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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le journaliste critique du pouvoir saoudien n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.
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Publié aujourd’hui à 15h31, mis à jour à 17h23   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Manifestation devant le consulat saoudien à Istanbul, le 8 octobre. Murad Sezer / REUTERS             La tension est montée d’un cran ces dernières heures entre l’Arabie saoudite et les capitales occidentales au sujet de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Dimanche 14 octobre, Riyad a promis des représailles si des sanctions étaient prises à son encontre, au lendemain des menaces du président américain, Donald Trump, qui a évoqué un « châtiment sévère » pour l’Arabie saoudite si sa responsabilité était avérée dans la disparition de M. Khashoggi.          Si des mesures sont appliquées, le royaume répondra avec « de plus grandes » sanctions, a déclaré un haut responsable saoudien, cité par l’agence officielle saoudienne SPA, sous le couvert de l’anonymat. « L’économie du royaume a un rôle vital et d’influence pour l’économie mondiale », a-t-il mis en garde. Mais après les propos de M. Trump, la Bourse de Riyad a perdu plus de 5 % dimanche, soit sa plus grande perte depuis trois ans.            Et dimanche, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont demandé à l’Arabie saoudite et à la Turquie une « enquête crédible » sur cette disparition. Les ministres des affaires étrangères de ces trois pays européens affirment, dans une déclaration commune, partager les « graves préoccupations » de la haute représentante de l’Union européenne, Federica Mogherini, et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le sort de cet opposant saoudien.           Lire aussi Journaliste saoudien disparu : l’affaire prend le tour d’une crise diplomatique             Editorialiste critique du pouvoir saoudien – il vit en exil aux Etats-Unis depuis 2017 – et collaborateur du Washington Post, M. Khashoggi n’a plus donné signe de vie depuis son entrée pour des démarches administratives, le 2 octobre, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Des responsables turcs ont affirmé que le journaliste y avait été assassiné par des agents saoudiens. Riyad affirme qu’il a quitté le bâtiment, sans toutefois présenter de preuves.          Jamal Khashoggi « torturé puis tué » ?          Le Washington Post avait auparavant soutenu qu’Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré. Samedi, Ankara a reproché aux autorités saoudiennes de ne pas coopérer, et notamment de ne pas laisser les enquêteurs accéder au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.          L’affaire a suscité une forte préoccupation dans plusieurs pays occidentaux. Emmanuel Macron a ainsi déclaré à France 24 et à RFI, vendredi, à l’issue du Sommet de la francophonie à Erevan, que les faits concernant la disparition du journaliste saoudien étaient « très graves ». « J’attends que les vérités et la clarté complète soient établies », a dit le président français, qui compte s’entretenir « dans les prochains jours » avec ses homologues concernés.                                                                Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Syrie : reprise des bombardements russes à Idlib, où l’ONU appelle à « éviter un bain de sang »  D’ultimes négociations sont prévues entre Moscou, Ankara et Téhéran, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir vendredi.                          Article réservé à nos abonnésSanctions américaines sans précédent contre l’allié turc  Excédé par le refus d’Ankara de libérer un pasteur, Washington cible deux ministres.               == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Selon les premières estimations, les chrétiens sociaux arrivent en tête avec 35,5 % des suffrages mais perdent douze points par rapport à leur score de 2013.
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Allemagne : camouflet pour la CSU, parti allié d’Angela Merkel

Selon les premières estimations, les chrétiens sociaux arrivent en tête avec 35,5 % mais perdent douze points par rapport à leur score de 2013.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h36
   





                        



   


Le parti conservateur CSU, allié incontournable pour Angela Merkel, a subi dimanche 14 octobre un camouflet aux élections régionales en Bavière, perdant sa majorité absolue face à l’essor des Verts et de l’extrême droite, selon les sondages des chaînes publiques ARD et ZDF.
Les chrétiens-sociaux arrivent en tête mais avec seulement 35,5 % des suffrages, soit une perte de douze points par rapport à 2013 et un plus bas depuis les années 1950. L’autre allié de la chancelière au niveau national, le SPD, subit une gifle avec environ 10 % des suffrages, se faisant doubler par les Verts (18-19 %) et le parti hostile aux migrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) avec 11 %.
Il s’agit d’un très mauvais résultat pour l’Union chrétienne sociale (CSU), parti conservateur, comme l’explique notre correspondant en Allemagne, Thomas Wieder.

Elections bavaroises : gros revers pour la CSU, estimée à 35,5 %. Il faut remonter à 1950 pour trouver un si mauvai… https://t.co/nr9gFsvdaf— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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Le chef du gouvernement bavarois, Markus Söder, a rejeté, avant même le scrutin, la responsabilité d’une débâcle sur « Berlin ». Comprendre, M. Seehofer et la chancelière. Dimanche soir, il relativisait l’échec de la CSU.

Réaction de Markus Söder, ministre-président (CSU) de Bavière : « Bien sûr ce n’est pas un jour facile pour la CSU.… https://t.co/fsSguIblFB— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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        Lire aussi :
         

                En Bavière, des élections à haut risque pour Angela Merkel






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une milliardaire assassinée, un gendre accusé d’être le commanditaire, des voyous novices : Pascale Robert-Diard revient sur un procès exceptionnel.
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Hélène Pastor : chronique en 15 épisodes d’un procès qui défie la rationalité

Une milliardaire assassinée, un gendre accusé d’être le commanditaire, des voyous novices : Pascale Robert-Diard revient sur un procès exceptionnel.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h25
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



   


Un scénariste qui aurait proposé une telle histoire se serait sans doute fait rabrouer. Pas crédible. Trop de personnages invraisemblables. Une milliardaire monégasque assassinée en compagnie de son majordome. Un gendre homme d’affaires, consul honoraire de Pologne, accusé d’être le commanditaire. Un coach sportif dévoué servant d’intermédiaire, qui appelle en renfort son beau-frère à l’histoire familiale tragique, pour dénicher des exécutants novices en assassinat dans les cités de Marseille. Un guet-apens meurtrier sous l’œil des caméras de surveillance de Nice. Et une accumulation de bourdes qui, en trois semaines, conduisent les enquêteurs à interpeller tout le monde.
Ce qu’il y a de bien, avec la réalité, c’est qu’elle se fiche de la vraisemblance. Elle est à prendre telle quelle. Une bonne part de l’intérêt que suscite l’affaire Pastor vient justement de ce qu’elle défie la rationalité. En cela, elle est simplement et terriblement humaine. Ce que disent l’enquête et l’instruction, ce que soutient l’accusation et que, jusqu’à présent, la défense n’a pas été en mesure de contredire, c’est que l’on peut, comme Wojciech Janowski, être depuis vingt-huit ans le gendre de l’une des femmes les plus riches de Monaco, bénéficier des 500 000 euros d’argent de poche mensuel que sa compagne perçoit de sa mère, et être à court d’argent et en mal de reconnaissance. Que l’on peut, comme lui, donner toutes les apparences d’un homme d’affaires accompli, d’un bon époux et père de famille, d’un notable honoré, et concevoir un projet criminel. Que l’on peut, comme Pascal Dauriac, être un brave type, passionné par son métier de coach sportif, vivant de peu, et abandonner sa conscience et sa liberté aux rets de son patron pour l’aider à réaliser un double assassinat en lui cherchant des exécutants. Que l’on peut encore, dans les cités de Marseille, convaincre au beau milieu de la nuit un petit voyou de remplir un contrat criminel qu’il mènera à son terme, sans état d’âme, quelques heures plus tard à Nice. Sans compter tous les autres accusés de ce drame dont la lâcheté, la roublardise, la soumission, l’appétit d’argent ont permis de constituer cette improbable mais tragiquement réelle chaîne meurtrière.
Le procès de l’affaire Pastor entre dans ses derniers jours. L’avocat général, Pierre Cortès, a réclamé, vendredi 12 octobre, vingt-deux ans de sûreté contre le gendre de la milliardaire. La perpétuité simple a été requise contre deux personnes, accusées d’être les auteurs du double assassinat. Après les plaidoiries de la défense, le verdict est attendu le mercredi 17 octobre.
Si vous avez manqué des épisodes ou que vous voulez découvrir l’atmosphère si particulière de ce procès, nous avons rassemblé tous les articles écrits par notre chroniqueuse judiciaire Pascale Robert-Diard depuis l’ouverture de l’audience, le 17 septembre.
1/ Le gendre, les voyous et l’argent de la belle-mère
Le procès de dix personnes impliquées dans l’assassinat de la milliardaire monégasque et de son chauffeur a débuté lundi 17 septembre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
2/ « Je suis innocent », affirme d’emblée le gendre au premier jour
Accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa belle-mère, la richissime héritière monégasque Hélène Pastor, Wojciech Janowski a déclaré « n’avoir commis aucun crime ».
3/ La défense de Wojciech Janowski face au mur de l’enquête
Au deuxième jour de l’audience, les enquêteurs ont détaillé la piste qui les a conduits à Wojciech Janowski. Son avocat a essayé de torpiller l’enquête.
4/ Le guet-apens du 6 mai 2014, dans les yeux des témoins
Des témoins de l’assassinat de la richissime Monégasque Hélène Pastor et de son chauffeur ont été appelés à la barre le 20 septembre.
5/ « Je n’ai plus maman, je n’ai plus Wojciech, je n’ai plus rien. J’attends la vérité »
La fille de la victime, Hélène Pastor, et compagne de l’accusé, a déposé, vendredi 21 septembre, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
6/ Dialogues d’audience au procès Pastor
Un ami et la femme d’Al Haïr Hamadi, qui a recruté le tueur d’Hélène Pastor, étaient à la barre, lundi 24 septembre, devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence.
7/ Au procès Pastor, le « dragon », le « vaillant » et « le barbeau »
Depuis le 24 septembre, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône entend les hommes de main, issus des cités de Marseille et accusés de l’assassinat de l’héritière.
8/ Wojciech Janowski au procès Pastor : « Vous n’avez pas une seule preuve que je suis coupable ! »
Le gendre de la victime, qui avait avoué être le commanditaire du crime en garde à vue, a nié tout rôle, jeudi, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
9/ Au procès Pastor, les vies d’avant le guet-apens du 6 mai 2014
L’audience a permis de reconstituer les relations difficiles entre la victime et sa fille et le conjoint de celle-ci, accusé d’être le commanditaire du crime.
10/ Francis Pointu, le faux témoin à 64 000 euros du procès Pastor 
Le délinquant a, en 2016, déclaré au juge d’instruction que le coach Pascal Dauriac lui avait confié avoir accusé à tort Wojciech Janowski, gendre de la victime. « Une arnaque », a-t-il plus tard reconnu.
11/ Au procès Pastor, moment de vertige lors de la diffusion des aveux de Wojciech Janowski
Le gendre de la victime, accusé d’être le commanditaire de son assassinat, avait avoué lors de sa garde à vue, avant de se rétracter.
12/ Au procès Pastor, lendemain chagrin et occasion manquée
L’audience a repris son rythme de croisière. Personne ne s’est saisi de ce moment de bascule que fut la diffusion de la vidéo des aveux du principal accusé, Wojciech Janowski.
13/ Et l’accusé Wojciech Janowski demanda la parole…
Wojciech Janowski, soupçonné d’être le commanditaire du meurtre de l’héritière monégasque, a demandé la parole pour faire un « commentaire additionnel ».
14/ Wojciech Janowski à la cruelle lumière du procès Pastor
Au fil des jours, les audiences ont fait apparaître le commanditaire présumé de l’assassinat d’Hélène Pastor comme un homme impérieux, manipulateur et venimeux.
15/ Affaire Pastor : réclusion criminelle à perpétuité requise contre Wojciech Janowski
L’avocat général réclame vingt-deux ans de sûreté contre le gendre de la milliardaire. La perpétuité simple a été requise contre deux personnes, accusées d’être les auteurs du double assassinat.
Verdict attendu le 17 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.
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Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a ordonné le départ des migrants de Riace

