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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »
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Retraites : « La nécessité d’une réforme équitable, lisible et durable »

L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Florence Legros (Professeur d’économie, directrice générale d’ICN Business School)







                        



                                


                            
Tribune. Après des décennies de réformes paramétriques, le gouvernement semble sur le point d’engager une réforme structurelle de notre système de retraite. Avec un taux de dépendance (le nombre des 65 ans et plus rapporté à celui des 15-64 ans) qui devrait passer de près de 25 % aujourd’hui à près de 45 % en 2070, les besoins de financement seraient en effet difficilement supportables si le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) augmentait dans les mêmes proportions.
Certes, les réformes menées jusqu’ici devraient limiter ce risque, comme le montre l’« Ageing Report » de la Commission européenne, qui en intègre les résultats escomptés. La part des pensions est aujourd’hui de 15,1 % du PIB, mais elle devrait baisser à 11,8 % en 2070, en raison de l’augmentation des taux d’activité aux âges élevés, mais surtout de la baisse des taux de remplacement, c’est-à-dire du rapport entre pensions et salaires d’activité. Car c’est en réalité à une baisse orchestrée du pouvoir d’achat relatif des retraités que l’on assiste depuis trente années !

En 1993, la réforme impose que les salaires servant au calcul de la première pension (soit les 25 meilleures années, au lieu des 10 préalablement) ne soient plus indexés comme le salaire moyen de l’économie, mais comme l’inflation. Autrement dit, les salaires passés voient leur valeur de calcul d’autant plus baisser qu’ils sont anciens. Les pensions suivantes étant également désindexées, celles-ci « décrochent » chaque année du salaire moyen. Autrement dit, chaque point de croissance économique vient baisser le pouvoir d’achat relatif des retraités.
Risque de paupérisation des retraités
Par la suite, la sous-indexation des retraites complémentaires à un point de moins que l’inflation, puis la décision, à partir de 2013 et jusqu’en 2019, de retarder leur revalorisation de sept mois chaque année, et enfin la mise en place d’un bonus-malus destiné à inciter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».
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Retraites : « La réforme traduit une vision purement comptable »

L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Nicolas Cuzacq







                        



                                


                            
Tribune. La réforme des retraites qui s’annonce n’est pas dans la lignée des précédentes car le passage d’une retraite en « annuités », dispositif actuel dans la majorité des régimes de base, à un régime par points que la réforme pourrait instaurer, engendre un changement de paradigme car la philosophie des deux dispositifs est différente.
Les régimes en annuités ont un objectif de revenu de remplacement alors qu’un régime à comptes notionnels privilégie la stabilité du montant des prélèvements obligatoires. Dans un régime par points, une hausse de l’espérance de vie engendre automatiquement une baisse de la pension de retraite, sauf si l’actif consent à cotiser plus longtemps. Dans les faits, la réforme aura donc des conséquences sur la durée de cotisation, à l’inverse de ce qui est parfois affirmé. Elle traduit une vision purement comptable du système des retraites.
On peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital
Il est logique de travailler plus longtemps lorsque l’espérance de vie augmente, mais il semble aussi légitime d’élargir l’assiette des cotisations afin de prendre en considération les évolutions de la société comme par exemple sa financiarisation. En conséquence, on peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital. En 2017, ils ont déjà financé la branche vieillesse pour 16 milliards d’euros. Leur hausse engendrerait un accroissement du prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital. On pourrait aussi majorer le taux d’impôt sur les sociétés en cas de distribution de dividendes (et le maintenir en cas d’autofinancement). La majoration de l’imposition abonderait le financement des retraites.

De telles solutions ne correspondent pas à la philosophie néolibérale du « TINA » (« there is no alternative ») qui valide l’idée que les grandes fortunes et les multinationales mettent en concurrence les législations des Etats. Le choix d’un régime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.
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Réforme des retraites : « Le contrat social intergénérationnel est fragile »

Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Louis de Mesnard (Professeur d’économie à l’université de Bourgogne)







                        



                                


                            

Tribune. Pour le gouvernement, la retraite est une prestation sociale : le prochain budget va désindexer les retraites de la hausse des prix. C’est que, pour le président de la République, « la retraite n’est pas un droit auquel on a cotisé toute sa vie, la retraite est ce que les actifs payent pour les retraités ». Il faut reconnaître que la fin de la proposition est parfaitement vraie : toute retraite est payée sur le revenu national, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation.
Toutefois, dire que la retraite n’est pas un droit mais une simple prestation sociale mérite discussion. Aucun système de retraite ne peut faire l’objet d’un consensus social s’il n’est pas considéré comme un droit. En effet, considérons deux périodes – « aujourd’hui » et « demain » –, et trois catégories de personnes – « jeunes », « actifs » et « retraités ». Avec le temps qui passe, les actifs d’aujourd’hui deviennent les retraités demain, les retraités d’aujourd’hui disparaissent demain, tandis que les jeunes d’aujourd’hui deviennent eux-mêmes actifs demain.

Alors, pourquoi la catégorie des actifs donnerait-elle aujourd’hui X milliards d’euros à celle des retraités, alors que cette dernière aura disparu demain et ne pourra rien lui rendre ? Pourquoi cette catégorie composée d’homo economicus ferait-elle preuve d’altruisme aujourd’hui envers celle des retraités, puisque rien ne lui garantirait qu’elle-même bénéficierait d’un tel traitement favorable son tour venu demain ? Cela montre bien qu’il faut un mécanisme permettant à la catégorie des actifs d’être incitée à effectuer le transfert vers la catégorie des retraités. Ce mécanisme peut être de deux ordres.
Le leurre de la capitalisation
Soit les actifs placent la somme correspondant au transfert aujourd’hui et la récupèrent demain, avec intérêts. En ce cas, il y a transfert intergénérationnel au sein d’une même catégorie, les actifs d’aujourd’hui étant devenus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Depuis près de deux ans, de nombreux ténors ont quitté le Parti socialiste pour divers horizons. Dernier en date : Emmanuel Maurel, qui se rapproche de Jean-Luc Mélenchon.
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Valls, Hamon, Maurel… La fuite des ténors du PS se poursuit

Depuis près de deux ans, de nombreux ténors ont quitté le Parti socialiste pour divers horizons. Dernier en date : Emmanuel Maurel, qui se rapproche de Jean-Luc Mélenchon.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h10
   





                        



   


Adieu Solférino. Une page longue de trente-sept ans se tourne au Parti socialiste (PS). Le parti a quitté, vendredi 12 octobre, son siège historique du 7e arrondissement de Paris, pour emménager à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.
Au-delà du symbole, le PS est aujourd’hui un parti à l’agonie, où les départs se sont multipliés ces derniers mois. Dernier en date : celui du député européen Emmanuel Maurel, qui en a fait l’annonce vendredi dans une interview au Monde.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Le Parti socialiste à l’agonie



M. Maurel s’inscrit dans une longue hémorragie, commencée voilà un an et demi, qui a vu de nombreux ténors du PS – ayant parfois exercé des responsabilités gouvernementales sous François Hollande ou à la tête du parti – claquer la porte. Que ce soit pour un ralliement à Emmanuel Macron, la création d’un nouveau mouvement ou encore un retrait de la vie politique. Retour sur ces principaux départs.
Maurel et Lienneman se rapprochent de Mélenchon

   


C’était attendu depuis plusieurs semaines et c’est un nouveau coup dur pour le Parti socialiste. Le député européen et leader de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel, qui avait obtenu 19 % au dernier congrès, a décidé de quitter le parti. Et son constat est accablant :
« Le PS ne correspond plus à l’idée que je me fais du socialisme. Son but, c’est la défense des intérêts des gens modestes. La stratégie pour répondre à cet objectif, c’est le rassemblement des forces de gauche. Le PS a perdu de vue et l’objectif, et la stratégie. »
« Je n’annonce pas un départ, mais une scission, prévient-il. Aujourd’hui, je ne pars pas seul, mais avec de très nombreux militants, des centaines de cadres et d’élus sur l’ensemble du territoire. » 

        Lire notre analyse :
         

          Olivier Faure, le sacrifice du premier secrétaire



La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, autre figure de l’aile gauche du parti, devrait aussi officialiser son départ samedi, selon les informations du Monde. Les deux élus socialistes pourront alors se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon à l’approche des élections européennes de mai 2019.
« Je suis pragmatique, explique M. Maurel. Jean-Luc Mélenchon a fait près de 20 % des voix à la présidentielle de 2017, son mouvement est en dynamique, son programme attractif. Il faut faire avec eux ce travail de convergence. » En septembre, M. Mélenchon avait d’ailleurs lancé un appel à cette aile gauche du Parti socialiste à l’occasion de l’université d’été du Mouvement républicain et citoyen :
«J’ai le cœur plein d’enthousiasme si vos chemins viennent en jonction des nôtres. Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille (…). Mes amis, vous me manquiez. »

