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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans la capitale, la manifestation a réuni 14 500 personnes. Près de 80 marches pour le climat avaient lieu partout en France.
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A Paris, à Marseille ou à Lille, des citoyens appellent à « changer le système, pas le climat »

Dans la capitale, la manifestation a réuni 14 500 personnes. Près de 80 marches pour le climat avaient lieu partout en France.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 17h06
   





                        


Derrière une banderole « Il est encore temps » en tête de cortège, quelques milliers de personnes ont participé à la marche parisienne pour le climat, samedi 13 octobre en début d’après-midi, l’une parmi les plus de quatre-vingts prévues à travers le pays. Un mois après la mobilisation inédite du 8 septembre, dans la foulée de la démission de Nicolas Hulot, de simples citoyens appelaient de nouveau à manifester, demandant aux associations et aux partis politiques de se placer en fin de cortège.
A Paris, le rassemblement a réuni 14 500 personnes, selon le comptage indépendant fourni par le cabinet Occurence à un collectif de médias, dont Le Monde. C’est moins que le 8 septembre, lorsque la mobilisation pour le climat avait réuni dans la capitale 50 000 personnes selon les organisateurs, 18 500, selon la préfecture de police. A Marseille, près de 500 personnes défilaient à la mi-journée sur le Vieux-Port. A Lille, des milliers de personnes sont également descendues dans la rue.
Place de l’Opéra à Paris, les banderoles « Changeons le système, pas le climat » et « Chaud devant » ont repris du service, pour défiler jusqu’à la place de la République. « Plus on est nombreux, plus on peut peser sur les politiques publiques », avance Sylvaine Deport, 70 ans, venue de la région parisienne. Capucine et Aurélien, 35 ans, défilent avec leur fille de 3 ans sur les épaules et un bébé de 3 semaines, emmailloté en écharpe. « On n’a pas l’habitude de manifester, mais cette cause nous tient à cœur », disent-ils.

#Marchepourleclimat. À nouveau 4000 personnes à #lille ? Ça y ressemble. https://t.co/dlAv8svF7u— lmoniez (@Laurie Moniez)


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                Climat : 80 mobilisations citoyennes organisées en France et en Europe



Un appel à passer à l’action
Comme en septembre, quand un jeune Parisien, Maxime Lelong, avait pris l’initiative d’appeler à descendre dans la rue après la démission inopinée de Nicolas Hulot du poste de ministre de la transition écologique, ces marches sont organisées par des particuliers, avec le soutien d’associations.
Sous les mots d’ordre « plus qu’une marche pour le climat » et « il est encore temps », ce mouvement citoyen espère dégager « un message clair qui soit audible pour tous » en faveur de l’environnement et encourager le passage à l’action, dit une des bénévoles chargés de la coordination, Danièle Migneaux. A Paris, en plus de la marche, un « village des initiatives » était organisé samedi après-midi place la République.
Des rassemblements sont prévus un peu partout dans l’Hexagone, ainsi qu’en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti. Hors de France, des marches doivent avoir lieu à Genève, à Luxembourg, à Namur, à Montréal et à Montevideo, selon les organisateurs.
D’autres actions doivent se dérouler à l’étranger à l’initiative de l’association 350.org. Au Japon ou encore en Australie, des copies du dernier rapport du GIEC, paru en début de semaine, doivent être distribuées à des élus. Dans ce rapport de quatre cents pages, les experts du climat de l’ONU appellent le monde à engager des transformations « rapides » et « sans précédent », s’il veut limiter le réchauffement à 1,5 °C.

        Lire notre éditorial :
         

          Climat : il n’est pas trop tard pour réagir







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ EN BONS TERMES - Météo France a relevé des températures historiquement chaudes vendredi, avec 29,4 °C à Nevers ou 28,8 °C à Nancy.
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Records de température en France : pourquoi on ne peut pas parler d’« été indien »

EN BONS TERMES - Météo France a relevé des températures historiquement chaudes vendredi, avec 29,4 °C à Nevers ou 28,8 °C à Nancy.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 14h03
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                            Les Décodeurs








                        


La rubrique « En bons termes » des Décodeurs explique un mot ou une expression apparaissant dans l’actualité.
Eté indien
Des records de température ont été enregistrés vendredi 12 octobre dans plusieurs villes françaises. « Passé le 10 octobre, on n’avait jamais relevé des températures aussi chaudes du côté de Nevers, de Bordeaux ou de Nancy », avec respectivement 29,4 °C, 28,8 °C et 26,5 °C, a détaillé Marion Pirat, prévisionniste de Météo-France. Jeudi a été le 11 octobre le plus chaud depuis soixante-dix ans, avec une température moyenne nationale de 18,8 °C, dépassant largement le précédent record de 17,8 °C établi en 1995, selon le site de Météo-France.

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Les températures sont en moyenne entre neuf et dix degrés au-dessus des normales saisonnières, hormis près de la Méditerranée, où le dépassement n’est que de quatre à cinq degrés. Si la journée de samedi restera très douce et ensoleillée sur l’ensemble du territoire, « on ne devrait pas battre de nouveau ces records ce week-end », selon la prévisionniste.
« Une saison qui n’existe que dans le nord de l’Amérique »
Peut-on pour autant déclarer que « l’été indien campe sur l’Hexagone » ? A proprement parler, non. Les experts de Météo-France sont formels : l’extrême douceur des températures actuelles n’est pas un « été indien ».
L’expression, apparue il y a deux cents ans en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, est réservée à la description d’un phénomène météorologique spécifique à l’Amérique du Nord. Il s’agit d’une période de temps doux (au moins 18 °C), ensoleillé et sec, de trois à huit jours, qui survient en octobre ou en novembre après les premières périodes de gel, au Canada et dans le nord des Etats-Unis où le climat est continental. Comme le disait Joe Dassin dans sa célèbre chanson, c’est « une saison qui n’existe que dans le nord de l’Amérique ».
En France, où le climat subit les influences océaniques, les gelées sont plus tardives et n’apparaissent généralement pas avant la mi-octobre. La chaleur observée ces derniers jours n’est donc pas un « été indien », mais tout simplement le prolongement de l’été, même si celui-ci est théoriquement terminé depuis l’équinoxe de septembre, voire depuis la fin d’août, selon la définition des météorologues. Si l’on veut absolument lui accoler une expression, il est possible de le qualifier d’« été de la Saint-Martin ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La société russe est pressentie par la France pour exploiter le projet de « Montagne d’or » au cœur de la forêt guyanaise.
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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          L’or ne brille pas pour tout le monde. Pour les habitants de Carrefour, petit village du nord-est de la Guinée, il a l’odeur soufreuse de la malédiction et la couleur maronnasse des eaux boueuses et cyanurées du bassin de résidus, bordé d’arbres morts par empoisonnement, qui surplombe dangereusement leurs masures. « Ça nous fait mal, mais nous allons devoir décamper. On ne peut plus vivre ici à côté du cyanure, sinon il y aura des effets sur notre santé », se lamente Mamadi Doumbouya, représentant du chef du district. « Cette mine ne nous apporte que du malheur et tue notre bétail », ajoute-t-il. Une centaine de vaches et de chèvres sont mortes après s’être abreuvées dans le bassin ces dernières années.          Le site aurifère de Léfa est exploité par la Société minière de Dinguiraye (SMD), rachetée en 2010 à des Canadiens par les Russes de Nordgold. Ceux-là mêmes pressentis par la France pour exploiter la « Montagne d’or » au cœur de la forêt guyanaise, projet très controversé auprès des populations locales et sur lequel Paris doit rendre un arbitrage avant la fin de l’année. De passage sur le site guyanais en août 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, avait qualifié d’« exemplaire » cet « industriel de rang mondial qui, sur le plan scientifique, environnemental, social, se comporte de la meilleure façon ».          A Carrefour, on en rit jaune. « Sur les 1 755 habitants, un seul d’entre nous travaille aujourd’hui à la SMD. Nous étions davantage avant l’arrivée des Russes », raconte Mamadou Keita, licencié en 2013, comme 800 autres les années précédentes. L’effectif de la société a été ramené de 2 300 à 1 350 employés après la prise ce contrôle par Nordgold. Le nouveau code minier de 2011 impose pourtant une priorité à l’embauche des communautés locales. « Au début, Nordgold invoquait le manque de compétences locales, ce n’est plus le cas, c’est devenu une mauvaise excuse, il y a ici des gens bien formés dorénavant », accuse Mory Diawara, secrétaire général adjoint du principal syndicat à la SMD.          « Ils prennent des stagiaires, mais ne les gardent jamais »                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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Indonésie : une vingtaine de morts et de nombreux disparus après des pluies torrentielles

