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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.
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Sanjeev Gupta, nouveau magnat de l’aluminium et de l’acier en Europe

Le groupe du milliardaire britannique né en Inde double de taille en reprenant quatre usines d’ArcelorMittal.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 17h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            
Il faut désormais compter avec Sanjeev Gupta. A 47 ans, cet homme d’affaires britannique né en Inde est en train de devenir l’un des magnats de l’aluminium et de l’acier en Europe. L’acquisition de quatre grandes usines d’ArcelorMittal, annoncée vendredi 12 octobre, va lui permettre de doubler la taille de son petit empire, le Gupta Family Group (GFG). Celui-ci emploiera bientôt plus de 26 000 personnes, essentiellement sur le Vieux Continent. Une étape de plus dans la montée en puissance des nouveaux champions industriels venus d’Inde ou de Chine.
ArcelorMittal cherchait depuis des mois un acquéreur pour les installations situées en République tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Italie. En mai, la Commission européenne a, en effet, autorisé le leader mondial de la sidérurgie à s’offrir Ilva, le numéro un italien du secteur, et son aciérie gigantesque et délabrée de Tarente, dans les Pouilles. Mais Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence, a assorti son feu vert d’une condition clé : avant d’acheter Ilva, ArcelorMittal doit céder des capacités pratiquement équivalentes, afin de ne pas se retrouver en position ultra-dominante sur le marché européen de l’acier.

C’est ainsi qu’après avoir hésité, la famille Mittal, qui contrôle le groupe, a mis en vente toute une série d’usines, réparties en trois lots. Celui remporté par M. Gupta est le premier à trouver preneur, et de loin le plus important. Il comprend avant tout deux grands sites intégrés de production d’acier à Ostrava, en République tchèque, et à Galati, en Roumanie, qui emploient chacun entre 5 500 et 6 000 personnes.
Le principal complexe tchèque
A Ostrava, M. Gupta met la main sur le principal complexe sidérurgique tchèque, construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le communisme, on l’appelait le « cœur d’acier de la République ». Lakshmi Mittal en avait obtenu les clés en 2003, lors de sa privatisation.
L’histoire de Galati, sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le pasteur Andrew Brunson était accusé par la Turquie d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Publié aujourd’hui à 15h57, mis à jour à 16h28   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le pasteur américain Andrew Brunson le 25 juillet 2018 à Izmir. - / AFP             La crise diplomatique grave entre les Etats-Unis et la Turquie cristallisée autour de la situation du pasteur américain Andrew Brunson, pourrait avoir trouvé une porte de sortie. La justice turque a ordonné, vendredi 12 octobre, la levée de l’assignation à résidence et de l’interdiction de quitter le territoire turc imposées à ce ressortissant américain au cours d’une nouvelle audience dans son procès. D’après le Ragip Soylu, journaliste du quotidien pro-gouvernemental anglophone Daily Sabah, trois témoins sont revenus sur leurs déclarations contre le pasteur.          Le tribunal, à Aliaga dans la région d’Izmir (ouest), a condamné le pasteur à trois ans et un mois de prison mais l’a remis en liberté en tenant compte du temps qu’il a déjà passé en prison et de son comportement pendant son procès, selon une correspondante de l’Agence France-Presse sur place. M. Brunson a été incarcéré pendant un an et demi sur décision de la justice turque et placé en résidence surveillée depuis le mois juillet. Le Président Donald Trump a déclaré vendredi dans un tweet espérer un retour rapide du pasteur aux Etats-Unis.           Lire aussi Andrew Brunson, un pasteur américain prisonnier en Turquie             Une relation dégradée          Inquiété par la justice turque dans le cadre des vagues d’arrestation qui ont suivi la tentative manquée de coup d’Etat de juillet 2016, M. Brunson était accusé d’espionnage militaire et de collusion avec « des organisations terroristes ». Il était notamment reproché à M. Brunson des liens jamais démontrés avec la confrérie du prédicateur Fetullah Gülen et avec le mouvement autonomiste armé du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’armée turque dans le sud-est à majorité kurde du pays.            Depuis l’élection de Donald Trump, son sort est devenu l’un des principaux irritants d’une relation turco-américaine déjà très dégradé par le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie. Après que le tribunal a refusé de libérer le pasteur au cours de la précédente audience, en juillet, Washington a haussé le ton face à la Turquie. La crise diplomatique a culminé en août avec la décision par les Etats-Unis de prendre contre Ankara des sanctions qui ont précipité l’effondrement de la monnaie nationale et aggravé une situation économique déjà fragile.           Lire aussi Comment l’affaire du pasteur accusé d’espionnage a ruiné la relation américano-turque                                                                   Voir les réactions     Dans la même rubrique                 « Vostok 2018 », l’entraînement militaire géant de la Russie  La Russie réalise jusqu’au 17 septembre de vastes exercices militaires en Sibérie orientale.                    The focus of the Nelson Mandela Peace Summit is on Global Peace in honour of the centenary of the birth of Nelson Mandela. / AFP / Don EMMERT
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Les réfugiés soudanais et érythréens que « Le Monde » a suivis durant plus d’un an témoignent de leurs difficultés et de leurs avancées.
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« Les nouveaux arrivants » : récit d’une année et demie d’intégration



LE MONDE
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        Le 12.10.2018 à 12h31






Durée : 05:46 | 

500 jours, 25 migrants, 4 journaux. Pendant un an et demi, Le Monde, The Guardian, El Pais et Der Spiegel ont suivi des réfugiés pour raconter leur accueil et leur intégration dans différents pays européens. Au terme de ce projet, les membres du groupe Soudan Célestins Music racontent les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leur quotidien et leurs premiers pas dans le monde du travail depuis leur installation à Vichy.


                

                     Le dernier sauvetage de l’« Aquarius », raconté de l’intérieur

                

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, Moscou multiplie les mesures d’intimidation dans cette zone stratégique pour Kiev, mettant en péril l’économie du port de Marioupol. En toute discrétion, il transforme la mer d’Azov en lac intérieur russe.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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En toute discrétion, il transforme la mer d’Azov en lac intérieur russe.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Le port de pêche de Marioupol. En arrière-plan, l’usine métallurgique Azovstal. GUILLAUME HERBAUT	POUR LE MONDE             Son directeur le reconnaît dans un haussement d’épaules fataliste, regard planté sur les docks délaissés et les grues piteuses aux nez inclinés sur les flots : le port de Marioupol, dans la région de Donetsk, a connu des jours meilleurs. Avant la rouille, avant la guerre, les lieux avaient gagné le surnom pompeux de « portes maritimes du Donbass » : 15 millions de tonnes de marchandises exportées chaque année, 77 hectares parsemés d’infrastructures solides à défaut d’être ultramodernes et, surtout, un arrière-pays, le Donbass, où l’on sait ce que signifie le mot « industrie ». C’était il y a longtemps, à une époque révolue où, comme Alexandre Oleïnik, l’on pouvait devenir ingénieur après avoir été docker, puis gravir les échelons jusqu’à être promu directeur.          Il y a encore quatre ou cinq ans – une éternité –, jusqu’à dix-huit navires étaient amarrés simultanément sur les quais de Marioupol, attendant leur ration de métal et d’acier du Donbass, de grains ou de charbon. Quatre-vingt-dix pour cent des exportations du Donbass, l’une des régions les plus dynamiques d’Ukraine, transitaient par ce port. Les navires partaient ensuite vers le grand large, traversant la petite et peu profonde mer d’Azov, franchissant le détroit de Kertch entre Crimée et Russie, avant de rejoindre les flux du trafic international en mer Noire. La grande ville portuaire de 500 000 habitants parlait alors turc, arabe, anglais…          Le Donbass coupé en deux          Puis la guerre a éclaté. A l’été 2014, le Donbass coupé en deux voit ses mines passer sous contrôle des séparatistes prorusses de Donetsk ; les voies de chemin de fer menant à Marioupol sont en partie détruites. Depuis, les combats n’ont jamais cessé. En 2017, le pont de Kertch, le plus long d’Europe (19 kilomètres), reliant la Russie à la Crimée et dont la construction avait été annoncée depuis l’annexion de la péninsule en mars 2014, commence à prendre forme. Il a été inauguré en mai. Ses arches interdisent le passage aux bateaux de plus de 33 mètres de haut.                       Igor Zavialiov, capitaine du « Salvinia » sous pavillon libérien, dans le port de commerce ukrainien de Marioupol. GUILLAUME HERBAUT	POUR LE MONDE                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Le texte fête ses 60 ans le 4 octobre. 7 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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La Bavière, cœur de la « Mitteleuropa » économique