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Maurel quitte le PS : une double bonne nouvelle pour les « insoumis »



Valls, Le Drian, Collomb… Ils ont rejoint Emmanuel Macron

   


Si une partie de l’aile gauche du parti est en train de prendre son envol, son aile droite avait déjà rejoint l’écurie d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. Dans la foulée de sa victoire aux élections législatives dans l’Essonne, Manuel Valls avait ainsi annoncé en juin 2017 son départ du PS pour rejoindre La République en marche. Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Barcelone, soutenu par le parti libéral espagnol Ciudadanos.
Autre poids lourd à avoir quitté le PS en 2017, l’ancien ministre de la défense de François Hollande Jean-Yves Le Drian. Il est aujourd’hui ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d’Edouard Philippe.
Le gouvernement actuel compte plusieurs anciens membres du Parti socialiste : Christophe Castaner (relations avec le Parlement), Benjamin Griveaux (porte-parole) ou encore Olivier Dussopt, élu député sous la bannière socialiste en juin 2017 avant d’être écarté du PS à la suite de sa nomination au poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics. Sans compter Richard Ferrand, député PS sous l’ancienne législature et actuel président de l’Assemblée nationale, ou encore Gérard Collomb, ministre de l’intérieur démissionnaire.
L’ancienne secrétaire chargée de l’aide aux victimes (2016-2017), Juliette Meadel, a de son côté été radiée du PS en avril pour avoir annoncé son soutien à Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. « J’ai décidé de ne pas faire de recours. C’est un divorce par consentement mutuel », avait-elle expliqué.
Benoît Hamon a fondé Génération.s
A gauche du PS, si M. Maurel et Mme Lienemman souhaitent se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon a pris une route différente. Après avoir annoncé qu’il quittait le parti en juillet 2017 – six mois seulement après sa victoire à la primaire socialiste –, l’ancien ministre de l’éducation a fondé son mouvement, Génération.s. Il a notamment été rejoint par l’ancienne ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, le député Régis Juanico et le député européen Guillaume Balas.
Quelques mois plus tard, c’est au tour du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) « de prendre son indépendance vis-à-vis du PS ». Dans une interview au Monde, en mars, la présidente du MJS, Roxane Ludy, a annoncé son départ ainsi que celui de nombreux militants chez Génération.s après « un désaccord politique ».
Delphine Batho veut relancer Génération écologie
Elle aussi faisait partie de l’aile gauche du Parti socialiste. L’ancienne ministre de l’écologie de François Hollande et députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, a quitté en mai le PS après vingt-quatre ans passés à Solférino.
Mme Batho a rejoint dans la foulée le mouvement Génération écologie, dont elle vient de prendre la présidence. Avec de hautes ambitions : construire « un projet de l’écologie intégrale démocratique » ayant vocation à exercer le pouvoir, a-t-elle expliqué au Monde.

        Lire aussi :
         

                Delphine Batho veut relancer Génération écologie



Ayrault, Vallaud-Belkacem, Pellerin… Ils ont arrêté la politique

   


Ils ont tous fait parti d’un gouvernement durant le quinquennat de François Hollande. Mais tous ces anciens ministres se sont éloignés du Parti socialiste et de la vie politique. C’est notamment le cas de l’ancien premier ministre (2012-2014), Jean-Marc Ayrault, qui avait annoncé dès février 2017 qu’il renoncerait à tout mandat politique après la présidentielle. Il a toutefois été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour diriger la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
Après sa défaite aux législatives de 2017 à Villeurbanne (Rhône), Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’éducation, est partie dans le privé et travaille désormais chez Ipsos. Elle a également lancé une collection d’essais baptisée « Raison de plus », chez Fayard. Un temps pressentie pour être candidate au poste de première secrétaire du PS, elle avait finalement décidé de renoncer en début d’année, assurant n’avoir « jamais voulu d’une vie réduite à la politique ».
De son côté, Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la culture (2012-2014), avait quitté le PS en décembre 2017. Elle avait annoncé quelques semaines après son ralliement à Génération.s, de Benoît Hamon. Mais dans une interview à Ouest-France, le 10 octobre, l’ancienne députée de Moselle a finalement annoncé qu’elle aussi se retire complètement de la vie politique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le député Insoumis a exprimé sa colère à l’Assemblée face au vote ayant retoqué une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».
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François Ruffin s’en prend aux députés LRM : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas »

Le député Insoumis a exprimé sa colère à l’Assemblée face au vote ayant retoqué une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h49
   





                        



« Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. » François Ruffin a exprimé sa colère jeudi 11 octobre à l’Assemblée nationale face au vote des députés La République en marche (LRM) retoquant une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».
Lors d’une prise de parole retentissante, le député Insoumis a fustigé le choix des députés (70 voix contre 54) de voter une « motion de rejet préalable », c’est-à-dire avant l’examen de ses articles dans l’hémicycle. « Vous empêchez carrément le débat, vous l’interdisez », a dénoncé M. Ruffin.
Cette proposition de loi, à l’initiative du député Les Républicains (LR) Aurélien Pradié mais soutenu par la France insoumise, prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire.
« Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification », a lancé le député Insoumis. « Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune », a insisté l’élu de la Somme.

        Lire aussi :
         

                Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés



Admettant que la proposition de loi était « nettement améliorable », M. Ruffin a expliqué au micro de l’hémicycle que « les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les républicains » avaient déposé de nombreux amendements en Commission. « Vous, les Marcheurs ? Aucun. Vous n’avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe, en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre, de lever la main en cadence, comme des Playmobils », a-t-il regretté dans un discours emporté.
Comme promis, le député a d’ailleurs publié vendredi le nom des 70 députés ayant voté la « motion de rejet préalable » lors de ce scrutin public. « Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus », écrit-il sur son site.
Aurélien Pradié fustige le « mépris » des députés LRM
« Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », avait plaidé jeudi Aurélien Pradié, fustigeant le « mépris » des députés LRM. L’élu du Lot a rappelé que « le nombre d’élèves [en situation de handicap] accueillis est passé d’environ 100 000 en 2006 à (…) 340 000 en 2018 », de nombreux élèves étant restés sans solution d’accompagnement à la rentrée.

Selon la Majorité, il n'y aurait pas d'urgence à réformer le statut des AVS AESH. Les pb actuels relèveraient « d’a… https://t.co/KL9ls63iuU— AurelienPradie (@Aurélien Pradié)


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Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a de son côté reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».

        Voir notre grand format :
         

          Paroles de profs : « Nous n’avons pas été formés à accueillir des élèves handicapés »



Il a notamment souligné qu’à la rentrée 2018, « 20 000 élèves de plus que l’an dernier » avaient été accueillis, observant aussi que le statut unique prôné par M. Pradié est « très précisément la feuille de route que nous nous sommes fixée ».
« Il y a donc un chemin qui est pris qui est clairement conforme à ce que vous appelez de vos vœux », a-t-il affirmé au député LR, ajoutant que ses « pistes de réflexion » pourront être le point de départ d’une concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).
« Ce n’est pas par la loi qu’on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir », a assuré par la suite la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, renvoyant elle aussi à la concertation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Bruno Palier, chercheur à Sciences Po, retrace les points d’inflexion des réformes du système de retraites menées depuis 1993.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Réforme des retraites : « Un quart de siècle de révisions partielles »

Dans une tribune au « Monde », Bruno Palier, chercheur à Sciences Po, retrace les points d’inflexion des réformes du système de retraites menées depuis 1993.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h09
    |

