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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ A Chicago, le champion olympique du 5 000 et 10 000 disputait seulement son troisième marathon.
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Mo Farah s’offre sa première victoire (et le record d’Europe) en marathon

A Chicago, le champion olympique du 5 000 et 10 000 disputait seulement son troisième marathon.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h32
   





                        



   


La troisième tentative aura été la bonne. Reconverti sur cette distance, le Britannique Mo Farah a remporté, dimanche 7 octobre, le marathon de Chicago.
Roi incontesté du demi-fond avec quatre titres olympiques (2012 et 2016) et six titres de champion du monde sur 5 000 m et 10 000 m, Farah signe là sa première victoire en marathon.
Progressivement passé de la piste à la route ces dernières années, l’athlète participait seulement à son troisième marathon, après les éditions 2014 et 2018 du marathon de Londres, où il avait respectivement fini à la 8e et à la 3e place.
Après cette victoire dominicale, Sir Mo Farah s’offre déjà le record d’Europe sur la distance (42,195 km), son objectif du jour : il a achevé la course en 2 heures, 5 minutes et 11 secondes (temps officieux, précise l’Agence France-Presse). Depuis décembre 2017 et une course à Fukuoka, au Japon, le record était détenu par le Norvégien Sondre Nordstad Moen (2 heures 5 minutes et 48 secondes).
Aux Etats-Unis, Mo Farah a devancé l’Éthiopien Mosinet Geremew (2 heures, 5 minutes et 24 secondes) et le Japonais Suguru Osako (2 heures 5 minutes 50 secondes).
Dans le tableau féminin, la Kényane Brigid Kosgei, 2e l’an dernier, s’est imposée en 2 heures, 18 minutes et 36 secondes, devant les Éthiopiennes Roza Dereje (2 heures, 21 minutes et 18 secondes) et Shure Demise (2 heures, 22 minutes et 15 secondes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Pendant vingt-deux mois, la Horda Frenetik a été contrainte par le FC Metz de délaisser son emplacement initial, au plus près du terrain. Des gradins qu’elle retrouve cette saison.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En championnat de France, Paris enchaîne les victoires. Même (et surtout) après avoir joué en Ligue des champions au cours de la même semaine, malgré la fatigue accumulée.
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Ligue 1 : le PSG encore plus dominateur après les échéances européennes

En championnat de France, Paris enchaîne les victoires. Même (et surtout) après avoir joué en Ligue des champions au cours de la même semaine, malgré la fatigue accumulée.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h25
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Vainqueurs de leurs huit premiers matchs de championnat, les footballeurs du Paris Saint-Germain ont déjà égalé cette saison un premier record. Celui de l’Olympique lillois, établi lors de la saison 1936-1937. Pour le supplanter, ils vont devoir enchaîner avec un nouveau succès, dimanche 7 octobre (à partir de 21 heures), en recevant un autre Olympique (lyonnais, en l’occurrence).
Il s’agira pour le PSG, déjà, du troisième match en à peine plus d’une semaine. Samedi 29 septembre, le club de la capitale disposait de Nice (3-0) en championnat, avant de corriger l’Etoile rouge de Belgrade (6-1), mercredi 3 octobre, cette fois en Ligue des champions.
Enchaîner le championnat juste après la Ligue des champions ? Le PSG sait faire. Jamais évident, mais rien d’insurmontable pour la formation parisienne, rappelle son attaquant Kylian Mbappé :
« On va essayer de gagner. Ce sera un match compliqué, Lyon est une bonne équipe. Après, ils ont joué en Ligue des champions, nous aussi, mais nous, on a l’habitude de jouer tous les trois jours », a expliqué le jeune Parisien.
Aucun relâchement (ou presque)
Fatigue accumulée, remaniement d’effectifs : on pourrait s’attendre à une baisse des performances parisiennes après chaque rendez-vous européen. L’analyse de leurs résultats dit pourtant le contraire.
Depuis la saison 2012-2013, le PSG a déjà joué 57 matchs de championnat après une rencontre de Ligue des champions. Bilan : 42 victoires, 11 nuls et seulement 4 défaites. Au total, Paris prend 2,4 points par match, en moyenne, soit un peu plus que son bilan moyen (2,35 points par match) sur la même période. Difficile, dans ces conditions, de parler de relâchement post-Ligue des champions.

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Surtout, ces dernières années, les Parisiens ont appris à mieux gérer ces enchaînements de rencontres. La dernière défaite après un match de Ligue des champions remonte à mars 2015, quand les Parisiens s’étaient inclinés 3-2 à Bordeaux après leur qualification à Chelsea après prolongations (2-2), en huitièmes de finale.
Depuis, les Parisiens restent sur 24 victoires et seulement 5 matches nuls (contre Marseille à deux reprises, Nice, Toulouse et Reims), soit un rythme de 2,66 points par match, bien au-delà du rythme habituel (2,46 points).
Lyon saura-t-il en profiter ?
Les mauvaises langues pourraient dire que certaines de ces rencontres arrivent après la réception d’adversaires que l’on pourrait qualifier de « peu prestigieux » sur la scène européenne (Ludogorets, Bâle, le Celtic Glasgow, Malmö, le Chaktar Donetsk). Pourtant, quand ils ont perdu de rares points au cours de ces trois dernières saisons, les Parisiens l’ont surtout fait après des matchs contre ce type d’adversaires.
Les cinq derniers nuls ont eu lieu après la réception de Malmö en septembre 2015 (à Reims 1-1), la victoire contre Bâle en septembre 2016 (contre Marseille 0-0), le nul contre Ludogorets trois mois plus tard (contre Nice 2-2), et la victoire à Anderlecht en octobre 2017 (à Marseille 2-2). Le nul contre Toulouse après la victoire épique contre Barcelone (4-0 en quarts de finale aller de la Ligue des champions 2016-2017) fait figure d’exception ici.
Autant dire qu’après la claque infligée à Belgrade mercredi, les Parisiens ont tout intérêt à ne pas se relâcher. D’autant que, comme l’a fait remarquer Thomas Tuchel, « on voit le meilleur de Lyon contre les meilleures équipes, comme Marseille ou Manchester City. On s’attend au meilleur de cette équipe, et c’est un niveau Ligue des champions ».

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Sécurité renforcée pour le match contre Lyon
Un dispositif de sécurisation renforcé sera mis en place dimanche 7 octobre dans la soirée à Paris, à l’occasion du match de L1 de football entre le PSG et l’Olympique lyonnais, a annoncé la préfecture de police de Paris vendredi.
Cette décision du préfet de police Michel Delpuech, est motivée par « le comportement de certains supporters parisiens à l’issue du match contre l’Etoile Rouge de Belgrade le 3 octobre dernier, et au vu des risques d’affrontements entre supporters parisiens et lyonnais », a précisé la préfecture dans un communiqué.
Outre les traditionnelles mesures de circulation et d’interdiction de vente et de consommation d’alcool sur la voie publique, des unités de police de la préfecture et des forces mobiles assureront la sécurisation générale du stade et de ses abords « mais aussi des possibles lieux de rassemblement afin d’éviter tout trouble à l’ordre public et tout débordement de supporters violents ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Notre chroniqueur a encore frappé : après les vestiaires d’Emmanuel Griveaux et de John Galliano, Marc Beaugé scrute celui du golfeur américain qui revient au premier plan.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’entraîneur portugais de Monaco, champion de France 2017, attend toujours sa deuxième victoire de la saison en championnat. Son club reçoit Rennes dimanche.
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Football : Leonardo Jardim s’accroche à son Rocher

L’entraîneur portugais de Monaco, champion de France 2017, attend toujours sa deuxième victoire de la saison en championnat. Son club reçoit Rennes dimanche.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 14h34
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Le Paradigme perdu. Ce début de titre signifie peut-être quelque chose pour Leonardo Jardim, grand admirateur d’Edgar Morin. L’entraîneur portugais doit surtout, aujourd’hui, refaire de Monaco une équipe gagnante. Il y a urgence, avant la réception de Rennes pour la 9e journée du championnat de France, dimanche 7 octobre (à partir de 17 heures). Titrés en 2017, voilà les footballeurs monégasques à la 18e place de Ligue 1. Déjà quatre défaites, trois matchs nuls et à peine une petite victoire, sans compter deux autres revers en Ligue des champions, dont celui de mercredi, cinglant (3-0), à Dortmund.
Fragilisé, mais toujours en poste à ce jour, Leonardo Jardim s’accroche pour l’instant à son Rocher. Le quadragénaire entraîne le club depuis 2014. Soit sa cinquième saison d’affilée : une éternité, dans l’univers impitoyable de la Ligue 1 et de ses ruptures de contrat. Deux entraîneurs à peine font mieux, en incluant toutefois un passage en deuxième division : Stéphane Moulin à Angers (depuis 2011) et Olivier Dall’Oglio à Dijon (depuis 2012).

