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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Pour lutter contre le réchauffement climatique, une entreprise suisse a imaginé une usine capable de capturer le CO2 et de le transformer en pierre.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Comment promouvoir une meilleure répartition des richesses ? L’économiste Jean Tirole et le sociologue Luc Boltanski en ont débattu dimanche 7 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.
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Lactalis : information judiciaire ouverte dans l’affaire du lait contaminé

Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h10
   





                        



   


Après plus de neuf mois d’une vaste enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte mardi 9 octobre dans l’affaire de la contamination aux salmonelles de laits infantiles, qui a touché une dizaine de nourrissons et contraint le groupe Lactalis à suspendre la production d’une de ses usines.
Le pôle santé publique du parquet de Paris a pris la décision de confier la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir terminé fin septembre l’analyse de plusieurs milliers de documents saisis mi-janvier lors de perquisitions sur quatre sites du géant français du lait, jugeant que les investigations devaient « se poursuivre dans un autre cadre juridique » plus adapté.

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                Le retour en rayon décrié des laits infantiles de Lactalis



L’information judiciaire est ouverte contre X pour « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises », « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois » et « inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé ».
Au total, 53 nourrissons identifiés ont été atteints de salmonellose en France fin 2017 après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon, située en Mayenne.
Le processus de retrait a été chaotique et de nombreux dysfonctionnements ayant mené à la contamination ont été mis au jour. Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier la totalité de ses laits infantiles produits dans l’usine incriminée, dont la production a dû être suspendue pendant six mois.
Gastroentérites peu graves
L’entreprise dirigée par Emmanuel Besnier avait affirmé que la contamination s’expliquait par des « travaux réalisés courant premier semestre 2017 ». Mais le site avait déjà subi une contamination à la salmonelle en 2005.
Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies. Toutefois, la bactérie identifiée à Craon, la salmonella agona, provoque des gastroentérites peu graves, selon une source judiciaire interrogée par l’AFP, qui peuvent être à l’origine d’une déshydratation mais n’entraînent pas de séquelles pour un individu en bonne santé, même un nourrisson.
Une première plainte avait été déposée à la mi-décembre par Quentin Guillemain, père d’une fille de 3 mois qui avait consommé un lot concerné par les rappels mais n’était pas tombée malade.
Au total, un peu plus de 300 plaintes ont été enregistrées au pôle santé publique, dont celles déposées par quatre associations, selon la source judiciaire. Parmi ces dernières, les associations de défense de consommateurs UFC-Que Choisir et Foodwatch.

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                Après le scandale Lactalis, il est urgent de « créer une autorité unique de contrôle sanitaire »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le secteur des travaux publics prévoit 200 000 créations d’emploi dans les cinq ans. Une partie d’entres elles concerneront le chantier du Grand Paris, qui multiplie déjà les cas d’écoles instructifs pour les étudiants ingénieurs, architectes et designers.
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Le Grand Paris booste les écoles de travaux publics

Le secteur des travaux publics prévoit 200 000 créations d’emploi dans les cinq ans. Une partie d’entres elles concerneront le chantier du Grand Paris, qui multiplie déjà les cas d’écoles instructifs pour les étudiants ingénieurs, architectes et designers.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h24
    |

            Séverin Graveleau








                        



                                


                            

Des travaux « pharaoniques », le chantier « du siècle », « unique en France, voire en Europe »… Les superlatifs ne manquent pas lorsqu’on évoque le projet du Grand Paris avec des responsables d’écoles d’ingénieurs, d’architecture ou de design. Car la construction des centaines de kilomètres de tunnels et de rails, ainsi que les dizaines de nouvelles gares et bâtiments à penser, dessiner et construire solidement, sont autant d’exemples instructifs et d’opportunités professionnelles pour leurs ouailles.
« La pénurie d’ingénieurs en France est un problème ancien. Mais le Grand Paris ainsi que l’attribution des Jeux olympiques à la capitale pour 2024 accentuent le phénomène, confirme Jean-Philippe Etienne, directeur du développement et des relations entreprises de l’Ecole spéciale des travaux publics (ESTP). Nos élèves n’ont aucun souci à trouver un emploi à la sortie de l’école. » 

La Fédération régionale des travaux publics d’Ile-de-France précise que la demande du Grand Paris est d’au moins « 1 000 nouveaux personnels encadrants par an », parmi lesquels une grande partie d’ingénieurs destinés à devenir chefs de chantier, chefs d’équipe, conducteurs de travaux ou encore ingénieurs des travaux publics. Et cette estimation est basée sur une étude prospective réalisée avant l’attribution des Jeux olympiques…
Ouverture de nouveaux campus
Le chantier du Grand Paris, les élèves de l’ESTP le côtoient quotidiennement. Avec les travaux de la gare d’Arcueil-Cachan située à quelque pas de l’école, au sud de la capitale, qui sera desservie par la future ligne 15 du Grand Paris Express. Mais le grand projet francilien s’immisce aussi jusque dans les programmes de l’école, « dans le cadre d’options lancées pour répondre à la demande », commente Jean-Philippe-Etienne. Il cite en exemple la récente spécialisation « infrastructures et travaux souterrains », ouverte aux élèves de 3e année...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pour ses premiers pas à la tête de la compagnie aérienne, Benjamin Smith a lancé l’opération séduction, mais il devra au plus vite rétablir la productivité des personnels, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste au « Monde ».
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« Bien accueilli, le nouveau patron d’Air France-KLM, va rapidement se heurter au mur de la rentabilité »

Pour ses premiers pas à la tête de la compagnie aérienne, Benjamin Smith a lancé l’opération séduction, mais il devra au plus vite rétablir la productivité des personnels, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h53
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. On peut refaire sa vie à 85 ans. Air France est une vieille dame encore alerte. Elle a fêté son anniversaire, dimanche 7 octobre, en promettant dorénavant à ses gentils clients champagne, buffet gratuit et esquimaux. Pour preuve de sa fraîcheur, elle entame une nouvelle idylle avec un petit jeune de 47 ans, Benjamin Smith, après avoir épuisé ses deux précédents cavaliers. Et comme toutes les histoires d’amour, celle-ci commence par une lune de miel. M. Smith a réservé l’une de ses premières entrevues avec le patron du puissant syndicat des pilotes de ligne (SNPL), Philippe Evain, qui en est ressorti visiblement conquis. Ils ont parlé d’avions et d’avenir. En évitant soigneusement de rentrer dans les détails qui fâchent.

