<FILE-date="2018/10/09/19">

<article-nb="2018/10/09/19-1">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Lactalis : information judiciaire ouverte dans l’affaire du lait contaminé

Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h10
   





                        



   


Après plus de neuf mois d’une vaste enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte mardi 9 octobre dans l’affaire de la contamination aux salmonelles de laits infantiles, qui a touché une dizaine de nourrissons et contraint le groupe Lactalis à suspendre la production d’une de ses usines.
Le pôle santé publique du parquet de Paris a pris la décision de confier la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir terminé fin septembre l’analyse de plusieurs milliers de documents saisis mi-janvier lors de perquisitions sur quatre sites du géant français du lait, jugeant que les investigations devaient « se poursuivre dans un autre cadre juridique » plus adapté.

        Lire aussi :
         

                Le retour en rayon décrié des laits infantiles de Lactalis



L’information judiciaire est ouverte contre X pour « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises », « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois » et « inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé ».
Au total, 53 nourrissons identifiés ont été atteints de salmonellose en France fin 2017 après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon, située en Mayenne.
Le processus de retrait a été chaotique et de nombreux dysfonctionnements ayant mené à la contamination ont été mis au jour. Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier la totalité de ses laits infantiles produits dans l’usine incriminée, dont la production a dû être suspendue pendant six mois.
Gastroentérites peu graves
L’entreprise dirigée par Emmanuel Besnier avait affirmé que la contamination s’expliquait par des « travaux réalisés courant premier semestre 2017 ». Mais le site avait déjà subi une contamination à la salmonelle en 2005.
Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies. Toutefois, la bactérie identifiée à Craon, la salmonella agona, provoque des gastroentérites peu graves, selon une source judiciaire interrogée par l’AFP, qui peuvent être à l’origine d’une déshydratation mais n’entraînent pas de séquelles pour un individu en bonne santé, même un nourrisson.
Une première plainte avait été déposée à la mi-décembre par Quentin Guillemain, père d’une fille de 3 mois qui avait consommé un lot concerné par les rappels mais n’était pas tombée malade.
Au total, un peu plus de 300 plaintes ont été enregistrées au pôle santé publique, dont celles déposées par quatre associations, selon la source judiciaire. Parmi ces dernières, les associations de défense de consommateurs UFC-Que Choisir et Foodwatch.

        Lire aussi :
         

                Après le scandale Lactalis, il est urgent de « créer une autorité unique de contrôle sanitaire »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-2">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’écrivain Kamel Daoud participait à la conférence « L’islam doit-il faire sa révolution sexuelle ? » au Monde Festival, dimanche 7 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/10/09/19-3">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Nadia El Bouga, sexologue, était invitée à participer à la conférence « L’islam doit-il faire sa révolution sexuelle ? » dans le cadre du Monde Festival, le 7 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/10/09/19-4">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’ancien patron de l’OCRTIS est entendu depuis lundi. Il est notamment accusé par un ex-informateur infiltré d’« escroquerie en bande organisée ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’ex-patron des « stups », François Thierry, à nouveau en garde à vue

L’ancien patron de l’OCRTIS est entendu depuis lundi. Il est notamment accusé par un ex-informateur infiltré d’« escroquerie en bande organisée ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h28
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Elise Vincent








                        



                                


                            

François Thierry, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) est en garde à vue, depuis lundi 8 octobre au matin, selon les informations du Monde, confirmées de source judiciaire. Une garde à vue liée à sa mise en cause dans l’affaire dite « Avoine » pour laquelle une information judiciaire est ouverte depuis 2017 et instruite à Lyon. Un dossier où l’ancien grand flic, mis en examen en août 2017, pour « complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée », est cette fois accusé par un ancien informateur infiltré dans sa plainte, d’« escroquerie en bande organisée » et de « mise en danger de la vie d’autrui ». Une deuxième personne est aussi en garde à vue.
A l’origine, l’affaire dite « Avoine » est basée sur une plainte de février 2017, de Hubert Avoine, 56 ans, ancien informateur enregistré au service interministériel d’assistance technique. Un service qu’a dirigé François Thierry de 2006 à 2010. L’homme dit avoir été recruté pour des opérations d’infiltration, notamment dans les milieux narcotrafiquants. L’une de ses missions les plus périlleuses aurait consisté à un réseau lié au cartel de « El Chapo » Guzman au Mexique. Il affirme aussi avoir participé à des montages financiers, en lien avec une banquière des cartels, pour infiltrer les systèmes de blanchiment.

Cette collaboration s’est poursuivie lorsque M. Thierry a pris la tête de l’OCRTIS. Or selon M. Avoine, plusieurs opérations auxquelles il aurait participé en tant qu’infiltré se seraient effectuées dans des conditions qu’il juge douteuses. Notamment à Marbella, en Espagne, en 2012, où il se serait retrouvé, avec l’appui de l’OCRTIS, à transporter 19 tonnes de ballots de cannabis qui auraient été ensuite disséminés par des go-fast. Des opérations où il se serait « senti complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive »,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-5">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Cinq d’entre elles ont été hospitalisées au CHU d’Angers après le signalement d’intoxications dans une pépinière.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Maine-et-Loire : 46 personnes intoxiquées, un produit phytosanitaire mis en cause

Cinq d’entre elles ont été hospitalisées au CHU d’Angers après le signalement d’intoxications dans une pépinière.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h20
   





                        


La préfecture du Maine-et-Loire a annoncé mardi 9 octobre que quarante-six personnes – trente salariés d’une pépinière ainsi que seize riverains de l’entreprise – avaient été intoxiquées à Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire) et cinq d’entre elles ont été transportées au centre hospitalier universitaire d’Angers.
« Sous réserve de confirmation par une enquête approfondie, l’origine de ces intoxications pourrait être l’épandage à proximité d’un produit phytosanitaire, dans le cadre de la production de la pépinière. Le produit visé contiendrait du métham sodium, pouvant provoquer des atteintes ORL et pulmonaires », précise-t-on de même source.
L’alerte a été donnée à 10 h 20 à la suite du dégagement d’une odeur suspecte à la pépinière. Trois équipes du service mobile d’urgence et de réanimation et la cellule d’intervention sur les risques chimiques ont été envoyées sur place.
« Des prélèvements dans l’air ambiant ont été réalisés par la cellule et n’ont pas mis en évidence de concentration anormale persistante », assure la préfecture.
Le CHU d’Angers a fait savoir sur Twitter qu’aucune des personnes intoxiquées n’était en danger de mort et que le plan blanc avait été levé à 13 heures.