Poids lourd de l’économie allemande, la Bavière entretient des liens politiques et économiques privilégiés avec les pays d’Europe centrale, qui sont devenus ses sous-traitants, notamment dans l’automobile.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les images, aujourd’hui gênantes, datent de janvier 2018. La scène se déroule au couvent de Seeon, dans le sud-est de la Bavière, où se tient la traditionnelle Klausur (réunion des députés) d’hiver de l’Union chrétienne-sociale (CSU), le parti bavarois conservateur allié de l’Union chrétienne démocrate (CDU) d’Angela Merkel. Les barons de la formation politique bavaroise, dont son président Horst Seehofer, se rassemblent devant les micros pour présenter leur invité d’honneur : Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie.
Alexander Dobrindt, chef du groupe parlementaire CSU au Bundestag, prend la parole. « Nous remercions notre ami Viktor Orban pour sa visite. La Hongrie et les pays de Visegrad [avec la République tchèque, la Pologne et la Slovénie] sont des partenaires commerciaux étroits de l’Allemagne. Le bilan commercial avec ces pays est bien supérieur à celui que nous avons avec la France », déclare-t-il.
Le cadre est posé. La réunion résume à elle seule le tropisme qui a marqué la CSU ces derniers mois : le parti qui gouverne la Bavière depuis cinquante ans regarde à l’est plutôt qu’à l’ouest. L’économie est une excuse : l’amitié affichée par la CSU avec la Hongrie de Viktor Orban, qui fait figure de référence antimigrants en Europe centrale, a une signification hautement politique. Inviter Orban, qui a fermé la route des Balkans aux réfugiés, est un affront clair à la politique de la chancelière Angela Merkel.
Une main-d’œuvre bon marché
Mis en difficulté par la montée du parti d’extrême droite populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), Horst Seehofer, président de la CSU depuis 2008, ministre-président de la Bavière entre 2008 et 2018 et aujourd’hui ministre de l’intérieur fédéral entendait ainsi marquer sa différence vis-à-vis de Berlin et le virage à droite de son parti.

L’enjeu politique est considérable : la Bavière renouvelle son parlement le 14 octobre. Les sondages les plus récents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Dans l’espace post-soviétique, les conflits « gelés », liés à la politique du Kremlin, se multiplient. En Ukraine ou en Géorgie, le recours à la force est un signe d’échec des pouvoirs économiques et diplomatiques de Moscou pour y restaurer son influence, estime ce spécialiste de la Russie.
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Nicu Popescu : « Pour Moscou, le conflit est une chose inévitable, et parfois utile »

Dans l’espace post-soviétique, les conflits « gelés », liés à la politique du Kremlin, se multiplient. En Ukraine ou en Géorgie, le recours à la force est un signe d’échec des pouvoirs économiques et diplomatiques de Moscou pour y restaurer son influence, estime ce spécialiste de la Russie.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h18
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            
Nicu Popescu est directeur du programme Europe élargie au Conseil européen des relations internationales (ECFR) et enseignant à Sciences Po Paris. Entre 2010 et 2013, il a été le conseiller diplomatique du premier ministre moldave Vlad Filat. Il est notamment l’auteur de EU Foreign Policy and Post-Soviet Conflicts (Routledge, 2010, non traduit). Aux frontières de la Russie, dans ce que Moscou appelle son « étranger proche », des conflits « gelés » se multiplient depuis la chute de l’URSS, en 1991. La Transnistrie, en Moldavie, comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, en Géorgie – régions favorables à Moscou – ont refusé de reconnaître l’autorité de leurs Etats indépendants. La Russie agit de même au Donbass, vis-à-vis de Kiev, depuis la guerre en Ukraine. Les résultats, selon Nicu Popescu, sont « paradoxaux » : censées offrir des leviers d’influence à Moscou, ces situations ont plutôt contribué à éloigner les pays concernés de la sphère russe.

Des conflits gelés existent partout dans le monde. En quoi ceux de l’espace post-soviétique se distinguent-ils ?
Les conflits gelés dans l’espace post-soviétique ont la particularité d’avoir donné naissance à des Etats « de facto », c’est-à-dire des entités de facto indépendantes de l’Etat auquel elles ont appartenu et qui, après un conflit, ont réussi à établir des structures quasi étatiques très fortes – police, armée, universités… – sans toutefois être reconnues internationalement. Il y a peu de cas semblables dans le reste du monde. La Transnistrie possède sa propre monnaie. L’Abkhazie ou l’Ossétie du Sud n’en ont pas, mais elles ont des institutions et un gouvernement. Tous ces territoires ont reçu l’aide de la Russie durant leur conflit avec l’Etat central, puis pour créer leurs institutions.
Est-ce à dire que la Russie est intervenue dans des conflits préexistants, ou qu’elle a délibérément créé des situations de guerre ?
C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, et Pablo Iglesias, de la gauche radicale, présentent un projet de budget commun.
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En Espagne, le gouvernement socialiste s’allie avec Podemos pour présenter le budget

Le chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, et Pablo Iglesias, de la gauche radicale, présentent un projet de budget commun.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h54
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Enterrée la hache de guerre. Finie la lutte politique pour « l’hégémonie » à gauche. Unidos Podemos et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) semblent décidés à travailler ensemble pour faire durer au maximum le fragile gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, minoritaire au Parlement avec seulement 85 des 350 sièges de députés, Unidos Podemos disposant de son côté de 71 élus.
Jeudi 11 octobre, le chef de l’exécutif, M. Sanchez, et le secrétaire général du parti de la gauche radicale, Pablo Iglesias, ont signé, au palais de la Moncloa, un accord de 50 pages portant sur le budget 2019. Ambitieux pour les uns, irréaliste pour les autres, il n’est pas encore assuré d’être soutenu par la majorité du Parlement : il lui manque encore une vingtaine de voix.
Mais cet accord marque d’ores et déjà un virage dans la relation entre les deux partis de la gauche espagnole. « C’est le point de départ d’une nouvelle étape dans la politique économique espagnole qui, je pense, aboutira à un gouvernement de coalition », a avancé M. Iglesias dans le quotidien El País. « Placer les gens au centre de la politique, c’est l’objectif partagé que nous matérialisons aujourd’hui », a dit, pour sa part, Pedro Sanchez, dans un message laconique sur Twitter.
Hausse des dépenses publiques
L’accord sur le budget prévoit une hausse record du salaire minimum – de 736 euros à 900 euros mensuels (sur quatorze mois) –, une augmentation de 40 % des aides à la dépendance et de 6,7 % du budget de la recherche et davantage de bourses universitaires. Le texte projette d’indexer les retraites sur l’inflation, de donner aux mairies les moyens de réguler les prix des loyers dans les zones saturées ou encore de mettre en place des congés de maternité et paternité égaux et non transférables.

