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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le militant marocain, le cinéaste ukrainien et neuf ONG œuvrant en Méditerranée sont les finalistes retenus par le Parlement européen.
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Compte rendu

Nasser Zefzafi, Oleg Sentsov et des ONG portant secours aux migrants en lice pour le prix Sakharov

Le militant marocain, le cinéaste ukrainien et neuf ONG œuvrant en Méditerranée sont les finalistes retenus par le Parlement européen.


LE MONDE
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        Le 09.10.2018 à 17h07

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        Mis à jour le 09.10.2018 à 17h34






    
Des manifestants brandissent le portrait de Nasser Zefzafi à Al-Hoceima, au Maroc, le 29 mai 2017.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Le militant marocain incarcéré Nasser Zefzafi, le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov et un groupe d’ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée sont les trois finalistes du prix Sakharov 2018, a annoncé, mardi 9 octobre, le Parlement européen. Ce prix, créé en 1988, est décerné chaque année par le Parlement à des personnes ayant apporté « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde ». Le lauréat sera désigné le 25 octobre par la conférence des présidents de groupe du Parlement.

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Nasser Zefzafi est le leader du mouvement de contestation sociale « Hirak », qui a agité la région du Rif (nord du Maroc) en 2016-2017 et dont le déclencheur a été la mort d’un vendeur de poissons broyé dans une benne à ordures en octobre 2016. Il a été condamné en juin à vingt ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », au terme de neuf mois d’un procès fleuve réunissant un total de 53 accusés. Incarcéré à Casablanca, il a mis fin le 6 septembre à une grève de la faim d’une semaine menée pour protester contre ses conditions de détention.
Un jeûne de plus de quatre mois
Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie, a annoncé vendredi qu’il arrêtait sa grève de la faim, disant vouloir éviter d’être nourri de force après un jeûne de plus de quatre mois qui a suscité une mobilisation internationale pour sa libération. Arrêté chez lui en mai 2014, il a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes », à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par l’ONG Amnesty International.

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                Oleg Sentsov fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris



Enfin, un groupe d’ONG qui « protègent les droits de l’homme et sauvent la vie des migrants en Méditerranée » fait également partie des trois finalistes de ce prix doté de 50 000 euros, selon le communiqué du Parlement. Parmi ce groupe de neuf ONG figurent notamment Médecins sans frontières et Save the Children.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le journaliste saoudien n’est plus réapparu depuis qu’il s’est rendu au consulat le 2 octobre pour des démarches administratives.
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Disparition de Jamal Khashoggi : le consulat saoudien à Istanbul va être fouillé

Le journaliste saoudien n’est plus réapparu depuis qu’il s’est rendu au consulat le 2 octobre pour des démarches administratives.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 13h12
   





                        



   


Une fouille du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul « va avoir lieu » dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite ayant donné son feu vert, annonce, mardi 9 octobre, le porte-parole du ministère des affaires étrangères turc.
Jamal Khashoggi, un journaliste de 59 ans critique du pouvoir de Riyad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat le 2 octobre, sur rendez-vous, pour des démarches administratives. Il n’a pas été revu depuis.
Dans un entretien, vendredi, à l’agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement « entré » au consulat mais qu’il en était sorti peu après. Il a lui-même invité les autorités turques à « fouiller » le consulat.

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                La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi embarrasse Ankara et Washington



Les entrées et sorties du consulat vérifiées
Des responsables turcs ont affirmé, samedi soir, que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné dans le consulat, des informations qualifiées de « dénuées de fondement » par Riyad.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a affirmé attendre les résultats de l’enquête pour s’exprimer, a assuré que les entrées et sorties du consulat, ainsi que les allers et venues à l’aéroport étaient en train d’être examinées de près. Il a toutefois appelé les autorités saoudiennes à « prouver » que M. Khashoggi a bien quitté le consulat comme elles l’affirment.
La chaîne publique turque en langue anglaise TRT World a rapporté mardi que les autorités turques soupçonnent un groupe de Saoudiens venus à Istanbul le jour de la disparition du journaliste d’être repartis avec les images de vidéosurveillance du consulat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La région belge sollicite la participation des industriels du tabac aux frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue, pour près de 200 000 euros cette année.
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Pollution des mégots : la région de Bruxelles envoie la facture à l’industrie du tabac

La région belge sollicite la participation des industriels du tabac aux frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue, pour près de 200 000 euros cette année.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h46
   





                        



   


Ce sont des déchets « particulièrement difficiles » à ramasser en raison de leur taille, qui « mettent des années à se décomposer ». La région de Bruxelles a demandé, lundi 8 octobre, à l’industrie du tabac de régler les frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue, qui représentent une part croissante des déchets.
La lettre a été adressée à la filiale Benelux du géant américain Philip Morris et à deux fédérations belges de fabricants : Cimabel pour les cigarettes et Fetabel pour le tabac. Elle sollicite la participation à des frais déjà engagés de quelque 200 000 euros, ainsi que le financement de futures actions « dans une logique de partenariat pérenne ».
Selon l’argumentaire de la région, qui évoque « un fléau à éradiquer », quelque dix millions de mégots sont jetés chaque jour en Belgique, dont une bonne part dans la capitale. Et la pratique est épinglée par les services de la propreté comme « une des cinq principales nuisances », avec notamment les déjections, les dépôts clandestins ou les jets de cannette.
Une démarche similaire en Flandre et en Wallonie
En 2018, une série de projets a été élaborée pour faciliter la collecte de mégots (éteignoirs de rue, cendriers de poche distribués lors de festivals, etc.), générant « un coût de 203 500 euros », précise la secrétaire d’Etat bruxelloise chargée de la propreté publique, Fadila Laanan, dans le courrier. « Considérant votre contribution financière en matière de propreté aux côtés des Régions flamande et wallonne, il semblerait opportun de s’inscrire dans une démarche similaire en Région de Bruxelles-Capitale », poursuit-elle.
A Bruxelles, les industriels du tabac ont déjà accepté de financer un organisme public chargé de la collecte et du tri des emballages, mais pas encore de contribuer au ramassage des mégots comme ils le font déjà en Flandre (nord) et se sont engagés à le faire en Wallonie (sud). Or, explique le cabinet de Mme Laanan, « on retrouve beaucoup moins de paquets de cigarettes dans l’espace public que de mégots ».
En France, les industriels du tabac ont récemment assuré travailler à des propositions visant à mettre en œuvre le principe « pollueur-payeur » dans la lutte contre la pollution engendrée par les mégots de leurs cigarettes. Ils ont été reçus, vendredi 5 octobre, par la secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, qui avait exprimé « sa déception quant à l’insuffisance de leurs propositions initiales ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Viktoria Marinova était la directrice d’une télévision régionale qui venait de lancer un magazine d’investigation. Un suspect de nationalité roumaine a été interpellé mardi.
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Journaliste bulgare assassinée : le motif du meurtre reste mystérieux