L'organisation exceptionnelle mise en place au #CHUAngers a permis d'accueillir au mieux les personnes impliquées.… https://t.co/OmQu8Ec3JY— chu_angers (@CHU Angers)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-6">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’avocat a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. Il est mort mardi à 76 ans.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Mort de l’avocat pénaliste Jean-Yves Liénard

L’avocat a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. Il est mort mardi à 76 ans.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h22
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



   


L’avocat Jean-Yves Liénard est mort mardi 9 octobre. Il était âgé de 76 ans. Ancien « chausseur pour dames », comme il aimait à se présenter, Jean-Yves Liénard se distinguait des grands pénalistes de son époque par deux qualités : il était tendre et drôle. Plus une, encore plus rare, il savait d’abord rire de lui.
Il a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, de Michel Gabarres, « le Roi des gitans », au clan des frères Hornec, en passant par les parrains marseillais Jean-Luc et Bernard Barresi, ou feu Richard Casanova, qui fut l’un des piliers de la Brise de mer, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. De ses clients, il disait : « Je ne les aime pas la veille, je ne les aime pas le lendemain, mais pendant le temps où je les défends, je les aime. » 

        Lire son portrait publié en juillet 2012 :
         

          Jean-Yves Liénard : « Quand je les défends, je les aime »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-7">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Si, vous aussi, vous ne connaissiez pas le mot « illectronisme » et peinez à vous repérer dans les nouveaux concepts de l’Education nationale, lisez ce post du professeur et blogueur Claude Garcia.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/10/09/19-8">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ En 2017, 171 concessions ont été accordées dans la capitale, pour plus de 5 000 demandes. Les concessions perpétuelles sont sur la sellette.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Paris, une pénurie de places dans les cimetières

En 2017, 171 concessions ont été accordées dans la capitale, pour plus de 5 000 demandes. Les concessions perpétuelles sont sur la sellette.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h57
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

L’affaire Michel Déon en a été l’illustration. L’écrivain, mort en Irlande le 28 décembre 2016, repose au cimetière du Montparnasse après qu’Anne Hidalgo a fini par consentir en février, et après plusieurs jours de polémique, à exaucer le souhait de la fille de l’auteur des Poneys sauvages d’accorder à son père une sépulture dans la capitale. Mais pour le simple mortel parisien aussi, être inhumé dans sa ville est devenu la croix et la bannière tant les places sont rares et chères. En 2017, seules 171 concessions ont été vendues intra-muros alors que quelque 5 000 demandes d’inhumation sont restées lettre morte dans les 14 cimetières de la ville.
Face à cette pénurie, la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France sonne l’alerte dans un rapport rendu public début octobre. Alors que la mortalité va croître dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population, l’institution s’alarme du manque d’anticipation de la Ville face à une « demande forte qui ne peut être complètement satisfaite ». Les Parisiens « sont les seuls citadins à ne pas pouvoir imaginer être enterrés dans leur ville. Il y a une opacité sur le nombre et l’attribution des places », déplore Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris.
Depuis 2016, aucun défunt, sauf dérogation de la maire de Paris, ne peut être enterré dans la capitale s’il n’y a pas été domicilié de son vivant. En 2017, 3 150 morts ont été inhumés intra-muros, la quasi-totalité dans des caveaux acquis de longue date. Car, depuis 2007, la Ville ne vend plus de concessions avant le jour du décès. Si le jour de son trépas, aucune place n’est disponible, le disparu n’a guère d’autre choix qu’une inhumation en dehors de la capitale. L’an passé, 4 948 Parisiens ont été enterrés dans les six cimetières de banlieue, dont le plus grand se trouve à Thiais (Val-de-Marne).
Valeur patrimoniale
L’enterrement des Parisiens...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-9">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’écrivaine nigériane participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Lors d’un entretien puissant, elle a dénoncé la « malhonnêteté » du débat sur l’immigration, évoqué son identité de femme africaine et son combat féministe.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤     


                Chimamanda Ngozi Adichie : « Le féminisme a besoin de l’implication des hommes, il faut repenser la masculinité »


L’écrivaine nigériane participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Lors d’un entretien puissant, elle a dénoncé la « malhonnêteté » du débat sur l’immigration, évoqué son identité de femme africaine et son combat féministe.

LE MONDE
                 |                 09.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 12h51
                 |

            Laetitia Van Eeckhout

















Derniers articles publiés


            Au Palais Garnier, le public du Monde Festival est entré dans la danse


            André Comte-Sponville : « Faire l’amour, c’est encore mieux que de boire un verre d’eau ou même de vin »


            Le procès fictif d’un libertarien contre l’Etat



Tous les articles






les articles les plus partagés


            Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »






les plus partagés











   


Ils étaient venus nombreux, à l’Opéra Bastille, écouter Chimamanda Ngozi Adichie, l’auteure d’Americanah et du manifeste Nous sommes tous des féministes. Simple, directe et incisive, l’écrivaine nigériane a répondu aux questions de Maryline Baumard, rédactrice en chef du Monde Afrique, et à celles d’un public conquis et à l’image de la diversité française.
D’abord une phrase liminaire à destination de Donald Trump qui avait qualifié l’Afrique de « pays de merde » : la réponse est lapidaire et… tranchante : « Il y a des choses qui sont dites par des personnes et on s’en fiche ! Parce que l’on sait que cela vient d’un vide sidéral », lâche-t-elle sous les applaudissements nourris de la salle.
Reparler du colonialisme
Chimananda Ngozi Adichie n’a pas non plus épargné la politique migratoire des gouvernements européens. A commencer par celle du chef de l’Etat français… « Le débat autour de l’immigration en Europe est vraiment très étroit, rétréci. Il est nécessaire, mais la façon dont il est posé est malhonnête. Il essaie de diaboliser des gens qui ne veulent qu’une vie meilleure pour eux et leurs enfants, alors qu’il devrait regarder les conditions en Afrique, et le pourquoi de ces conditions. La France doit reparler de ses relations avec l’Afrique, reparler du colonialisme », a-t-elle affirmé en enjoignant à l’Hexagone de faire son introspection sur son rôle dans les pays de l’Afrique francophone et sur sa responsabilité face à leur situation aujourd’hui, à leurs difficultés actuelles.

