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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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Quelque 21 500 manifestants à Paris contre la politique de Macron

Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés à faire grève et manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h47
   





                        



   


Entre 11 500 et 50 000 manifestants (respectivement les chiffres de la préfecture et de la CGT – 21 500 selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde) ont manifesté, mardi 9 octobre à Paris, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle à l’appel de six syndicats. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé sur RTL, mardi après-midi, que la mobilisation atteignait « presque 300 000 manifestants dans l’ensemble du pays ». Il y a trois mois, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15 000 personnes, selon les syndicats, 2 900 selon la police.
Lycéens, étudiants, salariés et retraités se sont mobilisés pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la « destruction du modèle social » du gouvernement. La CGT, FO, Solidaires, l’UNEF, la FIDL et l’UNL sont derrière cet appel interprofessionnel, lancé fin août.
Pour ces organisations, « cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relève d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ».
Contrairement aux fois précédentes, il n’y avait pas mardi de perturbations dans les transports en commun, côté SNCF et RATP, à l’exception de Nice, où les transports en commun étaient à l’arrêt.

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Prudence sur l’ampleur du mouvement
A Paris, le défilé s’est ébranlé dans l’après-midi, avec côte à côte Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, et Pascal Pavageau, son homologue de FO.
M. Martinez avait prévenu que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence à FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre », mais « un mouvement significatif ».
Toutefois, les centrales espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance-chômage.

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Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) battent aussi le pavé pour protester contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».
Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour dénoncer la revalorisation de leurs pensions, jugée trop faible, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG.
Des syndicats divisés

   


En région les cortèges syndicaux ont rassemblé, selon la police, 5 400 personnes à Nantes, 5 300 à Marseille, 4 300 à Lyon, 3 500 au Havre, entre 2 500 et 3 000 à Rennes, 2 500 à Grenoble, 2 100 à Caen, 1 800 à Montpellier, 1 500 à Nice ou 1 200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.
De nouveau, les syndicats montrent leur division, la FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’appelant pas à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.
« Le côté “on se réunit fin août et on fait une mobilisation [en] octobre contre la politique du gouvernement”, ce n’est pas notre conception de l’utilité du syndicalisme et de son efficacité », a taclé début septembre Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

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                La CFDT participera bien aux négociations sur l’assurance-chômage



La division s’explique aussi par les élections professionnelles de la fin de l’année dans la fonction publique, où la CFDT espère ravir la première place à la CGT, un exploit déjà atteint dans le privé en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Nommée par Donald Trump en janvier 2017, Nikki Haley a notamment pesé sur les dossiers israéliens au sein des Nations unies.
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Démission de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU

Nommée par Donald Trump en janvier 2017, Nikki Haley a notamment pesé sur les dossiers israéliens au sein des Nations unies.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h49
   





                        



   


Le président des Etats-Unis a confirmé, mardi 9 octobre, la démission de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis devant l’Organisation des nations unies (ONU), « à la fin de l’année ».
« Ce fut l’honneur d’une vie » de servir en tant qu’ambassadrice, a déclaré Nikki Haley depuis le bureau ovale de la Maison blanche, où elle s’est entretenue avec Donald Trump, devant plusieurs journalistes. « Non, je ne serai pas candidate en 2020 » a-t-elle ajouté, démentant toute ambition à se présenter aux prochaines élections présidentielles. Elle a déclaré vouloir soutenir la campagne de Donald Trump pour sa réélection.
Nikki Haley avait exprimé il y a six mois son souhait de « prendre une pause », a de son côté expliqué Donald Trump, sans que d’autres raisons de son départ ne soient évoquées. « Nous avons résolu beaucoup de problèmes ensemble », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il la considérait comme une personne « très spéciale ». Il a également annoncé qu’un remplaçant au poste d’ambassadeur devant les Nations unies serait nommé d’ici « deux à trois semaines ».
Nikki Haley aurait discuté de son départ avec Donald Trump lors d’une rencontre à la Maison Blanche la semaine dernière, selon le site d’information Axios, qui a révélé l’information. Selon la rédaction de CNN, elle aurait prévenu dans la matinée de mardi son équipe qu’il « était temps de tourner la page » après deux ans au poste d’ambassadrice.

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                Donald Trump dédramatise le départ surprise de Nikki Haley



Première femme nommée dans l’administration Trump
L’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, première femme nommée dans l’administration de Donald Trump en janvier 2017 quatre jours après son investiture, s’est distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.
Soutenant une forte position pro-israélienne devant les Nations unies, elle s’est notamment impliquée sur le dossier du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, sans parvenir à obtenir un soutien suffisant au sein des Nations unies. Elle a également supervisé la sortie des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en juin 2018.
Après l’arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l’effacement médiatique du secrétaire d’Etat de l’époque, Rex Tillerson. Elle est apparue davantage en retrait depuis que le département d’Etat a été confié à Mike Pompeo, un responsable politique très proche de Donald Trump.
L’une des images fortes de son passage aux Nations unies restera son départ du Conseil de sécurité au moment où l’ambassadeur palestinien, Riyad Mansour, prenait la parole pour appeler à une aide internationale pour son peuple, le 15 mai 2018. Les Etats-Unis ont bloqué à plusieurs reprises, ces derniers mois, des résolutions condamnant la politique israélienne vis-à-vis des territoires palestiniens.

   


Dès sa nomination, Nikki Haley a su se dégager une marge de manœuvre politique face à l’omniprésence de Donald Trump sur les sujets internationaux, n’hésitant pas à rendre publics ses désaccords avec le président. « Je ne suis pas d’accord avec lui sur tout », a-t-elle écrit dans une tribune publiée dans le Washington Post, au début du mois de septembre.
En février 2016, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, elle avait jugé que le milliardaire incarnait « tout ce qu’un gouverneur ne veut pas d’un président ». Juste avant la victoire du candidat républicain, le 8 novembre 2016, Nikki Haley se disait même « pas fan » de Donald Trump.
Née en Caroline du Sud au sein d’une famille originaire du Pendjab, en Inde, Nikki Haley a travaillé dans la petite entreprise de vêtements appartenant à l’époque à sa mère, avant de se lancer en politique, gravissant les échelons au niveau de l’Etat jusqu’au poste de gouverneur. Initialement de confession sikh, elle se définit désormais comme chrétienne et a rejoint le culte méthodiste, un mouvement religieux protestant.

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                Nikki Haley, la dame de fer des Etats-Unis à l’ONU







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’entreprise américaine spécialisée dans la visualisation de données travaille avec des dizaines de services de police ou de renseignement, dont la DGSI.
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Palantir, l’embarrassant poisson-pilote du big data

L’entreprise américaine spécialisée dans la visualisation de données travaille avec des dizaines de services de police ou de renseignement, dont la DGSI.





LE MONDE
 |    09.10.2018 à 05h39
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h38
    |

            Damien Leloup





                        
Une liste de clients où figurent la National Security Agency (NSA) américaine et la police de Los Angeles. Un financement initial obtenu auprès de la CIA, les services extérieurs des Etats-Unis. Un cofondateur, Peter Thiel, qui siège au conseil d’administration de Facebook et a l’oreille du président américain Donald Trump, pour qui il avait publiquement pris position, à rebours du reste de la Silicon Valley. Palantir, créée en 2004, est une entreprise qui sent le soufre. Et le fait qu’elle soit, depuis 2016, prestataire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) française, et dans une moindre mesure d’Airbus, a soulevé, depuis deux ans, de nombreuses critiques.
Est-il bien raisonnable de confier à une entreprise américaine des missions qui touchent à la sécurité nationale et aux entreprises stratégiques ? En 2016, lorsque la DGSI a signé son contrat avec Palantir, il y avait urgence, quelques mois après les attentats de 2015, s’est justifiée la direction de l’agence. Depuis, les services de renseignement, tout comme l’armée et le gouvernement considèrent qu’il est nécessaire de faire émerger une « alternative française », ou tout du moins européenne – comme le prévoit le projet « Artemis » de la Direction générale de l’armement (DGA).
« Ne pas contrôler ses outils peut avoir de graves conséquences technologiques », note le député (La République en marche) du Rhône Thomas Gassilloud, corédacteur d’un rapport parlementaire récent sur la numérisation des armées. « Nous l’avons vu avec le système GPS : c’est un outil performant et gratuit, mais qui peut être coupé ou bridé sur décision des Etats-Unis, et c’est pourquoi nous avons développé Galileo en Europe. Sans compter qu’il existe toujours un risque de fuites d’informations : même si on pouvait être certains que le logiciel de Palantir ne comporte aucune porte dérobée, il restera toujours le fait que vous dites à leurs employés ce sur quoi vous travaillez, ce qui peut poser...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.
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Lactalis : information judiciaire ouverte dans l’affaire du lait contaminé

Le pôle santé publique du parquet de Paris a confié la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir analysé des milliers de documents saisis.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h10
   





                        



   


Après plus de neuf mois d’une vaste enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte mardi 9 octobre dans l’affaire de la contamination aux salmonelles de laits infantiles, qui a touché une dizaine de nourrissons et contraint le groupe Lactalis à suspendre la production d’une de ses usines.
Le pôle santé publique du parquet de Paris a pris la décision de confier la suite de l’enquête à un juge d’instruction après avoir terminé fin septembre l’analyse de plusieurs milliers de documents saisis mi-janvier lors de perquisitions sur quatre sites du géant français du lait, jugeant que les investigations devaient « se poursuivre dans un autre cadre juridique » plus adapté.

