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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Confrontée à une croissance démographique hors normes et à une urbanisation galopante, l’Inde rêve de villes nouvelles exemplaires. Des projets fous, souvent confiés au secteur privé, ont été lancés, mais leur fiasco a poussé les pouvoirs publics à revoir leur copie.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤               En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Des projets fous, souvent confiés au secteur privé, ont été lancés, mais leur fiasco a poussé les pouvoirs publics à revoir leur copie.             A quoi peut bien ressembler une ville indienne en cessation de paiement ? Pour prendre la mesure de la déconfiture de Lavasa, qui a déposé le bilan le 30 août, une seule solution : depuis Bombay, sur la côte ouest du sous-continent, prendre l’autoroute en direction du levant et, passé Pune, bifurquer à droite sur une piste. Le parcours dure quatre bonnes heures. Fin septembre, le paysage est bucolique, les pluies de la mousson ont transformé les montagnes du Maharashtra en jungle verdoyante. Au détour d’un col, un portique flanqué d’une guérite en état de décomposition avancée souhaite la bienvenue au visiteur. Deux employés affalés sur des chaises bancales prélèvent un péage de 500 roupies (6 euros) et rendent la monnaie assortie de bons de réduction pour de prometteuses attractions. Mais arrivé au bord du lac, il faut se rendre à l’évidence : le petit port multicolore que les plaquettes publicitaires vantaient il y a moins de dix ans comme « le Portofino de l’Inde » est désert. On croirait découvrir un parc de loisirs qui aurait été soudainement abandonné à la suite d’une attaque chimique. Ou un décor de cinéma qui n’aurait jamais été replié.             Voir aussi   Inde : comment le projet urbain de Lavasa a viré au cauchemar               Lavasa est le dernier avatar des mirages urbains de l’Inde. La bourgade avait été conçue au début des années 2000 comme une ville nouvelle exemplaire. Eau et électricité en continu, ordures ramassées tous les matins, Internet par fibre optique pour tout le monde… Un rêve inaccessible au commun des Indiens. Ce projet un peu fou avait été confié à une entreprise privée, Lavasa Corporation, filiale du groupe de BTP Hindustan Construction Company (HCC). Un cas de figure inédit, pour lequel les autorités avaient opté après avoir entendu parler d’une telle pratique aux Etats-Unis. Le site devait attirer 50 000 habitants, il y en a à peine un millier aujourd’hui. « Il y a eu de grosses erreurs de gestion et la firme a rapidement été à court de liquidités, affirme Suresh Goswami, un producteur de cinéma installé ici en 2011, dans une maison de lotissement. Les terrains ont été achetés aux autochtones pour une bouchée de pain, 25 000 roupies l’acre [295 euros, soit 7 centimes d’euro le mètre carré], mais l’autoroute qui devait nous mettre à deux heures de Bombay n’a jamais vu le jour. »                                               — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Récit     Elise Vincent   et  Lucie Soullier    Article réservé à nos abonnésAprès le Bataclan, un père sur le chemin de la haine Patrick Jardin, qui a perdu sa fille lors des attentats, reste profondément meurtri et apparaît de plus en plus souvent dans les sphères de l’extrême droite.                    Enquête     Gaïdz Minassian   et  Annick Cojean    Article réservé à nos abonnésTaner Akçam, l’historien du génocide des Arméniens Au bout de la quête d’une vie, l’universitaire turc publie des preuves irréfutables, selon lui, que la Turquie a bien ordonné le massacre des Arméniens.                  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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Cette cité nouvelle à moins de 200 kilomètres de Bombay devait incarner la modernité. Aujourd’hui, elle est à l’abandon.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La chercheuse Marie-Hélène Zerah explique qu’un tiers seulement de la croissance urbaine indienne est due aux migrations des campagnes.
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« L’Inde est aujourd’hui aussi urbanisée que la Chine »

La chercheuse Marie-Hélène Zerah explique qu’un tiers seulement de la croissance urbaine indienne est due aux migrations des campagnes.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 18h31
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Marie-Hélène Zerah est directrice de recherche au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma). Elle mène des travaux sur les dynamiques urbaines en Inde.
Comment l’Inde du XXIe siècle appréhende-t-elle la ville ?
A l’instar de nombreux pays dans le monde, l’Inde est influencée par la vision dominante d’un futur qui passera forcément par les grandes métropoles. Depuis plusieurs décennies déjà, ses dirigeants encouragent la croissance des agglomérations en pariant sur l’exode rural et en créant des zones économiques spéciales dans les périphéries urbaines. En agissant de la sorte, ils masquent la réalité du terrain.
Voulez-vous dire que la ruralité demeure prégnante dans le sous-continent ?
Quand on observe la croissance urbaine en Inde sur la période 2001-2011, date du dernier recensement national, on s’aperçoit qu’un tiers seulement de cette croissance est dû aux migrations. Ainsi, ceux qui prétendent que les villes grossissent par l’arrivée massive de populations des campagnes se trompent. En vérité, le phénomène d’une migration pérenne et permanente dans les très grandes villes est relativement limité.

Quel est dans ce cas le moteur de l’urbanisation indienne ?
« L’Inde a une définition unique au monde de l’urbanité, qui repose sur la population et la densité, mais également sur la structure économique »
Hormis les migrations, les deux tiers restants s’expliquent pour moitié par l’accroissement démographique naturel et pour moitié par le reclassement des zones rurales en zones urbaines. Il y a là une singularité qui mérite d’être soulignée, car l’Inde a une définition unique au monde de l’urbanité, qui repose sur la population et la densité, mais également sur la structure économique. Il y a deux types de villes : les municipalités, qui ont un statut urbain, et les villes dites « censitaires »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ L’Andhra Pradesh, après sa scission avec l’Etat du Telangana, en juin 2014, a décidé de se doter d’une nouvelle capitale sur d’anciennes terres agricoles.
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Amaravati, la prochaine chimère urbaine indienne

L’Andhra Pradesh, après sa scission avec l’Etat du Telangana, en juin 2014, a décidé de se doter d’une nouvelle capitale sur d’anciennes terres agricoles.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h00
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

