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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.
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Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a ordonné le départ des migrants de Riace

Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h25
   





                        



   


Matteo Salvini poursuit son combat contre le maire de Riace, Domenico Lucano, favorable à l’accueil des migrants. Le leader de la Ligue, parti d’extrême droite, a ordonné, samedi 13 octobre, le transfert vers des centres d’hébergement de migrants accueillis dans le petit village italien.
Ces dernières années, M. Lucano, sympathisant communiste, avait mis en place une politique d’accueil de réfugiés pour tenter de faire revivre son village, comptant moins de 2 000 habitants, souffrant de la désertification et du marasme économique.

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          En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace



Mais le ministre de l’intérieur veut limiter les projets inspirés par l’exemple de Riace et regrouper les demandeurs d’asile dans des centres d’accueil plus grands. Le transfert des migrants de Riace vers d’autres centres va commencer la semaine prochaine, selon le ministère, qui enquête sur des « irrégularités évidentes » dans le système d’accueil des migrants depuis 2016.
« Ils veulent nous détruire »
Cette annonce de M. Salvini intervient quelques jours après l’arrestation de Domenico Lucano. Désormais assigné à résidence, l’édile est soupçonné d’aide à l’immigration clandestine et d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village.
Il est également accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de Riace et des migrants pour leur obtenir un titre de séjour. Matteo Salvini s’était réjoui de son arrestation, dénonçant « les fausses bonnes consciences qui voudraient remplir l’Italie d’immigrés ». Pour M. Lucano, « comment est-il possible de détruire le “modèle de Riace” qui a été décrit par d’innombrables hommes politiques, intellectuels et artistes comme une expérience extraordinaire ? Ils veulent nous détruire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les législatives du 9 septembre ont conduit à une situation de blocage au Parlement : l’alliance de centre-droit, minoritaire, a obtenu un siège de moins que les sociaux-démocrates.
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En Suède, Ulf Kristersson, le dirigeant des Modérés, renonce à former un gouvernement

Les législatives du 9 septembre ont conduit à une situation de blocage au Parlement : l’alliance de centre-droit, minoritaire, a obtenu un siège de moins que les sociaux-démocrates.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h52
   





                        


Le dirigeant des conservateurs suédois Ulf Kristersson a annoncé, dimanche 14 octobre, avoir échoué à former un gouvernement de coalition de centre-droit, appelant le président du Parlement à proposer ce mandat à un autre candidat.
Les législatives du 9 septembre, après quatre années de législature de centre-gauche, n’ont pas permis de désigner de vainqueur susceptible de construire une coalition stable. Le parti social-démocrate du premier ministre Stefan Löfven est resté la première formation du pays en termes de mandats au Parlement, et sa coalition rouge-vert a conservé un mandat d’avance sur le bloc de centre-droit, avec 144 parlementaires contre 143 sur 349.
Mais les deux blocs sont minoritaires et Stefan Löfven a été démis fin septembre lors du vote d’une motion de censure par l’Alliance du centre et de la droite, avec les voix de l’extrême droite. C’était donc alors au conservateur Ulf Kristersson de tenter de former un gouvernement.
Le président du Parlement peut proposer quatre fois à des candidats de tenter de former un gouvernement. En cas d’échec, de nouvelles élections seront convoquées.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La principale figure de l’opposition russe a multiplié les séjours en prison pour avoir organisé des manifestations anti-Kremlin.
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Russie : l’opposant Alexeï Navalny libéré

La principale figure de l’opposition russe a multiplié les séjours en prison pour avoir organisé des manifestations anti-Kremlin.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 05h48
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 14h08
   





                        



   


L’opposant russe numéro un, Alexeï Navalny, a été libéré de prison dimanche après avoir passé environ un mois et demi en prison au terme de deux condamnations successives pour avoir organisé des manifestations contre le Kremlin et la corruption, l’année dernière.
Ainsi, le 28 août, il a été condamné à trente jours de prison pour l’appel à une manifestation non autorisée en janvier, durant laquelle il avait appelé à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Le charismatique blogueur anticorruption avait alors accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un projet gouvernemental de réforme des retraites, alors que se tenaient des élections locales. Malgré son emprisonnement ce jour-là, des milliers de Russes ont répondu à son appel dans tout le pays et la police a procédé à des dizaines d’arrestations, de manière parfois très musclée.
Un écho particulier auprès des jeunes
Le 24 septembre, à peine sorti de prison, Alexeï Navalny a de nouveau été arrêté et condamné à vingt jours de détention pour avoir appelé à manifester contre la très impopulaire réforme des retraites. Cette réforme prévoyant le relèvement de cinq ans de l’âge de la retraite en Russie a, finalement, été promulguée le 3 octobre par le président russe, Vladimir Poutine.
Alexeï Navalny est devenu la principale figure de l’opposition russe depuis d’imposantes manifestations en 2011 et 2012. Plusieurs rassemblements qui comptent parmi les plus importants récemment organisés en Russie se sont déroulés à son appel et sa rhétorique anticorruption trouve un écho particulier auprès des jeunes qui le suivent sur Internet.
M. Navalny, qui avait été empêché de participer à l’élection présidentielle de mars, avait déjà été emprisonné durant un mois en juin, pour avoir organisé des manifestations contre Vladimir Poutine, avant sa prise de fonctions en mai pour un quatrième mandat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Bien que régional, l’enjeu du scrutin de dimanche dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.
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En Bavière, des élections à haut risque pour Angela Merkel

Bien que régional, l’enjeu du scrutin de dimanche dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 02h58
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 07h44
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Ce ne sont « que » des élections régionales. Mais le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière aura nécessairement des conséquences nationales, et ce pour deux raisons. La première est chronologique. Un an après les législatives du 24 septembre 2017, c’est la première fois que des électeurs sont appelés aux urnes en Allemagne : 9,5 millions d’inscrits, soit un sixième de l’électorat du pays. En cela, le scrutin de dimanche aura valeur de test : il permettra de dire si les grandes tendances observées en 2017 – la percée sans précédent de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD) – sont confirmées ou infirmées.
La seconde raison tient à la place singulière qu’occupe la Bavière sur la scène politique nationale. De tous les Länder, c’est le seul où l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti d’Angela Merkel, n’est pas représentée stricto sensu, mais où les conservateurs ont leur propre parti, l’Union chrétienne-sociale (CSU). Au Bundestag, les députés des deux formations siègent dans le même groupe depuis la naissance de la République fédérale, en 1949. Mais les relations entre les deux « partis frères », selon l’expression consacrée, ont été particulièrement rugueuses ces derniers mois.
En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière, dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale. Pour le dire autrement, ce qui se joue dimanche à Munich intéresse directement Berlin, l’impact du scrutin bavarois sur la politique nationale dépendant de trois facteurs principaux :
De quelle ampleur sera le revers de la CSU ?
Depuis 1962, la CSU – cas unique en Europe – a toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement de Bavière, sauf entre 2008 et 2013 où elle a dû former une coalition, en l’occurrence avec le Parti libéral-démocrate (FDP). Dans les derniers sondages, elle est créditée de 33 à 35 %, soit près de quinze points de moins qu’en 2013 (47,7 %), et près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).
Face à la chute continue de leur parti dans les sondages ces derniers mois, les responsables de la CSU n’ont cessé de revoir leurs ambitions à la baisse. Avant l’été, ils considéraient encore qu’un score autour de 40 % serait déshonorant. Désormais, ils estiment qu’un tel résultat serait quasiment une divine surprise. Certains veulent croire que les mauvais sondages conduiront à un sursaut de mobilisation auprès d’un électorat qui n’a jamais compté autant d’indécis. Selon une enquête de l’institut GMS publiée jeudi, 53 % des électeurs n’avaient toujours pas fait leur choix à moins d’une semaine du vote.
Une chose est en tout cas certaine : plus le score de la CSU sera bas, plus la question des responsabilités sera posée, à commencer par celle de M. Seehofer. Président du parti depuis 2008, celui-ci avait déjà été contraint d’annoncer son départ de la présidence du Land, fin 2017, après le revers de la CSU aux législatives. A l’époque, le parti avait obtenu 38,8 % des voix (10,5 points de moins qu’en 2013). Resté président du parti, M. Seehofer avait alors laissé les clés de l’exécutif régional à son rival de toujours, Markus Söder, pour devenir quelques semaines plus tard ministre fédéral de l’intérieur.
En entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait à l’origine aider ses amis bavarois. Son calcul était le suivant : comme ministre fédéral, il allait pouvoir tenir tête à Mme Merkel plus efficacement que comme ministre-président de Bavière, en particulier dans le domaine de la politique migratoire, afin d’imposer à la chancelière la ligne de fermeté prônée par la CSU depuis la crise des réfugiés de 2015.