« L’histoire de l’humanité est une histoire de mouvements, de déplacements. Il faut simplement faire la paix avec cela, a insisté l’écrivaine qui vit entre les Etats-Unis et son pays, le Nigeria. Depuis la nuit des temps, les êtres humains ont eu besoin de se déplacer, et cela va se poursuivre. Ce n’est même pas seulement une question de circonstances économiques, mais simplement parce que les gens ont envie de voir autre chose. »
« Oui je suis nigériane, oui je suis femme, je suis féministe, oui je suis noire. Mais pourquoi colle-t-on une étiquette identitaire à ceux qui ne sont pas blancs ? »
C’est ce message que l’écrivaine a aussi voulu transmettre dans son roman Américanah, best-seller international. « J’ai voulu raconter une histoire d’amour car j’adore l’amour. Mais une histoire d’amour réaliste, une histoire où l’on réfléchit à des choses telles que payer le loyer, avec des personnes imparfaites, a-t-elle souligné. J’ai aussi voulu parler de l’Afrique qui n’est jamais racontée, parler d’Africains qui ne fuient pas la guerre ou la pauvreté, mais vivent aux Etats-Unis, en Angleterre, parce qu’ils veulent en avoir davantage. »
Une spectatrice lui lance alors : « Merci de parler des Africains autrement que sous l’angle de la guerre et de la pauvreté ! »
La question de l’identité « noire »
Car le combat de Chimamanda Ngozi Adichie est celui-là : penser l’Afrique autrement qu’à travers des « débats condescendants ». Et arrêter de plaquer des identités sur les gens. Elle-même refuse l’étiquette d’« écrivaine africaine ». Et s’agace que l’on persiste à lui demander de se situer et se définir, que l’on cherche toujours à lui coller une « étiquette politique ».

« Oui je suis nigériane, oui je suis femme, je suis féministe, oui je suis noire. Mais pourquoi colle-t-on une étiquette identitaire à ceux qui ne sont pas blancs ? Moi, je me reconnais en tant que personne. Je veux pouvoir être ce que je suis ! », lance-t-elle. « L’identité relève de quelque chose en constant mouvement : aux Etats-Unis je suis noire ; au Nigeria, je ne le suis pas. Quand je descends de l’avion à Lagos, je ne pense pas race, je pense sexe, je pense que je suis une femme », dit-elle en confiant avoir parfois des interrogations sur sa nationalité nigériane, sentant le fossé se creuser du fait de son féminisme.

   


Chimamanda Ngozi Adichie réfute être « une militante », mais ce n’est pas moins avec la force d’une militante qu’elle explique l’urgence à penser différemment la masculinité, pour faire évoluer la condition féminine. « Il faut vraiment élever différemment les enfants, garçons et filles, et ce dès le plus jeune âge. Et surtout reconstruire la masculinité. Parce ce que le féminisme n’atteindra jamais son objectif sans une implication des hommes. La masculinité telle qu’elle a été construite fait partie du problème. Les hommes se doivent d’êtres rudes pour montrer leur force. Il faudrait faire en sorte que les hommes puissent être vulnérables, montrer leurs émotions. » Et de lâcher : « Ce serait formidable si le macho était aussi un type qui pleure, et qui pense que la violence est terrible. »


Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




Laetitia Van Eeckhout
    













<article-nb="2018/10/09/19-10">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Après l’audition de vingt-six personnes, la commission d’enquête du Sénat clôt ses travaux le 10 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les sénateurs en terminent avec l’affaire Benalla

Après l’audition de vingt-six personnes, la commission d’enquête du Sénat clôt ses travaux le 10 octobre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h15
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
C’est la fin d’un rendez-vous devenu hebdomadaire que ne regrettera pas Emmanuel Macron. Les auditions de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, qui ont rythmé comme un mauvais écho la rentrée compliquée du chef de l’Etat, devraient prendre fin cette semaine. Les parlementaires avaient démarré les entretiens le 24 juillet, après les révélations sur les agissements de l’ex-chargé de mission de l’Elysée, accusé d’avoir rudoyé un couple place de la Contrescarpe à Paris en marge du 1er-Mai. Après avoir suspendu leurs travaux en août, ils avaient repris leurs investigations en septembre, au grand dam de la Macronie.
C’est Sophie Hatt, directrice des services actifs de la police nationale, qui fermera le bal, mercredi 10 octobre. Elle sera entendue en sa qualité d’ancienne chef du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), sous François Hollande. Un témoignage secondaire – elle n’était plus en poste à l’arrivée d’Emmanuel Macron –, qui a davantage valeur d’expertise sur l’organisation de la protection du chef de l’Etat.
Au terme de ces vingt-six auditions, les deux sénateurs, Muriel Jourda (LR, Morbihan) et Jean-Pierre Sueur (PS, Loiret), devront rédiger un rapport sur « les conditions dans lesquelles des personnes n’appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu ou peuvent être associées à l’exercice de leurs missions de maintien de l’ordre et de protection de hautes personnalités ». L’énoncé semble presque restrictif tant les entretiens ont mis au jour de manière plus large une bonne part du fonctionnement de la machine élyséenne.
Un rôle flou
L’audition du principal intéressé, le 19 septembre, fut sans conteste l’acmé de ces séances parlementaires. Pour la performance du jeune homme d’abord. « C’était le Festival de Cannes, avec tous les photographes, l’ambiance était impressionnante, et lui, a déroulé sans une note pendant plus de deux heures, siffle, presque admirative,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-11">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Répondant à l’appel de « Témoignage chrétien », les sénateurs socialistes demandent la création d’une commission d’enquête qui doit encore être validée par la majorité sénatoriale de droite.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Pédophilie dans l’Eglise : au Sénat, un pas de plus vers une commission d’enquête

