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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’avocat général réclame vingt-deux ans de sûreté contre le gendre de la milliardaire. La perpétuité simple a été requise contre deux personnes, accusées d’être les auteurs du double assassinat.
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Affaire Pastor : perpétuité requise contre Janowski et ses « impostures »

L’avocat général réclame vingt-deux ans de sûreté contre le gendre de la milliardaire. La perpétuité simple a été requise contre deux personnes, accusées d’être les auteurs du double assassinat.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 18h07
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            
C’est contre celui qui, dans l’affaire Pastor, ne porte « aucune trace de sang sur ses chaussures vernies, sur son costume, sur sa cravate », que l’avocat général Pierre Cortès a requis, vendredi 12 octobre, la peine la plus lourde. Il a demandé à la cour et aux jurés de condamner Wojciech Janowski, accusé d’être le commanditaire du double assassinat de sa belle-mère, Hélène Pastor, et de son majordome Mohamed Darwich, le 6 mai 2014, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans.
« On s’épuise, on s’essouffle, M. Janowski, à essayer de vous croire ! », a-t-il lancé à l’adresse du gendre qui, après avoir avoué son rôle de commanditaire, se proclame désormais innocent de tout ce dont on l’accuse. L’avocat général a repris, une à une, les versions proposées par Wojciech Janowski depuis sa mise en cause dans l’affaire Pastor. Depuis ses premiers mots en garde à vue, où il affirme ne pas avoir la moindre idée des auteurs du double assassinat, à ses aveux circonstanciés – « J’ai réfléchi, je vais vous dire la vérité » –, confirmés lors d’un aparté avec sa compagne, Sylvia Ratkowski, puis nuancés, enfin rétractés au profit d’accusations accablantes contre Pascal Dauriac, en passant par les allusions fielleuses dirigées contre son beau-frère Gildo Pallanca, décrit en entrepreneur failli et, pour faire bonne mesure, « cocaïnomane », alors que celui-ci, victime d’un double AVC, était cloué sur son lit d’hôpital.

« Imposture »
Mais ce sont bien ces aveux qui encombrent le plus aujourd’hui Wojciech Janowski. « Ils lui collent à la peau comme une tunique de Nessus », a relevé Pierre Cortès, qui ne s’est pas privé d’opposer la ligne de défense soutenue par l’accusé – des aveux extorqués lors d’une garde à vue sans avocat au cours de laquelle « la seule chose qu’on ne [lui] a pas faite, c’est de [lui] arracher les ongles » – à la réalité bien...




                        

                        


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Réforme des retraites : « Le contrat social intergénérationnel est fragile »

Le professeur d’économie Louis de Mesnard estime, dans une tribune au « Monde », que la retraite doit rester un droit des salariés reposant sur la confiance en l’avenir.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h40
    |

Louis de Mesnard (Professeur d’économie à l’université de Bourgogne)







                        



                                


                            

Tribune. Pour le gouvernement, la retraite est une prestation sociale : le prochain budget va désindexer les retraites de la hausse des prix. C’est que, pour le président de la République, « la retraite n’est pas un droit auquel on a cotisé toute sa vie, la retraite est ce que les actifs payent pour les retraités ». Il faut reconnaître que la fin de la proposition est parfaitement vraie : toute retraite est payée sur le revenu national, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation.
Toutefois, dire que la retraite n’est pas un droit mais une simple prestation sociale mérite discussion. Aucun système de retraite ne peut faire l’objet d’un consensus social s’il n’est pas considéré comme un droit. En effet, considérons deux périodes – « aujourd’hui » et « demain » –, et trois catégories de personnes – « jeunes », « actifs » et « retraités ». Avec le temps qui passe, les actifs d’aujourd’hui deviennent les retraités demain, les retraités d’aujourd’hui disparaissent demain, tandis que les jeunes d’aujourd’hui deviennent eux-mêmes actifs demain.

Alors, pourquoi la catégorie des actifs donnerait-elle aujourd’hui X milliards d’euros à celle des retraités, alors que cette dernière aura disparu demain et ne pourra rien lui rendre ? Pourquoi cette catégorie composée d’homo economicus ferait-elle preuve d’altruisme aujourd’hui envers celle des retraités, puisque rien ne lui garantirait qu’elle-même bénéficierait d’un tel traitement favorable son tour venu demain ? Cela montre bien qu’il faut un mécanisme permettant à la catégorie des actifs d’être incitée à effectuer le transfert vers la catégorie des retraités. Ce mécanisme peut être de deux ordres.
Le leurre de la capitalisation
Soit les actifs placent la somme correspondant au transfert aujourd’hui et la récupèrent demain, avec intérêts. En ce cas, il y a transfert intergénérationnel au sein d’une même catégorie, les actifs d’aujourd’hui étant devenus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La France continue d’attirer des étudiants étrangers : 343 400 ont choisi d’y venir en 2017-2018, un chiffre en hausse de 4,5 % par rapport à l’année précédente.
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Toujours plus d’étudiants internationaux en France

La France continue d’attirer des étudiants étrangers : 343 400 ont choisi d’y venir en 2017-2018, un chiffre en hausse de 4,5 % par rapport à l’année précédente.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h24
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


L’attractivité de la France auprès des étudiants étrangers reste forte : 343 400 d’entre eux ont choisi l’Hexagone pour étudier en 2017-2018, annonce Campus France, l’organisme de promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger. Cela représente une hausse de 4,5 % par rapport à l’année universitaire précédente, presque identique à celle d’avant (4,6 %).

        Lire aussi :
         

                Accueil des étudiants étrangers : la France veut remonter sur le podium



Ces premières données, diffusées vendredi 12 octobre, ne permettent pas de dire si la France revient dans le trio de tête des destinations préférées des étudiants internationaux. Elle avait perdu en 2015 sa troisième position au profit de l’Australie, alors que les Etats-Unis restaient premiers, suivi du Royaume-Uni, selon les comparaisons de l’Unesco. Voici les principales tendances concernant les étudiants étrangers en français.
L’Afrique envoie le plus d’étudiants se former en France
Les nationalités des étudiants internationaux restent proches de l’année précédente. En revanche, « l’ordre dans ce classement change légèrement », indique Campus France. Après le Maroc (1er), c’est l’Algérie qui passe en seconde position, devant la Chine (3e), tandis que l’Italie gagne une place (4e) au détriment de la Tunisie (5e).


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Pays
Nombre d'étudiants


1
MAROC
39 855


2
ALGERIE
30 521


3
CHINE
30 071


4
ITALIE
13 341


5
Tunisie
12 842



46 % des étudiants internationaux viennent d’Afrique, 25 % d’Europe, 16 % d’Océanie, 9 % du continent américain et 4 % du Moyen-Orient.
L’université privilégiée
Près de 70 % des étudiants étrangers choisissent l’université lorsqu’ils viennent étudier en France, soit un point de moins que l’année dernière. Au total, ce sont donc 240 000 étudiants qui y sont inscrits, dont 49 % dans un cursus de licence, 41 % en master, et 10 % en doctorat.
Les autres établissements aux portes desquels les étudiants étrangers viennent frapper sont les écoles de commerce et de gestion (9 % d’entre eux y sont inscrits), les écoles d’ingénieurs (7 %). Les autres établissements (écoles spécialisées, écoles d’art, classes préparatoires, etc.) rassemblent les 14 % restants.

        Lire aussi :
         

                Les étudiants étrangers en France affichent une satisfaction record



L’attractivité des lettres et sciences
A l’université, les étudiants étrangers continuent de privilégier les filières sciences et médecine pour 37 % d’entre eux. Suivent les lettres, langues et sciences humaines et sociales pour 32 %, puis l’économie et la gestion (20 %), enfin le droit et les sciences politiques (12 %)
Une courte majorité de femmes 
En 2017-2018, 52,5 % des étudiants internationaux étaient des étudiantes. Une proportion sensiblement la même que l’année précédente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le député (LFI) François Ruffin a dénoncé vendredi le blocage par des députés de la majorité d’une proposition de loi visant à améliorer l’accueil des élèves en situation de handicap.
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Handicap : la promesse de Macron sur les accompagnants scolaires est-elle tenue ?