On parle d’elle comme du prochain éléphant blanc. Amaravati, toute jeune capitale de l’Andhra Pradesh, sur le golfe du Bengale, est l’obsession du chef du gouvernement régional, Chandrababu Naidu, depuis que son Etat s’est scindé en deux, en juin 2014, abandonnant la célèbre Hyderabad au nouvel Etat du Telangana. Trois mois après le divorce, le potentat avait dévoilé la maquette d’une cité futuriste inspirée par Singapour, pour donner un nouveau sentiment d’appartenance à ses administrés. Un plan en triangle dont deux sommets existaient déjà : Vijayawada, une agglomération de 1,4 million d’habitants, et Guntur, qui approche le million d’habitants. Objectif : réunir là 13 millions d’âmes d’ici à 2050.
Eric Leclerc, directeur de l’UFR géographie et aménagement à l’université de Lille, en revient. « Le gouvernement Naidu est installé sur place depuis octobre 2016 et ils sont en train de commencer la construction de cinq tours résidentielles pour loger les futurs fonctionnaires, témoigne-t-il. L’idée est de construire les infrastructures avant l’arrivée des habitants, avec de grandes artères à angle droit, des réseaux d’assainissement, l’alimentation électrique enterrée… Sur un territoire de 200 km2, c’est un peu la folie des grandeurs. »
Le projet repose sur la mise en commun des terres. « Près de neuf agriculteurs sur dix ont accepté de céder leur propriété, avec la promesse de s’en voir restituer 20 % sous forme de lots viabilisés », précise M. Leclerc. En attendant, la région s’est engagée à verser un salaire aux intéressés, pendant dix ans.
« Des tactiques coercitives »
« Comme à Lavasa, près de Bombay, on fait table rase de l’existant. L’accumulation primitive sur un territoire agricole qui va se couvrir d’un bâti clinquant est évidemment très tentante pour un élu, dans un pays où la politique est financée en grande partie par les entreprises privées », fait remarquer Loraine Kennedy, directrice...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Un documentaire dresse un tableau du marché automobile marqué par les prémices de la conduite autonome.
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« Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant ? », la révolution du véhicule autonome en question

Un documentaire dresse un tableau du marché automobile marqué par les prémices de la conduite autonome.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 10h00
    |

            Alain Constant








                        


France 5, dimanche 7 octobre à 17 h 15, documentaire
La voiture autonome ? L’idée ne date pas d’hier, mais plutôt d’avant-hier. Comme le prouve cet étonnant spot de publicité des années 1950 aux couleurs délavées diffusé dans ce documentaire bien rythmé. A l’époque, General Motors rêvait pour l’an 2000 de voitures sans conducteur, guidées par des tours de contrôle disséminées le long des autoroutes américaines ! L’an 2000 est passé, les tours de contrôle ne sont pas là, mais la révolution du véhicule autonome est en bonne voie, même si les experts n’attendent pas l’arrivée sur route et autoroute de voitures de série entièrement autonomes avant 2030 au plus tôt.
Tableau complet de la situation
Instructif, riche de documents d’archives et d’entretiens avec experts de haut vol et ingénieurs passionnés, ce documentaire dresse un tableau complet de la situation actuelle du marché automobile mondial. De Pékin à Berlin, de San Francisco à Paris, de nombreuses problématiques sont analysées : abandonner le moteur thermique pour l’électrique ? Louer plutôt qu’acheter son véhicule ? Partager plutôt que posséder ? Faire confiance à la technologie pour oser lâcher le volant et se laisser conduire ? Dans un monde idéal, la voiture autonome, bardée de capteurs et de cartographies actualisées en temps réel doit pouvoir en finir avec les embouteillages et les accidents.
Dans la réalité, en dépit des progrès réalisés, on n’en est pas tout à fait là. Mais on y vient et tout le monde s’y met : de Google aux constructeurs automobiles historiques, de Tesla au gouvernement chinois, l’argent coule à flots pour soutenir la recherche dans le domaine automobile. Comme souvent, c’est vers la Chine que se tournent les regards : le premier marché automobile mondial est aussi le premier de la voiture électrique. En 2020, on devrait atteindre 5 millions de véhicules électriques en circulation et comme la plupart des batteries sont fabriquées en Chine, le reste du monde envisage avec crainte le spectre d’une mainmise chinoise sur le marché mondial du véhicule électrique. En attendant, les recherches technologiques se poursuivent, notamment dans la Silicon Valley. La voiture de demain ne sera pas celle d’aujourd’hui. De là à lâcher le volant et faire entièrement confiance à son véhicule bardé de technologies, il y a encore un peu de route à faire…
Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant ?, de Véronique Préault et Guy Beauché (France, 2018, 80 min)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite, explique pour « Le Monde » les mécanismes de la pension de réversion.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Une condition de ressources est à respecter par le conjoint survivant pour percevoir la pension de réversion »

Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite, explique pour « Le Monde » les mécanismes de la pension de réversion.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h15
    |

Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite







                        



   


Question à un expert 
Comment fonctionne la pension de réversion ?
Le gouvernement souhaite remettre à plat les règles de perception des pensions de réversion, qui sont jugées inégalitaires. La pension de réversion permet au conjoint survivant de bénéficier d’une partie de la retraite du conjoint défunt, que celui-ci soit déjà retraité ou pas encore.
Il existe, dans pratiquement tous les régimes, une condition d’âge pour que le conjoint survivant puisse percevoir la pension de réversion, indépendamment de l’âge du conjoint décédé, par exemple avoir 60 ans pour le régime de base des salariés du privé et avoir 55 ans pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc.

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                Les cotisations retraite vont-elles vraiment augmenter au 1er janvier 2019 ?



Dans la quasi-totalité des régimes de base, une condition de ressources est à respecter par le conjoint survivant pour percevoir la pension de réversion. Pour les salariés du privé, par exemple, ce montant ne doit pas dépasser pour 2018 la somme de 20 550,40 euros. Cependant, pour la quasi-totalité des régimes complémentaires, il n’existe pas de conditions de ressources à respecter. C’est le cas pour la pension de réversion des régimes Arrco et Agirc. Mais, dans ce cas, il existe une condition de non-remariage.
Le cas des conjoints décédés et remariés
La pension de réversion du régime de base correspond généralement à 54 % (comme pour les salariés du privé) de ce qu’était (ou aurait été) la pension du conjoint défunt. La pension de réversion des régimes complémentaires tels l’Arrco et l’Agirc est généralement de 60 % de ce qu’était (ou aurait été) la pension du conjoint défunt. Par ailleurs, pour les conjoints décédés qui étaient remariés, cette pension de réversion, de base et complémentaire, est proratisée en fonction de la durée respective de chacun des mariages.