Répondant à l’appel de « Témoignage chrétien », les sénateurs socialistes demandent la création d’une commission d’enquête qui doit encore être validée par la majorité sénatoriale de droite.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h56
    |

            Manon Rescan








                        


Répondant à un appel lancé par Témoignage chrétien, le groupe socialiste au Sénat va formellement demander la création d’une commission d’enquête sur les crimes de pédophilie dans l’Eglise, mardi 9 octobre. Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, en formalisera la demande par courrier dans la journée, a-t-il affirmé au Monde. 
Le 30 septembre, l’hebdomadaire catholique lançait une pétition pour demander aux parlementaires de « faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Eglise catholique ». Dans ce texte, les signataires estimaient qu’il appartenait à une commission d’enquête de s’y atteler, car « seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise, en exigeant la communication des archives diocésaines, en interrogeant les acteurs, et en communiquant à la justice les faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance ».
Parmi les premiers signataires de cet appel figuraient notamment deux sénatrices socialistes : l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes Laurence Rossignol et Marie-Pierre de la Gontrie. Le sujet avait rebondi dans un premier temps à l’Assemblée nationale. Egalement signataire de la pétition, la chef de file des députés socialistes, Valérie Rabault, avait demandé à Richard Ferrand, président de l’institution issu des rangs de Le République en marche, de donner suite à cet appel. Il y avait opposé une fin de non-recevoir. « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout et les mènent jusqu’à leur terme », avait-il lancé invitant les socialistes à utiliser leur « droit de tirage » qui leur permet une fois par an de lancer une commission d’enquête.

        Lire aussi :
         

                Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire



« Droit de tirage »
Mais les députés socialistes n’étaient pas unanimes à l’idée d’utiliser ce pouvoir qui ne leur revient qu’une fois par an. Le sujet a donc rebondi au Sénat. Au palais du Luxembourg non plus, l’institution n’a pas souhaité porter elle-même le sujet. Les sénateurs socialistes utiliseront donc leur « droit de tirage » sur ce projet de commission d’enquête portant « sur le traitement des abus sexuels sur mineurs et faits de pédocriminalité commis dans une relation d’autorité au sein de l’Eglise catholique en France », ont-ils décidé.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie dans l’Eglise : Ferrand n’entend pas créer lui-même une commission d’enquête



Le processus n’est toutefois pas clos. La ministre de la justice, Nicole Belloubet, devra dans un premier temps donner son accord. Une commission d’enquête ne peut, en effet, pas travailler sur des faits qui font l’objet de poursuites judiciaires en cours. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la commission de l’affaire Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée n’avait pu être interrogé par les sénateurs sur les violences qu’il avait commises place de la Contrescarpe à Paris le 1er-Mai. Si elle voit le jour, la commission d’enquête sur la pédophilie dans l’Eglise ne pourra donc pas aborder des cas actuellement instruits par la justice. « Nous n’enquêterons pas sur les faits, mais sur les dispositifs qui ont permis que des crimes pédophiles ont pu être étouffés par une partie de la hiérarchie de l’Eglise », précise auprès du Monde Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.
La droite et le centre peuvent s’y opposer
Une fois les limites posées par la garde des sceaux, la commission des lois au palais du Luxembourg aura à son tour à se prononcer sur le dessein des socialistes. C’est là que peut résider un ultime obstacle. Dans cette commission siègent en majorité des sénateurs Les Républicains, peu allants quant au projet de Témoignage chrétien. Les centristes eux aussi ont exprimé des réserves. « A titre personnel, je ne pense pas qu’il appartienne au Parlement de s’engager dans une commission d’enquête sur le fonctionnement de l’Eglise catholique. Si on commence à s’ingérer dans les fonctionnements des cultes et de leur organisation, on ne va pas en sortir », a ainsi prévenu le sénateur centriste Hervé Marseille sur Public Sénat.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie dans l’Eglise : « J’observe encore la tentation de minimiser »



Ces oppositions politiques pourraient-elles se mettre en travers du chemin des socialistes ? « Les catholiques sont extrêmement favorables à cette démarche », insiste M. Kanner. A l’appui de son argument, le sondage publié dans Le Parisien mardi 9 octobre, affirmant que 87 % des catholiques et même 90 % des pratiquants soutiennent l’initiative de Témoignage chrétien. Si, en général, au nom des droits de l’opposition, les créations de commission d’enquête ne sont pas rejetées, un bras de fer politique devrait néanmoins s’engager dans les couloirs du Sénat ces prochains jours pour que le projet aboutisse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-12">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une enquête IFOP pour Familles rurales met en lumière la perception du monde rural et, en particulier, le manque criant de services publics.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Le monde rural, vu comme un territoire délaissé mais idéal de vie pour de nombreux Français, selon un sondage

Une enquête IFOP pour Familles rurales met en lumière la perception du monde rural et, en particulier, le manque criant de services publics.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 09h03
   





                        



   


Une enquête IFOP pour l’association Familles rurales, présentée mardi 9 octobre, illustre les différences de perception du monde rural selon qu’il est vu par l’ensemble des Français ou par les habitants des campagnes.
« Difficultés » versus « qualité de vie »
Ainsi, pour 46 % des Français interrogés, la ruralité est d’abord synonyme de « difficultés socio-économiques et de nuisances », quand elle évoque au contraire bien-être et « qualité de vie » pour 62 % des ruraux.