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                Le retour en rayon décrié des laits infantiles de Lactalis



L’information judiciaire est ouverte contre X pour « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises », « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois » et « inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé ».
Au total, 53 nourrissons identifiés ont été atteints de salmonellose en France fin 2017 après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon, située en Mayenne.
Le processus de retrait a été chaotique et de nombreux dysfonctionnements ayant mené à la contamination ont été mis au jour. Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier la totalité de ses laits infantiles produits dans l’usine incriminée, dont la production a dû être suspendue pendant six mois.
Gastroentérites peu graves
L’entreprise dirigée par Emmanuel Besnier avait affirmé que la contamination s’expliquait par des « travaux réalisés courant premier semestre 2017 ». Mais le site avait déjà subi une contamination à la salmonelle en 2005.
Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies. Toutefois, la bactérie identifiée à Craon, la salmonella agona, provoque des gastroentérites peu graves, selon une source judiciaire interrogée par l’AFP, qui peuvent être à l’origine d’une déshydratation mais n’entraînent pas de séquelles pour un individu en bonne santé, même un nourrisson.
Une première plainte avait été déposée à la mi-décembre par Quentin Guillemain, père d’une fille de 3 mois qui avait consommé un lot concerné par les rappels mais n’était pas tombée malade.
Au total, un peu plus de 300 plaintes ont été enregistrées au pôle santé publique, dont celles déposées par quatre associations, selon la source judiciaire. Parmi ces dernières, les associations de défense de consommateurs UFC-Que Choisir et Foodwatch.

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                Après le scandale Lactalis, il est urgent de « créer une autorité unique de contrôle sanitaire »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Confirmée au poste de titulaire pour la Coupe du monde 2019 en France, la gardienne de but est l’une des forces de l’équipe de France, qui affronte le Cameroun, mardi, en match de préparation.
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Football : Sarah Bouhaddi, une fondation solide pour les Bleues en vue du Mondial

Confirmée au poste de titulaire pour la Coupe du monde 2019 en France, la gardienne de but est l’une des forces de l’équipe de France, qui affronte le Cameroun, mardi, en match de préparation.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h50
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


La concurrence n’a pas ébranlé son assurance. Sarah Bouhaddi a accepté, sans protester, de voir les cartes rebattues lorsque, il y a un an, Corinne Diacre a été nommée sélectionneuse de l’équipe de France féminine. La gardienne de but s’est assise sur le banc des remplaçantes, au profit de Karina Benameur, lors de trois rencontres des Bleues entre novembre 2017 et avril 2018. La suite a donné raison à cette joueuse expérimentée qui a connu sa première cape internationale en 2004, à l’âge de 17 ans. Le 25 septembre, après cette période d’incertitude, elle a été confirmée au poste de titulaire.
« Sarah sait que c’est elle qui, sauf pépin, fera la Coupe du monde. Elle le sait, elle se prépare pour ça », a annoncé Corinne Diacre en conférence de presse. En juin 2019, à 32 ans, Bouhaddi disputera donc son deuxième Mondial, un tournoi qui aura une saveur d’autant plus particulière qu’il se déroulera en France, entre le 7 juin et le 7 juillet.
Mais avant cela, quelques jours après une victoire 2 à 0 contre l’Australie, elle honore face au Cameroun, mardi 9 octobre à Grenoble, sa 133e sélection.
Un surnom : « Zlatan »
Alors qu’elle reste sur cinq matchs sans prendre un seul but avec les Bleues, Sarah Bouhaddi revient sur cette période qui aurait pu la faire douter : « Forcément, quand un nouveau staff arrive, on sait qu’il va y avoir une remise en question et de nouveaux choix. J’ai eu des hauts et des bas en équipe de France. Cette annonce est un soulagement, mais ça ne change pas ma façon de travailler. »
Evoluant au haut niveau depuis quinze ans, la gardienne s’appuie sur une longue expérience. Consciencieuse, elle veut toujours progresser : « Je dois être plus efficace dans certaines sorties et aussi gommer les erreurs de jeu au pied trop facile. Avec l’âge, tu comprends que c’est parfois mieux de dégager en touche plutôt que de mettre l’équipe en difficulté. » 
La milieu de terrain Amel Majri met en avant une qualité de sa coéquipière, en club à l’Olympique lyonnais (OL) et chez les Bleues : « A Lyon, on la surnomme “Zlatan”. Quand il manque une joueuse à l’entraînement, elle aime bien jouer en pointe. Et elle marque. On en rigole en lui disant qu’elle est meilleure dans le champ ! »
Comme bon nombre de ses coéquipières, adolescente, la Cannoise est passée par la pépinière du football français, le Centre national de formation et d’entraînement de Clairefontaine. Puis, elle a débuté au haut niveau avec Toulouse et Juvisy (Essonne), avant de s’imposer, à partir de 2009, dans les buts de la meilleure équipe européenne, l’OL.

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                Ligue des champions : Saki Kumagai, la force tranquille de l’OL



Caricatures
A Lyon, au sein d’un club qui domine sans partage la scène nationale et européenne (douze titres consécutifs de champion de France et cinq Ligue des champions en huit ans), Sarah Bouhaddi est confrontée à une difficulté particulière. A l’image de Victor Valdes, ex-gardien du Barça à l’époque de son ultradomination, elle est habituellement très peu sollicitée au cours d’un match.
Malgré cela, elle doit pourtant garder sa concentration afin d’être prête à intervenir à n’importe quel moment. De quoi compliquer encore un peu plus un poste déjà bien spécifique. « Sarah, c’est l’une des meilleures gardiennes. C’est un poste très exposé. Dès qu’elles font la moindre erreur, elles sont critiquées. Si Sarah réussit trois beaux arrêts dans un match mais qu’une attaquante marque un triplé, on ne va parler que de la buteuse », défend Amel Majri.
D’autant que si le football féminin est en train de gagner la bataille pour sa légitimité, certaines caricatures ont la vie dure. La première d’entre elles concerne les gardiennes, moquées car elles ne seraient pas au niveau. Ces critiques ont tendance à oublier que chez les hommes, aussi, ce poste spécifique a évolué lentement au cours de plusieurs décennies.

« J’entends pas mal de conneries. Il faudrait rapetisser les cages ou abaisser la barre transversale, assène Sarah Bouhaddi, loin d’être perturbée. Il y a bien sûr des domaines où les gardiennes doivent évoluer. Nous avons un domaine athlétique moins important que les hommes. On voit pas mal de buts quand le ballon est placé sous la barre. Il faut l’accepter et travailler. Il n’y a rien d’impossible. »
Main fracturée
La Lyonnaise, qui ne cache pas son désir de quitter le club depuis quelques mois, affiche une force de caractère peu commune. On en a encore eu l’illustration lors des deux dernières finales de Ligue des champions qu’elle a remportées avec son club.
Le 1er juin 2017, pleine de sang froid, elle transformait au bout du suspense le tir au but victorieux à Cardiff face au PSG. Cette année, le 24 mai à Kiev, courageuse, elle terminait les prolongations contre Wolfsbourg malgré une fracture du cinquième métacarpien de la main gauche. Plutôt handicapant pour une gardienne. Un geste à l’égal du Kaiser Franz Beckenbauer en personne, qui avait achevé l’épaule en vrac, bandée, la demi-finale du Mondial 1970.
Auréolée de multiples titres en club (20 en neuf ans), Sarah Bouhaddi n’a toujours rien gagné sous le maillot tricolore. « On a peut-être eu la meilleure génération de notre histoire au point de vue de la qualité individuelle. Malheureusement, on n’a pas réussi à fonctionner de manière collective. Aujourd’hui, nous avons un mélange de jeunes et d’anciennes. Pour le moment, ça fonctionne bien », analyse-t-elle.
Vingt et un ans après le sacre à domicile des hommes, les Bleues peuvent rêver d’un premier trophée l’été prochain, elles qui n’ont jamais fait mieux qu’une 4e place au Mondial 2011 et aux JO 2012.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Arrêté alors qu’il se rendait à un concours de barbes aux Etats-Unis, cet habitant d’une petite bourgade bretonne était accusé par les autorités américaines d’être un baron de la drogue opérant sur le dark Web.
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Vingt ans de prison pour Gal Vallerius, le barbu du dark Web

Arrêté alors qu’il se rendait à un concours de barbes aux Etats-Unis, cet habitant d’une petite bourgade bretonne était accusé par les autorités américaines d’être un baron de la drogue opérant sur le dark Web.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h47
   





                        



   


C’est l’épilogue d’une des plus étonnantes affaires liées au dark Web, un réseau Internet parallèle accessible par un logiciel spécialisé, et fréquenté, entre autres, par des cybercriminels. Mardi 9 octobre, Gal Vallerius, habitant de la petite commune bretonne de Plusquellec, a été condamné à vingt ans de prison par un juge fédéral de Miami en Floride pour trafic de stupéfiants.
Soupçonné par la DEA – les autorités américaines qui gèrent les affaires de drogue – d’être un baron de la drogue du dark Web, connu sous le pseudonyme d’« OxyMonster », il avait été arrêté le 31 août 2017 à l’aéroport d’Atlanta, alors qu’il se rendait aux Etats-Unis pour un concours de barbe.

