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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Quelque 150 000 personnes, selon le collectif organisant le rassemblement, sont descendues dans la rue pour protester contre la montée de l’extrême droite en Allemagne.
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A Berlin, des dizaines de milliers de personnes défilent contre le racisme

Quelque 150 000 personnes, selon le collectif organisant le rassemblement, sont descendues dans la rue pour protester contre la montée de l’extrême droite en Allemagne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 18h09
   





                        



   


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Berlin, samedi 13 octobre, pour protester contre la haine et le racisme, à la suite des récents incidents xénophobes dans l’est de l’Allemagne, qui ont choqué le pays.
Le collectif #unteilbar (« indivisible »), qui organise le rassemblement, évoque le chiffre de 150 000 participants. La police de Berlin n’a pour le moment pas donné de chiffres officiels. « Il s’agit déjà d’un succès », pour Theresa Hartmann, porte-parole du collectif, qui avait dit miser sur quelque 40 000 participants.

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« Dites-le fort, dites-le clairement, nous sommes tous indivisibles ! », ont scandé les participants, défilant sous un soleil radieux et par des températures estivales au cœur de la capitale, avant de rejoindre la célèbre porte de Brandebourg, où des célébrités de la scène musicale allemande se sont produites. « Pas de place pour les nazis ! », « le sauvetage en mer n’est pas un crime ! », « plus d’amour, moins de haine ! » figuraient notamment sur les pancartes.
Le collectif #unteilbar est composé de diverses ONG, artistes ou personnes privées. Il avait déjà rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Hambourg et de Munich les semaines précédentes. S’y sont également joints des syndicats et organisations religieuses ou caritatives.
Contre la discrimination sous toutes ses formes
Derrière le mot d’ordre « Pour une société libre et ouverte — contre l’exclusion, solidarité ! », il s’agissait de protester en particulier contre le racisme véhiculé par l’extrême droite, entrée il y a un an à la Chambre des députés.
L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a bâti son succès en nourrissant les craintes des Allemands après l’afflux de plus d’un million de réfugiés entre 2015 et 2016 dans le pays. A la fin du mois d’août, une manifestation de sympathisants d’extrême droite avait dégénéré en « chasse » à l’étranger dans les rues de Chemnitz, juste après le meurtre d’un Allemand, attribué à un réfugié. Certains avaient défilé en faisant le salut hitlérien.
Les organisateurs voulaient aussi protester contre la discrimination sous toutes ses formes, la mort de migrants en Méditerranée, la montée des inégalités et les atteintes portées à l’Etat social. Des responsables politiques — essentiellement de gauche — ont également soutenu l’initiative, comme le populaire ministre des affaires étrangères, Heiko Maas. « Nous sommes colorés, nous sommes indivisibles. Nous le montrons aujourd’hui à tous ceux qui veulent nous diviser », avait posté le social-démocrate sur son compte Twitter.

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LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h29
    |

                            Xemartin Laborde et 
Flavie Holzinger








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.
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Brexit : dernier tunnel de négociations avant un accord… ou pas

Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Les négociateurs du Brexit sont entrés ces derniers jours dans un « tunnel » de négociations, pour reprendre l’expression des porte-parole de la Commission européenne, dont ils ne devraient sortir qu’en début de semaine prochaine, juste avant un sommet européen décisif sur le divorce d’avec le Royaume-Uni, les 17 et 18 octobre. Verront-ils la lumière au bout ?
L’optimisme était plutôt de mise à Bruxelles, vendredi 12 octobre au soir, mais les diplomates préfèrent éviter les paris. La discussion se concentre sur la question irlandaise, que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, a jugée « ultra difficile » dans une interview au Monde.

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Un agenda millimétré
L’équipe de Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, est à pied d’œuvre depuis la fin du congrès des Tories, au début d’octobre, pour finaliser avec les Britanniques à la fois l’accord de divorce proprement dit (reste à payer au budget de l’Union, sort des expatriés, question de la frontière irlandaise) et une déclaration politique portant sur la relation future entre les Vingt-Sept et Londres.
Ces dernières heures, les discussions se sont encore intensifiées. Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont été informés de leur avancée vendredi soir à Bruxelles et au Luxembourg (en vidéoconférence) par l’adjointe de M. Barnier, Sabine Weyand. Elle n’est pas entrée dans le détail, par souci d’éviter les fuites risquant de faire dérailler la discussion. Les négociations entre les techniciens de M. Barnier et leurs homologues britanniques doivent se poursuivre tout ce week-end afin d’aboutir à des textes communs dimanche soir.
L’hypothèse d’un accord
Dans le meilleur des scénarii, ces textes seront soumis au gouvernement de Theresa May lundi matin. Si ce dernier l’avalise, Michel Barnier pourrait annoncer la nouvelle d’un compromis lors d’une conférence de presse commune, lundi après midi, en compagnie de Dominic Raab, son homologue britannique, probablement au Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles.
Dans la foulée, les conseillers des vingt-sept dirigeants examineront à leur tour, et à la loupe, l’accord de divorce et la déclaration politique sur la relation future. Le lendemain, ce sera aux ministres des affaires européennes, réunis à Luxembourg, de s’emparer de ces compromis. Puis, mercredi soir, ils seront soumis aux dirigeants pour approbation finale.
Ces derniers pourraient ne s’entendre que sur une partie de l’accord — le divorce, mais pas la relation future. Ou juste sur la question irlandaise, mais pas sur celles des appellations géographiques ou de la gouvernance de l’accord de divorce, deux autres points de désaccord persistants. Auquel cas un nouveau sommet européen « spécial Brexit » devrait être convoqué à la mi-novembre, pour clore définitivement tous les différends.
Le « no deal » n’est pas complètement exclu
« Ceux qui mettent tous leurs pions sur l’hypothèse d’un désaccord se trompent : il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », déclarait M. Juncker dans Le Monde vendredi. Les milieux bruxellois étaient plutôt optimistes ces derniers jours, mais les difficultés répétées de Theresa May à convaincre son gouvernement, à rassembler à la fois les « Brexiters » et les unionistes du petit parti nord-irlandais, qui soutiennent son gouvernement au Parlement, les ont rendus très prudents.
Si à l’issue de ce week-end marathon, l’équipe Barnier n’arrive pas à stabiliser un texte commun avec les Britanniques sur la question irlandaise ou si, lundi, il n’est pas validé par le gouvernement May, la réunion des conseillers gouvernementaux des vingt-sept, lundi après-midi, pourrait être annulée. Peut-être aussi la conférence de presse de M. Barnier. Auquel cas les Européens pourraient commencer à communiquer sur un « no deal », histoire d’exercer une ultime pression sur Londres, dans l’espoir d’une dernière concession décisive avant le sommet de mercredi soir.