Le député (LFI) François Ruffin a dénoncé vendredi le blocage par des députés de la majorité d’une proposition de loi visant à améliorer l’accueil des élèves en situation de handicap.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h15
    |

            Mathilde Damgé et 
Anne-Aël Durand








                        



   


« Ce vote vous collera à la peau comme une infamie », a harangué le député de La France insoumise François Ruffin, qui a publié vendredi 12 octobre sur son compte Facebook la liste de soixante-dix députés de La République en marche qui auraient « empêché qu’un débat ait lieu sur le statut des accompagnant·e·s pour enfants handicapés ». Le point sur l’avancement de ce qui était une promesse d’Emmanuel Macron.


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Le contexte


Les députés d’En marche ont choisi de suivre la ligne du gouvernement et de ne pas étudier une proposition de loi à l’Assemblée. « Ce n’est pas par la loi qu’on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir », a assuré jeudi la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, renvoyant à une concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). En septembre 2017, le comité interministériel sur le handicap avait donné de grands objectifs à cinq ans pour l’accompagnement scolaire des personnes handicapées, un des sujets sur lequel Emmanuel Macron s’était engagé pendant la campagne présidentielle. L’édition 2018 qui devait se tenir le 9 octobre a été reportée en raison du remaniement.


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Que s’est-il passé à l’Assemblée ?
Les députés ont retoqué jeudi 11 octobre une proposition de loi déposée par Les Républicains pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap », qui prévoyait une réforme du statut des accompagnants. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a justifié ce refus en mettant en avant « le chemin » déjà pris par le gouvernement à ce sujet, et la tenue d’une concertation à venir.
« Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », avait pourtant plaidé le député Aurélien Pradié (LR, Lot), qui défendait ce texte. Fait rare, c’est un député du bord opposé, François Ruffin, qui est venu à sa rescousse de l’autre bout de l’hémicycle pour dénoncer le refus des parlementaires de débattre du texte proposé : « Vous allez voter une “motion de rejet préalable” […] c’est-à-dire que la discussion n’aura même pas lieu. Que le texte ne sera même pas examiné. »

        Notre compte rendu :
         

          François Ruffin s’en prend aux députés LRM : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas »



Quelle est la situation des accompagnants ?


Savez-vous ce qu'est un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) ?

Oui
Non


Bravo ! Voulez-vous quand même vous rafraîchir la mémoire ?

Oui



Un AESH, aussi appelé auxiliaire de vie scolaire (AVS), est une personne chargée de l’aide humaine à la scolarisation de l’élève, de l’accompagnement, de la socialisation, de la sécurité d’élèves en situation de handicap ou présentant un trouble de santé invalidant. Il peut être affecté à un seul ou plusieurs élèves. Un AESH ne remplace pas l’enseignant mais accompagne des jeunes dans les actes de la vie quotidienne, dans l’accès aux activités d’apprentissage et dans les activités de la vie sociale et relationnelle.




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Jean-Michel Blanquer a souligné qu’à la rentrée 2018, « 20 000 élèves [en situation de handicap] de plus que l’an dernier » avaient été accueillis à l’école. Mais le député du Lot, porteur de la proposition de loi, a rappelé de son côté que les besoins avaient été multipliés par trois en dix ans. On compte 340 000 élèves handicapés scolarisés ; parmi eux, 175 000 élèves ont besoin d’un accompagnement alors qu’il n’y a que 110 000 accompagnants. Ces derniers s’occupent souvent de plusieurs enfants, mais de nombreux élèves sont restés sans solution d’accompagnement en septembre (ils étaient 3 500 en 2017, selon le collectif Citoyen handicap), a rappelé Aurélien Pradié.

        Reportage (édition abonnés) :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés



Sa proposition de loi prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour ces auxiliaires. Actuellement, ils gagnent entre 650 et 1 126 euros net par mois pour un temps plein (mais c’est rarement le cas).
Ces employés indispensables à l’accueil des enfants handicapés dans l’école peuvent être recrutés selon deux types de contrats :
le contrat unique d’insertion (CUI), à durée déterminée, réservé aux personnes rencontrant des difficultés spécifiques d’accès à l’emploi, correspondant le plus souvent aux auxiliaires de vie scolaire (AVS), et dépendant de Pôle emploi ;et le contrat d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), lui aussi à durée déterminée, qui vise à remplacer les anciens contrats aidés, et dépendant de l’éducation nationale.
Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron
« Nous continuerons à encourager la scolarisation en milieu ordinaire des nombreux enfants aujourd’hui sans solution scolaire. Nous donnerons accès à un·e auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres », avait promis Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Le candidat d’En marche ! avait alors promis de «  pérenniser ces emplois et [de] les stabiliser », ainsi que de leur offrir « une rémunération digne ».
Pour répondre à ces objectifs, le gouvernement a créé des contrats AESH, qui sont à durée déterminée mais qui peuvent se transformer en CDI au bout de six ans. Il s’est aussi engagé à poursuivre le recrutement de nouveaux accompagnants. Le projet de loi de finances de 2019 prévoit le financement de 12 400 nouveaux emplois d’accompagnant dont :
6 400 accompagnants supplémentaires au titre de la poursuite du plan de transformation des contrats aidés en AESH ;6 000 AESH supplémentaires financés au cours de l’année 2019 (1 500 recrutés en fin d’année 2018 et 4 500 recrutés en 2019).
Toute la question sera ensuite de « fidéliser » les accompagnants : selon le rapport du médiateur de l’éducation nationale, Claude Bisson-Vaivre, publié en juin, « le public pour un contrat AVS est volatil, toujours susceptible d’abandonner sa candidature pour un emploi à temps complet, mieux rémunéré ». Il faut alors relancer tout le processus de recrutement.

La scolarité pour les enfants en situation de handicap, une obligation
La loi du 11 février 2005 crée l’obligation de scolarité pour les enfants en situation de handicap. L’école « de référence » doit être celle du quartier, mais l’enfant peut être inscrit dans un autre établissement en fonction d’un « projet personnalisé de scolarisation » décidé par une institution ad hoc, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). A partir de cette date, le nombre d’enfants en milieu ordinaire augmente, et les classes spécifiques, dites « ULIS », se développent. En 2005, 7 062 enfants étaient scolarisés en ULIS au collège, ils sont aujourd’hui 34 762.
Pour alerter sur les enfants handicapés qui n’ont toujours pas d’auxiliaire de vie scolaire à cette date, une journée d’action était prévue le 19 septembre par le Collectif citoyen handicap. Des rassemblements devaient se tenir devant toutes les MDPH ainsi que devant le rectorat de Lille.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un Parisien, François X, demande à la mairie de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard, 3 937 habitants), où vit toute sa famille, l’autorisation d’acheter une concession funéraire dans l’un de ses cimetières. La mairie la lui refuse, le 3 mars 2015, au motif qu’il n’habite pas sur le territoire communal.
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<article-nb="2018/10/12/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le député Insoumis a exprimé sa colère à l’Assemblée face au vote ayant retoqué une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Publié aujourd’hui à 16h43, mis à jour à 16h49   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                           « Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. » François Ruffin a exprimé sa colère jeudi 11 octobre à l’Assemblée nationale face au vote des députés La République en marche (LRM) retoquant une proposition de loi pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».          Lors d’une prise de parole retentissante, le député Insoumis a fustigé le choix des députés (70 voix contre 54) de voter une « motion de rejet préalable », c’est-à-dire avant l’examen de ses articles dans l’hémicycle. « Vous empêchez carrément le débat, vous l’interdisez », a dénoncé M. Ruffin.            Cette proposition de loi, à l’initiative du député Les Républicains (LR) Aurélien Pradié mais soutenu par la France insoumise, prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire.          « Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification », a lancé le député Insoumis. « Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune », a insisté l’élu de la Somme.           Lire aussi Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés             Admettant que la proposition de loi était « nettement améliorable », M. Ruffin a expliqué au micro de l’hémicycle que « les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les républicains » avaient déposé de nombreux amendements en Commission. « Vous, les Marcheurs ? Aucun. Vous n’avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe, en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre, de lever la main en cadence, comme des Playmobils », a-t-il regretté dans un discours emporté.          Comme promis, le député a d’ailleurs publié vendredi le nom des 70 députés ayant voté la « motion de rejet préalable » lors de ce scrutin public. « Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus », écrit-il sur son site.          Aurélien Pradié fustige le « mépris » des députés LRM          « Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », avait plaidé jeudi Aurélien Pradié, fustigeant le « mépris » des députés LRM. L’élu du Lot a rappelé que « le nombre d’élèves [en situation de handicap] accueillis est passé d’environ 100 000 en 2006 à (…) 340 000 en 2018 », de nombreux élèves étant restés sans solution d’accompagnement à la rentrée.          Selon la Majorité, il n'y aurait pas d'urgence à réformer le statut des AVS AESH. Les pb actuels relèveraient « d’a… https://t.co/KL9ls63iuU— AurelienPradie (@Aurélien Pradié)            Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a de son côté reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».           Voir notre grand format : Paroles de profs : « Nous n’avons pas été formés à accueillir des élèves handicapés »             Il a notamment souligné qu’à la rentrée 2018, « 20 000 élèves de plus que l’an dernier » avaient été accueillis, observant aussi que le statut unique prôné par M. Pradié est « très précisément la feuille de route que nous nous sommes fixée ».          « Il y a donc un chemin qui est pris qui est clairement conforme à ce que vous appelez de vos vœux », a-t-il affirmé au député LR, ajoutant que ses « pistes de réflexion » pourront être le point de départ d’une concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).          « Ce n’est pas par la loi qu’on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir », a assuré par la suite la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, renvoyant elle aussi à la concertation.                              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       Quels sont les enseignements politiques de l’affaire Benalla ?  Matthieu Goar, chef adjoint du service politique du « Monde », a répondu à vos questions.                      Pour sa rentrée au mont Mézenc, Wauquiez garde le cap à droite toute  Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.                      Anne Hidalgo confie sa « déception » après la démission de Bruno Julliard  La maire de Paris s’est exprimée dans « Le Figaro » au lendemain de la démission de son premier adjoint en raison de « vifs désaccords ».                          Le Parlement convoqué le 12 septembre en session extraordinaire  La révision constitutionnelle, suspendue dans le courant du mois de juillet, en pleine affaire Benalla, ne figurera pas à l’ordre du jour, contrairement au projet de loi Pacte.               
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ A l’occasion des Assises nationales du 13 octobre, rencontre avec la générale Anne Fougerat, secrétaire générale de la garde nationale qui veut valoriser les réservistes.
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La Garde nationale, « une demoiselle encore jeune »

