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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Un haut dirigeant du club Etoile rouge de Belgrade est soupçonné d’avoir parié sur une défaite de son propre club face au PSG, lors du match de Ligue des champions du 3 octobre.
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Match PSG-Etoile rouge de Belgrade : enquête sur des soupçons de trucage

Un haut dirigeant du club Etoile rouge de Belgrade est soupçonné d’avoir parié sur une défaite de son propre club face au PSG, lors du match de Ligue des champions du 3 octobre.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h53
   





                        


Une enquête judiciaire a été ouverte, vendredi 12 octobre, sur des soupçons de trucage du match de Ligue des champions entre le Paris-Saint-Germain et l’Etoile Rouge Belgrade (6-1) du 3 octobre, selon une source proche du dossier confirmant une information de L’Equipe.
Quelques jours avant la rencontre, l’Union des associations européennes de football (UEFA) avait en effet reçu un signalement accusant un haut dirigeant du club serbe, ainsi que des complices, de vouloir placer 5 millions d’euros sur une défaite de sa propre équipe par cinq buts d’écart, ce qui correspond au score final. Le dirigeant de l’Etoile Rouge aurait mis dans la combine plusieurs joueurs titulaires.
Dans son enquête, L’Equipe révèle que le parquet national financier, prenant très au sérieux ce signalement, avait dépêché des policiers au Parc des princes pendant le match, pour observer le comportement des joueurs et constater le score final.
Aucune preuve matérielle
L’informateur avait également précisé qu’une rencontre devait avoir lieu entre le dirigeant serbe et le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, la veille du match dans un palace parisien. Mais les policiers dépêchés sur place n’ont vu aucun des deux se présenter.
Les enquêteurs ont par ailleurs, toujours selon L’Equipe, mandaté un expert pour étudier le comportement des joueurs. Son rapport estime que certains joueurs serbes ont fait preuve d’une passivité suspecte.
Malgré d’autres éléments fournis par leur informateur, les policiers n’ont pu réunir aucune preuve matérielle à ce stade. Impossible donc, pour le moment, de savoir s’il s’agit d’un trucage ou d’une fausse dénonciation.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ De plus en plus d’équipements ou de compétitions sont désormais parrainés par des marques soucieuses d’étendre leur visibilité.
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édition abonné


Le « naming » commence à gagner le paysage sportif français

De plus en plus d’équipements ou de compétitions sont désormais parrainés par des marques soucieuses d’étendre leur visibilité.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Un tabou est en train de sauter dans le sport français. Longtemps frileuse, la France succombe au « naming », cette pratique qui permet à une marque de parrainer, contre rémunération, un équipement, un championnat ou un événement sportif.
« Quand nous avons lancé, fin 2017, l’Observatoire du naming, la France comptait une douzaine de stades et salles de sport rebaptisés. Un an plus tard, on en dénombre seize. Une dynamique s’est installée », constate Magali Tézenas du Montcel, la déléguée générale de l’association Sporsora, qui organise, vendredi 12 octobre, une journée d’études sur cette pratique.
Si le naming est courant dans le cyclisme et la voile, il s’est, depuis, beaucoup développé dans d’autres domaines. Outre la Pro A de basket, rebaptisée la « Jeep Elite », la Coupe de la ligue de football porte désormais le nom de « BKT », une marque de pneumatique indienne.
Dans les grands équipements, la salle de spectacle de Bordeaux a été rebaptisée, début octobre, « Arkéa Arena », du nom de la banque qui cherche à s’émanciper du Crédit mutuel. L’U Arena, fondée, à Nanterre, par Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing, l’un des clubs de rugby de la région, a été rebaptisée « Paris-la Défense Arena », du nom de l’établissement public local qui gère le quartier d’affaires.
« Un moyen de boucler le financement d’un équipement »

A Strasbourg, le Crédit mutuel donnera son nom à la future enceinte de la SIG, le club de basket de la capitale alsacienne. A Lorient, le stade de football de la Licorne a ajouté à son nom celui de la banque Crédit agricole. Plus inattendu, l’Asvel, le club de basket de Villeurbanne (Rhône) détenu par Tony Parker, a été rebaptisé « LDLC-Asvel », du nom d’un distributeur de matériel informatique.
« Généralement, les annonceurs cherchent à gagner en visibilité. Pour BKT, c’est un moyen clair de se faire connaître en France, tandis que pour AccorHotels, devenu le sponsor titre du Palais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’ex-président suspendu de l’UEFA porte plainte pour dénonciation calomnieuse auprès de la justice française afin de déterminer le rôle d’anciens dirigeants de la FIFA dans sa chute.
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FIFA : Platini contre-attaque au pénal

L’ex-président suspendu de l’UEFA porte plainte pour dénonciation calomnieuse auprès de la justice française afin de déterminer le rôle d’anciens dirigeants de la FIFA dans sa chute.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h25
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

L’affaire Michel Platini connaît un nouveau ­rebondissement. Suspendu pour quatre ans par les instances disciplinaires de la Fédération internationale de football (FIFA), en 2015, l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) veut faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’information relative au paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, l’ex-patron de la FIFA Sepp Blatter, a été transmise au ministère public de la Confédération helvétique (MPC). Somme correspondant à des travaux réalisés par Platini lorsqu’il officiait comme conseiller du Suisse entre 1999 et 2002.
L’ouverture de l’enquête du parquet suisse, le 24 septembre 2015, fait, selon toute vraisemblance, suite à une fuite interne. Contrairement à M. Blatter, qui fait l’objet d’une procédure pénale, Platini ­a été entendu comme témoin ­assisté et a été mis hors de cause, en mai.

L’ex-numéro 10 des Bleus a déposé une plainte contre X pour « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de dénonciation calomnieuse ». La plainte est arrivée, le 14 septembre, sur le bureau du procureur de la République adjoint près du tribunal de grande instance de Paris.
« Jamais Platini. » Tel est le mot d’ordre que Blatter a fait passer aux membres de sa direction à l’été 2015
Ce dernier a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer les rôles et niveaux de responsabilités de trois anciens dirigeants de la FIFA, visés par le camp Platini : Sepp Blatter, Domenico Scala, ex-président du comité d’audit et de conformité et du comité électoral et Marco Villiger, ex-directeur juridique.
« D’évidence, cette stratégie de discrédit de M. Platini a impliqué une action de concert, c’est-à-dire des exécutants et des donneurs d’ordre unis par un même dessein : porter atteinte durement à l’image de M. Platini, à son intégrité et à sa réputation,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, même si les derniers éléments de l’enquête jettent un certain trouble.
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A Madère, la statue de Cristiano Ronaldo n’est pas encore écornée par l’affaire Mayorga

Accusé d’un viol commis en 2009, le footballeur portugais reste soutenu sur son île natale, même si les derniers éléments de l’enquête jettent un certain trouble.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h06
    |

                            Alexandre Pedro (Madère, envoyé spécial)








                        



   


A 33 ans, il a déjà un aéroport à son nom, un musée et une statue à sa gloire. Si les navigateurs Zarco, Teixeira et Perestrelo ont pris possession de l’archipel en 1419 au nom du roi du Portugal Alphonse V, le 5 février 1985 est une autre date marquante de Madère : celle de la naissance de Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro. Ici, l’homme est un peu plus qu’un footballeur de talent et un quintuple Ballon d’or.
« Il est le Portugais le plus connu au monde, il est admiré sur tous les continents et par toutes les générations. Pour moi, c’est un honneur d’avoir pris cette décision qui représente le désir quasi unanime des habitants de Madère. » Le 28 mars, Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, verse dans le panégyrique au moment d’inaugurer la cérémonie officialisant l’aéroport Cristiano-Ronaldo.
Mais depuis début octobre, l’enfant du pays et ambassadeur honorifique de sa région natale est accusé de viol par l’Américaine Kathryn Mayorga pour des faits remontants au 13 juin 2009. Loin de la fake news dénoncée par le joueur dans un premier temps, le dossier – révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel – a pris de l’épaisseur et nourrit d’interminables débats au Portugal.