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Précision importante : la réversion ne concerne que les conjoints au sens du droit civil, c’est-à-dire unis par les liens du mariage. Enfin, la réversion se réclame. Elle n’est pas attribuée automatiquement. Passé le délai d’un an à compter de la date de décès, il n’y a pas d’effet rétroactif. Au-delà du souci égalitaire avancé par le gouvernement, il sera primordial d’aboutir à une simplification des règles dans l’intérêt des assurés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Pour servir d’exutoire à des déchets du BTP, une zone de 25 hectares pourrait devenir un parc paysager artificiel. La commune riveraine, déjà très polluée, s’y oppose.
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Dans l’Essonne, un projet de stockage de déchets inertes divise les élus

Pour servir d’exutoire à des déchets du BTP, une zone de 25 hectares pourrait devenir un parc paysager artificiel. La commune riveraine, déjà très polluée, s’y oppose.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 17h07
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Christian Leclerc, maire de Champlan, commune rurale de 2 800 âmes située au cœur de la vallée de l’Yvette (Essonne), attend anxieusement le 9 octobre. C’est à cette date que le préfet du département doit autoriser ou non, pour une durée de cinq ans, l’exploitation d’une installation de stockage de 2,7 millions de tonnes de déchets inertes (ISDI) issus de chantiers du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) et destinés à façonner un parc paysager de 25 hectares, à Villebon-sur-Yvette, en lisière sud de Champlan.
Si la perspective d’accueillir cet ouvrage séduit Dominique Fontenaille, le maire (DVD) de Villebon âgé de 65 ans, comme le Syndicat de la vallée de l’Yvette (SIAHVY), M. Leclerc, sans étiquette mais fervent militant écologiste, et une dizaine d’associations locales de protection de l’environnement jugent « dangereux et incompréhensible » que le projet a recueilli un avis favorable de tous les services de l’Etat.
« Les lieux convoités constituent une zone humide située dans le point bas de la vallée, entre les bras de l’Yvette et de la Boële, explique l’élu. Or, elle est déjà envahie par sept à huit mètres de remblais composés de 6 à 8 millions de tonnes de matériaux industriels et hospitaliers, abandonnés illégalement entre 1970 et 1985, et sur lesquels la nature a repris ses droits. Comment imaginer y superposer 10 mètres de déchets inertes, en détruisant des arbres de 20 mètres, sans se soucier d’accroître les risques d’inondations ? » 

Terre, pierre, béton, ciment, tuiles, briques, vitrage, agrégats d’enrobés… Majoritairement issus de chantiers du BTP, les déchets inertes ne sont, en théorie, ni dangereux pour l’homme ni préjudiciable à l’environnement. Chaque année, l’Ile-de-France en génère 24 millions de tonnes ensuite redirigées vers des « filières de stockage » ou de « valorisation » relevant de la nomenclature des Installations classées pour la protection...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la capitale japonaise en fruits de mer quitte ses gigantesques hangars délabrés pour un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.
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Japon : Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde, déménage

Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la capitale japonaise en fruits de mer quitte ses gigantesques hangars délabrés pour un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Les cloches, les cris des adjudicateurs dans un jargon éternel, les gestes des poissonniers : l’ambiance de Tsukiji est restée fidèle à son histoire, peu après l’aube, samedi 6 octobre à Tokyo, pour la dernière vente aux enchères avant le déménagement du plus grand marché aux poissons du monde. Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la mégapole tokyoïte en fruits de mer et haut lieu touristique, va quitter ses gigantesques hangars délabrés aux toits de tôle ouverts à tous les vents, pour rouvrir jeudi sur un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.
Le déménagement pour le site de Toyosu était étudié depuis des années. Des grossistes manifestent depuis le début des années 2000 leur inquiétude sur la résistance aux séismes des vieilles structures, la salubrité de ces lieux infestés de rats, et l’usage d’amiante dans certains des bâtiments en état de délabrement.

        Lire aussi, après le séisme de 2011 :
         

          Tsukiji, miroir du désarroi japonais



Les touristes qui attendaient des heures dans l’espoir d’obtenir une des 120 places accordées pour assister au spectacle de la vente du thon irritaient aussi les grossistes, qui y voyaient une entrave au travail quotidien du marché. Sur le nouveau site aux systèmes de réfrigération ultramodernes, les visiteurs seront confinés dans des galeries spéciales séparées par des vitres.
Le déménagement a plusieurs fois été repoussé et annoncé : en 2016, la gouverneuse de Tokyo, Yuriko Koike, avait remis en cause le dossier en raison de problèmes de pollution du sol à Toyosu, où se trouvait avant une usine à gaz, pour évaluer l’hypothèse de reconstruire Tsukiji sur son ancien emplacement.
Le gouvernement local a dépensé des centaines de millions d’euros pour nettoyer le nouveau site et la gouverneuse a finalement tranché à la fin de 2017 pour le site de Toyosu, en prenant aussi en compte les conséquences d’un nouveau retard sur d’autres travaux, en l’occurrence ceux des voies passant via Tsukiji pour l’accès aux installations des Jeux olympiques de 2020.
« J’en pleure presque »
Quitter les lieux demeure un crève-cœur pour les vétérans, comme Hisao Ishii, qui dit comprendre que tout chaleureux qu’il était, le vieux Tsukiji aux allures insalubre ne pouvait plus durer. « J’en pleure presque », confie à l’Agence France-Presse cet homme de 68 ans, ancien commissaire-priseur revenu sur les lieux pour vivre le grand départ. « Aujourd’hui est un jour triste, un jour d’adieux. Tsukiji a essayé de tenir mais il vieillit », explique-t-il. « Je suis venu le remercier et lui dire au revoir. »
Avant l’aube, les acheteurs en bottes de caoutchouc arpentaient dans le calme le grand hangar réfrigéré où étaient alignées des centaines de thons frais ou surgelés.
Comme à leur habitude, ils tâtaient des morceaux de chair, inspectaient à la lampe de poche les entrailles des mastodontes de la mer et échangeaient avec leurs concurrents des avis de connaisseurs. Ces enchères du thon sont devenues célèbres non seulement pour leurs rituels spectaculaires mais parce que la prestigieuse vente du Nouvel An fait monter les prix à des niveaux extravagants.
Un record de 155,4 millions de yens, ou 1,2 million d’euros (au cours actuel) avait été déboursé lors de la première criée de 2013 par le restaurateur Kiyoshi Kimura pour un thon rouge de 222 kilogrammes.

