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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Un syndic de copropriété doit répondre des dommages imminents qui peuvent survenir et agir de son propre chef quand ceux-ci empêchent la convocation préalable de l’assemblée générale, rappelle, dans sa chronique, Rafaële Rivais, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Rafaële Rivais  Publié aujourd’hui à 16h51, mis à jour à 16h51   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Explosion dans un immeuble à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 23 juillet 2015. Capture d'écran Youtube             Chronique SOS conso. Le syndic est « chargé d’administrer l’immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien », en vertu de la loi sur la copropriété du 10 juillet 1965. En temps normal, il ne peut pas engager de grosses réparations sans l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires. Mais en cas d’urgence, il doit « faire procéder, de sa propre initiative, à l’exécution de tous travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble », énonce l’article 18 de cette loi.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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Cinq mois après son élection, le 27 avril, à l’issue d’une bataille contre son prédécesseur, Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau a impulsé une rupture radicale avec le passé de sa centrale, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ». 4 min de lecture                    analyse     Isabelle Regnier    Article réservé à nos abonnésL’architecture revient aux fondamentaux Analyse. Habiter, ce n’est pas seulement mettre un toit sur sa tête. C’est nouer une relation avec un lieu. Encore faut-il que le lieu en question ait été conçu pour être habitable, rappelle Isabelle Regnier, journaliste au « Monde ». 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Trotinettes, voitures, scooters... le grand bazar de la mobilité partagée à Paris

Après les déboires de Vélib’, d’Autolib’, le secteur attire de nouveaux acteurs, qui privilégient le « free-floating ». Y aura-t-il de la place pour tout le monde ?



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h09
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            
Autolib’ débranchées, Vélib’ immobilisés… En 2018, « l’ancien monde » de la mobilité partagée à la parisienne s’en est allé. Il n’était pourtant pas si vieux, ce monde. Le service Autolib’, suspendu le 31 juillet, datait de la fin 2011. Le Vélib’ de l’opérateur JCDecaux (remplacé depuis par Smovengo) avait, lui, investi les rues de la capitale en 2007. Certes, les deux systèmes n’ont pas connu le même sort. Les voitures grises de Bolloré ont été remisées dans une casse du Loir-et-Cher. Tandis que les vélos bleus et verts de Smovengo, certes convalescents, sont censés fonctionner pleinement début 2019, promet l’opérateur.
Il n’empêche que ces épisodes ont frappé les esprits. Pas seulement politiquement. Et bien au-delà du périphérique parisien. La « mobilité partagée », qui est censée prendre le relais, à plus ou moins long terme, de nos voitures individuelles polluantes, en a pris un coup. Or l’espace public dévolu à la voiture individuelle, justement, se réduit peu à peu, à Paris comme dans la plupart des villes occidentales.
« Depuis qu’on a retiré le couvercle Bolloré, nous recevons la visite de nombreux opérateurs potentiels »
Les déflagrations de 2018 ont ouvert une brèche. Le véhicule gris souris, stationné à une borne, est mort ; vive les objets roulants libres d’accès, accessibles d’un coup de pouce sur le smartphone, et de toutes les couleurs. Belle disruption. S’il ne fallait qu’un indice de cette modernité triomphante, presque tous les nouveaux services ont été affublés de noms à consonance anglaise. « Depuis qu’on a retiré le couvercle Bolloré, nous recevons la visite de nombreux opérateurs potentiels », résume Jean-Louis Missika, adjoint (divers gauche) à l’urbanisme de la maire de Paris.
Les acteurs internationaux de l’autopartage, qui organisent leur congrès les 16 et 17 octobre à Paris, ne manqueront pas d’observer la bouillonnante marmite parisienne. La concurrence est vive. Moov’in, marque créée par le constructeur Renault...




                        

                        


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En Chine, la mobilité partagée entre déjà en zone de consolidation

Deux ans après l’émergence des vélos partagés, une vingtaine d’entreprises ont fait faillite. Et des milliers de vélos s’entassent dans des décharges.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h15
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Les promesses des vélos partagés ont fait long feu en Chine. Il y a deux ans, quand les premières bicyclettes orange ou jaunes commençaient à peupler les trottoirs de Shanghaï et de Pékin, Mobike et Ofo, pionniers et aujourd’hui leaders du secteur, promettaient de remettre les Chinois au vélo pour une mobilité plus verte. Deux ans plus tard, quelques dizaines d’acteurs ont tenté leur chance, ajoutant des vélos de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel au paysage urbain chinois. Mais force est de constater que les promesses écologiques n’ont pas été tenues. Des milliers de vélos ont fini dans des décharges, saisis par les municipalités parce qu’ils encombraient les trottoirs, ou simplement parce que les entreprises qui les détenaient ont fait faillite – une vingtaine en tout, selon une étude du cabinet de conseil chinois Analysys International publiée début septembre.
Aujourd’hui, le secteur doit encore démontrer sa viabilité économique. Si plusieurs dizaines de start-up ont suivi Ofo et Mobike, c’est parce que le modèle était attirant : en plus de l’argent des investisseurs, les plates-formes de location de vélos pouvaient compter sur les quelques centaines de yuans de caution des utilisateurs pour se développer. Pour l’instant, seul Mobike, avec ses vélos orange et argent, a validé son ticket. Cet été, l’entreprise, soutenue par Tencent, l’un des leaders de l’Internet chinois, a été rachetée par Meituan, pour environ 2,7 milliards de dollars.
Meituan, qui compte également Tencent parmi ses investisseurs, est une plate-forme de services dont les activités vont de la livraison de repas aux voitures avec chauffeur, en passant par le paiement en ligne. L’entreprise cherchait à se diversifier avant son entrée en Bourse, effective le 20 septembre, qui l’a valorisée à plus de 50 milliards de dollars. L’occasion d’une clarification pour Mobike, forcée à la transparence en raison de cette introduction en Bourse : l’entreprise a déclaré 48,1 millions d’utilisateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Face aux problèmes dans l’espace public, de plus en plus de municipalités américaines choisissent de réguler ces plates-formes.
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San Francisco congédie les pionniers de la trottinette électrique

Face aux problèmes dans l’espace public, de plus en plus de municipalités américaines choisissent de réguler ces plates-formes.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h05
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Dans les rues de San Francisco, les trottinettes électriques en libre-service sont de retour. Lundi 15 octobre, quatre mois après leur interdiction, plus d’un millier d’engins devaient être déployés par deux petites start-up sélectionnées par la municipalité. Les grands acteurs du secteur, qui sont presque tous basés dans la ville, n’ont en revanche pas été conviés.
Prises de cours en début d’année par l’arrivée non autorisée de ces trottinettes, les municipalités ont rapidement réagi. Et opté pour une fermeté qui contraste avec le relatif laxisme qui avait accompagné le rapide développement d’Uber au début de la décennie. Début juin, une proposition de loi a ainsi été adoptée pour refermer la brèche réglementaire dans laquelle les plates-formes de location s’étaient engouffrées.

