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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.
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Deux hommes jugés après l’agression de la fille de Marine Le Pen à Nanterre

La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h45
   





                        



   


Deux hommes accusés d’avoir agressé la fille de Marine Le Pen, frappée avec son cousin dans la soirée du jeudi 4 octobre à la sortie d’un bowling à Nanterre, sont convoqués devant la justice le 23 octobre, a-t-on appris auprès du parquet samedi 6 octobre.
A ce stade, aucun élément ne permet de lier cette agression à l’identité de la fille de la présidente du Rassemblement national (RN), une information dont ne semblaient pas disposer les deux hommes âgés de 32 et 47 ans, selon le parquet. Ils seront jugés pour violences volontaires en réunion par le tribunal correctionnel de Nanterre, et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.
Plusieurs coups de pied et de poing
Aucun des deux hommes, interpellés très alcoolisés dans la foulée, n’a reconnu avoir frappé la jeune fille âgée de 19 ans et son cousin de 18 ans. Seul l’un d’eux a admis être passé par le bowling au cours de la soirée. L’agression a eu lieu vers 2 h 40 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon le récit fait aux policiers par son cousin, a expliqué une source proche du dossier. Il est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.
La fille de la présidente du RN a reçu plusieurs coups de pied et de poing au visage et au corps et a dû être transportée à l’hôpital avec une « suspicion de nez cassé », selon le parquet. Elle a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours tandis que son cousin s’est, lui, vu prescrire trois jours d’ITT.
Marine Le Pen a commenté l’incident, vendredi, en expliquant qu’il y avait eu « une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ». « Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le porte-parole du gouvernement est l’invité de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».
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En direct : Benjamin Griveaux invité de l’émission « Questions politiques »

Le porte-parole du gouvernement est l’invité de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h29
   





                        


Chaque dimanche, de 12 heures à 13 heures, Le Monde s’associe à France Inter pour animer et diffuser l’émission « Questions politiques », présentée dimanche 7 octobre par Ali Baddou, en collaboration avec Françoise Fressoz (Le Monde), Carine Bécard (France Inter) et Jeff Wittenberg (France Télévisions). L’invité de ce dimanche est Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Léa Salamé, Luc Bronner, Michèle Léridon et Céline Pigalle participaient, samedi, à un débat intitulé « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? », à l’heure où l’Elysée verrouille soigneusement sa communication.
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                Le traitement journalistique de la présidence d’Emmanuel Macron critiqué au Monde Festival


Léa Salamé, Luc Bronner, Michèle Léridon et Céline Pigalle participaient, samedi, à un débat intitulé « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? », à l’heure où l’Elysée verrouille soigneusement sa communication.

LE MONDE
                 |                 07.10.2018 à 08h34
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                 |

            Adrien Naselli

















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« Cette focalisation sur les petites phrases crée une contagion émotionnelle négative. Et donc on n’entend plus rien : ce bruit est de la pollution informationnelle. Être journaliste, c’est quoi ? C’est aller faire les poubelles ? » Nicole Degbo, qui se présente comme une partisane d’Emmanuel Macron « sauf sur les migrants et les banlieues », n’est pas convaincue par la réponse qui lui a été faite au Palais Garnier, samedi 6 octobre, lors d’un débat sur les médias pendant la présidence d’Emmanuel Macron. Animé par le journaliste du Monde Alexandre Piquard, il rassemblait Léa Salamé, journaliste à France 2 et France Inter, Michèle Léridon, directrice de l’information de l’Agence France Presse, Céline Pigalle, directrice de la rédaction de BFM TV, et Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde.
Benalla  : une information « vérifiée et indéniable »
Ce dernier a répondu à la remarque de cette spectatrice « fan de politique » sur le choix des sujets : « Je comprends vos critiques, mais Emmanuel Macron est le premier à mettre en scène les petites phrases, comme celle sur le “pognon de dingue”. » Quand Nicole Degbo finit par lancer un « Benalla, je m’en fous ! », copieusement applaudi par le public, le directeur de la rédaction du Monde justifie le travail du journal en répondant qu’il s’agissait avant tout d’une information « vérifiée et indéniable ». Une information qui découle d’un long travail d’enquête, à l’heure où le président de la République verrouille sévèrement la communication.

        Lire la chronique du médiateur :
         

          « Le Monde » a-t-il surjoué l’affaire Benalla ?



Sur ce sujet, les exemples ne manquent pas. Michèle Léridon retrace l’histoire de la salle de presse de l’Elysée, à laquelle les agences comme l’AFP ou Reuters ont accès 24 heures sur 24 depuis Valéry Giscard d’Estaing, et qui devrait être déplacée. La directrice de l’information de l’AFP relate aussi son litige avec l’agence de photo Bestimage, proche du pouvoir, qui avait été choisie par l’Elysée pour couvrir la sortie de Brigitte Macron et Mélania Trump, et qui avait livré les images 48 heures plus tard. Céline Pigalle, de son côté, rappelle les craintes à propos d’une sélection des journalistes par l’Elysée, qui aurait voulu éviter « l’effet de meute autour du président. » Et Luc Bronner prend l’exemple des membres du gouvernement qui, à l’instar de la ministre du travail Muriel Pénicaud, avaient menacé de porter plainte contre des médias après des révélations. « Le sous-entendu était : nous allons faire taire vos sources », analyse-t-il.

   


« François Hollande, c’était les portes ouvertes à l’Elysée tous les jours. Emmanuel Macron a voulu faire l’antithèse de ce qu’il a vécu de l’intérieur : dans un premier temps, ça nous a forcés à ramener le curseur au centre », concède Léa Salamé. Les intervenants ont collectivement encouragé le président à se plier à l’exercice de l’interview plus régulièrement. Léa Salamé l’attend d’ailleurs de pied ferme, « car force est de constater qu’il a privilégié les chaînes privées pour s’exprimer. Il a tout de même qualifié le service public de “honte de la République”. »
Comme un contre-pied à la question de Nicole Degbo, une nouvelle spectatrice se lève et demande : « Macron ne se trouve-t-il pas dans une zone de confort grâce à certains médias ? » Comme quoi, tout est vraiment question de curseur.


Adrien Naselli
    













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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le président de l’Assemblée nationale, dans un entretien au « Journal du dimanche », estime que le gouvernement doit « fédérer davantage ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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A l’approche du remaniement, Richard Ferrand appelle l’exécutif à un « nouveau souffle »

Le président de l’Assemblée nationale, dans un entretien au « Journal du dimanche », estime que le gouvernement doit « fédérer davantage ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 02h34
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 14h18
   





                        


« Il faut rester fidèle au projet initial mais il faut un nouveau souffle. » A l’approche du remaniement consécutif au départ du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (La République en marche, LRM), proche d’Emmanuel Macron, appelle l’exécutif à davantage « protéger et unir » la société.
Dans une interview au Journal du dimanche (JDD), publiée le 7 octobre, l’élu du Finistère déclare attendre un geste en direction de la France rurale : « Il y a eu beaucoup de malentendus, à nous de nous réconcilier avec les territoires. Sans doute qu’il y a eu des insuffisances. Je suis pour des initiatives fortes », dit-il, suggérant que « cela peut se traduire par une place plus visible de ces enjeux dans le prochain remaniement ».