A l’occasion des Assises nationales du 13 octobre, rencontre avec la générale Anne Fougerat, secrétaire générale de la garde nationale qui veut valoriser les réservistes.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 18h36
    |

            Nathalie Guibert








                        



   


Avec 75 088 réservistes exactement, qu’ils se partagent en deux blocs de taille équivalente, les ministères des armées et de l’intérieur ont réalisé le volume des recrutements qui leur avaient été fixés pour 2018 pour ces forces supplétives. « Aujourd’hui nous tenons les objectifs », estime la générale Anne Fougerat. A 53 ans, venue de la gendarmerie mobile et première femme « deux étoiles » issue du corps des sous-officiers, la nouvelle secrétaire générale de la Garde nationale affronte la réalité telle qu’elle est. Elle en convient, cette garde, un label créé en 2016 par François Hollande pour coiffer les réserves opérationnelles existantes de l’armée et de l’intérieur, n’a pas gagné sa notoriété dans le paysage sécuritaire. La Garde nationale est « une demoiselle encore jeune », souligne-t-elle, et « la plupart des réservistes, attachés d’abord à la force qu’ils connaissent et servant près de chez eux, ignorent eux-mêmes qu’ils lui appartiennent ».
Cela dit, assure-t-elle, les « fondations sont solides ». Les chiffres publiés à l’occasion des Assises nationales qui se tiennent à Paris samedi 13 octobre le montrent. Les réservistes opérationnels ont permis d’absorber les besoins sécuritaires supplémentaires nés des attentats de 2015-2016. En moyenne quotidienne, ils sont 2 000 dans la gendarmerie. Et autour de 1 000 employés par le ministère des armées dans les missions de protection du territoire depuis 2017 (le double au mois d’août), soit 22 % de plus qu’en 2016. Ils effectuaient globalement de quinze à vingt-cinq jours de missions en 2015, le temps d’engagement est monté à trente-cinq jours. La tendance a été confirmée en 2018. Les réservistes sont en grande majorité des actifs ou des étudiants (68 %), et viennent de la société civile (76 % dans la gendarmerie, 59 % dans les armées, le reste étant d’anciens militaires). Un tiers ont moins de 30 ans.

        Lire aussi :
         

                Garde nationale : le regard sur les réservistes transformé par les attentats



« Aller chercher des jeunes »
« Le service des essences ou celui de la santé des armées, l’opération Sentinelle, les relèves des forces de sécurité sur les grands événements, le quotidien des unités de proximité… ne peuvent plus fonctionner sans les réservistes », déclare Anne Fougerat.
La générale commandait le groupement de gendarmerie de Seine-et-Marne en janvier 2015 au moment de l’assaut de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële, où s’étaient retranchés les frères Kouachi après leur attentat terroriste contre Charlie Hebdo. « Le post-attentat, je l’ai vécu. Quand vous avez trois barrières de péage à tenir sur les autoroutes, une fois que vous avez tenu soixante-douze heures et procédé à deux relèves, la seule ressource possible ce sont les réservistes. A l’époque il n’y avait plus d’escadrons de gendarmerie mobile. Les personnels d’active ont vu ce que la réserve pouvait apporter quand on sature en termes d’emploi. » Un pas supplémentaire a été franchi quand, pour secourir les sinistrés de l’ouragan Irma à l’été 2017, la gendarmerie a pour la première fois piloté de façon centralisée l’envoi de deux compagnies de sa réserve territoriale (148 militaires choisis parmi 250 candidats), déployées pendant trois mois à Saint-Martin.
L’intérieur et la défense ont joué le jeu de la montée en puissance de la Garde nationale, et la générale, qui est mère d’une jeune gendarme, se dit « convaincue que la grande majorité de la jeunesse souhaite donner du sens à sa vie ». Maintenant, il faut que les budgets suivent et que l’engagement, du côté des entreprises comme des citoyens, ne retombe pas. « Sur l’attractivité il y a encore des choses à faire », estime cette femme directe. L’évaporation naturelle des effectifs réservistes se monte à 17 % chaque année. Anne Fougerat entend consolider les recrutements en « allant chercher des jeunes ». Elle souhaite conforter la réserve civile de la police – 5 500 personnes. Et voudrait communiquer davantage sur les missions de tous. « Quand on n’a pas de budget il faut avoir des idées », sourit-elle. De nombreuses mesures incitatives ont en effet été prises en 2017 (réduction d’impôt pour les entreprises, allocations d’études, participation financière au permis de conduire…), mais restent méconnues. Enfin, elle demande une amélioration de la protection sociale des réservistes blessés en service. Avant d’être une question de nombre – en 2017, ils ont été 20 sur 30 000 dans la gendarmerie – il s’agit d’une « affaire de principe ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le nombre de personnes pauvres a progressé de 4,4 à 5 millions de personnes en une décennie, selon un rapport de l’Observatoire des inégalités.
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Les familles monoparentales et les jeunes sont les plus touchés par la pauvreté

Le nombre de personnes pauvres a progressé de 4,4 à 5 millions de personnes en une décennie, selon un rapport de l’Observatoire des inégalités.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 13h10
   





                        



   