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                L’enquête sur Cristiano Ronaldo, accusé de viol, est rouverte à Las Vegas



Madère n’y échappe pas, note Rui França, journaliste pour la principale radio de l’île :
« Dans les émissions où nous donnons la parole aux auditeurs, au début, nous avions surtout des personnes qui disaient qu’il s’agissait d’une vieille affaire, que Kathryn Mayorga était surtout intéressée par l’argent de Ronaldo. Depuis quelques jours, je note un changement. On commence à dire : “attention, il s’agit d’une affaire sérieuse, une enquête existe, il faut voir comment cela évolue.” Les Madériens sont un peu dans l’expectative. »
Soutien sans faille
Miguel Albuquerque n’a pas été gagné par cette prudence. Le 6 octobre, il affiche son soutien sans faille à celui qu’il considère comme un « ami ». Le dirigeant déclare au quotidien Jornal da Madeira : « Ronaldo est un grand Portugais qui fait l’honneur de Madère. » Et d’ajouter au sujet de la plaignante : « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui soutirer de l’argent. »
Le même jour, le premier ministre (socialiste) portugais, Antonio Costa, profitait d’une cérémonie pour fêter les 20 ans de l’attribution du prix Nobel de littérature à José Saramago pour défendre le capitaine de la Seleçao. « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
La veille, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa (classé à droite), se retranchait derrière le principe de présomption d’innocence, tout en disant qu’il n’oubliait pas « le rôle joué pour notre pays » par Ronaldo.
Des réactions « pathétiques pour coller à l’opinion publique majoritaire, déplore Joao Miguel Tavares, chroniqueur pour le journal Publico et TVI, première chaîne privée du pays. Les Portugais vont dire que le mouvement #metoo est nécessaire, mais il ne faut surtout pas qu’il vienne embêter notre gentil petit garçon de Madère. »
« Au fond d’eux-mêmes, les Portugais ne veulent pas croire à cette histoire, relève Rui França. Sans doute un peu plus ici. Quand ils rencontraient des périodes difficiles en sélection, Ronaldo était critiqué sur le continent, mais jamais à Madère. »
Le clan Ronaldo à la rescousse
Alors, en attendant les suites pénales de l’affaire Mayorga, la vie continue à Funchal où les touristes enchaînent toujours les selfies devant la statue représentant un Cristiano Ronaldo tout en muscles contractés dans son iconique célébration post-but.
Le musée CR7 est juste en face, au rez-de-chaussée de l’hôtel de luxe du même nom et dont la ligne brute et massive témoigne d’un modernisme échappé des années 1970. A l’intérieur, l’établissement témoigne surtout du goût du joueur pour l’accumulation de trophées.

   


Jorge, venu de Porto pour une semaine de vacances, écrit un mot de circonstance sur le livre d’or : « Courage champion, tu es plus fort que toutes ces polémiques, tu resteras un vainqueur. » Lui n’a pas encore changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux.
Le 8 octobre, Katia Aveiro, chanteuse et surtout « sœur de », a lancé un appel sur Instragram. « Je veux voir qui aura le courage d’afficher cette photo sur son profil pendant cette semaine et lancer le mouvement pour lui. Pour le Portugal, pour nous, pour tout le peuple, pour la justice. Il le mérite. » La photo en question est un montage de son frère en Superman.
« Sa famille forme un vrai clan ici, affirme Rui França. Lui est toujours venu en aide à ses sœurs et son frère lorsque celui-ci avait des problèmes de drogue. Et dès qu’on s’attaque à Cristiano, la famille se mobilise très vite pour défendre le petit dernier. »
Hugo, l’aîné et toxicomane repenti, est le dernier du clan à avoir ses habitudes à Santo Antonio, quartier populaire perché sur les hauteurs de Funchal où l’automobiliste doit user de la première pour y grimper. Ce jour-là, Le Monde ne fera que croiser Hugo au volant de sa berline jaune et de marque française.
« Cette histoire nous dépasse »
Peut-être revenait-il du Quinta Falcao, dont il est un client régulier. Ce café tire son nom de la rue qui a vu grandir l’enfant prodige de Madère. Jusqu’à récemment, l’établissement était tenu par son ami d’enfance, Nelson Rebolo, toujours bavard pour raconter les premiers pas de son fameux voisin.
Les clients du jour sont moins prolixes. « Moi, la vie de Ronaldo ne me concerne pas, je sais juste qu’on en fait trop sur cette affaire », souffle Dinis avant d’entamer une partie sur un billard où Ronaldo exercerait encore ses talents lorsqu’il passe en coup de vent dans le quartier.
Entre deux Impérial (l’équivalent du demi de bière au Portugal), Joao préfère de pas en dire plus sur l’accusatrice « pour rester poli », mais précise : « Si elle n’était pas américaine, on n’en parlerait pas autant. »

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                A Madère, Cristiano Ronaldo encouragé avec humilité



A quelques hectomètres de là, les joueurs d’Andorinha débutent leur entraînement. A l’entrée, un portrait d’un Cristiano âgé de 8 ans accueille les visiteurs. Le futur attaquant de la Juventus a marqué ici ses premiers buts dans cette équipe qui avait davantage l’habitude d’en encaisser que d’en marquer.
Mais à l’heure de commenter l’affaire en cours, les mots sont rares. « Je suis désolé, mais le président a donné la consigne de ne rien dire sur le sujet », prévient Ricardo Santos, le coordinateur sportif. Coéquipier de Ronaldo entre 8 et 10 ans, Santos a déjà raconté dans plusieurs interviews ses histoires sur son copain « capable de pleurer quand on ne lui donnait pas le ballon » et toujours couvé du regard par son père, Dinis, décédé en 2005.
« Je peux vous parler de cette époque-là, mais tout ça nous dépasse, souffle le trentenaire avant de remonter dans sa voiture. Vous savez, on est juste un petit club de quartier. »

Le Real dément toute pression
Le Real Madrid, l’ancien club de Cristiano Ronaldo, a annoncé, jeudi 11 octobre, qu’il porte plainte contre le quotidien portugais Correio da Manhã, selon qui une des lignes de défense du footballeur pourrait consister à alléguer des pressions du club madrilène, qui venait de le recruter (le 11 juin 2009), pour justifier avoir passé un accord de confidentialité avec son accusatrice de viol. « Information entièrement fausse », a réagi le Real, ajoutant n’avoir « connaissance d’aucun fait qui se réfère à ce que dit ce journal ». « L’information a été correctement vérifiée », a réagi le directeur du journal.
Par ailleurs, l’un des avocats de Ronaldo, faisant référence à des piratages de données survenus en 2015, a affirmé mercredi - sans le nommer - que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié « certains documents volés, dont une partie importante a été modifiée et/ou complètement fabriquée ». Ces documents contiennent des « déclarations supposées » de Ronaldo qui « sont de pures inventions », a-t-il ajouté. « Nous disposons de centaines de documents provenant de différentes sources. Nous n’avons aucune raison de penser que ces documents ne sont pas authentiques », a réagi Der Spiegel.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’attaquant parisien a permis aux Bleus d’accrocher un match nul (2-2) dans les derniers instants de la partie face à des Islandais qui ont cru tenir leur exploit.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

