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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Deux ouvrages invitent à déconstruire le mythe d’une culture et d’une société françaises que « des siècles d’esclavage et de colonisation n’auraient pas contaminées ».
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Analyse

Décoloniser les arts : « Les Blancs doivent apprendre à renoncer à leurs privilèges »

Deux ouvrages invitent à déconstruire le mythe d’une culture et d’une société françaises que « des siècles d’esclavage et de colonisation n’auraient pas contaminées ».

Par                                            Séverine Kodjo-Grandvaux




LE MONDE
              datetime="2018-10-07T18:00:36+02:00"

        Le 07.10.2018 à 18h00






    
Manifestation à Paris à l’occasion de la cérémonie des Molières, récompenses du monde français du théâtre, le 23 mai 2016. Sur 86 artistes nommés, une seule, Sophia Aram, était issue de la diversité.
Crédits : ALAIN JOCARD/AFP


Décoloniser les savoirs, décoloniser les mentalités, la philosophie… et maintenant décoloniser les arts. Deux ouvrages sont parus en France à quelques jours d’intervalle, les 19 et 23 septembre, qui questionnent les milieux culturels occidentaux, notamment français, et africains. Dans Décolonisons les arts !, recueil de témoignages, une quinzaine d’artistes travaillant en France dénoncent le racisme auquel ils sont sans cesse confrontés dans leur profession. Théorique et analytique, Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), de la philosophe franco-algérienne Seloua Luste Boulbina, est davantage tourné vers la situation africaine. Ces deux livres rejoignent en librairie le récent En quête d’Afrique(s). Universalisme et pensée décoloniale, de Souleymane Bachir Diagne et Jean-Loup Amselle.
Concept qui a accompagné les luttes pour l’indépendance, la décolonisation est revenue en force dans l’aire francophone ces dernières années. A tel point que le mot d’ordre décolonial semble dorénavant remplacer le post-colonialisme et s’imposer à qui veut penser les réalités africaines ou diasporiques.

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De fait, on assiste à un renouvellement des approches critiques dans les travaux d’historiens, de philosophes, d’économistes, d’anthropologues, de critiques littéraires, comme Françoise Vergès, Souleymane Bachir Diagne, Nadia Yala Kisukidi, Abdourahmane Seck, Ndongo Samba Sylla, ou encore Achille Mbembe et Felwine Sarr qui réunissent ces chercheurs et artistes lors des Ateliers de la pensée organisés à Dakar depuis 2016. En janvier 2019, ces derniers lanceront même une école doctorale destinée à former sur le continent de jeunes chercheurs.
Persistance d’un mythe
Pourtant, cette lame de fond n’est pas enfermée dans les milieux académiques. Elle touche également le monde artistique des deux côtés de la Méditerranée et rejoint les préoccupations de certains membres de la société civile française qui dénoncent un racisme structurel et militent pour le respect de l’image, du corps et des paroles afrodescendantes.
L’ouvrage Décolonisons les arts ! fait facilement le lien entre ces deux sphères. Les témoignages d’artistes plasticiens, d’acteurs, de metteurs en scène, d’un rappeur, de commissaires d’exposition, de cinéastes… sont accompagnés de textes d’analyse qui, tels ceux de Françoise Vergès et de Gerty Dambury, apportent une perspective historique et socio-culturelle nécessaire à la compréhension d’un mal français et de la persistance d’un mythe : le racisme n’existerait pas dans le milieu artistique.

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« Il est vrai qu’en France la culture a été un lieu de contestation et d’ouverture, explique Françoise Vergès au Monde. Mais le monde culturel a construit son propre récit en oubliant sa complicité avec la misogynie, le racisme et le sexisme. Persiste cette fiction très occidentale de l’artiste comme génie, à part de la société, sage, dans une France dont le peuple porterait en soi, par nature, la liberté et l’égalité. Ce mythe vivace fait comme si des siècles d’esclavage et de colonisation n’avaient pas contaminé l’ensemble de la société française. »
Dans un effort pédagogique sont définis des concepts apparus dans les milieux militants il y a peu et que les défenseurs d’un universalisme abstrait taxent volontiers d’essentialisme ou de communautarisme. Les auteurs sont prudents et écrivent en introduction : « La “race” n’existe pas mais des groupes et des individus font l’objet d’une “racisation”, d’une construction sociale apparentée à une définition historique et évolutive de la “race”. Les processus de racisation sont les différents dispositifs – juridiques, culturels, sociaux, politiques – par lesquels des personnes et des groupes acquièrent des qualités (les Blancs) ou des stigmas (les “autres”). »

        Lire l’entretien croisé entre Achille Mbembe et Felwine Sarr :
         

          « L’avenir du monde se joue en Afrique »



En 2015 s’est créé le collectif Décoloniser les arts (DLA) pour dénoncer un racisme structurel qui empêche toute personne non blanche d’accéder à des postes de responsabilité et de direction dans les institutions publiques, ou qui limite les possibilités de rôle pour les acteurs. « Les personnes de couleur ne sont pas à la tête des scènes nationales et elles sont cantonnées à la fonction de vigile ou de femme de ménage, constate Françoise Vergès. Certes, il est question de l’accès aux postes, mais aussi plus largement d’éducation », afin de faire comprendre pourquoi, comme l’écrit Gerty Dambury, « le corps de l’homme noir ou de la femme noire, après avoir été un corps “ridicule et laid”, est aujourd’hui un corps victime, un corps souffrant, un corps subalterne, un corps réfugié, un corps-femme-voilée ou un corps de toute beauté, à nouveau fortement sexualisé ».
Faire valoir le différent
Il importe donc que soient diffusées des représentations différentes de celles et ceux qui ont été érigés en « autres », ainsi que des formes de narration diverses ; ce qui implique, comme l’explique Seloua Luste Boulbina, que l’Occident ne soit plus considéré comme modèle. « Les mondes extra-européens, écrit-elle, ont été regardés comme des univers de la réception, de l’imitation et de l’appropriation dans lesquels des codes divers – politiques, philosophiques, esthétiques – ont été empruntés. » Ce qui fait écho à ce constat de Hassane Kouyaté pour qui persiste l’idée que la culture, importée de France, « a permis aux colonisés de s’émanciper », et qui ajoute : « Notre mission civilisatrice à nous est décoloniale. »

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A l’instar des membres de DLA, qui appellent à « dénationaliser, désoccidentaliser la version française de l’universel » pour faire valoir le différent, sur le fond comme sur la forme, dans les pratiques et représentations artistiques en France, Seloua Luste Boulbina constate que demeure un « achoppement sur l’articulation de l’universel et du particulier, comme si l’arbre était l’opposé du hêtre, du bouleau et surtout du baobab et l’universel l’antidote du particulier ». Achoppement qui atteste « d’une colonialité qui tarde à disparaître des institutions et des publications françaises » et qui traverse les réflexions sur l’art d’un Jean-Loup Amselle. Pour ce dernier, écrit-elle « “africain”, loin d’apparaître comme un terme renvoyant à un continent, est utilisé comme vecteur d’alternatives insurmontables » ; ce que, de fait, laisse entendre l’anthropologue français dans sa discussion avec le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne dans En quête d’Afrique(s).

