon et Newcastle.
Llanelli-Racing : 13-14

   


Le Racing, deux fois finaliste de la Coupe d’Europe en trois ans, s’est extirpé d’un drôle de piège gallois à Llanelli. Les Scarlets ont, pourtant, copieusement dominé une bonne partie du match. C’est grâce à un maul écroulé volontairement par le demi de mêlée Gareth Davies que les Franciliens ont obtenu un essai de pénalité salutaire.
Hormis ce résultat inespéré, la soirée n’a pas été rose à tous les niveaux. Trois joueurs se sont blessés : Xavier Chauveau, Joe Rokocoko et Virimi Vakatawa. Le Racing partage la tête de la poule 4 avec les Irlandais de l’Ulster, vainqueurs des Anglais de Leicester (24-10).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.
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Ligue des nations : les Pays-Bas écrasent l’Allemagne 3-0

Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 22h57
   





                        



   


L’Allemagne et son sélectionneur Joachim Löw sont sous pression après leur lourde défaite 3 à 0 à Amsterdam, face aux Pays-Bas, samedi 13 octobre au soir. Ce score les place au dernier rang du groupe 1 de Ligue des nations avant d’affronter les champions du monde français, mardi.
Le défenseur de Liverpool Virgil van Dijk avait trouvé d’abord l’ouverture de la tête (30e). L’attaquant de Lyon Memphis Depay (87e), et le milieu de Liverpool Georginio Wijnaldum (90e+3) ont plongé leurs adversaires dans le doute en fin de rencontre, profitant des largesses défensives d’une Allemagne qui a pris trop de risques pour égaliser.
Dominateurs dans la possession, les champions du monde 2014 n’ont toujours pas réussi à trouver la clé de l’efficacité offensive, et les entrées en jeu de Leroy Sané et Julian Draxler n’ont pas causé la réaction espérée.
Pas de déclic
Joachim Löw, conservé malgré l’élimination en poules de la Coupe du monde, a pourtant tenté des choses – titularisation de l’avant-centre de Schalke Mark Uth par exemple – mais le déclic n’est pas survenu, loin de là, contre des Oranje dont la reconstruction a franchi un gros palier.
C’est une aubaine pour l’équipe de France championne du monde, qui caracole seule en tête du groupe 1 de la Ligue A avant de recevoir mardi les Allemands, désormais sous la menace d’une relégation dans la division inférieure.
Dans celle-ci, les retrouvailles entre Danois et Irlandais, adversaires en barrages du Mondial, ont accouché d’un triste mais rugueux 0-0. A noter dans la dernière Ligue, un succès qui fera date: Gibraltar a remporté le premier match en compétition officielle de son histoire, en Arménie (1-0). Un exploit d’autant plus parlant au regard de la feuille de match: le joueur d’Arsenal Henrikh Mkhitaryan était en effet titulaire avec l’Arménie, un grand nom qui tranchait vraiment avec l’équipe quasiment amateure qui lui était opposée...
Dans la Ligue D également, la Macédoine a fait un premier pas vers la promotion en Ligue C, après un troisième succès en trois matches, contre le Liechtenstein (4-1).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Parti avec Vincenzo Nibali à cinquante kilomètres de l’arrivée, le cycliste a remporté, samedi, en solitaire la plus belle victoire de sa carrière.
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Vainqueur du Tour de Lombardie, le Français Thibaut Pinot se réconcilie avec l’Italie

Parti avec Vincenzo Nibali à cinquante kilomètres de l’arrivée, le cycliste a remporté, samedi, en solitaire la plus belle victoire de sa carrière.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 13h54
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Thibaut Pinot aime l’Italie. Il le dit, le répète, il a même inscrit dans sa chair une phrase en italien, qui résonne particulièrement lorsqu’on le regarde lever les bras en vainqueur sur ce Tour de Lombardie : « Solo la vittoria è bella », seule la victoire est belle. Pourtant, l’Italie n’avait jusqu’ici pas été tendre avec le Français. En 2017, il avait insisté pour faire sa découverte du Giro, sans réussir à accrocher le podium. Surtout, il a vécu cette année l’une de ses pires désillusions. Contraint d’abandonner lors de la vingtième étape, déshydraté et chancelant, il avait terminé la journée hospitalisé.
Cette fois, le Français n’a pas tremblé. Mieux, il a parfaitement assumé un statut de favori glané grâce à une belle fin de saison. Deux fois battu par Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) et sa maîtrise des descentes, en 2015 et en 2017, le Français s’est imposé en patron. Et à l’italienne, avec le panache que lui trouvait déjà son coéquipier Steve Morabito lors de son premier Giro : « Thibaut a un tempérament qui le fait courir à l’italienne plus qu’à la française, de façon très spontanée. Il court au ressenti, il accepte sa fougue. »
Lorsque Nibali s’est lancé dans une attaque au panache, sur les terribles pentes de Sormano, à cinquante kilomètres de l’arrivée, le Français ne l’a pas lâché. Quand le tenant du titre s’est lancé dans la dangereuse descente, Pinot s’est accroché. Et après quelques dizaines de kilomètres accompagnés d’Egan Bernal (Team Sky) et Primoz Roglic (Lotto NL-Jumbo), les deux favoris ont repris leur duel dans le Civiglio.
« Gagner devant Nibali, un symbole »
Longtemps, le leader de Bahrain Merida a maintenu l’illusion, s’accrochant après chaque attaque du Français, avant de, finalement, lâcher sur une ultime banderille, à quelques centaines de mètres du sommet. « Nibali a attaqué dans Sormano, peu de coureurs l’auraient fait et on a eu un beau duel ensuite », savourait Thibaut Pinot à l’arrivée. « Gagner devant lui, pour moi, c’est un symbole, c’est la course rêvée. »

Le moment où la course a basculé ! 

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Le leader de l’équipe Groupama-FDJ a ensuite pu plonger dans la descente vers Côme, profitant pleinement de ce succès de prestige qui se dessinait. Au point de s’offrir le luxe d’aller taper dans les mains de ses coéquipiers, agglutinés aux balustrades à quelques mètres de l’arrivée. Sur la ligne, il devance de 32 secondes Vincenzo Nibali, grand acteur de la journée, et Dylan Teuns, qui a remporté le sprint des poursuivants.
Patient, Thibaut Pinot expliquait avoir pris son temps pour « apprivoiser le Lombardie », longue et prestigieuse classique qui vient clore une saison toujours éprouvante. Avec une très belle fin de saison, le Français a pu arriver dans « la meilleure forme de sa carrière » au départ de Bergame.
Successeur de Jalabert
Double vainqueur d’étape sur la Vuelta, le grimpeur avait gagné sa place dans l’équipe française pour le championnat du monde, dans un rôle d’équipier. En grande forme à Innsbruck, Thibaut Pinot n’avait pas hésité à se sacrifier pour le leader désigné Julian Alaphilippe, enterrant ainsi tout espoir de victoire personnelle, mais prouvant du même temps ses ambitions pour le Tour de Lombardie.
Cette semaine en Italie, Pinot s’est distingué sur les Classiques, jusqu’à remporter mercredi Milan-Turin, première victoire d’un Français sur l’épreuve depuis Laurent Jalabert en 1997. Cette année-là, le coureur de l’équipe Once avait, lui aussi, enchaîné avec une victoire sur le Tour de Lombardie. Pinot rejoint également son coéquipier Arnaud Démare, seul autre français à avoir remporté un Monument (les cinq courses d’un jour les plus prestigieuses du cyclisme) au XXIe siècle. C’était déjà en Italie, sur Milan-San Remo en 2016.

Fantastique Thibaut Pinot ! 

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Avec cette superbe victoire, Thibaut Pinot va pouvoir se pencher sérieusement sur ses prochains objectifs. Au micro de la chaîne L’Équipe, le Français n’a pas voulu s’avancer au sujet d’une future participation au Giro, course qui l’attire mais qui est difficilement compatible avec le Tour de France.
Souvent vainqueur d’étapes avec panache (sur la Vuelta cette année, le Giro en 2017, ou à l’Alpe-d’Huez sur le Tour de France en 2015), Thibaut Pinot a franchi un palier, en remportant l’une des courses les plus renommées du calendrier. En Italie, évidemment.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Presque vingt ans après avoir quitté l’AS Monaco, le champion du monde 1998 est de retour là où il a débuté. Retour sur ses jeunes années monégasques.
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Ligue 1 : Thierry Henry, une jeunesse dorée sur le Rocher

Presque vingt ans après avoir quitté l’AS Monaco, le champion du monde 1998 est de retour là où il a débuté. Retour sur ses jeunes années monégasques.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 15h32
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Thierry Henry est à jamais associé à l’histoire des Gunners d’Arsenal. C’est à Londres qu’il a joué les meilleures années de sa carrière, forgé une grande partie de son immense palmarès et inscrit 226 buts en 370 rencontres. Mais le nouvel entraîneur monégasque, dont l’arrivée sur le Rocher a été officialisée samedi 13 octobre au matin, s’est bien ouvert au football de haut niveau à Monaco. A 41 ans, il se lance enfin dans le grand bain avec un premier poste d’entraîneur principal, dix-neuf ans après avoir quitté la Côte d’Azur.

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« Monaco a une place à part pour moi. Ayant débuté dans ce grand club, c’est un joli clin d’œil du destin que j’aie la chance de démarrer ma carrière d’entraîneur à Monaco, a d’ailleurs écrit ce week-end Henry sur les réseaux sociaux, Je suis incroyablement excité d’avoir cette opportunité mais maintenant le travail doit commencer. Je ne peux pas attendre plus longtemps ! »
Des débuts professionnels à 17 ans
Passé par la pépinière de jeunes talents à l’institut national du football de Clairefontaine, le gamin des Ulis (Essonne) a ensuite brillé deux saisons au sein de deux clubs franciliens amateurs, l’ES Viry-Châtillon et le FC Versailles. Puis, très vite repéré par le centre de formation de l’AS Monaco FC, il débarque de sa région parisienne à l’âge de 16 ans. Il passe six ans en principauté, fourbissant ses armes à la Turbie (le centre d’entraînement du club) et y découvrant le monde professionnel.

C’est Arsène Wenger, impressionné par la première saison du jeune attaquant avec l’équipe des moins de 17 ans (42 buts), qui le fait débuter en division 1. Le célèbre entraîneur alsacien le ménage et ne fait disputer à l’adolescent, qui n’a pas encore 18 ans, que huit rencontres lors de sa première saison avec les professionnels. Son premier match au sein de l’élite a lieu le 31 août 1994 face à Nice. Il faut attendre quelques mois pour le voir inscrire son premier but, en avril 1995 lors d’une rencontre contre Lens (6-0), où il inscrit même un doublé alors qu’il n’était pas titulaire.
La suite n’est qu’une longue montée en puissance. Le longiligne attaquant impressionne par sa vitesse. Sa fine moustache lui offre un look marquant, des années avant que les hipsters ne remettent en vogue cet attribut passé de mode. « Titi » occupe souvent l’aile gauche de l’attaque monégasque, où il a l’occasion d’évoluer avec de glorieux anciens comme Sonny Anderson. Le prolifique buteur brésilien devient une sorte de mentor.