Bruno Palier (Directeur de recherche au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. La France est, avec l’Italie et la Grèce, l’un des pays d’Europe qui consacre le plus de dépenses publiques aux retraites (plus de 14 % de son produit intérieur brut), ce qui garantit un niveau de vie moyen des retraités équivalent à celui des actifs, voire supérieur si l’on intègre le patrimoine. C’est aussi l’un des pays où l’on dénombre le plus de régimes différents, selon les professions (secteur privé, public, professions indépendantes, agriculteurs…), et d’étages : minimum vieillesse, régimes de base, régimes complémentaires obligatoires et retraites supplémentaires facultatives.
Le système est financé en répartition (les actifs actuels financent les retraités actuels) mais, complexité supplémentaire, il ne fonctionne pas de la même façon pour les régimes de base, où l’on définit à l’avance les règles qui donnent le droit à une retraite à taux plein (50 % des 25 meilleures années après 43 ans de cotisations pour les personnes nées après 1972), et pour les régimes complémentaires, qui fonctionnent par points : les salariés obtiennent des points contre le versement des cotisations au cours de leur carrière, et ils apprennent à leur départ en retraite la valeur des points accumulés et donc le montant réel de leur pension.
La France rencontre depuis longtemps des difficultés pour financer ses retraites. La caisse d’assurance vieillesse du régime général a été presque constamment déficitaire entre 1973 et 1998. Le déficit est réapparu en 2005, s’est aggravé avec la crise économique de 2008, jusqu’à une amélioration des comptes, redevenus positifs depuis 2016.
Mesures dites « paramétriques »
Pendant vingt ans, entre 1973 et 1993, les gouvernements ont procrastiné devant les déséquilibres démographiques et budgétaires. Plutôt que de lancer une réforme qui ferait tomber plus d’un gouvernement, d’après les mots de Michel Rocard en 1988, ils ont préféré augmenter les cotisations retraite.
Ainsi les cotisations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien conseiller en communication de Hollande, candidat déclaré aux municipales de 2020, explique pourquoi la suppression de la rocade pourrait changer la vie des Parisiens.
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Gaspard Gantzer : « Détruisons le périphérique ! »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien conseiller en communication de Hollande, candidat déclaré aux municipales de 2020, explique pourquoi la suppression de la rocade pourrait changer la vie des Parisiens.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h09
    |

Gaspard Gantzer (président du mouvement Parisiennes, Parisiens)







                        



                                


                            

Tribune. Paris n’a jamais cessé de grandir. De l’île de la Cité à l’enceinte de Thiers, la ville s’est élargie, par cercles concentriques, faisant tomber, siècle après siècle, les murailles qui l’enserraient. Le mur des Fermiers généraux, construit avant la Révolution française, fut détruit en 1860 quand fut érigée l’enceinte de Thiers, qui permit l’absorption par Paris de ces communes voisines, La Villette, Belleville, Auteuil, Batignolles ou encore Montmartre. Abattue à son tour au début du XXe siècle, l’enceinte de Thiers céda la place à la « zone », avant la construction du boulevard périphérique, quelques centaines de mètres plus loin, en 1974.
Nous sommes en 2018, et le moment est venu d’abattre ce nouveau « mur murant Paris » qu’est le boulevard périphérique. Le moment est venu de le remplacer par un projet majeur de développement urbain, reliant le « Vieux Paris » au « Nouveau Paris ». Car il nous faut renouer avec le sens de l’histoire et de la géographie de Paris. Et il y a urgence à le faire.

Disons-le : le périphérique ne résout aucun problème. Il ne fait qu’en poser. Cette barrière de béton, longue de 35 km, est aujourd’hui la principale source de pollution à Paris, ne fluidifie même pas le trafic tant le périphérique est congestionné du matin au soir et, pour couronner le tout, coupe le Grand Paris en deux, érigeant cette distinction hors du temps entre Parisiens du centre et de banlieue.
Arrêtons de tergiverser, de lancer des missions d’information et d’évaluation. Cessons de remettre à plus tard ce qui devrait être fait depuis longtemps. Ne nous cachons pas derrière des demi-mesures, des aménagements contre-productifs ou des couvertures partielles qui ne résoudront jamais rien, mais coûteraient assurément beaucoup.
Le moment est venu d’agir : détruisons le périphérique.

Avec qui détruire le périphérique ?
De nombreuses métropoles ont franchi le pas sans ciller. Séoul,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Cinq économistes membres d’Attac et de la Fondation Copernic dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont la dette publique française qui atteindrait 100 % du produit intérieur brut est uniquement présentée comme un épouvantail.
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« Résoudre le problème de la dette publique suppose de s’attaquer aux fondements des politiques néolibérales »

Cinq économistes membres d’Attac et de la Fondation Copernic dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont la dette publique française qui atteindrait 100 % du produit intérieur brut est uniquement présentée comme un épouvantail.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le président Macron poursuit son offensive contre les droits sociaux. Après le code du travail et la formation professionnelle, c’est au tour de l’assurance-chômage et bientôt des retraites de faire les frais de l’ajustement structurel néolibéral. Cela, au nom de la réduction des dépenses publiques et sociales, avec un leitmotiv sur le niveau trop élevé de la dette publique. Ce dernier est un marronnier au sein de la profession des économistes orthodoxes.
Tous s’inquiètent du niveau de la dette publique française : 100 % du produit intérieur brut (PIB), c’est dangereux. Ils reconnaissent pourtant, à juste titre, que le risque est faible, car l’Etat français emprunte sur dix ans à un taux nettement inférieur à 1 %, un taux bien en dessous de celui de l’inflation. Bref, la France s’enrichit en empruntant et la remontée des taux par la Banque centrale européenne (BCE), même si elle était brutale, ce qui est peu probable, ne changerait pas grand-chose à la situation actuelle parce que l’augmentation de la charge annuelle des intérêts ne sera que très progressive.
Ceux qui ont conçu le programme économique d’Emmanuel Macron sont silencieux sur les cadeaux fiscaux, se comptant par dizaines de milliards d’euros, dont viennent de bénéficier les ménages les plus riches et les employeurs
Alors où est le problème ? Une raison principale est avancée pour justifier l’inquiétude répandue dans l’opinion publique. Nous nous endetterions pour consommer et non pas pour investir. La dette serait donc synonyme de gabegie et de mauvaise gestion. Il n’est que trop facile d’ironiser sur cette supposée frénésie de consommation, qui fait fi des millions de nos concitoyens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, soumis au chômage, à la précarité, à des salaires de misère ou aux petites retraites. Mais surtout, il faut se demander ce qui permet à nos économistes d’être si catégoriques.
Ces économistes devraient savoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Ancien adjoint de Bertrand Delanoë puis d’Anne Hidalgo, le sénateur LRM de Paris Julien Bargeton s’est déclaré, le 16 septembre, candidat à la Mairie de Paris en 2020. Son credo : l’écologie et le covoiturage.
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Julien Bargeton, marcheur solitaire de la Mairie de Paris


                      Ancien adjoint de Bertrand Delanoë puis d’Anne Hidalgo, le sénateur LRM de Paris Julien Bargeton s’est déclaré, le 16 septembre, candidat à la Mairie de Paris en 2020. Son credo : l’écologie et le covoiturage.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h10
    |

            Philippe Ridet








   


Un petit jeu pour vous, amis Parisiens. Pouvez-vous citer le nom d’un candidat aux élections municipales de 2020 ? « Anne Hidalgo ? » Oui, certainement. « Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement ? » Sans doute. « Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du numérique ? » Peut-être. « Marlène Schiappa, secrétaire d’état chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes ? » Elle en rêve. « Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller com’ de François Hollande à l’Elysée ? » Il est dans les starting-blocks. « Cédric Villani, député vedette ? » Il entretient le mystère. Tous ces noms sont cités, mais vous avez tout faux quand même. Il n’y a, à l’heure actuelle, qu’un seul candidat officiellement déclaré à l’Hôtel de ville. Tous les autres sont putatifs, possibles, envisageables.

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Voilà près d’un mois que Julien Bargeton, 45 ans, a annoncé sa candidature dans une tribune publiée par Le Parisien le 16 septembre. « Je suis candidat à être maire de Paris pour mettre notre capitale en face du monde », a-t-il écrit. Et depuis ? Rien. Né dans le 11e arrondissement, petit-fils d’un mineur cévenol devenu pâtissier, fils d’une prof de géo et d’un ingénieur de Supélec, passionné de lecture, sénateur La République en marche (LRM), président du groupe Démocrates et progressistes au Conseil de Paris, ancien adjoint aux transports de Bertrand Delanoë (2012-2014) puis aux finances d’Anne Hidalgo (2014-2017), il a le profil. Problème : à peu près seuls sa famille et ses amis sont au courant de cette candidature.

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Mégalomane, alors ? Pas plus que n’importe quels femme ou homme politique qui briguent un mandat. Julien Bargeton, que l’on rejoint dans le fond d’un bar d’hôtel, place de la République, un dimanche après-midi tristoune, a mûri sa décision tout l’été. Ancien énarque (promotion Averroès, celle d’Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, d’Audrey Azoulay et de Fleur Pellerin, deux anciennes ministres de la culture de François Hollande), ex-Essec, magistrat à la Cour des comptes, il a vu le pouvoir municipal d’assez près pour prétendre savoir le gérer.
« J’avais prévu l’élection de Trump et le Brexit. Ce n’est pas le PS qui va apporter une réponse à ces phénomènes. Macron incarne la fin des fausses alternances. C’est ce qu’il faut pour Paris. »
Il a beaucoup réfléchi, beaucoup potassé et beaucoup transpiré. Dans tous les sens du terme. L’épisode caniculaire de cet été, les incendies en Suède, les typhons aux Etats-Unis l’ont convaincu que si les villes concentrent 70 % des problèmes dus à la pollution elles détiennent aussi une partie de la solution. Son programme repose sur trois axes. L’urgence écologique d’abord, c’est-à-dire « renoncer à une liberté provisoire, la voiture, pour sauvegarder une liberté fondamentale, vivre ». « L’anticipation de la révolution technologique », ensuite, qui permettrait à Paris d’exploiter ses propres données pour créer des applis spécifiques afin de favoriser le covoiturage ou un système de minibus à la demande. Enfin, il est temps « d’horizontaliser l’administration » parisienne et ses 55 000 agents, organisés, selon lui, « en silos ».

