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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Pour lutter contre le réchauffement climatique, une entreprise suisse a imaginé une usine capable de capturer le CO2 et de le transformer en pierre.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ De plus en plus de Français sont convaincus par l’urgence écologique. Mais comment réagir ? Eléments de réponse sur le blog d’Anne-Sophie Novel.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’île de Sulawesi a été frappée par un séisme et un tsunami le 28 septembre. Un nouveau bilan provisoire fait état de 2010 morts et plus de 10 000 blessés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les secouristes vont bientôt cesser de chercher des corps dans les deux quartiers où 5 000 personnes auraient péri dans le séisme qui a frappé le pays le 28 septembre.
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Séisme en Indonésie : à Palu, des fosses communes pour l’éternité

Les secouristes vont bientôt cesser de chercher des corps dans les deux quartiers où 5 000 personnes auraient péri dans le séisme qui a frappé le pays le 28 septembre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h28
    |

            Bruno Philip (Palu ( Indonésie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Au loin, on ne distingue que les casques rouges des sauveteurs indonésiens qui progressent lentement dans les ruines. Quand ils s’approchent, on réalise qu’ils transportent de longs sacs jaunes, des civières en plastique où reposent des corps à l’instant retrouvés. Une petite foule de curieux – parfois de rares survivants venus fouiller les restes de leurs maisons – regarde en silence passer le funèbre cortège qui laisse à son passage traîner les effluves de la mort. Dans la première civière, une forme légère : celle d’un garçonnet. La deuxième transporte une masse plus volumineuse : « C’est une femme et son enfant dans les bras », glisse un sauveteur. Etreints jusqu’au bout : durant le séisme, dans la mort, sur la route vers la tombe.

A Petobo, village de la banlieue de Palu où vivaient plus de 2 000 personnes avant le séisme, la terre molle de l’après-catastrophe semble à tout moment menacer d’engloutir le marcheur : quand le tremblement de terre a secoué ce quartier, l’une des deux zones où la catastrophe risque d’avoir fait le plus de morts, le sol s’est « liquéfié », transformé en un mélange d’eau et de boue qui emportait tout : des gens ont raconté que des maisons, des mosquées, ont bondi dans les airs tandis que la terre ondulait sauvagement sous eux. Celles et ceux qui n’ont pas pu s’enfuir à temps ont été aspirés par ce sol mou qui, par endroits, cède encore sous les pas.

On a beau scruter le lointain pour essayer de distinguer quelque chose, il n’y a plus rien. Petobo, le pays de l’infinie désolation. Selon les autorités, 5 000 personnes – dont on est pour la plupart sans nouvelles – habitaient à Petobo et à Balaroa, les deux zones les plus touchées de l’agglomération de Palu (capitale de la province centrale de Sulawesi) et de ses environs. Dans le complexe d’habitations de Balaroa, qui fut le fruit d’un projet gouvernemental destiné à permettre à des familles modestes d’acquérir des maisons à des prix modérés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Dans son livre « Lobbytomie », Stéphane Horel, journaliste d’investigation et collaboratrice du « Monde », décrypte la manière dont certaines firmes s’assurent le soutien de scientifiques de renom. Extraits.
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L’art du lobbying scientifique

Dans son livre « Lobbytomie », Stéphane Horel, journaliste d’investigation et collaboratrice du « Monde », décrypte la manière dont certaines firmes s’assurent le soutien de scientifiques de renom. Extraits.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h28
   





                        



                                


                            
Bonnes feuilles. Depuis des décennies, certaines multinationales travestissent la vérité pour maintenir sur le marché des produits pourtant jugés nocifs. S’assurant, notamment, pour y parvenir, le soutien de scientifiques de renom. Journaliste d’investigation et collaboratrice du Monde, Stéphane Horel a enquêté sur ces méthodes dans son livre Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, en librairie le 11 octobre (La Découverte, 368 pages 21,50 euros). 

En costume sombre malgré la chaleur de plomb, le professeur Michel Aubier tourne le dos au public. Il est assis seul, quasi immobile dans l’inconfort fessier de cette banquette en bois du palais de justice qui n’a d’égal que ces bons vieux bancs de messe. 14 juin 2017, 31e chambre correctionnelle de Paris. Alors qu’il vient tout juste de prendre sa retraite, à 69 ans, l’histoire se souviendra de lui comme de la première personne condamnée en France pour avoir menti sous serment lors d’une commission d’enquête parlementaire. Et celui par qui la question du conflit d’intérêts en médecine est arrivée dans un tribunal. Six mois de prison avec sursis et une amende de 50 000 euros.
Deux ans plus tôt, en avril 2015, le pneumologue était envoyé remplacer le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, pour répondre aux questions des sénateurs sur le coût financier de la pollution de l’air. Aux élus, le chef de service à l’hôpital Bichat (Paris) tient des propos identiques à ceux qu’il avance dans les émissions télévisées où on l’invite souvent : l’impact du diesel sur la santé est minime. Quand la pollution de l’air extérieur coûte entre 68 et 97 milliards d’euros par an en France selon les conclusions du Sénat, les dépenses liées aux pathologies respiratoires ne représenteraient, selon Michel Aubier, qu’entre 2 à 5 millions par an pour l’AP-HP. Dans ce cadre solennel du Palais du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Cinq d’entre elles ont été hospitalisées au CHU d’Angers après le signalement d’intoxications dans une pépinière.
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Maine-et-Loire : 46 personnes intoxiquées, un produit phytosanitaire mis en cause

Cinq d’entre elles ont été hospitalisées au CHU d’Angers après le signalement d’intoxications dans une pépinière.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h20
   





                        


