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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La première grande expédition du Muséum national d’histoire naturelle avait recensé en 1993 la biodiversité du récif de Koumac. Une nouvelle mission vient d’y retourner. En un quart de siècle, les méthodes ont évolué. Il faudra plusieurs années d’analyse pour voir si la faune aussi a changé.
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Nouvelle-Calédonie : la biodiversité du récif de Koumac revisitée

La première grande expédition du Muséum national d’histoire naturelle avait recensé en 1993 la biodiversité du récif de Koumac. Une nouvelle mission vient d’y retourner. En un quart de siècle, les méthodes ont évolué. Il faudra plusieurs années d’analyse pour voir si la faune aussi a changé.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h23
    |

                            Yann Chavance (Koumac (Nouvelle-Calédonie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Chaque jour, le même rituel. Dans l’ancienne pêcherie du port de Koumac, au nord de la Nouvelle-Calédonie, la salle centrale reconvertie en salle des opérations est le lieu d’un casse-tête quotidien : organiser la journée du lendemain. Les équipes du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), aux manettes d’une mission scientifique de grande ampleur montée grâce à des fonds privés et publics calédoniens, doivent établir le programme d’une quarantaine de chercheurs, plongeurs, naturalistes, pilotes de bateau, bénévoles…
Devant les cartes de la région couvrant les murs, il faut jongler avec les horaires des marées, les capacités de chaque bateau, les conditions météo ou encore les sites déjà explorés. Dans un coin de la pièce, le grand tableau blanc qui toise les chercheurs penchés sur leurs échantillons se remplit peu à peu de noms, chacun assigné à un horaire, un bateau et un lieu. Durant tout le mois de ­septembre, l’équipe a passé au peigne fin plus de 600 kilomètres carrés dans le lagon de Koumac, à pied ou en plongée. C’est ainsi, par le truchement du tableau blanc, que le lendemain matin une petite embarcation à moteur est envoyée à la dé­couverte d’un îlot désert, situé plus au nord dans le lagon. A bord, un spécialiste russe fait face à un chercheur allemand, assis à côté d’un Japonais luttant encore contre le sommeil. En tout, onze nationalités se côtoient pendant la mission.
Etude la plus complète possible
Après 45 minutes de traversée à peine ralentie par le passage à proximité d’une baleine curieu­se, l’embarcation coupe le moteur à quelques mètres du rivage. Tout l’équipage se précipite alors à l’eau, commençant à inspecter minutieusement les rochers le long de la plage, laissés découverts par la marée basse. Ils n’au­ront que deux heures avant que l’eau remonte, deux heures pour soulever chaque pierre et y déloger la moindre petite crevette, le moindre coquillage, qui finira sa course dans un seau ou un pot en plastique. « Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le récif néo-calédonien avait déjà fait l’objet d’une expédition naturaliste en 1993. C’était la première d’une série de missions du Muséum national d’histoire naturelle pour inventorier des zones riches en biodiversité.
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Biodiversité : dans le lagon de Koumac, il y a 25 ans

Le récif néo-calédonien avait déjà fait l’objet d’une expédition naturaliste en 1993. C’était la première d’une série de missions du Muséum national d’histoire naturelle pour inventorier des zones riches en biodiversité.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h23
    |

                            Yann Chavance








                        



                                


                            
Il y a tout juste un quart de siècle, Koumac était déjà pris d’assaut par des chasseurs de mollusques, venus en ce mois d’octobre 1993 en comité restreint. « Avec à peine quinze personnes, ce n’était pas encore l’usine, l’ambiance était presque familiale, se rappelle Virginie Héros, l’une des seules scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) à avoir participé aux deux missions de Koumac. A l’époque, la Nouvelle-Calédonie avait connu des campagnes scientifiques en eau profonde, nous voulions donc compléter en étudiant les espèces du littoral. »

En ce début des années 1990, alors que la communauté scientifique commençait à peine à prendre conscience du nombre faramineux d’espèces encore à découvrir, de tels inventaires de biodiversité restaient très marginaux. Il faudra attendre encore près de quinze ans pour que le MNHN lance conjointement avec l’ONG Pro-Natura le programme « La Planète revisitée », visant à recenser les espèces dans les zones les plus riches en biodiversité (Vanuatu, Madagascar, Papouasie…). Pour ces différentes missions, le professeur au MNHN Philippe Bouchet assure que tout est parti de Koumac, en 1993. « C’était l’expédition fondatrice, autant au niveau des méthodes que des objectifs. Depuis, nous avons amélioré notre fonctionnement, mais l’esprit est resté le même. »
Collecte d’espèces inconnues
De tous les inventaires menés par le Muséum, « Koumac 1993 », plus modeste, est le seul à avoir vu ses échantillons entièrement triés. En 2002, soit neuf ans après la phase de terrain, une publication scientifique est ainsi venue officialiser les résultats de cette première collecte à Koumac : sur les 42 zones de prélèvements de la mission, exactement 127 652 spécimens furent collectés, représentant 2 738 espèces de mollusques, dont plusieurs encore inconnues à l’époque.
Mais au-delà des chiffres, cette publication scientifique a révélé de nombreuses données...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Durant tout le mois de septembre, une quarantaine de chercheurs, naturalistes et plongeurs a passé au peigne fin le lagon de Koumac, en Nouvelle-Calédonie, pour dresser un inventaire des mollusques et crustacés évoluant dans le lagon.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ L’organisme a rendu le 3 octobre ses conclusions sur l’« affaire Voinnet-Dunoyer », qui empoisonne la recherche française depuis 2015. En cause, la fabrication illicite d’images, plus grave encore que la falsification.
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Deux biologistes sanctionnés par le CNRS pour « méconduite scientifique »

L’organisme a rendu le 3 octobre ses conclusions sur l’« affaire Voinnet-Dunoyer », qui empoisonne la recherche française depuis 2015. En cause, la fabrication illicite d’images, plus grave encore que la falsification.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h04
    |

            Hervé Morin et 
David Larousserie








                        



                                