   


Après une nouvelle saison d’adaptation (1995/1996), Thierry Henry devient titulaire à la rentrée 1996. Le jeune homme participe grandement au titre de champion de France de Monaco : 36 rencontres, 9 buts et 8 passes décisives. Il est élu cette même saison meilleur espoir du football français.
La saison suivante (1997/1998) est celle de la confirmation de son talent précoce. Il marque notamment deux fois en Ligue des champions, contre le Bayer Leverkusen, le 1er octobre 1997. Ses performances lui valent de faire ses débuts en équipe de France le 11 octobre face à l’Afrique du Sud.
Monégasque et champion du monde
Grâce notamment à Henry, l’AS Monaco FC se hisse en demi-finale de la compétition. Le jeune attaquant termine même meilleur buteur de la première phase avec six buts. Au total, il en marque sept durant l’excellent parcours monégasque, achevé aux portes de la finale face à la Juventus Turin. En championnat, Thierry Henry a moins de réussite et se montre plus irrégulier, s’asseyant parfois sur le banc des remplaçants.
Cela ne l’empêche pas de figurer dans le groupe des Bleus vainqueurs de la Coupe du monde à domicile. Il marque trois buts en six matchs durant le tournoi, et avec son jeune coéquipier monégasque, David Trezeguet, il fait partie de ceux qui transforment leur tir au but en quart de finale contre l’Italie.
Quelques mois plus tard, le jeune espoir met un terme à son aventure monégasque. Il rejoint l’Italie voisine et signe chez l’une des meilleures équipes européennes, la Juventus. Même si ce premier exil tourne court, rien ne peut entraver l’irrésistible ascension du champion.

Thierry Henry ne blague pas avec le respect 😂
— CAzouPSG (@AzOu ⵣ)


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Dix ans après, à l’été 2009, autre clin d’œil du destin, c’est en superstar qu’il revient au stade Louis-II, sous les couleurs du Barça, alors champion d’Europe. Le futur entraîneur montre déjà son appétence pour la pédagogie lorsqu’il fait gentiment et avec le sourire la morale à de jeunes footballeurs du centre de formation qui l’interpellent un peu trop familièrement : « Il n’y a plus d’éducation, plus de respect. Et oui les jeunes, il faut respecter. On n’a pas grandi ensemble. » La jeune équipe monégasque est prévenue, coach Henry ne badine pas avec le respect.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Avant Thierry Henry, nommé samedi entraîneur de l’AS Monaco, d’autres champions du monde 1998 sont devenus entraîneurs.
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Zidane, Henry, Deschamps…, des Bleus de 1998 des buts aux bancs

Avant Thierry Henry, nommé samedi entraîneur de l’AS Monaco, d’autres champions du monde 1998 sont devenus entraîneurs.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 16h04
   





                        


Et de sept. En devenant, samedi 13 octobre, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco, Thierry Henry est le septième joueur champion du monde en 1998 à prendre les rênes d’une équipe. S’il était jusqu’alors entraîneur adjoint de la sélection nationale belge, il va commencer, à partir de lundi, sa première expérience en tant qu’entraîneur principal d’un club.
Avant lui, Zinédine Zidane, Didier Deschamps ou Laurent Blanc se sont notamment lancés dans une telle aventure. Avec souvent de la réussite : Deschamps a mené les Bleus à un nouveau titre mondial en juillet ; Zidane a décroché trois Ligues des champions avec le Real Madrid ; et Blanc a été champion de France avec les Girondins de Bordeaux en 2009. Retour sur ces Bleus de 1998 devenus entraîneurs.

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                Equipe de France : depuis 1998, une histoire d’amour et de haine



Didier Deschamps, le sélectionneur champion du monde

   


L’AS Monaco, la Juventus de Turin, l’Olympique de Marseille, puis l’équipe de France. Didier Deschamps est le plus capé des entraîneurs issus du groupe qui conquit le titre suprême en 1998. Il n’a d’ailleurs mis que quelques mois pour se reconvertir de joueur à entraîneur. En 2001, quelques semaines après avoir mis un terme à sa carrière de joueur à Valence, il est nommé entraîneur principal de l’AS Monaco. Il mènera le club monégasque jusqu’en finale de la Ligue des champions en 2004 (défaite 3-0 contre Porto), avant de partir l’année suivante.
Il deviendra ensuite entraîneur de la Juventus de Turin durant la saison 2006-2007, avant de rejoindre l’Olympique de Marseille en 2009. Il permettra au club phocéen — dont il a été le capitaine au début des années 1990 — de gagner à nouveau des trophées après plus de quinze ans de disette. L’OM remportera notamment le titre de champion de France en 2010 sous sa houlette.
En 2012, il quitte le sud de la France pour devenir sélectionneur de l’équipe de France. Encore en poste — son contrat court jusqu’en 2020 —, il a notamment permis aux Bleus de devenir champions du monde en juillet. Avec ce titre, Deschamps est devenu le troisième homme à avoir remporté la Coupe du monde à la fois en tant que joueur et qu’entraîneur, avec le Brésilien Mario Zagallo et l’Allemand Franz Beckenbauer.

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Zinédine Zidane, triple vainqueur de la Ligue des champions

   


L’ancien numéro 10 des Bleus — double buteur lors de la finale contre le Brésil en 1998 — a mis plus de temps que Didier Deschamps pour prendre la décision de devenir entraîneur. Après avoir terminé sa carrière de joueur un soir de juillet 2006 à Berlin, après un coup de tête décoché à l’Italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde, Zidane hésite sur la suite à donner à son parcours.
Ce n’est que sept ans plus tard, en 2013, qu’il deviendra entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti au Real Madrid, où il a joué entre 2002 et 2006. Zidane prendra ensuite les rênes de la réserve du club madrilène entre 2014 et janvier 2016, avant de devenir entraîneur principal du Real Madrid. Seulement six mois après son entrée en fonction, il gagnera sa première Ligue des champions. Suivront deux autres Coupes d’Europe et un championnat d’Espagne.
En mai, à la surprise générale, Zinédine Zidane annonce son départ du club madrilène. Au chômage depuis, il a prévenu en septembre qu’il souhaitait retrouver rapidement une équipe : « Sans doute que, d’ici peu, je vais entraîner de nouveau, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai fait toute ma vie. »

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Laurent Blanc, entraîneur au chômage

   


Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur en 2003, Laurent Blanc s’assoit sur les bancs des Girondins de Bordeaux en 2007. Il mènera l’équipe girondine jusqu’au titre de champion de France en 2009 grâce notamment aux performances de Yoann Gourcuff et de Marouane Chamakh.
A la suite d’une troisième année plus difficile, ponctuée par une sixième place en Ligue 1, l’ancien défenseur central quitte les Girondins pour devenir sélectionneur de l’équipe de France en 2010. Il prend alors la succession de Raymond Domenech et arrive quelques mois après le scandale Knysna lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Il aura notamment comme adjoint Alain Boghossian, autre champion du monde 1998.
Mais les deux hommes officieront seulement à l’occasion de l’Euro 2012, où les Bleus sont éliminés en quarts de finale par l’Espagne (2-0), alors championne du monde. Laurent Blanc sera remplacé dans la foulée par Didier Deschamps, et Alain Boghossian ne sera pas conservé dans le staff du nouveau sélectionneur.
Laurent Blanc ne restera qu’une seule saison au chômage. Il est nommé en juin 2013 entraîneur du Paris - Saint-Germain. Sous sa houlette, le club parisien sera champion de France chaque année. Mais le bât blesse en Ligue des champions, objectif affiché des propriétaires qataris. Le PSG n’ira jamais plus loin que les quarts de finale. Au printemps 2016, après une nouvelle défaite à ce stade de la compétition contre Manchester City, Laurent Blanc est débarqué, alors qu’il avait prolongé son contrat quelques semaines auparavant. Depuis son départ, il n’a pas retrouvé de club.
Patrick Vieira, un novice en Ligue 1

   


C’était l’une des attractions de ce début de saison en Ligue 1. L’ancien milieu de terrain, champion du monde en 1998 et joueur majeur d’Arsenal au début des années 2000, a été nommé entraîneur de l’OGC Nice. Après neuf matchs, le club niçois pointe à la 12e place de Ligue 1.
Avant cela, Patrick Vieira a commencé sa carrière d’entraîneur avec les U21 de Manchester City, où il avait terminé sa carrière en 2011. Après deux saisons, il s’envole en 2016 pour les Etats-Unis et prend les commandes du New York City, qui est une franchise du club anglais. Il y restera deux saisons, avant de revenir en France pour entraîner Nice.
Bernard Diomède, l’éducateur

   


L’ancien ailier gauche de l’AJ Auxerre, de Liverpool ou encore de l’AC Ajaccio n’a pas encore entraîné d’équipe professionnelle. Mais depuis 2015, Bernard Diomède s’occupe des catégories de jeunes en équipe de France.
Il devient d’abord sélectionneur des moins de 17 ans, avant de prendre en 2016 les moins de 18 ans, puis en 2017 la catégorie supérieure, les moins de 19 ans. Avec les U19, il est arrivé en demi-finale de l’Euro à la fin de juillet après avoir notamment battu l’Angleterre 5 à 0.
Lionel Charbonnier, le globe-trotteur

   


Comme Didier Deschamps, Lionel Charbonnier n’aura pas attendu longtemps pour passer de joueur à entraîneur. Après avoir mis un terme à sa carrière à Lausanne en 2002, il prend la tête du Stade poitevin, qu’il fera remonter en CFA (quatrième division) en 2003-2004. L’ancien gardien passera ensuite deux ans au FC Sens, avant de s’engager en 2008 en tant que sélectionneur national de Tahiti.
Parallèlement à une activité de consultant à la télévision, il posera ensuite ses valises en Pologne, en Belgique, en Indonésie avant de prendre la tête du FC Istres, en 2014, pour une saison. Il s’envolera ensuite pour la République démocratique du Congo pour entraîner Sanga Balende. Mais il n’y restera que quelques semaines. Depuis, il est consultant pour BFM.
Et les autres ?
S’ils sont sept à être devenus entraîneurs, ils sont encore plus nombreux, parmi les vingt-deux Bleus champions du monde en 1998, à être devenus consultants à la télévision ou à la radio. C’est notamment le cas de l’ancien latéral gauche Bixente Lizarazu, qui officie au côté de Grégoire Margotton pour commenter les matchs de l’équipe de France sur TF1 et dans l’émission « Téléfoot ». L’ancien milieu de terrain Youri Djorkaeff était également présent sur la première chaîne à l’occasion de la Coupe du monde.
L’ancien attaquant Christophe Dugarry — qui s’en est pris violemment à Didier Deschamps après la Coupe du monde —, a sa propre émission sur RMC, « Team Duga ». Emmanuel Petit et Franck Leboeuf sont également consultants pour RMC et BFM. Robert Pirès et Marcel Desailly officient quant à eux du côté de BeIn Sports.
S’ils ne sont pas devenus consultants, d’autres champions du monde officient toujours dans le monde du football. Bernard Lama est aujourd’hui manageur général de l’équipe de Guyane française, et Christian Karembeu est devenu ambassadeur de la Fédération internationale de football (FIFA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Vingt-et-un ans après, le coureur tricolore succède au palmarès de la prestigieuse classique italienne à son compatriote Laurent Jalabert.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Cette année, le championnat de France féminin de water-polo compte un nouveau club, celui de l’Insep, qui prépare le terrain avant les JO de 2024, à Paris.
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Water-polo : les Françaises veulent faire surface