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Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Au ministère de l’intérieur, M. Seehofer s’est surtout illustré par ses coups d’éclat et ses coups de menton, donnant le sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel, au risque de paralyser le travail gouvernemental. Son image en a beaucoup pâti. Fin septembre, 27 % des Allemands souhaitaient qu’il joue un rôle important à l’avenir, soit 12 points de moins qu’en juin, selon un sondage Kantar Public pour le Spiegel.
De plus en plus contesté au sein de son parti, celui que le Spiegel a baptisé « la drama queen de la CSU » pourrait être le premier à devoir rendre des comptes, dimanche soir. En théorie, M. Seehofer, âgé de 69 ans, est président du parti jusqu’au prochain congrès, prévu fin 2019. Mais pourra-t-il tenir jusque-là en cas de débâcle historique ?
Qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ? 
Aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui, avec 12,7 %, avait réalisé en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

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Un an plus tard, cette stratégie sera-t-elle payante ? Pour en juger, deux scores seront à observer, dimanche : d’abord celui de l’AfD, afin de mesurer si la droitisation de la CSU assumée par M. Seehofer a effectivement permis de ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017. Sur ce point, les sondages sont ambivalents, l’AfD oscillant, selon les instituts, de 10 à 14 % des voix.
L’autre résultat à regarder de près sera celui des écologistes. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives. Or ces dernières semaines, beaucoup d’électeurs conservateurs ont expliqué qu’ils voteraient pour les Verts précisément parce qu’ils refusent de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

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S’il s’avère que la CSU n’a non seulement pas réussi à endiguer l’AfD mais qu’elle a de surcroît perdu un très grand nombre d’électeurs au profit des Verts, les conséquences pour Mme Merkel pourraient être moins graves que prévu. Certes, la chancelière n’a aucun intérêt à voir la CSU trop affaiblie. Mais pour elle, mieux vaut une CSU sanctionnée pour sa stratégie de « droitisation » que l’inverse. Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, il est en effet probable que les dirigeants du parti se réorientent vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.
Quid du SPD ?
La Bavière n’a jamais été un bastion social-démocrate. Aux législatives de 2017, le SPD y a obtenu 15,3 % des voix, soit 5 points de moins que son score national. Selon les sondages, il pourrait ne recueillir, dimanche, que 10 à 12 % des voix.
Autant que son score, c’est cependant son ordre d’arrivée qui sera regardé de près : aujourd’hui, le SPD est la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD, l’humiliation sera totale.
Anticipant une débâcle, le SPD a fait savoir, avant même le scrutin, qu’aucune soirée électorale ne serait organisée, dimanche soir, à la Willy-Brandt-Haus, le siège national du parti, à Berlin, comme c’est le cas d’habitude.

   



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Alors que les sociaux-démocrates ne sont crédités que de 15 à 20 % dans les intentions de vote nationales, une déroute en Bavière risque de rouvrir le débat, lancinant depuis la constitution du gouvernement, en mars, sur l’intérêt qu’a le parti à continuer à participer à la « grande coalition » de Mme Merkel et de ses amis conservateurs.
Sentant le vent de la fronde souffler de plus en plus, Andrea Nahles, la présidente du parti, a pris les devants en adoptant, dans une interview accordée à Die Zeit, jeudi 11 octobre, un ton inhabituellement sévère vis-à-vis de Mme Merkel. « Il n’a pas été possible, jusque-là, de faire en sorte que le travail de cette coalition se déroule sereinement. Et là-dedans, la cheffe du gouvernement a bien sûr sa part de responsabilité. Mme Merkel est présidente de la CDU. Elle est chancelière. Elle peut imposer son autorité à ses ministres. Elle a donc plein de cartes en mains pour faire en sorte que ce gouvernement soit stable. Or elle ne s’en sert pas. »
Un SPD sévèrement sanctionné en Bavière pourrait inciter les opposants à la « grande coalition » à faire entendre davantage leur voix à Berlin. Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates trop fragilisés. Si la CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, sont en chute libre, dimanche, c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouvera rétrécie, et, partant, son autorité à elle qui sera directement atteinte, après six mois seulement d’un quatrième mandat déjà fort laborieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Des vents de 176 km/h ont notamment arraché des arbres au Portugal, privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge.
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La tempête tropicale Leslie s’abat sur le Portugal et se dirige vers l’Espagne

Des vents de 176 km/h ont notamment arraché des arbres au Portugal, privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 21h36
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h21
   





                        



   