                            
Quatre ans après ses débuts, une complexe histoire d’inconduite scientifique dans un laboratoire de biologie du CNRS a trouvé un épilogue le 3 octobre. Deux ­directeurs de recherche du CNRS, Olivier Voinnet et Patrice Dunoyer, sont sanctionnés pour « méconduite scientifique », annonce l’organisme de recherche dans un communiqué. Fait inhabituel, leurs noms sont non seulement révélés, mais aussi avant même la publication des décisions dans le Bulletin officiel du CNRS.
La décision du CNRS fait suite à une quatrième enquête menée conjointement avec l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ, où Olivier Voinnet est détaché depuis 2010) entre septembre 2016 et janvier 2018 et qui porte sur des articles présentant leurs travaux sur les petits ARN. Deux autres enquêtes, en 2015, avaient été lancées indépendamment par les deux organismes. Et une, en 2016-2017, par l’université d’East Anglia (Royaume-Uni), où Olivier Voinnet avait fait sa thèse à la fin des années 1990, qui vient de conclure à une absence de « malhonnêteté de sa part » mais qui demande des corrections dans le manuscrit.
Côté CNRS, Olivier Voinnet écope donc d’un blâme (la sanction la plus faible de l’échelle, après l’avertissement) pour sa responsabilité de chef de groupe. Patrice Dunoyer, en détachement au ­secrétariat général de la province Sud de la Nouvelle-Calédonie ­depuis juin 2018, est rétrogradé d’un échelon pour une « responsabilité avérée » dans des retouches illicites d’images.
Images fabriquées
Le CNRS précise au Monde que cet ancien chef d’équipe à l’Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP) de Strasbourg est également automatiquement suspendu onze mois, puisque lors d’un précédent conseil de discipline, en 2015, il avait eu douze mois de suspension, dont onze avec sursis. A l’époque, son collègue Olivier Voinnet avait, lui, été suspendu deux ans par le CNRS, tandis que l’ETHZ lui avait donné un avertissement. Début...




                        

                        


<article-nb="2018/10/08/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Bien avant les humains, ces insectes ont bâti des champignonnières et les ont protégées grâce à des bactéries naturelles.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 07/10/2018
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Les fourmis, premières agricultrices bio

Bien avant les humains, ces insectes ont bâti des champignonnières et les ont protégées grâce à des bactéries naturelles.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 06h35
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Zoologie. Tous les livres d’histoire s’y accordent : l’agriculture a été inventée il y a quelque 10 000 ans, quelque part entre l’Anatolie et le Moyen-Orient, sonnant le début de l’ère néolithique. Pourtant, tous les livres se trompent.
Bien avant notre espèce, il y a quelque 57 millions d’années, un groupe de fourmis a commencé à cultiver des champignons afin de s’en nourrir. Et il a fait des petits. Aujourd’hui, pas moins de 200 espèces de fourmis attines, réparties sur l’ensemble de l’Amérique latine, ont adopté cette pratique.

Variété des techniques
Des paysannes, vraiment ? Hongjie Li, chercheuse à l’université du Wisconsin à Madison (Etats-Unis), est habituée à la question. « Typiquement, un paysan prépare un substrat, plante une semence, attend que la récolte soit prête, puis moissonne et conserve les meilleurs plants pour l’année suivante, le tout accompagné d’un programme de contrôle des nuisibles, détaille-t-elle. Eh bien, c’est exactement ce que fait la fourmi. »
La révélation ne date d’hier. En 1874, le naturaliste britannique Thomas Belt, de retour du Nicaragua, décrivait les champignonnières érigées par les fourmis attines. D’autres après lui ont montré la variété des techniques employées.
« Certaines espèces rassemblent des déjections de chenilles et des déchets verts, des cadavres d’insectes ou d’arthropodes, décrit Hongjie Li. D’autres vont découper des morceaux de plantes vivantes qu’elles rapportent au nid. » La marchandise est alors préparée par des ouvrières spécialisées qui inoculent leur précieuse moisissure afin qu’elle prospère, « en contrôlant constamment l’humidité et la température, et en protégeant la récolte contre les attaques de pathogènes », précise la chercheuse.
Un pacte avec des bactéries
Dans un article publié dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS), le 3 octobre, la biologiste...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Artisan des Consultations jeunes consommateurs ou encore des premières salles de shoot, ce psychologue clinicien milite depuis vingt ans pour améliorer la prise en charge des addictions.
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Jean-Pierre Couteron, accro à l’addictologie

Artisan des Consultations jeunes consommateurs ou encore des premières salles de shoot, ce psychologue clinicien milite depuis vingt ans pour améliorer la prise en charge des addictions.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 16h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Il peut tout à la fois citer Georges Canguilhem et Jacques Higelin… A la fin du discours de Jean-Pierre Couteron, le 24 mai à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, lors des 8e Journées nationales de la fédération Addiction, la salle est debout et l’ovationne. Près de 1 500 personnes. L’émotion est palpable. Ce jour-là, il a un lumbago, la voix un peu cassée, mais il livre durant une demi-heure un discours brillant sur l’homme augmenté. S’il a passé la main en tant que président de la fédération Addiction – un réseau de 210 associations –, le 5 juillet, au ­psychiatre bordelais Jean-Michel Delile, Jean-Pierre Couteron reste au conseil d’administration de la fédération, et occupe une fonction de porte-parole. Il commence aussi un enseignement au Conservatoire national des arts et ­métiers (CNAM). Le tout en poursuivant son activité clinique au centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie et à la Consultation jeunes consommateurs (CJC) de l’association Oppelia de Boulogne-Billancourt, où il exerce depuis quatre ans.
C’est l’homme de trois grandes batailles. D’abord pour les jeunes. Il a été l’un des artisans des CJC. Entre la prévention et le soin, ce dispositif né en 2004 pour les consommateurs de cannabis s’est élargi aux autres addictions. Jean-Michel Delile se souvient : « Il y a une vingtaine d’années, Jean-Pierre, alors jeune psychologue, nous bousculait en nous parlant des expériences menées en Australie. C’était un véritable précurseur. »
Son deuxième combat, moins médiatique : l’ouverture des communautés thérapeutiques. Ce modèle décrié est peu connu. Il en existe aujourd’hui une dizaine en France. Il est selon lui « nécessaire de disposer d’une palette de réponses en addictologie ». Son propre parcours, analytique, est ouvert à d’autres approches.
Première salle de shoot
Enfin, troisième croisade, la réduction des risques. Malgré l’hostilité politique, il s’est battu...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Au menu : une nouvelle planète naine aux confins du Système solaire, une colonie de termites sans le moindre mâle, début de la Fête de la science, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Une octogénaire américaine est morte suite à la désinsectisation de son logement.
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Reprenant les codes des « études de genre », trois Américains sont parvenus à faire publier des articles totalement farfelus dans les revues les plus en vue du domaine.
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« Culture du viol chez les chiens » : un canular trompe des revues scientifiques américaines

Reprenant les codes des « études de genre », trois Américains sont parvenus à faire publier des articles totalement farfelus dans les revues les plus en vue du domaine.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 10h52
    |

            Pierre Barthélémy








                        