Cette année, le championnat de France féminin de water-polo compte un nouveau club, celui de l’Insep, qui prépare le terrain avant les JO de 2024, à Paris.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h29
    |

                            Lætitia Béraud








                        


« Il faut être inventif. » C’est ainsi que le sélectionneur de l’équipe de France féminine de water-polo, Florian Bruzzo, résume la démarche de la Fédération française de natation. Celle-ci a décidé d’inscrire les nageuses du Centre national d’entraînement au championnat national élite cette saison, sous le nom à peine dissimulé d’« Insep WP ».
Pour son premier match, samedi 13 octobre, le nouveau « club » reçoit Lille, qui règne sur le championnat depuis cinq ans. « La tempête avant le calme », confie Florian Bruzzo, qui supervise aussi cette équipe.
L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) n’est pas l’équipe de France, des joueuses d’autres clubs pourront rejoindre la sélection pour les matchs officiels. Mais l’objectif in fine n’est pas caché : le sélectionneur des Bleues pense déjà à Paris 2024, et créer ainsi de la concurrence dans le championnat français doit faire progresser ce sport chez les femmes.
« Les filles ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les garçons », explique l’ancien coach de la sélection masculine. Certains clubs ont parfois du mal à avoir accès aux piscines, les nageuses sont reléguées sur les côtés des bassins.
Paris 2024 : une fenêtre d’opportunité
L’attribution des Jeux olympiques (JO) à la France a bousculé le calendrier. L’an dernier, un pôle féminin France avait été constitué à Nice pour le water-polo. Cette année, à l’Insep, les quinze poloïstes âgées de 14 à 27 ans qui ont rejoint le campus parisien profiteront de l’expertise des lieux avec entraînements quotidiens et suivi médical.
Par le passé, l’équipe de France féminine a remporté deux médailles de bronze aux championnats d’Europe. C’était en 1987 et 1989. Depuis, rien. Les Bleues bataillent aujourd’hui pour réémerger. Lors des derniers championnats du monde, la France a fini onzième.
Mais si elle est loin des têtes d’affiche que constituent les Etats-Unis, l’Australie ou la Chine, l’équipe a une carte à jouer en Europe. « On est dans un no man’s land, explique Florian Bruzzo, on n’a pas le niveau pour être dans les six meilleures équipes, mais on a dix buts d’avance sur le reste. » Devant, la Russie, la Hongrie, la Grèce, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas continuent d’imposer leur loi, mais les Françaises réduisent l’écart.
L’objectif est d’accéder à ce groupe de favoris européens pour décrocher un ticket pour les JO de Tokyo, en 2020, et pour gagner une grande expérience internationale avant Paris 2024. L’équipe de France féminine n’a jamais disputé les Jeux olympiques. Qualifiée automatiquement pour 2024, Paris sera une grande première.
Une concurrence bienvenue
A Lille, on salue la création de cette équipe. Les Nordistes ont laissé partir quelques jeunes perles comme Lou Jean-Michel (équipe de France junior), mais elles restent ultrafavorites avant le match de samedi. Ces cinq dernières années, les défaites du club se comptent sur les doigts d’une main.
« C’est très bien, on veut de la compétition, on a aussi besoin de perdre pour progresser », affirme Filippos Sakellis, entraîneur des Lilloises et ex-coach des Bleues. Si le club survole le championnat français depuis des années, il n’arrive pas à percer au niveau européen.
Alors, dans la région qui a vu naître le water-polo en France, on pense aussi au futur. Cette année, le club a ouvert une école de water-polo pour les moins de 11 ans, une première en France.
La démarche de la fédération rappelle celle de l’Angleterre avant les Jeux de Londres en 2012. Là aussi la sélection nationale avait été inscrite comme « club » dans le championnat très relevé de Hongrie.
Les Anglaises avaient fini huitièmes sur huit, malgré une bonne performance au tournoi olympique. Mais, depuis, l’équipe est tombée aux oubliettes. Le pays n’a même pas envoyé de sélection aux derniers championnats d’Europe, en 2018. Un exemple que les Françaises veulent éviter de suivre.
Elles rêvent plutôt d’écrire l’histoire. La dernière fois que Paris a accueilli les Jeux, l’équipe de France masculine a remporté le tournoi. C’était en 1924. Cent ans après, l’exploit peut-il se conjuguer au féminin ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’ancienne idole des Gunners arrive sur le banc de l’AS Monaco, son club formateur. Il devient le 7e champion du monde à embrasser la carrière d’entraîneur principal.
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Football : l’enfant prodigue Thierry Henry de retour à Monaco

L’ancienne idole des Gunners arrive sur le banc de l’AS Monaco, son club formateur. Il devient le 7e champion du monde à embrasser la carrière d’entraîneur principal.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 14h35
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Retour à la maison. Huit ans après sa retraite internationale, Thierry Henry revient en France et plus précisément à Monaco, qu’il a quitté, en tant que joueur, il y a presque vingt ans. Il va y endosser, pour la première fois, le costume d’entraîneur à part entière et de premier plan. Le club monégasque a officialisé son recrutement samedi 13 octobre, avec à la clé un contrat allant jusqu’à juin 2021.
Que l’ancien champion du monde, 41 ans, ait eu envie de revenir sur le territoire national n’est pas/plus vraiment une surprise. Ses discussions, cet été, avec les Girondins de Bordeaux, qui venaient de remercier leur entraîneur, Gustavo Poyet, avaient montré qu’il était prêt à s’engager dans les « affaires » du football tricolore — les deux parties n’avaient finalement pas trouvé d’accord.

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En acceptant de succéder à Monaco à Leonardo Jardim, remercié par la direction du club après un début de saison compliqué de l’équipe monégasque, Thierry Henry renoue avec la France une histoire quelque peu mouvementée, un mélange d’attraction-répulsion qui s’est conclu, au fil des années et de l’éloignement, par une espèce d’indifférence polie.
Star précoce
Star précoce de la Ligue 1, champion du monde à 20 ans et champion d’Europe deux ans plus tard, Thierry Henry a marqué l’histoire du football tricolore. Il est d’ailleurs toujours le meilleur buteur des Bleus avec 51 réalisations en 123 matchs, de 1997 à 2010.
Mais l’attaquant, qui s’est révélé sous les couleurs des Gunners d’Arsenal, où il est devenu une icône, a également subi une sorte de rupture avec son pays natal. C’était le 18 novembre 2009 : lors du barrage retour de qualification au Mondial 2010, sa main volontaire, non sifflée par l’arbitre, avait permis à l’équipe de France de se sortir du piège irlandais.
Derrière, la polémique avait été gigantesque, et Thierry Henry s’était senti abandonné et maltraité par les siens. Quand l’Argentine célèbre toujours la « main de Dieu » de Diego Maradona en quart de finale de la Coupe du monde 1986, la France a lâché, lynché presque, son buteur.
Dans une interview à « Téléfoot », son ex-coéquipier Lilian Thuram a eu l’occasion d’évoquer le ressentiment de son cadet : « Il a vraiment beaucoup souffert, car il trouvait les réactions très injustes. »

Thierry Henry se serait bien passé de cette polémique au vu du Mondial sud-africain désastreux, marqué par le célèbre épisode du bus de Knysna et de la grève des Bleus. Dans la foulée, l’enfant des Ulis (Essonne) avait pris sa retraite internationale.
Après de longues saisons dans les plus grands clubs européens à se forger un impressionnant palmarès (deux Premier League avec Arsenal en 2002 et 2004, deux Liga et une Ligue des champions avec Barcelone en 2009 et 2010), il a tenté l’aventure new-yorkaise et terminé sa carrière aux Red Bulls en Major League Soccer, entre 2010 et 2014.
Une connaissance encyclopédique du football

   


Mais Thierry Henry est un passionné de football, qui possède une connaissance encyclopédique et presque maladive de son sport. Déjà, pendant sa carrière, il était capable de regarder un match de Ligue 2 française et de parler de tel joueur prometteur qui évoluait en troisième division, à Laval ou à Calais.
Businessman avisé, il a monnayé son savoir en rejoignant, en tant que consultant, la chaîne britannique Skysports pour la bagatelle de 5 millions d’euros par an. Dans ce rôle, il s’est fait remarquer par ses avis tranchés, empreints d’un indéniable franc-parler. Olivier Giroud doit encore se souvenir des propos de son prédécesseur chez les Bleus et à Arsenal, qui avait déclaré que les Gunners « manquaient d’un attaquant de classe mondiale ». 
Reste que c’est la réalité des terrains qui a toujours fait envie à Thierry Henry. Avec une ambition : réussir sa reconversion en tant qu’entraîneur. C’est ainsi qu’il s’est occupé discrètement des équipes des jeunes d’Arsenal, les moins de 16 ans. Dans le même temps, il a passé ses diplômes et a décroché, en mars 2016, une licence pro UEFA, lui permettant d’entraîner une équipe au niveau européen.
Les Diables rouges pour première expérience
Alors que tout le monde attendait qu’il fasse ses grands débuts en Angleterre — on a parlé un temps de lui pour la succession de son mentor, Arsène Wenger, à Arsenal —, il a finalement accepté, à l’été 2016, un poste de… deuxième adjoint du sélectionneur espagnol de la Belgique, Roberto Martinez.
Ce poste, a priori plutôt modeste, l’a pourtant poussé à nouveau sur le devant de la scène grâce, notamment, au superbe parcours lors du Mondial 2018, en Russie, des Diables rouges, qui ont affronté les Bleus en demi-finale. A cette occasion, la France a redécouvert son ancienne idole, regrettant soudain de la voir garnir les rangs de l’adversaire.