France-Islande : Kylian Mbappé sauve les apparences

L’attaquant parisien a permis aux Bleus d’accrocher un match nul (2-2) dans les derniers instants de la partie face à des Islandais qui ont cru tenir leur exploit.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 23h07
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 09h46
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Les Bleus vont quitter la Bretagne après deux jours d’agréable folie, et un goût doux-amer dans la bouche : celui d’avoir sauvé les apparences. Les champions du monde ont arraché un match nul inespéré face à l’Islande (2-2) en match amical, jeudi 11 octobre, sur la pelouse du stade de Roudourou à Guingamp.
Ils doivent ce miracle à Kylian Mbappé, entré en deuxième mi-temps, qui a inversé une situation bien mal embarquée alors que la France était menée de deux buts à cinq minutes de la fin par des Islandais qui tenaient sereinement leur exploit. Après son quadruplé en treize minutes avec le PSG face à Lyon lors de la dernière journée de Ligue 1, celui qui vient de faire la couverture de l’édition internationale du Time, n’en finit plus sa course effrénée vers les sommets.
Son entrée a été, comme attendue, chaleureusement saluée par le public, mais elle a surtout permis aux Bleus d’éviter la première défaite de leur histoire face à l’Islande. Pressenti pour débuter à la pointe de l’attaque, un poste qu’il a déjà occupé en équipe de France, lors du match amical face à la Russie (3-1), ou contre l’Australie (2-1), lors du premier match de groupes de la Coupe du monde, Kylian Mbappé a finalement commencé le match sur le banc après avoir ressenti une petite douleur à la cuisse la veille à l’entraînement. « Il n’avait pas de bonnes sensations. En discutant avec lui, je n’avais pas envie de prendre de risque et lui non plus », a expliqué Didier Deschamps après la rencontre, en prévision notamment de la prochaine rencontre mardi face à l’Allemagne en Ligue des nations.
« J’apporte juste un plus »
Mais face à la piètre prestation de son équipe, le sélectionneur s’est résolu à faire entrer son atout maître à la 60e minute : le joueur du PSG a été l’origine du but contre son camp du défenseur islandais à la 86e minute, puis il a transformé le penalty de l’égalisation à la 90e minute, alors que les Islandais, très bien organisés, avaient marqué par l’intermédiaire de Bjarnason (30e) et grâce à la tête d’Arnason (58e) sur corner.
« J’apporte juste un plus », a sobrement commenté Mbappé après la rencontre, mettant comme convenu l’accent sur la réaction collective de son équipe qui a su arracher un 14e match d’affilée sans défaite. Les Bleus, eux, savent ce qu’ils doivent à l’attaquant du PSG dont la seule présence a semblé galvaniser les troupes.
La prestation générale sans saveur ni relief est toutefois à relativiser étant donné le peu d’enjeu du match. « Il peut y avoir une chute de tension, on en a eu une, qui peut s’expliquer par différentes raisons, je ne vais pas minimiser ni aggraver les choses », a commenté Didier Deschamps après la rencontre, et qui comptait surtout sur ce match amical et ses six changements autorisés pour faire tourner son effectif.
Florian Thauvin, qui honorait sa première titularisation (en six sélections) avec le maillot de l’équipe de France, n’a pas été à son avantage. Ousmane Dembélé, qui peine encore à s’imposer comme titulaire en club comme en sélection, s’est souvent montré brouillon dans le dernier geste. En défense, Presnel Kimpembe qui suppléait Samuel Umtiti, blessé, a été impliqué sur les deux buts islandais. Le latéral gauche Lucas Digne s’est quant à lui distingué en début de match, avant de peu à peu disparaître… « ils n’étaient pas non plus dans les meilleures conditions par rapport à l’attitude globale de l’équipe. Ça passe par là pour eux et pour d’autres joueurs aussi », a de nouveau relativisé Didier Deschamps.
Public atone
A l’inverse, les entrées combinées de Kylian Mbappé, Tanguy Ndombélé et Dimitri Payet en deuxième mi-temps ont insufflé un souffle nouveau aux Bleus qui ont failli gâcher leur première sortie depuis leur titre de champion du monde en province, à Guingamp, dans un stade de Roudourou plein à craquer, bien que parfois atone devant l’insipide prestation des Français pendant une bonne partie du match : « Je ne vais pas taxer le public d’avoir ronronné, puisqu’on n’a rien fait pour le réveiller. Le public réagit aussi par rapport à ce qu’il se passe. On l’a vu dans le dernier quart d’heure », a déclaré le sélectionneur.
Une Marseillaise et un clapping après le coup d’envoi, l’ambiance est rapidement montée avant d’effectivement redescendre devant le manque de panache des joueurs tricolores. Loin de l’entraînement de la veille, ouvert au public, où 16 400 personnes avaient célébré et communié avec les joueurs pendant plus d’une heure, conscientes que l’opportunité de revoir les champions du monde dans leur stade de Roudourou ne se reproduirait sans doute pas de sitôt.
Mardi 16, l’équipe de France retrouvera l’Allemagne au Stade de France pour le troisième match de Ligue des nations. Avec pour enjeu de conserver la première place de son groupe, mais aussi de se remettre dans le droit chemin après ce match nul inespéré face aux Islandais. Les Bleus ont un statut à assumer.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Après un grand oral du candidat à la reprise du club de football bordelais, le maire et président de la métropole s’était dit « rassuré » par les garanties apportées à la ville.
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Bordeaux Métropole donne son accord à la vente des Girondins

Après un grand oral du candidat à la reprise du club de football bordelais, le maire et président de la métropole s’était dit « rassuré » par les garanties apportées à la ville.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 21h12
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 13h56
   





                        



   


Les Girondins de Bordeaux seront bien vendus. La communauté de communes Bordeaux Métropole, présidée par le maire de la ville, Alain Juppé, a donné, vendredi 12 octobre, son accord au rachat du club de football par le fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GACP).
Cette décision, adoptée à une très large majorité, valide formellement le transfert des obligations du groupe de médias M6 au nouvel actionnaire concernant les garanties liées au loyer annuel du stade Matmut Atlantique (3,7 millions d’euros pour encore vingt-sept ans). La vente elle-même devrait avoir lieu « avant la fin du mois », selon M6. C’est la dernière étape avant la cession définitive.
Alain Juppé, également président du conseil de Bordeaux Métropole, qui s’exprimait jeudi à l’issue d’un « grand oral » du patron du GACP devant les élus, a affirmé que les garanties apportées étaient « de nature à rassurer pleinement la métropole ». « Nous avons senti chez M. DaGrosa une véritable empathie pour Bordeaux et son club », a-t-il ajouté.
Etape indispensable
Ce vote n’est pas une surprise, surtout après le grand oral passé jeudi soir à huis clos par le patron américain de GACP, Joseph DaGrosa. L’audition ne concernait pas la vente en elle-même du club, propriété depuis dix-neuf ans de la chaîne de télévision M6, convaincue depuis la fin de juillet par les intentions, la motivation et le sérieux du futur repreneur GACP.
Elle a fait suite au report du vote des élus métropolitains, initialement prévu le 28 septembre, décidé par le maire et président de Bordeaux Métropole Alain Juppé. « Ce délai n’est pas un acte de défiance, mais un acte de clarification », avait-il alors justifié, sans mettre en doute la solidité financière de GACP, de sa caution Kingstreet ou de son prêteur Fortress.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Dix-neuf personnes ont été mises en examen, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt, dans le cadre de l’opération anticorruption déclenchée la veille par la justice belge.
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Affaire de fraude dans le football belge : des agents de joueurs et un arbitre placés sous mandat d’arrêt

Dix-neuf personnes ont été mises en examen, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt, dans le cadre de l’opération anticorruption déclenchée la veille par la justice belge.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 14h51
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


C’est une véritable tornade qui balaye l’euphorie des derniers mois dans le petit monde du football en Belgique, consécutive à la troisième place de l’équipe des Diables rouges au Mondial russe.
Une opération « Mains propres », lancée par la justice belge, a conduit à la mise en examen de dix-neuf personnes jeudi 11 et vendredi 12 octobre, neuf d’entre elles étant placées sous mandat d’arrêt. Parmi ces personnes figurent trois agents de joueurs, un arbitre et un ancien avocat.
Compte tenu de ce contexte, les matchs de la 10e journée de la Pro League (l’équivalent de la Ligue 1 française) qui étaient prévus ce weekend, ont été reportés.
Sur quoi l’enquête porte-telle ?
L’enquête a été ouverte à la fin de 2017. Elle comporte deux volets. Portant sur les pratiques de certains agents de joueur et sur un possible blanchiment d’argent, elle est devenue une vaste opération anticorruption, faisant notamment naître le doute sur le trucage d’au moins deux rencontres décisives pour la relégation à la fin de la saison dernière.
Mercredi, les enquêteurs avaient procédé à une quarantaine de perquisitions en Belgique et dans une série de pays étrangers, dont la France.
Vingt-neuf acteurs du monde du football, dirigeants, entraîneurs ou arbitres avaient été interpellés. Quelque 11 millions d’euros en liquide, bijoux et montres de luxe avaient été saisis et les documents de neuf clubs emportés.
A Bruxelles, tout le monde est persuadé qu’étant donné le rôle clé des intéressés, d’autres personnalités pourraient être rapidement mises en cause.