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« Il y a eu l’an I du quinquennat » qui « s’est déroulé à un rythme très soutenu » et qui a été « d’une grande verticalité », admet-il, mais « nécessaire ». « Nous allons désormais entamer l’an II du quinquennat, celui de la République contractuelle » et « le président veut, et je l’accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l’intensité des réformes et fédérer davantage », ajoute celui qui a succédé à François de Rugy au perchoir le 12 septembre.
« Nous devons libérer, protéger et unir » et « mettre l’accélérateur » sur ces deux derniers axes, poursuit-il en référence au message de la campagne présidentielle.
« Un Blanquer de l’intérieur » espéré par Ferrand
« Des partenaires de la société civile ont eu le sentiment qu’il y avait une noblesse de robe qui s’adressait au tiers état. Rien n’est plus faux. Mais le gouvernement doit respecter ce ressenti », ajoute l’ancien socialiste.
Pour remplacer Gérard Collomb Place Beauvau, M. Ferrand souhaiterait « un Jean-Michel Blanquer de l’intérieur ». Outre ceux de politiques expérimentés, les noms de François Molins, procureur de la République de Paris, et Mireille Ballestrazzi, directrice centrale de la police judiciaire, sont cités dans les médias.

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Enfin, M. Ferrand soutient que les liens d’Emmanuel Macron avec Gérard Collomb sont « indéfectibles » : « D’ailleurs, ils iront ensemble en Arménie la semaine prochaine. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La journaliste était invitée à participer au débat « Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ? » à l’occasion du Monde festival, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pour leur congrès qui se déroulera fin novembre, les militants ont préféré le « Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle », porté par André Chassaigne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Congrès du PCF : le texte de la direction mis en minorité, une situation inédite pour le parti

Pour leur congrès qui se déroulera fin novembre, les militants ont préféré le « Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle », porté par André Chassaigne.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h40
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le « dégagisme » arrive Place du Colonel-Fabien. Les militants communistes devaient se prononcer entre jeudi 4 octobre et samedi 6 octobre sur quatre textes en lice pour leur congrès, qui se déroulera fin novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Et le résultat est inédit : la « base commune », défendue par la direction sortante, autour de Pierre Laurent (secrétaire national depuis 2010) est battue par le « manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », porté, entre autres, par André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, et Fabien Roussel, patron de la puissante fédération du Nord, dont le nom circule pour remplacer M. Laurent à la tête du PCF.
Le texte de la direction recueille 37,99 % des exprimés ; le texte alternatif, totalise, lui, 42,15 %. Ce vote a mobilisé 30 833 communistes quand le PCF compte 49 218 adhérents à jour de leurs cotisations, soit une participation de 62,65 %.

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Pierre Laurent a réagi dans la foulée de la publication des résultats :
« Le vote des communistes n’a pas placé la proposition de base commune du conseil national en tête. J’en prends acte. Je respecte les choix des communistes. Je note que les résultats sont très partagés. Nous avons une nouvelle base commune pour discuter et pas de majorité à ce stade pour avancer. Nous avons donc devant nous un immense débat à poursuivre sur nos choix et un immense défi à relever pour la construction commune, l’unité et le rassemblement des communistes jusqu’au congrès. Les semaines qui viennent nous appellent toutes et tous au travail commun. J’y mettrai toute mon énergie. »
« Vote utile »
Le « Manifeste », comme le surnomment les communistes, a su résoudre la quadrature du cercle du PCF : être à la fois très critique sur le bilan de la direction − notamment sur l’absence de candidat communiste à la présidentielle de 2017 − et sur Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise (LFI).
La personnalité d’André Chassaigne, roué député du Puy-de-Dôme, extrêmement populaire à la base du PCF, a aussi joué en la faveur d’une contribution qui apparaissait comme le « vote utile » pour des communistes en colère qui ne souhaitent qu’une chose : renforcer leur parti et le remettre sur le devant de la scène politique. L’année 2017 a été très mal vécue, avec de mauvais résultats aux élections législatives (2,72 % des voix au premier tour) que la conservation d’un groupe à l’Assemblée nationale n’arrive pas à faire oublier.
Pourtant, l’attelage pouvait surprendre : MM. Chassaigne et Roussel côtoyaient des militants « durs » proches de l’ancien maire de Vénissieux (Rhône) André Gerin et le « pôle économie » de Frédéric Boccara. Une « alliance de la carpe et du lapin », comme le dénonçaient ses contempteurs, qui a su séduire au-delà de ses bases naturelles. Le « Manifeste » arrive ainsi en tête dans de nombreuses fédérations (Val-de-Marne, Paris, Nord, Pas-de-Calais, entre autres) et est très haut dans plusieurs autres (Côte-d’Or, Moselle).
« C’est historique comme résultat. Et cela s’est passé sereinement, tranquillement, estime Fabien Roussel. On veut tout faire pour éviter que le parti ne s’organise en tendances. Le défi est de rassembler tous les communistes. »
André Chassaigne, quant à lui, rappelle que « pour la première fois de notre histoire, le texte présenté par le conseil national n’est pas retenu. Cette situation appelle tous les camarades à construire ensemble une orientation politique permettant de rassembler très majoritairement les communistes. » Il ajoute que ce résultat donne « une direction de travail incontournable pour la suite de notre construction collective. »

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Camouflet pour Pierre Laurent
Une chose est sûre : ces résultats constituent un camouflet pour Pierre Laurent qui brigue un nouveau mandat. Le sénateur de Paris est même minoritaire dans sa propre fédération… Des rumeurs sur sa démission circulent déjà dans les couloirs du siège. Une période de grande incertitude s’ouvre Place du Colonel-Fabien.
Beaucoup de ces questions seront résolues le samedi 13 octobre, lors du prochain conseil national (parlement du parti). « La démission ou non de Pierre Laurent n’est pas la question. Il va y avoir des discussions et c’est à Pierre de créer les conditions du rassemblement », tempère Fabien Roussel, qui ne veut pas se prononcer sur sa possible accession au poste de secrétaire national du PCF.
« En application de nos statuts, le texte “Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle” devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes doivent désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et contributions jusqu’au terme du congrès, avec l’impératif d’une construction collective, écrit la direction dans un communiqué envoyé samedi soir. Il reviendra au conseil national des 13 et 14 octobre, ainsi qu’aux conseils départementaux, d’analyser et de tirer les enseignements politiques des choix effectués les 4, 5 et 6 octobre par les communistes. »
Les deux autres textes en compétition, sont loin derrière. « Pour un printemps du communisme », emmené par les députés Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis) et Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine), veut « rassembler les forces antilibérales » pour bâtir un « front commun », principalement avec LFI ; il recueille 11,95 % des voix. Beaucoup de militants le trouvaient trop proche de LFI. Enfin, le texte que d’aucuns qualifient d’« orthodoxe », et porté par les militants de Vive le Parti communiste autour d’Emmanuel Dang Tran, membre du conseil national, réunit quant à lui 7,90 % des suffrages.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les locaux de SOS Méditerranée ont été envahis par 22 individus à Marseille, vendredi.
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édition abonné