   


La quadrature du cercle irlandaise
Les Britanniques butent depuis des mois sur la question de la frontière irlandaise, entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Comment éviter sa réapparition après le divorce (ils s’y sont engagés), alors qu’elle est théoriquement inévitable si le Royaume-Uni quitte à la fois le marché intérieur et l’Union douanière — comme le souhaitent les Brexiters ?
En décembre dernier, Michel Barnier a proposé un « backstop », une « clause de sauvegarde » pour empêcher le retour d’une frontière physique entre Irlande et Irlande du Nord, quelle que soit la relation future entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept. Le but est de préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trente ans de conflit armé entre unionistes et nationalistes en Irlande du Nord.
Selon le « backstop » des Européens, l’Irlande du Nord resterait, après le Brexit, dans le marché intérieur pour les biens et l’agriculture, conservant l’alignement réglementaire avec l’Union. Les contrôles douaniers devenus nécessaires pourraient alors s’effectuer, non en Irlande mais en mer d’Irlande ou dans les ports britanniques, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Londres, depuis le début, considère cette solution comme une violation insupportable de son intégrité territoriale.

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Un compromis sémantique ?
Pour contourner le problème, Mme May avait proposé dans son « plan de Chequers », au début de juillet, que l’ensemble du Royaume-Uni reste dans « un arrangement douanier temporaire » avec l’Union. Cette option a été définitivement repoussée lors du sommet de Salzbourg par les Vingt-Sept, qui insistent sur un backstop garanti dans le temps. Mais Michel Barnier tente depuis quelques semaines une stratégie de « dédramatisation » : les contrôles pourraient être minimaux, les déclarations fiscales réalisées en ligne, le chargement des camions vérifié à l’aide de codes-barres, etc.
Cette stratégie de la « dédramatisation » fonctionnera-t-elle ? Les négociateurs cherchaient surtout le moyen, ces derniers temps, d’accommoder sémantiquement le souci britannique d’une solution « temporaire » avec l’insistance européenne d’un backstop « durable »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.
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Italie : Les provocations calculées de M. Borghi, partisan d’un retour à la lire

L’économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, est un infatigable contempteur de la monnaie unique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h21
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            
Sur la page d’accueil du compte Twitter de Claudio Borghi, un bandeau sans équivoque annonce la couleur. La photographie de cet économiste de 48 ans, affilié à la Ligue, président de la puissante commission du budget de la Chambre des députés, apparaît en médaillon sur un billet de 10 000 lires. Au moins, on ne pourra pas l’accuser d’avancer masqué.

Infatigable contempteur de la monnaie unique, M. Borghi ne cesse d’affirmer sa volonté de revenir à « la Communauté européenne d’avant Maastricht ». Avec le sénateur Alberto Bagnai, lui aussi économiste issu de la Ligue, il est le plus connu des théoriciens italiens du retour à la lire. C’est à la suite d’une de ses déclarations dans laquelle il affirmait qu’« avec notre propre monnaie nous résoudrions beaucoup de problèmes », le 2 octobre, que le « spread » (le différentiel entre le taux des obligations italiennes et allemandes à dix ans) a dépassé les 300 points, seuil au-dessous duquel il n’est pas durablement redescendu depuis.
« Basta euro »
Lâchées à intervalles réguliers, les provocations calculées de ce très influent parlementaire sont de nature à faire naître de sérieux doutes sur la sincérité de la conversion européenne de la Ligue. Depuis la prise de pouvoir de Matteo Salvini, fin 2013, le parti n’a eu de cesse d’affirmer que l’Italie sortirait au plus vite de l’euro s’il arrivait aux affaires.
Certes, en mai dernier, le gigantesque « basta euro » inscrit sur le mur d’enceinte du siège historique de la Ligue, à Milan, a été recouvert à la va-vite de peinture blanche quelques heures avant l’entrée en fonctions du gouvernement de Giuseppe Conte. Mais, hormis ce ravalement de façade, les preuves de revirement sont bien minces.
Face aux « faucons » de la lutte contre l’euro, dont M. Borghi est aujourd’hui le membre le plus exposé, l’actuel ministre italien des affaires européennes, Paolo Savona, passerait presque pour une « colombe » proeuropéenne. Pourtant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Editorial. La Commission européenne pourrait retoquer lundi le budget prévisionnel italien s’il affichait un déficit de 2,4 % du PIB. Une première qui déclencherait une crise politique.
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Le retour du « risque Italie »

Editorial. La Commission européenne pourrait retoquer lundi le budget prévisionnel italien s’il affichait un déficit de 2,4 % du PIB. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 10h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’affrontement qui se profile ne ressemble à aucune crise européenne du passé. Soit un pays, l’Italie, qui, il y a quelques mois encore, semblait sorti de l’ornière. Des comptes publics enfin maîtrisés, un excédent commercial enviable, une économie donnant des signes de reprise après des années de récession et de marasme, et surtout une image de sérieux, durement conquise auprès d’instances européennes rendues sceptiques par le passé : le souvenir de l’automne 2011, quand le premier ministre Silvio Berlusconi avait dû jeter l’éponge en raison de la défiance des marchés financiers, qui faisait courir le risque d’une faillite du pays, semblait presque oublié.
Las, en quelques mois, ce capital de confiance a fondu, tant auprès des partenaires européens du pays que des marchés. En témoignent l’isolement complet de l’Italie à Bruxelles ainsi que l’envolée du « spread » – différentiel entre les taux des emprunts à dix ans allemands et italiens –, qui s’est « stabilisé » depuis quelques jours au-dessus de la barre des 300 points de base. L’Italie s’endette aujourd’hui à plus de 3,5 %, contre environ 1,5 % il y a six mois. A l’échelle d’un pays dont la dette souveraine culmine à 2 300 milliards d’euros, la différence n’est pas mince.

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Cette explosion du coût de la dette italienne ne tient qu’à la politique, et si la thématique du « risque Italie » semble de retour, c’est à la lumière des choix économiques du gouvernement italien, jugés à la fois flous, incohérents et dangereux.
Tentation d’éviter l’obstacle
Lundi 15 octobre, Rome doit faire parvenir à Bruxelles les grandes lignes de son prochain budget. Fin septembre, en annonçant sa volonté de porter le déficit 2019 à 2,4 % du PIB –contre 0,8 % initialement prévu –, le gouvernement Conte, formé de l’alliance de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (antisystème), a déclenché une tempête. Celle-ci a été d’autant plus violente que cette décision a été entourée d’approximations et d’amateurisme. Cela ne pouvait inspirer que de gros doutes à des instances habituées à raisonner à partir de données tangibles et d’objectifs réalistes.

