<FILE-date="2018/10/10/19">

<article-nb="2018/10/10/19-1">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Lors du synode des évêques au Vatican, l’épiscopat belge s’est prononcé en faveur d’un accès à la prêtrise pour les hommes mariés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Célibat des prêtres : l’Eglise belge pour l’ouverture du sacerdoce aux hommes mariés

Lors du synode des évêques au Vatican, l’épiscopat belge s’est prononcé en faveur d’un accès à la prêtrise pour les hommes mariés.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 18h36
   





                        


Entre scandales pédophiles récurrents et crise des vocations, le célibat des prêtres catholique s’impose comme une question de plus en plus pressante au sein de l’Eglise. Mercredi 10 octobre, l’épiscopat belge a pris position. A l’occasion d’un synode qui se tient jusqu’à la fin du mois au Vatican, l’Eglise belge a appelé à l’ouverture de la prêtrise aux hommes mariés.
« Je suis convaincu que certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers “me voici” si l’Eglise devait les appeler au ministère presbytéral », a déclaré au Vatican Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles. Le prélat s’exprimait au nom des évêques belges après leur avoir préalablement soumis son texte, a précisé le père Tommy Scholtes, porte-parole de la conférence épiscopale belge, répondant au site spécialisé CathoBel.
Réflexions sur le célibat des prêtres en Allemagne
« Ce n’est pas la seule solution par rapport à la crise des vocations, qui est aussi une question de crédibilité de la foi dans le monde aujourd’hui », a déclaré le père Scholtes. « On sait que du côté du monde protestant ou orthodoxe, où les pasteurs peuvent être mariés, il y a aussi une difficulté à trouver des jeunes hommes qui acceptent ce service d’Eglise » a-t-il commenté.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie dans l’Eglise : en Belgique, une victoire au goût amer



Des réflexions sur le célibat des prêtres ont été engagées ailleurs en Europe, dans un climat marqué par de multiples scandales pédophiles impliquant des religieux catholiques. Récemment, l’Eglise catholique allemande a ainsi appelé de ses vœux une discussion en son sein sur la question après la révélation d’agressions sexuelles perpétrées sur des milliers d’enfants pendant des décennies.
« Il ne doit pas y avoir de tabou »
« Il ne doit pas y avoir de tabou sur ce dont on parle » avait déclaré à la fin septembre le président de la conférence épiscopale allemande, Reinhard Marx. « Les défis spécifiques pour l’Eglise catholique, comme les questions sur le célibat des prêtres et sur certains aspects de la morale sexuelle catholique, vont être discutés de façon transparente, avec la participation d’experts de différentes disciplines », avait fait savoir le cardinal.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie : l’Eglise catholique allemande « honteuse » et « accablée »



Présenté mardi, un rapport commandé par l’Eglise catholique allemande il y a quatre ans fait état d’au moins 3 677 cas – essentiellement des garçons âgés de moins de 13 ans – de victimes de sévices sexuels allant de l’attouchement au viol, agressées par au moins 1 670 membres du clergé. Les faits se sont déroulés entre 1946 et 2014. Et les auteurs identifient le célibat des prêtres comme l’une des possibles causes indirectes de ces agressions sexuelles.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-2">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le conseiller municipal d’opposition Fernando Alban a été retrouvé mort lundi, à la suite d’une chute du dixième étage du siège des services de renseignement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Venezuela : les Etats-Unis accusent Caracas d’avoir assassiné un opposant politique

Le conseiller municipal d’opposition Fernando Alban a été retrouvé mort lundi, à la suite d’une chute du dixième étage du siège des services de renseignement.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 18h18
   





                        



   


Le 4 août, deux drones explosaient à proximité du président vénézuélien, Nicolas Maduro, lors d’un défilé militaire auquel il assistait, faisant sept blessés. L’attentat a été dénoncé par le pouvoir à Caracas comme une tentative d’assassinat du chef de l’Etat d’un pays confronté à la plus grave crise économique de son histoire et pris au piège d’une violence politique et criminelle chronique.
Deux mois plus tard, lundi 8 octobre, Fernando Alban, conseiller municipal d’opposition d’un arrondissement de la capitale et faisant partie des trente personnes arrêtées en lien avec l’explosion, était retrouvé mort après avoir chuté par une fenêtre du dixième étage du siège des services de renseignement vénézuéliens (Sebin).
Pour l’opposition et pour Washington, dont les relations avec Caracas sont au plus bas, il s’agit d’un assassinat politique. « Les Etats-Unis condamnent l’implication du régime [du président Nicolas] Maduro dans la mort du conseiller d’opposition vénézuélien Fernando Alban », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué publié mercredi 10 octobre. Pour le pouvoir en place, c’est un suicide.
Versions officielles divergentes
Le ministre de l’intérieur vénézuélien, Nestor Reverol, a écrit sur Twitter que Fernando Alban « devait être déféré devant un juge mais, alors qu’il était dans la salle d’attente du Sebin, il s’est jeté par la fenêtre ». Il a accusé M. Alban d’être « impliqué dans des actes de déstabilisation dirigés de l’étranger ». Sa version diffère toutefois de celle du procureur général Tarek Saab, selon laquelle Fernando Alban aurait demandé à se rendre aux toilettes, d’où il se serait défenestré. M. Saab avait annoncé une « enquête complète ». 

        Lire aussi :
         

                Au Venezuela, « la survie avant la démocratie »



