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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ L’acteur de 88 ans a joué dans plus de 150 films en France et en Italie. Depuis quelques années, il se consacrait surtout à la peinture.
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Venantino Venantini, le dernier des « Tontons flingueurs », est mort

L’acteur de 88 ans a joué dans plus de 150 films en France et en Italie. Depuis quelques années, il se consacrait surtout à la peinture.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 18h05
   





                        



   


L’acteur italien Venantino Venantini, surtout connu en France pour son rôle dans Les Tontons flingueurs, est mort mardi 9 octobre à l’âge de 88 ans, selon l’agence ANSA.
Il avait joué dans quelque 150 films, des deux côtés des Alpes, pour des réalisateurs tels qu’Ettore Scola, Edouard Molinaro ou Claude Lelouch. Il était également présent au générique de nombreux films avec Louis de Funès, du Corniaud à La Folie des grandeurs en passant par Le Grand Restaurant. En 2015, il avait partagé l’affiche avec Jean Dujardin dans Un + une.
Reconversion dans la peinture
Dans le film culte de Georges Lautner, il incarnait Pascal, l’homme de main du gangster « le Mexicain ». Avec lui, c’est le dernier des « Tontons flingueurs » qui disparaît, après la mort de Claude Rich le 21 juillet 2017.
Depuis plusieurs années, Venantino Venantini était également investi dans la peinture. La mairie du 9e arrondissement de Paris lui avait d’ailleurs consacré une exposition en décembre 2015.
Le dernier rôle de l’acteur a été celui de Léonard de Vinci, le temps d’un épisode de la série L’Art du crime, diffusée fin 2017 sur France 2.

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                Georges Lautner, le père des "Tontons flingueurs", est mort






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Journaliste, chroniqueuse et animatrice, Charline Vanhoenacker était l’invitée du Monde Festival lors d’une rencontre au Théâtre des Bouffes du Nord, le 7 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le festival Les Ecrans de Chine, du 3 au 7 octobre à Paris, a été l’occasion de confronter différents points de vue de documentaristes sur l’Empire du milieu.
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Regards de cinéastes sur la Chine

Le festival Les Ecrans de Chine, du 3 au 7 octobre à Paris, a été l’occasion de confronter différents points de vue de documentaristes sur l’Empire du milieu.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h46
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


Deux femmes – une grand-mère et une poétesse – ont été à l’honneur de la huitième édition des Ecrans de Chine, festival indépendant qui projette chaque année à Paris, puis dans d’autres villes européennes, une douzaine de documentaires chinois. Dimanche 7 octobre, Michel Noll, le fondateur du festival a, au nom du jury, distingué deux films centrés sur des personnages féminins : Une famille au gouffre et Demain toujours.
Réalisé par Yao Zubiao, Une famille au gouffre (71 minutes), lauréat du China Screen d’or, décrit la coexistence difficile d’une vieille mère et de son fils dans un minuscule village du Yunnan situé dans un gouffre naturel. Les environs sont superbes. Les autorités locales qui y ont apporté l’électricité aimeraient y développer le tourisme, le fils aussi mais la mère n’entend pas se séparer de son unique bien, le porc qu’elle élève et qui réduit à néant les efforts du fils pour embellir le hameau. A travers cette plongée au cœur de la Chine profonde, le réalisateur offre une métaphore sur le conflit qui oppose les Anciens et les Modernes. Au passage, on notera cette remarque du fils, à bout d’argument : « Le président Xi Jinping arrive à bien s’entendre avec ses voisins et toi tu n’es même pas capable de t’entendre avec ta famille. »

   


Une handicapée devenue star
Le second film, distingué par le China Screen d’argent, est davantage grand-public. Réalisé par Fan Jian, Demain toujours (88 minutes) est consacré à une star chinoise, au destin exceptionnel. Née en 1976 dans un village du Hubei, Yu Xinhua est handicapée de naissance. Victime d’une paralysie cérébrale qui l’empêche de s’exprimer et de marcher normalement, cette jeune femme, mariée à un ouvrier du bâtiment qui travaille à Pékin, tue le temps en écrivant des poèmes.
Or, en 2014, l’un des ses textes, J’ai traversé la moitié de la Chine pour dormir avec toi, bouleverse les Chinois. Plus d’un million le lisent sur les réseaux sociaux. En quelques mois, la paysanne handicapée devient une star qui donne des conférences à l’université et participe à toutes sortes d’émissions à la télévision. Riche et célèbre, elle en profite pour demander le divorce au grand dam de son mari mais aussi de sa mère.

   


A travers le portrait de cette combattante, pleine d’énergie et qui ne cache pas haïr son handicap – elle refuse d’ailleurs d’être porte-parole de handicapés –, ce documentaire offre de nombreuses portes d’entrée sur la Chine : les relations entre villes et campagnes, entre hommes et femmes, entre mères et filles, entre les personnes handicapées et leur entourage…
Une vitrine internationale
Le jury a tenu à distinguer deux autres films : Turtle Rock, de Xiao Xiao, un très beau documentaire en noir et blanc sur le village où le réalisateur a passé son enfance et où rien ne semble avoir changé depuis des décennies et L’Observateur, un documentaire réalisé par une Italienne, Rita Andreetii, sur Hu Jie. Peu connu, y compris en Chine, cet ancien militaire chinois devenu documentariste et peintre met en valeur certains pans peu glorieux de l’histoire de la Chine communiste, ce qui lui vaut d’être marginalisé par les autorités.
Petit festival indépendant – et donc pauvre –, Les Ecrans de Chine a reçu cette année pas moins de 120 documentaires. Une fois projetés à Paris, les onze films retenus vont maintenant tourner dans neuf autres villes européennes, offrant à leurs réalisateurs une vitrine internationale d’autant plus appréciable qu’en Chine, les festivals de films indépendants se font de plus en plus rares.