Puis, ce lundi 8 octobre, le nouveau patron a franchi une étape supplémentaire en lâchant, devant les syndicats, un premier chiffre. Il propose une augmentation des salaires de 2 % en 2018, avec effet rétroactif, puis de 2 % au 1er janvier 2019. Avant même tout début de négociation, les syndicats ont apprécié le geste. « Le volume pourrait convenir », a estimé le SNPL.
Et, de fait, Benjamin Smith est pressé d’aboutir rapidement. D’abord parce que c’est sa mission première et qu’il doit sa nomination à l’échec des négociations d’avril dernier, qui s’était soldé par le départ de Jean-Marc Janaillac. Ensuite, parce qu’il a impérativement besoin de renouer la confiance avec le personnel dans un contexte aussi changeant et troublé que celui du transport aérien. Enfin, s’agissant des pilotes, parce que ceux-ci sont en position de force compte tenu de la pénurie qui touche leur métier dans le monde entier.
Un psychodrame à 335 millions d’euros
D’ailleurs, toutes les compagnies déroulent le tapis rouge devant les commandants de bord : plus 30 % d’augmentation pour ceux de Delta, 8,5 % pour Lufthansa, 20 % pour Ryanair, sans oublier la société sœur d’Air France, KLM,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Eric Swildens a obtenu l’annulation de la quasi-intégralité d’un brevet utilisé dans la conception d’un lidar, obtenu en 2013 par le moteur de recherche.
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Voiture autonome : un ingénieur met des bâtons dans les roues de Google

Eric Swildens a obtenu l’annulation de la quasi-intégralité d’un brevet utilisé dans la conception d’un lidar, obtenu en 2013 par le moteur de recherche.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h35
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Eric Swildens n’est pas un avocat spécialisé en propriété intellectuelle payé jusqu’à 1 000 dollars (872 euros) de l’heure. Il vient pourtant de triompher de Google devant l’USPTO, le bureau américain des brevets. Mi-septembre, celui-ci a donné une suite favorable à sa demande de réexamen, annulant quasiment l’intégralité d’un brevet obtenu en 2013 par le moteur de recherche. « Il n’aurait jamais dû être accordé », souligne M. Swildens, interrogé par le site Ars Technica.

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                Waymo et Uber règlent à l’amiable leur différend sur la voiture autonome



Ce brevet porte sur un circuit imprimé utilisé dans la conception du lidar, le système de lasers qui permet aux voitures sans conducteur de cartographier l’environnement et les obstacles en temps réel. Il a joué un rôle central dans la bataille judiciaire qui a opposé jusqu’en début d’année Waymo, filiale de Google, et Uber. La plate-forme de voitures avec chauffeurs était accusée d’avoir volé des secrets industriels, grâce au recrutement d’un ancien ingénieur de Google.
Les avocats d’Uber n’ont jamais cherché à remettre en question la validité du brevet de Waymo. En août 2017, la société s’est ainsi engagée à modifier son lidar pour ne plus utiliser un circuit imprimé similaire à celui de son concurrent. Six mois plus tard, avant même la fin d’un procès très médiatique, elle avait signé un accord à l’amiable avec Google, lui versant pour 245 millions de dollars d’actions afin de mettre fin à la procédure.
La porte ouverte à de nouvelles poursuites
M. Swildens, qui travaille pour une start-up spécialisée dans le cloud computing (l’informatique dématérialisée), a commencé à s’intéresser au dossier au moment de la plainte de Waymo. « Je ne pouvais pas imaginer que ce circuit, qui est très simple, n’existait pas avant ce brevet », indique-t-il. Ses recherches le mènent rapidement vers un brevet quasiment identique déposé en 2011 par Velodyne, un fabricant américain de lidars et ancien fournisseur de Google.
En août 2017, il décide alors de soumettre une demande de réexamen à l’USPTO. Il rédige un rapport de 101 pages pour présenter les résultats de ses investigations et signe un chèque de 6 000 dollars (5 200 euros) pour les frais. Les avocats de Waymo répliquent aussitôt. Ils soumettent de nouveaux documents, citent des experts et tentent de modifier le brevet. En vain.

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                « Les constructeurs ont enfin compris que le combat pour la voiture autonome était existentiel »



La décision de l’USPTO pourrait ouvrir la porte à de nouvelles poursuites judiciaires. Velodyne pourrait en effet arguer que Waymo enfreint désormais son brevet. A moins que celui-ci ne soit également invalidé, comme le réclame Quanergy, un autre fabricant de lidars, qui se retrouverait alors en position d’attaquer la filiale de Google.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Depuis des mois, le groupe chimique belge cherchait un successeur à Jean-Pierre Clamadieu, nommé en mai à la présidence d’Engie.
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La Franco-Marocaine Ilham Kadri prendra la tête du groupe chimique Solvay

Depuis des mois, le groupe chimique belge cherchait un successeur à Jean-Pierre Clamadieu, nommé en mai à la présidence d’Engie.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h49
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