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Né en Israël, habitant depuis plusieurs années Plusquellec, dans les Côtes-d’Armor, l’homme de 36 ans opérait notamment sur le forum Dream Market. Il avait plaidé coupable en juin de trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent, et reconnu avoir lui-même vendu de la drogue et encadré d’autres transactions sur ce forum, l’un des plus populaires à l’époque.
« Son arrestation l’a brisé »
Il avait été confondu par des agents de la DEA qui enquêtaient sur ce forum. Ces derniers avaient notamment établi des similitudes entre la façon d’écrire d’« OxyMonster » et celle de Gal Vallerius, très actif sur des plateformes comme Instagram et Twitter – l’usage de doubles points d’exclamation par exemple ou de l’expression « cheers », ainsi que quelques publications en français.
Son épouse, Yasmin Vallerius, avait transmis une lettre au juge pour lui demander sa clémence, rapporte l’agence Associated Press. « Gal est une personne très attentionnée, aimante et sympathique avec tout le monde. Il est aussi très fragile et sensible, et il est aujourd’hui dans un pays étranger, loin de toute famille. Son arrestation l’a brisé. Il a tout perdu ».
Gal Vallerius risquait une peine maximale deux fois plus longue. Son avocat, Anthony Natale, a déclaré que son client coopérait avec les autorités dans leurs enquêtes sur le trafic de stupéfiants en ligne, et qu’il espérait une réduction de peine.

        Lire notre enquête :
         

          Gal Vallerius, le barbu du « dark Web », est-il « OxyMonster » ?






                            


                        

                        


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édition abonné


L’ex-patron des « stups », François Thierry, à nouveau en garde à vue

L’ancien patron de l’OCRTIS est entendu depuis lundi. Il est notamment accusé par un ex-informateur infiltré d’« escroquerie en bande organisée ».



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h28
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Elise Vincent








                        



                                


                            

François Thierry, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) est en garde à vue, depuis lundi 8 octobre au matin, selon les informations du Monde, confirmées de source judiciaire. Une garde à vue liée à sa mise en cause dans l’affaire dite « Avoine » pour laquelle une information judiciaire est ouverte depuis 2017 et instruite à Lyon. Un dossier où l’ancien grand flic, mis en examen en août 2017, pour « complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée », est cette fois accusé par un ancien informateur infiltré dans sa plainte, d’« escroquerie en bande organisée » et de « mise en danger de la vie d’autrui ». Une deuxième personne est aussi en garde à vue.
A l’origine, l’affaire dite « Avoine » est basée sur une plainte de février 2017, de Hubert Avoine, 56 ans, ancien informateur enregistré au service interministériel d’assistance technique. Un service qu’a dirigé François Thierry de 2006 à 2010. L’homme dit avoir été recruté pour des opérations d’infiltration, notamment dans les milieux narcotrafiquants. L’une de ses missions les plus périlleuses aurait consisté à un réseau lié au cartel de « El Chapo » Guzman au Mexique. Il affirme aussi avoir participé à des montages financiers, en lien avec une banquière des cartels, pour infiltrer les systèmes de blanchiment.

Cette collaboration s’est poursuivie lorsque M. Thierry a pris la tête de l’OCRTIS. Or selon M. Avoine, plusieurs opérations auxquelles il aurait participé en tant qu’infiltré se seraient effectuées dans des conditions qu’il juge douteuses. Notamment à Marbella, en Espagne, en 2012, où il se serait retrouvé, avec l’appui de l’OCRTIS, à transporter 19 tonnes de ballots de cannabis qui auraient été ensuite disséminés par des go-fast. Des opérations où il se serait « senti complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Une soixantaine d’élus de l’Indre s’apprêtent à démissionner pour protester contre la fermeture définitive du site, où les accouchements sont interrompus, faute de soignants.
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Au Blanc, colère contre la fermeture annoncée de la maternité

Une soixantaine d’élus de l’Indre s’apprêtent à démissionner pour protester contre la fermeture définitive du site, où les accouchements sont interrompus, faute de soignants.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 16h35
    |

            François Béguin (Le Blanc (Indre), envoyé spécial)








                        



   


Leur geste permettra-t-il d’enrayer un processus de fermeture déjà bien engagé ? Une soixantaine de maires et maires adjoints de l’Indre devraient déposer, jeudi 11 octobre, leur lettre de démission à la préfecture de Châteauroux pour s’opposer à la fermeture de la maternité du Blanc. Cette commune de quelque 6 000 habitants est située à environ une heure de route de Châtellerault (Vienne), de Poitiers (Vienne) et de Châteauroux (Indre), où se trouvent les maternités les plus proches.
Dans cet établissement, les accouchements – au nombre de 255 en 2017, contre 400 en 2009 – sont interrompus depuis le 28 juin, faute d’un nombre suffisant de médecins et sages-femmes. Sur la base d’un rapport, publié le 28 septembre, identifiant « plusieurs dysfonctionnements pouvant mettre gravement en jeu la sécurité des prises en charge », la directrice de l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire a annoncé, vendredi 5 octobre, son souhait d’une fermeture définitive du site, au profit d’un centre périnatal de proximité.

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Au Blanc, on ne se résout pas à l’idée de connaître le même sort que Die (Drôme), Decazeville (Aveyron) ou Saint-Claude (Jura), où les maternités – à trop faible activité – ont dû fermer leurs portes ces derniers mois, malgré leur éloignement d’autres établissements. Les élus locaux attendent de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qu’elle renouvelle les moratoires accordés par ses deux prédécesseurs, Xavier Bertrand en 2011, puis Marisol Touraine en 2012. Une époque où la mobilisation avait fini par payer.
Aujourd’hui, ils enragent de ne pas être entendus. « Nous sommes dans une situation inédite, avec un gouvernement dont la marque de fabrique est de ne rien céder », déplore Jean-Michel Molls, le président du comité de défense des usagers de l’hôpital. « Nous sentons comme un mépris à l’égard des zones rurales », ajoute Annick Gombert, la maire (PS) – démissionnaire – de la commune.
« Le Blanc est mort »
Depuis trois mois, les manifestations se suivent, sans succès. Le 15 septembre, entre 2 000 et 3 000 personnes se sont rassemblées devant la mairie. Le 28, une cinquantaine d’élus ont accroché des portraits officiels du chef de l’Etat aux grilles de la sous-préfecture. Devant les caméras, certains ont même brûlé des photos d’Emmanuel Macron. « On est en train de franchir une étape dans la colère, les citoyens et les élus se sentent exclus de la République », prévient Jean-Paul Chanteguet, qui a été maire (PS) de la commune pendant trente ans.
Ici, tout le monde redoute que la fermeture de la maternité ne soit le prélude à une nouvelle série de départs. On craint pour l’avenir du service de chirurgie, des urgences et, à terme, de l’école d’infirmières, le seul établissement de formation postbac de la ville. « Dans les plans du gouvernement, l’hôpital du Blanc ne sera qu’un gros Ehpad », prédit, « dépité » et « attristé », Laurent Laroche, le maire (sans étiquette) de Belâbre, une commune de mille habitants à douze kilomètres du Blanc. « Ils ne s’arrêteront pas à l’hôpital. Le Blanc est mort, qui veut venir habiter où tout ferme ? », déplore, amer, un habitant de la région sur la page Facebook du collectif citoyen Cpasdemainlaveille.
« On est déjà en situation de désert médical : on a l’habitude de poser une journée pour un rendez-vous de gynéco ou d’ophtalmo à Châteauroux ou à Poitiers, mais on ne va pas programmer un accouchement », explique Bertrand Coly, un membre de ce collectif. A ses côtés, Claire Moreau demande : « Comment vont faire près de trois cents femmes enceintes par an lorsqu’elles devront faire une heure de route pour accoucher ? »
« Consolider les urgences »

   


A l’entrée de l’hôpital, un panneau avec l’inscription « Liberté, égalité, maternité de proximité » a été installé. Sous le couvert de l’anonymat, une soignante rapporte le malaise du personnel de la maternité, renforcé par le rapport de l’ARS faisant état d’une « culture qualité insuffisante ». « Pourquoi les mamans seraient-elles venues de si loin chez nous ? Notre petite structure faisait qu’on les accompagnait différemment. On avait de plus faibles taux d’épisiotomies ou de césariennes qu’à la maternité de Châteauroux », observe-t-elle.
Alain Tekaya, gynécologue-obstétricien retraité, 71 ans, qui effectue des remplacements au Blanc depuis deux ans, estime qu’« il n’y avait pas moins de sécurité hier qu’aujourd’hui ». Pour lui, « les points signalés ne sont pas complètement à ignorer, mais on peut les corriger rapidement ». 
Dans leur combat, les élus du Blanc ont désigné un responsable : la direction de l’hôpital de Châteauroux (qui a fusionné avec celui du Blanc, début 2017). Ils l’accusent d’avoir « organisé la pénurie » de soignants au Blanc afin de résorber un poste déficitaire à hauteur d’environ 800 000 euros par an. Ils regrettent que les candidatures de soignants qu’ils ont présentées ces dernières semaines n’aient pas été retenues.
« Les seules candidatures sont celles de médecins retraités qui ne veulent pas s’engager de façon pérenne », objecte Evelyne Poupet, la directrice du centre hospitalier de Châteauroux. Interrogée sur l’heure de route que devraient faire les parturientes pour accoucher, elle assure qu’aujourd’hui « l’insécurité est davantage à poursuivre les accouchements dans un lieu où les praticiens n’exercent pas de façon quotidienne ». Elle préconise donc de « consolider les urgences et les moyens de transport » d’urgence, tout en se disant convaincue que « les femmes sauront anticiper et s’organiser en amont ».
Un conseil de surveillance de l’hôpital de Chateauroux-Le Blanc doit avoir lieu le 19 octobre. Si celui-ci devait donner son feu vert, l’annonce officielle de la fermeture du Blanc pourrait ensuite intervenir rapidement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’acteur de 88 ans a joué dans plus de 150 films en France et en Italie. Depuis quelques années, il se consacrait surtout à la peinture.
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Venantino Venantini, le dernier des « Tontons flingueurs », est mort