Ces dernières années, le maire du village, Domenico Lucano, avait mis en place une politique d’accueil des réfugiés qui hérisse le ministre d’extrême droite.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h25
   





                        



   


Matteo Salvini poursuit son combat contre le maire de Riace, Domenico Lucano, favorable à l’accueil des migrants. Le leader de la Ligue, parti d’extrême droite, a ordonné, samedi 13 octobre, le transfert vers des centres d’hébergement de migrants accueillis dans le petit village italien.
Ces dernières années, M. Lucano, sympathisant communiste, avait mis en place une politique d’accueil de réfugiés pour tenter de faire revivre son village, comptant moins de 2 000 habitants, souffrant de la désertification et du marasme économique.

        Lire notre reportage :
         

          En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace



Mais le ministre de l’intérieur veut limiter les projets inspirés par l’exemple de Riace et regrouper les demandeurs d’asile dans des centres d’accueil plus grands. Le transfert des migrants de Riace vers d’autres centres va commencer la semaine prochaine, selon le ministère, qui enquête sur des « irrégularités évidentes » dans le système d’accueil des migrants depuis 2016.
« Ils veulent nous détruire »
Cette annonce de M. Salvini intervient quelques jours après l’arrestation de Domenico Lucano. Désormais assigné à résidence, l’édile est soupçonné d’aide à l’immigration clandestine et d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village.
Il est également accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de Riace et des migrants pour leur obtenir un titre de séjour. Matteo Salvini s’était réjoui de son arrestation, dénonçant « les fausses bonnes consciences qui voudraient remplir l’Italie d’immigrés ». Pour M. Lucano, « comment est-il possible de détruire le “modèle de Riace” qui a été décrit par d’innombrables hommes politiques, intellectuels et artistes comme une expérience extraordinaire ? Ils veulent nous détruire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Après les déboires de Vélib’, d’Autolib’, le secteur attire de nouveaux acteurs, qui privilégient le « free-floating ». Y aura-t-il de la place pour tout le monde ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Trotinettes, voitures, scooters... le grand bazar de la mobilité partagée à Paris

Après les déboires de Vélib’, d’Autolib’, le secteur attire de nouveaux acteurs, qui privilégient le « free-floating ». Y aura-t-il de la place pour tout le monde ?



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h09
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            
Autolib’ débranchées, Vélib’ immobilisés… En 2018, « l’ancien monde » de la mobilité partagée à la parisienne s’en est allé. Il n’était pourtant pas si vieux, ce monde. Le service Autolib’, suspendu le 31 juillet, datait de la fin 2011. Le Vélib’ de l’opérateur JCDecaux (remplacé depuis par Smovengo) avait, lui, investi les rues de la capitale en 2007. Certes, les deux systèmes n’ont pas connu le même sort. Les voitures grises de Bolloré ont été remisées dans une casse du Loir-et-Cher. Tandis que les vélos bleus et verts de Smovengo, certes convalescents, sont censés fonctionner pleinement début 2019, promet l’opérateur.
Il n’empêche que ces épisodes ont frappé les esprits. Pas seulement politiquement. Et bien au-delà du périphérique parisien. La « mobilité partagée », qui est censée prendre le relais, à plus ou moins long terme, de nos voitures individuelles polluantes, en a pris un coup. Or l’espace public dévolu à la voiture individuelle, justement, se réduit peu à peu, à Paris comme dans la plupart des villes occidentales.
« Depuis qu’on a retiré le couvercle Bolloré, nous recevons la visite de nombreux opérateurs potentiels »
Les déflagrations de 2018 ont ouvert une brèche. Le véhicule gris souris, stationné à une borne, est mort ; vive les objets roulants libres d’accès, accessibles d’un coup de pouce sur le smartphone, et de toutes les couleurs. Belle disruption. S’il ne fallait qu’un indice de cette modernité triomphante, presque tous les nouveaux services ont été affublés de noms à consonance anglaise. « Depuis qu’on a retiré le couvercle Bolloré, nous recevons la visite de nombreux opérateurs potentiels », résume Jean-Louis Missika, adjoint (divers gauche) à l’urbanisme de la maire de Paris.
Les acteurs internationaux de l’autopartage, qui organisent leur congrès les 16 et 17 octobre à Paris, ne manqueront pas d’observer la bouillonnante marmite parisienne. La concurrence est vive. Moov’in, marque créée par le constructeur Renault...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Dans cette vidéo diffusée jeudi, les membres de l’équipage minimisent l’accident qui a provoqué une nappe de pollution de 200 m3, causée par une fuite de fuel au large de la Corse.
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Collision en Corse : l’équipage du navire tunisien impliqué diffuse une vidéo provocante

Dans cette vidéo diffusée jeudi, les membres de l’équipage minimisent l’accident qui a provoqué une nappe de pollution de 200 m3, causée par une fuite de fuel au large de la Corse.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h58
   





                        



   


Pour eux, c’est seulement « un petit problème ». Dimanche 6 octobre, une collision au nord de la Corse entre deux bateaux, un navire roulier tunisien et un porte-conteneurs chypriote, a provoqué une nappe de pollution de 200 m3, causée par une fuite de fuel. Un des marins tunisiens présents dans le navire impliqué a toutefois tenté de minimiser l’accident dans une vidéo filmée depuis le bateau et diffusée jeudi sur sa page Facebook, provoquant l’indignation.
« C’est vrai qu’il y a eu un petit problème, ça peut arriver à n’importe quel navire », lance-t-il assurant que le moral de l’équipage est « au top ». « Celui qui ne comprend rien à ce qui se passe, qu’il se taise, poursuit-il en réponse aux critiques. Si la mer est grande, la bêtise l’est encore plus. » 
Dans un tweet, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a réagi au contenu de cette vidéo en affirmant avoir « honte pour ces individus inconséquents, dont la bêtise est désolante ». Au lendemain de l’accident, le ministre avait dénoncé le « comportement anormal du navire tunisien ».

