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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Quelque 150 000 personnes, selon le collectif organisant le rassemblement, sont descendues dans la rue pour protester contre la montée de l’extrême droite en Allemagne.
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A Berlin, des dizaines de milliers de personnes défilent contre le racisme

Quelque 150 000 personnes, selon le collectif organisant le rassemblement, sont descendues dans la rue pour protester contre la montée de l’extrême droite en Allemagne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 18h09
   





                        



   


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Berlin, samedi 13 octobre, pour protester contre la haine et le racisme, à la suite des récents incidents xénophobes dans l’est de l’Allemagne, qui ont choqué le pays.
Le collectif #unteilbar (« indivisible »), qui organise le rassemblement, évoque le chiffre de 150 000 participants. La police de Berlin n’a pour le moment pas donné de chiffres officiels. « Il s’agit déjà d’un succès », pour Theresa Hartmann, porte-parole du collectif, qui avait dit miser sur quelque 40 000 participants.

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« Dites-le fort, dites-le clairement, nous sommes tous indivisibles ! », ont scandé les participants, défilant sous un soleil radieux et par des températures estivales au cœur de la capitale, avant de rejoindre la célèbre porte de Brandebourg, où des célébrités de la scène musicale allemande se sont produites. « Pas de place pour les nazis ! », « le sauvetage en mer n’est pas un crime ! », « plus d’amour, moins de haine ! » figuraient notamment sur les pancartes.
Le collectif #unteilbar est composé de diverses ONG, artistes ou personnes privées. Il avait déjà rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Hambourg et de Munich les semaines précédentes. S’y sont également joints des syndicats et organisations religieuses ou caritatives.
Contre la discrimination sous toutes ses formes
Derrière le mot d’ordre « Pour une société libre et ouverte — contre l’exclusion, solidarité ! », il s’agissait de protester en particulier contre le racisme véhiculé par l’extrême droite, entrée il y a un an à la Chambre des députés.
L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a bâti son succès en nourrissant les craintes des Allemands après l’afflux de plus d’un million de réfugiés entre 2015 et 2016 dans le pays. A la fin du mois d’août, une manifestation de sympathisants d’extrême droite avait dégénéré en « chasse » à l’étranger dans les rues de Chemnitz, juste après le meurtre d’un Allemand, attribué à un réfugié. Certains avaient défilé en faisant le salut hitlérien.
Les organisateurs voulaient aussi protester contre la discrimination sous toutes ses formes, la mort de migrants en Méditerranée, la montée des inégalités et les atteintes portées à l’Etat social. Des responsables politiques — essentiellement de gauche — ont également soutenu l’initiative, comme le populaire ministre des affaires étrangères, Heiko Maas. « Nous sommes colorés, nous sommes indivisibles. Nous le montrons aujourd’hui à tous ceux qui veulent nous diviser », avait posté le social-démocrate sur son compte Twitter.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana fut abattu par un missile. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit 800 000 morts.
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Compte rendu

Le parquet de Paris demande un non-lieu dans l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais

Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana fut abattu par un missile. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit 800 000 morts.


LE MONDE
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        Le 13.10.2018 à 16h52

     •
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        Mis à jour le 13.10.2018 à 18h06






    
Portrait du président rwandais Juvenal Habyarimana, le 7 octobre 1982 à Kigali.
Crédits : PIERRE GUILLAUD / AFP


Vingt-quatre ans après les faits, le parquet de Paris a demandé un non-lieu au terme de l’enquête sur l’attentat qui coûta la vie en avril 1994 au président rwandais Juvénal Habyarimana, a-t-on appris samedi 13 octobre de source judiciaire. Cet épisode est considéré comme le déclencheur du génocide des Tutsi au Rwanda, qui fit huit cent mille morts.
Dans son réquisitoire définitif, daté du 10 octobre, le parquet demande l’abandon des poursuites contre les sept protagonistes mis en examen, issus du clan de Paul Kagame, l’actuel président du Rwanda, estimant que l’enquête n’avait pas permis de réunir de « charges suffisantes » contre eux. La décision finale sur leur sort est désormais entre les mains des juges d’instruction.
Pour Philippe Meilhac, avocat de la veuve de l’ex-président, Agathe Habyarimana, « la position du ministère public est inacceptable » :
« Depuis dix ans, le parquet a lâché les juges d’instruction pour des raisons notamment politiques. La preuve en est que ce réquisitoire arrive précisément au moment de la nomination d’une Rwandaise (Louise Mushikiwabo) à la tête de l’organisation de la francophonie. » 
Et pour les avocats des sept mis en examen, Bernard Maingain et Léon-Lef Forster, « cette étape tend à clore vingt années d’errements ».

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Paul Kagame accuse la France
Le soir du 6 avril 1994, l’avion de M. Habyarimana fut abattu par au moins un missile. Trois jours plus tard, un gouvernement intérimaire, composé d’extrémistes hutu, arrive au pouvoir. Les Tutsi sont immédiatement accusés de l’attentat qui a visé l’avion présidentiel. S’en ensuivent cent jours de massacres et d’atrocités, faisant huit cent mille morts, majoritairement parmi les Tutsi.
La rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), que dirigeait Paul Kagame, chassa en juillet 1994 le régime extrémiste hutu et mit fin au génocide. Depuis, M. Kagame — d’abord vice-président et ministre de la défense, entre 1994 et 2003, puis élu chef de l’Etat cette année-là et réélu en 2010 — reproche à la France son implication avant, pendant et après le génocide.
Au Rwanda, une commission d’enquête avait imputé la responsabilité de l’attentat aux extrémistes hutu qui voulaient se débarrasser d’un président, lui-même hutu, jugé trop modéré. Une information judiciaire avait été ouverte en 1998 à Paris à la suite de la plainte des familles de l’équipage, composé de Français.
En 2006, Kigali avait temporairement rompu ses relations avec Paris lorsque, sous l’égide du premier juge saisi, Jean-Louis Bruguière, l’enquête avait privilégié l’hypothèse d’un attentat commis par l’ex-rébellion, dirigée par Paul Kagame. Le président rwandais avait accusé en retour la France d’avoir formé les militaires qui se livrèrent au génocide. Mais Paris a toujours démenti une quelconque implication française dans les massacres.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les talibans refusent toujours de reconnaître le gouvernement afghan, qu’ils jugent « illégitime », et souhaitent s’entretenir directement avec Washington.
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Afghanistan : première rencontre officielle entre les Etats-Unis et les talibans