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Qui a été mis en examen et/ou placé sous mandat d’arrêt ?
Au cœur de l’affaire, on trouve plusieurs agents de joueur, dont Mogi Bayat et Dejan Veljkovic. Le premier, d’origine iranienne, arrivé en France à l’âge de 6 ans, et le second, un Serbe surtout connu en Flandre, avaient été placés sur écoute.
Celles-ci ont apparemment permis d’accumuler des informations sur des constructions financières douteuses. Tous deux ont été placés sous mandat d’arrêt dans la nuit de jeudi à vendredi.
Un autre agent de joueurs, Karim Mejjati a également été mis en examen, jeudi, pour blanchiment d’argent et placé sous mandat d’arrêt, a indiqué son avocat Sven Mary, cité par la RTBF.
Un arbitre, Bart Vertenten, fait par ailleurs partie de la liste des personnes placées sous mandat d’arrêt. Il est soupçonné de contacts avec un agent de joueur et de possible trucage de matchs. Jeudi, un autre arbitre, Sébastien Delferière, avait déjà été mis en examen, mais avait été remis en liberté sous conditions.
Deux dirigeants du FC Malines ont également été placés en détention, ainsi que l’ancien avocat du club d’Anderlecht, Me Laurent Denis. De son côté le Croate Ivan Leko, l’entraîneur du FC Bruges, a été inculpé jeudi de « blanchiment d’argent » avant d’être libéré.
Quels sont les soupçons pesant sur les agents de joueurs ?
Seul, à ce stade, Dejan Veljkovic est impliqué dans les deux volets de l’affaire, les soupçons de blanchiment et les soupçons de match truqués.
Il été mis en examen vendredi matin de participation à une organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption, selon son avocat.
Il est soupçonné d’avoir mis en place des constructions financières, en concertation avec certains clubs, afin de payer des commissions cachées pour ses activités de courtier, et de fournir à des joueurs une rémunération et des avantages non dissimulés, a détaillé le parquet. Les fonds auraient circulé par Chypre, le Monténégro et la Serbie.
Le parquet a précisé que Mogi Bayat est quant à lui soupçonné d’avoir manipulé le transfert de plusieurs joueurs pour maximiser les sommes qu’il touchait, contre l’intérêt des parties pour lesquelles il travaillait.
Il aurait dissimulé ces manipulations aux clubs et aux joueurs concernés, et aurait eu recours à des agents de joueur complices et à des sociétés en France, en Angleterre et au Luxembourg, a rapporté la RTBF.
« Nous soulignons que cela n’a rien à voir avec de la corruption, de la manipulation de matches ou des contacts avec des arbitres. Il ne s’agit que de blanchiment d’argent », ont déclaré les avocats de Mogi Bayat, cités par la RTBF.
L’un d’entre eux, Jean-Philippe Mayence, a par ailleurs dénoncé les conditions de l’audition de son client : « du jamais vu tout au long de ma carrière pénale ».
Qui est Mogi Bayat et quel rôle joue-t-il dans le football belge ?
« Mogi Bayat était le parrain du foot belge », écrivait jeudi le quotidien populaire Het Laatste Nieuws, relayant les interrogations sur les pratiques de l’ancien dirigeant du S.C. Charleroi. Le plus puissant des agents belges, doté d’une fortune estimée à 15 millions d’euros, a réglé la bagatelle de vingt-quatre transferts lors du dernier mercato.
Neveu d’Abbas Bayat, ex-propriétaire du club de Charleroi, il va redresser les finances de celui-ci et se faire une spécialité de recruter de jeunes joueurs français, de leur assurer une certaine notoriété en Wallonie et de les revendre ensuite à des clubs étrangers — français notamment. Cela lui vaut les critiques des supporteurs et des journalistes. Il s’en moque, comme de certaines interdictions de stade ou de ses conflits avec des arbitres.
L’homme se fait de nombreux ennemis, qu’il n’hésite pas à menacer ou à insulter, rapporte Le Soir. Une fois débarqué de Charleroi et devenu agent, en 2010, il tisse des liens avec les plus grands clubs, dont Anderlecht, et parvient même, grâce à son entregent, à vendre joueurs et entraîneurs à ceux qui se méfient de lui
A l’étranger, où il ne perce pas vraiment, il a cependant quelques relations (à Nantes, à Watford, à Udine) qui lui permettent d’arrondir son magot. A Nantes, il a récemment vendu Anthony Limbombe (ex-Bruges) Kara Mbodji (ancien d’Anderlecht) et Kalifa Coulibaly (qui jouait auparavant à Gand). Des opérations célébrées, à chaque fois, sur le compte Twitter de l’intéressé. Depuis quelques jours, le lion à la gueule ouverte qui orne celui-ci est toutefois resté muet…
Si la Fédération belge est, elle aussi, sans voix, Vincent Kompany, le défenseur belge de Manchester City, a, lui, dénoncé le système développé par les agents. « Pas surpris » par l’affaire, l’ancien joueur d’Anderlecht a évoqué « le lien très proche » entre le football et « les pratiques des mondes de la traite des êtres humains, du trafic de drogue et de la prostitution ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ « Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.
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Kylian Mbappé, tête de proue des « leaders de demain » selon l’édition internationale de « Time »

« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 03h20
   





                        



   


Kylian Mbappé, « leader de demain ». Pour son édition internationale publiée jeudi 11 octobre, le prestigieux magazine américain Time a choisi de mettre à la « une » le jeune footballeur français et star du PSG.
« Mbappé est l’avenir du football », estime en titre le journal américain qui revient sur l’ascension fulgurante de l’enfant de Bondy, sacré, à 19 ans seulement, champion du monde cet été en Russie et auteur d’un but en finale face à la Croatie. « Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », constate le Time.

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« Un conte de fées social »
« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun, écrit encore le magazine. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse. Sa vie a débuté dans les quartiers difficiles de banlieues de Paris, où les hautes tours en passe de s’effondrer entourent le centre brillant de la ville. »
Celui qui fêtera ses 20 ans le 20 décembre fait partie des principaux prétendants au prestigieux Ballon d’or qui consacre chaque année le meilleur joueur de football de la planète, décerné le 3 décembre. Il vient d’inscrire un quadruplé avec le Paris SG contre Lyon le 7 octobre en championnat de France.
La couverture du Time tombe à pic, alors que Mbappé devrait être titulaire à la pointe de l’attaque de l’équipe de France jeudi soir contre l’Islande en match amical. Il pourrait en profiter pour grossir ses statistiques : 9 buts pour 24 sélections en bleu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Une enquête sur des faits présumés « d’organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption privée » dans le championnat de première division a donné lieu à des perquisitions et interpellations mercredi.
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Soupçons de fraude dans le football belge : 22 personnes présentées à un juge d’instruction

Une enquête sur des faits présumés « d’organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption privée » dans le championnat de première division a donné lieu à des perquisitions et interpellations mercredi.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 19h55
   





                        



   


Le football belge est dans la tourmente. Une enquête sur des faits présumés « d’organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption privée » dans le cadre du championnat de division 1A a donné lieu à de multiples perquisitions et à vingt-huit interpellations en Belgique, mercredi 10 octobre. Le parquet fédéral a annoncé, jeudi, que quatre personnes ont déjà été inculpées, dont une placée sous mandat d’arrêt, et que dix-huit doivent encore être entendus par le juge d’instruction.
En outre, le juge chargé du dossier a lancé deux mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de deux suspects interpellés à l’étranger, ont précisé les porte-paroles du parquet lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Au moins quatre inculpations ont déjà été prononcées jeudi dans l’un des volets concernant des soupçons de matchs arrangés.
Il y a trois ans, la justice belge avait condamné des agents de joueur, des joueurs, un entraîneur dans une autre affaire pour des faits de matchs faussés et de corruption au cours des saisons 2004-2005 et 2005-2006.
Sur quoi l’enquête porte-t-elle ?
L’enquête a débuté fin 2017. Menée par la justice belge, elle porte sur des soupçons de fraude sur les commissions liées aux transferts ou aux salaires des joueurs, mais aussi sur des matchs truqués au cours de la saison dernière en première division belge.
Selon le parquet fédéral, c’est un rapport de l’unité des fraudes sportives de la police fédérale qui a servi de déclencheur. Il révélait « des indications de transactions financières suspectes » dans le Championnat belge, concernant les commissions sur les transferts mais aussi les salaires versés aux joueurs et entraîneurs.
Les investigations ont ensuite été étendues après « des indications d’influence possible sur les matchs de la saison 2017-2018 », a précisé le parquet. Mercredi après-midi, le président du club de Westerlo (2e division), Herman Wynants, a déclaré qu’il avait signalé dès mars 2017 à l’unité des fraudes sportives des soupçons de match arrangé. En l’occurrence ceux-ci portaient sur un match joué entre Courtrai et Mouscron lors de la dernière journée de la saison de Pro League 2016-2017.
Que s’est-il passé mercredi ?
Une opération policière, coordonnée dans sept pays européens (Belgique, France, Luxembourg, Chypre, Monténégro, Serbie et Macédoine) a donné lieu à 57 perquisitions, avec au total 220 policiers mobilisés.
En Belgique, 44 perquisitions ont été effectuées, visant les domiciles de dirigeants de club, d’agents, d’arbitres, celui d’un ancien avocat, un bureau comptable ou encore des journalistes, a détaillé le parquet.
Des documents, des dossiers et des montres de luxes ont été saisis, ainsi que des bijoux et de l’argent liquide et des boîtes de montres vides pour un total de 8 millions d’euros, selon le parquet belge.
Quatorze perquisitions ont également été menées à l’étranger, notamment en France, au Luxembourg, à Chypre et en Serbie, pour un total saisi de plus de 3,6 millions d’euros.
Qui est visé ?
Les sièges de neuf clubs belges ont été perquisitionnés mercredi : Anderlecht, le Club de Bruges, Genk (actuel leader de la première division belge), Courtrai, Malines, Ostende, Lokeren, La Gantoise et le Standard de Liège.
Au Luxembourg, les locaux d’une société commerciale et des banques ont été ciblés, selon le parquet du Grand-Duché.
Parmi les vingt-huit personnes interpellées figuraient six membres de conseils d’administrations de clubs, quatre agents de joueurs, deux arbitres, deux journalistes, un ancien avocat, un comptable, deux bijoutiers ainsi que des complices potentiels.
Parmi eux on trouvait notamment le Croate Ivan Leko, entraîneur du FC Bruges, ainsi que Herman Van Holsbeeck, ex-manager général d’Anderlecht, le club le plus titré du pays.
A Chypre, la police locale a annoncé qu’un homme de 52 ans, résident étranger, a été interpellé en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par la Belgique, sans plus de détails.
En outre, le juge chargé du dossier a lancé deux mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de deux suspects interpellés à l’étranger, ont précisé les porte-parole du parquet lors d’une conférence de presse à Bruxelles, jeudi.
Y a-t-il des acteurs centraux dans cette affaire ?
Au cœur de l’affaire, on trouve plusieurs agents de joueur, dont Mogi Bayat et Dejan Veljkovic. Le premier, d’origine iranienne, arrivé en France à l’âge de 6 ans. Il est le frère d’un dirigeant du Sporting de Charleroi et il a longtemps été, du temps de l’ancienne direction d’Anderlecht remplacée fin 2017, l’agent « incontournable » de ce club, selon le quotidien Le Soir.
Le second, un Serbe surtout connu en Flandre, avaient été placés sur écoute. Celles-ci ont apparemment permis d’accumuler des informations sur des constructions financières douteuses.
Dejan Veljkovic est soupçonné d’avoir mis en place des constructions financières, en concertation avec certains clubs, afin de payer des commissions cachées pour ses activités de courtier, et de fournir à des joueurs une rémunération et des avantages non dissimulés, a détaillé le parquet, selon la RTBF. Les fonds auraient circulé par Chypre, le Monténégro et la Serbie.
Le parquet a également précisé que Mogi Bayat est soupçonné d’avoir manipulé le transfert de plusieurs joueurs pour maximiser les sommes qu’il touchait, contre l’intérêt des parties pour lesquelles il travaillait. Il aurait dissimulé ces manipulations aux clubs et aux joueurs concernés, et aurait eu recours à des agents de joueur complices et à des sociétés en France, en Angleterre et au Luxembourg, rapporte la RTBF.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le basketteur des Philadelphia 76ers, qui a signé un contrat en or avec la marque Under Armour, va s’impliquer dans des causes caritatives dans son pays.
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Compte rendu