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Ce sont les Belges qui parlent le mieux du technicien Thierry Henry, muet en Russie, malgré les sollicitations des médias, à l’instar de l’attaquant Romelu Lukaku. « Depuis que je travaille avec lui, je suis devenu deux fois meilleur. Je suis avec la légende, en chair et en os, et il est en train de m’apprendre comment courir dans les espaces comme lui le faisait », raconte celui qui a terminé meilleur buteur de la Belgique avec quatre réalisations.
Et si, en France, le nom de Thierry Henry reste encore souvent associé à « réputation difficile », certains raillant un ego qui serait démesuré, l’entraîneur des Belges, Roberto Martinez, assure que son adjoint « apporte quelque chose de complètement différent et sait comment développer une mentalité collective, comment travailler en groupe pour gagner ».
Et, aujourd’hui, le joueur belge Thomas Meunier est catégorique : « Thierry est prêt pour entraîner des grandes équipes. Il connaît son métier et a acquis de l’expérience avec l’équipe nationale. » 
Dans la lignée de Deschamps et de Zidane
L’intéressé va donc devenir le septième champion du monde à épouser la carrière d’entraîneur principal, après Didier Deschamps, Laurent Blanc, Lionel Charbonnier, Bernard Diomède, Zinédine Zidane et Patrick Vieira. Autant de trajectoires diverses et variées.
Thierry Henry préférerait certainement imiter les réussites de Deschamps (une Coupe du monde avec les Bleus, un titre national avec Marseille, quatre Coupe de la Ligue avec Marseille et Monaco), ou de Zidane (trois Ligues des champions, deux Supercoupes d’Europe, deux Coupes du monde des clubs et une Supercoupe d’Espagne avec le Real Madrid).
Avec Monaco, il a choisi un défi : si le club a remporté, en 2017, son premier titre de champion de France depuis celui de l’an 2000, et a accédé à une demi-finale de la Ligue des champions, cette saison, rien ne va plus.
Monaco est à la 18e place (sur 20) du championnat de Ligue 1. L’équipe n’a gagné qu’un seul match, lors de la première journée, et a ensuite enchaîné trois matchs nuls et cinq défaites, la dernière, dimanche, à domicile contre Rennes (2-1).
Au plan européen, ce n’est pas mieux : en Ligue des champions, les Monégasques ont perdu leurs deux premières rencontres de poules, contre l’Atlético de Madrid à domicile (2-1) et à Dortmund (3-0).

   


Thierry Henry connaît parfaitement la situation monégasque, puisqu’il n’a pas totalement perdu le contact avec son ancien club formateur : à la mi-septembre, il était présent au stade Louis-II pour voir le match contre l’Atlético de Madrid. Il avait alors échangé quelques mots avec le président Dmitri Rybolovlev.
Si le contexte a évolué depuis ses jeunes années, le nouvel entraîneur ne sera pas dépaysé au sein d’un club qui l’a vu grandir et l’a lancé vers une carrière pleine de succès. L’histoire pourrait bien bégayer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Lyon olympique universitaire dispute dimanche le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe.
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Rugby : Pierre Mignoni, l’entraîneur de Lyon, grandi en même temps que son club

Le Lyon olympique universitaire dispute dimanche le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h26
    |

            Adrien Pécout (Givors, envoyé spécial)








                        



   


Rendez-vous mercredi, à l’heure du goûter. Sur la table, des tranches de cake pour les joueurs du LOU, le Lyon olympique universitaire. Ce jour-là, Pierre Mignoni a délocalisé sa séance d’entraînement sur la pelouse municipale de Givors. Volonté du club de travailler à son ancrage régional. Dans les tribunes, des gamins en crampons et leurs parents.
Dimanche 14 octobre, quatre jours plus tard, et une vingtaine de kilomètres plus loin, au stade Gerland, le LOU pénétrera dans une autre dimension : il disputera le premier match de son histoire en Champions Cup, la principale Coupe d’Europe, contre les Gallois de Cardiff (à partir de 14 heures).
Mignoni, 41 ans, parle peu de lui. L’entraîneur a pourtant grandi en même temps que le LOU, et les deux peuvent se confondre : « Ce club essaie de prendre un virage important, parce qu’il en a les moyens et les ambitions, et c’est pour ça que je suis venu ici », résume-t-il après la séance du jour.
C’est à Lyon que l’ancien adjoint toulonnais a commencé sa carrière d’entraîneur principal, il y a trois ans. Ascension rapide : champion de France de Pro D2, la deuxième division, dès sa première saison (2016) ; puis maintien en Top 14, l’élite nationale (2017) ; puis, la saison passée, en mai, participation aux demi-finales du championnat de France. « C’est sûr que le regard a changé. Aujourd’hui, on nous prête un peu plus d’attention, de respect. Mais ça, ce n’est pas venu du jour au lendemain. Les joueurs l’ont gagné sur le terrain, et l’ensemble du club aussi. Avec beaucoup de travail. » Matin, après-midi et soir.
Et même très tôt le matin, témoigne Jean-Pierre Chenu, l’intendant de l’équipe, barbe aussi longue que l’expérience : « Avec les staffs précédents, c’est toujours moi qui arrivais le premier au club. Mais maintenant, c’est Pierre qui est là avant moi ! Moi, j’arrive en général à 6 h 30. Lui est déjà au boulot, à son bureau. Au début, ça surprend. Puis on s’habitue. » Laurent Hubert, l’un des kinésithérapeutes, apprécie également la compagnie de ce « gros bosseur » : « C’est lui qui ouvre et c’est lui qui ferme. Parfois je pars à 17 heures, 18 heures, 19 heures. Lui est encore là. »
« On n’est pas malheureux »
Normal, pour Pierre Mignoni : « On bosse, mais bon, on n’est pas malheureux. Je connais des gens qui travaillent beaucoup plus que ça, dans des conditions beaucoup plus difficiles. Je viens d’un monde modeste, j’ai toujours connu ça », relativise l’entraîneur, dont les parents travaillaient comme employés municipaux à la mairie de Toulon.
L’homme vient surtout du Rugby club toulonnais (RCT). Il y a commencé et fini sa carrière de demi de mêlée, outre un long passage à Clermont et un parcours avec le XV de France, jusqu’à remporter deux Tournois des six nations (2002 et 2007). Avant de retrouver l’institution varoise, qui règne alors sur le continent, en tant qu’entraîneur adjoint de Bernard Laporte : jamais un club n’avait soulevé trois fois d’affilée la Coupe d’Europe, de 2013 à 2015, cette même compétition qu’il s’apprête désormais à faire croquer au LOU.
Tout cela pour dire que « Pierre a la science du jeu », selon le pilier Alexandre Menini, qui l’a connu dans les deux clubs. « Ces grands matchs, il les a vécus. Il sait de quoi il parle il n’est pas à côté de la plaque, loin de là. Il a eu une grande carrière de joueur. Puis, comme entraîneur des arrières à Toulon, je pense qu’il a appris de tous les grands joueurs du club. De Bernard [Laporte], aussi. »

   


Aujourd’hui, Pierre Mignoni travaille loin de « Bernard », qui préside maintenant la Fédération française de rugby. Au début de l’année, son nom circulait pourtant dans la presse pour secourir le XV de France comme adjoint occasionnel de Jacques Brunel, nommé sélectionneur après le licenciement de Guy Novès : « Je n’ai pas trop à parler là-dessus. Ce n’est pas trop un truc auquel je pense pour l’instant », élude l’intéressé, sous contrat à Lyon jusqu’en 2023.
L’instant présent le ramène plutôt, ce mercredi, devant le palais des sports Salvador-Allende. Sur la modeste pelouse de Givors, l’ancien demi de mêlée a encore un ballon en pogne tout au long de l’entraînement. Mais aussi, sous le coude, une pochette orange pleine de schémas tactiques.
Convocation matinale
Entre deux autographes à des gamins venus l’accoster parfois candidement (« C’est quoi ton prénom ? C’est quoi ton numéro ? »), Félix Lambey, reconnaissable à ses cheveux roux, estime surtout que « Pierre a amené beaucoup de rigueur au club, on a vraiment besoin d’une personne comme ça, qui connaisse le rugby. » A 24 ans, le jeune deuxième-ligne a découvert « un vrai compétiteur, qui le prend très mal quand il perd. » Exemple, lors d’une saison précédente : « Ça nous est arrivé de perdre des matchs à l’extérieur où peu d’équipes gagnent et qu’il nous convoque le lendemain à six heures du mat’. » L’horaire idéal, faut-il croire, pour une petite session d’analyse vidéo à la fraîche.
Autour de Pierre Mignoni : dix-sept membres du « staff » qui l’assistent au quotidien, et quarante-huit joueurs en concurrence, dont quinze à titulariser à chaque match. « Pierre est obsédé par le fait de gagner, mais surtout de regagner, et donc, aussi, par tout ce qui peut être mis en œuvre pour essayer de maîtriser tout le processus », insiste Gérald Gambetta, coordinateur de l’équipe et ancien joueur du club. « Il a créé mon boulot spécialement pour que quelqu’un cale tout, organise tous les déplacements, le planning, etc. »
Lui aussi ancien joueur, et désormais entraîneur des avants, Karim Ghezal se souvient de l’année en Pro D2 : « Le dimanche, quand on s’entraînait, il organisait des repas avec les femmes et les enfants des joueurs. Pierre a voulu créer quelque chose autour du club, pour que les joueurs s’en imprègnent vraiment. » Une nécessité pour ce LOU à l’histoire centenaire : ce lointain double champion de France de rugby (1932 et 1933) a longtemps vécu en retrait par rapport à l’ancienne place forte régionale, Bourgoin-Jallieu, à 50 kilomètres de là. Et surtout par rapport aux footballeurs de l’Olympique lyonnais. « Je pense que le LOU est en train de trouver sa place, on essaie encore d’aller chercher un public », considère Pierre Mignoni.

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L’actuel 3e du Top 14 a déjà trouvé son actionnaire principal, la société d’événementiel GL Events (depuis 2007) : avec 29,8 millions d’euros, le club affiche cette saison le cinquième budget prévisionnel – sur quatorze – du championnat de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Avec leur équipe de Wigan, Morgan Escaré et Romain Navarrete deviendront les premiers Français à remporter la compétition, s’ils battent Warrington, samedi.
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Rugby à XIII : deux Français en Angleterre pour conquérir la Super League

Avec leur équipe de Wigan, Morgan Escaré et Romain Navarrete deviendront les premiers Français à remporter la compétition, s’ils battent Warrington, samedi.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h00
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Les treizistes français s’amusent bien, merci pour eux. Enfin, ceux qui se trouvent en Angleterre. Samedi 13 octobre, Morgan Escaré et Romain Navarrete veulent s’offrir un titre de noblesse sur la pelouse gigantesque d’Old Trafford, où jouent d’ordinaire les footballeurs de Manchester United. S’ils battent Warrington en finale (à partir de 19 heures), les deux joueurs de Wigan deviendront les premiers Français à remporter la Super League, le championnat de rugby à XIII qui réunit les meilleurs clubs anglais.
Précisons que cette ligue, créée de toutes pièces il y a deux décennies, inclut aussi un club français : celui des Dragons Catalans de Perpignan, vainqueurs en août de la Coupe d’Angleterre, sur la pelouse de Wembley.