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La hausse de ces dépenses publiques serait financée par des augmentations d’impôts sur les revenus les plus aisés. Le texte prévoit ainsi la création d’un impôt sur le patrimoine de 1 % pour les contribuables dont la fortune s’élève à plus de 10 millions d’euros, des hausses d’impôts sur les revenus de plus de 130 000 euros annuels et sur les capitaux de plus de 140 000 euros, ou encore une taxe de 0,2 % sur les transactions financières boursières.
Depuis son arrivée au pouvoir le 1er juin, à la faveur d’une motion de défiance inattendue contre le conservateur Mariano Rajoy, M. Sanchez est parvenu à faire voter quelques projets de lois et résolutions au Parlement, grâce au soutien ponctuel de Podemos et des nationalistes basques et catalans, sur des projets emblématiques comme l’exhumation de Franco de son mausolée monumental du Valle de los Caídos ou le rétablissement de l’accès universel à la santé publique. Mais l’élaboration d’une loi de budget pour 2019 commune semblait plus complexe.
Terrain d’entente
Après deux mois de négociations, le gouvernement et Podemos ont finalement trouvé un terrain d’entente, qui leur permettra de cumuler 156 votes favorables. Reste encore à convaincre les quelque 22 nationalistes basques, et surtout les Catalans, qui exigent des gestes sur la question de l’autodétermination et des dirigeants indépendantistes en prison préventive.

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« L’accord ressemble davantage à un pacte électoral qu’a un accord budgétaire, estime le professeur de sciences politiques à l’université Rey-Juan-Carlos, Manuel Villoria.
« Le soutien des autres partis n’est pas clair pour que ce projet de budget devienne réalité, ni même qu’il puisse être mené à bien étant donné le ralentissement économique actuel. Mais s’il échoue, Pedro Sanchez pourra convoquer des élections et se présenter comme un politique cohérent avec ses engagements. Quant à Podemos, il peut espérer freiner sa perte de vitesse électorale. Le PSOE ne souhaite pas que Podemos coule. S’il veut gouverner, il sait que c’est avec lui qu’il a le plus de chance d’y parvenir, puisque Ciudadanos semble décidé à devenir le parti hégémonique du centre droit. »
Sans attendre, le président du Parti populaire (PP, droite), Pablo Casado, a demandé à Bruxelles de refuser le projet de budget « irresponsable » que M. Sanchez s’apprête donc, fort du soutien de Podemos, à transmettre à la Commission européenne lundi 15 octobre, au motif qu’il ferait « chuter l’Espagne ». Le patronat a, quant à lui, critiqué les hausses du salaire minimum , des dépenses et des impôts.

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Au contraire, M. Iglesias a affirmé qu’il considère que ce compromis constitue « un message important » : « Face à l’Italie et son gouvernement xénophobe, en Espagne un accord entre progressistes peut donner de la stabilité et en même temps aider ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision La Sexta. Pour lui, « on peut prendre soin de l’Etat-providence et construire un modèle européen éloigné de l’austérité et des populismes xénophobes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ De 15 millions de tonnes avant 2014, l’activité du port s’est effondré à 6 millions. La Russie étend son influence en mer d’Azov. Un reportage du photographe Guillaume Herbaut.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le président de la Commission européenne juge que le premier ministre hongrois ignore les valeurs démocrates-chrétiennes.
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Pour Jean-Claude Juncker, « Viktor Orban n’a plus sa place au sein du PPE »

Le président de la Commission européenne juge que le premier ministre hongrois ignore les valeurs démocrates-chrétiennes.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 15h43
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 63 ans, est à la barre d’un navire en pleine tempête depuis fin 2014. Le Luxembourgeois, membre du Parti populaire européen (PPE), revient sur la dernière ligne droite des négociations en vue du Brexit et sur ses relations conflictuelles avec l’Italie et la Hongrie.
La négociation du Brexit entre dans sa phase terminale : les Européens attendent de Theresa May des « progrès décisifs ». Etes-vous confiant ?
Jean-Claude Juncker : Je veux pouvoir croire que nous trouverons un accord avec nos amis britanniques entre les Conseils européens de la semaine prochaine et celui, possible, de novembre. Il nous faut donc des progrès substantiels, dont nous devrions pouvoir prendre acte la semaine prochaine. Nous sommes dans la phase finale, donc il serait hasardeux de vouloir ajouter aujourd’hui des éléments de contentieux à ceux, déjà nombreux, qui sont sur la table. Ceux qui mettent tous leurs pions sur l’hypothèse d’un désaccord se trompent : il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons.
Comment éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, tout en s’assurant que les biens qui circuleront de l’UE vers le Royaume-Uni après le Brexit seront contrôlés ?
La question de l’Irlande est évidemment ultra difficile. Il est vrai que nous ne sommes pas là où nous devrions être pour conclure. Ce n’est pas l’UE qui impose ce débat aux Britanniques et aux Irlandais : c’est la décision souveraine britannique qui a entraîné cette difficulté. En tout cas, si l’Irlande se trouve en situation de ne pas pouvoir accepter des solutions proposées, nous ne conclurons pas : « Ireland First. »

La préparation au « no deal » est-elle suffisante ? Des agents économiques commencent à s’inquiéter en France.
Nous préparons le « no deal ». Pas parce que nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le politiste allemand Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde », que le résultat du scrutin, dimanche 14 octobre, risque de renverser la grande coalition en Allemagne. Il n’est pas impossible que la situation n’oblige CSU et Verts à coopérer pour former un gouvernement.
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Elections en Bavière : « Une coalition “noire-verte” serait une révolution en Bavière »

Le politiste allemand Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde », que le résultat du scrutin, dimanche 14 octobre, risque de renverser la grande coalition en Allemagne. Il n’est pas impossible que la situation n’oblige CSU et Verts à coopérer pour former un gouvernement.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h55
    |

Jens Althoff (Docteur en sciences politiques, directeur du bureau français de la Fondation Heinrich-Böll)







                        



                                


                            