Depuis mercredi, l’Indonésie est touchée par des inondations et des glissements de terrain, près de deux semaines après le séisme et le tsunami qui ont fait des milliers de morts.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h28
   





                        



   


Des inondations et des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles depuis mercredi 10 octobre sur l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’Indonésie, ont fait au moins vingt-deux morts, et de nombreuses personnes sont portées disparues, ont annoncé samedi 13 octobre les autorités.
Des dizaines de maisons ont été détruites par ces catastrophes naturelles, fréquentes dans ce vaste archipel tropical. Dans la province de Sumatra du Nord, le bilan est lourd, où au moins dix-sept habitants ont perdu la vie. Parmi eux, onze étudiants d’un internat islamique du village de Muara Saladi, dans le district de Mandailing Natal, morts vendredi après-midi pendant les cours. « Un bâtiment emporté par une crue subite » a heurté leur établissement, a expliqué le porte-parole de l’agence nationale chargée de gérer ces situations d’urgence, Sutopo Purwo Nugroho.
De nombreuses catastrophes naturelles
Les opérations des secouristes dépêchés sur place ont été « entravées par les glissements de terrain dans plusieurs zones », a déclaré le responsable provincial de cette agence, Riadil Lubis.
Les catastrophes naturelles s’accumulent ces dernières semaines en Indonésie. A la fin de septembre, dans la région de Palu, sur l’île de Célèbes, un séisme et un tsunami ont fait au moins 2 073 morts, selon le dernier bilan des autorités. Les opérations de recherches y ont pris fin jeudi, et près de 5 000 personnes sont toujours portées disparues. La plupart sont enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.
Quelque 200 000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire à Palu et dans sa région, où manquent la nourriture et l’eau potable. Environ 80 000 déplacés s’abritent dans des logements de fortune près de leurs maisons détruites.

        Lire notre reportage :
         

          Séisme en Indonésie : à Palu, des fosses communes pour l’éternité



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            data-slide-description="Une maison de la municipalité de Sigi située à quelques kilomètres au sud de Palu."
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            data-slide-description="Près du village de Jono Oge, ce champ de maïs, déplacé par la force du séisme, était à l’origine une route bordée de maisons. Une église protestante, où des séminaristes étudiaient la Bible a également été transportée trois kilomètres plus loin. Une trentaine de séminaristes sont morts."
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            data-slide-description="A Biromaru, un petit village du sud de Palu, les destructions sont impressionnantes, mais tous les habitants ont pu sortir à temps avant que les maisons s’écroulent."
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            data-slide-description="Dans la municipalité de Sigi, la catastrophe n’a pas fait autant de victimes qu’en ville."
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            data-slide-description="L’une des maisons détruites dans le village de Jono Ogge, emporté lui aussi par le phénomène de « liquéfaction » qui transforme le sol en un mélange d’eau et de boue."
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            data-slide-description="Imam Shafi, 58 ans, a survécu à la destruction de sa résidence dans le village de Biromaru."
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            data-slide-description="Des maisons détruites dans le village de Biromaru, au sud de Palu, qui a été dévasté par le séisme, mais sans faire de victimes."
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            data-slide-description="La station-service de Biromaru a été fortement endommagée durant le séisme."
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            data-slide-description="A Petobo, dans la banlieue de Palu où vivaient plus de 2 000 personnes avant le séisme, de jeunes garçons fouillent dans les débris du village qui a vu le sol se « liquifier » durant le séisme."
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            data-slide-description="Une grue évacue une voiture coincée dans les débris à Petobo, village de la banlieue de Palu où vivaient 2 000 personnes, dont la plupart seraient encore sous les décombres."
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            data-slide-description="Des sauveteurs transportent les corps d’une femme et de son enfant qui ont été retrouvés dans les ruines de Petobo, l’une des deux zones les plus touchées par le séisme."
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            data-slide-description="Des photos de famille retrouvées dans les ruines de Petobo, un village complètement détruit par le séisme."
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Une maison de la municipalité de Sigi située à quelques kilomètres au sud de Palu.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le rapport du GIEC paru le 8 octobre vient déjà trop tard. Le véritable rapport de la « dernière chance » date de... 1979, rappelle le journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique.
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Climat : « Il est parfaitement illusoire de demeurer sous le seuil des 1,5 °C »

Le rapport du GIEC paru le 8 octobre vient déjà trop tard. Le véritable rapport de la « dernière chance » date de... 1979, rappelle le journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 09h14
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. C’est, à nouveau, le rapport de la « dernière chance ». Lundi 8 octobre, les experts du climat ont rendu une nouvelle somme sur la dérive climatique avec, comme sujet imposé par la communauté internationale, le seuil de 1,5 °C de réchauffement. Est-il encore possible de maintenir le climat terrestre sous cette barre qui se rapproche dangereusement ? La fameuse « dernière chance » est-elle, en réalité, désormais derrière nous ?
Dans sa communication, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a décidé de maintenir vif l’espoir d’un endiguement du problème et de ses conséquences les plus désastreuses : au prix d’un sursaut international, dit le GIEC, il est encore possible de demeurer sous le seuil des 1,5 °C d’élévation de la température moyenne, par rapport aux niveaux préindustriels. Il faudrait une transition sans précédent, bien sûr, mais l’objectif ne serait pas hors de portée.
Un régime autoritaire global
Pour le sociologue et politiste Stefan Aykut, professeur assistant à l’université de Hambourg (Allemagne) et observateur affûté du théâtre de la diplomatie climatique, coauteur avec Amy Dahan de Gouverner le climat ? (Presses de Sciences Po, 2014), ce discours met les scientifiques dans une situation singulièrement inconfortable. « Pour ne pas apparaître comme ceux qui ont tué l’espoir, les scientifiques présentent des scénarios dont certains incluent des notions d’émissions négatives, c’est-à-dire l’éventualité que nous parvenions à retirer du carbone de l’atmosphère, ce qui repose sur des paris technologiques incertains, dit-il. Ensuite, lorsqu’on regarde la vitesse avec laquelle les émissions doivent décroître pour maintenir le climat sous le seuil de 1,5 °C, on voit que l’exercice est complètement déconnecté des réalités politiques et économiques du monde. »
Les démocraties de marché ne sont pas adaptées aux transitions radicales
Sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Au moins 16 personnes ont perdu la vie dans les Etats américains de Floride, de Géorgie, de Caroline du Nord et de Virginie, lors du passage de l’ouragan.
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Le bilan humain de l’ouragan Michael s’alourdit