La tempête Leslie est arrivée dans la péninsule Ibérique. Au Portugal, des vents de 176 km/h ont notamment arraché, dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 octobre, des arbres privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge. Le commandant de la protection civile portugaise Luis Belo Costa s’est toutefois voulu rassurant dimanche matin : « Le plus grand danger est passé. Le phénomène a surtout affecté les régions du littoral centre et nord du pays. »
Ces intempéries ont fait 28 blessés sans gravité et une soixantaine de personnes ont dû être relogées, a-t-il détaillé en précisant que le district de Coimbra (centre) avait été le plus durement touché, devant ceux de Leiria (centre), Aveiro (nord), Viseu (nord), Lisbonne et Porto (nord). Au total, les services de secours ont recensé près de 2 500 incidents, en grande majorité provoqués par des arbres arrachés, ou des toitures endommagées par la violence du vent.
Ouragan qualifié par les experts de « zombie », car il errait au-dessus des eaux de l’océan Atlantique depuis le 23 septembre, Leslie s’est transformé en tempête tropicale à son arrivée sur les côtes portugaises. Si la tempête continue de progresser vers l’Espagne, elle perd toutefois en intensité.
« Des heures exigeantes »
En prévision de vents violents et de fortes pluies, treize des dix-huit districts du territoire continental portugais avaient été placés en alerte rouge. La protection civile a recommandé à la population de s’éloigner des zones côtières et d’éviter de quitter son domicile. L’autorité maritime a conseillé aux pêcheurs qui se trouvaient en mer de rejoindre le port le plus proche et la compagnie aérienne TAP Portugal a annulé sept vols au départ ou l’arrivée de Lisbonne.
« Nous ne savons pas quel sera l’impact réel et concret, donc nous prônons la prudence », avait déclaré aux médias le maire de Lisbonne, Fernando Medina, en disant s’attendre lui aussi à vivre « des heures exigeantes ».
Cinq ouragans
Selon les registres météorologiques cités par les experts, seuls cinq ouragans sont arrivés dans cette partie de l’océan Atlantique et Leslie serait le puissant à atteindre le Portugal depuis 1842. Au cours de ces 176 dernières années, seul Vince a touché terre en péninsule Ibérique, dans le sud de l’Espagne, en 2005.
En octobre 2017, les vents violents et la vague de chaleur amenés par l’ouragan Ophelia, passé au large du Portugal et de la région espagnole de Galice, avaient attisé des feux de forêt qui ont fait une quarantaine de morts. Ophelia avait ensuite touché terre en Irlande sous forme de tempête post-tropicale, tuant trois personnes.
Selon un communiqué émis samedi par l’agence météorologique espagnole Aemet, Leslie arrivera en Espagne dimanche au petit matin, pouvant provoquer des rafales de vent de 100 km/h dans l’ouest du pays. « On attend des tempêtes dans le Sud et à l’est qui pourraient être très fortes localement », a précisé la protection civile.
L’Espagne vient d’être très sévèrement touchée par de fortes précipitations à Majorque, où douze personnes sont mortes dans des inondations mardi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.
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Mobilisation massive contre le racisme dans les rues de Berlin

Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h42
   





                        



   


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Berlin, samedi 13 octobre, pour protester contre la haine et le racisme, à la suite des récents incidents xénophobes dans l’est de l’Allemagne, qui ont choqué le pays.
Quelque 242 000 manifestants ont répondu présent, a fait savoir le collectif #unteilbar (indivisible), qui avait dit miser sur quelque 40 000 participants. La police berlinoise n’a pas donné de chiffres précis, parlant simplement de « quelques dizaines de milliers ». Environ 900 membres des forces de l’ordre ont encadré l’événement qui s’est déroulé sans incident.

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« Dites-le fort, dites-le clairement, nous sommes tous indivisibles ! », a scandé le cortège, défilant sous un soleil radieux et par des températures estivales au cœur de la capitale, avant de rejoindre la célèbre porte de Brandebourg, où des célébrités de la scène musicale allemande se sont produites. « Pas de place pour les nazis ! », « le sauvetage en mer n’est pas un crime ! », « plus d’amour, moins de haine ! » figuraient notamment sur les pancartes.
Le collectif #unteilbar est composé de diverses ONG, artistes ou personnes privées. Il avait déjà rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Hambourg et de Munich les semaines précédentes. S’y sont également joints des syndicats et organisations religieuses ou caritatives.

   


Contre la discrimination sous toutes ses formes
Derrière le mot d’ordre « Pour une société libre et ouverte — contre l’exclusion, solidarité ! », il s’agissait de protester en particulier contre le racisme véhiculé par l’extrême droite, entrée il y a un an à la Chambre des députés.
L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a bâti son succès en nourrissant les craintes des Allemands après l’afflux de plus d’un million de réfugiés entre 2015 et 2016 dans le pays. A la fin du mois d’août, une manifestation de sympathisants d’extrême droite avait dégénéré en « chasse » à l’étranger dans les rues de Chemnitz, juste après le meurtre d’un jeune homme, attribué à un réfugié. Certains avaient défilé en faisant le salut hitlérien.

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Les organisateurs voulaient aussi protester contre la discrimination sous toutes ses formes, la mort de migrants en Méditerranée, la montée des inégalités et les atteintes portées à l’Etat social. Des responsables politiques — essentiellement de gauche — ont également soutenu l’initiative, comme le populaire ministre des affaires étrangères, Heiko Maas. « Nous sommes colorés, nous sommes indivisibles. Nous le montrons aujourd’hui à tous ceux qui veulent nous diviser », avait posté le social-démocrate sur son compte Twitter.



                            


                        

                        


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LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h29
    |

                            Xemartin Laborde et 
Flavie Holzinger








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.
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Brexit : dernier tunnel de négociations avant un accord… ou pas

Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Les négociateurs du Brexit sont entrés ces derniers jours dans un « tunnel » de négociations, pour reprendre l’expression des porte-parole de la Commission européenne, dont ils ne devraient sortir qu’en début de semaine prochaine, juste avant un sommet européen décisif sur le divorce d’avec le Royaume-Uni, les 17 et 18 octobre. Verront-ils la lumière au bout ?
L’optimisme était plutôt de mise à Bruxelles, vendredi 12 octobre au soir, mais les diplomates préfèrent éviter les paris. La discussion se concentre sur la question irlandaise, que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, a jugée « ultra difficile » dans une interview au Monde.

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Un agenda millimétré
L’équipe de Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, est à pied d’œuvre depuis la fin du congrès des Tories, au début d’octobre, pour finaliser avec les Britanniques à la fois l’accord de divorce proprement dit (reste à payer au budget de l’Union, sort des expatriés, question de la frontière irlandaise) et une déclaration politique portant sur la relation future entre les Vingt-Sept et Londres.
Ces dernières heures, les discussions se sont encore intensifiées. Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont été informés de leur avancée vendredi soir à Bruxelles et au Luxembourg (en vidéoconférence) par l’adjointe de M. Barnier, Sabine Weyand. Elle n’est pas entrée dans le détail, par souci d’éviter les fuites risquant de faire dérailler la discussion. Les négociations entre les techniciens de M. Barnier et leurs homologues britanniques doivent se poursuivre tout ce week-end afin d’aboutir à des textes communs dimanche soir.
L’hypothèse d’un accord
Dans le meilleur des scénarii, ces textes seront soumis au gouvernement de Theresa May lundi matin. Si ce dernier l’avalise, Michel Barnier pourrait annoncer la nouvelle d’un compromis lors d’une conférence de presse commune, lundi après midi, en compagnie de Dominic Raab, son homologue britannique, probablement au Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles.
Dans la foulée, les conseillers des vingt-sept dirigeants examineront à leur tour, et à la loupe, l’accord de divorce et la déclaration politique sur la relation future. Le lendemain, ce sera aux ministres des affaires européennes, réunis à Luxembourg, de s’emparer de ces compromis. Puis, mercredi soir, ils seront soumis aux dirigeants pour approbation finale.
Ces derniers pourraient ne s’entendre que sur une partie de l’accord — le divorce, mais pas la relation future. Ou juste sur la question irlandaise, mais pas sur celles des appellations géographiques ou de la gouvernance de l’accord de divorce, deux autres points de désaccord persistants. Auquel cas un nouveau sommet européen « spécial Brexit » devrait être convoqué à la mi-novembre, pour clore définitivement tous les différends.
Le « no deal » n’est pas complètement exclu
« Ceux qui mettent tous leurs pions sur l’hypothèse d’un désaccord se trompent : il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », déclarait M. Juncker dans Le Monde vendredi. Les milieux bruxellois étaient plutôt optimistes ces derniers jours, mais les difficultés répétées de Theresa May à convaincre son gouvernement, à rassembler à la fois les « Brexiters » et les unionistes du petit parti nord-irlandais, qui soutiennent son gouvernement au Parlement, les ont rendus très prudents.
Si à l’issue de ce week-end marathon, l’équipe Barnier n’arrive pas à stabiliser un texte commun avec les Britanniques sur la question irlandaise ou si, lundi, il n’est pas validé par le gouvernement May, la réunion des conseillers gouvernementaux des vingt-sept, lundi après-midi, pourrait être annulée. Peut-être aussi la conférence de presse de M. Barnier. Auquel cas les Européens pourraient commencer à communiquer sur un « no deal », histoire d’exercer une ultime pression sur Londres, dans l’espoir d’une dernière concession décisive avant le sommet de mercredi soir.