Viktoria Marinova était la directrice d’une télévision régionale qui venait de lancer un magazine d’investigation. Un suspect de nationalité roumaine a été interpellé mardi.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h34
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Des dizaines de Bulgares se sont réunis lundi 8 octobre au soir, au centre de Sofia, pour rendre hommage à Viktoria Marinova. Cette journaliste, âgée de 30 ans, a été brutalement assassinée samedi 6 octobre à Roussé, ville de 150 000 habitants située au nord du pays, près de la frontière avec la Roumanie. Dans un pays classé dernier de l’Union européenne pour sa liberté de la presse par Reporters sans frontières, cet assassinat a causé un choc, même si rien n’indique pour l’instant que Mme Marinova ait été tuée en raison de ses activités professionnelles.
Le chef de la police locale a annoncé mardi 9 octobre qu’un citoyen roumain a été interpellé mais en relativisant pour l’instant son importance. « Nous avons arrêté un homme, nous vérifions toujours son alibi et il n’est donc pas officiellement suspecté d’avoir commis le crime. Il est détenu pour 24 heures », a déclaré Teodor Atanasov à des journalistes à Roussé. Mère d’un enfant de 7 ans, Viktoria Marinova dirigeait une petite chaîne de télévision régionale, TVN, qui appartient à son ex-mari, actif dans les télécoms. Son corps a été retrouvé dans un parc situé près d’une promenade longeant le Danube, alors qu’elle était partie faire un jogging. Selon les autorités bulgares, elle a été violée et dépouillée de ses effets personnels et d’une partie de ses vêtements. Les enquêteurs ont d’abord expliqué à plusieurs médias qu’ils ne privilégiaient pas le motif professionnel, avant d’affirmer dimanche soir qu’aucune piste n’était exclue.
« Son équipe et elle-même travaillaient sur beaucoup de sujets impliquant le crime organisé », Attila Biro, journaliste
TVN avait longuement donné la parole le week-end précédent à deux journalistes ayant publié des révélations fracassantes mi-septembre sur des détournements massifs de fonds européens par une des plus grosses entreprises bulgare du bâtiment, GP. « Elle avait lancé un magazine d’investigation, “Detector”, et lors de sa première – et dernière – émission, elle a invité notre journaliste pour parler de cette affaire », raconte Atanas Tchobanov, rédacteur en chef de Bivol, le site d’investigation à l’origine de ce scandale. « Aucune télévision ne nous invite d’habitude et elle avait même évoqué ensuite un projet d’émission pour parler de nos investigations de manière régulière », assure ce journaliste d’investigation qui dit avoir reçu des menaces récemment.
Manque de confiance dans les autorités bulgares
La Bulgarie est l’un des pays les plus corrompus d’Europe. « Et Roussé est connue pour être un hub du blanchiment d’argent. Or, son équipe et elle-même travaillaient sur beaucoup de sujets impliquant le crime organisé », témoigne également Attila Biro, journaliste d’investigation roumain associé à Bivol et qui avait été co-interviewé par TVN.
Dans cette émission, Attila Biro et son confrère bulgare avaient notamment évoqué les conditions troubles dans lesquelles ils avaient été brièvement arrêtés le 13 septembre par la police alors qu’ils s’étaient rendus sur un site près de Sofia où des sacs d’archives de GP étaient en train d’être détruits quelques jours après leurs révélations.
« On n’a pas confiance dans les autorités bulgares », conteste M. Tchobanov, qui préférerait une « investigation européenne qui n’exclut aucune hypothèse ».
Les deux hommes n’excluent toutefois pas que Viktoria Marinova ait pu être tuée par un déséquilibré ou dans le cadre d’une affaire privée. « Les meilleurs enquêteurs ont été envoyés à Roussé et une grande quantité d’ADN a été retrouvé », a affirmé le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, en assurant que l’élucidation du crime n’était « qu’une question de temps ». « On n’a pas confiance dans les autorités bulgares », conteste toutefois M. Tchobanov, qui préférerait une « investigation européenne qui n’exclut aucune hypothèse ».

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                Liberté de la presse : « climat délétère » dans les démocraties



Viktoria Marinova est la troisième journaliste à être assassinée en moins d’un an dans un pays de l’UE. Si, pour l’instant, le mode opératoire de ce meurtre est bien différent de celui de la Maltaise Daphne Caruana Galizia (tuée dans l’explosion de sa voiture) et du Slovaque Jan Kuciak (exécuté avec sa compagne), il met de nouveau l’accent sur les failles des autorités nationales à identifier les auteurs des assassinats de journalistes qui se multiplient actuellement en Europe. Et surtout à éviter qu’ils n’agissent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le futur président de l’avionneur européen, qui prendra ses fonctions en avril 2019, devrait s’attacher à accroître la rentabilité du groupe afin d’égaler celle de son rival Boeing.
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Airbus choisit Guillaume Faury pour succéder à Tom Enders

Le futur président de l’avionneur européen, qui prendra ses fonctions en avril 2019, devrait s’attacher à accroître la rentabilité du groupe afin d’égaler celle de son rival Boeing.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h37
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Comme prévu, Airbus a choisi d’accélérer le processus de désignation du successeur de l’Allemand Tom Enders à la présidence exécutive du groupe Airbus. Réuni lundi 8 octobre, le conseil d’administration a entériné le choix de Guillaume Faury, directeur général d’Airbus aviation commerciale, pour succéder à M. Enders, en poste depuis 2012.
Cette nomination ne faisait plus de doute après que la France et l’Allemagne, actionnaires de référence de l’avionneur européen, avaient donné leur feu vert, il y a quelques jours, à cette candidature interne. Agé de 50 ans, M. Faury va donc s’asseoir dans le fauteuil de Tom Enders, 59 ans, dont le départ est prévu fin avril 2019.

Pour arriver jusqu’au sommet d’Airbus, Guillaume Faury a bénéficié d’une certaine dose de chance, ce qui l’a amené à être désigné comme dauphin par Tom Enders. Après la réunion du ­conseil d’administration, M. Enders et M. Faury n’ont pas tari d’éloges mutuels. « Guillaume est un excellent choix. (…) Il représente la nouvelle génération de leaders dont Airbus aura besoin dans les dix prochaines années. Il sait qu’il peut compter sur moi pour assurer une transition harmonieuse », a déclaré M. Enders. « Je suis très honoré d’avoir été choisi », l’a remercié son futur remplaçant. Il faut dire que l’actuel patron de l’avionneur européen n’a pas ménagé ses efforts pour organiser sa succession à sa main.
En moins de deux ans, il a écarté tous les cadres dirigeants qui auraient pu prétendre à s’asseoir dans son fauteuil. Tour à tour, Marwan Lahoud, ex-directeur de la stratégie, puis John Leahy, l’historique directeur commercial, Fabrice Brégier, l’ancien numéro deux, et Eric Schulz, le nouveau directeur commercial, ont été mis sur la touche. L’hémorragie n’est pas jugulée. Le directeur financier, Harald Wilhelm, a déjà annoncé qu’il prendrait la porte à son tour au printemps prochain.

Une vague de départs qui intervient alors qu’Airbus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le leader serbe a indiqué qu’il assisterait aux réunions avec ses homologues bosniaques et croates par visioconférence pour éviter d’aller à Sarajevo.
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Le nationaliste serbe Milorad Dodik accède à la présidence tournante de la Bosnie

Le leader serbe a indiqué qu’il assisterait aux réunions avec ses homologues bosniaques et croates par visioconférence pour éviter d’aller à Sarajevo.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h30
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


La Bosnie-Herzégovine va être coprésidée par un homme qui ne cesse de contester son existence. Dimanche 7 octobre, l’ultranationaliste serbe Milorad Dodik a remporté l’élection présidentielle avec 53,8 % des voix au sein de sa communauté, selon des résultats calculés sur un peu plus de 90 % des bureaux électoraux de ce pays des Balkans. Il l’emporte face au président serbe sortant Mladen Ivanic, réputé plus modéré. Conformément aux accords de Dayton, qui ont mis fin à la guerre en 1995 au prix de l’installation d’un système politique complexe, censé respecter les équilibres ethniques et largement corrompu, ce provocateur de 59 ans va faire partie pendant quatre ans de la présidence tournante et tripartite, au côté d’un Bosniaque et d’un Croate.
Deux modérés – Sefik Dzaferovic et Zeljko Komsic – ont été élus par ces deux communautés, ce qui devrait permettre de limiter la marge de manœuvre de M. Dodik, qui menace depuis des années de faire exploser le pays en faisant sécession. Avant sa victoire, il présidait depuis 2010 la Republika Srpska, l’entité serbe qui constitue la Bosnie-Herzégovine, au côté de la Fédération bosno-croate. Les deux entités fédérées ont de larges prérogatives comme la police ou l’éducation, tandis que l’Etat fédéral s’occupe surtout de politique étrangère et de défense.
Se battre « pour un pays décentralisé »
Comme il était arrivé au bout de la limite de mandats successifs autorisés pour la présidence de la Republika Srpska, se présenter à l’échelon fédéral était la seule manière pour lui de rester au pouvoir, tout en plaçant des proches à Banja Luka, la « capitale » des Serbes de Bosnie. Quitte à désormais modérer – un peu – ses propos en assurant avant l’élection qu’il ne comptait plus faire sécession, mais uniquement se battre « pour un pays décentralisé avec un rôle important de la Republika Srpska ».
Pour montrer qu’il n’avait cependant rien renié de ses convictions, il a annoncé dès lundi 8 octobre qu’une de ses premières actions serait de demander que le drapeau de la Republika Srpska « apparaisse partout » où il se déplace. Il a aussi confirmé qu’il n’assisterait aux réunions avec ses collègues croate et bosniaque que par visioconférence, afin d’éviter de se rendre à Sarajevo, capitale de la Bosnie majoritairement habitée par les Bosniaques de culture musulmane, et honnie à ce titre par les nationalistes serbes, religieusement orthodoxes.