A Casablanca, sa grand-mère lui répétait un dicton selon laquelle les filles ont deux issues dans la vie, la maison de leur mari ou la tombe. Deux perspectives « pas très sexy », selon Ilham Kadri. Alors, la jeune fille a fait ce à quoi sa grand-mère l’exhortait : chercher une autre sortie. « Pour moi, cela a été l’éducation, qui signifie la liberté, la liberté de choisir où l’on vit, comment on vit, avec qui on se marie », expliquait-elle en 2017. Au bout de cette troisième voie, aujourd’hui, une forme de consécration : Mme Kadri va remplacer Jean-Pierre Clamadieu à la tête du groupe chimique Solvay, une icône du capitalisme belge et un des plus grands groupes industriels européens, selon la décision officialisée mardi 9 octobre.
La vénérable maison bruxelloise cherchait depuis des mois une personnalité aguerrie afin de succéder à son patron français, qui a pris en mai la présidence du conseil d’administration d’Engie – une fonction non-opérationnelle, mais très prenante. Une recherche a été menée tant au sein de Solvay qu’à l’extérieur, essentiellement dans le monde de la chimie. Le comité des nominations présidé par l’ancien commissaire européen Yves-Thibault de Silguy a fini par trouver l’oiseau rare, en la personne de Mme Khadri, qui arrivera chez Solvay le 1er janvier. Deux mois de transition durant lesquels elle travaillera avec M. Clamadieu sont prévus. Puis, le 1er mars, elle deviendra administratrice et présidente du comité exécutif.
En 2012, le conseil d’administration de Solvay avait brisé un premier tabou en confiant les commandes du groupe à un étranger. Encore s’agissait-il du patron d’une entreprise du même secteur, Rhodia, que Solvay venait d’acheter. Cette fois-ci, l’entreprise fondée par les frères Solvay en 1863 se montre encore plus hardie, en portant à sa tête une femme, étrangère, une Franco-Marocaine qui n’a jamais travaillé en son sein. Une audace certaine pour un groupe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Selon une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique menée dans 20 pays, les Français écoutent de la musique 15 heures par semaine.
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Les Français passent plus de deux heures par jour à écouter de la musique

Selon une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique menée dans 20 pays, les Français écoutent de la musique 15 heures par semaine.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h06
    |

            Nicole Vulser








                        


Une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) publiée mardi 9 octobre montre à quel point la musique est devenue partie prenante de la vie quotidienne. Dans les vingt pays les plus consommateurs (la Chine et l’Inde bien qu’étudiés ne sont pas pris en compte dans le rapport global), les consommateurs passent en moyenne près de 18 heures par semaine à écouter de la musique, soit 2 heures et demie par jour. Les Français sont un peu à la traîne, avec environ 15 heures d’écoute hebdomadaire.
Quand écoute-t-on le plus souvent de la musique ? En voiture à 66 %, dans les transports pour aller travailler, se rendre à l’école ou à l’université (54 %), en étudiant (40 %) et avant de s’endormir (19 %). Sans surprise, les 16-24 ans écoutent plus de musique et à de multiples occasions.
Les productions nationales sont largement plébiscitées dans chacun des pays étudiés. Au Japon par exemple, deux tiers du public écoute de la pop japonaise. En Corée, 62 % sont branchés sur de la K-Pop. Dans l’Hexagone, près de 70 % du public écoute de la variété française. Idem au Brésil, où 55 % de la population choisit de la musique populaire locale.
Dans les vingt pays examinés, la pop arrive en tête des genres les plus écoutés, suivie par le rock, la dance/electro/house puis par les bandes-annonces des films et séries.
« Un moteur d’adhésion aux nouvelles technologies »
La musique constitue selon l’IFPI « un moteur d’adhésion aux nouvelles technologies » : trois-quarts des consommateurs utilisent un smartphone pour écouter de la musique. Un résultat qui monte à 94 % chez les 16-24 ans. Les enceintes intelligentes à commande vocale commencent à s’imposer doucement puisque 15 % des consommateurs se déclarent prêts à en acheter une dans les douze prochains mois.
Les réseaux sociaux gardent une domination incontestée chez les fans dès qu’il s’agit de discuter musique. Directement corrélé aux nouveaux modes de consommation globale de la musique, le streaming légal à la demande (audio ou vidéo) est désormais utilisé par 86 % des consommateurs des vingt pays étudiés. Le streaming vidéo (YouTube) représente plus de la moitié du temps passé à consommer de la musique en streaming, note l’étude. Les auteurs montent au créneau en fustigeant le fait que « les services de partage de vidéos ne rémunèrent pas loyalement les créateurs et les producteurs de musique », en affirmant que là où Spotify leur octroie 20 dollars, YouTube leur concède vingt fois moins.
Par ailleurs, la bonne vieille radio semble avoir encore de beaux jours devant elle puisque 86 % des consommateurs continuent de l’écouter en moyenne 4 heures et demie par semaine.
L’étude pointe enfin les pratiques illicites d’écoute de la musique effectuées par 38 % des consommateurs. La technique de piratage la plus utilisée reste aujourd’hui le « stream ripping », un procédé qui consiste à utiliser des logiciels gratuits pour convertir facilement un fichier vidéo en fichier audio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.
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La prime d’activité revalorisée, mais de 20 ou 8 euros ?

La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h40
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Ministres de la société civile, jeunes députés débutants… Le nouveau monde macroniste a, depuis son avènement, valorisé les nouveaux arrivants en politique. Pourtant l’expérience peut, elle aussi, avoir des vertus. Rompu aux arcanes de l’appareil d’Etat, Boris Vallaud, député PS des Landes et ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, avait déjà déniché l’astuce permettant de transformer la commission des lois de l’Assemblée nationale en commission d’enquête pendant l’affaire Benalla. Vendredi 5 octobre, il a levé un loup sur la revalorisation de la prime d’activité promise par le gouvernement. Dans un Tweet, citant un décret paru début octobre au Journal officiel, le député remarque qu’une manœuvre a été opérée par le gouvernement.
La prestation – dont le but est de compléter les revenus des travailleurs modestes touchant jusqu’à 1,3 smic – devait augmenter de 20 euros en octobre. Cette hausse va certes avoir lieu. Mais facialement seulement. Car si l’exécutif ajoute bien 20 euros au montant maximum de la prime potentiellement reçue par les salariés, il touche au calcul qui détermine la somme réelle versée à chacun. Celle-ci dépend de ses revenus et se comptabilise en déduisant un taux de cumul avec les revenus du travail, que le gouvernement a adroitement fait passer de 62 % à 61 %. Avec cette disposition, ce n’est pas 20 euros que touchera un employé au smic, mais 8 euros net, d’après le député.
« Effort financier considérable »
« En matière sociale, le gouvernement semble faire, mais en vérité il fait semblant », confie M. Vallaud au Monde. Dans les rangs de la majorité, certains s’émeuvent aussi de la découverte d’un dispositif qu’ils n’avaient pas remarqué. « C’est un raté. On ne comprend pas trop ce qui s’est passé, ça appelle une correction », s’inquiète un député LRM. 
Au ministère des affaires sociales, on se défend de vouloir faire des économies en reprenant d’une main ce que l’on donne de l’autre. Pour l’entourage d’Agnès Buzyn, ce seront les petits salaires et les temps partiels qui bénéficieront le plus de ce coup de pouce. Une fois le nouveau taux appliqué, « une personne travaillant à temps plein, au smic, verra sa prime d’activité augmenter de 12 euros brut. En revanche, un employé à temps partiel touchera, lui, 20 euros brut de plus », explique-t-on avenue Duquesne.
Le ministère insiste : un « effort financier considérable » a été consenti pour la prime d’activité dont la hausse pour 2019 devrait représenter 700 millions d’euros. Mais du côté des associations, on regrette l’« imprécision » entourant cette revalorisation. « La communication du gouvernement est demeurée très floue sur les aspects concrets de cette hausse dont les contours ne sont pas si clairs », déplore Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Présenté le 24 septembre en conseil des ministres, le budget 2019 est débattu en commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi.
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La majorité défend un budget « globalement positif »