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Pour sortir du piège dans lequel il s’est mis, le gouvernement italien ne semble pas avoir d’autre solution que de faire machine arrière. Encore faudrait-il qu’il souhaite que la crise se calme… Or rien n’est moins sûr. En effet, l’opposition à Bruxelles et à l’orthodoxie financière est le principal ressort de la solidité de la coalition hétéroclite de deux forces que naguère tout opposait. Et tout porte à croire que les deux hommes forts du gouvernement, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, s’appuyant sur un large soutien de l’opinion, souhaitent un affrontement avec Bruxelles, dont ils se sont persuadés qu’ils sortiraient vainqueurs.
A Bruxelles, la tentation d’éviter l’obstacle pourrait être forte. Il suffirait de laisser les marchés sanctionner eux-mêmes un budget trop dispendieux et fondé sur des hypothèses de croissance irréalistes. Ce serait reproduire le schéma ayant conduit à la chute de M. Berlusconi en 2011, événement qualifié de « coup d’Etat financier » par de très nombreux Italiens, qui a favorisé la montée des extrêmes. L’heure commanderait plutôt de régler politiquement le problème et de discuter coûte que coûte avec ce gouvernement si insaisissable, ne serait-ce que pour lui poser une question simple et essentielle : « Voulez-vous encore faire partie de l’Union européenne ? »



                            


                        

                        


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Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome

La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h11
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Bruxelles est parée à l’affrontement avec Rome. Lundi 15 octobre, l’Italie, à l’instar des 18 autres membres de la zone euro, devrait soumettre à la Commission européenne son budget prévisionnel pour 2019. Or, si celui-ci affichait toujours un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), comme annoncé fin septembre, l’institution communautaire devrait, dans un premier temps, envoyer mardi ou mercredi une lettre afin de « demander des explications »au gouvernement de Giuseppe Conte.

S’ouvrirait ensuite une période de « dialogue et de consultation » d’une semaine pour essayer ­concrètement d’amener les autorités italiennes à revenir sur leurs décisions. Le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, devrait être dépêché à Rome, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, avec cette mission ardue.
Si le gouvernement italien refusait de reculer, Bruxelles pourrait théoriquement lui réclamer la soumission d’un nouveau budget. Elle aurait jusqu’à fin octobre pour s’exécuter. Ce cas de figure ne s’est encore jamais présenté dans la zone euro, et la décision, radicale, devrait être prise par le collège de la Commission.

Mais les commissaires auront du mal à l’éviter s’ils veulent préserver la crédibilité du pacte de stabilité et de croissance. Ils ont reçu un soutien appuyé, et quasi unanime, des ministres européens des finances, réunis en Eurogroupe, lundi 1er octobre à Luxembourg, où le ministre italien des finances, Giovanni Tria – hostile aux choix économiques de son propre gouvernement – était apparu très isolé, dans une position intenable.
Retoquer le budget italien aurait en tout cas pour conséquence prévisible de déclencher une violente crise politique avec un gouvernement dont l’euroscepticisme constitue, depuis son entrée en fonctions, le principal carburant politique.
La Commission défend une ligne dure, dans la mesure où elle estime quel’écart que représenterait un déficit de 2,4 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/10/2018
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Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE

Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 09h24
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Theresa May a longtemps défendu un « Brexit dur », une rupture nette avec l’Union européenne (UE). A quelques jours du sommet des 17 et 18 octobre présenté par Bruxelles comme « le moment de vérité » des négociations, la première ministre britannique semble avoir accepté une version nettement plus souple des futures relations avec le continent. Londres n’avait pas prévu que l’Irlande devienne l’ultime obstacle à ses projets de divorce avec les Vingt-Sept.
C’est pourtant le statut fragile de la petite île qui commande les nouvelles concessions britanniques. Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (partie prenante du Royaume-Uni), dont la disparition est un acquis fondamental des accords de paix de 1998, Theresa May vient d’accepter de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
L’ensemble de l’île d’Irlande y serait ainsi inclus. En contrepartie, pour éviter d’imposer des contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, la chef du gouvernement aurait fait accepter par Bruxelles le maintien de l’ensemble du Royaume-Uni (Irlande du Nord comprise) dans l’union douanière européenne.

Lors d’une réunion de cabinet restreint, jeudi 11 octobre, selon le Financial Times, Theresa May a informé ses ministres les plus proches de ce compromis qui pourrait constituer la trame du chapitre « Irlande », volet de loin le plus sensible de l’accord sur le divorce avec l’UE qui doit faire l’objet d’un traité entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni. Ce texte doit être ratifié à la fois par le Parlement européen et par celui de Westminster d’ici la fin de l’année, pour permettre la rupture effective programmée le 29 mars 2019.
Bruxelles n’a pas commenté. Mais le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a déclaré, jeudi au Monde : « Il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».
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A Helsinki, une appli permet d’organiser tous ses déplacements en un clic

La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 07h13
    |

            Grégoire Allix (Helsinki)








                        



                                


                            

C’est une image de carte postale qui masque une révolution. Sur les rues pavées qui enserrent le port d’Helsinki, entre les colonnes néoclassiques de la cathédrale luthérienne et les bulbes dorés de l’église orthodoxe, le ballet des tramways, des vélos et des taxis suit une toute nouvelle partition, celle de la mobilité servicielle.
La capitale finlandaise se targue d’être la première ville au monde à avoir atteint la panacée des transports urbains de demain, le Graal des métropoles « smart et agiles » : la mobilité comme service, clé du recul de la voiture individuelle et de l’essor des transports en commun ou partagés.
« Mobility as a service »
Plus connu des amateurs sous son nom et son acronyme anglais, mobility as a service (MAAS), ce changement de paradigme est, en France, un important chapitre de la future loi d’orientation des mobilités (LOM), que la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, doit présenter en conseil des ministres le 26 octobre.
« L’enjeu majeur, c’est de contraindre tous les opérateurs à ouvrir l’accès à leurs données pour pouvoir mettre en place de vrais services multimodaux », prévient Jean-Marc Zulesi, député (La République en marche, LRM) des Bouches-du-Rhône, président du groupe de travail sur l’innovation lors des Assises de la mobilité.

