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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Après des mois de concertation, le gouvernement a dévoilé mercredi ses premiers arbitrages sur le futur système « universel » de retraite.
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Réforme des retraites : le gouvernement abat ses premières cartes

Après des mois de concertation, le gouvernement a dévoilé mercredi ses premiers arbitrages sur le futur système « universel » de retraite.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h44
   





                        



   


Après des mois de concertation sur le futur système « universel » de retraite voulu par Emmanuel Macron, le gouvernement a dévoilé ses premiers arbitrages, mercredi 10 octobre, ce qui a satisfait la plupart des partenaires sociaux, sans dissiper toutes leurs craintes. C’est Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de piloter ce dossier, qui a exposé les grands principes, au cours d’une « réunion multilatérale » organisée au ministère des solidarités et de la santé.
Plusieurs de ses annonces confirment des pistes évoquées durant la campagne présidentielle ou au cours de la période récente. Ainsi, l’âge auquel les personnes pourront réclamer le versement de leur pension reste fixé à 62 ans. Il s’agira d’un système en points (et non en annuités, comme à l’heure actuelle), que les assurés accumuleront tout au long de leur vie professionnelle (aujourd’hui, seules sont prises en compte les vingt-cinq meilleures années, en matière de rémunération, pour le régime de base des salariés du privé).

        Décryptage :
         

          Qu’est-ce que la « retraite par points » proposée par Emmanuel Macron ?



Des points supplémentaires (entraînant une hausse de la pension) seront accordés dès le premier enfant, ce qui constitue une nouveauté (aujourd’hui, ce type d’avantage n’est prévu qu’à la troisième naissance). Le financement du système sera assuré par des cotisations sur les revenus et salaires que les personnes ont perçus, dans la limite de 120 000 euros brut par an, ce qui constitue un seuil élevé englobant plus de 90 % des actifs.
Rassurer les interlocuteurs
L’exécutif a tenté de rassurer ses interlocuteurs en rappelant que les pensions de réversion seront maintenues, tout comme le minimum de pension pour les bas salaires et les carrières hachées. Idem s’agissant des mesures de solidarité qui existent aujourd’hui pour « les interruptions d’activité », comme le chômage, l’invalidité, la maladie ou la maternité.
A l’issue de la rencontre, le secrétaire général de FO, Pascal Pavageau, s’est dit « satisfait » d’avoir obtenu « plus d’éléments concrets que lors des six derniers mois », même s’il réclame toujours « que soient faites des simulations » sur des cas pratiques. Un état d’esprit partagé par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, « relativement satisfait dans l’ensemble », bien qu’il juge « indispensable » que le futur système de retraite « prenne en compte l’espérance de vie et d’éventuels gains de productivité ».

        Notre analyse (édition abonnés) :
         

          Retraites, une réforme explosive aux multiples inconnues



M. Roux de Bézieux continue de plaider pour un mécanisme « qui peut être l’âge pivot », afin d’inciter les Français à travailler plus longtemps. Son propos fait référence aux règles adoptées pour les retraites complémentaires du privé : à partir de 2019, les personnes affiliées à ces régimes subiront, pendant trois ans, une baisse de leur pension complémentaire si elles partent à la retraite avant un certain âge (qui peut varier de 63 à 67 ans, suivant les cas).
Déminer les dossiers délicats
Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a salué « une réunion utile » qui a permis de mettre sur la table « un certain nombre d’éléments arbitrés ». Vice-présidente de la CFTC, Pascale Coton a estimé, elle, avoir « été entendue » sur les « mécanismes de solidarité ». A l’inverse, et sans surprise, la CGT n’est « pas favorable à ce projet », qui « fera baisser » les futures pensions « à un niveau proche du seuil de pauvreté pour beaucoup », selon Catherine Perret.
Beaucoup d’aspects de ce dossier ultrasensible restent à négocier, notamment la transition entre les 42 régimes de retraite actuels et le futur système « universel ». La réforme ne s’appliquera ni aux retraités actuels ni à « ceux qui seront à moins de cinq ans de l’âge de départ au moment de l’adoption de la loi », selon M. Delevoye.

        Notre article interactif :
         

          Ce que la réforme des retraites va changer pour vous



A court terme, le calendrier reste incertain : la concertation « nous amène déjà en avril-mai », a reconnu le haut-commissaire. Le texte que le chef de l’Etat voulait voir « voté au premier semestre » pourrait donc être déposé après les élections européennes, pour une adoption « dans le courant de l’année 2019 ». Un délai nécessaire pour déminer des dossiers délicats, comme les régimes spéciaux, les carrières longues, ou encore le sort des dizaines de milliards d’euros de réserves financières des régimes complémentaires, qui sont appelés à disparaître.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le jugement du tribunal d’Aix-en-Provence, qui avait dédouané la maison mère allemande de la société varoise, est annulé.
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Scandale des prothèses mammaires PIP : la Cour de cassation ordonne un nouveau procès

Le jugement du tribunal d’Aix-en-Provence, qui avait dédouané la maison mère allemande de la société varoise, est annulé.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 18h00
   





                        


La Cour de cassation s’est prononcée, mercredi 10 octobre, en faveur d’un nouveau procès du géant allemand TÜV, certificateur des prothèses défectueuses de sa filiale française PIP établie à La Seyne-sur-Mer (Var). Cette décision annule le jugement du tribunal d’Aix-en-Provence, qui avait dans un premier temps dédouané l’entreprise de toute responsabilité. Cette décision de la Cour de cassation, très attendue par les victimes de PIP, renvoie le dossier devant la cour d’appel de Paris.
Des milliers de femmes à travers le monde ont souffert de complications liées à la pose de prothèses mammaires fabriquées par l’entreprise PIP. Les prothèses présentaient depuis la fin des années 2000 un taux anormal de rupture et contenaient un gel différent de celui indiqué lors de la mise sur le marché. Après avoir apporté sa certification avant leur mise sur le marché, TÜV avait procédé à treize contrôles dans les locaux de PIP, entre octobre 1997 et janvier 2010. Aucun manquement à la réglementation n’a jamais été constaté.

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                Sur le marché de l’esthétique, la prothèse mammaire a moins la cote



En 2010, l’Agence des produits de santé avait retiré du marché les implants de la société PIP, qui avait été placée en liquidation judiciaire. Son fondateur, Jean-Claude Mas, a été condamné en 2013 à quatre ans de prison ferme et à 75 000 euros d’amende, interdit définitivement d’exercer dans le domaine sanitaire et de gérer une entreprise.
En première instance, en novembre 2013, TÜV avait été condamné par le tribunal de commerce de Toulon à verser 53 millions d’euros à six distributeurs étrangers des prothèses et à 1 600 porteuses pour avoir « manqué à ses obligations de contrôle et de vigilance ». En 2017, dans une procédure parallèle, le tribunal de Toulon avait condamné TÜV à verser 60 millions d’euros à 20 000 plaignantes, soit 3 000 euros à chacune, en provision du préjudice subi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Julia Pascual, journaliste au « Monde », a passé deux semaines en Méditerranée sur le navire humanitaire, qui s’est vu retirer son pavillon.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Si le processus de vérification du patrimoine des potentiels ministres s’est rallongé ces dernières années, il ne prend pas pour autant une semaine.
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Remaniement : les indispensables (et pas si longues) vérifications sur les futurs ministres

Si le processus de vérification du patrimoine des potentiels ministres s’est rallongé ces dernières années, il ne prend pas pour autant une semaine.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 18h43
    |

            Emeline Cazi








                        



                                


                            

Il fallait bien avancer une raison pour expliquer ce délai inhabituel, voire inédit, pour remplacer un ministre démissionnaire. Depuis plus d’une semaine que Gérard Collomb a quitté le ministère de l’intérieur, Matignon ne lui a toujours pas trouvé de remplaçant, Place Beauvau.
A la presse qui s’en étonne, le porte-parole du gouvernement a avancé les « vérifications » nécessaires qui, selon lui, n’existaient pas avant, et auxquelles l’Elysée et le premier ministre, Edouard Philippe, disent à présent se plier. « Désormais, on fait des vérifications sur les ministres qu’on nomme, ça passe par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP], c’est nécessaire. Donc le temps où on nomme un ministre en deux heures, ça, c’est un temps révolu », a déclaré Benjamin Griveaux, ce week-end, sur France Inter.
Ce travail de vérification des noms peut bien prendre quelques jours, mais jamais une semaine. Dans tous les cas, c’est l’Elysée, « maître des horloges », qui fixe le tempo. La Haute Autorité, elle, fait au mieux, dans le temps qui lui est imparti, avec les éléments qu’on lui transmet ou, s’ils sont suffisants, avec ceux qu’elle trouve elle-même sur Internet.
Rien ne l’y oblige, mais il est vrai que le président de la République a depuis peu la possibilité d’interroger trois administrations pour vérifier la situation d’une personne pressentie pour entrer au gouvernement. La loi de moralisation de la vie publique de 2017 (qui complète celle de 2013 sur la transparence) en a gravé les modalités.