« Nous sommes pour l’innovation et voulons offrir davantage d’options de transport aux habitants de San Francisco, mais nous devons le faire de manière prudente », justifie un porte-parole de l’agence chargée des transports. En juin, celle-ci a lancé un appel à candidatures pour participer à un programme pilote d’un an. Douze entreprises, dont Uber et son grand rival, Lyft, ont postulé.
« Cela leur servira de leçon »
Fin août, l’agence a pourtant décidé de n’attribuer que deux des cinq autorisations en jeu, tout en réglant ses comptes. Exit Bird, Lime et Spin, qui avaient débarqué en mars sans consulter les élus locaux. Exit aussi Uber et Lyft, et leur lourd passif. Officiellement, le choix ne s’est effectué que sur des critères objectifs. Mais des points de pénalité ont aussi été attribués en fonction des actions passées. « Cela leur servira de leçon », reconnaît d’ailleurs un élu. Uber, Lime et Spin ont fait appel.
Les deux permis ont été attribués à Scoot et Skip, des acteurs au casier vierge
Les deux permis ont été attribués à Scoot et Skip, des acteurs au casier vierge. Le premier a déjà collaboré avec la mairie pour installer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pendant des décennies, le cœur de Tokyo a vibré au rythme du gigantesque marché de Tsukiji à Tokyo mais le 6 octobre, toutes ses activités ont été transférées sur le lieu dit Toyosu, plus moderne mais moins pittoresque.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Capacités d’adaptation, ouverture internationale, motivation… Les exigences des DRH à l’égard des jeunes manageurs ne cessent de croître.
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Les attentes des recruteurs face aux diplômés d’écoles de commerce

Capacités d’adaptation, ouverture internationale, motivation… Les exigences des DRH à l’égard des jeunes manageurs ne cessent de croître.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 13h45
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



   


Des manageurs de choc ? Des diplômés férus de nouvelles technologies ? Quels profils les recruteurs recherchent-ils à la sortie des écoles de commerce ? Quelles compétences privilégient-ils ? Leurs attentes convergent sur de nombreux points. Sur la maîtrise des savoirs fondamentaux (finance, marketing, comptabilité…), les entreprises sont satisfaites : la formation dispensée correspond à leurs besoins.

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                Que font les écoles de commerce pour l’égalité salariale de leurs diplômées ?



Les liens étroits qu’entretiennent les écoles avec le monde du travail y contribuent fortement. « Mais nous devons veiller à maintenir le niveau d’excellence de nos enseignements et à développer de nouvelles compétences », souligne Raphaëlle Gautier, directrice du pôle carrières et partenariats à HEC.
Des diplômés « agiles »
Entre deux candidats, la différence se fait donc ailleurs : sur la personnalité. Aptitude à communiquer, empathie, leadership… « La plupart des recruteurs mettent l’accent sur l’enthousiasme, le charisme, “les yeux qui pétillent”, la motivation, observe Marielle Lassarat, responsable du parcours carrière à EM Normandie. Ils souhaitent des candidats curieux et ouverts d’esprit. » Outre les compétences, les recruteurs attendent un certain « savoir-être ».
Attention aussi à la cohérence du parcours. « Avoir suivi une option banque-finance en troisième année ou avoir effectué un stage dans une banque peut montrer que l’on s’intéresse à nos métiers. C’est un atout, même s’il ne s’agit pas du seul critère », souligne Nadia Guermazi-Renucci, responsable recrutement, mobilité et formation France de BNP Paribas. Une spécialisation métier, avec un mastère ou un MSc par exemple, peut également aider.
« Ils doivent être prêts en permanence à changer de service ou de périmètre, à négocier de manière flexible, quitte à subir des frustrations », affirme Sylvia Di Pasquale, rédactrice en chef de Cadremploi
Rien que de très classique, donc… Ces attentes s’expriment depuis des années. Le discours des recruteurs serait-il immuable ? Un mot, pourtant, revient désormais en boucle chez les DRH : adaptabilité. « Plutôt que de purs spécialistes de nos métiers, nous recherchons des diplômés avec une forte capacité d’adaptation, poursuit Nadia Guermazi-Renucci. Nos futurs manageurs vont évoluer dans un monde en profonde mutation. Ils devront faire face à des situations inédites, s’ajuster à de nouvelles formes de travail et d’organisation. Il leur faudra raisonner juste, prendre les bonnes décisions, accompagner leurs collaborateurs et donner du sens à leurs actions. »
Avoir voyagé
Avantage, par conséquent, aux diplômés « agiles ». « Ils doivent être prêts en permanence à changer de service ou de périmètre, à négocier de manière flexible, quitte à subir des frustrations… Il leur faut de la bienveillance, de l’esprit de partage. Plus que des manageurs, ils doivent être des coachs pour leurs équipes », ajoute Sylvia Di Pasquale, rédactrice en chef de Cadremploi. « Autrefois, on recrutait des gens qui avaient beaucoup appris. Aujourd’hui, on recherche des jeunes qui ont appris à apprendre », note pour sa part Laurent Choain, DRH du groupe Mazars.

        Analyse :
         

          Les nouvelles exigences de la génération Y



Autre impératif toujours plus répandu : l’ouverture internationale – même si l’on n’envisage pas de travailler à l’étranger. Parce que les marchés se globalisent. Mais aussi parce qu’un séjour à l’étranger, au-delà de l’acquisition des langues, permet de mûrir. « L’expérience internationale durant les études est un gage de capacité d’adaptation et d’ouverture d’esprit », souligne-t-on chez BNP Paribas. « Les DRH adorent les diplômés qui ont bourlingué, effectué des stages à l’étranger, multiplié les expériences exotiques », confirme Sylvia Di Pasquale.
Les DRH cherchent des manageurs capables de piloter la transformation numérique et d’intégrer les nouvelles stratégies liées à Internet
Ce n’est pas tout. Recruteurs et entreprises épousent forcément les évolutions de la société et cela se traduit par de nouvelles attentes sur trois points. D’abord, le numérique : « Les candidats doivent démontrer leurs capacités relationnelles avec les moyens d’aujourd’hui. Par exemple, avoir plus de 500 contacts sur Linked­In », estime Laurent Choain. Même constat pour Marielle Lassarat : « Les employeurs recherchent des jeunes “connectés”, capables de jongler avec les nouveaux outils, et notamment de travailler en équipe à distance. »
Dans cette nouvelle ère du Web et des datas, tout le monde est à l’affût de manageurs pour piloter la transformation numérique et intégrer les nouvelles stratégies liées à Internet. Autre thématique montante chez les DRH, la « responsabilité sociétale » (éthique, environnement, développement durable…). Une exigence croissante d’ailleurs partagée par les étudiants eux-mêmes. « Aux yeux des entreprises, l’école et ses diplômés doivent avoir un impact positif sur leur environnement », note Raphaëlle Gautier d’HEC.
Enfin, et cela peut paraître paradoxal, les recruteurs s’intéressent de plus en plus à l’entrepreneuriat. « Ils apprécient l’état d’esprit lié à la création de start-up. Ils souhaitent accueillir des “intrapreneurs”, qui sauront prendre des risques, observe Raphaëlle Gautier. Et ils ont envie de mieux comprendre ce nouvel écosystème – voire de l’intégrer à leurs activités. » L’Oréal a ainsi créé une chaire sur l’entrepreneuriat à HEC ; BNP Paribas ouvre des espaces de collaboration avec des jeunes pousses…
Car si les exigences des recruteurs sont orientées à la hausse, celles de leurs futures recrues ne le sont pas moins.