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En conférence de presse, vendredi, Leonardo Jardim s’est d’abord livré à un exercice de circonstance : l’autocritique. Comme ses joueurs, l’entraîneur s’estime « aussi responsable de cette mauvaise passe. » Et d’ajouter, avec les habituelles précautions d’usage : « Ce n’est pas pour autant que je vais jeter l’éponge, je donne le meilleur tous les jours. Mon cas n’est pas le plus important il faut rester concentré sur le club. »
Jardim a déjà prouvé à ses employeurs qu’il valait mieux lui faire confiance. En 2017, l’entraîneur offrait à Monaco son premier titre de champion depuis celui de l’an 2000, avec, en prime, une place de demi-finaliste de la Ligue des champions. Un an plus tôt, des rumeurs annonçaient pourtant son licenciement. En cause : la troisième place de Monaco en championnat et son élimination dès les barrages de Ligue des champions.
Fortune russe
Si, il y a deux ans, le club l’a finalement maintenu en fonction, c’est pour « faire le choix de la stabilité et de la continuité », selon son vice-président, Vadim Vasilyev, dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP). Peut-être aussi pour éviter des indemnités de licenciement, supputaient à l’époque les observateurs du championnat.
En 2016, après de multiples départs lors de la précédente intersaison (Martial, Kondogbia, Kurzawa…), le dirigeant avait promis à son entraîneur « une équipe plus forte ». D’où le retour de Radamel Falcao, revenu d’un prêt de Manchester United puis de Chelsea, ou le recrutement des défenseurs Benjamin Mendy et Djibril Sidibé, en provenance de Marseille et de Lille.
À l’été 2018, la fortune de Dmitry Rybolovlev, oligarque russe et propriétaire du club, a encore offert à Jardim de nouveaux joueurs. En particulier le Russe Aleksandr Golovin (ex-CSKA Moscou) et le Français Willem Geubbels (ex-Lyon) : le transfert du milieu a coûté 30 millions d’euros, celui de l’attaquant, 20 millions.
Changement de système
Reste cependant une autre réalité, plus défavorable : Monaco a beau afficher le troisième plus gros budget du championnat (215 millions d’euros cette saison, derrière Paris et Lyon), le club persiste aussi à vouloir vendre ses meilleurs joueurs dès lors qu’il peut en tirer une plus-value. Dès 2017, à peine sacré champion de France, Monaco laissait partir son joyau Kylian Mbappé (Paris). Un an plus tard, au tour de Thomas Lemar (Atlético Madrid) ou encore Fabinho (Liverpool).

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Avant la saison en cours, Jardim a prévenu les journalistes du quotidien régional Nice-Matin : cette saison « pourrait être la plus difficile » de toutes, depuis sa prise de fonction à Monaco. « Nos adversaires sont plus costauds que les dernières années », d’après le technicien, qui cite surtout Lyon et Marseille, outre le Paris Saint-Germain, favori évident.
Après huit matchs de championnat, Leonardo Jardim peut surtout déplorer le manque de réussite offensive de son équipe. L’entraîneur a changé plusieurs fois de joueurs. Et même de système tactique. Face à Saint-Etienne en championnat, puis Dortmund en Ligue des champions, place à un nouveau dispositif en 3-5-2. Trois défenseurs centraux, mais surtout deux nouvelles défaites pour l’entraîneur, dont le contrat monégasque court jusqu’en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Victorieuse en 2017, Enable pourrait bien réaliser le doublé, dimanche pour la 97e édition du Prix de l’Arc de Triomphe, à moins que Waldgeist ne lui vole la vedette.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Lyon se déplace au PSG dimanche à 21 heures. Loin d’être une seule question de motivation, les bons résultats lyonnais face aux meilleures équipes ont une explication tactique.
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Ligue 1 : pourquoi Lyon est meilleur face aux grandes équipes

Lyon se déplace au PSG dimanche à 21 heures. Loin d’être une seule question de motivation, les bons résultats lyonnais face aux meilleures équipes ont une explication tactique.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 07h36
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Et si l’Olympique lyonnais était une équipe du dimanche soir ? A l’heure où la Ligue 1 offre son affiche du week-end, l’OL séduit, marque et gagne face aux « gros » du championnat de France. Le coup du sombrero de Sergi Darder en pleine surface parisienne en 2016 ou le coup franc excentré diabolique de Nabil Fekir pour tromper Alphonse Areola en janvier dernier, les Lyonnais ont pris l’habitude de briller face au PSG. Monaco et Marseille sont les autres victimes régulières de Lyon de gala, qui redevient trop souvent un tigre de papier face à des équipes moins réputées.

Depuis l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc (le 25 décembre 2015) et en comptant la victoire récente contre l’OM cette saison (4-2, le 23 septembre), Lyon a disputé 16 rencontres de championnat face au PSG, à Monaco et à Marseille. Le bilan est largement positif : neuf victoires dont deux face à Paris, cinq défaites, dont trois face à Paris et deux matchs nuls. Plutôt encourageant avant le déplacement à Paris, dimanche à 21 heures, même si, durant cette période, Lyon a également toujours perdu au Parc des Princes.
Mais alors d’où vient cette faculté lyonnaise à presque toujours répondre présent lors des grands rendez-vous ? Tout ne serait qu’une question de mental avance-t-on au sein du club, cette équipe à la moyenne d’âge très jeune frétille plus facilement contre les cadors. Une simple question de motivation ? Ce début de saison n’échappe pas à ce cycle. Après des défaites contre Nice (0-1) et à Caen (2-2), Lyon s’offre Manchester City à l’Etihad Stadium en Ligue des champions (2-1) et enchaîne avec un succès contre l’OM (4-2). Tout serait dans la tête à entendre alors Bruno Genesio : « On avait un déficit au niveau de l’état d’esprit, mais il y a eu une prise de conscience. Avec le temps, on verra si on est guéri. »

Rebelote, après une légère rechute contre Nantes en championnat (1-1, le 29 septembre) et avant d’affronter Donetsk en Coupe d’Europe, le technicien rhodanien pointe du doigt un manque de maturité de ses troupes : « Il y a eu plus de bonnes choses contre Nantes que contre Caen, mais cette gestion fait partie de mon travail. Et comme nous avons une équipe très jeune et parfois immature, on est là de temps en temps pour recadrer et modifier ce qui ne fonctionne pas. »
Cette explication se tient, mais elle ne suffit pas à éclairer à elle seule cette spécificité locale. « Cette excuse a une part de vérité. Il est vrai qu’à l’époque Juninho, un vrai compétiteur, jouait à fond tous les matchs. Aujourd’hui c’est moins le cas. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est une excuse trop facile », confie Nicolas Puydebois, ancien gardien remplaçant de l’OL des années 2000 et consultant pour le site spécialisé Olympique et Lyonnais.
« Un jeu parfois stéréotypé »
C’est donc du côté de la tactique qu’il faut donc se tourner pour apporter un peu de complexité. Le secret est éventé depuis un moment, L’OL peine à assumer le jeu face à des équipes qui ont un bloc bas, c’est-à-dire qui défendent bien regroupées dans leur moitié de terrain et attendent l’adversaire.
« C’est le cas de beaucoup de formations, mais Lyon est censé être une grande équipe. La plupart du temps, sur 38 matchs de Ligue 1, les Lyonnais vont rencontrer ce genre de difficulté sur 27 à 32 matchs environ », explique Christophe Kuchly, spécialiste de la tactique et coauteur notamment de l’ouvrage Comment regarder un match de foot, Les Cahiers du foot, Solar éditions.
Tous ceux qui analysent le jeu lyonnais depuis l’arrivée de Bruno Genesio dégagent les mêmes conclusions. L’OL a tendance à déployer un jeu stéréotypé qui ne lui permet pas, certaines fois, de mettre hors de position une équipe arc-boutée. « Les circuits de passe sont relativement basiques. On en vient souvent sur ce que l’on appelle l’attaque en U ou en fer à cheval. Il y a uniquement des relations entre les défenseurs centraux, puis avec les latéraux et ensuite entre ces derniers et les ailiers qui centrent pour les attaquants. Il y a un manque de liant au cœur du jeu », décrit Christophe Kuchly.
La faiblesse des défenseurs centraux dans la relance n’arrange rien à cette impasse. Même si la nouvelle recrue, le Belge Jason Denayer, apporte du mieux dans ce secteur par rapport à Marcelo ou à Jérémy Morel. Une des solutions pour améliorer ce déficit réside dans une meilleure utilisation d’un joueur comme Tanguy Ndombélé au milieu de terrain. « Quand ton défenseur central relance sur le latéral, tu te fermes les options de jeu. Tu te retrouves à attaquer à sept contre dix, analyse Kuchly. Il a le profil pour percuter balle au pied et casser les lignes avec la passe. S’il trouve de la régularité, il peut permettre d’aérer le jeu et de libérer des espaces pour Nabil Fekir. »
Une équipe qui excelle à utiliser les espaces
A Lyon, lorsque le capitaine formé au club, Memphis Depay ou Bertrand Traoré brillent, les buts s’enchaînent. « Les individualités, c’est toujours important. Ce sont elles qui te font gagner les matchs », livre Nicolas Puydebois. Mais encore faut-il qu’elles affichent la régularité nécessaire à chaque rencontre. « Quand tes individualités sont bonnes mais pas exceptionnelles, tu t’exposes aux variations de forme. Depay ou Traoré sont capables de matchs moyens à l’inverse des grands joueurs qui sont bons toutes les semaines », ajoute Christophe Kuchly.
Et face aux cadors, Lyon bénéficie de deux phénomènes propres aux qualités de ses joueurs. Parfois fébrile et tête en l’air lorsqu’elle est peu sollicitée, sa défense parvient mieux à rester concentrée lorsqu’elle est mise sous pression durant tout le match. Tandis qu’en phase offensive, contre les clubs dominants, comme le PSG, les Lyonnais excellent dans l’utilisation des espaces laissés par l’adversaire. « Lyon a du mal à créer des espaces, mais les exploite à merveille si on lui en donne », livre Christophe Kuchly.
Si le club du président Aulas n’arrive pas à régler ses problèmes dans l’animation du jeu, Bruno Genesio est, en revanche, parvenu à rendre son équipe prolifique. La saison dernière, l’OL a battu d’ailleurs son record de buts en Ligue 1, soit 87, la deuxième meilleure attaque derrière le PSG. « Malgré un jeu parfois fade, l’OL marque beaucoup de buts. Genesio a rendu ses joueurs plus efficaces. Mais dès que l’efficacité disparaît, contre Nantes par exemple, tu ne t’en sors pas », éclaire Nicolas Puydebois.
Plus que la jouissance éphémère de coups d’éclat contre des adversaires prestigieux, c’est désormais une régularité dans la production d’un jeu de qualité qu’attendent les supporteurs lyonnais, parfois critiques avec leur entraîneur. L’exigence est à ce prix, tout comme l’amélioration de la cote d’amour de Bruno Genesio.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’ancien footballeur argentin Omar da Fonseca, reconverti en commentateur sportif, raconte d’où lui vient cet enthousiasme communicatif dont il fait preuve au micro. Il intervenait samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Aussi connu pour ses résultats que pour sa marionnette de tyran des pelouses au milieu des années 2000, le nouvel entraîneur du FC Nantes a marqué ses anciens joueurs, qui le décrivent en technicien exigeant mais toujours humain.
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Vahid Halilhodzic n’est pas qu’un « Guignol » tyrannique

