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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
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Engie s’inquiète du pari « tout électrique » du gouvernement

Le groupe d’énergie a jugé, lundi, que l’Etat doit soutenir plus fortement la création d’une filière de production de gaz renouvelable dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 17h31
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


« Le débat est entièrement confisqué par les pro et les anti-nucléaire. » A quelques semaines de la publication par le gouvernement de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2019-2028), le directeur général adjoint d’Engie s’est fait, lundi 8 octobre, l’écho des inquiétudes de la filière gazière. Didier Holleaux estime en effet qu’en l’état actuel, la feuille de route de l’énergie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 fait la part trop belle à l’électricité et minimise le rôle du gaz, notamment renouvelable. Il juge même qu’elle risque de retenir des options « néfastes et irréalistes » pour le futur mix énergétique du pays.

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Dans le cadre de sa stratégie « bas carbone », la France envisage de parvenir à zéro émissions de CO2 en 2050 dans le secteur de l’énergie, et la PPE est un outil essentiel pour suivre cette trajectoire. Ce texte fixera notamment l’horizon où la part d’électricité d’origine nucléaire tombera à 50 %, probablement entre 2030 et 2035, et non plus en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015.
Mais pour les dirigeants d’Engie et de ses filiales GRT Gaz (transport) et GRDF (distribution), les scénarios qui circulent sont « tout électrique », « tout nucléaire », ou à « très forte proportion de nucléaire ».
Affirmer le principe de complémentarité
Pour Engie, cette programmation doit affirmer le principe de complémentarité des énergies faisant une place à l’éolien flottant et au gaz vert produit par méthanisation (déchets agricoles) ou à partir des surplus d’électricité (« power to gas »). « On peut atteindre l’objectif de 10 % de gaz renouvelable injecté dans le réseau dès 2028 [contre 0,5 %] », estime M. Holleaux. La ressource est là, qu’elle soit agricole ou forestière. Mais pour la valoriser, il faudrait « un engagement clair des pouvoirs publics » à travers des tarifs de rachat ou d’appels d’offres dédiés au gaz vert.

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La France est très en retard sur l’Allemagne, qui a développé une vraie filière avec des cultures dédiées au biogaz, mais aussi sur l’Italie et le Royaume-Uni. Trois pays qui assurent à eux seuls 80 % de la production européenne.
M. Holleaux estime que l’objectif de 10 % en 2028 peut être atteint à un coût raisonnable pour la collectivité, qui a déjà puissamment soutenu l’éolien puis le solaire photovoltaïque : 1,5 milliard d’euros d’aides publiques par an, le prix du MWh tombant de 96 euros aujourd’hui à 60 euros dans dix ans.
Lors du débat public sur la PPE, au printemps, le biogaz a été plébiscité parce qu’il est propre, générateur d’emplois locaux et intégré à l’économie circulaire. Son ingénierie et ses technologies sont très bien maîtrisées en France et ne risquent pas d’être captées par la Chine, comme cela a été le cas de la filière photovoltaïque il y a une dizaine d’années.
« Décarboner avant d’électrifier »
Pour les dirigeants d’Engie, le gouvernement se trompe de priorités. Il faut « décarboner avant d’électrifier », souligne M. Holleaux.
L’exemple du chauffage électrique, plus développé en France qu’ailleurs, est à ses yeux très parlant. C’est lui qui, lors des pointes de consommation d’hiver, pompe le plus d’électricité et fait courir un risque de black out sur le réseau. Les éoliennes et les panneaux solaires sont alors peu productifs, et EDF doit mobiliser des centrales thermiques ou importer du courant d’Allemagne, où tournent alors des centrales au charbon et au lignite très émettrices de gaz carbonique.

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Engie reproche encore à la PPE de ne pas mettre suffisamment l’accent sur l’efficacité énergétique ou le développement de réseaux de froid et de chaleur, deux secteurs dont le groupe est un leader mondial. Il estime que les pouvoirs publics l’ont « insuffisamment associé à l’élaboration de la PPE ». Et juge, selon M. Holleaux, qu’il ne reçoit encore que des « réponses standards ».
Une fois rendue publique, la programmation énergétique sera soumise au Parlement, ne serait-ce que pour revoir le calendrier de baisse du nucléaire. La filière a encore quelques mois pour défendre sa position.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Interpellée par deux athlètes, la ministre des sports a déclaré étudier les solutions possibles pour harmoniser la fiscalisation des primes olympiques.
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Défiscalisation des primes olympiques : Roxana Maracineanu veut un traitement équitable entre Jeux d’hiver et d’été

Interpellée par deux athlètes, la ministre des sports a déclaré étudier les solutions possibles pour harmoniser la fiscalisation des primes olympiques.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 16h53
   





                        



   


La ministre des sports, Roxana Maracineanu, a fait savoir lundi 8 octobre qu’elle souhaitait un traitement « équitable » entre les sportifs des Jeux olympiques d’été et d’hiver concernant la fiscalisation des primes de médailles.
Le quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade et l’octuple championne paralympique de ski Marie Bochet lui ont en effet écrit une lettre pour déplorer que le budget 2019 ne prévoie pas de défiscalisation pour les primes de médailles remportées aux Jeux d’hiver de Pyeongchang 2018 (50 000 euros pour l’or, 20 000 euros pour l’argent, 13 000 euros pour le bronze), contrairement aux Jeux d’été de Rio, en 2016.
Participer « à cette contribution en faveur de la société »
« Je suis tout à fait attentive à un traitement équitable entre les sportifs des Jeux d’été et d’hiver (…). Le ministère est en train d’étudier la question et de voir des solutions pour que ce traitement puisse être équitable entre tous ces sportifs », a déclaré la ministre en marge de la présentation des équipes de France de ski et de snowboard à Paris.
« Si la fiscalisation de ces primes a été envisagée il y a un certain temps j’en vois la raison et la justification, a précisé la ministre. Les athlètes, au même titre qu’un professeur, qu’un gendarme ou que quelqu’un de l’armée, qu’un chef d’entreprise, doivent aussi participer à cette contribution qui est proposée à tout le monde en faveur de la société et des plus faibles. Néanmoins, il reste ce traitement qui doit être équitable. »
Roxana Maracineanu n’a pas souhaité préciser les solutions envisagées, indiquant que son ministère « étudie » la question.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a affirmé, lundi, que la future réforme des retraites ferait disparaître l’âge légal du départ. Une affirmation contestable, mais qui soulève de sérieuses questions.
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Partir à la retraite à 62 ans devrait rester possible, reste à savoir dans quelles conditions

Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a affirmé, lundi, que la future réforme des retraites ferait disparaître l’âge légal du départ. Une affirmation contestable, mais qui soulève de sérieuses questions.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 18h42
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le gouvernement veut-il signer la fin de l’âge légal de départ à la retraite ? C’est en tout cas ce qu’a assuré le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau, sur France Inter, lundi 8 octobre. Une affirmation contestable, puisque le gouvernement s’est jusqu’ici engagé à ne pas remettre en cause le droit à partir à la retraite à 62 ans. Mais qui soulève tout de même de réelles questions sur le niveau des futures pensions de retraite, alors que les contours exacts de la réforme à venir ne sont pas connus et que l’idée de créer un « âge pivot » à 63 ans est à l’étude au gouvernement.
Ce qu’il a dit
Interrogé sur la réforme des retraites à l’approche d’une réunion prévue le 10 octobre entre les syndicats et le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Develoye, le syndicaliste Pascal Pavageau a demandé que le gouvernement « sorte du bois ». Il a également fait part de ses inquiétudes, en particulier sur l’âge du départ en retraite : « La retraite par points, c’est le travail sans fin. » Le journaliste de France Inter Nicolas Demorand lui a alors fait remarquer que « l’âge légal [du départ à la retraite] reste, resterait à 62 ans » dans le futur système. Faux, lui a rétorqué le responsable de FO :
« Il n’y aura plus d’âge légal, c’est un leurre […]. Ce sera le principe même d’une réforme par points. »
Une présentation des faits contredite par Léa Salamé, selon qui Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas modifier l’âge légal du départ à la retraite. « Evidemment, il n’y touchera pas, il n’y en n’[aura] plus », a ironisé Pascal Pavageau.
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
1. Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas modifier l’âge légal du départ à la retraite
La promesse figurait en toutes lettres dans le programme d’Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017 : « Nous ne toucherons pas à l’âge légal de départ à la retraite. » Le candidat précisait sur son site que dans le futur système « universel » de retraite qu’il proposait, « il y aura[it] toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans ».
Certes, la réforme n’a pas été dévoilée pour l’heure, mais l’engagement de ne pas reculer l’âge légal du départ à la retraite a été rappelé à plusieurs reprises depuis. Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, l’a notamment confirmé dans un entretien au Parisien en mai 2018.
2. Ce n’est pas incompatible avec le système envisagé
La réforme des retraites telle qu’elle a été présentée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle vise à créer un régime de retraites unique, dit « universel », où « un euro cotisé donne les mêmes droits ». En pratique, chaque citoyen alimenterait tout au long de sa carrière une forme de compte virtuel. Lors du départ à la retraite, les droits accumulés sont convertis en une pension, suivant un coefficient.
Malgré ce changement de mode de calcul, le gouvernement s’est engagé à maintenir un système de retraite par répartition, c’est-à-dire que les cotisations des actifs financeront les pensions des retraités. Suivant cet engagement, il ne s’agirait pas d’un système par capitalisation, où chaque salarié se constitue une épargne pour payer sa retraite.
Il est vrai, qu’en principe, dans cette nouvelle logique, la notion de durée de cotisation disparaît, comme l’expliquait Jean-Paul Delevoye en mai au Parisien : « C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. »
Mais le haut-commissaire à la réforme des retraites précisait également qu’il fallait maintenir un seuil « en dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé ».
3. En revanche, les retraités devraient être incités à travailler plus longtemps
Pascal Pavageau s’avance donc beaucoup en affirmant qu’« il n’y aura plus d’âge légal » de départ à la retraite avec le système envisagé par le gouvernement. Cependant, cette affirmation hâtive cache une vraie question : quel sera le niveau des futures pensions de retraite ? Un débat crucial, mais qu’il est, pour l’heure, difficile d’aborder puisque les contours précis de la réforme n’ont pas été présentés.
Pour faire simple, le maintient de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans fait qu’il devrait toujours être possible de faire valoir ses droits. Cependant, bon nombre de travailleurs risquent de juger insuffisant le niveau de pension dont ils pourraient disposer, à cet horizon. C’est déjà souvent le cas actuellement, puisqu’il faut avoir validé un nombre considérable de trimestres (en l’état, les personnes nées après 1973 devraient, avoir validé cent soixante-douze trimestres au moins, soit quarante-trois années de travail).
En revanche, il existe aujourd’hui un âge qui donne droit à une retraite à taux plein, fixé à 67 ans, indépendamment de la durée de cotisation. Et cette borne devrait disparaître avec la réforme promise par Emmanuel Macron : le nouveau mode de calcul fait qu’il sera possible de partir dès 62 ans, ou de travailler plus longtemps, chaque année supplémentaire faisant augmenter sa future pension. En creux, cela incite les futurs retraités à prolonger leur carrière, sans que cela soit un impératif.
Le futur système pourrait d’autant plus décourager les départs à 62 ans que le gouvernement réfléchit en effet à introduire un « âge pivot », selon des informations des Echos et du Monde. Il s’agirait d’un nouveau seuil d’âge au-dessous duquel les pensions de retraite seraient minorées, qui existe déjà avant 63 ans dans les régimes complémentaires du privé Agirc-Arrco. Si cet « âge pivot » était fixé, par exemple, à 63 ans ou à 64 ans, il encourageait fortement à prolonger sa carrière jusqu’à cette limite d’âge.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ En quittant la rue de Solférino, en plein cœur de Paris, pour Ivry-sur-Seine, le Parti socialiste va emmener avec lui quelques rares objets, dont le bureau ayant servi à l’ancien président avant son accession à la présidence.
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Le bureau de Mitterrand déménage dans les cartons du PS

En quittant la rue de Solférino, en plein cœur de Paris, pour Ivry-sur-Seine, le Parti socialiste va emmener avec lui quelques rares objets, dont le bureau ayant servi à l’ancien président avant son accession à la présidence.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 11h06
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Avouons-le d’emblée : quand on a entendu parler du bureau de François Mitterrand à Solférino, on s’est représenté un meuble majestueux et raffiné, une sorte de métaphore en bois précieux de la figure imposante qu’est, pour le Parti socialiste (PS), l’ancien président. Erreur. C’est « une table », dit prosaïquement Jean-Christophe Cambadélis. « Un bureau en bois, pas ovale mais rectangulaire avec une petite courbe. Et pas de tiroirs », décrit plus minutieusement Alain Claeys. Dans les années 1990, quand il était trésorier du parti, le maire de Poitiers s’est longtemps assis derrière ce bureau aux pieds métalliques qu’il a trouvé dans la pièce qu’on lui avait assignée. « J’y étais très attaché. »
Ce modeste bureau est un des quelques objets qui vont suivre le Parti socialiste de la rue de Solférino à Ivry-sur-Seine, où la formation installe ces jours-ci son nouveau siège. En quittant le cœur huppé de la capitale pour le Val-de-Marne, le PS va laisser derrière lui toute une partie de son histoire qui ne colle pas avec l’esprit du nouveau lieu, que le parti veut ouvert et moderne.

