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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Si le ministère des finances a perdu son monopole en terme de poursuites à l’encontre des évadés fiscaux et des fraudeurs, la justice n’a pas pour autant les mains libres pour traiter tous les dossiers.
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Le gouvernement a-t-il vraiment supprimé le « verrou de Bercy » ?

Si le ministère des finances a perdu son monopole en terme de poursuites à l’encontre des évadés fiscaux et des fraudeurs, la justice n’a pas pour autant les mains libres pour traiter tous les dossiers.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 18h07
    |

            Mathilde Damgé








                        


Hasard du calendrier : le procès pour fraude visant la banque suisse UBS s’est ouvert à Paris cette semaine, au moment où le projet de loi contre la fraude fiscale était adopté définitivement mercredi 10 octobre par le Parlement. Il inclut un aménagement du « verrou de Bercy », ce privilège du ministère des finances, qui peut choisir de poursuivre ou non un contribuable fraudeur. Le gouvernement n’a pas tardé à faire la publicité de cet évènement « historique » :

Depuis des années, les gouvernements successifs parlent de mettre fin au verrou de Bercy. Aucun ne l’a jamais fait,… https://t.co/kQf6T6sCLO— CCastaner (@Christophe Castaner)


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🔓Historique: le verrou de Bercy, c’est fini! L’Assemblée adopte à l’unanimité l’art. qui met fin à ce système vieux… https://t.co/1EnZYtK6wY— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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Pourtant, au même moment, certains observateurs, comme le Syndicat de la magistrature (orienté à gauche), prétendaient qu’il n’en était rien et que le « verrou de Bercy » n’était pas supprimé :

Le verrou de Bercy n'est pas supprimé, il est juste aménagé.

— SMagistrature (@SMagistrature)


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Qu’en est-il ? Qui a raison du gouvernement ou des magistrats syndiqués ? La réponse en trois points.


Savez-vous ce qu’est le verrou de Bercy ?

Oui
Non


Bravo ! Voulez-vous quand même vous rafraîchir la mémoire ?

Oui



En France, la fraude fiscale ne peut pas donner lieu à des poursuites judiciaires à l’initiative d’un procureur ou d’une victime, contrairement à tous les autres infractions punies par la loi. Le ministre des finances (Bercy) dispose en la matière d’un monopole sur l’engagement des poursuites : cela signifie que des poursuites ne peuvent être engagées contre un fraudeur que si Bercy le demande à un procureur.
Cette pratique singulière remonte aux années 1920, et vise à faciliter le travail du fisc. En agitant le chiffon rouge des poursuites judiciaires, Bercy peut en effet faire pression sur les fraudeurs pour qu’ils reconnaissent leur culpabilité, remboursent l’impôt évité et paient des amendes.
Mais ce « verrou de Bercy » est également vivement contesté pour son manque de transparence : il entretient des soupçons sur le traitement accordé aux fraudeurs fiscaux, des justiciables « à part » dont le sort est scellé dans le secret de Bercy.
En savoir plus sur le sujet




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Pourquoi le « verrou de Bercy » n’a pas vraiment disparu
1. Pas de transmission en dessous de 100 000 euros
Le texte met fin au monopole des poursuites détenu par l’administration fiscale pour les plus gros fraudeurs. Un mécanisme de transmission automatique au parquet des affaires le remplace, avec des pénalités administratives importantes à la clé. Le montant de la fraude déclenchant cette transmission est fixé à 100 000 euros. Pour la transmission des affaires concernant les personnes soumises à une déclaration auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), comme les ministres par exemple, le seuil est inférieur de moitié, soit 50 000 euros.
Ce distinguo entre les grandes et les petites fraudes était l’un des arguments du ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, pour défendre sa vision du « verrou de Bercy ». Selon lui, « les plus grandes plaintes, les plus médiatiques, sont transmises à la justice », tandis que le fisc conserve le monopole sur les affaires « les moins importantes, en général moins de 100 000 euros », dans lesquelles les fraudeurs doivent rembourser les sommes évadées et payer une amende, mais évitent le procès.
Une défense biaisée dans la mesure où seuls 20 % des cas de fraude portant sur des montants supérieurs à 100 000 euros (874 sur 4 423) avaient été proposés par le fisc à la commission des infractions fiscales (CIF) en 2017, chargée d’accepter ou de refuser la transmission des affaires à la justice. Certes, la transmission sera désormais automatique mais il faut encore que la justice recrute des spécialistes… ce dont se réjouissaient certains acteurs du secteur.

Fin du #VerrouDeBercy #pjlfraude 
— boyardc (@Boyard)


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2. Pas d’examen conjoint des dossiers
« C’est un vrai pas en avant, mais pas tout à fait une levée complète du verrou », déplore Manon Aubry, de l’association Oxfam France, en regrettant la possibilité d’auto-saisine du parquet (qui faisait partie des recommandations de la mission d’information de la députée Emilie Cariou), ainsi que l’absence d’un véritable examen conjoint des dossiers par le fisc et le parquet.
Concrètement, même avec la levée du secret fiscal, la justice devra envoyer une demande à l’administration de Bercy si elle souhaite ouvrir des poursuites sur un délit de fraude corrélatif à une autre infraction.
Ce que, tout comme Oxfam, critique aussi le Syndicat de la magistrature : « Le principe du verrou demeure : la justice restera bloquée pour les fraudes qu’elle découvre elle-même. » Un problème de vassalisation en quelque sorte des juges aux inspecteurs du fisc… mais aussi à d’autres influences, comme les cabinets d’avocats et les sociétés de conseil qui accompagnent d’éventuelles négociations avec le fisc pour le compte de leurs clients.
Lors des auditions de la mission d’information en février, l’Institut des avocats conseils fiscalistes avait affiché sa nette opposition à la suppression du verrou de Bercy, arguant de l’incompétence des magistrats en matière fiscale, mais avait souhaité faire siéger des avocats fiscalistes à la Commission des infractions fiscales.
3. Des arrangements possibles pour les entreprises
Autre nouveauté de cette loi : l’extension à la fraude fiscale de la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), une mesure permettant à une entreprise de payer une amende afin d’éviter des poursuites, sans reconnaissance de culpabilité. La CJIP avait été instaurée dans la loi Sapin 2 de 2016, mais pour des faits de corruption.
Cette disposition, estime le Syndicat de la magistrature, permet aux entreprises fraudeuses d’« acheter leur innocence » et reintroduit au stade judiciaire une logique d’« arrangements ». Un paradoxe au moment où le desserrement du verrou de Bercy devait amener un signal de transparence : « D’un côté, ils veulent remettre la fraude fiscale dans le droit commun en assouplissant le verrou et, de l’autre, ils mettent en place une nouvelle forme de justice dérogatoire sans reconnaissance de culpabilité pour les fraudeurs fiscaux », souligne Manon Aubry.
Reste la question de l’efficacité : en novembre 2017, la banque HSBC, mise en examen pour blanchiment aggravé pour fraude fiscale, avait évité le renvoi en correctionnelle en signant une CJIP. A l’époque, la procureure à la tête du Parquet national financier, Eliane Houlette, avait salué : « Cette procédure nous permet d’obtenir rapidement ce que je n’obtiendrais jamais à l’audience d’un tribunal correctionnel. »