Aussi connu pour ses résultats que pour sa marionnette de tyran des pelouses au milieu des années 2000, le nouvel entraîneur du FC Nantes a marqué ses anciens joueurs, qui le décrivent en technicien exigeant mais toujours humain.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h29
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Pour sa première conférence de presse, jeudi 4 octobre, comme entraîneur des « Canaris », Vahid Halilhodzic a adopté des accents à la Churchill. Chez lui, « des larmes et du sang » se traduit par : « J’ai dit aux joueurs : “Aujourd’hui, je ne peux vous promettre que du travail et de la souffrance. Peut-être qu’un jour on va rigoler…” » 
Le ton est donné, le personnage de nouveau en place, celle libérée par le Portugais Miguel Cardoso, débarqué mardi par le président Waldemar Kita alors que le Football club de Nantes (FCN) – qui se déplace à Bordeaux dimanche (15 heures) – pointe à la 19e place du classement.

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                Football : le FC Nantes remercie Miguel Cardoso et embauche Vahid Halilhodzic



Le Bosnien retrouve le championnat de France treize ans après son départ avec pertes, fracas et chasse à la taupe du Paris-Saint-Germain. Persuadé – à juste titre – que ses propos sont rapportés dans la presse, Halilhodzic cherche le tuyau percé dans son vestiaire et verse dans « la paranoïa totale », selon son président de l’époque, Francis Graille. « Coach Vahid » prend alors son baluchon pour arpenter les championnats turc, saoudien, croate ou s’essayer comme sélectionneur de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et du Japon. 
Mais Vahid Halilhodzic avait une dernière affaire à régler avec son pays d’adoption, dont il possède la nationalité depuis 1995. « Il a toujours voulu entraîner Nantes. C’est son club de cœur et le poste lui est souvent passé sous le nez », explique Christophe Pignol. Champion de France avec le FCN en 1995, l’ex-défenseur est passé sous ses ordres à Lille entre 2000 et 2002.

Nantes battu 3-0 à Bordeaux
Vahid Halilhodzic a débuté son mandat d’entraîneur à Nantes par une lourde défaite 3 à 0 à Bordeaux, dimanche 7 octobe, lors de la 9e journée de L1. Nantes est toujours avant-dernier du classement, avec une seule victoire en 9 journées, contre trois nuls et cinq défaites.


« Même les dirigeants avaient peur de lui »
Christophe Pignol s’amuse de l’effervescence médiatique autour de ce retour. « Quand Ricardo revient à Bordeaux, on en parle une journée. Vahid, cela fait quinze jours qu’on ne parle que de lui. Il y a toujours un nouvel épisode, c’est “Vahid fait des pompes”, “Vahid parle à ses joueurs”... »
Le premier entraînement à Nantes plante le décor mardi, au centre de la Jonelière. Vahid Halilhodzic prend la parole pendant trente minutes devant son nouveau groupe, avant d’enchaîner sur une séance de deux heures ponctuée par quelques tours de terrain et une série de pompes. Avec un message derrière : à 66 printemps, l’ancien buteur du club (de 1981 à 1986) dépasse peut-être d’un an l’âge limite pour exercer en Ligue 1 (le FCN obtiendra une dérogation), mais il conserve sa ligne et sa vitalité de jeune homme.
Dans le personnage de « coach Vahid », tout part du physique. Haute stature, épaules larges et regard d’aigle qui foudroie, le technicien « en impose tout de suite », assure son ancien joueur à Lille, Grégory Tafforeau. « Il a du charisme et il va s’en servir pour t’impressionner, poursuit-il. Même les dirigeants avaient peur de lui. » 

Quand il arrive au chevet du LOSC en septembre 1998, le club erre à la 17e place de D2. Trois ans plus tard, son armée de sans-grades se hisse en Ligue des champions. Une progression obtenue par un entraîneur qui tire le maximum « de joueurs moyens », comme le rappelle Johnny Ecker, auteur d’un mémorable coup-franc à Parme lors d’un match qualification pour la phase de groupe de la C1.
« Costard cravache », titre Libération à son sujet dans un portrait à l’époque. Ecker détaille pour la cravache :
« Dès mon premier jour, Vahid m’a prévenu : “Tu vas maigrir, tu vas souffrir maintenant.” Il disait toujours que celui qui vomissait à l’entraînement, il l’embrassait, parce que ça voulait dire qu’on était allé au bout de soi-même. » 

A défaut de génie, les Lillois courent plus vite, plus longtemps et toujours ensemble. Le stage de fin de saison entre Noël et le Nouvel An est redouté. Olivier Echouafni l’expérimente en 2002 à Rennes, où Halilhodzic applique son traitement de choc à une équipe en crise. « Je n’ai jamais autant couru de ma carrière. Le 31 décembre, je me suis couché très tôt, j’arrivais à peine à lever ma coupe de champagne », exhume l’ancien milieu de terrain.
Troisième personne du singulier
Mais avant de demander de la sueur, l’entraîneur exige de ses troupes une haine viscérale de la défaite. A Lille, les plus anciens gardent en mémoire sa colère froide à son arrivée. « Après une défaite, les joueurs ont commencé à rigoler. J’ai stoppé le bus. J’ai dit “je suis déçu. Si vous rigolez, vous sortez et rentrez à pied” », racontait-il à L’Equipe en 2001.
Vahid Halilhodzic instaure une pesée hebdomadaire, exige qu’on se lève en sa présence pour le saluer et chasse les retards. « Je suis resté une saison avec lui, je ne suis jamais arrivé en retard le matin. J’avais tellement peur que j’avais branché trois réveils », en sourit encore Grégory Tafforeau.
Le Nord adopte l’enfant de Mostar. Cabot, il aime venir récolter avant les matchs l’ovation du public du stade Grimonprez-Jooris et régale les médias. Entre son accent (qui le complexe), son éternel imperméable et son goût pour la 3e personne du singulier (« Quand ils gagnent, les joueurs peuvent chambrer Vahid. Quand ils perdent, non »), Halilhodzic est bien la star de son équipe.