Les talibans refusent toujours de reconnaître le gouvernement afghan, qu’ils jugent « illégitime », et souhaitent s’entretenir directement avec Washington.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 16h43
   





                        



   


L’émissaire américain pour la paix en Afghanistan, Zalmai Khalilzad, a rencontré vendredi 12 octobre au Qatar une délégation talibane pour évoquer la fin du conflit, a annoncé samedi dans un communiqué le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid. Il s’agit de la première rencontre officiellement confirmée entre les deux parties.
Selon le communiqué, les deux parties « ont parlé d’une fin pacifique à l’invasion de l’Afghanistan » et la délégation talibane a qualifié « de grand obstacle à une paix réelle la présence de forces étrangères » dans le pays. L’ambassade des Etats-Unis en Afghanistan a en revanche refusé de commenter l’information. La diplomatie américaine a toujours clamé ne pas vouloir s’engager dans des discussions directes, refusant de se substituer au gouvernement afghan.
Mais une première rencontre annoncée dans la presse, et jamais démentie par les parties, avait eu lieu en juin à Doha après un cessez-le-feu inédit de trois jours entre forces de sécurité afghanes et talibans.

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« Illégitime »
Les talibans, pour leur part, ont toujours refusé la proposition de trois mois de cessez-le-feu du président afghan, Ashraf Ghani, disant ne pas reconnaître un gouvernement « illégitime » et souhaitant s’entretenir directement avec les Etats-Unis.
M. Khalilzad avait entamé dimanche à Kaboul une tournée pour faire avancer les pourparlers de paix. L’émissaire américain, ancien ambassadeur à Kaboul, à Bagdad et auprès des Nations unies, nommé à ce poste au début de septembre, s’était ensuite rendu au Pakistan, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, et donc au Qatar.
Samedi, il était de retour à Kaboul, où il a rencontré le président Ashraf Ghani. « M. Khalilzad a rendu compte de ses récents voyages et a déclaré que les Etats-Unis, sous le leadership du gouvernement afghan, poursuivraient leurs efforts pour la paix », fait savoir la présidence afghane dans un communiqué.

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Nouvel attentat meurtrier dans le nord de l’Afghanistan
Quatorze personnes au moins sont mortes, samedi 13 octobre, en marge d’un rassemblement électoral dans le nord de l’Afghanistan, dans un attentat à la moto piégée qui endeuille encore une fois la campagne des élections législatives du 20 octobre.
« Les explosifs étaient placés sur une moto. Treize civils et un membre des forces de sécurité ont été tués », a précisé le porte-parole du ministère de l’intérieur, Nasrat Rahimi. Si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, les talibans avaient annoncé dans un communiqué leur volonté de faire dérailler le processus électoral en ordonnant aux candidats de se retirer de la course, jurant de s’en prendre au scrutin et à ceux qui y participent.
Selon le porte-parole du gouverneur de la province, Mohammad Jawad Hejri, trente-deux autres personnes ont été blessées lorsqu’une moto piégée a explosé à la mi-journée au moment où les participants quittaient le lieu de rassemblement, dans le district de Rustaq. Au moins neuf candidats aux législatives ont déjà été tués, la plupart dans des attaques ciblées, selon la Commission électorale indépendante.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’enclavement de la mer d’Azov par Moscou accroît les tensions dans la mer Noire voisine, où se côtoient et se confrontent la Russie, l’Ukraine et des pays membres de l’OTAN
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LE MONDE
 |    13.10.2018 à 15h29
    |

                            Xemartin Laborde et 
Flavie Holzinger








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’évêque Francisco Jose Cox Huneeus et l’ancien évêque Marco Antonio Ordenes Fernandez sont rendus à l’état laïque par une sanction sans appel du Vatican.
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Agressions sexuelles de mineurs : le pape défroque deux évêques chiliens

L’évêque Francisco Jose Cox Huneeus et l’ancien évêque Marco Antonio Ordenes Fernandez sont rendus à l’état laïque par une sanction sans appel du Vatican.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 14h37
   





                        



   


Le pape François a défroqué deux évêques chiliens, l’archevêque émérite de La Serena, Francisco José Cox Huneeus, et celui d’Iquique, Marco Antonio Órdenes Fernández, impliqués dans le scandale de pédophilie qui secoue l’Eglise catholique dans ce pays d’Amérique du Sud et au niveau mondial.
La décision du pape a été annoncée à l’issue d’une rencontre avec le président du Chili, Sebastian Pinera. Elle est définitive et n’est pas susceptible d’appel, a précisé le Vatican. Défroquer un prêtre, c’est-à-dire le rendre à l’état laïque, est la sanction la plus élevée prévue par l’Eglise catholique contre un membre de son clergé.

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Démission collective proposée
François, dont le voyage au Chili en janvier dernier avait été totalement dominé par le scandale de pédophilie au sein de l’Eglise, avait déjà défroqué le mois dernier un prêtre de 88 ans accusé d’avoir abusé des adolescents pendant des années.
Il a aussi accepté la démission d’une dizaine d’autres évêques chiliens. Les trente-quatre évêques du pays avaient proposé de démissionner collectivement en mai au sortir d’une réunion de crise sur cette affaire au Vatican.
Le pape, qui peine à circonscrire ce scandale qui s’étend notamment aux Etats-Unis, a annoncé qu’il réunirait en février 2019 les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour étudier les moyens de protéger les enfants et les adultes vulnérables des agressions sexuelles.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Depuis mercredi, l’Indonésie est touchée par des inondations et des glissements de terrain, près de deux semaines après le séisme et le tsunami qui ont fait des milliers de morts.
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Indonésie : une vingtaine de morts et de nombreux disparus après des pluies torrentielles

Depuis mercredi, l’Indonésie est touchée par des inondations et des glissements de terrain, près de deux semaines après le séisme et le tsunami qui ont fait des milliers de morts.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h28
   





                        



   