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Le rugby à XIII sur les terrains anglais ? « Rien à voir » avec l’Elite 1, le championnat de France, reconnaît Morgan Escaré. Le joueur connaît les deux réalités. Aujourd’hui, la Super League et le professionnalisme : d’abord avec les Dragons depuis 2013, puis avec Wigan depuis 2017. Avant tout cela, l’Elite 1 et le semi-amateurisme avec Saint-Estève XIII catalan, l’équipe bis des Dragons.
Sur les terrains de Super League, une différence principale : « la vitesse ». « Pendant quatre-vingts minutes, ça ne s’arrête quasiment pas. Tu dois avoir à peine une dizaine de minutes d’arrêt de jeu pendant le match. Sinon, c’est du non-stop. » Sensations déroutantes, au départ : « Je me rappelle encore mon premier match. Au début, ça allait tellement vite que je ne me rendais pas compte du temps passé. Je ne faisais que courir et me disais, essoufflé : “C’est pas possible, ça va trop vite.” »
Maillots en ville
A 26 ans, l’arrière tient bon, finalement. « A Wigan, comme avec les Dragons catalans, on s’entraîne tous les jours. A part un jour de repos et le jour du match. » Journée type : « On commence vers 8 heures, on finit vers 15 heures. »
Son déplacement de samedi à Manchester consommera peu d’essence. Toutes les équipes de Super League, à l’exception des Dragons, se concentrent dans le nord de l’Angleterre. Une région où le XIII s’est structuré depuis la fin du XIXe siècle et où il domine encore le XV, à l’inverse de la partie sud du pays (et de la France aussi) : « A Wigan, je ne sais même pas s’il y a une équipe de rugby à XV. » Après vérification, la réponse est oui. « Peut-être seulement une équipe pour s’amuser. Mais pas professionnelle. »
Cette concentration explique aussi les affluences, qui peuvent dépasser les dix mille spectateurs pour un match. Les tenues en ville, aussi : « Ici, il y a des gens qui se promènent avec le maillot du club, par exemple. »

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Avec Wigan, Morgan Escaré a déjà remporté un titre en 2017, le World Club Challenge. Une rencontre annuelle entre le champion de la Super League et le vainqueur de la National Rugby League (NRL), championnat phare en Australie, alors représentée par les Cronulla-Sutherland Sharks. Malgré la victoire, le Français admet la supériorité générale de l’hémisphère sud : « La NRL, ça reste quand même encore un niveau au-dessus de la Super League, ça joue encore plus vite. »
L’équipe de France en a déjà fait les frais. Composés à la fois de joueurs de Super League et d’Elite 1, les Coqs avaient quitté la Coupe du monde 2017 déplumés dès le premier tour. Entre autres défaites, celle, imposante, contre l’Australie (52-6). Une blessure aux ligaments croisés avait privé Morgan Escaré de la compétition.
Le joueur, en revanche, fait bien partie de l’équipe de France convoquée pour affronter bientôt l’Angleterre en match amical ; tout comme son coéquipier en club, le pilier Romain Navarrete. Rendez-vous prévu mercredi 17 octobre, à Leigh, non loin de Wigan, quatre jours seulement après la finale de la Super League.



                            


                        

                        


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Match PSG-Etoile rouge de Belgrade : enquête sur des soupçons de trucage

Un haut dirigeant du club serbe est soupçonné d’avoir parié sur une défaite de son équipe lors du match de Ligue des champions du 3 octobre.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 06h28
   





                        



   


Ce fut un festival de buts. Mercredi 3 octobre, le Paris-Saint-Germain (PSG) étrillait (6-1) l’Etoile rouge de Belgrade, au Parc des princes, lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Ligue des champions.
Cette rencontre a sens unique fait toutefois aujourd’hui l’objet de soupçons de fraude. Une enquête judiciaire a été ouverte sur un éventuel trucage a déclaré, vendredi 12 octobre, le parquet national financier (PNF), confirmant une information de L’Equipe.
Quelques jours avant cette rencontre, l’Union des associations européennes de football (UEFA) avait reçu un signalement rapportant qu’un haut dirigeant du club serbe, agissant avec des complices, voulait miser 5 millions d’euros sur une défaite de sa propre équipe par cinq buts d’écart – ce qui correspond au score final. Ce personnage aurait associé à son projet plusieurs joueurs titulaires, espérant gagner, grâce à des paris via plusieurs sites Internet, plusieurs dizaines de millions d’euros.
Policiers en observateurs du match
Ce signalement a été transmis par l’UEFA au PNF, qui, le prenant au sérieux, avait dépêché des policiers au Parc des Princes le jour du match pour suivre la rencontre et constater le score final, rapporte l’enquête de L’Equipe.
Les enquêteurs avaient par ailleurs mandaté un expert pour étudier le comportement des joueurs. Son rapport estime, toujours selon L’Equipe, que certains joueurs serbes ont fait preuve d’une passivité suspecte. Ce jour-là, le PSG a inscrit quatre buts au cours de la seule première mi-temps.
L’informateur de l’UEFA avait aussi précisé qu’une rencontre devait avoir lieu entre le dirigeant serbe de l’Etoile rouge et le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, la veille du match dans un palace parisien. Mais les policiers dépêchés sur place n’ont vu aucun des deux hommes se présenter dans les lieux.
A l’issue du match, le même informateur aurait expliqué que le dirigeant de l’Etoile rouge devait essayer de récupérer tout ou partie de ses gains à l’occasion d’un rendez-vous dans un lieu branché du centre de Paris. Mais les enquêteurs, prévenus trop tard, n’auraient pas pu vérifier le bien-fondé de cette information.
« Grand préjudice à la réputation du club »
La direction du club serbe a réagi, vendredi, se disant « scandalisée et dégoûtée ». « L’Etoile rouge de Belgrade rejette (…) les soupçons concernant le match [du 3 octobre] et l’implication de quiconque au sein du club dans des agissements contraires à l’honneur, écrit-elle dans un communiqué.
Soulignant que ces accusations « sont de nature à porter un grand préjudice à la renommée et à la réputation [du] club », la direction de l’Etoile rouge « insiste auprès des organes compétents en Serbie, au sein de l’UEFA et en France, pour qu’ils enquêtent jusqu’au bout ». Elle dit s’attendre « à ce que la vérité soit établie dans les plus brefs délais et à être blanchie de tout soupçon quant à un lien d’un des membres du club avec ces actes ».
« L’UEFA ne commente jamais d’éventuelles, ou l’existence même, d’investigations liées à de la manipulation de matchs afin de ne pas compromettre le processus des telles enquêtes, confie-t-on à Nyon (Suisse), au siège de la Confédération européenne. L’UEFA communique uniquement sur des cas/matchs spécifiques une fois que des procédures disciplinaires ont été ouvertes et/ou que des décisions ont été prises. »

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« Aucune anomalie sur le marché français des paris »
Dans un communiqué, publié en début de soirée vendredi, le PSG « rejette catégoriquement toute implication directe ou indirecte en rapport avec ces soupçons et précise d’ailleurs qu’à aucun moment [il] n’a été sollicité par le PNF chargé de l’enquête ». « A aucun moment, un membre du club, quel qu’il soit, n’a été sollicité pour évoquer des questions autres que celles strictement liées à l’organisation du match », précise encore le communiqué.
L’Etoile rouge de Belgrade ajoute pour sa part que « les technologies actuelles, mais aussi d’autres mécanismes ont tellement évolué qu’il s’avère virtuellement impossible qu’un tel cas reste non élucidé ».
L’Autorité de régulation des jeux en ligne, qui avait aussi été mise au courant des soupçons pesant sur cette rencontre, comme le rapporte l’enquête de L’Equipe, a déclaré, vendredi, qu’« aucune anomalie n’a[vait] été détectée sur le marché français des paris, ni dans les pays partenaires du groupe de Copenhague [vingt-deux pays en majorité européens] ni via le Global Lottery Monitoring System », le réseau de loteries. Ce qui n’exclut pas que des paris aient pu être effectués sur d’autres marchés peu contrôlés.
Dix-neuf inculpés en Belgique dans l’enquête sur des matchs truqués. Parmi eux figurent deux arbitres, des agents de joueurs et l’entraîneur du Club Bruges. Ils sont soupçonnés de fraudes ou d’avoir truqué des matchs du championnat belge de football. Ces inculpations font suite à une vaste enquête sur de possibles rencontres arrangées et d’éventuelles malversations financières. Dirigée par un juge d’instruction du Limbourg, celle-ci a débuté fin 2017 à la suite d’un rapport de l’unité des fraudes sportives de la police fédérale sur des présomptions de « transactions financières suspectes » entre clubs, avec commissions occultes portant sur les transferts et les salaires de joueurs et d’entraîneurs.



                            


                        

                        


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Le « naming » commence à gagner le sport français

De plus en plus d’équipements ou de compétitions sont désormais parrainés par des marques soucieuses d’étendre leur visibilité.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 09h56
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Un tabou est en train de sauter dans le sport français. Longtemps frileuse, la France succombe au « naming », cette pratique qui permet à une marque de parrainer, contre rémunération, un équipement, un championnat ou un événement sportif.
« Quand nous avons lancé, fin 2017, l’Observatoire du naming, la France comptait une douzaine de stades et salles de sport rebaptisés. Un an plus tard, on en dénombre seize. Une dynamique s’est installée », constate Magali Tézenas du Montcel, la déléguée générale de l’association Sporsora, qui organise, vendredi 12 octobre, une journée d’études sur cette pratique.
Si le naming est courant dans le cyclisme et la voile, il s’est, depuis, beaucoup développé dans d’autres domaines. Outre la Pro A de basket, rebaptisée la « Jeep Elite », la Coupe de la ligue de football porte désormais le nom de « BKT », une marque de pneumatique indienne.
Dans les grands équipements, la salle de spectacle de Bordeaux a été rebaptisée, début octobre, « Arkéa Arena », du nom de la banque qui cherche à s’émanciper du Crédit mutuel. L’U Arena, fondée, à Nanterre, par Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing, l’un des clubs de rugby de la région, a été rebaptisée « Paris-la Défense Arena », du nom de l’établissement public local qui gère le quartier d’affaires.
« Un moyen de boucler le financement d’un équipement »

A Strasbourg, le Crédit mutuel donnera son nom à la future enceinte de la SIG, le club de basket de la capitale alsacienne. A Amiens, le stade de football de la Licorne a ajouté à son nom celui de la banque Crédit agricole. Plus inattendu, l’Asvel, le club de basket de Villeurbanne (Rhône) détenu par Tony Parker, a été rebaptisé « LDLC-Asvel », du nom d’un distributeur de matériel informatique.
« Généralement, les annonceurs cherchent à gagner en visibilité. Pour BKT, c’est un moyen clair de se faire connaître en France, tandis que pour AccorHotels, devenu le sponsor titre du Palais...