L’essentiel
L’Observatoire des inégalités relève dans un rapport (PDF) que le nombre de personnes pauvres vivant avec moins de 855 euros par mois est passé de 4,4 à 5 millions de personnes entre 2006 et 2016.Les familles monoparentales et les jeunes sont particulièrement touchés par la pauvreté.La France est, cependant, l’un des pays d’Europe qui a le plus bas taux de grande pauvreté (situé à moins de 40 % du niveau de vie médian, soit 684 euros mensuels) : 3,1 % de la population contre une moyenne européenne de 6,4 %.
Le chiffre
1,7 million
d’enfants vivaient dans un ménage en difficulté en 2015, dont certains « à la rue, dans des hôtels peu confortables ou des logements de fortune », écrivent les auteurs du rapport, se basant sur le chiffre Insee de 30 000 enfants vivant avec un parent sans domicile et recourant aux services d’hébergement d’urgence.
Les pauvres concentrés dans les grandes villes
L’augmentation de la pauvreté entre 2006 et 2016 est principalement due à des facteurs démographiques, en particulier la progression du nombre de familles monoparentales aux faibles revenus, à la croissance qui demeure faible et à un niveau de chômage élevé.
Ainsi, 25 % des pauvres vivent dans une famille monoparentale, 67 % ont au plus un CAP, la même proportion vit dans les grandes villes ou en périphérie et 65 % ont moins de 20 ans.
Les familles monoparentales, majoritairement des femmes, ont également été « fortement impactées » par la pauvreté ces dernières années. Elles représentent près « d’un quart de la population pauvre », une proportion très supérieure à la part de ces familles dans la population, et 19 % vivent sous le seuil de pauvreté.
La France, bonne élève en Europe
Malgré tout, la France est l’un des pays d’Europe qui a le plus bas taux de grande pauvreté (situé à moins de 40 % du niveau de vie médian, soit 684 euros mensuels) : 3,1 % de la population contre une moyenne européenne de 6,4 %.
Autre point positif, la France est l’un des pays européens qui résiste le mieux à la persistance de la pauvreté. Ainsi, 50 % des personnes pauvres l’étaient toujours l’année suivante, 30 % trois ans après et 20 % au bout de quatre ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le 31 décembre 2022, le centre pénitentiaire de Clairvaux (Aube) fermera ses portes. Un webdocumentaire, « Le Cloître et la prison. Les espaces de l’enfermement », retrace l’histoire de cette abbaye qui fut d’abord un lieu de retraite, un monastère, puis une prison.
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A Clairvaux, deux visages de la réclusion

Le 31 décembre 2022, le centre pénitentiaire de Clairvaux (Aube) fermera ses portes. Un webdocumentaire, « Le Cloître et la prison. Les espaces de l’enfermement », retrace l’histoire de cette abbaye qui fut d’abord un lieu de retraite, un monastère, puis une prison.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 13h00
    |

                            Philippe-Jean Catinchi








                        



                                


                            

Passez la porte et entrez. Tout se joue là, dès le seuil. Une expérience à vivre en délaissant un monde ouvert où la circulation est libre pour un espace clos régi par des règles strictes, sans accommodements. D’autant que bientôt – le 31 décembre 2022 – le centre pénitentiaire de Clairvaux (Aube) fermera ses portes. Et la mémoire d’un lieu habité depuis plus de neuf siècles menace de s’éteindre.
Deux mondes, deux statuts
Pour conjurer cette perte, quatre chercheurs – trois Françaises (Julie Claustre, Isabelle Heullant-Donat et Elisabeth Lusset) et un Allemand (Falk Bretschneider) –, guidés par Jean-François Leroux, président de l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux, ont imaginé un webdocumentaire, Le Cloître et la prison. Les espaces de l’enfermement, qui relate cette aventure singulière qui fit d’un lieu de retraite choisi dès 1115 par Bernard de Fontaine, futur abbé de Clairvaux, un monastère, puis une prison – espace de réclusion volontaire puis contrainte, comme si les ruptures historiques s’estompaient dans une continuité moins factice qu’il n’y paraît. Comme les abbayes de Fontevraud ou du Mont-Saint-Michel, Clairvaux relève de ces sites religieux reconvertis en maisons centrales quand les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation, dès l’automne 1789. Mais Clairvaux est le seul dont la nouvelle vocation perdure encore. D’où la pertinence de mettre en perspective, depuis ce lieu unique, les débats contemporains sur l’enfermement et d’évaluer sans fard son efficacité.

Le projet est d’envergure. En neuf étapes, un parcours invite à cette libre circulation interdite aux détenus. Quarante-trois thématiques, une douzaine de vidéos d’historiens, plus de trente textes lus, et trois cents documents, enluminures, photographies, plans aussi dont l’importance est cruciale pour mesurer la difficulté matérielle à convertir une abbaye en prison… Deux mondes, deux statuts. Inscrits dans le même ­espace. Une équivalence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le pape François a accepté vendredi la démission du cardinal américain, soupçonné d’avoir couvert des actes de prêtres pédophiles lorsqu’il était évêque de Pittsburgh, de 1988 à 2006.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Démission de l’archevêque de Washington, Donald Wuerl, accusé d’avoir étouffé un scandale pédophile

Le pape François a accepté vendredi la démission du cardinal américain, soupçonné d’avoir couvert des actes de prêtres pédophiles lorsqu’il était évêque de Pittsburgh, de 1988 à 2006.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h57
   





                        



   


Le pape François a accepté vendredi 12 octobre la démission du cardinal américain Donald Wuerl. Soupçonné d’avoir étouffé des actes de prêtres pédophiles, l’archevêque de Washington avait lui-même annoncé en septembre qu’il avait l’intention de présenter sa démission au souverain pontife.
Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée en août a mis au jour des abus sexuels perpétrés durant des décennies par plus de 300 « prêtres prédateurs » : au moins 1 000 enfants ont été victimes de leurs agissements, couverts par l’Eglise catholique de cet Etat.

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Scandale étouffé
Dans le rapport final, rédigé par un jury populaire, le cardinal Wuerl, qui fut évêque de Pittsburgh de 1988 à 2006, était cité à de nombreuses reprises comme l’un des responsables ecclésiastiques ayant contribué à étouffer le scandale. Il y avait eu depuis de nombreux appels à sa démission, y compris émanant de son propre clergé.
L’homme de 77 ans s’était défendu en assurant que le rapport prouvait qu’il avait « agi avec diligence, dans l’intérêt des victimes et pour éviter de nouveaux abus ». Ses défenseurs ont fait valoir qu’il avait sanctionné certains prêtres et même résisté à une injonction du Vatican de rétablir dans ses fonctions un prédateur.
Mais le procureur général de Pennsylvanie, Josh Shapiro, l’avait accusé de mentir, expliquant que ses propos étaient « en contradiction directe par les documents internes de l’Eglise et les archives secrètes ».
L’Eglise catholique états-unienne a déjà été secouée par la démission à la fin de juillet du cardinal Theodore McCarrick, 88 ans, à la suite d’accusations d’abus sexuels sur un adolescent remontant à plusieurs décennies.



                            


                        

                        


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Procès Pastor : réclusion à perpétuité requise contre Wojciech Janowski

Le gendre de la milliardaire monégasque Hélène Pastor est accusé d’avoir été l’instigateur du double assassinat de sa belle-mère et de son chauffeur, le 6 mai 2014 à Nice.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 13h06
   





                        



   


La réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi 12 octobre contre Wojciech Janowski pour avoir commandité l’assassinat de sa belle-mère, la riche héritière monégasque Hélène Pastor, et de son chauffeur.
A cet homme accusé d’avoir été l’instigateur de ce double assassinat, le 6 mai 2014 à Nice, l’avocat général Pierre Cortès a demandé aux jurés de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône « de dire échec et mat », en assortissant sa peine d’une période de sûreté de vingt-deux ans.