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt coachs pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le choix est laissé au salarié de se faire verser sa prime de participation en complément de son prochain salaire ou d’épargner celle-ci explique au « Monde » Benjamin Sanson, consultant retraite et épargne salariale chez Mercer France.
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Participation : « La mise en perspective de vos projets s’impose avant de prendre votre décision »

Le choix est laissé au salarié de se faire verser sa prime de participation en complément de son prochain salaire ou d’épargner celle-ci explique au « Monde » Benjamin Sanson, consultant retraite et épargne salariale chez Mercer France.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 06h15
    |

Benjamin Sanson (Consultant retraite et épargne salariale, Mercer France)







                        



   


Question à un expert
Participation : est-il plus avantageux de toucher sa prime ou de la bloquer ?
Si votre entreprise a mis en place un dispositif de participation aux bénéfices, vous disposez chaque année, sous réserve que la formule de calcul permette de dégager un montant à verser, de la faculté de récupérer la prime immédiatement. En effet, au moment du versement par l’entreprise, le choix sera laissé à chaque salarié de se faire verser sa prime en complément de son prochain salaire ou de transférer celle-ci vers un ou plusieurs plans d’épargne en place au sein de son entreprise.
Le choix est simple si votre objectif est d’anticiper votre départ à la retraite : le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) est la solution. En revanche, si vous avez des projets à plus court terme, c’est plus complexe. En effet le législateur ayant décidé de récompenser les épargnants en accordant des exonérations, d’impôt sur le revenu notamment, en échange de délais de blocage, le rachat entraîne une imposition pouvant être perçue comme « confiscatoire ».

        Lire aussi :
         

                L’épargne salariale, cette méconnue



La mise en perspective du choix et de l’échéance de vos projets s’impose donc avant de prendre votre décision. Ainsi, le PEE (plan d’épargne entreprise) est plutôt adapté à des projets à horizon cinq-dix ans, avec l’objectif de bénéficier d’un dispositif à la proposition financière plus diversifiée et d’une tarification plus attractive qu’une épargne individuelle. Il convient aussi de bien étudier les cas de sortie anticipée proposés pour savoir s’il est possible d’effectuer un retrait immédiat de son épargne avec exonérations fiscales et sociales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Elisabeth Borne se déporte du dossier du CDG Express pour éviter tout conflit d’intérêt

Ayant été patronne de la RATP, société candidate à l’exploitation de cette future ligne, la ministre des transports a décidé de transmettre ce dossier à François de Rugy.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 19h46
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 07h33
   





                        



   


La ministre des transports Elisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP, s’est déportée samedi 13 octobre de l’attribution du marché de l’exploitation du CDG Express, la ligne rapide devant relier Paris à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, afin d’« éviter toute suspicion possible de conflit d’intérêts ».
Un décret paru ce samedi au Journal Officiel précise que l’attribution de ce contrat sera désormais confiée au ministre de la transition écologique, François de Rugy, qui assure la tutelle sur les transports.
« Cette décision a été prise afin de prévenir toute suspicion possible de conflit d’intérêts, compte tenu des responsabilités précédemment exercées par Elisabeth Borne à la tête de la RATP, qui est membre d’un groupement candidat à l’attribution de ce contrat », a-t-on expliqué dans l’entourage de la ministre.
Le Charles-de-Gaulle Express, ou CDG Express, doit relier à l’horizon 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, durera 20 minutes et coûtera 24 euros.
Autre dossier : l’A79, dans l’Allier
La ministre fait aussi face à des accusations de conflit d’intérêt dans un autre dossier, celui d’un tronçon de la future autoroute A79 dans l’Allier, en raison de ses anciennes fonctions au sein du groupe de BTP Eiffage, candidat à ce marché. Au moins un concurrent a demandé si des dispositions particulières seraient prises pour éviter le conflit d’intérêt. Il lui a été répondu, affirme-t-il, que les travaux de la commission, conformément aux habitudes, ne seraient pas rendus publics et que la ministre exercerait normalement ses attributions.
L’A79, qui doit prendre la place de la N79 dans la partie traversant le département de l’Allier, représentera un tronçon concédé à péage de 92 kilomètres. La décision d’attribution sur ce dossier doit intervenir avant la fin de l’année et met en concurrence la plupart des gros groupes du BTP : Bouygues, Eiffage, NGE, SPIE et Vinci.

        Lire aussi :
         

                La ministre des transports, Elisabeth Borne, face à des accusations de conflit d’intérêts






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.
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Brexit : dernier tunnel de négociations avant un accord… ou pas

Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Les négociateurs du Brexit sont entrés ces derniers jours dans un « tunnel » de négociations, pour reprendre l’expression des porte-parole de la Commission européenne, dont ils ne devraient sortir qu’en début de semaine prochaine, juste avant un sommet européen décisif sur le divorce d’avec le Royaume-Uni, les 17 et 18 octobre. Verront-ils la lumière au bout ?
L’optimisme était plutôt de mise à Bruxelles, vendredi 12 octobre au soir, mais les diplomates préfèrent éviter les paris. La discussion se concentre sur la question irlandaise, que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, a jugée « ultra difficile » dans une interview au Monde.

        Lire aussi :
         

                Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE



Un agenda millimétré
L’équipe de Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, est à pied d’œuvre depuis la fin du congrès des Tories, au début d’octobre, pour finaliser avec les Britanniques à la fois l’accord de divorce proprement dit (reste à payer au budget de l’Union, sort des expatriés, question de la frontière irlandaise) et une déclaration politique portant sur la relation future entre les Vingt-Sept et Londres.
Ces dernières heures, les discussions se sont encore intensifiées. Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont été informés de leur avancée vendredi soir à Bruxelles et au Luxembourg (en vidéoconférence) par l’adjointe de M. Barnier, Sabine Weyand. Elle n’est pas entrée dans le détail, par souci d’éviter les fuites risquant de faire dérailler la discussion. Les négociations entre les techniciens de M. Barnier et leurs homologues britanniques doivent se poursuivre tout ce week-end afin d’aboutir à des textes communs dimanche soir.
L’hypothèse d’un accord
Dans le meilleur des scénarii, ces textes seront soumis au gouvernement de Theresa May lundi matin. Si ce dernier l’avalise, Michel Barnier pourrait annoncer la nouvelle d’un compromis lors d’une conférence de presse commune, lundi après midi, en compagnie de Dominic Raab, son homologue britannique, probablement au Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles.
Dans la foulée, les conseillers des vingt-sept dirigeants examineront à leur tour, et à la loupe, l’accord de divorce et la déclaration politique sur la relation future. Le lendemain, ce sera aux ministres des affaires européennes, réunis à Luxembourg, de s’emparer de ces compromis. Puis, mercredi soir, ils seront soumis aux dirigeants pour approbation finale.
Ces derniers pourraient ne s’entendre que sur une partie de l’accord — le divorce, mais pas la relation future. Ou juste sur la question irlandaise, mais pas sur celles des appellations géographiques ou de la gouvernance de l’accord de divorce, deux autres points de désaccord persistants. Auquel cas un nouveau sommet européen « spécial Brexit » devrait être convoqué à la mi-novembre, pour clore définitivement tous les différends.
Le « no deal » n’est pas complètement exclu
« Ceux qui mettent tous leurs pions sur l’hypothèse d’un désaccord se trompent : il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », déclarait M. Juncker dans Le Monde vendredi. Les milieux bruxellois étaient plutôt optimistes ces derniers jours, mais les difficultés répétées de Theresa May à convaincre son gouvernement, à rassembler à la fois les « Brexiters » et les unionistes du petit parti nord-irlandais, qui soutiennent son gouvernement au Parlement, les ont rendus très prudents.
Si à l’issue de ce week-end marathon, l’équipe Barnier n’arrive pas à stabiliser un texte commun avec les Britanniques sur la question irlandaise ou si, lundi, il n’est pas validé par le gouvernement May, la réunion des conseillers gouvernementaux des vingt-sept, lundi après-midi, pourrait être annulée. Peut-être aussi la conférence de presse de M. Barnier. Auquel cas les Européens pourraient commencer à communiquer sur un « no deal », histoire d’exercer une ultime pression sur Londres, dans l’espoir d’une dernière concession décisive avant le sommet de mercredi soir.