        Lire aussi :
         

                Avec le tiers-lieu, « des jeunes gens font revivre Lavaveix-les-Mines »



Inversement, 59 % des Français estiment le monde rural « en déclin », contre seulement 43 % des ruraux, dans cette enquête en partenariat avec France Info.
Pour tous, la France des campagnes arrive, en revanche, en tête des territoires « délaissés », devant « la France des banlieues » et celle des villes petites et moyennes.
Le manque de services publics, problème nº 1
Dans le détail, 57 % des ruraux estiment « ne pas bénéficier de l’action des pouvoirs publics », contre 36 % de l’ensemble des Français. Et 56 % se disent pessimistes pour leur avenir, contre 49 % de l’ensemble des Français.
Pour le « grand public », le manque de services publics (70 %), d’offres d’emploi (62 %) et de transports (54 %) sont les principaux obstacles à l’installation de nouveaux habitants en milieu rural.
« Vie idéale » pour 81 % des Français
Il n’empêche que, pour 81 % des Français, vivre à la campagne représente la vie idéale, qu’ils y travaillent ou non. Seuls 19 % aspirent à une vie totalement urbaine (comme lieu de vie et de travail). Et parmi les ruraux, seuls 5 % souhaitent quitter la campagne.

        Lire aussi :
         

                « Service public itinérant » : dans l’Aisne, un camping-car crée du lien auprès des habitants



Familles rurales, qui revendique 2 200 associations locales, identifie divers enjeux pour renforcer l’attractivité du monde rural, parmi lesquels la lutte contre la désertification médicale, la disparition des commerces de proximité ou encore le recul de l’offre de transports collectifs.
« Mettre le numérique au service de la population », avec le télétravail ou la télémédecine, permettrait, selon elle, de « reconnecter tous les territoires ».

        Lire aussi :
         

                Concevons des « plates-formes numériques de services publics dans les territoires ruraux »



L’enquête a été réalisée en ligne du 8 au 11 juin auprès de 1 012 personnes de 18 ans et plus, et du 6 au 11 juin auprès de 1 501 personnes représentatives de la population rurale, selon la méthode des quotas.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-13">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


HLM : les bailleurs sociaux vont vendre, sous la contrainte, une partie de leur parc

Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Et maintenant, il faut vendre ! Les organismes HLM, qui se retrouvent jusqu’au 11 octobre à Marseille pour leur 79e congrès, n’ont guère le choix s’ils veulent financer l’entretien, la rénovation et la construction de leur parc. Ils sont contraints d’en céder une partie pour faire face aux lourdes ponctions de l’Etat.

En 2018, ils ont dû réduire de 800 millions d’euros leurs loyers pour permettre à l’Etat d’économiser d’autant les aides personnalisées au logement (APL). La note atteindra 873 millions d’euros en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, soit 8 % de la masse globale des loyers collectés. Entre-temps, ils ont aussi dû digérer l’augmentation de la TVA sur la construction neuve, passée le 1er janvier 2018 de 5,5 % à 10 %, ce qui leur a coûté 700 millions d’euros.
Pour s’en sortir financièrement, le gouvernement leur propose d’abord de renégocier leurs emprunts auprès de la Caisse des dépôts, et de recourir à des prêts dits « de haut de bilan », dont le remboursement ne commence que dans vingt ans. Dans les deux cas, cela coûtera plus cher mais ce sont les générations suivantes qui paieront… Surtout, l’exécutif veut qu’ils vendent, afin de dégager des liquidités : un appartement cédé apporte, dit-on, les fonds propres nécessaires pour en construire deux ou trois autres. Une telle mécanique est cependant plus facile à instaurer dans une loi qu’à traduire dans la réalité.
Copropriétaires de seconde zone
Les ambitions du gouvernement sont, en outre, élevées : d’ici 2022, l’objectif est de vendre 40 000 logements sociaux par an, soit 1 % du parc, contre en moyenne 8 000 auparavant. Un niveau réalisable selon la Fédération des entreprises sociales de l’habitat (ESH), branche privée du monde HLM, qui prévoit de monter en puissance à raison de 12 000 logements en 2018, puis 18 000 en 2019, 26 000 en 2020 et ainsi de suite jusqu’à 40 000 en 2022. « A peine 40 sociétés HLM réalisent 66 %...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-14">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Il faut compter quatre-vingts jours d’attente en moyenne pour un ophtalmologue mais seulement six pour un généraliste, selon une étude inédite du ministère de la santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Délais pour un rendez-vous chez le médecin : des disparités territoriales préoccupantes

Il faut compter quatre-vingts jours d’attente en moyenne pour un ophtalmologue mais seulement six pour un généraliste, selon une étude inédite du ministère de la santé.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 11h17
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Pour obtenir un rendez-vous chez certains spécialistes, mieux vaut s’armer de patience. Il faut en effet compter cinquante jours d’attente en moyenne pour une consultation chez un cardiologue, soixante et un chez un dermatologue ou quatre-vingts chez un ophtalmologue, et seulement six pour un généraliste. Ces durées moyennes cachent de fortes disparités, liées à la nature de la demande (urgente ou non) et au profil du territoire où elle est formulée : si un quart des demandes de rendez-vous en ophtalmologie sont par exemple satisfaites dans les vingt jours, 10 % nécessitent au moins six mois d’attente.
Cette inégalité dans l’accès aux médecins et aux dentistes est le principal enseignement de l’étude publiée lundi 8 octobre pour la première fois par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le service statistiques du ministère de la santé.
Une enquête d’ampleur : entre juin 2016 et mai 2017, 21 700 personnes âgées de 20 à 71 ans ont consigné précisément pendant trois mois dans un carnet les réponses apportées par les professionnels de santé à leurs demandes de rendez-vous. « On manquait de données fiables sur cette question des délais d’attente, cette étude permet d’objectiver les débats », explique Renaud Legal, sous-directeur adjoint à la Drees.
Deuxième motif de renoncement aux soins
L’étude ne dit certes rien sur plusieurs points cruciaux : elle ne permet par exemple pas de dresser une carte de France précise des délais d’attente, et donc de l’accès aux soins, tout comme elle ne détaille pas, à ce stade de l’exploitation des réponses, les profils des professionnels sollicités (libéraux ou hospitaliers) ou les modalités de prise de rendez-vous par les patients.
Inédite, elle ne permet pas non plus de constater une amélioration ou une dégradation de l’accès aux soins. Elle fournit en revanche de précieux enseignements sur les délais d’attente, qui avaient été décrits dans une...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-15">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ En raison de la création en 2016 d’une procédure de transaction avec les entreprises ayant fraudé, le procès de la banque suisse pourrait être le dernier du genre, observe dans une tribune au « Monde » le sociologue Thomas Angeletti.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le procès UBS, « un épisode assez unique dans la poursuite pénale des grandes entreprises »