Tribune. En Allemagne, ce week-end, tous les regards seront braqués sur la Bavière. Dimanche 14 octobre, les Bavarois choisiront un nouveau parlement et un nouveau gouvernement. Ces élections régionales auront probablement un retentissement bien plus vaste : elles vont marquer la fin d’un modèle et le début d’une nouvelle ère pour le système des partis outre-Rhin.
Dans cette région surtout connue pour sa fête de la bière, l’Oktoberfest – où les festivités ont réuni jusqu’au week-end dernier des millions de bavarois et de touristes du monde entier, en Lederhose [culotte de peau courte traditionnelle bavaroise] et en Dirndl [robe traditionnelle bavaroise] –, l’ambiance est à la fête dans la région : le taux de chômage est à 2,8 %, l’économie est dynamique, les salaires élevés et les caisses de l’Etat bavarois excédentaires.
Modèle proportionnel
Le gouvernement n’a, par ailleurs, pas hésité à distribuer ces excédents en guise de cadeaux préélectoraux – subventions supplémentaires pour les familles, pour les personnes malades, ou pour l’accession à la propriété et à la construction. Ses paysages, entre Alpes et lacs, comptent parmi les plus beaux en Allemagne. Le Land jouit d’une très haute qualité de vie.
Mais les classiques images bon enfant de l’Oktoberfest sont trompeuses. Une transformation profonde est en train de se produire en Bavière et devrait se matérialiser ce dimanche. Le résultat régional pourrait même faire imploser le gouvernement fédéral à Berlin. Si ce dernier point est incertain, il y a déjà une certitude : ces élections marquent la fin du modèle qui a vu les grands partis traditionnels (Volksparteien) dominer la scène politique allemande, jusqu’alors capables à eux seuls de former une majorité, ou du moins, d’en prendre le clair leadership.
Certes, le modèle électoral allemand, très différent du modèle français, est un modèle proportionnel. Par conséquent, au niveau fédéral, la formation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le ministre social-démocrate fait campagne pour les législatives luxembourgeoises.
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Jean Asselborn, l’homme qui a dit « merde » à Matteo Salvini

Le ministre social-démocrate fait campagne pour les législatives luxembourgeoises.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h32
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ce soir-là, Jean Asselborn est en meeting dans la petite ville d’Esch-sur-Alzette, dans le sud du Luxembourg. Costume gris, chemise blanche à col mao, le ministre des affaires étrangères et européennes, célèbre pour le récent « Et merde alors ! » qu’il a adressé à l’Italien Matteo Salvini, rentre de l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, et doit mobiliser les militants locaux du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP).
Ici comme ailleurs, les sociaux-démocrates ne vivent pas leurs meilleures heures, les sondages sont moroses avant les élections de dimanche 14 octobre. Mais le ministre – en fonctions depuis 2004 – ne craint pas pour sa réélection : il reste la figure la plus populaire de sa formation, même s’il n’en est ni le dirigeant ni le principal responsable au sein du gouvernement dirigé par le libéral Xavier Bettel.

La coalition sortante est inédite au Grand-Duché, avec les partis écologiste et social-démocrate. Conservera-t-elle la majorité, même si le Parti chrétien-social (CSV) semble promis à la victoire ? C’est l’inconnue du scrutin. Le CSV a participé à quatorze des seize gouvernements de l’après-guerre et compte bien revenir aux affaires après l’éclipse de 2013 et l’éviction de Jean-Claude Juncker.
Jean Asselborn, lui, se verrait bien poursuivre une carrière internationale. Au fil des années, l’ancien ouvrier de l’usine Uniroyal de Steinfort est devenu une figure emblématique de la diplomatie européenne. « Je l’ai vu conduire des réunions quand une présidence pataugeait, il m’a souvent étonné par son ascendant », confie une diplomate française. Jovial, faussement naïf, bon connaisseur des règles des médias, il n’a toutefois acquis que sur le tard une notoriété dépassant le cadre de son pays ou des cénacles bruxellois.
« Cri du cœur »
C’était à Vienne, en septembre, lors d’une réunion informelle. Matteo Salvini prône l’abolition de la Convention internationale sur le statut...




                        

                        


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Anticorruption : la femme d’un banquier d’Azerbaïdjan avait dépensé 18 millions chez Harrods

La justice britannique a utilisé pour la première fois une mesure anticorruption forçant la femme d’un banquier d’Azerbaïdjan à expliquer l’origine de sa fortune.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h04
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Harrods la traitait avec les plus grands égards. Zamira Hajiyeva possédait, à elle seule, trois cartes de fidélité du grand magasin londonien. Entre 2006 et 2016, elle y a dépensé 16 millions de livres sterling (18,3 millions d’euros), avec un faible pour les vins fins, ainsi que pour les bijoux Cartier et Boucheron. Au cours d’une journée particulièrement fastueuse, elle a effectué pour 150 000 livres d’achats.
Mme Hajiyeva est la femme d’un ancien banquier d’Azerbaïdjan, Jahangir Hajiyev, qui, depuis 2016, purge une peine de prison pour fraude et corruption. Mercredi 10 octobre, elle a, bien malgré elle, été l’objet d’une première judiciaire au Royaume-Uni. En effet, la National Crime Agency (NCA), l’Agence britannique de lutte contre le crime organisé, a eu recours à un unexplained wealth order (UWO, « décret sur la richesse inexpliquée »).

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                L’immobilier de luxe à Londres, vecteur de blanchiment



Ce nouvel outil juridique, réclamé depuis plusieurs années par les militants anticorruption, est entré en vigueur au mois de janvier. Il permet de renverser la charge de la preuve : au lieu de devoir prouver que l’argent utilisé est sale, ce qui est souvent difficile, la NCA peut désormais exiger d’une personne qu’elle explique l’origine de sa richesse. Elle peut le faire si les dépenses sont sans commune mesure avec ses revenus déclarés.
Détournement de fonds et fraude
L’objectif des UWO est de rendre Londres moins attractive comme place de blanchiment d’argent. La capitale britannique est connue pour abriter des milliers de grosses fortunes étrangères, qui viennent s’y mettre à l’abri. Les oligarques russes, les princes du pétrole et, donc, les banquiers azerbaïdjanais, y ont pignon sur rue, à tel point que l’association anticorruption ClampK organise des « visites guidées » des riches propriétés achetées avec des fonds à l’origine douteuse.
Le cas de Zamira Hajiyeva en est un excellent exemple. Son mari était le président de l’International Bank of Azerbaijan, une banque publique, de 2001 à 2015, lorsqu’il a soudain présenté sa démission pour « raisons de santé ». Il a été condamné l’année suivante à quinze ans d’emprisonnement pour détournement de fonds et fraude.

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                Londres, grande lessiveuse de l’argent sale nigérian



La NCA s’est intéressée à deux propriétés qui appartiennent à son épouse. La première est une maison d’une valeur de 11,5 millions de livres, située à deux pas de Harrods. Achetée en 2009, la propriété avait été acquise par le biais d’une société enregistrée aux îles Vierges britanniques. Selon la NCA, Mme Hajiyeva y a vécu de 2010 à 2017. La seconde propriété est un golf, Mill Ride Golf Club, acquis en 2013 pour 10,5 millions de livres. Une société enregistrée à Guernesey avait servi de paravent à cette transaction.
Zamira Hajiyeva conteste les UWO devant la justice. Ses avocats démentent formellement toute corruption et affirment que son mari était simplement un banquier très bien rémunéré, ce qui permettait au couple de mener grand train.