        Lire le reportage :
         

          Tsukiji déménage, la fin d’une époque



Après le départ, les hangars abritant les marchands et quelques boutiques et restaurants seront démantelés pour laisser la place, dans un premier temps, à un dépôt de transports pour les Jeux olympiques de 2020.
Le marché extérieur, fait d’un fouillis compact de minuscules restaurants de sushi et de boutiques qui vendent de tout, du café aux algues en passant par la coutellerie, restera, lui, le seul souvenir de Tsukiji.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Bumble, l’application de rencontres dopée par #metoo

Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 11h45
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Whitney Wolfe Herd n’est pas de celles qui font des concessions à la « bro » culture, la culture macho des programmeurs de la Silicon Valley. Ni tee-shirt ni tennis bariolées : quand elle arrive sur la scène de la conférence TechCrunch Disrupt, ce matin de septembre à San Francisco (Californie), elle est vêtue d’un tailleur fluide d’un bleu classique et chaussée de talons hauts. Imaginez Inès de La Fressange dans une convention de start-upeurs.
A 29 ans, Whitney Wolfe « pèse » 230 millions de dollars (environ 200 millions d’euros), selon Forbes. Elle a cofondé Tinder, l’application de rencontres en ligne, en 2012, avant de claquer la porte, deux ans plus tard, et de poursuivre ses anciens camarades pour harcèlement sexuel. Fin 2014, elle a lancé Bumble, une plate-forme concurrente mais d’orientation féministe. « J’avais remarqué que beaucoup de femmes étaient en attente vis-à-vis des hommes, explique-t-elle. En attente d’un message, d’une proposition. Du premier pas. » Bumble a renversé l’équation.

Etre traité avec « respect et gentillesse »
Dans un secteur en pleine expansion (un mariage sur trois aux Etats-Unis commence par une rencontre en ligne), Bumble a réussi à se distinguer en donnant le pouvoir aux femmes. En bouleversant « les normes hétérosexuelles dépassées », précise le site français. Le principe est le même que pour Tinder : on fait son marché en éliminant – ou en conservant –, d’un swipe (« glissement ») à droite ou à gauche, les photos des partenaires potentiels.
Mais sur Bumble, seules les femmes ont l’initiative pour engager le dialogue. Si un homme pour qui elles ont « voté » les a aussi gratifiées d’un « like », elles ont vingt-quatre heures pour entrer en contact. L’application est gratuite (sauf le service premium pour celles qui ont raté ce délai ou qui, saisies d’un regret, veulent réactiver des connexions qui ont expiré).
Le succès a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Longtemps en retrait, les fournisseurs des constructeurs se placent désormais au cœur de la voiture autonome et de la mobilité, toujours plus haut dans la chaîne de valeur.
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Au Mondial de l’automobile, les équipementiers français pionniers de la voiture du futur

Longtemps en retrait, les fournisseurs des constructeurs se placent désormais au cœur de la voiture autonome et de la mobilité, toujours plus haut dans la chaîne de valeur.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h47
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

De vastes stands bien placés dans le prestigieux hall 1, des prototypes électriques, autonomes, à hydrogène, sans volant, parlant, connectés, intelligents… Les trois grands équipementiers automobiles français – Valeo, Faurecia, Plastic Omnium –, sont, cette année, d’incontestables vedettes du Mondial de l’Automobile de Paris, le salon international de la voiture qui a ouvert ses portes au grand public jeudi 4 octobre.

Pourtant, il y a encore quelques années, ces « soutiers » de l’industrie automobile, qui fournissent en milliards de pièces les usines de voitures du monde entier, n’avaient pas droit à une telle visibilité. Ou, en tout cas, ne renvoyaient pas la même image d’industries ultra-technologiques, ultra-avancées, presque plus en pointe dans la voiture de demain que les Renault, Peugeot ou Citroën.
« Les équipementiers cherchent de plus en plus à prendre en compte les besoins du consommateur final, analyse Grégory Derouet, associé en charge de l’automobile au cabinet Mazars. Leur objectif stratégique est de se positionner au plus haut dans la chaîne de valeur de ce qui était hier l’automobile et aujourd’hui la mobilité. Pour y parvenir, ils cherchent à identifier les besoins du public, afin de convaincre les constructeurs d’acheter leurs produits. »
Une logistique inouïe
« Les grands salons – Paris, Francfort, le CES de Las Vegas – représentent des moments privilégiés, où l’on communique sur les innovations plus que d’habitude », confirme Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, neuvième équipementier mondial et premier français avec 19,4 milliards de dollars de ventes facturées aux constructeurs, selon le classement 2018 d’Automotive News.