Au moins 16 personnes ont perdu la vie dans les Etats américains de Floride, de Géorgie, de Caroline du Nord et de Virginie, lors du passage de l’ouragan.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 05h11
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 11h01
   





                        



   


Le bilan de l’ouragan Michael, qui a laissé dans son sillage des scènes de désolation en Floride, a atteint seize morts, et les autorités en craignaient d’autres alors que les opérations de sauvetage s’annonçaient longues. Rétrogradé en simple tempête, Michael s’éloignait des côtes américaines dans la nuit de vendredi 12 à samedi 13 octobre, mais le décompte de ses victimes continuait de grossir.
Vendredi, trois morts dans le comté floridien de Jackson, selon les médias citant les autorités locales, ont porté le total des victimes à seize morts. Michael est l’ouragan le plus violent qui ait frappé le nord-ouest de la Floride depuis le début des relevés, en 1851.
Deux personnes avaient péri jeudi soir en Caroline du Nord dans un accident de la route causé par la chute d’un arbre, selon les services d’urgence du comté de McDowell. Ces morts ont porté à trois le nombre de victimes liées à Michael dans cet Etat déjà durement touché par l’ouragan Florence le mois dernier.

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                Etats-Unis : scènes de dévastation après le passage de la tempête Michael



Au moins quatre autres personnes étaient mortes précédemment en Floride, où l’ouragan Michael s’est fracassé mercredi sur ses côtes, charriant alors des vents à 250 km/h. « Mon sentiment est qu’ils vont trouver davantage de victimes », a estimé vendredi sur CNN Marco Rubio, sénateur républicain de la Floride. Même crainte du côté de l’Agence de gestion des situations d’urgence (FEMA). « Je m’attends à ce que le bilan augmente aujourd’hui et demain à mesure que nous circulons à travers les débris », a confié son patron, Brock Long.
Le président américain, Donald Trump, a annoncé sur Twitter qu’il se rendrait en Floride et dans l’Etat voisin de la Géorgie en début de semaine. « Nous travaillons très dur dans chaque région et chaque Etat affectés — nous sommes avec vous ! », a-t-il écrit.
Des zones dévastées
La petite station balnéaire de Mexico Beach est « dévastée », a déclaré le gouverneur de la Floride, Rick Scott, décrivant une « zone de guerre ». « C’est comme si une bombe avait explosé. Nous nous efforçons de garder tout le monde en vie, de fournir une assistance médicale à ceux qui en ont besoin et d’apporter ici de la nourriture et de l’eau ».
Les secours étaient ainsi à pied d’œuvre à Mexico Beach, où les hélicoptères militaires et civils passaient en rase-motte. Ils ont notamment installé dans cette localité côtière qui compte un millier de résidents à l’année une tour de communication d’urgence, le réseau de téléphonie mobile étant hors service.
Malgré les consignes d’évacuation, qui ont probablement sauvé de nombreuses vies, certains habitants étaient restés. Les survivants racontent l’enfer. « On a eu très peur, on n’avait jamais vu quelque chose comme ça », confiait Rose Loth, 53 ans.
Et ceux qui sont partis découvrent à leur retour l’ampleur des dégâts, comme Bob Tenbrunson. Retraité, il s’était réfugié chez sa fille, à Panama City, à quelques kilomètres de là, et s’inquiète désormais pour la suite. « J’ai dépensé mes économies et ma retraite pour rester ici, donc je ne peux pas vendre maintenant et je dois juste espérer que [la ville] soit reconstruite », témoigne-t-il, les mains salies après avoir déblayé les décombres. « Une fois l’ouragan passé, vous êtes complètement perdu. Vous pouvez fermer les yeux et les rouvrir et vous ne savez plus où vous êtes », dit de son côté Charles Smith, qui espère pouvoir rouvrir un jour son motel avec vue sur la mer.
A Panama City, la situation aussi était préoccupante : maisons totalement détruites, toitures arrachées, bateaux encastrés les uns dans les autres, arbres jonchant le sol.
Cinq morts en Virginie
Michael a également entraîné la mort de plusieurs personnes dans d’autres Etats. Les services d’urgence de la Virginie, où l’ouragan est passé jeudi soir en remontant de la Floride vers le nord, ont confirmé vendredi matin sur Twitter « cinq morts liées à Michael ». En Géorgie, une fillette de 11 ans a été tuée lorsqu’un auvent de garage a atterri sur sa maison, selon les autorités.
Le courant n’était par ailleurs toujours pas rétabli vendredi pour plus d’un million de foyers à travers plusieurs Etats du Sud-Est américain : plus de 340 000 en Floride, près de 440 000 en Caroline du Nord et 446 000 en Virginie. « Inondations, arbres abattus, routes closes et débris vont affecter le trajet du matin », ont indiqué vendredi les services d’urgence de Virginie.
Sur les réseaux sociaux, les images publiées par des internautes parlaient d’elles-mêmes : routes et parkings de supermarchés ont été submergés par la montée des eaux. Les services d’urgence de cet Etat ont indiqué que 1 200 routes avaient été fermées. Plus d’une centaine de personnes ont été secourues et de nombreuses autres évacuées à cause des inondations en Caroline du Nord, a indiqué vendredi le gouverneur, Roy Cooper.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les initiatives sont rassemblées autour de la plate-forme « ilestencoretemps.fr », lancée après la marche pour le climat organisée le 8 septembre.
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Publié hier à 19h32, mis à jour à 14h46   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Ils étaient près de 500 à manifester, samedi 13 octobre, à Marseille. GERARD JULIEN / AFP             Sous le slogan « Il est encore temps », près de quatre-vingts marches citoyennes sont organisées samedi 13 octobre, en France mais aussi en Suisse, au Luxembourg ou encore en Belgique, pour appeler à une prise de conscience sur les dangers du réchauffement climatique. Dans la matinée, ils étaient ainsi près de 500 à défiler à Marseille.          « Le but c’est de dire qu’on est là, qu’on ne se satisfait pas des mesurettes du gouvernement », expliquait dans le cortège Adeline, venue avec ses collègues du zoo de la Barben pour participer au rassemblement sur le vieux port.            L’avertissement publié lundi par les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, qui prévient que le monde doit engager des transformations « sans précédent » s’il veut limiter le réchauffement à 1,5 °C, a contribué à relancer les revendications citoyennes sur les questions environnementales.          A Paris, Lyon, Nantes, Pau ou Papeete, des comités locaux, rassemblés sur la plate-forme « ilestencoretemps.fr », se sont approprié l’initiative prise le 8 septembre par un Parisien, Maxime Lelong, en réaction à la démission surprise de Nicolas Hulot du poste de ministre de la transition écologique et solidaire. Des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées pour demander plus de volontarisme politique dans la lutte contre la hausse globale des températures.          « On redescendra dans la rue »          Avec d’autres militants, Maxime Lelong a participé à la plate-forme « ilestencoretemps.fr ». Elle relaie des campagnes d’ONG, comme celle montée contre la Société générale pour qu’elle arrête de financer des énergies fossiles ou pour une initiative appelant à changer de mode de vie en 90 jours.          A terme, les internautes choisiront trois actions qu’ils jugeront prioritaires. Elles seront présentées à l’Elysée, « qui s’engage à donner une réponse », assure Maxime Lelong. « Si cette réponse ne nous convient pas, on redescendra dans la rue. »          La page Facebook du mouvement a déjà rassemblé 60 000 abonnés en un mois. En parallèle, 700 bénévoles travaillent sur des thématiques précises via le forum de discussion. La plate-forme a aussi constitué un « Kit de lancement » pour faciliter les démarches et la communication au moment de la création d’événements dans chaque ville.          Vingt youtubeurs ont aussi lancé à leurs millions d’abonnés, souvent jeunes, un appel assurant qu’on « peut agir pour éviter le pire du changement climatique ». « On voulait montrer l’éventail des actions possibles pour accélérer la réflexion et l’action », souligne le vidéaste Ludovic Torbey, qui a coécrit cette vidéo pour YouTube et la chaîne Osons causer . « La température monte aussi dans nos têtes !, déclare Maxime Lelong. Marcher, c’est très bien mais ça ne résout rien. Si on veut avancer, il faut mettre en place des solutions concrètes. »                              Annonces automobiles avec La Centrale           HYUNDAI SANTA FE 3990 € 93           FIAT DOBLO 5490 € 56           MERCEDES CLASSE CLC 8777 € 75      Recherche                    Voir les réactions     Dans la même rubrique                 L’ouragan Michael se renforce et se dirige vers la Floride  Le phénomène météorologique, de catégorie 1 sur une échelle de 5, devrait atteindre les côtes américaines en milieu de semaine.                          Canicule : vigilance orange maintenue dans 67 départements, quatre réacteurs nucléaires arrêtés  La chaleur est encore écrasante ce samedi. Seule la partie nord-ouest de l’Hexagone est épargnée par les températures extrêmes.                      L’absence de gel au pic de Midi relevée depuis quatre-vingt-dix jours pulvérise le dernier record  Des mesures de température sont enregistrées sur le sommet des Pyrénées depuis 1882. Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours en 1999.                / AFP / Lionel CHAMOISEAU
       Un an après le passage d’Irma, Saint-Martin et Saint-Barth se relèvent peu à peu  L’ouragan est devenu la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’outre-mer, après avoir fait 11 morts dans les territoires français en septembre 2017.                    / AFP / JIJI PRESS / JIJI PRESS
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ L’ouragan, rétrogradé en tempête tropicale, a fait au moins onze morts.
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Etats-Unis : scènes de dévastation après le passage de la tempête Michael