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Opérant un va-et-vient entre Afrique et Occident en étudiant la littérature et les arts de Kateb Yacine, Zineb Sedira, Bouchra Khalili, Sammy Baloji, Barthélémy Toguo, William Adjété Wilson ou encore le travail de commissariat d’Okwui Enwezor, de Simon Njami ou de Michket Krifa, la philosophe franco-algérienne questionne leur insertion dans un contexte post-colonial globalisé, dans un flux migratoire et une approche mouvante, ouverte au possible, aux expériences, à la créolité telle que la conçoit Edouard Glissant. A rebours, ce questionnement révèle un immobilisme du milieu culturel occidental, notamment français, englué dans un schéma et des représentations coloniales qui ont conduit par exemple des curateurs occidentaux à privilégier des artistes autodidactes comme Bruly Bouabré, supposant que tout cursus académique engendrerait une dénaturation d’une « essence », d’un art africain.
Tentatives de récupération
La chercheuse, rattachée au Laboratoire du changement social et politique de l’université Paris-Diderot, manifeste une certaine méfiance envers la pensée décoloniale latino-américaine car « sur le continent américain, à l’exception notable de Haïti, les indépendances ont bénéficié à des Européens, alors qu’en Afrique, hormis l’Afrique du Sud, elles ont bénéficié aux indigènes, explique-t-elle au Monde. Même si la pensée décoloniale est intéressante en ce qu’elle a montré que le passé est toujours présent, c’est-à-dire que la colonialité n’a pas disparu, elle doit être réévaluée pour l’Afrique. » Seloua Luste Boulbina établit par ailleurs une distinction importante entre « le post-impérial qui concerne l’ancienne métropole et le post-colonial qui est l’affaire des anciennes colonies ». Dans le premier cas, les afrodescendants sont « dans une situation de minorité, de “subalternisés”. Contrairement aux Africains, les descendants d’immigrés n’ont pas bénéficié des indépendances », ajoute-t-elle.

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A ses yeux, il faut aujourd’hui « une décolonisation en actes, car le discours sur la décolonisation n’est pas en soi, dans la pratique, décolonial ». Une précision sans doute nécessaire dans une situation où, constate Françoise Vergès, « on doit faire face également à des tentatives de récupération fortes. La “décolonisation” est devenue à la mode. On nous prend tous nos mots. On les avale, on les broie avant qu’on ne les dévoie ». Ce principe est au fondement de l’appropriation culturelle, que D’de Kabal définit comme le fait de « déposséder l’Autre de ce qu’on a toujours rejeté et [de] le faire sien pour signifier qu’on a compris et grandi ». En un mot, de le vider de sa substance.

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Olivier Marboeuf parle quant à lui d’« hospitalité toxique » qui « épuise la force transformatrice du geste décolonial minoritaire en faisant de sa saisie critique non plus une opération à même d’affecter l’ordre politique et social, mais une simple catégorie dans l’économie des savoirs ». Pour Seloua Luste Boulbina, la décolonisation est moins un processus, qui suppose une évolution d’étape en étape, qu’un « travail sur soi ». Travail qui nous concerne tous, car, ainsi que l’explique au Monde Françoise Vergès, « les Blancs doivent apprendre à renoncer à leurs privilèges. Cela est certes extrêmement difficile à accepter d’un point de vue individuel, mais il faut comprendre que c’est toute la société française qui bénéficiera de ce combat ».
Décolonisons les arts !, sous la direction de Leïla Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès, L’Arche, 144 pages, 15 €.
Les Miroirs vagabonds ou la Décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), de Seloua Luste Boulbina, Les Presses du réel, 160 pages, 15 €.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La série culte de science-fiction revient dimanche 7 octobre avec une saison 11 hors du commun : le célèbre héros est désormais une héroïne.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« Doctor Who » pour les nuls

La série culte de science-fiction revient dimanche 7 octobre avec une saison 11 hors du commun : le célèbre héros est désormais une héroïne.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h00
    |

            Pierre Trouvé et 
Morgane Tual








                        


Rarement une saison de Doctor Who n’avait été aussi attendue. Pour la première fois, le rôle principal de la série, le Docteur, est incarné par une femme. Dimanche 7 octobre, le Royaume-Uni découvrira le premier épisode de la saison 11, avec l’actrice Jodie Whittaker. En France, il faudra attendre jeudi 11 pour le regarder sur France 4. Si vous n’avez jamais vu un seul épisode de cette série culte britannique, voici ce qu’il faut en savoir.
De quoi ça parle ?
D’un extraterrestre doté d’une machine à voyager dans le temps et dans l’espace et équipé d’un tournevis sonique.



OK, bye !
Pas de panique, on précise… Cet extraterrestre, donc, a l’apparence humaine et se fait appeler « Le Docteur » – il ne révèle jamais son véritable nom. Il voyage dans tout l’univers, à toutes les époques (avec, ô surprise, un goût particulier pour le Royaume-Uni). Chaque épisode se déroule donc dans un univers différent, où le Docteur devra résoudre un mystère pour sauver a) des personnes, b) l’humanité, c) l’univers.
Pourquoi c’est culte ?
Il faut déjà noter que Doctor Who est la plus vieille série de science-fiction toujours en cours. Lancée en 1963 par la BBC, elle fut interrompue en 1989 après 26 saisons. Avant de revenir en 2005 pour une nouvelle série, qui entame cette année sa onzième saison.
Au Royaume-Uni, plusieurs générations ont suivi Doctor Who, qui s’est imposé comme un rendez-vous télé familial. Chaque épisode y rassemble entre 4 millions et 8 millions de téléspectateurs. Par ailleurs, cette série mêlant habilement science-fiction et second degré a toujours attiré les passionnés de SF du monde entier. « Je crois que si cette série compte toujours autant, c’est parce qu’elle est vraiment excellente, estime Robin Bunce, historien à l’Homerton College à l’université de Cambridge. Il se trouve que les super-héros cartonnent, que Star Wars cartonne, et Doctor Who est en quelque sorte la version britannique de tout ça. »
Qui est le Docteur ?
« Je suis Le Docteur. Je suis un seigneur du temps. Je viens de la planète Gallifrey de la constellation de Kasterborous. J’ai 903 ans et je suis l’homme qui va vous sauver, ainsi que les 6 milliards d’humains de la planète Terre. Ça vous pose un problème ? » Ainsi se présentait le personnage principal dans la saison 1 de la nouvelle série, en 2005.
Intelligent, drôle et charismatique, le Docteur est une sorte de dandy de l’espace au grand cœur, à mi-chemin entre Superman saveur earl grey et le Père Noël. S’il frétille d’enthousiasme à chaque nouvelle aventure, il traîne aussi la mélancolie d’un passé mystérieux et tragique.
Pourquoi change-t-il de visage ?
Comme tout seigneur du temps, le Docteur a la capacité de se régénérer : au lieu de mourir, il se « régénère » et change ainsi entièrement d’apparence – et un peu de personnalité.
C’est en 1966 que le concept est intégré à Doctor Who. Confrontée aux problèmes de santé de William Hartnell, premier interprète du Docteur, la BBC choisit ainsi d’intégrer cette astuce scénaristique. Depuis, cela a permis d’assurer la continuité de la série sans dépendre de l’acteur incarnant le Docteur.



Jusqu’à présent, douze acteurs ont interprété le Docteur. Pour la première fois de son histoire, il sera interprété par une femme, Jodie Whittaker, qui incarnera le treizième Docteur.

   


Pourquoi le Docteur est-il soudain une femme ?
Le débat agitait les fans depuis plusieurs décennies : si le Docteur peut changer entièrement d’apparence, pourquoi ne pourrait-il pas se régénérer en femme ? Jusqu’ici, la BBC, qui produit la série, n’avait pas osé sauter le pas. Mais dans un mouvement général de féminisation de la pop culture, elle a finalement pris cette décision, au grand dam d’une frange de spectateurs hostiles à ce qu’ils qualifient de « politiquement correct ».