   


La quadrature du cercle irlandaise
Les Britanniques butent depuis des mois sur la question de la frontière irlandaise, entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Comment éviter sa réapparition après le divorce (ils s’y sont engagés), alors qu’elle est théoriquement inévitable si le Royaume-Uni quitte à la fois le marché intérieur et l’Union douanière — comme le souhaitent les Brexiters ?
En décembre dernier, Michel Barnier a proposé un « backstop », une « clause de sauvegarde » pour empêcher le retour d’une frontière physique entre Irlande et Irlande du Nord, quelle que soit la relation future entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept. Le but est de préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trente ans de conflit armé entre unionistes et nationalistes en Irlande du Nord.
Selon le « backstop » des Européens, l’Irlande du Nord resterait, après le Brexit, dans le marché intérieur pour les biens et l’agriculture, conservant l’alignement réglementaire avec l’Union. Les contrôles douaniers devenus nécessaires pourraient alors s’effectuer, non en Irlande mais en mer d’Irlande ou dans les ports britanniques, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Londres, depuis le début, considère cette solution comme une violation insupportable de son intégrité territoriale.

        Lire aussi :
         

                Brexit : qu’est-ce que le « backstop » proposé par l’UE pour résoudre la question irlandaise ?



Un compromis sémantique ?
Pour contourner le problème, Mme May avait proposé dans son « plan de Chequers », au début de juillet, que l’ensemble du Royaume-Uni reste dans « un arrangement douanier temporaire » avec l’Union. Cette option a été définitivement repoussée lors du sommet de Salzbourg par les Vingt-Sept, qui insistent sur un backstop garanti dans le temps. Mais Michel Barnier tente depuis quelques semaines une stratégie de « dédramatisation » : les contrôles pourraient être minimaux, les déclarations fiscales réalisées en ligne, le chargement des camions vérifié à l’aide de codes-barres, etc.
Cette stratégie de la « dédramatisation » fonctionnera-t-elle ? Les négociateurs cherchaient surtout le moyen, ces derniers temps, d’accommoder sémantiquement le souci britannique d’une solution « temporaire » avec l’insistance européenne d’un backstop « durable »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Sears pourrait se placer sous la protection de la loi sur les faillites ce week-end.
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Après Toys’R’Us, un autre géant de la distribution s’effondre aux Etats-Unis

Sears pourrait se placer sous la protection de la loi sur les faillites ce week-end.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Les anciens se souviennent de l’immeuble de la Pan Am à New York, compagnie aérienne disparue en 1991. A Chicago, on admirait un gratte-ciel achevé en 1973 et qui fut du haut de ses 527 mètres le plus élevé de la planète pendant un quart de siècle : la Sears Tower. Gloire révolue : la Sears Tower a été débaptisée lors du changement de propriétaire en 2009. Surtout, la chaîne de distribution américaine court droit à la faillite. Elle doit verser lundi 15 octobre 134 millions de dollars (115 millions d’euros) à ses créanciers, somme dont elle ne dispose pas.

Les négociations se poursuivaient vendredi, mais selon le Wall Street Journal, l’entreprise était sur le point de se mettre d’accord avec ses créanciers pour se placer dimanche sous la protection de la loi sur les faillites. Le plan envisagé implique la fermeture immédiate de 150 magasins et le maintien en vie de quelque 300 points de vente. Les banques créancières, dont Bank of America, Wells Fargo et Citigroup, ouvriraient à cet effet une ligne de crédit d’urgence de 500 millions de dollars. Le sort de 250 autres magasins n’était pas scellé. Les actifs comme Kenmore (électroménager) et Sears Auto Center (services automobiles) seraient vendus immédiatement.
Ce plan est visiblement un peu moins dur que celui exigé pendant la semaine par les banques. Elles envisageaient de prêter des fonds uniquement pour passer les fêtes de Thanksgiving et de Noël et ainsi permettre la liquidation ordonnée des stocks et des magasins pour limiter les pertes.
Sears n’est pas rentable depuis sept ans
Sears n’est pas rentable depuis sept ans. Sans cesse, elle a été renflouée par son PDG et actionnaire, Eddie Lampert, par l’intermédiaire de son hedge fund ESL Investments, qui ne voulait pas payer les 134 millions de dollars. M. Lampert, qui est le premier créancier de son entreprise, avait proposé cet été une restructuration de la dette hors tribunaux et de racheter pour 400 millions d’euros...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le cours du cobalt a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis le mois de juin. Les spéculateurs cherchent donc un nouveau filon, le nickel.
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Matières premières : Les bleus du cobalt

