<FILE-date="2018/10/07/19">

<article-nb="2018/10/07/19-1">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Pierre Foldes, médecin et cofondateur de l’Institut Women-Safe, était invité à participer à la rencontre « Clitoris le grand tabou » au Monde Festival, samedi 6 octobre. Il a livré des explications très précises sur cet « organe extraordinaire ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/10/07/19-2">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Deux hommes jugés après l’agression de la fille de Marine Le Pen à Nanterre

La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h45
   





                        



   


Deux hommes accusés d’avoir agressé la fille de Marine Le Pen, frappée avec son cousin dans la soirée du jeudi 4 octobre à la sortie d’un bowling à Nanterre, sont convoqués devant la justice le 23 octobre, a-t-on appris auprès du parquet samedi 6 octobre.
A ce stade, aucun élément ne permet de lier cette agression à l’identité de la fille de la présidente du Rassemblement national (RN), une information dont ne semblaient pas disposer les deux hommes âgés de 32 et 47 ans, selon le parquet. Ils seront jugés pour violences volontaires en réunion par le tribunal correctionnel de Nanterre, et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.
Plusieurs coups de pied et de poing
Aucun des deux hommes, interpellés très alcoolisés dans la foulée, n’a reconnu avoir frappé la jeune fille âgée de 19 ans et son cousin de 18 ans. Seul l’un d’eux a admis être passé par le bowling au cours de la soirée. L’agression a eu lieu vers 2 h 40 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon le récit fait aux policiers par son cousin, a expliqué une source proche du dossier. Il est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.
La fille de la présidente du RN a reçu plusieurs coups de pied et de poing au visage et au corps et a dû être transportée à l’hôpital avec une « suspicion de nez cassé », selon le parquet. Elle a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours tandis que son cousin s’est, lui, vu prescrire trois jours d’ITT.
Marine Le Pen a commenté l’incident, vendredi, en expliquant qu’il y avait eu « une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ». « Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-3">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le samedi 6 octobre, l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille s’est transformé en tribunal pour Le Monde Festival. L’accusé, un homme riche refusant tout lien avec l’Etat, a été jugé coupable au terme de débats passionnés et pleins d’humour.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤     


                Le vrai-faux procès d’un réfractaire au pacte social questionne cette « liberté qui laisse des traces »


Le samedi 6 octobre, l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille s’est transformé en tribunal pour Le Monde Festival. L’accusé, un homme riche refusant tout lien avec l’Etat, a été jugé coupable au terme de débats passionnés et pleins d’humour.

LE MONDE
                 |                 07.10.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 13h14
                 |

            Léa Iribarnegaray

















Derniers articles publiés


            Le traitement journalistique de la présidence d’Emmanuel Macron critiqué au Monde Festival


            Vaccins, homéopathie... « Les scientifiques doivent exister dans les débats. Sans cela, l’obscurantisme revient »


            Suivez en direct la rencontre « Clitoris, le grand tabou » au Monde Festival



Tous les articles






les articles les plus partagés


            Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »






les plus partagés











   