« Doctor Who a évolué avec la culture britannique, poursuit Robin Bunce. Nous sommes une société beaucoup plus ouverte aujourd’hui, donc les histoires de Doctor Who parlent de sexualité, de genre, de race. Doctor Who a toujours été politique. »

        Notre article relatant les tensions sur Internet
         

          après que la BBC a annoncé que le Docteur serait une femme



Pourquoi est-il généralement accompagné d’humains ?
La plupart du temps, le Docteur ne voyage pas seul : il est flanqué d’un ou de plusieurs humains, qui le suivent sur plusieurs épisodes, voire plusieurs saisons. Ce sont généralement des Britanniques issus de notre époque. Comme John Watson en son temps dans les Aventures de Sherlock Holmes, ces « compagnons » permettent aux téléspectateurs de s’identifier et de les guider dans les mondes étranges du Docteur, en partageant leur étonnement et leur émerveillement.
Les compagnons du Docteur ont longtemps été de belles jeunes femmes. Au fil du temps, leur profil s’est relativement diversifié – genre, âge, couleur de peau, orientation sexuelle… – afin de mieux refléter les évolutions de la société.
Qu’est-ce qu’un « dalek » ?
C’est l’une des figures les plus célèbres de Doctor Who : une race extraterrestre mutante n’aspirant qu’à la destruction, enveloppée d’une armure mécanique roulante, et qui hurle d’une voix robotique « exterminer, exterminer ! ». Les ennemis jurés du Docteur.



D’autres méchants emblématiques hantent l’histoire de Doctor Who, comme les cybermen, des cyborgs diaboliques, ou les anges pleureurs qui, bien qu’apparus en 2007 seulement, se sont depuis hissés parmi les ennemis les plus terrifiants de la série.
Et le Tardis ?
Le Tardis est la machine à voyager dans le temps et dans l’espace du Docteur. Son nom est l’acronyme de Time and Relative Dimension in Space, traduit en français par « temps à relativité dimensionnelle interspatiale ». Elle ressemble aux « police boxes » britanniques, ces petites stations auparavant disséminées partout dans les villes, où les policiers pouvaient passer des appels téléphoniques et se reposer. Cette forme résulte d’une panne du système de camouflage du Tardis, lors du premier épisode de la toute première saison.



Cette machine, plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, dispose en outre d’une personnalité propre – celle-ci s’exprime rarement, mais est à l’origine de certains épisodes mémorables.
Ça n’est pas un peu kitsch, quand même ?
Doctor Who assume pleinement son esthétique carton-pâte. La série récente, lancée en 2005, s’inscrit volontairement, avec son style vintage, dans l’héritage des épisodes des années 1960. Le design grotesque des cybermen par exemple, a peu changé au fil des décennies, même s’il s’est modernisé.

Les cybermen des années 1980


Les cybermen des années 2000

Mais Doctor Who est surtout une série d’aventures joyeuse, drôle et tendre, soutenue par des dialogues savoureux et des moments d’émotion. Sans prétention, elle s’adresse à toutes les classes d’âge, et si la qualité des épisodes est inégale, les plus poignants sont de petits chefs-d’œuvre de la télévision.
Par où commencer si on n’a jamais vu un épisode ?
Bonne nouvelle, chaque épisode raconte une histoire à part entière et peut se voir indépendamment des autres. Mais vous trouverez des conseils plus précis ici :

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                « Doctor Who » : par où commencer si vous n’en avez jamais vu un seul épisode






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Invitée à participer à une « conversation » dans le cadre du Monde Festival, le samedi 6 octobre, au Théâtre des Bouffes du Nord, l’auteure-compositrice-interprète s’est livrée sur ces moments forts que sont pour elle les concerts.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ L’écrivain et intellectuel italien participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Il a à nouveau fait part de son malaise face à la situation politique dans son pays, et de sa conviction qu’il faut continuer « à se battre ».
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                Roberto Saviano : « Nous sommes en guerre. En Europe, c’est une guerre d’information »


L’écrivain et intellectuel italien participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Il a à nouveau fait part de son malaise face à la situation politique dans son pays, et de sa conviction qu’il faut continuer « à se battre ».

LE MONDE
                 |                 07.10.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 15h57
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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D’une main, d’un côté puis de l’autre, il salue son public à la manière de la Reine d’Angleterre. Dimanche 7 octobre, 10 heures pétantes, l’auditorium de l’Opéra Bastille est plein comme un œuf pour accueillir l’écrivain italien Roberto Saviano. Alors que Marine Le Pen est en voyage à Rome pour afficher sa proximité avec le ministre de l’intérieur Matteo Salvini, Roberto Saviano, lui, est en visite à Paris. « On est très heureux de votre choix ! » lance le journaliste du Monde Philippe Ridet, qui anime la discussion, aux 500 spectateurs présents.
« Moi je ne sers à rien, même pas à moi-même. Je m’enfonce dans la merde jour après jour. Mais je me sens plus grand dans ma défaite qu’eux. »
Faut-il encore présenter l’intellectuel militant, auteur du best-seller Gomorra sur la mafia napolitaine ? Au Monde Festival, en tout cas, on se l’arrache, on l’applaudit telle une rock star. A 39 ans, sous escorte policière depuis onze ans, Roberto Saviano a légué sa vie à son engagement. « Moi je ne sers à rien, même pas à moi-même. Je m’enfonce dans la merde jour après jour. Mais je me sens plus grand dans ma défaite qu’eux », assume-t-il, renvoyant la balle au gouvernement italien, alliance hétéroclite entre La Ligue et le Mouvement 5 étoiles, à la fois xénophobe et nationaliste. « Être sous protection n’a rien d’un privilège, c’est un drame, poursuit-il. Il me tarde de la perdre. » 
De cette vie brisée, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les enfants des rues de Naples, ces très jeunes mafieux qui sont les protagonistes bien réels de son premier roman, Piranhas (Gallimard), en librairie depuis le 4 octobre. « Ils veulent mourir, la mort est un choix pour eux, raconte l’auteur. Quand je les ai interviewés et leur ai dit mon âge, j’avais 37 ans à l’époque, et ils se sont étonnés : “Mais alors tu comptes pour du beurre s’ils ne t’ont pas encore tué !” »

        Lire l’entretien avec
         

          Roberto Saviano : « Les “baby-gangsters” sont habités par une sorte de désir mystique »



L’Italie est un laboratoire
Sauver l’Italie de sa dérive, trop lourde tâche pour un écrivain isolé et menacé ? « Les intellectuels pensent qu’il suffit d’une petite déclaration sur les réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, il faut se battre tous les jours », martèle Roberto Saviano. « Nous sommes en guerre. Pour l’instant, en Europe, il s’agit d’une guerre d’information. Et la cible, par exemple, c’est moi. » Aux yeux de cet Européen convaincu – qui « rêve même aux États-Unis d’Europe » – l’Italie ressemble à un laboratoire dont les dynamiques finissent par devenir universelles : « C’est un pays très réceptif, qui absorbe tout ce qui se passe à l’extérieur. Si vous regardez l’Italie, vous regardez votre avenir », prévient-il. Et Philippe Ridet de s’exclamer : « Vous faites un peu flipper ! »

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                Roberto Saviano : « Le nouveau gouvernement italien a déjà causé trop de mal »



Malgré la noirceur et le pessimisme ambiants, l’intellectuel joue son rôle pour réveiller les consciences. « Le désespoir d’un peuple, c’est lorsque l’individu pense qu’il est inutile de vivre honnêtement, que ce sont les idiots qui payent leurs impôts. C’est ce qu’il se passe aujourd’hui dans mon pays. » Alors, puisque seul on ne vaut rien, il lance un appel à une salle déjà conquise : « Chacun d’entre nous est nécessaire, indispensable. Si vous trouvez la force de vous battre, de défendre la complexité, faites-le partout, tout le temps. Dans un taxi ou au travail. Même si, finalement, les choses ne se déplacent que d’un millimètre. »


Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Pierre Foldes, médecin et cofondateur de l’Institut Women-Safe, était invité à participer à la rencontre « Clitoris le grand tabou » au Monde Festival, samedi 6 octobre. Il a livré des explications très précises sur cet « organe extraordinaire ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ L’historien Michel Vovelle, spécialiste de la Révolution française et auteur prolifique, est mort samedi à Aix-en-Provence à l’âge de 85 ans.
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L’historien Michel Vovelle, spécialiste de la Révolution française, est mort