Peter Boghossian et James Lindsay sont de petits farceurs. En 2017, ces deux Américains – le premier enseigne la philosophie à l’université d’Etat de Portland (Oregon), le second, titulaire d’un doctorat en mathématiques, est essayiste – avaient piégé la revue Cogent Social Sciences en lui faisant publier une pseudo-étude tendant à montrer que le pénis ne devait pas être considéré comme l’organe masculin de la reproduction mais comme une construction sociale.
Au fil de cet article, que ses auteurs décrivirent ensuite comme « un papier de 3 000 mots d’inepties totales se faisant passer pour de l’érudition universitaire », on caricaturait certaines études de genre en expliquant notamment que le pénis était la source d’une culture du viol, y compris du viol de la nature, et donc en partie responsable du réchauffement climatique…

        Lire aussi :
         

                Une revue scientifique piégée par un canular sur le pénis



Ce canular, assez facile car dirigé contre une revue de peu d’envergure, a donné des idées à Peter Boghossian et James Lindsay, qui ont décidé de pousser la farce un cran plus loin, avec l’aide d’Helen Pluckrose, la rédactrice en chef d’Areo. Cette revue en ligne a publié, mardi 2 octobre, un long article signé des trois comparses expliquant comment, depuis un an, ils étaient passés, avec un certain succès, à la phase industrielle du canular en sciences humaines et sociales, rédigeant vingt études bidon en l’espace de dix mois et les soumettant à des revues plus réputées que Cogent Social Sciences.
Les journaux ciblés publient essentiellement des travaux sur les questions du genre, de la sexualité, de l’identité ou de l’origine ethnique, un champ d’étude que Boghossian, Lindsay et Pluckrose estiment « corrompu », au sens où l’idéologie y aurait pris le pas sur la recherche de la vérité. Selon ce trio, ces disciplines sont gangrenées par une culture du « grief », c’est-à-dire une obsession à attribuer les discriminations dont souffrent certaines personnes (en raison de leur sexe, de la couleur de leur peau ou de leur orientation sexuelle) aux machinations d’un groupe dominant – les hommes blancs hétérosexuels, pour schématiser.
Les trois auteurs se sont donc glissés dans le moule qu’ils critiquent, s’imprégnant des notions, du vocabulaire et des codes de ces « études de grief » et flattant « les préconceptions idéologiques des éditeurs », comme l’écrivait le physicien Alan Sokal après son retentissant canular de 1996.
Seules six études rejetées
Le bilan de l’expérience est à la fois édifiant et inquiétant. Sur les vingt études en question, seulement six ont été rejetées. Sept autres ont été acceptées pour publication – quatre d’entre elles sont effectivement parues et trois autres étaient sur le point de l’être quand les auteurs sont sortis du bois –, et les sept dernières étaient en cours de révision/correction.
Les articles publiés flirtent souvent avec le grotesque. L’un d’eux met ainsi en scène une chercheuse inventée étudiant, dans les parcs canins, la culture du viol chez les chiens et se demandant s’il est possible de réduire les tendances aux agressions sexuelles des hommes en les dressant comme on dresse leurs compagnons à quatre pattes. L’étude a été publiée par Gender, Place & Culture et l’un de ses relecteurs a écrit à son sujet : « C’est un papier merveilleux, incroyablement novateur, riche en analyses et extrêmement bien écrit et organisé », etc.
Autre exemple, une étude parue dans Sexuality & Culture, qui encourage les hommes hétérosexuels à s’introduire des godemichés dans l’anus pour faire baisser leur homophobie… Un des reviewers s’est enthousiasmé pour ce « travail », assurant qu’il s’agissait d’« une contribution incroyablement riche et passionnante à l’étude de la sexualité et de la culture, et en particulier l’intersection entre masculinité et analité ». Sic.
« Nous n’aurions pas dû pouvoir publier l’un de ces si mauvais articles dans un journal, encore moins sept », écrivent Boghossian, Lindsay et Pluckrose, qui soulignent à quel point le sacro-saint système de relecture par les pairs est inopérant dans ce domaine. Ils révèlent d’ailleurs avoir été sollicités à quatre reprises pour relire et évaluer les articles de véritables chercheurs. Ils ont décliné de le faire pour des raisons éthiques. Le compte rendu de leur canular dans Areo se termine par un appel « aux plus grandes universités à commencer un examen méticuleux de ces domaines d’étude (…) de façon à séparer les spécialistes et les disciplines qui produisent du savoir de ceux qui produisent du sophisme constructiviste ». Bref à renouer avec la méthode scientifique.

        Lire aussi :
         

                L’Autolib’, révélatrice de la sociologie postmoderne



Reste à savoir quel impact réel ces révélations auront dans le monde universitaire. Sociologue au CNRS et lui-même coauteur d’un canular en 2015, Arnaud Saint-Martin s’avoue « partagé » quant au travail des trois Américains. « On sait qu’un certain nombre de disciplines sont infectées par du “bullshit”, dit-il. Ce qu’ils ont fait est très construit, avec une méthodologie où l’on teste un certain nombre de choses avec joie. Mais on peut se demander qui est l’adversaire, s’il est si puissant, si présent que cela. Ils ne donnent pas de noms, pas de départements universitaires, pas de colloques-phares… » 
Autre interrogation : l’affaire ne risque-t-elle pas d’avoir des effets délétères sur les chercheurs qui travaillent sérieusement sur les discriminations ? « Il existe un anti-intellectualisme rampant aux Etats-Unis, et cela peut donner des arguments béton à l’“alt-right” », analyse Arnaud Saint-Martin. Quand on ose ce genre de canular pour redonner une santé à la science, on risque aussi d’aider ceux qui la combattent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Cette mesure sera discutée au Parlement à la fin de l’année, dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique.
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<article-nb="2018/10/08/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Santé publique France a confirmé jeudi que des bébés sont nés sans mains, bras ou avant-bras dans des périmètres restreints de l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.
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Les autorités sanitaires confirment des cas groupés de bébés malformés, sans identifier de cause

Santé publique France a confirmé jeudi que des bébés sont nés sans mains, bras ou avant-bras dans des périmètres restreints de l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 06h32
   





                        