« Envoyez-le dans un kibboutz ! Ou dans un stage de chorale, pour qu’il chante La Marseillaise avec la main sur le cœur ! » La proposition, certes fantaisiste, est très sérieusement formulée par Madame le procureur au cours d’un vrai-faux procès organisé dans le cadre du Monde Festival, samedi 6 octobre. Pour l’occasion, le tribunal a été délocalisé dans l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille.
Si les peines reprochées au prévenu, M. Azad, semblent plombantes – fraude fiscale et soustraction à l’affiliation à la sécurité sociale –, la salle est hilare et pleine à craquer. Dans la vraie vie, la représentante du procureur de la République, Laure Heinich, est avocate au barreau de Paris. « Je ne suis pas un procureur enfermé, ni un procureur qui enferme, lance-t-elle avec panache. Ma liberté admet des restrictions, des concessions. Elle n’est pas parfaite, elle se préoccupe du collectif. Ma liberté s’inquiète d’être suivie par un Pass Navigo, par un ticket de parking… Ma liberté laisse des traces. Alors qu’on ne voudrait laisser des traces que lorsqu’on meurt, pour les autres. Mais lui, M. Azad, il disparaît. » 
Derrière la farce et le spectacle se pose une question redoutable : comment gouverner une somme d’individus libres ?
S’il se dit milliardaire et libertarien, le prévenu, absent des bancs du tribunal, entend être « solidaire », dans une version ultramoderne du Bill Gates français. Il n’a rien du phobique administratif, il impose, pose ses règles du jeu. Se retire des radars et de tout lien avec l’Etat. Son avocat, Kami Haeri, également avocat dans la vie réelle, revendique une liberté nouvelle : « Je connais les textes et je sais ce que je risque. Cela sera peut-être le chaos. Peut-être la guerre civile. Mais c’est le désordre qui est à l’origine du monde ! » Côté partie civile, le professeur de droit Pierre-Yves Gautier représente Monsieur Paupérus, un sans-domicile fixe installé sur le port de l’Arsenal.

        Lire aussi :
         

                Un faux procès permet « d’explorer l’avenir » avec le droit d’aujourd’hui



Derrière la farce et le spectacle, se pose une question redoutable : comment gouverner une somme d’individus libres ? « Nous disons “nous”. Il dit “moi, moi, moi”. » souligne Madame le procureur. Arrogance des tout-puissants ? Délinquance décomplexée ? Dans ce contexte à la fois juridique et philosophico-politique, c’est à la salle de délibérer.
« Attention, il s’agit d’un public d’intellectuels : ce sont des lecteurs du Monde ! s’amuse le président du tribunal, Jean-Yves Monfort. La tâche s’annonce un peu plus difficile ! » Un premier homme propose la relaxe pure et simple, et l’assesseur François Sureau de rappeler : « Vous êtes un immense juge anonyme et collectif. Vous êtes tous censés opiner. » Au premier rang, une jeune femme s’oppose : « Ça ne fait pas un pli. L’accusé est coupable et il est condamné. » Le président : « Ah. On sent ici une sensibilité plutôt répressive ! » Rires, encore.
Un tribunal vraiment impartial ?
Le public improvise, examine, n’est jamais à court d’idées. Et si le prévenu commençait par rembourser ce que l’Etat a investi dans son éducation, avant de quitter définitivement le territoire ? Un exil volontaire qui poserait la question de la déchéance de nationalité. Par ailleurs, le tribunal est-il vraiment impartial, alors que ses membres sont tous payés par l’Etat ? « Raisonnablement, mais c’est vrai. répond le président, malicieux. Nous redoutions cette remarque excellente. Mais vous êtes des lecteurs du Monde, et la presse est subventionnée par l’Etat ! On n’aurait plus qu’à s’en remettre aux puissances supérieures ! »
Vrai ou faux, qu’importe, M. Azad est coupable. Jugement, après délibéré passionné : deux ans d’emprisonnement, assorti d’un sursis comportant un travail d’intérêt général (le plus lourd qu’il soit). Ainsi qu’une amende d’un montant de 500 000 euros (maximale, elle aussi). Applaudissements. L’audience est levée.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













<article-nb="2018/10/07/19-4">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite, explique pour « Le Monde » les mécanismes de la pension de réversion.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« Une condition de ressources est à respecter par le conjoint survivant pour percevoir la pension de réversion »

Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite, explique pour « Le Monde » les mécanismes de la pension de réversion.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h15
    |

Dominique Prévert, associé chez Optimaretraite







                        



   


Question à un expert 
Comment fonctionne la pension de réversion ?
Le gouvernement souhaite remettre à plat les règles de perception des pensions de réversion, qui sont jugées inégalitaires. La pension de réversion permet au conjoint survivant de bénéficier d’une partie de la retraite du conjoint défunt, que celui-ci soit déjà retraité ou pas encore.
Il existe, dans pratiquement tous les régimes, une condition d’âge pour que le conjoint survivant puisse percevoir la pension de réversion, indépendamment de l’âge du conjoint décédé, par exemple avoir 60 ans pour le régime de base des salariés du privé et avoir 55 ans pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc.