L’acteur de 88 ans a joué dans plus de 150 films en France et en Italie. Depuis quelques années, il se consacrait surtout à la peinture.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 18h05
   





                        



   


L’acteur italien Venantino Venantini, surtout connu en France pour son rôle dans Les Tontons flingueurs, est mort mardi 9 octobre à l’âge de 88 ans, selon l’agence ANSA.
Il avait joué dans quelque 150 films, des deux côtés des Alpes, pour des réalisateurs tels qu’Ettore Scola, Edouard Molinaro ou Claude Lelouch. Il était également présent au générique de nombreux films avec Louis de Funès, du Corniaud à La Folie des grandeurs en passant par Le Grand Restaurant. En 2015, il avait partagé l’affiche avec Jean Dujardin dans Un + une.
Reconversion dans la peinture
Dans le film culte de Georges Lautner, il incarnait Pascal, l’homme de main du gangster « le Mexicain ». Avec lui, c’est le dernier des « Tontons flingueurs » qui disparaît, après la mort de Claude Rich le 21 juillet 2017.
Depuis plusieurs années, Venantino Venantini était également investi dans la peinture. La mairie du 9e arrondissement de Paris lui avait d’ailleurs consacré une exposition en décembre 2015.
Le dernier rôle de l’acteur a été celui de Léonard de Vinci, le temps d’un épisode de la série L’Art du crime, diffusée fin 2017 sur France 2.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le flou persiste sur la date et sur l’ampleur du futur remaniement du gouvernement.
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Incertitudes sur le remaniement, Edouard Philippe n’a pas présenté sa démission

Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le flou persiste sur la date et sur l’ampleur du futur remaniement du gouvernement.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h42
   





                        



   


Quand sera-t-il dévoilé ? Combien de ministres sortiront du gouvernement ? Y aura-t-il de nouvelles têtes ? Une semaine après la démission du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le remaniement se fait toujours attendre.
Le premier ministre, Edouard Philippe, s’est entretenu pendant près d’une heure et demie avec le président mardi matin à l’Elysée, mais n’a pas présenté sa démission. Rien n’a filtré de cet entretien et de nombreux ministres semblaient eux-mêmes dans l’expectative sur le nouveau gouvernement.
Après une phase d’incertitude, la séance des questions au gouvernement de 15 heures à l’Assemblée a été maintenue et doit être suivie du vote solennel du projet de loi Pacte pour les entreprises, selon des sources parlementaires et gouvernementales. En cas de démission du gouvernement, la séance n’aurait pas pu se tenir.
Ce remaniement a été imposé à l’exécutif par la démission soudaine, le 2 octobre, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon, après plusieurs désaccords sur l’immigration ou encore l’affaire Benalla.
Sous le choc du second départ d’un ministre d’Etat, un mois après celui non moins retentissant de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron et Edouard Philippe, malmenés dans les sondages, veulent tenter de donner un « nouveau souffle » au quinquennat par un remaniement plus large, selon l’expression de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

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Plusieurs ministres sortants ?
La reconfiguration de l’équipe gouvernementale devrait ainsi être « d’ampleur », reconnaissait-on à l’Elysée. Alors qu’Emmanuel Macron avait jusqu’ici toujours refusé de parler de « maillons faibles » au sein de son gouvernement, il serait cette fois décidé à se séparer de plusieurs d’entre eux, conscient que son casting initial n’avait pas donné entière satisfaction.
Les noms de Françoise Nyssen (culture), de Jacques Mézard (cohésion des territoires), de Nicole Belloubet (justice) ou de Stéphane Travert (agriculture et alimentation) sont régulièrement cités. Mais si ceux-là semblent affaiblis, leur sort n’a pas encore été officiellement décidé.
D’autres ministres pourraient au contraire changer de portefeuille ou voir leur périmètre élargi. Les noms les plus évoqués dans cette catégorie sont ceux des poids lourds du gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Bruno Le Maire (économie et finances), Christophe Castaner (relations avec le Parlement) ou Florence Parly (défense).
En attendant, le premier ministre assume l’intérim Place Beauvau, ce qui l’a obligé à un aller-retour lundi soir à Lyon pour présider le dîner de travail des ministres de l’intérieur des six plus grands pays de l’Union européenne.

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« Ce qui avait été annoncé par le président de la République comme une petite péripétie est en train de tourner à la crise politique grave », a déclaré mardi le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob. « On est dans une mauvaise tragédie », a-t-il déploré, soulignant « l’incapacité » des deux têtes de l’exécutif « à former un gouvernement ».
La députée socialiste Ericka Bareigts a pour sa part estimé que ce n’est « pas le casting gouvernemental qu’attendent les Français », mais un « changement de cap ». « On vit clairement un nouveau chapitre de ce quinquennat », confie néanmoins le député La République en marche (LRM) Bruno Bonnell. « Il y a une prise de conscience de la part du président de la République. (...) Nous avons besoin de relancer la machine et le président est très attentif à l’état de l’opinion et aux préoccupations des Français », a assuré de son côté le député LRM Hugues Renson.
Cette journée d’incertitudes autour du remaniement coïncide avec les manifestations de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités dans plusieurs villes de France mardi. Pour cette première mobilisation depuis la rentrée, les manifestants réclament à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le militant marocain, le cinéaste ukrainien et neuf ONG œuvrant en Méditerranée sont les finalistes retenus par le Parlement européen.
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Compte rendu

Nasser Zefzafi, Oleg Sentsov et des ONG portant secours aux migrants en lice pour le prix Sakharov

Le militant marocain, le cinéaste ukrainien et neuf ONG œuvrant en Méditerranée sont les finalistes retenus par le Parlement européen.


LE MONDE
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        Le 09.10.2018 à 17h07

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        Mis à jour le 09.10.2018 à 17h34






    
Des manifestants brandissent le portrait de Nasser Zefzafi à Al-Hoceima, au Maroc, le 29 mai 2017.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Le militant marocain incarcéré Nasser Zefzafi, le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov et un groupe d’ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée sont les trois finalistes du prix Sakharov 2018, a annoncé, mardi 9 octobre, le Parlement européen. Ce prix, créé en 1988, est décerné chaque année par le Parlement à des personnes ayant apporté « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde ». Le lauréat sera désigné le 25 octobre par la conférence des présidents de groupe du Parlement.

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Nasser Zefzafi est le leader du mouvement de contestation sociale « Hirak », qui a agité la région du Rif (nord du Maroc) en 2016-2017 et dont le déclencheur a été la mort d’un vendeur de poissons broyé dans une benne à ordures en octobre 2016. Il a été condamné en juin à vingt ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », au terme de neuf mois d’un procès fleuve réunissant un total de 53 accusés. Incarcéré à Casablanca, il a mis fin le 6 septembre à une grève de la faim d’une semaine menée pour protester contre ses conditions de détention.
Un jeûne de plus de quatre mois
Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie, a annoncé vendredi qu’il arrêtait sa grève de la faim, disant vouloir éviter d’être nourri de force après un jeûne de plus de quatre mois qui a suscité une mobilisation internationale pour sa libération. Arrêté chez lui en mai 2014, il a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes », à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par l’ONG Amnesty International.

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Enfin, un groupe d’ONG qui « protègent les droits de l’homme et sauvent la vie des migrants en Méditerranée » fait également partie des trois finalistes de ce prix doté de 50 000 euros, selon le communiqué du Parlement. Parmi ce groupe de neuf ONG figurent notamment Médecins sans frontières et Save the Children.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les secouristes vont bientôt cesser de chercher des corps dans les deux quartiers où 5 000 personnes auraient péri dans le séisme qui a frappé le pays le 28 septembre.
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Séisme en Indonésie : à Palu, des fosses communes pour l’éternité

Les secouristes vont bientôt cesser de chercher des corps dans les deux quartiers où 5 000 personnes auraient péri dans le séisme qui a frappé le pays le 28 septembre.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 18h28
    |

            Bruno Philip (Palu ( Indonésie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Au loin, on ne distingue que les casques rouges des sauveteurs indonésiens qui progressent lentement dans les ruines. Quand ils s’approchent, on réalise qu’ils transportent de longs sacs jaunes, des civières en plastique où reposent des corps à l’instant retrouvés. Une petite foule de curieux – parfois de rares survivants venus fouiller les restes de leurs maisons – regarde en silence passer le funèbre cortège qui laisse à son passage traîner les effluves de la mort. Dans la première civière, une forme légère : celle d’un garçonnet. La deuxième transporte une masse plus volumineuse : « C’est une femme et son enfant dans les bras », glisse un sauveteur. Etreints jusqu’au bout : durant le séisme, dans la mort, sur la route vers la tombe.

A Petobo, village de la banlieue de Palu où vivaient plus de 2 000 personnes avant le séisme, la terre molle de l’après-catastrophe semble à tout moment menacer d’engloutir le marcheur : quand le tremblement de terre a secoué ce quartier, l’une des deux zones où la catastrophe risque d’avoir fait le plus de morts, le sol s’est « liquéfié », transformé en un mélange d’eau et de boue qui emportait tout : des gens ont raconté que des maisons, des mosquées, ont bondi dans les airs tandis que la terre ondulait sauvagement sous eux. Celles et ceux qui n’ont pas pu s’enfuir à temps ont été aspirés par ce sol mou qui, par endroits, cède encore sous les pas.