L’ouragan, rétrogradé en tempête tropicale, a fait au moins onze morts.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 14h49
   





                        



   


« Il ne reste plus rien. » C’est un paysage de désolation et de débris qu’a laissé dans son sillage l’ouragan Michael, désormais rétrogradé en tempête tropicale après son passage dans l’est des Etats-Unis, et qui a fait au moins onze morts.
Vendredi 12 octobre, les services d’urgence de Virginie annonçaient cinq décès provoqués par l’ouragan dans cet Etat situé au sud de Washington. En Floride, quatre personnes sont mortes selon le bureau du shérif du comté de Gadsden. Dans l’Etat voisin de Géorgie, une fillette de onze ans a été tuée lorsqu’un auvent de garage a atterri sur sa maison, selon les autorités. Et en Caroline du Nord, Etat déjà durement touché par l’ouragan Florence le mois dernier, une personne a perdu la vie après qu’un arbre s’est effondré sur une voiture, a annoncé le gouverneur jeudi dans l’après-midi.
La tempête est passée sur la Virginie jeudi soir en remontant vers le nord depuis la Floride et s’éloigne désormais du territoire américain, rétrogradée en cyclone post-tropical. Les images aériennes de la ville côtière de Mexico Beach montrent les effets de la violence des vents avec des maisons aplaties, partiellement ou totalement détruites et des arbres jonchant le sol. « Tous mes meubles étaient en train de flotter. Une rivière descendait de la route. C’était terrible, et maintenant il ne reste plus rien », a témoigné auprès de l’agence de presse Associated Press une habitante, Linda Marquardt.

NEW: Devastating imagery from the Florida Coast, before & after Hurricane Michael. 

— weatherdak (@Dakota Smith)


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Dans la ville balnéaire de Panama City, où les vents se sont déchaînés près de trois heures mercredi, des arbres sont tombés sur des lignes électriques ou en travers des routes, des façades ont été littéralement arrachées laissant l’intérieur des maisons à nu. Dans la marina, des voiliers ont été projetés les uns contre les autres.
Deux hôpitaux de Panama City ont été endommagés. Quelques kilomètres plus à l’est, la base aérienne de Tyndall a également été frappée « directement » par l’ouragan et présente des « dommages étendus », selon un communiqué.
Des centaines de milliers de personnes restaient jeudi privées d’électricité dans plusieurs Etats du sud-est des Etats-Unis, dont plus de 380 000 en Floride, 234 000 en Géorgie et environ 400 000 en Caroline du Nord.
Trump promet une reconstruction « rapide »
Des milliers de soldats et de secouristes s’activaient dans les Etats touchés pour des opérations de sauvetage, déblayer les rues jonchées de débris et rétablir le courant.
« C’est une dévastation impensable », a commenté jeudi Rick Scott, le gouverneur de Floride. « J’ai entendu dire que beaucoup de personnes ont été blessées », a-t-il ajouté.
« L’aide arrive par les airs, la terre et la mer », a-t-il assuré. « Nous avons 35 000 gardes nationaux de Floride et plus de 1 000 véhicules de secours spéciaux, 13 hélicoptères et 16 bateaux pour l’assistance humanitaire, les opérations de sécurité, de recherche et de sauvetage. »
Le président Trump a annoncé à la mi-journée avoir approuvé l’état de catastrophe majeure en Floride, permettant de débloquer davantage d’aide fédérale. M. Trump a également déclaré l’état d’urgence en Géorgie.
La reconstruction « va être rapide. On fera en sorte qu’elle soit rapide », a promis le président, interviewé jeudi par la chaîne Fox News. L’ouragan était « incroyablement destructeur et puissant », a-t-il commenté, en qualifiant le cyclone de « bolide ». Lors d’un meeting la veille, M. Trump avait déclaré qu’il se rendrait « très rapidement en Floride ».
« Nous sommes concentrés sur les missions de secours de vies humaines, la recherche et le sauvetage, et nous commençons à évaluer l’impact catastrophique de l’ouragan », a de son côté déclaré le vice-président, Mike Pence.
Les Etats-Unis ont subi l’an dernier huit tempêtes de forte puissance et trois ouragans majeurs – Irma, Maria et Harvey. Ce dernier a provoqué 125 milliards de dollars de dégâts et inondé la métropole de Houston.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Sans une réallocation massive des capitaux privés, nous ne parviendrons pas à transformer notre économie vers un modèle plus résilient, plus durable, plaident, dans une tribune au « Monde », quatre responsables d’institutions internationales pour le financement du développement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« Notre avenir vaut bien nos investissements »