        Lire aussi :
         

                Les cotisations retraite vont-elles vraiment augmenter au 1er janvier 2019 ?



Dans la quasi-totalité des régimes de base, une condition de ressources est à respecter par le conjoint survivant pour percevoir la pension de réversion. Pour les salariés du privé, par exemple, ce montant ne doit pas dépasser pour 2018 la somme de 20 550,40 euros. Cependant, pour la quasi-totalité des régimes complémentaires, il n’existe pas de conditions de ressources à respecter. C’est le cas pour la pension de réversion des régimes Arrco et Agirc. Mais, dans ce cas, il existe une condition de non-remariage.
Le cas des conjoints décédés et remariés
La pension de réversion du régime de base correspond généralement à 54 % (comme pour les salariés du privé) de ce qu’était (ou aurait été) la pension du conjoint défunt. La pension de réversion des régimes complémentaires tels l’Arrco et l’Agirc est généralement de 60 % de ce qu’était (ou aurait été) la pension du conjoint défunt. Par ailleurs, pour les conjoints décédés qui étaient remariés, cette pension de réversion, de base et complémentaire, est proratisée en fonction de la durée respective de chacun des mariages.

        Lire aussi :
         

                Pensions de réversion : dix chiffres à connaître



Précision importante : la réversion ne concerne que les conjoints au sens du droit civil, c’est-à-dire unis par les liens du mariage. Enfin, la réversion se réclame. Elle n’est pas attribuée automatiquement. Passé le délai d’un an à compter de la date de décès, il n’y a pas d’effet rétroactif. Au-delà du souci égalitaire avancé par le gouvernement, il sera primordial d’aboutir à une simplification des règles dans l’intérêt des assurés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-5">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un groupe de députés et de personnalités lance un appel au gouvernement helvétique, ainsi qu’une pétition pour offrir un pavillon humanitaire à l’« Aquarius ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Des Suisses se mobilisent pour sauver l’« Aquarius »

Un groupe de députés et de personnalités lance un appel au gouvernement helvétique, ainsi qu’une pétition pour offrir un pavillon humanitaire à l’« Aquarius ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 00h11
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 11h01
    |

                            Marie Maurisse (Genève, correspondance)








                        


La Confédération helvétique n’a pas de mer. Mais elle serait en mesure d’offrir un pavillon humanitaire à l’Aquarius, le navire de SOS Méditerranée qui a sauvé près de 30 000 personnes depuis février 2016, date de sa première mission. C’est ce que réclame un groupe de députés et personnalités suisses.
Le 26 septembre, trois députés de différents bords politiques – la socialiste Ada Marra, le démocrate-chrétien Guillaume Barazzone et le libéral-radical Kurt Fluri – interpellaient le Conseil fédéral pour qu’il propose un destin à l’Aquarius qui s’apprêtait à perdre son pavillon panaméen. Entre temps, et alors que le bateau est resté bloqué à Marseille, le mouvement a pris plus d’ampleur.

        Lire aussi :
         

