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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Deux ans après l’émergence des vélos partagés, une vingtaine d’entreprises ont fait faillite. Et des milliers de vélos s’entassent dans des décharges.
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En Chine, la mobilité partagée entre déjà en zone de consolidation

Deux ans après l’émergence des vélos partagés, une vingtaine d’entreprises ont fait faillite. Et des milliers de vélos s’entassent dans des décharges.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h15
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Les promesses des vélos partagés ont fait long feu en Chine. Il y a deux ans, quand les premières bicyclettes orange ou jaunes commençaient à peupler les trottoirs de Shanghaï et de Pékin, Mobike et Ofo, pionniers et aujourd’hui leaders du secteur, promettaient de remettre les Chinois au vélo pour une mobilité plus verte. Deux ans plus tard, quelques dizaines d’acteurs ont tenté leur chance, ajoutant des vélos de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel au paysage urbain chinois. Mais force est de constater que les promesses écologiques n’ont pas été tenues. Des milliers de vélos ont fini dans des décharges, saisis par les municipalités parce qu’ils encombraient les trottoirs, ou simplement parce que les entreprises qui les détenaient ont fait faillite – une vingtaine en tout, selon une étude du cabinet de conseil chinois Analysys International publiée début septembre.
Aujourd’hui, le secteur doit encore démontrer sa viabilité économique. Si plusieurs dizaines de start-up ont suivi Ofo et Mobike, c’est parce que le modèle était attirant : en plus de l’argent des investisseurs, les plates-formes de location de vélos pouvaient compter sur les quelques centaines de yuans de caution des utilisateurs pour se développer. Pour l’instant, seul Mobike, avec ses vélos orange et argent, a validé son ticket. Cet été, l’entreprise, soutenue par Tencent, l’un des leaders de l’Internet chinois, a été rachetée par Meituan, pour environ 2,7 milliards de dollars.
Meituan, qui compte également Tencent parmi ses investisseurs, est une plate-forme de services dont les activités vont de la livraison de repas aux voitures avec chauffeur, en passant par le paiement en ligne. L’entreprise cherchait à se diversifier avant son entrée en Bourse, effective le 20 septembre, qui l’a valorisée à plus de 50 milliards de dollars. L’occasion d’une clarification pour Mobike, forcée à la transparence en raison de cette introduction en Bourse : l’entreprise a déclaré 48,1 millions d’utilisateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Face aux problèmes dans l’espace public, de plus en plus de municipalités américaines choisissent de réguler ces plates-formes.
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San Francisco congédie les pionniers de la trottinette électrique

Face aux problèmes dans l’espace public, de plus en plus de municipalités américaines choisissent de réguler ces plates-formes.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h05
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Dans les rues de San Francisco, les trottinettes électriques en libre-service sont de retour. Lundi 15 octobre, quatre mois après leur interdiction, plus d’un millier d’engins devaient être déployés par deux petites start-up sélectionnées par la municipalité. Les grands acteurs du secteur, qui sont presque tous basés dans la ville, n’ont en revanche pas été conviés.
Prises de cours en début d’année par l’arrivée non autorisée de ces trottinettes, les municipalités ont rapidement réagi. Et opté pour une fermeté qui contraste avec le relatif laxisme qui avait accompagné le rapide développement d’Uber au début de la décennie. Début juin, une proposition de loi a ainsi été adoptée pour refermer la brèche réglementaire dans laquelle les plates-formes de location s’étaient engouffrées.

« Nous sommes pour l’innovation et voulons offrir davantage d’options de transport aux habitants de San Francisco, mais nous devons le faire de manière prudente », justifie un porte-parole de l’agence chargée des transports. En juin, celle-ci a lancé un appel à candidatures pour participer à un programme pilote d’un an. Douze entreprises, dont Uber et son grand rival, Lyft, ont postulé.
« Cela leur servira de leçon »
Fin août, l’agence a pourtant décidé de n’attribuer que deux des cinq autorisations en jeu, tout en réglant ses comptes. Exit Bird, Lime et Spin, qui avaient débarqué en mars sans consulter les élus locaux. Exit aussi Uber et Lyft, et leur lourd passif. Officiellement, le choix ne s’est effectué que sur des critères objectifs. Mais des points de pénalité ont aussi été attribués en fonction des actions passées. « Cela leur servira de leçon », reconnaît d’ailleurs un élu. Uber, Lime et Spin ont fait appel.
Les deux permis ont été attribués à Scoot et Skip, des acteurs au casier vierge
Les deux permis ont été attribués à Scoot et Skip, des acteurs au casier vierge. Le premier a déjà collaboré avec la mairie pour installer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le journaliste critique du pouvoir saoudien n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.
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Affaire Khashoggi : Paris, Londres et Berlin réclament une « enquête crédible »

Le journaliste critique du pouvoir saoudien n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h24
   





                        



   


La tension est montée d’un cran ces dernières heures entre l’Arabie saoudite et les capitales occidentales au sujet de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Dimanche 14 octobre, Riyad a promis des représailles si des sanctions étaient prises à son encontre, au lendemain des menaces du président américain, Donald Trump, qui a évoqué un « châtiment sévère » pour l’Arabie saoudite si sa responsabilité était avérée dans la disparition de M. Khashoggi.
Si des mesures sont appliquées, le royaume répondra avec « de plus grandes » sanctions, a déclaré un haut responsable saoudien, cité par l’agence officielle saoudienne SPA, sous le couvert de l’anonymat. « L’économie du royaume a un rôle vital et d’influence pour l’économie mondiale », a-t-il mis en garde. Mais après les propos de M. Trump, la Bourse de Riyad a perdu plus de 5 % dimanche, soit sa plus grande perte depuis trois ans.
Et dimanche, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont demandé à l’Arabie saoudite et à la Turquie une « enquête crédible » sur cette disparition. Les ministres des affaires étrangères de ces trois pays européens affirment, dans une déclaration commune, partager les « graves préoccupations » de la haute représentante de l’Union européenne, Federica Mogherini, et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le sort de cet opposant saoudien.