On a beau scruter le lointain pour essayer de distinguer quelque chose, il n’y a plus rien. Petobo, le pays de l’infinie désolation. Selon les autorités, 5 000 personnes – dont on est pour la plupart sans nouvelles – habitaient à Petobo et à Balaroa, les deux zones les plus touchées de l’agglomération de Palu (capitale de la province centrale de Sulawesi) et de ses environs. Dans le complexe d’habitations de Balaroa, qui fut le fruit d’un projet gouvernemental destiné à permettre à des familles modestes d’acquérir des maisons à des prix modérés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Google a annoncé la fermeture du réseau social, après la révélation d’une faille de sécurité ayant mis en danger les données de ses utilisateurs.
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« Mais c’est quoi Google+ ? », et autres questions sur sa fermeture

Google a annoncé la fermeture du réseau social, après la révélation d’une faille de sécurité ayant mis en danger les données de ses utilisateurs.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 17h02
    |

            Morgane Tual et 
Damien Leloup








                        



   


Google a annoncé, lundi 8 octobre, la fermeture de Google+, le réseau social qu’il avait lancé en 2011 pour concurrencer Facebook. L’annonce s’est faite après la publication d’un article du Wall Street Journal, révélant qu’une faille de sécurité de Google+ avait mis en danger les données personnelles d’au moins 500 000 utilisateurs.

        Nos explications :
         

          Google va fermer Google + après la découverte d’une faille de sécurité ayant affecté les données d’au moins 500 000 utilisateurs




        Lire aussi :
         

                En direct : Google présente son nouveau smartphone Pixel 3, qui sera distribué en France



Mais au fait, c’est quoi Google+ ?
Google+ est une sorte de réseau social lancé en 2011 par Google. A l’époque, le service avait une approche assez révolutionnaire : il fonctionnait autour du principe des « cercles », dans lesquels on rangeait ses contacts : « amis », « famille », « collègues »… L’idée des ingénieurs de Google était de proposer un réseau sur lequel on puisse cloisonner ses différents cercles sociaux, pour éviter d’envoyer la photo du petit dernier à ses collègues de travail, ou l’annonce d’un pot d’entreprise avec ses amis.
Malgré ce concept prometteur et un accent mis sur la vie privée, le réseau social n’a jamais vraiment été en position de concurrencer Facebook, n’ayant pas réussi à conquérir le grand public. Avec le temps, et au fil des échecs, Google+ a donc évolué, pour devenir une sorte de « hub » connectant tous les services Google grand public. Le moteur informatique de Google+ était, par exemple, utilisé par Google pour gérer les commentaires sur Youtube, l’application Google Photos, ou encore, synchroniser les conversations Hangout.

        Rétrospective :
         

          Une brève histoire de Google+



Qui utilise encore Google+ ?
Contrairement à une idée répandue, Google+ est loin d’être mort. Bien sûr, le réseau social, lancé en 2011, ne compte plus qu’une toute petite poignée d’« utilisateurs actifs ». Selon les propres chiffres donnés par Google lundi, 90 % des sessions Google+ duraient moins de cinq secondes.
Mais si Google ne donne pas les chiffres détaillés d’utilisateurs, on peut estimer à quelques millions le nombre de personnes l’utilisant encore dans le monde pour publier des messages, des photos ou des vidéos. Plusieurs communautés sont en effet restées très attachées à ce réseau social un peu à part. « Ce réseau apporte beaucoup au niveau de la qualité des échanges, et la richesse de ses communautés lui permet de proposer un contenu attractif, divertissant, et original. J’ai testé Facebook et Twitter pour partager des contenus, mais là où j’ai pu avoir les meilleures expériences, c’est sur Google + », expliquait par exemple une utilisatrice au Monde cet été.

        Récit :
         

          Sur Google+, des communautés toujours bien vivantes



Par ailleurs, des centaines de millions de personnes ont aujourd’hui un compte Google+… sans le savoir. Pour « pousser » son réseau social, Google a, pendant des années, créé automatiquement des comptes Google+ à toutes les personnes s’inscrivant à certains de ses services (Gmail, Youtube). La très grande majorité des utilisateurs de Gmail ou de possesseurs d’un téléphone Android disposent ainsi d’un compte Google+, le plus souvent sans en être conscient. En 2014, les équipes de Google revendiquaient ainsi 540 millions d’utilisateurs de Google+, mais sans préciser qui était réellement actif sur le réseau.
Comment savoir si j’ai un compte Google+ ?
Connectez-vous à votre compte Google. Cliquez ensuite sur votre avatar, en haut à droite de l’écran. Si un lien « profil Google+ » apparaît, c’est que vous en avez un. Vous pourrez alors consulter les informations que vous avez, consciemment ou pas, publiées sur Google+ – « aimer » une vidéo Youtube a pu, à une époque, s’afficher sur votre profil sans que vous en soyez informé.
Si vous souhaitez supprimer votre compte dès maintenant, rendez-vous dans votre profil Google+. Dans le menu de gauche, cliquez sur « Paramètres ». Tout en bas de la page, une option vous permet de supprimer votre compte.
Suis-je concerné par la faille ?
Il est très compliqué de le savoir, la gravité de la faille révélée par le Wall Street Journal étant difficile à mesurer. Google n’a donné que des éléments assez génériques sur le fonctionnement de la faille, qui ne touchait « que » les utilisateurs Google+ utilisant certains services tiers (non détaillés) se connectant à l’API de Google+ (un ensemble de règles et de logiciels qui permettaient à des services extérieurs de se « brancher » sur Google+).

        Nos explications sur les API :
         

          Derrière la faille touchant Google+, l’éternelle question du fonctionnement des API



Google a simplement donné une estimation du nombre total de comptes qui pouvaient être vulnérables en mars, au moment de la découverte de la faille : 500 000 comptes. Ce chiffre était potentiellement beaucoup plus important en 2015, au moment où la faille a été introduite. Google ne conservant les historiques de connexion que durant quinze jours et la faille n’ayant été découverte que trois ans après son introduction, l’entreprise est dans l’incapacité de dire si des données ont effectivement été dérobées, ni, le cas échéant, combien de personnes ont été touchées.
Les informations qui étaient potentiellement accessibles à des développeurs d’applications tierces étaient, cependant, relativement limitées : le nom, l’adresse de messagerie, l’emploi, l’âge et le genre des utilisateurs.
Dois-je changer de mot de passe Gmail ? Prendre d’autres dispositions ?
Non. La faille a été corrigée, et les informations de connexion, comme les mots de passe, n’étaient pas concernées par la faille, selon l’enquête de Google.
En revanche, si vous ne l’avez pas déjà fait, il est toujours très fortement recommandé d’activer la double authentification sur votre compte Google. La faille rendue publique ce lundi ne nécessite aucune action spécifique de votre part, mais la double authentification est un excellent outil pour sécuriser votre compte et vos données de manière générale. Il consiste à vous envoyer un code supplémentaire, par SMS par exemple, à chaque tentative de connexion.
Pourquoi ne l’apprend-on que maintenant ?
Le fait que Google ait choisi de garder l’existence de cette faille secrète jusqu’aux révélations du Wall Street journal, même après l’avoir corrigée, est contraire aux bonnes pratiques en la matière. Cette dissimulation, choisie par Google pour ne pas être associé dans l’esprit du grand public au scandale Cambridge Analytica qui touchait Facebook au moment de la découverte du problème, soulève des questions sur la confiance que les utilisateurs peuvent accorder à Google en matière de transparence.
La comparaison avec Facebook, qui a communiqué il y a deux semaines sur la découverte d’une importante faille de sécurité ayant affecté 50 millions de comptes, n’est ainsi pas forcément flatteuse pour Google. Mais, entre mars, moment où la faille Google+ a été découverte, et octobre, le cadre législatif a changé : le règlement européen RGPD impose, désormais, aux entreprises de signaler aux régulateurs de la vie privée et, dans certains cas, à leurs utilisateurs la découverte de failles mettant en danger des données personnelles. Le texte n’était pas encore entré en vigueur en mars, ce qui a pu conforter Google à ne pas révéler ce problème.

        Décryptage :
         

          ce que le RGPD change pour les entreprises



En quoi l’affaire est-elle différente du scandale Cambridge Analytica qui a touché Facebook ?
Les deux dossiers sont, de prime abord, assez semblables. Dans les deux cas, des éditeurs d’applications tierces pouvaient tirer parti de l’interface de programmation de Facebook ou de Google+ pour collecter des informations personnelles. Mais les deux dossiers sont, sur le fond, très différents. Dans le cas de Cambridge Analytica, ce n’est pas une faille qui a été exploitée pour collecter les données ; c’était une fonctionnalité bien connue et documentée, proposée à dessein par Facebook. Dans le cas de Google+, il s’agissait d’une faille de sécurité, que Google a colmatée dès qu’il en a découvert l’existence.
Le volume d’utilisateurs touchés est également très différent. Cambridge Analytica a pu récupérer, via une autre société, des données sur 87 millions d’utilisateurs de Facebook. En comparaison, on ignore si des données d’utilisateurs de Google ont bien été collectées illégalement par des tiers : les données étaient mal protégées, mais à ce stade, Google affirme n’avoir trouvé aucune trace d’une exploitation de la faille. Par ailleurs, les données absorbées puis transmises à Cambridge Analytica étaient très détaillées et comprenaient, par exemple, tous les centres d’intérêts des utilisateurs, alors que la faille Google+ ne donnait accès qu’à des informations basiques.