Réfugiés : la gauche s’oppose aux identitaires

Les locaux de SOS Méditerranée ont été envahis par 22 individus à Marseille, vendredi.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h45
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
A Marseille, la présence, depuis 2016, du siège de l’association SOS Méditerranée n’était jamais devenue un enjeu politique. En envahissant brutalement, vendredi 5 octobre en début d’après-midi, les modestes locaux de l’ONG dans une rue passante du centre-ville, 22 militants de Génération identitaire ont déclenché la polémique qu’ils étaient venus chercher.

Indignation à gauche, applaudissements au Rassemblement national (RN, ex-FN) et silence contrôlé chez Les Républicains où le sujet de l’Aquarius divise la majorité du maire, Jean-Claude Gaudin. Le coup de force du groupuscule d’extrême droite a placé au centre du débat la question de l’immigration et de l’aide à apporter aux rescapés, alors que le navire est bloqué à quai à Marseille et que des manifestations de soutien à SOS Méditerranée se tiennent, samedi 6 octobre, dans plusieurs villes de France.
Premier à réagir, le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, candidat à la mairie, a salué une « action pacifique devant [les] locaux de l’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée ». L’intrusion de Génération identitaire sonne comme un écho concerté à sa demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce qu’il appelle les « agissements des ONG en Méditerranée ». Une demande déposée en juillet, que le sénateur RN a relancé il y a dix jours par un courrier au président de la commission des lois Philippe Bas (LR).
« L’anti-Marseille »
A gauche, l’indignation est unanime. « Vos propos sont minables (…). Une fois de plus vos nervis font le coup de poing. Vous vous rêvez maire, vous êtes en réalité l’anti-Marseille », lui a répondu, par Twitter, le président du groupe socialiste et conseiller départemental Benoît Payan. Le Parti communiste local dénonce « une attaque par des fascistes » et demande la dissolution du groupuscule d’extrême droite alors que Samia Ghali, sénatrice PS, voit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Malgré sa volonté de rééditer la stratégie de Sarkozy, le président de LR ne fait pas encore bouger les lignes dans les intentions de vote.
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édition abonné


Laurent Wauquiez peine toujours à séduire les lepénistes

Malgré sa volonté de rééditer la stratégie de Sarkozy, le président de LR ne fait pas encore bouger les lignes dans les intentions de vote.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h20
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            Olivier Faye








                        



                                


                            

Les chiffres tombent, implacables, semaine après semaine : Laurent Wauquiez ne parvient pas, pour l’heure, à reconquérir l’électorat de droite qui s’en est allé gonfler les voiles du Rassemblement national (RN, ex-Front national). Au moment de son élection comme président du parti Les Républicains (LR), en décembre 2017, l’ancien ministre promettait d’incarner une « droite vraiment de droite » capable de ramener au bercail des citoyens déboussolés par la brutale chute de crédibilité de Marine Le Pen. « Je veux parler à ceux que nous avons déçus et qui sont allés voter pour le Front national », assurait-il alors, rêvant sans le dire trop fort de répéter l’opération de siphonnage de l’électorat frontiste réussie par Nicolas Sarkozy, en 2007. Las, c’est plutôt le parti lepéniste qui creuse aujourd’hui l’écart avec LR dans les sondages en vue des élections européennes de mai 2019. Selon la dernière enquête en date pour ce scrutin, celle d’Odoxa, le RN serait ainsi proche de la première place, avec 21 % des voix, quand le parti de droite enregistre tout juste 14 % d’intentions de vote.

Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir actionné quelques leviers censés complaire à ces électeurs : proposition d’un référendum sur l’immigration, décrite comme une « menace culturelle pour la civilisation européenne » ; promesse d’introduire la « castration chimique » pour les délinquants sexuels ; attention portée à la France périphérique, ces zones périurbaines et rurales que Marine Le Pen appelle pour sa part la « France des oubliés », etc. Sur un plan plus strictement politique, M. Wauquiez refuse aussi de sévir contre l’ancien ministre Thierry Mariani ou le très médiatique jeune militant Erik Tegnér – éphémère candidat à la présidence des jeunes LR – malgré leurs appels répétés en faveur d’une alliance entre LR et RN. Une ligne officiellement rejetée par le président du parti, mais qui a droit de cité au nom...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Lundi, la présidente du RN doit rencontrer le ministre de l’intérieur italien pour évoquer une stratégie commune avant les européennes.
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Le Pen voyage à Rome pour afficher sa proximité avec Salvini

Lundi, la présidente du RN doit rencontrer le ministre de l’intérieur italien pour évoquer une stratégie commune avant les européennes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h20
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            
Depuis des semaines, l’entourage de Marine Le Pen s’épanche sur sa proximité avec Matteo Salvini. « Ils s’envoyaient des SMS avec des smileys cet été », se réjouit ainsi un des proches de la présidente du Rassemblement national (RN, ex-Front national). Et, à écouter les dirigeants du parti, leur rencontre, prévue lundi 8 octobre à 10 h 30, paraîtrait presque être une formalité : « Pas le truc intersidéral » ; « Rien de surprenant » ; « J’espère que vous ne découvrez pas qu’on travaille ensemble »…
La poignée de mains entre le ministre de l’intérieur italien et la chef de file de l’extrême droite française est pourtant très attendue par le RN en cette période où les partis préparent la campagne des élections européennes de mai 2019. L’occasion de montrer que le parti attire toujours alors que Nicolas Dupont Aignan – qui avait brisé le tabou de l’alliance avec l’ex-Front national dans l’entre-deux-tours de la présidentielle – vient d’annoncer sa candidature en solo, que les ralliements se font attendre et que nombre d’élus locaux claquent la porte avec fracas.