        Lire aussi :
         

                Pour éviter un procès, HSBC paie 300 millions d’euros



Un point de vue que ne partagent pas tous ses confrères : « Outre que la sanction est sans rapport avec la gravité des faits, l’absence de transparence de ses modalités ne permet pas de garantir une non-récidive », déplorent Eric Alt et William Bourdon, de l’association Sherpa, qui protège et défend les victimes de crimes économiques.

        Lire aussi :
         

                Affaire HSBC : « La transaction entre la banque et la justice n’est ni efficace, ni dissuasive »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Retraites : « La nécessité d’une réforme équitable, lisible et durable »

L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, et auxquelles pourrait mettre fin un système par points basé sur le principe de « neutralité actuarielle »



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Florence Legros (Professeur d’économie, directrice générale d’ICN Business School)







                        



                                


                            
Tribune. Après des décennies de réformes paramétriques, le gouvernement semble sur le point d’engager une réforme structurelle de notre système de retraite. Avec un taux de dépendance (le nombre des 65 ans et plus rapporté à celui des 15-64 ans) qui devrait passer de près de 25 % aujourd’hui à près de 45 % en 2070, les besoins de financement seraient en effet difficilement supportables si le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) augmentait dans les mêmes proportions.
Certes, les réformes menées jusqu’ici devraient limiter ce risque, comme le montre l’« Ageing Report » de la Commission européenne, qui en intègre les résultats escomptés. La part des pensions est aujourd’hui de 15,1 % du PIB, mais elle devrait baisser à 11,8 % en 2070, en raison de l’augmentation des taux d’activité aux âges élevés, mais surtout de la baisse des taux de remplacement, c’est-à-dire du rapport entre pensions et salaires d’activité. Car c’est en réalité à une baisse orchestrée du pouvoir d’achat relatif des retraités que l’on assiste depuis trente années !

En 1993, la réforme impose que les salaires servant au calcul de la première pension (soit les 25 meilleures années, au lieu des 10 préalablement) ne soient plus indexés comme le salaire moyen de l’économie, mais comme l’inflation. Autrement dit, les salaires passés voient leur valeur de calcul d’autant plus baisser qu’ils sont anciens. Les pensions suivantes étant également désindexées, celles-ci « décrochent » chaque année du salaire moyen. Autrement dit, chaque point de croissance économique vient baisser le pouvoir d’achat relatif des retraités.
Risque de paupérisation des retraités
Par la suite, la sous-indexation des retraites complémentaires à un point de moins que l’inflation, puis la décision, à partir de 2013 et jusqu’en 2019, de retarder leur revalorisation de sept mois chaque année, et enfin la mise en place d’un bonus-malus destiné à inciter...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Retraites : « La réforme traduit une vision purement comptable »

L’adoption d’un régime à points traduirait la préférence pour une gouvernance par les nombres qui considère la retraite comme un coût et non comme un « droit au bonheur », regrette le professeur d’économie Nicolas Cuzacq dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Nicolas Cuzacq







                        



                                


                            
Tribune. La réforme des retraites qui s’annonce n’est pas dans la lignée des précédentes car le passage d’une retraite en « annuités », dispositif actuel dans la majorité des régimes de base, à un régime par points que la réforme pourrait instaurer, engendre un changement de paradigme car la philosophie des deux dispositifs est différente.
Les régimes en annuités ont un objectif de revenu de remplacement alors qu’un régime à comptes notionnels privilégie la stabilité du montant des prélèvements obligatoires. Dans un régime par points, une hausse de l’espérance de vie engendre automatiquement une baisse de la pension de retraite, sauf si l’actif consent à cotiser plus longtemps. Dans les faits, la réforme aura donc des conséquences sur la durée de cotisation, à l’inverse de ce qui est parfois affirmé. Elle traduit une vision purement comptable du système des retraites.
On peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital
Il est logique de travailler plus longtemps lorsque l’espérance de vie augmente, mais il semble aussi légitime d’élargir l’assiette des cotisations afin de prendre en considération les évolutions de la société comme par exemple sa financiarisation. En conséquence, on peut envisager d’augmenter les prélèvements sociaux sur les revenus du capital. En 2017, ils ont déjà financé la branche vieillesse pour 16 milliards d’euros. Leur hausse engendrerait un accroissement du prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital. On pourrait aussi majorer le taux d’impôt sur les sociétés en cas de distribution de dividendes (et le maintenir en cas d’autofinancement). La majoration de l’imposition abonderait le financement des retraites.

De telles solutions ne correspondent pas à la philosophie néolibérale du « TINA » (« there is no alternative ») qui valide l’idée que les grandes fortunes et les multinationales mettent en concurrence les législations des Etats. Le choix d’un régime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Réforme des retraites : « Le contrat social intergénérationnel est fragile »

Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Louis de Mesnard (Professeur d’économie à l’université de Bourgogne)







                        



                                


                            

Tribune. Pour le gouvernement, la retraite est une prestation sociale : le prochain budget va désindexer les retraites de la hausse des prix. C’est que, pour le président de la République, « la retraite n’est pas un droit auquel on a cotisé toute sa vie, la retraite est ce que les actifs payent pour les retraités ». Il faut reconnaître que la fin de la proposition est parfaitement vraie : toute retraite est payée sur le revenu national, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation.
Toutefois, dire que la retraite n’est pas un droit mais une simple prestation sociale mérite discussion. Aucun système de retraite ne peut faire l’objet d’un consensus social s’il n’est pas considéré comme un droit. En effet, considérons deux périodes – « aujourd’hui » et « demain » –, et trois catégories de personnes – « jeunes », « actifs » et « retraités ». Avec le temps qui passe, les actifs d’aujourd’hui deviennent les retraités demain, les retraités d’aujourd’hui disparaissent demain, tandis que les jeunes d’aujourd’hui deviennent eux-mêmes actifs demain.