Avec une seule application sur son smartphone, au lieu de la demi-douzaine qu’un citadin utilise chaque semaine, un habitant d’Helsinki peut facilement organiser ses déplacements en métro, en tramway, en bus, en vélo en libre-service, en taxi ou en voiture de location.
Whim permet de localiser stations et véhicules, de vérifier horaires et disponibilités, de comparer différentes combinaisons, de se laisser guider… mais aussi de réserver, de payer et de valider en un clic les trajets et les tickets, dématérialisés, et de souscrire des formules d’abonnement incluant tous les modes de transport.
« Aller n’importe où, n’importe...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».
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En Allemagne, le fossé se creuse entre politique et économie

Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 05h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. Le « mittelstand » allemand n’est pas réputé pour ses positions radicales. Ce tissu d’entreprises de taille intermédiaire, qui fait le succès et la grande résilience du « made in Germany », est adepte du long terme, de la gestion morale des affaires et de la modération du discours. Fin septembre, l’une des grandes figures du mittelstand, Nicola Leibinger-Kammüller, héritière et dirigeante du constructeur de machines Trumpf, près de Stuttgart, a cependant usé de mots inhabituellement alarmants pour décrire la situation actuelle. « Il y a un éloignement insidieux entre l’économie et le gouvernement, a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire Welt am Sonntag. (…) L’économie se sent moins entendue et comprise. Et les politiques sont frustrés que l’économie ne reconnaisse pas leurs contraintes. »
Pour comprendre la portée de cette alerte, il faut se remettre dans le contexte allemand : le succès économique du pays repose traditionnellement sur une coopération efficace entre Etat et entreprises. Le premier définit un cadre normatif favorable à la concurrence et au développement économique, les secondes ont une responsabilité morale vis-à-vis de la société. Elles organisent les rémunérations et les conditions de travail en coopération avec les syndicats. C’est le principe de l’ordolibéralisme, théorie qui a donné naissance à l’économie sociale de marché, qui a garanti pendant des décennies la cohésion de la société allemande.
Dégradation du climat des affaires
Ce que Mme Leibinger-Kammüller décrit, c’est le grippement de ce modèle. Car en dépit de la réussite exceptionnelle de l’économie, la société allemande est profondément divisée. Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société. Ce fossé, en germe depuis plusieurs années, s’est cristallisé sur la question de l’immigration. Le devoir moral d’accueillir les réfugiés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ A deux jours des élections régionales, la CSU a préféré inviter pour son dernier meeting le chancelier d’Autriche Sebastian Kurz, qui dirige son pays avec l’extrême droite.
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Les conservateurs bavarois gardent leurs distances avec Angela Merkel

A deux jours des élections régionales, la CSU a préféré inviter pour son dernier meeting le chancelier d’Autriche Sebastian Kurz, qui dirige son pays avec l’extrême droite.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 01h47
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 07h14
    |

            Thomas Wieder (Munich, envoyé spécial)








                        



   


C’est une tradition. Ou plutôt c’en était une. En fin de campagne électorale, pour leur dernier meeting, les conservateurs bavarois de l’Union chrétienne-sociale (CSU) avaient l’habitude d’inviter Angela Merkel, la présidence de l’Union-chrétienne démocrate (CDU), le « parti frère » de la CSU, selon l’expression consacrée en Allemagne.
Vendredi 12 octobre, dans la grande taverne munichoise où les conservateurs bavarois réunissaient une dernière fois leurs partisans avant les élections régionales de dimanche, qui s’annoncent particulièrement difficiles pour eux, Angela Merkel n’était pas là. A sa place, l’invité vedette de la soirée était Sebastian Kurz, le chancelier conservateur autrichien, qui dirige, depuis décembre 2017, une coalition à laquelle participe le parti d’extrême droite FPÖ.
L’absence d’Angela Merkel à Munich, vendredi soir, n’était pas une surprise. En juin, déjà, Markus Söder, ministre-président de Bavière et candidat à sa réélection, avait fait savoir qu’il se passerait volontiers de sa présence sur les estrades. « Pour mon dernier rassemblement de la campagne, c’est un chancelier qui viendra, pas une chancelière », avait-il alors déclaré à des proches, lesquels s’étaient empressés de faire fuiter l’information dans la presse.

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                Elections en Bavière : « Une coalition “noire-verte” serait une révolution en Bavière »



Ne pas réitérer les erreurs
Sebastian Kurz plutôt qu’Angela Merkel : la CSU a donc fait son choix. A deux jours des régionales, les conservateurs bavarois ne voulaient pas prendre le risque de revivre ce qui s’était passé le 22 septembre 2017, à l’avant-veille des législatives, quand la chancelière était venue à Munich et que, sur la Marienplatz, au cœur de la capitale bavaroise, elle s’était fait huer à coup de « Casse-toi ! », par une partie de la foule vent debout contre sa politique d’accueil au moment de la crise des réfugiés de 2015.
L’image avait été désastreuse. Deux jours plus tard, la CSU avait obtenu 38,8 % des voix, 10,5 points de moins qu’en 2013. Quant au parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AfD), il avait recueilli 12,4 % des suffrages en Bavière, soit 8,1 points de plus qu’aux législatives précédentes. Parmi ses électeurs, la plupart étaient d’anciens de la CSU.
Avec Sebastian Kurz, vendredi soir, l’ambiance était tout autre. Comme en décembre 2016, quand il était venu ouvrir le congrès de la CSU, dans la banlieue de Munich, à l’époque où il n’était que ministre des affaires étrangères, le président du Parti populaire autrichien (ÖVP) a fait un carton à l’applaudimètre. Notamment quand il a rappelé qu’« une Europe ouverte sur le monde » ne doit pas être une Europe qui « perd le contrôle » de ses frontières.
Pour avoir défendu une telle idée en 2015, les conservateurs autrichiens et bavarois ont été « diabolisés » ; aujourd’hui, « ce point de vue est partagé par tout le monde dans l’Union européenne » (UE), s’est félicité M. Kurz, qui assure la présidente tournante de l’UE jusqu’au 31 décembre. « Nous avons imprimé notre marque sur le débat européen, nous avons fait bouger les choses et à la fin nous avons imposé nos idées », a-t-il ajouté, sans avoir besoin de préciser qu’il visait d’abord Angela Merkel elle-même, dont M. Kurz et ses amis de la CSU ont été les premiers à combattre à la politique d’accueil des réfugiés…
Ton moins offensif
Vendredi soir, le chancelier autrichien est toutefois resté plutôt modéré dans son discours, en tout cas davantage qu’il ne l’avait été au congrès de la CSU, en 2016, où il avait nommément et longuement ciblé « l’islamisme politique », expliquant qu’il fallait le combattre « non seulement militairement, mais aussi culturellement et idéologiquement dans nos pays ».