Si cette vidéo est authentique, j’ai honte pour ces individus inconséquents dont la bêtise est désolante. L’enquête… https://t.co/Haoh2BK4DK— FdeRugy (@François de Rugy)


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« Ils auraient dû se taire »
Selon le Huff Post Maghreb, qui a traduit cette vidéo, Nourredine Chaibi, le directeur général par intérim de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN), qui possède le navire tunisien, a promis des sanctions à l’encontre des membres de l’équipage qui apparaissent sur ces images.
« Le problème, c’est qu’ils se trouvent encore à bord du navire et nous ne voulons prendre aucune décision, mais toute personne qui aura commis une erreur sera sanctionnée, a-t-il assuré. Je suppose que leur état psychologique les a amenés à parler de la sorte. (…) Ils auraient dû se taire. »
Le navire tunisien, dont l’armateur a obtenu la confirmation que son état permettait de naviguer, a mis le cap sur un port en Tunisie vendredi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris sur cette collision qui s’est produite à 28 kilomètres du cap Corse alors que la météo et les conditions de navigation étaient bonnes, avec peu de mer et un vent de sept nœuds.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En mars 2017, l’actrice, chanteuse et réalisatrice rendait hommage à Serge Gainsbourg dans un nouvel album et une tournée internationale de deux ans, accompagnée par un orchestre symphonique. Elle s’était alors longuement confiée à « La Matinale du Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2017
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Jane Birkin : « Ma première nuit avec Gainsbourg fut historique »

En mars 2017, l’actrice, chanteuse et réalisatrice rendait hommage à Serge Gainsbourg dans un nouvel album et une tournée internationale de deux ans, accompagnée par un orchestre symphonique. Elle s’était alors longuement confiée à « La Matinale du Monde ».



LE MONDE
 |    02.04.2017 à 06h40
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 17h57
    |

            Pascale Krémer








                        



                                


                            
Je ne serais pas arrivée là si...
… s’il n’y avait pas eu quelqu’un de rapide avec un scalpel, à la clinique londonienne où je suis née, à Noël 1946. Maman m’a eue par césarienne à sept mois de grossesse, ce qui était assez rare, je crois, à l’époque. On m’a mise dans une boîte à chaussures avec un autre bébé, et les infirmières m’ont amusée toute la nuit. Après, j’ai pourri l’existence de mes parents parce que je prenais la nuit pour le jour. Comme ils ne voulaient pas trop gêner les voisins, qui étaient des amis, ils ont même changé de maison avec leur bébé beuglant. Les docteurs leur ont dit de me donner du whisky, puis des somnifères…
Avec une mère, Judy Campbell, actrice et chanteuse, et un père, David Birkin, commandant de la Royal Navy, tous deux célèbres et admirés, comment a été votre enfance ?
J’ai eu une enfance divine. Une enfance telle que ça a été difficile de trouver quelque chose d’aussi bien par la suite. Mes parents étaient exquis. Je ne l’ai su que très tard, en 1967, parce qu’il n’avait pas le droit de divulguer des secrets, mais mon père, à 25 ans, pendant la guerre, quittait de nuit les côtes anglaises et arrivait avant l’aube sur les côtes bretonnes. Il déposait des espions, des colis pour la Résistance, et réembarquait des personnes cachées sur les plages.
Il fallait être sacrément calé pour naviguer entre les rochers les nuits sans lune. Mais, pour lui, les vrais héros, c’étaient les jeunes résistants bretons qui accompagnaient d’autres résistants et des aviateurs anglais tombés en France jusqu’en bas de la falaise malgré les pierres qui roulaient, les bunkers, les projecteurs… Avant ça, ils les avaient cachés, nourris pendant des jours, alors qu’à tout moment les voisins qui comptaient les coquilles d’œufs pouvaient les dénoncer. Tout ça sans savoir si les Alliés allaient gagner ! Les filles aussi jouaient un énorme rôle. Comme les Anglais étaient très grands, elles les accompagnaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ En exil depuis 2015 pour échapper à la prison, le coordinateur du mouvement Filimbi ambitionne de créer « un nouveau type de citoyen africain ».
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Portrait

« Terroriste » ou doux rêveur : Floribert Anzuluni, le militant qui fait peur au régime congolais

En exil depuis 2015 pour échapper à la prison, le coordinateur du mouvement Filimbi ambitionne de créer « un nouveau type de citoyen africain ».

Joan Tilouine
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-14T18:00:29+02:00"

        Le 14.10.2018 à 18h00

     •
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        Mis à jour le 14.10.2018 à 18h04






    
Le Congolais Floribert Anzuluni, coordinateur du mouvement citoyen Filimbi.
Crédits : DR


Rendez-vous est donné dans une brasserie parisienne. On y retrouve un jeune homme élégant et décontracté qui sirote un verre de rosé en terrasse. Il a gardé l’allure du banquier de Kinshasa spécialisé dans la gestion de risques qu’il fut dans son ancienne vie chez Ecobank, style intello branché. « Je ne vais pas m’habiller comme un pauvre Africain pour faire plaisir à certaines ONG de Paris ou Bruxelles qui nous prennent pour des animaux de foire ou considèrent que je n’ai pas le look du militant », dit-il d’emblée en riant, las des clichés.
Floribert Anzuluni, 35 ans, est inclassable et ça lui plaît. Cet entrepreneur est le coordinateur du mouvement citoyen Filimbi (« coup de sifflet », en swahili), qu’il a cofondé en 2015, année où il a dû quitter son pays, la République démocratique du Congo (RDC), pour échapper à la prison. A peine née, cette nébuleuse de militants qui lutte pour la démocratie s’est retrouvée réprimée et interdite. Ses 500 membres recensés aujourd’hui dans tout le pays sont traqués et contraints à la quasi-clandestinité lorsqu’ils ne sont pas arrêtés, incarcérés et jugés coupables d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

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Interroger un responsable sécuritaire de Kinshasa sur Floribert Anzuluni provoque une réponse en un mot : « terroriste ». C’est plutôt chic et ça le fait sourire. Même si, plus sérieusement, il estime désolant d’être considéré ainsi dans un pays où plusieurs ministres et hauts gradés sont visés par des sanctions occidentales pour leur rôle dans la répression de manifestations, et où une centaine de milices armées, intégrant pour certaines des anciens génocidaires rwandais, continuent d’œuvrer dans la zone orientale. Illustration, selon lui, de la profonde crise politique à laquelle doivent répondre – ou non – les élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre, avec deux ans de retard.
Des leaders de l’opposition versatiles et vénaux
Depuis Bruxelles, Floribert Anzuluni continue d’orchestrer Filimbi. Avec l’aide de spécialistes réunis au sein des Africtivistes, il a considérablement renforcé la cybersécurité de ses militants – dont quatre sont en prison. Il a aussi réorganisé sa structure en anticipant de futures coupures d’Internet, nouvelle folie des régimes africains pour contrer la contestation et compliquer les rassemblements de rue. « L’arrestation à Kinshasa, en décembre 2017, de notre chargé du réseau nous a fragilisés, même s’il a écrasé son téléphone, ce qui nous a préservés », se contente-t-il d’observer. Il doit se méfier des espions du régime qui infiltrent ses cellules ou le surveillent à l’étranger. Il doit aussi faire attention à leurs partenaires des services secrets occidentaux, qui s’intéressent de plus en plus à ces nouveaux acteurs.
Lui reste plutôt discret et observe avec amusement les militants qui s’épuisent à vilipender le régime de Joseph Kabila sur les réseaux sociaux. Au risque de s’user, de se dévoiler et de réduire son action aux territoires numériques, assure le stratège. « On mène actuellement un gros travail de plaidoyer sur le terrain pour expliquer qu’en l’état, ce processus électoral risque de provoquer le chaos, dit-il. On prépare des actions et on se bat pour que l’opposition ne soit pas le marchepied du régime actuel, qu’elle pérennise sans le vouloir. »

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Piloter un mouvement citoyen en RDC ne consiste pas à s’opposer au régime en place, au risque de voir ses membres tués ou emprisonnés. Il faut aussi composer avec des leaders de l’opposition versatiles et vénaux qu’il connaît bien pour les avoir autrefois conseillés dans l’ombre et pour avoir tenté, en vain, de les unir durant la campagne présidentielle de 2011. « Ce projet avait échoué à cause de leur ego, de leur rapport à l’argent et, finalement, de leur manque d’amour du Congo », se souvient-il. Pas plus simple de travailler avec la société civile, « achetée et manipulée par le pouvoir ou l’opposition », ajoute celui qui a, de fait, décidé qu'« il fallait autre chose ».
Floribert Anzuluni ambitionne d’être cette « autre chose », après avoir donné une dernière chance aux caciques de l’opposition conviés sur l’île de Gorée, au Sénégal, en décembre 2015, pour définir une stratégie commune. Là encore, ce fut un échec. « Une expérience », nuance celui qui, par la suite, a tout bonnement refusé de participer aux différents dialogues politiques organisés sous l’égide de l’Union africaine d’abord, de l’Eglise catholique congolaise ensuite. Entre-temps, le « terroriste » s’est vu proposer un poste de ministre par des émissaires du régime et a déjoué les tentatives d’instrumentalisation d’acteurs de l’opposition, voire les manœuvres pour l’acheter avec une offre avoisinant les 500 000 euros. Est-ce là le prix d’un mouvement citoyen ?
Une nouvelle manière de faire de la politique
Aujourd’hui, l’homme s’est éloigné de ces « tocards » de la politique. A Paris, Bruxelles ou Johannesburg, il préfère échanger avec des hommes d’affaires, des diplomates et des intellectuels, les briefer sur la situation de son pays en se tenant à « juste distance » de certains représentants d’ONG, dont il exècre le misérabilisme. On l’imagine plus à l’aise au World Economic Forum que chez des épigones des non-alignés, de qui lui vaut parfois d’être incompris, vilipendé, traité de « bourgeois ».
« On veut créer un nouveau type de citoyen africain et sensibiliser une élite assumée mais qui ne doit plus être déconnectée des réalités, confie-t-il. Si on fait peur au régime de Kabila, c’est justement parce que, parmi nous, il y a des diplômés, des gens qui n’ont pas besoin d’argent car ils travaillent et investissent dans cette lutte pour l’amélioration des conditions de vie des Congolais, ce qui ne se limite pas au départ de Kabila. La bataille se fait contre un système. Et on démontre aux jeunes Congolais que les problèmes du pays ne concernent pas seulement ceux qui en souffrent le plus. »