« Frère d’armes »
Peu importe, clame-t-on au RN, Marine Le Pen a rendez-vous à Rome. Après avoir brandi le « frère d’armes » Salvini pendant des semaines, elle pourra finalement compter sur une photo de rentrée avec le « modèle » italien anti-immigration. Sébastien Chenu ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme : « Je trouve ça génial. » Le député RN du Nord a même fait un détour par la capitale italienne, vendredi, pour discuter avec une députée de la Ligue, Anna Rita Tateo, « des élections européennes, de leur expérience au gouvernement, et de leur expérience des alliances… »
Marine Le Pen l’y suivra donc lundi pour « évoquer » avec Matteo Salvini au siège de l’Union générale du travail, un syndicat italien proche de la Ligue, « la croissance économique et les perspectives sociales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.
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Le report de la baisse du nucléaire inquiète le secteur des énergies renouvelables

Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle confirmer son soutien aux énergies renouvelables ? Alors que le gouvernement doit présenter, à la fin du mois d’octobre, la feuille de route énergétique du pays, les professionnels s’alarment d’une baisse des ambitions nationales en la matière. Cette Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit notamment dessiner, pour la décennie à venir, la trajectoire de la réduction de la part du nucléaire et de la montée en puissance des renouvelables.
C’est du moins ce que prévoyait la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui fixait comme objectif de réduire à 50 % (contre 75 % aujourd’hui) la part de l’atome dans la production d’électricité d’ici à 2025. Depuis, les autorités ont renoncé à cette date, et s’orientent, selon plusieurs sources, vers un nouvel objectif à 2035.

Mais si le nucléaire diminue moins vite que prévu, cela pourrait conduire le gouvernement – et en particulier le ministère des finances – à modérer la trajectoire française sur la période. Les professionnels craignent une baisse des appels d’offres pour certaines filières jugées plus onéreuses, ou dont les technologies ne sont pas arrivées à maturité, et qui nécessitent donc un soutien public plus important.
« L’ouverture d’une boîte de Pandore »
L’exécutif pourrait ainsi être tenté de favoriser, par exemple, le solaire au détriment de l’éolien en mer. Il s’est par ailleurs désengagé cet été d’une filière hydrolienne naissante, estimant que les coûts étaient trop importants.
D’autant que la France n’est pas en avance sur ses objectifs : la part des renouvelables dans la consommation d’énergie doit atteindre 23 % en 2020 et la trajectoire actuelle mettrait le pays « entre 17 % et 19 % » en 2020, d’après le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Les industriels des renouvelables nourrissent également une autre préoccupation : la loi de transition énergétique devra être modifiée pour y inscrire le changement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, allié de Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, attire aujourd’hui les déçus du Rassemblement national.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
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Au sein des droites, les grandes manœuvres ont commencé

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, allié de Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, attire aujourd’hui les déçus du Rassemblement national.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 05h56
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 09h34
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

Qui est venu avec qui ? Qui a rompu avec qui ? Qui ne devrait pas être ici ? Les journalistes politiques sont parfois des paparazzis qui s’ignorent. Leurs regards balaient les salles de meetings pour y attraper des visages parfois déjà croisés dans d’autres travées.
Le 23 septembre, à Paris, il n’aura pas fallu chercher longtemps pour reconnaître d’anciens élus du Rassemblement national (RN, ex-Front national) autour de Nicolas Dupont-Aignan. Sur la piste du Cirque d’hiver, les projecteurs étaient même braqués sur certains d’entre eux, venus accompagner la déclaration de candidature aux élections européennes de mai 2019 du président du mouvement souverainiste Debout la France (DLF).
Bernard Monot, député européen et ancien conseiller de Marine Le Pen sur l’économie, a ainsi rêvé au micro d’une majorité « euroréformiste » au Parlement européen. Yasmine Benzelmat, conseillère régionale (ex-RN) d’Ile-de-France, y a applaudi une droite identitaire et remontée contre les réformes sociétales. Elle défilera deux jours plus tard avec La Manif pour tous contre l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA).
L’assimilation s’est poursuivie en tribune. Eric Dillies, élu des Hauts-de-France et catholique revendiqué, s’est surpris à ovationner le discours de M. Dupont-Aignan – « plus raisonnable que ce qu’on dit au Front national ». Il officialisera son départ du groupe RN au conseil régional deux jours plus tard, soutenant « la démarche de rassemblement » du président de DLF sans pour autant y prendre sa carte.
« Circonstances historiques »
François de Voyer, un proche de Marion Maréchal, était quant à lui venu annoncer que son collectif de jeunes entrepreneurs, Audace, s’ouvrait désormais à « toutes les droites » et plus seulement au RN. Patrick Libbrecht, le président honoraire de l’école de sciences politiques dirigée par Marion Maréchal – encore elle –, était également « passé »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’ancien ministre de l’intérieur, qui brigue un quatrième mandat de maire, est en tête des sondages, mais la majorité des Lyonnais souhaite qu’il passe la main.
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A Lyon, l’accueil mitigé de « l’enfant prodigue » Gérard Collomb

L’ancien ministre de l’intérieur, qui brigue un quatrième mandat de maire, est en tête des sondages, mais la majorité des Lyonnais souhaite qu’il passe la main.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 05h54
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 09h36
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            

« Regardez à Lyon comme le ciel est bleu, à Paris, c’est la grisaille. » Gérard Collomb a filé la métaphore météorologique à sa descente du train, en gare de Perrache, mercredi 3 octobre, au lendemain de sa démission du gouvernement. Mais il n’est pas dit que le ciel soit aussi dégagé pour l’ex-ministre de l’intérieur dans l’ancienne capitale des Gaules.

Des chiffres mitigés ont salué son retour : 57 % des Lyonnais souhaitent que l’édile « passe la main à une autre personnalité », à l’occasion des élections municipales de 2020, selon le sondage IFOP-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 3 octobre ; 47 % de ses propres électeurs souhaitent qu’il renonce ; et seulement 35 % des sondés se déclarent favorables à sa candidature pour un nouveau mandat.
Attablé au Grand Café des négociants, vendredi 5 octobre, en plein cœur de Lyon, M. Collomb, tout sourire, retrouve ses lieux, ses habitudes, jouant la sérénité à toute épreuve, devant une telle invitation à quitter la scène politique locale, après trois mandats bien remplis. « En 2014, face à Perben, on me donnait perdant, l’histoire s’est écrite autrement », rappelle l’élu, préférant s’arrêter sur la seconde partie du sondage, qui le crédite de 31 % des voix au premier tour des municipales ; c’est cinq points de moins par rapport aux précédentes élections, mais le score reste loin devant la gauche, qui est dispersée, et loin devant la droite, qui reste plombée à 18 % d’intentions de votes.
Gommer le souvenir du ministre
Costume gris clair, chemise blanche au col ouvert, Gérard Collomb sort de sa séance de sport, visiblement soulagé de ne plus vivre la pression de la Place Beauvau. Il goûte à la popularité, dont il veut croire qu’elle sera la clé de la campagne qui s’ouvre. « J’ai gardé une bonne cote », biche-t-il à chaque interpellation de passant. Jeudi soir, en sortant des studios de Télé Lyon métropole (TLM),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Devant l’Assemblée des communautés de France, la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, a admis des maladresses.
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Etat-collectivités : le gouvernement tente de retrouver les voies du dialogue