Agé de 56 ans, M. Alban avait été emprisonné vendredi. Il appartenait au parti d’opposition Justice d’abord (Primero Justicia), qui a déclaré que le conseiller avait été « assassiné par le régime de Maduro ». L’opposition et les groupes de défense des droits humains ont prévenu à plusieurs reprises que l’administration Maduro détenait des centaines de prisonniers politiques sous de fausses accusations afin de museler les dissidents.
Constatant des « informations contradictoires sur ce qui s’est passé », le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains avait réclamé mardi une « enquête transparente pour clarifier les circonstances » de la mort de M. Alban. « Fernando Alban était détenu par l’Etat. L’Etat avait l’obligation d’assurer sa sécurité, son intégrité personnelle », a souligné une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.
« Régime tortionnaire et meurtrier »
L’Union européenne a elle aussi appelé à une « enquête approfondie et indépendante afin de clarifier les circonstances de la mort tragique du conseiller Alban », par la voix de Maja Kocijancic, porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, rappelant qu’« il est du devoir de l’Etat d’assurer la sécurité et l’intégrité physique de toutes les personnes en détention ».
Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a condamné la mort de l’opposant, évoquant sur Twitter « la responsabilité directe d’un régime tortionnaire et meurtrier ».
En septembre 2017, un autre membre de Justice d’abord, Carlos Garica, maire de Guasdualito (Ouest), était mort à l’hôpital où il avait été transféré, deux semaines après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison. Il y était resté détenu dix mois par les services de renseignement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-3">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ En 2016, « Le Monde » embarquait sur le navire humanitaire. En septembre, la journaliste Julia Pascual et le photographe Samuel Gratacap sont remontés à bord.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤               En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies              Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                     À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Gouvernement Philippe    Affaire Benalla    Climat    Brésil    Harcèlement sexuel    Immigration en Europe    Donald Trump    Brexit    Le Monde Festival    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  La croissance mondiale s’essouffle, alerte le FMI                    Économie  Voiture autonome : un ingénieur met des bâtons dans les roues de Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Licenciements : la déjudiciarisation va se poursuivre   Jean-Emmanuel Ray Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne                     Tribune  « Le FMI et la Banque mondiale veulent promouvoir la “banque de l’ombre” dans les pays du Sud »   un collectif d'économistes internationaux               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:35     Climat  Une entreprise aspire le CO2 et le transforme en caillou                    01:10     Le Monde Festival  Kamel Daoud : « Il y a beaucoup plus de femmes opprimées dans le monde arabe qu’en Occident »                    07:58     Syrie  En cartes : comment Idlib est devenu un enjeu crucial de la guerre en Syrie                    06:36     Proche-Orient  Arabie saoudite : comment Mohammed Ben Salman a pris le pouvoir             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « Qui pour remplacer Gérard Collomb ? Le doute s’installe sur la recomposition politique »   Françoise Fressoz                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « De Trump à Bolsonaro, l’“homme blanc en colère” revient »   Sylvie Kauffmann éditorialiste au « Monde »                     Éditorial  Climat : il n’est pas trop tard pour réagir                    Éditorial  Election présidentielle au Brésil : la démocratie menacée             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   BD   Cultures web                      Entretien   Article réservé à nos abonnés Lukas Dhont, cinéaste : « Le corps est le grand conflit »                    Entretien   Article réservé à nos abonnés Keskili ? Roberto Saviano                    Télévisions & Radio  « Creepy » : c’est arrivé près de chez lui                    Musiques  Elton John se produira quatre fois en France pour sa tournée d’adieux             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Analyse  Automobile : décrié, le diesel ne se porte pas si mal                    M le mag   Article réservé à nos abonnés Christophe Castaner, le joker de Jupiter                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « Ma confiance, mes points de permis, ma dignité, il a tout pris »                    Les recettes du Monde  Tarte végétarienne : la recette de Xavier Mathias             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"        Reportage en images à bord de l’« Aquarius »    Reportage Publié aujourd’hui à 18h09, mis à jour à 18h09  En 2016, « Le Monde » embarquait sur le navire humanitaire. En septembre, la journaliste Julia Pascual et le photographe Samuel Gratacap sont remontés à bord.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail           Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée, mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre.           En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) pour raconter une campagne de sauvetage. En septembre, la journaliste Julia Pascual et le photographe Samuel Gratacap sont remontés à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière. Retour sur quinze jours de reportage.                        11 septembre 2018, à Marseille, l’« Aquarius » reçoit une livraison de nourriture en prévision de la prochaine opération de sauvetage en mer. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           L’équipage, constitué par Médecins sans frontières et SOS Méditerranée, se forme, le 13 septembre, à différents scénarios en vue de secours imminents pour les personnes en mer. Nina Egger est l’une des trois infirmières qui participera à la prochaine mission de sauvetage. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           L’équipage réceptionne la dernière livraison avant le départ pour une mission de sauvetage au large de la Libye. Ici Edward Akyiau, matelot ordinaire à bord du bateau, le 15 septembre à Marseille. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           16 septembre : l’« Aquarius » s’arrête en mer pour simuler des exercices de sauvetage. Le lendemain, le bateau dépasse la Sardaigne et continuera sa route vers la Libye. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Liza Courtois, 29 ans, lors de la simulation d’un exercice de plan d’urgence entre la Tunisie et la Sicile, le 17 septembre. Elle est infirmière pour MSF. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Louis Wilmotte, 28 ans, est sauveteur pour SOS Méditerranée. Il est photographié pendant un exercice de secours sur l’un des trois canots dont dispose l’équipage de l’« Aquarius », entre Sfax (Tunisie) et Lampedusa (Italie), le 18 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Onze personnes secourues au large de la Libye                        Dans la nuit du 22 au 23 septembre, un petit bateau de pêcheur transportant 47 personnes est secouru au large de Zaouïa. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Jeudi 20 septembre, un peu après 7 heures du matin, le navire humanitaire, qui patrouille au large de la Libye, a repéré une embarcation avec onze personnes à son bord. « Au début, tu vois une tache blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation », explique Jérémie Demange, l’un des sauveteurs de SOS Méditerranée, qui a aperçu le bateau pendant son tour de veille à la jumelle, sur la passerelle du navire.                        Le sauvetage des onze personnes a eu lieu à environ 28 milles nautiques en face de la ville libyenne d’Abou Kammach, le 20 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           A bord de l’« Aquarius » après le sauvetage des onze personnes, le 20 septembre 2018. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Après le sauvetage, l’équipage de l’« Aquarius » procède à la destruction et au marquage du bateau avec la date et l’inscription SAR AQU. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les chaussures trempées des onze rescapès sèchent sur le pont principal de l’« Aquarius ». SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           « C’est la première et la dernière fois que je fais ça, c’est plus qu’un film ! Ils nous ont lancés sur la mer en nous disant de suivre les étoiles et les plates-formes pétrolières pour nous guider jusqu’en Italie », raconte Youssouf, jeune Ivoirien de 20 ans, qui a quitté sa ville d’origine de San Pedro il y a plus d’un an pour tenter l’aventure. Le Mali puis l’Algérie pendant cinq mois et la Libye pendant cinq à six mois. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Parmi les 11 personnes sauvées, Waleed, jeune homme pakistanais âgé de 19 ans. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le lendemain du sauvetage. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              « Surtout des familles libyennes bien établies »                        Dans la nuit du 22 au 23 septembre, un petit bateau de pêcheur transportant 47 personnes est secouru au large de Zaouïa. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Dans la nuit du 22 au 23 septembre, l’Aquarius a sauvé 47 personnes, dont 17 mineurs, au large de la Libye, et ne sait toujours pas où il pourra débarquer. Parmi les 58 personnes qui seront réparties entre quatre pays figure une majorité de familles aisées.           L’un des couples secourus raconte que les difficultés sont allées croissant depuis la chute du régime de Kadhafi, en 2011. Pour des raisons de sécurité, ils ont notamment dû déménager de Tripoli à Zaouïa, à 50 kilomètres à l’ouest. « On se débrouillait en faisant des allers-retours », dit l’épouse, Ibtissem, qui travaillait comme modéliste. Il y a deux mois, leur fils Abdul est tombé sur des coupeurs de route, armés de kalachnikovs. La famille a dû payer une rançon pour récupérer son enfant. « En Libye, lâche-t-elle, nous sommes des morts qui respirent. Il fallait qu’on parte, il n’y avait pas d’autre solution. »                        L’opération de détection de l’embarcation en détresse a commencé vers 3 heures du matin et la fin des négociations avec les garde-côtes libyens s’est terminée aux alentours de 7 heures, dans la nuit du 22 au 23 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Le sauvetage avait été difficile. Entamé dans la nuit, il avait donné lieu à une altercation virulente avec une navette des garde-côtes libyens. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           En arrière-plan, les garde-côtes libyens en approche durant les négociations avec l’« Aquarius ». SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les personnes sont ensuite prises en charge par l’équipe de MSF à bord du navire humanitaire. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Parmi les personnes sauvées figure une majorité de familles libyennes. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           « Ce sont surtout des familles qui étaient bien établies, décrit Aloys Vimard, responsable des opérations de Médecins sans frontières (MSF) à bord de l’« Aquarius ». Elles ne projetaient pas de quitter leur pays, mais, du jour au lendemain, à cause du climat de crise aiguë en Libye, elles ont peur et se retrouvent sur un bateau en mer. » SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Depuis fin août, des combats armés agitent notamment la capitale libyenne, Tripoli. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Le navire a « gagné » la partie, mais cette victoire annonce sûrement une défaite plus grande pour l’« Aquarius », qui a appris la veille de ce sauvetage qu’il allait perdre pour la deuxième fois en un mois son pavillon. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           L’embarcation est ensuite détruite par les garde-côtes libyens. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                                       A bord, l’attente commence                        Le 24 septembre, au large de la Libye, à hauteur de la ville de Khoms. A cet endroit, une embarcation en détresse avait été signalée avec une centaine de personnes à son bord. Les garde-côtes libyens leur ont porté secours. Ici un canot de secours auto-gonflable lancé la veille au soir par voie aérienne par les militaires italiens est retrouvé par l’équipage de l’« Aquarius ». SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Après le sauvetage commence l’attente. Malte ne souhaitant pas accueillir le bateau dans son port, l’équipage attend une météo plus clémente pour pouvoir transférer sur un navire maltais dans les eaux internationales les cinquante-huit migrants secourus en mer à son bord. « Certains dorment depuis neuf jours sur le pont, allongés sur des palettes en plastique ou du carton, raconte Edouard Courcelle, de MSF. Hier, j’ai distribué des sacs de survie parce qu’avec la pluie et le froid ils passent la nuit à essayer de s’endormir. »      La suite après cette publicitégoogletag.cmd.push(function(){googletag.display("inread");});       Des douches sont organisées un jour sur deux et les repas sont composés de rations de survie. « Ce qui est absurde, c’est qu’on voit Malte au loin. C’est le supplice de Tantale. »           A bord une femme a fait une crise de panique. « Ils voient bien qu’on fait des allers-retours depuis plusieurs jours, analyse Carlos Jaramillo, médecin pour MSF. Ils savent que leur futur est incertain. Une partie d’entre eux se demande même si on va les renvoyer en Libye. »                        Mohamed se repose contre des gilets de sauvetage rangés dans des sacs. A côté, les bagages et affaires personnelles sont placés dans des caisses. La veille au soir, ce jeune Libyen de 16 ans a quitté son pays et la ville de Zouara sur un bateau de pêcheur avec sa famille et 47 personnes à bord. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Deux fois par jour, l’équipe de MSF procède à la distribution de kits alimentaires pour les passagers secourus. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Pour occuper le temps, un atelier de confection de hamacs s’est improvisé sur le pont principal, ici le 23 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Le 25 septembre, une tempête s’abat sur la mer Méditerranée entre la Libye et Malte. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Mohamed est conseillé par Seraina, en charge des affaires humanitaires pour MSF et du suivi de la situation en Libye. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Oudaï fait partie des 47 personnes parties de la ville de Zouara dans la nuit du 22 au 23 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les hommes tentent difficilement de dormir sur le pont arrière du bateau. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Rola est originaire de Damas, en Syrie. Elle est partie avec Mazen, son mari, depuis la ville de Zouara dans la nuit du 22 au 23 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Durant la journée, ici le 27 septembre, les hommes prennent soin d’eux et attendent impatiemment la douche. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           A bord de l’« Aquarius » le 27 septembre. Les personnes tentent de trouver le repos durant la journée faute de pouvoir dormir correctement la nuit à cause des conditions en mer et du froid. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           A bord de l’« Aquarius » le 27 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les 58 rescapés attendent, le 30 septembre, d’être transférés vers l’île de Malte. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les autorités maltaises viennent les chercher dans les eaux internationales. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           A bord de l’« Aquarius » le 30 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Malte, l’île « comme une prison »                        Les 58 rescapés se préparent pour leur transfert, le 30 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Malte a accepté d’accueillir ces migrants, dans la mesure où des Etats membres de l’Union européenne se sont mis d’accord pour se répartir leur prise en charge, à l’image du dispositif plusieurs fois déroulé depuis la fermeture des ports italiens aux navires humanitaires, cet été                        Vue du pont du P52 de la flotte maltaise. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Pour les rescapés, la suite du voyage commence. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Les affaires personnelles des 58 rescapés sont transférées de l’« Aquarius » vers l’île de Malte dans les eaux internationales, via la flotte maltaise. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Vue, le 1er octobre, de l’IRC (Initial Reception Center), établissement fermé dans lequel sont maintenues les 58 personnes débarquées de l’« Aquarius » par les autorités maltaises, le 30 septembre. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           La France s’est engagée à offrir sa protection à dix-huit rescapés. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              Avec les Pilotes volontaires, au-dessus de la Méditerranée                        A Lampedusa, le 5 octobre. Carola Rackete est « Taco » (« Technical Coordinator ») pour l’ONG Pilotes volontaires. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"              L’ONG française Pilotes volontaires, une association créée en janvier, survole les eaux internationales à bord du Colibri, au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.           Aux côtés de Benoît Micolon et de Carola Rackete, deux bénévoles de l’association, le photographe Samuel Gratacap s’est glissé dans la carlingue qui fonce à plus de 250 kilomètres/heure, à 700 mètres au-dessus de la mer Méditerranée. Les humanitaires doivent désormais composer avec la montée en puissance des autorités maritimes libyennes et de leurs garde-côtes, qui coordonnent depuis cet été les secours dans la zone, rôle jusqu’alors assumé par l’Italie.                        Benoît Micolon, cofondateur de l’ONG Pilotes volontaires. Le 5 octobre à Lampedusa. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           A l’intérieur du « Colibri 2 » lors d’une mission de recherche et de sauvetage de personnes en détresse en Méditerranée centrale par l’ONG Pilotes volontaires. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Vue sur le bateau humanitaire « Mare-Iono » lors d’une mission de recherche et de sauvetage de personnes en détresse en Méditerranée centrale. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                           Vue sur l’île de Lampedusa le 5 octobre, depuis le « Colibri 2 » lors d’une mission de recherche et de sauvetage. SAMUEL GRATACAP POUR "LE MONDE"                                En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Le Monde.fr Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/10/reportage-en-images-a-bord-de-l-aquarius_5367609_5345421.html"},"headline":"Reportage en images à bord de l’« Aquarius »","dateCreated":"2018-10-10T18:09:01+02:00","datePublished":"2018-10-10T18:09:01+02:00","dateModified":"2018-10-10T18:09:01+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"En 2016, « Le Monde » embarquait sur le navire humanitaire. En septembre, la journaliste Julia Pascual et le photographe Samuel Gratacap sont remontés à bord."
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/09/21/0/0/3543/2362/696/348/3/0/afcbc55_Bk6v4gOAvqtPY3kMKyDvzeSU.jpg","width":"696","height":"348"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/10/reportage-en-images-a-bord-de-l-aquarius_5367609_5345421.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/10/19-4">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La parodie de Lynzy Lab Stewart, qui décrit les restrictions et situations menaçantes auxquelles les filles sont confrontées au quotidien, est devenue virale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« C’est une époque terrifiante pour les hommes » : une chanson moque les propos hostiles à #metoo de Trump