Valeo présente au Mondial deux véhicules à ses couleurs, chose rare pour une entreprise qui n’a pas vocation à vendre directement des voitures. La première est une Range Rover dotée de grandes capacités de conduite automatique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.
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Les téléchargements illégaux repartent à la hausse

La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h20
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

En 2011, Reed Hastings se félicitait d’avoir fait chuter le piratage des films et des séries sur Internet. Sept ans plus tard, l’optimisme du fondateur et patron de Netflix ne se justifie plus. Bien au contraire : selon le cabinet canadien Sandvine, les téléchargements illégaux sont repartis à la hausse en 2018, même aux Etats-Unis, où la plate-forme de streaming (lecture sans téléchargement) compte plus de 57 millions d’abonnés. Et de nouvelles formes de piratage, très populaires, ont également émergé.
« La production de contenus exclusifs, disponibles sur un seul service, n’a jamais été aussi importante », souligne Cam Cullen, de Sandvine. Entre Netflix, HBO, Amazon ou Hulu, les consommateurs doivent multiplier les abonnements pour tout voir légalement – sans compter le coût du câble ou du satellite. « Cela revient très cher, donc ils s’abonnent à un ou deux services et piratent le reste », poursuit M. Cullen. Cette fragmentation de l’offre va encore s’accentuer, avec le prochain lancement de plates-formes de streaming par Disney et Apple.
Selon les estimations de Sandvine, publiées mardi 2 octobre, la technologie BitTorrent, qui permet de partager des fichiers entre utilisateurs, représentait, en juin, 22 % du trafic Internet montant dans le monde. « La tendance s’est inversée », explique M. Cullen, qui note que la part de la bande passante consommée par BitTorrent avait fortement chuté depuis 2011, date du premier rapport annuel du cabinet. Or, si le réseau peut être utilisé de manière légale, cela est « négligeable », selon Sandvine.

Le catalogue proposé à l’international souvent moins riche
BitTorrent est particulièrement populaire dans la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, où il s’accapare plus de 31 % du trafic montant. En Asie-Pacifique, cette proportion s’élève à 20 %. Mais elle tombe sous les 10 % sur le continent américain. Plusieurs raisons expliquent cet écart. Hors des Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.
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Dans les nouveaux studios d’Altice, l’heure est à la fusion

Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h07
    |

            François Bougon








                        



   


Difficile d’échapper au moment fugace de nostalgie d’Alain Weill, lorsqu’on arpente avec lui les tout nouveaux locaux – vastes et flambant neufs – du groupe de presse qu’il a fondé. « RMC, quand on l’a repris, c’était vingt ans de pertes. On était les derniers de la classe, nous étions au fond du trou. Depuis, on s’est totalement transformé », commente-t-il, en entrant dans le studio de RMC Sport, la chaîne qui diffuse désormais la Ligue des champions de football en exclusivité. Pas de larme à l’œil, mais une petite revanche sur ceux qui prédisaient son échec, lorsque RMC était descendu à 1,8 point d’audience juste après son rachat…
Le groupe de médias, dont le rachat par Altice, maison mère de SFR, a été achevé cette année, va disposer au total de sept studios modernes, pour un investissement de 35 millions d’euros, dans un immeuble baptisé « Altice Campus ». Il est situé en face du tout nouveau ministère de la défense, dans le 15e arrondissement de Paris, et 1 000 journalistes y seront rassemblés. Sept mille personnes y seront employées, si on y ajoute les employés de SFR. Les deux titres de presse écrite du groupe, L’Express et Libération, avaient rejoint le lieu dès l’automne 2017. Un an plus tard, les radios et les télévisions, dont la chaîne d’informations en continu BFMTV et le bouquet sportif RMC Sport, qui se trouvaient de l’autre côté du périphérique, les rejoignent.

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« Le symbole de la maturité du groupe »
L’aventure a donc commencé il y a près de dix-huit ans par le rachat par Alain Weill, ancien cadre dirigeant de NRJ, d’une radio en déclin, Radio Monte Carlo. Il l’avait déménagée du Rocher à Paris, d’abord dans des locaux provisoires, avenue Kléber, puis le long du boulevard périphérique, rue d’Oradour-sur-Glane. Depuis, le groupe a pris de l’ampleur et a connu le succès avec BFMTV. A partir de dimanche 7 octobre, la première chaîne d’information en continu de France se déploie avec un studio principal où trois plateaux sont disponibles, mais aussi trois salles de maquillage et un salon VIP pour accueillir ses invités les plus prestigieux. Pour la première fois, le groupe dispose aussi d’un espace qui peut accueillir du public et servira lors des soirées électorales.

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Mi-octobre, ce sont cinq matinales qui seront diffusées depuis ces nouveaux lieux. Dont celle, emblématique, de Jean-Jacques Bourdin, l’intervieweur vedette. Le tout, à la fois en radio et en télévision. Un pari qu’Alain Weill a fait dès 2007, lors de la campagne présidentielle : « Aujourd’hui, les gens veulent de l’image lorsqu’il se passe quelque chose. »

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Pour Alain Weill, « cet immeuble, c’est le symbole de la maturité du groupe ». Un groupe dont le destin est lié désormais à l’opérateur SFR au nom de la convergence entre les tuyaux et les contenus. Si ce modèle n’a pas vraiment fait ses preuves en Europe, le PDG d’Altice Europe y croit dur comme fer. Finie la nostalgie, c’est l’heure des certitudes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La région verra son produit intérieur brut progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017, selon la Banque mondiale.
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Malgré la remontée des cours, les pays africains exportateurs de pétrole peinent encore

La région verra son produit intérieur brut progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017, selon la Banque mondiale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h44
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Un lent et timide redressement. Alors que les cours du brut sont à leur plus haut niveau depuis quatre ans, les pays exportateurs d’Afrique subsaharienne devraient voir leur croissance accélérer… un peu. Selon la Banque mondiale, qui publiait, mercredi 3 octobre, ses dernières prévisions, la région verra son produit intérieur brut (PIB) progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017. Une « modeste reprise », qui reflète notamment « la hausse des prix du pétrole », même si « le chemin à parcourir est semé d’embûches », juge l’institution située à Washington.
Dopé par les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, le baril de brent de la mer du Nord, un étalon international, frôlait les 85 dollars (74 euros), vendredi 5 octobre.. « C’est une bouffée d’oxygène incroyable pour des pays tels que l’Angola, le Nigeria ou la République du Congo, qui ont accumulé d’énormes déséquilibres depuis fin 2014 », estime Victor Lopes, économiste chez Standard Chartered.

