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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Trois études récentes sur les sympathisants et les adhérents de La République en marche montrent les fragilités de l’entreprise présidentielle, estime dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde ».
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« La construction politique qui a permis à Macron de s’imposer est friable »

Trois études récentes sur les sympathisants et les adhérents de La République en marche montrent les fragilités de l’entreprise présidentielle, estime dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h55
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Chronique. Depuis son élection à la présidence de la République et le large succès de ses partisans aux élections législatives qui ont suivi, l’on ne compte plus les qualificatifs qui ont été accolés au mouvement créé par Emmanuel Macron : bonapartisme, libéralisme, social-libéralisme, populisme, néo-gaullisme, progressisme, saint-simonisme, « césaro-centrisme »… La liste n’est pas limitative. Elle exprime la perplexité devant cet objet politique non identifié, cet OPNI surgi de nulle part qui a blackboulé le « vieux monde » des caciques, des partis et des classifications traditionnels.
Passé la stupeur, le temps est venu d’une exploration plus rigoureuse. Coup sur coup, trois études viennent de s’y consacrer. Luc Rouban, du Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof), s’est attelé au décryptage de l’ADN du macronisme, à partir du profil de ses électeurs et de ses députés (Le Paradoxe du macronisme, SciencesPo les presses, 180 p., 12 €). Puis la Fondation Jean Jaurès a dressé le Portrait-robot des sympathisants de La République en marche, ces Français qui, selon les enquêtes du Cevipof, se « sentent le plus proches » du parti présidentiel (Le Monde du 22 septembre). Enfin, le think tank Terra Nova vient de passer au scanner, grâce à une enquête inédite auprès de quelque 9 000 d’entre eux, les adhérents de ce parti (Le Monde du 9 octobre).
Précisons que ces trois analyses reposent, pour la première, sur les données électorales de mai-juin 2017, et pour les deux autres sur des enquêtes réalisées en juin 2018. Elles précisent donc le paysage au début ou au terme d’une première année où rien ne semblait résister au chef de l’Etat, avant la mauvaise passe dans laquelle il se trouve embarqué depuis l’été. Mais ce portrait de la « Macronie heureuse » n’en est pas moins instructif. Il permet en effet de déceler, dès l’origine, les fragilités de l’entreprise présidentielle.
Plus jeunes...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ En 2017, 171 concessions ont été accordées dans la capitale, pour plus de 5 000 demandes. Les concessions perpétuelles sont sur la sellette.
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A Paris, une pénurie de places dans les cimetières

En 2017, 171 concessions ont été accordées dans la capitale, pour plus de 5 000 demandes. Les concessions perpétuelles sont sur la sellette.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h57
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

L’affaire Michel Déon en a été l’illustration. L’écrivain, mort en Irlande le 28 décembre 2016, repose au cimetière du Montparnasse après qu’Anne Hidalgo a fini par consentir en février, et après plusieurs jours de polémique, à exaucer le souhait de la fille de l’auteur des Poneys sauvages d’accorder à son père une sépulture dans la capitale. Mais pour le simple mortel parisien aussi, être inhumé dans sa ville est devenu la croix et la bannière tant les places sont rares et chères. En 2017, seules 171 concessions ont été vendues intra-muros alors que quelque 5 000 demandes d’inhumation sont restées lettre morte dans les 14 cimetières de la ville.
Face à cette pénurie, la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France sonne l’alerte dans un rapport rendu public début octobre. Alors que la mortalité va croître dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population, l’institution s’alarme du manque d’anticipation de la Ville face à une « demande forte qui ne peut être complètement satisfaite ». Les Parisiens « sont les seuls citadins à ne pas pouvoir imaginer être enterrés dans leur ville. Il y a une opacité sur le nombre et l’attribution des places », déplore Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris.
Depuis 2016, aucun défunt, sauf dérogation de la maire de Paris, ne peut être enterré dans la capitale s’il n’y a pas été domicilié de son vivant. En 2017, 3 150 morts ont été inhumés intra-muros, la quasi-totalité dans des caveaux acquis de longue date. Car, depuis 2007, la Ville ne vend plus de concessions avant le jour du décès. Si le jour de son trépas, aucune place n’est disponible, le disparu n’a guère d’autre choix qu’une inhumation en dehors de la capitale. L’an passé, 4 948 Parisiens ont été enterrés dans les six cimetières de banlieue, dont le plus grand se trouve à Thiais (Val-de-Marne).
Valeur patrimoniale
L’enterrement des Parisiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.
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La prime d’activité revalorisée, mais de 20 ou 8 euros ?