Le Camerounais Joel Embiid, pivot le mieux payé de la NBA

Le basketteur des Philadelphia 76ers, qui a signé un contrat en or avec la marque Under Armour, va s’impliquer dans des causes caritatives dans son pays.


LE MONDE
              datetime="2018-10-11T10:42:20+02:00"

        Le 11.10.2018 à 10h42






    
Le Camerounais Joel Embiid, pivot des Philadelphia 76ers, lors d’un match à Boston, le 9 mai 2018.
Crédits : USA Today Sports / USA TODAY Sports


Le basketteur camerounais Joel Embiid, des Philadelphia 76ers, a signé un contrat de chaussures avec la marque américaine Under Armour qui devrait en faire le pivot le mieux payé de la NBA, ont annoncé le joueur et l’équipementier mercredi 10 octobre.
Joel Embiid, dont le contrat avec l’allemand Adidas a expiré le 30 septembre, rejoint la petite communauté des joueurs de NBA équipés par Under Armour. La marque américaine, en plein développement, est encore peu présente en NBA mais peut se targuer d’avoir sous contrat la star Stephen Curry.

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Les détails du contrat n’ont pas été révélés officiellement, mais, selon la chaîne sportive ESPN, il porte sur cinq ans. En outre, s’appuyant sur des sources non identifiées du domaine de l’industrie de l’équipement, ESPN indique que le joueur de 24 ans sera désormais le pivot le mieux payé de NBA.
« Le basket-ball m’a tout donné, mais il doit être plus que simplement du basket-ball, c’est la première chose que j’ai dite à Under Armour », écrit le joueur dans un communiqué publié par la marque. « Je veux utiliser ce partenariat pour faire quelque chose de concret », ajoute-t-il. Selon la chaîne sportive ESPN, le joueur et son nouvel équipementier vont s’impliquer dans des causes caritatives dans la région de Philadelphie et au Cameroun.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La finance s’intéresse de près à l’industrie du sport, désormais jugée profitable, à l’image des Girondins de Bordeaux en passe d’être rachetés par le fonds américain GACP.
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Football, rugby, tennis... La nouvelle passion des fonds d’investissement

La finance s’intéresse de près à l’industrie du sport, désormais jugée profitable, à l’image des Girondins de Bordeaux en passe d’être rachetés par le fonds américain GACP.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 07h11
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

En plein processus de vente des Girondins de Bordeaux (FCGB) au fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GACP), qui doit franchir une étape décisive devant le conseil municipal bordelais, vendredi 12 octobre, les supporteurs du club ont déployé, en septembre, cette banderole : « Le FCGB n’est pas un produit financier. » La finance n’est pas de cet avis : les fonds d’investissement s’intéressent de plus en plus au sport professionnel, jugé inhospitalier il y a encore une décennie. Les investisseurs se contentaient jusqu’alors d’accompagner les clubs dans la construction de stades, de jouer sur le marketing sportif ou de racheter des équipementiers. Certains misent désormais sur ce qui fait la chair du sport professionnel : les clubs et les compétitions.
Interrogé, le 12 septembre, dans L’Equipe sur les raisons du rachat des Girondins de Bordeaux à M6, le financier américain Joseph DaGrosa, patron de GACP, n’a pas louvoyé : « Le foot est une industrie en pleine croissance et cela devrait durer encore longtemps. » S’il enrobe son discours de promesses de rendre l’équipe « meilleure qu’[ils] ne l’[ont] trouvée », il ne cache pas faire un investissement à court terme, « cinq ou dix ans », dans l’espoir de faire un bénéfice en revendant le club.

D’autres fonds spéculatifs ont déjà placé leurs pions en Ligue 1 : IDG Capital est actionnaire minoritaire (20 %) de l’Olympique lyonnais ; Elliott Management, nouveau propriétaire du Milan AC, a financé le rachat du LOSC, club lillois, par l’homme d’affaires Gérard Lopez et a sa place au conseil de gérance du club. Peak6, actionnaire minoritaire de l’AS Rome ou de Bournemouth, en Angleterre, a tenté de racheter l’AS Saint-Etienne. Le projet a échoué, la direction des Verts craignant que « les investissements de Peak6 (…) ne correspondent pas à l’ambition » du club.
« Marché très peu mature...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’attaquant réagissait à une interview donnée par Noël Le Graët, qui estime que l’avant-centre ne pourra plus revenir en équipe de France.
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Karim Benzema réplique au président de la Fédération française de football : « Je vous demande de m’oublier »

L’attaquant réagissait à une interview donnée par Noël Le Graët, qui estime que l’avant-centre ne pourra plus revenir en équipe de France.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 09h32
   





                        



   


L’affaire « de la sextape » continue de parasiter la vie de l’équipe de France de football, près de trois ans après les premières révélations. Karim Benzema, toujours mis en examen pour « complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs » et écarté des Bleus, a exprimé mercredi 10 octobre son ras-le-bol d’être de nouveau au centre des débats après des propos tenus par Noël Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF).
« Monsieur Le Graët, je vous demande de m’oublier et de me laisser tranquille svp, a écrit l’attaquant du Real Madrid sur son compte Twitter. La France est championne du monde et là est l’essentiel, le reste n’est que futilité. Merci. »
Karim Benzema réagissait à une interview donnée par le président de la FFF à Ouest France dans laquelle il estime que l’avant-centre ne pourra plus revenir en équipe de France, qui joue jeudi soir à Guingamp contre l’Islande :
« Je n’ai rien contre Karim, il s’est toujours bien comporté en équipe de France. Mais je pense que les Bleus, c’est terminé pour lui, d’autant qu’il est peut-être moins en forme depuis quelque temps. »
Décision de la cour d’appel le 8 novembre
Quelques heures plus tôt, son ancien agent, Karim Djaziri, s’était agacé également sur Twitter : « Noël, vous aviez déjà mis un terme à la carrière internationale de Benzema en juin 2018, vous remettez ça aujourd’hui tout en le dénigrant ! Dans quel but ? Vous vous reprochez quelque chose ? »
L’attaquant du Real Madrid (81 sélections, 27 buts) est tenu à l’écart de l’équipe de France depuis octobre 2015 et l’affaire du chantage à la sextape, dans laquelle il est mis en examen. La cour d’appel de Paris doit rendre le 8 novembre sa décision concernant la validité de l’enquête.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Non conservé par le centre de formation de l’En Avant en 2014, le milieu lyonnais revient en grande pompe à Guingamp, porteur du maillot de l’équipe de France.
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Football : Tanguy Ndombele, nouveau Bleu au début de carrière sinueux

Non conservé par le centre de formation de l’En Avant en 2014, le milieu lyonnais revient en grande pompe à Guingamp, porteur du maillot de l’équipe de France.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 12h37
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


L’éclosion précoce de Kylian Mbappé, qui s’est affirmé comme l’un des meilleurs joueurs au monde en une saison et demie à peine, n’avait guère surpris les initiés. L’attaquant avait peut-être surpassé, il est vrai, les attentes que le football français avait placées en lui dès son plus jeune âge. La première sélection de Tanguy Ndombele, 21 ans, encore inconnu il y a un an, relève, elle, d’un parcours finalement beaucoup plus surprenant.
Pensez donc, le milieu de terrain de l’Olympique lyonnais, qui a été appelé par Didier Deschamps pour les matchs face à l’Islande, jeudi 11 octobre, et l’Allemagne, mardi 16 octobre, évoluait encore au mois d’août 2017 à Amiens, tout juste promu en Ligue 1. Un an plus tôt, le 9 août 2016, il débutait seulement chez les professionnels lors d’un obscur match de Coupe de la ligue des Picards face à Clermont.
Mbappé, auteur d’un quadruplé contre l’OL dimanche 7 octobre, est devenu champion du monde dès cet été ; Ndombele, quant à lui, est passé par la case de l’équipe de France espoirs et s’est adapté rapidement au haut niveau à son arrivée à Lyon, troisième du dernier championnat de France.
Cette année, le Francilien, né à Longjumeau (Essonne), a passé sans coup férir le test de la Ligue des champions. A la fin septembre, lors de l’exploit lyonnais à Manchester City (victoire 2-1), il a été étincelant. Face au PSG, malgré la déroute collective (5-0), il a encore réalisé une première période exceptionnelle.