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Alors qu’il était montré en exemple par les puissances occidentales pour sa modération à la fin des années 1990, ce stratège connu pour ses discours vulgaires a montré qu’il était prêt à tout pour garder le pouvoir. En 2006, il avait ainsi opéré un brutal virage nationaliste pour gagner les élections.
Depuis Banja Luka, il a ensuite multiplié les provocations en revenant, par exemple, sur la reconnaissance du génocide de Srebrenica ou en organisant un référendum pour changer le jour de la fête de l’entité malgré un avis défavorable de la Cour constitutionnelle de Sarajevo. Soutenu par Vladimir Poutine et une partie de l’extrême droite européenne, il est sur les listes de sanctions américaines depuis janvier 2017 pour son obstruction aux accords de Dayton.
L’opposition, grande perdante
Dans le cadre des autres scrutins organisés en même temps que cette présidentielle, M. Dodik a aussi réussi à faire élire sa fidèle dauphine, Zeljka Cvijanovic, pour lui succéder à la présidence de l’entité serbe et à obtenir près de 40 % des voix aux législatives. L’opposition est la grande perdante de ces élections générales.
Chez les Bosniaques, majoritaires dans le pays, le Parti d’action démocratique du héros de l’indépendance Alija Izetbegovic et son fils et président sortant, Bakir Izetbegovic, n’emporte que 25,8 % des voix. Sefik Dzaferovic n’est élu à la présidence qu’avec une faible avance. Le parti souffre de ses dérives affairistes et népotiques.

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Chez les Croates, la victoire de Zeljko Komsic, ardent défenseur d’une Bosnie multiethnique, s’explique surtout par le fait que de nombreux Bosniaques ont voté pour ce vétéran qui a combattu à leur côté à Sarajevo pendant la guerre. Son opposant nationaliste, qui faisait campagne pour créer une nouvelle entité croate, a d’ailleurs vivement contesté son élection. Dans ce paysage politique fragmenté et miné par de multiples soupçons de fraude électorale, la formation d’un gouvernement devrait prendre plusieurs mois. Les Bosniens, qui se sont de nouveau largement abstenus – seuls 53,3 % d’entre eux se sont déplacés – et émigrent de plus en plus massivement vers le reste de l’Europe, ne devraient de toute façon y prêter qu’une attention modérée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le combat d’Oïoub Titiev, « éminent défenseur des droits humains » est soutenu ainsi par le Conseil de l’Europe.
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Le responsable tchétchène de l’ONG Memorial, actuellement en détention, reçoit le prix des droits de l’homme Vaclav-Havel

Le combat d’Oïoub Titiev, « éminent défenseur des droits humains » est soutenu ainsi par le Conseil de l’Europe.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 10h07
   





                        



   


Le Conseil de l’Europe a décerné lundi 8 octobre le prix des droits de l’homme Vaclav-Havel 2018 à Oïoub Titiev, responsable en Tchétchénie de l’organisation non gouvernementale russe Memorial, actuellement emprisonné à Grozny.

Congratulations to Oyub Titiev, the head of the Grozny office of the Memorial Human Rights Center in Chechyna, who… https://t.co/jZ5JJARYRe— PACE_News (@PACE)


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Ce prix, doté de 60 000 euros, récompense un « éminent défenseur des droits humains », qui « a dénoncé les abus commis par les forces de l’ordre et les autorités locales » en Tchétchénie, a déclaré la présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), la Suissesse Liliane Maury-Pasquier.
« Ce prix est une manifestation de reconnaissance par rapport au travail que lui-même et Memorial mènent. C’est aussi un message à toutes celles et ceux qui travaillent dans cette région pour affirmer les principes de l’Etat de droit et des droits humains : continuez votre action », a poursuivi la présidente de cette assemblée, rassemblant plus de 300 parlementaires des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.
Outre Oïoub Titiev, deux autres candidats avaient été présélectionnés pour recevoir le prix Vaclav-Havel : la militante cubaine Rosa Maria Paya, présente lundi à Strasbourg, et le défenseur des droits humains à Bahreïn, Nabeel Rajab, en prison depuis 2016.
Arrestation arbitraire
Memorial, la plus ancienne association russe de défense des droits humains, créée en 1989, subit depuis de nombreuses années une pression constante des autorités russes.
Oïoub Titiev, 61 ans, son responsable en Tchétchénie, république russe du Caucase, a été arrêté en janvier par la police, qui affirme avoir découvert dans sa voiture de la drogue, placée selon lui à son insu. Actuellement jugé à Grozny, il risque jusqu’à dix ans de prison.
« Dans ma patrie, en Tchétchénie, cela fait longtemps que les arrestations arbitraires sont devenues systémiques », a dénoncé M. Titiev dans un message lu en russe, dans l’hémicycle de l’APCE à Strasbourg, par Alexandre Tcherkassov, responsable de Memorial.
« Tout ce travail de défense des droits de l’homme en Tchétchénie et en Russie doit se poursuivre et la communauté internationale peut nous y aider », a plaidé Oïoub Titiev dans son message.
Crise entre la Russie et l’APCE
Membre du Conseil de l’Europe, la Russie est en pleine crise avec l’organisation intergouvernementale de défense des droits de l’homme et de la démocratie. En guise de condamnation à l’annexion de la Crimée en 2014, l’APCE avait suspendu les droits de vote des 18 parlementaires russes et, en réaction, la Russie a décidé d’arrêter de verser sa participation au budget du Conseil de l’Europe. Les parlementaires de l’APCE doivent justement débattre mardi d’un éventuel changement de règles, qui pourraient permettre une sortie de crise avec Moscou.
Créé en 2013, le prix Vaclav-Havel récompense des actions exceptionnelles de la société civile dans la défense des droits humains. En 2016, il avait été décerné à Nadia Murad, ex-esclave yézidie du groupe Etat islamique, qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix, et en 2017, à Murat Arslan, magistrat turc emprisonné au moment des purges ayant suivi le coup d’Etat manqué de juillet 2016.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ A Bastogne, les élections municipales du 14 octobre verront s’opposer Benoît Lutgen maire sortant CDH et son frère Jean-Pierre, patron de l’entreprise de montres Ice-Watch. Le gagnant exclura l’autre.
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Bataille fratricide dans les Ardennes belges


                      A Bastogne, les élections municipales du 14 octobre verront s’opposer Benoît Lutgen maire sortant CDH et son frère Jean-Pierre, patron de l’entreprise de montres Ice-Watch. Le gagnant exclura l’autre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 07h15
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








   