   


La quadrature du cercle irlandaise
Les Britanniques butent depuis des mois sur la question de la frontière irlandaise, entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Comment éviter sa réapparition après le divorce (ils s’y sont engagés), alors qu’elle est théoriquement inévitable si le Royaume-Uni quitte à la fois le marché intérieur et l’Union douanière — comme le souhaitent les Brexiters ?
En décembre dernier, Michel Barnier a proposé un « backstop », une « clause de sauvegarde » pour empêcher le retour d’une frontière physique entre Irlande et Irlande du Nord, quelle que soit la relation future entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept. Le but est de préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trente ans de conflit armé entre unionistes et nationalistes en Irlande du Nord.
Selon le « backstop » des Européens, l’Irlande du Nord resterait, après le Brexit, dans le marché intérieur pour les biens et l’agriculture, conservant l’alignement réglementaire avec l’Union. Les contrôles douaniers devenus nécessaires pourraient alors s’effectuer, non en Irlande mais en mer d’Irlande ou dans les ports britanniques, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Londres, depuis le début, considère cette solution comme une violation insupportable de son intégrité territoriale.

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Un compromis sémantique ?
Pour contourner le problème, Mme May avait proposé dans son « plan de Chequers », au début de juillet, que l’ensemble du Royaume-Uni reste dans « un arrangement douanier temporaire » avec l’Union. Cette option a été définitivement repoussée lors du sommet de Salzbourg par les Vingt-Sept, qui insistent sur un backstop garanti dans le temps. Mais Michel Barnier tente depuis quelques semaines une stratégie de « dédramatisation » : les contrôles pourraient être minimaux, les déclarations fiscales réalisées en ligne, le chargement des camions vérifié à l’aide de codes-barres, etc.
Cette stratégie de la « dédramatisation » fonctionnera-t-elle ? Les négociateurs cherchaient surtout le moyen, ces derniers temps, d’accommoder sémantiquement le souci britannique d’une solution « temporaire » avec l’insistance européenne d’un backstop « durable »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.
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Borghi, partisan d’un retour à la lire  L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.       Par  Jérôme Gautheret  Publié hier à 11h21, mis à jour hier à 11h21   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Sur la page d’accueil du compte Twitter de Claudio Borghi, un bandeau sans équivoque annonce la couleur. La photographie de cet économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, apparaît en médaillon sur un billet de 10 000 lires. Au moins, on ne pourra pas l’accuser d’avancer masqué.           Lire aussi Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome             Infatigable contempteur de la monnaie unique, M. Borghi ne cesse d’affirmer sa volonté de revenir à « la Communauté européenne d’avant Maastricht ». Avec le sénateur Alberto Bagnai, lui aussi économiste issu de la Ligue, il est le plus connu des théoriciens italiens du retour à la lire. C’est à la suite d’une de ses déclarations dans laquelle il affirmait qu’« avec notre propre monnaie nous résoudrions beaucoup de problèmes », le 2 octobre, que le « spread » (le différentiel entre le taux des obligations italiennes et allemandes à dix ans) a dépassé les 300 points, seuil au-dessous duquel il n’est pas durablement redescendu depuis.          « Basta euro »          Lâchées à intervalles réguliers, les provocations calculées de ce très influent parlementaire sont de nature à faire naître de sérieux doutes sur la sincérité de la conversion européenne de la Ligue. Depuis la prise de pouvoir de Matteo Salvini, fin 2013, le parti n’a eu de cesse d’affirmer que l’Italie sortirait au plus vite de l’euro s’il arrivait aux affaires.          Certes, en mai dernier, le gigantesque « basta euro » inscrit sur le mur d’enceinte du siège historique de la Ligue, à Milan, a été recouvert à la va-vite de peinture blanche quelques heures avant l’entrée en fonctions du gouvernement de Giuseppe Conte. Mais, hormis ce ravalement de façade, les preuves de revirement sont bien minces.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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Le retour du « risque Italie »

Editorial. La Commission européenne pourrait retoquer lundi le budget prévisionnel italien s’il affichait un déficit de 2,4 % du PIB. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’affrontement qui se profile ne ressemble à aucune crise européenne du passé. Soit un pays, l’Italie, qui, il y a quelques mois encore, semblait sorti de l’ornière. Des comptes publics enfin maîtrisés, un excédent commercial enviable, une économie donnant des signes de reprise après des années de récession et de marasme, et surtout une image de sérieux, durement conquise auprès d’instances européennes rendues sceptiques par le passé : le souvenir de l’automne 2011, quand le premier ministre Silvio Berlusconi avait dû jeter l’éponge en raison de la défiance des marchés financiers, qui faisait courir le risque d’une faillite du pays, semblait presque oublié.
Las, en quelques mois, ce capital de confiance a fondu, tant auprès des partenaires européens du pays que des marchés. En témoignent l’isolement complet de l’Italie à Bruxelles ainsi que l’envolée du « spread » – différentiel entre les taux des emprunts à dix ans allemands et italiens –, qui s’est « stabilisé » depuis quelques jours au-dessus de la barre des 300 points de base. L’Italie s’endette aujourd’hui à plus de 3,5 %, contre environ 1,5 % il y a six mois. A l’échelle d’un pays dont la dette souveraine culmine à 2 300 milliards d’euros, la différence n’est pas mince.

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Cette explosion du coût de la dette italienne ne tient qu’à la politique, et si la thématique du « risque Italie » semble de retour, c’est à la lumière des choix économiques du gouvernement italien, jugés à la fois flous, incohérents et dangereux.
Tentation d’éviter l’obstacle
Lundi 15 octobre, Rome doit faire parvenir à Bruxelles les grandes lignes de son prochain budget. Fin septembre, en annonçant sa volonté de porter le déficit 2019 à 2,4 % du PIB –contre 0,8 % initialement prévu –, le gouvernement Conte, formé de l’alliance de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (antisystème), a déclenché une tempête. Celle-ci a été d’autant plus violente que cette décision a été entourée d’approximations et d’amateurisme. Cela ne pouvait inspirer que de gros doutes à des instances habituées à raisonner à partir de données tangibles et d’objectifs réalistes.