   


A son arrivée à Nantes, l’attaquant avait lancé à son entraîneur, Jean-Claude Suaudeau, qu’il était « une statue » en Yougoslavie. Le 23 novembre 2001, il devient une marionnette en latex. « Les Guignols de l’info » le campe en entraîneur despotique, comme lors de ce premier sketch : « En cas défaite, Vahid prend joueur au hasard et exécute lui balle dans nuque. » [sic] Dans un autre, on le voit fouetter ses hommes. « C’était imagé, mais c’était un peu ça », concède Ecker, dont l’une des marionnettes porte son maillot.
L’intéressé rit jaune. S’il est « un peu comédien dans son fonctionnement », dit Christophe Pignol, la caricature le touche. « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas comme ça. Certains sont contents de passer aux “Guignols de l’info.” Pas moi. » En 2012, Halilhodzic admet dans un entretien à France Football sa part de responsabilité dans sa « guignolisation » :
« J’étais un peu rigide. Mais je suis quelqu’un d’attachant, sincère, fidèle. Je suis même un peu naïf. A un moment donné, j’étais plus connu pour mon guignol que pour mon travail. »
Ruiné et marqué par la guerre
Oui, l’entraîneur est exigeant, « toujours sur ton dos », admet Johnny Ecker. Oui, un joueur du LOSC (Ted Agasson) a préféré refuser une prolongation de contrat plutôt que poursuivre sous ses ordres. Mais ses anciens protégés décrivent un autre « coach Vahid » : « Un type avec beaucoup d’humour » (Pignol), « qui ne fait pas de différences entre les joueurs » (Tafforeau), « que je remercierai toute ma vie » (Ecker).
En avril 2001, Christope Pignol contracte une leucémie aiguë. « Il a été proche de moi, de ma famille, salue celui qui mettra un an à vaincre la maladie. J’ai un grand respect pour l’homme. Quand j’ai essayé de revenir, il m’a donné ma chance. Il possède une grande sensibilité, c’est aussi dû à ce qu’il a vécu. »
Après sa carrière de joueur, Vahid Halilhodzic avait réussi sa reconversion. A Mostar, il possédait une boulangerie, un café, une boutique Benneton, avait trouvé le temps de décrocher des diplômes universitaires en biomécanique et mathématique. C’était avant que la Yougoslavie ne vole en éclats.
« En une journée, j’ai perdu tout mon travail de vingt ans. Parce que j’étais musulman, riche et célèbre, ils ont bombardé ma maison et ma vie. » En 1993, il met sa famille à l’abri dans un appartement de la rue Lauriston, à Paris, acheté du temps où il était l’avant-centre du PSG. Seul, il organise des convois humanitaires entre la Bosnie et l’Allemagne. Mais il est contraint de quitter Mostar pour fuir les paramilitaires croates qui cherchent à le tuer.
« Vahid n’est pas un tyran »
Devenu réfugié, Halilhodzic prend les commandes de Beauvais en D2. Echec. L’intéressé admettra qu’il n’était pas prêt, pas remis de « ces atrocités que l’on croyait réservées aux livres d’histoire ». Du chômage – pendant trois ans – il dira que « cela a été pire que la guerre ». Il finira par rebondir au Raja Casablanca.
A Lille, le Bosnien partage avec ses joueurs ce passé encore brûlant. Il s’en sert, comme le confie Johnny Ecker. 
« Il parlait souvent de la Bosnie. Il nous disait parfois après une défaite qu’on était des enfants gâtés, qu’on n’avait jamais connu la guerre, c’était une façon pour lui de nous titiller. Et ça marchait. »

   


« Vahid n’est pas un tyran ! », se défendait-il en 2012 dans les colonnes de France Football. Au moment de retrouver les bancs de la Ligue 1, il n’échappe pas à ces anecdotes qui ont aussi contribué à sa légende. A commencer par l’épisode de la Playstation à Rennes.
Pris manettes à la main à la veille d’un match à Strasbourg, Lamine Diatta et Anthony Reveillère sont priés de rentrer en Ille-et-Vilaine « et par leurs propres moyens », rappelle Olivier Echouafni. « Il avait voulu faire un exemple, poursuit le joueur. Mais on avait gagné ce match et derrière, il avait traité Lamine et Anthony comme les autres. »
Le Bosnien justifiera sa décision, arguments scientifiques à l’appui. « Trois heures de Playstation équivalent à quarante-cinq minutes de match physiquement et à la totalité d’une rencontre émotionnellement. »
Aujourd’hui, se pose la question de la compatibilité de la méthode « Vahid » avec l’époque et la nouvelle génération. « Je pense qu’il a dû mettre un peu d’eau dans son vin, mais pas trop non plus, avance Johnny Ecker. Il ne cautionnera pas certains comportements. » « Il est très intelligent, sait s’adapter et va tenir compte de l’évolution des mentalités », veut aussi croire Grégory Tafforeau.
Pour sa présentation, il a tenu à rassurer ses joueurs : « Je les trouve un peu inquiets, car ils ont entendu beaucoup de choses sur Vahid, mais il y a beaucoup de conneries qui sortent sur Vahid. » Bonne nouvelle pour lui, les Guignols ne sont plus là pour le grimer en tyran sadique des Balkans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Sur Paris-Tours, dimanche, les coureurs traverseront neuf chemins de vignes. Prélude possible à un équivalent français des « Strade bianche », comme en rêve ASO, l’organisateur du Tour.
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Le cyclisme à la conquête des chemins

Sur Paris-Tours, dimanche, les coureurs traverseront neuf chemins de vignes. Prélude possible à un équivalent français des « Strade bianche », comme en rêve ASO, l’organisateur du Tour.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h27
    |

            Clément Guillou








                        


Partis de bon matin, ils arriveront sur les chemins, à bicyclette, vers 15 h 30. Il n’est pas dit qu’ils vivent l’enfer pour ne pas mettre pied à terre, car ces chemins-là ne vont pas montant, mais les cailloux pourraient en forcer quelques-uns à s’arrêter, tout de même. Paris-Tours, 122 ans au compteur, se présentera dimanche refaite à neuf : neuf « chemins de vignes », serpentant dans l’AOC Vouvray – en pleines vendanges – pimenteront le final de cette semi-classique indéfinissable. On la dit offerte aux sprinteurs, mais elle leur échappe deux fois sur trois depuis trente ans. Avec 12,5 kilomètres de chemins de vignes et six nouvelles côtes sèches dans les cinquante derniers kilomètres, le risque d’assister à un sprint massif diminue encore davantage.

Envoyer les coureurs ailleurs que sur leur terrain naturel, le bitume, est devenu tendance chez les organisateurs, en quête d’imprévisible dans un cyclisme souvent corseté par les grosses équipes, la Sky en tête. Les chemins introduisent une part d’aléa – le risque de crevaison est élevé – mais aussi de belles images à vendre au téléspectateur, qui cherche autant à voyager de son canapé qu’à regarder une compétition sportive. Pour Amaury Sport Organisation (ASO), propriétaire de Paris-Tours, en perte de vitesse depuis une dizaine d’années, ces chemins pourraient lui donner une identité nouvelle.

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« La classique des feuilles mortes [son surnom qu’elle partage avec le Tour de Lombardie] va devenir la classique des feuilles de vignes », formulait Christian Prudhomme, directeur d’ASO, le mois dernier. Pas si vite : l’innovation est là pour deux, trois ans, et « on fera un bilan pour voir ce que cela apporte à la course », précise Thierry Gouvenou, son directeur sportif.

La victoire pour le Danois Soeren Kragh Andersen
Deuxième il y a un an à Tours, le Danois Soeren Kragh Andersen, 24 ans, a remporté dimanche 7 octobre en solitaire la classique cycliste Paris-Tours. Il a devancé de 25 secondes le Néerlandais Niki Terpstra, vainqueur du dernier Tour des Flandres, et le néoprofessionnel français Benoît Cosnefroy, champion du monde espoirs 2017. Dans cette 112e édition longue de 214,5 kilomètres, Kragh Andersen, vite rejoint par Terpstra, s’est dégagé à 35 kilomètres de l’arrivée. Cosnefroy est parvenu à rentrer seul sur le duo, une dizaine de kilomètres plus loin. Le Danois a attaqué à 11 kilomètres de l’arrivée sans réaction de la part de ses deux compagnons.


Le rêve d’une « Strade bianche » française
Celui chargé de dessiner les parcours des épreuves d’ASO passe son temps dans les vignobles, ces derniers temps. Non qu’il soit un ivrogne : Thierry Gouvenou prospecte. Son rêve du moment, c’est de créer, dans quelques années, une nouvelle course inspirée des Strade bianche (littéralement « routes blanches » en italien), épreuve de début de saison en Italie qui, avec ses chemins blancs dans le Chianti, en Toscane, et son arrivée sur la majestueuse place du Palio de Sienne, s’est fait, en onze ans à peine, une place de choix dans le début de saison cycliste.