Consultation préalable
A Bercy, la présidence peut demander de vérifier si son potentiel futur ministre est en règle avec le fisc. Elle a aussi la possibilité – comme certains employeurs – de se faire communiquer un extrait du bulletin numéro deux du casier judiciaire du candidat. Et enfin, elle peut interroger la HATVP pour savoir si elle voit de possibles conflits d’intérêts entre la situation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Didier Maus, spécialiste en droit constitutionnel, explique les risques en cas de faux témoignage devant la commission d’enquête parlementaire.
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Affaire Benalla : que risquent les témoins s’ils ont menti devant la commission d’enquête ?

Didier Maus, spécialiste en droit constitutionnel, explique les risques en cas de faux témoignage devant la commission d’enquête parlementaire.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h19
    |

            Faustine Vincent








                        



   


Devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Alexandre Benalla, dont la dernière audition s’est tenue mercredi 10 octobre au Sénat, les protagonistes ont témoigné sous serment, en jurant de dire « toute la vérité, rien que la vérité ». Des contradictions sont pourtant apparues au fil des semaines dans le propos de certains d’entre eux, laissant planer le doute sur leur sincérité. Que risquent-ils s’ils ont menti aux députés ?

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Dans le droit anglo-saxon, le parjure est un délit qui consiste à mentir ou à produire un faux témoignage par écrit, sous serment, notamment devant un tribunal. En France, le délit de parjure n’existe pas. Sa création avait été évoquée en 2013 après l’affaire Cahuzac, et une proposition de loi avait été déposée en ce sens à l’Assemblée nationale. Mais l’idée n’a pas été retenue au motif que la loi sur le faux témoignage « fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire » existe déjà, et qu’il suffisait donc de l’appliquer aux témoignages prononcés devant l’Assemblée nationale ou le Sénat.
Jusqu’à présent, seule une personne a été condamnée pour faux témoignage devant des parlementaires : le pneumologue Michel Aubier, condamné en première instance en 2017 à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour avoir menti sur ses liens avec le groupe Total. Malgré les contradictions chez certains témoins dans l’affaire Benalla, les parlementaires de la commission d’enquête ne devraient pas pointer d’éventuels faux témoignages dans leur rapport, selon les informations du Monde.

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                Quels pouvoirs pour la commission d’enquête parlementaire ?



Le président émérite de l’Association française de droit constitutionnel, Didier Maus, détaille les raisons pour lesquelles les accusations de faux témoignage devant des parlementaires sont si rares en France.
Que risque-t-on si l’on ment sous serment devant une commission d’enquête parlementaire ?
Quand on prête serment, on doit dire la vérité. Le délit de « faux témoignage » est passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Pour qu’une condamnation soit prononcée, le président de la commission d’enquête doit d’abord acquérir la conviction que la personne entendue a menti, soit parce que des éléments de son propos sont en contradiction évidente avec la réalité, soit par omission. Le président du Sénat doit ensuite saisir le procureur de la République, lequel appréciera s’il faut ouvrir une enquête ou non.

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Jusqu’ici, seul le pneumologue Michel Aubier a été condamné pour faux témoignage devant des parlementaires. Est-ce le signe d’un dysfonctionnement ?
Il faut être très prudent. Cette première condamnation est très importante sur le plan symbolique. On ne peut pas dire que la procédure ne fonctionne pas, puisqu’elle a déjà fonctionné. Elle peut de nouveau être actionnée, à condition qu’il y ait matière à…
Les accusations d’omission ou de faux témoignage doivent reposer sur des éléments substantiels. Dans l’affaire Benalla, un certain nombre de personnes arriveront à relever des contradictions lors des auditions. Mais une contradiction suffit-elle à dire qu’il s’agit d’un faux témoignage ? Ce n’est pas évident. La mémoire peut être défaillante.
D’autres éléments expliquent-ils le fait qu’il n’y ait pas eu d’autres condamnations ?
Oui. D’abord, parce qu’une commission d’enquête n’est pas une instruction judiciaire. On cherche à comprendre une situation, les procédures liées à des politiques publiques ou à des événements, mais on ne cherche pas à déterminer des responsabilités individuelles pénales. C’est une différence fondamentale.
Contrairement à une instruction judiciaire, il n’y a pas non plus de confrontation, même si rien ne l’interdit. Cela peut parfois donner lieu à des auditions un peu surréalistes, où un propos étonnant ne fera pas l’objet d’une relance pour autant.
Le fait que les auditions soient publiques joue également un rôle. Nous ne sommes pas dans le secret du cabinet d’un juge d’instruction. Les parlementaires réfléchissent donc à deux fois avant de s’exposer en prenant la parole. Enfin, une commission d’enquête agit et fonctionne dans un milieu politique, où l’opposition est présente. Cela conduit certains parlementaires à s’autocensurer ou à ne pas pousser les personnes auditionnées dans leurs retranchements si cela peut nuire à leur intérêt politique.

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Aux Etats-Unis, les accusations de faux témoignage devant des parlementaires sont plus fréquentes. Comment expliquer cette différence ?
Aux Etats-Unis, le prestige du Congrès est beaucoup plus fort que celui du Parlement français. Il représente l’égalité des Etats et est fondateur du pacte américain : la Constitution des Etats-Unis, adoptée en 1787, a une forte considération pour le système législatif, ciment de l’unité américaine. En France, notre histoire est plus troublée, plus complexe.
La dimension morale et religieuse, beaucoup plus forte aux Etats-Unis qu’en France, entre aussi en compte dans la façon dont le parjure est considéré là-bas. Je rappelle que le président américain prête serment sur deux textes : la Constitution et la Bible.

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La façon dont le mensonge est considéré dans la sphère publique a-t-elle évolué en France ?
Oui. Il y a eu, ces dernières années, une prise de conscience très forte de la société. Les débats sur la transparence politique [après l’affaire Cahuzac] ont joué un rôle important. L’arsenal législatif sur le contrôle de la vie publique, comme sur les conflits d’intérêts par exemple, s’est considérablement étoffé. L’exigence d’honnêteté et de respect de la parole publique est plus forte que jamais, et les Français admettent beaucoup moins qu’avant l’existence de zones d’ombre, ou le mensonge par omission. Mais dans le cas de l’affaire Benalla, je ne sais pas ce sur quoi cela peut déboucher concrètement.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Depuis plusieurs semaines, les éleveurs béarnais affichent leur colère contre la réintroduction la semaine dernière dans les Pyrénées de deux ourses slovènes
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Pyrénées-Atlantiques : les pro-ours portent plainte contre les battues menées par les éleveurs

Depuis plusieurs semaines, les éleveurs béarnais affichent leur colère contre la réintroduction la semaine dernière dans les Pyrénées de deux ourses slovènes



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h59
   





                        



   


La bataille entre pro et anti-ours dans les Pyrénées-Atlantiques va-t-elle se poursuivre au tribunal ? Seize associations environnementales ont déposé une plainte au parquet de Pau, mercredi 10 octobre, contre les battues menées par des éleveurs béarnais, a annoncé à l’Agence France-Presse leur avocat, Jean-François Blanco.
Parmi les plaignants figurent notamment le Fonds d’intervention éco-pastoral (Fiep), la Sepanso Pyrénées-Atlantiques, France Nature Environnement, FERUS, l’association Pays de l’ours ou encore la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

        Lire notre reportage :
         

          Dans les Pyrénées, le dépit des opposants aux ours



Menaces sur les brebis
Depuis plusieurs semaines, les éleveurs affichent leur colère contre la réintroduction la semaine dernière dans les Pyrénées de deux ourses slovènes. La plainte vise notamment les barrages dressés, dans la nuit du 3 au 4 octobre, au cours desquels les agriculteurs « n’ont pas hésité à bloquer longuement la circulation et à fouiller les véhicules arrêtés ». Ils « se sont comportés comme des agents de la force publique », selon Jean-François Blanco.