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                La confusion autour du budget italien inquiète les Européens



Pour sortir du piège dans lequel il s’est mis, le gouvernement italien ne semble pas avoir d’autre solution que de faire machine arrière. Encore faudrait-il qu’il souhaite que la crise se calme… Or rien n’est moins sûr. En effet, l’opposition à Bruxelles et à l’orthodoxie financière est le principal ressort de la solidité de la coalition hétéroclite de deux forces que naguère tout opposait. Et tout porte à croire que les deux hommes forts du gouvernement, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, s’appuyant sur un large soutien de l’opinion, souhaitent un affrontement avec Bruxelles, dont ils se sont persuadés qu’ils sortiraient vainqueurs.
A Bruxelles, la tentation d’éviter l’obstacle pourrait être forte. Il suffirait de laisser les marchés sanctionner eux-mêmes un budget trop dispendieux et fondé sur des hypothèses de croissance irréalistes. Ce serait reproduire le schéma ayant conduit à la chute de M. Berlusconi en 2011, événement qualifié de « coup d’Etat financier » par de très nombreux Italiens, qui a favorisé la montée des extrêmes. L’heure commanderait plutôt de régler politiquement le problème et de discuter coûte que coûte avec ce gouvernement si insaisissable, ne serait-ce que pour lui poser une question simple et essentielle : « Voulez-vous encore faire partie de l’Union européenne ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.
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Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome

La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h11
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Bruxelles est parée à l’affrontement avec Rome. Lundi 15 octobre, l’Italie, à l’instar des 18 autres membres de la zone euro, devrait soumettre à la Commission européenne son budget prévisionnel pour 2019. Or, si celui-ci affichait toujours un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), comme annoncé fin septembre, l’institution communautaire devrait, dans un premier temps, envoyer mardi ou mercredi une lettre afin de « demander des explications »au gouvernement de Giuseppe Conte.

S’ouvrirait ensuite une période de « dialogue et de consultation » d’une semaine pour essayer ­concrètement d’amener les autorités italiennes à revenir sur leurs décisions. Le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, devrait être dépêché à Rome, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, avec cette mission ardue.
Si le gouvernement italien refusait de reculer, Bruxelles pourrait théoriquement lui réclamer la soumission d’un nouveau budget. Elle aurait jusqu’à fin octobre pour s’exécuter. Ce cas de figure ne s’est encore jamais présenté dans la zone euro, et la décision, radicale, devrait être prise par le collège de la Commission.

Mais les commissaires auront du mal à l’éviter s’ils veulent préserver la crédibilité du pacte de stabilité et de croissance. Ils ont reçu un soutien appuyé, et quasi unanime, des ministres européens des finances, réunis en Eurogroupe, lundi 1er octobre à Luxembourg, où le ministre italien des finances, Giovanni Tria – hostile aux choix économiques de son propre gouvernement – était apparu très isolé, dans une position intenable.
Retoquer le budget italien aurait en tout cas pour conséquence prévisible de déclencher une violente crise politique avec un gouvernement dont l’euroscepticisme constitue, depuis son entrée en fonctions, le principal carburant politique.
La Commission défend une ligne dure, dans la mesure où elle estime quel’écart que représenterait un déficit de 2,4 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
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Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE

Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 09h24
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Theresa May a longtemps défendu un « Brexit dur », une rupture nette avec l’Union européenne (UE). A quelques jours du sommet des 17 et 18 octobre présenté par Bruxelles comme « le moment de vérité » des négociations, la première ministre britannique semble avoir accepté une version nettement plus souple des futures relations avec le continent. Londres n’avait pas prévu que l’Irlande devienne l’ultime obstacle à ses projets de divorce avec les Vingt-Sept.
C’est pourtant le statut fragile de la petite île qui commande les nouvelles concessions britanniques. Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (partie prenante du Royaume-Uni), dont la disparition est un acquis fondamental des accords de paix de 1998, Theresa May vient d’accepter de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
L’ensemble de l’île d’Irlande y serait ainsi inclus. En contrepartie, pour éviter d’imposer des contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, la chef du gouvernement aurait fait accepter par Bruxelles le maintien de l’ensemble du Royaume-Uni (Irlande du Nord comprise) dans l’union douanière européenne.

Lors d’une réunion de cabinet restreint, jeudi 11 octobre, selon le Financial Times, Theresa May a informé ses ministres les plus proches de ce compromis qui pourrait constituer la trame du chapitre « Irlande », volet de loin le plus sensible de l’accord sur le divorce avec l’UE qui doit faire l’objet d’un traité entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni. Ce texte doit être ratifié à la fois par le Parlement européen et par celui de Westminster d’ici la fin de l’année, pour permettre la rupture effective programmée le 29 mars 2019.
Bruxelles n’a pas commenté. Mais le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a déclaré, jeudi au Monde : « Il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».
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A Helsinki, une appli permet d’organiser tous ses déplacements en un clic

La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 07h13
    |

            Grégoire Allix (Helsinki)








                        



                                


                            

C’est une image de carte postale qui masque une révolution. Sur les rues pavées qui enserrent le port d’Helsinki, entre les colonnes néoclassiques de la cathédrale luthérienne et les bulbes dorés de l’église orthodoxe, le ballet des tramways, des vélos et des taxis suit une toute nouvelle partition, celle de la mobilité servicielle.
La capitale finlandaise se targue d’être la première ville au monde à avoir atteint la panacée des transports urbains de demain, le Graal des métropoles « smart et agiles » : la mobilité comme service, clé du recul de la voiture individuelle et de l’essor des transports en commun ou partagés.
« Mobility as a service »
Plus connu des amateurs sous son nom et son acronyme anglais, mobility as a service (MAAS), ce changement de paradigme est, en France, un important chapitre de la future loi d’orientation des mobilités (LOM), que la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, doit présenter en conseil des ministres le 26 octobre.
« L’enjeu majeur, c’est de contraindre tous les opérateurs à ouvrir l’accès à leurs données pour pouvoir mettre en place de vrais services multimodaux », prévient Jean-Marc Zulesi, député (La République en marche, LRM) des Bouches-du-Rhône, président du groupe de travail sur l’innovation lors des Assises de la mobilité.