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Le militant se reconnaît volontiers un tantinet rêveur, façon Afrotopia, le livre de l’intellectuel sénégalais Felwine Sarr, qui, devant le gotha des mouvements citoyens du continent réunis à Dakar en juillet, a tracé la route pour « créer des hommes politiques qui changent nos sociétés ». A Paris, où Floribert Anzuluni fait escale en provenance d’Afrique du Sud, il a retrouvé son ami et mentor sénégalais Fadel Barro, qui a donné une conférence à la Sorbonne sur la genèse et l’évolution du mouvement citoyen Y’en a marre, incubateur informel de Filimbi et de beaucoup d’autres en Afrique francophone, du Burundi au Togo en passant par le Mali, le Congo-Brazzaville et le Burkina Faso.
Cette galaxie de militants soudés et décomplexés ne cesse de s’étoffer. Elle réunit des entrepreneurs et des intellectuels, des jouisseurs drôles et philosophes, des exilés et des infiltrés dans leur propre pays, des artistes et des fous géniaux, lucides mais pas aigris. Inventeraient-ils une nouvelle manière de faire de la politique en Afrique ? Floribert Anzuluni veut y croire. Et aspire à exister en RDC autrement que comme un « terroriste » en exil.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.
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Election LR dans les Alpes-Maritimes : des proches d’Estrosi dénoncent de « multiples irrégularités »

Des élus proches de Christian Estrosi suspectent une « fraude massive » dans l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, remportée samedi par Eric Ciotti.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 17h20
   





                        



   


La victoire d’Eric Ciotti, samedi 13 octobre, à l’élection du président de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes est-elle entachée d’une « fraude massive » ? C’est ce que dénoncent, dimanche, des élus proches de Christian Estrosi, maire de Nice et grand rival de M. Ciotti, dans un texte envoyé à la presse.
La députée Marine Brenier, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone et l’élu régional Pierre-Paul Leonelli affirment que « le chiffre de la participation exceptionnellement élevé, à plus de 70 % sur Nice », les laisse « tout particulièrement interrogatifs ». « De nombreux militants nous ont fait part de multiples irrégularités tout au long du processus électoral et de difficultés pour voter aujourd’hui [samedi] », écrivent-ils également, ce qui « rend cette participation très étonnante et nous laisse penser qu’une fraude massive a été organisée ».

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De nombreuses défaites pour les proches d’Estrosi
L’entourage d’Eric Ciotti a réagi, dimanche, en faisant savoir que « les élections se sont parfaitement déroulées sous l’autorité indépendante de Jean Leonetti », le maire LR d’Antibes qui avait été désigné par le parti comme le référent départemental pour ce scrutin. Samedi soir, M. Ciotti avait déclaré à sa permanence que « la très forte participation au scrutin démontre que notre parti est résolument engagé sur le chemin de la reconquête » et que « les militants des Républicains fidèles à nos valeurs ont décidé aujourd’hui de clarifier la ligne de notre famille politique en m’élisant président de notre fédération ».
Christian Estrosi avait, pour sa part, décidé de ne pas se représenter à la présidence de la fédération, poste qu’il occupait depuis plusieurs années. Concernant les élections de différents délégués de circonscriptions dans le département, tous les candidats parrainés par Eric Ciotti, et qui étaient notamment opposés à des fidèles de Christian Estrosi, dont les trois signataires du texte envoyé à la presse, ont été élus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Près de 80 % des femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord vivent dans des pays où le droit à l’avortement est restreint. Un enjeu de santé publique.
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Décryptage

Quand l’avortement est « haram » : les femmes aux prises avec la jurisprudence islamique

Près de 80 % des femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord vivent dans des pays où le droit à l’avortement est restreint. Un enjeu de santé publique.

Par                Hazal Atay



LE MONDE
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        Le 12.10.2018 à 15h54

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        Mis à jour le 14.10.2018 à 15h44






    
Des manifestants marocains opposés à l’avortement manifestent contre un « bateau d’avorteurs » néerlandais devant accoster près de Tétouan, dans le nord du Maroc, le 4 octobre 2012.
Crédits : Fadel Senna/AFP


Les femmes sont descendues massivement dans les rues du monde entier le 28 septembre, Journée mondiale du droit à l’avortement, pour réclamer la gratuité, la sécurité et la légalité de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pour toutes.
Le droit à l’avortement est menacé dans de nombreux pays, des Etats-Unis à la Pologne en passant par l’Argentine et l’Irlande, où les femmes se battent toujours pour l’obtenir. La religion, notamment le catholicisme, est souvent désignée comme le principal obstacle au contrôle des naissances et à l’IVG. Le fait est qu’un certain nombre de pays à majorité catholique ont une législation stricte sur la question. Parmi ceux-ci, l’Andorre, la République dominicaine, le Salvador, Malte, le Nicaragua et le Vatican se distinguent même par une interdiction totale de l’avortement.
Un droit constamment remis en question
Mais qu’en est-il des pays musulmans ? Près de 80 % des femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord vivent dans des pays où le droit à l’avortement est restreint. Voire, pour 55 % d’entre elles, dans des pays où l’IVG n’est autorisée que pour sauver la vie de la mère ou – pour 24 % – uniquement pour préserver sa santé physique ou mentale. Aujourd’hui, seules la Turquie et la Tunisie autorisent les avortements volontaires, sur demande de la mère. Bien qu’aucun de ces pays n’interdise totalement l’IVG, ces restrictions rendent plus difficile pour les femmes d’avorter en toute sécurité.

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Comme partout ailleurs, dans les pays à majorité musulmane, l’avortement est un sujet controversé, notamment au regard de la loi islamique. Même dans les pays où l’IVG est légale, comme en Turquie, ce droit est constamment remis en question par des opposants politiques et religieux. De même, en Tunisie, en dépit de la loi qui les y autorise, les femmes qui décident d’avorter doivent souvent faire face au jugement négatif du personnel médical et de la société.
En général, les autorités religieuses musulmanes considèrent que l’avortement interfère avec la volonté d’Allah (Dieu) qui, seul, a droit de vie et de mort. Cependant, les différents courants de l’islam n’ont pas tous le même point de vue sur la question. Dans le dogme hanafite, majoritaire au Moyen-Orient, en Turquie et en Asie centrale, et qui faisait loi sous l’Empire ottoman, l’avortement est évoqué sous les termes ıskât-ı cenîn, qui peuvent se traduire par « expulsion du fœtus ».
A la discrétion du mari
D’entrée de jeu, cette terminologie paraît peu claire, puisqu’elle ne fait aucune distinction entre les fausses couches et les avortements. Plus précisément, le hanafisme considère ıskât-ı cenîn comme mekrouh (indésirable, non souhaitable) plutôt que haram (interdit) à moins de 120 jours de grossesse, étant donné que jusqu’alors le fœtus n’a pas d’âme. Pourtant, même considérée comme mekrouh, la décision de mettre un terme à la grossesse est laissée à la discrétion du mari et ne constitue pas un droit ni un choix pour la femme.
Dans le même temps, d’autres courants islamiques expriment une opinion différente. Le chafiisme, qui domine en Asie du Sud-Est et dans certaines régions d’Afrique, autorise les IVG jusqu’à 40 jours de grossesse et les avis divergent au sein même de ce mouvement quant au stade de développement du fœtus.

    
L’accouchement tel qu’il est dépeint dans le « Zenanname » (« Le Livre des femmes »), d’Enderunlu Fazıl, publié entre 1253 et 1286 (1837-1869).
Crédits : DR


Certains imams chafiistes tolèrent l’avortement jusqu’au 120e jour. Bien que le courant hanbaliste, majoritaire en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, n’ait pas d’opinion tranchée sur la question, certains chefs religieux autorisent également l’avortement jusqu’au quatrième mois. Enfin, le malikisme, qui prédomine en Afrique du Nord, considère le fœtus comme un être vivant en devenir et interdit totalement l’avortement. En fait, tous les dogmes islamiques estiment qu’à compter de 120 jours après sa conception, le fœtus a une âme, et aucun n’autorise l’avortement après cette date.

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Dans nombre de pays à majorité musulmane, la jurisprudence islamique a influencé la législation relative à l’avortement. Toutefois, au fil du temps, de nouvelles préoccupations sociopolitiques ont émergé, et cette législation a été remaniée. Dans le cas de l’Empire ottoman, la relative liberté de choix offerte par le hanafisme a été contrecarrée par une nouvelle politique nataliste et moderniste à la fin du XVIIIe siècle.
Face au déclin de l’Empire, la modernisation et la croissance démographique étaient envisagées comme un remède propre à assurer sa stabilité militaire, économique et politique. Inspirés par l’Europe, les Ottomans aspiraient à des avancées similaires via un vaste programme de réformes et de lois.
Des lois restrictives
En 1858, le Code pénal de l’Empire ottoman – rédigé d’après le Code pénal français de 1810 – est adopté. Il interdit et criminalise l’avortement, harmonisant la législation française et le dogme islamique. A partir de cette date, l’avortement est légalement déclaré haram dans tous les territoires sous domination ottomane. Néanmoins, dans la jurisprudence, il n’est envisagé que comme un phénomène social. Les poursuites intentées après l’entrée en vigueur de ce nouveau code illustrent bien cette vision des choses, puisque les accusés sont des médecins, des infirmiers, des pharmaciens… plutôt que les femmes elles-mêmes.