Bastogne, sa bataille des Ardennes et désormais celle des frères Lutgen. Connue pour avoir été le théâtre, en décembre 1944 et janvier 1945, de la meurtrière et ultime contre-offensive de l’armée allemande, la petite ville de la province belge de Luxembourg est aujourd’hui la scène d’un combat politique sans merci entre deux candidats, Benoît et Jean-Pierre Lutgen, qui ambitionnent de s’exclure mutuellement du ring : celui qui gagnera les élections municipales du 14 octobre empêchera automatiquement l’autre de siéger. Car, en Wallonie, un règlement régional interdit aux membres d’une même fratrie de siéger dans un conseil.
L’octogénaire s’interroge sur la rivalité entre ses fils mais a fait le choix de soutenir Benoît, plus proche de ses idées.
Benoît, 48 ans, est une figure de premier plan de la vie publique. Député, président du Centre démocrate humaniste (CDH, une sorte de MoDem) et bourgmestre (maire) sortant de Bastogne, il brigue une réélection. Son aîné, Jean-Pierre, 53 ans, est un entrepreneur, élu « manageur wallon de l’année » en 2017, patron de l’entreprise de montres Ice-Watch, une jolie success story. Tous deux sont les fils d’un ancien ministre, Guy Lutgen, qui dirigea la ville de 1976 à 2000 et fut appelé le « Kennedy des Ardennes », en raison de sa vague ressemblance avec le président américain assassiné et, surtout, de sa popularité sans faille. Aujourd’hui, l’octogénaire s’interroge sur la rivalité entre ses fils mais a fait le choix de soutenir Benoît, plus proche de ses idées.
Que s’est-il donc passé pour que Jean-Pierre, néophyte en politique, décide de contester la majorité absolue (17 sièges sur 25) conquise par son cadet en 2012 ? Et de conduire une liste concurrente qui amalgame quatre partis, de gauche et de droite, et des membres du mouvement Citoyens positifs – au premier rang desquels un des principaux cadres d’Ice-Watch. Au menu : transparence, investissements, souci des aînés et participation citoyenne au nom d’une « saine concurrence démocratique ». Pas là de quoi instiller la révolution à Bastogne. A moins que l’allusion à la « bonne gouvernance » vise un frère décrit comme autoritaire, peu à l’écoute et cumulard.
Seule une bonne thérapie familiale permettrait peut-être d’en savoir plus sur ce conflit façon Caïn et Abel. Car, en public, les frères ennemis feignent de s’ignorer. Benoît déplore seulement « une situation humainement pas très agréable » et s’interroge sur l’esprit « de compétition absolue » qui semble animer Jean-Pierre. C’est vrai que celui-ci livra un jour une comparaison tennistique : personne, dit-il, ne s’étonne de voir les sœurs Williams s’affronter à Wimbledon, alors pourquoi s’émouvoir de la guéguerre des Ardennes ? Dans le camp de Jean-Pierre, on réfute aussi toute idée de rivalité purement personnelle. Une fois la « victoire citoyenne » acquise, on se dit même prêt à offrir au CDH un poste d’adjoint au maire.
Entre-temps, la petite ville s’amuse des propos un peu moins nobles et des petites perfidies auxquelles se livrent les deux camps. Celui de Benoît rappelle, par exemple, que Jean-Pierre a connu quelques ennuis avec la justice pour une entorse au règlement urbanistique. Celui de Jean-Pierre invoque une banale histoire de pavés litigieux qui auraient dû orner les abords du siège social de l’entreprise, et ont finalement été retirés.
La jalousie mutuelle des frères
Lutgen 1 et Lutgen 2 se disputent aussi une série de sites et de bâtiments, raconte le quotidien belge Le Soir. Cela a, par exemple, permis à un petit malin d’empocher 30 000 euros supplémentaires sur une vente : il avait fait croire à tour de rôle aux deux protagonistes que l’« autre » s’intéressait à son bien. Le combat d’ego a culminé récemment quand Bastogne a vu débarquer Eden Hazard, le capitaine de l’équipe nationale de foot belge. Le Diable rouge, vedette du récent Mondial en Russie, est également ambassadeur d’Ice-Watch. A l’invitation de Jean-Pierre Lutgen, très fier de son coup, il a signé des maillots mais aussi des posters de lui ornés du logo de l’entreprise.
« Tout cela est très triste », raconte un élu, « déchiré » par ce qu’il voit. Sous la garantie de l’anonymat, il tente de décoder cette petite tragédie. Il parle surtout de la jalousie mutuelle des frères. Jean-Pierre, diplômé de Sciences Po ; Benoît, qui n’est pas allé à l’université. Jean-Pierre, connu seulement dans le monde des affaires ; Benoît, sous le feu permanent des projecteurs. Jean-Pierre, vu par sa mère, aujourd’hui décédée, comme le porteur unique du nom des Lutgen en politique ; Benoît soutenu par son père. « La jalousie est, dit-on, la sœur de l’amour, mais en politique on ne trouve pas souvent d’amour », résume joliment notre interlocuteur. A Bastogne non plus.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La reporter, qui enquêtait sur la corruption, a été tuée dans l’explosion de sa voiture le 16 octobre 2017. Les investigations ont révélé des connexions entre l’un des hommes soupçonnés d’avoir posé la bombe et le ministre de l’économie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤      googletag.cmd.push(function(){googletag.display("cover");});         En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Les investigations ont révélé des connexions entre l’un des hommes soupçonnés d’avoir posé la bombe et le ministre de l’économie.       Par  Jean-Baptiste Chastand et Anne Michel  Publié aujourd’hui à 05h00, mis à jour à 09h21   Lecture 3 min.             Article réservé aux abonnés                   Un rassemblement en hommage à la journaliste assassinée, Daphne Caruana Galizia, à La Valette, le 16 septembre 2018. DARRIN ZAMMIT LUPI / REUTERS              Un an après l’assassinat de la journaliste d’investigation maltaise, Daphne Caruana Galizia, le 16 octobre 2017, l’enquête judiciaire ouverte à Malte avance difficilement, dans un contexte politique tendu. Trois hommes liés au milieu maltais ont certes été arrêtés au mois de décembre dernier et sont suspectés d’avoir posé la bombe qui a tué la femme de 53 ans dans l’explosion de sa voiture. Mais l’identité du commanditaire reste une énigme.           De nouveaux éléments viennent pourtant d’être portés à la connaissance du magistrat chargé de l’enquête, selon les informations recueillies par les partenaires du « Projet Daphne », ce collectif de médias réunis par l’organisation à but non lucratif Forbidden Story pour poursuivre le travail de Daphne Caruana Galizia, dont fait partie Le Monde.           Ils révèlent l’existence de connexions entre Alfred Degiorgio, l’un des trois individus soupçonnés d’avoir posé la bombe, et le ministre de l’économie du pays, Christian Cardona -dit Chris Cardona. Chris Cardona est l’un des ministres clés du gouvernement travailliste. Il avait porté plainte pour diffamation contre la journaliste, après que celle-ci a affirmé, sur son blog, qu’il avait fréquenté un bordel en Allemagne, en marge d’un voyage officiel.           Le ministre a toujours démenti avoir jamais « eu de rendez-vous » avec l’un des trois assassins présumés, sans se souvenir toutefois s’il avait pu avoir « des discussions » avec l’un d’eux, malgré des allégations en ce sens à Malte.            Lire aussi « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?              L’examen des métadonnées d’un appel téléphonique           Or, selon les sources du « Projet Daphne », l’examen des métadonnées d’un appel téléphonique passé par Daphne Caruana Galizia à l’automne 2016, environ un an avant sa mort, a produit des résultats. Il aurait montré qu’un homme suspecté de trafic d’essence en provenance de Libye, et qui venait d’être interrogé par la journaliste dans le cadre d’une enquête sur la mafia, la contrebande et les voitures piégées aurait, dans la foulée, téléphoné au ministre, Chris Cardona.           Ce même homme aurait par ailleurs aussi échangé par téléphone avec Alfred Degiorgio… Ce dernier sera arrêté plus tard comme suspect dans l’assassinat, en même temps que deux autres complices présumés. La concomitance de ces appels interroge les enquêteurs.             googletag.cmd.push(function(){googletag.display("pave_haut");});                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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La Hongrie courtise toujours les étudiants étrangers

Malgré une politique antimigrants dure, Budapest a doublé le nombre de bourses pour les élèves asiatiques, sud-américains ou maghrébins.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

            Blaise Gauquelin (Szeged (Hongrie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

La scène ne correspond en rien aux clichés habituels concernant ce pays d’Europe centrale ayant si mauvaise presse. En ce mardi 25 septembre, dans le beau bâtiment Belle Epoque de l’université de Szeged, au sud de la Hongrie, Patrick Mardellat, professeur d’économie à Sciences Po Lille, commence par faire lire à ses élèves l’entretien, paru quelques jours plus tôt dans Le Monde, d’un philosophe néerlandais qualifiant la Hongrie d’« autocratie électorale ».
L’enseignant français a face à lui un seul étudiant hongrois, ainsi que deux jeunes filles et trois garçons originaires de Turquie et du Maroc, heureux bénéficiaires d’une généreuse bourse émise par le gouvernement du souverainiste Viktor Orban – celui-là même qui se présente comme le défenseur de la chrétienté contre les migrations !
C’est un paradoxe : malgré ce discours hostile, Budapest prend en charge depuis 2013 les études d’étrangers sur son territoire et multiplie les échanges bilatéraux avec des Etats tiers. Cette année, le nombre des bourses accordées à des Asiatiques, à des Sud-Américains ou à des Maghrébins a doublé, passant de 2 500 à 5 000 bénéficiaires, dans le cadre d’une stratégie visant à remplir les amphis. En Hongrie, la démographie est moribonde, l’émigration des jeunes, massive.