La préfecture du Maine-et-Loire a annoncé mardi 9 octobre que quarante-six personnes – trente salariés d’une pépinière ainsi que seize riverains de l’entreprise – avaient été intoxiquées à Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire) et cinq d’entre elles ont été transportées au centre hospitalier universitaire d’Angers.
« Sous réserve de confirmation par une enquête approfondie, l’origine de ces intoxications pourrait être l’épandage à proximité d’un produit phytosanitaire, dans le cadre de la production de la pépinière. Le produit visé contiendrait du métham sodium, pouvant provoquer des atteintes ORL et pulmonaires », précise-t-on de même source.
L’alerte a été donnée à 10 h 20 à la suite du dégagement d’une odeur suspecte à la pépinière. Trois équipes du service mobile d’urgence et de réanimation et la cellule d’intervention sur les risques chimiques ont été envoyées sur place.
« Des prélèvements dans l’air ambiant ont été réalisés par la cellule et n’ont pas mis en évidence de concentration anormale persistante », assure la préfecture.
Le CHU d’Angers a fait savoir sur Twitter qu’aucune des personnes intoxiquées n’était en danger de mort et que le plan blanc avait été levé à 13 heures.

L'organisation exceptionnelle mise en place au #CHUAngers a permis d'accueillir au mieux les personnes impliquées.… https://t.co/OmQu8Ec3JY— chu_angers (@CHU Angers)


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Visant à interdire les véhicules les plus polluants, ces ZFE devront être mises en place avant la fin de 2020. Pour le gouvernement, elles permettront de respecter les normes européennes.
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Pollution : quinze agglomérations s’engagent à déployer des « zones à faibles émissions »

Visant à interdire les véhicules les plus polluants, ces ZFE devront être mises en place avant la fin de 2020. Pour le gouvernement, elles permettront de respecter les normes européennes.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h09
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les automobilistes français vont devoir se familiariser avec un nouveau sigle : ZFE, pour zones à faibles émissions. Quinze collectivités territoriales particulièrement touchées par des problèmes de pollution de l’air se sont engagées, lundi 8 octobre, à déployer des ZFE d’ici à la fin de 2020.
L’objectif, pour le gouvernement, est de mettre un terme d’ici à 2022 aux dépassements répétés des normes principalement en termes d’émissions de dioxyde d’azote, un gaz très toxique émis majoritairement par les véhicules diesel – qui valent à la France d’être renvoyé devant la Cour de justice de l’Union européenne. « Je pense que ce sera un élément important dans le cadre de ce contentieux », a affirmé la ministre des transports, Elisabeth Borne.
Plus de 220 ZFE existent déjà en Europe. Mais en France, seules Paris et, dans une moindre mesure, Grenoble en possèdent une. Elles seront rejointes par les métropoles du Grand Paris, du Grand Lyon, d’Aix-Marseille, de Strasbourg, Nice, Toulouse, Montpellier, Clermont, Saint-Etienne, Reims, Toulon, Rouen et Fort-de-France selon des modalités différentes.
Vignettes Crit’Air
La ZFE fonctionne sur le système des vignettes Crit’Air et vise à interdire la circulation des véhicules les plus polluants. Chaque collectivité pourra décider du périmètre de la zone (centre-ville ou agglomération), des plages horaires, des catégories de véhicules concernées (tous ou seulement les poids lourds) et de la progressivité des restrictions.
Ainsi, à Paris, les voitures classées Crit’Air 4 (diesels immatriculés entre 2001 et 2005) ne pourront plus circuler dans les rues de la capitale en semaine, entre 8 heures et 20 heures, à partir de juillet 2019. Et d’ici à 2024, ce sont tous les diesels qui seront interdits, et, six ans plus tard, les motorisations essence. La Métropole du Grand Paris va étendre cette ZFE au-delà du périphérique, jusqu’à l’A86, selon le calendrier parisien.
« Le GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] a rappelé à tous les élus qu’est venu le temps de l’accélération pour sortir au plus tôt du diesel et l’essence dans les transports, réagit Lorelei Limousin, responsable transports au sein du Réseau Action Climat. La zone à faibles émissions est la première étape pour y arriver et doit être mise en œuvre de manière ambitieuse et, sans plus tarder, avec des bénéfices directs sur la santé. » La pollution de l’air est responsable chaque année en France de 48 000 morts prématurées.
Des ZFE plus ou moins ambitieuses
Mais toutes les collectivités ne sont pas aussi avancées ou ambitieuses dans leurs projets de ZFE. Strasbourg a mis en place, le 1er septembre, une première ZFE interdisant les véhicules de livraisons les plus polluants de son centre historique. Elle sera étendue aux 33 communes de l’agglomération et à tous les véhicules. A Grenoble, elle visera également d’abord le transport de marchandises (à partir du printemps 2019) avant d’être élargie aux 49 communes de la métropole d’ici à 2020, voire à l’ensemble des véhicules.

        Lire aussi :
         

                Pollution de l’air : des ONG réclament 100 000 euros d’astreinte journalière à la France