Sur le Web : www.ecransdesmondes.org/festival/ecransdechine et www.lentrepot.fr/Festival-Ecrans-de-Chine-2018.html



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ L’icône de la pop britannique, en tournée mondiale d’adieux, sera en France en juin 2019.
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Elton John se produira quatre fois en France pour sa tournée d’adieux

L’icône de la pop britannique, en tournée mondiale d’adieux, sera en France en juin 2019.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h05
   





                        



   


Avis aux fans d’Elton John. La superstar de la pop britannique se produira en Europe en juin 2019, dont quatre fois en France, dans le cadre de la tournée mondiale d’adieux qu’il a entamée en septembre.
Le chanteur de 71 ans jouera au stade Pierre-Mauroy de Lille le 18 juin, à l’AccorHôtels Arena de Paris le 20 juin, à l’Arkéa Arena de Bordeaux le 22 juin et aux Arènes de Nîmes le 23 juin.
Les billets pour ces quatre concerts seront mis en vente mercredi 17 octobre à 10 heures.
Annoncée en janvier, la tournée baptisée « Farewell Yellow Brick Road » verra Elton John chanter lors de plus de 300 dates en trois ans à travers le monde. Ses 76 premiers spectacles nord-américains sont déjà complets.
300 millions de disques
Sir Elton promènera son piano et sa troupe de musiciens en Europe, du 1er mai à Vienne au 7 juillet à Lucca en Italie, avec, entre-temps, des étapes à Anvers (23 mai) et Montreux (29, 30 juin) notamment.
Une aventure musicale, dont les visuels sont inspirés du Magicien d’Oz, livre de Frank Baum dans lequel figure la fameuse route de brique jaune, qui a inspiré son album de 1973. Elle couvre cinquante ans d’une carrière fourmillant de tubes tels « Benny and the Jets », « Crocodile Rock » ou « Candle in the Wind ».

Elton John, toujours affublé de ses lunettes colorées et de ses costumes excentriques, est un des artistes les plus vendeurs de tous les temps, avec plus 300 millions de disques écoulés.
L’icône de la pop est aussi connue pour son engagement pour la lutte contre le sida, par le biais de sa fondation AIDS créée en 1992. Père de deux enfants, il s’est récemment marié à son compagnon David Furnish.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Selon une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique menée dans 20 pays, les Français écoutent de la musique 15 heures par semaine.
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Les Français passent plus de deux heures par jour à écouter de la musique

Selon une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique menée dans 20 pays, les Français écoutent de la musique 15 heures par semaine.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h06
    |

            Nicole Vulser








                        


Une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) publiée mardi 9 octobre montre à quel point la musique est devenue partie prenante de la vie quotidienne. Dans les vingt pays les plus consommateurs (la Chine et l’Inde bien qu’étudiés ne sont pas pris en compte dans le rapport global), les consommateurs passent en moyenne près de 18 heures par semaine à écouter de la musique, soit 2 heures et demie par jour. Les Français sont un peu à la traîne, avec environ 15 heures d’écoute hebdomadaire.
Quand écoute-t-on le plus souvent de la musique ? En voiture à 66 %, dans les transports pour aller travailler, se rendre à l’école ou à l’université (54 %), en étudiant (40 %) et avant de s’endormir (19 %). Sans surprise, les 16-24 ans écoutent plus de musique et à de multiples occasions.
Les productions nationales sont largement plébiscitées dans chacun des pays étudiés. Au Japon par exemple, deux tiers du public écoute de la pop japonaise. En Corée, 62 % sont branchés sur de la K-Pop. Dans l’Hexagone, près de 70 % du public écoute de la variété française. Idem au Brésil, où 55 % de la population choisit de la musique populaire locale.
Dans les vingt pays examinés, la pop arrive en tête des genres les plus écoutés, suivie par le rock, la dance/electro/house puis par les bandes-annonces des films et séries.
« Un moteur d’adhésion aux nouvelles technologies »
La musique constitue selon l’IFPI « un moteur d’adhésion aux nouvelles technologies » : trois-quarts des consommateurs utilisent un smartphone pour écouter de la musique. Un résultat qui monte à 94 % chez les 16-24 ans. Les enceintes intelligentes à commande vocale commencent à s’imposer doucement puisque 15 % des consommateurs se déclarent prêts à en acheter une dans les douze prochains mois.
Les réseaux sociaux gardent une domination incontestée chez les fans dès qu’il s’agit de discuter musique. Directement corrélé aux nouveaux modes de consommation globale de la musique, le streaming légal à la demande (audio ou vidéo) est désormais utilisé par 86 % des consommateurs des vingt pays étudiés. Le streaming vidéo (YouTube) représente plus de la moitié du temps passé à consommer de la musique en streaming, note l’étude. Les auteurs montent au créneau en fustigeant le fait que « les services de partage de vidéos ne rémunèrent pas loyalement les créateurs et les producteurs de musique », en affirmant que là où Spotify leur octroie 20 dollars, YouTube leur concède vingt fois moins.
Par ailleurs, la bonne vieille radio semble avoir encore de beaux jours devant elle puisque 86 % des consommateurs continuent de l’écouter en moyenne 4 heures et demie par semaine.
L’étude pointe enfin les pratiques illicites d’écoute de la musique effectuées par 38 % des consommateurs. La technique de piratage la plus utilisée reste aujourd’hui le « stream ripping », un procédé qui consiste à utiliser des logiciels gratuits pour convertir facilement un fichier vidéo en fichier audio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Romane Bohringer et Philippe Rebbot filment avec tendresse le délitement de leur couple et l’énergie mise à l’embellir.
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« L’Amour flou » : la comédie joyeuse de la rupture

Romane Bohringer et Philippe Rebbot filment avec tendresse le délitement de leur couple et l’énergie mise à l’embellir.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 08h17
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à voir
André Breton invente « l’amour fou » en 1937, bréviaire fiévreux de la rencontre unique entre deux êtres, soit lui-même et Jacqueline Lamba, peintre, décoratrice, gauchiste, danseuse aquatique. Quatre-vingts ans plus tard, Romane Bohringer et Philippe Rebbot, ci-devant acteurs, proposent, sous les auspices de « l’amour flou », le vade-mecum de la séparation exemplaire. La leur, entre parenthèses. Après dix ans de vie commune à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et deux ­enfants qu’ils aiment visiblement beaucoup, la chose étant réciproque.