Des inondations et des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles depuis mercredi 10 octobre sur l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’Indonésie, ont fait au moins vingt-deux morts, et de nombreuses personnes sont portées disparues, ont annoncé samedi 13 octobre les autorités.
Des dizaines de maisons ont été détruites par ces catastrophes naturelles, fréquentes dans ce vaste archipel tropical. Dans la province de Sumatra du Nord, le bilan est lourd, où au moins dix-sept habitants ont perdu la vie. Parmi eux, onze étudiants d’un internat islamique du village de Muara Saladi, dans le district de Mandailing Natal, morts vendredi après-midi pendant les cours. « Un bâtiment emporté par une crue subite » a heurté leur établissement, a expliqué le porte-parole de l’agence nationale chargée de gérer ces situations d’urgence, Sutopo Purwo Nugroho.
De nombreuses catastrophes naturelles
Les opérations des secouristes dépêchés sur place ont été « entravées par les glissements de terrain dans plusieurs zones », a déclaré le responsable provincial de cette agence, Riadil Lubis.
Les catastrophes naturelles s’accumulent ces dernières semaines en Indonésie. A la fin de septembre, dans la région de Palu, sur l’île de Célèbes, un séisme et un tsunami ont fait au moins 2 073 morts, selon le dernier bilan des autorités. Les opérations de recherches y ont pris fin jeudi, et près de 5 000 personnes sont toujours portées disparues. La plupart sont enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.
Quelque 200 000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire à Palu et dans sa région, où manquent la nourriture et l’eau potable. Environ 80 000 déplacés s’abritent dans des logements de fortune près de leurs maisons détruites.

        Lire notre reportage :
         

          Séisme en Indonésie : à Palu, des fosses communes pour l’éternité



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            data-slide-description="Une maison de la municipalité de Sigi située à quelques kilomètres au sud de Palu."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Près du village de Jono Oge, ce champ de maïs, déplacé par la force du séisme, était à l’origine une route bordée de maisons. Une église protestante, où des séminaristes étudiaient la Bible a également été transportée trois kilomètres plus loin. Une trentaine de séminaristes sont morts."
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            data-slide-description="A Biromaru, un petit village du sud de Palu, les destructions sont impressionnantes, mais tous les habitants ont pu sortir à temps avant que les maisons s’écroulent."
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            data-slide-description="Dans la municipalité de Sigi, la catastrophe n’a pas fait autant de victimes qu’en ville."
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            data-slide-description="L’une des maisons détruites dans le village de Jono Ogge, emporté lui aussi par le phénomène de « liquéfaction » qui transforme le sol en un mélange d’eau et de boue."
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            data-slide-description="Imam Shafi, 58 ans, a survécu à la destruction de sa résidence dans le village de Biromaru."
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            data-slide-description="Des maisons détruites dans le village de Biromaru, au sud de Palu, qui a été dévasté par le séisme, mais sans faire de victimes."
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            data-slide-description="La station-service de Biromaru a été fortement endommagée durant le séisme."
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            data-slide-description="A Petobo, dans la banlieue de Palu où vivaient plus de 2 000 personnes avant le séisme, de jeunes garçons fouillent dans les débris du village qui a vu le sol se « liquifier » durant le séisme."
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            data-slide-description="Une grue évacue une voiture coincée dans les débris à Petobo, village de la banlieue de Palu où vivaient 2 000 personnes, dont la plupart seraient encore sous les décombres."
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            data-slide-description="Des sauveteurs transportent les corps d’une femme et de son enfant qui ont été retrouvés dans les ruines de Petobo, l’une des deux zones les plus touchées par le séisme."
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            data-slide-description="Des photos de famille retrouvées dans les ruines de Petobo, un village complètement détruit par le séisme."
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Une maison de la municipalité de Sigi située à quelques kilomètres au sud de Palu.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.
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Brexit : dernier tunnel de négociations avant un accord… ou pas

Theresa May et les dirigeants des Vingt-Sept espèrent parvenir à un compromis sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 13h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Les négociateurs du Brexit sont entrés ces derniers jours dans un « tunnel » de négociations, pour reprendre l’expression des porte-parole de la Commission européenne, dont ils ne devraient sortir qu’en début de semaine prochaine, juste avant un sommet européen décisif sur le divorce d’avec le Royaume-Uni, les 17 et 18 octobre. Verront-ils la lumière au bout ?
L’optimisme était plutôt de mise à Bruxelles, vendredi 12 octobre au soir, mais les diplomates préfèrent éviter les paris. La discussion se concentre sur la question irlandaise, que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, a jugée « ultra difficile » dans une interview au Monde.

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                Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE



Un agenda millimétré
L’équipe de Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, est à pied d’œuvre depuis la fin du congrès des Tories, au début d’octobre, pour finaliser avec les Britanniques à la fois l’accord de divorce proprement dit (reste à payer au budget de l’Union, sort des expatriés, question de la frontière irlandaise) et une déclaration politique portant sur la relation future entre les Vingt-Sept et Londres.
Ces dernières heures, les discussions se sont encore intensifiées. Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont été informés de leur avancée vendredi soir à Bruxelles et au Luxembourg (en vidéoconférence) par l’adjointe de M. Barnier, Sabine Weyand. Elle n’est pas entrée dans le détail, par souci d’éviter les fuites risquant de faire dérailler la discussion. Les négociations entre les techniciens de M. Barnier et leurs homologues britanniques doivent se poursuivre tout ce week-end afin d’aboutir à des textes communs dimanche soir.
L’hypothèse d’un accord
Dans le meilleur des scénarii, ces textes seront soumis au gouvernement de Theresa May lundi matin. Si ce dernier l’avalise, Michel Barnier pourrait annoncer la nouvelle d’un compromis lors d’une conférence de presse commune, lundi après midi, en compagnie de Dominic Raab, son homologue britannique, probablement au Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles.
Dans la foulée, les conseillers des vingt-sept dirigeants examineront à leur tour, et à la loupe, l’accord de divorce et la déclaration politique sur la relation future. Le lendemain, ce sera aux ministres des affaires européennes, réunis à Luxembourg, de s’emparer de ces compromis. Puis, mercredi soir, ils seront soumis aux dirigeants pour approbation finale.
Ces derniers pourraient ne s’entendre que sur une partie de l’accord — le divorce, mais pas la relation future. Ou juste sur la question irlandaise, mais pas sur celles des appellations géographiques ou de la gouvernance de l’accord de divorce, deux autres points de désaccord persistants. Auquel cas un nouveau sommet européen « spécial Brexit » devrait être convoqué à la mi-novembre, pour clore définitivement tous les différends.
Le « no deal » n’est pas complètement exclu
« Ceux qui mettent tous leurs pions sur l’hypothèse d’un désaccord se trompent : il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », déclarait M. Juncker dans Le Monde vendredi. Les milieux bruxellois étaient plutôt optimistes ces derniers jours, mais les difficultés répétées de Theresa May à convaincre son gouvernement, à rassembler à la fois les « Brexiters » et les unionistes du petit parti nord-irlandais, qui soutiennent son gouvernement au Parlement, les ont rendus très prudents.
Si à l’issue de ce week-end marathon, l’équipe Barnier n’arrive pas à stabiliser un texte commun avec les Britanniques sur la question irlandaise ou si, lundi, il n’est pas validé par le gouvernement May, la réunion des conseillers gouvernementaux des vingt-sept, lundi après-midi, pourrait être annulée. Peut-être aussi la conférence de presse de M. Barnier. Auquel cas les Européens pourraient commencer à communiquer sur un « no deal », histoire d’exercer une ultime pression sur Londres, dans l’espoir d’une dernière concession décisive avant le sommet de mercredi soir.