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Part de sacré
Les archives partent à la Fondation Jean-Jaurès et à l’Office universitaire de recherche socialiste (OURS), tandis que la majeure partie du mobilier doit être donnée à des associations. Et, à la demande du nouveau propriétaire, le groupe immobilier Apsys, les photos des anciens premiers secrétaires suspendues au rez-de-chaussée face à l’escalier d’honneur ne quitteront pas les lieux.
Restent les symboles. Le PS va par exemple emmener dans ses cartons un tirage grand format d’une photo de Jean Jaurès haranguant la foule au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) en 1913, pour l’heure accroché dans le bureau de M. Faure. Et le bureau de François Mitterrand, donc. « Il nous restera cette trace, c’est important, salue M. Claeys. Il faut toujours garder quelque chose de l’ancien monde pour bien connaître le présent. »
Forcément, tout ce qui touche aux figures historiques du parti revêt une part de sacré. Et ce même si François Mitterrand s’est fort peu servi de ce bureau qu’il avait fait spécialement réaliser. Il a travaillé dessus quelques mois à peine, quand il était à la tête du PS, entre l’installation des socialistes à Solférino en 1980 et son passage de relais à Lionel Jospin, en janvier 1981, pour se lancer dans la campagne présidentielle.
Un peu oublié
Selon Jean-Christophe Cambadélis, le bureau « a ensuite servi aux premiers secrétaires successifs » : M. Jospin, donc, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard. Jusqu’à ce que des travaux soient entrepris dans le grand hôtel particulier et que le parti s’installe provisoirement rue de Vaugirard.
Au retour des socialistes dans le 7e arrondissement, après la victoire aux législatives de 1997, le mobilier a été changé et le bureau de François Mitterrand est monté d’un étage. Il a alors servi à différents secrétaires nationaux, les « ministres » du parti. Et il a été un peu oublié, aussi. Dernièrement, il était utilisé par une salariée… jusqu’à ce qu’elle quitte le parti, dans le cadre du plan social mis en œuvre après les défaites de 2017. Le meuble aura décidément suivi les destinées du parti.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ « Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », estime le député européen.
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Bébés malformés : Yannick Jadot accuse les pesticides et demande la création d’un registre national

« Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », estime le député européen.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h58
   





                        


Interrogé sur RTL, le député européen Yannick Jadot a réclamé lundi 8 octobre la création d’un registre national sur les cas de malformations, après la médiatisation récente de plusieurs cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits différents en France.
« On ne veut pas voir » en France les effets des pesticides sur la santé, a accusé la tête de liste d’EELV pour les européennes, se disant « absolument scandalisé par cette affaire ».
« Ce qu’on ne veut pas voir aujourd’hui, c’est qu’il est très probable que ces malformations soient liées aux pesticides, toutes les familles qui ont été touchées par ces malformations vivent à côté des champs de maïs et des champs de tournesol. »
Les enquêtes de l’agence sanitaire Santé publique France, publiées jeudi, n’ont pas permis de mettre en évidence les causes de ces malformations. Appelée « agénésie transverse des membres supérieurs », cette absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon représente moins de 150 cas par an en France.
« Il y a un faisceau aujourd’hui de présomptions qui nous dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations », a insisté M. Jadot, qui fut candidat à la présidentielle en 2017.

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« On ne veut pas savoir »
« On enlève les moyens des associations qui font le registre des malformations, l’association qui fait ce registre en Rhône-Alpes vit chaque année avec 200 000 euros, la Région vient de supprimer 100 000 euros, on veut casser le thermomètre parce qu’on ne veut pas voir, on ne veut pas savoir », a-t-il accusé. « On n’a jamais voulu savoir en France, on ne veut pas faire les études épidémiologiques autour des incinérateurs, autour des centrales nucléaires, on ne veut pas le faire sur les pesticides, parce qu’encore une fois on ne veut pas savoir », a-t-il insisté.

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Les cas groupés étudiés par Santé publique France ont été observés dans l’Ain (sept naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.
Pour mieux repérer les malformations congénitales, Santé publique France souhaite créer une fédération nationale des six registres (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes, dont le Remera (Registre des malformations en Rhône-Alpes), afin de disposer d’une base de données commune.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Mercredi, le haut-commissaire en charge du dossier reçoit tous les partenaires sociaux. L’occasion pour l’exécutif de sortir du flou.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Retraites : une réforme explosive aux multiples inconnues

Mercredi, le haut-commissaire en charge du dossier reçoit tous les partenaires sociaux. L’occasion pour l’exécutif de sortir du flou.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h31
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le gouvernement va-t-il préciser ses intentions sur la réforme des retraites ? L’occasion lui est, en tout cas, offerte avec la reprise des concertations sur ce chantier parmi les plus sensibles du quinquennat. Mercredi 10 octobre, le haut-commissaire en charge du dossier, Jean-Paul Delevoye, reçoit, pour la première fois depuis sa prise de fonctions, à l’automne 2017, l’ensemble des partenaires sociaux, alors qu’il les avait rencontrés séparément jusqu’à présent. Autre aspect inédit de cette séance de travail : la présence, autour de la table, de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, qui défendra le projet de loi lorsqu’il sera examiné au Parlement – en 2019, en principe. Selon M. Delevoye, la réunion de mercredi a pour objectif de tirer « le bilan » des discussions conduites au premier semestre et de faire « une proposition de calendrier pour les six prochains mois ».