                Rassemblements pour l’« Aquarius » et le sauvetage des migrants en Méditerranée



Une lettre ouverte, aujourd’hui relayée dans la presse dominicale helvétique, a été signée par plusieurs personnalités politique ou civiles, dont l’ancienne présidente Micheline Calmy-Rey, l’ex-procureure de la Cour pénale internationale Carla del Ponte, Jacques Dubochet, Prix Nobel de chimie 2017 ou encore Markus Imhof, cinéaste représentant la Suisse aux Oscars 2019 avec son documentaire Eldorado.
Les signataires estiment qu’accorder le pavillon suisse à l’Aquarius honorerait la tradition humanitaire suisse. « Au-delà de toute polémique, de toute analyse partisane, ajoutent-ils, faire ce geste permettrait de rappeler que ce qui compte avant tout, c’est la vie de ces personnes. Laisser mourir des gens dans les eaux internationales n’est pas une solution. »
Un détail administratif problématique
Selon les signataires, la Suisse pourrait utiliser l’article 35 de la loi fédérale maritime, qui lui permet d’accorder exceptionnellement un pavillon pour des raisons humanitaires. Même si la Suisse n’a pas de façade maritime, elle possède bien une marine marchande.
Mais, dans les faits, cela ne serait pas si simple car selon le texte, la société qui possède le bateau doit avoir une adresse en Suisse. Or, l’Aquarius est détenu par la société allemande Jasmud Shipping, ce qui compliquerait la procédure, a récemment expliqué la Radio Télévision publique suisse (RTS).
Ce détail administratif ne décourage pas les signataires. « Créer une société en Suisse prend une journée, ce n’est pas un problème, assure Ada Marra, parlementaire socialiste qui a fait partie des premières à lancer le mouvement. S’il y a la volonté politique d’offrir un pavillon à l’Aquarius, alors la solution juridique suivra. »

        Lire aussi :
         

                « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE »



A cette lettre ouverte s’ajoute une pétition en français et en allemand, désormais signée par 25 000 personnes sur le site Change.org. Elle a été lancée par Nicolas Morel, un citoyen vaudois engagé à gauche, et sera remise mardi 9 octobre au Conseil fédéral à Berne.
Le Conseil fédéral se prononcera d’ici à fin novembre
La mobilisation populaire pour l’Aquarius n’allait pas de soi en Suisse. Le premier parti du pays, l’Union démocratique du centre (UDC), est fermement opposé à l’immigration. L’un de ses députés, Yves Nidegger, s’est d’ailleurs déjà prononcé contre le sauvetage de l’Aquarius par son pays. « Ça n’a rien d’humanitaire d’organiser un transport illégal de migrants », a-t-il déclaré dans les médias. A l’été 2017, c’est bien un Genevois, Jean-David Cattin, qui avait coordonné l’opération anti-migrants « Defend Europe » (« Défendre l’Europe »), en pleine Méditerranée.
Mais dans son histoire, la Suisse a plusieurs fois hissé son drapeau sur des navires humanitaires. Pendant la deuxième guerre mondiale, les embarcations de la Croix-Rouge ont notamment transporté des tonnes de marchandises afin de venir en aide aux populations victimes de la guerre.

        Lire aussi :
         

                L’« Aquarius » est à Marseille et attend un nouveau pavillon



Le Conseil fédéral devra se prononcer sur le sujet avant la fin novembre. En attendant, l’Aquarius est toujours à quai à Marseille.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le 21 septembre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Mohamed, adossé aux gilets de sauvetage rangés dans des sacs. La veille au soir, ce jeune Libyen de 14 ans a quitté son pays et la ville de Zouara sur un bateau de pêcheur avec sa famille et 47 personnes à bord. L'équipage de SOS Méditerranée leur est venu en aide dans la nuit du 22 au 23 septembre et s'est assuré de leur prise en charge avec MSF après une longue négociation mouvementée avec les gardes-côtes de Tripoli."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une tempête s'abat sur la mer Méditerranée entre la Libye et Malte. Les hommes se couvrent et en profitent pour nettoyer le pont arrière du bateau où ils ont l'obligation de rester. Les femmes et les enfants sont abrités dans une salle commune à l'intérieur du bateau."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A bord de l'« Aquarius », le 25 septembre. Une tempête s'abat sur la mer Méditerranée entre la Libye et Malte."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Pendant la tempête, Ali, d'origine soudanaise, nettoie le pont arrière où les hommes ont l'obligation de rester."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un des rescapés de la nuit du 22 au 23 septembre regarde des photos prises la veille sur l'« Aquarius » avec son portable."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Mohamed est conseillé par Seraina, chargée des affaires humanitaires pour MSF et du suivi de la situation en Libye."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ali est d'origine soudanaise, il a quitté la Libye dans la nuit du 22 au 23 septembre avec 47 autres personnes depuis la ville de Zouara."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un homme tente de trouver le repos durant la journée, faute de pouvoir dormir correctement la nuit à cause de la houle et du froid qui entre sur le pont arrière où les hommes sont installés."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La nuit, les hommes tentent de trouver le sommeil sur le pont arrière du bateau."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Bella, un chien secouru en mer le 23 septembre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un jour sur deux, l'équipe de MSF distribue ces rations alimentaires qui équivalent à deux repas."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un homme se noue une serviette autour de la tête pour se protéger du soleil et trouver un moment de repos."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Cinquième jour à bord, un enfant trompe l'ennui sur le pont du bateau."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Il fait nuit et la pluie est tombée sur l'« Aquarius ». Les hommes tentent de trouver le sommeil dans l'humidité, le froid et le roulis des eaux internationales, au large de l'île de Malte."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/15