   



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« Parmi les nouvelles courses créées ces dernières années, les Strade bianche sont la plus réussie, la seule qui apporte quelque chose de nouveau. Si on trouvait un jour le terrain idéal, j’aimerais qu’on puisse avoir ça en France, explique Thierry Gouvernou au Monde. Mais les Italiens l’ont bien compris : il faut des paysages, un lieu qui parle au monde entier. Mais c’est un gros boulot pour trouver l’endroit : on aimerait des chemins plus longs que sur Paris-Tours, Paris-Roubaix annonce 50 kilomètres de pavés, pour une course de chemins il en faudrait au moins 30 kilomètres. »
L’ancien coureur a cherché dans les vignobles les plus glamours : Champagne et Bourgogne. Sans trouver, jusqu’à présent, le lieu idoine. Il lui a été soufflé d’aller chercher dans le Languedoc. Il réfléchit à haute voix : « Peut-être que ce sera Paris-Tours ? En cherchant un peu plus… »
Sur le Tour, un col non bitumé ?
En 2016, ASO avait déjà placé des chemins de terre près de l’arrivée de la première étape de Paris-Nice, à Vendôme, où aura lieu le ravitaillement de ce Paris-Tours (qui part en réalité de Chartres). La quête de Thierry Gouvenou est désormais de trouver un chemin pour les coureurs du Tour de France.
« On voudrait un col. On aimerait trouver l’équivalent de ce qu’ont les organisateurs du Tour d’Italie avec le colle delle Finestre », dit-il en référence à cette ascension redoutable mise en 2005 au parcours du Giro et dont les huit derniers kilomètres ne sont pas goudronnés. C’est dans ce col d’un autre temps que Christopher Froome avait, au mois de mai, lancé son offensive vers la victoire au classement final.

   


« Ce qu’on a envie de retrouver, précise Gouvenou, c’est cette image des coureurs au milieu de la montagne sur un chemin empierré, comme lorsque les organisateurs du Tour ont envoyé les coureurs sur le Tourmalet en 1910. Je me dis qu’ils prenaient plus de risques que nous. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Il Cavaliere a racheté le club de 3e division de Monza le 28 septembre, une acquisition estimée à 3 millions d’euros. Les supporteurs locaux rêvent d’une remontée.
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Berlusconi remet les pieds dans le football italien


                      Il Cavaliere a racheté le club de 3e division de Monza le 28 septembre, une acquisition estimée à 3 millions d’euros. Les supporteurs locaux rêvent d’une remontée.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h15
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








   


Bien sûr, le stade Brianteo de Monza n’a pas grand-chose à voir avec le San Siro de Milan. Un peu plus de 18 000 places sur deux tribunes un peu vétustes, pas de virage, un terrain de qualité inégale… difficile d’imaginer ici de grandes soirées de Coupe d’Europe. Le calendrier du club, lui non plus, n’incite pas aux fantasmes les plus fous. Défait à Ravenne le 30 septembre (1-0), après trois victoires de rang, le club lombard doit bientôt rencontrer San Benedetto del Tronto, avant de recevoir le club de Trieste, pour le compte du groupe B du championnat italien de Serie C – l’équivalent de la troisième division. Mais pourquoi s’interdire de rêver ?
« C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi. » Adriano Galliani, administrateur délégué du club
L’ancien président de l’AC Milan Silvio Berlusconi, 82 ans, flanqué de son bras droit et homme de confiance, Adriano Galliani, 74 ans, qui pendant trois décennies ont régné sur l’un des clubs les plus titrés d’Italie – et d’Europe –, n’avaient plus de rôle officiel dans le football italien depuis le printemps 2017. Comme deux vieilles gloires de la scène s’en iraient en tournée pour reprendre leurs succès de toujours, ils ont décidé de remettre ça. Le 28 septembre, par un communiqué, la Fininvest, holding patrimoniale de la famille Berlusconi, annonçait la conclusion de l’opération de rachat de la Société sportive Monza 1912, après des semaines de rumeurs de plus en plus insistantes. Le prix de l’acquisition tournerait autour des 3 millions d’euros. Autant dire une paille pour Silvio Berlusconi, dont le patrimoine est estimé à 6 milliards d’euros par le magazine américain Forbes, et qui a retiré environ 700 millions d’euros de la vente de l’AC Milan…

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Lors de la conférence de presse marquant l’annonce du rachat, Adriano Galliani, à peine nommé administrateur délégué du club, a fait montre d’une émotion plutôt inhabituelle. « C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi », a-t-il confié aux journalistes. De fait, les deux hommes sont tout sauf des inconnus dans les environs. La villa San Martino, à Arcore, où le milliardaire passe le plus clair de son temps, est à deux pas du stade de Monza : il peut même en apercevoir les lumières de sa maison. Quant à Galliani, c’est dans cette prospère ville moyenne de Lombardie (120 000 habitants) qu’il est né, et c’est au sein de ce club qu’il a fait ses premiers pas de manageur sportif, avant d’être appelé à la direction de l’AC Milan par Silvio Berlusconi, en 1986.
Aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps.
Habitué à vivoter paisiblement en Serie C, malgré quelques incursions à l’échelon supérieur (Serie B), ce petit club sans histoires a, par le passé, vu évoluer plusieurs stars en devenir, comme Luigi Di Biagio, Alessandro Costacurta ou même un jeune joueur français, alors parfaitement inconnu, nommé Patrice Evra. Depuis l’annonce de cette reprise, c’est de noms de ce calibre que se prennent à rêver les supporteurs locaux. Les deux « jeunes » repreneurs du club, eux, évoquent à moyen terme l’accession en Serie A. Quoi de plus logique, pour un tandem ayant remporté, en trois décennies à la tête de l’AC Milan, huit titres de champion d’Italie, une Coupe d’Italie et cinq Ligues des champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes ?

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Pour l’heure, aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps. Devenir propriétaire du club de Monza peut être un choix affectif, mais lui permettre d’arriver au sommet est plus encore une affaire d’amour-propre.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.
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Dans les nouveaux studios d’Altice, l’heure est à la fusion

Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h07
    |

            François Bougon








                        



   


Difficile d’échapper au moment fugace de nostalgie d’Alain Weill, lorsqu’on arpente avec lui les tout nouveaux locaux – vastes et flambant neufs – du groupe de presse qu’il a fondé. « RMC, quand on l’a repris, c’était vingt ans de pertes. On était les derniers de la classe, nous étions au fond du trou. Depuis, on s’est totalement transformé », commente-t-il, en entrant dans le studio de RMC Sport, la chaîne qui diffuse désormais la Ligue des champions de football en exclusivité. Pas de larme à l’œil, mais une petite revanche sur ceux qui prédisaient son échec, lorsque RMC était descendu à 1,8 point d’audience juste après son rachat…
Le groupe de médias, dont le rachat par Altice, maison mère de SFR, a été achevé cette année, va disposer au total de sept studios modernes, pour un investissement de 35 millions d’euros, dans un immeuble baptisé « Altice Campus ». Il est situé en face du tout nouveau ministère de la défense, dans le 15e arrondissement de Paris, et 1 000 journalistes y seront rassemblés. Sept mille personnes y seront employées, si on y ajoute les employés de SFR. Les deux titres de presse écrite du groupe, L’Express et Libération, avaient rejoint le lieu dès l’automne 2017. Un an plus tard, les radios et les télévisions, dont la chaîne d’informations en continu BFMTV et le bouquet sportif RMC Sport, qui se trouvaient de l’autre côté du périphérique, les rejoignent.

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« Le symbole de la maturité du groupe »
L’aventure a donc commencé il y a près de dix-huit ans par le rachat par Alain Weill, ancien cadre dirigeant de NRJ, d’une radio en déclin, Radio Monte Carlo. Il l’avait déménagée du Rocher à Paris, d’abord dans des locaux provisoires, avenue Kléber, puis le long du boulevard périphérique, rue d’Oradour-sur-Glane. Depuis, le groupe a pris de l’ampleur et a connu le succès avec BFMTV. A partir de dimanche 7 octobre, la première chaîne d’information en continu de France se déploie avec un studio principal où trois plateaux sont disponibles, mais aussi trois salles de maquillage et un salon VIP pour accueillir ses invités les plus prestigieux. Pour la première fois, le groupe dispose aussi d’un espace qui peut accueillir du public et servira lors des soirées électorales.

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Mi-octobre, ce sont cinq matinales qui seront diffusées depuis ces nouveaux lieux. Dont celle, emblématique, de Jean-Jacques Bourdin, l’intervieweur vedette. Le tout, à la fois en radio et en télévision. Un pari qu’Alain Weill a fait dès 2007, lors de la campagne présidentielle : « Aujourd’hui, les gens veulent de l’image lorsqu’il se passe quelque chose. »

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Pour Alain Weill, « cet immeuble, c’est le symbole de la maturité du groupe ». Un groupe dont le destin est lié désormais à l’opérateur SFR au nom de la convergence entre les tuyaux et les contenus. Si ce modèle n’a pas vraiment fait ses preuves en Europe, le PDG d’Altice Europe y croit dur comme fer. Finie la nostalgie, c’est l’heure des certitudes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le photojournaliste Alkis Konstantinidisa a croisé la route de Christ Wamba lors d’un sauvetage au large de l’île grecque de Lesbos. Il le retrouve aujourd’hui lors de son entraînement à l’Aris Salonique.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, mercredi, après le match de Ligue des champions.
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Le PSG bannit une trentaine d’ultras après les incidents contre l’Etoile rouge de Belgrade

Entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, mercredi, après le match de Ligue des champions.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 19h56
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h06
   





                        



   