Contrairement à la transformation du système ferroviaire, adoptée à la fin du printemps, ou à la réécriture du code du travail, en 2017, la réforme des retraites concerne tous les actifs : fonctionnaires, salariés du privé, professions libérales ou agriculteurs. Un véritable big bang qui ambitionne de rendre plus équitable et plus lisible un système devenu indéchiffrable, avec sa quarantaine de régimes soumis à des règles différentes. De ce projet, peu de choses sont connues, à ce stade, mise à part une profession de foi très générale : il s’agit de bâtir un dispositif universel où chaque euro cotisé apportera les mêmes droits à tous.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de ne toucher ni à l’âge légal de départ en retraite ni à la durée de cotisation. Lors de son discours devant le Congrès, le 10 juillet à Versailles, le chef de l’Etat a, de nouveau, exprimé sa volonté d’instaurer « un système (…) juste, unique, transparent ». Il a aussi redit son attachement à un « régime par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le gouvernement veut inciter les gens à travailler plus longtemps sans toucher à l’âge de départ à la retraite, conformément à la promesse de Macron.
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L’instauration d’un « âge pivot », une piste de réflexion très sensible

Le gouvernement veut inciter les gens à travailler plus longtemps sans toucher à l’âge de départ à la retraite, conformément à la promesse de Macron.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 10h30
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Le sujet ne figure pas au programme de la rencontre mais pourrait bien s’inviter dans les discussions. Mercredi 10 octobre, Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, et Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, reçoivent l’ensemble des partenaires sociaux pour « tirer le bilan » des six derniers mois de la concertation.
Même s’il ne les pas évoqués publiquement jusqu’à présent, le gouvernement étudie des scénarios pour inciter les actifs à travailler plus longtemps, ce qui pourrait le conduire à mettre la question de l’âge sur la table.
Décote
Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de ne pas toucher à la règle des 62 ans – l’âge à partir duquel toute personne peut demander le versement de sa pension. A l’époque, le candidat d’En marche ! estimait que les perspectives financières du système permettaient d’envisager l’avenir avec « une sérénité raisonnable ».
Thème éminemment sensible, l’âge légal devrait donc rester identique à celui d’aujourd’hui. Mais pourrait y être ajouté un autre paramètre, appelé « âge pivot », selon nos informations, qui recoupent celles évoquées dans Les Echos. Dans un tel dispositif, l’assuré peut toujours faire valoir ses droits à 62 ans, mais il est susceptible de voir sa pension temporairement minorée (en subissant une décote) jusqu’à ce qu’il atteigne cet âge de référence. Un mécanisme similaire existe dans les régimes complémentaires du secteur privé, Agirc-Arrco, après un accord signé en 2015 par le patronat et par plusieurs organisations syndicales (mais sans la CGT ni FO). A la demande insistante du Medef, l’âge pivot a été fixé à 63 ans : si elle part à la retraite avant, la personne subit une décote provisoire (jusqu’à ses 63 ans, donc) ; si elle continue de travailler au-delà de cette borne, elle voit en revanche sa pension majorée.
Interrogé par Le Monde, le cabinet de M. Delevoye se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Soudés autour de la personnalité de Macron, les adhérents de LRM sont en majorité issus des classes moyennes supérieures.
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Jeune, urbain, surdiplômé… Portrait-robot du macroniste type

Soudés autour de la personnalité de Macron, les adhérents de LRM sont en majorité issus des classes moyennes supérieures.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 09h48
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

La diversité des cultures et des positions politiques des adhérents de La République en marche est d’autant plus remarquable qu’ils constituent une collectivité extrêmement homogène. Qu’il s’agisse de leur situation démographique et sociale, ou de leur rapport à l’engagement politique, ils présentent un profil très typé.

Jeunes et surdiplômés 
Comme, auparavant, les adhérents du Parti socialiste en 2011 ou de l’UMP en 2004, ce sont des hommes pour plus des deux tiers d’entre eux (68 %). Là s’arrêtent les similitudes. Car les adhérents de LRM se distinguent sur tous les autres points.
Comparés à ceux d’autres formations politiques, ils sont d’abord nettement plus jeunes : 80 % sont d’âge actif et 13 % seulement ont plus de 65 ans (contre 38 % chez les socialistes en 2011). L’âge médian des marcheurs (49 ans) est même sensiblement inférieur à celui de la population française de plus de 15 ans (54,5 ans). Ils présentent, d’autre part, un niveau de qualification particulièrement élevé : 81 % d’entre eux ont un diplôme supérieur au baccalauréat (contre 28 % des Français en 2014), dont 66 % un diplôme égal ou supérieur à la licence et même 44 % de niveau grande école, master ou doctorat. Leur capital scolaire et culturel est donc très significatif.
Cadres et urbains
Ces surdiplômés sont très majoritairement cadres ou professions libérales (58 % d’entre eux). C’est davantage qu’au PS en 2011 (50 %) et, surtout, que dans la population française (17 %). De même, près des trois quarts (72 %) ont un emploi dans le secteur privé – soit comme salariés dans des entreprises privées (pour 49 %), soit comme travailleurs indépendants (pour 23 %).
Ce statut professionnel leur assure une sécurité économique réelle : 40 % déclarent des revenus mensuels net de leur foyer se situant entre 3 000 et 6 000 euros, 17 % entre 6 000 et 10 000 euros. Si ces niveaux de revenus traduisent un pouvoir d’achat réel très variable...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Une enquête inédite de Terra Nova auprès de 8 815 adhérents révèle une homogénéité sociale mais une grande diversité de tempéraments politiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/10/2018
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Au sein de La République en marche, une mosaïque de sensibilités

Une enquête inédite de Terra Nova auprès de 8 815 adhérents révèle une homogénéité sociale mais une grande diversité de tempéraments politiques.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 16h40
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Surgi en avril 2016, le mouvement En marche !, devenu depuis La République en marche (LRM), a porté au pouvoir Emmanuel Macron en à peine plus d’un an et conquis ensuite une large majorité à l’Assemblée nationale.
Cette éclosion spectaculaire et ce succès sans précédent ont chamboulé le paysage politique et suscitent de nombreuses interrogations : qui sont les adhérents de ce nouveau parti, que pensent-ils, quel est leur degré de cohésion ou, au contraire, de diversité, voire de friabilité ?

Autant de questions dont les réponses détermineront pour une bonne part l’évolution et la pérennité du mouvement. C’est donc tout l’intérêt de l’enquête approfondie de sociologie politique, menée en toute indépendance scientifique et financière, que vient de réaliser une équipe du think tank Terra Nova constituée de Thierry Pech (directeur général de Terra Nova), Bruno Cautrès et Thomas Vitiello (chercheurs au Cevipof-Sciences Po) et l’historien Marc Lazar. Avec l’aval de la direction du mouvement, ils ont constitué, à partir du fichier informatisé (et anonymisé) des 391 000 adhérents de LRM en avril, un échantillon de 8 815 personnes qui ont répondu, en ligne, à un questionnaire très fouillé, doublé d’entretiens qualitatifs.
L’enseignement le plus intéressant de cette exploration, rendue publique lundi 8 octobre, tient en un paradoxe majeur : les « marcheurs » offrent un profil politique beaucoup plus composite que leur homogénéité démographique et sociale pourrait le laisser penser.
Postures contrastées
Cela apparaît très clairement quand on leur demande de se situer politiquement. Si 74 % d’entre eux se positionnent au centre sur une échelle gauche-droite classique, le constat est beaucoup plus diversifié lorsque l’on utilise une échelle qualitative : ainsi 16,2 % se disent de gauche, 33,3 % du centre et 8,9 % de droite, mais 24,8 % se situent « à la fois à gauche et à droite », 9,6 % « ni à gauche ni à droite »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les échanges ont été intenses ce week-end. Le président serait décidé à se séparer de ministres et la reconfiguration du gouvernement pourrait être d’ampleur.
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Macron face à l’équation compliquée du remaniement post-Collomb

Les échanges ont été intenses ce week-end. Le président serait décidé à se séparer de ministres et la reconfiguration du gouvernement pourrait être d’ampleur.