   


Cette fois, le ton était moins offensif, peut-être à cause de ses actuelles responsabilités européennes, peut-être aussi parce qu’il savait qu’un discours trop musclé de sa part risquait d’embarrasser une CSU qui, en donnant le sentiment de trop braconner sur les terres de l’AfD, risque de perdre une partie de son électorat modéré au profit des Verts.

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                En Bavière, les Verts profitent du désaveu de la grande coalition



Car telle est la difficulté des conservateurs bavarois en cette veille d’élections. A croire les derniers sondages, la principale menace pour eux vient en effet aujourd’hui moins de l’AfD, qui stagne depuis l’été dans les intentions de vote, que des écologistes, qui finissent la campagne en fanfare.
Dans une enquête réalisée pour la chaîne de télévision publique ZDF et publié jeudi, la CSU est créditée de 34 %, les Verts de 19 % et l’AfD de 10 %. Or, si le résultat de dimanche s’approche de ce dernier sondage, ce serait une vraie révolution politique à l’échelle de la Bavière : en 2013, la CSU avait recueilli 47,7 % des voix, les Verts 8,6 % et l’AfD rien du tout pour la simple raison que le parti, fondé sept mois plus tôt, n’avait alors présenté aucun candidat…
Les indécis en arbitres
Ces pronostics seront-ils démentis ? « Je suis optimiste, le résultat de dimanche sera meilleur que les derniers sondages », a assuré Horst Seehofer, président de la CSU et ministre fédéral de l’intérieur, vendredi soir. « Beaucoup d’électeurs sont encore indécis », a-t-il ajouté.
De quoi redonner un peu d’espoir aux militants, comme Annette Fritsch, encartée depuis un peu plus d’un an. « J’ai l’espoir que ces très mauvais sondages mobilisent les gens à la dernière minute, et qu’au moment de voter certains se disent : Non, quand même, la CSU à 30 %, ce n’est pas possible. Mais ça n’est qu’un espoir », explique cette habitante de la grande banlieue de Munich, pour qui les « querelles incessantes de ces derniers mois entre Merkel et Seehofer », au sein du gouvernement fédéral, sont la cause première des difficultés de la CSU.
Que feront ces indécis ? C’est en effet l’une des grandes inconnues du scrutin de dimanche. Pas sûr, de ce point de vue, que le meeting de vendredi les ait fait cheminer dans leur choix. A l’instar de Thomas, un Munichois de 46 ans, venu précisément au dernier grand rassemblement de la CSU dans l’espoir d’y voir plus clair.
Ancien électeur du parti conservateur, l’homme reconnaît que la CSU « a fait du bon travail », notamment pour l’économie bavaroise, aujourd’hui florissante si l’on s’en tient aux grands indicateurs macroéconomiques de ce Land au produit intérieur brut (PIB) supérieur à celui de la Suède et où le chômage est inférieur à 3 % de la population active.
Mais justement, parce que l’argent coule à flots en Bavière, il attend du parti qui gouverne la région pratiquement sans partage depuis un demi-siècle qu’ « il en fasse plus pour le logement, l’hôpital et l’environnement ».
Quant à l’absence d’Angela Merkel et à la présence de Sebastian Kurz, celles-ci le laissent plutôt songeur. « Certes, Merkel n’est pas la bienvenue ici en Bavière, elle est très contestée à cause de sa politique migratoire, et c’était sans doute mieux de ne pas l’inviter. Mais de là à faire venir Kurz ? Cet homme gouverne quand même avec l’extrême droite, non ? » A la sortie du meeting, tandis que la fanfare venait de conclure sur une galopante « Marche de Radetzky », Thomas restait bien en peine de dire pour qui il voterait dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Rencontre avec le créateur canadien, star de l’art contemporain, qui met en scène ses visions à Luxembourg.
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Photographie : le réel halluciné de Jeff Wall

Rencontre avec le créateur canadien, star de l’art contemporain, qui met en scène ses visions à Luxembourg.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h29
    |

            Claire Guillot








                        



                                


                            

Devenu un artiste contemporain majeur avec ses grands « tableaux » photographiques qui atteignent des prix record dans les salles de ventes, le Canadien Jeff Wall aime à parler de son travail, qu’il analyse avec la précision et la rigueur de l’historien d’art qu’il est. Au Musée d’art moderne du Luxembourg (Mudam), il présente son exposition « Appearance » : 27 mises en scène hypnotiques, souvent monumentales, simples ou très sophistiquées, traversées de références à la littérature ou à la peinture. Pour autant, Jeff Wall reste aussi énigmatique que ses images, dont il refuse de livrer trop de clés.