Une trentaine d’ultras du PSG ont vu leur abonnement résilié pour une durée d’un an par le club de la capitale, a appris vendredi 5 octobre l’Agence France-Presse (AFP) de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Cette décision a été prise après les incidents survenus en marge du match de Ligue des champions contre l’Etoile rouge Belgrade mercredi au Parc des Princes.
Après le match remporté 6-1 par le PSG, entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, à quelques encablures du stade parisien.
Enquête de l’UEFA
Jeudi soir, le Paris Saint-Germain, qui est visé par une enquête de l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour utilisation d’engins pyrotechniques et « troubles dans le public », avait annoncé vouloir « exclure sans délai les fauteurs de trouble identifiés ». Le PSG avait déploré « le non-respect par certains individus de la convention » liant le club au Collectif ultras Paris (CUP), qui a conditionné le retour des ultras au Parc des Princes depuis octobre 2016.
Le club a envoyé une lettre recommandée aux abonnés tenus pour responsables afin de leur signifier la résiliation de leur abonnement. Aucun titre donnant accès au stade ne leur sera délivré jusqu’au 3 octobre 2019, soit un an jour pour jour après le PSG-Belgrade de mercredi, prévient le PSG dans ce courrier, publié par Le Parisien.
Le président du Collectif ultras Paris, Romain Mabille, avait affirmé dans le quotidien que « si des gens sont exclus, on les exclura du CUP ». « Il n’était aucunement prévu de se diriger vers les Serbes. On devait rester devant notre virage et se défendre en cas d’attaque », avait-il expliqué.
Le président serbe, Aleksandar Vucic, a par ailleurs déclaré vendredi qu’il allait « demander les noms de tous les bandits et hooligans qui ont attaqué les supporters de l’Etoile rouge avec des bâtons ». « Nous demanderons à voir comment ils seront punis », a-t-il ajouté. « J’imagine qu’ils étaient frustrés de ne pas être remarqués et entendus dans leur propre stade, et donc, j’imagine qu’ils ont voulu passer leur colère sur les supporteurs de l’Etoile rouge », a estimé le président de Serbie, promettant de coopérer avec la France de la même manière qu’à l’occasion du meurtre du Français Brice Taton commis par un supporteur du Partizan, en 2009, à Belgrade.
Le PSG a déjà été sanctionné par l’UEFA pour l’utilisation de fumigènes et autres engins pyrotechniques par ses ultras, le 7 mars, lors du match perdu contre le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions : c’est pour cette raison que, mercredi soir, l’une des tribunes du Parc des princes (la tribune Auteuil) était vide de spectateurs.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le constructeur français, qui ambitionne toujours de voir l’un de ses pilotes monter sur un podium, doit améliorer son moteur. Il a embauché le pilote Daniel Ricciardo.
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Formule 1 : Renault veut dès à présent oublier 2018 et se projeter sur 2019

Le constructeur français, qui ambitionne toujours de voir l’un de ses pilotes monter sur un podium, doit améliorer son moteur. Il a embauché le pilote Daniel Ricciardo.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 06h43
    |

            Catherine Pacary (Propos recueillis par)








                        



   


« Il va falloir faire le dos rond. » Dimanche 30 septembre, sur Canal+, à l’issue d’un Grand Prix de Russie vierge de points pour Renault Sport F1, Alain Prost, consultant spécial de l’écurie française, semblait résigné. Alors qu’il reste cinq grands prix à courir avant la fin de la saison de formule 1, Renault Sport F1 a d’ores et déjà « tiré le rideau » sur cette dernière, ou presque. « Nous ne sommes pas au niveau où nous devrions être. Nous régressons même dans certains domaines, alors que les autres ont bien avancé sur les moteurs », a ajouté l’ex-quadruple champion du monde, précisant que Renault Sport F1 ne compte « plus apporter beaucoup d’évolutions sur la voiture et le moteur » d’ici à la fin de la saison.
Deux jours après ces déclarations, Alain Prost, mobilisé sur le stand du Losange au Mondial de l’auto, à Paris, atténuait un peu ses propos : « Ah bon, j’ai dit ça ? », feignait-il d’interroger, tout en déclarant : « On n’est pas au niveau des meilleurs. Mais on va le devenir, dès l’année prochaine. » Oubliée dès à présent la saison 2018, l’écurie et ses équipes ont donc choisi de se concentrer d’ores et déjà sur l’année prochaine.
La fougue de Max Verstappen
L’objectif de 2019 reste le même que celui non atteint cette saison : que l’un des pilotes de l’écurie réussisse à monter sur une des marches du podium en finissant au moins 3e d’une course. C’est ce qui avait été défini dans l’échéancier de mars 2016, date du grand retour de Renault comme constructeur en F1.
A la veille du Grand Prix de Japon, dimanche 7 octobre, Renault figure au 4e rang du classement des constructeurs et ses pilotes Nico Hülkenberg et Carlos Sainz sont respectivement classés 8e et 12e.
L’amélioration du moteur constitue le premier défi à relever. Contrairement à ce que l’écurie française claironnait en août – « le moteur est assez bon pour placer la voiture en pôle, gagner des courses et jouer le titre » –, le bloc propulseur connaît des difficultés, pointées régulièrement, et en public, par le pilote de l’écurie Red Bull, Max Verstappen, qui accuse son motoriste Renault de manquer soit de fiabilité, soit de performance.

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Red Bull s’est vu infliger une lourde pénalité le week-end dernier à Sotchi (Russie), pour avoir changé une fois de trop de groupe propulseur, reléguant Max Verstappen à la 19e position sur la grille de départ. Furieux, le pilote a réagi avec talent, pour s’offrir, le jour de ses 21 ans, une remontée à la 5e place à l’arrivée. « J’exige beaucoup du bloc [moteur], mais je suis ici pour gagner. Je ne suis pas là pour finir 7e comme eux [classement alors de Nico Hülkenberg] », a-t-il lancé à l’arrivée.
Jérôme Stoll, président de Renault Sport F1, temporise : « Verstappen est extrêmement brillant mais il a la fougue de la jeunesse, y compris dans l’expression, et de temps en temps, il faut lui dire “On se calme”. » 
Chez Red Bull, la patience n’est toutefois plus à l’ordre du jour : en 2019, l’écurie sera motorisée par Honda. Pour sa part, Renault espère que ses ingénieurs auront enfin trouvé la bonne formule puissance-fiabilité pour ses moteurs.
« Trouvez-moi un pilote chinois ! »
Pour motiver ses équipes de recherche et développement, Jérôme Stoll table sur sa dernière recrue, le pilote Daniel Ricciardo, qui arrivera à partir de 2019 au côté de Nico Hülkenberg. Avec sept victoires au compteur, le souriant Australien de 29 ans a démontré qu’il connaissait le chemin des podiums (29 fois). Ce palmarès, il aura à cœur de l’étoffer. « Et c’est très bien, enchaîne M. Stoll. Il nous oblige à plus de performance et d’exigence. » 
Faire venir un tel pilote n’a pas été facile. Il a fallu mettre le prix. « Cela s’appelle un impact budgétaire ! », rectifie le président de Renault Sport F1. Sans dévoiler le montant du transfert, il précise avoir payé « au prix du marché » : « On a fait une offre il y a quelques mois. On a maintenu cette offre et à la fin, il l’a acceptée. »
Le recrutement de Daniel Ricciardo « a été privilégié, car on devait avoir un pilote de premier rang », justifie Jérôme Stoll. En signant l’Australien, Renault a exclu le jeune pilote français Esteban Ocon, au terme d’un mercato estival complexe. « On fixe différents scénarios, explique Jérôme Stoll. Ricciardo, Ocon, [Carlos] Sainz étaient dans la short list. Après, il fallait étudier les possibilités. Sainz était rattaché à Red Bull, Ocon à Mercedes… »
Renault Sport F1 n’a pas été seule pour prendre les décisions. Entité de l’Alliance (ce partenariat automobile franco-japonais qui réunit Renault, Nissan et Mitsubichi), dirigée par Carlos Ghosn, elle doit rendre des comptes. « Le budget de la F1, chez Renault, est géré par la direction du marketing. Pas par la direction de l’ingénierie [recherche et développement], précise M. Stoll. C’est un investissement. En contrepartie, la direction attend un retour d’image, un retour marketing. Et de monter sur le podium. »
Et qu’importe la nationalité du pilote : « Carlos Ghosn me dit toujours : “Trouvez-moi un pilote chinois !” », ce qui serait excellent pour asseoir la stratégie de développement de la marque Renault en Chine. « La priorité, martèle M. Stoll, c’est le podium. Après, le reste se décline. »