Le cours du cobalt a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis le mois de juin. Les spéculateurs cherchent donc un nouveau filon, le nickel.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Une chute de tension brutale. Le cours du cobalt a fait un saut dans le vide depuis juin. Il a perdu près d’un tiers de sa valeur. Sous le choc violent, les bleus du cobalt… Un retour sur terre, après, il est vrai, une ascension stratosphérique. Electrisé par la spéculation depuis 2016, il ne cessait de monter vers les cieux azurés. Dans le nuancier des métaux, les investisseurs n’avaient d’yeux que pour le métal bleu. Au point de lui faire tutoyer la barre des 100 000 dollars (86 400 euros) la tonne à la Bourse de Londres, fin mars. Le cobalt des records.
Pourtant, la voiture électrique était la star des stands du Mondial de l’automobile, qui ferme ses portes dimanche 14 octobre, à Paris. La marque américaine emblématique Tesla et la pionnière française Zoé de Renault ne sont plus seules en piste. Tous les constructeurs suivent peu ou prou leurs traces. Mais le consommateur ne crie pas encore « c’est les watts que je préfère ! » En cause : le prix des batteries. Le « zéro émission » égale des zéros en plus sur le chèque.
Le cobalt pèse lourd dans l’addition. Il en faut près de 15 kilos sous le capot à comparer aux 6 grammes nécessaires dans un smartphone. Les spéculateurs ont sorti la calculette et mettent en perspective les plans sur la comète électrique et la rareté du métal. L’opération a fait exploser les compteurs de la Bourse. Mais Elon Musk, fidèle à ses visions iconoclastes, s’est dit prêt à relever le pari d’une batterie « sans cobalt ». Et dans les laboratoires, les ingénieurs travaillent d’arrache-pied à imaginer des stockages d’électricité moins chers, allégeant les doses des matériaux les plus onéreux, comme le cobalt et le lithium.
A la recherche d’un nouveau filon
En parallèle, les groupes miniers, avides de croquer ces belles marges, ont mis les bouchées doubles. A l’exemple du suisse Glencore dont la production de cobalt a progressé d’un tiers au premier semestre et qui table sur un doublement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.
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Italie : Les provocations calculées de M. Borghi, partisan d’un retour à la lire

L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h21
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            
Sur la page d’accueil du compte Twitter de Claudio Borghi, un bandeau sans équivoque annonce la couleur. La photographie de cet économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, apparaît en médaillon sur un billet de 10 000 lires. Au moins, on ne pourra pas l’accuser d’avancer masqué.

Infatigable contempteur de la monnaie unique, M. Borghi ne cesse d’affirmer sa volonté de revenir à « la Communauté européenne d’avant Maastricht ». Avec le sénateur Alberto Bagnai, lui aussi économiste issu de la Ligue, il est le plus connu des théoriciens italiens du retour à la lire. C’est à la suite d’une de ses déclarations dans laquelle il affirmait qu’« avec notre propre monnaie nous résoudrions beaucoup de problèmes », le 2 octobre, que le « spread » (le différentiel entre le taux des obligations italiennes et allemandes à dix ans) a dépassé les 300 points, seuil au-dessous duquel il n’est pas durablement redescendu depuis.
« Basta euro »
Lâchées à intervalles réguliers, les provocations calculées de ce très influent parlementaire sont de nature à faire naître de sérieux doutes sur la sincérité de la conversion européenne de la Ligue. Depuis la prise de pouvoir de Matteo Salvini, fin 2013, le parti n’a eu de cesse d’affirmer que l’Italie sortirait au plus vite de l’euro s’il arrivait aux affaires.
Certes, en mai dernier, le gigantesque « basta euro » inscrit sur le mur d’enceinte du siège historique de la Ligue, à Milan, a été recouvert à la va-vite de peinture blanche quelques heures avant l’entrée en fonctions du gouvernement de Giuseppe Conte. Mais, hormis ce ravalement de façade, les preuves de revirement sont bien minces.
Face aux « faucons » de la lutte contre l’euro, dont M. Borghi est aujourd’hui le membre le plus exposé, l’actuel ministre italien des affaires européennes, Paolo Savona, passerait presque pour une « colombe » proeuropéenne. Pourtant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une ville qui se vide de ses libraires, l’ouverture d’un point de vente indépendant est un petit événement.
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A Paris, une librairie défie le déclin du livre

Dans une ville qui se vide de ses libraires, l’ouverture d’un point de vente indépendant est un petit événement.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h42
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Anne-Laure Vial et Delphine Bouétard rongent leur frein. Des milliers de livres, soigneusement choisis, ont déjà été livrés dans leur future librairie du boulevard Poissonnière, dans le 2e arrondissement de Paris. Certains ont même été placés en rayon. Des bandes dessinées, le dernier Elena Ferrante. Mais pour les vendre, les deux femmes doivent encore patienter, le temps que toutes les tables arrivent et que les peintures sèchent. Mme Vial slalome entre les cartons : « Ici, devant le grand escalier qui descend au sous-sol, il y aura un bar, il faut juste sortir le matériel des caisses. » Dans quinze jours, les premiers clients pourront entrer, promis. Pas question de rater les achats de Noël.
C’est un événement rare : à Paris, une vaste librairie s’apprête à ouvrir ses portes, sous le nom tout simple d’« Ici ». Un point de vente indépendant, sans lien avec une chaîne comme la Fnac. Environ 500 mètres carrés, en bas d’un bel immeuble de la fin du XVIIIe siècle. Cela en fera « la plus grande librairie indépendante ouverte d’emblée avec une telle surface dans la capitale », selon le magazine professionnel Livres hebdo.
Au fil des décennies, cet emplacement a accueilli un marchand de soieries, un magasin de jouets, un bar, des salles de cinéma, avant d’être découpé en deux boîtes de nuit, le Pulp et le Scorp, puis transformé en boutique d’habillement pour enfants. Orchestra, le dernier occupant, a plié bagage en 2017. « Cette fois, une librairie va donc remplacer un magasin de vêtements, et non l’inverse comme c’est fréquent », remarque Mme Bouétard dans un sourire. Bonne nouvelle au métro Bonne-Nouvelle !
Paris a perdu 350 librairies depuis 2000
Cette création annonce-t-elle pour autant la fin du déclin pour les librairies parisiennes, l’amorce d’une reconquête ? Rien n’est moins sûr. Depuis 2000, Paris a perdu 350 librairies, soit une sur trois, selon les pointages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Un appel d’offres, qui sera finalisé au printemps 2019, a été lancé pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud », l’informatique dématérialisée.
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Amazon et Microsoft bien placés pour remporter le mégacontrat du Pentagone

Un appel d’offres, qui sera finalisé au printemps 2019, a été lancé pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud », l’informatique dématérialisée.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h55
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Rarement un appel d’offres du Pentagone n’aura créé une telle polémique. Avec plusieurs mois de retard, une première étape vient d’être franchie, vendredi 12 octobre. En jeu : un contrat pouvant atteindre 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros) sur dix ans pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud computing », l’informatique dématérialisée. Amazon et Microsoft semblent les mieux placés pour emporter la mise.
Pour Rick Holgate, analyste au sein du cabinet Gartner, les deux groupes de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) sont « les seuls qui peuvent fournir un service de “cloud” de cette ampleur ». Le Pentagone souhaite en effet choisir un fournisseur unique pour l’ensemble du contrat, connu sous l’acronyme JEDI (pour Joint Enterprise Defense Infrastructure). Son appel d’offres, qui totalise plus de 1 300 pages, recense ainsi de nombreux critères technologiques et financiers qui devraient disqualifier tous les autres prétendants, tels IBM et Oracle.
Par ailleurs, Google s’est retiré de la course. Le mastodonte du Web justifie sa décision par ses nouveaux principes en matière d’intelligence artificielle (IA), qui prévoient notamment de ne pas contribuer au développement d’armes. Confrontée au courroux de ses salariés, la firme de Mountain View (Californie) avait déjà renoncé, en juin, à renouveler un projet avec le Pentagone utilisant des logiciels d’IA pour mieux analyser les images filmées par les drones de l’armée américaine.
Le choix définitif est attendu au printemps 2019. La procédure pourrait cependant être ralentie par les recours déposés par IBM et Oracle devant le Government Accountability Office, l’équivalent de la Cour des comptes. Les deux sociétés remettent en cause l’option du fournisseur unique, que le ministère de la défense motive par des raisons d’efficacité et de sécurité. « Aucune entreprise dans le monde n’aurait choisi de bâtir un “cloud” comme JEDI », lance Sam Gordy, responsable des contrats gouvernementaux chez IBM.