                            


                        

                        


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Les exagérations de Marine Le Pen sur l’efficacité de Matteo Salvini

La présidente du Rassemblement national assure, chiffre à l’appui, que l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite a fait chuter les demandes d’asile en Italie. La réalité est bien différente.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 12h31
    |

            Samuel Laurent








                        


Marine Le Pen ne cesse de s’afficher avec le nouveau vice-président du conseil italien, Matteo Salvini, égérie des partis d’extrême droite européens, et de vanter son action et son efficacité. Invitée jeudi 11 octobre des « Quatre Vérités », sur France 2, la présidente du Rassemblement national (RN) a ainsi expliqué :

"Salvini a démontré qu'il était possible de maîtriser les flux migratoires, grâce à une politique dissuasive d'immi… https://t.co/u1W8w7t3bq— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


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Pourquoi c’est exagéré
L’assertion de Mme Le Pen veut faire croire qu’en quelques mois, les demandeurs d’asile auraient tiré les leçons politiques de l’élection de M. Salvini et choisi d’autres pays que l’Italie pour déposer leur demande d’asile.
Matteo Salvini est devenu président du conseil le 1er juin. Selon les chiffres d’Eurostat, l’institut européen des statistiques, on comptait 4 715 demandes déposées en mai 2018. En juillet (chiffre le plus récent disponible), le nombre des demandes s’établissait à 3 995, soit une chute non de 65 % mais plutôt de 15 %. Et rien n’indique qu’il y ait un lien entre l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite et cette baisse.
Il suffit de regarder les chiffres sur une plus longue période pour constater que le reflux des demandes s’est amorcé bien avant l’arrivée au pouvoir du chef de file de la Ligue, tout au long de l’année 2016.


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Demandes d’asile en Italie


Source : Eurostat



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Autre rappel : l’Italie est un pays d’arrivée des migrants, mais nombre d’entre eux n’y restent pas, préférant aller ailleurs en Europe. De fait, si on compare les demandes d’asile de l’Italie et de l’Allemagne, la seconde est largement au-dessus de la première. Quant à la France, on voit bien l’inversion des courbes à la fin de 2017, avant, donc, l’arrivée au pouvoir de M. Salvini.


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Demandes d’asile en Allemagne, France et Italie
Premières demandes de ressortissants non européens, de 2015 à 2018

Source : Eurostat



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});



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<article-nb="2018/10/12/19-14">
<filnamedate="20181012"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181012"><AAMMJJHH="2018101219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les élus et le secteur maritime craignent les risques d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans mesures concrètes. Les conséquences seront très lourdes, analyse Jean-Michel Bezat, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Brexit : « Pour les ports de la Manche, l’absence d’accord serait redoutable »

Les élus et le secteur maritime craignent les risques d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans mesures concrètes. Les conséquences seront très lourdes, analyse Jean-Michel Bezat, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 11h47
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. De Roscoff à Calais en passant par Cherbourg, le spectre d’un « no deal Brexit » hante les quais des ports de la Manche et la panique a gagné les compagnies maritimes reliant la France au Royaume-Uni. L’absence d’accord entre Bruxelles et Londres serait redoutable pour ces acteurs économiques, comme pour les transporteurs routiers, qui ne sont pas préparés à l’éventuel rétablissement des frontières à la fin mars 2019.
Edouard Philippe, maire du Havre (Seine-Maritime) entre 2010 et 2017, en est le premier conscient. Lors d’une escapade inattendue dans « sa » ville, jeudi 11 octobre, le premier ministre a annoncé la nomination d’un « coordinateur », Vincent Pourquery de Boisserin, pour gérer les retombées du Brexit sur l’activité portuaire. Tant il est vrai qu’« au terminal havrais, à Dunkerque, à Calais, en Bretagne, des questions matérielles se poseront (…) qu’il faudra résoudre rapidement ».
M. Philippe répond ainsi au « cri d’alarme » lancé la veille par des responsables politiques et économiques de Normandie, dont le président centriste de la région, Hervé Morin. Si le Brexit fait « rêver » la place financière de Paris face à la City londonienne, préviennent-ils, l’absence d’accord représenterait « une menace majeure si des mesures concrètes et à effet immédiat ne sont pas prises ». Des mesures concrètes ?
Le Brexit va coûter cher
Plus de douaniers (ce qui est prévu), des installations pour percevoir droits de douane et TVA, des locaux consacrés aux contrôles vétérinaires et phytosanitaires, des parkings et des aires de stockage de poids lourds. Mais comment l’économie du transit transmanche résistera-t-elle à l’allongement du temps d’attente de ces camions alors que le temps d’escale des navires ne dépasse pas une heure trente ? En prévision d’un Brexit dur, la Normandie s’est mobilisée, comme les Hauts-de-France et la Bretagne. Que fait l’Etat ? demandent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Dans sa tribune, Thomas Branthôme, historien du droit et des idées politiques, souligne que le populisme est une étiquette qu’on appose sur tout discours contestataire afin de le discréditer.
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édition abonné


Pour comprendre le populisme, il faut s’interroger sur ce qu’il reste de « la souveraineté du peuple »

Dans sa tribune, Thomas Branthôme, historien du droit et des idées politiques, souligne que le populisme est une étiquette qu’on appose sur tout discours contestataire afin de le discréditer.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 10h03
    |

                            Thomas Branthôme (Maître de conférences en histoire du droit à l'université Paris-V)








                        



                                


                            

Tribune. Un spectre hante l’Europe : le spectre du populisme. La chose préoccupe autant que le mot effraie. Pour la plupart des commentateurs et pour l’immense majorité du public, le populisme renvoie aux expériences autoritaires du XXe siècle et charrie derrière lui le pire du politique. Aussi voit-on se multiplier les condamnations et les appels à combattre le « retour du populisme ».
En ligne de mire, le plus souvent, le président américain Donald Trump, le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini, le premier ministre hongrois Viktor ­Orban. D’aucuns y ajoutent le chef de file de La France ­insoumise Jean-Luc Mélenchon, le parti espagnol Podemos et le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn. Mais d’autres situent également Emmanuel Macron dans cette mouvance. Le populisme dans l’espace médiatique est une équivoque. Il flotte sans que l’on parvienne jamais à saisir totalement son objet.
Le populisme est moins un concept analytique qu’un outil stratégique, il sert à disqualifier ­celui qui conteste l’ordre (économique et ­politique) « tel qu’il est »
C’est en partant de ce constat que le philosophe Ernesto Laclau a révolutionné l’étude analytique du phénomène. Depuis 2005, la parution de son ouvrage La Raison populiste (Seuil, 2008), enrichi des travaux de sa coauteure, la philosophe belge Chantal Mouffe, irrigue la pensée de la gauche radicale. Pour Laclau, le ­populisme est bel et bien une notion ambiguë et mal définie. Mais c’est ce caractère flottant qui donne à voir à Laclau toute sa signification : le populisme est moins un concept analytique qu’un outil stratégique, il sert à disqualifier ­celui qui conteste l’ordre (économique et ­politique) « tel qu’il est ».
Vecteur d’un puissant effet neutralisant, le populisme est une étiquette qu’on appose sur tout discours contestataire afin de le discréditer. Pour Laclau, cette « manœuvre » dit quelque chose du monde actuel et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Des formes géométriques représenteront à partir de vendredi les différents carburants, afin d’harmoniser leur identification au niveau européen.
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Carburant : nouvel étiquetage dans les stations-service

Des formes géométriques représenteront à partir de vendredi les différents carburants, afin d’harmoniser leur identification au niveau européen.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 07h52
   





                        



   