        Voir notre Google Memorial,
         

          le petit musée des projets Google abandonnés







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les retrouvailles des deux rappeurs, qui s’étaient trouvés par hasard à l’aéroport d’Orly, avaient dégénéré en bagarre générale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤      googletag.cmd.push(function(){googletag.display("cover");});         En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Publié hier à 23h55, mis à jour à 13h14   Lecture 3 min.                                  Une bagarre générale très médiatisée dans un terminal de l’aéroport d’Orly, un séjour en prison, et un procès au début de septembre : l’épilogue du « clash » de l’été entre les rappeurs Booba et Kaaris a eu lieu mardi 9 octobre, avec la condamnation des deux hommes à dix-huit mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.           Une décision qui a paru satisfaire les avocats des rappeurs : un jugement « en grande partie mesuré », qui « consacre des violences croisées », pour l’avocat de Booba, Yann Le Bras ; « d’apaisement », pour celui de Kaaris, David-Olivier Kaminski.           Le 6 septembre, le procureur avait requis un an de prison avec sursis contre ceux qu’il avait qualifiés de « petits-bourgeois du clash ». Booba, figure du rap français, et Kaaris, son ancien protégé, n’étaient pas présents au tribunal pour entendre le jugement.      La suite après cette publicitégoogletag.cmd.push(function(){googletag.display("inread");});       Les deux hommes de 41 et de 38 ans, ainsi que leur garde rapprochée, avaient été placés en détention provisoire après la bagarre collective dans l’aéroport parisien au début d’août, avant d’être libérés trois semaines plus tard avec une interdiction de quitter le territoire, que le tribunal a levée dans l’attente du jugement.           Booba, qui habite Miami depuis dix ans, y a rejoint ses deux jeunes enfants. Il devrait rentrer en France quelques jours avant un concert prévu le 13 octobre à la U Arena de Nanterre, la plus grande salle d’Europe.           Des images peu flatteuses           Brouillés depuis quelques années, Booba et Kaaris ne se voyaient plus, mais se narguaient régulièrement sur Internet à coups de piques, photomontages ou vidéos menaçantes.            Lire aussi Booba-Kaaris : aux origines de la bagarre la plus attendue du rap français              Eloquentes, les vidéos de leurs retrouvailles ne sont flatteuses pour personne : Booba, flacon de parfum au poing, qui frappe un proche de Kaaris ; ce dernier caché derrière un rayon d’une boutique Duty-Free qui jette des objets sur un proche de Booba… Puis des coups de pied au sol, des coups de poing sur la tête, un peu de sang…           Finalement, des blessés légers dans chaque camp, des vols retardés et plus de 50 000 euros de casse, le tout devant des passagers éberlués filmant la scène, qui tournera en boucle sur les réseaux sociaux et les chaînes d’information.           Réquisitions échelonnées           « N’y avait-il pas moyen que cela se termine autrement ? », a demandé en soupirant la juge pendant le procès. « Je me suis défendu, tout simplement », a répondu Booba ; « c’est vraiment pas ma faute », a affirmé Kaaris.           Devant une salle comble, lors d’une audience qui s’est étirée jusqu’à 2 heures du matin, les rappeurs ont joué l’apaisement et présenté leurs excuses, laissant le soin à leurs avocats de s’écharper pour imposer leurs vérités au visionnage des vidéos de la bagarre.            Lire aussi Au procès des rappeurs Booba et Kaaris, griseries d’avocats et sursis requis              C’est Kaaris « qui se lève et va au contact » ; c’est Booba qui « porte le premier coup de pied », a tranché le procureur. Mais qu’importe, ces deux « pères de famille », « chefs d’entreprise », sont surtout « tous deux responsables » d’avoir perdu « toute lucidité » de peur de devenir « la risée d’Internet ».           Contre leurs neuf proches jugés en même temps, il a échelonné ses réquisitions selon la gravité des violences et leurs antécédents judiciaires : relaxe pour un membre du clan Booba resté à l’écart, entre six mois d’emprisonnement avec sursis et huit mois ferme pour les autres.           « Tout ça est grotesque »           La rencontre des rappeurs qui devaient embarquer sur le même vol pour Barcelone, était « fortuite », selon le procureur, qui a rejeté l’hypothèse d’un « guet-apens » ou d’un « coup marketing », mais « ne pouvait que se conclure par une confrontation physique ». Car, à force de « clashs » publics, Booba et Kaaris « se sont créé des personnages forts, puissants, violents, excessifs et déterminés », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, « baisser les yeux, détourner le regard, ignorer l’autre, c’est déjà perdre la face », a résumé le magistrat.           « On peut considérer que tout ça est grotesque, c’est des enfantillages », a admis Booba. Kaaris et lui n’ont, en tout cas, pas perdu le sens des affaires : tous deux ont sorti ces derniers jours de nouveaux titres, dont ils font la promo sur les réseaux sociaux. Sans, pour l’instant, se provoquer l’un l’autre.             googletag.cmd.push(function(){googletag.display("pave_haut");});                                      Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Les deux évadés de la maison d’arrêt de Colmar ont été arrêtés  Les deux frères, qui avaient réussi à s’enfuir lundi, ont été interpellés à Roubaix.                          Article réservé à nos abonnésProcès Hélène Pastor : le gendre, les voyous et l’argent de la belle-mère  Le procès de dix personnes impliquées dans l’assassinat de la milliardaire monégasque et de son chauffeur débute lundi, à Aix-en-Provence.                      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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Viktoria Marinova était la directrice d’une télévision régionale qui venait de lancer un magazine d’investigation. Un suspect de nationalité roumaine a été interpellé mardi.
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Journaliste bulgare assassinée : le motif du meurtre reste mystérieux

Viktoria Marinova était la directrice d’une télévision régionale qui venait de lancer un magazine d’investigation. Un suspect de nationalité roumaine a été interpellé mardi.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h34
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Des dizaines de Bulgares se sont réunis lundi 8 octobre au soir, au centre de Sofia, pour rendre hommage à Viktoria Marinova. Cette journaliste, âgée de 30 ans, a été brutalement assassinée samedi 6 octobre à Roussé, ville de 150 000 habitants située au nord du pays, près de la frontière avec la Roumanie. Dans un pays classé dernier de l’Union européenne pour sa liberté de la presse par Reporters sans frontières, cet assassinat a causé un choc, même si rien n’indique pour l’instant que Mme Marinova ait été tuée en raison de ses activités professionnelles.
Le chef de la police locale a annoncé mardi 9 octobre qu’un citoyen roumain a été interpellé mais en relativisant pour l’instant son importance. « Nous avons arrêté un homme, nous vérifions toujours son alibi et il n’est donc pas officiellement suspecté d’avoir commis le crime. Il est détenu pour 24 heures », a déclaré Teodor Atanasov à des journalistes à Roussé. Mère d’un enfant de 7 ans, Viktoria Marinova dirigeait une petite chaîne de télévision régionale, TVN, qui appartient à son ex-mari, actif dans les télécoms. Son corps a été retrouvé dans un parc situé près d’une promenade longeant le Danube, alors qu’elle était partie faire un jogging. Selon les autorités bulgares, elle a été violée et dépouillée de ses effets personnels et d’une partie de ses vêtements. Les enquêteurs ont d’abord expliqué à plusieurs médias qu’ils ne privilégiaient pas le motif professionnel, avant d’affirmer dimanche soir qu’aucune piste n’était exclue.
« Son équipe et elle-même travaillaient sur beaucoup de sujets impliquant le crime organisé », Attila Biro, journaliste
TVN avait longuement donné la parole le week-end précédent à deux journalistes ayant publié des révélations fracassantes mi-septembre sur des détournements massifs de fonds européens par une des plus grosses entreprises bulgare du bâtiment, GP. « Elle avait lancé un magazine d’investigation, “Detector”, et lors de sa première – et dernière – émission, elle a invité notre journaliste pour parler de cette affaire », raconte Atanas Tchobanov, rédacteur en chef de Bivol, le site d’investigation à l’origine de ce scandale. « Aucune télévision ne nous invite d’habitude et elle avait même évoqué ensuite un projet d’émission pour parler de nos investigations de manière régulière », assure ce journaliste d’investigation qui dit avoir reçu des menaces récemment.
Manque de confiance dans les autorités bulgares
La Bulgarie est l’un des pays les plus corrompus d’Europe. « Et Roussé est connue pour être un hub du blanchiment d’argent. Or, son équipe et elle-même travaillaient sur beaucoup de sujets impliquant le crime organisé », témoigne également Attila Biro, journaliste d’investigation roumain associé à Bivol et qui avait été co-interviewé par TVN.
Dans cette émission, Attila Biro et son confrère bulgare avaient notamment évoqué les conditions troubles dans lesquelles ils avaient été brièvement arrêtés le 13 septembre par la police alors qu’ils s’étaient rendus sur un site près de Sofia où des sacs d’archives de GP étaient en train d’être détruits quelques jours après leurs révélations.
« On n’a pas confiance dans les autorités bulgares », conteste M. Tchobanov, qui préférerait une « investigation européenne qui n’exclut aucune hypothèse ».
Les deux hommes n’excluent toutefois pas que Viktoria Marinova ait pu être tuée par un déséquilibré ou dans le cadre d’une affaire privée. « Les meilleurs enquêteurs ont été envoyés à Roussé et une grande quantité d’ADN a été retrouvé », a affirmé le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, en assurant que l’élucidation du crime n’était « qu’une question de temps ». « On n’a pas confiance dans les autorités bulgares », conteste toutefois M. Tchobanov, qui préférerait une « investigation européenne qui n’exclut aucune hypothèse ».