        Lire aussi :
         

                Dans les Pyrénées, des opposants aux ours « prêts à aller en prison » s’il le faut



Les deux ourses slovènes ont été lâchées jeudi et vendredi dans les Pyrénées-Atlantiques afin de sauvegarder l’espèce, menacée d’extinction en France. Mais selon les éleveurs, ces arrivées ne sont pas compatibles avec l’élevage. L’animal, qui se nourrit à 70 % de végétaux, peut s’attaquer à des brebis ou provoquer la chute de dizaines d’entre elles d’un escarpement si elles sont effrayées.
Outre les indemnisations en cas d’attaque par des ours, des mesures d’accompagnement ont été prévues par l’Etat pour rassurer les éleveurs. Parmi celles-ci, le gardiennage permanent des troupeaux, l’achat de chiens de protection patou, ou la mise en place de clôtures électriques mobiles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Riyad mise sur la pétrochimie pour rendre son pétrole encore plus rémunérateur et exporter vers l’Asie. Saudi Aramco et Total investissent 5 milliards d’euros.
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Pour l’Arabie saoudite, le plastique c’est fantastique

Riyad mise sur la pétrochimie pour rendre son pétrole encore plus rémunérateur et exporter vers l’Asie. Saudi Aramco et Total investissent 5 milliards d’euros.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 16h50
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Malgré la poussière soufflée par le vent, les tuyauteries luisent sous le soleil de plomb. Dans l’est de l’Arabie saoudite, face à la côte iranienne, la raffinerie Satorp, à Jubail, se veut un modèle du savoir-faire du royaume en matière pétrolière.
Le site, qui occupe plus de 5 kilomètres carrés et qui transforme 440 000 barils de pétrole par jour, fait la fierté de son patron, Sulaiman Al-Babtain. Les deux tranches de cette gigantesque raffinerie ouverte en 2013 sont opérées par le groupe Saudi Aramco en partenariat avec Total, qui a invité Le Monde à visiter ses installations dans la région.

« Ici, ce n’est pas l’Arabie saoudite, ce n’est pas la France, c’est un peu des deux », s’amuse Sulaiman Al-Babtain, dans la salle de contrôle presque neuve de la raffinerie. Grande comme un hall d’hôtel, elle rassemble une vingtaine d’opérateurs silencieux, qui se relaient 24 heures sur 24 pour contrôler la production et l’acheminement vers le port industriel King Fahd. Ici, les 1 200 employés, à plus de 70 % saoudiens, transforment le brut lourd venant des champs voisins de Manifa et Safaniya en carburants pour véhicules diesel et pour avions.
Plus au sud, se trouve Dhahran, et le siège de la compagnie nationale d’hydrocarbures, le géant Saudi Aramco. C’est dans cette zone que sont forés les premiers puits dans les années 1930, et que se fait la première grande découverte du pétrole saoudien par des géologues américains, en 1938. L’événement a changé le destin de ce pays ultraconservateur… et chamboulé la donne énergétique mondiale, avec le soutien décisif des Etats-Unis. Depuis, le pays est devenu l’un des premiers producteurs mondiaux, avec ses 11 millions de barils de pétrole par jour.
Le plastique, secteur en croissance « fulgurante »
Cette place prédominante dans le champ pétrolier mondial, le royaume est décidé à la conserver. Et il multiplie les projets pour augmenter la valeur de son pétrole.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La procédure, portée par des indépendantistes, vise à « demander des comptes aux présidents vivants depuis le début des essais nucléaires » dans l’archipel.
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Polynésie : plainte contre la France pour crimes contre l’humanité auprès de la CPI

La procédure, portée par des indépendantistes, vise à « demander des comptes aux présidents vivants depuis le début des essais nucléaires » dans l’archipel.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 00h59
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 15h39
   





                        



   


Une plainte a été déposée le 2 octobre devant la Cour pénale internationale (CPI) contre la France pour crimes contre l’humanité, en raison des essais nucléaires expérimentés en Polynésie, a fait savoir, mardi 9 octobre, aux Nations unies le dirigeant indépendantiste polynésien Oscar Temaru. « Nous le devons à toutes les personnes décédées des conséquences du colonialisme nucléaire », a ajouté l’ex-président de cet archipel du Pacifique qui compte 270 000 habitants.
Cette annonce a été faite au cours d’une réunion sur la Polynésie française organisée au sein d’une commission de l’ONU spécialisée dans les sujets de décolonisation. « Cette poursuite en justice a pour objectif de demander des comptes à tous les présidents français vivants depuis le début des essais nucléaires contre notre pays », a lancé M. Temaru.

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« Pour nous, les essais nucléaires français ne sont que le résultat direct d’une colonisation. Contrairement au discours français, nous n’avons pas accepté d’accueillir ces essais, ils nous ont été imposés avec la menace directe de l’établissement d’une gouvernance militaire si nous refusions. »
193 essais entre 1966 et 1996
Le dirigeant indépendantiste a précisé qu’un « dialogue responsable » avait été recherché depuis 2013 avec « la puissance administrative » sous la supervision des Nations unies. Mais les appels à venir à la table de discussions faits à la France ont été « ignorés et méprisés », selon lui.
Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné d’une délégation des leaders de sa majorité, a également été entendu mardi par la commission de l’ONU.
« Mon pays, la Polynésie française, est un pays autonome qui se gouverne librement et démocratiquement (…) ne vit nullement dans une situation coloniale, ni une situation d’oppression. »
M. Fritch a rappelé qu’il avait été largement réélu en mai, face au parti indépendantiste, qui avait notamment fait campagne sur le nucléaire et la décolonisation et défendu le maintien de la Polynésie dans la République française. Le député indépendantiste Moetai Brotherson a, lui, dénoncé « le siège vide de la France » lors de ces échanges à l’ONU.

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De 1966 à 1996, les atolls de Mururoa et Fangataufa ont été le théâtre de 193 essais nucléaires français qui ont eu des effets sur la santé des populations et l’environnement. En 2010, une loi a instauré un dispositif d’indemnisation, mais il est jugé trop restrictif, selon des associations de vétérans touchés par des maladies radio-induites.

A lire dans les archives du « Monde »
« Hao après la bombe ». Il y a quarante-trois ans, l’armée française investissait les îles voisines de Mururoa. Son départ, en 2000, laisse un pays dévasté mais tranquille.
« Tirer le bien du mal ». Le 13 février 1960, la France effectuait son tout premier essai nucléaire dans le Grand Sud algérien. L’éditorial du « Monde » y consacrait son éditorial.
« Le général de Gaulle a assisté à l’explosion d’une bombe six fois plus puissante que celle d’Hiroshima ». l’explosion de la bombe A a eu lieu dimanche à 7 h. 30, heure locale (18 h. 30, heure française). «  Je suis fier de vous  », a déclaré le chef de l’État aux techniciens après l’expérience.
« L’odyssée nucléaire de la France ». En septembre 1995, le journaliste Jacques Isnard retraçait l’histoire des essais nucléaires depuis les années 1960.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le groupe a annoncé, mercredi, un plan pour devenir en 2022 le « leader en Europe » de la fourniture de courant aux véhicules électrique et de leurs bornes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

EDF entre dans la course à la voiture électrique

Le groupe a annoncé, mercredi, un plan pour devenir en 2022 le « leader en Europe » de la fourniture de courant aux véhicules électrique et de leurs bornes.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 16h01
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Le premier électricien mondial ne pouvait pas rater le virage de la mobilité électrique au moment où le mouvement en faveur des véhicules propres s’accélère, notamment du côté des constructeurs automobiles. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a annoncé, mercredi 10 octobre, un plan destiné à en faire l’« énergéticien leader » sur ses quatre principaux marchés (France, Royaume-Uni, Italie et Belgique) en 2022. Après le « plan solaire » (fin 2017) et le « plan stockage » (mars 2018), le groupe complète ainsi sa stratégie en faveur de la transition énergétique.
EDF s’était déjà engagé dans cette voie à travers sa filiale Sodetrel, qui gère un réseau de 200 bornes de recharge rapide (80 % du plein en vingt à trente minutes) sur les autoroutes de l’Hexagone, soit une tous les 80 kilomètres. Il a décidé de créer une division spécifique « EDF mobilité électrique ». Confiée à Yannick Duport, jusqu’à présent directeur commerce Ile-de-France, elle sera rattachée au directeur exécutif, Henri Lafontaine, patron du commerce et des services.
« Le contexte est favorable, on assiste à un mouvement général de la société, des politiques et des constructeurs, qui investissent des milliards dans le véhicule électrique. Il fallait accélérer », souligne M. Duport, qui rappelle qu’EDF a testé les premiers véhicules électriques… en 1972. Le transport est responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe, et le véhicule électrique est une des réponses majeures au défi climatique. Et de puissants concurrents, comme le français Engie et l’italien Enel, sont déjà en piste.

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« Le client d’EDF pourrait être rémunéré »
EDF a plusieurs atouts : un portefeuille de 35 millions de clients sur le Vieux Continent ; un taux de satisfaction très élevé, même si le groupe continue de perdre des abonnés depuis l’ouverture à la concurrence ; et une production décarbonée à 87 % grâce au nucléaire. « En 2022, nous fournirons 600 000 véhicules électriques, soit 30 % du marché des quatre pays où nous sommes le plus implantés », indique M. Duport.
Mais, dès 2019, EDF lancera une offre commerciale intégrant fourniture de courant vert, solutions de recharge pour ceux qui ont une place de parking (et des « solutions innovantes » pour ceux qui n’en ont pas), ainsi que des services pour optimiser cette recharge et l’usage de la batterie du véhicule.