                        

                        


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Par  Rémi Dupré  Publié le 12 octobre 2018 à 10h34 - Mis à jour le 12 octobre 2018 à 12h25   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Michel Platini, en discussion avec Sepp Blatter (à gauche) et Jérôme Valcke, à Zurich, en Suisse, le 29 mai 2015 Ruben Sprich / REUTERS             L’affaire Michel Platini connaît un nouveau ­rebondissement. Suspendu pour quatre ans par les instances disciplinaires de la Fédération internationale de football (FIFA), en 2015, l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) veut faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’information relative au paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, l’ex-patron de la FIFA Sepp Blatter, a été transmise au ministère public de la Confédération helvétique (MPC). Somme correspondant à des travaux réalisés par Platini lorsqu’il officiait comme conseiller du Suisse entre 1999 et 2002.          L’ouverture de l’enquête du parquet suisse, le 24 septembre 2015, fait, selon toute vraisemblance, suite à une fuite interne. Contrairement à M. Blatter, qui fait l’objet d’une procédure pénale, Platini ­a été entendu comme témoin ­assisté et a été mis hors de cause, en mai.            Les Dates          25 septembre 2015 Après avoir perquisitionné le siège de la FIFA, à Zurich, le parquet suisse ouvre une procédure pénale contre Sepp Blatter et auditionne Michel Platini comme témoin assisté dans l’affaire du paiement des 2 millions de francs suisses. 21 décembre 2015 Platini et Blatter sont suspendus par le comité d’éthique de la FIFA. 24 mai 2018 Le procureur suisse assure, dans un courrier à son avocat, que Platini « ne sera pas incriminé » dans l’affaire des 2 millions. 14 septembre 2018 Platini dépose plainte contre X auprès de la justice française pour « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs ».                    L’ex-numéro 10 des Bleus a déposé une plainte contre X pour « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de dénonciation calomnieuse ». La plainte est arrivée, le 14 septembre, sur le bureau du procureur de la République adjoint près du tribunal de grande instance de Paris.           « Jamais Platini. » Tel est le mot d’ordre que Blatter a fait passer aux membres de sa direction à l’été 2015          Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer les rôles et niveaux de responsabilités de trois anciens dirigeants de la FIFA, visés par le camp Platini : Sepp Blatter, Domenico Scala, ex-président du comité d’audit et de conformité et du comité électoral et Marco Villiger, ex-directeur juridique.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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La première de son histoire. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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A Madère, la statue de Cristiano Ronaldo n’est pas encore écornée par l’affaire Mayorga

Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, malgré les derniers éléments de l’enquête.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h26
    |

                            Alexandre Pedro (Madère, envoyé spécial)








                        



   


A 33 ans, il a déjà un aéroport à son nom, un musée et une statue à sa gloire. Si les navigateurs Zarco, Teixeira et Perestrelo ont pris possession de l’archipel en 1419 au nom du roi du Portugal Alphonse V, le 5 février 1985 est une autre date marquante de Madère : celle de la naissance de Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro. Ici, l’homme est un peu plus qu’un footballeur de talent et un quintuple Ballon d’or.
« Il est le Portugais le plus connu au monde, il est admiré sur tous les continents et par toutes les générations. Pour moi, c’est un honneur d’avoir pris cette décision qui représente le désir quasi unanime des habitants de Madère. » Le 28 mars, Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, verse dans le panégyrique au moment d’inaugurer la cérémonie officialisant l’aéroport Cristiano-Ronaldo.
Mais depuis début octobre, l’enfant du pays et ambassadeur honorifique de sa région natale est accusé de viol par l’Américaine Kathryn Mayorga pour des faits remontants au 13 juin 2009. Loin de la fake news dénoncée par le joueur dans un premier temps, le dossier – révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel – a pris de l’épaisseur et nourrit d’interminables débats au Portugal.

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Madère n’y échappe pas, note Rui França, journaliste pour la principale radio de l’île :
« Dans les émissions où nous donnons la parole aux auditeurs, au début, nous avions surtout des personnes qui disaient qu’il s’agissait d’une vieille affaire, que Kathryn Mayorga était surtout intéressée par l’argent de Ronaldo. Depuis quelques jours, je note un changement. On commence à dire : “attention, il s’agit d’une affaire sérieuse, une enquête existe, il faut voir comment cela évolue.” Les Madériens sont un peu dans l’expectative. »
Soutien sans faille
Miguel Albuquerque n’a pas été gagné par cette prudence. Le 6 octobre, il affiche son soutien sans faille à celui qu’il considère comme un « ami ». Le dirigeant déclare au quotidien Jornal da Madeira : « Ronaldo est un grand Portugais qui fait l’honneur de Madère. » Et d’ajouter au sujet de la plaignante : « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui soutirer de l’argent. »
Le même jour, le premier ministre (socialiste) portugais, Antonio Costa, profitait d’une cérémonie pour fêter les 20 ans de l’attribution du prix Nobel de littérature à José Saramago pour défendre le capitaine de la Seleçao. « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
La veille, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa (classé à droite), se retranchait derrière le principe de présomption d’innocence, tout en disant qu’il n’oubliait pas « le rôle joué pour notre pays » par Ronaldo.
Des réactions « pathétiques pour coller à l’opinion publique majoritaire, déplore Joao Miguel Tavares, chroniqueur pour le journal Publico et TVI, première chaîne privée du pays. Les Portugais vont dire que le mouvement #metoo est nécessaire, mais il ne faut surtout pas qu’il vienne embêter notre gentil petit garçon de Madère. »
« Au fond d’eux-mêmes, les Portugais ne veulent pas croire à cette histoire, relève Rui França. Sans doute un peu plus ici. Quand ils rencontraient des périodes difficiles en sélection, Ronaldo était critiqué sur le continent, mais jamais à Madère. »
Le clan Ronaldo à la rescousse
Alors, en attendant les suites pénales de l’affaire Mayorga, la vie continue à Funchal où les touristes enchaînent toujours les selfies devant la statue représentant un Cristiano Ronaldo tout en muscles contractés dans son iconique célébration post-but.
Le musée CR7 est juste en face, au rez-de-chaussée de l’hôtel de luxe du même nom et dont la ligne brute et massive témoigne d’un modernisme échappé des années 1970. A l’intérieur, l’établissement témoigne surtout du goût du joueur pour l’accumulation de trophées.

   


Jorge, venu de Porto pour une semaine de vacances, écrit un mot de circonstance sur le livre d’or : « Courage champion, tu es plus fort que toutes ces polémiques, tu resteras un vainqueur. » Lui n’a pas encore changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux.
Le 8 octobre, Katia Aveiro, chanteuse et surtout « sœur de », a lancé un appel sur Instragram. « Je veux voir qui aura le courage d’afficher cette photo sur son profil pendant cette semaine et lancer le mouvement pour lui. Pour le Portugal, pour nous, pour tout le peuple, pour la justice. Il le mérite. » La photo en question est un montage de son frère en Superman.
« Sa famille forme un vrai clan ici, affirme Rui França. Lui est toujours venu en aide à ses sœurs et son frère lorsque celui-ci avait des problèmes de drogue. Et dès qu’on s’attaque à Cristiano, la famille se mobilise très vite pour défendre le petit dernier. »
Hugo, l’aîné et toxicomane repenti, est le dernier du clan à avoir ses habitudes à Santo Antonio, quartier populaire perché sur les hauteurs de Funchal où l’automobiliste doit user de la première pour y grimper. Ce jour-là, Le Monde ne fera que croiser Hugo au volant de sa berline jaune et de marque française.
« Cette histoire nous dépasse »
Peut-être revenait-il du Quinta Falcao, dont il est un client régulier. Ce café tire son nom de la rue qui a vu grandir l’enfant prodige de Madère. Jusqu’à récemment, l’établissement était tenu par son ami d’enfance, Nelson Rebolo, toujours bavard pour raconter les premiers pas de son fameux voisin.
Les clients du jour sont moins prolixes. « Moi, la vie de Ronaldo ne me concerne pas, je sais juste qu’on en fait trop sur cette affaire », souffle Dinis avant d’entamer une partie sur un billard où Ronaldo exercerait encore ses talents lorsqu’il passe en coup de vent dans le quartier.
Entre deux Impérial (l’équivalent du demi de bière au Portugal), Joao préfère de pas en dire plus sur l’accusatrice « pour rester poli », mais précise : « Si elle n’était pas américaine, on n’en parlerait pas autant. »

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A quelques hectomètres de là, les joueurs d’Andorinha débutent leur entraînement. A l’entrée, un portrait d’un Cristiano âgé de 8 ans accueille les visiteurs. Le futur attaquant de la Juventus a marqué ici ses premiers buts dans cette équipe qui avait davantage l’habitude d’en encaisser que d’en marquer.
Mais à l’heure de commenter l’affaire en cours, les mots sont rares. « Je suis désolé, mais le président a donné la consigne de ne rien dire sur le sujet », prévient Ricardo Santos, le coordinateur sportif. Coéquipier de Ronaldo entre 8 et 10 ans, Santos a déjà raconté dans plusieurs interviews ses histoires sur son copain « capable de pleurer quand on ne lui donnait pas le ballon » et toujours couvé du regard par son père, Dinis, décédé en 2005.
« Je peux vous parler de cette époque-là, mais tout ça nous dépasse, souffle le trentenaire avant de remonter dans sa voiture. Vous savez, on est juste un petit club de quartier. »

Le Real dément toute pression
Le Real Madrid, l’ancien club de Cristiano Ronaldo, a annoncé, jeudi 11 octobre, qu’il porte plainte contre le quotidien portugais Correio da Manhã, selon qui une des lignes de défense du footballeur pourrait consister à alléguer des pressions du club madrilène, qui venait de le recruter (le 11 juin 2009), pour justifier avoir passé un accord de confidentialité avec son accusatrice de viol. « Information entièrement fausse », a réagi le Real, ajoutant n’avoir « connaissance d’aucun fait qui se réfère à ce que dit ce journal ». « L’information a été correctement vérifiée », a réagi le directeur du journal.
Par ailleurs, l’un des avocats de Ronaldo, faisant référence à des piratages de données survenus en 2015, a affirmé mercredi - sans le nommer - que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié « certains documents volés, dont une partie importante a été modifiée et/ou complètement fabriquée ». Ces documents contiennent des « déclarations supposées » de Ronaldo qui « sont de pures inventions », a-t-il ajouté. « Nous disposons de centaines de documents provenant de différentes sources. Nous n’avons aucune raison de penser que ces documents ne sont pas authentiques », a réagi Der Spiegel.