Présenté le 24 septembre en conseil des ministres, le budget 2019 est débattu en commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h07
    |

            Benoît Floc'h








                        


Les hostilités peuvent commencer. Le projet de loi de finances (PLF) débute son parcours législatif. Présenté le 24 septembre en conseil des ministres, le budget 2019 sera débattu en commission des finances de l’Assemblée à partir de mardi 9 octobre. Suivront les séances publiques, puis le Sénat, jusqu’au vote solennel, qui doit intervenir avant le 21 décembre.
« Il a été long à accoucher, mais le budget n’est pas si mal », plaisante Joël Giraud. Le rapporteur général LRM de la commission des finances attend les débats avec sérénité. Ce projet « globalement positif » est « un PLF de continuité : en réalité, on a fait un budget 2018-2019 », confie M. Giraud, en soulignant que le précédent contenait « des choses plus clivantes » que celui-ci : la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, le prélèvement forfaitaire unique ou la suppression de la taxe d’habitation…
Les oppositions, passablement déçues par le projet présenté fin septembre, attendent pourtant les premières discussions de pied ferme. « Alors que le budget 2018 produit des effets négatifs sur l’économie du pays, celui de 2019 ne va faire qu’accentuer le problème », dénonce par exemple Eric Coquerel. Le député LFI (Seine-Saint-Denis) considère en effet que celui-ci présente « les mêmes caractéristiques » que la loi de finances 2018 : « On prend beaucoup aux ménages, aux collectivités locales, au bénéfice des plus riches, des revenus du capital et des entreprises. »
1 450 amendements déposés
A droite, Marie-Christine Dalloz (LR, Jura) évoque, elle, « la grande désillusion » que représente le projet de budget 2019 : « La France a pris des engagements européens : dès lors qu’elle passerait sous les 3 % de déficit public, elle poursuivrait la résorption de celui-ci au rythme de 0,5 % par an. Or, en 2019, on ne le diminue que de 0,2 %. Cela confirme que, malgré les propos ambitieux, il n’y a toujours pas de réformes structurelles. »
De tous bords, on prépare donc des amendements. A ce stade, 1 450 ont été déposés, dont 650 viennent de LR. « Tout en sachant très bien qu’aucun n’a de chance d’être retenu. Le “nouveau monde” ferme ses portes à tout ce qui ne vient pas lui », soupire Mme Dalloz à propos de la majorité LRM. La députée LR va proposer de ralentir la progression du prix du carburant. Le budget 2018 prévoit une augmentation de 15 centimes par litre d’essence d’ici à 2022 et 31 centimes par litre de gazole. 
LFI prévoit aussi des amendements, notamment pour revenir sur les réformes fiscales de 2018 ou sur la baisse de l’impôt sur les sociétés. « Nous proposerons aussi de repasser à quatorze tranches d’impôt sur le revenu, indique M. Coquerel, afin de rendre celui-ci plus progressif. »
Des amendements pourraient aussi émaner de la majorité. Sur la réglementation des brevets, les aides aux employeurs de saisonniers ou les chambres de commerce et d’industrie de zones rurales, Joël Giraud n’exclut pas de monter lui-même au créneau. Sur ce dernier sujet, en particulier, « j’attends que le gouvernement fasse quelque chose pour les soutenir, prévient-il. Sinon, je le ferai moi-même. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le futur président de l’avionneur européen, qui prendra ses fonctions en avril 2019, devrait s’attacher à accroître la rentabilité du groupe afin d’égaler celle de son rival Boeing.
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Airbus choisit Guillaume Faury pour succéder à Tom Enders

Le futur président de l’avionneur européen, qui prendra ses fonctions en avril 2019, devrait s’attacher à accroître la rentabilité du groupe afin d’égaler celle de son rival Boeing.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h37
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Comme prévu, Airbus a choisi d’accélérer le processus de désignation du successeur de l’Allemand Tom Enders à la présidence exécutive du groupe Airbus. Réuni lundi 8 octobre, le conseil d’administration a entériné le choix de Guillaume Faury, directeur général d’Airbus aviation commerciale, pour succéder à M. Enders, en poste depuis 2012.
Cette nomination ne faisait plus de doute après que la France et l’Allemagne, actionnaires de référence de l’avionneur européen, avaient donné leur feu vert, il y a quelques jours, à cette candidature interne. Agé de 50 ans, M. Faury va donc s’asseoir dans le fauteuil de Tom Enders, 59 ans, dont le départ est prévu fin avril 2019.