Alors, pourquoi la catégorie des actifs donnerait-elle aujourd’hui X milliards d’euros à celle des retraités, alors que cette dernière aura disparu demain et ne pourra rien lui rendre ? Pourquoi cette catégorie composée d’homo economicus ferait-elle preuve d’altruisme aujourd’hui envers celle des retraités, puisque rien ne lui garantirait qu’elle-même bénéficierait d’un tel traitement favorable son tour venu demain ? Cela montre bien qu’il faut un mécanisme permettant à la catégorie des actifs d’être incitée à effectuer le transfert vers la catégorie des retraités. Ce mécanisme peut être de deux ordres.
Le leurre de la capitalisation
Soit les actifs placent la somme correspondant au transfert aujourd’hui et la récupèrent demain, avec intérêts. En ce cas, il y a transfert intergénérationnel au sein d’une même catégorie, les actifs d’aujourd’hui étant devenus...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Sanjeev Gupta, nouveau magnat de l’aluminium et de l’acier en Europe

Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            
Il faut désormais compter avec Sanjeev Gupta. A 47 ans, cet homme d’affaires britannique né en Inde est en train de devenir l’un des magnats de l’aluminium et de l’acier en Europe. L’acquisition de quatre grandes usines d’ArcelorMittal, annoncée vendredi 12 octobre, va lui permettre de doubler la taille de son petit empire, le Gupta Family Group (GFG). Celui-ci emploiera bientôt plus de 26 000 personnes, essentiellement sur le Vieux Continent. Une étape de plus dans la montée en puissance des nouveaux champions industriels venus d’Inde ou de Chine.
ArcelorMittal cherchait depuis des mois un acquéreur pour les installations situées en République tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Italie. En mai, la Commission européenne a, en effet, autorisé le leader mondial de la sidérurgie à s’offrir Ilva, le numéro un italien du secteur, et son aciérie gigantesque et délabrée de Tarente, dans les Pouilles. Mais Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence, a assorti son feu vert d’une condition clé : avant d’acheter Ilva, ArcelorMittal doit céder des capacités pratiquement équivalentes, afin de ne pas se retrouver en position ultra-dominante sur le marché européen de l’acier.

C’est ainsi qu’après avoir hésité, la famille Mittal, qui contrôle le groupe, a mis en vente toute une série d’usines, réparties en trois lots. Celui remporté par M. Gupta est le premier à trouver preneur, et de loin le plus important. Il comprend avant tout deux grands sites intégrés de production d’acier à Ostrava, en République tchèque, et à Galati, en Roumanie, qui emploient chacun entre 5 500 et 6 000 personnes.
Le principal complexe tchèque
A Ostrava, M. Gupta met la main sur le principal complexe sidérurgique tchèque, construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le communisme, on l’appelait le « cœur d’acier de la République ». Lakshmi Mittal en avait obtenu les clés en 2003, lors de sa privatisation.
L’histoire de Galati, sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Bruno Palier, chercheur à Sciences Po, retrace les points d’inflexion des réformes du système de retraites menées depuis 1993.
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Réforme des retraites : « Un quart de siècle de révisions partielles »

Dans une tribune au « Monde », Bruno Palier, chercheur à Sciences Po, retrace les points d’inflexion des réformes du système de retraites menées depuis 1993.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h09
    |

Bruno Palier (Directeur de recherche au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. La France est, avec l’Italie et la Grèce, l’un des pays d’Europe qui consacre le plus de dépenses publiques aux retraites (plus de 14 % de son produit intérieur brut), ce qui garantit un niveau de vie moyen des retraités équivalent à celui des actifs, voire supérieur si l’on intègre le patrimoine. C’est aussi l’un des pays où l’on dénombre le plus de régimes différents, selon les professions (secteur privé, public, professions indépendantes, agriculteurs…), et d’étages : minimum vieillesse, régimes de base, régimes complémentaires obligatoires et retraites supplémentaires facultatives.
Le système est financé en répartition (les actifs actuels financent les retraités actuels) mais, complexité supplémentaire, il ne fonctionne pas de la même façon pour les régimes de base, où l’on définit à l’avance les règles qui donnent le droit à une retraite à taux plein (50 % des 25 meilleures années après 43 ans de cotisations pour les personnes nées après 1972), et pour les régimes complémentaires, qui fonctionnent par points : les salariés obtiennent des points contre le versement des cotisations au cours de leur carrière, et ils apprennent à leur départ en retraite la valeur des points accumulés et donc le montant réel de leur pension.
La France rencontre depuis longtemps des difficultés pour financer ses retraites. La caisse d’assurance vieillesse du régime général a été presque constamment déficitaire entre 1973 et 1998. Le déficit est réapparu en 2005, s’est aggravé avec la crise économique de 2008, jusqu’à une amélioration des comptes, redevenus positifs depuis 2016.
Mesures dites « paramétriques »
Pendant vingt ans, entre 1973 et 1993, les gouvernements ont procrastiné devant les déséquilibres démographiques et budgétaires. Plutôt que de lancer une réforme qui ferait tomber plus d’un gouvernement, d’après les mots de Michel Rocard en 1988, ils ont préféré augmenter les cotisations retraite.
Ainsi les cotisations...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Face à l’avènement de l’intelligence artificielle et à l’automatisation croissante du travail, la France récolte le bonnet d’âne en matière de formation de ses salariés, selon le World Economic Forum. Il faudrait, en moyenne, 105 jours de formation par salarié pour rattraper le retard !
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Les salariés français mal préparés à l’intelligence artificielle

Face à l’avènement de l’intelligence artificielle et à l’automatisation croissante du travail, la France récolte le bonnet d’âne en matière de formation de ses salariés, selon le World Economic Forum. Il faudrait, en moyenne, 105 jours de formation par salarié pour rattraper le retard !