        Lire aussi :
         

                Journaliste saoudien disparu : l’affaire prend le tour d’une crise diplomatique



Editorialiste critique du pouvoir saoudien – il vit en exil aux Etats-Unis depuis 2017 – et collaborateur du Washington Post, M. Khashoggi n’a plus donné signe de vie depuis son entrée pour des démarches administratives, le 2 octobre, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Des responsables turcs ont affirmé que le journaliste y avait été assassiné par des agents saoudiens. Riyad affirme qu’il a quitté le bâtiment, sans toutefois présenter de preuves.
Jamal Khashoggi « torturé puis tué » ?
Le Washington Post avait auparavant soutenu qu’Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré. Samedi, Ankara a reproché aux autorités saoudiennes de ne pas coopérer, et notamment de ne pas laisser les enquêteurs accéder au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.
L’affaire a suscité une forte préoccupation dans plusieurs pays occidentaux. Emmanuel Macron a ainsi déclaré à France 24 et à RFI, vendredi, à l’issue du Sommet de la francophonie à Erevan, que les faits concernant la disparition du journaliste saoudien étaient « très graves ». « J’attends que les vérités et la clarté complète soient établies », a dit le président français, qui compte s’entretenir « dans les prochains jours » avec ses homologues concernés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.
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Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a ordonné le départ des migrants de Riace

Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h25
   





                        



   


Matteo Salvini poursuit son combat contre le maire de Riace, Domenico Lucano, favorable à l’accueil des migrants. Le leader de la Ligue, parti d’extrême droite, a ordonné, samedi 13 octobre, le transfert vers des centres d’hébergement de migrants accueillis dans le petit village italien.
Ces dernières années, M. Lucano, sympathisant communiste, avait mis en place une politique d’accueil de réfugiés pour tenter de faire revivre son village, comptant moins de 2 000 habitants, souffrant de la désertification et du marasme économique.

        Lire notre reportage :
         

          En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace



Mais le ministre de l’intérieur veut limiter les projets inspirés par l’exemple de Riace et regrouper les demandeurs d’asile dans des centres d’accueil plus grands. Le transfert des migrants de Riace vers d’autres centres va commencer la semaine prochaine, selon le ministère, qui enquête sur des « irrégularités évidentes » dans le système d’accueil des migrants depuis 2016.
« Ils veulent nous détruire »
Cette annonce de M. Salvini intervient quelques jours après l’arrestation de Domenico Lucano. Désormais assigné à résidence, l’édile est soupçonné d’aide à l’immigration clandestine et d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village.
Il est également accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de Riace et des migrants pour leur obtenir un titre de séjour. Matteo Salvini s’était réjoui de son arrestation, dénonçant « les fausses bonnes consciences qui voudraient remplir l’Italie d’immigrés ». Pour M. Lucano, « comment est-il possible de détruire le “modèle de Riace” qui a été décrit par d’innombrables hommes politiques, intellectuels et artistes comme une expérience extraordinaire ? Ils veulent nous détruire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les législatives du 9 septembre ont conduit à une situation de blocage au Parlement : l’alliance de centre-droit, minoritaire, a obtenu un siège de moins que les sociaux-démocrates.
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Publié aujourd’hui à 13h09, mis à jour à 16h51      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Le dirigeant des conservateurs suédois Ulf Kristersson a annoncé, dimanche 14 octobre, avoir échoué à former un gouvernement de coalition de centre-droit, appelant le président du Parlement à proposer ce mandat à un autre candidat.          Les législatives du 9 septembre, après quatre années de législature de centre-gauche, n’ont pas permis de désigner de vainqueur susceptible de construire une coalition stable. Le parti social-démocrate du premier ministre Stefan Löfven est resté la première formation du pays en termes de mandats au Parlement, et sa coalition rouge-vert a conservé un mandat d’avance sur le bloc de centre-droit, avec 144 parlementaires contre 143 sur 349.          Mais les deux blocs sont minoritaires et Stefan Löfven a été démis fin septembre lors du vote d’une motion de censure par l’Alliance du centre et de la droite, avec les voix de l’extrême droite. C’était donc alors au conservateur Ulf Kristersson de tenter de former un gouvernement.            Le président du Parlement peut proposer quatre fois à des candidats de tenter de former un gouvernement. En cas d’échec, de nouvelles élections seront convoquées.           Lire aussi En Suède, un paysage politique éclaté après une percée plus faible que prévu de l’extrême droite                                 Annonces automobiles avec La Centrale           KIA STONIC 20470 € 77           JEEP GRAND CHEROKEE 51900 € 74           BMW X4 33890 € 77      Recherche                    Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Article réservé à nos abonnésAnnegret Kramp-Karrenbauer, vraie fausse dauphine d’Angela Merkel  Proche de la chancelière, la secrétaire générale de la CDU sillonne le pays et cherche à réduire les divisions au sein de la droite allemande.                   Several forest fires have been raging in Sweden for more than two weeks and is a result of hot and dry weather. 

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La cérémonie de canonisation de l’archevêque salvadorien et du pape italien est organisée dimanche au Vatican.
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Mgr Romero et Paul VI : qui sont les deux « saints » controversés canonisés par le pape François ?

La cérémonie de canonisation de l’archevêque salvadorien et du pape italien est organisée dimanche au Vatican.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h43
   





                        



   


Deux personnalités contestées en leur temps, l’archevêque salvadorien assassiné Oscar Romero et son ami le pape italien Paul VI, ont pris une revanche, dimanche 14 octobre, en se faisant canoniser sur la place Saint-Pierre, à Rome. Plus de 60 000 fidèles et de nombreux chefs d’Etat étaient attendus au Vatican pour la cérémonie.
Au total, sept bienheureux ont été élevés au rang de saints, dont deux prêtres italiens, deux fondatrices d’ordre religieux et un jeune orphelin de 19 ans, Nunzio Sulprizo, né au XIXe siècle. Mais deux d’entre eux concentrent l’attention : l’archevêque salvadorien Oscar Romero, véritable icône en Amérique latine, et le pape italien Paul VI, qui avait été son professeur à Rome, et qui a été critiqué pour avoir condamné la pilule en pleine révolution sexuelle.
Mgr Oscar Romero, le défenseur des « sans-voix »
Né en 1917 dans un village de planteurs de café, à 150 kilomètres de la capitale du Salvador, Oscar Arnulfo Romero était un archevêque salvadorien conservateur, avant de se transformer en un ardent défenseur des droits humains, jusqu’à être assassiné en pleine messe en 1980.
Après des études au séminaire au Salvador, il est envoyé à Rome, où il est ordonné prêtre en 1942. En 1970, il est désigné évêque auxiliaire de San Salvador, puis évêque de Santiago de Maria. Lorsqu’il devint en 1977 archevêque de la capitale San Salvador, rien ne prédestinait ce prélat de 59 ans, plutôt traditionaliste, à devenir la bête noire de l’oligarchie en place.
Mais l’assassinat par des escadrons de la mort de son ami jésuite, Rutilio Grand, avec deux paysans en mars 1977 le fit changer du tout au tout : dès lors il devient « la voix des sans-voix », mettant son talent oratoire au service de la dénonciation des crimes, enlèvements et assassinats menés par l’armée salvadorienne et les escadrons de la mort.
Cet adepte de la théologie de la libération a été assassiné en pleine messe par un commando d’extrême droite, le 24 mars 1980. Ni les tueurs ni ses commanditaires n’ont comparu en justice. Mais cet assassinat, suivi d’un attentat qui a fait quarante morts lors des funérailles, a contribué à diviser le pays, qui s’est enfoncé dans une guerre civile de douze ans (1980-1992) ayant fait 75 000 morts et 7 000 disparus.
L’Eglise a longtemps bloqué toute reconnaissance officielle du prélat des pauvres. Mais deux ans après l’élection du pape François, le Vatican a reconnu son martyre, ouvrant la voie à sa béatification en mai 2015 devant plus de 200 000 fidèles à San Salvador.
Comme l’actuel pape argentin, l’archevêque Romero fustigeait le libéralisme économique qui opprimait les plus pauvres dans son pays. Critiqué par l’épiscopat latino-américain, il a notamment été accusé d’être un « déséquilibré » et « un marxiste ».
Le pape italien Paul VI, réformateur mais antipilule
Paul VI, né Giovanni Battista Montini en 1897, a été pape de 1963 à 1978, achevant le concile Vatican II lancé par son prédécesseur Jean XXIII, considéré comme une adaptation majeure de l’Eglise au monde moderne. Celui qui fut béatifié en octobre 2014 est aussi celui qui dit « non » en 1968 à la pilule contraceptive, suscitant des réactions très négatives y compris au sein de l’Eglise.
Le pape François fait coïncider sa canonisation avec le synode consacré aux jeunes en cours au Vatican, honorant ainsi celui qui avait institué cette assemblée consultative des évêques. Il cite souvent les écrits de Paul VI et les deux hommes ont en commun une volonté de réforme de la Curie romaine et d’atteindre la justice sociale.
Paul VI doit sa canonisation au miracle présumé d’une petite fille italienne, née très prématurément en 2014 malgré le percement de sa poche amniotique et les conseils d’avortement des médecins. La mère avait prié devant une relique de Paul VI dans un sanctuaire de Brescia.
L’encyclique Humanae Vitae de 1968 de Paul VI se prononce précisément contre la contraception et l’avortement pour des raisons thérapeutiques. C’est au nom de ce même respect pour l’embryon que le pape François a comparé mercredi 10 octobre l’avortement au recours à « un tueur à gages », suscitant un tollé en France cinquante ans après l’encyclique décriée de Paul VI.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Une violente tempête de neige a dévasté le camp d’une expédition sud-coréenne. Des témoins évoquent des corps dispersés sur 500 m.
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Népal : les corps des neuf alpinistes morts dans l’ascension du Gurja ont été retrouvés