   


La quadrature du cercle irlandaise
Les Britanniques butent depuis des mois sur la question de la frontière irlandaise, entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Comment éviter sa réapparition après le divorce (ils s’y sont engagés), alors qu’elle est théoriquement inévitable si le Royaume-Uni quitte à la fois le marché intérieur et l’Union douanière — comme le souhaitent les Brexiters ?
En décembre dernier, Michel Barnier a proposé un « backstop », une « clause de sauvegarde » pour empêcher le retour d’une frontière physique entre Irlande et Irlande du Nord, quelle que soit la relation future entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept. Le but est de préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trente ans de conflit armé entre unionistes et nationalistes en Irlande du Nord.
Selon le « backstop » des Européens, l’Irlande du Nord resterait, après le Brexit, dans le marché intérieur pour les biens et l’agriculture, conservant l’alignement réglementaire avec l’Union. Les contrôles douaniers devenus nécessaires pourraient alors s’effectuer, non en Irlande mais en mer d’Irlande ou dans les ports britanniques, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Londres, depuis le début, considère cette solution comme une violation insupportable de son intégrité territoriale.

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                Brexit : qu’est-ce que le « backstop » proposé par l’UE pour résoudre la question irlandaise ?



Un compromis sémantique ?
Pour contourner le problème, Mme May avait proposé dans son « plan de Chequers », au début de juillet, que l’ensemble du Royaume-Uni reste dans « un arrangement douanier temporaire » avec l’Union. Cette option a été définitivement repoussée lors du sommet de Salzbourg par les Vingt-Sept, qui insistent sur un backstop garanti dans le temps. Mais Michel Barnier tente depuis quelques semaines une stratégie de « dédramatisation » : les contrôles pourraient être minimaux, les déclarations fiscales réalisées en ligne, le chargement des camions vérifié à l’aide de codes-barres, etc.
Cette stratégie de la « dédramatisation » fonctionnera-t-elle ? Les négociateurs cherchaient surtout le moyen, ces derniers temps, d’accommoder sémantiquement le souci britannique d’une solution « temporaire » avec l’insistance européenne d’un backstop « durable »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les déclarations de célébrités commencent à stimuler les inscriptions sur les listes électorales avant les élections de mi-mandat le 6 novembre.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ A Brasilia Teimosa, ancien fief de la gauche brésilienne, les électeurs plébiscitent le candidat d’extrême droite.
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« Bolsonaro, c’est un vote de révolte »

A Brasilia Teimosa, ancien fief de la gauche brésilienne, les électeurs plébiscitent le candidat d’extrême droite.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h09
    |

            Nicolas Bourcier (Recife (Brésil), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il tend ses avant-bras et dit en avoir encore la chair de poule. Rappeler à Luiz Ferreira da Silva Neto l’épisode de la venue de Lula dans sa favela de Recife, ici à Brasilia Teimosa, en 2003, c’est mettre le doigt sur une blessure intime qu’il aimerait enfouie à jamais. « J’avais Lula dans la peau, vous comprenez ? Il était notre orgueil à tous », souffle d’une voix émue ce jeune quinquagénaire, né ici même et devenu avec le temps professeur de sport respecté et écouté, dans une petite école publique voisine.
A l’époque, l’ancien président venait d’être triomphalement élu. Il avait choisi pour son premier déplacement cette communauté de 26 000 habitants, des pêcheurs pour la plupart, pauvres parmi les pauvres, pour lancer sa « caravane de la faim », ce programme de lutte contre la pauvreté qui devait être le point d’orgue de ses mandats. Un tiers des Brésiliens, soit 54 millions de personnes, ­vivaient alors dans la misère.
« Lula est entré dans chaque maison, une par une, accompagné par vingt-neuf ministres, c’était incroyable », se souvient Luiz Ferreira. Parfois sur de simples morceaux de papier, les habitants qui se pressaient sur son passage faisaient part de leurs besoins les plus urgents – travail, logement, nourriture, eau potable, égouts. Le nouveau président promit de retirer les pilotis du front de mer, de goudronner les rues et de construire les équipements d’assainissement de base. « Ce qu’il fit », reconnaît le professeur.

Au fil des années, Brasilia Teimosa est ainsi devenu un des symboles de l’action gouvernementale. Un fief à part, aussi, du Parti des travailleurs de Lula, planté là, au bord de mer, au cœur de cette capitale carte postale du Pernambouc, Etat où est né le président, et accolé au quartier chic et conservateur de Boa Viagem. Les scores des candidats de gauche, du PT ou de ses alliés, pouvaient y atteindre des sommets.
« On s’est sentis abandonnés »
Brasilia...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le religieux a reproché à Akihito de multiplier les hommages aux victimes des guerres lancées par le Japon et de ne jamais venir dans ce haut lieu du culte shinto.
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A Tokyo, le supérieur du temple de Yasukuni démissionne pour avoir critiqué l’empereur