La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h40
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Ministres de la société civile, jeunes députés débutants… Le nouveau monde macroniste a, depuis son avènement, valorisé les nouveaux arrivants en politique. Pourtant l’expérience peut, elle aussi, avoir des vertus. Rompu aux arcanes de l’appareil d’Etat, Boris Vallaud, député PS des Landes et ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, avait déjà déniché l’astuce permettant de transformer la commission des lois de l’Assemblée nationale en commission d’enquête pendant l’affaire Benalla. Vendredi 5 octobre, il a levé un loup sur la revalorisation de la prime d’activité promise par le gouvernement. Dans un Tweet, citant un décret paru début octobre au Journal officiel, le député remarque qu’une manœuvre a été opérée par le gouvernement.
La prestation – dont le but est de compléter les revenus des travailleurs modestes touchant jusqu’à 1,3 smic – devait augmenter de 20 euros en octobre. Cette hausse va certes avoir lieu. Mais facialement seulement. Car si l’exécutif ajoute bien 20 euros au montant maximum de la prime potentiellement reçue par les salariés, il touche au calcul qui détermine la somme réelle versée à chacun. Celle-ci dépend de ses revenus et se comptabilise en déduisant un taux de cumul avec les revenus du travail, que le gouvernement a adroitement fait passer de 62 % à 61 %. Avec cette disposition, ce n’est pas 20 euros que touchera un employé au smic, mais 8 euros net, d’après le député.
« Effort financier considérable »
« En matière sociale, le gouvernement semble faire, mais en vérité il fait semblant », confie M. Vallaud au Monde. Dans les rangs de la majorité, certains s’émeuvent aussi de la découverte d’un dispositif qu’ils n’avaient pas remarqué. « C’est un raté. On ne comprend pas trop ce qui s’est passé, ça appelle une correction », s’inquiète un député LRM. 
Au ministère des affaires sociales, on se défend de vouloir faire des économies en reprenant d’une main ce que l’on donne de l’autre. Pour l’entourage d’Agnès Buzyn, ce seront les petits salaires et les temps partiels qui bénéficieront le plus de ce coup de pouce. Une fois le nouveau taux appliqué, « une personne travaillant à temps plein, au smic, verra sa prime d’activité augmenter de 12 euros brut. En revanche, un employé à temps partiel touchera, lui, 20 euros brut de plus », explique-t-on avenue Duquesne.
Le ministère insiste : un « effort financier considérable » a été consenti pour la prime d’activité dont la hausse pour 2019 devrait représenter 700 millions d’euros. Mais du côté des associations, on regrette l’« imprécision » entourant cette revalorisation. « La communication du gouvernement est demeurée très floue sur les aspects concrets de cette hausse dont les contours ne sont pas si clairs », déplore Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Présenté le 24 septembre en conseil des ministres, le budget 2019 est débattu en commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤      googletag.cmd.push(function(){googletag.display("cover");});         En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Benoît Floc'h  Publié aujourd’hui à 09h07, mis à jour à 09h07   Lecture 2 min.                   Les hostilités peuvent commencer. Le projet de loi de finances (PLF) débute son parcours législatif. Présenté le 24 septembre en conseil des ministres, le budget 2019 sera débattu en commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi 9 octobre. Suivront les séances publiques, puis le Sénat, jusqu’au vote solennel, qui doit intervenir avant le 21 décembre.           « Il a été long à accoucher, mais le budget n’est pas si mal », plaisante Joël Giraud. Le rapporteur général LRM de la commission des finances attend les débats avec sérénité. Ce projet « globalement positif » est « un PLF de continuité : en réalité, on a fait un budget 2018-2019 », confie M. Giraud, en soulignant que le précédent contenait « des choses plus clivantes » que celui-ci : la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, le prélèvement forfaitaire unique ou la suppression de la taxe d’habitation…           Les oppositions, passablement déçues par le projet présenté fin septembre, attendent pourtant les premières discussions de pied ferme. « Alors que le budget 2018 produit des effets négatifs sur l’économie du pays, celui de 2019 ne va faire qu’accentuer le problème », dénonce par exemple Eric Coquerel. Le député LFI (Seine-Saint-Denis) considère en effet que celui-ci présente « les mêmes caractéristiques » que la loi de finances 2018 : « On prend beaucoup aux ménages, aux collectivités locales, au bénéfice des plus riches, des revenus du capital et des entreprises. »           1 450 amendements déposés           A droite, Marie-Christine Dalloz (LR, Jura) évoque, elle, « la grande désillusion » que représente le projet de budget 2019 : « La France a pris des engagements européens : dès lors qu’elle passerait sous les 3 % de déficit public, elle poursuivrait la résorption de celui-ci au rythme de 0,5 % par an. Or, en 2019, on ne le diminue que de 0,2 %. Cela confirme que, malgré les propos ambitieux, il n’y a toujours pas de réformes structurelles. »      La suite après cette publicitégoogletag.cmd.push(function(){googletag.display("inread");});       De tous bords, on prépare donc des amendements. A ce stade, 1 450 ont été déposés, dont 650 viennent de LR. « Tout en sachant très bien qu’aucun n’a de chance d’être retenu. Le “nouveau monde” ferme ses portes à tout ce qui ne vient pas lui », soupire Mme Dalloz à propos de la majorité LRM. La députée LR va proposer de ralentir la progression du prix du carburant. Le budget 2018 prévoit une augmentation de 15 centimes par litre d’essence d’ici à 2022 et 31 centimes par litre de gazole.            LFI prévoit aussi des amendements, notamment pour revenir sur les réformes fiscales de 2018 ou sur la baisse de l’impôt sur les sociétés. « Nous proposerons aussi de repasser à quatorze tranches d’impôt sur le revenu, indique M. Coquerel, afin de rendre celui-ci plus progressif. »           Des amendements pourraient aussi émaner de la majorité. Sur la réglementation des brevets, les aides aux employeurs de saisonniers ou les chambres de commerce et d’industrie de zones rurales, Joël Giraud n’exclut pas de monter lui-même au créneau. Sur ce dernier sujet, en particulier, « j’attends que le gouvernement fasse quelque chose pour les soutenir, prévient-il. Sinon, je le ferai moi-même. »             googletag.cmd.push(function(){googletag.display("pave_haut");});                 Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 03 (75003) 1350000 € 92 m2           PARIS 16 (75116) 545000 € 49 m2           PARIS 14 (75014) 735000 € 68 m2      Recherche                    Benoît Floc'h       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Déjà compliquée, la révision constitutionnelle en suspens après l’affaire Benalla  L’examen de la révision, qui en était à son onzième jour d’affilée, reprendra « ultérieurement dans des conditions plus sereines ».                          Article réservé à nos abonnésLa commission des finances juge sévèrement le premier budget de l’ère Macron  Le député (LRM) Joël Giraud présente mercredi le rapport d’application de la loi fiscale, que « Le Monde » a pu consulter.                      Olivier Faure propose à la gauche « des combats communs »  Sur le modèle de la motion de censure de gauche, le chef de file des socialistes propose l’« union des voix » sur les questions du glyphosate, des réfugiés et de l’égalité hommes-femmes.                      Démission de Collomb : « cirque », « grand-guignol », « mauvais vaudeville » pour l’opposition  Les adversaires politiques de Macron ont ironisé sur le maintien, par le ministre de l’intérieur, de sa proposition de démissionner du gouvernement, refusée la veille.                          Remaniement après la démission de Hulot : le gouvernement sera « au complet » mardi  « C’est à la discrétion du président de la République, sur proposition du premier ministre », a précisé le porte-parole du gouvernement.                      Le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation définitivement adopté  Des députés fustigent un texte trop timide sur la défense de l’environnement, tandis que d’autres le jugent trop contraignant pour les paysans.               Présentation de projets éoliens fixes et flottants au Cap Fréhel.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le flou persiste sur la date et sur l’ampleur du futur remaniement du gouvernement.
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Incertitudes sur le remaniement, Edouard Philippe n’a pas présenté sa démission

Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le flou persiste sur la date et sur l’ampleur du futur remaniement du gouvernement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h42
   





                        



   


Quand sera-t-il dévoilé ? Combien de ministres sortiront du gouvernement ? Y aura-t-il de nouvelles têtes ? Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le remaniement se fait toujours attendre.
Le premier ministre, Edouard Philippe, s’est entretenu pendant près d’une heure et demie avec le président mardi matin à l’Elysée, mais n’a pas présenté sa démission. Rien n’a filtré de cet entretien et de nombreux ministres semblaient eux-mêmes dans l’expectative sur le nouveau gouvernement.
Après une phase d’incertitude, la séance des questions au gouvernement de 15 heures à l’Assemblée a été maintenue et doit être suivie du vote solennel du projet de loi Pacte pour les entreprises, selon des sources parlementaires et gouvernementales. En cas de démission du gouvernement, la séance n’aurait pas pu se tenir.
Ce remaniement a été imposé à l’exécutif par la démission soudaine, le 2 octobre, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon, après plusieurs désaccords sur l’immigration ou encore l’affaire Benalla.
Sous le choc du second départ d’un ministre d’Etat, un mois après celui non moins retentissant de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron et Edouard Philippe, malmenés dans les sondages, veulent tenter de donner un « nouveau souffle » au quinquennat par un remaniement plus large, selon l’expression de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

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                Macron face à l’équation compliquée du remaniement post-Collomb



Plusieurs ministres sortants ?
La reconfiguration de l’équipe gouvernementale devrait ainsi être « d’ampleur », reconnaissait-on à l’Elysée. Alors qu’Emmanuel Macron avait jusqu’ici toujours refusé de parler de « maillons faibles » au sein de son gouvernement, il serait cette fois décidé à se séparer de plusieurs d’entre eux, conscient que son casting initial n’avait pas donné entière satisfaction.
Les noms de Françoise Nyssen (culture), de Jacques Mézard (cohésion des territoires), de Nicole Belloubet (justice) ou de Stéphane Travert (agriculture et alimentation) sont régulièrement cités. Mais si ceux-là semblent affaiblis, leur sort n’a pas encore été officiellement décidé.
D’autres ministres pourraient au contraire changer de portefeuille ou voir leur périmètre élargi. Les noms les plus évoqués dans cette catégorie sont ceux des poids lourds du gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Bruno Le Maire (économie et finances), Christophe Castaner (relations avec le Parlement) ou Florence Parly (défense).
En attendant, le premier ministre assume l’intérim Place Beauvau, ce qui l’a obligé à un aller-retour lundi soir à Lyon pour présider le dîner de travail des ministres de l’intérieur des six plus grands pays de l’Union européenne.