Une violente tempête de neige a dévasté le camp d’une expédition sud-coréenne. Des témoins évoquent des corps dispersés sur 500 m.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 15h03
   





                        



   


Une équipe de guides népalais est parvenue dimanche 14 octobre à récupérer les corps de neuf alpinistes, cinq Sud-Coréens et quatre Népalais, morts dans une violente tempête de neige qui a dévasté leur camp dans le massif du Gurja. Les vents violents avaient fait échouer samedi de précédentes tentatives pour atteindre le lieu de l’accident, dans la région de l’Annapurna.
Les sauveteurs ont découvert les dépouilles des cinq Sud-Coréens et leur quatre guides népalais éparpillées à travers le camp de base, au milieu des restes brisés de leurs tentes et leur équipement. Les cadavres portaient des blessures à la tête et des fractures d’os, qui pourraient être dues au souffle d’une avalanche plutôt que d’une tempête comme avancé initialement, selon la mission de recherche. « Il semble que des seracs et de la neige sont tombés du haut de la montagne et que les fortes bourrasques de vent en résultant ont frappé le campement, projetant les alpinistes », a déclaré le secouriste Suraj Paudyal, qui a atteint le lieu de l’accident dimanche.
« L’impression qu’une bombe a explosé »
Les alpinistes Sud-Coréens et leurs guides népalais campaient depuis début octobre dans un camp à 3 500 mètres au pied du Gurja, un sommet culminant à 7 193 mètres, en attendant qu’une éclaircie leur permette de poursuivre l’ascension. L’expédition était menée par l’alpiniste chevronné sud-coréen Kim Chang-ho qui avait été en 2013 le plus rapide à escalader les quatorze premiers sommets mondiaux sans l’aide d’équipement d’oxygène additionnel.
Siddartha Gurung, le pilote qui coordonne la misison de recherche, est parvenu dimanche à atteindre le lieu du drame. Il a décrit une scène de chaos total, affirmant que les corps étaient dispersés sur 500 mètres. « Le camp de base donne l’impression qu’une bombe a explosé », a déclaré Dan Richards, de Global Rescue, une organisation basée aux Etats-Unis qui aide aux efforts de recherche.
Un sixième Sud-Coréen, qui se trouvait dans un village de la vallée en contrebas, a survécu, a fait savoir la police. Cet accident est le plus grave depuis une avalanche, provoquée par un tremblement de terre, qui avait emporté 18 personnes sur les pentes de l’Everest en 2015. L’année précédente, seize sherpas avaient également été tués sur l’Everest par une coulée de neige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Israël a reconnu indirectement la responsabilité du meurtre de cet émissaire suédois, explique l’historien sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La principale figure de l’opposition russe a multiplié les séjours en prison pour avoir organisé des manifestations anti-Kremlin.
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Russie : l’opposant Alexeï Navalny libéré

La principale figure de l’opposition russe a multiplié les séjours en prison pour avoir organisé des manifestations anti-Kremlin.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 05h48
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 14h08
   





                        



   


L’opposant russe numéro un, Alexeï Navalny, a été libéré de prison dimanche après avoir passé environ un mois et demi en prison au terme de deux condamnations successives pour avoir organisé des manifestations contre le Kremlin et la corruption, l’année dernière.
Ainsi, le 28 août, il a été condamné à trente jours de prison pour l’appel à une manifestation non autorisée en janvier, durant laquelle il avait appelé à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Le charismatique blogueur anticorruption avait alors accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un projet gouvernemental de réforme des retraites, alors que se tenaient des élections locales. Malgré son emprisonnement ce jour-là, des milliers de Russes ont répondu à son appel dans tout le pays et la police a procédé à des dizaines d’arrestations, de manière parfois très musclée.
Un écho particulier auprès des jeunes
Le 24 septembre, à peine sorti de prison, Alexeï Navalny a de nouveau été arrêté et condamné à vingt jours de détention pour avoir appelé à manifester contre la très impopulaire réforme des retraites. Cette réforme prévoyant le relèvement de cinq ans de l’âge de la retraite en Russie a, finalement, été promulguée le 3 octobre par le président russe, Vladimir Poutine.
Alexeï Navalny est devenu la principale figure de l’opposition russe depuis d’imposantes manifestations en 2011 et 2012. Plusieurs rassemblements qui comptent parmi les plus importants récemment organisés en Russie se sont déroulés à son appel et sa rhétorique anticorruption trouve un écho particulier auprès des jeunes qui le suivent sur Internet.
M. Navalny, qui avait été empêché de participer à l’élection présidentielle de mars, avait déjà été emprisonné durant un mois en juin, pour avoir organisé des manifestations contre Vladimir Poutine, avant sa prise de fonctions en mai pour un quatrième mandat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le fondateur de l’ONG, atteint du sida, a pu contaminer ses victimes. Certaines étaient âgées de dix ans à peine.
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Liberia : une ONG américaine reconnaît des viols sur des filles dont elle s’occupait

Le fondateur de l’ONG, atteint du sida, a pu contaminer ses victimes. Certaines étaient âgées de dix ans à peine.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 05h27
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h41
   





                        


Une ONG américaine bien connue et respectée au Liberia a présenté ses excuses, samedi 13 octobre, pour les viols incessants de jeunes filles dans une de ses écoles. Les victimes étaient censées, par le biais de la scolarisation, échapper à une vie d’exploitation sexuelle. « Nous sommes profondément désolés », a écrit l’association More Than Me sur son site en réaction aux conclusions d’une longue enquête publiée par le site d’investigations américain ProPublica et par le magazine Time.