A Lyon, la ZFE, qui sera effective à partir du 1er janvier 2020, ne concernera que les poids lourds et les véhicules utilitaires. A Marseille et à Nice, on en est encore au stade de l’étude. « Plus on va s’approcher des élections municipales, moins les élus oseront prendre des mesures qui pourraient heurter les automobilistes », commente un responsable francilien.
De son côté, le gouvernement, qui est également sous la pression du Conseil d’Etat qui l’a enjoint de prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter les normes européennes de qualité de l’air, s’engage à accompagner les collectivités. Une enveloppe spéciale de 35 millions est annoncée. La future loi d’orientation des mobilités (LOM) devrait instaurer le contrôle (et la verbalisation) automatique par vidéo (lecture des plaques) des ZFE. « Tant que nous n’avons pas cette possibilité, les zones à faibles émissions restent largement virtuelles », commente Christophe Najdovski, adjoint aux transports à la mairie de Paris.
La vallée de l’Arve, grande absente
Pour le gouvernement, l’engagement de ces quinze collectivités est une première étape. La LOM demandera à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants d’envisager également le déploiement de ZFE.
Pour l’heure, deux territoires sur la liste noire de la Commission européenne manquent à l’appel : l’agglomération de Valence et surtout la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, « une des plus polluées de France », selon les mots de l’ex-ministre Nicolas Hulot. Au ministère de la transition écologique et solidaire, on met en avant des questions de « gouvernance locale ». Mi-septembre, les élus de ce territoire encaissé au pied du Mont-Blanc traversé par des milliers de poids lourds qui empruntent le tunnel avaient dénoncé le « saupoudrage » des mesures prévues par l’Etat. En déplacement dans la vallée en septembre, Nicolas Hulot avait répondu aux élus et aux habitants excédés qu’il n’avait « pas de baguette magique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Pour le chercheur danois Philippe Grandjean, à l’image de la société 3M aux Etats-Unis, des entreprises encouragent la publication de travaux scientifiques, à condition que cela ne leur porte pas préjudice.
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Philippe Grandjean : « La science peut être utilisée comme instrument de marketing »

Pour le chercheur danois Philippe Grandjean, à l’image de la société 3M aux Etats-Unis, des entreprises encouragent la publication de travaux scientifiques, à condition que cela ne leur porte pas préjudice.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h31
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Philippe Grandjean, 68 ans, est l’une des figures de la recherche sur l’impact sanitaire des pollutions de l’environnement. Directeur du département de médecine environnementale à l’université du Danemark du Sud et professeur associé à la Harvard School of Public Health (Etats-Unis), il a témoigné en début d’année comme expert dans une affaire opposant l’Etat du Minnesota à la société 3M. Celle-ci était accusée d’avoir pollué l’environnement pendant des décennies avec une famille de substances chimiques appelées alkyls perfluorés, une classe de molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, et notamment utilisées comme imperméabilisant dans une variété de produits (téflon, revêtements anti-taches, ustensiles de cuisine, emballages, etc.). L’affaire s’est conclue, fin février, par un accord à l’amiable avec le Minnesota à qui 3M a versé quelque 850 millions de dollars de dédommagement.
Qu’apprend-on de la manière dont les grandes entreprises utilisent la science lorsqu’on témoigne comme expert à un tel procès ?
D’abord, qu’on ne sait jamais vraiment si l’ouverture et la transparence dont elles peuvent faire preuve sont réelles. Par exemple, les scientifiques de 3M avaient publié, dans une revue scientifique, une étude montrant que des ouvriers exposés à de hautes doses des composés fluorés produits par la société étaient parfaitement sains. Leurs paramètres biologiques étaient normaux. Mais 3M a dû, pour l’instruction de cette affaire l’opposant à l’Etat du Minnesota, divulguer la version de travail, c’est-à-dire le brouillon de cette étude. Et il s’est avéré que cette version préliminaire était complètement différente de ce qui avait été publié dans la revue : dans sa première version, l’étude contenait environ une vingtaine de tableaux de données où l’on constatait un lien fort entre ces produits et des dégâts sanitaires importants. Rien de tout cela n’était dans la version publiée.
En quoi cela...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les questionnements sur l’impact des liens d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.
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La lente prise de conscience du poids de l’argent sur la recherche

Les questionnements sur l’impact des liens d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h29
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
L’utilisation de la science par des intérêts privés est l’une des thématiques centrales de Lobbytomie, le livre-enquête de notre collaboratrice Stéphane Horel, qui paraît jeudi 11 octobre aux éditions La Découverte (368 pages, 21,50 euros). Dans le monde académique, l’intérêt suscité par cette question – les liens d’intérêts agissent-ils sur la science ? – est récent : il ne remonte qu’à un peu plus de trois décennies. Singulièrement depuis le début des années 1990, un nombre croissant de chercheurs en sociologie et en histoire des sciences, mais aussi en nutrition, en toxicologie ou en épidémiologie, s’engagent dans des travaux visant à réexaminer les résultats ou les orientations de ces disciplines au prisme des financements et des conflits d’intérêts.

« L’une des premières tentatives de répondre scientifiquement à la question de savoir si le financement d’une étude pouvait avoir un impact sur son résultat a été une étude publiée au milieu des années 1980 dans laquelle un chercheur, Richard Davidson, a divisé en deux groupes toutes les études cliniques comparant différentes thérapies, avec d’un côté celles financées par l’industrie, et de l’autre côté, toutes les autres, raconte Sheldon Krimsky, professeur à la Tufts University de Boston (Etats-Unis), le premier à avoir formalisé la notion de « biais de financement » (funding effect en anglais) et auteur d’un ouvrage pionnier sur le sujet (La Recherche face aux intérêts privés, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004). Sa conclusion était que les travaux sponsorisés par les industriels différaient dans leurs résultats de ceux financés par d’autres sources. »
Difficile à accepter par de nombreux chercheurs ou médecins, l’idée que la science n’est pas nécessairement souveraine a été très tôt mise à profit par divers intérêts privés. De nombreux travaux d’histoire des sciences montrent sans ambiguïté, à partir d’archives industrielles, que les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Plusieurs ONG n’ont pu accéder à la région touchée par la catastrophe, devant le refus de l’armée indonésienne de laisser des secouristes étrangers participer aux opérations.
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Indonésie : l’armée ne veut pas des équipes de secours étrangères sur le terrain