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Selon l’accusation, l’ex-compagnon de Sylvia Ratkowski – la fille d’Hélène Pastor – a décidé de la faire tuer pour « l’argent » et « par soif de reconnaissance » dans la société monégasque. « Janowski a crevé le plafond de l’indélicatesse en payant des tueurs à gages à sa solde avec l’argent de sa compagne », argent qu’elle tenait elle-même de sa mère assassinée. « C’est une ignominie », a scandé l’avocat général, au terme de huit heures de réquisition.
Quant au chauffeur Mohamed Darwich, un « employé honnête, consciencieux et dévoué », il n’était pour M. Janowski qu’« un pion mal placé », un témoin gênant qu’il convenait d’éliminer, a estimé le magistrat.
Perpétuité requise contre les exécutants du double assassinat
Deux autres peines de réclusion criminelle à perpétuité ont été réclamées, à l’encontre des exécutants du double assassinat, le tireur Samine Saïd Ahmed et celui qui l’a accompagné et assisté, prenant en charge une partie de l’organisation, Al Haïr Hamadi.
A l’encontre de Pascal Dauriac, le coach sportif de Wojciech Janowski auquel il avait délégué l’organisation du guet-apens, l’avocat général a demandé trente ans de prison. Il avait passé des aveux « rapides et complets », qui ont été décisifs pour l’enquête.
Le procès doit se poursuivre, avec les plaidoiries de la défense, jusqu’au 19 octobre.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Robert Wilthien, président de la Mutuelle de police nationale, accusé de détournement de fonds et blanchi en 2010 accuse deux policiers de dénonciation calomnieuse. Le procès s’ouvre mardi 16 octobre à Strasbourg.
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Dénonciation calomnieuse : un commissaire divisionnaire au tribunal

Robert Wilthien, président de la Mutuelle de police nationale, accusé de détournement de fonds et blanchi en 2010 accuse deux policiers de dénonciation calomnieuse. Le procès s’ouvre mardi 16 octobre à Strasbourg.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h41
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Un commissaire divisionnaire et un fonctionnaire de police sur le banc des prévenus, un gardien de la paix côté partie civile, et entre les trois hommes, douze années de rancœur accumulée. Le procès pour dénonciation calomnieuse qui s’ouvre mardi 16 octobre au tribunal correctionnel de Strasbourg doit clore une histoire qui a secoué la Mutuelle de la police nationale (MPN) au milieu des années 2000.
En 2006, son président, Robert Wilthien, avait été accusé de détournement de fonds. Il avait été mis en examen en 2008 pour abus de confiance et présentation de comptes inexacts. Mais si le début de l’histoire avait fait grand bruit, son dénouement judiciaire en a fait beaucoup moins. M. Wilthien avait finalement bénéficié d’un non-lieu en 2010, la justice estimant qu’il « n’avait détourné aucune somme pour son compte personnel ». C’est désormais l’épilogue qui se joue.
Depuis le début, M. Wilthien estime en effet que deux hommes sont responsables de tous les préjudices subis, dont la mise en examen, l’exposition médiatique, la suspension de ses fonctions de président pendant six mois et la fuite de nombreux adhérents de la mutuelle. Patrick Vieux, le directeur départemental de la police aux frontières, et Dominique Vivodikova, l’un de ses adjoints administratifs, avaient en effet adressé en mai 2006 des courriers au président du tribunal de grande instance de Strasbourg et au procureur de la République, ainsi qu’à l’autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, pour souligner une gestion opaque, des comptes infidèles, des sommes perçues à tort par la mauvaise structure, des abus dans l’utilisation de véhicules… C’est sur la base de ces lettres que l’enquête menant à la mise en examen avait été ouverte, aboutissant à un non-lieu en 2010. M. Wilthien a donc porté plainte pour dénonciation calomnieuse en 2012.
« Fieffés menteurs »
A l’époque des faits, Patrick Vieux, patron des douanes dans le Bas-Rhin, veut prendre le contrôle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Depuis la loi de finances de 2018, les bailleurs sociaux ont été privés de 8 % de leurs recettes, ce qui a fragilisé leur équilibre économique.
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Congrès HLM : entre résignation et colère face aux coupes budgétaires

Depuis la loi de finances de 2018, les bailleurs sociaux ont été privés de 8 % de leurs recettes, ce qui a fragilisé leur équilibre économique.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h05
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Près de 4 400 congressistes et trois fois plus de visiteurs se sont retrouvés, du 9 au 11 octobre, à Marseille, au 79e Congrès des HLM [habitations à loyer modéré], dans une ambiance assez morose dominée par les questions financières. « La situation est grave, a alerté Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère les 694 organismes HLM. Le mouvement HLM travaille, mais il est inquiet car jamais les menaces qui planent sur nous n’ont été aussi fortes. »
Depuis la loi de finances de 2018, les coupes budgétaires s’enchaînent, à hauteur de 1,5 milliard d’euros par an, privant les bailleurs sociaux de 8 % de leurs recettes et fragilisant leur équilibre économique. « Avec une telle ponction, le système ne fonctionne plus », constate Marianne Louis, directrice générale de l’USH, qui espère que le gouvernement atténuera ce traitement de choc après les négociations prévues en fin d’année. « Nous sommes des acteurs qui voyons à très long terme, présents sur tout le territoire où nous apportons de la stabilité et de la sécurité », rappelle Mme Louis. « Nous sommes victimes de notre bonne gestion, de notre santé financière, analyse Thierry Debrand, président du conseil social de l’USH. Grâce à elles, nous avons pourtant répondu présent, en 2008, en pleine crise, lorsqu’il a fallu racheter 30 000 logements aux promoteurs pour les sauver de la faillite. »
Le premier risque de cette perte de moyens est de geler les investissements et de faire chuter la production de logements sociaux, alors que la liste des demandeurs dépasse désormais, en France, deux millions de candidats, soit 10 % de plus qu’en 2017. « On sent déjà que les bailleurs sociaux sont en mode prudence alors que nous devons, au titre de la loi solidarité et renouvellement urbain, construire des logements sociaux sous peine de sanctions financières, observe Arlette Fructus, adjointe au maire chargée du logement à Marseille. Nous sommes en pleine injonction paradoxale. »

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Signes de faiblesse
Des signes de faiblesse dans la création de logements sociaux apparaissent déjà : 2016, une des meilleures années, avait vu programmer 128 000 logements, puis 113 000 en 2017 et, selon les premiers indicateurs, à peine 100 000 en 2018. La chute n’est pas terminée, puisque la Caisse des dépôts anticipe, dans une étude publiée à l’occasion de ce congrès, une détérioration sévère de la santé financière des organismes HLM et, d’ici à vingt ans, une chute de 38 % de leur production de logements.
Ce rapport fait pourtant l’hypothèse d’efforts soutenus pour contenir les charges d’exploitation, d’un doublement du nombre de logements vendus pour se procurer de l’argent frais et d’une aide constante de la Caisse des dépôts pour alléger les mensualités des crédits. « Dans vingt ans, c’est loin… Qui s’en soucie ? », commente, fataliste, Dominique Hoorens, le spécialiste des finances de l’USH. « On est en train de ruiner les HLM et, in fine, ce sont les locataires qui paieront », résume Frédéric Ragueneau, directeur de l’organisme coopératif Les Habitations populaires, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Les locataires semblent, en tout cas, les grands oubliés de cette réforme. Certains bailleurs sociaux lésinent déjà sur l’entretien des cages d’escaliers, d’autres, comme Hauts-de-Seine Habitat, à Clichy-sur-Seine, se lancent sans prévenir dans la vente de logements : « C’est en voyant débarquer le géomètre que nous avons appris que l’immeuble serait vendu à la découpe, témoigne Robert Crémieux, représentant de l’association de locataires, affiliée à la Confédération syndicale des familles à Clichy-sur-Seine. Nous, vieux locataires, on ne compte pas. Le bailleur ne nous répond plus et se défausse sur la nouvelle copropriété. »

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« A contre-courant de l’Europe »
« La France est à contre-courant de l’Europe, car même la Commission européenne reconnaît que le manque de logements abordables est le principal facteur d’accroissement de la pauvreté », plaide Cédric Van Styvendael, président de l’Organisation européenne des bailleurs sociaux Housing Europea. La chancelière allemande, Angela Merkel, vient, elle, d’annoncer un plan massif de 5,7 milliards d’euros sur trois ans pour construire des logements abordables. Au Royaume-Uni, la première ministre, Theresa May, met sur la table 2 milliards de livres par an pour relancer le logement social.
L’autre volet de la réforme, la création de grandes entités regroupant au moins 12 000 logements sociaux, favorise l’émergence de mastodontes, tel que CDC Habitat qui fusionne 13 de ses filiales HLM en un ensemble de 480 000 logements. « Nous étions 42 administrateurs locataires élus, nous ne serons plus, le 1er janvier prochain, que trois, sans doute centralisés à Paris. C’est un affaiblissement sans précédent de la représentation des locataires », proteste Serge Ostric, locataire et administrateur du Nouveau Logis provençal. 
En concluant le congrès, Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, a souhaité rassurer : « Je suis, comme vous, très attaché au modèle du logement social français, mais nous pouvons l’améliorer. » Il s’est engagé, « lors de notre clause de revoyure fin 2018-début 2019, à ce que nous trouvions des voies et moyens pour atteindre les économies attendues en 2020 ». Ses propos ont été écoutés dans un silence résigné, sans applaudissements, contrastant avec la bronca et les sifflets de colère entendus en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les premières formations ont ouvert en cette rentrée 2018. Ces nouveaux professionnels de santé pourront effectuer certains actes jusqu’ici réservés aux médecins.
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Un nouveau diplôme bac + 5, pour former des infirmiers en pratique avancée