LE MONDE
 |    08.10.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 11h26
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Le remplacement de Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique et solidaire avait pris une semaine. Celui de Gérard Collomb, Place Beauvau, ne devrait pas être plus rapide.
Tout au long du week-end, les échanges ont été intenses entre l’Elysée et Matignon, afin de trouver une issue politique à la démission du ministre de l’intérieur, intervenue mardi 2 octobre après plusieurs semaines de tensions avec le chef de l’Etat. Mais le dénouement pourrait encore se faire attendre un peu, tant l’exercice ressemble à un casse-tête pour l’exécutif.
Si le départ de l’ancien animateur d’« Ushuaia » n’avait donné lieu qu’à un toilettage du gouvernement, avec son remplacement par François de Rugy et l’arrivée de Roxana Maracineanu à la place de Laura Flessel au ministère des sports, celui de l’ex-maire de Lyon devrait entraîner des mouvements de plus grande ampleur.
En chute dans les sondages, même s’il a engrangé un rebond de quatre points d’opinions favorables (33%) dans le baromètre Odoxa publié lundi 8 octobre, Emmanuel Macron ne peut plus se contenter d’un remaniement technique. « Il faut donner un sens politique à la séquence si l’on veut espérer en sortir par le haut », reconnaît un parlementaire de la majorité.

Macron voudrait se séparer de plusieurs ministres
Résultat : la reconfiguration de l’équipe gouvernementale devrait être « d’ampleur », reconnaît-on à l’Elysée. Alors qu’Emmanuel Macron avait jusqu’ici toujours refusé de parler de « maillons faibles » au sein de son gouvernement, il serait cette fois décidé à se séparer de plusieurs d’entre eux, conscient que son casting initial n’avait pas donné entière satisfaction.
Les noms de Françoise Nyssen (culture), de Jacques Mézard (cohésion des territoires), de Nicole Belloubet (justice) ou de Stéphane Travert (agriculture et alimentation) sont régulièrement cités. Mais s’ils semblent affaiblis, leur sort n’a pas encore été officiellement tranché....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.
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Deux hommes jugés après l’agression de la fille de Marine Le Pen à Nanterre

La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h45
   





                        



   


Deux hommes accusés d’avoir agressé la fille de Marine Le Pen, frappée avec son cousin dans la soirée du jeudi 4 octobre à la sortie d’un bowling à Nanterre, sont convoqués devant la justice le 23 octobre, a-t-on appris auprès du parquet samedi 6 octobre.
A ce stade, aucun élément ne permet de lier cette agression à l’identité de la fille de la présidente du Rassemblement national (RN), une information dont ne semblaient pas disposer les deux hommes âgés de 32 et 47 ans, selon le parquet. Ils seront jugés pour violences volontaires en réunion par le tribunal correctionnel de Nanterre, et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.
Plusieurs coups de pied et de poing
Aucun des deux hommes, interpellés très alcoolisés dans la foulée, n’a reconnu avoir frappé la jeune fille âgée de 19 ans et son cousin de 18 ans. Seul l’un d’eux a admis être passé par le bowling au cours de la soirée. L’agression a eu lieu vers 2 h 40 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon le récit fait aux policiers par son cousin, a expliqué une source proche du dossier. Il est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.
La fille de la présidente du RN a reçu plusieurs coups de pied et de poing au visage et au corps et a dû être transportée à l’hôpital avec une « suspicion de nez cassé », selon le parquet. Elle a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours tandis que son cousin s’est, lui, vu prescrire trois jours d’ITT.
Marine Le Pen a commenté l’incident, vendredi, en expliquant qu’il y avait eu « une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ». « Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le porte-parole du gouvernement est l’invité de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».
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En direct : Benjamin Griveaux invité de l’émission « Questions politiques »

Le porte-parole du gouvernement est l’invité de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h29
   





                        


Chaque dimanche, de 12 heures à 13 heures, Le Monde s’associe à France Inter pour animer et diffuser l’émission « Questions politiques », présentée dimanche 7 octobre par Ali Baddou, en collaboration avec Françoise Fressoz (Le Monde), Carine Bécard (France Inter) et Jeff Wittenberg (France Télévisions). L’invité de ce dimanche est Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Léa Salamé, Luc Bronner, Michèle Léridon et Céline Pigalle participaient, samedi, à un débat intitulé « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? », à l’heure où l’Elysée verrouille soigneusement sa communication.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤     


                Le traitement journalistique de la présidence d’Emmanuel Macron critiqué au Monde Festival


Léa Salamé, Luc Bronner, Michèle Léridon et Céline Pigalle participaient, samedi, à un débat intitulé « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? », à l’heure où l’Elysée verrouille soigneusement sa communication.

LE MONDE
                 |                 07.10.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 11h45
                 |

            Adrien Naselli

















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« Cette focalisation sur les petites phrases crée une contagion émotionnelle négative. Et donc on n’entend plus rien : ce bruit est de la pollution informationnelle. Être journaliste, c’est quoi ? C’est aller faire les poubelles ? » Nicole Degbo, qui se présente comme une partisane d’Emmanuel Macron « sauf sur les migrants et les banlieues », n’est pas convaincue par la réponse qui lui a été faite au Palais Garnier, samedi 6 octobre, lors d’un débat sur les médias pendant la présidence d’Emmanuel Macron. Animé par le journaliste du Monde Alexandre Piquard, il rassemblait Léa Salamé, journaliste à France 2 et France Inter, Michèle Léridon, directrice de l’information de l’Agence France Presse, Céline Pigalle, directrice de la rédaction de BFM TV, et Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde.
Benalla  : une information « vérifiée et indéniable »
Ce dernier a répondu à la remarque de cette spectatrice « fan de politique » sur le choix des sujets : « Je comprends vos critiques, mais Emmanuel Macron est le premier à mettre en scène les petites phrases, comme celle sur le “pognon de dingue”. » Quand Nicole Degbo finit par lancer un « Benalla, je m’en fous ! », copieusement applaudi par le public, le directeur de la rédaction du Monde justifie le travail du journal en répondant qu’il s’agissait avant tout d’une information « vérifiée et indéniable ». Une information qui découle d’un long travail d’enquête, à l’heure où le président de la République verrouille sévèrement la communication.