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h52
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Au cœur de l’agitation de la rentrée, cette information inquiétante : les salariés français seraient très mal armés pour affronter les bouleversements du travail à l’œuvre dans le monde, alerte le World Economic Forum dans son étude annuelle The Future of Jobs, parue le 17 septembre.
Selon l’organisation, qui a interrogé trois cent treize grandes entreprises employant plus de 15 millions de salariés de tous pays, ce sont les Français qui ont le plus besoin d’être formés pour faire face à l’avènement de l’intelligence artificielle et à l’automatisation croissante du travail. La robotisation devrait entraîner la suppression de 75 millions d’emplois et en créer 133 millions, indique l’étude. Une occasion à saisir, à condition d’être formé aux bouleversements introduits par la nouvelle organisation du travail.

Le World Economic Forum a procédé à un classement du nombre d’heures nécessaires en moyenne aux salariés de chaque pays ou région du monde (Afrique du Nord, Europe de l’Est…) pour effectuer la montée en compétences nécessaire, en s’appuyant sur les déclarations des employeurs qui y sont implantés. Et ce sont les employés français qui arrivent bons derniers du classement, derrière les Philippins ou les Mexicains : face aux bouleversements technologiques, il faudrait en moyenne cent cinq jours par salarié français pour rattraper le retard pris en matière de formation !
La France dépassée par la Pologne ou l’Estonie
Comment ce retard français se justifie-t-il ? Le rapport du World Economic Forum ne donne pas plus d’explications sur le cas hexagonal, mais il apporte des éléments de réponse communs à l’ensemble des pays. En moyenne, « ce ne sont pas moins de 54 % de l’ensemble des salariés dans le monde qui vont avoir besoin d’une montée en compétences significative » d’ici à 2022 pour préparer « la quatrième révolution industrielle », indique le rapport.
Les...



                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Cinq économistes membres d’Attac et de la Fondation Copernic dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont la dette publique française qui atteindrait 100 % du produit intérieur brut est uniquement présentée comme un épouvantail.
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« Résoudre le problème de la dette publique suppose de s’attaquer aux fondements des politiques néolibérales »

Cinq économistes membres d’Attac et de la Fondation Copernic dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont la dette publique française qui atteindrait 100 % du produit intérieur brut est uniquement présentée comme un épouvantail.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le président Macron poursuit son offensive contre les droits sociaux. Après le code du travail et la formation professionnelle, c’est au tour de l’assurance-chômage et bientôt des retraites de faire les frais de l’ajustement structurel néolibéral. Cela, au nom de la réduction des dépenses publiques et sociales, avec un leitmotiv sur le niveau trop élevé de la dette publique. Ce dernier est un marronnier au sein de la profession des économistes orthodoxes.
Tous s’inquiètent du niveau de la dette publique française : 100 % du produit intérieur brut (PIB), c’est dangereux. Ils reconnaissent pourtant, à juste titre, que le risque est faible, car l’Etat français emprunte sur dix ans à un taux nettement inférieur à 1 %, un taux bien en dessous de celui de l’inflation. Bref, la France s’enrichit en empruntant et la remontée des taux par la Banque centrale européenne (BCE), même si elle était brutale, ce qui est peu probable, ne changerait pas grand-chose à la situation actuelle parce que l’augmentation de la charge annuelle des intérêts ne sera que très progressive.
Ceux qui ont conçu le programme économique d’Emmanuel Macron sont silencieux sur les cadeaux fiscaux, se comptant par dizaines de milliards d’euros, dont viennent de bénéficier les ménages les plus riches et les employeurs
Alors où est le problème ? Une raison principale est avancée pour justifier l’inquiétude répandue dans l’opinion publique. Nous nous endetterions pour consommer et non pas pour investir. La dette serait donc synonyme de gabegie et de mauvaise gestion. Il n’est que trop facile d’ironiser sur cette supposée frénésie de consommation, qui fait fi des millions de nos concitoyens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, soumis au chômage, à la précarité, à des salaires de misère ou aux petites retraites. Mais surtout, il faut se demander ce qui permet à nos économistes d’être si catégoriques.
Ces économistes devraient savoir...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le Medef japonais a annoncé la fin « shukatsu », qui permet aux jeunes diplômés d’être embauchés à vie, à la sortie de leurs études.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le Japon va révolutionner son système de recrutement

Le Medef japonais a annoncé la fin « shukatsu », qui permet aux jeunes diplômés d’être embauchés à vie, à la sortie de leurs études.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 15h09
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Le monde du travail japonais va vivre une révolution. Mardi 9 octobre le Keidanren, la principale confédération patronale japonaise, a annoncé la fin d’ici 2020 du shukatsu, le système de recrutement des jeunes diplômés. « Les pratiques traditionnelles comme l’emploi à vie et l’embauche massive de diplômés » sont « dépassées », expliquait en septembre, le président du Keidanren et par ailleurs dirigeant d’Hitachi, Hiroaki Nakanishi. Une réflexion est engagée avec les universités et le gouvernement.

        Lire aussi :
         

                En Espagne et au Japon, la modestie des augmentations salariales a contraint l’exécutif à intervenir



Inspiré d’un système en vigueur au XIXe siècle, le shukatsu a été mis en place en 1953. Il se traduit par de très formelles sessions d’information suivies d’entretiens, avec pour but de ne pas trop perturber les études. Le cursus universitaire classique durant quatre ans, ces échanges commencent dès la troisième année. La quatrième année permet de finaliser la sélection des recrues qui reçoivent alors le naitei, la promesse d’embauche.
Au mois d’avril suivant, des milliers de diplômés revêtent un costume sombre pour une très officielle cérémonie d’entrée dans la compagnie, marquée par des discours soulignant les valeurs du groupe. La société assure la formation, garantit une carrière à vie ponctuée de promotions à intervalle régulier.
Manque de souplesse
Aujourd’hui, ce système souffre notamment d’un manque de souplesse. L’étudiant qui rate le wagon du recrutement risque de ne jamais trouver de poste. Quant aux entreprises, elles se voient concurrencées par les groupes étrangers implantés au Japon voire par les PME qui ne se plient pas à ces règles. La situation est tendue en raison de la sévère pénurie de main-d’œuvre. Face à une pléthore d’offres, les étudiants peuvent choisir et changer d’avis ce qui complique le travail de gestion du personnel.