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Rocardien en 1993, année où il adhère au Parti socialiste, puis strauss-kahnien, il soutient Bertrand Delanoë (« Un homme très important pour Paris, les homos, et qui n’a pas fait le mandat de trop ») contre Jack Lang à la primaire en 2000. Son choix de soutenir Emmanuel Macron est dicté, lui, par « la montée des conservatismes ». « J’avais prévu l’élection de Trump et le Brexit. Ce n’est pas le PS qui va apporter une réponse à ces phénomènes. Macron incarne la fin des fausses alternances. C’est ce qu’il faut pour Paris. » Loyal envers Anne Hidalgo, il a tenu à boucler le budget avant de rendre son tablier d’adjoint.
Croit-il en ses chances ? « Personne n’est un candidat légitime à Paris », cingle-t-il, tout en assurant de sa solidarité celui qui sera choisi par la commission d’investiture de La République en marche. Il ne se sent pas l’âme d’un dissident. En sortant du bar, il s’intéresse au livre qui dépasse de notre poche. Il s’agit d’une œuvre du romancier Didier Blonde. Son titre : Le Figurant. Il n’a pas relevé…



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les juges d’instruction ont aggravé, vendredi, la mise en examen de la présidente du RN. Dans ce dossier, quatorze mises en examen ont été ordonnées par les magistrats.
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Assistants parlementaires : Marine Le Pen mise en examen pour « détournement de fonds publics »

Les juges d’instruction ont aggravé, vendredi, la mise en examen de la présidente du RN. Dans ce dossier, quatorze mises en examen ont été ordonnées par les magistrats.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 13h33
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h28
    |

            Lucie Soullier et 
Simon Piel








                        



   


Marine Le Pen avait à nouveau rendez-vous avec la justice, vendredi 12 octobre. La cheffe de file de l’extrême droite française s’est rendue matinalement au palais de justice de Paris, dans le bureau des juges d’instruction en charge de l’enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles par le Rassemblement national (RN, ex-Front national). Préalablement poursuivie pour « abus de confiance », elle y a vu sa mise en examen aggravée en « détournement de fonds publics », a confirmé une source judiciaire au Monde.
Pas de grande surprise, « on le savait », abrège Marine Le Pen. Seulement, cette requalification fait peser une menace politique supplémentaire sur la présidente du RN, finaliste de la dernière élection présidentielle. Car si le délit de « détournement de fonds publics » est passible de dix ans d’emprisonnement et d’un million d’euros d’amende, contre trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende pour l’abus de confiance, il peut surtout être assorti d’une peine de dix ans d’inéligibilité en cas de condamnation.
En juin 2017, lors de sa mise en examen initiale pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance », Marine Le Pen avait refusé de se rendre à la convocation des juges. Elle s’y est bien rendue, cette fois… mais a refusé de répondre à leurs questions, objectant qu’elle attendait une décision de la Cour de cassation sur un recours, dont l’examen est attendu pour la fin du mois de novembre. « L’autorité judiciaire ne peut s’ériger en arbitre du contenu du travail politique d’un député et de son bien-fondé sauf à violer le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs », a-t-elle précisé à l’Agence France-Presse, concernant l’objet de ce recours.
Système frauduleux
Les juges financiers Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen : un « système » aurait été mis en place par le Rassemblement national, permettant de salarier fictivement des assistants parlementaires européens par les fonds de Bruxelles, tandis que les intéressés travaillaient pour le parti d’extrême droite en France. Dans un rapport de synthèse, les enquêteurs affirmaient ainsi dès le mois de décembre 2016 que « l’étude des documents découverts dans le bureau de Wallerand de Saint-Just (…) faisait ressortir la mise en place d’un système frauduleux, impliquant plusieurs cadres du Front national. Ainsi, il apparaissait que, depuis 2012, le FN avait pour leitmotiv, par l’intermédiaire de ses cadres et sur avis de sa présidente, la volonté de réaliser des économies grâce aux financements du Parlement européen. » Ce dernier a évalué son préjudice à 6,8 millions d’euros.
Sur les quatorze personnes mises en examen à ce jour dans ce dossier, trois le sont donc désormais pour « détournement de fonds publics » : Marine Le Pen, le député européen RN Nicolas Bay, dont le nom fut un temps murmuré pour conduire la tête de liste en vue des élections européennes de mai 2019, et Charles Van Houtte, comptable fiscaliste belge, ancien assistant parlementaire européen accrédité de Marine Le Pen et ex-administrateur au Parlement européen auprès d’Europe des nations et des libertés (ENL), le groupe politique créé en juin 2015 par le FN et ses alliés de l’extrême droite européenne.
Le parti lui-même est poursuivi pour complicité et recel d’abus de confiance, et Louis Aliot, le député des Pyrénées-Orientales et compagnon de Marine Le Pen, qui s’est porté « candidat à la candidature » de la tête de liste européenne pour le RN, vendredi sur BFM-TV, l’est pour « abus de confiance ».
Ristourne
Depuis l’ouverture de l’enquête, les dirigeants du RN, au premier rang desquels Marine Le Pen, n’ont cessé de dénoncer « la persécution judiciaire » dont ils seraient les victimes. « Ça tourne au délire », s’est indigné vendredi son conseiller spécial, Philippe Olivier. Début juillet, les mêmes criaient au « coup d’Etat » et à la « dictature » lorsque les juges avaient ordonné, dans le cadre de la même affaire, la saisie à titre conservatoire de deux millions de subventions publiques allouées au RN. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement réduit ce montant à un million, le 26 septembre, mais sans désavouer la décision des deux juges d’instruction sur le fond, comme argué par le RN.
L’arrêt d’appel stipule ainsi qu’« il n’y a pas lieu de constater une disproportion entre le montant de la saisie pénale (…) et le produit réputé tiré par la personne mise en examen des infractions qui lui sont reprochées » et n’explique la remise d’un million que par son engagement à protéger l’article 4 de la Constitution – « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage » – au regard de la situation financière du RN jugée « tendue », tant du point de vue de son endettement que de sa trésorerie. Une ristourne qui ressemble donc, à la lecture de l’arrêt, à un simple sursis pour le RN, obtenu « grâce » à la situation catastrophique de ses comptes.
Pour parfaire l’actualité judiciaire de la patronne de l’extrême droite française, une autre affaire l’a rattrapée en cette fin de semaine. Confirmant une information du magazine Challenges, le parquet de Nanterre a indiqué jeudi soir que Marine Le Pen était visée par une autre enquête préliminaire lui reprochant d’avoir publié sur Twitter un acte de procédure. Mise en examen en mars par ce même parquet pour avoir publié des photos d’exactions de l’organisation Etat islamique sur le réseau social, Marine Le Pen avait en effet diffusé, le 20 septembre, l’ordonnance d’expertise psychiatrique – légalement obligatoire dans ce type d’affaire – accompagnée d’un commentaire: « Hallucinant ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Depuis la loi de finances de 2018, les bailleurs sociaux ont été privés de 8 % de leurs recettes, ce qui a fragilisé leur équilibre économique.
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Congrès HLM : entre résignation et colère face aux coupes budgétaires