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Suite à cette réforme, beaucoup d’ex-membres de l’Empire mettent en place des lois restrictives sur l’avortement. Cependant, lorsqu’on observe les pays à majorité musulmane, on constate que ces lois sont assez diverses, dans le sens où elles autorisent et interdisent l’avortement pour différentes raisons. Aujourd’hui, dans beaucoup de ces pays, il n’est souvent autorisé que lorsque la vie de la femme est en danger, quand le fœtus est malformé ou quand la grossesse résulte d’un viol. Mais, même si ces principes permettent à quelques femmes d’y avoir recours, ils renforcent la supervision médicale et les procédures légales, et ne laissent aucune place aux avortements volontaires.

    
Page d’accueil en arabe du site Women on Web, un service de télémédecine qui aide les femmes à avorter sans danger dans des pays où le droit à l’avortement est limité.
Crédits : DR


Il est scientifiquement prouvé que restreindre l’accès à l’avortement ne fait pas disparaître cette pratique. Au contraire, elle devient clandestine et dangereuse. En utilisant des méthodes peu sûres pour mettre un terme à leur grossesse non désirée, les femmes risquent leur santé, leur fertilité et même leur vie. Chaque année, 47 000 femmes meurent de complications liées à un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions. Après l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont la région du monde où le taux de mortalité maternelle est le plus élevé.
Avortement télémédicalisé
De plus, les restrictions du droit d’accès à l’avortement affectent davantage les femmes les plus pauvres. Souvent, celles qui en ont les moyens se rendent à l’étranger pour avorter en toute sécurité. Certaines parviennent à négocier avec des professionnels de santé dans leur propre pays pour obtenir ce service. Pour les autres, le marché noir est la seule option. Beaucoup sont victimes de charlatans qui leur vendent de fausses pilules abortives à des prix très élevés. Même lorsqu’elles ont accès à une structure médicale ou des pilules fiables, elles restent mal informées et mal suivies. Cela accentue leur sentiment d’isolement et aggrave leur souffrance
Malgré tout, grâce à l’avortement médicamenteux et à la télémédecine, des alternatives sûres se multiplient hors du cadre légal. Un grand nombre de femmes vivant dans des pays à majorité musulmane, ou dans d’autres pays qui limitent l’accès à l’avortement, consultent des services de médecine en ligne pour demander de l’aide et recevoir des informations sur la façon de s’auto-administrer les pilules abortives obtenues par ce biais.



Des études prouvent que l’avortement télémédicalisé est sûr et efficace en début de grossesse. Women on Web (WoW), l’un de ces services en ligne, aide environ 60 000 femmes chaque année. Le contenu du site est traduit en seize langues, dont l’arabe, le farsi et le turc. Néanmoins, dans certains pays comme l’Arabie saoudite et la Turquie, l’accès au site est prohibé. Pour contourner la censure, les femmes utilisent une application sur leur smartphone.
Aujourd’hui, il semble que l’IVG soit haram, illégale et clandestine dans la majeure partie du monde musulman. En dépit de cela, les femmes continuent à défier le statu quo et les lois archaïques par leurs pratiques quotidiennes et leur militantisme. En 2012, en réaction à un projet de loi visant à restreindre l’accès à l’avortement en Turquie, des centaines de femmes ont manifesté à Istanbul pour défendre la liberté de choix. Elles sont descendues dans les rues pour clamer leur droit d’avorter en toute sécurité et de disposer librement de leur corps : « L’avortement est un droit. La décision d’avorter appartient aux femmes. 
Hazal Atay est doctorante à Sciences Po Paris.
Cet article a d’abord été publié sur le site de The Conversation.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Trois incidents en Maine-et-Loire, affectant près d’une centaine de personnes, ont mis en lumière la dangerosité de ce produit phytosanitaire très répandu dans la culture maraîchère.
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Des intoxications en série provoquent la suspension d’un pesticide méconnu, le méthamsodium

Trois incidents en Maine-et-Loire, affectant près d’une centaine de personnes, ont mis en lumière la dangerosité de ce produit phytosanitaire très répandu dans la culture maraîchère.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 17h45
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            

Les yeux qui pleurent, l’impression d’avoir le visage qui gonfle et, pour certains salariés des pépinières Minier, à Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire), des vomissements. Les intoxications localisées le 9 octobre dans la petite commune rurale située à l’est d’Angers – pour lesquelles le plan blanc avait été décrété au CHU d’Angers – n’auraient sans doute pas autant d’écho si d’autres incidents, provoqués par le même produit, le méthamsodium, un pesticide puissant interdit par nombre de pays de l’Union européenne mais toléré en France, ne s’étaient succédé en quelques jours.
Mardi 9 octobre, c’est la pulvérisation d’un champ par un employé d’une société maraîchère nantaise qui avait provoqué l’intoxication de 61 personnes, 17 d’entre elles nécessitant une hospitalisation. Concentré dans les réservoirs, ce pesticide qu’utilisent encore une majorité de maraîchers s’était évaporé en gaz au contact du sol – anormalement chaud en cet automne – arrosant tout le périmètre.
« On a déjà eu un signalement par le lycée de Narcé, il y a une dizaine de jours. Les vents étaient dans l’autre sens. Il y a eu des symptômes similaires », rappelle Huguette Macé, maire de Brain-sur-l’Authion, qui vient d’alerter l’Agence régionale de santé (ARS). « Entre le mercredi 26 et le vendredi 28 septembre, on a remarqué un problème dans l’air, confirme le proviseur du lycée de Narcé, Antonio Cunha. Avec des conséquences plus légères. Il n’y a pas eu d’hospitalisation, mais des gorges irritées et des gênes respiratoires. »
Interdiction pour quinze jours
Vendredi 12, nouvelle alerte, mais à Mazé-Milon cette fois, une poignée de kilomètres plus loin. Une quinzaine de personnes, onze riverains et quatre pompiers, sont alors incommodées par des vapeurs toxiques. Les habitants du lotissement voisin sont confinés chez eux, en raison là encore d’émanations non contrôlées de méthamsodium. « Il n’est pas acceptable que l’événement se reproduise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les réfugiés soudanais et érythréens que « Le Monde » a suivis durant plus d’un an témoignent de leurs difficultés et de leurs avancées.
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« Les nouveaux arrivants » : récit d’une année et demie d’intégration



LE MONDE
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        Le 12.10.2018 à 12h31

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        Mis à jour le 14.10.2018 à 14h18






Durée : 05:46 | 

500 jours, 25 migrants, 4 journaux. Pendant un an et demi, Le Monde, The Guardian, El Pais et Der Spiegel ont suivi des réfugiés pour raconter leur accueil et leur intégration dans différents pays européens. Au terme de ce projet, les membres du groupe Soudan Célestins Music racontent les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leur quotidien et leurs premiers pas dans le monde du travail depuis leur installation à Vichy.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).
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Rugby : Top 14 ou Coupe d’Europe, Toulon n’y arrive toujours pas

En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h22
   





                        



   


La Coupe d’Europe de rugby va-t-elle faire son retour au palmarès d’un club français ? Depuis Toulon en 2015, plus aucun club tricolore ne l’a emporté : Clermont et le Racing, par deux fois, ont échoué en finale. L’an passé, ce sont les Irlandais du Leinster qui avaient notamment dominé les Franciliens.
Samedi 13 octobre, l’entrée en matière du rugby français avait été très encourageante avec les succès de Toulouse, Montpellier et du Racing. Aujourd’hui, le bilan est exactement inverse avec trois défaites en trois matchs. Toulon, Lyon et Castres se sont inclinés respectivement face à Newcastle, Cardiff et Gloucester.
Toulon-Newcastle : 25-26

   


Ce n’est pas la Champions cup qui redonnera le sourire aux supporteurs varois. Douzième du Top 14 avec cinq défaites en sept rencontres, Toulon a subi une nouvelle désillusion lors de son premier match européen de l’année. Au stade Mayol, les Toulonnais se sont inclinés sur le fil, d’un point, face au dernier du championnat anglais, Newcastle. La pénalité décisive a été inscrite à la 71e minute par Hogdson, très efficace avec un cinq sur cinq au pied. Avant cela, le club varois avait entrevu la victoire grâce à une pénalité de François Trinh-Duc.
Lyon-Cardiff : 21-30

   


Invaincus jusqu’à présent à domicile, les Lyonnais n’ont pas réussi à contenir les assauts des Gallois. Pour leurs débuts en Champions cup, les joueurs de Pierre Mignoni ont été battus 30-21 par une équipe qu’ils avaient pourtant dominé deux fois l’an passé en Challenge européen.