Voici le cœur du film, que beaucoup de nos lecteurs reconnaîtront comme leur. On s’est aimés, on s’est usés, on s’aime peut-être encore mais plus comme avant, on voudrait être à la hauteur de ses sentiments mais ne pas se faire trop de mal, on voudrait aussi épargner aux enfants le sentiment de ce qu’on n’a pas envie de leur présenter, ni peut-être de s’avouer à soi-même, comme un échec. Nous voici donc en pleine affaire courante, qu’on s’évertue à gérer comme telle pour éviter d’en sonder les abîmes.
La séparation comme « feel good movie »
En l’affaire, chacun sa méthode. Celle du couple Bohringer-Rebbot est retorse, et à double détente. Premier palier : on limite les dégâts pour les enfants. On cherche une solution qui tienne de l’éloignement minimal. Un promoteur immobilier inventif la trouve. Une surface nue, qui se partagera entre deux appartements séparés, mais réunis par la chambre des enfants. Il fallait y penser. C’est le concept sioux de la séparation amoureuse, symboliquement actée, matériel­lement caduque.
Second palier : l’intuition qu’un arrangement aussi ambigu est une matière cinématographique de premier ordre. En d’autres mots : la séparation comme feel good movie et, encore plus fou, la promotion du promoteur immobilier comme personnage positif ! C’est évidemment ici que les choses se compliquent un peu. La bricole, l’idée que tout fait ventre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Les déductions fiscales ne sont pas essentielles au mécénat, alors qu’elles représentent un coût important pour les finances publiques, estime le professeur de gestion Jean-Michel Tobelem dans une tribune au « Monde ».
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Jean-Michel Tobelem : « En matière de mécénat, l’avantage fiscal n’est pas primordial »

Les déductions fiscales ne sont pas essentielles au mécénat, alors qu’elles représentent un coût important pour les finances publiques, estime le professeur de gestion Jean-Michel Tobelem dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 09h26
    |

Jean-Michel Tobelem, professeur associé de gestion à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne







                        



                                


                            
Tribune. Les défenseurs de la loi sur le mécénat se tiennent en alerte, pour des raisons à la fois stratégiques et tactiques, comme l’illustre la récente contribution dans Le Monde du 6 octobre de l’ancien ministre de la culture et actuel directeur général de la collection Pinault, Jean-Jacques Aillagon, symbole des relations incertaines entre sphère publique et intérêts privés.


Pour eux, l’avantage fiscal est primordial. C’est pourtant une erreur. En effet, de deux choses l’une. Soit – comme nous le pensons sur la foi de notre thèse « Prolégomènes à une théorie de l’organisation culturelle » (présentée en décembre 2014) – le mécénat constitue un puissant outil au service de la stratégie des entreprises ; et, dans ce cas, il n’a nul besoin d’avantages fiscaux particuliers, en dehors d’une simple déduction des dépenses engagées au titre des frais généraux de l’entreprise, comme dans le cas des dépenses de publicité et de communication. Soit il est le fait d’une prétendue générosité désintéressée, et dans ce cas, la position du mécénat dans le portefeuille stratégique des entreprises est fragile, car il peut être remis en cause à chaque changement de direction.
Le beurre et de l’argent du beurre
Par ailleurs, l’agressivité de certaines fondations d’entreprise a fait prendre conscience au public et à la représentation nationale que celles-ci cherchent parfois à bénéficier du beurre et de l’argent du beurre : à savoir à la fois une image de mécènes éclairés et dévoués à l’intérêt public, alors même que – légitimement – c’est l’intérêt bien compris de l’entreprise qui est concerné au premier chef ; et, dans le même temps, le bénéfice de déductions fiscales parmi les plus généreuses au monde (selon le rapport de la Cour des comptes, « Les musées nationaux après une décennie de transformation », 2011) , qui constituent en réalité davantage un effet d’aubaine qu’un effet de levier.
Aucun économiste ne confirme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Conversation à bâtons rompus avec l’écrivain à la parution de « Faire effraction dans le réel », recueil consacré à son art et à son œuvre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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Emmanuel Carrère : « Accepter que les choses échappent à mon contrôle »

Conversation à bâtons rompus avec l’écrivain à la parution de « Faire effraction dans le réel », recueil consacré à son art et à son œuvre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h23
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

Il est toujours un peu ennuyé au moment d’employer des grands mots comme « art » (il préfère dire qu’il « pratique une discipline artistique ») ou « œuvre »… C’est pourtant à son art et à son œuvre qu’est consacré l’épais recueil Emmanuel Carrère. Faire effraction dans le réel, dirigé par les universitaires Laurent Demanze et Dominique Rabaté (P.O.L, 570 p., 37 euros).
Composé d’interventions de spécialistes de la littérature, mais aussi de contributions écrites par des proches ou des auteurs tels John Updike et Michel Houellebecq, ainsi que de textes d’Emmanuel Carrère lui-même, dont nombre d’inédits, il analyse et retrace son parcours, entre cinéma et littérature. Ce recueil souvent passionnant est l’occasion d’interroger l’écrivain sur l’ensemble de son travail et de son rapport à la littérature.
Certains auteurs refusent de trop se pencher sur la fabrique de leur écriture, un peu comme d’autres sont rétifs à la psychanalyse, parce qu’ils craignent que cela ne les bloque, en rendant trop clair pour eux-mêmes ce qui les agit. N’est-ce pas une crainte que vous avez eue au moment d’accepter d’accompagner les critiques Laurent Demanze et Dominique Rabaté dans l’élaboration de « Faire effraction dans le réel » ?
Pour me retrouver coincé, avec la mécanique grippée, je n’ai pas besoin d’un cahier critique, je fais ça très bien tout seul [rires] ! J’ai accepté ce projet avec un mélange, sans doute normal, de gratitude pour l’intérêt qui m’est porté et de léger embarras. Je leur ai vraiment fait confiance, j’ai suggéré quelques noms de contributeurs (comme celui de mon vieil ami Olivier Rubinstein, ou de la théologienne Marion Muller-Colard), mais ce sont vraiment Laurent Demanze et Dominique Rabaté qui l’ont conçu.
Vous avez quand même donné plusieurs textes inédits, comme des scénarios, des courriers, ou une version complètement différente des premières...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Ce milliardaire, redoutable stratège, a compris qu’en prenant possession des données informatiques de millions de personnes, on peut faire basculer le cours d’une élection.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

« Comment Trump a manipulé l’Amérique » : Mercer, l’homme de l’ombre

Ce milliardaire, redoutable stratège, a compris qu’en prenant possession des données informatiques de millions de personnes, on peut faire basculer le cours d’une élection.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h29
    |

                            Antoine Flandrin








                        



   