Et alors que la France est aujourd’hui en perte d’attractivité – les Hongrois qui viennent étudier dans l’Hexagone sont en recul de 10 % depuis 2011 –, le nombre de nos compatriotes inscrits en Erasmus en Hongrie explose. Ils seront ainsi 750 à venir découvrir les agglomérations de Györ, Debrecen ou encore Pecs cette année, ce qui représente une hausse de 66 % par rapport à 2012. Développement des programmes en anglais, hausse de la qualité des enseignements, vie universitaire palpitante (et qui reste bon marché), sécurité… La destination voit sa cote grimper.
Szeged, ville francophile
A l’origine de cette réalité méconnue, on retrouve notamment le ministre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Fondé par George Soros, l’établissement, dans le collimateur de Viktor Orban, s’est mis en conformité avec la législation pour pouvoir demeurer dans le pays.
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A Budapest, l’Université d’Europe centrale fait de la résistance

Fondé par George Soros, l’établissement, dans le collimateur de Viktor Orban, s’est mis en conformité avec la législation pour pouvoir demeurer dans le pays.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
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09.10.2018 à 10h20
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            Blaise Gauquelin (Budapest, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est ce qu’on appelle une tête bien faite. Après avoir étudié en France, à Londres et à Hongkong, le Parisien Stanislas Richard, 25 ans, termine sa thèse sur le « concept de l’exploitation dans la philosophie libérale » à l’Université d’Europe centrale (CEU). S’il a choisi Budapest pour achever ses études, c’est parce que la CEU offrait une bourse très avantageuse, susceptible d’attirer les meilleurs doctorants travaillant en anglais.
Le jeune thésard français estime qu’en tentant en 2017 de fermer cet établissement, fondé en 1991 par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, accusé de véhiculer un agenda libéral en accaparant les fonds européens et d’être un bastion de l’opposition, le premier ministre Viktor Orban n’a pas nui à la réputation de son campus. « Bien au contraire, c’était sans doute la meilleure opération de communication qu’on ait pu espérer, ironise-t-il. Cela a considérablement augmenté notre visibilité dans le milieu universitaire anglophone. » 

Pour le gouvernement hongrois, le bilan des opérations anti-Soros ressemble à un fiasco. Non seulement la CEU, régulièrement classée en tête des meilleures facultés du pays, n’a toujours pas déménagé, mais aujourd’hui elle jouit d’une renommée de résistante, face à un pouvoir aux tentations autoritaires.
Tout a commencé fin mars 2017. L’exécutif présente alors un projet de loi privant de licence les universités étrangères n’ayant pas de campus dans leur pays d’origine. La manœuvre cible uniquement la CEU, qui a formé depuis sa création plus de 16 000 étudiants – Viktor Orban avait lui-même obtenu en 1989 une bourse de la Fondation Soros pour étudier la science politique –, entretient actuellement 24 programmes de coopération avec des facultés hexagonales, parmi lesquelles la Sorbonne, et accueille onze étudiants français.
Incertitudes
Malgré la mobilisation de 600 campus dans le monde et d’une vingtaine de Prix Nobel,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », des scientifiques s’inquiètent de la volonté d’institutions de recherche européennes de ne financer que les travaux publiés dans des revues sans abonnement.
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Publications scientifiques : les pièges du « Plan S »

Dans une tribune adressée au « Monde », des scientifiques s’inquiètent de la volonté d’institutions de recherche européennes de ne financer que les travaux publiés dans des revues sans abonnement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Depuis environ 350 ans, les articles scientifiques sont publiés dans des revues spécialisées, mises à la disposition des chercheurs par les bibliothèques universitaires. La particularité de ces revues réside dans deux aspects : le premier concerne les comités de lecture, le second est le coût faramineux de leur abonnement. Les comités de lecture contrôlent la qualité scientifique des publications en vérifiant la rigueur des résultats et des conclusions afférentes, ce qui permet d’éviter les comportements non conformes à l’éthique.
Le second point est évidemment problématique et la communauté scientifique tente, depuis l’apparition des réseaux numériques, de se défaire des éditeurs qui cherchent à maximiser leurs profits dans ce secteur. La marge brute du leader dans ce domaine (Elsevier) est de 37 % en 2017. L’Union européenne a donc décidé d’agir et de construire un cadre pérenne afin d’aider les échanges entre chercheurs.
Le nouveau cadrage de l’Union européenne s’appelle « Plan S » et prévoit d’exiger, d’ici à janvier 2020, que les résultats de recherche soient publiés dans des journaux scientifiques en libre accès pour les lecteurs (mais demandant aux auteurs des frais de publication), alors que, pour la plupart, ils sont aujourd’hui accessibles seulement après une souscription par abonnement. Un point important de ce bouleversement numérique est que les auteurs des articles scientifiques conserveront leurs droits d’auteurs. Cela semble donc idéal.

Pourtant, ce n’est pas le cas. Tout d’abord, cette transition doit se faire en moins de dix-huit mois, ce qui est pour le moins court en temps scientifique (un article peut prendre plusieurs années entre sa conception originelle et sa publication). Surtout, les chercheurs financés par les programmes de recherche adhérant au Plan S n’auront pas d’autre choix que de publier dans le cadre du Plan S, c’est-à-dire dans des revues complètement en accès libre.
Or...




                        

                        


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A Rome, Le Pen et Salvini fustigent le « bunker de Bruxelles »

Les dirigeants italien et français d’extrême droite ont lancé leur campagne pour les européennes de mai sans avancer sur l’élaboration d’une force commune



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 00h58
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h11
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Rome) et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Echange d’amabilités romaines entre extrêmes droites européennes. Marine Le Pen n’a pas boudé le plaisir de commencer la semaine main dans la main avec son complice transalpin, lundi 8 octobre à Rome. « Matteo Salvini prouve que c’est possible », a-t-elle lancé en hommage à son allié au pouvoir. « Nous partageons un parcours non seulement politique mais aussi d’amitié », a renchéri le désormais vice-président du conseil et ministre de l’intérieur italien.

A moins de huit mois des élections européennes, la rencontre des deux figures nationalistes a pris des airs de lancement de campagne franco-italienne. « Nous sommes aujourd’hui à un moment historique. C’est l’Histoire avec un grand “H” qui va s’écrire au mois de mai. C’est l’émergence d’une Europe des nations », a trompeté Mme Le Pen. A ses côtés, Matteo Salvini n’en gage pas moins : « Le rendez-vous de mai sera la fin d’un parcours, d’une révolution du bon sens. »
Rendez-vous avait été donné en plein cœur de la capitale italienne, rue des Boutiques obscures, au siège de l’Union générale du travail, héritière du syndicat du parti néofasciste MSI et dont le vice-président, affilié à la Ligue, est l’actuel sous-ministre du travail. La salle prévue pour la conférence Salvini-Le Pen, aussi bondée qu’exiguë, y porte d’ailleurs le nom de Giuseppe Landi, personnalité notoire du syndicalisme fasciste italien. Quelques flashs plus tard, et passé les formules de politesse, le numéro deux du gouvernement transalpin donne le ton commun : qu’on le qualifie de « raciste », « fasciste » ou « populiste » ne serait que caricature ou « paresse » intellectuelle. Marine Le Pen acquiesce et sourit.
« Modèle Salvini »
Elle aura finalement eu son premier cliché de campagne avec celui qui s’est inspiré d’elle il y a quelques années, en prenant la tête de ce qui n’était alors qu’un petit parti régionaliste. Désormais, c’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les Pays-Bas ont accusé la Russie d’avoir tenté de pirater l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
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Cyberattaques : Moscou conteste avoir envoyé des espions à La Haye

Les Pays-Bas ont accusé la Russie d’avoir tenté de pirater l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 16h17
   





                        



   


Le Kremlin a assuré, lundi 8 octobre, que La Haye n’avait apporté aucune preuve aux accusations selon lesquelles des espions russes ont tenté de pirater en avril le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).
Les Pays-Bas ont en effet affirmé jeudi 4 octobre avoir déjoué une tentative de piratage visant l’OIAC et expulsé quatre espions russes présumés qui avaient positionné un véhicule truffé d’équipements électroniques sur le parking d’un hôtel proche du siège de l’institution internationale.