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Les Français, qui menaient 16-14 à la mi-temps, se sont effondrés en seconde période, laissant filer leurs adversaires vers la victoire. Un essai de Barassi en toute fin de match a bien redonné un peu d’espoirs au LOU, revenu à 27-21 avec deux minutes à jouer, mais Cardiff n’a pas craqué et a même privé le club français du point de bonus défensif en passant une pénalité dans les ultimes secondes.
Gloucester-Castres : 19-14

   


La discipline a fait la différence. Les Castrais ont concédé trop de fautes pour espérer l’emporter en Angleterre. Gloucester a pu compter sur la botte de Cipriani, auteur de quatre pénalités et d’une transformation. Les deux équipes ont chacune marqué un essai. Celui du club français a été inscrit par Martin Laveau un peu avant l’heure de jeu.
Bath-Toulouse : 20-22

   


Il a fallu un coup de pied raté et un manque d’attention. Les Toulousains peuvent remercier la maladresse de l’arrière anglais, Freddie Burns. Ce dernier, qui avait déjà laissé six points en route en première période, a manqué une pénalité immanquable face aux poteaux à la 74e minute de jeu. Comme si cela ne suffisait pas, il a également raté un essai (quasi) tout fait en ne prêtant pas garde au retour in extremis et dans son dos du Toulousain Maxime Médard.
Toulouse, recordman de victoires dans cette compétition (4 fois avec les Irlandais du Leinster), débute idéalement sa saison européenne. Le Stade s’est imposé grâce notamment à deux essais de Sofiane Guitoune. Dans cette poule 1, ce sont les tenants du titre du Leinster qui ont pris la tête en écrasant les Anglais des Wasps.
Montpellier-Edimbourg : 21-15

   


Pas de bonus offensif, mais une victoire durement acquise pour les Héraultais à domicile. Dominateur en première période, Montpellier s’était détaché grâce à deux réalisations de Benjamin Fall (32e) et Gabriel Ngandebe (36e).
Mais en deuxième période, les Ecossais ont chèrement vendu leur peau. Ils auraient même pu l’emporter si un essai de Jaco van der Walt n’avait pas été refusé par l’arbitre pour une obstruction sur la défense française. Tant mieux pour les hommes du capitaine Louis Picamoles, qui s’installe en tête du groupe 5, en attendant la rencontre entre Toulon et Newcastle.
Llanelli-Racing : 13-14

   


Le Racing, deux fois finaliste de la Coupe d’Europe en trois ans, s’est extirpé d’un drôle de piège gallois à Llanelli. Les Scarlets ont, pourtant, copieusement dominé une bonne partie du match. C’est grâce à un maul écroulé volontairement par le demi de mêlée Gareth Davies que les Franciliens ont obtenu un essai de pénalité salutaire.
Hormis ce résultat inespéré, la soirée n’a pas été rose à tous les niveaux. Trois joueurs se sont blessés : Xavier Chauveau, Joe Rokocoko et Virimi Vakatawa. Le Racing partage la tête de la poule 4 avec les Irlandais de l’Ulster, vainqueurs des Anglais de Leicester (24-10).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/10/2018
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Paris va ouvrir des mairies, dont l’Hôtel de Ville, aux SDF

La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux pour créer des places d’hébergement pour les sans-abri.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 12h53
   





                        


La maire (Parti socialiste, PS) de Paris, Anne Hidalgo, annonce dans un entretien au Journal du dimanche du 14 octobre qu’elle va ouvrir des mairies de la capitale aux SDF cet hiver, dont l’Hôtel de Ville, spécialement dédié aux femmes sans-abri.
En février, près de 3 000 sans-domicile avaient été dénombrés dans les rues de la capitale lors d’un recensement inédit organisé par la municipalité, sur fond d’une querelle de chiffres entre le gouvernement et les associations.
« Il manque donc près de 3 000 places d’hébergement d’urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. Plus de 800 ont déjà été créées dans nos bâtiments depuis février, 700 seront ouvertes d’ici à début 2019. L’Etat est chargé de créer les 1 500 autres », explique Mme Hidalgo.

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Utiliser les bâtiments vacants
Pour ce faire, l’élue, qui lance au passage un appel aux entreprises pour mettre leurs locaux inoccupés à disposition des plus démunis, compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux en fonctionnement.
« Plusieurs mairies d’arrondissement – de gauche comme de droite – ont accepté d’ouvrir des places d’hébergement dans leurs locaux. (…) Dans le même élan, j’ai tenu à créer une halte de nuit dédiée aux femmes dans l’Hôtel de Ville de Paris » qui ouvrira fin novembre, affirme-t-elle.
A l’Hôtel de Ville, qui héberge les institutions municipales de la capitale depuis le XIVe siècle, le salon des Prévôts et celui des Tapisseries « seront transformés en accueil de jour – des repas seront servis et des soins prodigués – ainsi qu’en halte de nuit, avec des lits, des dortoirs, des blocs sanitaires », développe la maire.
Une cinquantaine de femmes SDF pourront être accueillies dans cette halte qui sera « pérenne ». Le nombre pourra monter à une centaine en situation de grand froid. « Je veux que ce nouveau lieu soit chaleureux. (…) Elles seront prises en charge par des femmes, car certaines sont traumatisées et fuient toute présence masculine », souligne Mme Hidalgo qui plaide aussi pour la réouverture d’un « vrai centre de premier accueil » des migrants à Paris.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Un an après #metoo, déposer plainte pour viol ou agression sexuelle est toujours aussi compliqué pour certaines victimes déjà mises au ban par la société.
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Les travailleuses du sexe, toujours exclues du mouvement #metoo

Un an après #metoo, déposer plainte pour viol ou agression sexuelle est toujours aussi compliqué pour certaines victimes déjà mises au ban par la société.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 16h13
    |

                            Brice Laemle








                        



                                


                            

« J’ai des collègues qui venaient porter plainte pour viol et à qui les policiers ont répondu : “Et sinon, vous préférez la levrette ou la sodomie ?” Qu’est-ce que vous pouvez répondre à ça ? », se désole Anaïs (qui souhaite garder l’anonymat), une escort-girl de 42 ans. Ce type de mésaventures au commissariat est loin d’être rare dans le milieu des travailleuses du sexe. Aussi Anaïs – c’est le nom qu’elle donne à ses clients – a-t-elle sciemment évité de porter plainte le jour où elle a à son tour été victime d’un viol.
« Je me suis défendue en le mordant, il est parti après m’avoir tabassée »
Attablée à la terrasse d’un café parisien en ce début de mois d’octobre ensoleillé, Anaïs se souvient de cette soirée d’août où tout a basculé. « Je n’avais pas assez pour payer mon loyer. J’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais fait avant, j’ai accepté un client que je ne sentais pas », raconte la quadragénaire aux cheveux blonds coupés courts. « Quand je lui ai demandé l’argent, il a sorti un couteau de son sac en me disant :  “Tu sais qu’avec ça je peux te tuer ?” Lorsqu’il s’est rendu compte que je n’avais pas d’argent chez moi, il m’a forcé à lui faire une fellation. Je me suis défendue en le mordant, et il est parti après m’avoir tabassée. »
Sonnée, le visage ensanglanté et tuméfié, Anaïs est seule chez elle. Cette ancienne cadre, qui a changé de vie il y a sept ans après deux burn-out pour se mettre à son compte, éprouve brutalement la solitude de son nouveau métier. Sa première réaction n’est pas d’alerter la police, ni même ses proches, mais d’autres travailleuses du sexe sur un groupe Facebook. Celles-ci ne se connaissent souvent que virtuellement, mais les difficultés de leur métier fondent leur solidarité.
Une collègue l’accompagne alors aux urgences, où les médecins constatent une fracture du plancher orbital. « A aucun moment, je n’ai envisagé d’appeler la police. C’était la dernière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La cérémonie de canonisation de l’archevêque salvadorien et du pape italien est organisée dimanche au Vatican.
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Mgr Romero et Paul VI : qui sont les deux « saints » controversés canonisés par le pape François ?

La cérémonie de canonisation de l’archevêque salvadorien et du pape italien est organisée dimanche au Vatican.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h43
   





                        



   