Sans une réallocation massive des capitaux privés, nous ne parviendrons pas à transformer notre économie vers un modèle plus résilient, plus durable, plaident, dans une tribune au « Monde », quatre responsables d’institutions internationales pour le financement du développement.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 06h30
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous sommes nombreux à investir nos économies de toute une existence dans des assurances-vie et autres fonds de pension, nourrissant ainsi une industrie financière qui pèse, désormais, plusieurs milliers de milliards de dollars. Ce faisant, nous pensons nous assurer une retraite paisible et confortable, et garantir l’avenir de nos enfants. Mais sommes-nous sûrs que la façon dont nos économies sont investies sert aujourd’hui cette vision ?
La Terre est fragile et en mutation. Les Etats ne disposent plus des ressources suffisantes pour aider nos sociétés à s’adapter pleinement à ces changements et à retrouver leur équilibre après une catastrophe environnementale. Cette réalité est chaque jour plus prégnante, plus menaçante. La Journée internationale de prévention des catastrophes naturelles, le 13 octobre, doit contribuer à nous en faire prendre conscience. Le nombre de catastrophes liées au climat, ainsi que leurs conséquences financières, ne cesse de croître. Entre 2005 et 2014, le coût total des dommages liés aux catastrophes environnementales a dépassé 1 400 milliards de dollars (1 212 milliards d’euros).
A travers le monde, de plus en plus de familles perdent tout ce qu’elles ont en l’espace d’un instant, lors de catastrophes naturelles détruisant leurs terres : feux de forêt, ouragans, inondations ou sécheresses. Les terres dégradées sont particulièrement vulnérables à ces phénomènes météorologiques extrêmes. Si le nombre de victimes de ces catastrophes semble diminuer, l’appauvrissement et la destruction des communautés qui en résultent ont des conséquences dramatiques à long terme.
La restauration des terres est à l’évidence une chance
Pour les personnes vivant sur ces terres, les chances de reconstruire un avenir sont minces. Lorsque l’on sait que 1,3 milliard de personnes vivent sur des terres en dégradation, il est facile d’imaginer les risques associés en termes de migrations forcées et de déplacements. Rien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques a cherché à éprouver l’efficacité du règlement Reach de 2007. Les données fournies par les entreprises sont insuffisantes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Les données fournies par les entreprises sont insuffisantes.       Par  Stéphane Mandard  Publié hier à 00h19, mis à jour hier à 14h09   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Un site industriel pétrochimique à Martigues (Bouches-du-Rhône), en 2012. GERARD JULIEN / AFP             Un tiers des substances chimiques le plus utilisées en Europe ne respectent pas la réglementation censée protéger la santé et l’environnement. Telle est la conclusion d’une étude sans précédent, menée par l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR).          Le BfR, équivalent de l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses), est la première autorité nationale à avoir cherché à éprouver l’efficacité du règlement Reach. Entré en vigueur en 2007, ce dernier vise à encadrer la commercialisation des substances chimiques en contraignant les industriels à fournir les informations nécessaires à l’évaluation de leur dangerosité suivant le principe « pas de données, pas de marché ».          Au terme de trois ans d’investigations, les résultats mettent en évidence des trous béants dans la raquette. Le BfR, avec l’appui de l’Agence allemande de l’environnement, a passé au crible les molécules produites ou importées massivement (plus de 1 000 tonnes par an) en Europe depuis 2010 et soumises au dit règlement. Il en a identifié 1 814. Pour 32 % de ces substances, les données fournies par les industriels sont « non conformes », concluent les experts de l’Institut, pourtant réputé proche de l’industrie chimique.                    Substances omniprésentes          Phtalate, bisphénol A, Chrome VI, HAP (hydrocarbure aromatique polycyclique)… ces substances ne sont pas anodines. Elles peuvent être cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et avoir des effets perturbateurs endocriniens. Elles sont pourtant omniprésentes dans notre environnement et les biens de consommation : vêtements, meubles, jouets, peintures, cosmétiques, emballages alimentaires…          Si Reach s’applique avant tout à l’industrie chimique, il concerne toutes les entreprises (manufacturières, artisanales…) qui fabriquent, utilisent ou importent ces substances dans une quantité supérieure à une tonne par an. Les sociétés doivent les « enregistrer » auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Concrètement, elles sont tenues de transmettre des dossiers comportant des informations sur leurs propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques, mais aussi des études évaluant les risques pour la santé et l’environnement, ainsi que les mesures de gestion appropriées.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ De Marion Cotillard à Edgar Morin, de Jean-Louis Etienne à Pascal Picq, une centaine de personnalités se mobilisent à travers une tribune au « Monde » pour sauver cet espace alternatif de créativité et de recherches, menacé par un consortium immobilier piloté par Bordeaux Métropole Aménagement.
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L’appel de cent personnalités pour « sauver l’écosystème Darwin à Bordeaux »

De Marion Cotillard à Edgar Morin, de Jean-Louis Etienne à Pascal Picq, une centaine de personnalités se mobilisent à travers une tribune au « Monde » pour sauver cet espace alternatif de créativité et de recherches, menacé par un consortium immobilier piloté par Bordeaux Métropole Aménagement.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 17h27
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Nous ne pouvons plus ignorer qu’aujourd’hui, notre modèle de développement thermo-industriel occidental mène au chaos climatique, au déplacement de centaines de millions de personnes, à l’extinction massive des espèces, à l’effondrement des écosystèmes et à celui de notre système socio-économique, basé sur un paradigme de croissance infinie, irraisonnée et irraisonnable.
Nous participons à l’amplification et à l’accélération de ce processus et certaines populations font déjà les frais des dévastations écologiques et économiques que notre prédation leur impose. Cependant, l’improbable peut encore advenir : celui d’un sursaut collectif et citoyen, où la poétique et la chaleur de l’humanisme reprendraient enfin ses droits sur la prose froide du seul profit.
Nous sommes face au plus grand défi de notre histoire.
Dans ce monde qui se dessèche, s’entêtant, le cœur dur, à mener une course toujours plus effrénée pour « encaisser son dû », il nous faut plus que jamais résister et, maintenant, devenir phare, îlot, archipel…
Un des viviers du futur
Il nous appartient de briser les murailles d’indifférence derrière lesquelles certains d’entre nous ont pris leurs quartiers d’hiver, remplir nos poumons et nos cœurs de courage pour oser la métamorphose, explorer de nouvelles voies pour se réinventer, redessiner les contours d’une autre prospérité plus soutenable, plus juste et renouer avec la gratitude du simple. La tâche est immense, mais on a déjà vu les herbes hautes braver la lave.

La résistance a déjà commencé, certes dispersée sur tous les continents, mais d’un bouillonnement créatif sans pareil, conjuguant une multitude d’initiatives locales, des chemins multiples et des explorations annonçant ce sursaut.
L’écosystème Darwin à Bordeaux est un îlot au sein de cet archipel des consciences, appelé à devenir continent. C’est là un des viviers du futur.
Pour Darwin, tout a commencé par une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les autorités indonésiennes ont décidé, jeudi, de stopper les opérations de recherche. Le bilan est désormais de 2 073 morts et 5 000 disparus.
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Séisme en Indonésie : fin des opérations de recherche

Les autorités indonésiennes ont décidé, jeudi, de stopper les opérations de recherche. Le bilan est désormais de 2 073 morts et 5 000 disparus.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h59
   





                        



   


Deux semaines après le tremblement de terre et le tsunami qui ont touché la région de Palu, dans l’île de Sulawesi, en Indonésie, les autorités du pays ont ordonné, jeudi 11 octobre, la fin des recherches, même si 5 000 personnes sont toujours portées disparues. Le bilan est actuellement de 2 073 morts.
« Les opérations de recherche et de secours pour les victimes s’achèveront ce jeudi après-midi, a déclaré Bambang Suryo, responsable des recherches à Palu. Au vu des difficultés sur le terrain, nous avons vraiment besoin de prendre en considération la santé et la sécurité de nos sauveteurs. »
L’armée indonésienne a refusé, mardi, l’aide des secouristes étrangers, voulant éviter toute ingérence. L’agence AHA, chargée de coordonner leur action, a conseillé « à toutes les ONG étrangères ayant déployé des équipes sur le terrain de les rapatrier immédiatement ».
Des sauveteurs indonésiens resteront néanmoins positionnés à Palu jusqu’au 26 octobre, date à laquelle l’état d’urgence imposé dans la zone après la catastrophe devrait être levé. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, doit se rendre vendredi, selon son agenda, dans la zone dévastée, avec le vice-président indonésien, Jusuf Kalla.