L’historien Michel Vovelle, spécialiste de la Révolution française et auteur prolifique, est mort samedi à Aix-en-Provence à l’âge de 85 ans.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 11h45
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            
Auteur d’une œuvre monumentale sur La Mort et l’Occident de 1300 à nos jours (Gallimard, 1983), Michel Vovelle n’était pas un historien des moments paisibles. Lui, qui passa de longues années à traquer les représentations collectives du trépas, savait à quoi tenait une vie. Après le décès en 1969 de sa première épouse, Gaby, il perdit en 2008 sa seconde femme, Monique, avec qui il avait eu deux filles, Sylvie et Claire.
Fin observateur de notre société contemporaine du vieillissement et de la peur de la mort qui s’y est installée, l’historien participa au courant qui donna naissance aux soins palliatifs pour les derniers moments de la vie des patients dits terminaux dans le but de leur redonner leur dignité et d’éviter l’acharnement thérapeutique. A ce titre, il fut le premier auditionné par la commission présidée par Jean Leonetti dont le rapport déboucha sur la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005.
Fidèle au Parti communiste français
Dans un raccourci acrobatique, il savait en quelques phrases retracer l’évolution des enjeux des derniers moments de la vie au cours de l’histoire. Il remontait alors aux sociétés très anciennes où « la bonne mort passe pour être solidaire, sans dramatisation et comme un passage naturel ». Cette « bonne mort », il l’avait attendue patiemment, lui qui depuis qu’il avait pris sa retraite en 1993, cultivait ses jardins, « tous » ses jardins, comme il se plaisait à le préciser.
Michel Vovelle est mort samedi 6 octobre à Aix-en-Provence, à l’âge de 85 ans. Né à Lyon le 6 février 1933, il entre en 1953 à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. En 1956, il devient membre du Parti communiste français (PCF) quand tant d’autres le quittent à la suite des révélations du rapport Krouchtchev sur les crimes du stalinisme. Même à l’épreuve de la guerre d’Algérie qu’il dira avoir vécue « en solitude sur l’autre rive », il restera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Un documentaire dresse un tableau du marché automobile marqué par les prémices de la conduite autonome.
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« Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant ? », la révolution du véhicule autonome en question

Un documentaire dresse un tableau du marché automobile marqué par les prémices de la conduite autonome.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 10h00
    |

            Alain Constant








                        


France 5, dimanche 7 octobre à 17 h 15, documentaire
La voiture autonome ? L’idée ne date pas d’hier, mais plutôt d’avant-hier. Comme le prouve cet étonnant spot de publicité des années 1950 aux couleurs délavées diffusé dans ce documentaire bien rythmé. A l’époque, General Motors rêvait pour l’an 2000 de voitures sans conducteur, guidées par des tours de contrôle disséminées le long des autoroutes américaines ! L’an 2000 est passé, les tours de contrôle ne sont pas là, mais la révolution du véhicule autonome est en bonne voie, même si les experts n’attendent pas l’arrivée sur route et autoroute de voitures de série entièrement autonomes avant 2030 au plus tôt.
Tableau complet de la situation
Instructif, riche de documents d’archives et d’entretiens avec experts de haut vol et ingénieurs passionnés, ce documentaire dresse un tableau complet de la situation actuelle du marché automobile mondial. De Pékin à Berlin, de San Francisco à Paris, de nombreuses problématiques sont analysées : abandonner le moteur thermique pour l’électrique ? Louer plutôt qu’acheter son véhicule ? Partager plutôt que posséder ? Faire confiance à la technologie pour oser lâcher le volant et se laisser conduire ? Dans un monde idéal, la voiture autonome, bardée de capteurs et de cartographies actualisées en temps réel doit pouvoir en finir avec les embouteillages et les accidents.
Dans la réalité, en dépit des progrès réalisés, on n’en est pas tout à fait là. Mais on y vient et tout le monde s’y met : de Google aux constructeurs automobiles historiques, de Tesla au gouvernement chinois, l’argent coule à flots pour soutenir la recherche dans le domaine automobile. Comme souvent, c’est vers la Chine que se tournent les regards : le premier marché automobile mondial est aussi le premier de la voiture électrique. En 2020, on devrait atteindre 5 millions de véhicules électriques en circulation et comme la plupart des batteries sont fabriquées en Chine, le reste du monde envisage avec crainte le spectre d’une mainmise chinoise sur le marché mondial du véhicule électrique. En attendant, les recherches technologiques se poursuivent, notamment dans la Silicon Valley. La voiture de demain ne sera pas celle d’aujourd’hui. De là à lâcher le volant et faire entièrement confiance à son véhicule bardé de technologies, il y a encore un peu de route à faire…
Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant ?, de Véronique Préault et Guy Beauché (France, 2018, 80 min)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Moins marketé et moins lisse que ses pairs, le boys band sud-coréen se distingue par ses prises de position, notamment en faveur de la communauté LGBT.
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BTS, les engagés de la K-pop


                      Moins marketé et moins lisse que ses pairs, le boys band sud-coréen se distingue par ses prises de position, notamment en faveur de la communauté LGBT.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h25
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, correspondance)








                              

                        

« Le véritable amour commence par l’amour de soi. » Costume et cravate sombres, anneaux dorés à l’oreille et coupe impeccable, RM – pour Rap Monster, de son vrai nom Kim Nam-joon – attaque son discours avec cœur et sérieux. L’instant est solennel.
Le charismatique leader du groupe sud-coréen BTS (Bangtan Boys), phénomène musical planétaire, intervient à la très officielle tribune de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), à New York. Avec Jin, Suga, J-Hope, Jimin, V et Jungkook, les six autres membres du septuor devenu la tête de gondole de la K-pop, la pop sud-coréenne, il participe ce lundi 24 septembre au lancement d’un partenariat de l’Unicef pour la lutte contre les violences faites aux enfants et pour la promotion de l’éducation et de la formation des jeunes.

« Exprimez-vous !, lance RM. Nous avons entendu des histoires extraordinaires de nos fans du monde entier, nous disant comment notre message les a aidés à surmonter leurs difficultés et à commencer à s’aimer eux-mêmes. Ces histoires nous rappellent constamment notre responsabilité. » Auparavant, RM a évoqué son enfance à Ilsan, ville de la banlieue de Séoul où il est né en 1994, et « a longtemps rêvé d’être un super-héros pour sauver le monde ».
Exemptés de service militaire
Auteur de talent – écolier, il avait écrit un poème remarqué sur la réunification de la Corée –, interprète, producteur, le leader du septuor et ses partenaires n’en finissent pas de conquérir les cœurs adolescents en axant leur travail sur le lien permanent avec les fans. La réussite ne tient pas uniquement à leurs physiques avantageux, à leurs looks savamment travaillés et à des clips minutieusement chorégraphiés. Il y a aussi du talent.
En mai, l’album Love Yourself : Tear est devenu le premier d’un groupe de la K-pop à dominer le classement américain Billboard 200. Le président sud-coréen, Moon Jae-in a réagi, saluant « les chansons,...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ L’ancien footballeur argentin Omar da Fonseca, reconverti en commentateur sportif, raconte d’où lui vient cet enthousiasme communicatif dont il fait preuve au micro. Il intervenait samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Pour le neuroscientifique Stanislas Dehaene, il y a plusieurs façons de cultiver la curiosité d’un élève. Il intervenait samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ La cérémonie s’est déroulée dans l’intimité avec les proches du chanteur, avant qu’il soit inhumé, aux côtés de son fils, dans le caveau familial, dans les Yvelines.
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Aznavour inhumé après un dernier hommage à la cathédrale arménienne de Paris

La cérémonie s’est déroulée dans l’intimité avec les proches du chanteur, avant qu’il soit inhumé, aux côtés de son fils, dans le caveau familial, dans les Yvelines.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 18h31
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 12h38
   





                        



   


Les obsèques de Charles Aznavour, mort lundi 1er octobre, à l’âge de 94 ans, ont été célébrées samedi à la cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste à Paris, avant son inhumation dans son caveau familial, dans les Yvelines.
La presse et le public ont été tenus à l’écart de l’édifice religieux, où la cérémonie s’est déroulée dans l’intimité avec les proches du chanteur, parmi lesquels les artistes Grand Corps Malade, Serge Lama, Emmanuelle Béart, l’animateur Michel Drucker. Le cortège funéraire s’est ensuite dirigé vers Montfort-l’Amaury (à l’ouest de Paris), où Charles Aznavour a été inhumé.