La parodie de Lynzy Lab Stewart, qui décrit les restrictions et situations menaçantes auxquelles les filles sont confrontées au quotidien, est devenue virale.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 18h15
    |

            Faustine Vincent








                        


« C’est une époque terrifiante pour les garçons : ils ne peuvent plus parler à une femme ni la regarder dans les yeux. C’est tellement perturbant, est-ce un viol ou juste de la gentillesse ? » La chanson parodique de Lynzy Lab Stewart, une chanteuse et compositrice américaine, est devenue virale dès sa publication sur son fil Twitter, lundi 8 octobre. Deux jours plus tard, elle avait déjà été vue plus de 9 millions de fois.
Avec cette chanson, l’artiste répond par l’ironie à la déclaration hostile à #metoo de Donald Trump. Le président américain avait réaffirmé son soutien au juge Brett Kavanaugh, accusé d’agression sexuelle, afin qu’il puisse siéger à la Cour suprême, avant d’ajouter, le 2 octobre : « C’est une époque terrifiante pour les jeunes hommes aux Etats-Unis, quand on vous dit coupable de quelque chose dont vous n’êtes peut-être pas coupable. »
Avec sa voix claire et son ukulélé, Lynzy Lab Stewart, alias@MercedesLynz, énumère sur un rythme enjoué les restrictions et les situations menaçantes auxquelles se heurtent les filles au quotidien :

It's a really scary time for dudes right now. So I wrote a song about it. Go #vote friends!  #TheResistance #1Thing… https://t.co/mbmFvC3XkK— mercedeslynz (@Lynzy Lab)


require(["twitter/widgets"]);

« Je ne peux pas marcher jusqu’à ma voiture tard le soir en téléphonant/Je ne peux pas aller au bar sans chaperon/Je ne peux pas porter une minijupe, même si c’est la seule que je possède/Je ne peux plus utiliser les transports en commun après 19 heures […]/Mais c’est une période effrayante pour les garçons, ouais, c’est sûr. »
« Je ne peux pas faire du jogging en ville avec des écouteurs sur les oreilles/Je ne peux pas dénoncer mon violeur après trente-cinq ans/Je ne peux pas être prise au sérieux si je retiens mes larmes/Et je ne peux jamais parler sérieusement de toutes ces peurs/C’est sûr, c’est un moment effrayant pour les garçons/On ne peut pas envoyer un texto à une fille en lui demandant plusieurs fois une photo d’elle nue/On ne peut pas forcer une fille à faire l’amour quand elle n’est pas d’humeur/Qu’est-ce qui lui donne le droit de te dicter ce qu’il faut faire ? »
Sa vidéo se conclut par un appel à voter le 6 novembre aux élections américaines de mi-mandat : « Il est temps pour les femmes de se lever, de faire entendre notre voix collective. C’est le 6 novembre, alors allons faire du bruit. »
Sa chanson a été relayée par de nombreuses personnalités, dont la présentatrice star Ellen DeGeneres et l’acteur Mark Ruffalo, qui invite à « écouter des femmes comme@MercedesLynz pour avoir une idée du monde tel qu’elles l’expérimentent ».

Yup. https://t.co/QGOlSYijeE— TheEllenShow (@Ellen DeGeneres)


require(["twitter/widgets"]);

Mercredi, Lynzy Lab Stewart a dû préciser, « pour éviter toute confusion », qu’elle n’était « pas là pour délégitimer les combats des hommes. J’espère juste qu’on pourra enfin légitimer ceux des femmes, écrit-elle. Peu importe ce que vous pensez de moi, je ne suis pas “antihommes”. Je suis, cependant, super “profemmes”. Vous devriez l’être aussi. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-5">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Julia Pascual, journaliste au « Monde », a passé deux semaines en Méditerranée sur le navire humanitaire, qui s’est vu retirer son pavillon.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/10/10/19-6">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La principale île du très touristique archipel des Baléares a été touchée par de fortes inondations dans la nuit de mardi à mercredi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Espagne : au moins neuf morts dans des inondations à Majorque

La principale île du très touristique archipel des Baléares a été touchée par de fortes inondations dans la nuit de mardi à mercredi.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 15h34
   





                        



   


Au moins neuf personnes sont mortes dans les inondations qui ont frappé Majorque, dans la nuit de mardi 9 à mercredi 10 octobre. Selon un porte-parole de la délégation du gouvernement espagnol aux Baléares, six personnes sont toujours portées disparues, mais « il pourrait y en avoir plus ».
Située à une soixantaine de kilomètres de Palma – capitale de Majorque, principale île de l’archipel très prisée des touristes britanniques et allemands –, la zone touchée compte de nombreux logements touristiques.
Quatre personnes dont deux Britanniques sont notamment mortes à Sant Llorenç des Cardassar, la commune la plus touchée par ces inondations où les pluies torrentielles ont fait déborder un cours d’eau, et trois dans la petite ville voisine de S’Illot, au bord de la mer. « La priorité est de localiser des survivants, de secourir les personnes isolées chez elles. Nous avons beaucoup de maisons de vacances », a insisté Antonia Bauza, adjointe au maire de Sant Llorenç.
Les pluies, qui sont tombées en quelques heures, ont surpris par leur intensité. « Deux cent vingt litres de pluie par mètre carré sont tombés », a détaillé le gouvernement régional des Baléares. Les images diffusées par la télévision publique espagnole et des médias locaux montrent des voitures entraînées par le courant et des maisons inondées. Une centaine de personnes ont par ailleurs dû passer la nuit dans des hôtels réquisitionnés par les autorités locales.
Les secouristes étaient à pied d’œuvre pour rechercher les disparus. Une centaine de renforts avec deux hélicoptères, huit véhicules et des chiens sont arrivés mercredi matin sur l’île, a annoncé l’unité militaire d’urgence espagnole.
Ibiza, Formentera et une partie de la Catalogne en alerte orange
Mercredi matin, les îles d’Ibiza et de Formentera dans l’archipel des Baléares ainsi qu’une partie de la Catalogne, incluant sa capitale, Barcelone, ont été placées par l’Agence météorologique nationale en état d’alerte orange, le troisième niveau d’alerte (sur quatre) correspondant à un « risque important ».
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui doit se rendre sur place, a exprimé sur Twitter sa « solidarité et [son] soutien aux familles et aux amis des victimes, ainsi qu’à toutes les personnes affectées par ces inondations tragiques ». Le gouvernement régional des Baléares a pour sa part décrété trois jours de deuil.
La star du tennis Rafael Nadal, originaire d’un village tout proche de la zone touchée, a annoncé sur Instagram avoir mis à disposition les chambres de ses centres sportifs dans l’île pour les personnes privées de leur logement après ces inondations.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-7">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Un collectif de 90 économistes internationaux s’élève, dans une tribune au « Monde », contre la stratégie de ces institutions pour privilégier l’investissement privé dans le financement du développement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Le FMI et la Banque mondiale veulent promouvoir la “banque de l’ombre” dans les pays du Sud »

Un collectif de 90 économistes internationaux s’élève, dans une tribune au « Monde », contre la stratégie de ces institutions pour privilégier l’investissement privé dans le financement du développement.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 18h35
    |

un collectif d'économistes internationaux







                        



   


Tribune. Le mois dernier, les banquiers centraux et les responsables politiques du monde entier célébraient le dixième anniversaire de la crise financière mondiale et évoquaient les leçons qui en ont été tirées. On s’accordait pour dire que beaucoup a été fait pour réguler les banques et protéger les contribuables des prises de risques inconsidérées, mais que nous n’avons pas fait assez pour réguler la banque de l’ombre (« shadow banking »).
Sur ce dernier point, le consensus se fragmente : les banques centrales réclament plus de pouvoirs pour gérer les risques systémiques générés « à l’ombre » du système bancaire, tandis que les politiques s’inquiètent de l’aléa moral induit par les futurs sauvetages des « banques de l’ombre » comparables à Lehman Brothers.