Depuis la loi de finances de 2018, les bailleurs sociaux ont été privés de 8 % de leurs recettes, ce qui a fragilisé leur équilibre économique.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h05
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Près de 4 400 congressistes et trois fois plus de visiteurs se sont retrouvés, du 9 au 11 octobre, à Marseille, au 79e Congrès des HLM [habitations à loyer modéré], dans une ambiance assez morose dominée par les questions financières. « La situation est grave, a alerté Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère les 694 organismes HLM. Le mouvement HLM travaille, mais il est inquiet car jamais les menaces qui planent sur nous n’ont été aussi fortes. »
Depuis la loi de finances de 2018, les coupes budgétaires s’enchaînent, à hauteur de 1,5 milliard d’euros par an, privant les bailleurs sociaux de 8 % de leurs recettes et fragilisant leur équilibre économique. « Avec une telle ponction, le système ne fonctionne plus », constate Marianne Louis, directrice générale de l’USH, qui espère que le gouvernement atténuera ce traitement de choc après les négociations prévues en fin d’année. « Nous sommes des acteurs qui voyons à très long terme, présents sur tout le territoire où nous apportons de la stabilité et de la sécurité », rappelle Mme Louis. « Nous sommes victimes de notre bonne gestion, de notre santé financière, analyse Thierry Debrand, président du conseil social de l’USH. Grâce à elles, nous avons pourtant répondu présent, en 2008, en pleine crise, lorsqu’il a fallu racheter 30 000 logements aux promoteurs pour les sauver de la faillite. »
Le premier risque de cette perte de moyens est de geler les investissements et de faire chuter la production de logements sociaux, alors que la liste des demandeurs dépasse désormais, en France, deux millions de candidats, soit 10 % de plus qu’en 2017. « On sent déjà que les bailleurs sociaux sont en mode prudence alors que nous devons, au titre de la loi solidarité et renouvellement urbain, construire des logements sociaux sous peine de sanctions financières, observe Arlette Fructus, adjointe au maire chargée du logement à Marseille. Nous sommes en pleine injonction paradoxale. »

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Signes de faiblesse
Des signes de faiblesse dans la création de logements sociaux apparaissent déjà : 2016, une des meilleures années, avait vu programmer 128 000 logements, puis 113 000 en 2017 et, selon les premiers indicateurs, à peine 100 000 en 2018. La chute n’est pas terminée, puisque la Caisse des dépôts anticipe, dans une étude publiée à l’occasion de ce congrès, une détérioration sévère de la santé financière des organismes HLM et, d’ici à vingt ans, une chute de 38 % de leur production de logements.
Ce rapport fait pourtant l’hypothèse d’efforts soutenus pour contenir les charges d’exploitation, d’un doublement du nombre de logements vendus pour se procurer de l’argent frais et d’une aide constante de la Caisse des dépôts pour alléger les mensualités des crédits. « Dans vingt ans, c’est loin… Qui s’en soucie ? », commente, fataliste, Dominique Hoorens, le spécialiste des finances de l’USH. « On est en train de ruiner les HLM et, in fine, ce sont les locataires qui paieront », résume Frédéric Ragueneau, directeur de l’organisme coopératif Les Habitations populaires, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Les locataires semblent, en tout cas, les grands oubliés de cette réforme. Certains bailleurs sociaux lésinent déjà sur l’entretien des cages d’escaliers, d’autres, comme Hauts-de-Seine Habitat, à Clichy-sur-Seine, se lancent sans prévenir dans la vente de logements : « C’est en voyant débarquer le géomètre que nous avons appris que l’immeuble serait vendu à la découpe, témoigne Robert Crémieux, représentant de l’association de locataires, affiliée à la Confédération syndicale des familles à Clichy-sur-Seine. Nous, vieux locataires, on ne compte pas. Le bailleur ne nous répond plus et se défausse sur la nouvelle copropriété. »

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« A contre-courant de l’Europe »
« La France est à contre-courant de l’Europe, car même la Commission européenne reconnaît que le manque de logements abordables est le principal facteur d’accroissement de la pauvreté », plaide Cédric Van Styvendael, président de l’Organisation européenne des bailleurs sociaux Housing Europea. La chancelière allemande, Angela Merkel, vient, elle, d’annoncer un plan massif de 5,7 milliards d’euros sur trois ans pour construire des logements abordables. Au Royaume-Uni, la première ministre, Theresa May, met sur la table 2 milliards de livres par an pour relancer le logement social.
L’autre volet de la réforme, la création de grandes entités regroupant au moins 12 000 logements sociaux, favorise l’émergence de mastodontes, tel que CDC Habitat qui fusionne 13 de ses filiales HLM en un ensemble de 480 000 logements. « Nous étions 42 administrateurs locataires élus, nous ne serons plus, le 1er janvier prochain, que trois, sans doute centralisés à Paris. C’est un affaiblissement sans précédent de la représentation des locataires », proteste Serge Ostric, locataire et administrateur du Nouveau Logis provençal. 
En concluant le congrès, Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, a souhaité rassurer : « Je suis, comme vous, très attaché au modèle du logement social français, mais nous pouvons l’améliorer. » Il s’est engagé, « lors de notre clause de revoyure fin 2018-début 2019, à ce que nous trouvions des voies et moyens pour atteindre les économies attendues en 2020 ». Ses propos ont été écoutés dans un silence résigné, sans applaudissements, contrastant avec la bronca et les sifflets de colère entendus en 2017.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les socialistes emménageront prochainement dans leurs nouveaux locaux, à Ivry-sur-Seine.
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Le PS ferme définitivement la porte de Solférino

Les socialistes emménageront prochainement dans leurs nouveaux locaux, à Ivry-sur-Seine.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h59
   





                        



   


Le Parti socialiste (PS) quitte définitivement, vendredi 12 octobre, son siège historique de la rue de Solférino, à Paris, pour emménager d’ici deux ou trois semaines dans ses nouveaux locaux d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
En difficulté financière après ses déroutes électorales successives, le PS avait annoncé le 19 décembre la vente pour un montant de 45,5 millions d’euros de son siège du 7e arrondissement, où François Mitterrand l’avait installé en 1980. Il devait initialement laisser à la fin de septembre ses locaux à l’acheteur, Apsys, une société foncière spécialisée dans le réaménagement immobilier.
L’hôtel particulier du 10, rue de Solférino, où le PS avait élu domicile en 1980, était « le septième siège historique de la famille socialiste » depuis 1905, avait rappelé en janvier le premier secrétaire par intérim, Rachid Temal.

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« Rompre avec le passé »
Vaste de 3 389 mètres carrés répartis en trois bâtiments, dans un des quartiers les plus prisés de la capitale, ce siège était un actif en or pour un parti qui a aussi dû licencier 57 permanents parmi la centaine qu’il comptait.
En juin, le premier secrétaire, Olivier Faure, avait annoncé le déménagement du parti à Ivry, un des derniers bastions communistes de la petite couronne, pour un coût de 7 millions d’euros, travaux compris. Une manière, selon le député de Seine-et-Marne, de « rompre avec le passé » et de « retrouver les racines populaires » du parti.
Mais ce choix avait fait grincer des dents en interne, que ce soit pour des raisons pratiques ou symboliques. Stéphane Le Foll, Emmanuel Maurel et Luc Carvounas – tous trois adversaires de M. Faure pour le congrès – avaient ainsi fait connaître publiquement leurs réserves. Hasard du calendrier ou non, le déménagement survient le même jour que l’annonce du départ du PS d’Emmanuel Maurel, figure de l’aile gauche du parti.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Pour un collectif d’universitaires, d’enseignants et de spécialistes des sciences de l’éducation qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le ministre de l’éducation veut calquer le fonctionnement de l’école sur celui d’une économie et d’un monde aujourd’hui en bout de course.
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« Jean-Michel Blanquer est bien en train de bouleverser notre modèle éducatif »

Pour un collectif d’universitaires, d’enseignants et de spécialistes des sciences de l’éducation qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le ministre de l’éducation veut calquer le fonctionnement de l’école sur celui d’une économie et d’un monde aujourd’hui en bout de course.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h21
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A son arrivée rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer avait expliqué qu’il ne voulait pas bousculer l’éducation nationale, que sa politique s’inscrirait dans le prolongement de la précédente, avec simplement quelques inflexions afin d’en améliorer l’efficacité, comme l’emblématique dédoublement des classes de cours préparatoires dans les réseaux d’éducation prioritaire. Mais il a, en réalité, engagé une transformation profonde de notre école à travers, en particulier, la promotion de « la culture de l’évaluation » qui est, pour lui, « le plus puissant moteur de transformation » du système.
L’évaluation concerne, d’abord, les élèves : ils passeront désormais des tests standardisés, répartis tout au long de la scolarité et, en particulier, dans les premières années de l’enseignement primaire. Objectif : repérer les acquis et les besoins de chacun afin de proposer un accompagnement personnalisé. Nul ne saurait s’opposer à une telle intention !
Approche technocratique libérale
Elle est, pourtant, grosse de difficultés, d’inquiétudes et de dangers. Difficultés pour élaborer des tests qui mesurent réellement des acquis transférables et ne réduisent pas les objectifs de l’école à ce qui est strictement quantifiable. Inquiétudes sur l’utilisation de données qui vont être collectées nationalement alors qu’en toute logique elles devraient rester entre les mains des enseignants qui sont les mieux placés pour les utiliser. Dangers de voir ainsi se mettre en place, puisque chaque élève est désormais « traçable » grâce à un identifiant, un fichage systématique à destination du système d’orientation et des employeurs.
Mais le ministre affirme, de plus, vouloir mettre en place « une évaluation régulière et transparente des établissements scolaires ». On pourrait croire que c’est là simplement une façon d’effectuer en France des évaluations permettant de mesurer le niveau de nos élèves, et non de laisser ce soin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’ancien conseiller en communication de François Hollande a tenu une réunion publique, jeudi soir, dans la salle de spectacle parisienne. Sans dire encore clairement s’il va être candidat à la mairie de Paris en 2020.
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A Paris, Gaspard Gantzer s’engage dans la bataille des municipales