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« Ce qui avait été annoncé par le président de la République comme une petite péripétie est en train de tourner à la crise politique grave », a déclaré mardi le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob. « On est dans une mauvaise tragédie », a-t-il déploré, soulignant « l’incapacité » des deux têtes de l’exécutif « à former un gouvernement ».
La députée socialiste Ericka Bareigts a pour sa part estimé que ce n’est « pas le casting gouvernemental qu’attendent les Français », mais un « changement de cap ». « On vit clairement un nouveau chapitre de ce quinquennat », confie néanmoins le député La République en marche (LRM) Bruno Bonnell. « Il y a une prise de conscience de la part du président de la République. (...) Nous avons besoin de relancer la machine et le président est très attentif à l’état de l’opinion et aux préoccupations des Français », a assuré de son côté le député LRM Hugues Renson.
Cette journée d’incertitudes autour du remaniement coïncide avec les manifestations de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités dans plusieurs villes de France mardi. Pour cette première mobilisation depuis la rentrée, les manifestants réclament à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ».



                            


                        

                        


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Pédophilie dans l’Eglise : au Sénat, un pas de plus vers une commission d’enquête

Répondant à l’appel de « Témoignage chrétien », les sénateurs socialistes demandent la création d’une commission d’enquête qui doit encore être validée par la majorité sénatoriale de droite.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h56
    |

            Manon Rescan








                        


Répondant à un appel lancé par Témoignage chrétien, le groupe socialiste au Sénat va formellement demander la création d’une commission d’enquête sur les crimes de pédophilie dans l’Eglise, mardi 9 octobre. Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, en formalisera la demande par courrier dans la journée, a-t-il affirmé au Monde. 
Le 30 septembre, l’hebdomadaire catholique lançait une pétition pour demander aux parlementaires de « faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Eglise catholique ». Dans ce texte, les signataires estimaient qu’il appartenait à une commission d’enquête de s’y atteler, car « seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise, en exigeant la communication des archives diocésaines, en interrogeant les acteurs, et en communiquant à la justice les faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance ».
Parmi les premiers signataires de cet appel figuraient notamment deux sénatrices socialistes : l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes Laurence Rossignol et Marie-Pierre de la Gontrie. Le sujet avait rebondi dans un premier temps à l’Assemblée nationale. Egalement signataire de la pétition, la chef de file des députés socialistes, Valérie Rabault, avait demandé à Richard Ferrand, président de l’institution issu des rangs de Le République en marche, de donner suite à cet appel. Il y avait opposé une fin de non-recevoir. « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout et les mènent jusqu’à leur terme », avait-il lancé invitant les socialistes à utiliser leur « droit de tirage » qui leur permet une fois par an de lancer une commission d’enquête.

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« Droit de tirage »
Mais les députés socialistes n’étaient pas unanimes à l’idée d’utiliser ce pouvoir qui ne leur revient qu’une fois par an. Le sujet a donc rebondi au Sénat. Au palais du Luxembourg non plus, l’institution n’a pas souhaité porter elle-même le sujet. Les sénateurs socialistes utiliseront donc leur « droit de tirage » sur ce projet de commission d’enquête portant « sur le traitement des abus sexuels sur mineurs et faits de pédocriminalité commis dans une relation d’autorité au sein de l’Eglise catholique en France », ont-ils décidé.

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Le processus n’est toutefois pas clos. La ministre de la justice, Nicole Belloubet, devra dans un premier temps donner son accord. Une commission d’enquête ne peut, en effet, pas travailler sur des faits qui font l’objet de poursuites judiciaires en cours. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la commission de l’affaire Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée n’avait pu être interrogé par les sénateurs sur les violences qu’il avait commises place de la Contrescarpe à Paris le 1er-Mai. Si elle voit le jour, la commission d’enquête sur la pédophilie dans l’Eglise ne pourra donc pas aborder des cas actuellement instruits par la justice. « Nous n’enquêterons pas sur les faits, mais sur les dispositifs qui ont permis que des crimes pédophiles ont pu être étouffés par une partie de la hiérarchie de l’Eglise », précise auprès du Monde Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.
La droite et le centre peuvent s’y opposer
Une fois les limites posées par la garde des sceaux, la commission des lois au palais du Luxembourg aura à son tour à se prononcer sur le dessein des socialistes. C’est là que peut résider un ultime obstacle. Dans cette commission siègent en majorité des sénateurs Les Républicains, peu allants quant au projet de Témoignage chrétien. Les centristes eux aussi ont exprimé des réserves. « A titre personnel, je ne pense pas qu’il appartienne au Parlement de s’engager dans une commission d’enquête sur le fonctionnement de l’Eglise catholique. Si on commence à s’ingérer dans les fonctionnements des cultes et de leur organisation, on ne va pas en sortir », a ainsi prévenu le sénateur centriste Hervé Marseille sur Public Sénat.

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Ces oppositions politiques pourraient-elles se mettre en travers du chemin des socialistes ? « Les catholiques sont extrêmement favorables à cette démarche », insiste M. Kanner. A l’appui de son argument, le sondage publié dans Le Parisien mardi 9 octobre, affirmant que 87 % des catholiques et même 90 % des pratiquants soutiennent l’initiative de Témoignage chrétien. Si, en général, au nom des droits de l’opposition, les créations de commission d’enquête ne sont pas rejetées, un bras de fer politique devrait néanmoins s’engager dans les couloirs du Sénat ces prochains jours pour que le projet aboutisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les forces de l’ordre ont évacué, lundi 8 octobre, les manifestants qui protestaient devant la préfecture contre l’immigration clandestine venue des Comores.
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A Mayotte, le service des étrangers de nouveau actif

Les forces de l’ordre ont évacué, lundi 8 octobre, les manifestants qui protestaient devant la préfecture contre l’immigration clandestine venue des Comores.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h46
    |

            Patrick Roger








                        



   


Après plus de trois mois de blocage total – et six mois de fonctionnement perturbé –, le service des étrangers de la préfecture de Mayotte devrait rouvrir partiellement à partir de jeudi 11 octobre. Lundi, aux premières heures du jour, deux pelotons de gendarmes mobiles ont été déployés pour évacuer sans heurts les manifestants rassemblés devant le bâtiment préfectoral et qui en empêchaient l’accès depuis le 31 juillet pour protester contre l’immigration clandestine en provenance des Comores voisines.
« Cette situation ne pouvait pas perdurer, explique le préfet Dominique Sorain, joint par Le Monde. Pour des raisons de principe tenant au fonctionnement des services publics et pour des raisons humaines. Nous sommes allés au bout du dialogue avec les collectifs [qui soutiennent cette occupation]. J’ai décidé de faire lever le blocage. » Depuis, deux « dispositifs de retenue autonomes » – des murs de Plexiglas – et des unités de gendarmerie ont été disposés de part et d’autre de la rue menant au bâtiment pour empêcher qu’un regroupement se reforme.

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« Atteintes graves aux personnes »
Six mois de non-fonctionnement d’un service de l’Etat, une situation exceptionnelle aux conséquences graves sur le plan humain : perte de droit au séjour, d’accès aux soins, contrats de travail rompus, formations ou études interrompues du fait du non-traitement des demandes de renouvellement ou d’établissement de titres de séjour d’étrangers pas nécessairement comoriens ni en situation irrégulière. A la fin de septembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait estimé que « la fermeture du service des étrangers conduit à des atteintes graves aux personnes ».
Le préfet Sorain, de son côté, souligne que l’administration de l’Etat fait l’objet de 1 500 contentieux liés au non-traitement des dossiers depuis le début de l’année, qu’elle risque de perdre dans la plupart des cas, avec des astreintes pouvant aller de 50 à 70 euros par jour. En 2017, le service des étrangers de Mayotte avait traité, selon les chiffres de la préfecture, 16 799 demandes de renouvellement de titres de séjour. A la date du 1er juillet, seules 4 147 ont pu être traitées depuis le début de l’année 2018. « Des milliers de dossiers sont actuellement en souffrance », déplore le préfet. Le service devrait donc rouvrir partiellement, sur convocation pour éviter l’engorgement, à partir de jeudi, pour traiter les cas prioritaires.
Le Collectif des citoyens et l’intersyndicale de Mayotte se sont pour leur part « indignés » de cette évacuation. « La seule expulsion ordonnée et mise en œuvre par le préfet Sorain aura été celle de Français, celle de manifestants pacifiques et désarmés, celle de femmes âgées qui exigent l’application du droit à Mayotte, déclarent-ils dans un communiqué. L’administration française ne peut pas continuer à alimenter la colonisation comorienne. »
« Sous-France »
« J’appelle à la responsabilité de tout le monde, réaffirme le préfet. Beaucoup a été fait depuis la crise du printemps et la mise en œuvre du plan de rattrapage. Nous avons mis des moyens supplémentaires en matière de sécurité, avec une baisse significative de la délinquance. En matière de lutte contre l’immigration clandestine, les effectifs de la police aux frontières ont été renforcés, des moyens supplémentaires déployés, deux intercepteurs neufs vont être mis en service en novembre. Nous agissons contre l’habitat illégal et pour le démantèlement des filières. »