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Des filles étaient abusées par le cofondateur de l’ONG, Macintosh Johnson, au sein de cette école implantée dans un bidonville de la capitale libérienne, Monrovia. Il est mort du sida en 2016, et il est à craindre qu’il ait infecté ses victimes, parfois âgées de dix ans seulement.
« A toutes les filles qui ont été violées par Macintosh Johnson en 2014 et auparavant : nous avons échoué avec vous », a écrit l’organisation. « Nous avons donné à Johnson un pouvoir qu’il a exploité en abusant des enfants. Ces dynamiques de pouvoir ont entravé la capacité de l’équipe à immédiatement rapporter ces abus à notre direction. Notre direction aurait dû reconnaître les signaux plus tôt. »
Mort avant son jugement
Dénoncé par des filles, Johnson avait été arrêté. Son procès en 2015 fut suspendu en raison de suspicions de pots-de-vin, selon ProPublica. Il devait être rejugé lorsqu’il est mort, en 2016.
L’école, ouverte en 2013, fut la première des 18 établissements de More Than Me dans cet Etat pauvre d’Afrique de l’Ouest.
L’ONG avait levé plus de huit millions de dollars de fonds (6,9 M€ au cours actuel), dont près de 600 000 provenaient du gouvernement américain. Elle avait aussi reçu le soutien de la présidente du Liberia à l’époque, Ellen Johnson Sirleaf, également Prix Nobel de la paix.
ProPublica décrit Macintosh Johnson comme un « charmant arnaqueur », lié à Katie Meyler, la fondatrice de l’ONG. Cette évangélique était venue apporter son aide au Liberia à la suite de quatorze ans de guerre civile, se donnant pour mission d’aider les filles des bidonvilles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les enjeux de l’environnement sont une cause perdue à la Maison Blanche. M. Trump l’a encore prouvé, n’accordant qu’un bref commentaire suspicieux à la publication du rapport du groupe d’experts.
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Président Trump, an II : Kanye West plus fort que le GIEC

Les enjeux de l’environnement sont une cause perdue à la Maison Blanche. M. Trump l’a encore prouvé, n’accordant qu’un bref commentaire suspicieux à la publication du rapport du groupe d’experts.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 04h27
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h56
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La semaine de la Maison Blanche a été marquée par ce qui a été probablement la première apparition du mot « enfoiré » (motherfucker) dans un compte rendu du service de presse du pouvoir exécutif des Etats-Unis. Un précédent que l’on doit au rappeur Kanye West, venu déjeuner avec le président, et auteur d’une tirade traduisant une pensée complexe qui a laissé Donald Trump médusé.
Le changement d’atmosphère a été total deux jours plus tard, lorsque le bureau Ovale a reçu la visite du pasteur évangélique dont les autorités américaines avaient obtenu la veille la libération en Turquie. Le religieux a prié pour le président assis à ses côtés, un genou à terre et la main sur son épaule. Pour détendre l’atmosphère, Donald Trump a demandé ensuite à son épouse pour qui elle avait voté en 2016, avant d’avouer qu’il connaissait déjà la réponse – pour lui.
Une cause perdue
Ces deux événements ont écrasé, au 1 600 Pennsylvania avenue, la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce dernier n’a eu droit qu’à un bref commentaire suspicieux du milliardaire, mardi, en réponse à une question. « On me l’a donné et je veux voir qui l’a rédigé, vous savez, quel groupe l’a rédigé », a assuré le président en réponse à une question. « Je peux vous donner des rapports fabuleux et des rapports qui ne le sont pas », a-t-il ajouté, énigmatique.

Les enjeux de l’environnement sont une cause perdue à la Maison Blanche. Donald Trump ne les a pas mentionnés une seule fois dans son discours aux Nations unies, le 25 septembre, pas plus que dans son discours sur l’état de l’Union, sept mois plus tôt. Lorsqu’il évoque le climat dans ses meetings de campagne, c’est pour vanter la sortie de l’accord de Paris « tueur d’emplois », qualifié de « très coûteux », ou de « horrible », selon l’inspiration du moment.
Il n’a pas non plus mentionné ces enjeux lorsqu’il s’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Bien que régional, l’enjeu du scrutin de dimanche dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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En Bavière, des élections à haut risque pour Angela Merkel