L’ancien conseiller en communication de François Hollande a tenu une réunion publique, jeudi soir, dans la salle de spectacle parisienne. Sans dire encore clairement s’il va être candidat à la mairie de Paris en 2020.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h11
    |

            Béatrice Jérôme








                        



   


La facétie était dans l’adresse. Pour le lancement officiel de son mouvement Parisiennes, Parisiens, jeudi 11 octobre, Gaspard Gantzer a opté pour l’Elysée-Montmartre, une salle de concert dans le 18e arrondissement. Le choix du lieu était un clin d’œil de la part de celui qui a été chargé de la communication de François Hollande à l’Elysée, après avoir été le porte-parole de Bertrand Delanoë, élu de Montmartre avant de devenir maire de Paris.
Devant quelque 800 participants, M. Gantzer, qui codirige à 39 ans l’agence de communication 2017, s’est lancé dans la bataille de Paris. Tout en laissant planer le suspense sur sa décision d’être candidat, auquel il devrait mettre fin en mars.
Alors qu’Anne Hidalgo n’a pas encore appareillé son armada pour sa campagne, que les bataillons parisiens de La République en marche (LRM) sont suspendus au choix de l’Elysée pour la désignation de leur chef de file, que la droite n’a toujours pas de candidat, il veut profiter du trou d’air chez ses concurrents pour fédérer des troupes autour de lui.

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Passer le Rubicon

   


A l’Elysée-Montmartre, l’ambiance était plutôt celle d’une fête entre amis que d’un meeting politique, avec un DJ à la platine, de la bière ou du vin au verre au bar. Mais sous couvert d’une réunion bon enfant, la soirée était aussi l’occasion pour certains convives politiques de passer le Rubicon. Parmi les participants figuraient ainsi plusieurs élus de gauche parisiens, prêts à soutenir M. Gantzer plutôt qu’Anne Hidalgo en 2020. Au premier rang desquels, Benjamin Djiane, ancienne « plume » de Manuel Valls au ministère de l’intérieur puis à Matignon. Adjoint à la sécurité et à la propreté auprès du maire (PS) du 3e arrondissement, Pierre Aidenbaum, M. Djiane a fait paraître, le 29 septembre, une tribune dans les colonnes du Parisien dans laquelle il critique l’« atmosphère de fin de règne » et la « succession de fiascos » à l’hôtel de ville de Paris.
Nommé depuis peu vice-président de Parisiennes, Parisiens, M. Djiane avait participé, à la fin d’août, à un dîner avec une quinzaine d’autres élus de la capitale autour de M. Gantzer dans le 13e arrondissement. Parmi eux figuraient des conseillers d’arrondissement membres de l’équipe municipale socialiste du 18e, dont Cédric Dawny, conseiller délégué à la jeunesse. Avant d’être élu en 2014, M. Dawny avait été directeur de cabinet de Myriam El Khomri, adjointe à la sécurité de Bertrand Delanoë. On pouvait également croiser José Baghdad, élu depuis 2008 sur la liste menée par Mme Hidalgo dans le 15e arrondissement. Président du groupe PS à la mairie du 15e, M. Baghdad a démissionné de son mandat en mai pour « s’impliquer dans la campagne de Gaspard ».
M. Gantzer a également attiré dans son sillage des macronistes de la première heure. Parmi eux Zineb Mekouar, ancienne cheville ouvrière de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Cette jeune communicante avait notamment animé le premier meeting du candidat d’En marche ! à la Mutualité en juillet 2016. « J’ai avec Gaspard Gantzer une relation d’amitié qui s’est nouée lorsque j’ai été son élève à Sciences Po, confiait-elle jeudi. Je n’ai jamais cessé de discuter avec lui-même pendant la campagne d’Emmanuel Macron. » 
Présent également Philippe Zaouati, ancien chef des « référents » parisiens de LRM jusqu’à sa démission en juin à la suite d’un différend avec Benjamin Griveaux. Ou le conseiller en communication Robert Zarader, visiteur du soir de François Hollande à l’Elysée, qui avait conseillé Emmanuel Macron pendant sa campagne. Jeudi, M. Zarader se montrait encourageant envers M. Gantzer. « C’est un pari difficile, mais il peut construire des ponts avec beaucoup de gens : Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë, les équipes du président de la République… », confiait-il à quelques journalistes.

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« Tout électrique d’ici à 2025 »
Lors de la soirée, M. Gantzer a présenté quelques-unes des propositions qui vont structurer son projet pour 2020. Il a évoqué notamment un « plan massif en direction des personnes âgées », le passage aux transports « tout électrique d’ici à 2025 », et insister sur sa mesure phare : la suppression du périphérique, « cette plaie ouverte dans Paris qui pollue la ville ». « Il nous faut une nouvelle frontière, il nous faut Paris en grand », a lancé M. Gantzer considérant que l’avenir du Grand Paris devait être « le premier débat des municipales ». 
Le jeune communicant a conclu son propos de manière sibylline : « Je ne sais pas où tout cela va nous conduire », a-t-il déclaré, « mais je sens qu’on a l’énergie pour reprendre les clés de la ville ». Dans la pénombre bruyante de la haute salle de l’Elysée-Montmartre, certains rêvaient à voix basse d’un scénario possible : « Macron pourrait très bien décider de ne pas investir de candidat LRM et labélliser ex post un rassemblement qui intégrerait les macronistes », entendait-on dans les rangs du mouvement.
Dans ce cas, M. Gantzer pourrait apparaître comme un candidat providentiel pour le chef de l’Etat. « On avance dans notre couloir. Sans nous soucier des autres. Il n’y aura ni marchandage ni ralliement », assurait en septembre le conseiller en communication. La course de fond ne fait que commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le numéro un des socialistes peine à réveiller un parti toujours miné par les divisions internes et la défaite de 2017.
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Olivier Faure, le sacrifice du premier secrétaire

Le numéro un des socialistes peine à réveiller un parti toujours miné par les divisions internes et la défaite de 2017.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h44
    |

            Enora Ollivier








                        



                                


                            

Olivier Faure donne de sa personne. Presque trois cents invités sont présents ce dimanche 30 septembre pour le barbecue de rentrée de la fédération socialiste de Seine-Maritime, à Grand-Quevilly, et c’est autant de bises à distribuer, de photos tout sourire sur lesquelles il faut poser. Les selfies enregistrés dans les téléphones et les saucisses-patates avalées, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) peut repartir, satisfait de ce moment chaleureux, une « bouffée d’air ». D’autant plus appréciable que l’atmosphère reste lourde au-dessus de son parti, près de dix-huit mois après la catastrophe électorale de la présidentielle et des législatives de 2017. Des dissensions en interne avec lesquelles il faut jongler, une campagne pour les européennes de mai 2019 qu’il va bien falloir démarrer, une oreille qui reste à trouver dans l’opinion. Un sacerdoce.
Le dernier épisode en date l’oppose à l’aile gauche du PS qui lui reproche sa stratégie pour les prochaines élections européennes. Ses représentants, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, après avoir menacé pendant des semaines de rompre avec leur formation historique, se sont enfin décidés à partir – M. Maurel l’annonce dans Le Monde ce vendredi, tandis que Mme Lienemann doit officialiser son choix samedi.