        Lire aussi :
         

                « Le Japon, pays où l’argent ne ruisselle jamais »



Dans le même temps, les groupes nippons cherchent aujourd’hui des profils plus internationaux. Selon le site de recherche d’emplois Recruit Career, la part des entreprises souhaitant embaucher des jeunes ayant un diplôme étranger atteint 39,8 % en 2018, contre 24 % en 2017. Pour recruter, les groupes ne cherchent pas nécessairement des jeunes diplômés.
Le site d’offres de postes du géant de la vente en ligne Rakuten juge ainsi « inutile de distinguer les nouveaux diplômés des employés en cours de carrière ». Une tendance facilitée par la moindre fidélité des salariés à leurs employeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La cour d’appel administrative de Bordeaux a estimé que le PSE, contesté par des salariés de l’usine creusoise, avait été homologué sur des « motifs entachés d’erreurs de droit ».
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Le plan social de l’équipementier GM&S annulé en appel

La cour d’appel administrative de Bordeaux a estimé que le PSE, contesté par des salariés de l’usine creusoise, avait été homologué sur des « motifs entachés d’erreurs de droit ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h15
   





                        



   


C’est une première victoire judiciaire pour les anciens salariés de GM&S. La cour d’appel administrative de Bordeaux a annulé, vendredi 12 octobre, le plan social mis en œuvre en 2017 chez l’ex-équipementier automobile creusois, repris par GMD.
Dans son arrêt, la cour d’appel estime que ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) contesté en justice par des salariés, a été homologué par la directrice régionale des entreprises, de la consommation, du travail et de l’emploi de la région Nouvelle-Aquitaine, sur des « motifs entachés d’erreurs de droit ».
« Une première étape »
« Une première victoire qui valide ce que nous disons depuis de longs mois. Ce #PSE n’est pas valide. Une première étape dans la reconnaissance des droits des salariés licenciés », a immédiatement réagi sur Twitter le compte des salariés « en lutte » GMS23.
L’usine GM&S de La Souterraine, dossier social qui avait accaparé les premiers mois de la présidence Macron, a été reprise par GMD pour un euro symbolique en septembre, avec 120 emplois conservés sur 277. Un an après, seuls 18 des licenciés ont retrouvé un emploi, selon les syndicats, qui accusent, par ailleurs, Renault de manquer à ses engagements de commande.

        Lire notre reportage :
         

          A La Souterraine dans la Creuse, la dure vie d’après des anciens salariés de GM&S






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-11">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le journal est paru jeudi sous la forme d’un cahier de huit pages blanches, estampillées en « une » de son titre et de ses emblèmes. Un signe de protestation face à la crise politico-économique dont la presse fait les frais.
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Le quotidien libanais « An-Nahar » tire le signal d’alarme sur la situation désastreuse du pays

Le journal est paru jeudi sous la forme d’un cahier de huit pages blanches, estampillées en « une » de son titre et de ses emblèmes. Un signe de protestation face à la crise politico-économique dont la presse fait les frais.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h35
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



   


Le journal An-Nahar a créé la stupeur à Beyrouth, en publiant, jeudi 11 octobre, une édition vierge. Les spéculations sont allées bon train, alors que plusieurs rédactions ont mis la clef sous la porte depuis 2016.
Il ne s’agit pas d’un tomber de rideau. Nayla Tuéni, la directrice de ce qui reste de l’un des principaux quotidiens libanais – même si, en plus de dix ans, son lectorat a fondu –, a mis fin aux interrogations, en motivant ce geste à la mi-journée. En paraissant vide de contenus, An-Nahar « tire le signal d’alarme » face à « l’état désastreux du pays », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse. « Nous allons continuer à imprimer notre journal en version papier, et la version électronique continuera aussi », a assuré l’arrière-petite-fille du fondateur du quotidien, qui fut l’un des plus grands titres du monde arabe.
« On a besoin d’un sursaut politique, pour que la situation économique s’améliore, pour tout le monde », souligne Rosana Bou Monsef, éditorialiste de la maison. L’appel sera-t-il entendu ? Depuis les élections législatives, en mai, la formation d’un nouveau gouvernement est restée mission impossible. Ce énième blocage survient sur fond d’inquiétudes quant à l’état des finances du pays.

        Lire aussi :
         

                La communauté internationale au chevet du Liban



Une initiative diversement appréciée
Le marasme économique est bien là. La presse, déjà en crise, en fait les frais. Des publications, en panne de publicité, naviguent à vue. Depuis plusieurs années, les licenciements se multiplient dans les médias.
A la suite de la fermeture récente du quotidien Al-Anwar, le ministre sortant de l’information, Melhem Riachi, a annoncé la préparation d’un plan de soutien au secteur. L’une des propositions est d’exempter les journaux de la TVA et d’autres taxes. Mais pour Jad Melki, spécialiste des médias à la Lebanese American University, « un plan national, alors que les médias évoluent dans un environnement globalisé, a peu de chances de réussir. Le modèle financier des journaux, qui pour bon nombre ont perdu la confiance des lecteurs, doit être repensé. »
L’initiative d’An-Nahar a été très commentée, mais diversement appréciée. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes l’ont soutenue, quand d’autres, critiques vis-à-vis de la ligne politique adoptée par le journal ces dernières années, ou de ses dérives sensationnalistes, l’ont tournée en dérision. Il fait peu de doute que la « fatigue » exprimée par la rédaction face à l’incurie de la classe politique est largement partagée dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Poids lourd de l’économie allemande, la Bavière entretient des liens politiques et économiques privilégiés avec les pays d’Europe centrale, qui sont devenus ses sous-traitants, notamment dans l’automobile.
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La Bavière, cœur de la « Mitteleuropa » économique