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Des engagements qui, aux yeux du collectif et de l’intersyndicale, n’ont pas grande valeur tant que continue l’arrivée quotidienne de kwassas (canots à moteur) chargés d’immigrés clandestins en provenance des Comores. Les négociations entre le gouvernement français et son homologue comorien traînent en longueur. Pour Estelle Youssouffa, une des porte-parole du collectif, « il n’y a pas de blocage diplomatique mais une logique du Quai d’Orsay qui vend Mayotte aux Comores ». « Paris a décidé qu’Azali Assoumani [le président comorien] était son partenaire, poursuit la journaliste. On ne va pas attendre tranquillement que Paris continue à nous vendre. » Mayotte, ce département « en sous-France », à des milliers de kilomètres de la métropole, est une poudrière sous la menace de la moindre étincelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un compte de l’union départementale du syndicat chrétien a été épinglé pour la diffusion d’un contenu antisémite et raciste.
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Haine raciale : sur les réseaux sociaux, le compte injurieux de la CFTC de la Loire

Un compte de l’union départementale du syndicat chrétien a été épinglé pour la diffusion d’un contenu antisémite et raciste.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h51
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


C’est une organisation juive, le B’nai B’rith France, qui a signalé l’affaire sur Twitter, samedi 6 octobre. « Nous demandons des sanctions contre le poste #antisémite de la@Cftc42Loire et nous nous réservons le droit de porter plainte. Ce genre de propagande nauséabonde est honteux de la part d’un syndicat@SyndicatCFTC », était-il écrit.
En lien, une capture d’écran d’un post partagé un peu plus tôt par un compte LindekIn, un réseau social professionnel, se présentant comme celui de l’union départementale du syndicat chrétien de la Loire. Ce dernier émanait d’un site, Démocratieparticipative.biz, qui se définit comme « le plus lu par les jeunes Blancs décomplexés » et propose notamment « un guide racial des villes ». Le post montrait un photomontage de Jean-Yves Abecassis, porte-parole de SOS Méditerranée, l’association d’aide aux migrants qui opère en mer avec le bateau l’Aquarius, accompagné d’une étoile jaune et titré : « Le terroriste juif Jean-Yves Abecassis, chef de l’Aquarius, exige qu’on laisse son organisation envahir l’Europe de nègres et de musulmans. »

Nous demandons des sanctions contre  le poste #antisemite de la @Cftc42Loire et nous nous réservons le droit de por… https://t.co/coddASQrho— BnaiBrithFrance (@B'nai B'rith France)


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« Propos inadmissibles »
Quelques minutes plus tard, le compte Twitter de la CTFC 42 St-Etienne répondait au B’nai B’rith France : « Liberté d’expression. Votre intolérance vous desservira. » Lundi matin, leur partage du post incriminé sur LinkedIn avait, cependant, été supprimé et un nouveau message précisait cette fois sur Twitter : « Notre compte semble avoir été piraté. » 
Un rapide tour sur les différents tweets postés ces derniers mois par le compte@Cftc42Loire montre, pourtant, que ce dernier n’hésite pas, au milieu de messages à caractère syndicaux, à relayer des tweets antimigrants émanant de parlementaires du Rassemblement national (RN), de la webtélé d’extrême droite TV Libertés, d’autres du maire de Béziers élu avec le soutien du RN, Robert Ménard, ou de La Manif pour tous.
Lundi matin, la CFTC a officiellement réagi sur son compte Twitter, affirmant « déplorer les propos relayés sur les réseaux sociaux par les comptes appartenant à l’UD42 ». « Je condamne ces propos inadmissibles », a déclaré le président de la centrale syndicale, Philippe Louis, au Monde. Ce dernier assure ne pas savoir « qui est derrière ce compte ». « N’importe qui peut ouvrir un compte CFTC, précise le dirigeant syndical. On ne sait pas si ce sont des gens de la CFTC qui l’alimentent. » La confédération cherche donc à faire la lumière et affirme qu’elle « prendra des sanctions si ce n’est pas un compte piraté ». Lundi soir, la CFTC de la Loire n’avait pu être jointe.
La CFTC avait déjà été secouée, en octobre 2016, par la participation « à titre personnel » de l’un de ses vice-présidents, Joseph Thouvenel, à un défilé de La Manif pour tous, au cours duquel il s’était fait photographier devisant avec celle qui s’appelait encore Marion Maréchal-Le Pen. La confédération avait alors déclaré que les positionnements du Front national « prônant notamment l’intolérance envers des hommes et des femmes d’autres origines, amènent la CFTC à être en désaccord total avec ce parti empêchant ainsi toutes relations ». Quelques mois plus tard, son conseil confédéral adoptait « une charte d’engagement du dirigeant confédéral ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements
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HLM : les bailleurs sociaux vont vendre, sous la contrainte, une partie de leur parc

Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Et maintenant, il faut vendre ! Les organismes HLM, qui se retrouvent jusqu’au 11 octobre à Marseille pour leur 79e congrès, n’ont guère le choix s’ils veulent financer l’entretien, la rénovation et la construction de leur parc. Ils sont contraints d’en céder une partie pour faire face aux lourdes ponctions de l’Etat.

En 2018, ils ont dû réduire de 800 millions d’euros leurs loyers pour permettre à l’Etat d’économiser d’autant les aides personnalisées au logement (APL). La note atteindra 873 millions d’euros en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, soit 8 % de la masse globale des loyers collectés. Entre-temps, ils ont aussi dû digérer l’augmentation de la TVA sur la construction neuve, passée le 1er janvier 2018 de 5,5 % à 10 %, ce qui leur a coûté 700 millions d’euros.
Pour s’en sortir financièrement, le gouvernement leur propose d’abord de renégocier leurs emprunts auprès de la Caisse des dépôts, et de recourir à des prêts dits « de haut de bilan », dont le remboursement ne commence que dans vingt ans. Dans les deux cas, cela coûtera plus cher mais ce sont les générations suivantes qui paieront… Surtout, l’exécutif veut qu’ils vendent, afin de dégager des liquidités : un appartement cédé apporte, dit-on, les fonds propres nécessaires pour en construire deux ou trois autres. Une telle mécanique est cependant plus facile à instaurer dans une loi qu’à traduire dans la réalité.
Copropriétaires de seconde zone
Les ambitions du gouvernement sont, en outre, élevées : d’ici 2022, l’objectif est de vendre 40 000 logements sociaux par an, soit 1 % du parc, contre en moyenne 8 000 auparavant. Un niveau réalisable selon la Fédération des entreprises sociales de l’habitat (ESH), branche privée du monde HLM, qui prévoit de monter en puissance à raison de 12 000 logements en 2018, puis 18 000 en 2019, 26 000 en 2020 et ainsi de suite jusqu’à 40 000 en 2022. « A peine 40 sociétés HLM réalisent 66 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La députée LRM et vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale s’alarme du fait que le projet de loi de finances 2019 privilégie trop la compétitivité des entreprises au détriment de la justice sociale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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Emilie Cariou : « Sur la fiscalité, il ne faut pas qu’on perde de vue le “en même temps” »

La députée LRM et vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale s’alarme du fait que le projet de loi de finances 2019 privilégie trop la compétitivité des entreprises au détriment de la justice sociale.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h53
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Elle est une des spécialistes des questions économiques et financières à l’Assemblée nationale. Députée (La République en marche, LRM) de la Meuse, Emilie Cariou est la vice-présidente de la commission des finances. Elue pour la première fois au Palais-Bourbon en juin 2017, elle a été la rapporteure de la mission d’information sur le « verrou de Bercy », qui a mené à une plus grande ouverture de celui-ci, et la rapporteure du projet de loi contre la fraude fiscale, qui devait être voté cette semaine par les députés.