Pas de nouvelle crise pour autant dans la maison socialiste, veut croire son patron. « La raison pour laquelle Emmanuel Maurel a retardé son départ, c’est qu’il a du mal à entraîner derrière lui », soutient M. Faure. L’eurodéputé annonce emmener dans son sillage « de très nombreux militants, des centaines de cadres et d’élus sur l’ensemble du territoire » ? « Extravagant, répond le premier secrétaire. Ceux qui partent, c’est Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs assistants parlementaires. On est sur des logiques ultrapersonnelles. » « Au bureau national, ils n’emmènent pas la moitié des membres du courant »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le mouvement jeunesse du parti Les Républicains élit son président samedi. En lice, Aurane Reihanian, soutenu par Laurent Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle : deux candidats qui traduisent la forte droitisation des JR.
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La tentation identitaire des Jeunes Républicains

Le mouvement jeunesse du parti Les Républicains élit son président samedi. En lice, Aurane Reihanian, soutenu par Laurent Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle : deux candidats qui traduisent la forte droitisation des JR.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h13
    |

            Olivier Faye








                        



   


« La politique est une guerre sans effusion de sang », professait le président Mao. Et chez les Jeunes Républicains (JR) personne ne veut perdre de temps avant de passer aux travaux pratiques. Le mouvement jeunes du parti Les Républicains (LR) doit élire, samedi 13 octobre, son nouveau responsable dans un climat d’âpreté qui n’a rien à envier aux combats de leurs aînés. Deux candidats sont en lice pour diriger ce bataillon qui ne compte plus que quelques milliers d’adhérents : Aurane Reihanian, protégé du président de LR, Laurent Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle, ancien chef de file des jeunes soutenant Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite, en 2016. Un affrontement qui a peu à voir avec les débats de fond – tous deux se reconnaissent dans la ligne de M. Wauquiez – mais qui traduit la droitisation de cette jeunesse militante.

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Favori de longue date, Aurane Reihanian, 24 ans, avait vu son étoile pâlir en début d’année à la suite de propos polémiques – il avait notamment estimé dans Libération que les enfants nés grâce à la procréation médicale assistée (PMA) « ne devraient même pas exister », avant de s’excuser. Le jeune homme, qui travaille à mi-temps au cabinet du président de la région Auvergne-Rhônes-Alpes et à mi-temps comme collaborateur de la députée LR de Haute-Loire, Isabelle Valentin, successrice de M. Wauquiez dans sa circonscription, était programmé pour prendre le poste en sautant la case élection. Mais ses sorties de route ont contraint la direction des Républicains à mettre en place une mission de réflexion, qui a planché pendant plusieurs mois sur l’organisation du scrutin. Essoré par les polémiques, visé par les coups de boutoir de ses adversaires – appels anonymes aux journalistes, accusations de collusion avec le Rassemblement national (RN, ex-FN) – le jeune « wauquiéziste » confiait en février à un proche : « Ils savent que j’ai déjà les deux genoux à terre, ils veulent m’achever. »

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« On ne fait plus aimer la France »
Après avoir suivi une cure de quelques mois à l’écart des médias, l’impétrant est reparti en campagne, mais refuse de risquer à nouveau de parler des dossiers de fond : seul l’appareil militant l’intéresse, désormais. Il faut donc retourner un peu en arrière pour mieux comprendre son positionnement. Aurane Reihanian dessinait ainsi il y a quelques mois auprès du Monde sa vision de la jeunesse de droite d’aujourd’hui. « Nous sommes ceux qui ont le plus subi l’idéologie de la gauche, nous récoltons les fruits des dérives de Mai 68, affirmait-il. Les manuels scolaires sont imprégnés de cette idéologie-là. On ne donne plus les heures glorieuses de l’histoire de France, on ne fait plus aimer la France. » S’il affirme ne pas vouloir engager de rapprochement entre son parti et l’extrême droite, le militant incarne clairement cette génération biberonnée aux envolées identitaires d’un Eric Zemmour ou d’un Philippe de Villiers.
Le jeune homme s’était présenté, en 2014, sur une liste dissidente de l’UMP aux municipales à Paris, menée par Charles Beigbeder. Ce dernier est devenu ensuite un chaud partisan de l’union des droites. Aujourd’hui, Aurane Reihanian a renoncé à se présenter aux élections européennes de 2019 et viserait plutôt une position éligible aux municipales sur la liste de LR à Bourg-en-Bresse (Ain), en 2020, dans son département d’adoption. Une attitude qui lui vaut le sobriquet d’« apparatchik » au sein du mouvement.
« La sécurité, première des libertés »
En face, Charles-Henri Alloncle, 24 ans, ne se trouve pas sur des positions très éloignées d’un point de vue idéologique. « Sur le fond, il y a peu de choses qui nous différencient, reconnaît volontiers ce diplômé de Sciences Po et HEC, qui travaille dans le conseil aux jeunes entrepreneurs. Il y a une vraie demande identitaire au sein du parti. Nous pouvons être la voix des territoires, les garants d’une sécurité culturelle, faire en sorte que les étrangers soient assimilés, que la sécurité, première des libertés, soit assurée, etc. » Le jeune professeur agrégé de philosophie conservateur François-Xavier Bellamy, très populaire à droite, lui a d’ailleurs apporté son soutien. Tout comme le chef de file de la branche jeunes de Sens commun, ce mouvement associé à LR fondé par d’anciens militants de La Manif pour tous. S’il ne peut pas se targuer du même nombre d’appuis en termes d’élus et de dirigeants que son adversaire, le sarkozyste a néanmoins eu le privilège d’être reçu discrètement par Valérie Pécresse, le 2 octobre, dans les bureaux de la présidente de la région Ile-de-France, à Paris. Cette dernière ne lui a pas exprimé pour autant de soutien public.
En coulisse, Erik Tegnér, jeune militant connu pour avoir clamé dans les médias sa volonté d’unir les droites, du Rassemblement national au parti Les Républicains, voit d’un œil favorable la candidature de Charles-Henri Alloncle. Ce dernier, de son côté, ne critique pas trop fort la stratégie « fusionniste » de M. Tegnér, pour reprendre l’expression utilisée par Mme Pécresse. « Quand on est fort, on accepte de débattre de tout, affirme Charles-Henri Alloncle à propos de cette perspective d’union. En revanche, le moment n’est pas aux calculs. La question à la limite peut se poser en 2021. C’est un sujet qui pourra être débattu, comme tous les autres sujets. Mais la priorité, c’est d’être forts sur notre ligne. » Pour que cent fleurs s’épanouissent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reculera sous les effets cumulés des budgets 2018 et 2019.
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Les ultrariches, grands gagnants de la fiscalité Macron

Le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reculera sous les effets cumulés des budgets 2018 et 2019.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h31
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Voilà qui devrait relancer une fois de plus la polémique sur le « président des riches », étiquette qui colle à Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat. Alors que les députés viennent d’achever en commission des finances l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2019, et que le texte sera débattu dans l’Hémicycle à partir de lundi 15 octobre, l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de recherche indépendant, a publié, jeudi 11 octobre, une évaluation approfondie des conséquences des mesures fiscales et sociales contenues dans les deux premiers budgets de l’ère Macron.
Leurs conclusions sont sans appel : les effets cumulés des réformes 2018 et 2019 mèneront à une perte de « revenu disponible » – c’est-à-dire de pouvoir d’achat – pour les 20 % de Français les plus modestes (recul de l’ordre de – 0,5 % à – 1%). Pour les 60 % de ménages « intermédiaires » (entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches), il y aura un gain, jusqu’à près de 1 %. Le manque à gagner le plus important est enregistré par les 20 % les plus aisés (près de – 1 %), à l’exception notable des 1 % de ménages ultrariches : ces derniers verront leurs revenus dopés de près de 6 %.

« Coût politique élevé »
Pourtant, sur l’ensemble de la population, les effets des réformes Macron sur le pouvoir d’achat devraient être positifs de 1,2 milliard d’euros en 2019, expliquent les chercheurs de l’IPP à partir des chiffres contenus dans le PLF. En effet, au total, la baisse des prélèvements obligatoires (taxe d’habitation, « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital…) sera plus importante que le recul des prestations sociales.
Mais, par catégories de population et de revenus, les effets de la fiscalité Macron passés au tamis des modèles d’évaluation des économistes sont saisissants. Ainsi, les mesures 2018-2019 devraient faire augmenter le revenu d’un salarié au smic de 32 euros par mois en fin d’année prochaine (soit 384...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La présidente du Rassemblement national assure, chiffre à l’appui, que l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite a fait chuter les demandes d’asile en Italie. La réalité est bien différente.
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Les exagérations de Marine Le Pen sur l’efficacité de Matteo Salvini

La présidente du Rassemblement national assure, chiffre à l’appui, que l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite a fait chuter les demandes d’asile en Italie. La réalité est bien différente.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h31
    |

            Samuel Laurent








                        


Marine Le Pen ne cesse de s’afficher avec le nouveau vice-président du conseil italien, Matteo Salvini, égérie des partis d’extrême droite européens, et de vanter son action et son efficacité. Invitée jeudi 11 octobre des « Quatre Vérités », sur France 2, la présidente du Rassemblement national (RN) a ainsi expliqué :

"Salvini a démontré qu'il était possible de maîtriser les flux migratoires, grâce à une politique dissuasive d'immi… https://t.co/u1W8w7t3bq— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


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Pourquoi c’est exagéré
L’assertion de Mme Le Pen veut faire croire qu’en quelques mois, les demandeurs d’asile auraient tiré les leçons politiques de l’élection de M. Salvini et choisi d’autres pays que l’Italie pour déposer leur demande d’asile.
Matteo Salvini est devenu président du conseil le 1er juin. Selon les chiffres d’Eurostat, l’institut européen des statistiques, on comptait 4 715 demandes déposées en mai 2018. En juillet (chiffre le plus récent disponible), le nombre des demandes s’établissait à 3 995, soit une chute non de 65 % mais plutôt de 15 %. Et rien n’indique qu’il y ait un lien entre l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite et cette baisse.
Il suffit de regarder les chiffres sur une plus longue période pour constater que le reflux des demandes s’est amorcé bien avant l’arrivée au pouvoir du chef de file de la Ligue, tout au long de l’année 2016.