« Première touche de balle fulgurante »
Sélectionneur des espoirs, Sylvain Ripoll a détecté le potentiel de Ndombele alors que celui-ci évoluait encore à Amiens. Le milieu avait d’ailleurs été autorisé à signer à l’OL lors de son premier rassemblement dans l’antichambre des Bleus.
« Quand on est performant en club, en sélection, que l’on est régulier au haut niveau, les chances de taper à la porte des A sont plus importantes, commente Sylvain Ripoll. Tanguy a des qualités bien spécifiques et rares. Comme on le dit souvent, il percute et casse les lignes, mais il a surtout cette première touche de balle fulgurante, qui donne de la vitesse au jeu et qui crée le déséquilibre chez l’adversaire. »
Le milieu de terrain de l’Olympique lyonnais évoluait encore au mois d’août 2017 à Amiens, tout juste promu en Ligue 1
Entraîneur d’Amiens, Christophe Pélissier n’est pas non plus surpris par l’ascension de son ancien poulain : « J’ai toujours dit que c’était un joueur hors norme pour nous. Au bout d’une semaine avec le groupe, on a compris qu’il n’allait plus le quitter. Il était stagiaire et on l’a fait signer pro. L’équipe de France ? S’il continuait de travailler, c’est le destin que je lui avais prédit quand il nous a quittés. »
La faculté de franchir chaque nouvelle étape avec une facilité déconcertante trouve une explication dans son caractère. « La pression n’a aucune prise sur lui. Il est insouciant et c’est ce qui lui permet d’être immédiatement performant. Maintenant, on va voir s’il y arrive également avec les Bleus », s’interroge Pelissier.
Entre insouciance et nonchalance
Cette insouciance a cependant parfois confiné à une certaine nonchalance. Tanguy Ndombele a en effet connu le goût acre de l’échec. A Guingamp, qu’il a découvert à 14 ans et qu’il va retrouver jeudi soir avec les Bleus, l’adolescent a d’abord connu des moments difficiles, allant jusqu’à se faire recaler au bout de trois ans, en 2014. Talentueux, l’apprenti footballeur se laissait un peu vivre. Or, quand il se relâche, il a tendance à prendre du poids.
A l’époque directeur du centre de formation de l’En Avant, Lionel Rouxel, actuel sélectionneur des 19 ans tricolores, se souvient de son passage : « Tanguy n’était pas prêt pour l’exigence du haut niveau. On l’a bousculé un peu, on a essayé de tirer le maximum de lui, mais il ne faisait pas les efforts sur le terrain et en dehors. Par contre, les qualités qu’il a aujourd’hui, il les avait déjà. »

   


Sans club, Tanguy Ndombele a alors été refusé par d’autres centres de formation, à Angers, Caen ou encore Auxerre, avant de trouver un salut inespéré à Amiens. Comment expliquer cette métamorphose ? « Lorsque vous êtes au pied du mur, vous n’avez plus le choix. Il a pris conscience des efforts nécessaires une fois qu’il a été dans un autre club, analyse Rouxel a posteriori. Le club et moi ne sommes pas déçus. Je suis content pour lui, mais on peut avoir des regrets. A un moment, on ne pouvait plus, il fallait dire stop. Finalement, ce coup de pied aux fesses lui a été bénéfique. »
« Gratter la carapace »
Si Ndombele a pris une dimension footballistique indéniable, le jeune homme a encore un domaine où il a tout à apprendre, celui de la communication. Il n’a pas digéré le passage de l’anonymat amiénois aux feux des projecteurs lyonnais. Son ex-entraîneur Christophe Pélissier décrypte sa personnalité : « C’est quelqu’un de timide à l’extérieur, de taiseux même avec le staff. Il est différent à l’intérieur du groupe, où il est apprécié. Dès que l’on gratte un peu la carapace, tout change. C’est un bon garçon. »
A Lyon, il faut le voir tout faire pour échapper aux médias à la fin des matchs, dans la fameuse zone mixte ouverte à la presse. « Il essaie de tracer en se cachant derrière les panneaux publicitaires pour ne pas répondre aux questions. Il n’a pas encore compris qu’il était désormais dans un grand club avec les obligations médiatiques qui en découlent », confie Razik Brikh, suiveur de l’OL pour le magazine Lyon Capitale.
Un peu avant l’annonce de la sélection de Ndombele, le journaliste lyonnais a vécu une drôle d’expérience en interview. « Il est arrivé en disant qu’il espérait que ça n’allait pas être trop long et qu’il n’avait pas envie de parler. Il a fait des réponses courtes. C’était compliqué, et pourtant l’entretien était bienveillant et n’avait rien d’un piège, raconte Razik Brikh. Je l’ai senti sincère. Cela n’avait rien de méchant, mais il pensait vraiment qu’il n’avait rien à dire de particulier. Il est encore un peu naïf. Il n’a pas encore compris qu’il ne suffit pas de bien jouer au foot. »

En interne, au club, on s’est d’ailleurs inquiété à l’idée de le voir passer sur le grill de la conférence de presse chez les Bleus. Didier Deschamps, qui attache une grande importance à la communication maîtrisée de ses joueurs, s’est naturellement renseigné sur les aptitudes médiatiques de Tanguy Ndombele. Hasard ou pas, c’est finalement la propre chaîne de la Fédération française qui a recueilli les premiers mots du nouvel international. Son passage en conférence de presse attendra encore un peu. Pour le moment, c’est seulement sur le terrain que l’on jugera ses débuts internationaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Samuel Kalalei avait subi un contrôle positif à l’EPO.
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Dopage : un marathonien kényan suspendu quatre ans

Samuel Kalalei avait subi un contrôle positif à l’EPO.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 21h26
   





                        


Le marathonien kényan Samuel Kalalei, 23 ans, a été suspendu pour quatre ans à la suite d’un contrôle positif à l’EPO, a annoncé mercredi 10 octobre l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU). Il avait subi un contrôle positif à l’EPO à l’issue du marathon de Rotterdam (Pays-Bas) en avril, une épreuve qu’il avait terminée à la 7e place, en 2 h 10 min 44 s, son record personnel.
Samuel Kalalei, qui avait également remporté le marathon d’Athènes en novembre 2017, était suspendu provisoirement depuis le 4 juin, date de la notification de son contrôle positif.
La course de fond, qui est le sport phare du Kenya, est confrontée à de sérieux problèmes de dopage. Et le pays a du mal à endiguer ce phénomène.
En 2016, le Kenya avait failli être exclu des Jeux olympiques de Rio pour non-respect des critères internationaux en matière de lutte contre le dopage.
Une loi avait été votée en urgence, et une agence de lutte contre le dopage (ADAK) avait été créée. Cela avait permis aux Kényans de participer à la compétition, mais pas de résoudre le problème.
Les cas de dopage se sont multipliés, accompagnés parfois de soupçons de corruption. Asbel Kiprop, 29 ans, champion olympique en 2008 et trois fois champion du monde sur 1 500 mètres a ainsi été testé positif à l’EPO en novembre 2017, alors qu’il avait été prévenu du contrôle et qu’il avait soudoyé la personne chargée du prélèvement.
Depuis, d’autres ont été pris : outre le marathonien Samuel Kalalei, la jeune star Kipyegon Bett, ou encore Ruth Jebet, prodige kényane qui court sous les couleurs du Bahreïn. La championne olympique de marathon de Rio 2016, Jemima Sumgong, a aussi été suspendue.
Dans un rapport, publié en septembre, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a estimé que ce pays faisait face à un « problème grave » de dopage. Elle avait toutefois conclu qu’il n’existait aucune preuve de l’existence d’un dopage « institutionnalisé ».
Depuis le lundi 27 août, un laboratoire, installé à Nairobi, a été accrédité par l’AMA pour réaliser des contrôles sur les athlètes d’Afrique de l’Est (Kenya, Ethiopie, Erythrée, Tanzanie et Ouganda). Les autorités sportives et les responsables de ce laboratoire veulent croire que l’existence d’un contrôle local jouera un rôle dissuasif auprès des athlètes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La Ligue de football professionnel a décidé de reverser sa part de bénéfices générés par le parcours des Bleus au Mondial « aux 12 clubs de D1 féminine ».
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Football : une partie de l’argent de la Coupe du monde financera les clubs féminins français

La Ligue de football professionnel a décidé de reverser sa part de bénéfices générés par le parcours des Bleus au Mondial « aux 12 clubs de D1 féminine ».