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                Amazon veut gagner la bataille du cloud



Une étape importante
Face à Microsoft, Amazon Web Services part avec une longueur d’avance. Pionnière sur ce marché, la filiale du géant du commerce en ligne a déjà décroché des contrats importants avec des agences fédérales américaines, en particulier avec la CIA. Elle est, pour l’instant, la seule à disposer des autorisations nécessaires pour héberger des données sensibles du gouvernement.
Reste une inconnue : l’impact de ses mauvaises relations avec Donald Trump. La Maison Blanche assure que le président des Etats-Unis n’est pas impliqué dans le processus de décision. « Mais il s’est déjà immiscé dans d’autres contrats », rappelle Rick Holgate. Selon l’agence Bloomberg, Safra Catz, la co-PDG d’Oracle, se serait directement plainte auprès de M. Trump.
Le contrat JEDI est une étape importante pour le ministère de la défense, qui amorce sa transition vers le « cloud ». « L’avantage, sur le champ de bataille, ne peut pas être obtenu sans l’adoption du “cloud” », assure Dana Deasy, son responsable des technologies de l’information. Le Pentagone souhaite notamment tirer parti des progrès de l’IA pour analyser davantage de données et fournir à ses soldats des informations en temps réel.
« JEDI ne représente que le début », juge ainsi M. Holgate. Un deuxième appel d’offres, de 8 milliards de dollars sur dix ans, doit être lancé en 2019. A terme, estime l’analyste de Gartner, le Pentagone pourrait dépenser jusqu’à 10 milliards de dollars par an pour son « cloud ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Selon une nouvelle étude, le réglement général sur la protection des données, entré en vigueur en Europe en mai, aurait paradoxalement renforcé la position hégémonique du géant américain.
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Protection des données : Google, premier bénéficiaire du RGPD ?

Selon une nouvelle étude, le réglement général sur la protection des données, entré en vigueur en Europe en mai, aurait paradoxalement renforcé la position hégémonique du géant américain.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h54
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            
Le règlement général sur la protection des données (RGPD) aurait-il raté sa cible ? Alors que ce texte, entré en vigueur le 25 mai en Europe, prétendait offrir une meilleure protection des citoyens face à l’exploitation de leurs données personnelles, il semble pour l’instant, paradoxalement, avoir renforcé la position d’hégémonie de Google. C’est ce que laisse penser une étude menée par Cliqz et Ghostery, deux sociétés proposant des outils permettant de protéger sa vie privée en ligne, publiée le 10 octobre.

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont décompté le nombre de mouchards présents sur les pages Web des 2 000 sites les plus visités en Europe et aux Etats-Unis, avant et après l’entrée en vigueur du RGPD. Particulièrement prisés des acteurs de la publicité en ligne, ces outils leur permettent d’accumuler, en toute discrétion, quantité d’informations sur chaque internaute (adresse IP, historique de navigation…), afin de proposer ensuite des publicités ciblées, plus rémunératrices.
Le RGPD a tenté d’encadrer ces pratiques, en obligeant les sites à informer leurs visiteurs de l’utilisation faite de leurs données, à quelle fin et par qui. Normalement, la possibilité devrait être donnée de refuser facilement cette captation des données… ce qui n’est toujours pas le cas.
A la lecture des chiffres de l’étude, le RGPD semble avoir au moins en partie atteint son but. Alors que, sur l’échantillon de sites observés, le nombre moyen de mouchards par page a augmenté de 8,9 % aux Etats-Unis entre avril et juillet, il est en recul de 3,4 % sur la même période en Europe. Le phénomène est encore plus prononcé sur les sites d’information (–7,5 %, pour 12,4 traceurs par page en moyenne) et d’e-commerce (– 6,94 %). Bonne nouvelle, vous êtes donc (un peu moins) surveillé.
Avantage financier pour les gros acteurs
Oui mais par qui ? Les auteurs de l’étude ont comparé la situation des différents acteurs de la publicité digitale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Editorial. La Commission européenne pourrait retoquer lundi le budget prévisionnel italien s’il affichait un déficit de 2,4 % du PIB. Une première qui déclencherait une crise politique.
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Le retour du « risque Italie »

Editorial. La Commission européenne pourrait retoquer lundi le budget prévisionnel italien s’il affichait un déficit de 2,4 % du PIB. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’affrontement qui se profile ne ressemble à aucune crise européenne du passé. Soit un pays, l’Italie, qui, il y a quelques mois encore, semblait sorti de l’ornière. Des comptes publics enfin maîtrisés, un excédent commercial enviable, une économie donnant des signes de reprise après des années de récession et de marasme, et surtout une image de sérieux, durement conquise auprès d’instances européennes rendues sceptiques par le passé : le souvenir de l’automne 2011, quand le premier ministre Silvio Berlusconi avait dû jeter l’éponge en raison de la défiance des marchés financiers, qui faisait courir le risque d’une faillite du pays, semblait presque oublié.
Las, en quelques mois, ce capital de confiance a fondu, tant auprès des partenaires européens du pays que des marchés. En témoignent l’isolement complet de l’Italie à Bruxelles ainsi que l’envolée du « spread » – différentiel entre les taux des emprunts à dix ans allemands et italiens –, qui s’est « stabilisé » depuis quelques jours au-dessus de la barre des 300 points de base. L’Italie s’endette aujourd’hui à plus de 3,5 %, contre environ 1,5 % il y a six mois. A l’échelle d’un pays dont la dette souveraine culmine à 2 300 milliards d’euros, la différence n’est pas mince.

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                Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome



Cette explosion du coût de la dette italienne ne tient qu’à la politique, et si la thématique du « risque Italie » semble de retour, c’est à la lumière des choix économiques du gouvernement italien, jugés à la fois flous, incohérents et dangereux.
Tentation d’éviter l’obstacle
Lundi 15 octobre, Rome doit faire parvenir à Bruxelles les grandes lignes de son prochain budget. Fin septembre, en annonçant sa volonté de porter le déficit 2019 à 2,4 % du PIB –contre 0,8 % initialement prévu –, le gouvernement Conte, formé de l’alliance de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (antisystème), a déclenché une tempête. Celle-ci a été d’autant plus violente que cette décision a été entourée d’approximations et d’amateurisme. Cela ne pouvait inspirer que de gros doutes à des instances habituées à raisonner à partir de données tangibles et d’objectifs réalistes.