Pour arriver jusqu’au sommet d’Airbus, Guillaume Faury a bénéficié d’une certaine dose de chance, ce qui l’a amené à être désigné comme dauphin par Tom Enders. Après la réunion du ­conseil d’administration, M. Enders et M. Faury n’ont pas tari d’éloges mutuels. « Guillaume est un excellent choix. (…) Il représente la nouvelle génération de leaders dont Airbus aura besoin dans les dix prochaines années. Il sait qu’il peut compter sur moi pour assurer une transition harmonieuse », a déclaré M. Enders. « Je suis très honoré d’avoir été choisi », l’a remercié son futur remplaçant. Il faut dire que l’actuel patron de l’avionneur européen n’a pas ménagé ses efforts pour organiser sa succession à sa main.
En moins de deux ans, il a écarté tous les cadres dirigeants qui auraient pu prétendre à s’asseoir dans son fauteuil. Tour à tour, Marwan Lahoud, ex-directeur de la stratégie, puis John Leahy, l’historique directeur commercial, Fabrice Brégier, l’ancien numéro deux, et Eric Schulz, le nouveau directeur commercial, ont été mis sur la touche. L’hémorragie n’est pas jugulée. Le directeur financier, Harald Wilhelm, a déjà annoncé qu’il prendrait la porte à son tour au printemps prochain.

Une vague de départs qui intervient alors qu’Airbus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La jeune pousse française lance une nouvelle enceinte plus petite et sensiblement moins chère.
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Devialet tente d’élargir son audience

La jeune pousse française lance une nouvelle enceinte plus petite et sensiblement moins chère.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h10
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Toujours oblongue, mais dotée d’un design plus travaillé, quatre fois plus petite que sa grande sœur, et deux fois plus légère… Trois ans après le lancement de Phantom, Devialet lance une nouvelle enceinte connectée, conservant les fondamentaux de son produit phare, mais avec l’ambition cette fois de toucher un public plus large. Si le son de la Phantom Reactor est toujours « sans saturation, sans distorsion, et sans souffle », soit la définition du « son pur », selon son directeur général, Franck Lebouchard, le prix lui a été revu à la baisse. « 990 euros contre entre 1 500 et 2 000 euros pour la Phantom », indique le nouveau dirigeant nommé au printemps en remplacement Quentin Sannié, qui, aux yeux des actionnaires, ne faisait plus l’affaire. Cofondateur de l’entreprise, il reste toutefois présent au capital.
Principal objectif de Devialet, sortir d’un public de niche, qui limite sa croissance. « Nous allons doubler d’ici 6 mois notre réseau de distribution pour atteindre presque 1 000 points de vente », explique le dirigeant. La Reactor trouvera sa place au Royaume-Uni chez Selfridges ou John Lewis, en Allemagne chez Gravis ou Manor en Suisse. Jusque là, ces distributeurs se disaient incapables de distribuer la Phantom, dont le prix élevé requiert des espaces de démonstration particuliers et des salles d’écoute fermées. La Reactor sera vendu dans 60 boutiques Fnac, contre 15 actuellement pour la Phantom.
Aux Etats-Unis, l’enceinte sera distribuée chez Microsoft qui possède une centaine de points de vente. En revanche, le partenariat avec Apple, qui était censé générer une part importante du chiffre d’affaires, a été rompu en juin. « Apple est un univers fermé, et la marque préfère privilégier son HomePod [son enceinte connectée]. Nous avons divorcé à l’amiable », précise le PDG. D’ailleurs, après avoir visé d’abord les Etats-Unis, la société, dont les trois magasins les plus importants, après celui de la rue Réaumur à Paris, en terme de chiffre d’affaires se situent à Taipei, Hongkong ou Singapour, vise plutôt l’Asie.
Trois ans de développement
M. Lebouchard préfère ne pas fixer d’objectifs. Tout juste sait-on qu’en 2016-2017, le chiffre d’affaires avait atteint 60 millions d’euros, soit une croissance de 100 % sur un an.
La conception de cette nouvelle enceinte a demandé trois ans de développement. « Nous avons tout revu, l’électronique, le design… », dit Franck Lebouchard. Devialet a construit une nouvelle usine afin d’y fabriquer les hauts parleurs et d’assembler les composants.
Pour financer ce projet, Devialet a conclu à un emprunt auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) et levé des obligations convertibles pour « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Lors de son dernier tour table bouclé en 2016, elle avait levé 100 millions d’euros auprès d’industriels et de fonds. Ses premiers actionnaires restent le quatuor d’entrepreneurs Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde), Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon et Bernard Arnault. Reste à savoir si la technologie Devialet fera partie de la prochaine Freebox. « Pas de commentaire », se contente d’évacuer Franck Lebouchard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les salariés du journal réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe « Les Echos » - « Le Parisien », le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.
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Grève au « Parisien » - « Aujourd’hui en France »

Les salariés du journal réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe « Les Echos » - « Le Parisien », le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 09h06
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h42
   





                        



   


Réuni en assemblée générale à Paris, le personnel du quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France a voté, lundi 8 octobre, une grève de vingt-quatre heures, la première depuis le rachat du quotidien par LVMH en 2015.
69 % des 286 participants à la réunion ont voté une grève non reconductible après une rencontre entre les organisations syndicales (SNEP-FO, SGJ-FO, SNJ, SNJ-CGT, SGLCE-CGT) et la direction, selon une source syndicale.
Les salariés réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe Les Echos-Le Parisien, le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.
Nouvelle AG lundi
Une nouvelle rencontre avec la direction est prévue jeudi soir et les syndicats appellent à une nouvelle assemblée générale lundi prochain.
Le groupe Amaury avait cédé le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France au groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault, déjà propriétaire des Echos, en 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements
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HLM : les bailleurs sociaux vont vendre, sous la contrainte, une partie de leur parc

Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Et maintenant, il faut vendre ! Les organismes HLM, qui se retrouvent jusqu’au 11 octobre à Marseille pour leur 79e congrès, n’ont guère le choix s’ils veulent financer l’entretien, la rénovation et la construction de leur parc. Ils sont contraints d’en céder une partie pour faire face aux lourdes ponctions de l’Etat.