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 20h56
   





                        


Le sacre mondial de l’équipe de France masculine de football, en juillet, et une part des revenus qu’il a générés serviront à financer les clubs féminins français. La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé, mercredi 10 octobre, qu’elle avait décidé de reverser « aux 12 clubs de D1 féminine » sa part des bénéfices générés par le parcours des Bleus, laquelle lui a été versée par la Fédération française de football (FFF).
Expliquant qu’il s’agit de « participer au développement du football féminin de haut niveau », l’instance « a décidé à l’unanimité d’attribuer aux 12 clubs de D1 féminine la partie du bénéfice de la Coupe du monde 2018 que la FFF reverse à la LFP à l’issue de cette édition marquée par le succès des Bleus ».
Cela devrait représenter environ 100 000 euros par club, selon les informations de l’AFP. Le budget de la majorité des clubs oscille entre 500 000 euros et 1 million d’euros.

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Cette décision intervient alors que la France accueillera en juin 2019 le Mondial féminin. La présidente de l’instance, Nathalie Boy de la Tour, a évoqué « un trait d’union symbolique entre deux Coupes du monde. Pour la première fois, la LFP va directement aider les 12 clubs de D1 féminine ».
« Après le formidable succès de nos Bleus en Russie, les clubs professionnels et la Ligue seront les premiers supporteurs des Bleues » lors de cette compétition organisée dans neuf villes (Paris, Lyon, Nice, Montpellier, Rennes, Le Havre, Valenciennes, Reims, Grenoble).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Dans le football actuel, on assiste à des rencontres déséquilibrées entre certaines équipes. Les écarts de moyens, créés et creusés artificiellement, compromettent le principe de l’équité sportive, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.
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Vague de perquisitions en Europe après des soupçons de fraudes dans le football belge

Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h13
   





                        


Sept pays européens, une soixantaine de perquisitions. Une opération policière a été menée mercredi 10 octobre dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraudes dans le championnat de football belge.
Deux cent vingt policiers ont été mobilisés en Belgique, France, au Luxembourg, à Chypre, au Monténégro, en Serbie et en Macédoine, et « un grand nombre de personnes » ont été arrêtées, a annoncé le parquet fédéral belge, sans donner aucune identité.
L’entraîneur du FC Bruges interpellé
Un peu plus tôt une porte-parole du parquet fédéral avait confirmé l’interpellation d’un agent de joueurs réputé, Mogi Bayat, confirmant une information donnée par plusieurs médias.
Selon une source proche de l’enquête, Ivan Leko, l’entraîneur du FC Bruges – qui dispute cette saison la Ligue des champions – a également été interpellé. Tout comme l’ancien manager général d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck.
L’enquête porte sur des fraudes sur les commissions liées aux transferts de joueurs, mais aussi sur des matchs truqués en Jupiler Pro League, la première division belge. « L’instruction judiciaire couvre des activités menées dans le cadre d’une organisation criminelle, le blanchiment d’argent et la corruption privée », a déclaré le parquet fédéral.
Sièges de clubs perquisitionnés
L’enquête a débuté fin 2017 à la suite d’un rapport de l’Unité des fraudes sportives de la police fédérale. Celui-ci révélait « des indications de transactions financières suspectes » dans le championnat belge, concernant les commissions sur les transferts mais aussi les salaires versés aux joueurs et entraîneurs.
Les sièges de « plusieurs clubs » de Jupiler Pro League (FC Bruges, Standard de Liège, Anderlecht et Genk) comptent parmi les sites perquisitionnés.
Dix des seize équipes du championnat belge sont concernées, a souligné la chaîne francophone RTBF.
Herman Wynants, le manager général du club de Westerlo, qui évolue actuellement en division 1B, a déclaré, mercredi, qu’il avait porté plainte en 2017 auprès du parquet fédéral à Bruxelles, contre Mogi Bayat, pour fraude à la compétition à la suite du match Courtrai-Mouscron, que le club estimait truqué.
Selon Het Laatste Nieuws, l’agent de joueurs travaillait avec plusieurs joueurs de Courtrai et de Mouscron.
Les raids policiers ont aussi visé les domiciles de « responsables de clubs, d’agents de joueurs, d’arbitres, d’un ancien avocat, d’un bureau comptable, d’un entraîneur, de journalistes et de quelques complices éventuels », toujours selon le parquet.
A l’étranger treize autres raids policiers, coordonnés avec l’aide d’Eurojust, ont ciblé « principalement » les bureaux ou domiciles de « dirigeants de personnes morales » impliquées dans les transactions suspectes. Le parquet fédéral n’a cité aucun nom de club.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le club de la principauté a annoncé, jeudi, avoir « mis fin à sa collaboration » avec Leonardo Jardim. L’entraîneur portugais a marqué de son empreinte son passage en Ligue 1. Retour sur ses quatre saisons monégasques.
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Football : l’entraîneur Leonardo Jardim, limogé de l’AS Monaco, la fin d’un cycle

Le club de la principauté a annoncé, jeudi, avoir « mis fin à sa collaboration » avec Leonardo Jardim. L’entraîneur portugais a marqué de son empreinte son passage en Ligue 1. Retour sur ses quatre saisons monégasques.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 13h42
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Sale temps pour le football français. En quelques mois, le championnat de France vient de perdre deux entraîneurs réputés et plutôt excitants. Après le départ du Suisse Lucien Favre, qui a quitté volontairement Nice pour Dortmund, c’est au tour du Portugais Leonardo Jardim d’abandonner son Rocher. Mais la fin est moins heureuse pour l’entraîneur qui a mené l’AS Monaco au titre national lors de la saison 2016-2017. Sans parler la même année d’une place de demi-finaliste de la Ligue des champions. Il s’en va contraint et forcé - l’annonce de son départ a été faite officiellement jeudi 11 octobre - alors que son équipe connaît un début de saison catastrophique (18e de Ligue 1 et deux défaites européennes).

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Leonardo Jardim ne vivra pas une cinquième saison consécutive sur le banc monégasque. En quatre ans, il a marqué de son empreinte le club de la Principauté. Il s’est imposé comme le maître d’œuvre de la stratégie de trading décidée par le propriétaire russe, Dmitri Rybolovlev. Chaque saison, il a su jongler avec les nombreux départs imposés de ses meilleurs joueurs et les non moins nombreuses arrivées de nouveaux joueurs en devenir.
Retour sur les trois périodes monégasques de Jardim.
Des débuts critiqués et même moqués
Lorsqu’il débarque sur la Côte d’Azur à l’été 2014, en provenance du Sporting Lisbonne, Leonardo Jardim doit composer avec un changement radical de stratégie. Fini le temps de l’abondance, les achats pour 130 millions d’euros en 2013 des quatre fantastiques (les Colombiens James Rodriguez et Radamel Falcao, les Portugais João Moutinho et Ricardo Carvalho) paraissent loin. Le propriétaire russe Rybolovlev ordonne les ventes de James au Real pour 90 millions d’euros et le départ en prêt de Falcao à Manchester United, assorti d’une option d’achat de 55 millions. On a connu accueil plus chaleureux pour un entraîneur.
Sur le terrain, les débuts de Jardim sont compliqués. Le Lusitanien tâtonne. Il expérimente et les premiers résultats sont décevants. En septembre, après un mois de compétition, Monaco est avant-dernier. Les critiques sont dures, parfois à la limite de la xénophobie lorsqu’elles se moquent de son accent prononcé. Une partie de la presse ne manque pas une occasion de le remettre en question. L’humoriste Julien Cazarre, dans l’émission « J + 1 », en fait souvent une caricature du maçon portugais.
Patiemment, il va modifier le visage de son équipe, serrer la vis et permettre à l’ASM de retrouver un rang plus conforme à son statut. Les Monégasques terminent troisièmes de la Ligue 1 et se paient le luxe d’éliminer Arsenal en huitièmes de finale de la Ligue des champions avant de chuter en quarts contre la Juventus.
A la fin de la saison, lorsqu’il apprend qu’il n’est pas nommé parmi les quatre meilleurs entraîneurs de Ligue 1, il riposte avec un humour cinglant : « Peu importe, j’aurais peut-être le prix du meilleur maçon portugais. »
L’ascension vers les sommets
La saison suivante, Leonardo Jardim repart sur les mêmes bases. Avec un effectif modifié dans les grandes largeurs. Au mercato, Monaco multiplie les grosses ventes (Geoffrey Kondogbia, Layvin Kurzawa, Anthony Martial, Yannick Ferreira-Carrasco). En sens inverse, arrivent Fabinho, Wallace, Rony Lopes, Stephan El-Shaarawy ou Thomas Lemar…
L’entraîneur s’en accommode, sans protester. Il ne parvient, cependant, pas à faire franchir à son équipe les barrages de la Ligue des champions. Reversé en Ligue Europa, Monaco est éliminé sans gloire en phase de poules.
La cote de popularité de cet universitaire du football, par ailleurs, disciple du philosophe Edgar Morin, n’en sort pas renforcée. Le parcours en championnat des Monégasques le sauve. Il termine encore une fois troisième et qualifie une nouvelle fois son groupe pour la Ligue des champions.
A l’aube de sa troisième saison, à l’été 2016, personne n’imagine toutefois le scénario improbable qui va se produire. Le PSG est le grand favori. Comment imaginer qu’un club français puisse dominer les vedettes parisiennes ? Mais pour la première fois, le mercato offert par ses dirigeants à Jardim – même s’il est toujours aussi agité – révèle des ambitions à la hausse.
Les nombreux départs sont ceux de joueurs modestes ou en fin de carrière. Les recrues sont, elles, réjouissantes. On assiste au retour d’un Falcao revanchard, aux signatures des espoirs Benjamin Mendy et Djibril Sidibé ou encore à celle du futur taulier de la défense, le méconnu polonais Kamil Glik.
Dans l’ombre, un jeune joueur de presque 17 ans, pensionnaire du centre de formation, attend son heure. Kylian Mbappé n’est pas encore le champion du monde qu’il est aujourd’hui, mais son éclosion fulgurante à l’hiver 2016 va changer la saison monégasque en un triomphe inespéré.