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                La confusion autour du budget italien inquiète les Européens



Pour sortir du piège dans lequel il s’est mis, le gouvernement italien ne semble pas avoir d’autre solution que de faire machine arrière. Encore faudrait-il qu’il souhaite que la crise se calme… Or rien n’est moins sûr. En effet, l’opposition à Bruxelles et à l’orthodoxie financière est le principal ressort de la solidité de la coalition hétéroclite de deux forces que naguère tout opposait. Et tout porte à croire que les deux hommes forts du gouvernement, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, s’appuyant sur un large soutien de l’opinion, souhaitent un affrontement avec Bruxelles, dont ils se sont persuadés qu’ils sortiraient vainqueurs.
A Bruxelles, la tentation d’éviter l’obstacle pourrait être forte. Il suffirait de laisser les marchés sanctionner eux-mêmes un budget trop dispendieux et fondé sur des hypothèses de croissance irréalistes. Ce serait reproduire le schéma ayant conduit à la chute de M. Berlusconi en 2011, événement qualifié de « coup d’Etat financier » par de très nombreux Italiens, qui a favorisé la montée des extrêmes. L’heure commanderait plutôt de régler politiquement le problème et de discuter coûte que coûte avec ce gouvernement si insaisissable, ne serait-ce que pour lui poser une question simple et essentielle : « Voulez-vous encore faire partie de l’Union européenne ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.
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Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome

La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h11
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Bruxelles est parée à l’affrontement avec Rome. Lundi 15 octobre, l’Italie, à l’instar des 18 autres membres de la zone euro, devrait soumettre à la Commission européenne son budget prévisionnel pour 2019. Or, si celui-ci affichait toujours un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), comme annoncé fin septembre, l’institution communautaire devrait, dans un premier temps, envoyer mardi ou mercredi une lettre afin de « demander des explications »au gouvernement de Giuseppe Conte.

S’ouvrirait ensuite une période de « dialogue et de consultation » d’une semaine pour essayer ­concrètement d’amener les autorités italiennes à revenir sur leurs décisions. Le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, devrait être dépêché à Rome, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, avec cette mission ardue.
Si le gouvernement italien refusait de reculer, Bruxelles pourrait théoriquement lui réclamer la soumission d’un nouveau budget. Elle aurait jusqu’à fin octobre pour s’exécuter. Ce cas de figure ne s’est encore jamais présenté dans la zone euro, et la décision, radicale, devrait être prise par le collège de la Commission.

Mais les commissaires auront du mal à l’éviter s’ils veulent préserver la crédibilité du pacte de stabilité et de croissance. Ils ont reçu un soutien appuyé, et quasi unanime, des ministres européens des finances, réunis en Eurogroupe, lundi 1er octobre à Luxembourg, où le ministre italien des finances, Giovanni Tria – hostile aux choix économiques de son propre gouvernement – était apparu très isolé, dans une position intenable.
Retoquer le budget italien aurait en tout cas pour conséquence prévisible de déclencher une violente crise politique avec un gouvernement dont l’euroscepticisme constitue, depuis son entrée en fonctions, le principal carburant politique.
La Commission défend une ligne dure, dans la mesure où elle estime quel’écart que représenterait un déficit de 2,4 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Créateur de l’aéroport de Roissy, le spécialiste des aérogares s’est éteint, jeudi 11 octobre, à l’âge de 80 ans.
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L’architecte Paul Andreu est mort

Créateur de l’aéroport de Roissy, le spécialiste des aérogares s’est éteint, jeudi 11 octobre, à l’âge de 80 ans.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h47
    |

            Jean-Jacques Larrochelle








                        



                                


                            

C’est l’Académie des beaux-arts, dont il était membre depuis 1996, qui a annoncé, vendredi 12 octobre, la mort de Paul Andreu, survenue la veille à l’âge de 80 ans. Parmi les architectes de renom ayant su mêler invention et technicité, il a été l’un des plus fameux en même temps que le moins friand des échos médiatiques sur sa personne. Sa carrière de constructeur, résolument ouverte sur le monde, et sur la Chine en particulier, a été assombrie en mai 2004. L’effondrement d’une partie de la jetée d’embarquement du terminal 2E de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, qu’il avait dessiné, avait fait quatre morts et sept blessés. En dépit de cet accident, les aéroports restent comme l’une de ses marques de fabrique. On connaissait moins de lui d’autres talents : l’écriture romanesque et la peinture.
Paul Andreu est né le 10 juillet 1938 à Caudéran, petite ville devenue depuis un quartier de Bordeaux. Il quitte la cité girondine à la toute fin de son adolescence et poursuit ses études à Paris : lycée Louis-le-Grand, école Polytechnique, écoles des Ponts et chaussées et des beaux-arts. Les deux diplômes qu’il décroche, l’un d’ingénieur, l’autre d’architecte, résument la diversité de son activité future et son double intérêt, jamais éteint, pour tous les domaines scientifiques et artistiques.
Des édifices à vocation culturelle
Pendant presque quarante ans, de 1967 à 2003, Paul Andreu a travaillé pour Aéroports de Paris (ADP). Il a été successivement responsable des travaux à Orly et au Bourget, architecte en chef des bâtiments de l’Aéroport Charles-de-Gaulle, puis directeur et architecte chargé des études et des travaux pour l’ensemble des ouvrages dont ADP avait la charge. Son expertise en matière de réalisation d’aérogares, d’abord à Paris, s’étend sur le reste de la France, en particulier à Bordeaux (1989-1995) et à Nice (1980-1987), puis, enfin, partout dans le monde : Abou Dhabi (1975-1982), Djakarta (1977-1985), Dar-es-Salaam (1977-1984), Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Jusqu’alors réservé aux ingénieurs et managers, ce forum, prévu jeudi, permettra à de nouveaux profils d’étudiants et de jeunes diplômés d’entrer en contact avec plus de 150 entreprises.
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A Strasbourg, un forum universitaire pour mettre en relation entreprises et étudiants

Jusqu’alors réservé aux ingénieurs et managers, ce forum, prévu jeudi, permettra à de nouveaux profils d’étudiants et de jeunes diplômés d’entrer en contact avec plus de 150 entreprises.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h30
    |

                            Isabelle Maradan








                        



   