Bien que régional, l’enjeu du scrutin de dimanche dépasse largement ce Land et aura valeur de test pour Berlin.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 02h58
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 07h44
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Ce ne sont « que » des élections régionales. Mais le scrutin qui a lieu ce dimanche 14 octobre en Bavière aura nécessairement des conséquences nationales, et ce pour deux raisons. La première est chronologique. Un an après les législatives du 24 septembre 2017, c’est la première fois que des électeurs sont appelés aux urnes en Allemagne : 9,5 millions d’inscrits, soit un sixième de l’électorat du pays. En cela, le scrutin de dimanche aura valeur de test : il permettra de dire si les grandes tendances observées en 2017 – la percée sans précédent de l’extrême droite et le recul historique des conservateurs (CDU-CSU) et des sociaux-démocrates (SPD) – sont confirmées ou infirmées.
La seconde raison tient à la place singulière qu’occupe la Bavière sur la scène politique nationale. De tous les Länder, c’est le seul où l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti d’Angela Merkel, n’est pas représentée stricto sensu, mais où les conservateurs ont leur propre parti, l’Union chrétienne-sociale (CSU). Au Bundestag, les députés des deux formations siègent dans le même groupe depuis la naissance de la République fédérale, en 1949. Mais les relations entre les deux « partis frères », selon l’expression consacrée, ont été particulièrement rugueuses ces derniers mois.
En cela, l’enjeu du scrutin dépasse largement la Bavière, dans la mesure où le président de la CSU, Horst Seehofer, est également ministre fédéral de l’intérieur, alors que la présidente de la CDU, Angela Merkel, est chancelière fédérale. Pour le dire autrement, ce qui se joue dimanche à Munich intéresse directement Berlin, l’impact du scrutin bavarois sur la politique nationale dépendant de trois facteurs principaux :
De quelle ampleur sera le revers de la CSU ?
Depuis 1962, la CSU – cas unique en Europe – a toujours eu la majorité absolue en sièges au parlement de Bavière, sauf entre 2008 et 2013 où elle a dû former une coalition, en l’occurrence avec le Parti libéral-démocrate (FDP). Dans les derniers sondages, elle est créditée de 33 à 35 %, soit près de quinze points de moins qu’en 2013 (47,7 %), et près de dix points de moins qu’en 2008 (43,4 %).
Face à la chute continue de leur parti dans les sondages ces derniers mois, les responsables de la CSU n’ont cessé de revoir leurs ambitions à la baisse. Avant l’été, ils considéraient encore qu’un score autour de 40 % serait déshonorant. Désormais, ils estiment qu’un tel résultat serait quasiment une divine surprise. Certains veulent croire que les mauvais sondages conduiront à un sursaut de mobilisation auprès d’un électorat qui n’a jamais compté autant d’indécis. Selon une enquête de l’institut GMS publiée jeudi, 53 % des électeurs n’avaient toujours pas fait leur choix à moins d’une semaine du vote.
Une chose est en tout cas certaine : plus le score de la CSU sera bas, plus la question des responsabilités sera posée, à commencer par celle de M. Seehofer. Président du parti depuis 2008, celui-ci avait déjà été contraint d’annoncer son départ de la présidence du Land, fin 2017, après le revers de la CSU aux législatives. A l’époque, le parti avait obtenu 38,8 % des voix (10,5 points de moins qu’en 2013). Resté président du parti, M. Seehofer avait alors laissé les clés de l’exécutif régional à son rival de toujours, Markus Söder, pour devenir quelques semaines plus tard ministre fédéral de l’intérieur.
En entrant au gouvernement à Berlin, M. Seehofer pensait à l’origine aider ses amis bavarois. Son calcul était le suivant : comme ministre fédéral, il allait pouvoir tenir tête à Mme Merkel plus efficacement que comme ministre-président de Bavière, en particulier dans le domaine de la politique migratoire, afin d’imposer à la chancelière la ligne de fermeté prônée par la CSU depuis la crise des réfugiés de 2015.

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Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Au ministère de l’intérieur, M. Seehofer s’est surtout illustré par ses coups d’éclat et ses coups de menton, donnant le sentiment de chercher avant tout la confrontation avec Mme Merkel, au risque de paralyser le travail gouvernemental. Son image en a beaucoup pâti. Fin septembre, 27 % des Allemands souhaitaient qu’il joue un rôle important à l’avenir, soit 12 points de moins qu’en juin, selon un sondage Kantar Public pour le Spiegel.
De plus en plus contesté au sein de son parti, celui que le Spiegel a baptisé « la drama queen de la CSU » pourrait être le premier à devoir rendre des comptes, dimanche soir. En théorie, M. Seehofer, âgé de 69 ans, est président du parti jusqu’au prochain congrès, prévu fin 2019. Mais pourra-t-il tenir jusque-là en cas de débâcle historique ?
Qui, des écologistes ou de l’extrême droite, profitera le plus de la chute de la CSU ? 
Aux législatives de 2017, le recul de la CSU avait essentiellement profité au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui, avec 12,7 %, avait réalisé en Bavière son meilleur score de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest. « Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées », avait réagi à l’époque M. Seehofer.

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Un an plus tard, cette stratégie sera-t-elle payante ? Pour en juger, deux scores seront à observer, dimanche : d’abord celui de l’AfD, afin de mesurer si la droitisation de la CSU assumée par M. Seehofer a effectivement permis de ramener dans le giron du parti les électeurs ayant voté pour l’extrême droite en 2017. Sur ce point, les sondages sont ambivalents, l’AfD oscillant, selon les instituts, de 10 à 14 % des voix.
L’autre résultat à regarder de près sera celui des écologistes. Dans les sondages, ceux-ci sont crédités de 19 % des voix, soit 9 points de plus qu’aux législatives. Or ces dernières semaines, beaucoup d’électeurs conservateurs ont expliqué qu’ils voteraient pour les Verts précisément parce qu’ils refusent de cautionner la ligne ultra-droitière de M. Seehofer.

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S’il s’avère que la CSU n’a non seulement pas réussi à endiguer l’AfD mais qu’elle a de surcroît perdu un très grand nombre d’électeurs au profit des Verts, les conséquences pour Mme Merkel pourraient être moins graves que prévu. Certes, la chancelière n’a aucun intérêt à voir la CSU trop affaiblie. Mais pour elle, mieux vaut une CSU sanctionnée pour sa stratégie de « droitisation » que l’inverse. Si ce sont surtout des électeurs modérés que la CSU a perdus, dimanche, il est en effet probable que les dirigeants du parti se réorientent vers une ligne plus centriste et rassembleuse, donc plus en phase avec celle de la CDU de Mme Merkel.
Quid du SPD ?
La Bavière n’a jamais été un bastion social-démocrate. Aux législatives de 2017, le SPD y a obtenu 15,3 % des voix, soit 5 points de moins que son score national. Selon les sondages, il pourrait ne recueillir, dimanche, que 10 à 12 % des voix.
Autant que son score, c’est cependant son ordre d’arrivée qui sera regardé de près : aujourd’hui, le SPD est la deuxième force du parlement régional. S’il passe non seulement derrière les Verts mais aussi derrière l’AfD, l’humiliation sera totale.
Anticipant une débâcle, le SPD a fait savoir, avant même le scrutin, qu’aucune soirée électorale ne serait organisée, dimanche soir, à la Willy-Brandt-Haus, le siège national du parti, à Berlin, comme c’est le cas d’habitude.

   



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Alors que les sociaux-démocrates ne sont crédités que de 15 à 20 % dans les intentions de vote nationales, une déroute en Bavière risque de rouvrir le débat, lancinant depuis la constitution du gouvernement, en mars, sur l’intérêt qu’a le parti à continuer à participer à la « grande coalition » de Mme Merkel et de ses amis conservateurs.
Sentant le vent de la fronde souffler de plus en plus, Andrea Nahles, la présidente du parti, a pris les devants en adoptant, dans une interview accordée à Die Zeit, jeudi 11 octobre, un ton inhabituellement sévère vis-à-vis de Mme Merkel. « Il n’a pas été possible, jusque-là, de faire en sorte que le travail de cette coalition se déroule sereinement. Et là-dedans, la cheffe du gouvernement a bien sûr sa part de responsabilité. Mme Merkel est présidente de la CDU. Elle est chancelière. Elle peut imposer son autorité à ses ministres. Elle a donc plein de cartes en mains pour faire en sorte que ce gouvernement soit stable. Or elle ne s’en sert pas. »
Un SPD sévèrement sanctionné en Bavière pourrait inciter les opposants à la « grande coalition » à faire entendre davantage leur voix à Berlin. Quoi qu’il en soit, Mme Merkel n’a aucun intérêt à voir les sociaux-démocrates trop fragilisés. Si la CSU et le SPD, avec lesquels elle gouverne, sont en chute libre, dimanche, c’est l’assise politique de son gouvernement tout entier qui s’en trouvera rétrécie, et, partant, son autorité à elle qui sera directement atteinte, après six mois seulement d’un quatrième mandat déjà fort laborieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La libération du pasteur américain Andrew Brunson est un « pas énorme » pour l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la Turquie, a déclaré samedi Donald Trump.
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Le pasteur Brunson arrive aux Etats-Unis après sa libération en Turquie