        Lire la chronique du médiateur :
         

          « Le Monde » a-t-il surjoué l’affaire Benalla ?



Sur ce sujet, les exemples ne manquent pas. Michèle Léridon retrace l’histoire de la salle de presse de l’Elysée, à laquelle les agences comme l’AFP ou Reuters ont accès 24 heures sur 24 depuis Valéry Giscard d’Estaing, et qui devrait être déplacée. La directrice de l’information de l’AFP relate aussi son litige avec l’agence de photo Bestimage, proche du pouvoir, qui avait été choisie par l’Elysée pour couvrir la sortie de Brigitte Macron et Mélania Trump, et qui avait livré les images 48 heures plus tard. Céline Pigalle, de son côté, rappelle les craintes à propos d’une sélection des journalistes par l’Elysée, qui aurait voulu éviter « l’effet de meute autour du président. » Et Luc Bronner prend l’exemple des membres du gouvernement qui, à l’instar de la ministre du travail Muriel Pénicaud, avaient menacé de porter plainte contre des médias après des révélations. « Le sous-entendu était : nous allons faire taire vos sources », analyse-t-il.

   


« François Hollande, c’était les portes ouvertes à l’Elysée tous les jours. Emmanuel Macron a voulu faire l’antithèse de ce qu’il a vécu de l’intérieur : dans un premier temps, ça nous a forcés à ramener le curseur au centre », concède Léa Salamé. Les intervenants ont collectivement encouragé le président à se plier à l’exercice de l’interview plus régulièrement. Léa Salamé l’attend d’ailleurs de pied ferme, « car force est de constater qu’il a privilégié les chaînes privées pour s’exprimer. Il a tout de même qualifié le service public de “honte de la République”. »
Comme un contre-pied à la question de Nicole Degbo, une nouvelle spectatrice se lève et demande : « Macron ne se trouve-t-il pas dans une zone de confort grâce à certains médias ? » Comme quoi, tout est vraiment question de curseur.


Adrien Naselli
    













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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président de l’Assemblée nationale, dans un entretien au « Journal du dimanche », estime que le gouvernement doit « fédérer davantage ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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A l’approche du remaniement, Richard Ferrand appelle l’exécutif à un « nouveau souffle »

Le président de l’Assemblée nationale, dans un entretien au « Journal du dimanche », estime que le gouvernement doit « fédérer davantage ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 02h34
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 14h18
   





                        


« Il faut rester fidèle au projet initial mais il faut un nouveau souffle. » A l’approche du remaniement consécutif au départ du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (La République en marche, LRM), proche d’Emmanuel Macron, appelle l’exécutif à davantage « protéger et unir » la société.
Dans une interview au Journal du dimanche (JDD), publiée le 7 octobre, l’élu du Finistère déclare attendre un geste en direction de la France rurale : « Il y a eu beaucoup de malentendus, à nous de nous réconcilier avec les territoires. Sans doute qu’il y a eu des insuffisances. Je suis pour des initiatives fortes », dit-il, suggérant que « cela peut se traduire par une place plus visible de ces enjeux dans le prochain remaniement ».

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« Il y a eu l’an I du quinquennat » qui « s’est déroulé à un rythme très soutenu » et qui a été « d’une grande verticalité », admet-il, mais « nécessaire ». « Nous allons désormais entamer l’an II du quinquennat, celui de la République contractuelle » et « le président veut, et je l’accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l’intensité des réformes et fédérer davantage », ajoute celui qui a succédé à François de Rugy au perchoir le 12 septembre.
« Nous devons libérer, protéger et unir » et « mettre l’accélérateur » sur ces deux derniers axes, poursuit-il en référence au message de la campagne présidentielle.
« Un Blanquer de l’intérieur » espéré par Ferrand
« Des partenaires de la société civile ont eu le sentiment qu’il y avait une noblesse de robe qui s’adressait au tiers état. Rien n’est plus faux. Mais le gouvernement doit respecter ce ressenti », ajoute l’ancien socialiste.
Pour remplacer Gérard Collomb Place Beauvau, M. Ferrand souhaiterait « un Jean-Michel Blanquer de l’intérieur ». Outre ceux de politiques expérimentés, les noms de François Molins, procureur de la République de Paris, et Mireille Ballestrazzi, directrice centrale de la police judiciaire, sont cités dans les médias.

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Enfin, M. Ferrand soutient que les liens d’Emmanuel Macron avec Gérard Collomb sont « indéfectibles » : « D’ailleurs, ils iront ensemble en Arménie la semaine prochaine. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La journaliste était invitée à participer au débat « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? » à l’occasion du Monde festival, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Pour leur congrès qui se déroulera fin novembre, les militants ont préféré le « Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle », porté par André Chassaigne.
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Congrès du PCF : le texte de la direction mis en minorité, une situation inédite pour le parti

Pour leur congrès qui se déroulera fin novembre, les militants ont préféré le « Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle », porté par André Chassaigne.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 08h59
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le « dégagisme » arrive Place du Colonel-Fabien. Les militants communistes devaient se prononcer entre jeudi 4 octobre et samedi 6 octobre sur quatre textes en lice pour leur congrès, qui se déroulera fin novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Et le résultat est inédit : la « base commune », défendue par la direction sortante, autour de Pierre Laurent (secrétaire national depuis 2010) est battue par le « manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », porté, entre autres, par André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, et Fabien Roussel, patron de la puissante fédération du Nord, dont le nom circule pour remplacer M. Laurent à la tête du PCF.
Le texte de la direction recueille 37,99 % des exprimés ; le texte alternatif, totalise, lui, 42,15 %. Ce vote a mobilisé 30 833 communistes quand le PCF compte 49 218 adhérents à jour de leurs cotisations, soit une participation de 62,65 %.