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Viktoria Marinova est la troisième journaliste à être assassinée en moins d’un an dans un pays de l’UE. Si, pour l’instant, le mode opératoire de ce meurtre est bien différent de celui de la Maltaise Daphne Caruana Galizia (tuée dans l’explosion de sa voiture) et du Slovaque Jan Kuciak (exécuté avec sa compagne), il met de nouveau l’accent sur les failles des autorités nationales à identifier les auteurs des assassinats de journalistes qui se multiplient actuellement en Europe. Et surtout à éviter qu’ils n’agissent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’avocat a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. Il est mort mardi à 76 ans.
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Mort de l’avocat pénaliste Jean-Yves Liénard

L’avocat a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. Il est mort mardi à 76 ans.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h22
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



   


L’avocat Jean-Yves Liénard est mort mardi 9 octobre. Il était âgé de 76 ans. Ancien « chausseur pour dames », comme il aimait à se présenter, Jean-Yves Liénard se distinguait des grands pénalistes de son époque par deux qualités : il était tendre et drôle. Plus une, encore plus rare, il savait d’abord rire de lui.
Il a défendu tout ce que le gotha des voyous compte de noms redoutables, de Michel Gabarres, « le Roi des gitans », au clan des frères Hornec, en passant par les parrains marseillais Jean-Luc et Bernard Barresi, ou feu Richard Casanova, qui fut l’un des piliers de la Brise de mer, mais aussi Bernard Tapie ou Gérard Depardieu. De ses clients, il disait : « Je ne les aime pas la veille, je ne les aime pas le lendemain, mais pendant le temps où je les défends, je les aime. » 

        Lire son portrait publié en juillet 2012 :
         

          Jean-Yves Liénard : « Quand je les défends, je les aime »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après la surprise causée par l’annonce de Maurice Kamto de sa victoire le lendemain du scrutin, des candidats font le décompte d’« anomalies » et préparent des recours.
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Décryptage

Présidentielle au Cameroun : plusieurs partis d’opposition dénoncent des « fraudes »

Après la surprise causée par l’annonce de Maurice Kamto de sa victoire le lendemain du scrutin, des candidats font le décompte d’« anomalies » et préparent des recours.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
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        Le 09.10.2018 à 14h02

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        Mis à jour le 09.10.2018 à 14h06






    
Maurice Kamto, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), dans son QG de campagne, à Yaoundé, le 8 octobre 2018.
Crédits : Zohra Bensemra / REUTERS


Ce ne sont que quelques phrases, mais elles pourraient changer la face de l’élection présidentielle au Cameroun. Au lendemain du scrutin tenu dimanche 7 octobre, Maurice Kamto, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a revendiqué, contre toute attente, sa victoire devant des dizaines de journalistes réunis dans son quartier général de campagne à Yaoundé.
« J’ai reçu pour mission de tirer le penalty historique. Je l’ai tiré, le but a été marqué », a annoncé lundi celui qui, durant les deux semaines de campagne électorale, sillonnait le pays en maillot des Lions indomptables, l’équipe nationale de football, et ballon rond à la main. Il promettait alors à ses partisans de « tirer le penalty au soir du 7 octobre ».

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L’ancien ministre délégué auprès du ministre de la justice, qui avait claqué la porte du gouvernement en 2011, a par ailleurs appelé Paul Biya, président du Cameroun depuis bientôt trente-six ans, à organiser « une transmission pacifique du pouvoir ».
La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre. Maurice Kamto s’est mis « manifestement hors-la-loi », a déclaré lundi à l’AFP le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary. La loi électorale dispose que les résultats sont proclamés dans les quinze jours suivant le scrutin par le Conseil constitutionnel. « On ne peut pas vouloir gouverner le Cameroun et se mettre au travers des lois qui gouvernent le Cameroun », a encore déclaré le porte-parole du gouvernement sur France 24. La veille, pourtant, il promettait « la victoire triomphale » de Paul Biya.
Bourrages d’urnes et achats de voix
« En ce moment, vous devez savoir qu’il y a des opérations pour frauduleusement changer les résultats. Les fraudes se poursuivent à une échelle que vous n’imaginez pas. Nos tendances et les remontées que nous avons du terrain montrent très clairement le sens de la victoire », explique Olivier Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto, sans pour autant donner de chiffres ni expliquer comment ses équipes sont parvenues à ces conclusions. « On sait d’après nos calculateurs que désormais, l’écart ne peut plus être rattrapé par le président sortant », argue-t-il.

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Outre le MRC, d’autres partis d’opposition dénoncent des « fraudes » ayant entaché le scrutin à un tour. Ils citent les bourrages d’urnes, les falsifications de procès-verbaux, les achats de voix, l’absence de bulletins au nom de certains candidats dans les bureaux de vote, des scrutateurs des partis refoulés lors du dépouillement, l’utilisation d’encre non indélébile…
« A Yaoundé 5, par exemple, nous avons découvert une fabrique de fausses cartes électorales destinées à alimenter le candidat du parti au pouvoir », fulmine Emile Bindzi. Le porte-parole de Cabral Libii, plus jeune candidat à la présidentielle, assure que le parti a recensé « des fraudes sur tout le territoire et même dans la diaspora ». « A Marseille et Bruxelles, nos représentants ont été refoulés et interdits dans les bureaux de vote », précise-t-il.
Forte abstention en zone anglophone
Selon l’article 133 du Code électoral camerounais, les candidats ont jusqu’à soixante-douze heures après le scrutin pour déposer leurs requêtes auprès du Conseil constitutionnel. Lors des précédentes présidentielles, les plaintes déposées par les partis d’opposition n’ont jamais abouti. « La justice est pour les forts, déplore Emile Bindzi. Mais nos équipes travaillent afin de déposer des requêtes auprès de l’institution étatique chargée du contentieux électoral. »

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Du côté du Social Democratic Front (SDF), qui dénonce « des anomalies », les conseillers juridiques travaillent en vue de « faire des recours ». « Nous comptabilisons tous les résultats dans tous les bureaux de vote au Cameroun », souligne Henry Kejang, responsable médias de la campagne du candidat Joshua Osih. La direction générale des élections (Elecam) a quant à elle confirmé, lundi soir, la forte abstention qui a prévalu dans les zones anglophones. Le taux de participation officiel et les résultats sont attendus d’ici au lundi 22 octobre.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Visant à interdire les véhicules les plus polluants, ces ZFE devront être mises en place avant la fin de 2020. Pour le gouvernement, elles permettront de respecter les normes européennes.
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Pollution : quinze agglomérations s’engagent à déployer des « zones à faibles émissions »

Visant à interdire les véhicules les plus polluants, ces ZFE devront être mises en place avant la fin de 2020. Pour le gouvernement, elles permettront de respecter les normes européennes.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 15h09
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les automobilistes français vont devoir se familiariser avec un nouveau sigle : ZFE, pour zones à faibles émissions. Quinze collectivités territoriales particulièrement touchées par des problèmes de pollution de l’air se sont engagées, lundi 8 octobre, à déployer des ZFE d’ici à la fin de 2020.
L’objectif, pour le gouvernement, est de mettre un terme d’ici à 2022 aux dépassements répétés des normes principalement en termes d’émissions de dioxyde d’azote, un gaz très toxique émis majoritairement par les véhicules diesel – qui valent à la France d’être renvoyé devant la Cour de justice de l’Union européenne. « Je pense que ce sera un élément important dans le cadre de ce contentieux », a affirmé la ministre des transports, Elisabeth Borne.
Plus de 220 ZFE existent déjà en Europe. Mais en France, seules Paris et, dans une moindre mesure, Grenoble en possèdent une. Elles seront rejointes par les métropoles du Grand Paris, du Grand Lyon, d’Aix-Marseille, de Strasbourg, Nice, Toulouse, Montpellier, Clermont, Saint-Etienne, Reims, Toulon, Rouen et Fort-de-France selon des modalités différentes.
Vignettes Crit’Air
La ZFE fonctionne sur le système des vignettes Crit’Air et vise à interdire la circulation des véhicules les plus polluants. Chaque collectivité pourra décider du périmètre de la zone (centre-ville ou agglomération), des plages horaires, des catégories de véhicules concernées (tous ou seulement les poids lourds) et de la progressivité des restrictions.
Ainsi, à Paris, les voitures classées Crit’Air 4 (diesels immatriculés entre 2001 et 2005) ne pourront plus circuler dans les rues de la capitale en semaine, entre 8 heures et 20 heures, à partir de juillet 2019. Et d’ici à 2024, ce sont tous les diesels qui seront interdits, et, six ans plus tard, les motorisations essence. La Métropole du Grand Paris va étendre cette ZFE au-delà du périphérique, jusqu’à l’A86, selon le calendrier parisien.
« Le GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] a rappelé à tous les élus qu’est venu le temps de l’accélération pour sortir au plus tôt du diesel et l’essence dans les transports, réagit Lorelei Limousin, responsable transports au sein du Réseau Action Climat. La zone à faibles émissions est la première étape pour y arriver et doit être mise en œuvre de manière ambitieuse et, sans plus tarder, avec des bénéfices directs sur la santé. » La pollution de l’air est responsable chaque année en France de 48 000 morts prématurées.
Des ZFE plus ou moins ambitieuses
Mais toutes les collectivités ne sont pas aussi avancées ou ambitieuses dans leurs projets de ZFE. Strasbourg a mis en place, le 1er septembre, une première ZFE interdisant les véhicules de livraisons les plus polluants de son centre historique. Elle sera étendue aux 33 communes de l’agglomération et à tous les véhicules. A Grenoble, elle visera également d’abord le transport de marchandises (à partir du printemps 2019) avant d’être élargie aux 49 communes de la métropole d’ici à 2020, voire à l’ensemble des véhicules.