Des cas groupés de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits de France ont alerté les autorités sanitaires ces dernières années, mais aucune cause n’a pu être mise en évidence par leurs enquêtes, ont-elles annoncé jeudi 4 octobre. Ces cas ont été observés dans l’Ain (sept naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.
Pour l’Ain, « l’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations », a expliqué l’agence sanitaire dans un rapport publié jeudi. « Pour la Loire-Atlantique et la Bretagne, l’investigation a conclu à un excès de cas. Cependant, aucune exposition commune n’a été identifiée », a-t-elle poursuivi.
150 cas par an en France
Appelée « agénésie transverse des membres supérieurs », cette absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon représente moins de 150 cas par an en France.
Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas de la thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.
Les investigations ont été menées sous deux formes : la recherche statistique d’un excès de cas, d’une part, et, de l’autre, une enquête auprès des parents, via des questionnaires. Le but des questionnaires est de tenter de comprendre quels produits (pesticides, médicaments, produits ménagers…) auraient éventuellement pu provoquer les malformations.
« On n’a pas d’élément démontré pour dire que tel produit est responsable », a affirmé Jean-Claude Desenclos, directeur scientifique de Santé publique France lors d’une conférence de presse. Par exemple, en ce qui concerne les pesticides, « les calendriers d’épandage ne correspondaient pas à la période-clé de fragilité durant la grossesse », a expliqué l’épidémiologiste Bertrand Gagnière, qui a enquêté sur les cas de Bretagne.
Conclusions contestées
Concernant le cas de l’Ain, les conclusions ont été contestées par le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), structure basée à Lyon qui avait donné l’alerte pour ce département. C’est l’un des six registres des malformations congénitales de France.
« On tombe des nues », a déclaré sa directrice générale, l’épidémiologiste Emmanuelle Amar, lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP. Elle accuse Santé publique France d’avoir fait des « erreurs » de méthodologie.
Le Remera a mené sa propre étude, dans laquelle il conclut que le nombre de cas dans l’Ain est statistiquement significatif. Mais lui et Santé publique France ne s’accordent pas sur la méthodologie.
Plus généralement sur les trois séries de cas, dans la mesure où aucune hypothèse n’a émergé des questionnaires, les enquêtes n’ont pas porté sur un produit en particulier. « Il ne suffit pas de dire “C’est l’environnement, c’est l’agriculture”, dit le docteur Gagnière. En l’absence d’hypothèses, il ne sert à rien de lancer des recherches tous azimuts : on sait par expérience que ça ne débouche sur aucun résultat. » 
« Il y a eu une investigation »
Un argument contesté par Emmanuelle Amar : « Dire “On n’a pas trouvé la cause, alors on ne la cherche pas” est un raisonnement étrange », a-t-elle objecté. « Il peut y avoir un débat scientifique, mais il y a eu une investigation et on ne peut pas considérer que Santé publique France nierait l’existence de signaux », a souligné François Bourdillon, directeur général de l’agence sanitaire, qui maintient la surveillance pour repérer d’éventuels nouveaux cas.
Cette controverse intervient alors que le Remera s’inquiète pour son avenir. La région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont stoppé leur financement, selon sa responsable. L’autre partie de ses fonds provient de Santé publique France et de l’Agence du médicament (ANSM). « Il n’a jamais été question d’arrêter notre financement », a assuré M. Bourdillon.
Pour mieux repérer les malformations congénitales, Santé publique France souhaite créer une fédération nationale des six registres (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes, dont le Remera) pour disposer d’une base de données commune.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Voici les principales informations à retenir sur les douze lauréats récompensés cette année.
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Qui sont les lauréats des prix Nobel 2018 et qu’ont-ils accompli ?

Voici les principales informations à retenir sur les douze lauréats récompensés cette année.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 16h17
    |

            Anne-Aël Durand et 
Gary Dagorn








                        


Les lauréats de tous les prix Nobel sont désormais connus. Neuf hommes et trois femmes ont été récompensés dans cinq disciplines : médecine, physique, chimie, paix et économie (le prix Nobel de littérature n’ayant pas été remis cette année). Voici un aperçu de leurs réalisations.
Médecine : le système immunitaire contre le cancer
Le prix Nobel de médecine a récompensé cette année deux chercheurs, l’un japonais, l’autre américain, ayant travaillé sur une nouvelle façon de combattre les cellules cancéreuses. Tasuku Honjo et James P. Allison ont mené des travaux similaires qui montrent qu’il est possible d’utiliser le système immunitaire d’un malade pour éliminer les tissus cancéreux. C’est ce qu’on appelle désormais l’immunothérapie.
Tasaku Honjo, le premier, a commencé à travailler en 1992 à une protéine présente sur la surface des cellules tueuses de notre système immunitaire, les lymphocytes T. Cette protéine, baptisée PD-1, agit comme un frein à l’action des lymphocytes T afin que la réaction immunitaire soit proportionnée à la menace et ne se retourne pas contre les cellules saines. Après plusieurs années de recherche, Honjo a découvert qu’en inhibant la protéine PD-1, les lymphocytes pouvaient s’attaquer bien plus facilement aux cellules cancéreuses et ainsi combattre les tumeurs.
C’est à peu près la même découverte qu’a faite James P. Allison à l’université de Berkeley, à San Francisco, lorsqu’il s’aperçut qu’une autre protéine, la CTLA-4, fonctionnait aussi comme un frein à la réaction immunitaire du corps. Les expériences menées en 1994 pour bloquer CTLA-4 sur des souris atteintes d’un cancer ont montré des résultats spectaculaires de rémission. Après plusieurs années d’efforts, des essais cliniques en 2010 ont abouti à des résultats prometteurs chez des patients humains atteints de mélanomes avancés. Plusieurs patients ont ainsi vu disparaître toute tumeur maligne grâce à cette technique, alors que les autres traitements avaient échoué auparavant.
L’immunothérapie permet aujourd’hui d’augmenter significativement le taux de rémission des patients atteints de cancers jugés incurables avant et représente une source d’espoir pour des cancers tels que les mélanomes, les lymphomes, le cancer du poumon ou celui de la vessie.

        Focus sur le Nobel de médecine
         

          qui sacre la percée de l’immunothérapie du cancer



Physique : les lasers à l’honneur
Le 112e prix Nobel de physique a récompensé cette année trois chercheurs : Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland. Le premier pour l’invention des pinces optiques et leur application dans le domaine médical ; les seconds pour l’invention d’une technique de génération de rayons laser très intenses ayant permis d’améliorer grandement la chirurgie optique.
Les pinces optiques d’Arthur Ashkin sont un outil révolutionnaire inventé en 1987. Il s’agit de manipuler des objets physiques microscopiques, tels que des atomes, des molécules, des virus ou des bactéries grâce à des rayons laser. Cela peut sembler étonnant, mais cette technique utilise la pression que la lumière peut exercer sur les choses pour les déplacer. Cette invention majeure a trouvé de multiples applications en médecine et en biologie, où il est devenu bien plus facile de manipuler des organismes vivants microscopiques sans les endommager, permettant des manipulations quasi aisées et une recherche médicale plus poussée.
Quant à Gérard Mourou, chercheur à Polytechnique et à l’université du Michigan, et Donna Strickland, chercheuse à l’université canadienne de Waterloo, ils sont les inventeurs d’une technique capable de générer de très puissantes et précises impulsions laser, grâce à une technique unique appelée « chirped pulse amplification » (ou CPA, « amplification d’impulsions par impulsions chirurgicales », en français). Celle-ci a notamment trouvé une application massive dans la chirurgie de correction des yeux et pourrait se révéler utile dans de nombreux autres domaines.