Le religieux a reproché à Akihito de multiplier les hommages aux victimes des guerres lancées par le Japon et de ne jamais venir dans ce haut lieu du culte shinto.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 11h13
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Le prêtre supérieur du controversé sanctuaire tokyoïte Yasukuni, Kunio Kohori, a proposé de démissionner après la révélation de ses critiques envers l’empereur. Dans son édition datée du 12 octobre, l’hebdomadaire Shukan Post explique, sur la foi d’un enregistrement dont il a publié des extraits sur son compte Twitter (@News_MagVi), que le religieux par ailleurs écrivain, s’en est vertement pris le 20 juin au souverain, Akihito, et à son fils aîné, Naruhito, lors d’une réunion de personnalités du sanctuaire.
M. Kohori a reproché à l’empereur de multiplier les hommages aux victimes des guerres lancées par le Japon dans les années 1930-1940 et de ne jamais venir dans ce haut lieu du culte shinto, la religion originelle du Japon. « Franchement, l’empereur tente de détruire le sanctuaire », déplore M. Kohori. Le supérieur doute également qu’Akihito ne vienne s’y recueillir avant son abdication en avril 2019.
Dans ce cas, ajoute le religieux, « pensez-vous que le prince héritier viendra une fois empereur ? ». Kunio Kohori reproche par ailleurs à la princesse Masako, future impératrice, d’avoir « horreur du shintoïsme et des sanctuaires ». Le sanctuaire a reconnu l’authenticité des propos qu’il a qualifiés d’« extrêmement inappropriés ». M. Kohori se serait rendu à l’agence de la maison impériale pour s’excuser et a démissionné. Son successeur sera désigné le 26 octobre.
Yasukuni (Pays serein) est aujourd’hui perçu comme un symbole du militarisme nippon, voire du révisionnisme. Les pèlerinages qu’y font régulièrement certains premiers ministres, dont l’actuel, Shinzo Abe, suscitent à chaque fois des tensions avec la Corée du Sud et la Chine.
Le sanctuaire a été établi à Tokyo en 1869 pour accueillir les âmes des morts de la guerre civile dite de Boshin (1868-1869). Par la suite, il a recueilli celles des conflits impliquant l’archipel, jusqu’à la guerre d’Indochine (1946-1954), où périrent d’anciens militaires nippons ayant rejoint les rangs Vietminh. Jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, le sanctuaire fut un instrument de mobilisation nationale, où étaient vénérés les héros morts au nom de l’empereur. « Nous nous retrouverons à Yasukuni ! », lançaient les kamikazes partant pour leur dernière mission.
Selon le culte shinto, Yasukuni abrite ainsi les âmes de près de 2,4 millions de morts pour la patrie. Mais en 1978, une cérémonie a été organisée en secret pour y admettre celles de 14 criminels de guerre nippons, dont le premier ministre Hideki Tojo (1884-1948).
Mécontent de cette décision, l’empereur Hirohito (1901-1989) aurait alors décidé de ne plus s’y rendre. Il y était allé huit fois entre 1945 et 1975. Très attaché à la paix et à la réconciliation, son héritier Akihito a maintenu cette habitude. Naruhito partagerait ces sentiments et pourrait faire de même.
Le scandale, l’un des plus importants de l’histoire de l’institution, n’a guère été repris par les médias japonais, majoritairement conservateurs. Pour le magazine en ligne Litera, il met trop en évidence le fossé idéologique qui sépare le souverain de la puissante frange nationaliste nippone. M. Kohori aurait exprimé ce que beaucoup de nationalistes pensent tout bas au sujet du souverain.

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                Japon : le shinto, au service de l’Etat






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Un appel d’offres, qui sera finalisé au printemps 2019, a été lancé pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud », l’informatique dématérialisée.
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Amazon et Microsoft bien placés pour remporter le mégacontrat du Pentagone

Un appel d’offres, qui sera finalisé au printemps 2019, a été lancé pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud », l’informatique dématérialisée.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h55
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Rarement un appel d’offres du Pentagone n’aura créé une telle polémique. Avec plusieurs mois de retard, une première étape vient d’être franchie, vendredi 12 octobre. En jeu : un contrat pouvant atteindre 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros) sur dix ans pour héberger une partie des données du ministère américain de la défense dans le « cloud computing », l’informatique dématérialisée. Amazon et Microsoft semblent les mieux placés pour emporter la mise.
Pour Rick Holgate, analyste au sein du cabinet Gartner, les deux groupes de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) sont « les seuls qui peuvent fournir un service de “cloud” de cette ampleur ». Le Pentagone souhaite en effet choisir un fournisseur unique pour l’ensemble du contrat, connu sous l’acronyme JEDI (pour Joint Enterprise Defense Infrastructure). Son appel d’offres, qui totalise plus de 1 300 pages, recense ainsi de nombreux critères technologiques et financiers qui devraient disqualifier tous les autres prétendants, tels IBM et Oracle.
Par ailleurs, Google s’est retiré de la course. Le mastodonte du Web justifie sa décision par ses nouveaux principes en matière d’intelligence artificielle (IA), qui prévoient notamment de ne pas contribuer au développement d’armes. Confrontée au courroux de ses salariés, la firme de Mountain View (Californie) avait déjà renoncé, en juin, à renouveler un projet avec le Pentagone utilisant des logiciels d’IA pour mieux analyser les images filmées par les drones de l’armée américaine.
Le choix définitif est attendu au printemps 2019. La procédure pourrait cependant être ralentie par les recours déposés par IBM et Oracle devant le Government Accountability Office, l’équivalent de la Cour des comptes. Les deux sociétés remettent en cause l’option du fournisseur unique, que le ministère de la défense motive par des raisons d’efficacité et de sécurité. « Aucune entreprise dans le monde n’aurait choisi de bâtir un “cloud” comme JEDI », lance Sam Gordy, responsable des contrats gouvernementaux chez IBM.

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                Amazon veut gagner la bataille du cloud



Une étape importante
Face à Microsoft, Amazon Web Services part avec une longueur d’avance. Pionnière sur ce marché, la filiale du géant du commerce en ligne a déjà décroché des contrats importants avec des agences fédérales américaines, en particulier avec la CIA. Elle est, pour l’instant, la seule à disposer des autorisations nécessaires pour héberger des données sensibles du gouvernement.
Reste une inconnue : l’impact de ses mauvaises relations avec Donald Trump. La Maison Blanche assure que le président des Etats-Unis n’est pas impliqué dans le processus de décision. « Mais il s’est déjà immiscé dans d’autres contrats », rappelle Rick Holgate. Selon l’agence Bloomberg, Safra Catz, la co-PDG d’Oracle, se serait directement plainte auprès de M. Trump.
Le contrat JEDI est une étape importante pour le ministère de la défense, qui amorce sa transition vers le « cloud ». « L’avantage, sur le champ de bataille, ne peut pas être obtenu sans l’adoption du “cloud” », assure Dana Deasy, son responsable des technologies de l’information. Le Pentagone souhaite notamment tirer parti des progrès de l’IA pour analyser davantage de données et fournir à ses soldats des informations en temps réel.
« JEDI ne représente que le début », juge ainsi M. Holgate. Un deuxième appel d’offres, de 8 milliards de dollars sur dix ans, doit être lancé en 2019. A terme, estime l’analyste de Gartner, le Pentagone pourrait dépenser jusqu’à 10 milliards de dollars par an pour son « cloud ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.
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Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome

La Commission pourrait retoquer le budget présenté par les autorités de la Péninsule. Une première qui déclencherait une crise politique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 10h11
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Bruxelles est parée à l’affrontement avec Rome. Lundi 15 octobre, l’Italie, à l’instar des 18 autres membres de la zone euro, devrait soumettre à la Commission européenne son budget prévisionnel pour 2019. Or, si celui-ci affichait toujours un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), comme annoncé fin septembre, l’institution communautaire devrait, dans un premier temps, envoyer mardi ou mercredi une lettre afin de « demander des explications »au gouvernement de Giuseppe Conte.