En raison de la création en 2016 d’une procédure de transaction avec les entreprises ayant fraudé, le procès de la banque suisse pourrait être le dernier du genre, observe dans une tribune au « Monde » le sociologue Thomas Angeletti.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 09h31
    |

Thomas Angeletti (Sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. Dix ans après la crise financière, une banque se retrouve sur le banc des accusés. Certes, les pratiques pour lesquelles la banque suisse UBS est jugée depuis lundi 8 octobre en France – blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illégal – n’ont qu’un lien indirect avec la crise qui a secoué le globe. Mais ce procès n’en reste pas moins emblématique à plus d’un titre.

Tout d’abord, il vise une grande entreprise, alors que les poursuites pénales des personnes morales en matière économique et financière, depuis leur introduction en 1994, s’étaient montrées particulièrement chiches sur ce point.
Deuxièmement, plus qu’une grande entreprise, il vise surtout une grande banque : le procès prend place dans la séquence historique ouverte en 2008, qui a vu se succéder les appels à la fermeté contre la délinquance financière, sans pour autant générer de condamnations effectives très nombreuses.
Troisièmement, et c’est sur ce point qu’il faut insister, ce procès est l’occasion d’un débat public sur le rôle et les responsabilités du secteur bancaire et financier.

En effet, la délinquance financière, à l’instar de la délinquance des élites, est sans aucun doute l’un des faits les plus résistants à l’objectivation sociale : peu importe sa teneur, maintes fois attestée (depuis la crise des subprimes jusqu’aux manipulations de taux d’intérêt), il semblerait qu’aussitôt révélée, on puisse d’ores et déjà la minorer. La perspective individualisante qui prédomine en matière de fraude financière, comme l’a illustré à l’extrême l’affaire Kerviel, a pour conséquence d’en écarter tout caractère régulier, collectif, voire systématique. Les voix s’élevant pour tolérer, ou tout du moins minimiser, la fraude sont nombreuses.
Modèle américain
Mais c’est aussi que l’étendue des pratiques frauduleuses du secteur bancaire et financier n’acquiert que trop rarement une dimension publique : c’est précisément...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-16">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ A Paris, les ouvriers et les employés sont exclus du marché. Les classes moyennes suivent le même chemin.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Immobilier : la moitié des acheteurs ont moins de 40 ans

A Paris, les ouvriers et les employés sont exclus du marché. Les classes moyennes suivent le même chemin.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 07h59
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pas de krach en vue. « Si on observe un fléchissement des ventes dans le neuf, le marché immobilier reste solide dans l’ancien. Nous allons réaliser un nombre de transactions record en 2018 », annonce Laurent Vimont, président de Century 21, l’un des principaux réseaux d’agences immobilières en France.
Au troisième trimestre, le nombre de ventes a progressé de 1,3 %, battant le record établi un an plus tôt. Si les prix continuent d’augmenter (+2,6 % dans l’ensemble de la France, à 2 539 euros le m² en moyenne), ils demeurent en deçà des sommets de 2011, à 2 621 euros le m². « Le moteur du crédit tourne à plein régime », poursuit M. Vimont. En moyenne, les taux d’intérêt se situent autour de 1,45 %, quand l’inflation se situe à 2,1 % en moyenne en 2018, selon la Banque de France.

        Lire aussi :
         

                Grand Paris, des villes pour investir à long terme



Signe de la bonne santé du marché immobilier selon Century 21, les 30/40 ans se montrent les plus actifs et profitent du niveau extrêmement bas taux des taux intérêt pour acheter. Leur proportion augmente de 7,4 %, et ils représentent désormais 26,2 % des acquéreurs. Au global, 46,1 % des acheteurs en France ont moins de 40 ans. « Grâce à la faiblesse des taux, la plupart des Français peuvent passer du “ je voudrais acheter” au “je peux acheter”. Un couple gagnant 3 000 euros net par mois peut facilement emprunter 200 000 euros sans apport initial et réaliser son rêve de devenir propriétaire », confie M. Vimont. Ainsi, le montant moyen d’une transaction s’établit désormais à 209 042 euros (224 412 euros pour le segment des maisons et 199 961 euros pour les appartements).
Les investissements locatifs, 22,6 % des transactions
Une autre tranche d’âge progresse parmi les acquéreurs : les 40/50 ans. Ceux-ci sont à l’origine d’une forte augmentation des achats à titre de placements, en hausse de 25,6 % au niveau national. Les investissements locatifs en France représentent aujourd’hui 22,6 % des transactions. « Investir entre 40 et 50 ans s’avère en effet un bon calcul qui pourrait permettre d’avoir remboursé intégralement son prêt à la retraite », commente M. Vimont.

        Lire aussi :
         

                Grand Paris, où acheter ?



Paris demeure un marché atypique : Century 21 y observe au troisième trimestre une baisse de 5,9 % du nombre de ventes par rapport au troisième trimestre 2017. En hausse de 6,6 %, à 9 621 euros, le prix moyen du m² en moyenne y progresse de 1 000 euros en deux ans ! Le prix moyen d’une acquisition à Paris ressort désormais à 478 182 euros. Pour acheter, les Parisiens font davantage appel à l’emprunt qu’il y a un an (il représente 63,7 % du montant investi en moyenne) et ils étirent leur durée d’emprunt (22 ans en moyenne soit 8,6 % de plus qu’au troisième trimestre 2017).