Plusieurs ONG n’ont pu accéder à la région touchée par la catastrophe, devant le refus de l’armée indonésienne de laisser des secouristes étrangers participer aux opérations.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h16
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Dans un communiqué envoyé mardi 9 octobre au matin aux secouristes qui ont proposé leur aide humanitaire en Indonésie, l’agence AHA, chargée de coordonner leur action, « conseille à toutes les ONG étrangères ayant deployé des équipes sur le terrain de les rapatrier immédiatement ». La décision ne surprend pas de nombreux secouristes français, qui ont été ralentis dans leurs opérations par l’armée indonésienne, soucieuse d’éviter une ingérence étrangère après le séisme du 28 septembre.
« Nous n’avons pas vu un seul caillou de la zone dévastée », regrette Patrick Villardry. Le trajet du sapeur-pompier niçois et de l’unité légère d’intervention secours s’est arrêté dans la ville de Makassar, située à 800 kilomètres au sud de Palu, dans la province de Sulawesi. « Les militaires nous ont refusé l’accès au pont aérien, malgré le soutien d’un médecin sur place, sous prétexte que nous étions étrangers », explique-t-il.
« L’armée bloque tout »
D’autres ONG, comme Pompiers missions humanitaires et les médecins d’Aides actions internationales pompiers, témoignent des mêmes fins de non-recevoir de la part des autorités indonésiennes. C’est seulement grâce à l’invitation d’une équipe indonésienne de sauvetage que le Groupe de secours catastrophe français, mené par le secouriste Thierry Velu, a pu livrer une unité de traitement de l’eau aux habitants. Sans pour autant participer directement aux opérations. « L’armée bloque tout. Nous sommes venus livrer du matériel, et nous ne pouvons rien faire d’autre », décrivait Thierry Velu depuis Palu, le vendredi 5 octobre.
Les Pompiers de l’urgence internationale sont l’une des rares ONG étrangères à avoir accédé aux décombres de Palu à la recherche de survivants. Seule association française certifiée par l’ONU comme un groupe d’élite dans la spécialité du « sauvetage-déblaiement », l’équipe a travaillé sous l’égide des secours venus de Djakarta. « Les secouristes indonésiens se sont toujours placés entre nous et l’armée, justifie leur coordinatrice Nathalie Buisson. C’est ce qui a fait de nous une équipe à part autour de Palu. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », plus de cent juristes venus des cinq continents demandent aux Nations unies de voter en faveur d’un nouveau traité international.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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« L’ONU doit adopter le Pacte mondial pour l’environnement »

Dans une tribune au « Monde », plus de cent juristes venus des cinq continents demandent aux Nations unies de voter en faveur d’un nouveau traité international.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h52
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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le 10 mai, l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté à une très large majorité une résolution ouvrant la voie à la négociation d’un Pacte mondial pour l’environnement. Ce traité international regrouperait dans un texte unique les grands principes juridiques qui guident l’action environnementale.
Depuis plus de trente ans, la communauté internationale des juristes appelle les Etats à l’adoption d’un tel texte, depuis les experts juridiques du rapport Brundtland de 1987 jusqu’au projet de Pacte sur l’environnement et le développement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de 1995 et celui élaboré, en 2017, par un groupe d’experts, composé d’une centaine de juristes issus de quarante pays du Sud et du Nord, représentant toutes les traditions juridiques.
En 2015, l’adoption des Objectifs de développement durable et de l’accord de Paris sur le climat (COP 21) a créé une dynamique mondiale nouvelle en faveur de la protection et de la conservation de l’environnement. Ces textes ont marqué des avancées majeures.
Toutefois, les atteintes à l’environnement persistent et sont même d’une gravité sans précédent. Les années 2017 et 2018 ont été marquées par des températures record. La biodiversité continue de se dégrader à grande vitesse. Il est nécessaire de franchir une nouvelle étape. Au-delà de la question du climat, le besoin se fait sentir d’un texte plus global, fixant les principes directeurs de la gouvernance mondiale de l’environnement.
La pierre angulaire du droit international
Avec le Pacte mondial pour l’environnement, la communauté internationale se doterait pour la première fois d’un traité à caractère général, couvrant l’ensemble des domaines de l’environnement. Pierre angulaire du droit international de l’environnement, le Pacte constituerait un « umbrella text » permettant de créer un lien entre les différents traités sectoriels existants (climat, biodiversité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Pour lutter contre le réchauffement de la planète, il faudra aussi freiner la croissance démographique, estime ce collectif de scientifiques dans une tribune au « Monde ».
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Climat : « Freiner la croissance de la population est une nécessité absolue »

Pour lutter contre le réchauffement de la planète, il faudra aussi freiner la croissance démographique, estime ce collectif de scientifiques dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h12
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Ces dernières semaines, depuis la démission de Nicolas Hulot, les manifestes et articles dans les journaux se multiplient pour tirer la sonnette d’alarme et appeler les pouvoirs publics à engager une action vigoureuse et immédiate en faveur de l’environnement : réduire notre consommation d’énergie polluante et notre production de déchets, accroître l’efficacité environnementale de nos modes de production, etc.
Mais il est frappant de constater que la croissance démographique est la grande absente de ces prises de position : on fait comme si démographie et environnement étaient deux sujets séparés, alors qu’ils sont indissociablement liés.
En effet, si les efforts pour améliorer l’efficacité environnementale des pays développés restent la première priorité à court terme, à moyen et long terme, les effets combinés de la croissance à venir de la population et de l’augmentation inéluctable de la consommation par habitant (à la fois dans les pays développés et encore plus dans les pays en voie de développement) conduisent à une véritable catastrophe pour notre planète : destruction de la biodiversité, ressources en eau menacées, montée des eaux par fonte des glaciers, raréfaction des ressources halieutiques, épuisement et salinisation des terres cultivées, réchauffement de plus de 5 °C en 2100 en France avec des pointes à plus de 50 °C, déplacements massifs de populations.