        Lire aussi :
         

                L’Indonésie endeuillée devait-elle accueillir l’assemblée générale du FMI ?



Nous sommes particulièrement inquiets de voir les institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, dont la réunion annuelle se tient à Bali du 9 au 12 octobre, promouvoir activement la poussée des activités de shadow banking dans les pays du Sud.
Portée par les programmes comme « Des milliards aux trilliards » ou le nouvel agenda de la Banque mondiale « Maximiser les financements pour doper le développement » (MFD), la nouvelle stratégie pour atteindre les « Objectifs de développement durable » (ODD) de l’ONU vise utiliser le shadow banking pour créer des nouvelles « opportunités à investir » dans les infrastructures, l’eau, la santé ou l’éducation dans les pays pauvres, et donc pour attirer les milliers de milliards des investisseurs institutionnels du monde entier.
Recours à la titrisation
Mettre la banque de l’ombre au cœur des politiques de développement ne revient pas uniquement à privatiser les services publics, mais risque aussi de déboucher sur un système où les gains sont privés, les pertes socialisées, et l’austérité permanente prolongée. Plus fondamentalement, cette stratégie vise à réorganiser les marchés financiers des pays pauvres pour mieux attirer les investisseurs mondiaux, une idée profondément troublante qui menace en réalité tout progrès en matière d’ODD. Nous appelons les gouvernements et les organisations internationales réunis au sommet de Bali à prendre du recul et à évaluer scrupuleusement l’impact réel de la stratégie MFD.

        Lire aussi :
         

                Au FMI, à la Banque mondiale, à l’OCDE : les femmes prennent le pouvoir



Comme l’annonce la « feuille de route de création d’une classe d’actifs dans les infrastructures » adoptées par le G20 sous la présidence argentine en 2018, cette nouvelle stratégie sera testée sur les projets d’infrastructures.
La titrisation, nous l’avons appris de l’effondrement de Lehman Brothers, débouche sur un marché financier opaque
La Banque mondiale compte recourir à la titrisation pour mobiliser la finance privée. Elle veut ainsi regrouper ses propres prêts et ceux des autres banques de développement, et sur cette base émettre des tranches d’obligations senior et junior et les proposer aux investisseurs institutionnels ayant des appétences différenciées pour le risque. Or la titrisation, nous l’avons appris de l’effondrement de Lehman Brothers, débouche sur un marché financier opaque où règnent de mauvaises incitations, des effets de levier excessifs et une promotion agressive des crédits sous-jacents auprès des clients qui peinent ensuite à les rembourser. Elle génère une interconnexion et une fragilité systémique.
Jusqu’à présent, aucun de ces problèmes n’est abordé dans le cadre de la stratégie MFD. A la place, l’approche dite « en cascade » adoptée par la Banque mondiale demande aux pays pauvres d’utiliser leurs faibles ressources fiscales ou l’aide au développement pour réduire les risques associés aux projets d’investissement retenus, via des subventions ou des garanties publiques.
Dans la mesure où, la Banque mondiale gardera une partie des tranches junior – les plus risquées – dans son bilan, la pression risque d’être forte sur les Etats pauvres pour qu’ils y consacrent leurs ressources, quitte à procéder à des coupes budgétaires dans les politiques sociales.
Développer un cadre analytique
Par ailleurs, la stratégie de la Banque mondiale n’exprime pas uniquement une préférence idéologique pour la fourniture privée des biens publics, elle vise aussi à remodeler les marchés financiers des pays pauvres autour des marchés de capitaux liquides, susceptible d’attirer des investisseurs mondiaux.
La recette proposée pour orchestrer la liquidité des actifs titrisés locaux présuppose la promotion des marchés de l’ombre (les marchés de « Repo » et de dérivés) – ceux-là même qui ont poussé Lehman Brothers à sa perte. Elle limite aussi l’autonomie politique des Etats concernés. Comme le FMI le reconnaît, inviter les pays pauvres à alimenter l’offre globale d’actifs titrisés les rend vulnérables aux cycles financiers mondiaux sur lesquels ils n’ont aucune prise. Les événements récents en Argentine l’ont encore rappelé.
La préférence pour les financements privés n’est une option légitime que lorsqu’elle sert explicitement l’intérêt général
Nous appelons la Banque mondiale à reconnaître que la préférence pour les financements privés ne doit pas être automatique ; ce n’est une option légitime que lorsqu’elle sert explicitement l’intérêt général. Là où c’est le cas, nous demandons au Groupe de la Banque mondiale de développer un cadre analytique pour estimer les coûts des garanties publiques et des subventions implicites.
Dans un souci de transparence et de responsabilité, il s’agit de permettre aux parties prenantes, y compris aux organisations de la société civile et à d’autres acteurs attachés à la défense de l’intérêt général, d’en surveiller étroitement les résultats et le coût pour la dépense publique.
Si le Groupe de la Banque mondiale choisit de titriser les prêts dédiés aux projets de développement, il devrait au préalable s’assurer que les ODD soient à l’abri des risques inhérents à toute activité de « banque de l’ombre ». Mais cela ne sera pas suffisant. Pour protéger la capacité des Etats de mener des politiques de développement et s’assurer que la titrisation promeut réellement le développement durable, il faut également un cadre approprié pour sélectionner des projets en ligne avec les ODD de l’ONU et l’Accord de Paris ainsi qu’un cadre pour gérer dans un souci de prudence la volatilité des flux d’investissements vers les marchés financiers locaux, et enfin un filet de sécurité financier mondial résilient.
Ce texte a été publié simultanément par l’agence Bloomberg (Royaume-Uni) et les journaux De Morgen (Belgique) et NRC Handelsblad (Pays-Bas).
Premiers signataires de la tribune : Engelen Ewald (Professeur de géographie financière, Université d’Amsterdam, Pays-Bas), Gabor Daniela (Professeure d’économie et de macrofinance, UWE Bristol, Royaume-Uni). Autres signataires : Prates Daniela Magalhães (Professeur d’économie, Université de Campinas, Brésil), Aalbers Manuel B. (Professeur de géographie économique, KU Leuven/Université de Louvain, Belgique), Ali Mona (Professeure associée d’économie, Université d’Etat de New York à New Paltz, Etats-Unis), Alves Carolina (Girton College et faculté d’économie, Université de Cambridge, Grande-Bretagne), Archela Danielle Guizzo (Maître de conférences en économie, UWE Bristol, Royaume-Uni), Ban Cornel (Reader en économie politique internationale, City University, Grande-Bretagne), Bargawi Hannah (Maître de conférences en économie, SOAS University of London, Royaume-Uni), Bavoso Vincenzo (Maître de conférences en droit commercial, Université de Manchester, Royaume-Uni), Bayliss Kate (Chargée de recherche principale, Université de Leeds, Royaume-Uni), Bezemer Dirk (Professeur d’économie et de finance, Université de Groningue, Pays-Bas), Bieling Hans-Jürgen (Professeur d’économie politique, Université de Tübingen, Allemagne), Bonizzi Bruno (Maître de conférences en économie politique, Université de Winchester, Royaume-Uni), Bortz Pablo (Professeur de macroéconomie, IDAES - Université nationale de San Martín, Argentine), Brooks Sally (Chargée de recherche, Université de York, Royaume-Uni), Bush Ray (Professeur d’études africaines et. Politique de développement, Université de Leeds, Royaume-Uni)
Capelle-Blancard Gunther (Professeur d’économie, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, France), Caraballo-Cueto José (Professeur associé, Université de Porto Rico à Cayey), Chansrasekhar C. P. (professeur d’économie, Université Jawaharlal Nehru, Inde), Chenoy Anuradha (Professeur, anciennement Université Jawaharlal Nehru, New Delhi, Inde), Chenoy Kamal Mitra (Professeur, Université Jawaharlal Nehru, New Delhi, Inde), Chiapello Eve (Professeur de sociologie économique, EHESS Paris, France), Cibils Alan B. (Professeur d’économie politique, Universidad Nacional de General Sarmiento, Buenos Aires, Argentine), Creel Jérôme (Professeur Associé d’économie, Sciences Po, Paris, France), Florence Dafe (Fellow en économie politique internationale, Département des relations internationales, London School of Economics and Political Science, Royaume-Uni), Dafermos Yannis (Maître de conférences, UWE Bristol, Royaume-Uni), Das Debarshi (professeure agrégée d’économie, IIT Guwahati, Inde), Demir Firat (Professeur d’économie, Université de l’Oklahoma, Etats-Unis), Durand Cédric (Professeur agrégé d’économie, université Paris-13, France), Ferreiro Jesus (Professeur d’économie, Université du Pays Basque UPV/EHU, Espagne), Fine Ben (Professeur d’économie, School of Oriental and African Studies, Royaume-Uni), Fritz Barbara (Professeur, Institut d’études latino-américaines, Freie Universität Berlin, Allemagne)
Gallagher Kevin (Professeur d’économie, Université de Boston, Etats-Unis), García-Lamarca Melissa (Chercheuse postdoctorale, Universitat Autònoma de Barcelona, Espagne), Ghosh Jayati (Professeure d’économie, Université Jawaharlal Nehru, Inde), González Carlos Rodríguez (Professeur, Université du Pays Basque (UPV/EHU), Espagne), Grabel Ilene (Professeure d’économie politique internationale, Université de Denver, Etats-Unis), Grey Rohan (Cornell University, Etats-Unis), Hansen Anders Lund (professeur agrégé Département de géographie humaine, Université de Lund, Suède), Hager Sandy (Maître de conférences en économie politique internationale, City University London, Royaume-Uni), Herr Hansjörg (Professeur d’économie, Berlin School of Economics and Law, Allemagne), Herman Barry (Chercheur invité, The New School for Public Engagement), Ismail Feyzi (SOAS Université de Londres, Royaume-Uni), Isaacs Gilad (Université du Witwatersrand, Afrique du Sud), Karwowski Ewa (Maître de conférences en économie, Hertfordshire Business School, Université du Hertfordshire, Royaume-Uni), Kregel Jan (professeur d’économie, Levy Economics Institute, Etats-Unis), Koddenbrock Kai (Professeur intérimaire d’études politiques internationales, Université de Witten-Herdecke, Allemagne), Kvangraven Ingrid Harvold (Chargée de cours en politique, Université de York, Etats-Unis)
Lagoa Sérgio Miguel (Professeur assistant, ISCTE- Instituto Universitário de Lisboa, Lisbonne, Portugal), Lindo Duncan (Chercheur universitaire, Université de Leeds, Royaume-Uni), Lis Piotr (professeur agrégé d’économie, Université de Poznan, Pologne), Mader Phil (Chargé de recherche, Institute of Development Studies, Royaume-Uni), McAfee Kathleen (Professeure, Relations internationales, San Francisco State University, Etats-Unis), Mahnkopf Birgit (Professeur émérite d’économie politique internationale, Berlin School of Economics and Law, Allemagne), Mavroudeas Stavros D. (professeur d’économie politique, Université de Macédoine, Grèce), Metz Caroline (Université de Manchester, Royaume-Uni), Michell Jo (Professeur Associé, Université de l’Ouest de l’Angleterre), Naqvi Natalya (Professeure en économie politique internationale, London School of Economics and Political Science, Royaume-Uni), Nitsch Manfred (Professeur émérite d’économie, Freie Universität Berlin, Allemagne), Nölke Andreas (Professeur d’économie politique internationale, Université Goethe, Allemagne), Passarella Marco Veronese (professeur d’économie, Université de Leeds, Royaume-Uni), Powells Jeff (Maître de conférences en économie. Université de Greenwich, Royaume-Uni), Priewe Jan (Professeur émérite d’économie, HTW Berlin, Allemagne), Puyana Alicia (Professeure d’économie, FLACSO Mexique), Rolnik Raquel (Université de Sao Paulo, Brésil), Roychowdhury Anamitra (Professeure adjointe en économie, Université Jawaharlal Nehru, Inde)
Santoro Paula Freire (Professeur d’urbanisme, Université de Sao Paulo, Brésil), Sawyer Malcolm (Professeur émérite d’économie, Université de Leeds, Royaume-Uni), Scialom Laurence (Professeure à l’université Paris Ouest Nanterre - La Défense, France), Scherrer Christoph (Directeur, Centre international pour le développement et le travail décent, Université de Kassel, Allemagne), Shimbo Lucia (Professeure d’architecture et d’urbanisme, Université de São Paulo, Brésil), Soederberg Susanne (Professeure d’études sur le développement mondial, Université Queen’s, Canada), Stevano Sara (maître de conférences en économie, UWE Bristol, Royaume-Uni), Storm Servaas (Maître de conférences, Université technologique de Delft, Pays-Bas), Tadjeddine Yamina (Professeur d’économie, Université de Lorraine, France), Teles Nuno (Professeur d’économie, Université fédérale de Bahia, Brésil), Umara Bunu Goso (Borno State Public Service, Nigeria), Van Waeyenberge Elisa (Maître de conférences en économie, School of Oriental and African Studies, Royaume-Uni), Vasudevan Rama (Professeur associé d’économie, Université d’Etat du Colorado, Etats-Unis), Vercelli Alessandro (Professeur d’économie, Université de Sienne, Italie), Von Staveren Irene (Professeure d’économie pluraliste du développement, Institut international d’études sociales, Université Erasmus Rotterdam, Pays-Bas), Vural Ipek Eren (Professeur associé, Département de sciences politiques et d’administration publique, Université technique du Moyen-Orient, Ankara, Turquie), Wainwright Thomas (Lecteur, School of Management, Royal Holloway, Université de Londres, Royaume-Uni), Wullweber Joscha (Professeur de politique internationale, Université de Vienne, Autriche), Yasar Yavuz (Université de Denver, Etats-Unis), Young Brigitte (Professeure d’économie politique internationale, Université de Muenster, Allemagne), Zezza Genarro (Professeur associé d’économie, Université de Cassino, Italie).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-8">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Notre journaliste Julia Pascual et le photographe Samuel Gratacap ont répondu aux internautes. Dix-sept réfugiés secourus par le navire humanitaire sont arrivés mardi en France.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/10/10/19-9">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de chercheurs spécialistes de la Chine appelle Pékin à libérer toutes les personnes détenues et à stopper la campagne de répression qui vise la population ouïgoure.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La Chine doit fermer les camps de rééducation politique » en région ouïgoure