Devant l’Assemblée des communautés de France, la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, a admis des maladresses.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h30
    |

            Patrick Roger (Deauville (Calvados), envoyé spécial)








                        



   


Une semaine après le congrès de Régions de France, à Marseille, qui avait vu les trois associations d’élus « historiques » – Association des maires de France (AMF), Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France – publier un appel commun pour les libertés locales et pour une relance de la décentralisation, c’était au tour de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) de tenir convention, du 3 au 5 octobre, à Deauville (Calvados). Convention à laquelle ont pris part pas moins de quatre membres du gouvernement : Jacqueline Gourault (intérieur), Olivier Dussopt (comptes publics), Elisabeth Borne (transports) et François de Rugy (transition écologique). Preuve s’il en était du soin que porte le gouvernement à préserver des liens étroits avec les collectivités territoriales, malgré les rebuffades de certaines d’entre elles.
Après les déclarations tonitruantes prononcées à Marseille à l’encontre d’un exécutif suspect de vouloir conduire « une recentralisation inédite », l’exercice se présentait sous de meilleurs auspices, l’AdCF se refusant, elle, à jouer le jeu dangereux de la chaise vide. Au reste, comme l’a souligné son président, Jean-Luc Rigaut, ce dialogue constructif a permis de « nombreuses avancées » au cours des dix-huit premiers mois du quinquennat, même s’il a pointé quelques « feux rouges ou clignotants ». « Nous souhaitons plaider pour l’apaisement, pour la reprise du dialogue, dans le respect de la responsabilité de chacun, a insisté le président de la communauté d’agglomération du Grand Annecy. Le compromis n’a rien de honteux. Il faut que l’esprit du pacte girondin l’emporte vraiment. Nous y croyons mais nous sommes vigilants. »

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                Vent de fronde des élus locaux contre l’exécutif



« Il y a peut-être eu des maladresses »
La ministre auprès du ministre de l’intérieur, Mme Gourault, qui s’impose de plus en plus comme l’interlocutrice attitrée des collectivités territoriales, a saisi la balle au bond pour adresser un message aux trois associations réfractaires. Rappelant qu’elle était présidente de la commission intercommunale de l’Association des maires de France (AMF) « à l’époque bénie de Jacques Pélissard », le prédécesseur de François Baroin, « avec la tolérance qu’on lui connaissait », elle a fermement rejeté les accusations portées par ces dernières.
« J’ai entendu parler de recentralisation. Mais c’est ce gouvernement qui a inscrit dans le projet de loi constitutionnelle le droit à la différenciation. C’est ce gouvernement qui met en place une Agence nationale de cohésion des territoires, qui avait été proposée par l’AMF et qui devra être un outil au plus près des territoires, a-t-elle insisté. Si on veut le dialogue, il faut dire les choses franchement. Le dialogue, c’est pour tout le monde, ce n’est pas réservé à certains. »
Un peu plus tard, interrogée sur la manière dont elle envisageait de retrouver les voies de la concertation avec l’ensemble des associations d’élus, la ministre s’est montrée confiante. « Il y a ce qui se dit sur les estrades et ce qu’on fait dans le travail quotidien », a-t-elle relevé, laissant entendre que les mêmes qui crient au refus du dialogue ne sont pas les derniers à pousser le portillon des ministères quand il s’agit de discuter sérieusement de certaines thématiques.
Revenant sur le boycott en juillet de la Conférence nationale des territoires par trois associations d’élus, elle a cependant émis un début de contrition, évoquant « un rendez-vous manqué ». « Il y a peut-être eu des maladresses, a-t-elle admis. Certains ont peut-être aussi poussé le bouchon trop loin et ça a pété ». De même a-t-elle voulu rassurer sur les processus de fusion département-métropole. « Il s’agit d’accompagner les volontés locales et non de forcer des décisions, a insisté Mme Gourault, assurant que « le modèle lyonnais n’est pas le modèle unique ». La ministre a bien pris garde de ne pas avancer de calendrier pour légiférer sur ce dossier, « s’il en est besoin ».

        Lire aussi :
         

                L’exécutif face au « front uni » des élus locaux



Larcher veut sortir de l’enlisement
Reste que, dans les semaines et les mois à venir, c’est la délicate question de la réforme de la fiscalité locale qui va concentrer une bonne part des travaux entre l’exécutif et les représentants des collectivités territoriales. Et il n’est pas imaginable que cela se fasse en l’absence des collectivités concernées. « Je demande que le gouvernement puisse rapidement retrouver les voies d’un dialogue réel et sincère avec les collectivités, a également plaidé le président du Sénat, Gérard Larcher, soucieux que l’enlisement actuel ne se prolonge pas. Je demande qu’on écrive ensemble un scénario de réforme fiscale. Ce sujet est crucial car il traduit la nature des relations entre l’Etat et les collectivités. »
Intervenant en ouverture du congrès, le régional de l’étape, Hervé Morin, a quant à lui de nouveau posé ses exigences. « Là où la loi nous donne la compétence, nous voulons être associés à l’élaboration des politiques publiques. C’est une question de considération », a martelé le président de la région Normandie et président de Régions de France. Qui ne désarme pas. Il entend à présent, avec l’AMF et l’ADF, organiser dans chaque région métropolitaine des « assises des territoires » pour écrire « un nouveau pacte girondin ». Peut-être pas la meilleure façon de reprendre le chemin du dialogue.

        Lire aussi :
         

                Les villes déçues par leur pacte financier avec l’Etat






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La Cour de justice de l’Union européenne estime, dans une décision rendue jeudi, que la France a manqué à ses obligations dans ce dossier.
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Précompte : un nouveau dossier fiscal potentiellement explosif pour le gouvernement

La Cour de justice de l’Union européenne estime, dans une décision rendue jeudi, que la France a manqué à ses obligations dans ce dossier.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 17h46
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
« On est peut-être en train de vivre un remake de la taxe à 3 % », assène Véronique Louwagie, membre (LR) de la commission des finances de l’Assemblée nationale. De fait, l’affaire du « précompte » n’est pas sans rappeler le dossier explosif de la taxe à 3 % sur les dividendes.
Même sujet éminemment technique, mêmes conséquences encore mal estimées sur les finances publiques, même chiffres vertigineux, même période de l’année délicate (juste après l’élaboration du budget)… Le parallèle est troublant avec le fiasco de la taxe à 3 % qui, en octobre 2017, avait obligé l’exécutif à élaborer dans l’urgence un nouvel impôt pour rembourser près de 10 milliards d’euros indûment perçus aux entreprises tricolores, sous peine de voir s’écrouler le jeu d’équilibriste budgétaire construit pour ramener le déficit sous les 3 % en 2017 et 2018.
Cette fois, de quoi s’agit-il ? Jeudi 4 octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a condamné la France dans l’affaire dite du « précompte ». « La France a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu du droit européen », a estimé la CJUE.