La libération du pasteur américain Andrew Brunson est un « pas énorme » pour l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la Turquie, a déclaré samedi Donald Trump.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 01h38
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h50
   





                        



   


Le pasteur américain Andrew Brunson, objet d’une crise diplomatique entre Washington et Ankara, est arrivé samedi 13 octobre aux Etats-Unis, après avoir quitté la Turquie vendredi dans la foulée de sa remise en liberté, au terme de deux ans de détention. Après une escale en Allemagne pour une visite médicale, son avion a redécollé à destination de la base militaire d’Andrews, près de Washington. Il a ensuite retrouvé le président Donald Trump dans le bureau ovale où il s’est agenouillé avant de prier pour son oncle.
Donald Trump avait adressé plus tôt ses remerciements à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, mais ce dernier lui a immédiatement rétorqué sur Twitter que la libération d’Andrew Brunson résultait non pas de son implication, mais d’une décision prise en toute « indépendance » par la justice turque.

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« Une chance de nous rapprocher »
« Notre sentiment à l’égard de la Turquie a changé par rapport à avant, et je pense que nous avons une chance de vraiment nous rapprocher avec la Turquie », a déclaré le président américain aux journalistes depuis le bureau Ovale, niant une nouvelle fois qu’un accord a été conclu entre Washington et Ankara pour la libération d’Andrew Brunson.
Le pasteur, qui vivait en Turquie depuis plus de vingt ans, était accusé d’entretenir des liens avec des séparatistes kurdes et des partisans de Fetullah Gülen, opposant turc réfugié depuis 1999 aux Etats-Unis, auquel Ankara impute le coup d’Etat manqué de juillet 2016.
Transféré en résidence surveillée en juillet dernier après vingt et un mois de détention, Andrew Brunson a été condamné à trois ans et un mois et demi de prison, mais le tribunal d’Aliaga, au nord d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie, a considéré vendredi qu’il avait purgé sa peine.
Crise aggravée
Les tensions diplomatiques liées à son cas ont accéléré la baisse de la devise turque et aggravé la crise financière. Côté américain, la libération du pasteur a permis à Donald Trump de marquer des points auprès des chrétiens évangéliques, avant les législatives du 6 novembre.
Outre l’affaire Brunson, les relations entre les deux Etats membres de l’OTAN ont été mises à mal par le soutien américain aux rebelles kurdes du nord de la Syrie, mais aussi par la commande turque d’un système de défense antimissile russe et l’arrestation aux Etats-Unis d’un banquier turc soupçonné de violation des sanctions imposées à l’Iran. Ankara exige, par ailleurs, l’extradition de Gülen.
Pour Jon Alterman, directeur de la section Moyen-Orient au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, la libération du pasteur est « un pas nécessaire, mais loin d’être suffisant pour combler le fossé qui s’est creusé entre les Etats-Unis et la Turquie ».
Un ancien membre de la NASA possédant les nationalités turque et américaine est toujours détenu en Turquie pour terrorisme et trois employés locaux du consulat américain ont également été arrêtés. « Nous espérons que le gouvernement turc libérera rapidement les autres citoyens américains détenus et le personnel@StateDept employé localement », écrit le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sur Twitter.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Des vents de 176 km/h ont notamment arraché des arbres au Portugal, privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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La tempête tropicale Leslie s’abat sur le Portugal et se dirige vers l’Espagne

Des vents de 176 km/h ont notamment arraché des arbres au Portugal, privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 21h36
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h21
   





                        



   


La tempête Leslie est arrivée dans la péninsule Ibérique. Au Portugal, des vents de 176 km/h ont notamment arraché, dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 octobre, des arbres privant d’électricité pendant quelques heures plus de 300 000 personnes, alors qu’une partie du pays a été placé en alerte rouge. Le commandant de la protection civile portugaise Luis Belo Costa s’est toutefois voulu rassurant dimanche matin : « Le plus grand danger est passé. Le phénomène a surtout affecté les régions du littoral centre et nord du pays. »
Ces intempéries ont fait 28 blessés sans gravité et une soixantaine de personnes ont dû être relogées, a-t-il détaillé en précisant que le district de Coimbra (centre) avait été le plus durement touché, devant ceux de Leiria (centre), Aveiro (nord), Viseu (nord), Lisbonne et Porto (nord). Au total, les services de secours ont recensé près de 2 500 incidents, en grande majorité provoqués par des arbres arrachés, ou des toitures endommagées par la violence du vent.
Ouragan qualifié par les experts de « zombie », car il errait au-dessus des eaux de l’océan Atlantique depuis le 23 septembre, Leslie s’est transformé en tempête tropicale à son arrivée sur les côtes portugaises. Si la tempête continue de progresser vers l’Espagne, elle perd toutefois en intensité.
« Des heures exigeantes »
En prévision de vents violents et de fortes pluies, treize des dix-huit districts du territoire continental portugais avaient été placés en alerte rouge. La protection civile a recommandé à la population de s’éloigner des zones côtières et d’éviter de quitter son domicile. L’autorité maritime a conseillé aux pêcheurs qui se trouvaient en mer de rejoindre le port le plus proche et la compagnie aérienne TAP Portugal a annulé sept vols au départ ou l’arrivée de Lisbonne.
« Nous ne savons pas quel sera l’impact réel et concret, donc nous prônons la prudence », avait déclaré aux médias le maire de Lisbonne, Fernando Medina, en disant s’attendre lui aussi à vivre « des heures exigeantes ».
Cinq ouragans
Selon les registres météorologiques cités par les experts, seuls cinq ouragans sont arrivés dans cette partie de l’océan Atlantique et Leslie serait le puissant à atteindre le Portugal depuis 1842. Au cours de ces 176 dernières années, seul Vince a touché terre en péninsule Ibérique, dans le sud de l’Espagne, en 2005.
En octobre 2017, les vents violents et la vague de chaleur amenés par l’ouragan Ophelia, passé au large du Portugal et de la région espagnole de Galice, avaient attisé des feux de forêt qui ont fait une quarantaine de morts. Ophelia avait ensuite touché terre en Irlande sous forme de tempête post-tropicale, tuant trois personnes.
Selon un communiqué émis samedi par l’agence météorologique espagnole Aemet, Leslie arrivera en Espagne dimanche au petit matin, pouvant provoquer des rafales de vent de 100 km/h dans l’ouest du pays. « On attend des tempêtes dans le Sud et à l’est qui pourraient être très fortes localement », a précisé la protection civile.
L’Espagne vient d’être très sévèrement touchée par de fortes précipitations à Majorque, où douze personnes sont mortes dans des inondations mardi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.
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Mobilisation massive contre le racisme dans les rues de Berlin

Des dizaines de milliers de personnes ont envahi le centre de la ville pour protester contre les récents dérapages xénophobes dans l’est de l’Allemagne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h42
   





                        



   


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Berlin, samedi 13 octobre, pour protester contre la haine et le racisme, à la suite des récents incidents xénophobes dans l’est de l’Allemagne, qui ont choqué le pays.
Quelque 242 000 manifestants ont répondu présent, a fait savoir le collectif #unteilbar (indivisible), qui avait dit miser sur quelque 40 000 participants. La police berlinoise n’a pas donné de chiffres précis, parlant simplement de « quelques dizaines de milliers ». Environ 900 membres des forces de l’ordre ont encadré l’événement qui s’est déroulé sans incident.