Dans une tribune au « Monde », un collectif de chercheurs spécialistes de la Chine appelle Pékin à libérer toutes les personnes détenues et à stopper la campagne de répression qui vise la population ouïgoure.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 14h48
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Depuis sa fondation, en 1949, la République populaire de Chine a cherché à renforcer son contrôle sur les régions périphériques et historiquement non chinoises, telles que le Tibet, et le cas moins médiatisé du Turkestan oriental.
Au cours des dernières décennies, pour asseoir son autorité, le régime chinois n’a pas hésité à recourir à divers moyens économiques, politiques, mais aussi à la force et à l’encouragement à l’installation — voire à l’envoi direct et programmé — de populations han (Chinois ethniques) dans ces périphéries pour mieux les arrimer à son territoire national.
Dans ces régions qui possèdent langues, cultures et organisations sociales et politiques propres, le mécontentement vis-à-vis des politiques imposées par l’Etat chinois et le questionnement de la légitimité de son autorité se manifestent continuellement jusqu’à aujourd’hui.
« Colonialisme intérieur »
Le Turkestan oriental, région située dans le nord-ouest de la Chine et frontalière notamment des républiques d’Asie centrale (Tadjikistan, République kirghize, Kazakhstan) est aujourd’hui connue sous son nom chinois de « Xinjiang », terme qui signifie « nouvelle frontière » ou « nouveau territoire ». Dans ce qui est devenu officiellement la « Région autonome ouïgoure du Xinjiang » en 1955, la migration massive de Han depuis les années 1950 a totalement bouleversé l’équilibre ethnique régional.
Selon les dernières statistiques officielles chinoises (2014-2015), les 11 millions de Ouïgours — la principale population autochtone de cette région — ne représentent plus que 47 % de sa population contre plus de 80 % en 1949, tandis que les Han en constituent désormais 40 % contre environ 4 % à la même date.
Les diverses politiques orchestrées par l’Etat chinois ont amené de nombreux chercheurs spécialisés sur la question des minorités en Chine (Dru Gladney, Yvonne Yin Liu, Daniel James Schuster, Michael Clarke, Sean Roberts…)...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-10">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La Francophonie est toujours marquée par le leadership de la France. Sa position de « centralité » est incompatible avec une véritable coopération multilatérale, explique dans une tribune au « Monde » Trang Phan-Labays, directrice adjointe chargée des programmes à l’Institut international pour la francophonie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La Francophonie reste entachée du soupçon néocolonialiste »

La Francophonie est toujours marquée par le leadership de la France. Sa position de « centralité » est incompatible avec une véritable coopération multilatérale, explique dans une tribune au « Monde » Trang Phan-Labays, directrice adjointe chargée des programmes à l’Institut international pour la francophonie.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 14h48
    |

Trang Phan-Labays (Directrice adjointe chargée des programmes à l’Institut international pour la francophonie)







                        



                                


                            

Tribune. En fin de semaine, Erevan (Arménie) accueille le XVIIe Sommet de la francophonie. Deux ans après Madagascar, des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage se retrouveront en séance plénière afin d’entériner plusieurs dossiers de coopération francophone.
Le premier sommet francophone a été organisé en février 1986 à Versailles à l’invitation du président François Mitterrand. Il était l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation inlassable des « pères fondateurs » issus d’anciennes colonies françaises dont la figure de proue est l’ancien président sénégalais, Léopold Sédar Senghor (1906-2001).
Depuis, la francophonie multilatérale s’affirme de plus en plus comme un acteur du système international. Elle met en œuvre plusieurs programmes de coopération à destination des pays francophones du Sud. Bien entendu, nous pouvons débattre de l’efficacité de ses actions mais cela n’est pas l’objet de cette tribune.
Sans l’Algérie
Ce qui est frappant est que la francophonie a encore du mal à sortir des clichés et des procès d’intention liés au passé colonial de la France. Il est à souligner que plus de la moitié des membres de plein droit et associés francophones se trouvent en Afrique et que la majorité des membres du Sud sont des anciennes colonies françaises. Cet héritage colonial a été assumé par les pères fondateurs.
En effet, ces derniers voulaient refonder une nouvelle relation égalitaire avec l’ancienne métropole à travers le projet francophone multilatéral. Ce n’était pas chose aisée car certains pays, anciennes colonies, ont longtemps hésité à adhérer à la francophonie.
L’Algérie, un des foyers francophones les plus importants de l’Afrique, n’a jamais manifesté son souhait de se joindre à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) quoi que son président soit invité spécial de plusieurs sommets francophones.