Distorsion de concurrence
Le précompte, dispositif en vigueur jusqu’en 2005, consistait à faire payer un impôt complémentaire aux entreprises qui distribuaient à leurs actionnaires des sommes d’argent non soumises à l’impôt sur les sociétés, comme les dividendes. En échange, elles avaient droit à un avoir fiscal au titre des dividendes reçus de la part de leurs filiales. De nombreuses entreprises du CAC 40 en ont profité. Problème : lorsqu’une filiale établie hors de France recevait des dividendes d’une autre sous-filiale également située à l’étranger, le mécanisme du précompte ne s’appliquait pas. C’est en vertu de cette distorsion de concurrence que les entreprises sont fondées à réclamer leur dû à l’Etat, a estimé la CJUE.
« Compte tenu de l’ancienneté des dossiers, des sommes à restituer et des recours encore attendus, on peut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ En visite sur l’île de Saint-Martin, le 29 septembre, un an après le passage de l’ouragan Irma, Emmanuel Macron s’est adonné à son passe-temps favori : la distribution de gestes d’affection.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                
                                    

Macron ou la diplomatie du câlin


                      En visite sur l’île de Saint-Martin, le 29 septembre, un an après le passage de l’ouragan Irma, Emmanuel Macron s’est adonné à son passe-temps favori : la distribution de gestes d’affection.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h49
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            Pierre Jaxel-Truer







29 septembre : étreintes sous les Tropiques
   


Tout a commencé par une visite ordinaire, avant que le président, surpris par une averse tropicale, ne décide de s’affranchir du protocole pour aller à la rencontre des habitants de Quartier-d’Orléans, à Saint-Martin, le 29 septembre. Un an après l’ouragan Irma, Emmanuel Macron est venu constater l’avancée de la reconstruction et, surtout, faire beaucoup de câlins.
15 juillet : touche-touche franco-croate

   


Qui a dit que le foot attise les antagonismes entre nations ? Après la victoire de la France face à la Croatie, en finale du Mondial russe, le 15 juillet, les chefs d’Etat des deux pays ont multiplié les gestes affectueux, pour des images qui ont fait le tour du monde. Emmanuel Macron ne s’est pas économisé non plus, côté étreintes, avec les Bleus.
26 juin : effleurement papal au Vatican

   


Une main qui frôle la joue papale, puis se pose sur l’épaule, avant des bisous d’adieu. En visite au Vatican, le 26 juin, le président de la République a fait fi de tous les usages. Les deux hommes ont aussi discuté de la crise migratoire et de l’Europe, au cours d’un entretien de cinquante-huit minutes. Mais ça, qui s’en souvient ?
24 avril : contact diplomatique à Washington

   


Quand on ne partage pas la même vision du monde et que, au fond, on se frictionne sur beaucoup de sujets, que reste-t-il ? Les apparences et un peu de tendresse. A Washington, le 24 avril, Emmanuel Macron et Donald Trump ne se sont pas quittés. Plus tard, dans les livres d’histoire, on appellera ça la diplomatie du câlin.

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14 juillet 2017 : câlin de consolation à Paris

   


Pour sa première commémoration de la fête nationale en tant que chef d’Etat, Emmanuel Macron s’est adressé à quatre-vingt-cinq pupilles de la nation. L’un d’eux s’est mis à pleurer, et le locataire de l’Elysée l’a pris dans ses bras pour le consoler.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Une première ourse avait été relâchée jeudi matin, en dépit de l’opposition de certains éleveurs et élus locaux.
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Pyrénées-Atlantiques : une deuxième ourse relâchée

Une première ourse avait été relâchée jeudi matin, en dépit de l’opposition de certains éleveurs et élus locaux.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 16h56
   





                        


Une deuxième ourse a rejoint, vendredi 5 octobre, la première, lâchée la veille dans les Pyrénées-Atlantiques, a annoncé François de Rugy. « Je suis en mesure de confirmer aujourd’hui que deux ours femelles ont été réintroduites dans le Béarn », a déclaré le ministre de la transition écologique dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. « Ce n’est pas banal de réintroduire une espèce qui est menacée aujourd’hui d’extinction dans les vallées du Béarn, où il n’y avait plus que deux ours mâles », souligne le ministre
Une première ourse, capturée en Slovénie, avait été relâchée jeudi matin, en dépit de l’opposition de certains éleveurs qui craignent pour leur cheptel et d’élus locaux, dont certains avaient installé des barrages routiers dans la nuit de mercredi à jeudi pour tenter de repérer et d’arrêter les véhicules susceptibles de transporter l’animal.
Cette femelle, appelée Claverina (l’« héritière » en béarnais), est âgée de 7 ans et pèse 140 kilos. Elle était « la première ours femelle à fouler le sol béarnais depuis une décennie », selon un communiqué. La deuxième ourse, « Sorita, “petite sœur”, l’a rejointe ce matin (…) D’un an son aînée, elle pèse 150 kilos », selon le communiqué du ministère.
« A la suite d’examens vétérinaires poussés et de tests de grossesse positifs, il est très probable que les deux ourses donneront naissance à des petits dès l’an prochain », a annoncé vendredi dans un communiqué l’Agence forestière slovène, qui a supervisé la capture des deux plantigrades dans le petit pays balkanique.
« Le dialogue aura toujours toute sa place »

   


Faute d’avoir pu empêcher la réintroduction des ourses, promise par le précédent ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, des opposants ont menacé de prendre les fusils pour les « enlever ». « Je sais les mécontentements de certains, notamment les éleveurs, la colère même parfois », répond François de Rugy, qui assure que « le dialogue aura toujours toute sa place » et qui a prévu de se rendre sur place après un premier déplacement en septembre.
Pour le Fonds d’intervention écopastoral (FIEP), ce lâcher est « historique et va permettre de relancer une dynamique de vie », se félicite dans un communiqué cette association de défense de l’environnement.
La réintroduction des deux ourses s’inscrit dans le cadre d’un plan « Ours » lancé par Nicolas Hulot. Dans une décision rendue le 6 mars, le tribunal administratif de Toulouse avait condamné l’Etat pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées. L’arrêté a été signé le 29 août par l’ex-ministre de l’écologie, au lendemain de l’annonce de sa démission, et confirmé par son successeur le 20 septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’annonce devrait être faite « en début de semaine » prochaine. L’exécutif devrait profiter du remplacement de Gérard Collomb pour remercier des ministres « fatigués ».
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Le remaniement aura lieu en début de semaine

L’annonce devrait être faite « en début de semaine » prochaine. L’exécutif devrait profiter du remplacement de Gérard Collomb pour remercier des ministres « fatigués ».