Des idées pour améliorer l’image et l’attractivité de la F1
Avoir pour ambition de se positionner parmi les grandes écuries de Formule 1 implique de prendre part au débat qui mènera à la réforme de la compétition reine du sport automobile en 2021, année où les actuels accords-cadres sur la redistribution aux écuries des produits commerciaux arrivent à échéance.
Les dirigeants de Renault Sport ont quelques idées quant à l’amélioration de l’image et de l’attractivité du championnat. Sur la durée de la course par exemple : certains proposent de la ramener de cent dix minutes à quarante-cinq minutes, comme un Grand Prix Moto.
Jérôme Stoll, président de Renault Sport F1 dit « préférer cinquante minutes de compétition à une heure et demie d’ennui ». Son consultant, Alain Prost, privilégie toutefois le maintien du format actuel. Mais, pour M. Stoll, « le vrai sujet est ailleurs ». Selon lui, « ce sont les réglementations qui limitent le spectacle » : et de citer le nombre de blocs propulseurs autorisés par saison, l’utilisation contingentée des pneumatiques, la gestion de l’essence, la part accordée à l’aérodynamisme.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Alors que le club italien est critiqué pour la façon dont il a affiché son soutien à sa star portugaise, certains sponsors du quintuple Ballon d’or prennent leurs distances.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
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Le cours de la Juventus Turin chute en Bourse après l’accusation de viol visant Ronaldo

Alors que le club italien est critiqué pour la façon dont il a affiché son soutien à sa star portugaise, certains sponsors du quintuple Ballon d’or prennent leurs distances.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 05h48
    |

            Clément Martel








                        



   


Visé par des accusations de viol et une enquête ouverte aux Etats-Unis, Cristiano Ronaldo est dans la tourmente. Et la situation de la star portugaise du football commence à préoccuper ses sponsors ou les sociétés qui utilisent son image, certains prenant leurs distances.
Elle a aussi des conséquences financières sur le club qui l’emploie, la Juventus Turin : l’action en Bourse du club italien a dévissé, vendredi 5 octobre, perdant 9,92 % de sa valeur en une journée (à 1,19 euro). Le titre s’était certes envolé depuis l’arrivée de l’attaquant portugais en Italie en juillet. Et, vendredi, c’est l’ensemble de la Bourse italienne qui était en recul (mais de 1,29 % seulement).
Cette « sanction » financière n’en traduit pas moins le malaise qui grandit autour de Cristiano Ronaldo depuis que la police de Las Vegas (Etats-Unis) a annoncé, lundi, avoir rouvert l’enquête sur des accusations de viol le concernant.
Cette décision a fait suite à la publication, par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le 29 septembre, d’une enquête fouillée dans laquelle une Américaine, Kathryn Mayorga, 34 ans, accuse le quintuple Ballon d’or de l’avoir violée en juin 2009 à Las Vegas.

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Non sélectionné par le Portugal
Pour autant, à ce stade, la Juventus Turin a choisi d’ignorer ce contexte. Assurant que Ronaldo « va bien » et « est prêt à jouer », l’entraîneur du club, Massimiliano Allegri, a annoncé, vendredi, que son joueur devrait être aligné pour le match prévu samedi sur le terrain de l’Udinese.
La présence du joueur portugais, qui, suspendu, n’avait pas joué avec son club mardi lors du match de Ligue des champions face aux Young Boys de Berne (3-0), se posait après l’annonce de sa non-sélection en équipe nationale.
Jeudi, le sélectionneur du Portugal, Fernando Santos, a expliqué que Ronaldo serait absent de la Seleçao lors des quatre prochains matchs internationaux, en octobre et en novembre. Cette mise en retrait, jusqu’à 2019, est une décision prise en accord avec le joueur, a assuré le sélectionneur.

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Message de soutien critiqué
« Il est normal qu’on l’aide dans un moment délicat, mais il a les épaules assez larges pour se concentrer sur le match de demain, descendre sur le terrain et bien jouer », a déclaré Massimiliano Allegri, réaffirmant le soutien de la Juventus Turin à sa star, acquise à grands frais cet été.
Au cours de la semaine, le choix des mots du club turinois pour afficher ce soutien a toutefois été critiqué. « Ronaldo a prouvé au cours de ces derniers mois son grand professionnalisme et son dévouement, apprécié de tous à la Juventus. Les événements qui ont prétendument eu lieu il y a dix ans ne changent pas cette opinion, partagée par tous ceux qui ont évolué au contact de ce grand champion », a écrit la Juve sur son compte Twitter. Ce tweet a valu au club, septuple champion d’Italie en titre, une avalanche de critiques.
Discret depuis le début de la semaine, Cristiano Ronaldo a de son côté démenti « vigoureusement », mercredi, les accusations. « Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit le Portugais sur son compte Twitter, ajoutant « refuser de nourrir ce cirque médiatique monté par des gens qui cherchent à se faire de la publicité à mes dépens ».
Prise de distance des sponsors
Après la réouverture de l’enquête par la police américaine – elle avait été fermée en 2010 après un accord financier trouvé entre les parties –, les sponsors du joueur prennent désormais leurs distances.
Nike, qui lui a accordé un contrat à vie – seuls les basketteurs américains LeBron James et Michael Jordan en bénéficient également –, s’est dit « profondément préoccupé par ces accusations inquiétantes et continuera de suivre de près la situation ».
Vendredi, l’entreprise Electronic Arts, qui édite le jeu vidéo FIFA 19 – dont Ronaldo est la tête de gondole – a, quant à elle, discrètement retiré le Portugais de son matériel promotionnel en ligne. S’il n’a pas communiqué au sujet de cette « disparition », le groupe a déclaré dans un communiqué avoir « pris connaissance du rapport préoccupant, détaillant les allégations à l’encontre de Cristiano Ronaldo ». L’éditeur a dit « surveiller de près la situation, dans la mesure où nous estimons que les athlètes qui sont porte-étendards et ambassadeurs doivent se comporter d’une manière qui soit en accord avec les valeurs d’EA ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.
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Au Népal, une arnaque qui atteint des sommets


                      Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h16
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








   


Un nouveau record vient d’être battu dans l’Everest, celui de l’escroquerie à très haute altitude. Début septembre, le gouvernement népalais a dévoilé une série de mesures pour combattre un système très élaboré de fraude aux assurances, où des randonneurs étaient incités, malgré eux, à recourir à des évacuations par hélicoptère coûteuses, avant d’être hospitalisés. Ces faux sauvetages auraient rapporté plusieurs millions de dollars aux fraudeurs et brisé de nombreux rêves d’ascension.
Le coût du sauvetage estimé de 4 000 à 12 000 dollars
Au printemps, des centaines d’alpinistes convergent chaque année vers l’Everest dans l’espoir d’atteindre son sommet, à 8 848 mètres. Depuis quelque temps, au moindre mal de tête, souffle court ou nausée – symptômes courants du mal d’altitude –, des sherpas peu scrupuleux insistaient pour que leurs clients regagnent Katmandou, la capitale népalaise, par hélicoptère. Les autorités soupçonnent même certains d’entre eux d’avoir empoisonné les touristes en mélangeant du bicarbonate de soude, un laxatif puissant, à leurs repas. Les porteurs percevaient au passage une généreuse commission : jusqu’à 500 dollars par rapatriement, alors qu’un sherpa gagne en moyenne 25 dollars par jour de travail. L’escroquerie ne s’arrêtait pas là. Les alpinistes secourus étaient ensuite gardés quelques jours dans un hôpital de Katmandou, où le mal d’altitude, s’il était réel, disparaissait naturellement, contrairement à la facture des soins, qui, elle, pouvait vite grimper.

L’AFP, qui a révélé l’escroquerie en juin 2018, a recueilli plusieurs témoignages d’alpinistes dupés. L’Australienne Jessica Reeves a ainsi été évacuée par hélicoptère en octobre 2017 parce qu’elle souffrait… d’un rhume. « Il [mon guide] me disait sans cesse de prendre l’hélicoptère, a-t-elle expliqué. Il m’assurait que ce serait trop risqué de continuer et qu’il valait mieux que je parte maintenant. » Avec elle, huit ou neuf autres alpinistes ont été évacués à bord de trois hélicoptères, avec comme consigne de déclarer à leurs assurances qu’ils avaient voyagé seul. La compagnie d’hélicoptères pouvait de cette manière surfacturer les trajets effectués. Alors que le coût du sauvetage est estimé à 4 000 dollars, certains d’entre eux atteignaient 10 000 à 12 000 dollars.
« La situation est hors de contrôle. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Danny Kaine, Traveller Assist
La vallée du Khumbu, qui mène vers le « toit du monde », est ainsi devenue au fil des ans une véritable ruche à hélicoptères, avec de quinze à vingt trajets héliportés par jour. Airbus a dû se frotter les mains en livrant pas moins de vingt appareils au Népal ces cinq dernières années. La fraude était si bien organisée que des escrocs détenaient des participations dans des agences de randonnées, des compagnies d’hélicoptères et des hôpitaux.
En août, plusieurs compagnies d’assurances ont menacé de ne plus couvrir les expéditions. « La situation est hors de contrôle, a écrit Danny Kaine, l’un des responsables de la société britannique Traveller Assist, au ministère népalais du tourisme. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Traveller Assist a calculé que 30 % des évacuations héliportées qu’elle a remboursées n’étaient pas nécessaires. Les autorités népalaises ont identifié une quinzaine d’entreprises ayant participé à cette escroquerie et ont proposé que les opérations de secours soient coordonnées par une unité de la police népalaise.