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« En 2022, nous fournirons 600 000 véhicules électriques, soit 30 % du marché des quatre pays où nous sommes le plus implantés »
Le groupe a aussi l’ambition d’être, dans quatre ans, le premier exploitant de bornes électriques publiques et privées sur ses quatre « pays cœur », avec 75 000 points gérés par Sodetrel.
Enfin, il affiche sa volonté d’être le numéro un dans le « smart charging », avec l’implantation de 4 000 bornes « intelligentes » dès 2020, surtout en France et au Royaume-Uni. Avec ce système, il sera, par exemple, possible de tirer sur une batterie d’automobile garée, afin d’équilibrer le réseau en période de pointe de consommation. « Le client d’EDF pourrait être rémunéré pour cela », explique M. Duport.

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« Partenariats stratégiques »
Au sein de sa division recherche et développement (R&D), EDF va créer un laboratoire dévolu à la « recharge ultrarapide ». « Mais, pour réussir, souligne M. Lévy, EDF construit un écosystème d’acteurs innovants au travers de partenariats stratégiques permettant de déployer à grande échelle les meilleures technologies. » 
D’abord, des start-up présentes sur les technologies de rupture, comme l’allemande Ubricity (équipement des lampadaires publics de bornes de recharge) ou la californienne Nuvve (amélioration du « smart charging »), avec laquelle EDF devrait créer une coentreprise.

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Ensuite, les constructeurs et les équipementiers automobiles. Avec Renault-Nissan, EDF fera des offres commerciales communes pour voitures électriques et testera des solutions de mobilité électrique dans les métropoles et les îles. Avec Toyota, partenaire depuis 2007, M. Duport prévoit « de nouvelles pistes de coopération » avec la R&D d’EDF dans la recharge intelligente et les stations de recharge à hydrogène. Et avec Valeo, qui coopère déjà sur les batteries.
En amont, le groupe travaille déjà sur la mobilisation des centrales et des réseaux pour la décennie 2020-2030. Un million de véhicules rechargeant leur batterie en même temps sollicite entre 1 et 2 gigawatts de puissance, soit un à deux réacteurs nucléaires. Qu’en sera-t-il avec 10 millions de voitures ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, observe, dans un entretien accordé au « Monde » que 56 000 familles vivent dans des logements indignes.
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Sur les copropriétés en difficulté, « il faut aller plus vite et agir plus fort »

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, observe, dans un entretien accordé au « Monde » que 56 000 familles vivent dans des logements indignes.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h00
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Le gouvernement lance, mercredi 10 octobre, un plan de trois milliards d’euros pour aider les copropriétés à la dérive. Le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, en explique les modalités dans un entretien accordé au Monde.
L’action publique pour redresser les copropriétés en difficulté, menée depuis plus de vingt ans, est-elle en échec ?
La situation est inacceptable. Nous avons procédé à un recensement en profondeur et découvert que 684 immeubles, soit 56 000 logements, sont dans des copropriétés en difficulté. Ce sont autant de familles qui y vivent parfois dans des logements indignes, souvent dans un immeuble quasi à l’abandon… On a donc décidé d’agir avec force et détermination. Mettre en place des outils – et nous en proposons de nouveaux – n’est pas suffisant : il s’agit d’impulser une dynamique pour aller plus vite et agir plus fort.
Nous mettons en place, pour la première fois, une politique publique adaptée à chaque territoire, partenariale, associant, localement, tous les acteurs, ceux de l’Etat bien sûr, comme l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), et les collectivités locales, en première ligne. Nous donnons la priorité à 128 immeubles où nous allons concentrer nos efforts avec un comité de pilotage national que je réunis, aujourd’hui, à Marseille.
Quelles mesures nouvelles proposez-vous ?
Ce sont plus de trois milliards d’euros, sur dix ans, que nous déployons. D’abord, des crédits nouveaux avec, en tête, l’ANAH, qui va y consacrer deux milliards d’euros, et l’ANRU, 500 millions d’euros. Le réseau HLM Procivis, très engagé dans la gestion des copropriétés en difficulté, apporte, lui, 240 millions d’euros auxquels s’ajoutent les efforts de la Caisse des dépôts et d’Action logement. Nous souhaitons aider les copropriétés en direct, qu’elles appartiennent à des propriétaires occupants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Des dizaines d’internautes s’agacent, preuves à l’appui, de voir leur taxe d’habitation en hausse, contrairement à la promesse présidentielle. Explications.
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Pourquoi la taxe d’habitation de certains contribuables augmente

Des dizaines d’internautes s’agacent, preuves à l’appui, de voir leur taxe d’habitation en hausse, contrairement à la promesse présidentielle. Explications.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 13h13
    |

            Samuel Laurent








                        


Ils sont des dizaines, sur les réseaux sociaux, à le penser et à le clamer : pour eux, pas de baisse de la taxe d’habitation, comme promis par Emmanuel Macron, mais, au contraire, une hausse de cet impôt, parfois au-delà des 20 % ou 30 %.

#TaxeHabitation 
2017: 586 euros
2018: 592 euros
— LNFranco_FI (@Helene Franco)


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Bon bah reçu taxe habitation. 
2017:   828€
2018:   1121€

Variation en pourcentage écrit sur la feuille: 35,39%

— GaccioB (@gaccio bruno)


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Un effet contre-productif, au moment où le gouvernement Edouard Philippe, en pleine période de remaniement, peine à vanter les effets de ses réformes pour le pouvoir d’achat, en particulier pour les personnes aux revenus modestes. Comment expliquer ces hausses ?
Une promesse très populaire
Emmanuel Macron l’avait martelé durant toute sa campagne électorale : il exonérerait, sur des critères de revenu, quatre contribuables sur cinq de cet impôt « injuste », car variable selon les communes et basé sur une évaluation obsolète des valeurs locatives. Cette promesse a profondément « imprimé » les esprits, selon les sondeurs, qui y voyaient l’un des moteurs du succès du candidat

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                L’exonération de taxe d’habitation, puissant moteur d’adhésion à Macron



Une mise en œuvre compliquée
Mais la simplicité de la promesse — supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des foyers — se heurte à des difficultés. La taxe d’habitation est, en effet, un impôt communal, qui abonde les budgets des collectivités locales. Et celles-ci décident en partie de son montant et de son assiette.
Le gouvernement a promis une réforme par étapes successives. La première de ces étapes : une baisse de 30 % sur les avis d’imposition 2018, que les contribuables français reçoivent ces jours-ci.
Cette baisse est compensée par l’Etat auprès des communes, à « l’euro près », comme l’a promis l’exécutif. Mais il le fait sur la base de l’imposition de 2017, sans prendre en compte les éventuelles augmentations survenues entre-temps. Car les communes gardent la possibilité de faire leurs propres choix en fonction de leurs besoins de financement.
Selon un rapport d’information parlementaire de juillet, on compte ainsi 24 250 communes et 748 EPCI (intercommunalités) qui ont maintenu leur taux — et a donc permis l’application d’une baisse de 30 %.
5 680 communes et 184 intercommunalités
Ainsi, dans 5 680 communes et 184 intercommunalités, le taux a augmenté, parfois fortement, ce qui peut « effacer » en partie ou en totalité la baisse de fiscalité résultant de la mesure prise au niveau national.
De même, le calcul de la taxe d’habitation fonctionne avec des abattements décidés au niveau communal, selon la taille de la famille, par exemple. Celles-ci ont pu supprimer ces abattements, produisant un autre effet de sens.
Plusieurs cas de figure
Il est donc possible d’être dans une commune où la hausse du taux a effacé la baisse de 30 % décidée et compensée par l’Etat. Mais également de ne pas être concerné par la baisse, car ses revenus sont trop hauts.
Si le revenu fiscal de référence dépasse 27 000 euros pour la première part (majoré de 8 000 euros par demi-part), soit 2 500 euros ou plus par mois environ pour un célibataire, on ne bénéficie pas du dégrèvement. (Voir notre calculette : serez-vous exonéré(e) de la taxe d’habitation ?). 
Enfin, les communes calculent la taxe d’habitation en se basant sur une valeur locative de référence, qui augmente quasi automatiquement chaque année. Si l’on n’est pas concerné par le dégrèvement, il y a donc une certaine probabilité de voir arriver cette taxe plus élevée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Les experts du GIEC alertent, à raison, les décideurs mondiaux quant à la nécessité d’un changement profond de modèle de développement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Climat : il n’est pas trop tard pour réagir

Editorial. Les experts du GIEC alertent, à raison, les décideurs mondiaux quant à la nécessité d’un changement profond de modèle de développement.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 12h25
   





                        


Editorial du « Monde ». Les signes de l’accélération du réchauffement climatique sont toujours plus alarmants. L’année 2017 vient d’être classée comme l’une des trois années les plus chaudes de l’histoire moderne, les banquises polaires fondent à vue d’œil et font inexorablement monter le niveau des océans, tempêtes et sécheresses dévastatrices se multiplient, avec des effets de plus en plus inquiétants sur la biodiversité.
Les cris d’alarme sont toujours plus insistants pour mettre en garde contre les conséquences de ce dérèglement dont plus personne – du moins plus personne de sérieux – ne conteste qu’il résulte de l’activité humaine, des émissions de gaz à effet de serre et de l’augmentation incontrôlée des surfaces cultivées. Le dernier en date, lundi 8 octobre, est celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui a rendu public un rapport dont on veut croire qu’il n’est pas celui de la dernière chance.