Arte, mardi 9 octobre à 20 h 50, documentaire
Qui est Robert Mercer ? Inconnu du grand public, il est pourtant l’un des hommes les plus influents du monde. Redoutable stratège, il a compris qu’en prenant possession des données informatiques de millions de personnes, on peut faire basculer le cours d’une élection.
A bien des égards, le film de Thomas Huchon n’aurait pas dû s’appeler Comment Trump a manipulé l’Amérique, mais Comment Robert Mercer a manipulé l’élection américaine de 2016. Car sa brillante enquête le montre, preuves à l’appui : sans l’aide tactique, financière et médiatique de Mercer, Donald Trump n’aurait pu être élu à la présidence des Etats-Unis.
Les deux hommes ont plusieurs points communs : tous deux sont nés en 1946, ils sont milliardaires et veulent imposer leurs idées ultraconservatrices à la société américaine. Pour le reste, tout les oppose : timide et taiseux, Robert Mercer n’accorde jamais d’entretien à la presse ; exubérant et impulsif, Donald Trump s’exprime sans filtre.
Un des pionniers du trading automatique
Leurs trajectoires auraient pu très bien ne jamais se croiser. Petit informaticien discret chez IBM pendant vingt ans, Robert Mercer rejoint Renaissance Technologies en 1993, où il fait partie des pionniers du trading automatique, ce champ de la finance qui laisse les algorithmes décider des aspects d’une transaction.
Devenu PDG de ce puissant fonds d’investissement en 2009, Mercer investit sa fortune dans des causes chères à l’extrême droite américaine : ses déclarations fiscales font état de donations mirobolantes aux lobbies et aux instituts spécialisés dans la défense des thèses climatosceptiques et dans le combat contre la régulation économique.
Lorsque s’ouvrent les primaires du Parti républicain pour l’élection présidentielle de 2016, Robert Mercer jette son dévolu sur le sénateur du Texas, Ted Cruz. Mais ce dernier est balayé par Donald Trump. Qu’à cela ne tienne, Mercer rallie le magnat de l’immobilier.
Pour son nouveau poulain, il injecte 15 millions de dollars (13 millions d’euros) dans Make America Number One, un de ces fameux « super PAC » : un comité d’action politique qui permet de financer, avec des fonds quasi illimités, indépendamment des candidats, des campagnes de dénigrement à très grande échelle.
Un pan méconnu de l’affaire
Mieux, il prend le contrôle de la campagne de Trump. Car son soutien ne va pas sans contrepartie. Pendant l’été 2016, Robert Mercer, bien secondé par sa fille Rebekah, impose au candidat une nouvelle équipe pour diriger sa campagne. A sa tête : Steve Bannon, rédacteur en chef de Breitbart News, un média d’extrême droite racheté par Mercer en 2012, qui produit des fakes news à la chaîne.
Trump va également pouvoir compter sur l’appui d’une firme spécialisée dans le profilage psychologique : Cambridge Analytica, filiale de la société britannique Strategic Communication Laboratories (SCL), qui s’est implantée en 2013 aux Etats-Unis grâce à l’appui financier de Mercer. Le nom de cette compagnie est connu depuis que le lanceur d’alerte Christopher Wylie a révélé comment celle-ci a récupéré et exploité les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook pour favoriser Donald Trump.

        Lire aussi le focus :
         

          Cambridge Analytica : 750 pages de réponses… et toujours beaucoup de questions



Thomas Huchon dévoile un pan méconnu de l’affaire, en détaillant la manière dont ces données ont été utilisées. Cambridge Analytica a d’abord acheté légalement des milliards de données appartenant aux citoyens américains, aux banques, aux organismes de crédit, à la sécurité sociale et aux géants d’Internet, dont Facebook, Google et Twitter.
L’étude de ces « datas » lui a permis d’identifier trente-deux profils au sein de la population américaine. La société a alors ciblé les électeurs indécis répondant à deux profils particuliers : les « angoissés » et les « névrosés ». Et ce, dans trois Etats susceptibles de basculer du côté républicain : le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie.
En envoyant sur leur page Facebook des « dark posts » – des publicités mensongères sur la candidate démocrate Hillary Clinton qui disparaissent au bout de quelques heures –, elle espérait qu’ils se décideraient à voter pour Trump.
Les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook ont été utilisées pour favoriser Trump
Le 8 novembre 2016, Donald Trump, qui a pourtant 3 millions de voix de retard sur son adversaire sur l’ensemble du territoire américain, obtient 77 000 voix de plus dans ces trois Etats, lui garantissant une majorité de grands électeurs. Mercer a réussi son coup. S’il n’est qu’un rouage d’une machine de soutiens apportés au candidat républicain, il est désormais en position d’imposer ses idées et son éminence grise, Steve Bannon.
Petit bémol, le film ne précise pas que Donald Trump, tout comme les Mercer, a, depuis, désavoué le sulfureux conseiller, limogé de la Maison-Blanche et débarqué de Breitbart News, en janvier. Pour autant, cette lacune ne vient en rien gâcher cette enquête à faire froid dans le dos. Sa conclusion est claire : le système politique américain, d’une vulnérabilité confondante, est désormais aux mains des milliardaires, qui, en injectant des sommes colossales, peuvent manipuler leurs concitoyens sans être inquiétés. Pour le moment…
« Comment Trump a manipulé l’Amérique », documentaire de Thomas Huchon (France, 2017, 60 minutes), sur Arte, mardi 9 octobre à 20 h 50.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Les comédiens-réalisateurs sont les mêmes à la ville que dans « L’Amour flou » : drôles et profonds.
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Romane Bohringer et Philippe Rebbot ou comment vivre séparés en appartement

Les comédiens-réalisateurs sont les mêmes à la ville que dans « L’Amour flou » : drôles et profonds.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h27
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            Laurent Carpentier








                        



                                


                            

On a sonné à la porte et on s’est retrouvé dans le film. Sur le plateau, c’est-à-dire dans leur appartement, ou plutôt dans leurs appartements, avec les comédiens, c’est-à-dire avec eux. Parce que – et c’est tout le sujet de leur film, L’Amour flou – Romane Bohringer et Philippe Rebbot, après s’être aimés éperdument et avoir donné naissance à deux enfants, ont perdu, comme cela arrive si souvent, « le sens de ce pourquoi ils s’aimaient ». Mais devant le vide absolu de la promesse d’une séparation, après trois ans de cohabitation triste, ils ont décidé de tenter un truc : emménager dans deux petits logements communicants, et les enfants au milieu.