« Je ne veux pas raconter l’histoire, ni donner beaucoup de détails, affirme-t-il de sa voix douce quand on l’interroge sur cette image d’un couple qu’il a fait poser nu dans la même pièce pour Summer Afternoons (2013), elle allongée l’air absent sur le canapé, lui recroquevillé sur le sol, ensemble mais séparés dans deux images accolées. Ce qui m’intéresse, c’est l’expérience du spectateur, et trop d’information peut la gâcher. Je ne veux pas donner mon interprétation car les gens prennent ce que dit l’artiste pour parole d’évangile. L’artiste n’a pas son mot à dire, il fait ce qu’il a à faire, et les gens comprennent à leur façon. »
Jeff Wall évoque plus volontiers l’origine des images – des idées ou visions qu’il puise dans son quotidien avant de les recréer, parfois très modifiées, pour leur donner une forme plastique adéquate : « Je passe plus de temps à regarder le monde de façon photographique qu’à photographier. Je me sens libre de composer une image à partir de n’importe quel élément que je trouve approprié. Certaines choses me frappent, il n’y a pas de règle, ça peut être une chose que j’ai vue, une scène qu’on m’a racontée, un livre, ou même un rêve éveillé. »
« Rien n’est fabriqué »
C’est le cas dans l’œuvre The Flooded Grave (2000), où dans un cimetière triste, une tombe fraichement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Au Musée d’art moderne (Mudam), les vingt-sept compositions de l’artiste mettent en valeur toute sa palette.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Claire Guillot  Publié hier à 18h24, mis à jour hier à 18h27   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  « Search of premises » (2009), de Jeff Wall. COURTESY OF THE ARTIST / PHOTO : JEFF WALL             Seules vingt-sept œuvres sont exposées, mais pour l’artiste canadien Jeff Wall, dont les images adoptent des formats monumentaux, c’est déjà beaucoup. L’exposition « Appearance », au Mudam du Luxembourg, a d’ailleurs des airs de rétrospective. Parce qu’elle présente des œuvres qui vont de ses débuts à aujourd’hui, et surtout parce qu’elle met parfaitement en valeur la vaste palette de l’artiste, qui explore depuis les années 1970 les multiples ressources de l’image mise en scène. On y trouve des scènes théâtrales inspirées par l’histoire de l’art ou la littérature comme des images « presque documentaires » puisées dans le quotidien, des grands formats et des petits, des caissons lumineux et des tirages, du noir et blanc et de la couleur, des images uniques et des politiques. Depuis Picture for Women (1979), confrontation personnelle avec l’histoire de la peinture, jusqu’à Listener (2015), où un homme est jeté à terre par un groupe menaçant, toute la virtuosité de Jeff Wall se déploie en majesté.           Lire la rencontre : Le réel halluciné de Jeff Wall             L’artiste, qui a prêté plusieurs œuvres pour l’exposition, a travaillé étroitement sur l’accrochage avec les commissaires. Si les œuvres anciennes sur caissons lumineux sont présentées ensemble, le parcours n’est pas chronologique, chaque salle abordant, de façon assez lâche, des questions qui ont traversé son travail – le théâtre, le geste, le paysage. Mais les images sont assez espacées pour être appréciées séparément, et l’effet général est hypnotique : c’est la même séduction intense qui se déploie partout lorsqu’on se trouve physiquement confronté aux grands formats, aspiré par les couleurs lumineuses, absorbé par les détails inépuisables.          Mises en abyme          Le talent de l’artiste tient à sa capacité à créer à chaque fois un mini-drame, une histoire aux multiples références, une énigme sans résolution possible. Devant une simple personne qui se change dans une cabine d’essayage (Changing Room), dont on aperçoit juste le corps recouvert par les différents tissus, on hésite sans jamais pouvoir choisir entre la figure du monstre et la scène triviale.                                   — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Sanjeev Gupta, nouveau magnat de l’aluminium et de l’acier en Europe

Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            
Il faut désormais compter avec Sanjeev Gupta. A 47 ans, cet homme d’affaires britannique né en Inde est en train de devenir l’un des magnats de l’aluminium et de l’acier en Europe. L’acquisition de quatre grandes usines d’ArcelorMittal, annoncée vendredi 12 octobre, va lui permettre de doubler la taille de son petit empire, le Gupta Family Group (GFG). Celui-ci emploiera bientôt plus de 26 000 personnes, essentiellement sur le Vieux Continent. Une étape de plus dans la montée en puissance des nouveaux champions industriels venus d’Inde ou de Chine.
ArcelorMittal cherchait depuis des mois un acquéreur pour les installations situées en République tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Italie. En mai, la Commission européenne a, en effet, autorisé le leader mondial de la sidérurgie à s’offrir Ilva, le numéro un italien du secteur, et son aciérie gigantesque et délabrée de Tarente, dans les Pouilles. Mais Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence, a assorti son feu vert d’une condition clé : avant d’acheter Ilva, ArcelorMittal doit céder des capacités pratiquement équivalentes, afin de ne pas se retrouver en position ultra-dominante sur le marché européen de l’acier.

C’est ainsi qu’après avoir hésité, la famille Mittal, qui contrôle le groupe, a mis en vente toute une série d’usines, réparties en trois lots. Celui remporté par M. Gupta est le premier à trouver preneur, et de loin le plus important. Il comprend avant tout deux grands sites intégrés de production d’acier à Ostrava, en République tchèque, et à Galati, en Roumanie, qui emploient chacun entre 5 500 et 6 000 personnes.
Le principal complexe tchèque
A Ostrava, M. Gupta met la main sur le principal complexe sidérurgique tchèque, construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le communisme, on l’appelait le « cœur d’acier de la République ». Lakshmi Mittal en avait obtenu les clés en 2003, lors de sa privatisation.
L’histoire de Galati, sur la rive...




                        

                        


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La justice turque libère le pasteur américain Brunson, au cœur d’une crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis

Le pasteur Andrew Brunson était accusé par la Turquie d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 00h57
   





                        



   


La crise diplomatique grave entre les Etats-Unis et la Turquie cristallisée autour de la situation du pasteur américain Andrew Brunson, pourrait avoir trouvé une porte de sortie. La justice turque a ordonné, vendredi 12 octobre, la levée de l’assignation à résidence et de l’interdiction de quitter le territoire turc imposées à ce ressortissant américain au cours d’une nouvelle audience dans son procès. D’après le Ragip Soylu, journaliste du quotidien pro-gouvernemental anglophone Daily Sabah, trois témoins sont revenus sur leurs déclarations contre le pasteur.
Le tribunal, à Aliaga dans la région d’Izmir (ouest), a condamné le pasteur à trois ans et un mois de prison mais l’a remis en liberté en tenant compte du temps qu’il a déjà passé en prison et de son comportement pendant son procès, selon une correspondante de l’Agence France-Presse sur place. M. Brunson a été incarcéré pendant un an et demi sur décision de la justice turque et placé en résidence surveillée depuis le mois juillet. « Bonne nouvelle, le pasteur Brunson est en vol », a lancé Donald Trump à des journalistes. « Je crois qu’il est en bonne forme » après avoir « beaucoup souffert », a-t-il ajouté. Le président des Etats-Unis a précisé qu’il l’accueillerait dans le Bureau ovale à la Maison Blanche « probablement samedi ».

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                Andrew Brunson, un pasteur américain prisonnier en Turquie



Une relation dégradée
Inquiété par la justice turque dans le cadre des vagues d’arrestation qui ont suivi la tentative manquée de coup d’Etat de juillet 2016, M. Brunson était accusé d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ». Il était notamment reproché à M. Brunson des liens jamais démontrés avec la confrérie du prédicateur Fetullah Gülen et avec le mouvement autonomiste armé du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’armée turque dans le sud-est à majorité kurde du pays.
Depuis l’élection de Donald Trump, son sort est devenu l’un des principaux irritants d’une relation turco-américaine déjà très dégradé par le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie. Après que le tribunal a refusé de libérer le pasteur au cours de la précédente audience, en juillet, Washington a haussé le ton face à la Turquie. La crise diplomatique a culminé en août avec la décision par les Etats-Unis de prendre contre Ankara des sanctions qui ont précipité l’effondrement de la monnaie nationale et aggravé une situation économique déjà fragile.