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De nombreuses zones comme aspirées
Le gouvernement envisage par ailleurs de laisser en l’état Petobo et Balaroa, anéanties dans la catastrophe. Les survivants devraient décider s’ils veulent en faire des sépultures collectives, y ériger un monument ou les transformer en espaces verts. De nombreuses zones se sont enfoncées dans la terre comme aspirées, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants, un processus connu sous le nom de « liquéfaction ».
Quelque 200 000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire à Palu et dans sa région, où manquent la nourriture et l’eau potable. Environ 80 000 déplacés s’abritent dans des logements de fortune près de leurs maisons détruites.
L’ONU a annoncé le 5 octobre rechercher 50,5 millions de dollars (43,9 millions d’euros) pour un plan de secours immédiat élaboré avec les autorités indonésiennes. Des avions transportant de l’aide venue notamment des Etats-Unis, d’Australie, de l’Union européenne et des Philippines sont arrivés à Palu. Les difficultés logistiques ajoutées aux réticences initiales de Djakarta ont toutefois entravé l’arrivée de l’assistance aux victimes.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, un « travail technique important » reste à faire pour corriger les anomalies repérées sur certaines soudures.
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Nouveau retard en vue pour l’EPR de Flamanville

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, un « travail technique important » reste à faire pour corriger les anomalies repérées sur certaines soudures.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 14h26
    |

            Pierre Le Hir et 
                                Nabil Wakim








                        



   


La « bataille des soudures » n’a sans doute pas fini de retarder le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Dans une note adressée à EDF et rendue publique le 3 octobre, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a sévèrement recadré l’électricien public, en s’inquiétant d’une « défaillance de surveillance » sur le chantier nucléaire normand. « C’est l’ensemble de la chaîne de surveillance qui a dysfonctionné », juge l’ASN. Pierre-Franck Chevet a également indiqué qu’« un travail technique important reste à faire » pour corriger les anomalies repérées sur certaines soudures.

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          Dans le nucléaire, « la France fait face à une perte d’expérience »



Pour comprendre la vivacité de la réaction du gendarme du nucléaire, il faut revenir à l’origine de l’affaire. En février, EDF découvre des problèmes sur des soudures du circuit secondaire. Ce circuit d’eau sert à évacuer la vapeur vers la turbine. Il est formé de quatre boucles, associées à quatre générateurs de vapeur. Dans un premier temps, le groupe explique que ces tuyauteries sont conformes à la réglementation mais qu’elles auraient dû correspondre au standard « haute qualité », plus exigeant. Concrètement, EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme et n’a pas été en mesure de la faire respecter par ses propres sous-traitants.
Et les choses se sont compliquées quelques semaines plus tard. L’examen approfondi des soudures révèle qu’une grande partie d’entre elles ne respectent ni la norme voulue par EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Résultat : le groupe doit reprendre cinquante-trois soudures, sachant qu’une seule soudure représente au moins huit semaines de travail supplémentaires.
Une construction qui a débuté en 2007
Un nouveau coup dur pour ce réacteur de troisième génération dont la construction a débuté en 2007 et qui devait être opérationnel en 2012. Il devait initialement coûter 3,5 milliards d’euros, l’affaire des soudures fait encore gonfler la facture, à près de 11 milliards d’euros.

        Lire notre enquête sur le nucléaire :
         

          EDF face au risque de l’EPR



La note de Pierre-Franck Chevet laisse penser que le feuilleton pourrait se poursuivre. EDF espérait ne pas avoir à refaire huit soudures, situées à des endroits très difficiles d’accès au niveau de l’enceinte de confinement, et dont la réparation pourrait nécessiter de démonter des parties importantes de la structure. Mais l’ASN lui demande de procéder à des essais difficiles à réaliser pour prouver que ces réparations ne sont pas nécessaires. Et avertit qu’il vaudrait mieux engager « dès à présent les actions préalables à la réparation des soudures concernées ». 
L’autorité de sûreté demande aussi d’élargir le champ d’investigation à « un périmètre plus large d’équipements et de sous-traitants », au-delà du seul circuit secondaire.
Devant le risque d’un nouveau dérapage du calendrier de l’EPR, le gouvernement prévoit désormais de dissocier sa mise en service de la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim, alors que les deux étaient jusqu’ici liées. « On est obligé d’envisager de ne pas faire les deux opérations en même temps, car EDF n’est pas capable de nous donner une date, et l’Autorité de sûreté du nucléaire non plus, sur l’ouverture de Flamanville », a expliqué, le 4 octobre, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.
A ce stade, l’électricien n’en maintient pas moins son échéancier, à savoir un chargement du combustible au quatrième trimestre 2019, pour un raccordement au réseau de l’EPR normand début 2020. Mercredi 10 octobre, l’ASN a confirmé son avis d’octobre 2017 autorisant l’EPR à fonctionner avec sa cuve actuelle, dont le couvercle devra toutefois être remplacé au plus tard fin 2024.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Des corps ont été retrouvés, jeudi, dans une des voitures emportées par la mer, alors que de violents orages dans le département avaient provoqué des crues importantes.
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Intempéries dans le Var : deux personnes retrouvées mortes

Des corps ont été retrouvés, jeudi, dans une des voitures emportées par la mer, alors que de violents orages dans le département avaient provoqué des crues importantes.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h59
   





                        