Montreuil (Seine-Saint-Denis). Philippe Rebbot a répondu à l’interphone et ouvert la porte. Bêtement on s’est trompé et, empruntant le deuxième escalier, on est arrivé chez elle. Romane Bohringer sortait de la douche. Il nous a hélé depuis l’autre bout, on a traversé et il a préparé un café dans sa cuisine à lui, pendant qu’elle s’habillait fissa dans sa salle de bains à elle.
Sur la table, un bouquet de fleurs, un large cendrier et un bordel de bouquins qui débordent des rayonnages tapissant les murs. Parmi eux, un récit de Charles Bukowski : Shakespeare n’a jamais fait ça. Philippe Rebbot y est tombé ce matin sur une phrase qu’il veut nous lire : « Cette fille aimait tout ce qui m’ennuyait, et tout ce que j’aimais l’ennuyait. Nous étions le couple parfait : ce qui sauvait notre relation, c’était cette distance à la fois tolérable et intolérable entre nous. On se retrouvait chaque jour – et chaque nuit – sans avoir rien résolu et avec zéro chance de résoudre quoi que ce soit. La perfection. »
Romane Bohringer, actrice : « Le projet de nouvel appartement a agi comme une sorte de pansement sur la séparation »
Romane Bohringer a cette voix grave, presque rauque, qui rappelle son père, Richard : « Le projet de nouvel appartement a agi comme une sorte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Sean Penn, « The Romanoffs » et des tourments lycéens : trois idées de séries

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h27
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                            Martine Delahaye








                        


LES CHOIX DE LA MATINALESean Penn en astronaute qui se prépare pour une mission martienne et tout ce qu’elle implique sur Terre, Matthew Weiner qui s’intéresse à des descendants des Romanov, et Elite, un possible nouveau succès espagnol pour Netflix figurent au menu de la semaine.
« The First » : Sean Penn pour la première fois dans une série

Sous la conduite du showrunner Beau Willimon, qui créa House of Cards, et devant la caméra d’Agnieszka Holland pour les deux premiers épisodes, l’acteur Sean Penn fait ses premiers pas dans une série. Il y incarne un astronaute des années 2030, Thomas Hagerty, chargé de former la toute première équipe en partance pour la planète Mars.
Mais que ceux qui ne prisent guère les voyages dans l’espace se rassurent, la série reste sur Terre et scrute avant tout l’imbroglio affectif dans lequel l’astronaute se trouve pris. Un maelström de culpabilité et de deuil, d’amour paternel et d’aspiration au dépassement de soi, la préparation de son équipe à son prochain voyage spatial n’intervenant en fait qu’en toile de fond.
D’ailleurs, si cette série parvient, non pas à passionner, mais à arrimer le spectateur à ses huit épisodes, elle le doit avant tout à ses scènes intimistes, lorsque l’astronaute fait face à sa fille ado ou à sa boss glaçante. Beaucoup moins aux séquences d’entraînement ou de résolution de problèmes techniques, et peu à l’approche métaphysique de la conquête de l’univers, que Beau Willimon tente pourtant d’apparenter à une quête de spiritualité.
« The First », série créée par Beau Willimon. Avec Sean Penn, Natascha McElhone et Anna Jacoby-Heron (Etats-Unis, 2018, 8 x 60 minutes). Sur la plate-forme OCS GO à partir de ce mardi 9 octobre à 20 h 40.
« The Romanoffs » : le retour de Matthew Weiner, créateur de « Mad Men »

Trois ans après la fin de sa géniale série Mad Men – et onze mois après qu’une des scénaristes de ce show l’a accusé de harcèlement sexuel –, Matthew Weiner est de retour : sur Amazon, pour huit films réunis sous un même titre, The Romanoffs.
Les « films-épisodes » de cette anthologie peuvent en effet durer 90 minutes – c’est le cas des deux premiers, les seuls que nous ayons pu voir à ce jour –, et ne sont liés entre eux que par une très évasive historicité : tous comptent au moins un personnage qui se croit descendant de la famille royale russe des Romanov, laquelle a régné quelque 300 ans, du début du XVIIe siècle jusqu’à 1917. Chacun de ces films-épisodes a par ailleurs été réalisé et écrit ou co-écrit par Weiner, sur la base d’un budget de 50 millions de dollars (43,5 millions d’euros).
Le premier volet, The Violet Hour, se déroule de nos jours à Paris et met en scène une vieille dame, riche, dominatrice et raciste (Marthe Keller) qui entend rejeter une aide à domicile très expérimentée mais musulmane (Inès Melab). Le récit de cette confrontation, auquel s’agrège l’idylle que va vivre cette aide ménagère, est en réalité bien trop touffu pour sa durée de 90 minutes. Weiner s’est de toute évidence fait plaisir en tournant une romance à Paris, mais elle se clôt sur une queue de poisson éclair qui invalide l’ensemble de l’épisode.
Le deuxième volet se déroule aux Etats-Unis, avec un couple à bout de souffle qui, le temps d’un week-end, va se séparer, amenant chacun à vivre une échappée romantique. Cette fois, le récit, qui vire à la comédie noire romantique, fait preuve de longueurs voire de lourdeur – notamment lors de son clin d’œil au film de Sidney Lumet, Douze hommes en colère.
Le troisième volet promet une rencontre au sommet entre une actrice, interprétée par Christina Hendricks (Joan, dans Mad Men), et une réalisatrice qui fut elle-même star au cinéma, que joue Isabelle Huppert.
« The Romanoffs », série créée par Matthew Weiner (Etats-Unis, 2018, huit épisodes de 60 à 90 minutes). Sur Amazon, les deux premiers épisodes dès le 12 octobre, puis un épisode chaque vendredi, seulement en version originale.
« Elite » prendra-t-elle la relève de « La Casa de papel » ?

Après que leur école a été détruite, trois lycéens d’origine modeste sont amenés à intégrer gratuitement Las Encinas, l’école privée qui forme les richissimes enfants de l’élite espagnole. Est-ce une chance, pour les nouveaux arrivants ? Plutôt un calvaire. D’autant que l’opposition entre les deux classes sociales ainsi mises en relation va aboutir à un crime. Mais de quel côté est venu le coup ?
Ceux qui campaient Rio et Denver dans La Casa de papel se retrouvent dans cette série espagnole proposée par Netflix. Le premier, Miguel Herran, est l’un des trois lycéens jugés « caillera » qui arrive à Las Encinas. Jaime Lorente, lui, interprète le frère aîné du héros principal qu’est le lycéen Samuel, dont le rôle est tenu par Itzan Escamilla, encore peu connu... tout au moins avant la diffusion de cette série.
Sur fond d’intrigue policière, Elite filme des jeunes en rébellion contre leur famille ou leur milieu, des corps peu vêtus et des scènes de sexe, mais traite aussi d’injustice sociale, de corruption politique et économique, du poids de la religion, du VIH, d’amitié indéfectible, etc. On y retrouve un peu de Gossip Girl, de Riverdale, de 13 Reasons Why, de Casa de papel, des séries qui s’adressent particulièrement aux ados.
« Elite », série créée par Carlos Montero et Dario Madrona. Avec Maria Pedraza, Itzan Escamilla, Miguel Herran, Jaime Lorente (Espagne, 2018, 8 x 50 minutes). Sur Netflix. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Qu’ils soient écrivains, philosophes, danseurs, journalistes ou avocats, une grande variété d’intervenants ont fait vibrer l’édition 2018 du Monde Festival. Petit voyage en images.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Dimanche 7 octobre, un public conquis s’est élancé sur la scène du Palais Garnier lors de la rencontre de danse participative organisée dans le cadre du Monde Festival, sous la direction des chorégraphes José Montalvo et Chantal Loïal.
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                Au Palais Garnier, le public du Monde Festival est entré dans la danse


Dimanche 7 octobre, un public conquis s’est élancé sur la scène du Palais Garnier lors de la rencontre de danse participative organisée dans le cadre du Monde Festival, sous la direction des chorégraphes José Montalvo et Chantal Loïal.