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                Pollution de l’air : des ONG réclament 100 000 euros d’astreinte journalière à la France



A Lyon, la ZFE, qui sera effective à partir du 1er janvier 2020, ne concernera que les poids lourds et les véhicules utilitaires. A Marseille et à Nice, on en est encore au stade de l’étude. « Plus on va s’approcher des élections municipales, moins les élus oseront prendre des mesures qui pourraient heurter les automobilistes », commente un responsable francilien.
De son côté, le gouvernement, qui est également sous la pression du Conseil d’Etat qui l’a enjoint de prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter les normes européennes de qualité de l’air, s’engage à accompagner les collectivités. Une enveloppe spéciale de 35 millions est annoncée. La future loi d’orientation des mobilités (LOM) devrait instaurer le contrôle (et la verbalisation) automatique par vidéo (lecture des plaques) des ZFE. « Tant que nous n’avons pas cette possibilité, les zones à faibles émissions restent largement virtuelles », commente Christophe Najdovski, adjoint aux transports à la mairie de Paris.
La vallée de l’Arve, grande absente
Pour le gouvernement, l’engagement de ces quinze collectivités est une première étape. La LOM demandera à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants d’envisager également le déploiement de ZFE.
Pour l’heure, deux territoires sur la liste noire de la Commission européenne manquent à l’appel : l’agglomération de Valence et surtout la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, « une des plus polluées de France », selon les mots de l’ex-ministre Nicolas Hulot. Au ministère de la transition écologique et solidaire, on met en avant des questions de « gouvernance locale ». Mi-septembre, les élus de ce territoire encaissé au pied du Mont-Blanc traversé par des milliers de poids lourds qui empruntent le tunnel avaient dénoncé le « saupoudrage » des mesures prévues par l’Etat. En déplacement dans la vallée en septembre, Nicolas Hulot avait répondu aux élus et aux habitants excédés qu’il n’avait « pas de baguette magique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Malgré une politique antimigrants dure, Budapest a doublé le nombre de bourses pour les élèves asiatiques, sud-américains ou maghrébins.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/10/2018
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La Hongrie courtise toujours les étudiants étrangers

Malgré une politique antimigrants dure, Budapest a doublé le nombre de bourses pour les élèves asiatiques, sud-américains ou maghrébins.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 10h26
    |

            Blaise Gauquelin (Szeged (Hongrie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

La scène ne correspond en rien aux clichés habituels concernant ce pays d’Europe centrale ayant si mauvaise presse. En ce mardi 25 septembre, dans le beau bâtiment Belle Epoque de l’université de Szeged, au sud de la Hongrie, Patrick Mardellat, professeur d’économie à Sciences Po Lille, commence par faire lire à ses élèves l’entretien, paru quelques jours plus tôt dans Le Monde, d’un philosophe néerlandais qualifiant la Hongrie d’« autocratie électorale ».
L’enseignant français a face à lui un seul étudiant hongrois, ainsi que deux jeunes filles et trois garçons originaires de Turquie et du Maroc, heureux bénéficiaires d’une généreuse bourse émise par le gouvernement du souverainiste Viktor Orban – celui-là même qui se présente comme le défenseur de la chrétienté contre les migrations !
C’est un paradoxe : malgré ce discours hostile, Budapest prend en charge depuis 2013 les études d’étrangers sur son territoire et multiplie les échanges bilatéraux avec des Etats tiers. Cette année, le nombre des bourses accordées à des Asiatiques, à des Sud-Américains ou à des Maghrébins a doublé, passant de 2 500 à 5 000 bénéficiaires, dans le cadre d’une stratégie visant à remplir les amphis. En Hongrie, la démographie est moribonde, l’émigration des jeunes, massive.

Et alors que la France est aujourd’hui en perte d’attractivité – les Hongrois qui viennent étudier dans l’Hexagone sont en recul de 10 % depuis 2011 –, le nombre de nos compatriotes inscrits en Erasmus en Hongrie explose. Ils seront ainsi 750 à venir découvrir les agglomérations de Györ, Debrecen ou encore Pecs cette année, ce qui représente une hausse de 66 % par rapport à 2012. Développement des programmes en anglais, hausse de la qualité des enseignements, vie universitaire palpitante (et qui reste bon marché), sécurité… La destination voit sa cote grimper.
Szeged, ville francophile
A l’origine de cette réalité méconnue, on retrouve notamment le ministre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.
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La prime d’activité revalorisée, mais de 20 ou 8 euros ?

La prestation qui devait augmenter de 20 euros en octobre ne rapportera en fait que 8 euros à un employé au smic.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h40
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            Sarah Belouezzane








                        


Ministres de la société civile, jeunes députés débutants… Le nouveau monde macroniste a, depuis son avènement, valorisé les nouveaux arrivants en politique. Pourtant l’expérience peut, elle aussi, avoir des vertus. Rompu aux arcanes de l’appareil d’Etat, Boris Vallaud, député PS des Landes et ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, avait déjà déniché l’astuce permettant de transformer la commission des lois de l’Assemblée nationale en commission d’enquête pendant l’affaire Benalla. Vendredi 5 octobre, il a levé un loup sur la revalorisation de la prime d’activité promise par le gouvernement. Dans un Tweet, citant un décret paru début octobre au Journal officiel, le député remarque qu’une manœuvre a été opérée par le gouvernement.
La prestation – dont le but est de compléter les revenus des travailleurs modestes touchant jusqu’à 1,3 smic – devait augmenter de 20 euros en octobre. Cette hausse va certes avoir lieu. Mais facialement seulement. Car si l’exécutif ajoute bien 20 euros au montant maximum de la prime potentiellement reçue par les salariés, il touche au calcul qui détermine la somme réelle versée à chacun. Celle-ci dépend de ses revenus et se comptabilise en déduisant un taux de cumul avec les revenus du travail, que le gouvernement a adroitement fait passer de 62 % à 61 %. Avec cette disposition, ce n’est pas 20 euros que touchera un employé au smic, mais 8 euros net, d’après le député.
« Effort financier considérable »
« En matière sociale, le gouvernement semble faire, mais en vérité il fait semblant », confie M. Vallaud au Monde. Dans les rangs de la majorité, certains s’émeuvent aussi de la découverte d’un dispositif qu’ils n’avaient pas remarqué. « C’est un raté. On ne comprend pas trop ce qui s’est passé, ça appelle une correction », s’inquiète un député LRM. 
Au ministère des affaires sociales, on se défend de vouloir faire des économies en reprenant d’une main ce que l’on donne de l’autre. Pour l’entourage d’Agnès Buzyn, ce seront les petits salaires et les temps partiels qui bénéficieront le plus de ce coup de pouce. Une fois le nouveau taux appliqué, « une personne travaillant à temps plein, au smic, verra sa prime d’activité augmenter de 12 euros brut. En revanche, un employé à temps partiel touchera, lui, 20 euros brut de plus », explique-t-on avenue Duquesne.
Le ministère insiste : un « effort financier considérable » a été consenti pour la prime d’activité dont la hausse pour 2019 devrait représenter 700 millions d’euros. Mais du côté des associations, on regrette l’« imprécision » entourant cette revalorisation. « La communication du gouvernement est demeurée très floue sur les aspects concrets de cette hausse dont les contours ne sont pas si clairs », déplore Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité.



                            


                        

                        


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Maine-et-Loire : 46 personnes intoxiquées, un produit phytosanitaire mis en cause

Cinq d’entre elles ont été hospitalisées au CHU d’Angers après le signalement d’intoxications dans une pépinière.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 14h20
   





                        


La préfecture du Maine-et-Loire a annoncé mardi 9 octobre que quarante-six personnes – trente salariés d’une pépinière ainsi que seize riverains de l’entreprise – avaient été intoxiquées à Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire) et cinq d’entre elles ont été transportées au centre hospitalier universitaire d’Angers.
« Sous réserve de confirmation par une enquête approfondie, l’origine de ces intoxications pourrait être l’épandage à proximité d’un produit phytosanitaire, dans le cadre de la production de la pépinière. Le produit visé contiendrait du métham sodium, pouvant provoquer des atteintes ORL et pulmonaires », précise-t-on de même source.
L’alerte a été donnée à 10 h 20 à la suite du dégagement d’une odeur suspecte à la pépinière. Trois équipes du service mobile d’urgence et de réanimation et la cellule d’intervention sur les risques chimiques ont été envoyées sur place.
« Des prélèvements dans l’air ambiant ont été réalisés par la cellule et n’ont pas mis en évidence de concentration anormale persistante », assure la préfecture.
Le CHU d’Angers a fait savoir sur Twitter qu’aucune des personnes intoxiquées n’était en danger de mort et que le plan blanc avait été levé à 13 heures.

L'organisation exceptionnelle mise en place au #CHUAngers a permis d'accueillir au mieux les personnes impliquées.… https://t.co/OmQu8Ec3JY— chu_angers (@CHU Angers)


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