        Focus sur le Nobel de physique :
         

          trois chercheurs, dont un Français, récompensés pour leurs travaux sur les lasers



Chimie : l’évolution accélérée en éprouvette
Le Nobel de chimie 2018 a été décerné à trois spécialistes de l’« évolution dirigée » en éprouvette. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (université du Missouri, Columbia), et le Britannique Gregory Winter (université de Cambridge) se sont partagé l’autre moitié.
Frances Arnold a essayé, au début des années 1990, de reproduire le processus d’évolution naturelle, mais en accéléré, en laboratoire. Elle a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle a d’abord créé de vastes collections de mutants génétiques et passé au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. Comme une sélection variétale de graines, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.
George Smith a réalisé des expériences similaires sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent, comme à travers le tamis d’un chercheur d’or. Le Britannique sir Gregory Winter s’est inspiré de cette technique pour sélectionner des anticorps, molécules bien plus complexes. Il a déposé des brevets et créé des sociétés (dont Cambridge Antibody Technology) pour utiliser ces recherches dans un but thérapeutique.

        Focus sur le Nobel de chimie
         

          pour des travaux sur l’évolution en éprouvette



Paix : la lutte contre les violences sexuelles comme arme de guerre
Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 5 octobre, au médecin gynécologue congolais Denis Mukwege et à la yézidie Nadia Murad, ex-esclave de l’organisation Etat islamique (EI), « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ». Tous deux avaient déjà reçu le prix Sakharov, décerné par le Parlement européen.
Nadia Murad, 25 ans, est devenue le porte-voix des yézidis persécutés par les djihadistes. Son village, dans le nord de l’Irak, a été attaqué par l’Etat islamique en août 2014. Les hommes ont été tués, les enfants transformés en soldats et les femmes en esclaves sexuelles. Mariée de force, Nadia Murad a été torturée, battue, violée, et revendue à plusieurs reprises, avant de parvenir à s’enfuir, gagner le Kurdistan puis l’Allemagne où elle vit désormais et poursuit son combat pour faire reconnaître les persécutions de la communauté yézidie.
Agé de 63 ans, le docteur Denis Mukwege est connu pour sa longue expérience de chirurgie réparatrice des femmes victimes de viol de guerre en République démocratique du Congo. L’hôpital qu’il a créé en 1999 à Panzi a soigné 50 000 femmes violées après le conflit au Kivu, que le gynécologue a qualifié de « guerre contre le corps des femmes ».

        Lire aussi :
         

                Le Nobel de la paix pour Denis Mukwege, gynécologue congolais, et Nadia Murad, militante yézidie



Economie : le lien entre croissance, climat et technologie
Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques, souvent désigné comme le « prix Nobel d’économie », a été décerné aux Américains William Nordhaus et Paul Romer, lundi 8 octobre. Il récompense leurs travaux sur l’intégration du changement climatique et de l’innovation technologique dans l’analyse macroéconomique. « Les lauréats de cette année n’apportent pas de réponses définitives, mais grâce à leurs découvertes, nous sommes près de savoir comment nous pouvons avoir une croissance économique mondiale prolongée et soutenable », a justifié l’Académie royale des sciences de Suède.
William Nordhaus, 77 ans, professeur à Yale, est le premier à avoir créé, au milieu des années 1990, un modèle quantitatif qui décrit les interactions entre économie et climat. Ces travaux font aujourd’hui autorité et servent à prédire ou quantifier les conséquences des politiques climatiques, par exemple la taxe carbone.
Paul Romer, 62 ans, enseignant à la Stern School of Business de l’université de New York, a montré comment les forces économiques régissent la disposition des entreprises à engendrer de nouvelles idées et des innovations, jetant ainsi les fondations d’un nouveau modèle de développement, appelé « théorie de la croissance endogène ». Il a occupé durant quinze mois le poste d’économiste en chef de la Banque mondiale, avant d’en démissionner au début de l’année 2018.

        Lire aussi :
         

                Le « Nobel d’économie » attribué à deux Américains pour des travaux sur la croissance durable



Littérature : l’attribution du prix 2018 est reportée d’un an, et sera annoncée en même temps que le lauréat 2019. L’Académie suédoise a traversé une « crise de confiance » après un scandale d’agression sexuelle qui a entraîné des démissions en série.

Le prix de sciences économiques, un presque prix Nobel
Surnommé le « prix Nobel d’économie », le prix en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel n’est pas réellement un prix Nobel au même titre que les autres (physique, chimie, médecine, paix, littérature).
En effet, l’économie ne figure pas dans la liste des disciplines qu’Alfred Nobel a désignées dans le but de distinguer les individus ayant permis des progrès remarquables pour le savoir et l’humanité dans leurs domaines.
Le prix a été créé par la Banque de Suède en 1968 et a été décerné pour la première fois en 1969. La création du prix et ses conditions d’attribution se sont toutefois faites en accord avec la Fondation Nobel et l’Académie royale des sciences de Suède (qui est chargée de décerner les prix en physique et en chimie). Le prix de sciences économiques apparaît d’ailleurs sur le site officiel des Nobel aux côtés des autres.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ L'agence spatiale américaine a ouvert un site internet pour montrer que ses recherches technologiques ont des incidences sur la vie de tous les jours.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Exploration en BD des mécanismes menant à ce syndrome d’épuisement au travail, qui n’est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle.
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Les travaux de James Delbourgo, en s’intéressant au grand savant Hans Sloane, éclairent les connexions souvent cachées entre esclavage et révolution scientifique aux origines de la globalisation des sciences naturelles.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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La révolution scientifique et l’esclavage

Les travaux de James Delbourgo, en s’intéressant au grand savant Hans Sloane, éclairent les connexions souvent cachées entre esclavage et révolution scientifique aux origines de la globalisation des sciences naturelles.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 10h00
    |

                            Stéphane Van Damme (Professeur d’histoire des sciences à l’Institut universitaire européen (Florence)








                        



                                