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                Ce qu’il faut retenir du rapport du GIEC sur la hausse globale des températures



Cette organisation, placée sous la tutelle du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation météorologique mondiale, a été créée en 1988 pour éclairer les décideurs et la communauté internationale sur la question climatique, c’est-à-dire sur la réalité du réchauffement, ses causes premières, ses impacts multiples, ainsi que sur les voies et moyens qui permettraient de l’endiguer ou d’en atténuer les effets. En trente ans, le GIEC a rendu cinq rapports d’évaluation (1990, 1996, 2001, 2007 et 2013) et trois rapports spéciaux (2000, 2012, 2013) avant celui qui vient de paraître.
Deux messages
Ce dernier s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Paris, scellé en décembre 2015 dans le cadre de la COP21, qui a prévu de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Les experts du GIEC adressent deux messages essentiels aux décideurs mondiaux.
Le premier est catégorique. Les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines sont la cause principale du réchauffement climatique et celui-ci s’accélère : au rythme actuel, on aura franchi le seuil de 1,5 °C d’augmentation de la température mondiale entre 2030 et 2052. Et le GIEC évalue précisément, pour la première fois, la différence d’impact d’un réchauffement de 1,5 °C ou de 2 °C, d’ici à la fin du siècle, sur la fonte de la banquise, la hausse du niveau de la mer, l’augmentation des pluies torrentielles, l’intensité des vagues de chaleur, la pêche, les cultures ou la biodiversité.
Le second message est volontariste. Non seulement, martèlent les experts, il est vital d’éviter un réchauffement à 2 °C – point de non-retour pour la planète –, mais il est encore possible de le limiter à 1,5 °C et d’endiguer en partie ses conséquences désastreuses. Cela suppose, précise le GIEC, des transitions très rapides et sans précédent dans tous les domaines (industrie, agriculture, habitat, transports, incitations financières…). Bref, d’une manière ou d’une autre, un changement profond de modèle de développement.

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Or, c’est bien là que le bât blesse. En dépit des déclarations d’intention de l’accord de Paris, conclu en 2015 et entré en vigueur en novembre 2016, aucun pays n’a mis en œuvre les mesures nécessaires à un infléchissement de ses émissions de gaz à effet de serre. La France pas plus qu’un autre, sans parler des Etats-Unis ou de la Chine. Tous les Etats, en réalité, pratiquent la politique de l’autruche. Coupables irresponsabilités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le texte doit recueillir, en l’espace d’un an, au moins un million de signatures dans sept pays de l’Union européenne pour obliger la Commission européenne à se prononcer.
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Lancement d’une initiative citoyenne européenne pour interdire les élevages d’animaux en cage

Le texte doit recueillir, en l’espace d’un an, au moins un million de signatures dans sept pays de l’Union européenne pour obliger la Commission européenne à se prononcer.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 16h25
   





                        



   


« End the age cage », en finir avec l’âge des cages. Le nom de l’initiative citoyenne européenne lancée mercredi 10 octobre par 130 associations de bien-être animal et de consommateurs est percutant. L’objectif : bannir les cages pour tous les animaux d’élevage en Europe.
Le texte de l’initiative citoyenne européenne, disponible en ligne, rappelle que « partout en Europe, des centaines de millions d’animaux d’élevage endurent ce calvaire ». « Bloquées dans des cases, les truies peinent à s’occuper de leurs petits ; les lapins et les cailles passent leur vie entière dans des cages nues ; tout comme les canards et les oies gavés pour la production de foie gras ; et la grande majorité des poules sont toujours élevées en cages », poursuit la présentation du mouvement lancé par l’association Compassion in World Farming (CIWF – « Compassion dans l’agriculture mondiale »).
« Si un million de personnes participent, nous pouvons construire un futur sans cage », promet le texte porté notamment par la Société protectrice des animaux (SPA), 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot.
Un million de signatures nécessaires
L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009). Une initiative citoyenne doit recueillir, en l’espace d’un an, au moins un million de signatures dans sept pays de l’Union européenne, avec un nombre minimal dans chaque pays. La Commission dispose alors d’un délai de trois mois pour réagir. Elle peut ou non décider de donner suite et déclencher une procédure législative, et elle doit dans tous les cas motiver sa décision.
Pour le lancement de cette nouvelle initiative citoyenne, une mobilisation a eu lieu mercredi matin place de la République à Paris en présence, notamment, du député européen Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et des députés Olivier Falorni (divers gauche), Bastien Lachaud (La France insoumise) ou encore de Pamela Anderson.

Avec Allain Bougrain-Dubourg et toutes les associations du collectif mobilisé pour #EndTheCageAge Rejoignez vous au… https://t.co/JQGgqEyuXK— yjadot (@Yannick Jadot)


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En France, les députés ont récemment interdit l’installation de nouveaux élevages de poules en cage dans le cadre du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Moqué, adulé, remercié, l’entraîneur portugais a marqué de son empreinte son passage en Ligue 1. Retour sur ses quatre saisons monégasques.
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Football : Leonardo Jardim à Monaco, la fin d’un cycle

Moqué, adulé, remercié, l’entraîneur portugais a marqué de son empreinte son passage en Ligue 1. Retour sur ses quatre saisons monégasques.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 15h25
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Sale temps pour le football français. En quelques mois, le championnat de France vient de perdre deux entraîneurs réputés et plutôt excitants. Après le départ du Suisse Lucien Favre, qui a quitté volontairement Nice pour Dortmund, c’est au tour du Portugais Leonardo Jardim d’abandonner son Rocher. Mais la fin est moins heureuse pour l’entraîneur qui a mené l’AS Monaco au titre national lors de la saison 2016-2017. Sans parler la même année d’une place de demi-finaliste de la Ligue des champions. Il s’en va contraint et forcé, selon les informations de Nice-Matin et L’Equipe confirmées à l’AFP, alors que son équipe connaît un début de saison catastrophique (18e de Ligue 1 et deux défaites européennes).