Alors que le projet de loi de finances (PLF) 2019 du gouvernement doit être examiné par la commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi 9 octobre, Emilie Cariou explique au Monde pourquoi elle estime que ce PLF privilégie trop la compétitivité des entreprises au détriment de la justice sociale.
Vous avez déposé un amendement au PLF 2019 afin de maintenir le taux actuel de la « niche Copé », un dispositif d’exonération de l’impôt sur les sociétés (IS). Le texte du gouvernement, lui, prévoit de l’abaisser. Estimez-vous que le gouvernement accorde trop aux entreprises ?
Le PLF 2019 prévoit un « toilettage » de l’assiette de l’IS, afin de mettre la France en conformité avec les autres pays européens. Plusieurs avantages pour les entreprises seront supprimés, dont certains modifient le « régime de groupe » français sur l’intégration fiscale [aujourd’hui, une entreprise a la possibilité de reporter les pertes de certaines filiales sur son bénéfice total, afin de le minorer et donc, de payer moins d’IS].
Ce régime, particulièrement favorable en France, est aujourd’hui largement utilisé par les multinationales pour faire de l’optimisation fiscale : elles imputent des charges financières à certaines filiales pour abaisser leur bénéfice. Je suis favorable à cette modification. C’est en quelque sorte le pendant à la modification du taux de l’IS qui va, je le rappelle, baisser progressivement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Nicolas Fensch, l’un des auteurs des violences commises envers des policiers quai de Valmy, à Paris, en novembre 2016, décrypte son étonnant parcours politique dans un livre.
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Du RPR au radicalisme gauchiste

Nicolas Fensch, l’un des auteurs des violences commises envers des policiers quai de Valmy, à Paris, en novembre 2016, décrypte son étonnant parcours politique dans un livre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h40
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Livre. Qu’est-ce qui peut amener un informaticien de gauche, quadragénaire et sans histoires, à revêtir un masque à gaz, une parka noire pour rejoindre le black bloc et affronter les forces de l’ordre ? C’est à cette question que répond le passionnant livre que Nicolas Fensch a écrit avec Johan Badour.
Fensch raconte donc son parcours dans ce court récit. Jeune, il est plutôt de droite, adhère un temps au parti gaulliste de l’époque, le RPR, dans sa tendance sociale, derrière Philippe Séguin. Peu scolaire, il commence à travailler très tôt et se rend compte de la violence des rapports sociaux dans l’entreprise. Cette première prise de conscience le conduit peu à peu à se gauchiser jusqu’à voter Mélenchon en 2012. Rien de bien radical, donc.
Mais le tournant de la vie de Fensch se passe en 2016, en plein mouvement contre la « loi travail ». Il se trouve un peu par hasard dans une manifestation. Et voit une nasse se former, la répression agir. « Les blessés sont nombreux. Il ne s’agit pas d’arrêter des individus soi-disant dangereux, il s’agit de marquer les corps, de faire mal, indistinctement, pour faire passer l’envie de revenir », écrit l’auteur.
« Tout le monde peut être un casseur »
Cette épiphanie gauchiste va entraîner Fensch dans toutes les manifestations, tous les rassemblements. Jusqu’à ce 18 mai 2016, quai de Valmy, à Paris. La violence des images est restée dans les têtes : en marge d’une manifestation interdite en plein mouvement contre la « loi travail », plusieurs individus masqués avaient pris à partie deux policiers dans une voiture de patrouille. Un jet de fumigène à l’intérieur de l’habitacle avait mis le feu au véhicule. Les deux policiers n’avaient été que légèrement blessés, mais la scène, impressionnante, avait largement été relayée dans les médias. Sur ces images, l’on voyait la tentative dérisoire d’un manifestant pour frapper un policier avec une sorte de tige en plastique souple. C’était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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Quelque 21 500 manifestants à Paris contre la politique de Macron

Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h47
   





                        



   


Entre 11 500 et 50 000 manifestants (respectivement les chiffres de la préfecture et de la CGT – 21 500 selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde) ont manifesté, mardi 9 octobre à Paris, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle à l’appel de six syndicats. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé sur RTL, mardi après-midi, que la mobilisation atteignait « presque 300 000 manifestants dans l’ensemble du pays ». Il y a trois mois, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15 000 personnes, selon les syndicats, 2 900 selon la police.
Lycéens, étudiants, salariés et retraités se sont mobilisés pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la « destruction du modèle social » du gouvernement. La CGT, FO, Solidaires, l’UNEF, la FIDL et l’UNL sont derrière cet appel interprofessionnel, lancé fin août.
Pour ces organisations, « cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relève d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ».
Contrairement aux fois précédentes, il n’y avait pas mardi de perturbations dans les transports en commun, côté SNCF et RATP, à l’exception de Nice, où les transports en commun étaient à l’arrêt.

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Prudence sur l’ampleur du mouvement
A Paris, le défilé s’est ébranlé dans l’après-midi, avec côte à côte Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, et Pascal Pavageau, son homologue de FO.
M. Martinez avait prévenu que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence à FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre », mais « un mouvement significatif ».
Toutefois, les centrales espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance-chômage.

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Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) battent aussi le pavé pour protester contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».
Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour dénoncer la revalorisation de leurs pensions, jugée trop faible, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG.
Des syndicats divisés

   


En région les cortèges syndicaux ont rassemblé, selon la police, 5 400 personnes à Nantes, 5 300 à Marseille, 4 300 à Lyon, 3 500 au Havre, entre 2 500 et 3 000 à Rennes, 2 500 à Grenoble, 2 100 à Caen, 1 800 à Montpellier, 1 500 à Nice ou 1 200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.
De nouveau, les syndicats montrent leur division, la FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’appelant pas à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.
« Le côté “on se réunit fin août et on fait une mobilisation [en] octobre contre la politique du gouvernement”, ce n’est pas notre conception de l’utilité du syndicalisme et de son efficacité », a taclé début septembre Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

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La division s’explique aussi par les élections professionnelles de la fin de l’année dans la fonction publique, où la CFDT espère ravir la première place à la CGT, un exploit déjà atteint dans le privé en 2017.



                            


                        

                        


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A Rome, Le Pen et Salvini fustigent le « bunker de Bruxelles »

Les dirigeants italien et français d’extrême droite ont lancé leur campagne pour les européennes de mai sans avancer sur l’élaboration d’une force commune



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 00h58
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h11
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Rome) et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Echange d’amabilités romaines entre extrêmes droites européennes. Marine Le Pen n’a pas boudé le plaisir de commencer la semaine main dans la main avec son complice transalpin, lundi 8 octobre à Rome. « Matteo Salvini prouve que c’est possible », a-t-elle lancé en hommage à son allié au pouvoir. « Nous partageons un parcours non seulement politique mais aussi d’amitié », a renchéri le désormais vice-président du conseil et ministre de l’intérieur italien.