                            
Carte blanche. Des campus américains de la Côte est (Princeton, Brown), dont l’histoire est liée à l’esclavage, aux récentes révélations sur les commentaires racistes d’Einstein dans ses carnets de voyages, ­l’actualité scientifique n’en finit pas de nous rappeler la nécessité de remettre les sciences du passé dans leur contexte.
En mars, le prestigieux British Museum décidait de reconnaître sur sa page Internet la contribution active à l’esclavage du grand savant anglais d’origine irlandaise Hans Sloane, fondateur du British Museum. On doit ce changement aux recherches menées par James Delbourgo, professeur d’histoire des sciences à l’université Rutgers, près de New York. Son livre Collecting the World. The Life and Curiosity of Hans Sloane (Allen Lane, 2017, en anglais non traduit) jette en effet un regard neuf et décalé sur ce savant considéré comme l’autre personnage-clé de la révolution scientifique anglaise avec Newton.
Bien avant de devenir baron, d’être le ­médecin particulier de la famille royale et le président de la Royal Society après 1727, le jeune Sloane (1660-1753) est en effet envoyé en Jamaïque entre 1687 et 1689. De ce voyage, il rapporte, outre une précieuse description de l’histoire naturelle des Caraïbes, quelque 800 spécimens. C’est le début d’une immense collection de naturalia, qui sera ­léguée au British Museum.
« Histoire naturelle de la Jamaïque »
Cette success story bien connue a souvent éclipsé un autre aspect de cette aventure. Sloane fit fortune en Jamaïque, profitant du labeur des esclaves africains dans les plantations de sucre. Il épousa à son retour à Londres, en 1695, une des héritières d’un des principaux actionnaires de la Compagnie royale africaine, créée dans les années 1670. James Delbourgo a retrouvé les quittances qui prouvent que, à Londres, Sloane continua à participer financièrement à la traite et au transport d’esclaves de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Jamaïque.
Il...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Une trop forte dose de ce médicament luttant contre les problèmes d’érection provoque souvent des troubles de la vue.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Pour la chercheuse Elise Huchard, primatologue spécialiste des babouins, « nous traitons les animaux de façon épouvantable ». Elle participera au Monde Festival à la conférence « S’aimer comme des bêtes » le dimanche 7 octobre.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤     


                Elise Huchard, scientifique taraudée par « la place de l’animal dans nos sociétés »


Pour la chercheuse Elise Huchard, primatologue spécialiste des babouins, « nous traitons les animaux de façon épouvantable ». Elle participera au Monde Festival à la conférence « S’aimer comme des bêtes » le dimanche 7 octobre.

LE MONDE
                 |                 04.10.2018 à 09h14
                 |

            Nathaniel Herzberg

















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Vivre avec les animaux, vivre par les animaux, vivre pour les animaux. « Du plus loin que je puisse me souvenir, j’ai eu envie de ça », confie Elise Huchard, primatologue et chercheuse au CNRS. Elle hésite. « Enfin, non, à 4 ans, je voulais être pédiatre, comme ma maman. Et puis très vite, j’ai basculé. Au lycée, j’ai vu Gorilles dans la brume. Là, j’ai décidé d’être éthologue. »
Cette production hollywoodienne de 1988, avec Sigourney Weaver dans le rôle principal, reprend le parcours de Dian Fossey, sa vie vouée à l’étude et à la ­défense des grands singes, jusqu’à son ­assassinat par des braconniers dans les montagnes du Rwanda. L’Américaine deviendra, avec la Britannique Jane Goodall, sa grande source d’inspiration.

        En débat au Monde Festival le 7 octobre :
         

          S’aimer comme des bêtes



Vie commune avec les babouins
Devenir primatologue. Le rêve est là, déjà solidement ancré. Mais pour faire le grand saut, mieux vaut un parachute. Ce sera un cursus complet de vétérinaire, en y incluant toutefois un stage au Gabon, auprès des chimpanzés. Le diplôme en poche, elle retourne à l’université. Ou plutôt au Gabon, étudier les mandrills, puis en Namibie, pour deux ans de « vie commune » avec les babouins chacma et une thèse consacrée à leurs stratégies d’accouplement. 
« A l’époque, il s’agissait de vérifier si un gène de l’immunité pouvait avoir un rôle important dans les choix de conjoint. C’était une théorie en vogue à l’époque. Au bout de trois ans, j’ai montré que… non. Le statut social et l’âge de la ­femelle restent les facteurs dominants. »
La passion est rarement exclusive. Chez les scientifiques, elle gagne même à aller voir ailleurs, y compris lorsqu’il est question d’accouplement. Soucieuse d’observer d’autres organisations sociales, Elise Huchard s’est donc successivement penchée sur les mœurs des lémuriens solitaires de Madagascar, puis sur celles des ­suricates d’Afrique du Sud, considérés comme les mammifères les plus coopératifs du monde. Chez ces rongeurs, organisés en colonies de plusieurs dizaines d’individus, un couple monopolise la ­reproduction, les autres se chargent de l’éducation des petits (allaitement, chasse, guet, baby-sitting…).
Convictions profondes
Pour entrer au CNRS, la chercheuse est quand même revenue à son terrain favori – la Namibie – et à son animal de prédilection, le babouin chacma. Pas une année sans qu’elle y consacre au moins deux ­séjours, afin d’installer les nouvelles équipes ou de capturer de nouveaux primates. « Sauf en période de reproduction… je veux dire quand moi-même j’ai des enfants [elle en a deux] et que j’allaite », dit-elle en souriant. L’an dernier, elle a embarqué auprès d’elle son aînée, âgée de 3 ans. « Elle a évidemment adoré », se souvient-elle.
« Nous traitons les animaux de façon épouvantable [...] L’anthropomorphisme a fait plus de mal que de bien. »
Violence conjugale, amitié, conscience de soi, jalousie… Difficile de ne pas constater que les questions qu’elle fouille ­relèvent d’un registre plus souvent associé à Sapiens qu’à ses cousins primates.
On peut y voir un effet de structure : Elise Huchard officie dans l’équipe de biologie humaine évolutive de l’université de Montpellier. Ou y déceler des convictions bien plus profondes. Celles que les animaux ne manquent d’aucune émotion, qu’en conséquence, « nous les traitons de façon épouvantable » et qu’il faut sans doute aussi y voir « un rejet dogmatique de l’anthropomorphisme qui a fait plus de mal que de bien ».

La vérité du terrain d’avant tout
Taraudée par « la place de l’animal dans nos sociétés », cette végétarienne qui ne mange que les œufs de ses propres poules a donc commencé à interagir avec les philosophes. Longtemps rétive à tout ­engagement public, elle est même ­récemment sortie de sa réserve pour ­publier, avec d’autres chercheurs, dans le quotidien Libération, une tribune hostile à toute « exploitation des animaux sauvages par les cirques ».