                            


                        

                        


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France-Islande : Kylian Mbappé sauve les apparences

L’attaquant parisien a permis aux Bleus d’accrocher un match nul (2-2) dans les derniers instants de la partie face à des Islandais qui ont cru tenir leur exploit.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 23h07
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 09h46
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Les Bleus vont quitter la Bretagne après deux jours d’agréable folie, et un goût doux-amer dans la bouche : celui d’avoir sauvé les apparences. Les champions du monde ont arraché un match nul inespéré face à l’Islande (2-2) en match amical, jeudi 11 octobre, sur la pelouse du stade de Roudourou à Guingamp.
Ils doivent ce miracle à Kylian Mbappé, entré en deuxième mi-temps, qui a inversé une situation bien mal embarquée alors que la France était menée de deux buts à cinq minutes de la fin par des Islandais qui tenaient sereinement leur exploit. Après son quadruplé en treize minutes avec le PSG face à Lyon lors de la dernière journée de Ligue 1, celui qui vient de faire la couverture de l’édition internationale du Time, n’en finit plus sa course effrénée vers les sommets.
Son entrée a été, comme attendue, chaleureusement saluée par le public, mais elle a surtout permis aux Bleus d’éviter la première défaite de leur histoire face à l’Islande. Pressenti pour débuter à la pointe de l’attaque, un poste qu’il a déjà occupé en équipe de France, lors du match amical face à la Russie (3-1), ou contre l’Australie (2-1), lors du premier match de groupes de la Coupe du monde, Kylian Mbappé a finalement commencé le match sur le banc après avoir ressenti une petite douleur à la cuisse la veille à l’entraînement. « Il n’avait pas de bonnes sensations. En discutant avec lui, je n’avais pas envie de prendre de risque et lui non plus », a expliqué Didier Deschamps après la rencontre, en prévision notamment de la prochaine rencontre mardi face à l’Allemagne en Ligue des nations.
« J’apporte juste un plus »
Mais face à la piètre prestation de son équipe, le sélectionneur s’est résolu à faire entrer son atout maître à la 60e minute : le joueur du PSG a été l’origine du but contre son camp du défenseur islandais à la 86e minute, puis il a transformé le penalty de l’égalisation à la 90e minute, alors que les Islandais, très bien organisés, avaient marqué par l’intermédiaire de Bjarnason (30e) et grâce à la tête d’Arnason (58e) sur corner.
« J’apporte juste un plus », a sobrement commenté Mbappé après la rencontre, mettant comme convenu l’accent sur la réaction collective de son équipe qui a su arracher un 14e match d’affilée sans défaite. Les Bleus, eux, savent ce qu’ils doivent à l’attaquant du PSG dont la seule présence a semblé galvaniser les troupes.
La prestation générale sans saveur ni relief est toutefois à relativiser étant donné le peu d’enjeu du match. « Il peut y avoir une chute de tension, on en a eu une, qui peut s’expliquer par différentes raisons, je ne vais pas minimiser ni aggraver les choses », a commenté Didier Deschamps après la rencontre, et qui comptait surtout sur ce match amical et ses six changements autorisés pour faire tourner son effectif.
Florian Thauvin, qui honorait sa première titularisation (en six sélections) avec le maillot de l’équipe de France, n’a pas été à son avantage. Ousmane Dembélé, qui peine encore à s’imposer comme titulaire en club comme en sélection, s’est souvent montré brouillon dans le dernier geste. En défense, Presnel Kimpembe qui suppléait Samuel Umtiti, blessé, a été impliqué sur les deux buts islandais. Le latéral gauche Lucas Digne s’est quant à lui distingué en début de match, avant de peu à peu disparaître… « ils n’étaient pas non plus dans les meilleures conditions par rapport à l’attitude globale de l’équipe. Ça passe par là pour eux et pour d’autres joueurs aussi », a de nouveau relativisé Didier Deschamps.
Public atone
A l’inverse, les entrées combinées de Kylian Mbappé, Tanguy Ndombélé et Dimitri Payet en deuxième mi-temps ont insufflé un souffle nouveau aux Bleus qui ont failli gâcher leur première sortie depuis leur titre de champion du monde en province, à Guingamp, dans un stade de Roudourou plein à craquer, bien que parfois atone devant l’insipide prestation des Français pendant une bonne partie du match : « Je ne vais pas taxer le public d’avoir ronronné, puisqu’on n’a rien fait pour le réveiller. Le public réagit aussi par rapport à ce qu’il se passe. On l’a vu dans le dernier quart d’heure », a déclaré le sélectionneur.
Une Marseillaise et un clapping après le coup d’envoi, l’ambiance est rapidement montée avant d’effectivement redescendre devant le manque de panache des joueurs tricolores. Loin de l’entraînement de la veille, ouvert au public, où 16 400 personnes avaient célébré et communié avec les joueurs pendant plus d’une heure, conscientes que l’opportunité de revoir les champions du monde dans leur stade de Roudourou ne se reproduirait sans doute pas de sitôt.
Mardi 16, l’équipe de France retrouvera l’Allemagne au Stade de France pour le troisième match de Ligue des nations. Avec pour enjeu de conserver la première place de son groupe, mais aussi de se remettre dans le droit chemin après ce match nul inespéré face aux Islandais. Les Bleus ont un statut à assumer.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Après un grand oral du candidat à la reprise du club de football bordelais, le maire et président de la métropole s’était dit « rassuré » par les garanties apportées à la ville.
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Bordeaux Métropole donne son accord à la vente des Girondins

Après un grand oral du candidat à la reprise du club de football bordelais, le maire et président de la métropole s’était dit « rassuré » par les garanties apportées à la ville.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 21h12
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 13h56
   





                        



   


Les Girondins de Bordeaux seront bien vendus. La communauté de communes Bordeaux Métropole, présidée par le maire de la ville, Alain Juppé, a donné, vendredi 12 octobre, son accord au rachat du club de football par le fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GACP).
Cette décision, adoptée à une très large majorité, valide formellement le transfert des obligations du groupe de médias M6 au nouvel actionnaire concernant les garanties liées au loyer annuel du stade Matmut Atlantique (3,7 millions d’euros pour encore vingt-sept ans). La vente elle-même devrait avoir lieu « avant la fin du mois », selon M6. C’est la dernière étape avant la cession définitive.
Alain Juppé, également président du conseil de Bordeaux Métropole, qui s’exprimait jeudi à l’issue d’un « grand oral » du patron du GACP devant les élus, a affirmé que les garanties apportées étaient « de nature à rassurer pleinement la métropole ». « Nous avons senti chez M. DaGrosa une véritable empathie pour Bordeaux et son club », a-t-il ajouté.
Etape indispensable
Ce vote n’est pas une surprise, surtout après le grand oral passé jeudi soir à huis clos par le patron américain de GACP, Joseph DaGrosa. L’audition ne concernait pas la vente en elle-même du club, propriété depuis dix-neuf ans de la chaîne de télévision M6, convaincue depuis la fin de juillet par les intentions, la motivation et le sérieux du futur repreneur GACP.
Elle a fait suite au report du vote des élus métropolitains, initialement prévu le 28 septembre, décidé par le maire et président de Bordeaux Métropole Alain Juppé. « Ce délai n’est pas un acte de défiance, mais un acte de clarification », avait-il alors justifié, sans mettre en doute la solidité financière de GACP, de sa caution Kingstreet ou de son prêteur Fortress.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Dix-neuf personnes ont été mises en examen, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt, dans le cadre de l’opération anticorruption déclenchée la veille par la justice belge.
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Affaire de fraude dans le football belge : des agents de joueurs et un arbitre placés sous mandat d’arrêt

Dix-neuf personnes ont été mises en examen, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt, dans le cadre de l’opération anticorruption déclenchée la veille par la justice belge.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 14h51
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


C’est une véritable tornade qui balaye l’euphorie des derniers mois dans le petit monde du football en Belgique, consécutive à la troisième place de l’équipe des Diables rouges au Mondial russe.
Une opération « Mains propres », lancée par la justice belge, a conduit à la mise en examen de dix-neuf personnes jeudi 11 et vendredi 12 octobre, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt. Parmi ces personnes figurent trois agents de joueurs, un arbitre et un ancien avocat.
Compte tenu de ce contexte, les matchs de la 10e journée de la Pro League (l’équivalent de la Ligue 1 française) qui étaient prévus ce weekend, ont été reportés.
Sur quoi l’enquête porte-telle ?
L’enquête a été ouverte à la fin de 2017. Elle comporte deux volets. Portant sur les pratiques de certains agents de joueur et sur un possible blanchiment d’argent, elle est devenue une vaste opération anticorruption, faisant notamment naître le doute sur le trucage d’au moins deux rencontres décisives pour la relégation à la fin de la saison dernière.
Mercredi, les enquêteurs avaient procédé à une quarantaine de perquisitions en Belgique et dans une série de pays étrangers, dont la France.
Vingt-neuf acteurs du monde du football, dirigeants, entraîneurs ou arbitres avaient été interpellés. Quelque 11 millions d’euros en liquide, bijoux et montres de luxe avaient été saisis et les documents de neuf clubs emportés.
A Bruxelles, tout le monde est persuadé qu’étant donné le rôle clé des intéressés, d’autres personnalités pourraient être rapidement mises en cause.