Suivant







Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le 21 septembre.

SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-6">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La comédienne, qui a récemment incarné Jacqueline Sauvage, est à l’origine avec 87 autres personnalités d’une tribune pour que les « femmes ne meurent plus dans l’indifférence ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Des milliers de femmes s’unissent « contre les violences » à l’appel de Muriel Robin

La comédienne, qui a récemment incarné Jacqueline Sauvage, est à l’origine avec 87 autres personnalités d’une tribune pour que les « femmes ne meurent plus dans l’indifférence ».



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 20h30
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 12h26
   





                        



   


« On a toutes envie de témoigner aujourd’hui » : à l’appel de la comédienne Muriel Robin, plus d’un millier de femmes se sont rassemblées samedi 6 octobre à Paris pour demander « qu’on écoute les victimes » et que cessent les violences conjugales, qui tuent près d’une femme tous les trois jours.
« Ça commence par des claques, ça finit par des théières de thé dans l’œil ». Debout sur un banc, Nora, 15 ans, raconte le calvaire de sa mère, qui a subi pendant 18 ans les coups de son conjoint dont elle est aujourd’hui séparée. « C’est pas un père, c’est un moins que rien », poursuit cette élève de seconde, qui « a passé des nuits à la soigner ». « Ma mère, elle vient d’en sortir. Elle est là, elle est vivante. Mais je pense à toutes les autres, il faut les aider », poursuit l’adolescente, la voix brisée.

        Lire aussi :
         

                Affaire Jacqueline Sauvage : « Monsieur l’avocat général, vous n’avez pas compris le ressort des violences conjugales »



« On peut sauver 150 cadavres par an »
Face à elle, une foule compacte et très majoritairement féminine s’est massée devant l’ancien palais de justice de Paris à l’occasion d’un rassemblement inédit organisé par Muriel Robin. La comédienne, qui a récemment incarné dans un téléfilm Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre en 2012 de son mari violent après 47 ans d’enfer conjugal, est à l’origine avec 87 autres personnalités d’une tribune pour que les « femmes ne meurent plus dans l’indifférence totale ».
Près d’elle, de nombreuses militantes féministes, des élues – la députée LFI Clémentine Autain, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la députée LR Valérie Boyer, l’ex-ministre des droits des femmes Laurence Rossignol – mais aussi des filles de Jacqueline Sauvage, la romancière Christine Angot ou la comédienne Eva Darlan.