        Lire aussi :
         

                Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »



Mais qu’on ne s’y trompe pas : à 38 ans, elle reste « avant tout scientifique ». Autrement dit, aucune compromission n’est possible avec la vérité du terrain. L’été dernier, sa collègue Alicia Carter et elle ont ainsi voulu tester la conscience de soi de leurs chers babouins. « Nous avons déployé un miroir, raconte-t-elle. Un échec : les singes s’en moquaient. Ce n’est évidemment pas ce que nous espérions, mais c’est comme ça. » Les résultats de l’étude devraient être publiés prochainement.
Elise Huchard participe dimanche 7 octobre au Monde Festival à la conférence « S’aimer comme des bêtes », avec Boris Cyrulnik et François Sarano, rencontre animée par Nathaniel Herzberg, de 14 heures à 15 h 30. au Palais Garnier (grand foyer).

Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




Nathaniel Herzberg
    













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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Des statuettes en bronze trouvées il y a cinquante ans dans cette ville du Nord ont bénéficié de nouvelles analyses et sont comparées à d’autres trésors datant de l’Empire romain.
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La splendeur antique de Bavay

Des statuettes en bronze trouvées il y a cinquante ans dans cette ville du Nord ont bénéficié de nouvelles analyses et sont comparées à d’autres trésors datant de l’Empire romain.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 18h00
    |

                            Francis Gouge (Créteil, correspondant)








                        



                                


                            
Exposition. Comment imaginer aujourd’hui que Bavay, modeste ville du Nord, ait pu être, il y a 1 800 ans, la capitale de la cité (civitas, subdivision d’une province) des Nerviens ? Le territoire de ce peuple gaulois, à cheval sur la France et la Belgique, s’étendait de la Sambre à l’Escaut. Bavay s’appelait alors Bagacum et son forum de 2,5 hectares était un des plus grands de l’Empire romain. Au IIIe siècle après J.-C., elle était supplantée par Camaracum (Cambrai) et tombait dans un relatif oubli.

Au cœur de l’été 1969, des fouilles au nord-est du forum par un abbé, Henri Biévelet, ont mis au jour un trésor de 370 objets majoritairement en bronze : fragments de grandes statues, objets de la vie quotidienne et, surtout, 18 statuettes exceptionnelles, dont 14 de divinités. Cette découverte entraîna la création d’un musée en 1976, le Forum antique de Bavay.

Une exposition temporaire, « Nouveaux regards sur le Trésor des bronzes de Bavay », constituée de prêts de divers musées dont du Louvre, s’y tient jusqu’au 22 janvier 2019. Rappelant que le monde romain n’était pas que méditerranéen, elle permet de confronter les œuvres découvertes ici avec d’autres de tout l’empire, et de les présenter sous un jour nouveau.
Alliage rare
En effet, après quatre décennies d’exposition, le trésor souffrait de dégradations avec des reprises de corrosion, dues à un manque d’étanchéité des vitrines et à un environnement climatique instable. Il fallut déplacer l’ensemble dans un espace plus sain et changer de mode de présentation. Le musée a alors demandé au Centre de recherche et de restauration des musées de France de compléter les études faites par le passé avec de nouveaux instruments, dont New Aglaé (Accélérateur Grand Louvre d’analyses élémentaires). Les petits bronzes seront les premiers examinés par cet équipement qui permet d’analyser les matériaux constitutifs des œuvres d’art, de façon totalement non...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/10/2018
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Le Nobel de chimie pour deux Américains et un Britannique pour leurs travaux sur l’évolution en éprouvette

Frances H. Arnold, George P. Smith et Gregory P. Winter sont récompensés pour leurs travaux permettant d’accélérer la sélection de molécules et de médicaments inédits.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 08h29
    |

            David Larousserie et 
Hervé Morin








                        


Domestiquer l’évolution dans un tube à essai. Multiplier les mutations de molécules et les sélectionner sans pitié pour faire émerger de façon accélérée des fonctions nouvelles. Et ainsi obtenir des réactifs ou des médicaments plus efficaces. Ce sont ces percées, résumées sous le vocable d’« évolution dirigée », qui ont été consacrées par le prix Nobel de chimie, mercredi 3 octobre. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (université du Missouri, Columbia), et le Britannique Gregory Winter (université de Cambridge), se partagent l’autre moitié des 860 000 euros.

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— NobelPrize (@The Nobel Prize)


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Si la part de la lionne revient à Frances Arnold (62 ans), c’est sans doute parce qu’elle a été parmi les premiers à avoir l’intuition, au début des années 1990, qu’il serait possible de faire mieux que l’évolution, en passant par les mêmes chemins, mais en accéléré. « C’était assez gonflé, car la communauté partageait l’intuition que la nature, au fil des millions d’années d’évolution, avait déjà atteint une forme de perfection », salue Philippe Minard (Institut de biologie intégrative de la cellule, Gif-sur-Yvette), dont le laboratoire utilise quotidiennement les techniques lancées par l’Américaine.
Collections de mutants génétiques
Frances Arnold a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle créait d’abord de vastes collections de mutants génétiques et passait au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. C’est en ce sens que l’évolution était dirigée.
En repartant de ces candidats mieux adaptés, il était possible d’induire de nouvelles mutations pour sélectionner des enzymes plus réactifs et, au fil des générations, à aboutir à des protéines plus efficaces encore. Un peu comme la sélection variétale qui consiste à ne garder que les graines des meilleures plantes d’une année sur l’autre, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.

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L’Américaine, qui n’est que la cinquième femme Nobel de chimie, s’est maintenue à la pointe de ce domaine depuis vingt-cinq ans, créant des enzymes permettant « de produire des substances chimiques, comme des médicaments, de façon plus écologique, ou des combustibles renouvelables pour un secteur du transport plus vert », décrit le comité Nobel.
George Smith (77 ans) est dans la même philosophie mais sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent.

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Il suffit pour cela de changer une région de l’ADN du phage afin de modifier une protéine sur l’enveloppe du virus. Le phage infecte la bactérie, qui reproduit le code génétique de l’intrus et par-là multiplie les phages dans les éprouvettes. « La chance est que cette modification génétique ne tue pas les bactéries, qui peuvent donc jouer leur rôle amplificateur », rappelle Jean-Luc Teillaud, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
George Smith avait coutume de comparer la recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or
George Smith n’a pris conscience du potentiel d’évolution dirigée de sa méthode qu’au cours d’une discussion avec un collègue chimiste. Il était en effet possible de présenter une quasi-infinité de couples peptides-phages pour sélectionner ceux qui « collent » à une protéine donnée, et ensuite de multiplier les quelques couples efficaces.
Le chercheur avait coutume de comparer cette recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or, si bien qu’une expression est désormais passée dans le langage courant des scientifiques du domaine, note Philippe Minard : « On dit “faire un tour de passing”, comme les orpailleurs, comme si on cherchait une pépite parmi une multitude de grains de sable. » Smith n’a jamais cherché à breveter ce précieux crible à molécules.