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Il repose dans son caveau familial, aux côtés de ses parents et de son fils Patrick, mort à l’âge de 25 ans. Après la cérémonie, le cimetière a été ouvert au public venu lui rendre un dernier hommage, ont constaté des journalistes sur place.
Deuil national en Arménie
En Arménie c’est un jour de deuil national, décrété par les autorités. Les drapeaux du pays sont en berne et les églises célèbrent des offices à la mémoire du chanteur.
Vendredi matin, la cérémonie aux Invalides avait attiré près de la moitié des Français présents devant leur TV, avec près de 2,8 millions de téléspectateurs en moyenne sur France 2, BFMTV et LCI, selon les chiffres des chaînes et de Médiamétrie.

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Charles Aznavour s’est éteint lundi à son domicile dans le sud-est de la France, à la suite d’une "défaillance cardio-respiratoire« . Inépuisable et fourmillant de projets, celui qui s’était imaginé vivre jusqu’à 100 ans avait repris la scène en septembre avec deux concerts au Japon.
Il laisse derrière lui sa veuve, Ulla, avec laquelle il a vécu pendant plus de cinquante ans, et cinq enfants.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ La saison 11 débute dimanche sur la BBC, au Royaume-Uni. Petit guide pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de se plonger dans cette série « so British ».
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« Doctor Who » : par où commencer si vous n’en avez jamais vu un seul épisode

La saison 11 débute dimanche sur la BBC, au Royaume-Uni. Petit guide pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de se plonger dans cette série « so British ».



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 10h33
    |

            Pierre Trouvé








                        


La série britannique Doctor Who, ce sont cinquante-cinq ans d’existence, treize acteurs dans le rôle du « Docteur » et une division entre des épisodes « classiques », datant de 1963 à 1989, et des épisodes « modernes », diffusés entre 2005 et aujourd’hui. Si chaque épisode, ou presque, raconte une histoire à part, son ampleur peut intimider les néophytes. Par où commencer ?
A l’occasion du lancement, dimanche 7 octobre, de la saison 11, qui met pour la première fois en scène un Docteur au féminin, incarné par Jodie Whittaker, voici un guide — forcément subjectif — pensé pour des spectateurs français et réalisé avec l’aide de « Whovians », les fans de la série.



Etape 1 : des épisodes à picorer pour se faire une idée
L’un des épisodes les plus célèbres : « Les Anges pleureurs », 2007 (saison 3, épisode 10)

Cet épisode est surtout connu par son titre Anglais, Blink, un mot répété dans une tirade inoubliable du Docteur, le héros de la série, alors incarné par David Tennant. « A la fois effrayant et émouvant à la fin, il a non seulement été récompensé par des prix mais se trouve surtout dans la plupart des tops 5 de fans », explique Tegan Higginbotham, actrice et coanimatrice de l’émission « Whovians », sur la chaîne australienne ABC.
La force de l’épisode, c’est son scénario virtuose signé Steven Moffat (qui deviendra ensuite producteur de la série puis cocréateur de Sherlock). « C’est avec cet épisode qu’un ami m’a introduite à la série et, évidemment, ça a marché ! », se souvient Alyssa Franke, auteure du blog et du compte Twitter Whovian Feminism.
Pour saisir l’esprit de la série : « Vincent et le Docteur », 2010 (saison 5, épisode 10)

Dans cet épisode, le Docteur, incarné par Matt Smith, rencontre le peintre Vincent Van Gogh à Arles, à la fin du XIXe siècle — le héros de Doctor Who voyage dans le temps et dans l’espace. « C’est d’abord une lettre d’amour à Van Gogh mais c’est surtout un épisode stupéfiant sur la folie, la solitude et sur ce que ça signifie de laisser un héritage, décrypte Paul Verhœven, animateur du podcast The Doctor is in. Il réussit très bien à montrer la plus grande force du Docteur : une profonde compassion pour autrui. »
Pour Pauline Serizel, de la chaîne YouTube Pepperpot Team, c’est un « parfait exemple du mélange de science-fiction, d’humour et d’empathie qui définit si bien Doctor Who ».
Pour ceux qui veulent revenir aux fondamentaux : « Rose », 2005 (saison 1, épisode 1)

« “Rose” est un parfait point d’entrée pour de nouveaux spectateurs, il explique tout ce qu’un nouveau spectateur doit savoir, à travers une aventure haletante, ce qui fait que cela n’est pas trop pesant pour le spectateur », selon Alyssa Franke.
« On y découvre un Docteur mystérieux, drôle et sombre ainsi qu’une compagne proche de nous et attachante », remarque Pauline Serizel. L’épisode est nommé en référence à un personnage, incarné par Billie Piper, qui va accompagner le Docteur dans plusieurs saisons. Pour Tegan Higginbotham, comme pour de nombreux autres « whovians », c’est un « des meilleurs compagnons que le Docteur ait jamais eus ».
Pour voir le Docteur à Paris : « City of Death », 1979 (saison 17 épisode 2)



Pour ceux qui s’intéressent à la période dite « classique » de la série, voici un épisode de référence. « Le scénario, coécrit par Douglas Adams (auteur du Guide du voyageur galactique), est farfelu juste comme il faut. L’humour et l’action se côtoient sur fond de vol de la Joconde », résume Pauline Serizel. Pour Robin Bunce, historien au Homerton College, à l’université de Cambridge, le fait qu’il ait été tourné à Paris en fait une porte d’entrée parfaite pour les spectateurs français.
Etape 2 : quelle est la première saison à regarder en entier ?
Pour saisir la série en cours : la saison 11 (2018)

La nouvelle saison, diffusée sur la BBC, puis sur France 4 jeudi 11 octobre, devrait reprendre les bases de la série. « Le nouveau producteur, Chris Chibnall, a exprimé son désir d’attirer une nouvelle génération de spectateurs, explique Tegan Higginbotham. Je suis donc assez tentée de leur suggérer de commencer par là. »
Pour découvrir l’un des meilleurs duos de la série : la saison 2 (2006)

« Comment pourrais-je ne pas recommander David Tennant ? », a tout de même ajouté Tegan Higginbotham après le conseil ci-dessus. En effet, son incarnation du Docteur est l’une de celles que préfèrent les fans. Pour Paul Verhœven, « son association avec Rose forme l’association ultime entre un Docteur et un compagnon ». Il ajoute également que cette première saison avec David Tennant propose aussi « des moments d’horreur surprenants et des moments de comédie effrontés ».
Pour revenir aux sources, la saison 1 (2005) 

L’approche chronologique est conseillée par Pauline Serizel, qui propose de commencer par la saison 1 de la nouvelle série, diffusée en 2005 : « Souvent oubliée, tout comme son premier épisode, “Rose”, pour son aspect visuel vieillot, elle comporte plusieurs histoires passionnantes qu’il serait vraiment dommage de rater. »
Etape 3 : si vous êtes convaincu…



Si l’une des spécificités de Doctor Who est de pouvoir se regarder dans le désordre, car les aventures de ce voyageur temporel se concluent souvent en un ou deux épisodes, regarder les saisons dans l’ordre à partir de 2005 est chaudement recommandé par nos interlocuteurs. « La première saison permet aux spectateurs d’apprendre à connaître le Docteur », conseille Paul Verhœven.
Mais n’hésitez pas non plus à vous intéresser aux épisodes plus anciens, diffusés entre 1963 et 1989. « Cela peut être intimidant, mais je conseille de regarder un épisode de chaque Docteur pour commencer, puis de continuer par la période que vous avez préférée », précise Alyssa Franke. Tegan Higginbotham abonde : « Remontez le temps, tant que vous pouvez ! »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ La journaliste Judith Duportail était invitée à participer au débat « Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? » à l’occasion du Monde festival, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le temps d’une nuit, la création contemporaine va infiltrer l’espace public parisien, samedi, et ouvrir les portes de lieux méconnus, habituellement inaccessibles ou revisités.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ L’artiste a mis en ligne samedi soir une vidéo explicative sur Instagram, accompagnée d’une citation attribuée à Picasso : « Quel plaisir que de détruire pour recommencer. »
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Attribuée à 1,2 million d’euros, une œuvre de Banksy s’autodétruit en pleine vente