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Leonardo Jardim ne vivra pas une cinquième saison consécutive sur le banc monégasque. En quatre ans, il a marqué de son empreinte le club de la Principauté. Il s’est imposé comme le maître d’œuvre de la stratégie de trading décidée par le propriétaire russe, Dmitri Rybolovlev. Chaque saison, il a su jongler avec les nombreux départs imposés de ses meilleurs joueurs et les non moins nombreuses arrivées de nouveaux joueurs en devenir.
Retour sur les trois périodes monégasques de Jardim.
Des débuts critiqués et même moqués
Lorsqu’il débarque sur la Côte d’Azur à l’été 2014, en provenance du Sporting Lisbonne, Leonardo Jardim doit composer avec un changement radical de stratégie. Fini le temps de l’abondance, les achats pour 130 millions d’euros en 2013 des quatre fantastiques (les Colombiens James Rodriguez et Radamel Falcao, les Portugais João Moutinho et Ricardo Carvalho) paraissent loin. Le propriétaire russe Rybolovlev ordonne les ventes de James au Real pour 90 millions d’euros et le départ en prêt de Falcao à Manchester United, assorti d’une option d’achat de 55 millions. On a connu accueil plus chaleureux pour un entraîneur.
Sur le terrain, les débuts de Jardim sont compliqués. Le Lusitanien tâtonne. Il expérimente et les premiers résultats sont décevants. En septembre, après un mois de compétition, Monaco est avant-dernier. Les critiques sont dures, parfois à la limite de la xénophobie lorsqu’elles se moquent de son accent prononcé. Une partie de la presse ne manque pas une occasion de le remettre en question. L’humoriste Julien Cazarre, dans l’émission « J + 1 », en fait souvent une caricature du maçon portugais.
Patiemment, il va modifier le visage de son équipe, serrer la vis et permettre à l’ASM de retrouver un rang plus conforme à son statut. Les Monégasques terminent troisièmes de la Ligue 1 et se paient le luxe d’éliminer Arsenal en huitièmes de finale de la Ligue des champions avant de chuter en quarts contre la Juventus.
A la fin de la saison, lorsqu’il apprend qu’il n’est pas nommé parmi les quatre meilleurs entraîneurs de Ligue 1, il riposte avec un humour cinglant : « Peu importe, j’aurais peut-être le prix du meilleur maçon portugais. »
L’ascension vers les sommets
La saison suivante, Leonardo Jardim repart sur les mêmes bases. Avec un effectif modifié dans les grandes largeurs. Au mercato, Monaco multiplie les grosses ventes (Geoffrey Kondogbia, Layvin Kurzawa, Anthony Martial, Yannick Ferreira-Carrasco). En sens inverse, arrivent Fabinho, Wallace, Rony Lopes, Stephan El-Shaarawy ou Thomas Lemar…
L’entraîneur s’en accommode, sans protester. Il ne parvient, cependant, pas à faire franchir à son équipe les barrages de la Ligue des champions. Reversé en Ligue Europa, Monaco est éliminé sans gloire en phase de poules.
La cote de popularité de cet universitaire du football, par ailleurs, disciple du philosophe Edgar Morin, n’en sort pas renforcée. Le parcours en championnat des Monégasques le sauve. Il termine encore une fois troisième et qualifie une nouvelle fois son groupe pour la Ligue des champions.
A l’aube de sa troisième saison, à l’été 2016, personne n’imagine toutefois le scénario improbable qui va se produire. Le PSG est le grand favori. Comment imaginer qu’un club français puisse dominer les vedettes parisiennes ? Mais pour la première fois, le mercato offert par ses dirigeants à Jardim – même s’il est toujours aussi agité – révèle des ambitions à la hausse.
Les nombreux départs sont ceux de joueurs modestes ou en fin de carrière. Les recrues sont, elles, réjouissantes. On assiste au retour d’un Falcao revanchard, aux signatures des espoirs Benjamin Mendy et Djibril Sidibé ou encore à celle du futur taulier de la défense, le méconnu polonais Kamil Glik.
Dans l’ombre, un jeune joueur de presque 17 ans, pensionnaire du centre de formation, attend son heure. Kylian Mbappé n’est pas encore le champion du monde qu’il est aujourd’hui, mais son éclosion fulgurante à l’hiver 2016 va changer la saison monégasque en un triomphe inespéré.

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Mbappé n’en finit plus de marquer. Sa complémentarité avec Falcao est étonnante. Leonardo Jardim est le chef d’orchestre d’un jeu séduisant. Monaco écrase tout sur son passage en Ligue 1 et au terme d’une saison record, achevée avec 95 points, remporte le titre de champion de France. Le premier depuis dix-sept ans.
Cerise sur le gâteau, en Ligue des champions, le club se hisse jusqu’en demi-finales après avoir éliminé Manchester City et le Borussia Dortmund.

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Le mercato de trop
Ce triomphe est annonciateur d’un véritable jackpot. La curée est totale à l’été 2017 : 57 millions d’euros pour la vente de Benjamin Mendy, 50 millions pour Bernardo Silva, 45 pour celle de Tiémoué Bakayoko et surtout 180 millions d’euros pour la pépite Mbappé (d’abord sous forme d’un prêt pour aider le PSG à contourner le fair-play financier).
Alors que tout le monde attend la chute de Monaco, dont l’effectif perd en qualité, Leonardo Jardim réussit encore à faire prendre la mayonnaise. S’il échoue en Ligue des champions, quatrième de la phase de poules, il réussit à maintenir son équipe quasi tout en haut de la Ligue 1. L’ASM prend la deuxième place derrière Paris.
Mais Dmitri Rybolovlev et son vice-président, Vadim Vasilyev, se montrent encore une fois très gourmands. Trop peut-être. Durant le mercato de l’été 2018, Monaco vend les derniers joyaux de la Principauté : Fabinho (45 millions d’euros) et Lemar (70 millions). Et on monnaie même le vieux grognard Moutinho pour 5,6 millions à Wolverhampton.

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Contrairement aux autres années, le recrutement semble moins heureux. Sans leur faire offense, les nouveaux venus ne semblent pas avoir la carrure pour assurer, d’entrée, dans un club du standing de Monaco, à l’image de Samuel Grandsir de Troyes ou de Jean-Eudes Aholou de Strasbourg. Et les achats à prix d’or de joueurs pas encore majeurs, à l’image du Lyonnais Willem Geubbels (transfert autour de 20 millions), ont tout d’un pari incertain sur l’avenir.
Face à cette logique commerciale, on espère encore que le savoir-faire de Jardim suffira. Les deux premiers mois de compétition sont désastreux. En neuf matchs de championnat, l’équipe n’a gagné qu’une fois et occupe la 18e place avec six points. En Ligue des champions, deux défaites en deux rencontres s’ajoutent au parcours déjà compliqué de la saison précédente.
Le technicien portugais, meilleur entraîneur de la saison 2017 (trophée de l’Union nationale des footballeurs professionnels), s’apprête donc à mettre un terme à son séjour méditerranéen. Nul doute que sa carrière n’est pas finie. On évoque déjà des pistes prestigieuses : Manchester United et le Real Madrid. Des clubs où on ne jouerait pas au Monopoly avec l’effectif à chaque intersaison. Le perdant de cette histoire n’est peut-être pas celui que l’on croit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Passée par la direction des concessions du groupe Eiffage il y a une dizaine d’années, elle doit attribuer dans les semaines qui viennent le marché de la future autoroute A79, auquel candidate son ex-entreprise.
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La ministre des transports, Elisabeth Borne, face à des accusations de conflit d’intérêts

Passée par la direction des concessions du groupe Eiffage il y a une dizaine d’années, elle doit attribuer dans les semaines qui viennent le marché de la future autoroute A79, auquel candidate son ex-entreprise.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 13h04
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

C’est un petit caillou sur le bitume qui pourrait bien se révéler gênant pour Elisabeth Borne, la ministre des transports. Celle qui est surtout connue pour sa carrière de haut fonctionnaire et ses précédentes fonctions de patronne de la RATP est potentiellement concernée par une situation s’apparentant à un conflit d’intérêts lié à son passage, il y a une dizaine d’années, chez Eiffage, le géant du bâtiment et des travaux publics.
Le bitume en question est celui de la route Centre Europe Atlantique (RCEA), un axe qui coupe la France d’ouest en est en son milieu. La voie est surnommée « la route de la mort » dans sa portion traversant l’Allier et la Saône-et-Loire. Dans cette zone, la N79 doit ce qualificatif au terrifiant ballet de camions qui s’y croisent. Le nombre d’accidents y est très élevé, les chocs frontaux plus fréquents que la moyenne et particulièrement dramatiques.

L’Etat a fait de la mise en sécurité de ce tronçon une priorité. La puissance publique a décidé de prendre à son compte sa mise en deux fois deux voies dans la partie Saône-et-Loire. Quant à la partie Allier, elle sera transformée en autoroute concédée à péage sur 92 kilomètres, à l’horizon 2022. Un appel d’offres a donc été lancé, le dossier mis en consultation ce printemps, et cinq consortiums se sont déclarés candidats. La décision finale d’attribution du marché devrait intervenir dans les semaines qui viennent.
« La ministre devrait se déporter », estime un expert du secteur
Celle qui aura le dernier mot pour l’attribution de la concession de la future A79 est, évidemment, la ministre des transports. Or, une ligne de son CV officiel rappelle qu’Elisabeth Borne a été directrice des concessions du groupe Eiffage en 2007 et 2008. Et Eiffage fait partie des candidats les plus en vue. « On est dans la définition du conflit d’intérêts, estime un spécialiste du secteur. Dans un cas pareil, la ministre devrait se déporter. Ou alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le Centre national des ouragans qualifie d’« extrêmement dangereux » l’ouragan, qui doit toucher terre mercredi dans la journée.
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L’ouragan Michael passe en catégorie 4 et s’approche de la Floride

Le Centre national des ouragans qualifie d’« extrêmement dangereux » l’ouragan, qui doit toucher terre mercredi dans la journée.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 10h35
   





                        



   