A moins de huit mois des élections européennes, la rencontre des deux figures nationalistes a pris des airs de lancement de campagne franco-italienne. « Nous sommes aujourd’hui à un moment historique. C’est l’Histoire avec un grand “H” qui va s’écrire au mois de mai. C’est l’émergence d’une Europe des nations », a trompeté Mme Le Pen. A ses côtés, Matteo Salvini n’en gage pas moins : « Le rendez-vous de mai sera la fin d’un parcours, d’une révolution du bon sens. »
Rendez-vous avait été donné en plein cœur de la capitale italienne, rue des Boutiques obscures, au siège de l’Union générale du travail, héritière du syndicat du parti néofasciste MSI et dont le vice-président, affilié à la Ligue, est l’actuel sous-ministre du travail. La salle prévue pour la conférence Salvini-Le Pen, aussi bondée qu’exiguë, y porte d’ailleurs le nom de Giuseppe Landi, personnalité notoire du syndicalisme fasciste italien. Quelques flashs plus tard, et passé les formules de politesse, le numéro deux du gouvernement transalpin donne le ton commun : qu’on le qualifie de « raciste », « fasciste » ou « populiste » ne serait que caricature ou « paresse » intellectuelle. Marine Le Pen acquiesce et sourit.
« Modèle Salvini »
Elle aura finalement eu son premier cliché de campagne avec celui qui s’est inspiré d’elle il y a quelques années, en prenant la tête de ce qui n’était alors qu’un petit parti régionaliste. Désormais, c’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
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Engie s’inquiète du pari « tout électrique » du gouvernement

Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h31
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


« Le débat est entièrement confisqué par les pro et les anti-nucléaire. » A quelques semaines de la publication par le gouvernement de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2019-2028), le directeur général adjoint d’Engie s’est fait, lundi 8 octobre, l’écho des inquiétudes de la filière gazière. Didier Holleaux estime en effet qu’en l’état actuel, la feuille de route de l’énergie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 fait la part trop belle à l’électricité et minimise le rôle du gaz, notamment renouvelable. Il juge même qu’elle risque de retenir des options « néfastes et irréalistes » pour le futur mix énergétique du pays.

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Dans le cadre de sa stratégie « bas carbone », la France envisage de parvenir à zéro émissions de CO2 en 2050 dans le secteur de l’énergie, et la PPE est un outil essentiel pour suivre cette trajectoire. Ce texte fixera notamment l’horizon où la part d’électricité d’origine nucléaire tombera à 50 %, probablement entre 2030 et 2035, et non plus en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015.
Mais pour les dirigeants d’Engie et de ses filiales GRT Gaz (transport) et GRDF (distribution), les scénarios qui circulent sont « tout électrique », « tout nucléaire », ou à « très forte proportion de nucléaire ».
Affirmer le principe de complémentarité
Pour Engie, cette programmation doit affirmer le principe de complémentarité des énergies faisant une place à l’éolien flottant et au gaz vert produit par méthanisation (déchets agricoles) ou à partir des surplus d’électricité (« power to gas »). « On peut atteindre l’objectif de 10 % de gaz renouvelable injecté dans le réseau dès 2028 [contre 0,5 %] », estime M. Holleaux. La ressource est là, qu’elle soit agricole ou forestière. Mais pour la valoriser, il faudrait « un engagement clair des pouvoirs publics » à travers des tarifs de rachat ou d’appels d’offres dédiés au gaz vert.

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La France est très en retard sur l’Allemagne, qui a développé une vraie filière avec des cultures dédiées au biogaz, mais aussi sur l’Italie et le Royaume-Uni. Trois pays qui assurent à eux seuls 80 % de la production européenne.
M. Holleaux estime que l’objectif de 10 % en 2028 peut être atteint à un coût raisonnable pour la collectivité, qui a déjà puissamment soutenu l’éolien puis le solaire photovoltaïque : 1,5 milliard d’euros d’aides publiques par an, le prix du MWh tombant de 96 euros aujourd’hui à 60 euros dans dix ans.
Lors du débat public sur la PPE, au printemps, le biogaz a été plébiscité parce qu’il est propre, générateur d’emplois locaux et intégré à l’économie circulaire. Son ingénierie et ses technologies sont très bien maîtrisées en France et ne risquent pas d’être captées par la Chine, comme cela a été le cas de la filière photovoltaïque il y a une dizaine d’années.
« Décarboner avant d’électrifier »
Pour les dirigeants d’Engie, le gouvernement se trompe de priorités. Il faut « décarboner avant d’électrifier », souligne M. Holleaux.
L’exemple du chauffage électrique, plus développé en France qu’ailleurs, est à ses yeux très parlant. C’est lui qui, lors des pointes de consommation d’hiver, pompe le plus d’électricité et fait courir un risque de black out sur le réseau. Les éoliennes et les panneaux solaires sont alors peu productifs, et EDF doit mobiliser des centrales thermiques ou importer du courant d’Allemagne, où tournent alors des centrales au charbon et au lignite très émettrices de gaz carbonique.

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Engie reproche encore à la PPE de ne pas mettre suffisamment l’accent sur l’efficacité énergétique ou le développement de réseaux de froid et de chaleur, deux secteurs dont le groupe est un leader mondial. Il estime que les pouvoirs publics l’ont « insuffisamment associé à l’élaboration de la PPE ». Et juge, selon M. Holleaux, qu’il ne reçoit encore que des « réponses standards ».
Une fois rendue publique, la programmation énergétique sera soumise au Parlement, ne serait-ce que pour revoir le calendrier de baisse du nucléaire. La filière a encore quelques mois pour défendre sa position.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Interpellée par deux athlètes, la ministre des sports a déclaré étudier les solutions possibles pour harmoniser la fiscalisation des primes olympiques.
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Défiscalisation des primes olympiques : Roxana Maracineanu veut un traitement équitable entre Jeux d’hiver et d’été

Interpellée par deux athlètes, la ministre des sports a déclaré étudier les solutions possibles pour harmoniser la fiscalisation des primes olympiques.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 16h53
   





                        



   


La ministre des sports, Roxana Maracineanu, a fait savoir lundi 8 octobre qu’elle souhaitait un traitement « équitable » entre les sportifs des Jeux olympiques d’été et d’hiver concernant la fiscalisation des primes de médailles.
Le quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade et l’octuple championne paralympique de ski Marie Bochet lui ont en effet écrit une lettre pour déplorer que le budget 2019 ne prévoie pas de défiscalisation pour les primes de médailles remportées aux Jeux d’hiver de Pyeongchang 2018 (50 000 euros pour l’or, 20 000 euros pour l’argent, 13 000 euros pour le bronze), contrairement aux Jeux d’été de Rio, en 2016.
Participer « à cette contribution en faveur de la société »
« Je suis tout à fait attentive à un traitement équitable entre les sportifs des Jeux d’été et d’hiver (…). Le ministère est en train d’étudier la question et de voir des solutions pour que ce traitement puisse être équitable entre tous ces sportifs », a déclaré la ministre en marge de la présentation des équipes de France de ski et de snowboard à Paris.
« Si la fiscalisation de ces primes a été envisagée il y a un certain temps j’en vois la raison et la justification, a précisé la ministre. Les athlètes, au même titre qu’un professeur, qu’un gendarme ou que quelqu’un de l’armée, qu’un chef d’entreprise, doivent aussi participer à cette contribution qui est proposée à tout le monde en faveur de la société et des plus faibles. Néanmoins, il reste ce traitement qui doit être équitable. »
Roxana Maracineanu n’a pas souhaité préciser les solutions envisagées, indiquant que son ministère « étudie » la question.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a affirmé, lundi, que la future réforme des retraites ferait disparaître l’âge légal du départ. Une affirmation contestable, mais qui soulève de sérieuses questions.
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Partir à la retraite à 62 ans devrait rester possible, reste à savoir dans quelles conditions

Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a affirmé, lundi, que la future réforme des retraites ferait disparaître l’âge légal du départ. Une affirmation contestable, mais qui soulève de sérieuses questions.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 18h42
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le gouvernement veut-il signer la fin de l’âge légal de départ à la retraite ? C’est en tout cas ce qu’a assuré le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau, sur France Inter, lundi 8 octobre. Une affirmation contestable, puisque le gouvernement s’est jusqu’ici engagé à ne pas remettre en cause le droit à partir à la retraite à 62 ans. Mais qui soulève tout de même de réelles questions sur le niveau des futures pensions de retraite, alors que les contours exacts de la réforme à venir ne sont pas connus et que l’idée de créer un « âge pivot » à 63 ans est à l’étude au gouvernement.
Ce qu’il a dit
Interrogé sur la réforme des retraites à l’approche d’une réunion prévue le 10 octobre entre les syndicats et le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Develoye, le syndicaliste Pascal Pavageau a demandé que le gouvernement « sorte du bois ». Il a également fait part de ses inquiétudes, en particulier sur l’âge du départ en retraite : « La retraite par points, c’est le travail sans fin. » Le journaliste de France Inter Nicolas Demorand lui a alors fait remarquer que « l’âge légal [du départ à la retraite] reste, resterait à 62 ans » dans le futur système. Faux, lui a rétorqué le responsable de FO :
« Il n’y aura plus d’âge légal, c’est un leurre […]. Ce sera le principe même d’une réforme par points. »
Une présentation des faits contredite par Léa Salamé, selon qui Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas modifier l’âge légal du départ à la retraite. « Evidemment, il n’y touchera pas, il n’y en n’[aura] plus », a ironisé Pascal Pavageau.
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
1. Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas modifier l’âge légal du départ à la retraite
La promesse figurait en toutes lettres dans le programme d’Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017 : « Nous ne toucherons pas à l’âge légal de départ à la retraite. » Le candidat précisait sur son site que dans le futur système « universel » de retraite qu’il proposait, « il y aura[it] toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans ».
Certes, la réforme n’a pas été dévoilée pour l’heure, mais l’engagement de ne pas reculer l’âge légal du départ à la retraite a été rappelé à plusieurs reprises depuis. Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, l’a notamment confirmé dans un entretien au Parisien en mai 2018.
2. Ce n’est pas incompatible avec le système envisagé
La réforme des retraites telle qu’elle a été présentée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle vise à créer un régime de retraites unique, dit « universel », où « un euro cotisé donne les mêmes droits ». En pratique, chaque citoyen alimenterait tout au long de sa carrière une forme de compte virtuel. Lors du départ à la retraite, les droits accumulés sont convertis en une pension, suivant un coefficient.
Malgré ce changement de mode de calcul, le gouvernement s’est engagé à maintenir un système de retraite par répartition, c’est-à-dire que les cotisations des actifs financeront les pensions des retraités. Suivant cet engagement, il ne s’agirait pas d’un système par capitalisation, où chaque salarié se constitue une épargne pour payer sa retraite.
Il est vrai, qu’en principe, dans cette nouvelle logique, la notion de durée de cotisation disparaît, comme l’expliquait Jean-Paul Delevoye en mai au Parisien : « C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. »
Mais le haut-commissaire à la réforme des retraites précisait également qu’il fallait maintenir un seuil « en dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé ».
3. En revanche, les retraités devraient être incités à travailler plus longtemps
Pascal Pavageau s’avance donc beaucoup en affirmant qu’« il n’y aura plus d’âge légal » de départ à la retraite avec le système envisagé par le gouvernement. Cependant, cette affirmation hâtive cache une vraie question : quel sera le niveau des futures pensions de retraite ? Un débat crucial, mais qu’il est, pour l’heure, difficile d’aborder puisque les contours précis de la réforme n’ont pas été présentés.
Pour faire simple, le maintient de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans fait qu’il devrait toujours être possible de faire valoir ses droits. Cependant, bon nombre de travailleurs risquent de juger insuffisant le niveau de pension dont ils pourraient disposer, à cet horizon. C’est déjà souvent le cas actuellement, puisqu’il faut avoir validé un nombre considérable de trimestres (en l’état, les personnes nées après 1973 devraient, avoir validé cent soixante-douze trimestres au moins, soit quarante-trois années de travail).
En revanche, il existe aujourd’hui un âge qui donne droit à une retraite à taux plein, fixé à 67 ans, indépendamment de la durée de cotisation. Et cette borne devrait disparaître avec la réforme promise par Emmanuel Macron : le nouveau mode de calcul fait qu’il sera possible de partir dès 62 ans, ou de travailler plus longtemps, chaque année supplémentaire faisant augmenter sa future pension. En creux, cela incite les futurs retraités à prolonger leur carrière, sans que cela soit un impératif.
Le futur système pourrait d’autant plus décourager les départs à 62 ans que le gouvernement réfléchit en effet à introduire un « âge pivot », selon des informations des Echos et du Monde. Il s’agirait d’un nouveau seuil d’âge au-dessous duquel les pensions de retraite seraient minorées, qui existe déjà avant 63 ans dans les régimes complémentaires du privé Agirc-Arrco. Si cet « âge pivot » était fixé, par exemple, à 63 ans ou à 64 ans, il encourageait fortement à prolonger sa carrière jusqu’à cette limite d’âge.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ En quittant la rue de Solférino, en plein cœur de Paris, pour Ivry-sur-Seine, le Parti socialiste va emmener avec lui quelques rares objets, dont le bureau ayant servi à l’ancien président avant son accession à la présidence.
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Le bureau de Mitterrand déménage dans les cartons du PS

En quittant la rue de Solférino, en plein cœur de Paris, pour Ivry-sur-Seine, le Parti socialiste va emmener avec lui quelques rares objets, dont le bureau ayant servi à l’ancien président avant son accession à la présidence.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 11h06
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Avouons-le d’emblée : quand on a entendu parler du bureau de François Mitterrand à Solférino, on s’est représenté un meuble majestueux et raffiné, une sorte de métaphore en bois précieux de la figure imposante qu’est, pour le Parti socialiste (PS), l’ancien président. Erreur. C’est « une table », dit prosaïquement Jean-Christophe Cambadélis. « Un bureau en bois, pas ovale mais rectangulaire avec une petite courbe. Et pas de tiroirs », décrit plus minutieusement Alain Claeys. Dans les années 1990, quand il était trésorier du parti, le maire de Poitiers s’est longtemps assis derrière ce bureau aux pieds métalliques qu’il a trouvé dans la pièce qu’on lui avait assignée. « J’y étais très attaché. »
Ce modeste bureau est un des quelques objets qui vont suivre le Parti socialiste de la rue de Solférino à Ivry-sur-Seine, où la formation installe ces jours-ci son nouveau siège. En quittant le cœur huppé de la capitale pour le Val-de-Marne, le PS va laisser derrière lui toute une partie de son histoire qui ne colle pas avec l’esprit du nouveau lieu, que le parti veut ouvert et moderne.