Deux personnalités contestées en leur temps, l’archevêque salvadorien assassiné Oscar Romero et son ami le pape italien Paul VI, ont pris une revanche, dimanche 14 octobre, en se faisant canoniser sur la place Saint-Pierre, à Rome. Plus de 60 000 fidèles et de nombreux chefs d’Etat étaient attendus au Vatican pour la cérémonie.
Au total, sept bienheureux ont été élevés au rang de saints, dont deux prêtres italiens, deux fondatrices d’ordre religieux et un jeune orphelin de 19 ans, Nunzio Sulprizo, né au XIXe siècle. Mais deux d’entre eux concentrent l’attention : l’archevêque salvadorien Oscar Romero, véritable icône en Amérique latine, et le pape italien Paul VI, qui avait été son professeur à Rome, et qui a été critiqué pour avoir condamné la pilule en pleine révolution sexuelle.
Mgr Oscar Romero, le défenseur des « sans-voix »
Né en 1917 dans un village de planteurs de café, à 150 kilomètres de la capitale du Salvador, Oscar Arnulfo Romero était un archevêque salvadorien conservateur, avant de se transformer en un ardent défenseur des droits humains, jusqu’à être assassiné en pleine messe en 1980.
Après des études au séminaire au Salvador, il est envoyé à Rome, où il est ordonné prêtre en 1942. En 1970, il est désigné évêque auxiliaire de San Salvador, puis évêque de Santiago de Maria. Lorsqu’il devint en 1977 archevêque de la capitale San Salvador, rien ne prédestinait ce prélat de 59 ans, plutôt traditionaliste, à devenir la bête noire de l’oligarchie en place.
Mais l’assassinat par des escadrons de la mort de son ami jésuite, Rutilio Grand, avec deux paysans en mars 1977 le fit changer du tout au tout : dès lors il devient « la voix des sans-voix », mettant son talent oratoire au service de la dénonciation des crimes, enlèvements et assassinats menés par l’armée salvadorienne et les escadrons de la mort.
Cet adepte de la théologie de la libération a été assassiné en pleine messe par un commando d’extrême droite, le 24 mars 1980. Ni les tueurs ni ses commanditaires n’ont comparu en justice. Mais cet assassinat, suivi d’un attentat qui a fait quarante morts lors des funérailles, a contribué à diviser le pays, qui s’est enfoncé dans une guerre civile de douze ans (1980-1992) ayant fait 75 000 morts et 7 000 disparus.
L’Eglise a longtemps bloqué toute reconnaissance officielle du prélat des pauvres. Mais deux ans après l’élection du pape François, le Vatican a reconnu son martyre, ouvrant la voie à sa béatification en mai 2015 devant plus de 200 000 fidèles à San Salvador.
Comme l’actuel pape argentin, l’archevêque Romero fustigeait le libéralisme économique qui opprimait les plus pauvres dans son pays. Critiqué par l’épiscopat latino-américain, il a notamment été accusé d’être un « déséquilibré » et « un marxiste ».
Le pape italien Paul VI, réformateur mais antipilule
Paul VI, né Giovanni Battista Montini en 1897, a été pape de 1963 à 1978, achevant le concile Vatican II lancé par son prédécesseur Jean XXIII, considéré comme une adaptation majeure de l’Eglise au monde moderne. Celui qui fut béatifié en octobre 2014 est aussi celui qui dit « non » en 1968 à la pilule contraceptive, suscitant des réactions très négatives y compris au sein de l’Eglise.
Le pape François fait coïncider sa canonisation avec le synode consacré aux jeunes en cours au Vatican, honorant ainsi celui qui avait institué cette assemblée consultative des évêques. Il cite souvent les écrits de Paul VI et les deux hommes ont en commun une volonté de réforme de la Curie romaine et d’atteindre la justice sociale.
Paul VI doit sa canonisation au miracle présumé d’une petite fille italienne, née très prématurément en 2014 malgré le percement de sa poche amniotique et les conseils d’avortement des médecins. La mère avait prié devant une relique de Paul VI dans un sanctuaire de Brescia.
L’encyclique Humanae Vitae de 1968 de Paul VI se prononce précisément contre la contraception et l’avortement pour des raisons thérapeutiques. C’est au nom de ce même respect pour l’embryon que le pape François a comparé mercredi 10 octobre l’avortement au recours à « un tueur à gages », suscitant un tollé en France cinquante ans après l’encyclique décriée de Paul VI.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le site The Atlantic a enquêté sur ces petits films « exubérants, bon marché et... étranges » qui envahissent le marché du divertissement pour enfants en ligne.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Dans une U Arena presque comble, le rappeur français, condamné à 18 mois de prison avec sursis pour une bagarre avec Kaaris, est resté sage.
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A Paris, Booba triomphe sans jamais passer le mur du son

Dans une U Arena presque comble, le rappeur français, condamné à 18 mois de prison avec sursis pour une bagarre avec Kaaris, est resté sage.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 15h34
    |

                            Stéphanie Binet








                        


Booba a célébré ses retrouvailles avec son public après son procès pour une bagarre avec son rival Kaaris dans l’aéroport d’Orly, le 1er août. Finalement condamné à 18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, le rappeur français jubile, samedi 13 octobre dans la soirée, dans la plus grande salle d’Europe, la U Arena de Paris, presque pleine. « Merci d’être venus si nombreux, vous ne m’avez pas lâché ! », dit-il, répétant pendant tout le concert : « Nous sommes 40 000 ! »
Selon l’Agence France-Presse (AFP) toutefois, seuls 32 000 billets ont été vendus. L’espace réservé aux places VIP, vendues 200 euros, est en effet à moitié vide. Quoi qu’il en soit, Booba réalise une belle performance, devenant le premier rappeur français à rassembler autant de spectateurs dans une salle parisienne.

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Une scénographie efficace mais sans éclat
Bouteille de whisky à la main qu’il boit à même le goulot, Booba attrape de l’autre les drapeaux qu’on lui tend, l’Algérie, le Mali, reconnaît celui de l’Irak ou du Liban et brandit celui du Sénégal, le pays de son père. « Allez les Bleus, allez les Lions/Je suis un peu des deux », chante-t-il dans Friday, un des morceaux qui clôturera deux heures et quart d’un show à la scénographie efficace mais sans éclat. Neuf écrans verticaux, quelques effets sur l’image et un réacteur d’avion qui envoie des codes couleurs stéréotypés selon les thèmes : le rose pour Baby, son dernier tube, le bleu pour les morceaux gorgés de testostérone. Le réalisateur de ses clips, Chris Macari, ne le lâche pas d’une semelle et filme chacun des moments de liesse.
En début de concert, la voix rauque est assurée, la carrure imposante, le pas tranquille. Mais une fois la surprise passée, le concert s’essouffle. Booba se laisse porter par un public totalement acquis qui reprend tous ses textes en chœur, comme Wesh Morray ou Centurion, extrait de son dernier album Trône. Pour que le concert frôle enfin le mur du son, il faut attendre des énièmes remerciements « à ceux qui ne m’ont pas lâché : la Guyane, les Antilles, les gars de Fleury » – de la prison de Fleury-Mérogis où il a été incarcéré au début de sa carrière et récemment en août pour sa rixe avec Kaaris – et, enfin, aux « filles » auxquelles une série de chansons est dédiée : Scarface, Validée…
Arrive le titre Kalash, qui avait révélé son rival de Sevran, mais Booba ne dit pas un mot. Il préfère simplement amputer le couplet de Kaaris plutôt que d’en parler. Ce sera sa ligne de conduite pendant tout le concert : l’indifférence plutôt que les attaques puériles auxquelles il avait habitué ses fans sur les réseaux sociaux. Pas de commentaire non plus sur le récent départ de Damso de son label, pas un sur la bagarre à l’aéroport d’Orly, si ce n’est pour mentionner la présence sur scène d’un de ses gardes du corps alors très actif.

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          Booba : « Faut pas oublier que je suis un gamin, je m’amuse »



Benzema, « indésirable comme moi »
Au bout d’une heure d’un show poussif, terni par un autotune réglé à la limite du chanteur de raï, le concert finit enfin par décoller avec l’arrivée de Dosseh, avec qui il chante le duo Infréquentables. Frais, énergique, le jeune rappeur brandit un tee-shirt évoquant la manifestation qui a eu lieu samedi après-midi gare du Nord à Paris pour demander la vérité sur la mort d’Adama Traoré, mort en juillet 2017 dans une gendarmerie du Val-d’Oise.
Booba en profite pour faire sa seule déclaration extramusicale du concert : « On a peu d’espoir, mais on y croit encore : “Justice pour Adama !” », dit-il, renouant ainsi avec les textes de ses premiers albums, comme celui au sein du groupe Lunatic Mauvais Œil, puis ses solos Temps morts, Panthéon ou Ouest Side. Et voilà Booba lancé dans un pot-pourri de ses meilleurs titres mixés par DJ Medi Med.
Avant l’arrivée d’une autre jeune gâchette du rap français, Niska, il fait monter sur scène son ami, le footballeur Karim Benzema, « un indésirable comme moi ». Une posture qu’affectionne apparemment Booba mais que son succès à la U Arena de Nanterre dément, tant il fait aujourd’hui partie du paysage médiatique et musical français.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Israël a reconnu indirectement la responsabilité du meurtre de cet émissaire suédois, explique l’historien sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.
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Pilier du Comité international olympique, Patrick Baumann est mort

Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 15h01
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le Comité international olympique a annoncé, dimanche 14 octobre, la mort de Patrick Baumann, à l’âge de 51 ans. Secrétaire général de la Fédération internationale de basket (FIBA), il était l’un des principaux dirigeants de mouvement olympique, bras droit de l’actuel président Thomas Bach. « C’est un grand choc qui nous touche tous très durement. Nous avons du mal à réaliser cette terrible nouvelle », a réagi le président du CIO dans un communiqué. « Nous perdons un jeune leader sympathique, plein d’espoir, qui défendait l’avenir du sport. » 
Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann a succombé à une crise cardiaque alors qu’il assistait aux Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires. Le président du CIO a demandé que les drapeaux olympiques soient mis en berne dans la capitale argentine, ainsi qu’à Berne, siège de l’organisation.
Dans un communiqué, le président de la FIBA, Horacio Muratore, a lui aussi salué l’action de son secrétaire général : « Sous sa direction, la FIBA a réalisé de grands bonds en avant, en se modernisant au point de devenir un modèle pour les autres fédérations sportives. »
Etoile montante du CIO
Outre ses responsabilités à la Fédération internationale de basket, Baumann était un poids lourd du Comité international olympique, considéré comme un potentiel successeur à Thomas Bach, élu en 2013 à la tête de l’institution pour un mandat de huit ans. Ancien joueur, entraîneur et arbitre de basket, Baumann était devenu un juriste reconnu dans le monde du sport olympique.
« J’ai commencé par être responsable des arbitres pour le canton de Vaud, puis je suis arrivé à la Fédération nationale suisse, et enfin la FIBA, mais j’ai été très chanceux », expliquait-il dans une interview pour la Fédération. « J’assistais à la bonne compétition au bon moment. Je ne sais pas si j’étais la bonne personne, mais ils cherchaient un juriste, et c’est comme ça que tout a commencé. »
Pour le CIO, Patrick Baumann était en charge de la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris le 13 septembre 2017. Il avait remplacé au pied levé le Namibien Frankie Fredericks, impliqué dans une affaire de corruption autour de l’attribution des Jeux olympiques de 2016 et mis en examen par la suite pour corruption passive et blanchiment de corruption.