L’ouragan Michael qui se dirige vers les côtes de Floride (sud-est des Etats-Unis) est passé en catégorie 4, a annoncé mercredi 10 octobre le Centre national des ouragans (NHC), qui le qualifie d’« extrêmement dangereux ».
Il s’accompagne de rafales de vents de 210 km/h et doit toucher terre mercredi dans la journée. « C’est un événement potentiellement meurtrier pour des parties du nord-est de la côte du golfe du Mexique », qui verra le niveau de la mer monter de quatre mètres par endroits, a précisé le NHC.
Avertissements
« L’ouragan Michael est un événement sans précédent, il ne peut être comparé à aucun de ceux que nous avons connus. Ne mettez pas votre vie en danger, partez MAINTENANT si on vous a demandé de le faire », ont exhorté les services météo.
Michael pourrait être « la tempête la plus dévastatrice ayant touché la Floride depuis des décennies », avait déclaré mardi Rick Scott, gouverneur républicain de la Floride. Ce « sera la plus puissante en plus de cent ans » dans certaines régions, ont prévenu les services d’urgence de l’Etat sur Twitter mardi soir.
« C’est votre dernière chance de vous préparer à cette tempête monstrueuse et meurtrière » potentiellement, a insisté M. Scott, précisant que 2 500 soldats de la Garde nationale étaient mobilisés. « N’oubliez pas qu’on peut reconstruire votre maison, mais pas vous ramener à la vie. »
Etat d’urgence
« Nous sommes très bien préparés », a déclaré, mardi, M. Trump, qui avait la veille qualifié Michael de « gros » ouragan et appelé les habitants à se préparer au pire. L’ouragan pourrait par la suite toucher des « parties de la Géorgie et, malheureusement, de nouveau la Caroline du Nord et du Sud », déjà frappés par l’ouragan Florence il y a un mois, a-t-il par ailleurs averti sur Twitter.
Le président américain a approuvé, mardi, l’état d’urgence déclaré la veille dans 35 comtés de Floride par le gouverneur Scott, ce qui permet de débloquer des moyens matériels supplémentaires, ainsi que des fonds fédéraux, afin de faire face aux conséquences de l’ouragan.
La Floride a été durement touchée par l’ouragan Irma il y a un an. La Caroline du Nord et la Caroline du Sud ont, elles, été frappées par l’ouragan Florence à la mi-septembre, qui a fait une quarantaine de morts et a occasionné plusieurs milliards de dollars de dégâts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.
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Vague de perquisitions en Europe après des soupçons de fraudes dans le football belge

Une soixantaine de perquisitions ont été menées mercredi dans sept pays européens dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral belge.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 17h13
   





                        


Sept pays européens, une soixantaine de perquisitions. Une opération policière a été menée mercredi 10 octobre dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraudes dans le championnat de football belge.
Deux cent vingt policiers ont été mobilisés en Belgique, France, au Luxembourg, à Chypre, au Monténégro, en Serbie et en Macédoine, et « un grand nombre de personnes » ont été arrêtées, a annoncé le parquet fédéral belge, sans donner aucune identité.
L’entraîneur du FC Bruges interpellé
Un peu plus tôt une porte-parole du parquet fédéral avait confirmé l’interpellation d’un agent de joueurs réputé, Mogi Bayat, confirmant une information donnée par plusieurs médias.
Selon une source proche de l’enquête, Ivan Leko, l’entraîneur du FC Bruges – qui dispute cette saison la Ligue des champions – a également été interpellé. Tout comme l’ancien manager général d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck.
L’enquête porte sur des fraudes sur les commissions liées aux transferts de joueurs, mais aussi sur des matchs truqués en Jupiler Pro League, la première division belge. « L’instruction judiciaire couvre des activités menées dans le cadre d’une organisation criminelle, le blanchiment d’argent et la corruption privée », a déclaré le parquet fédéral.
Sièges de clubs perquisitionnés
L’enquête a débuté fin 2017 à la suite d’un rapport de l’Unité des fraudes sportives de la police fédérale. Celui-ci révélait « des indications de transactions financières suspectes » dans le championnat belge, concernant les commissions sur les transferts mais aussi les salaires versés aux joueurs et entraîneurs.
Les sièges de « plusieurs clubs » de Jupiler Pro League (FC Bruges, Standard de Liège, Anderlecht et Genk) comptent parmi les sites perquisitionnés.
Dix des seize équipes du championnat belge sont concernées, a souligné la chaîne francophone RTBF.
Herman Wynants, le manager général du club de Westerlo, qui évolue actuellement en division 1B, a déclaré, mercredi, qu’il avait porté plainte en 2017 auprès du parquet fédéral à Bruxelles, contre Mogi Bayat, pour fraude à la compétition à la suite du match Courtrai-Mouscron, que le club estimait truqué.
Selon Het Laatste Nieuws, l’agent de joueurs travaillait avec plusieurs joueurs de Courtrai et de Mouscron.
Les raids policiers ont aussi visé les domiciles de « responsables de clubs, d’agents de joueurs, d’arbitres, d’un ancien avocat, d’un bureau comptable, d’un entraîneur, de journalistes et de quelques complices éventuels », toujours selon le parquet.
A l’étranger treize autres raids policiers, coordonnés avec l’aide d’Eurojust, ont ciblé « principalement » les bureaux ou domiciles de « dirigeants de personnes morales » impliquées dans les transactions suspectes. Le parquet fédéral n’a cité aucun nom de club.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Ce nouvel outil diagnostic permet une caractérisation plus fine des troubles de l’écriture qui touchent près de 10 % des écoliers.
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Tegami, une tablette contre les dysgraphies

Ce nouvel outil diagnostic permet une caractérisation plus fine des troubles de l’écriture qui touchent près de 10 % des écoliers.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 14h00
    |

                            Benoît Crépin








                        



                                


                            
Lettres mal formées, tracé irrégulier, alignement incertain… Autant d’imperfections révélatrices d’un trouble ­appelé dysgraphie, ensemble protéiforme de difficultés d’apprentissage et de maîtrise de l’écriture manuscrite qui handicape environ 10 % des élèves à travers le monde. Pour poser leur diagnostic, ergothérapeutes et psychomotriciens ne disposent pour l’heure que d’un outil plutôt rudimentaire : le test BHK.
« Cette méthode de diagnostic consiste à analyser un texte seulement après qu’il a été écrit, ce qui ne permet pas d’évaluer la qualité du tracé au fil de sa réalisation. La dimension dynamique est donc complètement absente. Il existe aussi une certaine variabilité ­entre cotateurs, qui rend le test assez subjectif », déplore Thomas Gargot, pédopsychiatre à la Pitié-Salpêtrière de Paris.
Un constat qui a poussé ce médecin de formation, également doctorant en informatique – affilié au laboratoire de Cognitions humaine et artificielle (CHArt) de l’université Paris-VIII ainsi qu’à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR), laboratoire commun à l’université Pierre-et-Marie-Curie et au CNRS –, à prendre part à la conception d’un nouvel outil d’analyse de la dysgraphie, baptisé Tegami. Née dans le laboratoire d’ergonomie éducative (Chili Lab) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, cette méthode de diagnostic novatrice vient d’être décrite dans la revue Nature Digital Medicine.
Inclinaison du stylo, pression de sa pointe, fréquence des tremblements… « Notre système permet de distinguer 53 critères de tracé, contre 13 pour le test BHK », révèle Thibault Asselborn, premier auteur des travaux et doctorant au Chili Lab. Des paramètres analysés en continu, jusqu’à 200 fois par seconde, grâce à une simple tablette graphique cachée sous la feuille de papier sur ­laquelle l’enfant est invité à écrire. « Ce dispositif va permettre d’affiner le diagnostic et de proposer à l’élève...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Invités mardi à l’Elysée, les acteurs du secteur ont été priés de prendre leurs responsabilités.
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Loi alimentation : Emmanuel Macron met la pression sur les filières agricoles

Invités mardi à l’Elysée, les acteurs du secteur ont été priés de prendre leurs responsabilités.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 11h14
    |

            Laurence Girard








                        



   


Alors que l’agenda présidentiel était scruté, sur fond d’attente d’un remaniement du gouvernement imminent, Emmanuel Macron a reçu mardi 9 octobre, les représentants des filières agricoles. Au menu : la suite à donner à la loi alimentation adoptée par l’Assemblée nationale une semaine plus tôt. Avec une pression évidente mise par l’exécutif sur les acteurs économiques désormais placés devant leur responsabilité.