Les intempéries dans le Var ont fait au moins deux victimes. Une femme et un homme ont été retrouvés morts, jeudi 11 octobre, dans une des voitures emportées par la mer, alors que de violents orages dans le département avaient provoqué des crues importantes, ont annoncé la gendarmerie et la préfecture du Var.
Le véhicule se trouvait sur le toit et à moitié immergé, à environ quinze mètres de la plage à Sainte-Maxime, au débouché du Préconil, le fleuve côtier qui traverse la commune et se jette dans la Méditerranée. On ignore l’endroit où le véhicule se trouvait lorsqu’il a été pris par les flots.
L’une des victimes a été identifiée comme étant Françoise Barbé, 57 ans, conseillère municipale PCF à Gardanne (Bouches-du-Rhône), a déclaré le maire de Gardanne, Roger Mei. La ville a mis ses drapeaux en berne.
La victime aurait appelé les secours avant le drame, selon un message posté sur Facebook par sa fille. Une enquête pénale avait été ouverte par le parquet du Var à la suite d’un appel mercredi soir aux pompiers d’une personne en train d’être entraînée par l’eau dans son véhicule.
Selon le vice-procureur de Draguignan (Var), Michaël Darras, l’auteur de cet appel est vraisemblablement l’une des deux victimes retrouvées. Il s’agit d’un homme né en 1963 et originaire de Corse. Les deux corps ont été transportés à l’institut médico-légal de Nice pour autopsie et l’enquête, ouverte pour disparitions inquiétantes, a été transformée en recherche des causes de la mort.
Plus de 200 interventions des pompiers
Cinq véhicules se sont retrouvés à la mer dans la nuit de mercredi à jeudi, sur le territoire de la commune de Sainte-Maxime, a fait savoir dans la matinée le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine.
Jeudi, les recherches pour localiser ces véhicules se poursuivaient, avec le soutien d’hélicoptères du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. Outre ces moyens aériens, des moyens nautiques ainsi que 140 sapeurs-pompiers sont engagés à Sainte-Maxime et à Roquebrune (Les Issambres) pour participer aux recherches. La pluie qui s’était calmée dans la matinée, a repris de plus belle dans l’après-midi et les recherches ont dû être suspendues.
Le premier ministre et ministre de l’intérieur, Edouard Philippe, a « fait part de sa vive émotion » face à ce drame, apportant « tout son soutien aux familles et aux proches » des deux personnes mortes. Jacques Witkowski, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, représentant le premier ministre, est arrivé sur place vers 15 h 30.
Le maire de Saint-Maxime, Vincent Morisse, a déploré des dégâts matériels dans plusieurs secteurs de sa commune, où des cours d’eau ont débordé. Les crues des cours d’eau varois ont été provoquées par les fortes précipitations qui se sont abattues sur l’ensemble du Var. Le département était en vigilance orange « pluie-orage » depuis la mi-journée mercredi. Près de 200 mm d’eau sont tombés localement, sur le massif voisin des Maures. Le secteur de l’Argens aval restait en vigilance orange « crues inondations ».
Au cours de la nuit, les pompiers du Var sont intervenus à plus de deux cents reprises, et seize personnes ont été secourues.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Cyclones, ouragans, typhons…, plus la température des océans augmente, plus les vents violents de ces phénomènes se renforcent. Explications en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La chronique de Catherine Malabou, à propos de « La Part sauvage du monde. Penser la nature dans l’anthropocène », de Virginie Maris.
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Mutations. La nature à jamais

La chronique de Catherine Malabou, à propos de « La Part sauvage du monde. Penser la nature dans l’anthropocène », de Virginie Maris.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 09h30
    |

                            Catherine Malabou (Philosophe)








                        



                                


                            
La Part sauvage du monde. Penser la nature dans l’anthropocène, de Virginie Maris, Seuil, « Anthropocène », 272 p., 19 €.

« Nous voilà entrés, et avec nous la Terre tout entière et chaque être qui la peuple, dans l’ère de l’humain, l’anthropocène. Nous serions – enfin ! – partout chez nous. » Ces premières phrases de La Part sauvage du monde, de la philosophe Virginie Maris, ne manquent pas d’inquiéter. Que signifie cette ironie vis-à-vis de l’anthropocène ? S’agit-il d’une nouvelle négation du changement climatique et de la crise écologique ? Il n’en est rien.

Forgé par l’écologiste Eugene F. Stoermer et popularisé par le chimiste Paul Crutzen, le terme « anthropocène » caractérise le moment où l’influence de l’homme sur l’écosystème terrestre est devenue assez importante pour ouvrir une nouvelle ère géologique. Longtemps discuté par les scientifiques, l’anthropocène a été officiellement admis par la Commission internationale de stratigraphie en août 2016. Pas question ici, donc, de le contester. Le motif du livre est bien plus subtil, plus surprenant aussi : l’officialisation de l’anthropocène ne serait qu’une manière de poursuivre la domination de l’homme sur la nature, non de la dénoncer.

L’altérité résistante du monde
Retraçant l’histoire de ces dominations successives, depuis le « devenir maître et possesseur de la nature » de Descartes jusqu’à la révolution industrielle du XIXe siècle, Virginie Maris affirme que toutes les prises de conscience et actions écologistes, censées « protéger » la Terre, ont été et sont encore, paradoxalement, des entreprises de domination. En effet, que protège-t-on lorsqu’on protège la nature ? La nature elle-même ou les interactions des êtres humains avec elle ?

Incapable de penser et de respecter l’altérité résistante du monde, cette « part sauvage » qui ne lui appartiendra...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les Ismail père et fils, « rois des gambas » dans la Grande Ile, ont recours à des circuits financiers offshore pour les millions de dollars tirés de l’exportation des crustacés.
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Enquête

La crevette, cet « or rose » dont Madagascar ne voit pas la couleur

Les Ismail père et fils, « rois des gambas » dans la Grande Ile, ont recours à des circuits financiers offshore pour les millions de dollars tirés de l’exportation des crustacés.

Par                Edward Carver et Will Fitzgibbon (Consortium international des journalistes d'investigation)



LE MONDE
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        Le 11.10.2018 à 07h00

     •
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        Mis à jour le 11.10.2018 à 17h09






    
Sur un marché à Kuala Lumpur, en Malaisie (photo d’illustration).
Crédits : Bazuki Muhammad / REUTERS


Ce sont des magnats discrets de l’industrie de la crevette tigrée, un secteur qui pèse lourd à Madagascar. Les Ismail, père et fils, écoulent chaque année des milliers de tonnes de crevettes sauvages ou d’élevage en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Leur société, Unima, domine cette industrie à Madagascar et a été la première à bénéficier de la certification Label Rouge décerné par le ministère français de l’agriculture et de la pêche. La « reine des gambas » et autres crustacés leur rapportent des millions de dollars qui se retrouvent dans un lacis de circuits financiers offshore opacifiés par une myriade de sociétés écrans, selon les « Panama Papers ».

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Chez les Ismail, la crevette est une affaire de famille. Aziz Ismail officie dans cette industrie depuis 1973 et, sur la Grande Ile, il domine ce secteur qui génère près de 73 millions de dollars par an (environ 64 millions d’euros). Ce Français d’origine indienne né à Madagascar est aujourd’hui à la tête d’un empire géré par son fils, Amyne, et tous deux semblent avoir un faible pour les places financières exotiques et opaques qui pourraient permettre d’éviter de payer des taxes à un pays parmi les plus pauvres de la planète.
Optimisation fiscale
Dès 2000, Aziz Ismail apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats panaméen au cœur du scandale des « Panama Papers ». Il s’offre alors une société écran, Ergia Ltd, domiciliée aux îles Vierges britanniques. Selon les documents, son fils, Amyne, figure aussi sur les registres comme directeur d’Ergia Ltd. Bien que dépourvue d’employés et de véritables bureaux, selon un rapport financier, cette société va mener une mission de consultance pour Unima.
Ainsi, en 2014, Ergia Ltd a signé avec Unima Europe, établie à Monaco, un contrat de gestion, de management et de « réflexion stratégique » pour une durée d’un an. Montant des services facturés : 1,32 million de dollars, selon le contrat signé par Ismail père et fils. Deux ans plus tard, à la demande du gestionnaire de fortune d’Unima, Mossack Fonseca transfère cette somme vers une autre société de la famille Ismail, domiciliée cette fois au Luxembourg.