Les premières formations ont ouvert en cette rentrée 2018. Ces nouveaux professionnels de santé pourront effectuer certains actes jusqu’ici réservés aux médecins.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 13h04
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Surtout ne pas les appeler « supers infirmiers », et encore moins « infirmiers-médecins » : les futurs infirmiers en pratique avancée (IPA), dont les premières formations ont débuté en ce mois d’octobre, vont devoir se faire une place dans les équipes de soins. Sans braquer les uns ni trop empiéter sur les prérogatives des autres.
Institués par la loi santé de Marisol Touraine de 2016, ces nouveaux professionnels de santé, à mi-chemin entre les médecins et les infirmiers diplômés d’état, pourront réaliser des actes jusqu’ici dévolus aux seuls médecins. Une dizaine de formations de grade master sont déjà accréditées ou vont l’être cette année pour les y préparer. Parmi les objectifs principaux de cette révolution : libérer du temps médical aux médecins, lutter contre les déserts médicaux, et améliorer la prise en charge des patients atteints de pathologies chroniques, toujours plus nombreux.

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Maillon manquant
Si des formations de pratique avancée existent depuis longtemps dans les pays anglo-saxons, elles se sont développées plus récemment dans les pays du nord de l’Europe. Mais « l’infirmier en pratique avancée était un maillon manquant de la chaîne des professions de santé français », commente Sébastien Colson, maître de conférences en sciences infirmières, et responsable de la nouvelle formation des IPA à Aix-Marseille université (AMU). « Dans une équipe de soin, l’IPA est là pour réaliser une partie du suivi clinique de certains patients à travers des actes que lui délègue le médecin », explique-t-il. Les décrets et arrêtés parus en juillet précisent que l’IPA a le droit de réaliser certains examens (bilans sanguins, électrocardiogrammes, etc.), mais aussi de renouveler ou d’adapter les prescriptions médicales des patients dont il assure le suivi.
Le département de sciences infirmières de la faculté de médecine d’Aix-Marseille a fait figure de pionnier : son diplôme d’Etat de pratique avancée lancé il y a quelques jours est directement issu d’un master expérimental sciences cliniques infirmières lancé en… 2009. « Avec “l’universitarisation” du cursus infirmier [de grade licence depuis 2012], et les besoins croissant en professionnels de santé intermédiaires, offrir des perspectives de formation complémentaire de niveau bac + 5 allait de soit. L’AMU avait un peu d’avance sur les textes législatifs… », commente Sébastien Colson.
Trois domaines d’intervention, trois ans d’ancienneté
Reste que la formation a dû être modifiée pour correspondre aux nouveaux textes, notamment concernant les spécialisations de dernière année. Car la loi prévoit pour l’instant seulement trois « domaines d’intervention » pour ces nouveaux infirmiers :  les « pathologies chroniques stabilisées et les polypathologies courantes en soins primaires », « l’oncologie et l’hémato-oncologie », « la maladie rénale chronique, la dialyse, la transplantation rénale ». Viendra s’y ajouter prochainement la psychiatrie, selon le plan santé du gouvernement annoncé à la fin de septembre.

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 Au programme des deux années d’études, qui peuvent se faire à temps plein ou en alternance selon les universités, une succession de stages, de travaux dirigés et de cours théoriques traitant sémiologie, imagerie médicale, pharmacologie, physiopathologie, études de cas cliniques et même anglais.
Cette formation est ouverte aux titulaires d’un diplôme d’infirmier, de niveau bac + 3, et est donc en théorie accessible directement en formation initiale une fois diplômé d’un IFSI (instituts de formation en soins infirmiers). Mais c’est bien la formation continue qui semble avoir été priorisée puisqu’une expérience professionnelle de trois ans est aussi requise. Ce que regrette la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi), qui accueille pourtant très favorablement ce nouveau métier : « Un étudiant ayant fait sa formation d’IPA tout de suite après l’IFSI devra donc attendre trois ans pour exercer en pratique avancée ! Et encore : seulement si un poste d’IPA est ouvert dans son établissement. Ce peut être décourageant », affirme ainsi Lucie Léon, étudiante en troisième année et vice-présidente de la Fnesi.
Trouver sa place dans l’équipe de soin
Le syndicat, comme l’ordre national des infirmiers, estime par ailleurs que les textes ne vont pas assez loin en termes d’autonomie et de compétences de ces nouveaux professionnels. Le champ d’exercice des IPA est en effet particulièrement bordé. D’abord par les textes officiels, qui décrivent par le menu chaque acte qu’ils pourront effectuer. Mais aussi parce que lors des négociations ayant abouti à l’écriture de ces textes, les médecins se sont battus pour garder la haute main sur la prise en charge du patient dans le parcours de soin. Ce sont eux qui proposeront aux patients atteints de pathologies chroniques d’être aussi suivis par un IPA.
Ce sont aussi eux qui effectueront les premières prescriptions. L’infirmier ne pouvant que les renouveler si besoin, après avoir réalisé un « entretien avec le patient » et non pas une « consultation »… Les mots ont été pesés. « Le médecin doit assurer le leadership diagnostique et thérapeutique » de l’équipe de soin, expliquait en juin le docteur François Simon, dans le bulletin de l’ordre national des médecins dont il préside la section exercice professionnel.

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Malgré un fort encadrement de leurs prérogatives, les futurs IPA « auront bien toute leur place dans les équipes, et sans marcher sur les pieds des autres », veut rassurer Lucie Léon, de la Fnesi. « Expert dans son domaine d’intervention et dans les soins qui vont avec, l’IPA sera complémentaire des médecins mais aussi des autres infirmiers qui sont plus généralistes, explique-t-elle. Il ne sera pas non plus là pour faire du management d’équipe, car c’est le rôle du cadre de santé. » Des équipes de soin encore souvent pressurisées par les cadences infernales, le manque de bras et les restrictions budgétaires. Les étudiants entrés en première année d’IPA en cette rentrée 2018 intégreront leur équipe en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le 13 octobre 2017, la journaliste Sandra Muller avait lancé ce hashtag sur Twitter en dénonçant le comportement de l’ancien directeur général d’Equidia.
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Un an après #balancetonporc, le premier homme mis en cause, Eric Brion, dément toujours tout harcèlement

Le 13 octobre 2017, la journaliste Sandra Muller avait lancé ce hashtag sur Twitter en dénonçant le comportement de l’ancien directeur général d’Equidia.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 14h34
   





                        


Il y a presque un an jour pour jour, la journaliste Sandra Muller lançait en France le hashtag #balancetonporc. Le 13 octobre 2017, alors que l’affaire Weinstein – du nom du producteur américain accusé par une centaine de femmes d’agressions sexuelles – émergeait depuis quelques jours aux Etats-Unis, Sandra Muller décidait de dénoncer elle aussi l’ambiance malsaine du monde du cinéma, de la télévision et des médias en France.

" Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit" Eric Brion ex patron de Équidia #balancetonporc— LettreAudio (@Sandra Muller)


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Première cible de ce hashtag largement repris depuis, Eric Brion, l’ancien directeur général de la chaîne de télévision Equidia, a tenté de se défendre sur Europe 1, vendredi 12 octobre.
« J’aurais pu nier les faits. (…) J’ai choisi de reconnaître que j’avais tenu certains des propos qu’elle met dans ma bouche », assure, d’emblée, Eric Brion. Comme il l’avait déjà affirmé dans une tribune au Monde en décembre 2017, il reconnaît, « pas très fier », avoir prononcé la phrase « T’as de gros seins, tu es mon type de femme » à Sandra Muller lors d’« une soirée arrosée » en 2012. « Je lui ai dit sur un ton ironique, après qu’elle m’a dit “stop” : “Dommage je t’aurais fait jouir toute la nuit.” (…) Mais il faut remettre le contexte, il faut remettre l’ironie, sur un tweet, on ne voit pas le ton avec lequel on l’a dit », poursuit-il encore.