Avec une seule application sur son smartphone, au lieu de la demi-douzaine qu’un citadin utilise chaque semaine, un habitant d’Helsinki peut facilement organiser ses déplacements en métro, en tramway, en bus, en vélo en libre-service, en taxi ou en voiture de location.
Whim permet de localiser stations et véhicules, de vérifier horaires et disponibilités, de comparer différentes combinaisons, de se laisser guider… mais aussi de réserver, de payer et de valider en un clic les trajets et les tickets, dématérialisés, et de souscrire des formules d’abonnement incluant tous les modes de transport.
« Aller n’importe où, n’importe...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».
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En Allemagne, le fossé se creuse entre politique et économie

Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 05h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. Le « mittelstand » allemand n’est pas réputé pour ses positions radicales. Ce tissu d’entreprises de taille intermédiaire, qui fait le succès et la grande résilience du « made in Germany », est adepte du long terme, de la gestion morale des affaires et de la modération du discours. Fin septembre, l’une des grandes figures du mittelstand, Nicola Leibinger-Kammüller, héritière et dirigeante du constructeur de machines Trumpf, près de Stuttgart, a cependant usé de mots inhabituellement alarmants pour décrire la situation actuelle. « Il y a un éloignement insidieux entre l’économie et le gouvernement, a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire Welt am Sonntag. (…) L’économie se sent moins entendue et comprise. Et les politiques sont frustrés que l’économie ne reconnaisse pas leurs contraintes. »
Pour comprendre la portée de cette alerte, il faut se remettre dans le contexte allemand : le succès économique du pays repose traditionnellement sur une coopération efficace entre Etat et entreprises. Le premier définit un cadre normatif favorable à la concurrence et au développement économique, les secondes ont une responsabilité morale vis-à-vis de la société. Elles organisent les rémunérations et les conditions de travail en coopération avec les syndicats. C’est le principe de l’ordolibéralisme, théorie qui a donné naissance à l’économie sociale de marché, qui a garanti pendant des décennies la cohésion de la société allemande.
Dégradation du climat des affaires
Ce que Mme Leibinger-Kammüller décrit, c’est le grippement de ce modèle. Car en dépit de la réussite exceptionnelle de l’économie, la société allemande est profondément divisée. Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société. Ce fossé, en germe depuis plusieurs années, s’est cristallisé sur la question de l’immigration. Le devoir moral d’accueillir les réfugiés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ A deux jours des élections régionales, la CSU a préféré inviter pour son dernier meeting le chancelier d’Autriche Sebastian Kurz, qui dirige son pays avec l’extrême droite.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Thomas Wieder  Publié hier à 01h46, mis à jour hier à 07h14   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le chancelier autrichien Sebastian Kurz prend la parole lors d’un meeting politique de la CSU, à Munich, le 12 octobre. MATTHIAS SCHRADER / AP             C’est une tradition. Ou plutôt c’en était une. En fin de campagne électorale, pour leur dernier meeting, les conservateurs bavarois de l’Union chrétienne-sociale (CSU) avaient l’habitude d’inviter Angela Merkel, la présidence de l’Union-chrétienne démocrate (CDU), le « parti frère » de la CSU, selon l’expression consacrée en Allemagne.          Vendredi 12 octobre, dans la grande taverne munichoise où les conservateurs bavarois réunissaient une dernière fois leurs partisans avant les élections régionales de dimanche, qui s’annoncent particulièrement difficiles pour eux, Angela Merkel n’était pas là. A sa place, l’invité vedette de la soirée était Sebastian Kurz, le chancelier conservateur autrichien, qui dirige, depuis décembre 2017, une coalition à laquelle participe le parti d’extrême droite FPÖ.            L’absence d’Angela Merkel à Munich, vendredi soir, n’était pas une surprise. En juin, déjà, Markus Söder, ministre-président de Bavière et candidat à sa réélection, avait fait savoir qu’il se passerait volontiers de sa présence sur les estrades. « Pour mon dernier rassemblement de la campagne, c’est un chancelier qui viendra, pas une chancelière », avait-il alors déclaré à des proches, lesquels s’étaient empressés de faire fuiter l’information dans la presse.           Lire aussi Elections en Bavière : « Une coalition “noire-verte” serait une révolution en Bavière »             Ne pas réitérer les erreurs          Sebastian Kurz plutôt qu’Angela Merkel : la CSU a donc fait son choix. A deux jours des régionales, les conservateurs bavarois ne voulaient pas prendre le risque de revivre ce qui s’était passé le 22 septembre 2017, à l’avant-veille des législatives, quand la chancelière était venue à Munich et que, sur la Marienplatz, au cœur de la capitale bavaroise, elle s’était fait huer à coup de « Casse-toi ! », par une partie de la foule vent debout contre sa politique d’accueil au moment de la crise des réfugiés de 2015.          L’image avait été désastreuse. Deux jours plus tard, la CSU avait obtenu 38,8 % des voix, 10,5 points de moins qu’en 2013. Quant au parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AfD), il avait recueilli 12,4 % des suffrages en Bavière, soit 8,1 points de plus qu’aux législatives précédentes. Parmi ses électeurs, la plupart étaient d’anciens de la CSU.          Avec Sebastian Kurz, vendredi soir, l’ambiance était tout autre. Comme en décembre 2016, quand il était venu ouvrir le congrès de la CSU, dans la banlieue de Munich, à l’époque où il n’était que ministre des affaires étrangères, le président du Parti populaire autrichien (ÖVP) a fait un carton à l’applaudimètre. Notamment quand il a rappelé qu’« une Europe ouverte sur le monde » ne doit pas être une Europe qui « perd le contrôle » de ses frontières.          Pour avoir défendu une telle idée en 2015, les conservateurs autrichiens et bavarois ont été « diabolisés » ; aujourd’hui, « ce point de vue est partagé par tout le monde dans l’Union européenne » (UE), s’est félicité M. Kurz, qui assure la présidente tournante de l’UE jusqu’au 31 décembre. « Nous avons imprimé notre marque sur le débat européen, nous avons fait bouger les choses et à la fin nous avons imposé nos idées », a-t-il ajouté, sans avoir besoin de préciser qu’il visait d’abord Angela Merkel elle-même, dont M. Kurz et ses amis de la CSU ont été les premiers à combattre à la politique d’accueil des réfugiés…          Ton moins offensif          Vendredi soir, le chancelier autrichien est toutefois resté plutôt modéré dans son discours, en tout cas davantage qu’il ne l’avait été au congrès de la CSU, en 2016, où il avait nommément et longuement ciblé « l’islamisme politique », expliquant qu’il fallait le combattre « non seulement militairement, mais aussi culturellement et idéologiquement dans nos pays ».                     De gauche à droite : Ilse Aigner, vice-ministre-présidente de Bavière, Horst Seehofer, ministre fédéral de l’intérieur, Sebastian Kurz, chancelier fédérale d’Autriche et Markus Soeder, ministre-président de Bavière, lors d’un meeting de campagne, à Munich, le 12 octobre. CHRISTOF STACHE / AFP             Cette fois, le ton était moins offensif, peut-être à cause de ses actuelles responsabilités européennes, peut-être aussi parce qu’il savait qu’un discours trop musclé de sa part risquait d’embarrasser une CSU qui, en donnant le sentiment de trop braconner sur les terres de l’AfD, risque de perdre une partie de son électorat modéré au profit des Verts.           