En 2018, ils ont dû réduire de 800 millions d’euros leurs loyers pour permettre à l’Etat d’économiser d’autant les aides personnalisées au logement (APL). La note atteindra 873 millions d’euros en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, soit 8 % de la masse globale des loyers collectés. Entre-temps, ils ont aussi dû digérer l’augmentation de la TVA sur la construction neuve, passée le 1er janvier 2018 de 5,5 % à 10 %, ce qui leur a coûté 700 millions d’euros.
Pour s’en sortir financièrement, le gouvernement leur propose d’abord de renégocier leurs emprunts auprès de la Caisse des dépôts, et de recourir à des prêts dits « de haut de bilan », dont le remboursement ne commence que dans vingt ans. Dans les deux cas, cela coûtera plus cher mais ce sont les générations suivantes qui paieront… Surtout, l’exécutif veut qu’ils vendent, afin de dégager des liquidités : un appartement cédé apporte, dit-on, les fonds propres nécessaires pour en construire deux ou trois autres. Une telle mécanique est cependant plus facile à instaurer dans une loi qu’à traduire dans la réalité.
Copropriétaires de seconde zone
Les ambitions du gouvernement sont, en outre, élevées : d’ici 2022, l’objectif est de vendre 40 000 logements sociaux par an, soit 1 % du parc, contre en moyenne 8 000 auparavant. Un niveau réalisable selon la Fédération des entreprises sociales de l’habitat (ESH), branche privée du monde HLM, qui prévoit de monter en puissance à raison de 12 000 logements en 2018, puis 18 000 en 2019, 26 000 en 2020 et ainsi de suite jusqu’à 40 000 en 2022. « A peine 40 sociétés HLM réalisent 66 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les déductions fiscales ne sont pas essentielles au mécénat, alors qu’elles représentent un coût important pour les finances publiques, estime le professeur de gestion Jean-Michel Tobelem dans une tribune au « Monde ».
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Jean-Michel Tobelem : « En matière de mécénat, l’avantage fiscal n’est pas primordial »

Les déductions fiscales ne sont pas essentielles au mécénat, alors qu’elles représentent un coût important pour les finances publiques, estime le professeur de gestion Jean-Michel Tobelem dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 09h26
    |

Jean-Michel Tobelem, professeur associé de gestion à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne







                        



                                


                            
Tribune. Les défenseurs de la loi sur le mécénat se tiennent en alerte, pour des raisons à la fois stratégiques et tactiques, comme l’illustre la récente contribution dans Le Monde du 6 octobre de l’ancien ministre de la culture et actuel directeur général de la collection Pinault, Jean-Jacques Aillagon, symbole des relations incertaines entre sphère publique et intérêts privés.


Pour eux, l’avantage fiscal est primordial. C’est pourtant une erreur. En effet, de deux choses l’une. Soit – comme nous le pensons sur la foi de notre thèse « Prolégomènes à une théorie de l’organisation culturelle » (présentée en décembre 2014) – le mécénat constitue un puissant outil au service de la stratégie des entreprises ; et, dans ce cas, il n’a nul besoin d’avantages fiscaux particuliers, en dehors d’une simple déduction des dépenses engagées au titre des frais généraux de l’entreprise, comme dans le cas des dépenses de publicité et de communication. Soit il est le fait d’une prétendue générosité désintéressée, et dans ce cas, la position du mécénat dans le portefeuille stratégique des entreprises est fragile, car il peut être remis en cause à chaque changement de direction.
Le beurre et de l’argent du beurre
Par ailleurs, l’agressivité de certaines fondations d’entreprise a fait prendre conscience au public et à la représentation nationale que celles-ci cherchent parfois à bénéficier du beurre et de l’argent du beurre : à savoir à la fois une image de mécènes éclairés et dévoués à l’intérêt public, alors même que – légitimement – c’est l’intérêt bien compris de l’entreprise qui est concerné au premier chef ; et, dans le même temps, le bénéfice de déductions fiscales parmi les plus généreuses au monde (selon le rapport de la Cour des comptes, « Les musées nationaux après une décennie de transformation », 2011) , qui constituent en réalité davantage un effet d’aubaine qu’un effet de levier.
Aucun économiste ne confirme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le fossé entre Washington et la Silicon Valley n’a jamais été aussi grand, analyse la journaliste du « Monde » Corine Lesnes dans sa chronique.
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Et si le gouvernement américain devenait smart ?

Le fossé entre Washington et la Silicon Valley n’a jamais été aussi grand, analyse la journaliste du « Monde » Corine Lesnes dans sa chronique.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            
Chronique Transformations. Bienvenue à Reboot 2018. « La seule conférence dans la baie de San Francisco où les conservateurs sont majoritaires », se flatte Garrett Johnson, le directeur du réseau Lincoln Network, qui organise la manifestation. Des conservateurs, oui. La Silicon Valley est moins monocolore qu’il n’y paraît. Elle a aussi ses républicains, ses libertariens, et même ses trumpistes, tous liés de près ou de loin à Peter Thiel, le « contrarien » et ex-fondateur de PayPal, qui a contribué financièrement à lancer le Lincoln Network en 2013.
Pour sa cinquième édition, Reboot a invité des gens de tous horizons. De Michael Kratsios, le conseiller « tech » de Trump, à Jennifer Pahlka, une ancienne de l’équipe Obama qui dirige l’ONG Code for America. En passant par Jerry Johnson, le directeur de l’association des télévisions chrétiennes (National Religious Broadcasters), qui est persuadé que Google, Twitter et Facebook censurent les voix de droite et qui tempête que si la Silicon Valley « ne fait rien d’ici au 31 décembre », il va demander au président d’agir par décret (coïncidence : dès le lendemain, la rumeur court que le texte est déjà prêt).
Il y a aussi des sommités comme le juriste Mike Godwin, l’auteur du principe dit « Godwin law », qui est aux réseaux sociaux ce que la loi de (Gordon) Moore sur les transistors est à l’industrie électronique. Une règle qui date d’une trentaine d’années, mais qui se vérifie tous les jours : « Plus une discussion en ligne se prolonge, plus la probabilité de voir une comparaison avec Hitler ou les nazis approche de 1 »… 
Tout le monde en convient : le fossé entre Washington et la Silicon Valley n’a jamais été aussi grand. Un véritable clash culturel. Ici, la mentalité de start-up : le PDG décide rapidement. Là, l’esprit de délibération voulu par la Constitution. Mais, surtout, un clash technologique. Comme l’ont montré les auditions de Mark...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-17">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ En raison de la création en 2016 d’une procédure de transaction avec les entreprises ayant fraudé, le procès de la banque suisse pourrait être le dernier du genre, observe dans une tribune au « Monde » le sociologue Thomas Angeletti.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Le procès UBS, « un épisode assez unique dans la poursuite pénale des grandes entreprises »

En raison de la création en 2016 d’une procédure de transaction avec les entreprises ayant fraudé, le procès de la banque suisse pourrait être le dernier du genre, observe dans une tribune au « Monde » le sociologue Thomas Angeletti.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 09h31
    |

Thomas Angeletti (Sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. Dix ans après la crise financière, une banque se retrouve sur le banc des accusés. Certes, les pratiques pour lesquelles la banque suisse UBS est jugée depuis lundi 8 octobre en France – blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illégal – n’ont qu’un lien indirect avec la crise qui a secoué le globe. Mais ce procès n’en reste pas moins emblématique à plus d’un titre.