Pas moins de 151 entreprises inscrites, quelque 4 000 étudiants et jeunes diplômés attendus. Le 11e Forum Alsace Tech-Unistra, organisé jeudi 18 octobre, est une première à l’université de Strasbourg (Unistra). Elle a pu s’appuyer sur l’expérience de dix ans du réseau Alsace Tech, qui compte 14 écoles d’ingénieurs, d’architecture et de management, comme le Centre d’études supérieures industrielles (CESI), l’Institut national des sciences appliquées (INSA), l’EM Strasbourg (école de management)… L’objectif ? Réunir le même jour, au même endroit, des entreprises et une grande diversité de profils d’étudiants et de diplômés, de bac +3 à bac +8, en quête d’emploi ou de stage.
Pour attirer l’attention des recruteurs, mieux vaut pouvoir évoquer une expérience en entreprise. Le curriculum vitae de Hida Tahboul, 25 ans, n’en manque pas. Après un DUT et une licence pro, tous deux en alternance, elle vient d’achever son master 2 en droit-économie-gestion, mention « management des projets et des organisations », spécialité qualité, en alternance également.
« Très à l’aise à l’oral », la jeune femme privilégie le contact direct – forum et job dating – pour sa recherche d’emploi. « Les entreprises misent de plus en plus sur les soft skills, plus faciles à révéler lors d’un échange qu’en déposant un CV », juge-t-elle. Confiante, elle pense que « Merck Millipore peut être intéressée par des projets que j’ai construits pendant mon master en alternance dans l’industrie pharmaceutique ».
« Depuis que nous sommes vraiment tournés vers le cognitif et le digital, nos recrutements ont beaucoup évolué »
Dans ce domaine, une dizaine de nouvelles entreprises ont réservé leur stand à l’INSA Strasbourg ou à la Halle des sports sur le campus de l’Esplanade. « Nous n’arrivions pas à les faire venir avant, lorsqu’il n’y avait que les profils de l’Ecole supérieure de biotechnologie, une petite école », commente Laure Keith, coordinatrice du forum. Nouvelles venues également pour cette onzième édition, une petite dizaine de start-up, invitées par l’Unistra. « Elles ont des besoins en recrutement, mais pas les moyens de payer une inscription », précise la coordinatrice. Parmi les offres que les entreprises proposent sur la plate-forme, les fonctions supports, comme la communication, les RH ou le juridique, sont présentes cette année.
Afin de mobiliser les étudiants sur ce forum, les composantes de l’université ont été incitées à les libérer au moins une demi-journée. Sur les 200 CV enregistrés sur la plate-forme, une dizaine de jours avant l’événement, 80 sont édités par des étudiants et de jeunes diplômés de l’Unistra. Les facultés de pharmacie, chimie, droit, langues, sciences économiques, sciences de la vie, physique et ingénierie, figurent parmi les plus représentées. Un ou deux CV concernent des étudiants en Staps, psychologie, sociologie et arts.
« Une approche des rapports humains »
« Même des chercheurs en sociologie sont devenus consultants en IA [intelligence artificielle], domaine où il est intéressant d’avoir une approche des rapports humains », réagit Claudine Queret, responsable du recrutement des stagiaires et des apprentis pour la branche conseil d’IBM, qui figure pour la première fois sur la liste des participants au forum. Outre les 1 800 recrutements prévus en 2018-2019, le géant de l’informatique recherche une vingtaine de personnes pour un gros projet impliquant la mise en place d’outils d’intelligence artificielle à Strasbourg. « Depuis que nous sommes vraiment tournés vers le cognitif et le digital, nos recrutements ont beaucoup évolué. Nous avons ainsi recruté des artistes designers ou graphistes, des linguistes, car l’une des difficultés de l’IA est de lui permettre d’interpréter le langage humain », illustre Claudine Queret.
L’entreprise Henkel, qui produit, par exemple, la colle servant à assembler les couches-culottes, sera aussi présente, pour la première fois, sur ce forum strasbourgeois. « Je voulais me rapprocher de l’Unistra, connue pour son expertise sur la partie chimique, lorsque j’ai appris qu’elle participerait au forum avec Alsace Tech », témoigne Lysella Guillot, directrice de recrutement France et Benelux chez Henkel. Passée par l’université, elle insiste sur l’intérêt des profils universitaires : « Des têtes bien faites, des jeunes plutôt livrés à eux-mêmes, dont la force et la capacité à sortir du cadre sont décuplées par rapport à ceux qui sont moulés et accompagnés dans les écoles de commerce. »
« Il y a eu beaucoup de progrès en matière d’insertion professionnelle » 
Celle qui est également chargée de cours en master 2 stratégies commerciales et politiques de négociations de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, se réjouit de « la tendance à ouvrir des formations en alternance à l’université ». En tant que responsable de recrutement, elle déplore toutefois « le peu de dialogue entre universités et entreprises ». Elle préconise de « caler le calendrier des stages de l’université sur celui des écoles de commerce, avec deux périodes allant de janvier à juin et juillet à décembre, puisque c’est sur ce rythme que fonctionnent les managers qui accueillent les jeunes » et « d’imposer des stages dès la licence ».
« Certaines licences les ont déjà intégrés dans leur maquette », commente Claire Piechowiak, conseillère d’orientation à l’Espace Avenir de l’Unistra. « De plus en plus de composantes proposent des unités d’enseignement dédiées à la découverte des métiers, la recherche de stages ou encore aux visites d’entreprises. Une personne travaille à temps plein sur le développement de l’alternance. Il y a eu beaucoup de progrès en matière d’insertion professionnelle des étudiants, depuis la loi LRU [loi relative aux libertés et responsabilités des universités] », note la conseillère d’orientation.
« Il reste toutefois difficile de toucher les 51 000 étudiants de l’université », reconnaît-elle. Lors de l’annonce que l’université s’associerait au forum Alsace Tech, en mai, le vice-président de l’Unistra chargé de la valorisation et des relations avec le monde socio-économique, Michel de Mathelin, disait observer « une forme de révolution copernicienne pour l’université ». Une révolution qui ne se fait pas en un seul jour.



                            


                        

                        


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Comment investir dans le luxe

Une dizaine de produits financiers permettent d’investir sur le secteur du luxe qui pourrait, à court terme, patir du ralentissement économique en Chine.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h30
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            Jérôme Porier








                        



                                


                            

Les fonds permettant d’investir dans le secteur du luxe sont peu nombreux. Morningstar en recense une dizaine, et la plupart ne sont pas des produits purs, mais des fonds qui tentent de capter les grandes tendances de la consommation des ménages dans le monde et investissent à ce titre dans les groupes du luxe comme LMVH, Kering ou Richemont. Il est vrai que cet univers est étroit : moins d’une dizaine de valeurs appartenant à ce secteur sont cotées à la Bourse de Paris, alors que la France est l’une des places fortes de cette industrie. En moyenne, les fonds étiquetés « luxe et biens de consommation » affichent une performance annuelle de 10,3 % au cours de la dernière décennie. Les six dernières années ont été positives et il faut remonter à 2011 pour trouver une année dans le rouge (– 4,3 %).

La croissance du secteur, qui culminait à 20 % par an jusqu’en 2012, a nettement ralenti en raison des mesures anticorruption adoptées par le gouvernement chinois contre la « tradition » des cadeaux luxueux. Sur le long terme, elle est estimée entre 6 % et 7 % par an. L’augmentation de la richesse mondiale est le principal moteur de cette hausse. Entre 2016 et 2021, elle devrait croître de 30 %, selon Credit Suisse. En plein essor, la classe moyenne chinoise représentera 123 millions de personnes en 2020.
« La chine représente déjà 11 % du chiffre d’affaires du secteur. La santé de l’industrie du luxe est étroitement liée à celle de l’économie locale », explique Caroline Reyl, gérante de Pictet Premium Brands.
L’autre moteur, étroitement lié au premier, est le dynamisme du tourisme mondial, qui devrait progresser de 3,8 % par an d’ici à 2030, selon la Deutsche Bank. En effet, 40 % des produits de luxe sont achetés lors de voyages.
Séduire les millenials
« Il y a dix ans, les marques de luxe avaient du mal à séduire les jeunes. Internet et les réseaux sociaux ont changé la donne. Instagram accentue l’obsession pour l’image....




                        

                        