S’ouvrirait ensuite une période de « dialogue et de consultation » d’une semaine pour essayer ­concrètement d’amener les autorités italiennes à revenir sur leurs décisions. Le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, devrait être dépêché à Rome, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, avec cette mission ardue.
Si le gouvernement italien refusait de reculer, Bruxelles pourrait théoriquement lui réclamer la soumission d’un nouveau budget. Elle aurait jusqu’à fin octobre pour s’exécuter. Ce cas de figure ne s’est encore jamais présenté dans la zone euro, et la décision, radicale, devrait être prise par le collège de la Commission.

Mais les commissaires auront du mal à l’éviter s’ils veulent préserver la crédibilité du pacte de stabilité et de croissance. Ils ont reçu un soutien appuyé, et quasi unanime, des ministres européens des finances, réunis en Eurogroupe, lundi 1er octobre à Luxembourg, où le ministre italien des finances, Giovanni Tria – hostile aux choix économiques de son propre gouvernement – était apparu très isolé, dans une position intenable.
Retoquer le budget italien aurait en tout cas pour conséquence prévisible de déclencher une violente crise politique avec un gouvernement dont l’euroscepticisme constitue, depuis son entrée en fonctions, le principal carburant politique.
La Commission défend une ligne dure, dans la mesure où elle estime quel’écart que représenterait un déficit de 2,4 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le Parti républicain a tenté en vain de supprimer l’Obamacare, de plus en plus populaire auprès des électeurs.
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Etats-Unis : la santé au coeur de la campagne des « midterms »

Le Parti républicain a tenté en vain de supprimer l’Obamacare, de plus en plus populaire auprès des électeurs.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 09h57
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Une revue des publicités de campagne pour les élections de mi-mandat en témoigne : la santé est l’un des sujets qui tiennent le plus à cœur aux électeurs américains. Selon le Wesleyan Media Project, spécialisé dans ce type d’analyse, elle a été mise en avant dans 41 % des publicités politiques en septembre, bien loin devant les questions fiscales (20 %), l’emploi (13 %) ou encore l’immigration (9 %).
Les sympathisants démocrates la placent en tête de leurs préoccupations, et elle arrive en deuxième position chez les républicains selon des sondages convergents. C’est pour cette raison que Donald Trump a choisi de publier dans le quotidien national USA Today, mercredi 10 octobre, une tribune dénonçant les projets démocrates en la matière. Elle a été immédiatement moquée pour la quantité d’inexactitudes qu’elle contient.
Il est vrai que le Parti républicain n’est pas en position de force sur ce sujet. En 2016 encore, pas un meeting de campagne conservateur ne s’achevait sans que soit rappelée la promesse « de supprimer et de remplacer l’Obamacare », le dispositif mis en place par le président démocrate précédent, qui avait permis une réduction historique du nombre d’Américains sans couverture santé.
Capacité de résistance
Les divisions internes républicaines au Sénat, en 2017, ont cependant empêché d’accomplir cet engagement. Les conservateurs ont cru parvenir à leurs fins indirectement en supprimant une disposition impopulaire de l’Obamacare, l’obligation de souscrire une assurance. Donald Trump a alors annoncé de manière répétée « l’effondrement imminent » du dispositif. Ce dernier, au contraire, a fait preuve au cours des derniers mois d’une capacité de résistance inattendue, au point d’être considéré désormais comme stabilisé.
Bill Galston, spécialiste en politiques publiques à la Brookings Institution, à Washington, en explique la raison : « Les concepteurs de l’Obamacare ont commis initialement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Une violente tempête de neige a dévasté le camp d’une expédition sud-coréenne.
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Neuf alpinistes morts lors d’une ascension au Népal

Une violente tempête de neige a dévasté le camp d’une expédition sud-coréenne.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 11h39
   





                        


Les neuf alpinistes membres d’une expédition sud-coréenne ont perdu la vie dans le massif du mont Gurja, au Népal, lors d’une violente tempête de neige qui a dévasté leur camp, ont annoncé samedi 13 octobre des officiels népalais.
Les corps de huit personnes,quatre Sud-Coréens et quatre guides népalis -, ont été localisés parmi les débris de leur camp par une équipe de secours, a expliqué un porte-parole de la police. Un cinquième alpiniste sud-coréen, initialement porté disparu car il devait rejoindre avec retard l’équipe principale, a finalement été localisé décédé au camp de base qui a été ravagé par la tempête, portant le bilan des morts à neuf, selon les autorités.
Une trentaine d’alpinistes seulement ont gravi le Gurja
Wangchu Sherpa, de l’organisation Trekking Camp Nepal, qui a organisé l’expédition, a déclaré que l’alerte avait été donnée après vingt-quatre heures sans nouvelles des alpinistes. Les alpinistes Sud-Coréens et leurs guides népalais campaient au pied de ce sommet culminant à 7 193 mètres, en attendant qu’une éclaircie leur permette de poursuivre l’ascension.
L’expédition était menée par l’alpiniste sud-coréen Kim Chang-ho qui avait été en 2013 le plus rapide à escalader les quatorze premiers sommets mondiaux sans l’aide d’équipement d’oxygène additionnel.
Rarement gravi, le Gurja est situé à côté du Dhaulagiri, septième sommet mondial qui fait fréquemment l’objet d’avalanches, dans le massif de l’Anapurna, à 200 km à l’ouest de Katmandou. Une trentaine d’alpinistes seulement ont vaincu le Gurja – contre plus de 8 000 pour l’Everest – sur les pentes duquel ont péri quatre personnes depuis 1969, date de sa première ascension par une équipe japonaise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le rapport du GIEC paru le 8 octobre vient déjà trop tard. Le véritable rapport de la « dernière chance » date de... 1979, rappelle le journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique.
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Climat : « Il est parfaitement illusoire de demeurer sous le seuil des 1,5 °C »