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                 |                 08.10.2018 à 16h13
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                            Rosita Boisseau

















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Un bal à 10 heures du matin au Palais Garnier ! Dimanche 7 octobre, cette fête exceptionnelle a rassemblé plus de trois cent cinquante personnes. Sous la houlette inspirée du chorégraphe contemporain José Montalvo, épaulé par la toujours stimulante Chantal Loïal, venue avec les percussionnistes et les interprètes de sa compagnie, Difé Kako, les participants de cette matinée extraordinaire ont grimpé sur le plateau de Garnier pour danser tous ensemble.

   


« Découvrir ce lieu est un rêve d’enfant qui se réalise », ont glissé plusieurs personnes. L’ambiance paradoxalement bouillante et harmonieuse était servie par la « bienveillance » des deux chorégraphes. « Je ne savais pas à quoi m’attendre en venant ici, et franchement, c’est extraordinaire ! », a commenté une spectatrice. « C’est la première fois que je participe à ce type d’événement et je me suis sentie tout de suite très bien. » « La tête des gens avant et après, c’est incroyable ! », a ajouté une autre femme, visiblement éblouie.
« Je n’imaginais pas qu’on pouvait créer un tel univers, une telle image, en étant si nombreux » Marie, une participante
En plus de vingt ans de carrière, José Montalvo ne s’était jamais levé aussi tôt pour piloter un bal participatif. Celui pour qui « la danse est un art de vivre et une fête » a rassemblé son monde pour des envolées sobres et belles, accessibles à tous. Préparer son corps au mouvement en ouvrant haut les bras sous le plafond décoré par Chagall est un réveil matin idéal. « Je ne connaissais pas le Palais Garnier. Avoir la sensation, tout à coup, de tenir entre mes mains la fameuse peinture de Chagall est tout simplement magnifique, a confié Melika. C’est très simple mais très émouvant. » 

   



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                Une performance participative au Monde Festival : eh bien, dansez maintenant !



Sur scène, avec ouverture sur le sublime Foyer de la danse, le bal enchaîne des séquences variées : marche les yeux fermés sur des cordelettes blanches posées sur le plateau, course dans l’espace, les bras ondulant…, chacun trouve sa voie pour s’éclater en suivant scrupuleusement les consignes et encouragements donnés par José Montalvo.

   


« Continuez à respirer, vous n’êtes pas sous l’eau, ne crispez pas les mâchoires, bonne chance et bravo », scande régulièrement le chorégraphe en lançant la musique. « Je n’imaginais pas qu’on pouvait créer un tel univers, une telle image, en étant si nombreux », s’exclame Marie entre deux danses. « Il y a vraiment une communion entre nous, se réjouit Renée, sculptrice,

   


Enfin, pour clôturer, en guise de cerise sur le gâteau, Chantal Loïal, a encore fait monter l’ambiance, avec sa troupe, Difé Kako, dont le nom signifie « ça chauffe » en créole. Plusieurs cercles de danseurs occupant tout le plateau entourent alors les deux percussionnistes placés au centre.

   


Par courtes séquences, Chantal Loïal propose des phrases chorégraphiques. Tapant des pieds, des mains, roulant des hanches et tricotant des duos avec voisins et voisines, elle a mis tout le monde dans l’avion, initiant un trajet Paris-Pointe-à-Pitre « une fesse pour moi, une fesse pour toi ». Sur le tarmac du Palais Garnier, photo de famille, avec José, Chantal et les participants. Et hop !

Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




                                                Par                                                    Rosita Boisseau














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ L’auteure d’« Americanah » était l’invitée du Monde Festival dimanche 7 octobre à l’Opéra Bastille.
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<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ L’écrivaine nigériane, figure majeure du féminisme et auteure engagée, refuse toutefois qu’on la présente comme « une porte-parole ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤         

Chimamanda Ngozi Adichie : « Il faut cesser d’être condescendant vis-à-vis de l’Afrique »



LE MONDE
              datetime="2018-10-08T14:08:20+02:00"

        Le 08.10.2018 à 14h08






Durée : 05:40 | 

L’auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichie s’est imposée comme l’un des grands noms de la littérature anglophone avec ses romans L’Hibiscus pourpre (Anne Carrière, 2004), L’Autre Moitié du soleil (Gallimard, 2008) et Americanah (Gallimard, 2015). Celle qui vit aujourd’hui entre les Etats-Unis et son Nigeria natal était l’invitée du Monde Festival, qui s’est tenu du 5 au 7 octobre à Paris. La discussion était animée par Maryline Baumard, rédactrice en chef du Monde Afrique. Chimamanda Ngozi Adichie considère que le France doit assumer sa responsabilité dans la crise des migrants et dans l’état de l’Afrique post-coloniale, alors qu’elle « contrôle encore la monnaie de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest » et qu’« elle soutient le président camerounais, qui passe plus de temps à Genève que dans son pays ».


                

                     Chimamanda Ngozi Adichie : « Je suis féministe et noire mais je ne veux pas être seulement une porte-parole »

                

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                     Cinq choses à savoir sur Paul Biya, le président camerounais


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ La « Nuit de l’amour et des idées » au Théâtre des Bouffes du Nord fut philosophique, musicale, poétique et politique. Mais ce fut avant tout une histoire d’amour jusqu’au petit matin.
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                André Comte-Sponville : « Faire l’amour, c’est encore mieux que de boire un verre d’eau ou même de vin »


La « Nuit de l’amour et des idées » au Théâtre des Bouffes du Nord fut philosophique, musicale, poétique et politique. Mais ce fut avant tout une histoire d’amour jusqu’au petit matin.