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                Les Pays-Bas révèlent les détails d’une opération d’espionnage russe digne de la guerre froide



Cette tentative de piratage présumée s’est déroulée en avril, au moment où l’OIAC enquêtait sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal en Angleterre, mené selon Londres par des agents du renseignement militaire russe. L’organisation enquêtait également sur une attaque chimique présumée à Douma en Syrie, imputée par les Occidentaux aux forces gouvernementales syriennes soutenues par Moscou.
« Un voyage de routine »
« Il n’y avait rien de secret dans le voyage de nos spécialistes aux Pays-Bas. C’était un voyage de routine », a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse commune à Moscou avec son homologue italien, Enzo Moavero Milanesi. « Ils ne se sont pas cachés lorsqu’ils se sont installés à l’hôtel, ni lorsqu’ils étaient à l’aéroport, ni lorsqu’ils se sont rendus à l’ambassade. Ils se sont fait arrêter sans explications. Cela avait l’air d’être un malentendu », a-t-il estimé.
Selon M. Lavrov, qui n’a précisé ni la spécialité des personnes arrêtées ni ce qu’il entendait par « voyage de routine », cette affaire montre un « mépris envers les mécanismes (…) existants pour traiter de telles questions ».
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a quant à lui estimé que les passeports diplomatiques utilisés par les quatre individus expulsés ne prouvent pas qu’ils étaient des espions. « Il y a des canaux habituels de travail (…). Qu’ils transmettent les documents, les preuves et les informations par ces canaux et nous sommes prêts à les regarder. Nous n’avons pas l’intention de parler de tels sujets par l’intermédiaire des médias », a-t-il ajouté.
Le Kremlin, qui ironisait la semaine dernière sur l’« espionnite aiguë » qui touche les Occidentaux, a fait savoir que l’ambassadeur néerlandais à Moscou était convoqué lundi au ministère des affaires étrangères pour évoquer cette affaire.

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                Les Occidentaux se coordonnent pour accuser la Russie de cyberattaques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Pour le préfet de la congrégation chargée de préparer la nomination des évêques, le prélat canadien Marc Ouellet, François ne peut pas être accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles commises par l’ancien nonce à Washington.
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Un cardinal romain prend la défense du pape dans l’affaire McCarrick

Pour le préfet de la congrégation chargée de préparer la nomination des évêques, le prélat canadien Marc Ouellet, François ne peut pas être accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles commises par l’ancien nonce à Washington.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 14h20
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le Saint-Siège a commencé à riposter à la philippique de l’archevêque émérite Carlo Maria Vigano. Le 26 août, cet ancien nonce (ambassadeur) à Washington, de 2011 à 2016, avait déclenché une grave crise au sommet de l’Eglise catholique en accusant le pape François d’avoir levé des sanctions décidées par son prédécesseur, Benoît XVI, contre l’ex-cardinal américain Theodore McCarrick, alors même qu’il connaissait les accusations de harcèlement sexuel de séminaristes formulées à son encontre, accusations dont le Vatican aurait été informé au moins depuis 2000. Publié en pleine tempête sur les affaires de violences sexuelles dans l’Eglise et pendant la visite du pape en Irlande, ce texte de onze pages avait gravement fragilisé le pontife, qui n’a cependant pas encore répondu aux questions qu’il pose.

C’est ce qu’a commencé à faire l’un des plus hauts responsables de la curie romaine. Il s’agit du cardinal canadien Marc Ouellet, préfet de la congrégation (ministère) chargée de préparer la nomination des évêques. Dans une lettre ouverte, il accuse son « cher confrère Carlo Maria Vigano » d’avoir porté à François « un coup inouï et immérité » qui relève d’un « montage politique privé de fondement réel », et d’être même par certains aspects « blasphématoire ». « Accuser le pape François d’avoir couvert en toute connaissance de cause ce présumé prédateur sexuel » est, assure-t-il, une « monstrueuse accusation qui ne tient pas la route ».
Ce texte a été rendu public par le service de presse du Vatican et bénéficie de la « permission pontificale requise », est-il précisé. Autant dire que chaque terme en a reçu l’aval du chef de l’Eglise catholique.
Pas de « preuves suffisantes »
Fin septembre, Carlo Maria Vigano avait sommé Marc Ouellet de « porter témoignage de la vérité ». Il affirmait que le cardinal canadien lui avait parlé en 2011 des sanctions prises par Benoît...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le tribunal madrilène a reconnu coupable Eduardo Vela, considéré comme l’un des principaux acteurs du trafic d’enfants alors qu’il était obstétricien, mais les faits sont prescrits.
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Espagne : le premier procès des « bébés volés » s’achève sans condamnation

Le tribunal madrilène a reconnu coupable Eduardo Vela, considéré comme l’un des principaux acteurs du trafic d’enfants alors qu’il était obstétricien, mais les faits sont prescrits.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h40
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


« Un sentiment aigre-doux. » C’est ainsi qu’Ines Madrigal a accueilli le verdict du premier procès des « bébés volés » rendu lundi 8 octobre en Espagne. Certes, le tribunal provincial de Madrid a confirmé que cette femme, aujourd’hui âgée de 49 ans, a bien été volée à sa naissance. « La remise du nouveau-né (…) s’est réalisée hors du cadre légal, en simulant un accouchement qui ne s’est pas produit, et en établissant une fausse filiation, et tout cela sans que ne soit vérifié le consentement des géniteurs du nouveau-né, ni même s’ils avaient été mis au courant, alors que leur identité ne figure nulle part », établit le verdict. 
Mais l’obstétricien qui l’a donnée à ses « parents adoptifs », Eduardo Vela, a été acquitté au motif que les faits dont il s’est rendu coupable – détention illégale, simulation de grossesse et falsification de documents – sont prescrits. De quoi raviver un débat qui dure depuis qu’a éclaté, en 2010, le scandale des « bébés volés ». Entre 1936 et les années 1990, des milliers de nouveau-nés ont été adoptés de manière irrégulière en Espagne.
Inscrits comme enfants biologiques, sans que ne soit enregistré le nom de leur mère biologique ni que son consentement ne soit vérifié, combien d’entre eux ont en réalité été volés ? Selon un compte rendu de l’Audience nationale daté de 2008, près de 30 000 enfants. Tous arrachés à leur mère pour des raisons politiques et eugéniques, de représailles contre les républicains, durant l’après-guerre civile et le début du franquisme, afin de les donner à des familles proches du régime. Par la suite, pour des raisons morales et religieuses, l’Eglise a forcé de jeunes mères célibataires et des familles nombreuses en situation de pauvreté à abandonner leur enfant. Parfois, en leur faisant croire qu’il était mort à la naissance.
Pour les associations et certains juristes, le vol de bébé est un crime contre l’humanité, et les « détentions illégales » ou « disparitions forcées » ne peuvent donc être prescrites. Cependant, parmi les quelque 2 100 plaintes traitées en Espagne pour vol de bébés ces dernières années, près de 1 700 ont été classées sans suite, souvent du fait de la prescription des faits. Pour les magistrates qui ont jugé le docteur Vela, la « détention illégale » dont il était coupable a, au contraire, pris fin lorsque Mme Madrigal est devenue majeure, à ses 18 ans, et ce délit est tombé sous le coup de la prescription dix ans plus tard, c’est-à-dire en 1997.
« Un réseau d’achat-vente »
Le tribunal a rappelé que c’est justement à ses 18 ans que sa « mère adoptive », Ines Perez, une femme stérile, lui avait avoué qu’elle l’avait reçue « en cadeau » grâce à la médiation d’un prêtre jésuite. La religieuse qui lui avait apporté le bébé lui avait alors assuré qu’il était le fruit d’un adultère. « Il y avait un réseau d’achat-vente de nouveau-nés et je ne l’ai su qu’en 2010 », a regretté Ines Madrigal devant les portes du tribunal, expliquant ainsi pourquoi elle n’avait pas déposé plainte plus tôt.