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Les filières agricoles, sélectionnées comme étant les plus représentatives, sont venues passer leur grand oral à l’Elysée. Un exercice fait en présence du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. Les interprofessions des œufs, du lait, de la volaille, du porc, de la viande bovine, des fruits et légumes, des céréales, des oléagineux et du vin ont successivement expliqué où elles en étaient du plan de filière que leur avait demandé le président de la République.
En effet, le 11 octobre 2017, il y a quasiment un an jour pour jour, M. Macron avait prononcé son discours de Rungis. Un temps fort des Etats généraux de l’alimentation lancés en juillet 2017. Avec en ligne de mire la question de la guerre des prix destructrice de valeur et source de revenus non rémunérateurs pour les agriculteurs. Le président de la République avait alors évoqué une forme de donnant-donnant.
La balle est dans le camp des acteurs économiques
D’un côté, le gouvernement se disait prêt à légiférer pour fixer de nouvelles règles de négociations tarifaires au sein de la filière agroalimentaire. Comme d’inverser la logique de construction de prix en partant du coût de production de l’agriculteur et des indicateurs de marché, d’inciter à la contractualisation entre agriculteurs, industriels et distributeurs et de pousser les agriculteurs à se regrouper. Des éléments mis en musique dans le texte de loi votée par l’Assemblée le 2 octobre. Trois autres mesures-clés attendent la publication d’ordonnances. Le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte, c’est-à-dire le prix en dessous duquel un distributeur ne peut revendre ses produits, l’encadrement des promotions et les sanctions pour prix abusivement bas.
De l’autre, M. Macron demandait aux filières de définir un plan de restructuration à cinq ans. Les plans de filière déposés en décembre 2017 évoquent pour la plupart une augmentation de la part de production bio ou sous label de qualité. Ainsi, la filière bovine s’est engagée à faire passer la part de la viande sous Label rouge de 4 % à 30 %, la filière laitière de doubler la part du bio pour atteindre 6 % des volumes ou la filière volaille d’augmenter de 50 % sa production bio. En outre, la loi a décidé de donner aux interprofessions la mission de définir les indicateurs qui fixeront la logique de prix. Elles sont donc venues présenter l’état d’avancement de leurs travaux à l’Elysée.
Pour M. Macron, maintenant que le gouvernement a fourni les outils législatifs, la balle est dans le camp des acteurs économiques et l’heure est au respect des engagements. Mais les interprofessions sont loin d’être encore en ordre de marche. D’abord dans certaines d’entre elles, la distribution n’est toujours pas entrée dans le cercle. C’est le cas pour la filière laitière ou celle des œufs. Dans d’autres cas, à l’exemple de la filière bovine, le torchon brûle entre agriculteurs et distributeurs, ces derniers refusant de prendre en compte la rémunération de l’agriculteur dans son coût de production.
Mieux se structurer
L’Elysée, par la voix de sa conseillère agricole, a donné quelques coups de semonce. Affirmant que les agriculteurs devaient mieux se structurer pour faire le poids dans les négociations. Ou évoquant une nécessaire restructuration des abattoirs. Le président a également parlé du plan d’investissement qui devait accompagner les projets agricoles, mais sans chiffrer l’enveloppe. Une aide financière conditionnée, elle aussi, à la réorganisation des filières.
Autre illustration de la doctrine politique de M. Macron, donnant la responsabilité aux acteurs : le glyphosate. Le gouvernement a refusé d’inscrire dans le texte de loi la sortie du glyphosate dans trois ans. Mais il s’apprête à créer une plate-forme où les agriculteurs prêts à se passer de cet herbicide partageront leur expérience. Une « start-up d’Etat », comme l’a qualifiée le président…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les Grandes Tables du monde 2018 ont attribué au chef français Paul Pairet le prix de restaurateur de l’année.
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La Française Christelle Brua, première femme désignée « meilleure pâtissière au monde »

Les Grandes Tables du monde 2018 ont attribué au chef français Paul Pairet le prix de restaurateur de l’année.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 17h04
   





                        



   


Pour la première fois, une femme a été sacrée meilleure pâtissière de restaurant au monde. Il s’agit de la Française Christelle Brua, qui a été désignée, mardi 9 octobre, par Les Grandes Tables du monde, une association qui réunit 174 établissements sur la planète.
A 41 ans, Mme Brua est cheffe pâtissière au Pré Catelan, à Paris, qui compte trois étoiles au Michelin. « Christelle Brua a réussi à se créer une identité forte, reconnaissable entre mille, qui inspire aujourd’hui toute une génération de chefs », a souligné David Sinapian, président des Grandes Tables du monde lors du 64e congrès de l’association, qui a eu lieu à Marrakech.
Paul Pairet, désigné restaurateur de l’année
Au cours de cette même édition, le chef français Paul Pairet, fondateur en 2012 du restaurant Ultraviolet à Shangai a été récompensé par le prix de restaurateur de l’année. « Il propose une plongée immersive, multiforme et virtuose dans son imaginaire. Sons, images, décors, odeurs, les sens sont excités, aiguisés, échauffés, au service d’une seule cause, celle au centre de sa pratique : la cuisine », souligne Les Grandes Tables du monde.
Pour le reste du palmarès, Denis Courtiade, du restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée, à Paris, a reçu le prix du meilleur directeur de salle du monde, et Giorgio Pinchiorri, de l’Enoteca Pinchiorri, à Florence, a été élu meilleur sommelier du monde.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 09/10/2018
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L’Agence de sécurité sanitaire recommande de fermer les cabines de bronzage pour risque « avéré » de cancer

Dans un avis, elle demande « aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels ».



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 03h22
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 12h00
    |

            Pascale Santi








                        



   


Va-t-on vers la fin des cabines de bronzage artificiel, dont les risques sont établis depuis de nombreuses années ? Dans un communiqué diffusé mercredi 10 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande au gouvernement « de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels émis par les cabines de bronzage à des fins esthétiques ». Elle demande aussi l’arrêt de la vente des appareils à des particuliers, qui séduit beaucoup.
Les liens avec les risques de cancers de la peau sont connus de longue date. Le nombre de nouveaux cas de cancers cutanés a plus que triplé dans la période 1980-2005. C’est l’un des cancers qui ont le plus augmenté ces dernières années, et cette progression se poursuit. Les carcinomes représentent 90 % des cancers cutanés diagnostiqués en France. Moins fréquents, les mélanomes sont les plus dangereux, du fait de leur fort potentiel métastasique. 14 325 nouveaux cas de mélanomes ont été recensés en 2015 en France, et 1 773 morts, selon les chiffres de l’Institut national du cancer.
Depuis 2009, le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé, a classé l’ensemble des spectres des rayons UV et les appareils de bronzage comme « cancérogènes certains ». De même, les dermatologues alertent sur « le soleil en boîte » depuis la fin des années 1990, littérature scientifique à l’appui.
Les chiffres sont sans appel : « 382 cas de mélanomes pouvaient être attribués à l’exposition aux appareils de bronzage », pointe l’avis de l’Anses. Le risque de développer un mélanome pour les personnes ayant eu recours au bronzage artificiel au moins une fois avant l’âge de 35 ans est augmenté de 59 %. 43 % des cas de mélanome chez les jeunes peuvent être attribués à une utilisation des cabines avant 30 ans, ajoute l’Anses. Deux études épidémiologiques récentes réalisées aux Etats-Unis et en Norvège ont conforté ces niveaux de preuve.
22 000 emplois seraient menacés
Une séance de quinze minutes dans une cabine de bronzage correspond à une exposition de même durée sur une plage des Caraïbes, sans protection solaire. Les doses reçues lors de ces séances se cumulent à celles reçues naturellement. Et contrairement aux idées reçues, « l’exposition aux UV artificiels ne prépare pas la peau à l’exposition solaire et ne protège pas des coups de soleil », avertit l’agence sanitaire.
En outre, les UV artificiels provoquent d’autres effets indésirables, comme un vieillissement de la peau, dont les experts estiment qu’il pourrait être quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil. En réalité, le bronzage en cabine colore la peau plus qu’elle ne la bronze. Autre inquiétude de l’agence, alors que la réglementation interdit ces cabines aux mineurs, « les contrôles montrent qu’il y a encore une fraction non négligeable des moins de 18 ans qui le pratiquent, et plus on s’expose tôt plus le risque est élevé », souligne Olivier Merckel, directeur de l’unité des risques physiques à l’Anses.
« Aucune valeur limite d’irradiance ou de dose ne peut être fixée pour protéger les utilisateurs », ajoute encore le rapport. En 2016, 63 % des 982 cabines contrôlées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes s’étaient révélées non conformes en raison de manquements à la sécurité ou de non-respect de la réglementation, qui interdit la publicité et les promotions.

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La pratique du bronzage est en très forte augmentation, que ce soit par UV artificiels ou naturels. Il existe en France plus de 12 500 appareils de bronzage, selon le Syndicat national des professionnels du bronzage en cabine (SNPBC). L’enjeu est aussi économique, le SNPBC mettant régulièrement en avant les 22 000 emplois qui seraient menacés par une mesure d’interdiction. Le Brésil et l’Australie interdisent cette pratique. En France, l’Anses sera-t-elle entendue par le gouvernement ? En 2014, déjà, elle recommandait l’arrêt de « de tout usage commercial du bronzage par UV artificiels ». Le ministère de la santé n’a pas encore arrêté sa position.



                            


                        

                        