        Lire la tribune :
         

          La journaliste Sandra Muller revient sur le phénomène #balancetonporc qu’elle a lancé



« Ce n’est pas du harcèlement, j’ai été lourdingue »
S’il dit regretter son comportement de l’époque, l’ancien DG de la chaîne de courses hippiques se défend de toute situation de harcèlement :
« Je ne considère pas l’avoir harcelée. Harceler, c’est la répétition. J’ai été lourd, couillon, j’ai mal agi, je me suis excusé le lendemain, je me suis de nouveau excusé publiquement. Ce n’est pas du harcèlement, j’ai été lourdingue. »
Celui qui a attaqué en janvier la journaliste en diffamation, explique avoir mis du temps avant de déposer plainte « parce qu’au début ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on est sidéré, on est littéralement broyé ». Invité à livrer ses états d’âme au micro de Nikos Aliagas, le consultant regrette que « tout [ait] changé dans [sa] vie ». « Aujourd’hui, je n’ai pas de travail, j’en cherchais à l’époque, tout le monde m’a tourné le dos dans le monde professionnel », poursuit-il.

"Suite à #BalanceTonPorc, tout le monde m'a tourné le dos dans le monde professionnel. Des amis sont partis. J'ai p… https://t.co/aNBPmgQbh5— Europe1 (@Europe 1 📻)


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« Je fais le procès parce que, d’abord, je n’ai pas fait de harcèlement sexuel à caractère professionnel, répète-il. Et je le fais aussi pour mes filles, mes petits-enfants, arrière-petits-enfants. Quand ils taperont mon nom sur Google, ils ne verront pas harceleur. Ils verront qu’Eric Brion a été blanchi, je l’espère. »
Sandra Muller avait été désignée « briseuse de silence » par le magazine Time, qui avait consacré sa couverture des « personnalités de l’année » 2017, aux femmes à l’origine du mouvement #metoo et des révélations de violences sexuelles, notamment dans le milieu du cinéma. Elle doit prochainement sortir un livre sur les origines de #balancetonporc.

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                Comment l’affaire du hashtag #balancetonporc est née







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Pour un collectif d’universitaires, d’enseignants et de spécialistes des sciences de l’éducation qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le ministre de l’éducation veut calquer le fonctionnement de l’école sur celui d’une économie et d’un monde aujourd’hui en bout de course.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Jean-Michel Blanquer est bien en train de bouleverser notre modèle éducatif »

Pour un collectif d’universitaires, d’enseignants et de spécialistes des sciences de l’éducation qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le ministre de l’éducation veut calquer le fonctionnement de l’école sur celui d’une économie et d’un monde aujourd’hui en bout de course.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h21
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A son arrivée rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer avait expliqué qu’il ne voulait pas bousculer l’éducation nationale, que sa politique s’inscrirait dans le prolongement de la précédente, avec simplement quelques inflexions afin d’en améliorer l’efficacité, comme l’emblématique dédoublement des classes de cours préparatoires dans les réseaux d’éducation prioritaire. Mais il a, en réalité, engagé une transformation profonde de notre école à travers, en particulier, la promotion de « la culture de l’évaluation » qui est, pour lui, « le plus puissant moteur de transformation » du système.
L’évaluation concerne, d’abord, les élèves : ils passeront désormais des tests standardisés, répartis tout au long de la scolarité et, en particulier, dans les premières années de l’enseignement primaire. Objectif : repérer les acquis et les besoins de chacun afin de proposer un accompagnement personnalisé. Nul ne saurait s’opposer à une telle intention !
Approche technocratique libérale
Elle est, pourtant, grosse de difficultés, d’inquiétudes et de dangers. Difficultés pour élaborer des tests qui mesurent réellement des acquis transférables et ne réduisent pas les objectifs de l’école à ce qui est strictement quantifiable. Inquiétudes sur l’utilisation de données qui vont être collectées nationalement alors qu’en toute logique elles devraient rester entre les mains des enseignants qui sont les mieux placés pour les utiliser. Dangers de voir ainsi se mettre en place, puisque chaque élève est désormais « traçable » grâce à un identifiant, un fichage systématique à destination du système d’orientation et des employeurs.
Mais le ministre affirme, de plus, vouloir mettre en place « une évaluation régulière et transparente des établissements scolaires ». On pourrait croire que c’est là simplement une façon d’effectuer en France des évaluations permettant de mesurer le niveau de nos élèves, et non de laisser ce soin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Sur près de 36 000 communes, 6 199 ont augmenté le taux de leur taxe d’habitation. Et la vôtre ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

La taxe d’habitation a-t-elle baissé ou augmenté dans votre commune ?

Sur près de 36 000 communes, 6 199 ont augmenté le taux de leur taxe d’habitation. Et la vôtre ?



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h05
    |

            Pierre Breteau








                        


C’était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron : 80 % des contribuables seraient exonérés de la taxe d’habitation selon les critères de revenu. Et pourtant nombreux sont les citoyennes et citoyens à avoir reçu, début octobre, une taxe d’habitation en hausse.
Néanmoins, cette suppression, pour la majeure partie des personnes, se heurte à des difficultés, au premier rang desquelles on trouve le caractère communal de cet impôt. En effet, les recettes de cette taxe alimentent le budget des collectivités locales. Et ce sont les communes qui décident in fine du taux et des dégrèvements accordés.
La baisse devait être progressive : 30 % en 2018, avant d’être complètement supprimée en 2020. Et cette baisse est effective dans les 29 000 communes qui ont maintenu en 2018 le même taux qu’en 2017 —, l’Etat ayant compensé « à l’euro près » la différence.
Ce tableau vous permet de comparer les taux par commune. Tapez un nom pour filtrer les résultats.



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Taxe d'habitation 2018




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Une hausse dans 17 % des communes
En revanche, 6 199 communes ont augmenté leur taux en 2018, jusqu’à 23,04 points de pourcentage — comme dans la commune de Cunel (Meuse) dont le taux est passé de 0,96 % à… 24 %, pour ses treize habitants.
Par ailleurs, le taux moyen d’imposition de la taxe d’habitation de 12,6 % — ou moins — concerne environ 20 000 communes, soit la majeure partie des 35 300 communes dont le ministère de l’économie et des finances a fourni le taux.


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Près de 26 000 communes imposent à moins de 15 %
Ce graphique représente la répartition des communes françaises en fonction du taux d'imposition de leur taxe d'habitation.

Source : ministère de l'économie et des finances



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édition abonné


Ecole : le contenu du projet de loi Blanquer

Un projet de texte de 24 articles doit être présenté lundi 15 octobre au Conseil supérieur de l’éducation.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h18
    |

                            Mattea Battaglia et 
Camille Stromboni








                        



                                


                            

« L’école n’a pas besoin, à chaque alternance politique, d’une nouvelle loi, nous avait confié Jean-Michel Blanquer quelques mois après son arrivée Rue de Grenelle. Elle peut se gouverner autrement. » Et pourtant, le ministre de l’éducation a dû en préparer une pour mettre en musique les réformes promises et qui imposent d’en passer par l’étape législative, à commencer par l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans, qui est la raison d’être initiale de cette loi. Le titre du projet de texte qui a commencé à circuler quelques jours avant sa présentation au Conseil supérieur de l’éducation, lundi 15 octobre, ne semble pas encore tout à fait stabilisé, mais il reflète une « certaine ambition » et une « certaine méthode » disent les syndicats d’enseignants.
Le premier document qui a fuité parlait d’un projet de « loi pour une école de la confiance ». Le second, d’un projet de « loi pour l’avenir de l’école ». On a beau répéter, au cabinet du ministre, qu’« on ne cherche pas à faire une loi Blanquer », la teneur des 24 articles que Le Monde a pu consulter va au-delà de simples ajustements.
« Instance godillot »
A lui seul, l’article 9 a déjà commencé à faire polémique. Il met fin au suspense de plusieurs mois, entretenu dans le petit monde de l’école, quant à cette « instance de l’évaluation » promise par le candidat Emmanuel Macron. Ce ne sera pas, semble-t-il, à l’actuel Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) de prendre cette responsabilité, mais à un nouveau conseil d’évaluation de l’école. Placé auprès de M. Blanquer, il sera « chargé d’évaluer en toute indépendance l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire », peut-on lire dans le projet de texte. L’exposé des missions précise, notamment, qu’il « veille à la cohérence des évaluations conduites par le ministère », qu’il en « définit le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Des médecins demandent à la ministre de la santé de « taxer plus fortement l’alcool pour financer la prévention et les soins » et ainsi réduire la consommation des plus jeunes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Oui, l’alcool (et surtout le vin) est beaucoup moins taxé en France que le tabac