Pour éviter cette catastrophe il faudra, donc, et avant tout dans les pays développés, réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre : c’est la transition énergétique. Mais on ne pourra pas faire l’impasse sur une réduction importante de l’accroissement de la population mondiale : c’est la transition démographique, non achevée dans bien des régions du monde.
11,2 milliards d’humains en 2100 ?
La population mondiale a déjà crû de façon exponentielle : elle est passée de 2 à 7,6 milliards entre 1950 et 2017 ! Les dernières prévisions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le slogan, souvent entendu pour défendre l’environnement, suggère que l’humanité est capable de préserver la Terre entière. Il serait préférable de faire preuve de davantage d’humilité et de choisir des objectifs plus mesurés, estime le romancier dans une tribune au « Monde ».
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Pascal Bruckner : « Ne nous faisons pas croire que nous allons  “sauver la planète” »

Le slogan, souvent entendu pour défendre l’environnement, suggère que l’humanité est capable de préserver la Terre entière. Il serait préférable de faire preuve de davantage d’humilité et de choisir des objectifs plus mesurés, estime le romancier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

                            Pascal Bruckner (Romancier et essayiste)








                        



                                


                            
Tribune. Dans son roman Sans dessus dessous, paru en 1889, Jules Verne met en scène un groupe d’industriels américains qui se proposent de redresser l’axe de la Terre afin de pouvoir accéder sans problème aux richesses minières du Grand Nord. Il s’agit, au moyen d’un coup de canon prodigieux, de rendre l’axe perpendiculaire au plan de l’écliptique. Les protagonistes sont plus intéressés par leur démonstration de puissance que par l’exploitation d’éventuels gisements de charbon. Déjà, Auguste Comte, en 1851, était persuadé du pouvoir de l’humanité de pouvoir redresser l’axe de la Terre si elle le souhaitait. Nous sourions aujourd’hui de ces prétentions. Avons-nous tellement changé ?
L’expression « sauver la planète » semble relever de la même hubris qui caractérisait les zélateurs de la science au XIXe siècle. Si l’écologie est précieuse, c’est qu’elle a remis en cause les postulats d’un progrès qui consacrait la mainmise de l’homme sur son environnement mais qui est devenu, à son tour, générateur de dégâts irréversibles. Il y a dans les fondements de cette doctrine deux vertus essentielles : la modestie et la prudence. Elles contrastent avec l’arrogance du positivisme classique et des idéologies alternatives au capitalisme, le socialisme et le communisme, certaines d’être scientifiquement ancrées dans le mouvement de l’histoire. Les paysages, les forêts, les cours d’eau, les montagnes sont fragiles et doivent être traités avec un tendre soin.

Telle est la sagesse de ce début de siècle : nous savons que nos avancées se paient de reculs terrifiants, que chaque conquête est aussi un terrain perdu. La sauvegarde de ce qui existe, le respect pour chaque créature, écosystème nous motivent autant que les nouveautés technologiques. Nous sommes des croyants dégrisés qui aspirons à des progrès maîtrisés.
Et pourtant l’écologie, contemptrice de l’arrogance humaine, ne cesse malgré elle de la reconduire. Plus elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le phénomène météorologique, de catégorie 1 sur une échelle de 5, devrait atteindre les côtes américaines en milieu de semaine.
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L’ouragan Michael se renforce et se dirige vers la Floride

Le phénomène météorologique, de catégorie 1 sur une échelle de 5, devrait atteindre les côtes américaines en milieu de semaine.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 23h37
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 07h28
   





                        


L’ouragan Michael, qui se déplace vers le nord dans le golfe du Mexique, devrait atteindre les côtes américaines en milieu de semaine, a annoncé lundi 8 octobre le Centre national des ouragans (NHC). L’ouragan de catégorie 1 sur une échelle de 5 se situait dans l’après-midi à environ 30 kilomètres à l’ouest de Cuba. Il est accompagné d’importantes précipitations et ses vents soufflaient jusqu’à 120 km/h avec des rafales pouvant excéder cette vitesse.

        Lire aussi :
         

          Ouragans, des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique



Michael devrait atteindre la catégorie 3 (au moins 178 km/h) d’ici mardi soir, a précisé le NHC. Il se déplace à 11 km/h en direction du nord et devrait arriver aux niveaux des côtes de la Floride mercredi. Les vents d’une force digne d’un ouragan s’étendent jusqu’à 45 km de l’œil. Les précipitations – jusqu’à 30 centimètres par endroits – pourraient provoquer de dangereuses inondations à Cuba, en Floride et dans certaines régions de Caroline du Nord et du Sud.

Etat d’urgence dans 35 comtés
Les pluies s’abattaient déjà lundi sur Cuba, où les météorologues craignent également des coulées de boue, ainsi que sur l’archipel des Keys, à l’extrémité sud de la Floride.
Le gouverneur de l’Etat, Rick Scott, a déclaré l’état d’urgence dans 35 comtés et a mobilisé 500 membres de la Garde nationale. Cinq mille autres sont prêts à être déployés en cas de besoin. De premières évacuations ont été ordonnées, lundi après-midi.
« Surveillons cette tempête avec attention », a écrit M. Scott sur Twitter, invitant les familles à faire des réserves d’eau, de médicaments et de nourriture. « Comme nous l’avons déjà vu par le passé, elle peut changer de direction et affecter n’importe quelle partie de notre Etat. »
L’université d’Etat de Floride a annoncé qu’elle serait fermée à partir de mardi tout comme les écoles du comté de Leon, où se trouve la capitale, Tallahassee. Andrew Gillum, maire démocrate de cette ville et candidat à la succession de M. Scott aux élections de novembre, a annoncé suspendre sa campagne.
La Floride a été durement touchée par l’ouragan Irma il y a un an. La Caroline du Nord et du Sud ont, elles, été frappées par l’ouragan Florence mi-septembre, faisant une quarantaine de morts et plusieurs milliards de dollars de dégâts.