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Ce n’est pas le cas de Sir Gregory Winter (67 ans), qui a créé plusieurs sociétés, dont Cambridge Antibody Technology (CAT), vendue ensuite à AstraZeneca. Il a breveté une technique s’inspirant de la « présentation par phages » de Smith pour sélectionner des anticorps, des molécules bien plus complexes que les peptides, faites de centaines d’acides aminés. La technique permet en fait de constituer une banque de phages au code génétique modifié aléatoirement de manière à produire des millions d’anticorps différents, puis de tester lesquels ont des affinités pour les cibles d’intérêt thérapeutique.
« Contrer des maladies auto-immunes »
C’est le cas par exemple de l’adalimumab, un best-seller de l’industrie pharmaceutique, approuvé en 2002 et utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et certaines maladies inflammatoires digestives. Ou bien du ranibizumab (commercialisé sous le nom de Lucentis), médicament contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge, trouvé par un criblage de molécules produites par des mutations génétiques aléatoires. Son prix élevé, alors qu’un équivalent moins onéreux était disponible, avait créé la polémique en 2013. « La technique de présentation par phages a produit des anticorps qui peuvent neutraliser des toxines, contrer des maladies auto-immunes et les métastases cancéreuses », indique le comité Nobel.

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Dans cette quête, le lauréat était en compétition avec Andreas Plückthun, à l’université de Zurich, qui a lui aussi créé une entreprise, MorphoSys, longtemps en guerre de brevets avec CAT. Il a démontré la même chose que son confrère, mais quelques mois plus tard.
Gregory Winter a aussi été très actif dans la mise au point de techniques permettant d’« industrialiser » cette approche en utilisant des microgouttes comme milieu de sélection des molécules d’intérêt. Ce domaine dit de la microfluidique est essentiel pour élargir encore les populations sur lesquelles s’exerce l’évolution dirigée et diminuer les volumes de réactifs. Un domaine qui réunit encore les Nobel de cette année : Frances Arnold est elle aussi active dans ce champ de recherche.



                            


                        

                        


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La France, quatrième pays représenté parmi les prix Nobel, loin derrière les Etats-Unis

Le Français Gérard Mourou, la Canadienne Donna Strickland et l’Américain Arthur Ashkin ont reçu mardi le prix Nobel de physique.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 14h42
    |

            Anne-Aël Durand








                        


« Nous sommes fiers de Gérard Mourou », a déclaré le président, Emmanuel Macron, mardi 2 octobre, à propos de l’attribution du prix Nobel de physique au chercheur français, primé avec sa consœur canadienne Donna Strickland pour leurs travaux sur l’usage des lasers dans l’optique, alors que la seconde moitié du prix a été attribuée à l’Etats-Unien Arthur Ashkin.
Les Français sont régulièrement récompensés par ce prestigieux prix : le chimiste Jean-Pierre Sauvage en 2016, l’économiste Jean Tirole et l’écrivain Patrick Modiano en 2014, le physicien Serge Haroche en 2012…

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La France au premier rang en littérature
Le palmarès hexagonal est pourtant loin d’égaler celui des Etats-Unis, qui dominent le classement dans tous les domaines (médecine, physique, chimie, économie, paix)… hormis en littérature, seul pays où la France arrive au premier rang, avec quatorze lauréats depuis Sully Prudhomme, en 1901, contre douze auteurs américains.

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Les Etats-Unis dominent largement le classement des prix Nobel
Nombre de prix Nobel décernés entre 1901 et 2018 en fonction de la nationalité du lauréat au moment de la récompense. 



Source : Nobel Prize




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Quatre double Nobel, dont une Française
Si on compte le pays de résidence au moment de la réception du prix, la France a remporté 62 Nobel, attribués à 61 personnes différentes, puisque Marie Curie l’a reçu deux fois, alors que les Etats-Unis en ont reçu 376, pour 374 personnes, car Linus Pauling et John Bardeen ont aussi été deux fois primés. Les Britanniques en ont reçu 113 (dont deux pour Frederick Sanger) et les Allemands, 83. Les chiffres sont différents si on considère le pays de naissance des récipiendaires des Nobel, mais les quatre premiers pays sont les mêmes.

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	#container_15384883611.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15384883611.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15384883611 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La France en quatrième position des Nobel, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne
Nombre de prix obtenus en fonction du pays de naissance et du pays de rattachement des lauréats. Seuls les pays ayant reçu plus de cinq prix sont représentés.

Source : Nobel Prize



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15384883611",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#ff3232","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Etats-Unis","Royaume-Uni","Allemagne","France","Suède","Suisse","Japon","Russie","Italie","Pays-Bas","Autriche","Danemark","Canada","Norvège","Belgique","Israël","Australie","Espagne","Afrique du Sud","Inde","Irlande","Chine","Pologne"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"vertical", 
		verticalAlign:"middle", 
		align:"right",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "pays de naissance",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        279
      ],
      [
        "",
        97
      ],
      [
        "",
        103
      ],
      [
        "",
        57
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        26
      ],
      [
        "",
        31
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        32
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        9
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        13
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Pays de rattachement",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        376
      ],
      [
        "",
        113
      ],
      [
        "",
        83
      ],
      [
        "",
        62
      ],
      [
        "",
        32
      ],
      [
        "",
        23
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        17
      ],
      [
        "",
        14
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        9
      ],
      [
        "",
        9
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " prix Nobel obtenus",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Seule une soixantaine de pays sont représentés parmi les prix Nobel (56 en comptant le pays de résidence, 62 avec celui d’origine). C’est le Nobel de la paix qui assure la plus grande diversité, avec 42 nationalités, suivi du Nobel de littérature (37 pays), alors que celui d’économie n’a été attribué qu’à 11 pays différents.


	#container_15384919284{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		height:400px;
	}
	#container_15384919284 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15384919284 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15384919284.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15384919284.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15384919284 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les Nobel de la paix ont des origines plus diverses que ceux de physique ou d'économie
Nombre de prix décernés par nationalité du lauréat au moment de recevoir la récompense.

Source : Nobel Prize



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15384919284",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ff3232","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		},
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				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
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		}],
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				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["paix","littérature","médecine","chimie","physique","économie"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Total général",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        42
      ],
      [
        "",
        37
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        11
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " pays différents",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});



> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        