En janvier, l’écrivain...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-11">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Vague de perquisitions en Europe après des soupçons de fraudes dans le football belge

Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h13
   





                        


Sept pays européens, une soixantaine de perquisitions. Une opération policière a été menée mercredi 10 octobre dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraudes dans le championnat de football belge.
Deux cent vingt policiers ont été mobilisés en Belgique, France, au Luxembourg, à Chypre, au Monténégro, en Serbie et en Macédoine, et « un grand nombre de personnes » ont été arrêtées, a annoncé le parquet fédéral belge, sans donner aucune identité.
L’entraîneur du FC Bruges interpellé
Un peu plus tôt une porte-parole du parquet fédéral avait confirmé l’interpellation d’un agent de joueurs réputé, Mogi Bayat, confirmant une information donnée par plusieurs médias.
Selon une source proche de l’enquête, Ivan Leko, l’entraîneur du FC Bruges – qui dispute cette saison la Ligue des champions – a également été interpellé. Tout comme l’ancien manager général d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck.
L’enquête porte sur des fraudes sur les commissions liées aux transferts de joueurs, mais aussi sur des matchs truqués en Jupiler Pro League, la première division belge. « L’instruction judiciaire couvre des activités menées dans le cadre d’une organisation criminelle, le blanchiment d’argent et la corruption privée », a déclaré le parquet fédéral.
Sièges de clubs perquisitionnés
L’enquête a débuté fin 2017 à la suite d’un rapport de l’Unité des fraudes sportives de la police fédérale. Celui-ci révélait « des indications de transactions financières suspectes » dans le championnat belge, concernant les commissions sur les transferts mais aussi les salaires versés aux joueurs et entraîneurs.
Les sièges de « plusieurs clubs » de Jupiler Pro League (FC Bruges, Standard de Liège, Anderlecht et Genk) comptent parmi les sites perquisitionnés.
Dix des seize équipes du championnat belge sont concernées, a souligné la chaîne francophone RTBF.
Herman Wynants, le manager général du club de Westerlo, qui évolue actuellement en division 1B, a déclaré, mercredi, qu’il avait porté plainte en 2017 auprès du parquet fédéral à Bruxelles, contre Mogi Bayat, pour fraude à la compétition à la suite du match Courtrai-Mouscron, que le club estimait truqué.
Selon Het Laatste Nieuws, l’agent de joueurs travaillait avec plusieurs joueurs de Courtrai et de Mouscron.
Les raids policiers ont aussi visé les domiciles de « responsables de clubs, d’agents de joueurs, d’arbitres, d’un ancien avocat, d’un bureau comptable, d’un entraîneur, de journalistes et de quelques complices éventuels », toujours selon le parquet.
A l’étranger treize autres raids policiers, coordonnés avec l’aide d’Eurojust, ont ciblé « principalement » les bureaux ou domiciles de « dirigeants de personnes morales » impliquées dans les transactions suspectes. Le parquet fédéral n’a cité aucun nom de club.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-12">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La ministre française des armées a confirmé deux opérations de soldats français dans le pays, devenu la cible d’attaques terroristes récurrentes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤         

Compte rendu

La France « disposée » à apporter au Burkina le même soutien militaire qu’au Mali

La ministre française des armées a confirmé deux opérations de soldats français dans le pays, devenu la cible d’attaques terroristes récurrentes.


LE MONDE
              datetime="2018-10-10T12:35:48+02:00"

        Le 10.10.2018 à 12h35

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-10T13:13:48+02:00"

        Mis à jour le 10.10.2018 à 13h13






    
La ministre française des armées, Florence Parly, et le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, à Ouagadougou, le 19 juillet 2018.
Crédits : PAUL GYPTEAU / AFP


Le Burkina Faso, où les attaques terroristes se multiplient depuis le début de l’année, peut compter sur le même soutien militaire français que le Mali voisin. C’est ce qu’a affirmé la ministre des armées, Florence Parly, en visite au Tchad, lundi 8 et mardi 9 octobre, où elle a rencontré le président Idriss Déby Itno et des soldats de la force « Barkhane » déployée au Sahel qui compte 4 500 hommes.
Interrogée sur la dégradation sécuritaire au Burkina Faso, Mme Parly a souligné que la force « Barkhane » avait prêté main-forte à ce pays à deux reprises ces derniers jours, à la demande des autorités. « Il y a quelques jours, une première opération a eu lieu, ce qui ne s’était jamais fait jusqu’à présent, suivie d’une autre ce week-end », a-t-elle déclaré à l’AFP.

        Lire aussi :
         

                Les Burkinabés de plus en plus inquiets face aux attaques récurrentes aux confins du pays



« Lorsque j’avais rencontré le président Kaboré [en juillet à Ouagadougou], j’avais fait une offre de service en disant que si les autorités burkinabées souhaitaient pouvoir s’appuyer sur “Barkhane”, comme on le fait au Niger ou au Mali, “Barkhane” était tout à fait disposée à monter ce type d’opérations », a expliqué Mme Parly.
« Je ne dis pas que c’est la solution à tous les problèmes du Burkina Faso, mais je pense qu’une étape utile, constructive, a été franchie, a-t-elle ajouté. Avec le Burkina, nous restons disponibles, car le rôle de “Barkhane”, c’est aussi d’appuyer les forces nationales partout où c’est nécessaire et si elles le demandent ».
« Les lignes bougent »
Dans une interview à l’AFP, le nouveau commandant de la force « Barkhane », le général Frédéric Blachon, a confirmé les propos de la ministre. « Le Burkina, qui fait partie de la bande sahélo-saharienne et de la force conjointe du G5 Sahel, aura droit au même appui que nous apportons aux autres pays du G5 [la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad] », a-t-il déclaré.
Concernant le Mali, dont le nord était tombé en 2012 sous la coupe de groupes djihadistes en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, le général Blachon se veut optimiste : « J’ai la chance de prendre le commandement de cette opération au moment où les lignes bougent. S’il y a un an on nous avait dit que la présidentielle malienne se passerait aussi bien, on aurait immédiatement acheté. » 

        Lire aussi :
         

                Le Burkina Faso face au nouveau « front djihadiste » de l’est



Le commandant de « Barkhane » se réjouit également que le premier ministre malien soit « déterminé à mettre en place un accord de paix » et que certains membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) « s’interrogent sur l’opportunité de rejoindre le camp antiterroriste plutôt que de faire un bout de chemin avec le camp adverse ».


<article-nb="2018/10/10/19-13">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Aux Etats-Unis, les salariés seniors qui veulent rester dans le coup fréquentent les colloques, se rapprochent de leurs jeunes collègues et enchaînent les formations.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A l’ère numérique, comment ne pas devenir un « dinosaure »

Aux Etats-Unis, les salariés seniors qui veulent rester dans le coup fréquentent les colloques, se rapprochent de leurs jeunes collègues et enchaînent les formations.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h45
    |

                            Caroline Talbot (New York, correspondance)








                        



                                


                            

Lou Hoffman, 61 ans, a vécu de l’intérieur l’évolution de la Silicon Valley. Le créateur de l’agence consultante du même nom, expert en marketing digital, a vu défiler les innovations, du PC d’IBM au début des années 1980 aux messages d’aujourd’hui en 280 signes. Il sait au fond que les jeunes, ces natifs du numérique, sont plus doués que lui sur Twitter, Instagram ou encore Facebook.
Mais pas question de raccrocher. Il a bien trop peur de se réveiller un matin et de voir « un dinosaure » dans son miroir. Alors le sexagénaire s’oblige à apprendre. M. Hoffman fréquente les conférences du métier, il tweete chaque jour, écrit son blog… et tente de repérer les futures tendances.
Stagiaires étrangers
Un exemple ? L’optimisation du référencement par les moteurs de recherches. Il y a presque dix ans, « j’ai senti que cela devenait important », se souvient-il. Et il a voulu s’y essayer. M. Hoffman s’est intéressé au rappel massif de voitures Toyota. Il a demandé à un programmeur de l’aider. Le duo a créé un site Internet traitant à chaud la crise des relations publiques chez le constructeur. Le but du jeu était d’expérimenter, de faire remonter leur site en première page sur les moteurs de recherche. Sur le coup, il n’a rien gagné financièrement. Il s’est juste positionné en tant qu’expert sur le créneau et a pu ajouter ce service à son offre client. « Je ne suis pas supertechnique, avoue-t-il, mais j’en sais assez pour gérer les jeunes de l’équipe. »
Une façon de faire que ne renierait pas Thomas Madden. Le vieux briscard de 79 ans, patron du groupe de relations publiques Transmedia, situé en Floride, adore s’entourer d’étudiants. Il apprécie ses stagiaires étrangers d’Arabie saoudite, d’Israël, de France et de Russie… « Nous apprenons beaucoup avec eux, dit-il. Ils ne connaissent pas Marlène Dietrich, Maurice Chevalier ou Louis Jourdan, mais ce sont les meilleurs sur les réseaux sociaux. »...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-14">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le ministre de l’intérieur britannique, Sajid Javid, demande à l’UE de clarifier sa position sur ses compatriotes installés en Europe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : « Les citoyens ne sont pas des pions dans la négociation »

Le ministre de l’intérieur britannique, Sajid Javid, demande à l’UE de clarifier sa position sur ses compatriotes installés en Europe.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h37
    |

            Nicolas Chapuis (Lyon, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Participant à la réunion des six ministres de l’intérieur invités à Lyon dans le cadre du G6 (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne), lundi 8 et mardi 9 octobre. Sajid Javid, le home secretary britannique, a répondu aux questions du Monde sur la sécurité, l’immigration et les conséquences du Brexit.