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                Florence, Mangkhut : comment les noms des tempêtes sont-ils choisis ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La collision, dimanche, d’un roulier tunisien et d’un porte-conteneurs chypriote a entraîné la propagation d’une nappe d’hydrocarbure de 600 tonnes.
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Fuite de fioul au large de la Corse : François de Rugy dénonce « un comportement anormal du navire tunisien »

La collision, dimanche, d’un roulier tunisien et d’un porte-conteneurs chypriote a entraîné la propagation d’une nappe d’hydrocarbure de 600 tonnes.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 20h31
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 21h04
   





                        



   


Le ministre de l’environnement, François de Rugy, a dénoncé lundi 8 octobre le « comportement anormal du navire tunisien » qui s’est encastré dimanche dans un porte-conteneurs chypriote à 28 kilomètres du cap Corse, donnant lieu à une nappe d’hydrocarbure « de 600 tonnes ».

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                Une collision entre deux navires en Corse provoque une pollution au fuel



Selon le ministre, qui s’est rendu sur place en hélicoptère, « des gendarmes ont été hélitreuillés sur les navires pour permettre d’élucider les circonstances » de l’accident. Celui-ci s’est produit dimanche vers 7 h 30, lorsqu’un navire roulier tunisien, l’Ulysse, parti de Gênes (Italie) vers Tunis, est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote, CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 kilomètres au nord-ouest du cap Corse.
« Pas de veille à la barre »
« A ce stade, on ne peut pas dire ce qui s’est passé, mais il est évident qu’il n’y a pas eu de veille à la barre du navire roulier, car la collision aurait pu être évitée simplement par une navigation à vue et a fortiori avec tous les appareils électroniques », a déclaré François de Rugy. L’accident s’est produit alors que la météo et les conditions de navigation étaient bonnes, avec peu de mer et un vent de sept nœuds (10 à 15 km/h).
Les deux navires sont pour le moment encore encastrés. « L’opération de désincarcération a commencé mais n’est pas terminée parce que c’est très compliqué, il y a presque dix mètres de la proue du navire roulier (...) qui est venu s’encastrer dans la coque du porte-conteneurs », selon le ministre.
La nappe d’hydrocarbure, qui « est de l’ordre de 600 tonnes » de « fioul de propulsion pour les moteurs du porte-conteneurs » et qui a « tendance à s’étirer vers le nord, a commencé à être pompée par des navires antipollution italiens », a-t-il dit. Il n’y a a priori pas de risque d’une nouvelle fuite.

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                Pollution : un géant des mers pour la première fois devant la justice






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Quasi invisibles sur les routes françaises au début des années 1990, les véhicules tout-terrain ont nettement progressé dans les ventes de véhicules neufs ces vingt dernières années.
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Les véhicules tout-terrain, « péché » des automobilistes français ?

Quasi invisibles sur les routes françaises au début des années 1990, les véhicules tout-terrain ont nettement progressé dans les ventes de véhicules neufs ces vingt dernières années.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 18h59
    |

                            Dorian Girard








                        


Les professionnels de l’automobile, réunis au Mondial de l’automobile de Paris (jusqu’au 14 octobre), mettent en avant leurs efforts en faveur de l’électrique et d’autres innovations technologiques en vue de produire des véhicules plus propres. Les Français, eux, ont un faible pour les véhicules tout-terrain, pourtant polluants et voraces en énergie.
De quoi parle-t-on ?
La promesse originelle séduit les ménages : pouvoir affronter tout type de terrain, à l’image des véhicules militaires dont les Américains se sont inspirés dans les années 1980 pour créer ce nouveau bien de consommation.
Les véhicules tout-terrain (ou tout-chemin) regroupent un ensemble de véhicules qui se distinguent de la voiture traditionnelle (la berline par exemple), et destinés à pouvoir se déplacer tant en ville qu’à la campagne, voire sur des terrains très accidentés.
4 × 4. Ce nom fait à l’origine référence aux quatre roues motrices des véhicules d’origine militaires utilisés pour atteindre des zones difficiles et pour se déplacer sur des terrains non viabilisés.
SUV. Le SUV — pour Sport Utility Vehicle — est un véhicule tout terrain destiné au grand public. Il allie le confort et les nombreuses options des berlines, ainsi que la motorisation à transmission intégrale et le châssis des 4 × 4. Au Etats-Unis, c’est le 4 × 4 grand public. Ces modèles peuvent parfois exister en deux roues motrices. Aujourd’hui on parle souvent des SUV lorsqu’on évoque les véhicules tout-terrain.
Crossover. C’est un modèle qui mélange des genres de voitures. Sa définition le situe entre un SUV traditionnel et un modèle berline. La frontière entre le crossover, le SUV et le 4 × 4 est parfois ténue. Ce modèle, comme le SUV, propose des versions 4 × 4 et 2 × 4.
Le SUV gagne du terrain par rapport aux berlines/monospaces
Même si la tendance n’est pas aussi forte en France qu’aux Etats-Unis, où les tout-terrain représentent environ 50 % du marché neuf depuis 2004, ces automobiles ont connu un essor notable (voir graphique ci-dessous) depuis une dizaine d’années.
Les berlines sont encore les plus nombreuses, mais les ventes de véhicules tout-terrain continuent de progresser. En 2017, 681 574 véhicules ont été immatriculés en France, soit un tiers des ventes, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Un chiffre en hausse de 21,9 % par rapport à 2016.


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Les ventes de véhicules tout-terrain en nette hausse
Evolution des immatriculations de véhicules neufs en France selon le type de carrosserie.