« Du pétrole à 85 dollars le baril. La politique de Trump sur l’Iran est en train de redonner sa grandeur au Nigeria [making Nigeria great again] », s’est ainsi exclamé, sur Twitter, Jubril Kareem, directeur de la recherche énergétique chez Ecobank. De fait, le géant d’Afrique de l’Ouest, principal producteur de pétrole du continent, est mono-exportateur. L’or noir représente plus de 90 % de ses ventes à l’étranger et les deux tiers de ses recettes budgétaires. Chez lui, comme pour tous les pays de la région exportateurs d’hydrocarbures, la remontée des cours joue favorablement sur la balance commerciale et génère un surplus de revenus.
Surendettements
Un gain bienvenu, mais insuffisant pour faire vraiment redémarrer la machine, tant la crise provoquée par la chute vertigineuse des prix entre 2014 et 2016 (– 75 %) a laissé des traces. Les Etats ont dû couper dans l’investissement public et l’activité s’est effondrée. A moyen terme,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le coup d’envoi de la récolte a été donné en Côte d’Ivoire et au Ghana. Une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers ivoiriens, de quoi réduire le différentiel entre les deux voisins, explique Laurence Girard, dans sa chronique « matières premières ».
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« Le cacao, pour quelques cacahuètes de plus »

Le coup d’envoi de la récolte a été donné en Côte d’Ivoire et au Ghana. Une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers ivoiriens, de quoi réduire le différentiel entre les deux voisins, explique Laurence Girard, dans sa chronique « matières premières ».



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h26
   





                        



                                


                            

« Bosse et ramasse les cabosses. » Le mot d’ordre est lancé, depuis le 1er octobre, dans les plantations de cacaoyers de Côte d’Ivoire et du Ghana. Le coup d’envoi de la grande récolte a été donné dans ces deux pays qui produisent à eux seuls près de 60 % du cacao mondial. Un moment crucial pour la filière chocolatée.
Comme chaque année, les gouvernements respectifs ont fixé le prix payé aux agriculteurs. En Côte d’Ivoire, une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers. Ils toucheront 750 francs CFA (1,14 euro) le kilo contre 700 francs CFA un an plus tôt. Le cacao, pour quelques cacahuètes de plus… A comparer aux 7,6 cédis (1,33 euro) le kilo, prix stable fixé par le Ghana.
De quoi réduire le différentiel entre les deux voisins pour tenter d’endiguer le flux des sacs de grains prêts à jouer à saute-frontières au fil de l’aubaine. Un signe de la volonté de la Côte d’Ivoire et du Ghana de renforcer leurs liens. Avec une ambition, créer une « OPEP du cacao », comme pour les pays exportateurs de pétrole. La flambée de l’or noir fait des émules.
Un goût de culpabilité
Le cours du cacao, lui aussi, s’est fait chaud bouillant début 2018. Il s’est enflammé de près de 35 % au premier trimestre à la Bourse de New York. Un sursaut après, il est vrai, une dégringolade en règle, cabossant le cours, dès juin 2016. Aujourd’hui, la tonne de poudre brune se négocie autour des 2 200 dollars (1 913 euros), en progression de 20 % depuis janvier. La perspective de belles récoltes en Côte d’Ivoire et au Ghana, respectivement attendues à 2 millions et 877 000 tonnes, a un peu refroidi les ardeurs spéculatives. Même si l’appétit croissant des amateurs de douceurs chocolatées laisse entrevoir un léger déficit de l’offre cette année.

Mais la gourmandise a parfois un goût de culpabilité. Qui croque la plus belle part de la tablette de chocolat ? « En Côte d’Ivoire, seuls 7 % de la valeur du produit fini reviennent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.
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Le report de la baisse du nucléaire inquiète le secteur des énergies renouvelables

Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle confirmer son soutien aux énergies renouvelables ? Alors que le gouvernement doit présenter, à la fin du mois d’octobre, la feuille de route énergétique du pays, les professionnels s’alarment d’une baisse des ambitions nationales en la matière. Cette Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit notamment dessiner, pour la décennie à venir, la trajectoire de la réduction de la part du nucléaire et de la montée en puissance des renouvelables.
C’est du moins ce que prévoyait la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui fixait comme objectif de réduire à 50 % (contre 75 % aujourd’hui) la part de l’atome dans la production d’électricité d’ici à 2025. Depuis, les autorités ont renoncé à cette date, et s’orientent, selon plusieurs sources, vers un nouvel objectif à 2035.

Mais si le nucléaire diminue moins vite que prévu, cela pourrait conduire le gouvernement – et en particulier le ministère des finances – à modérer la trajectoire française sur la période. Les professionnels craignent une baisse des appels d’offres pour certaines filières jugées plus onéreuses, ou dont les technologies ne sont pas arrivées à maturité, et qui nécessitent donc un soutien public plus important.
« L’ouverture d’une boîte de Pandore »
L’exécutif pourrait ainsi être tenté de favoriser, par exemple, le solaire au détriment de l’éolien en mer. Il s’est par ailleurs désengagé cet été d’une filière hydrolienne naissante, estimant que les coûts étaient trop importants.
D’autant que la France n’est pas en avance sur ses objectifs : la part des renouvelables dans la consommation d’énergie doit atteindre 23 % en 2020 et la trajectoire actuelle mettrait le pays « entre 17 % et 19 % » en 2020, d’après le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Les industriels des renouvelables nourrissent également une autre préoccupation : la loi de transition énergétique devra être modifiée pour y inscrire le changement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Markus Tacke, patron du leader mondial de l’éolien offshore, appelle les pouvoirs publics à prendre des engagements clairs pour le développement des énergies renouvelables.
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Pour le PDG de Siemens-Gamesa, « il est grand temps que la France prenne au sérieux l’éolien en mer »