Poids lourd de l’économie allemande, la Bavière entretient des liens politiques et économiques privilégiés avec les pays d’Europe centrale, qui sont devenus ses sous-traitants, notamment dans l’automobile.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les images, aujourd’hui gênantes, datent de janvier 2018. La scène se déroule au couvent de Seeon, dans le sud-est de la Bavière, où se tient la traditionnelle Klausur (réunion des députés) d’hiver de l’Union chrétienne-sociale (CSU), le parti bavarois conservateur allié de l’Union chrétienne démocrate (CDU) d’Angela Merkel. Les barons de la formation politique bavaroise, dont son président Horst Seehofer, se rassemblent devant les micros pour présenter leur invité d’honneur : Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie.
Alexander Dobrindt, chef du groupe parlementaire CSU au Bundestag, prend la parole. « Nous remercions notre ami Viktor Orban pour sa visite. La Hongrie et les pays de Visegrad [avec la République tchèque, la Pologne et la Slovénie] sont des partenaires commerciaux étroits de l’Allemagne. Le bilan commercial avec ces pays est bien supérieur à celui que nous avons avec la France », déclare-t-il.
Le cadre est posé. La réunion résume à elle seule le tropisme qui a marqué la CSU ces derniers mois : le parti qui gouverne la Bavière depuis cinquante ans regarde à l’est plutôt qu’à l’ouest. L’économie est une excuse : l’amitié affichée par la CSU avec la Hongrie de Viktor Orban, qui fait figure de référence antimigrants en Europe centrale, a une signification hautement politique. Inviter Orban, qui a fermé la route des Balkans aux réfugiés, est un affront clair à la politique de la chancelière Angela Merkel.
Une main-d’œuvre bon marché
Mis en difficulté par la montée du parti d’extrême droite populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), Horst Seehofer, président de la CSU depuis 2008, ministre-président de la Bavière entre 2008 et 2018 et aujourd’hui ministre de l’intérieur fédéral entendait ainsi marquer sa différence vis-à-vis de Berlin et le virage à droite de son parti.

L’enjeu politique est considérable : la Bavière renouvelle son parlement le 14 octobre. Les sondages les plus récents...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Une note de la direction générale du Trésor s’interroge sur la soutenabilité des financements chinois.
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« Nouvelles routes de la soie » : la menace d’une dérive de la dette pour les partenaires de Pékin

Une note de la direction générale du Trésor s’interroge sur la soutenabilité des financements chinois.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h09
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Faut-il s’inquiéter du « piège de la dette » que la Chine tend aux pays participant à ses « nouvelles routes de la soie » ? L’expression a fait florès, ces ­derniers mois, dans les cénacles s’intéressant à ce gigantesque programme de maillage terrestre et maritime de l’Eurasie lancé par Pékin en 2013.
Ces chantiers, financés à coups de dizaines de milliards de dollars de prêts chinois, dans des pays parfois vulnérables, suscitent une attention de plus en plus inquiète. « L’ampleur des financements accordés par la Chine accroît (…) le risque que soient financés des projets économiquement non viables qui pourraient notamment entraîner les Etats concernés dans des dérives d’endettement insoutenables », souligne ainsi une étude de la direction générale du Trésor publiée jeudi 11 octobre.
Cette note, au ton équilibré, relève que la stratégie chinoise peut utilement aider à combler le déficit massif d’infrastructures dans la région, évalué à 26 000 milliards de dollars (environ 22 600 milliards d’euros) d’ici à 2030 par la Banque asiatique de développement. Mais la menace de dérapage attachée aux créances chinoises est bien présente.

Risque pour le Laos et le Pakistan
« En outre, les conditions attachées à certains de ces financements peuvent remettre en cause, par le jeu de la collatéralisation, certains des intérêts stratégiques des pays emprunteurs », ajoute le Trésor. C’est le cas du Sri Lanka. Fin 2017, en défaut après avoir massivement emprunté auprès de Pékin pour aménager un port en eau profonde, l’île a dû lui en céder la concession pour 99 ans.
Les exemples vont-ils se multiplier ? Le cercle de réflexion américain Center for Global Development a identifié huit pays ­auxquels les « nouvelles routes de la soie » font courir des risques élevés de surendettement. Parmi eux, le Laos, où le coût d’un projet de ligne ferroviaire s’élève à près de 6 milliards de dollars, soit environ la moitié du PIB...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les microtâches des plates-formes Internet exigent de nouvelles régulations du travail, estime la sociologue dans sa chronique au « Monde ».
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édition abonné


Dominique Méda : « Le “digital labor”, ou le travail du doigt »

Les microtâches des plates-formes Internet exigent de nouvelles régulations du travail, estime la sociologue dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h14
    |

                            Dominique Méda (Professeure de sociologie)








                        



                                


                            
Entreprises. Le 4 septembre, le Conseil constitutionnel a censuré pour la seconde fois les dispositions de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel concernant les plates-formes numériques qui prévoyaient « la faculté pour chaque plate-forme d’établir une charte déterminant les conditions et modalités d’exercice de sa responsabilité sociale, définissant ses droits et obligations, ainsi que ceux des travailleurs avec lesquels elle est en relation », jugées sans rapport avec le reste du texte.
Alors que personne ne parvient à mesurer correctement le poids économique des plates-formes (la Commission européenne a estimé qu’environ 2 % de la population adulte dans quatorze Etats membres travaillaient régulièrement pour des plates-formes, mais ne s’est pas aventurée à prédire des évolutions) et que l’espace médiatique est saturé par la question du nombre d’emplois affectés par l’automatisation, un certain nombre de travaux attirent l’attention sur les profondes transformations du travail que ce processus est susceptible d’entraîner.

Il s’agit moins d’insister sur un possible « grand remplacement » de l’humain par les robots ou l’intelligence artificielle – désormais considéré comme une hypothèse peu plausible à brève échéance – que sur la « plate-formisation » de l’économie, sur l’extension rapide d’une organisation du travail en microtâches destinées à être distribuées vers la « foule » des « crowdworkers », ce que les chercheurs Dominique Cardon et Antonio Casilli appellent le « digital labor » (INA Editions, 2015), c’est-à-dire le travail très matériel du doigt (!) appuyant sur les claviers et effleurant les écrans dans des « fermes à clic ».
Antonio Casilli montre qu’il existe un continuum entre ces microtâches, les prestations réalisées via des plates-formes de service et ce que font les usagers sur les réseaux sociaux : il s’agit selon lui, dans tous les cas, d’un travail occulté,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/12/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Sur près de 36 000 communes, 6 199 ont augmenté le taux de leur taxe d’habitation. Et la vôtre ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La taxe d’habitation a-t-elle baissé ou augmenté dans votre commune ?

Sur près de 36 000 communes, 6 199 ont augmenté le taux de leur taxe d’habitation. Et la vôtre ?