Source : CCFA



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Des véhicules plus polluants que la moyenne
Les SUV sont plus lourds et plus imposants que la moyenne. Plus une voiture sera imposante et son poids élevé et plus sa résistance à l’air, sa consommation et sa pollution seront importantes. Prenons l’exemple du Peugeot 3008. Le coefficient de pénétration dans l’air (sCx) de cette voiture atteint 0,79, contre 0,67 pour sa petite sœur, la berline 308. Ce coefficient mesure, entre autres, la traînée et la résistance à l’air du véhicule. L’écart observé équivaut à une consommation supplémentaire de carburant d’au moins 1 litre aux 100 km sur autoroute.
Question pollution, pour le cas du SUV le plus vendu en 2017, le Peugeot 3008 (74 297 unités vendues), selon les options choisies, les rejets de gaz à effet de serre varient entre 100 et 165 g de CO2/km. Leur impact écologique a diminué ces dernières années, passant de 157 g de CO2/km en moyenne en 2010 à 120 g/km en 2017. Mais ces véhicules font toujours partie des mauvais élèves en matière d’émissions de gaz à effet de serre.


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Les véhicules tout-terrain parmi les plus polluants
Taux moyen d'émission de CO2 des véhicules particuliers neufs vendus en 2017 selon la carrosserie.

Source : ADEME / AAA Data



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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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		}	
	}

});


Pas assez de contraintes ?
Malgré la mise en place du dispositif de malus écologique, dès le 1er janvier 2008, les ventes n’ont cessé de grimper. En 2017, le système de malus reposait sur un seuil d’émission de CO2 de 127 g/km. La moyenne d’émission des SUV étant de 120 g/km, les malus n’ont pas été assez contraignants pour les automobilistes.
Cette taxe, due lors de la première immatriculation d’un véhicule, est en constante évolution. En 2008, le malus appliqué pour l’immatriculation d’un véhicule neuf avec un taux d’émission compris entre 165 g et 200 g de CO2/km était de 750 euros — en 2018, le malus atteint entre 5 113 et 10 500 euros pour un véhicule avec un taux équivalent.
Parallèlement, les constructeurs se penchent sur le développement de modèles hybrides, voire tout électrique, afin de continuer à exploiter le succès du tout-terrain et ses caractéristiques donnant un sentiment de sécurité, tout en réduisant l’impact écologique et les malus qui l’accompagnent.

        Lire aussi :
         

                « Dieselgate » : l’automobile européenne face à de nouvelles normes antipollution






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-17">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Vingt-cinq ans après le dernier recencement, une nouvelle mission étudie la biodiversité des quelque 600 km2 du lagon de Koumac. Un travail de fourmi.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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En Nouvelle-Calédonie, un récif baromètre de la biodiversité

Vingt-cinq ans après le dernier recencement, une nouvelle mission étudie la biodiversité des quelque 600 km2 du lagon de Koumac. Un travail de fourmi.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h08
    |

                            Yann Chavance (Koumac (Nouvelle-Calédonie)








                        



                                


                            

Chaque jour, le même rituel. Dans l’ancienne pêcherie du port de Koumac, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, la salle centrale reconvertie en salle des opérations est le lieu d’un casse-tête quotidien : organiser la journée du lendemain. Les équipes du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), aux manettes d’une mission scientifique de grande ampleur montée grâce à des fonds privés et publics calédoniens, doivent établir le programme d’une quarantaine de chercheurs, plongeurs, naturalistes, pilotes de bateau, bénévoles…
Devant les cartes de la région couvrant les murs, il faut jongler avec les horaires des marées, les capacités de chaque bateau, les conditions météo ou encore les sites déjà explorés. Dans un coin de la pièce, le grand tableau blanc qui toise les chercheurs penchés sur leurs échantillons se remplit peu à peu de noms, chacun assigné à un horaire, un bateau et un lieu.
Durant tout le mois de ­septembre, l’équipe a passé au peigne fin plus de 600 kilomètres carrés dans le lagon de Koumac, à pied ou en plongée. C’est ainsi, par le truchement du tableau blanc, que le lendemain matin une petite embarcation à moteur est envoyée à la dé­couverte d’un îlot désert, situé plus au nord dans le lagon. A bord, un spécialiste russe fait face à un chercheur allemand, assis à côté d’un Japonais luttant encore contre le sommeil. En tout, onze nationalités se côtoient pendant la mission.
Etude la plus complète possible
Après 45 minutes de traversée à peine ralentie par le passage à proximité d’une baleine curieu­se, l’embarcation coupe le moteur à quelques mètres du rivage. Tout l’équipage se précipite alors à l’eau, commençant à inspecter minutieusement les rochers le long de la plage, laissés découverts par la marée basse. Ils n’au­ront que deux heures avant que l’eau remonte, deux heures pour soulever chaque pierre et y déloger la moindre petite crevette, le moindre coquillage, qui finira sa course dans un seau ou un pot en plastique.
« Pour...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-18">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le récif néo-calédonien avait déjà fait l’objet d’une expédition naturaliste en 1993. C’était la première d’une série de missions du Muséum national d’histoire naturelle pour inventorier des zones riches en biodiversité.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Biodiversité : dans le lagon de Koumac, il y a 25 ans

Le récif néo-calédonien avait déjà fait l’objet d’une expédition naturaliste en 1993. C’était la première d’une série de missions du Muséum national d’histoire naturelle pour inventorier des zones riches en biodiversité.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h23
    |

                            Yann Chavance








                        



                                


                            
Il y a tout juste un quart de siècle, Koumac était déjà pris d’assaut par des chasseurs de mollusques, venus en ce mois d’octobre 1993 en comité restreint. « Avec à peine quinze personnes, ce n’était pas encore l’usine, l’ambiance était presque familiale, se rappelle Virginie Héros, l’une des seules scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) à avoir participé aux deux missions de Koumac. A l’époque, la Nouvelle-Calédonie avait connu des campagnes scientifiques en eau profonde, nous voulions donc compléter en étudiant les espèces du littoral. »