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Qui a été mis en examen et/ou placé sous mandat d’arrêt ?
Au cœur de l’affaire, on trouve plusieurs agents de joueur, dont Mogi Bayat et Dejan Veljkovic. Le premier, d’origine iranienne, arrivé en France à l’âge de 6 ans, et le second, un Serbe surtout connu en Flandre, avaient été placés sur écoute.
Celles-ci ont apparemment permis d’accumuler des informations sur des constructions financières douteuses. Tous deux ont été placés sous mandat d’arrêt dans la nuit de jeudi à vendredi.
Un autre agent de joueurs, Karim Mejjati a également été mis en examen, jeudi, pour blanchiment d’argent et placé sous mandat d’arrêt, a indiqué son avocat Sven Mary, cité par la RTBF.
Un arbitre, Bart Vertenten, fait par ailleurs partie de la liste des personnes placées sous mandat d’arrêt. Il est soupçonné de contacts avec un agent de joueur et de possible trucage de matchs. Jeudi, un autre arbitre, Sébastien Delferière, avait déjà été mis en examen, mais avait été remis en liberté sous conditions.
Deux dirigeants du FC Malines ont également été placés en détention, ainsi que l’ancien avocat du club d’Anderlecht, Me Laurent Denis. De son côté le Croate Ivan Leko, l’entraîneur du FC Bruges, a été inculpé jeudi de « blanchiment d’argent » avant d’être libéré.
Quels sont les soupçons pesant sur les agents de joueurs ?
Seul, à ce stade, Dejan Veljkovic est impliqué dans les deux volets de l’affaire, les soupçons de blanchiment et les soupçons de match truqués.
Il été mis en examen vendredi matin de participation à une organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption, selon son avocat.
Il est soupçonné d’avoir mis en place des constructions financières, en concertation avec certains clubs, afin de payer des commissions cachées pour ses activités de courtier, et de fournir à des joueurs une rémunération et des avantages non dissimulés, a détaillé le parquet. Les fonds auraient circulé par Chypre, le Monténégro et la Serbie.
Le parquet a précisé que Mogi Bayat est quant à lui soupçonné d’avoir manipulé le transfert de plusieurs joueurs pour maximiser les sommes qu’il touchait, contre l’intérêt des parties pour lesquelles il travaillait.
Il aurait dissimulé ces manipulations aux clubs et aux joueurs concernés, et aurait eu recours à des agents de joueur complices et à des sociétés en France, en Angleterre et au Luxembourg, a rapporté la RTBF.
« Nous soulignons que cela n’a rien à voir avec de la corruption, de la manipulation de matches ou des contacts avec des arbitres. Il ne s’agit que de blanchiment d’argent », ont déclaré les avocats de Mogi Bayat, cités par la RTBF.
L’un d’entre eux, Jean-Philippe Mayence, a par ailleurs dénoncé les conditions de l’audition de son client : « du jamais vu tout au long de ma carrière pénale ».
Qui est Mogi Bayat et quel rôle joue-t-il dans le football belge ?
« Mogi Bayat était le parrain du foot belge », écrivait jeudi le quotidien populaire Het Laatste Nieuws, relayant les interrogations sur les pratiques de l’ancien dirigeant du S.C. Charleroi. Le plus puissant des agents belges, doté d’une fortune estimée à 15 millions d’euros, a réglé la bagatelle de vingt-quatre transferts lors du dernier mercato.
Neveu d’Abbas Bayat, ex-propriétaire du club de Charleroi, il va redresser les finances de celui-ci et se faire une spécialité de recruter de jeunes joueurs français, de leur assurer une certaine notoriété en Wallonie et de les revendre ensuite à des clubs étrangers — français notamment. Cela lui vaut les critiques des supporteurs et des journalistes. Il s’en moque, comme de certaines interdictions de stade ou de ses conflits avec des arbitres.
L’homme se fait de nombreux ennemis, qu’il n’hésite pas à menacer ou à insulter, rapporte Le Soir. Une fois débarqué de Charleroi et devenu agent, en 2010, il tisse des liens avec les plus grands clubs, dont Anderlecht, et parvient même, grâce à son entregent, à vendre joueurs et entraîneurs à ceux qui se méfient de lui
A l’étranger, où il ne perce pas vraiment, il a cependant quelques relations (à Nantes, à Watford, à Udine) qui lui permettent d’arrondir son magot. A Nantes, il a récemment vendu Anthony Limbombe (ex-Bruges) Kara Mbodji (ancien d’Anderlecht) et Kalifa Coulibaly (qui jouait auparavant à Gand). Des opérations célébrées, à chaque fois, sur le compte Twitter de l’intéressé. Depuis quelques jours, le lion à la gueule ouverte qui orne celui-ci est toutefois resté muet…
Si la Fédération belge est, elle aussi, sans voix, Vincent Kompany, le défenseur belge de Manchester City, a, lui, dénoncé le système développé par les agents. « Pas surpris » par l’affaire, l’ancien joueur d’Anderlecht a évoqué « le lien très proche » entre le football et « les pratiques des mondes de la traite des êtres humains, du trafic de drogue et de la prostitution ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ « Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.
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Kylian Mbappé, tête de proue des « leaders de demain » selon l’édition internationale de « Time »

« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 03h20
   





                        



   


Kylian Mbappé, « leader de demain ». Pour son édition internationale publiée jeudi 11 octobre, le prestigieux magazine américain Time a choisi de mettre à la « une » le jeune footballeur français et star du PSG.
« Mbappé est l’avenir du football », estime en titre le journal américain qui revient sur l’ascension fulgurante de l’enfant de Bondy, sacré, à 19 ans seulement, champion du monde cet été en Russie et auteur d’un but en finale face à la Croatie. « Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », constate le Time.

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« Un conte de fées social »
« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun, écrit encore le magazine. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse. Sa vie a débuté dans les quartiers difficiles de banlieues de Paris, où les hautes tours en passe de s’effondrer entourent le centre brillant de la ville. »
Celui qui fêtera ses 20 ans le 20 décembre fait partie des principaux prétendants au prestigieux Ballon d’or qui consacre chaque année le meilleur joueur de football de la planète, décerné le 3 décembre. Il vient d’inscrire un quadruplé avec le Paris SG contre Lyon le 7 octobre en championnat de France.
La couverture du Time tombe à pic, alors que Mbappé devrait être titulaire à la pointe de l’attaque de l’équipe de France jeudi soir contre l’Islande en match amical. Il pourrait en profiter pour grossir ses statistiques : 9 buts pour 24 sélections en bleu.



                            


                        

                        


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Soupçons de fraude dans le football belge : 22 personnes présentées à un juge d’instruction

Une enquête sur des faits présumés « d’organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption privée » dans le championnat de première division a donné lieu à des perquisitions et interpellations mercredi.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 19h55
   





                        



   


Le football belge est dans la tourmente. Une enquête sur des faits présumés « d’organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption privée » dans le cadre du championnat de division 1A a donné lieu à de multiples perquisitions et à vingt-huit interpellations en Belgique, mercredi 10 octobre. Le parquet fédéral a annoncé, jeudi, que quatre personnes ont déjà été inculpées, dont une placée sous mandat d’arrêt, et que dix-huit doivent encore être entendus par le juge d’instruction.
En outre, le juge chargé du dossier a lancé deux mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de deux suspects interpellés à l’étranger, ont précisé les porte-paroles du parquet lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Au moins quatre inculpations ont déjà été prononcées jeudi dans l’un des volets concernant des soupçons de matchs arrangés.
Il y a trois ans, la justice belge avait condamné des agents de joueur, des joueurs, un entraîneur dans une autre affaire pour des faits de matchs faussés et de corruption au cours des saisons 2004-2005 et 2005-2006.
Sur quoi l’enquête porte-t-elle ?
L’enquête a débuté fin 2017. Menée par la justice belge, elle porte sur des soupçons de fraude sur les commissions liées aux transferts ou aux salaires des joueurs, mais aussi sur des matchs truqués au cours de la saison dernière en première division belge.
Selon le parquet fédéral, c’est un rapport de l’unité des fraudes sportives de la police fédérale qui a servi de déclencheur. Il révélait « des indications de transactions financières suspectes » dans le Championnat belge, concernant les commissions sur les transferts mais aussi les salaires versés aux joueurs et entraîneurs.
Les investigations ont ensuite été étendues après « des indications d’influence possible sur les matchs de la saison 2017-2018 », a précisé le parquet. Mercredi après-midi, le président du club de Westerlo (2e division), Herman Wynants, a déclaré qu’il avait signalé dès mars 2017 à l’unité des fraudes sportives des soupçons de match arrangé. En l’occurrence ceux-ci portaient sur un match joué entre Courtrai et Mouscron lors de la dernière journée de la saison de Pro League 2016-2017.
Que s’est-il passé mercredi ?
Une opération policière, coordonnée dans sept pays européens (Belgique, France, Luxembourg, Chypre, Monténégro, Serbie et Macédoine) a donné lieu à 57 perquisitions, avec au total 220 policiers mobilisés.
En Belgique, 44 perquisitions ont été effectuées, visant les domiciles de dirigeants de club, d’agents, d’arbitres, celui d’un ancien avocat, un bureau comptable ou encore des journalistes, a détaillé le parquet.
Des documents, des dossiers et des montres de luxes ont été saisis, ainsi que des bijoux et de l’argent liquide et des boîtes de montres vides pour un total de 8 millions d’euros, selon le parquet belge.
Quatorze perquisitions ont également été menées à l’étranger, notamment en France, au Luxembourg, à Chypre et en Serbie, pour un total saisi de plus de 3,6 millions d’euros.
Qui est visé ?
Les sièges de neuf clubs belges ont été perquisitionnés mercredi : Anderlecht, le Club de Bruges, Genk (actuel leader de la première division belge), Courtrai, Malines, Ostende, Lokeren, La Gantoise et le Standard de Liège.
Au Luxembourg, les locaux d’une société commerciale et des banques ont été ciblés, selon le parquet du Grand-Duché.
Parmi les vingt-huit personnes interpellées figuraient six membres de conseils d’administrations de clubs, quatre agents de joueurs, deux arbitres, deux journalistes, un ancien avocat, un comptable, deux bijoutiers ainsi que des complices potentiels.
Parmi eux on trouvait notamment le Croate Ivan Leko, entraîneur du FC Bruges, ainsi que Herman Van Holsbeeck, ex-manager général d’Anderlecht, le club le plus titré du pays.
A Chypre, la police locale a annoncé qu’un homme de 52 ans, résident étranger, a été interpellé en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par la Belgique, sans plus de détails.
En outre, le juge chargé du dossier a lancé deux mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de deux suspects interpellés à l’étranger, ont précisé les porte-parole du parquet lors d’une conférence de presse à Bruxelles, jeudi.
Y a-t-il des acteurs centraux dans cette affaire ?
Au cœur de l’affaire, on trouve plusieurs agents de joueur, dont Mogi Bayat et Dejan Veljkovic. Le premier, d’origine iranienne, arrivé en France à l’âge de 6 ans. Il est le frère d’un dirigeant du Sporting de Charleroi et il a longtemps été, du temps de l’ancienne direction d’Anderlecht remplacée fin 2017, l’agent « incontournable » de ce club, selon le quotidien Le Soir.
Le second, un Serbe surtout connu en Flandre, avaient été placés sur écoute. Celles-ci ont apparemment permis d’accumuler des informations sur des constructions financières douteuses.
Dejan Veljkovic est soupçonné d’avoir mis en place des constructions financières, en concertation avec certains clubs, afin de payer des commissions cachées pour ses activités de courtier, et de fournir à des joueurs une rémunération et des avantages non dissimulés, a détaillé le parquet, selon la RTBF. Les fonds auraient circulé par Chypre, le Monténégro et la Serbie.
Le parquet a également précisé que Mogi Bayat est soupçonné d’avoir manipulé le transfert de plusieurs joueurs pour maximiser les sommes qu’il touchait, contre l’intérêt des parties pour lesquelles il travaillait. Il aurait dissimulé ces manipulations aux clubs et aux joueurs concernés, et aurait eu recours à des agents de joueur complices et à des sociétés en France, en Angleterre et au Luxembourg, rapporte la RTBF.



                            


                        

                        