Tout d’abord, il vise une grande entreprise, alors que les poursuites pénales des personnes morales en matière économique et financière, depuis leur introduction en 1994, s’étaient montrées particulièrement chiches sur ce point.
Deuxièmement, plus qu’une grande entreprise, il vise surtout une grande banque : le procès prend place dans la séquence historique ouverte en 2008, qui a vu se succéder les appels à la fermeté contre la délinquance financière, sans pour autant générer de condamnations effectives très nombreuses.
Troisièmement, et c’est sur ce point qu’il faut insister, ce procès est l’occasion d’un débat public sur le rôle et les responsabilités du secteur bancaire et financier.

En effet, la délinquance financière, à l’instar de la délinquance des élites, est sans aucun doute l’un des faits les plus résistants à l’objectivation sociale : peu importe sa teneur, maintes fois attestée (depuis la crise des subprimes jusqu’aux manipulations de taux d’intérêt), il semblerait qu’aussitôt révélée, on puisse d’ores et déjà la minorer. La perspective individualisante qui prédomine en matière de fraude financière, comme l’a illustré à l’extrême l’affaire Kerviel, a pour conséquence d’en écarter tout caractère régulier, collectif, voire systématique. Les voix s’élevant pour tolérer, ou tout du moins minimiser, la fraude sont nombreuses.
Modèle américain
Mais c’est aussi que l’étendue des pratiques frauduleuses du secteur bancaire et financier n’acquiert que trop rarement une dimension publique : c’est précisément...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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Quelque 21 500 manifestants à Paris contre la politique de Macron

Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h47
   





                        



   


Entre 11 500 et 50 000 manifestants (respectivement les chiffres de la préfecture et de la CGT – 21 500 selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde) ont manifesté, mardi 9 octobre à Paris, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle à l’appel de six syndicats. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé sur RTL, mardi après-midi, que la mobilisation atteignait « presque 300 000 manifestants dans l’ensemble du pays ». Il y a trois mois, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15 000 personnes, selon les syndicats, 2 900 selon la police.
Lycéens, étudiants, salariés et retraités se sont mobilisés pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la « destruction du modèle social » du gouvernement. La CGT, FO, Solidaires, l’UNEF, la FIDL et l’UNL sont derrière cet appel interprofessionnel, lancé fin août.
Pour ces organisations, « cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relève d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ».
Contrairement aux fois précédentes, il n’y avait pas mardi de perturbations dans les transports en commun, côté SNCF et RATP, à l’exception de Nice, où les transports en commun étaient à l’arrêt.

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Prudence sur l’ampleur du mouvement
A Paris, le défilé s’est ébranlé dans l’après-midi, avec côte à côte Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, et Pascal Pavageau, son homologue de FO.
M. Martinez avait prévenu que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence à FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre », mais « un mouvement significatif ».
Toutefois, les centrales espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance-chômage.

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Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) battent aussi le pavé pour protester contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».
Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour dénoncer la revalorisation de leurs pensions, jugée trop faible, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG.
Des syndicats divisés

   


En région les cortèges syndicaux ont rassemblé, selon la police, 5 400 personnes à Nantes, 5 300 à Marseille, 4 300 à Lyon, 3 500 au Havre, entre 2 500 et 3 000 à Rennes, 2 500 à Grenoble, 2 100 à Caen, 1 800 à Montpellier, 1 500 à Nice ou 1 200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.
De nouveau, les syndicats montrent leur division, la FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’appelant pas à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.
« Le côté “on se réunit fin août et on fait une mobilisation [en] octobre contre la politique du gouvernement”, ce n’est pas notre conception de l’utilité du syndicalisme et de son efficacité », a taclé début septembre Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

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La division s’explique aussi par les élections professionnelles de la fin de l’année dans la fonction publique, où la CFDT espère ravir la première place à la CGT, un exploit déjà atteint dans le privé en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ A Paris, les ouvriers et les employés sont exclus du marché. Les classes moyennes suivent le même chemin.
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Immobilier : la moitié des acheteurs ont moins de 40 ans

A Paris, les ouvriers et les employés sont exclus du marché. Les classes moyennes suivent le même chemin.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 07h59
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pas de krach en vue. « Si on observe un fléchissement des ventes dans le neuf, le marché immobilier reste solide dans l’ancien. Nous allons réaliser un nombre de transactions record en 2018 », annonce Laurent Vimont, président de Century 21, l’un des principaux réseaux d’agences immobilières en France.
Au troisième trimestre, le nombre de ventes a progressé de 1,3 %, battant le record établi un an plus tôt. Si les prix continuent d’augmenter (+2,6 % dans l’ensemble de la France, à 2 539 euros le m² en moyenne), ils demeurent en deçà des sommets de 2011, à 2 621 euros le m². « Le moteur du crédit tourne à plein régime », poursuit M. Vimont. En moyenne, les taux d’intérêt se situent autour de 1,45 %, quand l’inflation se situe à 2,1 % en moyenne en 2018, selon la Banque de France.