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Pierre Laurent a réagi dans la foulée de la publication des résultats :
« Le vote des communistes n’a pas placé la proposition de base commune du conseil national en tête. J’en prends acte. Je respecte les choix des communistes. Je note que les résultats sont très partagés. Nous avons une nouvelle base commune pour discuter et pas de majorité à ce stade pour avancer. Nous avons donc devant nous un immense débat à poursuivre sur nos choix et un immense défi à relever pour la construction commune, l’unité et le rassemblement des communistes jusqu’au congrès. Les semaines qui viennent nous appellent toutes et tous au travail commun. J’y mettrai toute mon énergie. »
« Vote utile »
Le « Manifeste », comme le surnomment les communistes, a su résoudre la quadrature du cercle du PCF : être à la fois très critique sur le bilan de la direction − notamment sur l’absence de candidat communiste à la présidentielle de 2017 − et sur Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise (LFI).
La personnalité d’André Chassaigne, roué député du Puy-de-Dôme, extrêmement populaire à la base du PCF, a aussi joué en la faveur d’une contribution qui apparaissait comme le « vote utile » pour des communistes en colère qui ne souhaitent qu’une chose : renforcer leur parti et le remettre sur le devant de la scène politique. L’année 2017 a été très mal vécue, avec de mauvais résultats aux élections législatives (2,72 % des voix au premier tour) que la conservation d’un groupe à l’Assemblée nationale n’arrive pas à faire oublier.
Pourtant, l’attelage pouvait surprendre : MM. Chassaigne et Roussel côtoyaient des militants « durs » proches de l’ancien maire de Vénissieux (Rhône) André Gerin et le « pôle économie » de Frédéric Boccara. Une « alliance de la carpe et du lapin », comme le dénonçaient ses contempteurs, qui a su séduire au-delà de ses bases naturelles. Le « Manifeste » arrive ainsi en tête dans de nombreuses fédérations (Val-de-Marne, Paris, Nord, Pas-de-Calais, entre autres) et est très haut dans plusieurs autres (Côte-d’Or, Moselle).
« C’est historique comme résultat. Et cela s’est passé sereinement, tranquillement, estime Fabien Roussel. On veut tout faire pour éviter que le parti ne s’organise en tendances. Le défi est de rassembler tous les communistes. »
André Chassaigne, quant à lui, rappelle que « pour la première fois de notre histoire, le texte présenté par le conseil national n’est pas retenu. Cette situation appelle tous les camarades à construire ensemble une orientation politique permettant de rassembler très majoritairement les communistes. » Il ajoute que ce résultat donne « une direction de travail incontournable pour la suite de notre construction collective. »
Pas certain que le choix de samedi plaise à tout le monde en interne. Les principales figures de la ligne « Pour un printemps du communisme » critiquent ainsi « un texte qui prône le retour à des conceptions passéistes qui ont partout échoué » et appellent à une réunion « pour donner au communisme sa figure moderne, ouverte, démocratique, écologique et révolutionnaire ».

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Camouflet pour Pierre Laurent
Une chose est sûre : ces résultats constituent un camouflet pour Pierre Laurent qui brigue un nouveau mandat. Le sénateur de Paris est même minoritaire dans sa propre fédération… Des rumeurs sur sa démission circulent déjà dans les couloirs du siège. Une période de grande incertitude s’ouvre Place du Colonel-Fabien.
Beaucoup de ces questions seront résolues le samedi 13 octobre, lors du prochain conseil national (parlement du parti). « La démission ou non de Pierre Laurent n’est pas la question. Il va y avoir des discussions et c’est à Pierre de créer les conditions du rassemblement », tempère Fabien Roussel, qui ne veut pas se prononcer sur sa possible accession au poste de secrétaire national du PCF.
« En application de nos statuts, le texte “Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle” devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes doivent désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et contributions jusqu’au terme du congrès, avec l’impératif d’une construction collective, écrit la direction dans un communiqué envoyé samedi soir. Il reviendra au conseil national des 13 et 14 octobre, ainsi qu’aux conseils départementaux, d’analyser et de tirer les enseignements politiques des choix effectués les 4, 5 et 6 octobre par les communistes. »
Les deux autres textes en compétition, sont loin derrière. « Pour un printemps du communisme », emmené par les députés Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis) et Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine), veut « rassembler les forces antilibérales » pour bâtir un « front commun », principalement avec LFI ; il recueille 11,95 % des voix. Beaucoup de militants le trouvaient trop proche de LFI. Enfin, le texte que d’aucuns qualifient d’« orthodoxe », et porté par les militants de Vive le Parti communiste autour d’Emmanuel Dang Tran, membre du conseil national, réunit quant à lui 7,90 % des suffrages.
Du côté des frères ennemis de La France insoumise, on ne cache pas, en off, la satisfaction de voir Pierre Laurent mordre la poussière. Les relations entre lui et Jean-Luc Mélenchon sont exécrables depuis longtemps. Et certains « insoumis » préfèrent encore un nouveau secrétaire national « hostile » plutôt que de continuer avec Pierre Laurent.
Les « communistes insoumis » devraient, par ailleurs, appeler leurs « camarades » à les rejoindre dans le giron mélenchoniste. Dans une note de blog au lendemain de la Fête de L’Humanité, intitulée « A bientôt camarades ! », M. Mélenchon ne disait pas autre chose : « Il s’agit de sauver les dialogues futurs. Ces dialogues reprendront, un jour ou l’autre, quand cette page [celle de Pierre Laurent à la tête du PCF] sera tournée par les communistes. » Le message ne saurait être plus clair.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les locaux de SOS Méditerranée ont été envahis par 22 individus à Marseille, vendredi.
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Réfugiés : la gauche s’oppose aux identitaires

Les locaux de SOS Méditerranée ont été envahis par 22 individus à Marseille, vendredi.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h45
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
A Marseille, la présence, depuis 2016, du siège de l’association SOS Méditerranée n’était jamais devenue un enjeu politique. En envahissant brutalement, vendredi 5 octobre en début d’après-midi, les modestes locaux de l’ONG dans une rue passante du centre-ville, 22 militants de Génération identitaire ont déclenché la polémique qu’ils étaient venus chercher.

Indignation à gauche, applaudissements au Rassemblement national (RN, ex-FN) et silence contrôlé chez Les Républicains où le sujet de l’Aquarius divise la majorité du maire, Jean-Claude Gaudin. Le coup de force du groupuscule d’extrême droite a placé au centre du débat la question de l’immigration et de l’aide à apporter aux rescapés, alors que le navire est bloqué à quai à Marseille et que des manifestations de soutien à SOS Méditerranée se tiennent, samedi 6 octobre, dans plusieurs villes de France.
Premier à réagir, le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, candidat à la mairie, a salué une « action pacifique devant [les] locaux de l’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée ». L’intrusion de Génération identitaire sonne comme un écho concerté à sa demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce qu’il appelle les « agissements des ONG en Méditerranée ». Une demande déposée en juillet, que le sénateur RN a relancé il y a dix jours par un courrier au président de la commission des lois Philippe Bas (LR).
« L’anti-Marseille »
A gauche, l’indignation est unanime. « Vos propos sont minables (…). Une fois de plus vos nervis font le coup de poing. Vous vous rêvez maire, vous êtes en réalité l’anti-Marseille », lui a répondu, par Twitter, le président du groupe socialiste et conseiller départemental Benoît Payan. Le Parti communiste local dénonce « une attaque par des fascistes » et demande la dissolution du groupuscule d’extrême droite alors que Samia Ghali, sénatrice PS, voit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Malgré sa volonté de rééditer la stratégie de Sarkozy, le président de LR ne fait pas encore bouger les lignes dans les intentions de vote.
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Laurent Wauquiez peine toujours à séduire les lepénistes