        Lire aussi :
         

                Comment l’affaire du pasteur accusé d’espionnage a ruiné la relation américano-turque







                            


                        

                        


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LE MONDE
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        Le 12.10.2018 à 12h31






Durée : 05:46 | 

500 jours, 25 migrants, 4 journaux. Pendant un an et demi, Le Monde, The Guardian, El Pais et Der Spiegel ont suivi des réfugiés pour raconter leur accueil et leur intégration dans différents pays européens. Au terme de ce projet, les membres du groupe Soudan Célestins Music racontent les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leur quotidien et leurs premiers pas dans le monde du travail depuis leur installation à Vichy.


                

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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Le port de pêche de Marioupol. En arrière-plan, l’usine métallurgique Azovstal. GUILLAUME HERBAUT	POUR LE MONDE             Son directeur le reconnaît dans un haussement d’épaules fataliste, regard planté sur les docks délaissés et les grues piteuses aux nez inclinés sur les flots : le port de Marioupol, dans la région de Donetsk, a connu des jours meilleurs. Avant la rouille, avant la guerre, les lieux avaient gagné le surnom pompeux de « portes maritimes du Donbass » : 15 millions de tonnes de marchandises exportées chaque année, 77 hectares parsemés d’infrastructures solides à défaut d’être ultramodernes et, surtout, un arrière-pays, le Donbass, où l’on sait ce que signifie le mot « industrie ». C’était il y a longtemps, à une époque révolue où, comme Alexandre Oleïnik, l’on pouvait devenir ingénieur après avoir été docker, puis gravir les échelons jusqu’à être promu directeur.          Il y a encore quatre ou cinq ans – une éternité –, jusqu’à dix-huit navires étaient amarrés simultanément sur les quais de Marioupol, attendant leur ration de métal et d’acier du Donbass, de grains ou de charbon. Quatre-vingt-dix pour cent des exportations du Donbass, l’une des régions les plus dynamiques d’Ukraine, transitaient par ce port. Les navires partaient ensuite vers le grand large, traversant la petite et peu profonde mer d’Azov, franchissant le détroit de Kertch entre Crimée et Russie, avant de rejoindre les flux du trafic international en mer Noire. La grande ville portuaire de 500 000 habitants parlait alors turc, arabe, anglais…           A voir aussi : En cartes : batailles pour le contrôle de la mer Noire             Le Donbass coupé en deux          Puis la guerre a éclaté. A l’été 2014, le Donbass coupé en deux voit ses mines passer sous contrôle des séparatistes prorusses de Donetsk ; les voies de chemin de fer menant à Marioupol sont en partie détruites. Depuis, les combats n’ont jamais cessé. En 2017, le pont de Kertch, le plus long d’Europe (19 kilomètres), reliant la Russie à la Crimée et dont la construction avait été annoncée depuis l’annexion de la péninsule en mars 2014, commence à prendre forme. Il a été inauguré en mai. Ses arches interdisent le passage aux bateaux de plus de 33 mètres de haut.                       Igor Zavialiov, capitaine du « Salvinia » sous pavillon libérien, dans le port de commerce ukrainien de Marioupol. GUILLAUME HERBAUT	POUR LE MONDE                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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La Bavière, cœur de la « Mitteleuropa » économique

Poids lourd de l’économie allemande, la Bavière entretient des liens politiques et économiques privilégiés avec les pays d’Europe centrale, qui sont devenus ses sous-traitants, notamment dans l’automobile.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les images, aujourd’hui gênantes, datent de janvier 2018. La scène se déroule au couvent de Seeon, dans le sud-est de la Bavière, où se tient la traditionnelle Klausur (réunion des députés) d’hiver de l’Union chrétienne-sociale (CSU), le parti bavarois conservateur allié de l’Union chrétienne démocrate (CDU) d’Angela Merkel. Les barons de la formation politique bavaroise, dont son président Horst Seehofer, se rassemblent devant les micros pour présenter leur invité d’honneur : Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie.
Alexander Dobrindt, chef du groupe parlementaire CSU au Bundestag, prend la parole. « Nous remercions notre ami Viktor Orban pour sa visite. La Hongrie et les pays de Visegrad [avec la République tchèque, la Pologne et la Slovénie] sont des partenaires commerciaux étroits de l’Allemagne. Le bilan commercial avec ces pays est bien supérieur à celui que nous avons avec la France », déclare-t-il.
Le cadre est posé. La réunion résume à elle seule le tropisme qui a marqué la CSU ces derniers mois : le parti qui gouverne la Bavière depuis cinquante ans regarde à l’est plutôt qu’à l’ouest. L’économie est une excuse : l’amitié affichée par la CSU avec la Hongrie de Viktor Orban, qui fait figure de référence antimigrants en Europe centrale, a une signification hautement politique. Inviter Orban, qui a fermé la route des Balkans aux réfugiés, est un affront clair à la politique de la chancelière Angela Merkel.
Une main-d’œuvre bon marché
Mis en difficulté par la montée du parti d’extrême droite populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), Horst Seehofer, président de la CSU depuis 2008, ministre-président de la Bavière entre 2008 et 2018 et aujourd’hui ministre de l’intérieur fédéral entendait ainsi marquer sa différence vis-à-vis de Berlin et le virage à droite de son parti.

L’enjeu politique est considérable : la Bavière renouvelle son parlement le 14 octobre. Les sondages les plus récents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Dans l’espace post-soviétique, les conflits « gelés », liés à la politique du Kremlin, se multiplient. En Ukraine ou en Géorgie, le recours à la force est un signe d’échec des pouvoirs économiques et diplomatiques de Moscou pour y restaurer son influence, estime ce spécialiste de la Russie.
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Nicu Popescu : « Pour Moscou, le conflit est une chose inévitable, et parfois utile »

Dans l’espace post-soviétique, les conflits « gelés », liés à la politique du Kremlin, se multiplient. En Ukraine ou en Géorgie, le recours à la force est un signe d’échec des pouvoirs économiques et diplomatiques de Moscou pour y restaurer son influence, estime ce spécialiste de la Russie.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            
Nicu Popescu est directeur du programme Europe élargie au Conseil européen des relations internationales (ECFR) et enseignant à Sciences Po Paris. Entre 2010 et 2013, il a été le conseiller diplomatique du premier ministre moldave Vlad Filat. Il est notamment l’auteur de EU Foreign Policy and Post-Soviet Conflicts (Routledge, 2010, non traduit). Aux frontières de la Russie, dans ce que Moscou appelle son « étranger proche », des conflits « gelés » se multiplient depuis la chute de l’URSS, en 1991. La Transnistrie, en Moldavie, comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, en Géorgie – régions favorables à Moscou – ont refusé de reconnaître l’autorité de leurs Etats indépendants. La Russie agit de même au Donbass, vis-à-vis de Kiev, depuis la guerre en Ukraine. Les résultats, selon Nicu Popescu, sont « paradoxaux » : censées offrir des leviers d’influence à Moscou, ces situations ont plutôt contribué à éloigner les pays concernés de la sphère russe.