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Patrick Baumann avait joué un grand rôle dans les négociations entre Paris et Los Angeles pour aboutir à la double attribution des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Après le choix de la capitale française pour 2024, il avait été nommé vice-président de la commission de coordination, avec pour rôle de surveiller les préparatifs des Jeux olympiques. Impliqué dans de nombreuses organisations internationales du sport, il faisait également partie du comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, malgré les derniers éléments de l’enquête.
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A Madère, la statue de Cristiano Ronaldo n’est pas encore écornée par l’affaire Mayorga

Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, malgré les derniers éléments de l’enquête.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 11h26
    |

                            Alexandre Pedro (Madère, envoyé spécial)








                        



   


A 33 ans, il a déjà un aéroport à son nom, un musée et une statue à sa gloire. Si les navigateurs Zarco, Teixeira et Perestrelo ont pris possession de l’archipel en 1419 au nom du roi du Portugal Alphonse V, le 5 février 1985 est une autre date marquante de Madère : celle de la naissance de Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro. Ici, l’homme est un peu plus qu’un footballeur de talent et un quintuple Ballon d’or.
« Il est le Portugais le plus connu au monde, il est admiré sur tous les continents et par toutes les générations. Pour moi, c’est un honneur d’avoir pris cette décision qui représente le désir quasi unanime des habitants de Madère. » Le 28 mars, Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, verse dans le panégyrique au moment d’inaugurer la cérémonie officialisant l’aéroport Cristiano-Ronaldo.
Mais depuis début octobre, l’enfant du pays et ambassadeur honorifique de sa région natale est accusé de viol par l’Américaine Kathryn Mayorga pour des faits remontants au 13 juin 2009. Loin de la fake news dénoncée par le joueur dans un premier temps, le dossier – révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel – a pris de l’épaisseur et nourrit d’interminables débats au Portugal.

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Madère n’y échappe pas, note Rui França, journaliste pour la principale radio de l’île :
« Dans les émissions où nous donnons la parole aux auditeurs, au début, nous avions surtout des personnes qui disaient qu’il s’agissait d’une vieille affaire, que Kathryn Mayorga était surtout intéressée par l’argent de Ronaldo. Depuis quelques jours, je note un changement. On commence à dire : “attention, il s’agit d’une affaire sérieuse, une enquête existe, il faut voir comment cela évolue.” Les Madériens sont un peu dans l’expectative. »
Soutien sans faille
Miguel Albuquerque n’a pas été gagné par cette prudence. Le 6 octobre, il affiche son soutien sans faille à celui qu’il considère comme un « ami ». Le dirigeant déclare au quotidien Jornal da Madeira : « Ronaldo est un grand Portugais qui fait l’honneur de Madère. » Et d’ajouter au sujet de la plaignante : « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui soutirer de l’argent. »
Le même jour, le premier ministre (socialiste) portugais, Antonio Costa, profitait d’une cérémonie pour fêter les 20 ans de l’attribution du prix Nobel de littérature à José Saramago pour défendre le capitaine de la Seleçao. « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
La veille, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa (classé à droite), se retranchait derrière le principe de présomption d’innocence, tout en disant qu’il n’oubliait pas « le rôle joué pour notre pays » par Ronaldo.
Des réactions « pathétiques pour coller à l’opinion publique majoritaire, déplore Joao Miguel Tavares, chroniqueur pour le journal Publico et TVI, première chaîne privée du pays. Les Portugais vont dire que le mouvement #metoo est nécessaire, mais il ne faut surtout pas qu’il vienne embêter notre gentil petit garçon de Madère. »
« Au fond d’eux-mêmes, les Portugais ne veulent pas croire à cette histoire, relève Rui França. Sans doute un peu plus ici. Quand ils rencontraient des périodes difficiles en sélection, Ronaldo était critiqué sur le continent, mais jamais à Madère. »
Le clan Ronaldo à la rescousse
Alors, en attendant les suites pénales de l’affaire Mayorga, la vie continue à Funchal où les touristes enchaînent toujours les selfies devant la statue représentant un Cristiano Ronaldo tout en muscles contractés dans son iconique célébration post-but.
Le musée CR7 est juste en face, au rez-de-chaussée de l’hôtel de luxe du même nom et dont la ligne brute et massive témoigne d’un modernisme échappé des années 1970. A l’intérieur, l’établissement témoigne surtout du goût du joueur pour l’accumulation de trophées.

   


Jorge, venu de Porto pour une semaine de vacances, écrit un mot de circonstance sur le livre d’or : « Courage champion, tu es plus fort que toutes ces polémiques, tu resteras un vainqueur. » Lui n’a pas encore changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux.
Le 8 octobre, Katia Aveiro, chanteuse et surtout « sœur de », a lancé un appel sur Instragram. « Je veux voir qui aura le courage d’afficher cette photo sur son profil pendant cette semaine et lancer le mouvement pour lui. Pour le Portugal, pour nous, pour tout le peuple, pour la justice. Il le mérite. » La photo en question est un montage de son frère en Superman.
« Sa famille forme un vrai clan ici, affirme Rui França. Lui est toujours venu en aide à ses sœurs et son frère lorsque celui-ci avait des problèmes de drogue. Et dès qu’on s’attaque à Cristiano, la famille se mobilise très vite pour défendre le petit dernier. »
Hugo, l’aîné et toxicomane repenti, est le dernier du clan à avoir ses habitudes à Santo Antonio, quartier populaire perché sur les hauteurs de Funchal où l’automobiliste doit user de la première pour y grimper. Ce jour-là, Le Monde ne fera que croiser Hugo au volant de sa berline jaune et de marque française.
« Cette histoire nous dépasse »
Peut-être revenait-il du Quinta Falcao, dont il est un client régulier. Ce café tire son nom de la rue qui a vu grandir l’enfant prodige de Madère. Jusqu’à récemment, l’établissement était tenu par son ami d’enfance, Nelson Rebolo, toujours bavard pour raconter les premiers pas de son fameux voisin.
Les clients du jour sont moins prolixes. « Moi, la vie de Ronaldo ne me concerne pas, je sais juste qu’on en fait trop sur cette affaire », souffle Dinis avant d’entamer une partie sur un billard où Ronaldo exercerait encore ses talents lorsqu’il passe en coup de vent dans le quartier.
Entre deux Impérial (l’équivalent du demi de bière au Portugal), Joao préfère de pas en dire plus sur l’accusatrice « pour rester poli », mais précise : « Si elle n’était pas américaine, on n’en parlerait pas autant. »

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A quelques hectomètres de là, les joueurs d’Andorinha débutent leur entraînement. A l’entrée, un portrait d’un Cristiano âgé de 8 ans accueille les visiteurs. Le futur attaquant de la Juventus a marqué ici ses premiers buts dans cette équipe qui avait davantage l’habitude d’en encaisser que d’en marquer.
Mais à l’heure de commenter l’affaire en cours, les mots sont rares. « Je suis désolé, mais le président a donné la consigne de ne rien dire sur le sujet », prévient Ricardo Santos, le coordinateur sportif. Coéquipier de Ronaldo entre 8 et 10 ans, Santos a déjà raconté dans plusieurs interviews ses histoires sur son copain « capable de pleurer quand on ne lui donnait pas le ballon » et toujours couvé du regard par son père, Dinis, décédé en 2005.
« Je peux vous parler de cette époque-là, mais tout ça nous dépasse, souffle le trentenaire avant de remonter dans sa voiture. Vous savez, on est juste un petit club de quartier. »

Le Real dément toute pression
Le Real Madrid, l’ancien club de Cristiano Ronaldo, a annoncé, jeudi 11 octobre, qu’il porte plainte contre le quotidien portugais Correio da Manhã, selon qui une des lignes de défense du footballeur pourrait consister à alléguer des pressions du club madrilène, qui venait de le recruter (le 11 juin 2009), pour justifier avoir passé un accord de confidentialité avec son accusatrice de viol. « Information entièrement fausse », a réagi le Real, ajoutant n’avoir « connaissance d’aucun fait qui se réfère à ce que dit ce journal ». « L’information a été correctement vérifiée », a réagi le directeur du journal.
Par ailleurs, l’un des avocats de Ronaldo, faisant référence à des piratages de données survenus en 2015, a affirmé mercredi - sans le nommer - que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié « certains documents volés, dont une partie importante a été modifiée et/ou complètement fabriquée ». Ces documents contiennent des « déclarations supposées » de Ronaldo qui « sont de pures inventions », a-t-il ajouté. « Nous disposons de centaines de documents provenant de différentes sources. Nous n’avons aucune raison de penser que ces documents ne sont pas authentiques », a réagi Der Spiegel.





                            


                        

                        