Malgré sa volonté de rééditer la stratégie de Sarkozy, le président de LR ne fait pas encore bouger les lignes dans les intentions de vote.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h20
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Les chiffres tombent, implacables, semaine après semaine : Laurent Wauquiez ne parvient pas, pour l’heure, à reconquérir l’électorat de droite qui s’en est allé gonfler les voiles du Rassemblement national (RN, ex-Front national). Au moment de son élection comme président du parti Les Républicains (LR), en décembre 2017, l’ancien ministre promettait d’incarner une « droite vraiment de droite » capable de ramener au bercail des citoyens déboussolés par la brutale chute de crédibilité de Marine Le Pen. « Je veux parler à ceux que nous avons déçus et qui sont allés voter pour le Front national », assurait-il alors, rêvant sans le dire trop fort de répéter l’opération de siphonnage de l’électorat frontiste réussie par Nicolas Sarkozy, en 2007. Las, c’est plutôt le parti lepéniste qui creuse aujourd’hui l’écart avec LR dans les sondages en vue des élections européennes de mai 2019. Selon la dernière enquête en date pour ce scrutin, celle d’Odoxa, le RN serait ainsi proche de la première place, avec 21 % des voix, quand le parti de droite enregistre tout juste 14 % d’intentions de vote.

Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir actionné quelques leviers censés complaire à ces électeurs : proposition d’un référendum sur l’immigration, décrite comme une « menace culturelle pour la civilisation européenne » ; promesse d’introduire la « castration chimique » pour les délinquants sexuels ; attention portée à la France périphérique, ces zones périurbaines et rurales que Marine Le Pen appelle pour sa part la « France des oubliés », etc. Sur un plan plus strictement politique, M. Wauquiez refuse aussi de sévir contre l’ancien ministre Thierry Mariani ou le très médiatique jeune militant Erik Tegnér – éphémère candidat à la présidence des jeunes LR – malgré leurs appels répétés en faveur d’une alliance entre LR et RN. Une ligne officiellement rejetée par le président du parti, mais qui a droit de cité au nom...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Lundi, la présidente du Rassemblement national doit rencontrer le ministre italien de l’intérieur pour évoquer une stratégie commune avant les élections européennes.
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Marine Le Pen voyage à Rome pour afficher sa proximité avec Matteo Salvini

Lundi, la présidente du Rassemblement national doit rencontrer le ministre italien de l’intérieur pour évoquer une stratégie commune avant les élections européennes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h20
 • Mis à jour le
08.10.2018 à 09h16
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            
« Ils s’envoyaient des SMS avec des smileys cet été. » L’entourage de Marine Le Pen fourmille d’anecdotes attestant de la proximité entre la présidente du Rassemblement national (RN, ex-Front national) et Matteo Salvini.
Au point qu’à écouter les dirigeants du parti, leur rencontre, prévue lundi 8 octobre à 10 h 30, paraîtrait presque être une formalité : « Pas le truc intersidéral » ; « Rien de surprenant » ; « J’espère que vous ne découvrez pas qu’on travaille ensemble »…
La poignée de mains entre le ministre italien de l’intérieur et la chef de file de l’extrême droite française est pourtant très attendue par le RN en cette préparation de campagne européenne.
L’occasion de montrer que la formation lepéniste attire toujours alors que le président du mouvement souverainiste Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan – qui avait brisé le tabou de l’alliance avec l’ex-FN dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017 – vient d’annoncer sa candidature en solo, que les ralliements se font attendre du côté de RN et que nombre d’élus locaux claquent la porte du parti avec fracas.

« Frère d’armes »
Peu importe, clame-t-on au RN, Marine Le Pen a rendez-vous à Rome. Après avoir brandi le « frère d’armes » Salvini pendant des semaines, elle pourra finalement compter sur une photo de rentrée avec le « modèle » italien anti-immigration.
Sébastien Chenu ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme : « Je trouve ça génial. » Le député (RN) du Nord a même fait un détour par la capitale italienne, vendredi, pour discuter avec une députée de la Ligue, Anna Rita Tateo, « des élections européennes, de leur expérience au gouvernement, et de leur expérience des alliances… »
Marine Le Pen l’y suivra donc lundi pour « évoquer » avec Matteo Salvini au siège de l’Union générale du travail, un syndicat italien proche de la Ligue, « la croissance économique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.
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Le report de la baisse du nucléaire inquiète le secteur des énergies renouvelables

Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle confirmer son soutien aux énergies renouvelables ? Alors que le gouvernement doit présenter, à la fin du mois d’octobre, la feuille de route énergétique du pays, les professionnels s’alarment d’une baisse des ambitions nationales en la matière. Cette Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit notamment dessiner, pour la décennie à venir, la trajectoire de la réduction de la part du nucléaire et de la montée en puissance des renouvelables.
C’est du moins ce que prévoyait la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui fixait comme objectif de réduire à 50 % (contre 75 % aujourd’hui) la part de l’atome dans la production d’électricité d’ici à 2025. Depuis, les autorités ont renoncé à cette date, et s’orientent, selon plusieurs sources, vers un nouvel objectif à 2035.

Mais si le nucléaire diminue moins vite que prévu, cela pourrait conduire le gouvernement – et en particulier le ministère des finances – à modérer la trajectoire française sur la période. Les professionnels craignent une baisse des appels d’offres pour certaines filières jugées plus onéreuses, ou dont les technologies ne sont pas arrivées à maturité, et qui nécessitent donc un soutien public plus important.
« L’ouverture d’une boîte de Pandore »
L’exécutif pourrait ainsi être tenté de favoriser, par exemple, le solaire au détriment de l’éolien en mer. Il s’est par ailleurs désengagé cet été d’une filière hydrolienne naissante, estimant que les coûts étaient trop importants.
D’autant que la France n’est pas en avance sur ses objectifs : la part des renouvelables dans la consommation d’énergie doit atteindre 23 % en 2020 et la trajectoire actuelle mettrait le pays « entre 17 % et 19 % » en 2020, d’après le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Les industriels des renouvelables nourrissent également une autre préoccupation : la loi de transition énergétique devra être modifiée pour y inscrire le changement...




                        

                        