L’artiste a mis en ligne samedi soir une vidéo explicative sur Instagram, accompagnée d’une citation attribuée à Picasso : « Quel plaisir que de détruire pour recommencer. »



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 06h58
   





                        



   


Du Banksy tout craché. Une toile du street-artiste britannique s’est partiellement auto-détruite, vendredi 5 octobre, devant un public médusé juste après avoir été vendue aux enchères pour 1,2 million d’euros chez Sotheby’s à Londres. « On dirait qu’on vient de se faire “Bankser” », a réagi Alex Branczik, un responsable de la maison d’enchères américaine, dans un communiqué.
Banksy a mis en ligne, samedi soir, une vidéo explicative sur son compte Instagram, accompagnée d’une citation attribuée à Picasso — « quel plaisir que de détruire pour recommencer ».
« Il y a quelques années j’avais en secret incorporé une déchiqueteuse à papier dans la peinture, pour le cas où elle serait mise aux enchères », explique-t-il dans un texte superposé aux images d’un homme insérant l’appareil dans les dorures du cadre.

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                Que faire des pochoirs de Banksy à Paris ?



Spéculations
La vidéo montre ensuite la scène de la fin de la vente d’art contemporain chez Sotheby’s. A peine le marteau vient-il de clôturer la vente de l’œuvre – une reproduction en peinture acrylique et aérosol de l’une des plus célèbres images de Banksy, Girl with Balloon, montrant une petite fille laissant s’envoler un ballon rouge en forme de cœur – que retentit une alarme intermittente, provenant du cadre.
Le public se tourne alors vers le tableau, accroché sur l’un des murs de la salle de vente, et découvre la peinture se faire partiellement découper en fines lamelles par une broyeuse à papier dissimulée, selon Sotheby’s, dans un épais cadre doré… le résultat final laissant apparaître ce dernier à moitié vide, la partie découpée de la toile pendouillant dessous.
C’est « certainement la première fois dans l’histoire de la vente aux enchères qu’une œuvre d’art se déchiquette automatiquement après être passée sous le marteau », a souligné la maison d’enchères, qui a concrétisé une enchère exceptionnelle – l’œuvre était estimée entre 230 000 et 341 000 euros.

,300,000 BANKSY artwork piece just “self-destructed” right after it was sold at Sotheby’s auction!🤯😳

— DanFleyshman (@Dan Fleyshman)


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Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent les personnes présentes réagir avec stupéfaction et amusement, immortalisant l’instant en mitraillant de photos et en filmant la peinture déchiquetée, tandis que deux employés de la maison d’enchères s’en approchent pour l’emporter.
Dans la nuit de vendredi à samedi, l’artiste avait lui-même commenté le coup monté en publiant une photo de la peinture, ironiquement accompagnée de la légende : « Adjugé, vendu… » (en anglais : « Going, going, gone… »).
Ce message, et le fait qu’un mystérieux homme portant chapeau et lunettes de soleil ait été vu près de l’entrée de Sotheby’s peu après la vente, alimentait les spéculations sur la possibilité que la star de l’art contemporain ait pu être présente.
Une bonne affaire
Alors que la presse britannique spécialisée s’interrogeait également sur une éventuelle complicité de Sotheby’s, Alex Branczik, cité par le site The Art Newspaper, a assuré ne pas avoir été averti du canular, la maison d’enchères restant de son côté injoignable samedi pour commenter plus avant cet « incident inattendu ».
L’acheteur du tableau, contacté par la maison de vente, s’est dit « surpris » de la tournure des événements. Mais si la destruction de l’œuvre aurait pu mener à l’annulation de la vente, comme cela se ferait habituellement, l’opération est en réalité une bonne affaire, selon une analyse du Financial Times :
« Il se pourrait que le tableau broyé prenne de la valeur, considérant qu’il est devenu l’objet de l’un des meilleurs canulars jamais organisés sur le marché de l’art. »
Il s’agit, quoi qu’il en soit, d’un montant de vente (1,042 million de livres, soit près de 1,2 million d’euros) qui atteint le niveau du record de l’artiste, réalisé lors d’une vente aux enchères en 2008, selon Sotheby’s.

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Cette vente devrait encore renforcer la « mythologie Banksy », graffeur et peintre de Bristol (sud-ouest d’Angleterre), qui se plaît à garder son identité secrète. L’artiste s’est fait connaître pour son art urbain ironique et engagé, et certaines de ses créations ont été vendues aux enchères pour des sommes vertigineuses. Il a récemment réagi au Brexit sur un mur de Douvres, au Royaume-Uni, avec la fresque d’un homme en train de casser une étoile du drapeau européen à coups de burin.




                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Mort de Montserrat Caballé : « La Superba » s’en est allée

Après cinquante ans d’une carrière exceptionnelle, l’une des plus grandes voix du XXe siècle et « Norma » légendaire s’est éteinte samedi à Barcelone.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h52
    |

                            Marie-Aude Roux








                        



                                


                            

Sa silhouette imposante et sa coiffure casquée, à l’instar de la fameuse Castafiore d’Hergé, ses tenues amples et colorées et, surtout, la qualité exceptionnelle de sa voix en avaient fait un mythe. La célèbre cantatrice espagnole Montserrat Caballé est morte samedi 6 octobre à l’âge de 85 ans dans sa ville chérie de Barcelone, en Catalogne.
Longueur exceptionnelle du souffle, pureté et homogénéité parfaite du timbre sur toute l’étendue de la tessiture (du grave typiquement espagnol au brillant de l’aigu, en passant par un médium velouté) lui avaient valu d’être surnommée « La Superba ».
Les plus anciens se souviennent de ce jour de Mistral à Orange (Vaucluse) en juillet 1974 où le vent s’inclina devant l’impalpable d’un Casta Diva chanté au bord du souffle. Raymond Duffaut, l’ancien directeur des Chorégies, raconte encore avec un rire dans la voix comment la diva se débrouilla toujours pour se retrouver, quels que soient les mouvements de la mise en scène, devant l’endroit précis du mur antique où la voix se projette naturellement.
e siècle
Maria de Montserrat Viviana Concepcion Caballé i Folc appartient à la grande lignée des sopranos belcantistes, de Maria Callas (« La Divina ») à Joan Sutherland (« La Stupenda »), en passant par Leyla Gencer et Beverly Sills, attachées aux répertoires de Rossini, de Donizetti, de Bellini. Cantatrice d’exception ayant abordé pratiquement tout le répertoire de soprano, à l’exception des rôles suraigus, doublée d’une merveilleuse musicienne, la Caballé disposait d’un talent d’actrice limité, son embonpoint (sujet sur lequel elle exerçait une forme d’autodérision) lui interdisant le statut de bête de scène.
Son art du théâtre réside dans sa seule voix, dans l’expression du phrasé et de la dynamique, du forte le plus insolent au piano le plus ténu, avec un legato frisant la perfection. Mais celle qui restera comme l’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ La Catalane, qui avait des problèmes de santé depuis plusieurs années, est morte samedi 6 octobre à l’âge de 85 ans, à Barcelone.
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Montserrat Caballé, célèbre soprano espagnole, est morte

La Catalane, qui avait des problèmes de santé depuis plusieurs années, est morte samedi 6 octobre à l’âge de 85 ans, à Barcelone.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 11h39
   





                        



   


La célèbre soprano espagnole Montserrat Caballé est morte samedi 6 octobre à l’âge de 85 ans à Barcelone. Elle était hospitalisée à l’hôpital de Sant Pau pour des problèmes de santé concernant la vésicule biliaire selon les médias espagnols. L’artiste s’était distinguée par une carrière internationale prestigieuse longue d’un demi-siècle.