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« Dites-le fort, dites-le clairement, nous sommes tous indivisibles ! », a scandé le cortège, défilant sous un soleil radieux et par des températures estivales au cœur de la capitale, avant de rejoindre la célèbre porte de Brandebourg, où des célébrités de la scène musicale allemande se sont produites. « Pas de place pour les nazis ! », « le sauvetage en mer n’est pas un crime ! », « plus d’amour, moins de haine ! » figuraient notamment sur les pancartes.
Le collectif #unteilbar est composé de diverses ONG, artistes ou personnes privées. Il avait déjà rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Hambourg et de Munich les semaines précédentes. S’y sont également joints des syndicats et organisations religieuses ou caritatives.

   


Contre la discrimination sous toutes ses formes
Derrière le mot d’ordre « Pour une société libre et ouverte — contre l’exclusion, solidarité ! », il s’agissait de protester en particulier contre le racisme véhiculé par l’extrême droite, entrée il y a un an à la Chambre des députés.
L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a bâti son succès en nourrissant les craintes des Allemands après l’afflux de plus d’un million de réfugiés entre 2015 et 2016 dans le pays. A la fin du mois d’août, une manifestation de sympathisants d’extrême droite avait dégénéré en « chasse » à l’étranger dans les rues de Chemnitz, juste après le meurtre d’un jeune homme, attribué à un réfugié. Certains avaient défilé en faisant le salut hitlérien.

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Les organisateurs voulaient aussi protester contre la discrimination sous toutes ses formes, la mort de migrants en Méditerranée, la montée des inégalités et les atteintes portées à l’Etat social. Des responsables politiques — essentiellement de gauche — ont également soutenu l’initiative, comme le populaire ministre des affaires étrangères, Heiko Maas. « Nous sommes colorés, nous sommes indivisibles. Nous le montrons aujourd’hui à tous ceux qui veulent nous diviser », avait posté le social-démocrate sur son compte Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana fut abattu par un missile. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit 800 000 morts.
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Compte rendu

Le parquet de Paris demande un non-lieu dans l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais

Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana fut abattu par un missile. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit 800 000 morts.


LE MONDE
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        Le 13.10.2018 à 16h52

     •
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        Mis à jour le 13.10.2018 à 18h06






    
Portrait du président rwandais Juvenal Habyarimana, le 7 octobre 1982 à Kigali.
Crédits : PIERRE GUILLAUD / AFP


Vingt-quatre ans après les faits, le parquet de Paris a demandé un non-lieu au terme de l’enquête sur l’attentat qui coûta la vie en avril 1994 au président rwandais Juvénal Habyarimana, a-t-on appris samedi 13 octobre de source judiciaire. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit huit cent mille morts.
Dans son réquisitoire définitif, daté du 10 octobre, le parquet demande l’abandon des poursuites contre les sept protagonistes mis en examen, issus du clan de Paul Kagame, l’actuel président du Rwanda, estimant que l’enquête n’avait pas permis de réunir de « charges suffisantes » contre eux. La décision finale sur leur sort est désormais entre les mains des juges d’instruction.
Pour Philippe Meilhac, avocat de la veuve de l’ex-président, Agathe Habyarimana, « la position du ministère public est inacceptable » :
« Depuis dix ans, le parquet a lâché les juges d’instruction pour des raisons notamment politiques. La preuve en est que ce réquisitoire arrive précisément au moment de la nomination d’une Rwandaise (Louise Mushikiwabo) à la tête de l’organisation de la francophonie. » 
Et pour les avocats des sept mis en examen, Bernard Maingain et Léon-Lef Forster, « cette étape tend à clore vingt années d’errements ».

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Paul Kagame accuse la France
Le soir du 6 avril 1994, l’avion de M. Habyarimana fut abattu par au moins un missile. Trois jours plus tard, un gouvernement intérimaire, composé d’extrémistes hutu, arrive au pouvoir. Les Tutsi sont immédiatement accusés de l’attentat qui a visé l’avion présidentiel. S’en ensuivent cent jours de massacres et d’atrocités, faisant huit cent mille morts, majoritairement parmi les Tutsi.
La rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), que dirigeait Paul Kagame, chassa en juillet 1994 le régime extrémiste hutu et mit fin au génocide. Depuis, M. Kagame — d’abord vice-président et ministre de la défense, entre 1994 et 2003, puis élu chef de l’Etat cette année-là et réélu en 2010 — reproche à la France son implication avant, pendant et après le génocide.
Au Rwanda, une commission d’enquête avait imputé la responsabilité de l’attentat aux extrémistes hutu qui voulaient se débarrasser d’un président, lui-même hutu, jugé trop modéré. Une information judiciaire avait été ouverte en 1998 à Paris à la suite de la plainte des familles de l’équipage, composé de Français.
En 2006, Kigali avait temporairement rompu ses relations avec Paris lorsque, sous l’égide du premier juge saisi, Jean-Louis Bruguière, l’enquête avait privilégié l’hypothèse d’un attentat commis par l’ex-rébellion, dirigée par Paul Kagame. Le président rwandais avait accusé en retour la France d’avoir formé les militaires qui se livrèrent au génocide. Mais Paris a toujours démenti une quelconque implication française dans les massacres.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les talibans refusent toujours de reconnaître le gouvernement afghan, qu’ils jugent « illégitime », et souhaitent s’entretenir directement avec Washington.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Afghanistan : première rencontre officielle entre les Etats-Unis et les talibans

Les talibans refusent toujours de reconnaître le gouvernement afghan, qu’ils jugent « illégitime », et souhaitent s’entretenir directement avec Washington.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 06h45
   





                        



   


L’émissaire américain pour la paix en Afghanistan, Zalmai Khalilzad, a rencontré vendredi 12 octobre au Qatar une délégation talibane pour évoquer la fin du conflit, a annoncé samedi dans un communiqué le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid. Il s’agit de la première rencontre officiellement confirmée entre les deux parties.
Selon le communiqué, ils « ont parlé d’une fin pacifique à l’invasion de l’Afghanistan » et la délégation talibane a qualifié « de grand obstacle à une paix réelle la présence de forces étrangères » dans le pays. L’ambassade des Etats-Unis en Afghanistan a en revanche refusé de commenter l’information. La diplomatie américaine a toujours clamé ne pas vouloir s’engager dans des discussions directes, refusant de se substituer au gouvernement afghan.
Mais une première rencontre annoncée dans la presse, et jamais démentie par les parties, avait eu lieu en juin à Doha après un cessez-le-feu inédit de trois jours entre forces de sécurité afghanes et talibans.