Le rapport du GIEC paru le 8 octobre vient déjà trop tard. Le véritable rapport de la « dernière chance » date de... 1979, rappelle le journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 09h14
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. C’est, à nouveau, le rapport de la « dernière chance ». Lundi 8 octobre, les experts du climat ont rendu une nouvelle somme sur la dérive climatique avec, comme sujet imposé par la communauté internationale, le seuil de 1,5 °C de réchauffement. Est-il encore possible de maintenir le climat terrestre sous cette barre qui se rapproche dangereusement ? La fameuse « dernière chance » est-elle, en réalité, désormais derrière nous ?
Dans sa communication, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a décidé de maintenir vif l’espoir d’un endiguement du problème et de ses conséquences les plus désastreuses : au prix d’un sursaut international, dit le GIEC, il est encore possible de demeurer sous le seuil des 1,5 °C d’élévation de la température moyenne, par rapport aux niveaux préindustriels. Il faudrait une transition sans précédent, bien sûr, mais l’objectif ne serait pas hors de portée.
Un régime autoritaire global
Pour le sociologue et politiste Stefan Aykut, professeur assistant à l’université de Hambourg (Allemagne) et observateur affûté du théâtre de la diplomatie climatique, coauteur avec Amy Dahan de Gouverner le climat ? (Presses de Sciences Po, 2014), ce discours met les scientifiques dans une situation singulièrement inconfortable. « Pour ne pas apparaître comme ceux qui ont tué l’espoir, les scientifiques présentent des scénarios dont certains incluent des notions d’émissions négatives, c’est-à-dire l’éventualité que nous parvenions à retirer du carbone de l’atmosphère, ce qui repose sur des paris technologiques incertains, dit-il. Ensuite, lorsqu’on regarde la vitesse avec laquelle les émissions doivent décroître pour maintenir le climat sous le seuil de 1,5 °C, on voit que l’exercice est complètement déconnecté des réalités politiques et économiques du monde. »
Les démocraties de marché ne sont pas adaptées aux transitions radicales
Sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La sénatrice et ancienne ministre suit Emmanuel Maurel. Elle déclare dans le « JDD » que le PS « est devenu un canard sans tête ».
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Après quarante-sept ans au Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann annonce son départ

La sénatrice et ancienne ministre suit Emmanuel Maurel. Elle déclare dans le « JDD » que le PS « est devenu un canard sans tête ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 08h03
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 16h08
   





                        



   


Après Emmanuel Maurel, qui a fait savoir vendredi dans Le Monde qu’il quittait le Parti socialiste (PS), la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a annoncé, samedi 13 octobre, dans le Journal du dimanche  son départ du parti, dont elle était adhérente depuis 1971.

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                Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »



Pour l’ancienne députée européenne, les échéances de l’élection européenne de mai ne suffiront pas à remobiliser la formation politique : « Olivier Faure n’en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête. »
« Nouveau Front populaire »
Figure de l’aile gauche du PS, Mme Lienemann animait le courant L’Union et l’Espoir avec Emmanuel Maurel. Elle annonce désormais la création, au début de 2019, d’« un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d’être le gardien des cendres », formation à laquelle serait associé le Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Les deux élus comptent se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre d’un « nouveau Front populaire ». L’ancienne ministre du logement appelle Yannick Jadot et Benoît Hamon à les rejoindre.

        Lire aussi :
         

                Valls, Hamon, Maurel, Lienemann… La fuite des ténors du PS se poursuit



A l’occasion du conseil national des socialistes à Paris, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, est revenu sur ces deux départs. Concernant Mme Lienemann, « elle rompt avec le PS, elle ne rompt pas avec les mandats qu’elle détient par le Parti socialiste, a-t-il critiqué. Elle a été élue sur une liste, la moindre des choses serait qu’elle dise qu’elle quitte le Sénat. »
« Nous n’avons jamais emprunté cette voie-là, celle du populisme, a-t-il également lancé, regrettant que M. Maurel et Mme Lienemann se rapprochent de M. Mélenchon. Car si nous l’avions suivie, alors nous n’aurions pas aboli la peine de mort. » « Alors, chers camarades, nous ne serons jamais populistes. Socialistes, oui. Ecologistes, oui. Démocrates, oui. Populistes, jamais. C’est le désaccord profond que j’ai avec Emmanuel Maurel », a poursuivi le député de Seine-et-Marne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/10/2018
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Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE

Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Londres a accepté de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 09h24
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Theresa May a longtemps défendu un « Brexit dur », une rupture nette avec l’Union européenne (UE). A quelques jours du sommet des 17 et 18 octobre présenté par Bruxelles comme « le moment de vérité » des négociations, la première ministre britannique semble avoir accepté une version nettement plus souple des futures relations avec le continent. Londres n’avait pas prévu que l’Irlande devienne l’ultime obstacle à ses projets de divorce avec les Vingt-Sept.
C’est pourtant le statut fragile de la petite île qui commande les nouvelles concessions britanniques. Pour empêcher le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (partie prenante du Royaume-Uni), dont la disparition est un acquis fondamental des accords de paix de 1998, Theresa May vient d’accepter de maintenir cette dernière dans le marché unique européen.
L’ensemble de l’île d’Irlande y serait ainsi inclus. En contrepartie, pour éviter d’imposer des contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, la chef du gouvernement aurait fait accepter par Bruxelles le maintien de l’ensemble du Royaume-Uni (Irlande du Nord comprise) dans l’union douanière européenne.