Des médecins demandent à la ministre de la santé de « taxer plus fortement l’alcool pour financer la prévention et les soins » et ainsi réduire la consommation des plus jeunes.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h28
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Plusieurs médecins ont publié, jeudi 11 octobre, une lettre ouverte à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour « protéger davantage les Français de l’alcool » en le taxant davantage, alors que le budget 2019 de la Sécurité sociale est examiné en commission à l’Assemblée nationale.
Les auteurs de la lettre se désolent de voir que le fonds de lutte contre les addictions aux substances psychoactives soit abondé à hauteur de 100 millions d’euros par les taxes sur le tabac, et de 10 millions d’euros par les futures amendes sur le cannabis, mais ne comprenne aucun financement lié à l’alcool. Ils estiment pourtant que « taxer plus fortement l’alcool est indispensable pour financer la prévention et les soins et surtout pour réduire sa consommation, notamment celle des plus jeunes ».
En effet, les taxes actuelles sur l’alcool sont beaucoup moins nombreuses et beaucoup plus complexes que la taxation des produits tabagiques.

        Lire aussi :
         

                En France, l’alcool et le tabac sont les drogues les plus meurtrières



Des taxes différentes selon les types d’alcool
En plus de la taxe sur la valeur ajoutée de 20 %, l’alcool – comme le tabac, le pétrole ou d’autres produits de luxe ou polluants – est soumis à un impôt indirect nommé « droit d’accise ». Mais celui-ci n’a pas le même montant selon la nature du produit.
Ainsi, les droits de consommation sur le tabac (DCT) – eux-mêmes divisés en une part proportionnelle et une part spécifique – ont des montants qui peuvent varier du simple au double, voir au triple, selon qu’il s’agisse de tabac à rouler, à priser, de cigares ou de cigarettes.
Pour l’alcool, le nombre de catégories et de modes de calcul est encore plus complexe, comme le précise le site douane.gouv.fr :
les vins « tranquilles » (non bullés) sont taxés à 3,78 euros par hectolitre, soit trois fois moins que les vins mousseux (9,35 euros par hectolitre) ;les bières, elles, sont taxées en fonction de leur degré d’alcool (avec une taxe qui passe de 3,71 euros à 7,42 euros par hectolitre et par degré), mais aussi de la taille de la brasserie ;pour les alcools forts, la taxe, bien plus élevée, est calculée sur l’« hectolitre d’alcool pur », avec un taux réduit pour les bouilleurs de cru (privilège en voie d’extinction), mais aussi pour les rhums d’outre-mer (871 euros au lieu de 1 741 euros).
En plus du droit d’accise s’ajoutent des cotisations de Sécurité sociale spécifiques sur les boissons de plus de 18o d’alcool, ainsi que sur les « prémix », mélanges de boissons alcoolisées et très sucrées destinées aux jeunes.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le vin compte autant pour la France, en sept graphiques



En théorie, les taxes devraient être liées au degré d’alcool, mais le vin – protégé par d’influents lobbys – est proportionnellement beaucoup moins taxé que les autres produits.


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Les droits d’accise représentent 1 % du prix du vin, 32 % d’un alcool fort et 65 % d’un paquet de cigarettes
Exemples de décomposition du prix de vente de plusieurs produits (en 2018 pour la cigarette, basé sur le rapport 2016 de la Cour des comptes concernant l'alcool)

Sources : Douanes, Cour des comptes



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Comme le notait un rapport de la Cour des comptes de 2016, la fiscalité française est davantage orientée vers une protection de la production nationale (la France étant une grande nation vinicole) que vers des objectifs de santé publique. Ainsi, les vins représentent 60 % des boissons alcoolisées consommées en France, mais seulement 3,6 % du droit d’accise.


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Les vins, beaucoup plus consommés mais beaucoup moins taxés que les bières et spiritueux
Données pour l'année 2015.

Source : Cour des comptes



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        Lire aussi :
         

                Entre « risques liés à l’alcool » et « dynamisme économique », le dilemme du vin



L’alcool : 49 000 morts par an
Dans une optique de santé publique, la mortalité liée au tabac est très préoccupante, puisque l’on considère que la cigarette, première cause de cancer, est responsable de 73 000 morts prématurées par an.

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                Visualisez la baisse de consommation de tabac en cinq graphiques



Mais juste après le tabac, l’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable. En comptant les cancers, cirrhoses, accidents de la route et maladies cardio-vasculaires, la consommation d’alcool était responsable de 49 000 morts par an, selon une étude de 2009.
Dans le budget de la Sécurité sociale, la contribution des taxes sur le tabac, qui s’élève à 14 milliards d’euros en 2018, est bien supérieure aux revenus des produits alcoolisés, qui ne s’élèvent qu’à 4 milliards d’euros.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ A l’aéroport de Roissy, près de 40 cartouches de tabac ont aussi été découvertes dans le revers de la robe d’une voyageuse en provenance de Dakar.
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Compte rendu

La passagère d’un vol Bamako-Paris transportait plus de 10 000 cigarettes dans ses bagages

A l’aéroport de Roissy, près de 40 cartouches de tabac ont aussi été découvertes dans le revers de la robe d’une voyageuse en provenance de Dakar.


LE MONDE
              datetime="2018-10-12T10:08:07+02:00"

        Le 12.10.2018 à 10h08






    
Saisie de cigarettes à la frontière entre la France et Andorre, en avril 2018.
Crédits : RAYMOND ROIG / AFP


Plus de 10 000 cigarettes dans ses bagages… Les douaniers de l’aéroport de Roissy ont repéré le 25 septembre une passagère en provenance de Bamako, au Mali, voyageant avec huit valises. Lors du contrôle d’un premier bagage, « les agents ont pu constater une importante quantité de cigarettes non déclarées par la passagère », qui a rapidement avoué la présence d’autres cartouches dans ses valises, a appris l’AFP des autorités aéroportuaires. Au total, 581 cartouches ont été trouvées dans les bagages de cette femme, soit 116 kg de tabac d’une valeur marchande de plus de 46 400 euros sur le marché noir hexagonal.
La passagère a affirmé avoir été approchée à l’aéroport de Bamako par « une personne voulant profiter de la franchise de bagages, qu’elle n’avait pas pleinement utilisée ». Cette pratique consistant à utiliser des voyageurs pour importer illégalement des cigarettes destinées au marché noir a été surnommée « trafic de fourmi » par les douanes. Selon les explications de la voyageuse, elle devait, contre quelques centaines d’euros, remettre la marchandise à un complice qui l’attendait dans la zone d’arrivée de l’aéroport parisien.

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                Bercy veut renforcer la lutte contre la contrebande de tabac



Si cette prise reste exceptionnelle et s’inscrit comme « la plus grosse saisie de l’année » sur un voyageur « pour les douaniers de Roissy », elle n’est pas un cas isolé. Deux jours plus tôt, près de 40 cartouches de cigarettes avaient été découvertes dans des compartiments cousus sur le revers de la robe d’une passagère en provenance cette fois de Dakar… Plus globalement, à Roissy, près de 23,6 tonnes de tabac ont été saisies en 2017, dont la moitié ont été découvertes sur des passagers ou dans leurs bagages.
La loi autorise les personnes venant d’un pays en dehors de l’Union européenne à entrer en France avec une seule cartouche de cigarettes.