        Lire aussi :
         

                Champigny-sur-Marne, Clamart, Bagneux... les villes stars du Grand Paris



Les cadres supérieurs et professions libérales réalisent à eux seuls 54,2 % des transactions. En cinq ans, la part des employés et des ouvriers parmi les acheteurs est passée de 10 % à 5 %, alors que cette catégorie représente 40 % des acheteurs en France. Celle des cadres moyens a baissé de 33 % à 29 %. « Les employés et les ouvriers ne peuvent plus acheter à Paris. Et maintenant, les classes moyennes commencent aussi à être exclues du marché parisien », constate M. Vimont.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-17">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les avocats de la banque suisse ont soulevé plusieurs questions prioritaires de constitutionnalité. Le tribunal décidera jeudi de reporter ou non le procès.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


UBS : après une première journée d’audience, un procès en suspens

Les avocats de la banque suisse ont soulevé plusieurs questions prioritaires de constitutionnalité. Le tribunal décidera jeudi de reporter ou non le procès.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 02h58
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 09h57
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            
La bataille, à condition qu’elle ait lieu, s’annonce âpre. Lundi 8 octobre, la première journée du procès UBS a été l’occasion de discussions juridiques ardues devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, esquissant la tonalité de ce que pourraient être les débats, prévus pour durer jusqu’au 15 novembre, avec des avocats de la défense combatifs et pointilleux.
Il convient toutefois d’utiliser le conditionnel. Suspendue lundi en fin de journée, l’audience, présidée par la juge Christine Mée, ne reprendra que jeudi en début d’après-midi. Le temps pour la cour d’examiner les trois questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) soulevées par les conseils de la banque, poursuivie pour avoir démarché illégalement de riches Français afin qu’ils placent leur argent en Suisse. Quelque 10 milliards d’euros auraient ainsi été soustraits au fisc, selon les deux magistrats instructeurs qui ont décidé de renvoyer devant la justice la maison mère UBS AG et sa filiale française, UBS France, ainsi que six dirigeants de la banque.

Cette première journée d’audience aura-t-elle aussi été la dernière ? La réponse dépendra de l’appréciation de Christine Mée et de ses assesseurs. S’ils décident, jeudi, de transmettre une ou plusieurs des QPC à la Cour de cassation, l’audience sera renvoyée sine die. En tout état de cause, elle n’aurait pas lieu avant 2019. Dans le cas contraire, elle se déroulera comme prévu.
Terme de « blanchiment »
Dans ce dossier, ou chaque mot est soupesé par un bataillon d’avocats prêts à faire le procès d’un procès historique par son ampleur, le terme de « blanchiment », contesté, a nourri deux des QPC. Selon l’ordonnance de renvoi devant le tribunal, UBS AG est prévenue de « démarchage bancaire illégal » et de « blanchiment aggravé de fraude fiscale » pour avoir, « de 2004 jusqu’à 2012, apporté son concours (…) à des opérations de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct...




                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-18">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les retrouvailles des deux rappeurs, qui s’étaient trouvés par hasard à l’aéroport d’Orly, avaient dégénéré en bagarre générale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Procès de Booba et Kaaris : les rappeurs condamnés à dix-huit mois de prison avec sursis

Les retrouvailles des deux rappeurs, qui s’étaient trouvés par hasard à l’aéroport d’Orly, avaient dégénéré en bagarre générale.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 01h55
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h14
   





                        



Une bagarre générale très médiatisée dans un terminal de l’aéroport d’Orly, un séjour en prison, et un procès au début de septembre : l’épilogue du « clash » de l’été entre les rappeurs Booba et Kaaris a eu lieu mardi 9 octobre, avec la condamnation des deux hommes à dix-huit mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.
Une décision qui a paru satisfaire les avocats des rappeurs : un jugement « en grande partie mesuré », qui « consacre des violences croisées », pour l’avocat de Booba, Yann Le Bras ; « d’apaisement », pour celui de Kaaris, David-Olivier Kaminski.
Le 6 septembre, le procureur avait requis un an de prison avec sursis contre ceux qu’il avait qualifiés de « petits-bourgeois du clash ». Booba, figure du rap français, et Kaaris, son ancien protégé, n’étaient pas présents au tribunal pour entendre le jugement.
Les deux hommes de 41 et de 38 ans, ainsi que leur garde rapprochée, avaient été placés en détention provisoire après la bagarre collective dans l’aéroport parisien au début d’août, avant d’être libérés trois semaines plus tard avec une interdiction de quitter le territoire, que le tribunal a levée dans l’attente du jugement.
Booba, qui habite Miami depuis dix ans, y a rejoint ses deux jeunes enfants. Il devrait rentrer en France quelques jours avant un concert prévu le 13 octobre à la U Arena de Nanterre, la plus grande salle d’Europe.
Des images peu flatteuses
Brouillés depuis quelques années, Booba et Kaaris ne se voyaient plus, mais se narguaient régulièrement sur Internet à coups de piques, photomontages ou vidéos menaçantes.

        Lire aussi :
         

                Booba-Kaaris : aux origines de la bagarre la plus attendue du rap français



Eloquentes, les vidéos de leurs retrouvailles ne sont flatteuses pour personne : Booba, flacon de parfum au poing, qui frappe un proche de Kaaris ; ce dernier caché derrière un rayon d’une boutique Duty-Free qui jette des objets sur un proche de Booba… Puis des coups de pied au sol, des coups de poing sur la tête, un peu de sang…
Finalement, des blessés légers dans chaque camp, des vols retardés et plus de 50 000 euros de casse, le tout devant des passagers éberlués filmant la scène, qui tournera en boucle sur les réseaux sociaux et les chaînes d’information.
Réquisitions échelonnées
« N’y avait-il pas moyen que cela se termine autrement ? », a demandé en soupirant la juge pendant le procès. « Je me suis défendu, tout simplement », a répondu Booba ; « c’est vraiment pas ma faute », a affirmé Kaaris.
Devant une salle comble, lors d’une audience qui s’est étirée jusqu’à 2 heures du matin, les rappeurs ont joué l’apaisement et présenté leurs excuses, laissant le soin à leurs avocats de s’écharper pour imposer leurs vérités au visionnage des vidéos de la bagarre.