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Ergia Ltd n’a produit que très peu de documents administratifs. Ce qui n’a pas échappé au service d’enquête spécialisé sur la criminalité financière des îles Vierges britanniques, qui s’est tourné vers Mossack Fonseca, en 2012, pour connaître les véritables détenteurs de cette société et les détails de son activité. Le cabinet d’avocats panaméen n’a d’autre choix que de dévoiler quelques bribes du secret de son client. En fait, Ergia Ltd est grevée par des pertes alors estimées à près de 8 millions de dollars et est créancière de 7 millions de dollars via une autre société établie à Maurice, une île prisée par les spécialistes de l’optimisation fiscale.
Influence politique
« En général, l’utilisation de sociétés établies dans un pays sans aucune taxe, comme les îles Vierges britanniques, et dans un autre à la fiscalité très avantageuse, comme Monaco, permet à un groupe d’éviter de voir son activité internationale taxée par des pays en développement comme Madagascar », explique Tovony Randriamanalina, chercheur spécialisé dans la fiscalité internationale à l’université Paris-Dauphine.
Contactés, Aziz et Amyne Ismail n’ont pas souhaité réagir sur le recours à des circuits financiers offshore pour les millions de dollars générés par leur activité à Madagascar, où la famille opère depuis cinq générations. Le temps qu’il faut pour qu’émergent des oligarques, comme le tycoon du textile et cousin d’Aziz, Salim Ismail, considéré comme l’un des « multimillionnaires de Madagascar qu’il faut connaître » par un chroniqueur du magazine Forbes.

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Aziz Ismail lui-même a exercé une influence politique. Un ancien premier ministre, Emmanuel Rakotovahiny, a été critiqué pour avoir reçu son soutien dans les années 1990, selon La Lettre de l’océan Indien, une publication spécialisée dans l’information régionale. L’influence politique de la famille Ismail pourrait compliquer sa mise en cause dans l’impact fiscal et environnemental de l’activité d’Unima.
Pêche et controverses
Après la vanille, le nickel, le clou de girofle et la production de vêtements, la crevette constitue le cinquième produit d’exportation le plus rentable pour Madagascar, où trois habitants sur quatre vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. Mais cet « or rose » est aussi dévastateur pour l’environnement, comme l’ont fait remarquer des scientifiques et des pêcheurs traditionnels.
Certes, l’élevage de crevettes d’Unima est loué pour son côté écologique, mais sa capture de crevettes sauvages le long des côtes de la Grande Ile est controversée. Le chalutage d’Unima est en concurrence directe avec les pêcheurs locaux, qui dépendent de la mer pour leur subsistance. Et Unima traîne ses filets le long des fonds marins, une pratique si néfaste que les scientifiques l’ont comparée à la coupe à blanc d’une forêt.

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« On a la chance d’être dans une mangrove encore protégée. C’est le milieu originel de la crevette. La crevette sauvage vit là, elle est élevée de façon complètement naturelle. Il y a un bien-être exceptionnel pour l’animal », expliquait Amyne Ismail dans un reportage de France 2 diffusé en 2017.
Pour Victor Galaz, professeur associé à l’université de Stockholm et auteur d’une étude sur les liens entre l’évasion fiscale et la dégradation environnementale causée par la pêche, quand une entreprise tire son profit d’une activité nuisible pour l’environnement tout en plaçant une partie de ses bénéfices dans les paradis fiscaux, les conséquences sont doubles : « Cela cause une perte considérable pour le pays où se déroule l’activité et des dégâts sur l’environnement, qui ont aussi un coût. »
Retrouvez une version en anglais de cette enquête sur le site Mongabay


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Avec des vents à 250 km/h, le cyclone Michael a provoqué des dégâts considérables sur le littoral nord-ouest de la Floride.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le prix de la Banque de Suède décerné à l’économiste américain récompense une vision datée, alors que le réchauffement climatique exige un renouvellement intellectuel de la discipline, met en garde l’économiste Antonin Pottier dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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« Le Prix Nobel William Nordhaus a toujours promu une réduction très mesurée des émissions »

Le prix de la Banque de Suède décerné à l’économiste américain récompense une vision datée, alors que le réchauffement climatique exige un renouvellement intellectuel de la discipline, met en garde l’économiste Antonin Pottier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 09h16
    |

Antonin Pottier (Maître de conférences à l’EHESS)







                        



                                


                            
Tribune. Lundi 9 octobre, l’Académie royale des sciences de Suède annonçait le nom des lauréats du prix de la Banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel, le jour même où le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) remettait son rapport spécial sur les impacts d’un réchauffement climatique de 1,5 0C et les moyens de limiter le réchauffement à ce niveau.
Dans ce contexte, l’attribution de ce prix, improprement qualifié de « Nobel d’économie », à William Nordhaus (en association avec Paul Romer), un pionnier des travaux économiques sur le changement climatique, paraît une bonne nouvelle. Voici visiblement un économiste qui s’occupe d’un des problèmes les plus graves de notre époque et qui propose des solutions pour protéger la planète.

Avant de nous réjouir de cette alliance de l’action et de la réflexion, examinons plus en détail les travaux de modélisation des liens entre l’économie et le climat menés par M. Nordhaus. Publié en 1992, son modèle DICE, pour dynamic integrated climate economy, se compose de deux briques : un module climatique et un module économique. Le module climatique simplifié décrit comment les émissions de CO2 influent sur les hausses de température globale ; le module économique représente la trajectoire de croissance de l’économie mondiale.
Ces modules sont doublement reliés, d’une part parce que l’activité économique produit des émissions de CO2, et d’autre part parce que le réchauffement climatique cause des dommages qui diminuent le PIB mondial. Enfin, il est possible de réduire les émissions au prix d’une restriction de la consommation présente.
Le coup de génie de M. Nordhaus a été de publier le code de ce modèle et de le rendre utilisable par tous. Aisément programmable sur un ordinateur personnel, téléchargeable depuis sa page Web, et même disponible sur un simple tableur Excel, le modèle DICE a rapidement été repris par les économistes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, dont le mandat s’achève début novembre, appelle à « une extrême vigilance ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/10/2018
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Nucléaire : « La France fait face à une perte d’expérience »

Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, dont le mandat s’achève début novembre, appelle à « une extrême vigilance ».



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 06h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h41
    |

            Pierre Le Hir, 
Simon Roger et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Nommé en novembre 2012 à la tête de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), pour un mandat de six ans non renouvelable, Pierre-Franck Chevet juge que la sûreté du parc français s’est « considérablement améliorée ces dernières années ». Mais il s’inquiète de la perte de « capacités techniques » des industriels. Il appelle ceux-ci à « un devoir d’inventaire ».
Vous avez débuté votre carrière à l’ASN quelques mois après la catastrophe de Tchernobyl d’avril 1986, et vous en avez pris la présidence peu après celle survenue à Fukushima en mars 2011. La France est-elle à l’abri de tels accidents ?
Pierre-Franck Chevet : Un accident nucléaire majeur est possible partout dans le monde, y compris en France. La culture de la sûreté exige de prendre en compte ce risque. Imaginer que cela n’arrive qu’aux autres est contraire au principe même de la sûreté.
Pour autant, notre rôle est de veiller à ce que cela n’arrive pas. A la suite de Fukushima, nous avons imposé aux exploitants des mesures de renforcement des installations nucléaires, en allant plus loin que beaucoup d’autres pays. Les travaux ne sont pas tous terminés, mais ils sont planifiés. Globalement, la sûreté des installations s’est considérablement améliorée ces dernières années.
En 2017 encore, vous parliez pourtant d’un « contexte préoccupant ». Ce n’est plus le cas ?
Il l’était surtout en raison des difficultés financières des industriels, qui mettaient la filière nucléaire sous tension. Le contexte actuel est moins préoccupant qu’il ne l’était voilà un an, grâce à la restructuration et à la recapitalisation des opérateurs, Areva [devenu Orano] et EDF.
Il reste toutefois des points qui appellent une extrême vigilance. Les entreprises de ce secteur font face à une perte d’expérience : la plupart des 58 réacteurs du parc nucléaire français ont été mis en service entre la fin des années...




                        

                        