Des conflits gelés existent partout dans le monde. En quoi ceux de l’espace post-soviétique se distinguent-ils ?
Les conflits gelés dans l’espace post-soviétique ont la particularité d’avoir donné naissance à des Etats « de facto », c’est-à-dire des entités de facto indépendantes de l’Etat auquel elles ont appartenu et qui, après un conflit, ont réussi à établir des structures quasi étatiques très fortes – police, armée, universités… – sans toutefois être reconnues internationalement. Il y a peu de cas semblables dans le reste du monde. La Transnistrie possède sa propre monnaie. L’Abkhazie ou l’Ossétie du Sud n’en ont pas, mais elles ont des institutions et un gouvernement. Tous ces territoires ont reçu l’aide de la Russie durant leur conflit avec l’Etat central, puis pour créer leurs institutions.
Est-ce à dire que la Russie est intervenue dans des conflits préexistants, ou qu’elle a délibérément créé des situations de guerre ?
C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, et Pablo Iglesias, de la gauche radicale, présentent un projet de budget commun.
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En Espagne, le gouvernement socialiste s’allie avec Podemos pour présenter le budget

Le chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, et Pablo Iglesias, de la gauche radicale, présentent un projet de budget commun.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h54
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Enterrée la hache de guerre. Finie la lutte politique pour « l’hégémonie » à gauche. Unidos Podemos et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) semblent décidés à travailler ensemble pour faire durer au maximum le fragile gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, minoritaire au Parlement avec seulement 85 des 350 sièges de députés, Unidos Podemos disposant de son côté de 71 élus.
Jeudi 11 octobre, le chef de l’exécutif, M. Sanchez, et le secrétaire général du parti de la gauche radicale, Pablo Iglesias, ont signé, au palais de la Moncloa, un accord de 50 pages portant sur le budget 2019. Ambitieux pour les uns, irréaliste pour les autres, il n’est pas encore assuré d’être soutenu par la majorité du Parlement : il lui manque encore une vingtaine de voix.
Mais cet accord marque d’ores et déjà un virage dans la relation entre les deux partis de la gauche espagnole. « C’est le point de départ d’une nouvelle étape dans la politique économique espagnole qui, je pense, aboutira à un gouvernement de coalition », a avancé M. Iglesias dans le quotidien El País. « Placer les gens au centre de la politique, c’est l’objectif partagé que nous matérialisons aujourd’hui », a dit, pour sa part, Pedro Sanchez, dans un message laconique sur Twitter.
Hausse des dépenses publiques
L’accord sur le budget prévoit une hausse record du salaire minimum – de 736 euros à 900 euros mensuels (sur quatorze mois) –, une augmentation de 40 % des aides à la dépendance et de 6,7 % du budget de la recherche et davantage de bourses universitaires. Le texte projette d’indexer les retraites sur l’inflation, de donner aux mairies les moyens de réguler les prix des loyers dans les zones saturées ou encore de mettre en place des congés de maternité et paternité égaux et non transférables.

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La hausse de ces dépenses publiques serait financée par des augmentations d’impôts sur les revenus les plus aisés. Le texte prévoit ainsi la création d’un impôt sur le patrimoine de 1 % pour les contribuables dont la fortune s’élève à plus de 10 millions d’euros, des hausses d’impôts sur les revenus de plus de 130 000 euros annuels et sur les capitaux de plus de 140 000 euros, ou encore une taxe de 0,2 % sur les transactions financières boursières.
Depuis son arrivée au pouvoir le 1er juin, à la faveur d’une motion de défiance inattendue contre le conservateur Mariano Rajoy, M. Sanchez est parvenu à faire voter quelques projets de lois et résolutions au Parlement, grâce au soutien ponctuel de Podemos et des nationalistes basques et catalans, sur des projets emblématiques comme l’exhumation de Franco de son mausolée monumental du Valle de los Caídos ou le rétablissement de l’accès universel à la santé publique. Mais l’élaboration d’une loi de budget pour 2019 commune semblait plus complexe.
Terrain d’entente
Après deux mois de négociations, le gouvernement et Podemos ont finalement trouvé un terrain d’entente, qui leur permettra de cumuler 156 votes favorables. Reste encore à convaincre les quelque 22 nationalistes basques, et surtout les Catalans, qui exigent des gestes sur la question de l’autodétermination et des dirigeants indépendantistes en prison préventive.

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« L’accord ressemble davantage à un pacte électoral qu’a un accord budgétaire, estime le professeur de sciences politiques à l’université Rey-Juan-Carlos, Manuel Villoria.
« Le soutien des autres partis n’est pas clair pour que ce projet de budget devienne réalité, ni même qu’il puisse être mené à bien étant donné le ralentissement économique actuel. Mais s’il échoue, Pedro Sanchez pourra convoquer des élections et se présenter comme un politique cohérent avec ses engagements. Quant à Podemos, il peut espérer freiner sa perte de vitesse électorale. Le PSOE ne souhaite pas que Podemos coule. S’il veut gouverner, il sait que c’est avec lui qu’il a le plus de chance d’y parvenir, puisque Ciudadanos semble décidé à devenir le parti hégémonique du centre droit. »
Sans attendre, le président du Parti populaire (PP, droite), Pablo Casado, a demandé à Bruxelles de refuser le projet de budget « irresponsable » que M. Sanchez s’apprête donc, fort du soutien de Podemos, à transmettre à la Commission européenne lundi 15 octobre, au motif qu’il ferait « chuter l’Espagne ». Le patronat a, quant à lui, critiqué les hausses du salaire minimum , des dépenses et des impôts.

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Au contraire, M. Iglesias a affirmé qu’il considère que ce compromis constitue « un message important » : « Face à l’Italie et son gouvernement xénophobe, en Espagne un accord entre progressistes peut donner de la stabilité et en même temps aider ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision La Sexta. Pour lui, « on peut prendre soin de l’Etat-providence et construire un modèle européen éloigné de l’austérité et des populismes xénophobes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ De 15 millions de tonnes avant 2014, l’activité du port s’est effondré à 6 millions. La Russie étend son influence en mer d’Azov. Un reportage du photographe Guillaume Herbaut.
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