Les automobilistes trouveront à partir de vendredi 12 octobre un nouvel affichage aux formes géométriques pour identifier les carburants dans les stations-service de France et de toute l’Europe. Ces nouvelles étiquettes ne remplaceront pas les appellations actuelles.
Concrètement, « les pompes restent exactement comme elles sont aujourd’hui, avec des stickers jaunes par exemple pour le gazole. On va juste adjoindre en dessous la norme européenne », a expliqué à l’Agence France-Presse Francis Pousse, du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).
C’est l’Union européenne qui a imposé ces nouvelles exigences en matière d’étiquetage pour les véhicules neufs et les stations-service, dans une directive datant de 2014. Le nouveau système harmonisé permettra ainsi aux automobilistes de s’y retrouver d’Helsinki à Palerme.
Cercle, carré, losange
L’essence sera représentée par un cercle, avec à l’intérieur la lettre « E » traduisant la teneur en biocarburant : E5 (pour le super sans plomb 95 ou 98), E10 (pour le super SP95-E10) ou E85 (superéthanol).
Le gazole sera identifié par un carré, avec la lettre « B » suivie de la teneur en biocarburant : B7 (le diesel le plus courant), B10 ou XTL (pour le diesel synthétique).
Enfin, les combustibles gazeux seront figurés par une forme de diamant et une inscription à l’intérieur : LNG (GNL), H2 (pour l’hydrogène), etc.
Cette signalétique sera présente sur les véhicules neufs, à proximité du bouchon à carburant, ainsi que dans les stations-service.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le pape François avait, mercredi, comparé l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages ».
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L’ordre des médecins dénonce la « violence » des propos du pape sur l’avortement

Le pape François avait, mercredi, comparé l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages ».



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 05h25
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 07h37
   





                        



   


Le pape a « fortement ému la communauté médicale » en comparant avec « violence » l’avortement au recours « à un tueur à gages », s’est indigné l’ordre des médecins, dans un courrier au représentant du souverain pontife en France, Mgr Luigi Ventura, consulté vendredi 12 octobre par l’Agence France-Presse (AFP).
Le pape « a prononcé des mots très durs sur l’avortement, qui ont fortement ému la communauté médicale française que j’ai l’honneur et la responsabilité de représenter » écrit le président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), le docteur Patrick Bouet, dans une lettre datée du 11 octobre.
« Comment ne pas réagir à des termes d’une telle violence, alors que les professionnels de santé ont fait vocation d’écoute, d’aide et de soutien à leurs concitoyennes pour les accompagner dans des moments parfois difficiles de leur vie, et pour leur assurer un accès à l’interruption volontaire de grossesse dans les meilleures conditions possibles si elles en expriment le souhait ? »
« Si je comprends que sa Sainteté, au nom de sa foi, souhaite défendre des principes importants pour l’Eglise qu’il dirige », le CNOM « ne peut accepter que l’anathème soit ainsi jeté sur l’ensemble du corps médical, qui s’en retrouve stigmatisé », écrit-il à l’adresse du nonce apostolique.
« Emotion et incompréhension »
L’ordre « ne peut non plus tolérer que la souffrance physique, psychique et morale vécue par des femmes en détresse, parfois en grande souffrance quand elles ont recours à l’interruption volontaire de grossesse, soit niée », poursuit le médecin.
« Je perçois aujourd’hui, Monseigneur, l’émotion et l’incompréhension ressenties par les médecins et les femmes ainsi désignées, et souhaite vous les faire connaître en leur nom », précise-t-il.
Le pape François a comparé l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au recours à « un tueur à gages » mercredi lors de sa traditionnelle audience place Saint-Pierre, dans une homélie consacrée au commandement biblique « Tu ne tueras point ». « Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? », a-il demandé. « Est-il juste d’avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ? », a-t-il poursuivi, en sortant de son texte prévu.
« Ce n’est pas juste de se débarrasser d’un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème », a insisté le pape argentin.

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                Le pape François compare l’avortement au recours à un « tueur à gages »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Moscou estime qu’une « ligne rouge a été franchie » après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’Eglise ukrainienne autocéphale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/10/2018
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Sous tutelle russe depuis 332 ans, l’Eglise orthodoxe ukrainienne obtient son indépendance

Moscou estime qu’une « ligne rouge a été franchie » après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’Eglise ukrainienne autocéphale.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 21h18
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 09h26
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Les mises en garde de Moscou n’ont eu aucun effet. Le patriarcat de Constantinople, avec à sa tête Bartholomée Ier, considéré comme le « premier parmi ses pairs » dans le monde orthodoxe, a reconnu, jeudi 11 octobre, l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Une décision très politique.
Dans un communiqué rendu public à l’issue d’un synode de deux jours, le patriarcat œcuménique qui siège à Istanbul ne s’est en effet pas contenté de réitérer sa volonté « déjà acquise » d’octroyer l’autocéphalie à l’Eglise ukrainienne, ni même de « réintégrer dans ses fonctions hiérarchiques » le patriarche de Kiev, Philarète, excommunié depuis onze ans ; il a aussi « révoqué » le décret qui avait placé les croyants ukrainiens sous la tutelle directe du Patriarche de Moscou… en 1686.
C’est un séisme et sans doute le plus grave revers jamais essuyé par la puissante Eglise orthodoxe russe. « Par ses actes, le patriarcat de Constantinople a franchi une ligne rouge », a fustigé l’un de ses représentants, Alexandre Volkov, en agitant l’épouvantail d’un « schisme ». La décision « sans précédent » de lever l’anathème qui pesait sur Philarète, a renchéri Vladimir Legoïda, porte-parole de l’Eglise russe, « sape les fondements du système canonique orthodoxe ».
Le patriarcat de Moscou, qui devrait réunir son propre synode, le 15 mars 2019 à Minsk, en Biélorussie, est resté silencieux jeudi soir. Il pourrait décider de rompre totalement ses relations avec Constantinople, avec lequel les relations n’ont cessé de se tendre. Cela aboutirait, de fait, à un schisme inédit depuis mille ans dans la chrétienté.
« Toutes les forces du mal sont réunies »
Sans illusion sur la décision prise à Istanbul, à laquelle il s’attendait, Kirill Ier, patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, avait laissé éclater sa colère, quelques jours plus tôt, le 8 octobre, en marge d’une célébration en Russie. « Toutes les forces du mal sont réunies pour arracher l’Eglise ukrainienne de l’Eglise orthodoxe russe unifiée ! », avait-il tonné en accusant plus précisément des « forces politiques » d’être à la manœuvre et le patriarcat de Constantinople de s’arroger « un pouvoir universel ».
Dès l’indépendance de l’Ukraine en 1991, après la chute de l’Union soviétique, l’influence de l’Eglise russe avait commencé à être contestée. Ancien hiérarque du patriarcat de Moscou, Philarète avait créé une Eglise ukrainienne affranchie à la tête de laquelle il s’était autoproclamé patriarche, ce qui lui avait valu d’être excommunié en 1997.