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h57
    |

            Virginie Malingre








                        



   


Emmanuel Macron prend son temps. Rendu inévitable par le départ surprise du ministre de l’intérieur, le remaniement du gouvernement n’interviendra pas avant lundi ou mardi. « Le remaniement sera annoncé en début de semaine », confirme un conseiller élyséen au Monde. Le gouvernement sera donc au complet, mercredi 10 octobre, soit une semaine après le départ de Gérard Collomb, qui a rejoint son fief lyonnais mercredi 3 octobre.
Le remplacement de Nicolas Hulot, début septembre, avait également pris une semaine. Un temps inhabituellement long pour un remaniement. Des délais rendus nécessaires par l’examen des situations des entrants par la haute autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP), créée fin 2013 dans la foulée de l’affaire Cahuzac, explique-t-on au sein de l’exécutif. Mais aussi par la difficulté de l’équation à laquelle sont confrontés MM. Macron et Philippe, qui semblent avoir un problème de ressources humaines pour former le casting idéal.
« Ce ne devrait pas être un remaniement d’ampleur, plutôt un jeu de chaises musicales », déclare un conseiller élyséen. Mais la même source admet parallèlement que plusieurs ministres « fatigués » ont fait part depuis un certain temps de leur désir de prendre du recul, notamment à l’occasion de leur entretien d’évaluation avec le premier ministre, au début de l’été. Les deux têtes de l’exécutif devraient donc profiter du remplacement de Gérard Collomb pour remercier les membres les plus fragiles de l’équipe.

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« Il y a un rééquilibrage à faire »
Emmanuel Macron, qui a vu son autorité défiée par Gérard Collomb, souhaite constituer une équipe ressoudée, alors que de nombreuses réformes, parfois à hauts risques, doivent être lancées dans les prochains mois. Entre la réforme des retraites, la révision constitutionnelle, la réorganisation de l’islam de France ou encore la préparation du projet de loi bioéthique, qui prévoit l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, le plan de travail de l’exécutif est en effet chargé.
MM. Macron et Philippe souhaitent, en outre, que la nouvelle équipe respecte les mêmes fondamentaux que ceux qui ont mené à la constitution du premier gouvernement, au printemps 2017 : la parité hommes-femmes, une dose de société civile, une forme d’équilibre politique entre les différentes sensibilités qui composent la macronie. Dans ce contexte, après les départs, depuis seize mois, de ministres issus du MoDem, du PS et d’un écologiste, « il y a un certain rééquilibrage à faire », admet-on à l’Elysée.
Reste que le remplacement d’un ministre de l’intérieur est « quelque chose de compliqué », davantage que ce ne fut le cas pour Nicolas Hulot, confie-t-on encore dans l’entourage du chef de l’Etat. L’exécutif cherche un profil dont les compétences pour le poste seront réelles : un technicien venu de la maison Beauvau, une personnalité issue de la société civile ou un politique qui connaît bien les problématiques de sécurité.
Après avoir remanié son équipe, Emmanuel Macron s’envolera pour un déplacement officiel en Arménie. A ce stade, il n’est pas prévu que le chef de l’Etat s’exprime avant devant les Français, toujours selon l’Elysée.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Editorial. Emmanuel Macron, qui a besoin de l’appui du Sénat pour voter la révision constitutionnelle, n’évoque désormais plus la baisse du nombre de parlementaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Réforme de la Constitution : la « tyrannie »  de la politique

Editorial. Emmanuel Macron, qui a besoin de l’appui du Sénat pour voter la révision constitutionnelle, n’évoque désormais plus la baisse du nombre de parlementaires.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h43
   





                        


Editorial du « Monde ». Emmanuel Macron a eu raison d’aller à Colombey-les-Deux-Eglises saluer la mémoire du général de Gaulle, ce 4 octobre – jour anniversaire de la promulgation de la Loi constitutionnelle créant, il y a soixante ans, la Ve République. En effet, le fondateur des institutions édifiées en 1958 a légué à ses successeurs un régime à toute épreuve… pour le chef de l’Etat et le pouvoir exécutif.
Depuis un demi-siècle, tous les présidents en ont tiré le plus grand profit, y compris ceux qui, comme François Mitterrand, avaient auparavant formulé les critiques les plus cinglantes à l’encontre de la Constitution de 1958 et de son parachèvement en 1962, avec l’élection du président de la République au suffrage universel. Ce système institutionnel aura permis à tous les présidents de traverser les crises politiques, économiques ou sociales les plus rudes, de cohabiter avec des majorités parlementaires hostiles (Mitterrand à deux reprises et Chirac pendant cinq ans) et de surmonter les impopularités les plus abyssales, François Hollande étant le champion en la matière.
Confronté depuis deux mois à de sérieuses adversités, Emmanuel Macron a donc, à son tour, rendu hommage au « socle de stabilité », de « légitimité » et d’« efficacité » dans l’action que lui assure la Constitution. Face aux « tempêtes » et aux « avanies », face à la « tyrannie de l’immédiat », au « règne de l’image » et au « goût pour l’écume des jours », face à ces turbulences qui éclipsent trop souvent le sens des politiques publiques, les institutions permettent de « conserver le cap », a-t-il souligné à juste titre.