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Part de sacré
Les archives partent à la Fondation Jean-Jaurès et à l’Office universitaire de recherche socialiste (OURS), tandis que la majeure partie du mobilier doit être donnée à des associations. Et, à la demande du nouveau propriétaire, le groupe immobilier Apsys, les photos des anciens premiers secrétaires suspendues au rez-de-chaussée face à l’escalier d’honneur ne quitteront pas les lieux.
Restent les symboles. Le PS va par exemple emmener dans ses cartons un tirage grand format d’une photo de Jean Jaurès haranguant la foule au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) en 1913, pour l’heure accroché dans le bureau de M. Faure. Et le bureau de François Mitterrand, donc. « Il nous restera cette trace, c’est important, salue M. Claeys. Il faut toujours garder quelque chose de l’ancien monde pour bien connaître le présent. »
Forcément, tout ce qui touche aux figures historiques du parti revêt une part de sacré. Et ce même si François Mitterrand s’est fort peu servi de ce bureau qu’il avait fait spécialement réaliser. Il a travaillé dessus quelques mois à peine, quand il était à la tête du PS, entre l’installation des socialistes à Solférino en 1980 et son passage de relais à Lionel Jospin, en janvier 1981, pour se lancer dans la campagne présidentielle.
Un peu oublié
Selon Jean-Christophe Cambadélis, le bureau « a ensuite servi aux premiers secrétaires successifs » : M. Jospin, donc, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard. Jusqu’à ce que des travaux soient entrepris dans le grand hôtel particulier et que le parti s’installe provisoirement rue de Vaugirard.
Au retour des socialistes dans le 7e arrondissement, après la victoire aux législatives de 1997, le mobilier a été changé et le bureau de François Mitterrand est monté d’un étage. Il a alors servi à différents secrétaires nationaux, les « ministres » du parti. Et il a été un peu oublié, aussi. Dernièrement, il était utilisé par une salariée… jusqu’à ce qu’elle quitte le parti, dans le cadre du plan social mis en œuvre après les défaites de 2017. Le meuble aura décidément suivi les destinées du parti.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », estime le député européen.
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Bébés malformés : Yannick Jadot accuse les pesticides et demande la création d’un registre national

« Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », estime le député européen.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 07h57
   





                        


Interrogé sur RTL, le député européen Yannick Jadot a réclamé lundi 8 octobre la création d’un registre national sur les cas de malformations, après la médiatisation récente de plusieurs cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits différents en France.
« On ne veut pas voir » en France les effets des pesticides sur la santé, a accusé la tête de liste d’EELV pour les européennes, se disant « absolument scandalisé par cette affaire ».
« Ce qu’on ne veut pas voir aujourd’hui, c’est qu’il est très probable que ces malformations soient liées aux pesticides, toutes les familles qui ont été touchées par ces malformations vivent à côté des champs de maïs et des champs de tournesol. »
Les enquêtes de l’agence sanitaire Santé publique France, publiées jeudi, n’ont pas permis de mettre en évidence les causes de ces malformations. Appelée « agénésie transverse des membres supérieurs », cette absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon représente moins de 150 cas par an en France.
« Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », a insisté M. Jadot, qui fut candidat à la présidentielle en 2017.

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« On ne veut pas savoir »
« On enlève les moyens des associations qui font le registre des malformations, l’association qui fait ce registre en Rhône-Alpes vit chaque année avec 200 000 euros, la Région vient de supprimer 100 000 euros, on veut casser le thermomètre parce qu’on ne veut pas voir, on ne veut pas savoir », a-t-il accusé. « On n’a jamais voulu savoir en France, on ne veut pas faire les études épidémiologiques autour des incinérateurs, autour des centrales nucléaires, on ne veut pas le faire sur les pesticides, parce qu’encore une fois on ne veut pas savoir », a-t-il insisté.

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Les cas groupés étudiés par Santé publique France ont été observés dans l’Ain (sept naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.
Pour mieux repérer les malformations congénitales, Santé publique France souhaite créer une fédération nationale des six registres (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes, dont le Remera (Registre des malformations en Rhône-Alpes), afin de disposer d’une base de données commune.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Mercredi, le haut-commissaire en charge du dossier reçoit tous les partenaires sociaux. L’occasion pour l’exécutif de sortir du flou.
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Retraites : une réforme explosive aux multiples inconnues

Mercredi, le haut-commissaire en charge du dossier reçoit tous les partenaires sociaux. L’occasion pour l’exécutif de sortir du flou.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h31
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le gouvernement va-t-il préciser ses intentions sur la réforme des retraites ? L’occasion lui est, en tout cas, offerte avec la reprise des concertations sur ce chantier parmi les plus sensibles du quinquennat. Mercredi 10 octobre, le haut-commissaire en charge du dossier, Jean-Paul Delevoye, reçoit, pour la première fois depuis sa prise de fonctions, à l’automne 2017, l’ensemble des partenaires sociaux, alors qu’il les avait rencontrés séparément jusqu’à présent. Autre aspect inédit de cette séance de travail : la présence, autour de la table, de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, qui défendra le projet de loi lorsqu’il sera examiné au Parlement – en 2019, en principe. Selon M. Delevoye, la réunion de mercredi a pour objectif de tirer « le bilan » des discussions conduites au premier semestre et de faire « une proposition de calendrier pour les six prochains mois ».

Contrairement à la transformation du système ferroviaire, adoptée à la fin du printemps, ou à la réécriture du code du travail, en 2017, la réforme des retraites concerne tous les actifs : fonctionnaires, salariés du privé, professions libérales ou agriculteurs. Un véritable big bang qui ambitionne de rendre plus équitable et plus lisible un système devenu indéchiffrable, avec sa quarantaine de régimes soumis à des règles différentes. De ce projet, peu de choses sont connues, à ce stade, mise à part une profession de foi très générale : il s’agit de bâtir un dispositif universel où chaque euro cotisé apportera les mêmes droits à tous.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de ne toucher ni à l’âge légal de départ en retraite ni à la durée de cotisation. Lors de son discours devant le Congrès, le 10 juillet à Versailles, le chef de l’Etat a, de nouveau, exprimé sa volonté d’instaurer « un système (…) juste, unique, transparent ». Il a aussi redit son attachement à un « régime par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le gouvernement veut inciter les gens à travailler plus longtemps sans toucher à l’âge de départ à la retraite, conformément à la promesse de Macron.
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Retraite : l’instauration d’un « âge pivot », une piste de réflexion très sensible

Le gouvernement veut inciter les gens à travailler plus longtemps sans toucher à l’âge de départ à la retraite, conformément à la promesse de Macron.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 06h35
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le sujet ne figure pas au programme de la rencontre mais pourrait bien s’inviter dans les discussions. Mercredi 10 octobre, Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, et Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, reçoivent l’ensemble des partenaires sociaux pour « tirer le bilan » des six derniers mois de la concertation.
Même s’il ne les a pas évoqués publiquement jusqu’à présent, le gouvernement étudie des scénarios pour inciter les actifs à travailler plus longtemps, ce qui pourrait le conduire à mettre la question de l’âge sur la table.

Décote
Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de ne pas toucher à la règle des 62 ans – l’âge à partir duquel toute personne peut demander le versement de sa pension. A l’époque, le candidat d’En marche ! estimait que les perspectives financières du système permettaient d’envisager l’avenir avec « une sérénité raisonnable ».
Thème éminemment sensible, l’âge légal devrait donc rester identique à celui d’aujourd’hui. Mais pourrait y être ajouté un autre paramètre, appelé « âge pivot », selon nos informations, qui recoupent celles évoquées dans Les Echos.
Dans un tel dispositif, l’assuré peut toujours faire valoir ses droits à 62 ans, mais il est susceptible de voir sa pension temporairement minorée (en subissant une décote) jusqu’à ce qu’il atteigne cet âge de référence. Un mécanisme similaire existe dans les régimes complémentaires du secteur privé, Agirc-Arrco, après un accord signé en 2015 par le patronat et par plusieurs organisations syndicales (mais sans la CGT ni FO). A la demande insistante du Medef, l’âge pivot a été fixé à 63 ans : si elle part à la retraite avant, la personne subit une décote provisoire (jusqu’à ses 63 ans, donc) ; si elle continue de travailler au-delà de cette borne, elle voit en revanche sa pension majorée.
Plaidoyer pour un système à points
Interrogé...




                        

                        