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La Catalane, dont l’art du « pianissimo » était légendaire, comme sa puissance vocale, chantait aussi bien Rossini, Bellini ou Donizetti que Mozart ou Dvorak. Elle avait rejoint définitivement l’opéra de Barcelone en 1962, début d’une longue histoire d’amour entre la cantatrice et son public.
« Une grande ambassadrice » espagnole pour Pedro Sanchez
Elle avait enchaîné ensuite plusieurs tours du monde à succès et triomphé notamment en 1972 à La Scala de Milan, dans Norma, de Bellini. Mais elle avait aussi brisé les traditions en enregistrant un album avec le chanteur de Queen, Freddie Mercury, dont une chanson avait été choisie comme hymne des Jeux olympiques de Barcelone, en 1992.

A partir de 1992, ses problèmes de santé l’avaient obligée à raréfier sa présence sur scène pendant dix ans. Son retour au Gran Teatre del Liceu, le 5 janvier 2002, pour le 40e anniversaire de sa première apparition, lui avait valu une ovation de plus de dix minutes.
Montserrat Caballé avait eu ces dernières années des démêlés avec le fisc espagnol. Elle avait été condamnée en décembre 2015 à une peine de six mois de prison, qu’elle n’avait pas dû effectuer, et à 250 000 euros d’amende pour fraude fiscale.
La famille de la soprano a demandé à ce que la cause de la mort ne soit pas communiquée, précisant seulement que Montserrat Caballé était hospitalisée depuis le mois de septembre.
« Une grande ambassadrice de notre pays est morte », a écrit dans un tweet le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. « Sa voix et sa tendresse resteront pour toujours. »

Triste noticia. Muere una gran embajadora de nuestro país, una soprano de la ópera reconocida internacionalmente. M… https://t.co/aEzkjZ0cVt— sanchezcastejon (@Pedro Sánchez)


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La veillée funéraire de la chanteuse aura lieu dimanche et les funérailles lundi, ont fait savoir de leur côté les services funéraires de la métropole catalane.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Pour la première fois, un manga français va être adapté en série animée japonaise. A la plus pure tradition du manga d’aventures et d’humour, Tony Valente a su ajouter une réflexion sur la xénophobie.
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« Radiant », ou les incroyables aventures d’un dessinateur français au pays du manga

Pour la première fois, un manga français va être adapté en série animée japonaise. A la plus pure tradition du manga d’aventures et d’humour, Tony Valente a su ajouter une réflexion sur la xénophobie.





LE MONDE
 |    06.10.2018 à 10h00
    |

            Pauline Croquet





C’est « une aventure de foufou » qui commence à Toulouse, passe par Roubaix et se poursuit à Tokyo. Celle de Tony Valente, premier dessinateur de manga français à obtenir son dessin animé japonais, une marque de prestige. Celle de Radiant et de son héros, Seth, un jeune garçon issu de la caste des sorciers, communauté rejetée bien qu’elle sauve des vies humaines en combattant les Némésis, des créatures tombées du ciel qui tuent et contaminent.
A compter de samedi 6 octobre, 21 épisodes de Radiant seront diffusés au Japon sur la chaîne publique japonaise NHK à 17 h 35, un créneau de grande écoute prisé des enfants. En France – et en attendant l’achat par une chaîne de télévision –, les épisodes seront proposés en ligne dans la foulée sur les plates-formes de VOD Crunchyroll et ADN.

Biberonné à « Lanfeust de Troy » et « Dragon Ball »
L’auteur lui-même ne voulait pas y croire au début, l’opération étant inédite. Et aussi parce que c’est comme cela que fonctionne Tony Valente : « Quand j’ai commencé Radiant, je l’ai fait en me disant que ça ne marcherait pas puisque de nombreux mangas français s’étaient pété la gueule. »

        Notre article paru après l’annonce de l’animé
         

          Un manga français va être adapté en dessin animé japonais



Le Toulousain de 34 ans, aujourd’hui expatrié au Canada, portait en germe depuis longtemps l’histoire de Seth. Biberonné à Astérix, Lanfeust de Troy, Dragon Ball et Ranma ½, Tony Valente a toujours voulu être dessinateur de BD, encouragé par ses parents issus d’un milieu très modeste (manutentionnaire et cordonnier). « De toutes les façons, le bas du bas on y était, et ce n’était pas grave de retomber dedans si jamais je ne pouvais pas faire ce que je voulais », expliquait en mai l’auteur à Franceinfo.
Travaillant d’arrache-pied sur ses planches après le bac, il est recruté comme auteur de BD franco-belge chez l’éditeur Delcourt et publie son premier album, Les Quatre Princes de Ganahan, à 20 ans. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous, mais le dessinateur persévère et parvient même à travailler avec l’une de ses idoles, Didier Tarquin, le père de Lanfeust. Il ne se mettra que sur le tard au manga en découvrant Naruto et One Piece, des shônen nekketsu iconiques – mangas d’action et d’aventure prônant des valeurs de courage et de dépassement de soi –, qui lui « mettent une claque ».

   


Grosse « salade » de références
Peu avant que sa fille naisse, frustré par les projets sur lesquels il travaille, Tony Valente décide de coucher sur papier Radiant, et de le proposer à des éditeurs qu’il apprécie. En 2013, très peu de maisons d’édition produisent du manga français, plus coûteux et risqué que l’achat de licences japonaises. Plusieurs lui opposent un refus. C’est Ankama, éditeur et studio d’animation roubaisien, qui, fort du succès de sa série Dofus, le signe. A un rythme effréné, Tony Valente livre au moins trois tomes par an, s’attelant à la fois au scénario, au dessin et à la colorisation.

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« On pensait partir pour trois, quatre tomes comme à notre habitude, nous en sommes au dixième ! », lance Elise Storm, l’éditrice française de Radiant.
« Au premier coup d’œil, on a su que cette série sortait du commun et qu’elle allait marcher. Elle rassemble à la fois les codes du manga shônen japonais, l’humour européen et du fond dans son propos. »
Pour expliquer sa recette, Tony Valente parle volontiers de « faire une salade avec tout ce qui me suit depuis l’enfance ». Il détaille : « D’aussi loin que je m’en souvienne, ça m’a toujours fait rêver, les bateaux volants, la fantasy aérienne avec des nuages, des vaisseaux en bois. » Une esthétique à laquelle il a ajouté des éléments de folklore et d’histoire européenne, comme la sorcellerie ou l’Inquisition. « Une histoire universelle avec un glaçage européen », en résumé.
Métaphore des migrants
Radiant est d’autant plus remarquable qu’il porte un discours politique plutôt fort, avec un regard sur la notion d’étranger, le racisme, l’immigration. Les sorciers de Radiant sont des humains qui ont survécu à une contamination des monstres Némésis. Ils en portent des stigmates visibles et sont craints par le reste de la population, traités de voleurs et de bons à rien, persécutés par l’Inquisition. Tout au long du manga, le héros affronte ce traitement injuste et décide, pour mettre un terme à cette discrimination, de rechercher le berceau des Némésis pour le détruire. L’auteur explique :
« Quand j’ai commencé “Radiant”, la politique en France virait à droite et à l’extrême droite, le discours raciste était quelque peu décomplexé. Ce que je développe sur l’Inquisition fait écho à ce qui se passe en ce moment. »
Il met ainsi dans la bouche de Konrad de Marbourg, un inquisiteur zélé, des propos tenus à l’époque par Manuel Valls. « Des propos incroyables… Je n’ai pas eu à inventer les trucs salauds que disent mes personnages, j’ai pris des citations exactes et je les ai transposées », explique-t-il. Pourtant, Tony Valente l’affirme : « Je ne regarde pas tant que ça l’actu ou la télé mais ces propos ont résonné. Mon manga est un exutoire pour mettre tout ce qui me façonne. »