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Signe de la bonne santé du marché immobilier selon Century 21, les 30/40 ans se montrent les plus actifs et profitent du niveau extrêmement bas taux des taux intérêt pour acheter. Leur proportion augmente de 7,4 %, et ils représentent désormais 26,2 % des acquéreurs. Au global, 46,1 % des acheteurs en France ont moins de 40 ans. « Grâce à la faiblesse des taux, la plupart des Français peuvent passer du “ je voudrais acheter” au “je peux acheter”. Un couple gagnant 3 000 euros net par mois peut facilement emprunter 200 000 euros sans apport initial et réaliser son rêve de devenir propriétaire », confie M. Vimont. Ainsi, le montant moyen d’une transaction s’établit désormais à 209 042 euros (224 412 euros pour le segment des maisons et 199 961 euros pour les appartements).
Les investissements locatifs, 22,6 % des transactions
Une autre tranche d’âge progresse parmi les acquéreurs : les 40/50 ans. Ceux-ci sont à l’origine d’une forte augmentation des achats à titre de placements, en hausse de 25,6 % au niveau national. Les investissements locatifs en France représentent aujourd’hui 22,6 % des transactions. « Investir entre 40 et 50 ans s’avère en effet un bon calcul qui pourrait permettre d’avoir remboursé intégralement son prêt à la retraite », commente M. Vimont.

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Paris demeure un marché atypique : Century 21 y observe au troisième trimestre une baisse de 5,9 % du nombre de ventes par rapport au troisième trimestre 2017. En hausse de 6,6 %, à 9 621 euros, le prix moyen du m² en moyenne y progresse de 1 000 euros en deux ans ! Le prix moyen d’une acquisition à Paris ressort désormais à 478 182 euros. Pour acheter, les Parisiens font davantage appel à l’emprunt qu’il y a un an (il représente 63,7 % du montant investi en moyenne) et ils étirent leur durée d’emprunt (22 ans en moyenne soit 8,6 % de plus qu’au troisième trimestre 2017).

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Les cadres supérieurs et professions libérales réalisent à eux seuls 54,2 % des transactions. En cinq ans, la part des employés et des ouvriers parmi les acheteurs est passée de 10 % à 5 %, alors que cette catégorie représente 40 % des acheteurs en France. Celle des cadres moyens a baissé de 33 % à 29 %. « Les employés et les ouvriers ne peuvent plus acheter à Paris. Et maintenant, les classes moyennes commencent aussi à être exclues du marché parisien », constate M. Vimont.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Applications, cartes innovantes et règlement par smartphone prospèrent.
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Quand le smartphone remplace le cash

Applications, cartes innovantes et règlement par smartphone prospèrent.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Pour rembourser des places de spectacle réservées par un ami ou un week-end à plusieurs, certains envoient un chèque ou retirent des espèces au distributeur. D’autres, de plus en plus nombreux, utilisent Lydia ou Pumpkin pour envoyer de l’argent en quelques clics. Une solution qui a d’abord été adoptée par les plus jeunes.

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L’appli Lydia, qui compte désormais 1,3 million d’utilisateurs, a démarré en juillet 2013 en proposant aux étudiants un service de remboursement entre amis par mobile. « Cela fonctionne quels que soient votre banque et votre téléphone. Et même si la personne que vous remboursez n’a pas l’appli, elle peut faire transférer l’argent directement vers son propre compte », indique Cyril Chiche, le cofondateur de Lydia. Même fonctionnement pour Pumpkin (450 000 utilisateurs), qui vise résolument les jeunes en les tutoyant et en se présentant comme le service du « paiement entre potes ».
Cartes dopées à l’innovation
Au-delà du remboursement entre amis, les fintech révolutionnent aussi les moyens de paiement avec des cartes dopées à l’innovation. Pilotées par smartphone, elles permettent de payer avec son téléphone ou de réduire à néant ses frais en dehors de la zone euro. Beau succès notamment pour Nickel, le compte distribué par les buralistes, qui vient de franchir la barre du million de titulaires. Anytime, Lydia ou encore Morning proposent aussi des cartes.

   


De son côté, Max propose une carte gratuite qui agrège les cartes bancaires du client adossées à ses comptes dans des banques traditionnelles. Son titulaire peut ainsi décider en temps réel, lorsqu’il réalise un paiement, vers quelle carte il souhaite rediriger l’opération. « Plus besoin d’avoir les autres cartes dans son portefeuille, la carte Max suffit. De plus, les paiements et les retraits en devises hors zone euro sont gratuits », résume Didier Ardouin, le directeur général de la start-up. La réduction des frais sur les opérations en devises, particulièrement onéreuses avec les cartes des banques de réseau, est aussi proposée par des fintech spécialisées sur ce créneau comme Ditto, PayTop ou TransferWise.

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Les ambitions des néobanques
Certaines cartes de fintech permettent aussi d’utiliser ­Apple Pay et Samsung Pay pour payer avec un smartphone, quelle que soit la banque du client. Ces deux solutions ne sont aujourd’hui pas proposées par toutes les banques, tant s’en faut. Pour mémoire, Apple Pay et Samsung Pay permettent de régler un achat en présentant son téléphone directement sur le terminal de paiement du commerçant, comme avec une carte sans contact. C’est notamment le cas de Max : « L’opération n’est pas plafonnée car elle est sécurisée par l’empreinte digitale ou le code confidentiel du client sur son téléphone », précise Didier Ardouin.
« Nous ne voulons pas remplacer la banque du client, nous ajoutons une couche de services supplémentaires dans une interface plus agréable ». Cyril Chiche, de Lydia
Lydia propose aussi Apple Pay et Samsung Pay (trois transactions par mois pour la version gratuite, ou 2,99 euros par mois sans limite). « Notre objectif est de créer une interface unique pour l’ensemble des opérations du quotidien. Nous ne voulons pas remplacer la banque du client, nous ajoutons une couche de services supplémentaires dans une interface plus agréable », précise Cyril Chiche, de Lydia.
A l’inverse, quelques néobanques ont l’ambition d’être une réelle alternative aux établissements traditionnels en se dotant progressivement d’une offre complète. C’est notamment le cas de la britannique Revolut (2 millions d’utilisateurs en Europe) et de l’allemande N26 (un million de clients). Elles proposent elles aussi des cartes de nouvelle génération, peu coûteuses lors d’une utilisation hors zone euro, mais aussi d’autres services comme de l’épargne ou des assurances.

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