Markus Tacke, patron du leader mondial de l’éolien offshore, appelle les pouvoirs publics à prendre des engagements clairs pour le développement des énergies renouvelables.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Markus Tacke est PDG de Siemens-Gamesa, fusion récente des géants espagnol et allemand des énergies renouvelables. Fort de ses 25 000 salariés et de sa présence dans 19 pays, le groupe européen situé à Bilbao, dans le nord de l’Espagne, est le numéro un mondial de l’éolien offshore et l’un des trois plus grands industriels de l’éolien terrestre. En France, Siemens-Gamesa doit fournir les aéromoteurs pour trois des six parcs français prévus au large du Tréport (Seine-Maritime), de Saint-Brieuc et de Noirmoutier (Vendée). Dans ce cadre, le groupe s’était engagé à construire une usine d’éoliennes au Havre (Seine-Maritime).
Pourquoi le développement des énergies renouvelables s’accélère-t-il partout dans le monde ?
Les énergies renouvelables sont actuellement à un tournant. Cette transition s’accélère pour trois raisons. D’abord, elles aident à réduire les émissions de CO2, et donc à combattre le réchauffement climatique. Ensuite, elles permettent une indépendance énergétique, ce qui intéresse beaucoup de pays qui souhaitent réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Enfin et surtout, c’est aujourd’hui la technologie la moins chère pour produire de l’électricité. C’est particulièrement le cas pour l’éolien, avec, en outre, le plus faible impact carbone.
Les énergies renouvelables sont-elles vraiment moins chères ? Elles nécessitent souvent un fort soutien public…
De nombreux pays possédaient des mécanismes de tarifs de rachat garanti, mais ils disparaîssent presque partout, au profit de systèmes d’enchères. Ces systèmes de soutien public ont été utiles pour appuyer l’émergence de cette industrie, mais la baisse des coûts permet de se passer de ces mécanismes pour les nouveaux projets. Si l’on compare les prix de la production d’électricité des nouveaux projets éoliens avec les nouveaux projets de centrales, qu’il s’agisse de charbon, de nucléaire ou de gaz, il n’y a pas de débat : l’éolien est toujours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ En lançant La Provençale bio, le numéro un mondial des cosmétiques pourrait contribuer à la relance des ventes de produits d’hygiène et de soins en hypermarchés.
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L’Oréal ébranle le marché des cosmétiques bio

En lançant La Provençale bio, le numéro un mondial des cosmétiques pourrait contribuer à la relance des ventes de produits d’hygiène et de soins en hypermarchés.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h09
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Un éléphant débarque dans un magasin de porcelaine. Le groupe L’Oréal a dévoilé à la presse, jeudi 4 octobre, sa nouvelle marque, La Provençale bio, lancée cet automne en France dans tous les hypermarchés. Cette marque de produits fabriqués à partir d’ingrédients naturels bio français, dans les usines hexagonales du groupe, coiffe des produits d’hygiène, dont des déodorants et des gels douche, ainsi que des soins pour le visage et le corps. « De 5,30 euros pour un gel douche à 13,90 euros pour un soin anti-âge. Pour du bio, c’est un prix imbattable », fait valoir Hervé Navellou, directeur général de L’Oréal en France.
Le groupe français ne s’aventure pas sur un terrain totalement inconnu. En 2006, l’industriel a racheté le petit laboratoire Sanoflore, spécialiste des huiles essentielles bio vendues en pharmacie. Le 2 août, il a annoncé le rachat de la PME allemande Logocos. Et, en hypermarchés, il signe déjà quelques références dans ce domaine sous ses marques Mixa et Ushuaïa.
Jusqu’ici, les poids lourds de la cosmétique étaient peu présents sur ce créneau. Unilever en est quasiment absent. La firme anglo-néerlandaise a lancé sa première référence bio, un gel douche Monsavon. Nivea n’en fabrique, lui, aucun. « La part de marché des grands groupes n’atteint que 60 %, contre 80 % dans les rayons de produits cosmétiques conventionnels », confirme Emily Mayer, responsable des études cosmétiques chez le cabinet Iri.
Opportunisme
De fait, avec cette nouvelle gamme de 15 références au packaging vert et au nom qui ne sont pas sans rappeler les enseignes Yves Rocher et L’Occitane, le groupe au chiffre d’affaires de 25,8 milliards d’euros vient investir un rayon animé, jusqu’ici, par de petits fabricants. Parmi eux, figurent le groupe Léa Nature, fondé voilà vingt-cinq ans par le militant Charles Kloboukoff en Charente-Martime, ou des PME, comme Energie-Fruit, marque créée en 2013 par Carol-Ann Lovera et Sophie Blin sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Dans la série d’émissions « Un podcast à soi », Charlotte Bienaimé réfléchit sur le genre et l’égalité entre les sexes. Un espace radio pour réfléchir sur le genre et l’égalité entre les sexes.
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« Tu es très compétente, surtout pour une femme » : le féminisme comme une évidence sur Arte Radio

Dans la série d’émissions « Un podcast à soi », Charlotte Bienaimé réfléchit sur le genre et l’égalité entre les sexes. Un espace radio pour réfléchir sur le genre et l’égalité entre les sexes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h00
    |

                            Martine Delahaye








                        


Arte Radio, à la demande, série documentaire
Il y a un an, le 4 octobre 2017, Charlotte Bienaimé lançait une émission mensuelle, Un podcast à soi, sur Arte Radio. Des documentaires sonores tissés de récits intimes, de paroles d’expert(e)s, de textes littéraires et de réflexions personnelles pour donner à entendre ce que vivent les femmes et s’interroger sur l’égalité entre les sexes. Le lendemain de la création de cette émission – préparée entre juillet et septembre 2017 – éclatait l’affaire Weinstein, suivie du mouvement #metoo.
Un an plus tard, dans sa dernière production, mise en ligne mercredi 3 octobre, Charlotte Bienaimé (35 ans) dresse une forme de bilan. « J’ai l’impression que maintenant, lorsque je parle de violences, on m’écoute un peu plus, qu’on lève moins les yeux au ciel, qu’on soupire moins fort. Mais, avec #metoo, j’entends souvent, aussi, des reproches du genre “Pourquoi n’ont-elles pas porté plainte ?” C’est de cela que j’aimerais vous parler aujourd’hui, parce que, au-delà de ma sidération face aux reproches adressés à ces femmes qui osent parler, j’ai eu envie de répondre, ou plutôt de m’interroger autrement. »
Au-delà du témoignage de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, Charlotte Bienaimé donne ainsi la parole à des chercheuses et des militantes qui, travaillant sur la notion de consentement ou la définition du viol, élaborent une critique féministe du droit et dessinent des pistes afin que lois et comportements évoluent.
« Sexisme » et non « misogynie »
Pour autant, Un podcast à soi peut aussi bien aborder les enjeux actuels de la masculinité ou de la grossophobie, que la vie des nounous et travailleuses domestiques, le féminisme des femmes noires ou la lutte sociale de femmes à Carrefour et dans l’histoire. Le premier volet de l’émission, par exemple, intitulé « Sexisme ordinaire en milieu tempéré », livrait le récit de jeunes cadres victimes de harcèlement sexiste. Ce qui donnait l’occasion à Brigitte Grésy, qui fut membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, d’apporter une précision sémantique. « Misogynie fleure bon l’étymologie grecque, notait-elle. Ce qui fait que c’est tout de même assez distingué. Le sexisme, ça appelle les choses par leur nom. Comme le racisme. Le sexisme désigne des actes prohibés, c’est-à-dire les actes qui ont pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. » Une définition qui, introduite dans le code du travail en 2015 et donnant un nom à un certain type d’agissements, a mieux permis de les identifier, de les quantifier et de les combattre, ajoutait Brigitte Grésy.
Cela fait déjà quelques années que Charlotte Bienaimé mène un travail de fond sur les formes que peut prendre le féminisme. France Culture lui a d’ailleurs confié la création d’une « Grande traversée », cet été, diffusée du 22 au 26 août : Women’s Power, les nouveaux féminismes. Or, elle qui a demandé à chacune des jeunes femmes qui se battent pour leurs droits pourquoi elles étaient devenues féministes s’il y avait eu un déclic, avoue avec sincérité, en ouverture d’« Un podcast à soi » : « Je ne sais pas si je pourrais moi-même répondre à cette question. J’y réfléchis encore. Ce que je sais, c’est que le féminisme est devenu comme une évidence. »
Un podcast à soi, émission produite par Charlotte Bienaimé et mixée par Samuel Hirsch (11 épisodes, entre 30 minutes et une heure).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste présente une étude qui s’intéresse au fonctionnement des médias dans ce qui est à la fois la plus grande autocratie du monde et le plus grand marché de la presse.
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Paul Seabright : le subtil jeu de la pub et de la propagande dans la presse chinoise