        Lire aussi l’analyse, avant la décision officielle :
         

          Les orthodoxes russes et ukrainiens au bord du schisme



Non reconnu jusqu’ici par aucune instance orthodoxe, sa place, relativement modeste, n’a toutefois cessé de croître après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et le conflit meurtrier qui oppose depuis plus de quatre ans des séparatistes prorusses et les forces loyales à Kiev dans le Donbass, à l’est du pays.
« Nouvel acte d’indépendance de l’Ukraine »
Sans doute le patriarche de Moscou paie-t-il aussi sa proximité affichée avec le président russe Vladimir Poutine. En réaction, mais aussi parfois sous la contrainte, des dizaines d’édifices religieux ont petit à petit basculé du côté du « dissident » Philarète, aujourd’hui âgé de 89 ans, surtout dans la partie ouest de l’Ukraine.
Dès jeudi soir, le président ukrainien Petro Porochenko, qui s’était personnellement impliqué dans le dossier en transmettant lui-même la requête du patriarcat de Kiev à Constantinople, est apparu à la télévision pour saluer un « nouvel acte d’indépendance de l’Ukraine » et la fin de « l’illusion impériale et des fantaisies chauvinistes » de Moscou. L’autocéphalie de l’église est une « question de sécurité nationale » avait-il déjà déclaré en juillet en appelant à « couper toutes les tentacules du pays agresseur ».
Engagé pour sa réélection en mars, le chef de l’Etat ukrainien n’a pas hésité à faire de la question religieuse l’un de ses principaux axes de campagne, très martiale dans le ton. Déjà, des affiches « Armée. Langue [ukrainienne]. Foi » sont apparues un peu partout dans le pays. « Je garantis que l’Etat protégera les prêtres (…) qui décideront volontairement de sortir » du giron de Moscou, a-t-il ajouté, jeudi soir, sur son compte Twitter.
Ce sera tout l’enjeu des semaines à venir. Au risque de provoquer de dangereuses tensions, les pressions devraient s’accroître sur les fidèles pour rejoindre l’Eglise nouvellement autocéphale d’Ukraine ou rester dans celle rattachée à la tutelle historique de Moscou, encore majoritaire dans le clergé, et bien décidée à le rester.
« Les gens descendront dans la rue »
Le patriarcat de Moscou règne en effet sur 11 392 édifices et 12 328 communautés de croyants (contre 3 784 édifices et 5 114 communautés qui ont rallié sa rivale). La bataille s’annonce déjà particulièrement âpre autour de la Laure des grottes de Kiev, le principal monastère et la résidence du primat.

   


Quelques minutes après la fin du synode d’Istanbul qui a levé l’anathème sur lui, le patriarche de Kiev annonçait son intention d’organiser « prochainement » un synode destiné à réunir toutes les sensibilités orthodoxes. « C’est Moscou qui veut une confrontation, nous, les Ukrainiens, n’en voulons pas », a-t-il assuré devant des journalistes et une petite foule réunis, tandis que sur les réseaux sociaux, des internautes laissaient éclater leur joie.

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          Des princes de Kiev à l'indépendance, mille ans d'identité ukrainienne



Interrogé pour sa part sur un éventuel appel de l’Eglise orthodoxe russe à ses fidèles pour défendre sa présence, le métropolite Hilarion, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, avait déjà répondu à l’avance : « Bien sûr les gens descendront dans la rue pour défendre leur sanctuaire. » « C’est l’Eglise qui réunit la majorité des orthodoxes malgré les fausses statistiques qu’utilisent certains médias et que le patriarche Bartholomée a malheureusement crues », a-t-il affirmé, cité par les médias russes.
Le Kremlin n’a jusqu’ici pas réagi, mais quelques heures avant la décision annoncée par le Patriarcat de Constantinople, la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova avait anticipé. « C’est une ligne de séparation (…) une nouvelle manifestation d’une scission colossale au sein de la société ukrainienne », a-t-elle commenté devant des étudiants réunis à Sébastopol, en Crimée, ajoutant : « La situation se terminera par une catastrophe globale. L’année 2014 n’a rien appris. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Atif Dudakovic est notamment accusé d’avoir participé aux meurtres de plus de 300 personnes pendant le conflit intercommunautaire en Bosnie, de 1992 à 1995.
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Un ex-général bosniaque inculpé de crimes contre l’humanité

Atif Dudakovic est notamment accusé d’avoir participé aux meurtres de plus de 300 personnes pendant le conflit intercommunautaire en Bosnie, de 1992 à 1995.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 19h12
   





                        



   


Un ex-général bosniaque, Atif Dudakovic, a été inculpé à Sarajevo de crimes contre l’humanité commis essentiellement contre des Serbes, lors du conflit intercommunautaire en Bosnie de 1992-1995, a annoncé jeudi le parquet bosnien. Cet homme de 64 ans a été laissé libre.
Il compte parmi 17 personnes soupçonnées d’avoir commis « des crimes contre l’humanité, dont les meurtres de plus de 300 personnes, des persécutions et des mauvais traitements de civils », selon le communiqué du parquet. Ces victimes étaient « principalement des civils âgés, des prisonniers de guerre ». Ils sont également accusés d’avoir détruit 38 églises orthodoxes et d’autres édifices religieux.

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                Présidence bosnienne : victoire du nationaliste serbe Milorad Dodik



Les accusés appartenaient au cinquième corps d’armée de Bosnie qui opérait dans l’ouest du pays, dans une région encerclée par les forces serbes de Bosnie et de Croatie. L’inculpation contre Dudakovic fait également état de crimes contre des Bosniaques à Bihac et Cazin.
Outre le conflit entre Bosniaques (musulmans), Serbes (chrétiens orthodoxes) et Croates (chrétiens catholiques), des Bosniaques s’étaient également affrontés entre eux dans l’ouest du pays.
Des commandants bosniaques rarement jugés
Les commandants des forces bosniaques ont été rarement jugés pour crimes de guerre. Deux chefs de l’état-major de l’armée de Bosnie, Rasim Delic et Sefer Halilovic, ont été jugés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Delic a été condamné en 2008 à trois ans de prison en première instance. Il est décédé en avril 2010, avant l’appel. Sefer Halilovic a été acquitté en novembre 2005.
Le commandant du troisième corps des forces bosniaques pendant le conflit, Sakib Mahmuljin, est jugé depuis mars 2016 devant un tribunal de Sarajevo. Il lui est reproché de ne pas avoir empêché l’assassinat en septembre 1995 de 52 prisonniers de guerre serbes, dans la région de Vozuca et de Zavidovici, dans le nord, par des membres d’une unité de moudjahidin qui avait rejoint les rangs des forces bosniaques.
Le « défenseur de Srebrenica », Naser Oric, est rejugé depuis début septembre pour crimes de guerre. La justice a annulé en juin un verdict qui l’avait innocenté de l’assassinat de trois prisonniers serbes dans la région de Srebrenica.
Le conflit intercommunautaire en Bosnie (1992-1995) a fait près de 100 000 morts et plus de deux millions de réfugiés et de déplacés.

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                Les Bosniens émigrent en masse vers l’Europe centrale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le nouvel épisode de cette série culte a été diffusé dimanche en Grande-Bretagne, avant sa diffusion jeudi soir sur France 4. Il met pour la première fois en scène une femme dans le rôle principal.
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« C’est dans notre ADN » : comment « Doctor Who » est devenu un fleuron de la culture britannique

Le nouvel épisode de cette série culte a été diffusé dimanche en Grande-Bretagne, avant sa diffusion jeudi soir sur France 4. Il met pour la première fois en scène une femme dans le rôle principal.