Quelle est la conclusion de ces deux jours de discussion en matière de sécurité ?
Nous travaillons de manière très proche, avec efficacité. Nous avions besoin de passer en revue les principales menaces, comme le terrorisme, le crime organisé ou les actions hostiles de la part d’Etats extérieurs. Le message de ce G6 est que nous voulons poursuivre ce travail, même quand la Grande-Bretagne aura quitté l’Union européenne.
Quel est, selon vous, le niveau de la menace terroriste ?
Il est toujours élevé. En Grande-Bretagne, en 2017, nous avons eu cinq attaques terroristes, ce qui n’était jamais arrivé. Depuis avril, les services de contre-terrorisme ont déjoué dix-sept attaques potentielles. Cela vous montre l’étendue de la menace.
En cas d’absence d’accord sur le Brexit, y a-t-il un risque sur la sécurité ?
En matière de sécurité, nous avons proposé un traité complet, entre l’UE et le Royaume-Uni, pour continuer à coopérer de la même façon qu’aujourd’hui. Il y a clairement beaucoup de choses à discuter, mais la sécurité devrait faire partie des sujets inconditionnels. Les autres ministres de l’intérieur savent que la contribution du Royaume-Uni à la sécurité de l’Europe est absolument vitale. Imaginez qu’il y ait une attaque terroriste dans un pays et que ça aurait pu être empêché par les services britanniques, comment pourraient-ils justifier ça devant les citoyens ?
L’immigration illégale était également au menu des discussions. De quoi êtes-vous convenus ?
En 2017, nous avons vu une baisse de l’immigration...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-15">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La formation Vox, créée en 2013 par d’anciens militants du Parti populaire et jusqu’ici très confidentielle, a réuni 10 000 personnes à Madrid.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’émergence d’un parti d’extrême droite surprend l’Espagne

La formation Vox, créée en 2013 par d’anciens militants du Parti populaire et jusqu’ici très confidentielle, a réuni 10 000 personnes à Madrid.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h37
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

L’image a fait l’effet d’un électrochoc dans un pays qui semblait vacciné contre l’extrême droite. Dimanche 7 octobre, près de 10 000 personnes se sont entassées dans les gradins du palais de Vistalegre, à Madrid, pour acclamer les leaders de la petite formation Vox, Santiago Abascal et José Antonio Ortega, venus égrener leurs « cent mesures urgentes pour l’Espagne ».
Au programme : recentralisation de l’Etat, dissolution des régions autonomes, interdiction des partis indépendantistes, suppression de la loi de mémoire historique qui a interdit l’exaltation du franquisme en 2006 et de celle sur la violence faite aux femmes, récupération de Gibraltar, expulsion des immigrés en situation irrégulière, construction de murs à Ceuta et Melilla, retrait de l’espace Schengen, alignement sur le groupe de Visegrad (groupe informel réunissant la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie).
La foule était si nombreuse que des centaines de personnes sont restées derrière les portes de ces anciennes arènes symboliques, qui ont vu naître en 2014 la formation de la gauche radicale Podemos. A l’intérieur, Vox s’en prenait à « la petite droite lâche », en référence au Parti populaire (PP), et à la « girouette orange », c’est-à-dire le parti libéral Ciudadanos, et promettait « la grande Espagne, de nouveau ». 
Crispation sociale
La vague populiste de droite qui secoue l’Europe est-elle sur le point de frapper l’Espagne ? Elle en semble très loin. Créé en 2013 par d’anciens militants du PP critiques sur la gestion « molle » de la crise catalane par Mariano Rajoy et les hausses d’impôts, Vox n’atteindrait, selon les derniers sondages, qu’entre 1,5 % et 3 % des intentions de vote en cas d’élections législatives. Mais la formation n’avait obtenu que 0,2 % en 2016.
Pour les européennes, elle pourrait toutefois récolter jusqu’à 4,6 % des voix selon les sondages, contre 1,5 % en 2014....




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-16">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La réception du gotha de la finance mondiale dans un pays meurtri par le séisme qui a fait près de 2000 morts soulève la controverse.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Indonésie endeuillée devait-elle accueillir l’assemblée générale du FMI ?

La réception du gotha de la finance mondiale dans un pays meurtri par le séisme qui a fait près de 2000 morts soulève la controverse.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 11h20
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est dans une Indonésie endeuillée par un séisme et un tsunami ayant fait plusieurs milliers de morts que s’est donné rendez-vous, du mardi 9 au samedi 13 octobre, le gotha de la finance mondiale, pour les assemblées générales du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). L’île de Bali accueille cet événement que les deux institutions sœurs de Bretton Woods, sises à Washington, délocalisent tous les trois ans.
Confronté à d’innombrables catastrophes naturelles, l’archipel a également su résister au ralentissement de la Chine
Dans un tel contexte, et alors que le président Joko Widodo remettra en jeu son mandat en avril 2019, la polémique était inévitable. L’opposition s’est indignée des dépenses jugées « somptuaires » consacrées à ce raout, alors que le pays commence tout juste à panser ses plaies. Mais l’annuler aurait « gâché une occasion idéale de mettre en valeur l’Indonésie », a justifié la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lundi. « L’Indonésie est une “success story”, l’histoire d’un développement économique réussi, et c’est bien de pouvoir mettre un coup de projecteur dessus », renchérit un haut cadre de la BM.
Plus grande puissance économique d’Asie du Sud-Est, riche en matières premières, le pays a maintenu le cap ces dernières années. Confronté à d’innombrables catastrophes naturelles, il a également su résister au ralentissement de la Chine. Ce vaste marché de 260 millions d’habitants a connu une croissance moyenne de 5 % par an depuis 2013, tirée par la consommation.

Deux décennies après la crise asiatique de 1997-98 et dix ans après la crise financière mondiale, « le niveau de vie des Indonésiens s’est considérablement élevé et l’économie est plus résiliente », souligne un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié mercredi.
L’OCDE n’est pas avare de compliments. Le pays, note l’organisation,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-17">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’acquisition par le principal cablo-opérateur américain du premier acteur de la télévision payante en Europe devrait rebattre les cartes dans ce secteur, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« En achetant Sky, l’américain Comcast joue les trouble-fête dans le ciel européen des télécoms »

L’acquisition par le principal cablo-opérateur américain du premier acteur de la télévision payante en Europe devrait rebattre les cartes dans ce secteur, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h09
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Avant Comcast, le métier de câblo-opérateur était fort rentable mais plutôt ennuyeux : fournir un robinet à chaînes de télévision, au plus de foyers possibles. La plupart du temps, en juxtaposant des monopoles locaux. Mais depuis que Brian Roberts a hérité, en 1990, de son papa l’entreprise fondée en 1963 dans le Mississippi, il n’a eu de cesse que d’animer cette activité, trop prévisible à son goût. Avec l’idée de se développer dans deux directions naturelles, les télécommunications d’un côté et la télévision de l’autre.

Comcast, devenu à coup d’acquisitions le numéro un américain du secteur, est un pionnier du concept de convergence entre les médias et les télécoms. Celui-ci a fait florès à la fin des années 1990, notamment avec Vivendi en France, et revient aujourd’hui avec force sur le devant de la scène. En bouclant ce mardi 9 octobre le rachat de Sky, le premier acteur de la télévision payante en Europe, il poursuit dans cette voie et pourrait bien troubler le jeu déjà compliqué des Européens.
Un parfum de revanche
Cette opération a un parfum de revanche pour l’insatiable Brian Roberts, puisqu’il arrache Sky au géant Disney qu’il avait essayé d’acheter en 2004. Il débarque en Europe à un moment crucial. Face au déferlement dans l’audiovisuel de géants numériques comme Netflix ou Amazon, les groupes de télévision sont sur la défensive.
Aux Etats-Unis, le phénomène provoque déjà une érosion des abonnements au câble et l’intrusion des opérateurs de téléphone, comme ATT ou Verizon, dans leur métier. En Europe, Sky est l’un des rares paneuropéens. Outre le Royaume-Uni, il est présent en Irlande, Allemagne, Autriche, Italie et Espagne. Son rachat par le géant américain devrait dont rebattre les cartes au moins dans trois domaines.
D’abord, sur le marché de l’Internet à haut débit, spécialité de Comcast et où Sky est le numéro deux en Grande-Bretagne. Il pourrait pousser son avantage en...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-18">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La chanteuse pop, qui a apporté son soutien au candidat démocrate dans le Tennessee, a réussi à mobiliser les électeurs. Un pic d’inscriptions a été enregistré après l’annonce de la star, en particulier chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Midterms J – 27 : Taylor Swift fait grimper le nombre d’inscriptions sur les listes électorales

La chanteuse pop, qui a apporté son soutien au candidat démocrate dans le Tennessee, a réussi à mobiliser les électeurs. Un pic d’inscriptions a été enregistré après l’annonce de la star, en particulier chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 11h08
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
La faible mobilisation que suscitent ordinairement les élections de mi-mandat, singulièrement dans le camp démocrate, a régulièrement été un atout pour le Parti républicain. Un pic d’inscriptions sur les listes électorales a pourtant été enregistré au cours des dernières heures après l’annonce du soutien apporté par la chanteuse pop Taylor Swift à Phil Bredesen, candidat démocrate dans le Tennessee, en situation délicate face à la républicaine Marsha Blackburn pour un siège au Sénat occupé jusqu’à présent par un conservateur.
Quelques heures après cette annonce, dimanche 7 octobre, le site Vote.org, qui facilite les démarches d’inscriptions, a enregistré un flot de demandes, à la fois à l’échelle nationale et dans le Tennessee. « Nous n’avons jamais vu une telle période de vingt-quatre, trente-six ou quarante-huit heures », a déclaré à la presse américaine sa porte-parole, Kamari Guthrie, ajoutant que l’impact de Taylor Swift a été supérieur à celui de l’ancien président Barack Obama, qui a également mentionné le site lors d’un appel à s’inscrire sur les listes électorales. « C’est beaucoup plus que nous voyons habituellement », a-t-elle déclaré.
Parmi eux, 42 % sont âgés de 18 à 24 ans, une tranche d’âges dans laquelle les démocrates dominent les républicains, selon la même source. En octobre 2016, 405 000 personnes se sont inscrites sur Vote.org, le groupe d’âges le plus important étant les trentenaires, selon Raven Brooks, directeur des opérations du site. Environ 22 % de ces inscrits avaient entre 18 et 24 ans, un pourcentage bien...