Lire aussi En Bavière, les Verts profitent du désaveu de la grande coalition             Car telle est la difficulté des conservateurs bavarois en cette veille d’élections. A croire les derniers sondages, la principale menace pour eux vient en effet aujourd’hui moins de l’AfD, qui stagne depuis l’été dans les intentions de vote, que des écologistes, qui finissent la campagne en fanfare.          Dans une enquête réalisée pour la chaîne de télévision publique ZDF et publié jeudi, la CSU est créditée de 34 %, les Verts de 19 % et l’AfD de 10 %. Or, si le résultat de dimanche s’approche de ce dernier sondage, ce serait une vraie révolution politique à l’échelle de la Bavière : en 2013, la CSU avait recueilli 47,7 % des voix, les Verts 8,6 % et l’AfD rien du tout pour la simple raison que le parti, fondé sept mois plus tôt, n’avait alors présenté aucun candidat…          Les indécis en arbitres          Ces pronostics seront-ils démentis ? « Je suis optimiste, le résultat de dimanche sera meilleur que les derniers sondages », a assuré Horst Seehofer, président de la CSU et ministre fédéral de l’intérieur, vendredi soir. « Beaucoup d’électeurs sont encore indécis », a-t-il ajouté.          De quoi redonner un peu d’espoir aux militants, comme Annette Fritsch, encartée depuis un peu plus d’un an. « J’ai l’espoir que ces très mauvais sondages mobilisent les gens à la dernière minute, et qu’au moment de voter certains se disent : Non, quand même, la CSU à 30 %, ce n’est pas possible. Mais ça n’est qu’un espoir », explique cette habitante de la grande banlieue de Munich, pour qui les « querelles incessantes de ces derniers mois entre Merkel et Seehofer », au sein du gouvernement fédéral, sont la cause première des difficultés de la CSU.          Que feront ces indécis ? C’est en effet l’une des grandes inconnues du scrutin de dimanche. Pas sûr, de ce point de vue, que le meeting de vendredi les ait fait cheminer dans leur choix. A l’instar de Thomas, un Munichois de 46 ans, venu précisément au dernier grand rassemblement de la CSU dans l’espoir d’y voir plus clair.          Ancien électeur du parti conservateur, l’homme reconnaît que la CSU « a fait du bon travail », notamment pour l’économie bavaroise, aujourd’hui florissante si l’on s’en tient aux grands indicateurs macroéconomiques de ce Land au produit intérieur brut (PIB) supérieur à celui de la Suède et où le chômage est inférieur à 3 % de la population active.          Mais justement, parce que l’argent coule à flots en Bavière, il attend du parti qui gouverne la région pratiquement sans partage depuis un demi-siècle qu’ « il en fasse plus pour le logement, l’hôpital et l’environnement ».          Quant à l’absence d’Angela Merkel et à la présence de Sebastian Kurz, celles-ci le laissent plutôt songeur. « Certes, Merkel n’est pas la bienvenue ici en Bavière, elle est très contestée à cause de sa politique migratoire, et c’était sans doute mieux de ne pas l’inviter. Mais de là à faire venir Kurz ? Cet homme gouverne quand même avec l’extrême droite, non ? » A la sortie du meeting, tandis que la fanfare venait de conclure sur une galopante « Marche de Radetzky », Thomas restait bien en peine de dire pour qui il voterait dimanche.                              Annonces automobiles avec La Centrale           SKODA FABIA 10990 € 37           JAGUAR XF 22990 € 92           CITROEN C4 PICASSO 4000 € 22      Recherche                    Thomas Wieder  (Munich, envoyé spécial)       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Grèce : un ministre démissionne après les incendies meurtriers  Cible des critiques après la mort de 88 personnes, Alexis Tsipras a accepté la démission du ministre adjoint de la protection des citoyens.                          Les moqueries de Boris Johnson contre la burqa choquent jusque dans son camp  L’ancien ministre des affaires étrangères britannique ne compte pas s’excuser après avoir comparé le voile intégral à une « boîte aux lettres ».                      En Catalogne, manifestations avant le premier anniversaire du référendum sur l’indépendance  Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.                      Article réservé à nos abonnésLe combat des « prisonniers politiques » catalans  Rencontre en prison avec le dirigeant nationaliste Raül Romeva, qui attend son procès pour rébellion, un an après le référendum.                          A Gênes, les funérailles officielles boycottées par de nombreuses familles en colère  Beaucoup de familles ont refusé de participer à la messe organisée samedi en présence de personnalités politiques jugées responsables du drame.                      La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans  Il y a une semaine, la justice allemande avait dit n’autoriser l’extradition de l’ex-président catalan que pour le chef de malversation et non pour rébellion.               
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Par  Claire Guillot  Publié le 12 octobre 2018 à 18h25, mis à jour à 06h43   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Jeff Wall au Musée d’art moderne (Mudam) du Luxembourg, le 4 octobre. SAMUEL KIRSZENBAUM POUR « LE MONDE »             Devenu un artiste contemporain majeur avec ses grands « tableaux » photographiques qui atteignent des prix record dans les salles de ventes, le Canadien Jeff Wall aime à parler de son travail, qu’il analyse avec la précision et la rigueur de l’historien d’art qu’il est. Au Musée d’art moderne du Luxembourg (Mudam), il présente son exposition « Appearance » : vingt-sept mises en scène hypnotiques, souvent monumentales, simples ou très sophistiquées, traversées de références à la littérature ou à la peinture. Pour autant, Jeff Wall reste aussi énigmatique que ses images, dont il refuse de livrer trop de clés.           Lire la critique : A Luxembourg, le photographe Jeff Wall expose des histoires aux multiples références             « Je ne veux pas raconter l’histoire, ni donner beaucoup de détails, affirme-t-il de sa voix douce quand on l’interroge sur cette image d’un couple qu’il a fait poser nu dans la même pièce pour Summer Afternoons (2013), elle allongée l’air absent sur le canapé, lui recroquevillé sur le sol, ensemble mais séparés dans deux images accolées. Ce qui m’intéresse, c’est l’expérience du spectateur, et trop d’information peut la gâcher. Je ne veux pas donner mon interprétation car les gens prennent ce que dit l’artiste pour parole d’évangile. L’artiste n’a pas son mot à dire, il fait ce qu’il a à faire, et les gens comprennent à leur façon. »          Jeff Wall évoque plus volontiers l’origine des images – des idées ou visions qu’il puise dans son quotidien avant de les recréer, parfois très modifiées, pour leur donner une forme plastique adéquate : « Je passe plus de temps à regarder le monde de façon photographique qu’à photographier. Je me sens libre de composer une image à partir de n’importe quel élément que je trouve approprié. Certaines choses me frappent, il n’y a pas de règle, ça peut être une chose que j’ai vue, une scène qu’on m’a racontée, un livre, ou même un rêve éveillé. »          « Rien n’est fabriqué »                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Dans le 11e arrondissement, certains ont dû continuer à travailler, sans manquer de consulter l’écran de leur téléphone. 0 min de lecture                    reportage  Win Lae Phyu Sin, blogueuse birmane et musulmane Win Lae Phyu Sin est l’une des rares blogueuses issues de la communauté musulmane. Sa spécialité : les soins de beauté. 0 min de lecture                    reportage  En Ukraine, dans le port de Marioupol : « Ce qu’ils n’ont pas réussi par les armes, les Russes y parviennent par le harcèlement » De 15 millions de tonnes avant 2014, l’activité du port s’est effondré à 6 millions. La Russie étend son influence en mer d’Azov. 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A Luxembourg, le photographe Jeff Wall expose des histoires aux multiples références