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                Katmandou, une renaissance



L’Everest est devenu une industrie attirant des milliers d’alpinistes chaque année. En 2017, 377 permis ont été délivrés pour le sommet, rapportant à l’Etat népalais 2,92 millions de dollars. Cette manne financière attire des opérateurs à meilleur marché qui offrent une ascension pour 20 000 dollars, soit moins d’un tiers de ce que facturent les agences les plus réputées. Dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, où les recettes du tourisme sont vitales, de nombreuses agences proposent également des randonnées dans des vallées de l’Everest plus accessibles, y compris pour les handicapés ou les seniors. Certaines agences baissaient leurs tarifs, quitte à écourter la durée des randonnées, en misant sur les commissions des fausses évacuations.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.
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Une Ligue 1 sans suspense mais pas sans intérêt(s)

Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h41
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

15 avril : le Parc des Princes applaudit poliment son équipe, qui vient de corriger (7-1) le deuxième de la Ligue 1 de football, Monaco, et de s’assurer mathématiquement le titre de champion de France. Les supporteurs du Paris-Saint-Germain sont certes en grève, pour une raison extrasportive, mais cette ambiance de pot de départ sans champagne dit tout du respect dans lequel le public parisien tient désormais le titre de champion : ce n’est qu’un passage obligé.
En ce début de saison 2018-2019, le PSG a déjà mis en coupe réglée la Ligue 1, et peut battre, face à Lyon, dimanche 7 octobre, un nouveau record, avec une neuvième victoire consécutive dans l’entame du championnat. Celui-ci viendrait s’ajouter à ceux établis depuis que le fonds Qatar Sports Investments a racheté le club de la capitale, en 2011 : record de points marqués sur une saison, nombre de victoires, plus grand écart avec le deuxième, plus longue série d’invincibilité, nombre de buts encaissés, meilleure différence de buts. Sa dernière défaite dans un match à enjeu en France remonte au 21 janvier, à Lyon (2-1) justement.
Finie la Ligue 1 « la plus décoiffante »
Compétition sportive la plus médiatisée en France, la Ligue 1 est aussi la plus dépourvue de suspense en ce qui concerne la quête du titre. Un phénomène qui se prolonge dans les autres compétitions nationales puisque le PSG a remporté 17 des 20 trophées distribués dans ses frontières depuis cinq ans. C’est fâcheux : entre les dominations lyonnaise (2002-2008) et parisienne (depuis 2013, interrompue par le titre de Monaco en 2017), l’argument de vente de la Ligue 1 était son suspense incomparable.

Il fallait alors bien cela pour faire oublier la triste moyenne de deux buts par match et l’absence de grands noms. « La France est assurément première au classement du suspense et de la séduction, s’enflammait l’ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ A 58 ans, le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, commente les matchs sur la chaîne beIN Sports. Il sera l’invité du débat sur « l’amour foot » au Monde Festival le 6 octobre.
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                Omar da Fonseca, enfant de la balle


A 58 ans, le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, commente les matchs sur la chaîne beIN Sports. Il sera l’invité du débat sur « l’amour foot » au Monde Festival le 6 octobre.

LE MONDE
                 |                 05.10.2018 à 09h31
                 |

            Caroline Monnot

















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Quand on aime le ballon rond, on aime Omar da Fonseca. Le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, officie aujourd’hui, à 58 ans, sur la chaîne beIN Sports où il a érigé le commentaire de match au rang d’art baroque.

        En débat au Monde Festival :
         

          L’amour foot



Il est toujours, encore et plus que jamais, le football. Totalement. Sans calcul. Avec ses joies, ses détresses et son humanité. Le style da Fonseca, c’est un mélange de folie et de rigueur, d’envolées lyriques, de transports amoureux, de cris du cœur qui jouent malicieusement avec les emprunts à sa culture natale et chevauchent deux continents. « C’est la balle qui m’a fait connaître la vie, j’ai quitté mon pays, j’ai développé ma “vieillesse”, ma maturité à travers elle. J’ai connu mon existence à travers le jeu », a t-il expliqué.

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La balle, le jeu. Omar da Fonseca voit encore le football avec des yeux de gosse. Et c’est pour cela qu’on l’aime. Dans ce monde du foot, où la machine à millions s’est emballée depuis longtemps, il rend à ce sport sa part d’enfance.
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre l’ancien footballeur argentin Omar da Fonseca, le metteur en scène Mohamed El Khatib et la politologue Marie-Cécile Naves. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 10 heures à 11 h 30 à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Caroline Monnot
    













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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’OM a partagé les points avec l’Apollon Limassol (2-2), les Girondins se sont inclinés face au FC Copenhague (1-2) et le Stade rennais est tombé à Astana (0-2), en 2e journée.
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Ligue Europa : Marseille et Bordeaux assommés

L’OM a partagé les points avec l’Apollon Limassol (2-2), les Girondins se sont inclinés face au FC Copenhague (1-2) et le Stade rennais est tombé à Astana (0-2), en 2e journée.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 00h51
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 08h09
   





                        



   


Soirée noire en Ligue Europa pour les clubs français : Marseille a été rejoint sur le fil par l’Apollon Limassol (2-2), Bordeaux a été battu à domicile par Copenhague (2-1) et Rennes s’est incliné à Astana (2-0), lors de la deuxième journée jeudi 4 octobre.
L’OM, finaliste 2018, n’a pu éviter l’écueil chypriote, une île dont les équipes ont souvent joué des tours aux clubs français. Privé de Thauvin, l’OM a d’abord pu compter sur son capitaine, Dimitri Payet, et sur un Luiz Gustavo enfin de retour au milieu. Le Français a ouvert le score d’une belle frappe croisée (50e) avant que le Brésilien – servi par Payet – ne double la mise d’un tir tendu (67e). Mais les Chypriotes ont réduit le score par un but superbe de Markovic (74e), juste avant la sortie de Gustavo (75e), puis ont arraché le nul grâce à Zelaya (90e + 1).
La mauvaise série continue pour l’OM, battu en ouverture par l’Eintracht Francfort (2-1) et à la peine aussi en championnat. Les Olympiens sont derniers du groupe H avec leur adversaire du soir. Francfort, vainqueur 4-1 d’une Lazio réduite à 9, est leader.
Regrets bordelais
Battus en ouverture par le Slavia Prague (1-0), les Girondins n’ont pas été récompensés de leurs multiples occasions face à Copenhague et voient leurs chances de qualification nettement se réduire avant une double confrontation avec le Zénith Saint-Pétersbourg.
Sotiriou a ouvert la marque pour les Danois d’une tête puissante (42e). Juste avant la pause, les Bordelais auraient pu égaliser sur penalty, mais Kamano a vu sa frappe passer juste au-dessus de la transversale (45e + 3), après avoir touché la barre sur un lob (29e). Karamoh et Tchouameni se sont également heurtés au gardien Andersen et au poteau. Les Girondins ont fini par égaliser par Sankharé, bien servi par l’ancien de Copenhague Cornelius (84e). Mais les Danois, invaincus depuis 10 matchs en C3, ont douché les espoirs des Français en fin de rencontre grâce à Skov (90e + 2).
Avec zéro point, Bordeaux est dernier de son groupe et la qualification paraît déjà loin, même si le Slavia Prague s’est aussi incliné, chez le Zénith Saint-Pétersbourg (1-0).
Rennes limite la casse
Sans Sarr (blessé) et Ben Arfa (ménagé), puis privé de Baal, sorti sur blessure en première période, Rennes n’a pas confirmé sa victoire inaugurale contre les Tchèques de Jablonec (2-1).
Les hommes de Sabri Lamouchi ont concédé l’ouverture du score face aux Kazakhs d’Astana à la 64e minute par Zaynutdinov d’une belle tête. Les Bretons ont eu l’opportunité d’égaliser, mais la frappe de Bensebaini a fini sur le poteau (87e). Quelques minutes plus tard, les Rouge et Noir ont encaissé un deuxième but à l’issue d’un contre conclu par Tomasov (90e + 1).
Les Rennais enchaînent un quatrième match sans victoire toutes compétitions confondues. Mais grâce au match nul entre le Dynamo Kiev et Jablonek (2-2), ils sont à la 2e place du groupe K.
Dans les autres matchs de la soirée, les favoris ne se sont pas fait surprendre. Arsenal, avec une équipe remaniée, s’est imposé 3-0 à Qarabag avec un but du jeune français Guendouzi. L’AC Milan, d’abord mené par l’Olympiakos, l’a emporté 3-1 (doublé de Cutrone et but d’Higuain). Chelsea longtemps accroché par les Hongrois de Videoton a fini par gagner grâce à Morata (1-0) et prend seul la tête du groupe L. Leverkusen s’est imposé 4-2 face à l’AEK Larnaca.
Le Séville FC s’est en revanche incliné à Krasnodar (2-1), de même que Besiktas à Malmö (2-0).



                            


                        

                        