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Mbappé n’en finit plus de marquer. Sa complémentarité avec Falcao est étonnante. Leonardo Jardim est le chef d’orchestre d’un jeu séduisant. Monaco écrase tout sur son passage en Ligue 1 et au terme d’une saison record, achevée avec 95 points, remporte le titre de champion de France. Le premier depuis dix-sept ans.
Cerise sur le gâteau, en Ligue des champions, le club se hisse jusqu’en demi-finales après avoir éliminé Manchester City et le Borussia Dortmund.

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Le mercato de trop
Ce triomphe est annonciateur d’un véritable jackpot. La curée est totale à l’été 2017 : 57 millions d’euros pour la vente de Benjamin Mendy, 50 millions pour Bernardo Silva, 45 pour celle de Tiémoué Bakayoko et surtout 180 millions d’euros pour la pépite Mbappé (d’abord sous forme d’un prêt pour aider le PSG à contourner le fair-play financier).
Alors que tout le monde attend la chute de Monaco, dont l’effectif perd en qualité, Leonardo Jardim réussit encore à faire prendre la mayonnaise. S’il échoue en Ligue des champions, quatrième de la phase de poules, il réussit à maintenir son équipe quasi tout en haut de la Ligue 1. L’ASM prend la deuxième place derrière Paris.
Mais Dmitri Rybolovlev et son vice-président, Vadim Vasilyev, se montrent encore une fois très gourmands. Trop peut-être. Durant le mercato de l’été 2018, Monaco vend les derniers joyaux de la Principauté : Fabinho (45 millions d’euros) et Lemar (70 millions). Et on monnaie même le vieux grognard Moutinho pour 5,6 millions à Wolverhampton.

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Contrairement aux autres années, le recrutement semble moins heureux. Sans leur faire offense, les nouveaux venus ne semblent pas avoir la carrure pour assurer, d’entrée, dans un club du standing de Monaco, à l’image de Samuel Grandsir de Troyes ou de Jean-Eudes Aholou de Strasbourg. Et les achats à prix d’or de joueurs pas encore majeurs, à l’image du Lyonnais Willem Geubbels (transfert autour de 20 millions), ont tout d’un pari incertain sur l’avenir.
Face à cette logique commerciale, on espère encore que le savoir-faire de Jardim suffira. Les deux premiers mois de compétition sont désastreux. En neuf matchs de championnat, l’équipe n’a gagné qu’une fois et occupe la 18e place avec six points. En Ligue des champions, deux défaites en deux rencontres s’ajoutent au parcours déjà compliqué de la saison précédente.
Le technicien portugais, meilleur entraîneur de la saison 2017 (trophée de l’Union nationale des footballeurs professionnels), s’apprête donc à mettre un terme à son séjour méditerranéen. Nul doute que sa carrière n’est pas finie. On évoque déjà des pistes prestigieuses : Manchester United et le Real Madrid. Des clubs où on ne jouerait pas au Monopoly avec l’effectif à chaque intersaison. Le perdant de cette histoire n’est peut-être pas celui que l’on croit.



                            


                        

                        


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Le rugby étudie la possibilité de créer une nouvelle compétition mondiale

World Rugby, l’instance internationale du rugby, voudrait créer une Ligue des nations qui rassemblerait les meilleures équipes de chaque hémisphère trois années sur quatre.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 12h30
   





                        


L’instance mondiale du rugby, World Rugby (WR), étudie la possibilité de créer une nouvelle compétition, la Ligue des Nations, susceptible de générer plus de revenus que le système actuel de tournées, a annoncé mercredi 10 octobre, son no 2, Brett Gosper, dans un entretien au quotidien de Sydney Daily Telegraph.
Cette compétition, que le vice-président de WR, l’Argentin Agustin Pichot, a déjà évoquée ces dernières semaines, rassemblerait les meilleures équipes de chaque hémisphère trois années sur quatre, c’est-à-dire toutes les années sans Coupe du monde. « Cela fait sens, il semblerait que cela soit le moment de mettre en œuvre un projet qui dégage un consensus », a argué M. Gosper.
L’actuel Rugby Championship, la compétition entre les quatre grandes nations de l’hémisphère sud, et le Tournoi des six nations dans l’hémisphère nord serviraient de premier tour de cette future Ligue des nations.
Les équipes du Nord rencontreraient celles du Sud dans un deuxième tour en lieu et place des habituelles tournées de juin – qui seront décalées en juillet à partir de 2020 selon un accord conclu en 2017 – et de novembre.
« Mais, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui dans les tournées où les tests n’ont que valeur de tests, les résultats de leurs matchs compteraient pour un classement final », explique au journal Brett Gosper.
Le but de tout cela ? Dégager les quatre meilleures équipes qui se rencontreraient en élimination directe, demi-finales et finale. « Cela générera plus d’intérêt pour les spectateurs, et pour cela, c’est un produit viable », a assuré M. Gosper.
Selon le Daily Telegraph, la première édition de cette compétition pourrait démarrer dès le début de l’année 2020, dans la foulée du Mondial 2019 au Japon (du 20 septembre au 2 novembre).

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Du sport pour mieux dormir, et vice versa

Un exercice physique régulier améliore la qualité du sommeil, et ce dernier améliore les performances sportives.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 10h42
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Pour mieux dormir, bougez dans la journée ; et pour améliorer vos performances sportives… optimisez votre sommeil. Les études scientifiques le montrent sans ambiguïté, les liens entre exercice physique et sommeil existent dans les deux sens.
Commençons par explorer les effets du premier sur le second. Chez des individus sans problème particulier de sommeil, une activité physique régulière améliore sensiblement le temps d’endormissement (qui est réduit), et surtout la qualité globale du sommeil, soulignent Alexandra Kredlow (université de Boston) et ses collègues, dans une revue de la littérature (Journal of Behavioral Medicine, 2015). « Il a été en particulier établi que l’exercice physique régulier augmente le sommeil lent profond », précise le professeur Damien Léger, qui dirige le centre du sommeil et de la vigilance à l’Hôtel-Dieu (APHP).
Quant aux effets sur le sommeil d’une séance ­d’activité physique « aiguë », ils sont, toujours d’après la méta-analyse des auteurs américains, modestes et d’une robustesse variable sur le plan scientifique. Bonne nouvelle, contrairement à ce qui a longtemps été dit, il n’est plus déconseillé de faire du sport dans les heures précédant le coucher. Les séances tardives étaient suspectées d’altérer le sommeil et en particulier d’accroître le temps d’endormissement, mais des travaux récents ne confirment pas ces perturbations, du moins chez des bons dormeurs.
Peu d’études dans le domaine
Quid de l’activité physique en cas de troubles du sommeil ? S’agissant de l’insomnie, dont les formes sévères concernent plus de 10 % de la population, les études ne sont finalement pas si nombreuses. Dans une revue de la littérature parue en juillet dans la ­revue Peer J, une équipe japonaise en a retenu neuf randomisées, portant au total sur 557 participants. « Nos résultats suggèrent que les effets de l’exercice physique sur le sommeil sont meilleurs chez...




                        

                        