LE MONDE
 |    11.10.2018 à 18h00
    |

            Morgane Tual (à Londres) et 
Pierre Trouvé





« Je suis surexcité, et en même temps… terriblement nerveux. » Enfoncé dans un canapé en cuir sans âge, John Cook attend que commence le nouvel épisode de la série Doctor Who. Il n’est pas seul : une vingtaine de fans, parfois déguisés, se sont réunis, dimanche 7 octobre, au Hoop and Grapes, un vieux pub de Londres, pour découvrir ce qui s’annonce comme une petite révolution de la télévision britannique. « Il faut que ce soit bon, sinon, beaucoup de gens vont sortir les couteaux », glisse ce quadragénaire entre deux gorgées de bière.
Si une certaine tension se fait sentir dans cette petite pièce feutrée, c’est que l’enjeu est de taille pour la série, qui hante les écrans britanniques depuis 1963. Pour la première fois, son personnage principal, le Docteur, sera incarné par une femme, Jodie Whittaker. Un pari très risqué pour la BBC : s’il est perdu, il pourrait sonner le glas de cette série si chère au cœur des Britanniques.

   


Car Doctor Who n’est pas un programme comme les autres. Au Royaume-Uni, tout le monde a grandi avec cette série de science-fiction. Assis au pub, John Cook, qui la regardait enfant, se souvient : « La télé était allumée, ça passait, et il y avait ce type en costume coloré qui combattait des robots. » Son camarade Faz Alam, dix ans de moins, raconte comment son père « était fan » : regarder la série relevait de « la tradition familiale ». Même le patron du pub, un peu revêche, se souvient avoir regardé Doctor Who toute sa jeunesse, « même si ça faisait un peu peur ».

        Lire nos explications :
         

          « Doctor Who » pour les nuls



La reine d’Angleterre, Big Ben et Doctor Who
La série s’est ainsi imposée, au fil des années, comme un fleuron de la culture britannique. Signe qui ne trompe pas : dans les magasins de souvenirs de Piccadilly Circus à Londres, le Tardis, la machine à voyager dans le temps et dans l’espace du Docteur, se glisse parfois sur les mêmes étagères que les faïences Elizabeth II et les Big Ben sous cloche.
« Doctor Who, c’est le joyau de la couronne de la BBC, renchérit Sally de St Croix, responsable mondiale des franchises du groupe audiovisuel. Et pour les Britanniques, la BBC c’est la maison. »
« Ils regardent ça enfants, puis ados, et quand ils deviennent parents, ils entraînent leurs propres enfants… Quelle que soit l’époque, “Doctor Who” a toujours su parler aux gens. »
Et ce, explique-t-elle, grâce à la « régénération », un procédé scénaristique permettant au Docteur, quand il frôle la mort, de changer d’apparence et (un peu) de personnalité. Un moyen pour la BBC de renouveler son interprète et de moderniser à chaque fois la série, afin de conquérir de nouvelles audiences.
Jusqu’ici, le procédé a toujours fonctionné – même si la série a connu des hauts et des bas. Après avoir disparu en 1989, elle est repartie de plus belle en 2005. Treize ans plus tard, le soufflé est un peu retombé et les audiences se sont stabilisées à quatre millions de téléspectateurs par soir. Un chiffre plus qu’honorable, mais loin des pics à dix millions qu’avait pu connaître la série depuis son retour. Avec cette nouvelle saison, « l’objectif est de reconquérir une audience plus jeune, mais aussi de rassembler à nouveau les familles autour de la télévision, aujourd’hui dispersées sur différents écrans », ambitionne Sally de St Croix.
Des références à Sherlock Holmes et H. G. Wells

   


Le fil ne s’est toutefois jamais rompu. Le petit manège qui se trame à la sortie de la station de métro Earl’s Court, au cœur de Londres, permet d’en attester. Tout au long de la journée, des dizaines de personnes, de tous âges et de toutes nationalités, y défilent pour un selfie ou deux. Et pour cause, ici se trouve un Tardis grandeur nature. En réalité, une mini-station de police, vestige d’une autre époque (et dont le Tardis a, dans la série, pris l’apparence).

   


Qu’ils soient anglais, mais aussi allemands, autrichiens, américains, espagnols, italiens, tous ceux venus admirer ce « Tardis » se disent sous l’emprise du charme so british de la série.
Aurait-elle pu, du reste, être conçue dans un autre pays ? Pour Robin Bunce, historien à l’Homerton College à l’université de Cambridge et spécialiste de Doctor Who, il faut y voir avant tout un pur produit de la culture britannique :
« La série trouve ses racines dans deux figures littéraires britanniques très influentes. Elle ressemble d’une certaine manière à Sherlock Holmes, et elle fait aussi référence à “La Machine à explorer le temps” de H. G. Wells. »
Pour lui, le personnage extravagant du docteur « se réfère à différents mythes que les Britanniques ont sur eux-mêmes. Des gens qui improvisent et qui restent droits. » Le mythe remonte, selon lui, à la seconde guerre mondiale : « Les Britanniques se voient comme les petits qui ont improvisé et gagné face au grand empire nazi, bien mieux préparé et discipliné. »
« Comme Astérix pour les Français »
« Doctor Who, c’est dans notre ADN », abonde Kevan Looseley. « Doctor Who pour les Britanniques, c’est comme Tintin pour les Belges ou Astérix pour les Français », complète Alexandra Looseley-Saul, son épouse. Tous deux dirigent le Who Shop, une boutique entièrement consacrée à la série, dans l’est londonien. C’est elle qui, en 1984, a eu l’idée d’ouvrir ce commerce, davantage par opportunisme commercial que passion personnelle. Depuis bientôt trente-quatre ans, ce duo – le fan absolu et la businesswoman – fait vivre ce joyeux bazar, où s’entassent monstres géants et jouets pour enfants, VHS collector et théières Tardis.

   


Un public très large fréquente les lieux. Des vieux passionnés à la recherche de raretés coûteuses, des ados fauchés privilégiant le pin’s, mais aussi, parfois, des personnes aux demandes très particulières. Différents clients sont, par exemple, venus chercher le bon récipient pour y déposer des cendres.
« Jodie est déjà fantastique »
Elliott, 9 ans tout juste, arpente le magasin pour y dépenser l’argent de poche de son anniversaire. « Je ne suis pas particulièrement fan, reconnaît sa mère, mais sa grand-mère, son oncle et sa tante ont toujours adoré. » Que pense-t-il du fait que le personnage principal sera désormais une femme ? « Cela me va !, répond-il sans trop s’étendre. Il est content, car sa cousine pourra jouer le Docteur. »
Pour les deux propriétaires du magasin, cette nouvelle saison est un enjeu d’importance. « J’espère que cela ne va pas abîmer la franchise, que le nouveau Docteur aura du succès, confie Kevan Looseley. Mais on a réussi à tenir quinze ans sans que la série ne soit à l’antenne, alors bon… »

   


Il n’était pas le seul à retenir son souffle dimanche, à l’heure de la diffusion. Au Hoop and Grapes, après les cris de joie qui ont accueilli les premières images, un silence religieux s’est installé dans le salon du pub. Une heure plus tard, après beaucoup de rires et quelques larmes, le générique fut accueilli de francs applaudissements.
« Ce n’est qu’un épisode, mais Jodie est déjà fantastique », se félicite John Cook. Un avis partagé bien au-delà de la communauté de fans de Doctor Who : presse dithyrambique, réseaux sociaux conquis et audience au rendez-vous. Pas moins de 8,2 millions de Britanniques étaient, ce soir-là, devant leur poste, le chiffre le plus haut pour la série depuis dix ans. Pari réussi.

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