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                 |                 08.10.2018 à 10h58
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                            Charlotte Herzog

















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« On ne peut pas philosopher en faisant l’amour. » L’amour… le faire, « c’est encore mieux que de boire un verre d’eau, ou même de vin ». Il est minuit passé au Théâtre des Bouffes du Nord, et André Comte-Sponville s’est installé. Sur l’un des gros canapés en cuir qui occupent l’avant-scène, il s’empare de la question : pourquoi l’homme et la femme sont-ils des animaux érotiques ?
De la diabolisation du sexe à sa banalisation, de la sexualité masturbatoire au plaisir du désir, le philosophe suspend le temps un instant sur la nécessité de la transgression. Il s’excuse d’un mal de gorge, pourtant, sa verve est intacte : « Messieurs, mettre votre sexe dans le sexe d’une femme, ou dans les fesses d’un homme ; mesdames, vous laisser pénétrer par le sexe d’un homme, c’est de la transgression. (…) Ce n’est pas moral, mais c’est tellement bon.(…) Ce léger sentiment de culpabilité, c’est ce que je préfère dans la sexualité, mais ce n’est pas l’amour. L’amour et la sexualité sont deux choses tellement différentes, et la rencontre des deux est d’autant plus délicieuse. »

   


Platon, Aristote, Aragon, Schopenhauer, Spinoza, tous sont convoqués – même Houellebecq –, dans cette affaire, pour démonter le couple. Avant de le sauver. Il convient de différencier le chagrin de l’ennui. De manipuler les objets de désir, de jouissance et de souffrance. « Sait-on ce qui nous manque ? » ; « Aimer, est-ce se réjouir ? » ; « Aimer, est-ce être amoureux ? » ; « Pourquoi le bonheur en amour est-il si souvent manqué ? » ; « Y a-t-il parfois des couples heureux ? » Ecouté avec ferveur par le public, le philosophe déclare : « L’amour n’est pas un devoir et ne se commande pas. L’amour est une vertu. » Avant de citer Adorno et conclure : « Tu seras aimé·e quand tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre ne s’en serve pour affirmer sa force. » 
Les Bouffes ont un charme fou ce soir. Les murs rouge vif, dressés si haut, résonnent des notes du pianiste Alexandre Tharaud. Beethoven est convié le temps d’une parenthèse enchantée. Les cœurs battent et la nuit vibre.

   


De l’amour, il s’en glisse aussi entre les lignes des « lettres non écrites », lues par David Geselson, comédien et metteur en scène, et Elios Noël. « Si vous avez un jour voulu écrire une lettre à quelqu’un de cher sans jamais le faire, parce que vous n’avez pas osé, pas su, pas pu ou pas réussi à aller jusqu’au bout, racontez-la moi et je l’écris pour vous », a proposé le premier. Alors que « jouer une lettre, ça n’est pas évident », les deux récitants doivent sentir que leur lecture plaît. Que personne ne dort. Les applaudissements sont consistants. Les rires échappés sont vrais.
« Je réalise que la dernière lettre que je t’ai envoyée a 48 ans. C’est curieux de découvrir que le temps des amours n’est jamais le vrai temps. Michel, j’aimerais beaucoup te voir et te reconnaître après cinquante ans. »  « Je ne te souhaite rien de bon et j’ai hâte d’aller jouir ailleurs. On se recroisera chez un juge. Tu es une raclure. »

   


A 2 h 30, Hector Obalk nous fait carrément l’amour de l’art. L’historien et critique plonge la salle au cœur de l’esthétique « michelangesque », sous la voûte de la chapelle Sixtine. « Cinq cents mètres carrés, cinq ans de travail. Tout en trompe-l’œil. Le plus fort de tout, le plus subtil. Des personnages à l’air vivant. Dieu habillé en rose. La notion de gigantisme est grande. » Déclaration d’amour inconditionnel à l’artiste passé « d’une mégalomanie méritée et foisonnante à une mélancolie poignante », à ses « merveilleux dessins » et à la manière qu’il avait de « faire exister l’impossible. Et c’est cela, la grâce ».

   


Amoureuse, gracieuse et pas bâilleuse, la « Nuit de l’amour » est merveilleuse avec son récital des virtuoses ; son fil rouge – et d’or – tissé tout du long par la puissante Clara Yzé et ses musiciens jusqu’au petit matin ; l’apparition de Rosemary Standley en « Queen of Heart », accompagnée au piano par Sylvain Griotto, et qui interprète (entre autres) Alain Bashung, Nina Simone. Elle confie en douceur qu’une « chanson d’amour est à la fois ce qu’on connaît le plus et ce qui est le plus difficile à écrire ».
L’aspect politique du désir s’invite vers 3 h 30, avec la journaliste et écrivaine Carolin Emcke qui met un point d’honneur, non sans panache, à extraire le désir du contrôle et de la domestication.
« Le désir est cette passion folle qui nous échappe et nous consume. J’aime sa manière qu’il a de venir nous hanter. Et notre manière à nous de ne pas pouvoir nous en passer. (…) Le désir homosexuel est un amour considéré comme tabou, pervers. Je veux donc écrire sur le désir qui est à soi, et que personne ne peut nous enlever. »

   


Michaël Fœssel et Philippe Mangeot abondent et revendiquent le droit de désirer. Les « regards normatifs que porte la société sur notre désir » prennent un sacré coup. Les générations à venir, hétérosexuelles et homosexuelles, sont encouragées sans détour, à « déconstruire les normes », à refuser « les biais qui supposent une imperfection », et à continuer à croire en la justesse, l’évidence et l’innocence de leur propre désir, « qui devraient être une revendication autonome par rapport au monde ».

   


La « Nuit de l’amour et des idées » se laisse envahir par une douce torpeur au fil des heures. Nous ne sommes plus qu’une vingtaine. Isabelle Broué, réalisatrice du film Lutine, sur le polyamour, défend « l’éthique des relations » et la « fidélité à soi-même » pour se libérer des carcans. La musique retentit encore, jusqu’à la dernière note, jusqu’à s’éteindre pour voir éclore le jour.

Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




                                                Par                                                    Charlotte Herzog














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ La Royal Academy of Arts à Londres offre un panorama des arts dans le Pacifique, aux oublis historiques dérangeants.
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Exposition : la puissance de l’art océanien

La Royal Academy of Arts à Londres offre un panorama des arts dans le Pacifique, aux oublis historiques dérangeants.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 09h09
    |

                            Philippe Dagen (Londres)








                        



                                


                            

« Oceania », à la Royal Academy of Arts, est un panorama des arts dans le Pacifique, de la Nouvelle-Guinée, à l’ouest, jusqu’à l’île de Pâques, à l’est : ­Mélanésie, Micronésie, Polynésie (le continent australien, qui a fait l’objet d’une exposition en ces lieux en 2013, en est exclu).
« Oceania » est très vaste et très riche, la réunion de plus de 200 œuvres venues de collections privées et publiques un peu partout dans le monde. Elle veut présenter au mieux ces cultures et y réussit pleinement. Mais « Oceania » n’en suscite pas moins, sinon un malaise, du moins de l’embarras. On aimerait pouvoir se laisser aller à la pure contemplation de sculptures qui sont parmi les plus puissantes et émouvantes que l’homme ait créées dans son histoire. Mais, pour cela, il faudrait oublier certains doutes, qui touchent certaines affirmations autant que certains silences.

Au premier regard, toutes les précautions morales et politiques ont été prises. Avant l’ouverture au public, des cérémonies ont été accomplies par des représentants de plusieurs des peuples dont des œuvres, sacrées au moment de leur création, se trouvent désormais dans des vitrines de musées.
Le sommaire du catalogue précise les origines familiales de ces auteurs quand elles sont samoanes ou papoues. Les notices expliquent, quoique trop brièvement parfois, les significations et les usages religieux et politiques des objets. Des œuvres d’artistes actuels de ces régions sont réparties parmi les pièces anciennes, et la plus grande salle du parcours est consacrée à la vidéo In Pursuit of Venus (infected) de l’artiste néo-zélandaise Lisa Reihana, dont on avait dit dans ces pages (Le Monde du 12 mai 2017), lors de sa présentation à la Biennale de Venise 2017, qu’elle était la plus intéressante révélation de la Biennale.

De la stupeur à la douleur
Reprenant les figures et les couleurs d’un papier peint du début du XIXe siècle, Reihana les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ La Royal Academy of Arts met en lumière les différentes cultures qui ont marqué ce territoire regroupant la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ La Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris retrace l’histoire tourmentée du château syrien, véritable « rêve de pierre ».
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Exposition : le Crac des chevaliers, star des forteresses

La Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris retrace l’histoire tourmentée du château syrien, véritable « rêve de pierre ».



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 08h48
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 16h46
    |

            Jean-Jacques Larrochelle








                        



                                


                            

Thomas Edward Law­rence, dit « Lawrence d’Arabie », le tenait pour « le plus beau des châteaux du monde, certainement le plus pittoresque [qu’il ait] vu, une véritable merveille ». 300 mètres de long et 140 de large, juché sur un promontoire rocheux, le Crac des chevaliers et sa double enceinte concentrique, ancien verrou sur la route de Homs dans l’ouest de la Syrie, porte beau malgré ses plus de 800 printemps. En cette rentrée, la Cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, consacre une exposition à ce fleuron du patrimoine latin en Orient, dans le cadre intime de la salle Viollet-le-Duc.
Symbole de pouvoir et de force au cœur d’une région battue par les bouleversements politiques et armés, la citadelle a traversé les siècles dans un état de conservation quasi miraculeux. Une longue période récemment interrompue, de l’été 2013 au printemps 2014, par de violents combats entre forces gouvernementales et membres de l’Armée syrienne de libération (ASL) qui ont endommagé plus ou moins sévèrement treize zones du site. Peu avant, cette situation avait décidé l’Unesco à inscrire les six sites syriens reconnus comme Patrimoine mondial, dont le Crac, classé en 2006 sur la liste des édifices en péril.
Pour Jean Mesqui, ingénieur et chercheur, le Crac est « un véritable concentré d’architecture sur une période de moins d’un siècle et demi »
Occupant un emplacement stratégique sur la route de la première croisade, le Crac n’a pas été épargné par les sièges, les prises et les assauts. La situation se stabilise à l’aube du XIIe siècle, lorsque, à partir d’une fortification aujourd’hui disparue, les moines soldats de l’ordre des Hospitaliers en font une position inexpugnable au service des futures expéditions militaires en Terre sainte. En 1170, un séisme l’endommage pro­fondément. D’abord consolidé, l’ouvrage intègre une chapelle, puis un talus, un glacis vertigineux ainsi qu’une galerie dans le plus pur style gothique....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ L’ancienne avocate devenue humoriste « pulvérise les tabous » sur la scène du Palais des Glaces, à Paris.
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Humour : Caroline Vigneaux plaide la cause des femmes

L’ancienne avocate devenue humoriste « pulvérise les tabous » sur la scène du Palais des Glaces, à Paris.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 06h27
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Mais où Caroline Vigneaux va-t-elle puiser une telle énergie ? Voici une humoriste qui n’a pas oublié que dans le terme « one-woman-show », il y a le mot « show ». Cette quadra met une ardeur bluffante à plaider la cause des femmes dans son nouveau spectacle, Caroline Vigneaux croque la pomme.
Volubile, impétueuse, clownesque, parfois crue, cette ancienne avocate a troqué la robe noire pour un tailleur-pantalon d’un rouge aussi explosif que son tempérament. Comme si, à l’ère #metoo, elle voulait, de manière radicale et vitale, rattraper le temps perdu : celui des femmes « dominées par l’homme depuis deux mille ans à cause de la légende de deux culs nus, Adam et Eve », et le sien – ex-jeune fille « issue de la petite bourgeoisie catholique provinciale où l’on ne parlait de rien ».
Son seule-en-scène va crescendo, jusqu’à un final époustouflant sur la nature féminine
Sur la scène du Palais des Glaces, à Paris, Caroline Vigneaux donne de sa personne. Son seule-en-scène va crescendo, jusqu’à un final époustouflant qui « pulvérise les tabous » sur la nature féminine. Il serait dommage d’en dévoiler le contenu tant on a ri.
Avant cela, la comédienne à la longue chevelure blonde et au franc-parler stimulant revenait avec pertinence sur la condition des femmes à travers les siècles : d’Olympe de Gouges à Gisèle Halimi (femme, avocate, féministe et forcément son « idole »), du code Napoléon au droit de vote, Caroline Vigneaux se fait chantre de l’égalité et de la liberté.

Sa liberté, elle l’a prise il y a à peine dix ans, en quittant son métier d’avocate pour celui d’humoriste, au grand dam de ses parents. Dans son précédent spectacle, Caroline Vigneaux quitte la robe, elle avait largement raconté son itinéraire. Cette jeune fille de bonne famille, qui fréquentait les cours d’équitation, le catéchisme et les rallyes, a tout envoyé balader : son éducation corsetée et sa...




                        

                        