        Lire aussi :
         

                En Espagne, les « bébés volés » attendent encore la vérité



Le parquet avait réclamé contre Eduardo Vela onze ans de prison et 350 000 euros d’indemnités. Ines Madrigal, pour sa part, ne demandait ni argent ni peine de prison. Juste la vérité sur ses origines et la réouverture des autres plaintes classées sans suite en Espagne. En vain. Durant le procès, le docteur, aujourd’hui âgé de 89 ans, obstétricien à la clinique San Ramon de Madrid entre 1961 et 1981 et au centre de nombreuses autres plaintes, a nié les faits et ne lui a donné aucune piste qui lui permette de retrouver ses parents biologiques. Mme Madrigal a annoncé son intention de faire appel devant le Tribunal suprême.
Cependant, les associations attendent à présent davantage du Congrès des députés que de la justice. Le 25 septembre, le parti de la gauche radicale Unidos Podemos, les indépendantistes de la Gauche républicaine catalane et le Parti socialiste ouvrier espagnol ont déposé une « proposition de loi sur les bébés volés dans l’Etat espagnol » qui reprend les principales revendications des associations en matière de moyens pour retrouver les géniteurs.
« C’est notre grand espoir, résume Soledad Luque, porte-parole de Tous les enfants volés sont aussi mes enfants. Cette proposition de loi prévoit la création d’une banque ADN, d’un registre unique des victimes, l’accès aux livres de naissance publics, privés et de l’Eglise, un parquet et une unité policière spécialisés, une prise en charge psychologique des victimes ou encore une campagne de sensibilisation publique. » Le Parti nationaliste basque et le parti libéral Ciudadanos les ont assurés de leur soutien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Des sources turques affirment que l’éditorialiste a été tué dans le consulat de son pays à Istanbul. Riyad dément, et l’affaire a envoyé une onde de choc jusqu’aux Etats-Unis, où il s’était exilé en 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/10/2018
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La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi embarrasse Ankara et Washington

Des sources turques affirment que l’éditorialiste a été tué dans le consulat de son pays à Istanbul. Riyad dément, et l’affaire a envoyé une onde de choc jusqu’aux Etats-Unis, où il s’était exilé en 2017.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 08h38
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant), 
Marie Jégo (Istanbul, correspondante) et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le scénario du pire s’esquisse à propos du sort de l’éditorialiste saoudien de renom Jamal Khashoggi, qui a disparu depuis le mardi 2 octobre après avoir franchi la porte du consulat de son pays à Istanbul (Turquie). Plusieurs sources anonymes au sein de la police turque affirment qu’il a été assassiné sur place.
Selon ces sources, un groupe de quinze Saoudiens a fait un rapide aller-retour entre l’Arabie saoudite et la Turquie le jour où le journaliste se trouvait dans les locaux du consulat. « Nous pensons que le meurtre était prémédité et que le corps a été ensuite sorti du consulat », a confié l’une d’elles, samedi, à l’agence Reuters. Un cadre du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), Yasin Aktay, proche du journaliste saoudien mais aussi conseiller du président turc, Recep Tayyip Erdogan, l’a dit ouvertement. « Selon moi, il a été tué. (…) Nous avons des informations concrètes, ce crime ne restera pas impuni », a-t-il confié à la chaîne de télévision CNN Türk, dimanche 7 octobre.
M. Aktay a été le premier officiel averti de la disparition de Jamal Khashoggi. Avant de franchir la porte du consulat, celui-ci avait recommandé à sa fiancée turque de contacter l’influent conseiller présidentiel au cas où il tarderait à sortir des locaux consulaires. Ce qu’elle a fait. Depuis, personne n’a plus revu l’éditorialiste.
Eviter une crise diplomatique d’ampleur
Contrairement à son conseiller, Recep Tayyip Erdogan a joué la prudence en évoquant l’affaire pour la première fois, dimanche, devant des militants de l’AKP. Le président turc a affirmé attendre les conclusions de l’enquête sur la disparition du journaliste, un homme qu’il « connaissait depuis très longtemps ». M. Erdogan cherche avant tout à éviter une crise diplomatique d’ampleur avec Riyad, alors que les relations sont tendues entre la Turquie et l’Arabie saoudite. En juin 2017, il s’était en effet rangé au côté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le parti Harmonie est arrivé en tête du scrutin de samedi, avec 19,8 % des voix. Mais le parti prorusse pourrait avoir des difficultés à former une coalition.
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Lettonie : le parti prorusse en tête des législatives, incertitudes sur la future coalition

Le parti Harmonie est arrivé en tête du scrutin de samedi, avec 19,8 % des voix. Mais le parti prorusse pourrait avoir des difficultés à former une coalition.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 03h13
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 06h55
   





                        



   


Le parti prorusse Harmonie a remporté les élections législatives de samedi 7 octobre en Lettonie, devant les populistes, dont certains n’excluent pas de former une coalition gouvernementale avec lui, mais ce pari est loin d’être gagné.
Selon les résultats définitifs publiés dimanche, Harmonie arrive en tête avec 19,8 % des voix, devant les populistes du KPV LV (14,25 %), qui disent pouvoir collaborer avec toutes les formations, et ceux du Nouveau Parti conservateur (13,6 %). Ils sont suivis par une nouvelle alliance libérale, Développement/FOR, qui obtient 12,0 % des voix, l’Alliance nationale (droite), 11,0 %, les Verts et les Paysans (centre droit) du premier ministre sortant, Maris Kucinskis (9,9 %), et Nouvelle Unité (centre droit) 6,7 %.
Les analystes s’attendent à de longues et difficiles négociations pour la formation d’une coalition viable. Harmonie et le KPV LV, considéré comme son partenaire potentiel, réuniraient ensemble 39 sièges dans le nouveau Parlement, loin de la majorité requise de 51 députés, dans une chambre qui en compte 100.
Vainqueur, mais dans une position délicate
Harmonie, populaire au sein de l’importante minorité russophone et qui remporte son quatrième scrutin législatif, n’avait pas pu former de gouvernement lors des trois précédents scrutins. Aucun autre parti politique n’a jusqu’ici accepté de s’allier à cette formation, qui avait dans le passé conclu un accord de coopération avec le parti Russie unie de Vladimir Poutine ; accord dont elle est discrètement sortie l’an dernier.
Mais une chambre divisée entre sept partis offre de multiples possibilités de coalition. Ces prochaines semaines, tractations et contacts informels entre chefs de parti vont rythmer la vie politique lettonne. Les analystes, prudents, pensent qu’un gouvernement comprenant Harmonie et le KPV LV est moins probable que la reconduction de la coalition sortante de centre droit, selon la formule à trouver avec les nouveaux partis politiquement proches.
Le président des Verts et Paysans, Augusts Brigmanis, a déclaré samedi soir que « l’initiative d’engager des pourparlers en vue d’une coalition devait venir du centre droit », selon l’agence LETA.
Solution de continuité
Lorsque la nouvelle chambre ouvrira sa session début novembre, le président Raimonds Vejonis devra charger une personne de former le gouvernement. Comme le chef de l’Etat a laissé entendre avant les élections qu’il opterait volontiers pour une solution de continuité, il semble peu probable qu’il choisisse le candidat d’Harmonie, Vjaceslavs Dombrovskis, ou celui du KPV LV, le juriste Aldis Gobzems.
Mais le premier ministre sortant, Maris Kucinskis, ne constitue pas non plus un choix facile, son parti (les Verts et Paysans) ayant à peine atteint 10 % des suffrages. Ce qui pourrait donner une chance à l’ancien ministre des affaires étrangères et de la défense, Artis Pabriks, candidat présenté par les libéraux de Développement/FOR.
Le déroulement du scrutin a été accompagné, mais non perturbé, par une cyberattaque contre le principal réseau social letton Draugiem.lv. Ses utilisateurs ont vu apparaître sur leur écran un message d’apparence pro-Kremlin, en russe : « Camarades lettons, cela vous concerne. Les frontières de la Russie n’ont pas de limites. »
La crainte d’un rapprochement avec Moscou était sensible chez certains électeurs interrogés par l’AFP dans ce pays balte de 1,9 million d’habitants, dont l’histoire est marquée par des relations difficiles avec le grand voisin russe, dont un demi-siècle d’occupation soviétique.