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Mais, si elles le mettent largement à l’abri de la « tyrannie de l’immédiat », elles ne le protègent pas de la « tyrannie » de la politique. Le chef de l’Etat en fait aujourd’hui l’expérience. Dès juillet 2017, devant le Congrès, il avait lancé un projet de révision de la Constitution, avec l’ambition affichée de la moderniser et de renforcer l’« efficacité » de son fonctionnement. Le souhait présidentiel était que cette réforme aboutisse dès l’été 2018.
Un silence pour le moins étonnant
Depuis un an, sa démarche se heurte aux réticences, aux objections ou aux critiques des oppositions en général et de celle du Sénat en particulier. Et chacun sait que, sans l’appui du Palais du Luxembourg, la réforme n’a aucune chance d’être adoptée. Soit ses dispositions relèvent stricto sensu de la procédure de révision qui suppose l’approbation par les trois cinquièmes des parlementaires, donc d’une part importante des sénateurs. Soit – et c’est le cas de la diminution spectaculaire d’un tiers du nombre des parlementaires – elles relèvent d’une Loi organique qui, dès lors que le Sénat est concerné, suppose son aval.
Or le Sénat, au nom d’une juste représentation des territoires, est vent debout en particulier contre cette dernière mesure. Il est donc pour le moins étonnant que le président de la République l’ait passée sous silence lors du plaidoyer en faveur de la réforme qu’il a réitéré, le 4 octobre, au Conseil constitutionnel.
Un « oubli » de sa part n’est guère concevable, puisqu’il a évoqué scrupuleusement tous les autres points de la réforme, y compris les moins décisifs. La seule explication plausible, mais à ce stade inavouée, est que le chef de l’Etat peut envisager de renoncer à cette mesure emblématique si cette concession permet l’adoption du reste de la réforme. Bref, bon gré, mal gré, à se plier à la tyrannie de la politique.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été interrogé vendredi par les juges, pour la première fois depuis le début de l’affaire.
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Alexandre Benalla entendu ce vendredi par les juges d’instruction

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été interrogé vendredi par les juges, pour la première fois depuis le début de l’affaire.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 17h19
   





                        



L’audition de la semaine dernière ayant été reportée, Alexandre Benalla a finalement été interrogé par les juges le vendredi 5 octobre, pour la première fois depuis le début de l’affaire . Sans faire aucune déclaration, l’ancien collaborateur du président Emmanuel Macron est reparti vers 15 heures du tribunal de Paris, où il était arrivé cinq heures plus tôt souriant, costume-cravate et chemise blanche, en compagnie de ses avocats Jacqueline Laffont et Pierre Haïk.
Mis en examen le 22 juillet pour des soupçons de violences et d’ingérence dans l’action de la police en marge des manifestations du 1er-Mai, il avait gardé le silence lors de son bref passage devant les magistrats. Alexandre Benalla venait alors de passer deux jours de garde à vue à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Le jeune homme de 27 ans en était ressorti avec une mise en examen pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».

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« Observateurs » dans une opération de maintien de l’ordre
L’affaire avait démarré le 18 juillet, lorsque Le Monde avait publié des images montrant M. Benalla et un employé de La République en marche, Vincent Crase, en train de rudoyer un couple sur la place de la Contrescarpe, lors d’un rassemblement de manifestants du 1er-Mai qui avait dégénéré dans le Quartier latin. Les deux hommes, qui participaient en tant qu’« observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, avaient ensuite remis le couple à la police pour interpellation.
Sur les images, M. Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Des gestes dont il a minimisé la violence, affirmant avoir agi par « devoir citoyen » pour aider à arrêter « les deux personnes les plus virulentes » du groupe.
Le 10 août, l’information judiciaire a été étendue à d’autres possibles violences de M. Benalla, un peu plus tôt dans la journée au Jardin des plantes, des faits sur lesquels il n’a pas encore été interrogé et pour lesquels il n’est pas mis en examen à ce stade.
Les enquêteurs cherchent également à savoir comment des images vidéo de la préfecture illégalement transmises à M. Benalla le 18 juillet se sont retrouvées sur les réseaux sociaux

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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Cet ajout, fait le 13 septembre, a été demandé par Emmanuel Macron pour « marquer les anniversaires liés à Charles de Gaulle », reconnaît l’Elysée.
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Et la croix de Lorraine est discrètement apparue sur le logo de l’Elysée

Cet ajout, fait le 13 septembre, a été demandé par Emmanuel Macron pour « marquer les anniversaires liés à Charles de Gaulle », reconnaît l’Elysée.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h38
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            Cédric Pietralunga








                        



   


Elle est apparue sans tambour ni trompette, mais lourde de symbole. A l’occasion de la présentation par Emmanuel Macron du plan de lutte contre la pauvreté, le 13 septembre, une discrète croix de Lorraine a fait son apparition sur le logo de l’Elysée, utilisé notamment sur le bandeau ornant le pupitre du chef de l’Etat.
Jusqu’ici, ce dessin censé identifier la présidence de la République était uniquement composé d’un faisceau de licteur (des branches entourées de lanières et surmontées d’une hache, un symbole de la République hérité de l’Antiquité), d’une branche de chêne et d’olivier (pour la justice et la paix), de deux têtes de lion (pour la force), et d’un bouclier avec l’inscription RF (pour République française).
Traditionnellement, chaque nouveau président modifie, à la marge, ce blason. Mais c’est la première fois qu’un nouveau symbole y apparaît. « C’est un choix d’Emmanuel Macron, reconnaît-on à l’Elysée. Le chef de l’Etat voulait y inscrire la croix de Lorraine parce que son quinquennat sera marqué par trois anniversaires liés à Charles de Gaulle : les 60 ans de la constitution de 1958, les 80 ans de l’appel du 18 juin et les 50 ans de la mort du général. »
Symbole de la Résistance
Attaché aux symboles et désireux de s’inscrire dans la lignée des grandes figures de l’histoire française, Emmanuel Macron avait déjà fait référence au général de Gaulle sur sa photo officielle : un exemplaire des Mémoires de guerre de l’ancien officier est ouvert sur le bureau sur lequel s’appuie le président, à côté de deux iPhones et de deux autres livres, Le Rouge et le Noir de Stendhal et Les Nourritures terrestres d’André Gide.
Cette apparition de la croix de Lorraine, symbole de la Résistance, a suscité l’indignation de certains élus de droite. « Comment peut-on se prétendre gaulliste lorsqu’on veut une Europe fédérale, qu’on nie l’existence d’une culture française et qu’on accepte de vendre nos aéroports à des puissances étrangères ? », s’est ainsi offusqué Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains, réduisant le choix d’Emmanuel Macron à une « tentative de captation du gaullisme » et à un « véritable artifice de com ! ».

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Selon l’entourage du chef de l’Etat, la réalisation de ce nouveau logo a pris plusieurs mois et de nombreuses versions ont été soumises à M. Macron. « Il voulait quelque chose de plus épuré, de moins chargé », explique un conseiller. Ce travail a été réalisé entièrement en interne par l’équipe de graphistes de l’Elysée. « On a seulement eu recours à un typographe extérieur, Jean-François Porchez, pour créer les caractères d’imprimerie utilisés sur tous les supports de la présidence et notamment le logo », explique-t-on.
Cette charte graphique a aussi servi pour les produits dérivés de l’Elysée, mis en vente sur une boutique en ligne et lors des Journées du patrimoine. A terme, ce nouveau blason ornera tous les documents de la présidence et sera utilisé sur tous les supports de communication (Facebook, Twitter, etc.). Mais il n’a pas de caractère officiel. Seul le drapeau tricolore est inscrit dans la Constitution, au titre d’« emblème national » de la France.

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