Dans sa chronique, l’économiste présente une étude qui s’intéresse au fonctionnement des médias dans ce qui est à la fois la plus grande autocratie du monde et le plus grand marché de la presse.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 07h00
    |

                            Paul Seabright (Institut d'études avancées de Toulouse)








                        



                                


                            
Chronique « Recherches ». L’impact de la concurrence entre médias sur leurs contenus est un sujet important, d’un point de vue économique, mais aussi, bien sûr, politique. Dans les sociétés démocratiques, la question peut se poser de la façon suivante : dans quelle mesure le point de vue politique de leurs propriétaires peut-il modifier la logique commerciale de journaux vendus à des lecteurs qui ne le partage pas forcément ?
Dans des sociétés autoritaires, en revanche, on peut poser la question différemment : dans quelle mesure les besoins commerciaux des journaux peuvent-ils modifier la logique politique qui les oblige à répercuter la propagande officielle ?
Jusqu’ici, il y avait peu de moyens scientifiques de répondre à cette question. Mais une étude récente tire des conclusions fascinantes sur le pays qui est à la fois la plus grande autocratie et le plus grand marché mondial de la presse, à savoir la Chine (« Media Bias in China », par Bei Qin, David Strömberg et Yanhui Wu dans l’American Economic Review n° 108/9, septembre 2018).

117 journaux chinois analysés
Les auteurs ont analysé le contenu de 117 journaux chinois entre 1999 et 2010, période de relative ouverture jusqu’à la reprise en mains de 2013, en recensant dans les articles les contenus présentant l’une ou l’autre de ces trois caractéristiques : recyclage du contenu fourni par le Parti communiste chinois ; mentions d’incidents qui pourraient remettre en question la compétence des autorités (corruption, accidents, catastrophes naturelles) ; contenu commercial, sportif ou de divertissement général.
Tous les journaux en Chine sont dirigés par des instances du parti, les comités du Parti communiste chinois centraux, régionaux ou préfectoraux. Mais chacun tire des revenus importants de la publicité, dont le marché est vigoureux et très compétitif. Chaque journal devait donc équilibrer pressions politiques et budgétaires.
Les auteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Si la ténacité est une qualité nécessaire à la réussite, il faut aussi etre capable de repérer les moments où il faut renoncer à un projet ou changer de voie, explique la journaliste Annie Kahn dans sa chronique.
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De l’art de persévérer... sans s’obstiner

Si la ténacité est une qualité nécessaire à la réussite, il faut aussi etre capable de repérer les moments où il faut renoncer à un projet ou changer de voie, explique la journaliste Annie Kahn dans sa chronique.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 07h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. Entre ces deux qualités que sont l’intelligence et la persévérance, laquelle est la plus importante pour réussir dans la vie ? Certes, les esprits taquins diront que cumuler les deux est la meilleure des solutions. Mais en dehors de cette situation rêvée, lorsqu’il faut choisir entre deux candidats par exemple, est-il préférable de sélectionner le super-doué, doté d’un coefficient intellectuel très élevé mais que l’échec démotive, ou au contraire le bon, qui, sans être une flèche, est tenace, capable de s’accrocher sur la durée ?
Depuis quelques années, et en particulier la publication, en 2007, de l’article « Persévérance et passion pour des buts à long terme » par la chercheuse en psychologie américaine Angela Duckworth, la persévérance est une qualité unanimement louée. Les travaux de cette psychologue menés sur un échantillon de 1 545 adultes de niveaux d’études variés, plus un panel de 138 étudiants de prestigieuses universités américaines, deux groupes de 1 200 élèves officiers, entre autres, ont prouvé que la persévérance était le principal facteur de succès, plus déterminant que le coefficient intellectuel. Les incitations à travailler pour réussir dans la vie, prodiguées par tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, s’en trouvent largement confortées. A en croire Mme Duckworth et ses collègues, il suffit donc (presque) de vouloir pour pouvoir. De quoi tracer une voie claire et donner de l’espoir à chacun.
Périodes fastes
Mais patatras. Il est des revers à cette médaille. André Spicer, professeur en comportement des organisations à la Cass Business School de Londres, sonne l’alerte dans un article de la Harvard Business Review, du 28 septembre, « La persévérance peut être fortement contre-productive ». Certes, c’est un truisme de dire que persévérer dans l’erreur conduit à la catastrophe. Mais il n’est souvent pas évident de réaliser que s’obstiner ne sera pas payant. « Rester...




                        

                        