        Lire aussi :
         

                Au procès des rappeurs Booba et Kaaris, griseries d’avocats et sursis requis



C’est Kaaris « qui se lève et va au contact » ; c’est Booba qui « porte le premier coup de pied », a tranché le procureur. Mais qu’importe, ces deux « pères de famille », « chefs d’entreprise », sont surtout « tous deux responsables » d’avoir perdu « toute lucidité » de peur de devenir « la risée d’Internet ».
Contre leurs neuf proches jugés en même temps, il a échelonné ses réquisitions selon la gravité des violences et leurs antécédents judiciaires : relaxe pour un membre du clan Booba resté à l’écart, entre six mois d’emprisonnement avec sursis et huit mois ferme pour les autres.
« Tout ça est grotesque »
La rencontre des rappeurs qui devaient embarquer sur le même vol pour Barcelone, était « fortuite », selon le procureur, qui a rejeté l’hypothèse d’un « guet-apens » ou d’un « coup marketing », mais « ne pouvait que se conclure par une confrontation physique ». Car, à force de « clashs » publics, Booba et Kaaris « se sont créé des personnages forts, puissants, violents, excessifs et déterminés », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, « baisser les yeux, détourner le regard, ignorer l’autre, c’est déjà perdre la face », a résumé le magistrat.
« On peut considérer que tout ça est grotesque, c’est des enfantillages », a admis Booba. Kaaris et lui n’ont, en tout cas, pas perdu le sens des affaires : tous deux ont sorti ces derniers jours de nouveaux titres, dont ils font la promo sur les réseaux sociaux. Sans, pour l’instant, se provoquer l’un l’autre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-19">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le braqueur, arrêté la semaine dernière après trois mois de cavale, veut ainsi contester l’incarcération de sa logeuse et de membres de sa famille.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

En prison, Redoine Faïd entame une grève de la faim

Le braqueur, arrêté la semaine dernière après trois mois de cavale, veut ainsi contester l’incarcération de sa logeuse et de membres de sa famille.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Arrêté il y a moins d’une semaine après trois mois de cavale, Redoine Faïd a annoncé lundi 8 octobre entamer une grève de la faim. Dans une lettre envoyée aux magistrats et transmise à la direction de la prison, le braqueur explique que cette grève de la faim vise à contester l’incarcération de sa logeuse et de membres de sa famille, a appris l’Agence France-Presse d’une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro.
Redoine Faïd, qui est incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), l’une des plus sécurisées de France, a commencé cette grève de la faim au moment du déjeuner lundi. Un suivi spécifique a été mis en place, notamment avec un médecin de l’unité sanitaire.
« On marche sur la tête »
« Redoine Faïd n’a pas à s’opposer au traitement judiciaire donné aux personnes qui l’ont hébergé ou aidé à s’évader. On marche sur la tête », a réagi la ministre de la justice, Nicole Belloubet, sur LCP-Public Sénat.
Condamné en appel en avril à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour son rôle d’« organisateur » dans un braquage raté en 2010 qui avait coûté la vie à une policière municipale, Redoine Faïd s’était fait la belle en hélicoptère le 1er juillet, aidé par un commando armé qui avait auparavant pris en otage le pilote.
Le fugitif a finalement été arrêté mercredi 3 octobre dans un appartement de Creil (Oise) après trois mois de traque policière. Six autres personnes ont été interpellées le même jour, dont son frère et deux neveux, qui ont été placés en détention provisoire. Une femme suspectée d’avoir logé le fugitif au cours de sa cavale a également été incarcérée. Lundi, trois nouveaux complices présumés ont été arrêtés en région parisienne.

        Lire aussi :
         

                Redoine Faïd arrêté après trois mois de cavale







                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/09/19-20">
<filnamedate="20181009"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181009"><AAMMJJHH="2018100919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Un homme de 35 ans a été tué et un autre de 40 ans a été grièvement blessé par balle lundi dans un bar du quartier populaire de la Faourette.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Un mort et un blessé grave lors d’une fusillade à Toulouse

Un homme de 35 ans a été tué et un autre de 40 ans a été grièvement blessé par balle lundi dans un bar du quartier populaire de la Faourette.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 02h54
   





                        



   


Un homme de 35 ans a été tué et un autre de 40 ans a été grièvement blessé par balle lors d’une fusillade, lundi 8 octobre, dans un bar de Toulouse, ont fait savoir le parquet et les pompiers.
Selon le parquet, deux hommes à moto, dont un muni d’une arme de poing, ont ouvert le feu vers 17 heures sur la terrasse du bar Le Papus, situé dans le quartier populaire de la Faourette. Ils ont ensuite poursuivi l’une des trois victimes à l’intérieur de l’établissement. « Les deux agresseurs ont pris la fuite avant l’arrivée de la police », selon France 3 Occitanie.
Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse a été saisi pour assassinat et tentative d’assassinat. Sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place par la police à proximité du bar, à quelques dizaines de mètres d’une école et d’un jardin d’enfants. Cet établissement est situé dans le grand ensemble du Mirail, où trente agents de la police de sécurité du quotidien ont été récemment déployés sur fond de trafic de stupéfiant.
Règlements de comptes mortels
« Face à ce déferlement de violence, délinquance et trafics doivent être combattus sans relâche, avec des moyens adéquats, en particulier la nouvelle #PoliceSécuritéQuotidien », a déclaré sur Twitter le maire Les Républicains de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.
Plusieurs quartiers populaires de la ville, dont celui du Mirail, ont été par le passé le théâtre de règlements de comptes mortels sur fond de trafic de drogue. En juillet 2017, un homme avait été tué et sept autres blessés dans une fusillade perpétrée par un individu dissimulé sous une burka et utilisant une poussette pour cacher son arme.

        Lire aussi :
         

                A Toulouse, les éducateurs ont déserté les rues






                            


                        

                        