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Demandes d’asile en Italie


Source : Eurostat



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Autre rappel : l’Italie est un pays d’arrivée des migrants, mais nombre d’entre eux n’y restent pas, préférant aller ailleurs en Europe. De fait, si on compare les demandes d’asile de l’Italie et de l’Allemagne, la seconde est largement au-dessus de la première. Quant à la France, on voit bien l’inversion des courbes à la fin de 2017, avant, donc, l’arrivée au pouvoir de M. Salvini.


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Demandes d’asile en Allemagne, France et Italie
Premières demandes de ressortissants non européens, de 2015 à 2018

Source : Eurostat



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Emmanuel Maurel quitte le PS : une double bonne nouvelle pour les « insoumis »

L’ancien leader de l’aile gauche du Parti socialiste partage la vision de Jean-Luc Mélenchon sur l’immigration, la question des frontières ou la laïcité.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h22
    |

            Abel Mestre








                        


C’est un peu comme une éclaircie automnale. Le départ d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann du Parti socialiste, accompagnés de « centaines de cadres et d’élus locaux », ne peut que ravir La France insoumise (LFI), en particulier Jean-Luc Mélenchon. Car, si les anciens leaders de l’aile gauche du PS n’annoncent pas encore un ralliement pur et simple à LFI, personne ne doute que leur avenir se jouera dans le giron du mouvement mélenchoniste, notamment pour les élections européennes de mai 2019, où l’eurodéputé devrait avoir une place de choix sur la liste.
Emmanuel Maurel veut, pour l’instant, procéder par étapes. D’abord la rupture avec son ancienne famille, puis la reconstruction d’une « gauche républicaine » avec ses amis du Mouvement républicain et citoyen avec qui il a fondé le club Nos causes communes. Ils devraient fonder un nouveau parti pour défendre une certaine tradition socialiste, celle qui « promeut la laïcité, défend les services publics, l’égalité des territoires, un modèle social de qualité, fait vivre la souveraineté populaire », résume M. Maurel.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »



Républicain, très attaché à la laïcité (il a signé en 2016 le « manifeste du Printemps républicain »), Emmanuel Maurel représente en quelque sorte l’héritage de la première gauche, descendante du marxisme et de la tradition jacobine. Un positionnement qui dénotait de plus en plus dans un PS qui penche désormais vers le centre. Mais qui est en adéquation avec la pensée des dirigeants de LFI, pour beaucoup issus de ce courant politique. En bref, il parle la même langue qu’eux.
Force centripète
Ce rapprochement, dans un premier temps, est une double bonne nouvelle pour La France insoumise. Vis-à-vis du reste de la gauche d’abord. Elle tend à montrer que la dynamique se trouve autour de M. Mélenchon, dont le mouvement devient une force centripète qui attire à lui les déçus du socialisme. Et qui pourrait donner des idées à d’autres, notamment au PCF, qui ne se satisferaient pas d’un « repli identitaire » acté par le vote des militants, samedi 6 octobre, qui a plébiscité le texte emmené par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme. Surtout, elle donne de l’air à LFI, qui est empêtrée dans des débats interminables avec la « gauche non mélenchoniste » autour de la question des migrants. Un sujet explosif pour les « insoumis » puisqu’il révèle des divergences en interne.
C’est là la deuxième bonne nouvelle pour eux. Emmanuel Maurel partage en tous points la vision de M. Mélenchon sur l’immigration, mais aussi sur la question des frontières ou encore de la République et de la laïcité. Son arrivée, à terme, renforcerait encore la ligne de l’ancien candidat à la présidentielle et isolerait un peu plus les rares « insoumis », telle Clémentine Autain, qui émettent quelques critiques sur certains points et choix politiques de LFI.

        Lire aussi :
         

                Jean-Luc Mélenchon face à l’aile gauche du PS : « Mes amis, vous me manquiez »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Editorial. Vendredi, le parti quitte son siège historique de Solférino. Sans dirigeant ambitieux ni stratégie, les socialistes s’éloignent durablement du cercle du pouvoir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Le Parti socialiste à l’agonie

Editorial. Vendredi, le parti quitte son siège historique de Solférino. Sans dirigeant ambitieux ni stratégie, les socialistes s’éloignent durablement du cercle du pouvoir.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h57
   





                        


Editorial du « Monde ». Le Parti socialiste parviendra-t-il, un jour, à surmonter le traumatisme qu’il a subi en 2017 ? A faire oublier la déroute, sans précédent ou presque, qu’il a connue à l’élection présidentielle puis aux législatives ? A reconquérir, si peu que ce soit, le rôle déterminant qu’il a joué dans la vie politique française depuis près d’un demi-siècle ? Bref, à échapper à la lente agonie qu’ont vécue, avant lui, le Parti radical, puis le Parti communiste ? Rien n’est moins évident.
Le vendredi 12 octobre marque une nouvelle étape sur ce chemin de croix. C’est ce jour-là, en effet, que le PS quitte définitivement son siège de la rue de Solférino, cet hôtel particulier cossu, à deux pas de l’Assemblée nationale, où François Mitterrand l’avait installé en 1980 comme pour mieux préparer sa conquête de l’Elysée. Quatre décennies plus tard, le PS n’a plus les moyens de telles ambitions. Son déménagement à Ivry-sur-Seine, aux portes de Paris, serait une manière de retrouver ses racines populaires, veulent croire ses dirigeants. En réalité, c’est tout un symbole : en quittant « Solférino », les socialistes s’éloignent durablement du cercle du pouvoir.
Cette rupture n’est pas la première
C’est ce 12 octobre, également, qu’Emmanuel Maurel, chef de file de l’aile gauche du parti, a choisi pour annoncer, dans ces colonnes, qu’il claque la porte. Son réquisitoire est cinglant : en renonçant à tirer les leçons du « quinquennat calamiteux » de François Hollande, en bafouant son histoire et ses valeurs, en abandonnant l’impératif de rassemblement des forces de gauche, le PS, juge-t-il, s’est privé de la seule stratégie qui lui permettrait de se reconstruire.
Quant à la nouvelle direction mise en place au printemps autour d’Olivier Faure, elle s’est montrée, à ses yeux, incapable d’incarner le « sursaut » indispensable. Il espère donc entraîner derrière lui bon nombre de militants et d’élus, pour mieux se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.
Cette rupture n’est pas la première. Dès le printemps 2017, l’ancien premier ministre Manuel Valls avait quitté le navire – avant de mettre le cap vers de nouveaux horizons barcelonais. Puis c’est l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, qui a fait de même pour créer son propre mouvement, Génération.s. Et ces saignées ne font que prolonger celles enregistrées depuis quatre ans : après les cuisantes défaites des municipales de 2014, des départementales de 2015, le sérieux revers des régionales de 2015 et la débâcle des législatives de 2017, le PS a perdu des milliers d’élus qui formaient son armature. L’hémorragie des militants est tout aussi spectaculaire : ils n’étaient plus que 37 000 à voter lors du dernier congrès, en mars.
Les socialistes avaient connu pareille bérézina en 1969, lorsque leur candidat à la présidentielle, Gaston Defferre, avait à peine dépassé la barre de 5 % des suffrages. Deux ans plus tard, à leur congrès d’Epinay, ils repartaient de l’avant. Ils avaient un chef, François Mitterrand. Une stratégie, l’union de la gauche. Des troupes nouvelles, puisées dans les classes moyennes et la jeunesse de l’après-68. Un credo européen enfin, adossé aux puissantes social-démocraties du Vieux Continent.
Autant d’ingrédients qui, aujourd’hui, font défaut. En panne de dirigeant ambitieux (même si François Hollande n’a pas dit son dernier mot), de stratégie, de projet consistant et de soutien européen, le PS ne lutte plus que pour sa survie. Cruelle histoire.



                            


                        

                        