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h05
    |

            Pierre Breteau








                        


C’était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron : 80 % des contribuables seraient exonérés de la taxe d’habitation selon les critères de revenu. Et pourtant nombreux sont les citoyennes et citoyens à avoir reçu, début octobre, une taxe d’habitation en hausse.
Néanmoins, cette suppression, pour la majeure partie des personnes, se heurte à des difficultés, au premier rang desquelles on trouve le caractère communal de cet impôt. En effet, les recettes de cette taxe alimentent le budget des collectivités locales. Et ce sont les communes qui décident in fine du taux et des dégrèvements accordés.
La baisse devait être progressive : 30 % en 2018, avant d’être complètement supprimée en 2020. Et cette baisse est effective dans les 29 000 communes qui ont maintenu en 2018 le même taux qu’en 2017 —, l’Etat ayant compensé « à l’euro près » la différence.
Ce tableau vous permet de comparer les taux par commune. Tapez un nom pour filtrer les résultats.



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Taxe d'habitation 2018




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Une hausse dans 17 % des communes
En revanche, 6 199 communes ont augmenté leur taux en 2018, jusqu’à 23,04 points de pourcentage — comme dans la commune de Cunel (Meuse) dont le taux est passé de 0,96 % à… 24 %, pour ses treize habitants.
Par ailleurs, le taux moyen d’imposition de la taxe d’habitation de 12,6 % — ou moins — concerne environ 20 000 communes, soit la majeure partie des 35 300 communes dont le ministère de l’économie et des finances a fourni le taux.


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Près de 26 000 communes imposent à moins de 15 %
Ce graphique représente la répartition des communes françaises en fonction du taux d'imposition de leur taxe d'habitation.

Source : ministère de l'économie et des finances



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Au Kenya, la forte augmentation de la dette publique inquiète la population

La Chine est le premier prêteur de Nairobi. Son influence nourrit le ressentiment.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 14h21
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



                                


                            

A Nairobi, « le problème de la dette » n’a pas seulement fait les gros titres des journaux ces dernières semaines. Des chauffeurs de taxi de la capitale aux sièges des grandes organisations – étrangères ou locales –, le sujet est sur toutes les lèvres, ou presque. Lundi 1er octobre, Willy Mutunga, représentant de la Kenya Revenue Authority, a ainsi publiquement réclamé « une commission d’enquête sur la dette », jugeant que cette question était devenue « émotive » pour ses concitoyens.
Malgré une croissance soutenue, la part de la dette dans le produit intérieur brut frôle les 58 %
La dette publique kényane a explosé, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du président Uhuru Kenyatta, en 2013. D’environ 1 800 milliards de shillings kényans à cette date, elle a bondi à 5 000 milliards aujourd’hui (soit de 15,4 milliards à 42,7 milliards d’euros). Elle pourrait encore progresser, jusqu’à 7 000 milliards (60 milliards d’eu­ros), d’ici au terme du mandat de M. Kenyatta, en 2022. Malgré la croissance soutenue (entre 5 % et 6 % par an), la part de la dette dans le produit intérieur brut (PIB) a continué de croître et frôle désormais les 58 %.
La raison de cette explosion ? Une forte hausse des dépenses de l’Etat, justifiée par un important processus de décentralisation et, surtout, par un large programme d’investissements publics, « Vision 2030 », focalisé sur le développement des infrastructures. Un exemple illustre l’ambition de ce plan, son impact sur la dette et l’inquiétude qu’elle suscite : le Standard Gauge Railway (SGR), un train qui relie le grand port de Mombasa, sur l’océan Indien, à Nairobi, la capitale. Cette première tranche de travaux (le train doit à terme atteindre l’Ouganda), effectuée par des entreprises chinoises, a été financée par la Chine grâce à un prêt de 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). 

L’influence de l’empire du Milieu cristallise les inquiétudes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Crédits d’impôt et aides territoriales ont permis de relocaliser des productions de films. Mais pas encore assez souvent l’enregistrement de leur musique. Il est vrai que la France manque de studios adaptés. Le 17 octobre, l’Orchestre national d’Ile-de-France inaugure le sien.
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Cinéma : comment la France tente de relocaliser l’enregistrement des musiques de film

Crédits d’impôt et aides territoriales ont permis de relocaliser des productions de films. Mais pas encore assez souvent l’enregistrement de leur musique. Il est vrai que la France manque de studios adaptés. Le 17 octobre, l’Orchestre national d’Ile-de-France inaugure le sien.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h48
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Ce matin de septembre, sans baguette, d’un geste des bras ample et sûr, le compositeur Mathieu Lamboley dirige la musique qu’il a écrite pour le deuxième volet du dessin animé Minuscule : les mandibules du bout du monde, dont la sortie sur les écrans est prévue en janvier 2019. Il a devant les yeux sa partition d’orchestre et, juste au-dessus, un écran qui diffuse le long-métrage de Thomas Szabo et Hélène Giraud. Les 85 musiciens (sur 95) de l’Orchestre national d’Ile-de-France (Ondif) réunis à Alfortville (Val-de-Marne), peu rompus à l’exercice, restent concentrés. Il s’agit d’enregistrer en quatre jours soixante minutes de musique écrite et retravaillée depuis avril. Autant dire que ça ne traîne pas.
« Une mante religieuse qui danse la salsa », annonce le chef d’orchestre aux musiciens qui portent un petit casque sur les oreilles. Ils découvrent la partition, puisque l’enregistrement d’une musique de film n’est jamais précédé de séances de répétition. Là, chaque prise peut être recommencée trois fois. Rarement plus. Le seul mini-incident du « service » de la matinée concerne les bassons, qui n’avaient pas reçu à temps une page de la partition. « Sol, si bémol, sol, la bémol à la mesure huit », explique Mathieu Lamboley. Et c’est reparti.
L’Ondif inaugure officiellement le 17 octobre son studio consacré aux musiques de films. Sobrement baptisé Le Studio, il est parrainé par Gabriel Yared – qui a reçu un oscar pour la musique du Patient anglais d’Anthony Minghella, et a signé celle de Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard ou encore celles des derniers longs-métrages de Xavier Dolan.
Le dispositif technique permettant d’utiliser l’orchestre au grand complet a nécessité 1,2 million d’euros d’investissement, explique Alexis Labat, administrateur de l’Ondif. Une cabine son perfectionnée surplombe deux salles équipées d’une forêt de micros. Ce studio a été testé, en juin, par Alexis Maingaud,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La filiale du groupe Vinci a réussi à récupérer tout le matériau d’une portion de l’autoroute A10, « une première mondiale », selon l’entreprise.
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Près de Bordeaux, Eurovia présente sa première route entièrement recyclée

La filiale du groupe Vinci a réussi à récupérer tout le matériau d’une portion de l’autoroute A10, « une première mondiale », selon l’entreprise.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h34
    |