                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-19">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le deuxième suspect dans la tentative d’empoisonnement d’un ex-agent double a été identifié. Il s’agit d’un médecin militaire du GRU décoré, comme son acolyte, en 2014.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Affaire Skripal : l’étoile pâlie des « héros de Russie »

Le deuxième suspect dans la tentative d’empoisonnement d’un ex-agent double a été identifié. Il s’agit d’un médecin militaire du GRU décoré, comme son acolyte, en 2014.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 12h03
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Moins de deux semaines après avoir révélé le nom du premier suspect impliqué dans la tentative d’empoisonnement au Novitchok de l’ex-agent double Sergueï Skripal, et de sa fille, Ioulia, au mois de mars, au Royaume-Uni, le site d’investigation britannique Bellingcat et son partenaire russe The Insider ont identifié le deuxième suspect. Alexandre Michkine, qui agissait sous le pseudonyme d’« Alexandre Petrov », est un médecin militaire du GRU, le renseignement militaire russe. Et comme son acolyte, le colonel Anatoli Tchepiga, alias « Rouslan Bochirov », il a été décoré, en 2014, de la médaille de « héros de la Fédération de Russie », la plus haute distinction du pays.
« Cela en fait deux, deux héros de Russie », a souligné Christo Grozev, membre de Bellingcat, en présentant mardi 9 octobre depuis le Parlement anglais les résultats de l’enquête. Nés la même année, en 1979, mariés et pères de deux enfants chacun, les deux hommes, recrutés par le GRU, ont, selon le site d’investigation, suivi un parcours assez similaire qui les a amenés à se rendre l’un et l’autre en Ukraine au début du conflit meurtrier entre séparatistes prorusses et forces loyales à Kiev.
Appartements haut de gamme
Alexandre Michkine a ainsi effectué plusieurs voyages en Ukraine, mais il s’est également rendu en Transnistrie, l’enclave prorusse en Moldavie. Puis, à l’automne 2014, au moment où « Bochirov » et « Petrov », domiciliés jusqu’ici à l’adresse du siège du GRU, à Moscou, sont décorés, les deux agents déménagent dans des appartements haut de gamme d’une valeur comprise entre 350 000 et 500 000 euros, selon Bellingcat, qui en conclut que ces appartements constituaient une prime en nature complémentaire à leur titre de « héros ».
C’est à Moscou, entre 2007 et 2010, qu’il aurait reçu l’identité d’infiltration de « Petrov » – « Bochirov » ayant obtenu la sienne en 2011.
Originaire de Loyga, un village déshérité d’un millier d’habitants difficile d’accès dans le district d’Archangelsk, au nord de la Russie, Alexandre Michkine s’est installé à Saint-Pétersbourg à la fin des années 1990. En 2001, étudiant à l’Académie de médecine militaire S. M. Kirov , l’officier, dont le grade actuel reste incertain – colonel comme Tchepiga ? –, est alors formé à la médecine des forces armées de la marine russe. Un an ou deux plus tard, il obtient son diplôme. C’est à Moscou, entre 2007 et 2010, qu’il aurait ensuite reçu l’identité d’infiltration de « Petrov » – « Bochirov » ayant obtenu la sienne en 2011.
Mais contrairement à son acolyte, cette fausse identité n’est que partielle. « Petrov » a conservé nombre d’éléments biographiques de Michkine, comme la date de naissance, son prénom et son patronyme d’origine, Evguenievitch, ainsi que les prénoms de ses parents. Seul son lieu de naissance a été transféré à Kotlas, une ville située à environ 100 km de son village d’origine, où réside toujours sa grand-mère.
« Prié de ne rien dire »
Accourus sur place, des journalistes ont confirmé auprès d’habitants locaux, sur photos, qu’il s’agissait bien de la même personne que « Petrov », de la même manière que d’autres, avant eux, avaient reconnu Tchepiga-Bochirov dans sa région d’origine, dans l’extrême-est de la Russie. Toutefois, tant sur place que parmi les « centaines » d’anciens élèves de l’Académie militaire sollicités par Bellingcat, les langues ne se sont pas toujours déliées. Selon Christo Grozev, l’un de ces interlocuteurs a indiqué que « tout le monde, dans sa classe, avait été contacté deux semaines avant et été prié de ne rien dire ».
« Qu’y-a-t-il à commenter ? On donne des commentaires sur la base de preuves et il n’y en a pas », Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des affaires étrangères
Mardi, un autre site d’investigation, CiTeam, est parvenu en parallèle aux mêmes conclusions. En fouillant les fichiers de la police routière, aisément accessibles, ses enquêteurs ont fini par trouver le « vrai » permis de conduire d’Alexandre Michkine dont la photo ne laisse guère de doute quant à sa ressemblance avec le portrait de « Petrov » diffusé par Scotland Yard. Des éléments également conformes avec les images de l’interview donnée par « Petrov » et « Bochirov » à la chaîne pro-Kremlin RT, dans laquelle les deux hommes avaient justifié leur présence, en mars, dans la ville anglaise de Salisbury, où résidait Sergueï Skripal, en se présentant comme des « touristes »…

        Lire aussi :
         

                Pour Vladimir Poutine, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal est un « traître à la patrie », une « ordure »



Comme il l’avait annoncé après les premières révélations sur Tchepiga, le porte-parole du Kremlin a refusé de commenter ces nouveaux éléments. Interrogée par The Insider, la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova, a coupé court : « Qu’y-a-t-il à commenter ? On donne des commentaires sur la base de preuves et il n’y en a pas. » Seule, l’ambassade russe à Londres a réagi en dénonçant des « informations » basées sur des « sources anonymes » qui, selon elle, « entretiennent des liens évidents avec les services secrets ». Bellingcat n’a reçu « AUCUNE information des services de renseignement britanniques », a riposté Christo Grozev sur Twitter.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/10/19-20">
<filnamedate="20181010"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181010"><AAMMJJHH="2018101019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Près de 400 tonnes de produits contrefaits ont été saisies en deux ans dans le pays, qui va se doter d’une autorité de régulation du secteur.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤         

Compte rendu

La Côte d’Ivoire déclare la guerre aux faux médicaments

Près de 400 tonnes de produits contrefaits ont été saisies en deux ans dans le pays, qui va se doter d’une autorité de régulation du secteur.


LE MONDE
              datetime="2018-10-10T10:37:04+02:00"

        Le 10.10.2018 à 10h37






    
Opération de police contre des vendeurs de faux médicaments au marché d’Adjamé, à Abidjan, en mai 2017.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Près de 400 tonnes de faux médicaments ont été saisies en deux ans en Côte d’Ivoire, dont la capitale, Abidjan, abrite le plus grand marché de produits illicites d’Afrique de l’Ouest, a annoncé, mardi 9 octobre, le ministère ivoirien de la santé. « Au cours des deux dernières années, 385 tonnes de faux médicaments, représentant pour l’industrie pharmaceutique une perte financière de 100 milliards de francs CFA [150 millions d’euros], ont été saisies », a déclaré Ablé Ekissi, inspecteur au ministère.
M. Ekissi s’exprimait lors du lancement d’une campagne de lutte contre la vente de faux médicaments initiée par le groupe pharmaceutique français Sanofi. « En Côte d’Ivoire, de 30 à 40 % des médicaments sont achetés dans la rue. Ils sont réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les consomment », a affirmé Abderrahmane Chakibi, directeur général de Sanofi pour l’Afrique subsaharienne francophone.

        Lire aussi :
         

                Dans la jungle des médicaments, en plein cœur d’Abidjan



La campagne pour le « changement de comportement sur le danger lié à l’utilisation des médicaments de la rue » va mobiliser un camion sonorisé qui va sillonner Abidjan et trois villes de l’intérieur du pays jusqu’au 13 octobre. La France, partenaire de cette campagne, a dénoncé « un funeste commerce des faux médicaments qui continue de prospérer », près de neuf ans après l’Appel de Cotonou pour la lutte contre les faux médicaments, lancé notamment par l’ancien président Jacques Chirac.
Près de 100 000 morts par an en Afrique
« Nous n’avons pas affaire à des petits trafiquants, le trafic de faux médicaments peut être 40 fois plus lucratif que celui de la drogue et alimente de véritables réseaux de criminalité organisée », a déclaré l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson, jugeant « impérative » la coopération internationale et la mobilisation des douanes et de la justice. Pour faire face au trafic, la France va « accompagner » la Côte d’Ivoire dans la création d’une autorité de régulation du médicament – une première en Afrique de l’Ouest francophone – qui sera chargée de « la traçabilité des médicaments de qualité ».

        Lire aussi :
         

                L’Afrique face à l’invasion de faux médicaments



L’usage de faux médicaments entraîne près de 100 000 décès par an en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Quelque 42 % des médicaments en circulation en Afrique subsaharienne sont falsifiés, ce qui en fait la région du monde la plus touchée par ce trafic contrôlé par le crime organisé. Les criminels profitent du fait qu’à l’inverse du trafic de stupéfiants, le commerce de faux médicaments demeure largement impuni dans le monde, étant considéré comme un simple délit de violation de la propriété intellectuelle alors qu’il est responsable de centaines de milliers de morts par an, selon l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm), basé à Paris.