Lors d’une réunion de cabinet restreint, jeudi 11 octobre, selon le Financial Times, Theresa May a informé ses ministres les plus proches de ce compromis qui pourrait constituer la trame du chapitre « Irlande », volet de loin le plus sensible de l’accord sur le divorce avec l’UE qui doit faire l’objet d’un traité entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni. Ce texte doit être ratifié à la fois par le Parlement européen et par celui de Westminster d’ici la fin de l’année, pour permettre la rupture effective programmée le 29 mars 2019.
Bruxelles n’a pas commenté. Mais le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a déclaré, jeudi au Monde : « Il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons », tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».
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A Helsinki, une appli permet d’organiser tous ses déplacements en un clic

La capitale finlandaise est la première à avoir bouleversé ses transports en ouvrant largement l’accès aux données, l’un des enjeux majeurs de la loi en préparation en France. L’application Whim se présente comme le nec plus ultra de la « mobilité comme service ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 07h13
    |

            Grégoire Allix (Helsinki)








                        



                                


                            

C’est une image de carte postale qui masque une révolution. Sur les rues pavées qui enserrent le port d’Helsinki, entre les colonnes néoclassiques de la cathédrale luthérienne et les bulbes dorés de l’église orthodoxe, le ballet des tramways, des vélos et des taxis suit une toute nouvelle partition, celle de la mobilité servicielle.
La capitale finlandaise se targue d’être la première ville au monde à avoir atteint la panacée des transports urbains de demain, le Graal des métropoles « smart et agiles » : la mobilité comme service, clé du recul de la voiture individuelle et de l’essor des transports en commun ou partagés.
« Mobility as a service »
Plus connu des amateurs sous son nom et son acronyme anglais, mobility as a service (MAAS), ce changement de paradigme est, en France, un important chapitre de la future loi d’orientation des mobilités (LOM), que la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, doit présenter en conseil des ministres le 26 octobre.
« L’enjeu majeur, c’est de contraindre tous les opérateurs à ouvrir l’accès à leurs données pour pouvoir mettre en place de vrais services multimodaux », prévient Jean-Marc Zulesi, député (La République en marche, LRM) des Bouches-du-Rhône, président du groupe de travail sur l’innovation lors des Assises de la mobilité.

Avec une seule application sur son smartphone, au lieu de la demi-douzaine qu’un citadin utilise chaque semaine, un habitant d’Helsinki peut facilement organiser ses déplacements en métro, en tramway, en bus, en vélo en libre-service, en taxi ou en voiture de location.
Whim permet de localiser stations et véhicules, de vérifier horaires et disponibilités, de comparer différentes combinaisons, de se laisser guider… mais aussi de réserver, de payer et de valider en un clic les trajets et les tickets, dématérialisés, et de souscrire des formules d’abonnement incluant tous les modes de transport.
« Aller n’importe où, n’importe...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Ce n’est pas en laissant aux réactionnaires le monopole de la rupture que l’on sauvera l’égalité et la démocratie, met en garde l’économiste dans sa tribune au « Monde ».
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Thomas Piketty : « Au Brésil, la République menacée »

Ce n’est pas en laissant aux réactionnaires le monopole de la rupture que l’on sauvera l’égalité et la démocratie, met en garde l’économiste dans sa tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 06h00
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            
Chronique. Aux Etats-Unis, c’est au milieu des années 1960 que les anciens esclaves ont pu finalement obtenir le droit de s’asseoir dans les mêmes bus que les Blancs, d’aller dans les mêmes écoles, et, par la même occasion, ont pu accéder au droit de vote. Au Brésil, le droit de vote pour les pauvres date de la Constitution de 1988, soit quelques années avant les premières élections multiraciales en Afrique du Sud, en 1994.
La comparaison peut choquer : le Brésil est un pays autrement plus métissé que les deux autres. Lors du dernier recensement, en 2010, 48 % de la population s’est déclarée comme « blanche », 43 % comme « métisse », 8 % comme « noire », et 1 % comme « asiatique » ou « indigène ». En réalité, ce sont même plus de 90 % des Brésiliens qui ont des origines métissées. Il reste que les clivages sociaux et raciaux demeurent étroitement liés. C’est le pays du « racisme cordial », dit-on parfois, à défaut d’être le pays débarrassé de la race. Un pays où la démocratie est récente et fragile, et traverse actuellement une crise très grave.
Le Brésil a aboli l’esclavage en 1888, alors que les esclaves représentaient encore 30 % de la population dans certaines provinces, en particulier dans les régions sucrières du Nordeste. Au-delà du cas extrême de l’esclavage, il s’agit d’un pays où les relations de travail sont longtemps restées extrêmement dures, en particulier entre les propriétaires terriens et les ouvriers agricoles et paysans sans terre.
Une longue histoire d’inégalités
Sur le plan politique, la Constitution de 1891 prit soin de préciser que les personnes non alphabétisées n’auraient pas le droit de vote, règle reprise par les Constitutions de 1934 et 1946. Ceci permit d’éliminer d’entrée de jeu 70 % de la population adulte du processus électoral dans les années 1890, et toujours plus de 50 % en 1950 et environ 20 % en 1980. En pratique, ce sont non seulement les anciens esclaves mais plus généralement les pauvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».
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En Allemagne, le fossé se creuse entre politique et économie

Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société, ce qui contribue à gripper le  modèle allemand, analyse Cécile Boutelet, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 05h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. Le « mittelstand » allemand n’est pas réputé pour ses positions radicales. Ce tissu d’entreprises de taille intermédiaire, qui fait le succès et la grande résilience du « made in Germany », est adepte du long terme, de la gestion morale des affaires et de la modération du discours. Fin septembre, l’une des grandes figures du mittelstand, Nicola Leibinger-Kammüller, héritière et dirigeante du constructeur de machines Trumpf, près de Stuttgart, a cependant usé de mots inhabituellement alarmants pour décrire la situation actuelle. « Il y a un éloignement insidieux entre l’économie et le gouvernement, a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire Welt am Sonntag. (…) L’économie se sent moins entendue et comprise. Et les politiques sont frustrés que l’économie ne reconnaisse pas leurs contraintes. »
Pour comprendre la portée de cette alerte, il faut se remettre dans le contexte allemand : le succès économique du pays repose traditionnellement sur une coopération efficace entre Etat et entreprises. Le premier définit un cadre normatif favorable à la concurrence et au développement économique, les secondes ont une responsabilité morale vis-à-vis de la société. Elles organisent les rémunérations et les conditions de travail en coopération avec les syndicats. C’est le principe de l’ordolibéralisme, théorie qui a donné naissance à l’économie sociale de marché, qui a garanti pendant des décennies la cohésion de la société allemande.
Dégradation du climat des affaires
Ce que Mme Leibinger-Kammüller décrit, c’est le grippement de ce modèle. Car en dépit de la réussite exceptionnelle de l’économie, la société allemande est profondément divisée. Ce qui est bon pour les entreprises n’est plus nécessairement considéré comme bénéfique par de larges pans de la société. Ce fossé, en germe depuis plusieurs années, s’est cristallisé sur la question de l’immigration. Le devoir moral d’accueillir les réfugiés,...




                        

                        