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« Illégitime »
Les talibans, pour leur part, ont toujours refusé la proposition de trois mois de cessez-le-feu du président afghan, Ashraf Ghani, disant ne pas reconnaître un gouvernement « illégitime » et souhaitant s’entretenir directement avec les Etats-Unis.
M. Khalilzad avait entamé dimanche à Kaboul une tournée pour faire avancer les pourparlers de paix. L’émissaire américain, ancien ambassadeur à Kaboul, à Bagdad et auprès des Nations unies, nommé à ce poste au début de septembre, s’était ensuite rendu au Pakistan, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, et donc au Qatar.
Samedi, il était de retour à Kaboul, où il a rencontré le président Ashraf Ghani. « M. Khalilzad a rendu compte de ses récents voyages et a déclaré que les Etats-Unis, sous le leadership du gouvernement afghan, poursuivraient leurs efforts pour la paix », fait savoir la présidence afghane dans un communiqué.

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Afghanistan : le bilan de l’attentat contre un rassemblement électoral s’alourdit
Au moins vingt-deux personnes au moins sont mortes, samedi 13 octobre, en marge d’un rassemblement électoral dans le nord de l’Afghanistan, dans un attentat à la moto piégée qui endeuille encore une fois la campagne des élections législatives du 20 octobre. Un précédent bilan faisait état de quatorze victimes.
L’explosion a eu lieu alors que les partisans d’une candidate aux législatives quittaient un rassemblement électoral. La majorité des 22 tués et 36 blessés sont des civils, a indiqué le porte-parole du gouverneur de la province de Takhar.
Si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, les talibans avaient annoncé dans un communiqué leur volonté de faire dérailler le processus électoral en ordonnant aux candidats de se retirer de la course, jurant de s’en prendre au scrutin et à ceux qui y participent.
Neuf candidats aux législatives ont été tués
Les attentats et attaques en lien avec la campagne des élections législatives ont blessé et tué des centaines de personnes à travers le pays. Samedi, à Herat, dans l’ouest du pays, deux hommes armés ont attaqué le local de campagne d’un candidat dans le district d’Injeel, faisant deux morts, un enfant de 9 ans et un agent de sécurité.

Au moins neuf candidats aux législatives ont déjà été tués, la plupart dans des attaques ciblées, selon la Commission électorale indépendante.
Plus de 2 500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu lors des élections de samedi 20 octobre. Environ 54 000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés de la protection des 5 000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2 000 autres bureaux n’ouvriront pas.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Selon plusieurs sources officielles, au moins 22 personnes ont été tuées samedi.
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Afghanistan : le bilan de l’attentat contre un rassemblement électoral s’alourdit

Selon plusieurs sources officielles, au moins 22 personnes ont été tuées samedi.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 16h21
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14.10.2018 à 11h15
   





                        


Au moins vingt-deux personnes au moins sont mortes, samedi 13 octobre, en marge d’un rassemblement électoral dans le nord de l’Afghanistan, dans un attentat à la moto piégée qui endeuille encore une fois la campagne des élections législatives du 20 octobre. Un précédent bilan faisait état de quatorze victimes.
L’explosion a eu lieu alors que les partisans d’une candidate aux législatives quittaient un rassemblement électoral. La majorité des 22 tués et 36 blessés sont des civils, a indiqué le porte-parole du gouverneur de la province de Takhar.
Si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, les talibans avaient annoncé dans un communiqué leur volonté de faire dérailler le processus électoral en ordonnant aux candidats de se retirer de la course, jurant de s’en prendre au scrutin et à ceux qui y participent.
Neuf candidats aux législatives ont été tués
Les attentats et attaques en lien avec la campagne des élections législatives ont blessé et tué des centaines de personnes à travers le pays. Samedi, à Herat, dans l’ouest du pays, deux hommes armés ont attaqué le local de campagne d’un candidat dans le district d’Injeel, faisant deux morts, un enfant de 9 ans et un agent de sécurité.

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Plus de 2 500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu lors des élections de samedi 20 octobre. Environ 54 000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés de la protection des 5 000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2 000 autres bureaux n’ouvriront pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’enclavement de la mer d’Azov par Moscou accroît les tensions dans la mer Noire voisine, où se côtoient et se confrontent la Russie, l’Ukraine et des pays membres de l’OTAN
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
      

En cartes : batailles pour le contrôle de la mer Noire

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LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h29
    |

                            Xemartin Laborde et 
Flavie Holzinger








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ L’évêque Francisco Jose Cox Huneeus et l’ancien évêque Marco Antonio Ordenes Fernandez sont rendus à l’état laïque par une sanction sans appel du Vatican.
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Agressions sexuelles de mineurs : le pape défroque deux évêques chiliens

L’évêque Francisco Jose Cox Huneeus et l’ancien évêque Marco Antonio Ordenes Fernandez sont rendus à l’état laïque par une sanction sans appel du Vatican.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 14h37
   





                        



   


Le pape François a défroqué deux évêques chiliens, l’archevêque émérite de La Serena, Francisco José Cox Huneeus, et celui d’Iquique, Marco Antonio Órdenes Fernández, impliqués dans le scandale de pédophilie qui secoue l’Eglise catholique dans ce pays d’Amérique du Sud et au niveau mondial.
La décision du pape a été annoncée à l’issue d’une rencontre avec le président du Chili, Sebastian Pinera. Elle est définitive et n’est pas susceptible d’appel, a précisé le Vatican. Défroquer un prêtre, c’est-à-dire le rendre à l’état laïque, est la sanction la plus élevée prévue par l’Eglise catholique contre un membre de son clergé.

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Démission collective proposée
François, dont le voyage au Chili en janvier dernier avait été totalement dominé par le scandale de pédophilie au sein de l’Eglise, avait déjà défroqué le mois dernier un prêtre de 88 ans accusé d’avoir abusé des adolescents pendant des années.
Il a aussi accepté la démission d’une dizaine d’autres évêques chiliens. Les trente-quatre évêques du pays avaient proposé de démissionner collectivement en mai au sortir d’une réunion de crise sur cette affaire au Vatican.
Le pape, qui peine à circonscrire ce scandale qui s’étend notamment aux Etats-Unis, a annoncé qu’il réunirait en février 2019 les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour étudier les moyens de protéger les enfants et les adultes vulnérables des agressions sexuelles.

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