                            


                        

                        


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Publié le 07 octobre 2018 à 23h01 - Mis à jour le 07 octobre 2018 à 23h02   Lecture 2 min.                              Milorad Dodik, à l’annonce de sa victoire depuis la ville de Banja Luka, au nord ouest de Sarajevo, le 7 octobre. Darko Vojinovic / AP              Le nationaliste Milorad Dodik a emporté dimanche 7 octobre le siège réservé aux Serbes dans la présidence collégiale de Bosnie, charge qu’il partagera avec un Bosniaque et un Croate. Après une campagne menée sur une ligne communautaire, Milorad Dodik va coprésider un pays divisé, qu’il a qualifié par le passé de « pays raté » et qui n’est, à ses yeux, « pas un Etat ». Avec 55,15 % des voix, il devance son adversaire centriste Mladen Ivanic (41,98%), selon la commission électorale.           Le candidat du principal parti bosniaque (musulman), le SDA (conservateur), Sefik Dzaferovic, a remporté 37,9 % des voix bosniaques, après une campagne également menée sur une ligne identitaire. En revanche, chez les Croates, le candidat de la droite nationaliste, Dragan Covic (38,66 %), a été battu par le social-démocrate Zeljko Komsic (49,47 %).           La présidence collégiale est notamment en charge des politiques étrangère et de défense. Mais l’essentiel du pouvoir – comme la police, l’éducation ou la politique économique – est entre les mains des deux entités qui forment le pays, la République des Serbes de Bosnie (Republika Srpska) et la Fédération croato-musulmane.            Lire aussi En Bosnie, Dodik tout-puissant mais fragilisé              Mais Milorad Dodik, qui dirige aussi la Republika Srpska depuis 2006, pourrait désormais utiliser sa nouvelle position pour « oeuvrer à la décomposition de la Bosnie », redoute l’analyste Tanja Topic. Dotées d’une grande autonomie, les deux entités sont reliées par un faible Etat central, incarné par la présidence collégiale tripartite.           Tractations compliquées      La suite après cette publicitégoogletag.cmd.push(function(){googletag.display("inread");});       Les Bosniaques (musulmans) représentent plus de la moitié des 3,5 millions d’habitants, pour un tiers de Serbes (orthodoxes) et 15% de Croates (catholiques). Le vote de dimanche, qui s’est déroulé sans incident notable selon la commission électorale, était donc aussi complexe que des institutions dessinées selon des lignes identitaires après la guerre intercommunautaire de 1992 à 1995.           Et il pourrait être suivi par des mois de tractations tout aussi compliquées, pour former un gouvernement central qui doit comporter des représentants des trois « peuples constitutifs ». D’autant que plusieurs forces politiques, pourraient choisir de bloquer le processus.           C’est notamment le cas de la droite nationaliste croate, autour de Dragan Covic, qui réclame une entité propre pour les Croates. S’ils ont été battus pour la présidence, elle pourra s’appuyer sur ses députés.           Vingt-cinq ans après le conflit qui a fait environ 100 000 morts, plusieurs candidats ont encore joué sur la corde nationaliste, Milorad Dodik, Dragan Covic, mais aussi les prétendants bosniaques. Votant dans son village de Laktasi (nord), Milorad Dodik a expliqué dès dimanche qu’il exercerait sa charge « uniquement dans l’intérêt ou au profit de la Republika Srpska ».           Dans un rapport récent, l’ONG Transparency International détaillait les irrégularités électorales lors des élections locales de 2016, notamment la promesse d’embauche aux électeurs dans les entreprises publiques, tenues par les partis. Les listes électorales sont aussi sujettes à caution : elles comptent 3,3 millions d’électeurs, soit à peine moins que le nombre d’habitants, et un million de plus qu’en 2004. « Est-ce qu’on meurt dans ce pays? », ironise Amer Bekan, président d’un petit parti.            Lire aussi Les Bosniens émigrent en masse vers l’Europe centrale                googletag.cmd.push(function(){googletag.display("pave_haut");});                                      Voir les réactions     Dans la même rubrique           / AFP / Pyeongyang Press Corps / - / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Pyeongyang Press Corps" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS 
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Roumanie : la forte abstention fait échouer le référendum contre le mariage gay

Le seuil minimum de 30 % requis pour que cette consultation soit validée n’a pas été atteint. Seuls 20,41 % des électeurs ont voté lors de ce scrutin qui avait débuté samedi.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 21h50
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 10h51
    |

            Mirel Bran (Alexandria (Roumanie), envoyé spécial)








                        



   


L’abstention massive des Roumains samedi et dimanche 7 octobre au référendum visant à pérenniser l’interdiction du mariage homosexuel a fait échouer le scrutin, infligeant un revers au gouvernement social-démocrate. Alors que 19 millions d’électeurs étaient appelés à voter, le seuil minimum de 30 % requis pour que cette consultation soit validée n’a pas été atteint. Seuls 20,41 % des électeurs ont voté lors de ce scrutin pourtant étalé sur deux jours.
Appelés à inscrire dans la loi fondamentale que seuls « un homme et une femme » peuvent s’unir et non plus des « époux », comme stipulé actuellement, les Roumains sont restés chez eux par indifférence ou par défiance, après une campagne aux accents outrageants envers les homosexuels, décrits comme des « malades mentaux » ou des « pédophiles ».
Sur le fond, la législation roumaine n’autorise à ce stade ni le mariage entre personnes de même sexe ni l’union civile. Une modification constitutionnelle devait seulement verrouiller davantage cette interdiction.
« L’enfer sur terre »
Des milliers de popes ont sillonné les villages de la Roumanie profonde afin d’encourager les paysans à se déplacer pour voter l’amendement proposé par le gouvernement. « La famille est bénie par Dieu, a déclaré le pope de la cathédrale orthodoxe Saint-Alexandre pendant la messe, dans ce grand édifice de la ville d’Alexandria, où est installé le chef du parti social-démocrate (PSD) au pouvoir, Liviu Dragnea. Nous allons devoir défendre nos familles. Ne restez pas à la maison, ne soyez pas indifférents. La vie est née de l’amour entre un homme et une femme. Tout le reste, c’est l’enfer sur terre. »
Malgré la campagne menée par l’Eglise orthodoxe, soutenue par le PSD, les électeurs ont boudé cette consultation populaire. Le slogan des associations de la communauté LGBT de Roumanie, « Reste chez toi et fais l’amour », a eu plus d’effet que les appels du gouvernement.
« Les Roumains ont donné une leçon aux hommes politiques, affirme le sociologue Gelu Duminica. L’agressivité de la campagne contre les homosexuels et la tentative d’instiller la haine contre cette minorité ont encouragé les Roumains à ne pas voter. L’Eglise a toujours été considérée comme un agent électoral majeur, mais il semble qu’elle ne parvienne plus à mobiliser l’électorat. »

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Le grand perdant dans cette affaire est le gouvernement social-démocrate, déjà en perte de vitesse pour avoir tenté à plusieurs reprises de prendre le contrôle de la justice et de stopper la campagne anticorruption. Le référendum contre le mariage homosexuel devait contribuer à conforter quelque peu le capital politique de Liviu Dragnea, condamné deux fois à la prison pour fraude électorale et trafic d’influence. « Mon éducation orthodoxe me pousse à voter, avait-il déclaré avant le scrutin. La Roumanie ne doit pas emboîter le pas aux pays qui ont légalisé le mariage entre un homme et un animal. » Ses appels visant à mobiliser l’électorat à l’occasion de ce référendum n’ont pas été suivis.

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Les problèmes judiciaires de M. Dragnea sont loin d’être clos. Il fait en effet l’objet d’une enquête pour avoir détourné 20 millions d’euros de fonds européens. Lundi 8 octobre, il devait comparaître en appel dans une affaire d’emplois fictifs qui lui a valu de la prison ferme en première instance. « L’échec du référendum est la faillite d’une manière de faire de la politique, affirme l’ancien premier ministre, Dacian Ciolos. Une nouvelle classe politique de gens honnêtes est en train de naître en Roumanie. »




                            


                        

                        