En ce début des années 1990, alors que la communauté scientifique commençait à peine à prendre conscience du nombre faramineux d’espèces encore à découvrir, de tels inventaires de biodiversité restaient très marginaux. Il faudra attendre encore près de quinze ans pour que le MNHN lance conjointement avec l’ONG Pro-Natura le programme « La Planète revisitée », visant à recenser les espèces dans les zones les plus riches en biodiversité (Vanuatu, Madagascar, Papouasie…). Pour ces différentes missions, le professeur au MNHN Philippe Bouchet assure que tout est parti de Koumac, en 1993. « C’était l’expédition fondatrice, autant au niveau des méthodes que des objectifs. Depuis, nous avons amélioré notre fonctionnement, mais l’esprit est resté le même. »
Collecte d’espèces inconnues
De tous les inventaires menés par le Muséum, « Koumac 1993 », plus modeste, est le seul à avoir vu ses échantillons entièrement triés. En 2002, soit neuf ans après la phase de terrain, une publication scientifique est ainsi venue officialiser les résultats de cette première collecte à Koumac : sur les 42 zones de prélèvements de la mission, exactement 127 652 spécimens furent collectés, représentant 2 738 espèces de mollusques, dont plusieurs encore inconnues à l’époque.
Mais au-delà des chiffres, cette publication scientifique a révélé de nombreuses données...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Durant tout le mois de septembre, une quarantaine de chercheurs, naturalistes et plongeurs a passé au peigne fin le lagon de Koumac, en Nouvelle-Calédonie, pour dresser un inventaire des mollusques et des crustacés qui y évoluent.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
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Engie s’inquiète du pari « tout électrique » du gouvernement

Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h31
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


« Le débat est entièrement confisqué par les pro et les anti-nucléaire. » A quelques semaines de la publication par le gouvernement de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2019-2028), le directeur général adjoint d’Engie s’est fait, lundi 8 octobre, l’écho des inquiétudes de la filière gazière. Didier Holleaux estime en effet qu’en l’état actuel, la feuille de route de l’énergie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 fait la part trop belle à l’électricité et minimise le rôle du gaz, notamment renouvelable. Il juge même qu’elle risque de retenir des options « néfastes et irréalistes » pour le futur mix énergétique du pays.

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Dans le cadre de sa stratégie « bas carbone », la France envisage de parvenir à zéro émissions de CO2 en 2050 dans le secteur de l’énergie, et la PPE est un outil essentiel pour suivre cette trajectoire. Ce texte fixera notamment l’horizon où la part d’électricité d’origine nucléaire tombera à 50 %, probablement entre 2030 et 2035, et non plus en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015.
Mais pour les dirigeants d’Engie et de ses filiales GRT Gaz (transport) et GRDF (distribution), les scénarios qui circulent sont « tout électrique », « tout nucléaire », ou à « très forte proportion de nucléaire ».
Affirmer le principe de complémentarité
Pour Engie, cette programmation doit affirmer le principe de complémentarité des énergies faisant une place à l’éolien flottant et au gaz vert produit par méthanisation (déchets agricoles) ou à partir des surplus d’électricité (« power to gas »). « On peut atteindre l’objectif de 10 % de gaz renouvelable injecté dans le réseau dès 2028 [contre 0,5 %] », estime M. Holleaux. La ressource est là, qu’elle soit agricole ou forestière. Mais pour la valoriser, il faudrait « un engagement clair des pouvoirs publics » à travers des tarifs de rachat ou d’appels d’offres dédiés au gaz vert.

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La France est très en retard sur l’Allemagne, qui a développé une vraie filière avec des cultures dédiées au biogaz, mais aussi sur l’Italie et le Royaume-Uni. Trois pays qui assurent à eux seuls 80 % de la production européenne.
M. Holleaux estime que l’objectif de 10 % en 2028 peut être atteint à un coût raisonnable pour la collectivité, qui a déjà puissamment soutenu l’éolien puis le solaire photovoltaïque : 1,5 milliard d’euros d’aides publiques par an, le prix du MWh tombant de 96 euros aujourd’hui à 60 euros dans dix ans.
Lors du débat public sur la PPE, au printemps, le biogaz a été plébiscité parce qu’il est propre, générateur d’emplois locaux et intégré à l’économie circulaire. Son ingénierie et ses technologies sont très bien maîtrisées en France et ne risquent pas d’être captées par la Chine, comme cela a été le cas de la filière photovoltaïque il y a une dizaine d’années.
« Décarboner avant d’électrifier »
Pour les dirigeants d’Engie, le gouvernement se trompe de priorités. Il faut « décarboner avant d’électrifier », souligne M. Holleaux.
L’exemple du chauffage électrique, plus développé en France qu’ailleurs, est à ses yeux très parlant. C’est lui qui, lors des pointes de consommation d’hiver, pompe le plus d’électricité et fait courir un risque de black out sur le réseau. Les éoliennes et les panneaux solaires sont alors peu productifs, et EDF doit mobiliser des centrales thermiques ou importer du courant d’Allemagne, où tournent alors des centrales au charbon et au lignite très émettrices de gaz carbonique.

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Engie reproche encore à la PPE de ne pas mettre suffisamment l’accent sur l’efficacité énergétique ou le développement de réseaux de froid et de chaleur, deux secteurs dont le groupe est un leader mondial. Il estime que les pouvoirs publics l’ont « insuffisamment associé à l’élaboration de la PPE ». Et juge, selon M. Holleaux, qu’il ne reçoit encore que des « réponses standards ».
Une fois rendue publique, la programmation énergétique sera soumise au Parlement, ne serait-ce que pour revoir le calendrier de baisse du nucléaire. La filière a encore quelques mois pour défendre sa position.



                            


                        

                        