            Philippe Jacqué (envoyé spécial à Saint-Christoly-de-Blaye (Gironde)








                        



                                


                            

Une grande cheminée, des tambours qui tournent, des réservoirs immenses, des trémies et des camions qui défilent pour réceptionner dans leur benne le précieux bitume… A Saint-Christoly-de-Blaye (Gironde), en bordure de l’autoroute A10, une sorte de vaisseau spatial s’est posé sur un no man’s land. C’est ici qu’Eurovia, une filiale du groupe Vinci, a convié la presse, mardi 9 octobre, pour présenter sa nouvelle usine mobile d’enrobé à chaud, capable de recycler 100 % d’une portion d’autoroute.
« C’est une première mondiale », assure Jean-Pierre Paseri, directeur général d’Eurovia France. A environ dix kilomètres, l’entreprise a raboté la route et récupéré tout le matériau, qu’elle a trié avant de le traiter dans son usine mobile codéveloppée avec le groupe Fayat. Et afin d’assurer la durabilité du nouveau revêtement, Eurovia a ajouté un additif destiné à faciliter la liaison des granulats et du bitume réutilisés. Ensuite, les ouvriers ont réinstallé la fondation, la base et la couche de roulement de l’autoroute sur un kilomètre.

« Grâce à cet outil unique, nous sommes capables de produire un enrobé classique totalement recyclé », souligne M. Paseri. Le tout en respectant le principe de l’économie circulaire, une nécessité, non seulement pour réduire à moyen terme les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour éviter d’épuiser les ressources minérales.
« Verrou technologique »
Depuis quarante ans, le BTP cherche à réutiliser au maximum les matériaux issus de chaussée en réfection
D’autres constructeurs, comme Colas ou Eiffage cet été – également en Gironde –, ont déjà rénové des portions de route en réutilisant 100 % du matériau existant, mais il s’agissait essentiellement de rénovation à froid, en remplaçant le bitume, un sous-produit du pétrole (qui lie les granulats), par un liant d’origine naturel. Ce recyclage à froid n’est possible que sur des voies moins empruntées qu’une autoroute, car il est un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le guide des salaires 2019 publié jeudi par le cabinet de recrutement Robert Half révèle une dynamique inflationniste dans la finance, le juridique et le numérique.
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Salaire des cadres : 2019 s’annonce comme un bon cru

Le guide des salaires 2019 publié jeudi par le cabinet de recrutement Robert Half révèle une dynamique inflationniste dans la finance, le juridique et le numérique.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h31
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

« La tension s’accentue sur les rémunérations. Préparez-vous à ajuster vos grilles salariales à la hausse », avertit Olivier Gélis, le directeur général de Robert Half France. Tel est le principal enseignement qui émane du Guide des salaires 2019, publié jeudi 11 octobre par ce cabinet de recrutement spécialisé dans la finance, la comptabilité, le numérique, le juridique et les ressources humaines.
Dans cette étude, les niveaux de salaire sont des moyennes calculées d’après les données de milliers de candidats et d’entretiens conduits par les consultants du cabinet, croisées avec les enquêtes menées cette année auprès de 300 directeurs généraux et manageurs recruteurs, 200 directeurs administratifs et financiers, 200 directeurs des systèmes d’information et 1 000 candidats. Pour les quatre domaines susmentionnés, le bilan est le même, à savoir « une hausse de salaire de 2 % à 12 % en fonction des postes et des secteurs, et aucune baisse », observe Fabrice Coudray, directeur général du département « chasse des dirigeants »chez Robert Half.

Les raisons avancées par les employeurs pour rehausser les salaires de base diffèrent et, parfois, se cumulent. La première est l’acquisition de compétences techniques (56 % des sondés). Viennent ensuite l’expérience du secteur (53 %), l’expérience de manière générale (44 %) et la pénurie de talents (34 %).
La transformation numérique tire le marché
Depuis bientôt deux ans, le marché de l’emploi cadre se redresse, tiré par toutes les fonctions nécessaires à la transformation numérique des entreprises – informatiques, juridiques (pour les mises en conformité avec le règlement général sur la protection des données, le RGPD), mais aussi commerciales.
Les dernières prévisions de l’Association pour l’emploi des cadres le confirment. Au mois de juillet, l’APEC annonçait une progression du nombre de recrutements des cadres de 4,5 %, avec 251 000 embauches en 2018. « Au cours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reculera sous les effets cumulés des budgets 2018 et 2019.
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Les ultrariches, grands gagnants de la fiscalité Macron

Le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reculera sous les effets cumulés des budgets 2018 et 2019.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h31
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Voilà qui devrait relancer une fois de plus la polémique sur le « président des riches », étiquette qui colle à Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat. Alors que les députés viennent d’achever en commission des finances l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2019, et que le texte sera débattu dans l’Hémicycle à partir de lundi 15 octobre, l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de recherche indépendant, a publié, jeudi 11 octobre, une évaluation approfondie des conséquences des mesures fiscales et sociales contenues dans les deux premiers budgets de l’ère Macron.
Leurs conclusions sont sans appel : les effets cumulés des réformes 2018 et 2019 mèneront à une perte de « revenu disponible » – c’est-à-dire de pouvoir d’achat – pour les 20 % de Français les plus modestes (recul de l’ordre de – 0,5 % à – 1%). Pour les 60 % de ménages « intermédiaires » (entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches), il y aura un gain, jusqu’à près de 1 %. Le manque à gagner le plus important est enregistré par les 20 % les plus aisés (près de – 1 %), à l’exception notable des 1 % de ménages ultrariches : ces derniers verront leurs revenus dopés de près de 6 %.

« Coût politique élevé »
Pourtant, sur l’ensemble de la population, les effets des réformes Macron sur le pouvoir d’achat devraient être positifs de 1,2 milliard d’euros en 2019, expliquent les chercheurs de l’IPP à partir des chiffres contenus dans le PLF. En effet, au total, la baisse des prélèvements obligatoires (taxe d’habitation, « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital…) sera plus importante que le recul des prestations sociales.
Mais, par catégories de population et de revenus, les effets de la fiscalité Macron passés au tamis des modèles d’évaluation des économistes sont saisissants. Ainsi, les mesures 2018-2019 devraient faire augmenter le revenu d’un salarié au smic de 32 euros par mois en fin d’année prochaine (soit 384...




                        

                        