Au Musée d’art moderne (Mudam), les vingt-sept compositions de l’artiste mettent en valeur toute sa palette.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 18h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h28
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            Claire Guillot








                        



                                


                            

Seules vingt-sept œuvres sont exposées, mais pour l’artiste canadien Jeff Wall, dont les images adoptent des formats monumentaux, c’est déjà beaucoup. L’exposition « Appearance », au Mudam du Luxembourg, a d’ailleurs des airs de rétrospective. Parce qu’elle présente des œuvres qui vont de ses débuts à aujourd’hui, et surtout parce qu’elle met parfaitement en valeur la vaste palette de l’artiste, qui explore depuis les années 1970 les multiples ressources de l’image mise en scène. On y trouve des scènes théâtrales inspirées par l’histoire de l’art ou la littérature comme des images « presque documentaires » puisées dans le quotidien, des grands formats et des petits, des caissons lumineux et des tirages, du noir et blanc et de la couleur, des images uniques et des politiques. Depuis Picture for Women (1979), confrontation personnelle avec l’histoire de la peinture, jusqu’à Listener (2015), où un homme est jeté à terre par un groupe menaçant, toute la virtuosité de Jeff Wall se déploie en majesté.

L’artiste, qui a prêté plusieurs œuvres pour l’exposition, a travaillé étroitement sur l’accrochage avec les commissaires. Si les œuvres anciennes sur caissons lumineux sont présentées ensemble, le parcours n’est pas chronologique, chaque salle abordant, de façon assez lâche, des questions qui ont traversé son travail – le théâtre, le geste, le paysage. Mais les images sont assez espacées pour être appréciées séparément, et l’effet général est hypnotique : c’est la même séduction intense qui se déploie partout lorsqu’on se trouve physiquement confronté aux grands formats, aspiré par les couleurs lumineuses, absorbé par les détails inépuisables.
Mises en abyme
Le talent de l’artiste tient à sa capacité à créer à chaque fois un mini-drame, une histoire aux multiples références, une énigme sans résolution possible. Devant une simple personne qui se change dans une cabine d’essayage (Changing Room), dont on aperçoit juste...




                        

                        


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Sanjeev Gupta, nouveau magnat de l’aluminium et de l’acier en Europe

Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            
Il faut désormais compter avec Sanjeev Gupta. A 47 ans, cet homme d’affaires britannique né en Inde est en train de devenir l’un des magnats de l’aluminium et de l’acier en Europe. L’acquisition de quatre grandes usines d’ArcelorMittal, annoncée vendredi 12 octobre, va lui permettre de doubler la taille de son petit empire, le Gupta Family Group (GFG). Celui-ci emploiera bientôt plus de 26 000 personnes, essentiellement sur le Vieux Continent. Une étape de plus dans la montée en puissance des nouveaux champions industriels venus d’Inde ou de Chine.
ArcelorMittal cherchait depuis des mois un acquéreur pour les installations situées en République tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Italie. En mai, la Commission européenne a, en effet, autorisé le leader mondial de la sidérurgie à s’offrir Ilva, le numéro un italien du secteur, et son aciérie gigantesque et délabrée de Tarente, dans les Pouilles. Mais Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence, a assorti son feu vert d’une condition clé : avant d’acheter Ilva, ArcelorMittal doit céder des capacités pratiquement équivalentes, afin de ne pas se retrouver en position ultra-dominante sur le marché européen de l’acier.

C’est ainsi qu’après avoir hésité, la famille Mittal, qui contrôle le groupe, a mis en vente toute une série d’usines, réparties en trois lots. Celui remporté par M. Gupta est le premier à trouver preneur, et de loin le plus important. Il comprend avant tout deux grands sites intégrés de production d’acier à Ostrava, en République tchèque, et à Galati, en Roumanie, qui emploient chacun entre 5 500 et 6 000 personnes.
Le principal complexe tchèque
A Ostrava, M. Gupta met la main sur le principal complexe sidérurgique tchèque, construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le communisme, on l’appelait le « cœur d’acier de la République ». Lakshmi Mittal en avait obtenu les clés en 2003, lors de sa privatisation.
L’histoire de Galati, sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le pasteur Andrew Brunson était accusé par la Turquie d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ».
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La justice turque libère le pasteur américain Brunson, au cœur d’une crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis

Le pasteur Andrew Brunson était accusé par la Turquie d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 00h57
   





                        



   


La crise diplomatique grave entre les Etats-Unis et la Turquie cristallisée autour de la situation du pasteur américain Andrew Brunson, pourrait avoir trouvé une porte de sortie. La justice turque a ordonné, vendredi 12 octobre, la levée de l’assignation à résidence et de l’interdiction de quitter le territoire turc imposées à ce ressortissant américain au cours d’une nouvelle audience dans son procès. D’après le Ragip Soylu, journaliste du quotidien pro-gouvernemental anglophone Daily Sabah, trois témoins sont revenus sur leurs déclarations contre le pasteur.
Le tribunal, à Aliaga dans la région d’Izmir (ouest), a condamné le pasteur à trois ans et un mois de prison mais l’a remis en liberté en tenant compte du temps qu’il a déjà passé en prison et de son comportement pendant son procès, selon une correspondante de l’Agence France-Presse sur place. M. Brunson a été incarcéré pendant un an et demi sur décision de la justice turque et placé en résidence surveillée depuis le mois juillet. « Bonne nouvelle, le pasteur Brunson est en vol », a lancé Donald Trump à des journalistes. « Je crois qu’il est en bonne forme » après avoir « beaucoup souffert », a-t-il ajouté. Le président des Etats-Unis a précisé qu’il l’accueillerait dans le Bureau ovale à la Maison Blanche « probablement samedi ».

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Une relation dégradée
Inquiété par la justice turque dans le cadre des vagues d’arrestation qui ont suivi la tentative manquée de coup d’Etat de juillet 2016, M. Brunson était accusé d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ». Il était notamment reproché à M. Brunson des liens jamais démontrés avec la confrérie du prédicateur Fetullah Gülen et avec le mouvement autonomiste armé du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’armée turque dans le sud-est à majorité kurde du pays.
Depuis l’élection de Donald Trump, son sort est devenu l’un des principaux irritants d’une relation turco-américaine déjà très dégradé par le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie. Après que le tribunal a refusé de libérer le pasteur au cours de la précédente audience, en juillet, Washington a haussé le ton face à la Turquie. La crise diplomatique a culminé en août avec la décision par les Etats-Unis de prendre contre Ankara des sanctions qui ont précipité l’effondrement de la monnaie nationale et aggravé une situation économique déjà fragile.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les réfugiés soudanais et érythréens que « Le Monde » a suivis durant plus d’un an témoignent de leurs difficultés et de leurs avancées.
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« Les nouveaux arrivants » : récit d’une année et demie d’intégration



LE MONDE
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        Le 12.10.2018 à 12h31

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        Mis à jour le 14.10.2018 à 14h18






Durée : 05:46 | 

500 jours, 25 migrants, 4 journaux. Pendant un an et demi, Le Monde, The Guardian, El Pais et Der Spiegel ont suivi des réfugiés pour raconter leur accueil et leur intégration dans différents pays européens. Au terme de ce projet, les membres du groupe Soudan Célestins Music racontent les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leur quotidien et leurs premiers pas dans le monde du travail depuis leur installation à Vichy.


                

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