   


Tony Valente est ainsi l’un des premiers mangakas français à connaître un large succès. Il suffisait simplement de constater l’interminable file d’attente de « radiantiseurs », les fans de Tony Valente, pour ses dédicaces, et la salle de conférence comble lors de son passage à la Japan Expo cet été, grand raout français du manga. Selon Ankama, le premier tome s’est écoulé à 45 000 exemplaires, un chiffre excellent. En tout, ce sont désormais plus de 220 000 tomes de Radiant qui se sont vendus en France. « Radiant est aujourd’hui distribué sur tous les continents et est traduit dans six langues », ajoute Elise Storm.
Le premier pays à avoir importé Radiant est le Japon, en août 2015, par l’entremise de Frédéric Toutlemonde, patron d’Euromanga, maison d’édition qui édite des titres de BD européenne au Japon. Trois ans plus tard, la réputation de Radiant dans l’Archipel est forgée : « Sa popularité est excellente si on la compare aux autres BD étrangères au Japon. Mais faible si on la compare à celle des ténors du genre “shônen manga” des grandes maisons d’édition japonaises », à l’instar de One Piece ou Naruto, explique M. Toutlemonde.

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C’est en librairie, en apercevant la couverture, que Yusuke Fujita découvre Radiant et décide de proposer à son employeur, NHK, de produire la série animée.
« J’étais convaincu que cela ferait un bon anime et que si je ne le proposais pas, quelqu’un d’autre finirait par le faire. Il n’a pas été si difficile que ça de convaincre mes supérieurs d’adapter une œuvre française, mais il est vrai que c’est un projet unique au Japon. »
Adaptation minutieuse
NHK démarche Ankama pour acheter les droits et confie ensuite la réalisation du projet au studio d’animation japonais Lerche, qui s’est chargé de la série à succès Assassination Classroom. Le studio offre des conditions de réalisation digne de n’importe quel grand manga. « Ils réfléchissent à tout et rendent plus concret tout ce que j’avais esquissé en free style », explique l’auteur en citant des exemples allant du nombre de rayures sur la jupe de la sorcière Mélie, à la forme exacte des cheveux de Seth, mais aussi les intérieurs des habitations qui n’étaient pas dessinés. Autre gage de foi : le choix des seiyus, les doubleurs des personnages, qui ont le statut de superstars au Japon.

   


Lerche a aussi offert des garanties hors du commun à Tony Valente en le consultant tout au long de la réalisation de la série ; ce qui ne se fait pas forcément avec les autres mangakas. « Je suis allé les rencontrer en décembre, et malgré la traduction, j’ai l’impression qu’on parlait la même langue. Plein de références communes en manga, animation, jeux vidéo… », assure le mangaka. « On a fait des meetings Skype avec l’équipe toutes les semaines. Ils me posent plein de questions pour approfondir, ils me font tout valider, je me sens impliqué. » Ce que confirme Elise Storm, son éditrice : « Au début, on craignait qu’ils gomment le côté politique. Mais finalement, les Japonais n’ont pas tergiversé et ont tenu à restituer fidèlement le travail de Tony. »
Le parcours était déjà exceptionnel. Mais si l’anime Radiant séduit au Japon, il y a fort à parier que le manga connaisse un énorme succès. Tony Valente, lui, savoure mais voit encore plus grand. « Si je pouvais faire quarante tomes, ce serait super ! »




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.
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Les téléchargements illégaux repartent à la hausse

La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h20
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

En 2011, Reed Hastings se félicitait d’avoir fait chuter le piratage des films et des séries sur Internet. Sept ans plus tard, l’optimisme du fondateur et patron de Netflix ne se justifie plus. Bien au contraire : selon le cabinet canadien Sandvine, les téléchargements illégaux sont repartis à la hausse en 2018, même aux Etats-Unis, où la plate-forme de streaming (lecture sans téléchargement) compte plus de 57 millions d’abonnés. Et de nouvelles formes de piratage, très populaires, ont également émergé.
« La production de contenus exclusifs, disponibles sur un seul service, n’a jamais été aussi importante », souligne Cam Cullen, de Sandvine. Entre Netflix, HBO, Amazon ou Hulu, les consommateurs doivent multiplier les abonnements pour tout voir légalement – sans compter le coût du câble ou du satellite. « Cela revient très cher, donc ils s’abonnent à un ou deux services et piratent le reste », poursuit M. Cullen. Cette fragmentation de l’offre va encore s’accentuer, avec le prochain lancement de plates-formes de streaming par Disney et Apple.
Selon les estimations de Sandvine, publiées mardi 2 octobre, la technologie BitTorrent, qui permet de partager des fichiers entre utilisateurs, représentait, en juin, 22 % du trafic Internet montant dans le monde. « La tendance s’est inversée », explique M. Cullen, qui note que la part de la bande passante consommée par BitTorrent avait fortement chuté depuis 2011, date du premier rapport annuel du cabinet. Or, si le réseau peut être utilisé de manière légale, cela est « négligeable », selon Sandvine.

Le catalogue proposé à l’international souvent moins riche
BitTorrent est particulièrement populaire dans la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, où il s’accapare plus de 31 % du trafic montant. En Asie-Pacifique, cette proportion s’élève à 20 %. Mais elle tombe sous les 10 % sur le continent américain. Plusieurs raisons expliquent cet écart. Hors des Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Christophe Charle et Daniel Roche dirigent « L’Europe. Encyclopédie historique », et Carlo Ossola signe « Fables d’identité. Pour retrouver l’Europe », réaffirmations de la valeur inestimable de ce que partagent les Européens.
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édition abonné


Les Rendez-vous de l’histoire. « L’Europe est toujours entre deux crises »

Christophe Charle et Daniel Roche dirigent « L’Europe. Encyclopédie historique », et Carlo Ossola signe « Fables d’identité. Pour retrouver l’Europe », réaffirmations de la valeur inestimable de ce que partagent les Européens.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h00
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            
Les Rendez-vous de l’histoire
L’Europe. Encyclopédie historique, sous la direction de Christophe Charle et Daniel Roche, Actes Sud, 2 398 p., 59 €.
Fables d’identité. Pour retrouver l’Europe (Europa Ritrovata), de Carlo Ossola, traduit de l’italien par Pierre Musitelli, PUF, 256 p., 21 €.

Trouver dans l’histoire longue de l’Europe des ressources pour comprendre l’origine de son rêve d’unité, et les obstacles qui s’y opposent : tel est l’objectif, dans des ordres très différents, du nouvel essai de l’historien de la littérature Carlo Ossola, professeur au Collège de France, Fables d’identité. Pour retrouver l’Europe, comme de L’Europe. Encyclopédie historique, la somme dirigée par les historiens Christophe Charle, professeur d’histoire comparée des sociétés européennes à la Sorbonne, et Daniel Roche, professeur honoraire au Collège de France.
Comment le projet de ­l’« Encyclopédie historique » est-il né ?
Daniel Roche C’était une idée que nous avait soumise Claude Durand [1938-2015], alors patron des éditions Fayard, à l’automne 2005. Le non au référendum sur la Constitution européenne l’avait emporté quelques mois plus tôt. Et, d’autre part, l’anniversaire des traités de Rome [1957] approchait, pour lequel le ministère de la culture voulait encourager les intellectuels à s’impliquer davantage − il était donc prêt à soutenir un projet de cette nature. Le livre est né dans ce double contexte, de refus d’une avancée européenne et en même temps de célébration de ce qui avait quand même réussi en Europe.
Treize ans plus tard, l’Europe est encore en crise…
Christophe Charle Elle est toujours ­entre deux crises. Durant la conception du livre, il y a eu la crise financière de 2008, la Grèce, la Pologne,...




                        

                        