Devant le Palais de Justice de #Paris, aux côtés de @MurielRobinCOM et de toutes les femmes et les hommes déterminé… https://t.co/nyrYYqCR8z— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


require(["twitter/widgets"]);

En 2016, 225 000 femmes ont subi des violences conjugales et 123 ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours, un chiffre d’une effrayante stabilité. « On peut sauver 150 cadavres par an », a déclaré Mme Robin, s’exprimant dans un mégaphone. « Ne pas pouvoir le faire, c’est une honte, c’est indécent », a-t-elle poursuivi, sous les applaudissements et les « Merci, Muriel ».
Une campagne du gouvernement critiquée
La comédienne a réclamé « l’augmentation du budget alloué aux associations qui accompagnent les victimes », « la création de centres d’hébergement dans tous les départements », « la formation des hommes de loi » au recueil de la parole, « l’éviction systématique du conjoint violent » et « le port obligatoire du bracelet électronique ».
« Donner des millions pour une campagne de communication, d’accord, mais après, on propose quoi aux victimes qui vont se déclarer ? », a-t-elle ajouté, faisant référence à une récente campagne télévisuelle à destination des témoins lancée par le gouvernement. Invitant ensuite les participantes à se prendre par la main, elle a ajouté : « Regardez cette chaîne, c’est fort et beau ».

        Lire aussi :
         

                Lutte contre les violences sexuelles : la justice est-elle à la hauteur ?



Dans un communiqué, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a salué ce « grand rassemblement », respectant son « caractère citoyen non politisé ». « Le gouvernement d’Edouard Philippe fait tout ce qui est en son pouvoir et a besoin de la mobilisation de toutes et de tous : personnalités, élus, citoyens, autour du mot d’ordre Ne rien laisser passer », a ajouté Marlène Schiappa.
Une pétition intitulée « Sauvons celles qui sont encore vivantes », lancée en parallèle par Muriel Robin, avait recueilli samedi après-midi plus de 474 000 signatures électroniques.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-7">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ En France, mais aussi à Madrid, Bruxelles, Berlin et Palerme, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la situation du navire humanitaire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Rassemblements pour l’« Aquarius » et le sauvetage des migrants en Méditerranée

En France, mais aussi à Madrid, Bruxelles, Berlin et Palerme, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la situation du navire humanitaire.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 12h48
   





                        



   


Vêtues en orange, couleur de l’Aquarius et portant des gilets de sauvetage, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi 6 octobre en France et en Europe pour dénoncer la situation du navire humanitaire, privé d’immatriculation, et soutenir les opérations de sauvetage de migrants en Méditerranée.
Dernier navire humanitaire présent en Méditerranée centrale, l’Aquarius est bloqué à quai à Marseille, faute d’immatriculation. Après Gibraltar en août, les autorités maritimes panaméennes ont annoncé qu’elles allaient lui retirer son pavillon pour « non-respect » des « procédures juridiques internationales » concernant le sauvetage de migrants en mer.

        Lire aussi :
         

                Migrants : avec les Pilotes volontaires, au-dessus de la Méditerranée



Des manifestations étaient prévues dans une cinquantaine de villes françaises, mais aussi à Madrid, Bruxelles, Berlin et Palerme, à l’initiative de l’association SOS Méditerranée, pour réclamer « un pavillon pour l’Aquarius », « sauver le sauvetage en mer » et dénoncer « l’inaction criminelle » des gouvernements européens.
La mobilisation a été la plus forte à Marseille, siège de l’association SOS Méditerranée, avec entre 3 500 (police) et 10 000 (organisateurs) personnes réunies sur le Vieux Port, au lendemain d’une opération coup de poing d’une vingtaine de militants d’extrême droite qui ont envahi les locaux de l’ONG et déployé une banderole l’accusant d’être « complice du trafic d’êtres humains ».

Les marins-sauveteurs de l'#Aquarius ont rejoint la #VagueOrange dans le Vieux Port de #Marseille !
— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE France)


require(["twitter/widgets"]);

A Paris, un millier de personnes se sont rassemblées place de la République, selon la préfecture de police. Ils étaient environ 2 000 à Montpellier, plus de 600 à Rennes, 250 à Bordeaux et Lille, 200 à 300 à Biarritz, 150 à Lyon, ainsi qu’une centaine à Calais, bravant une interdiction de la mairie. Au total, l’association avance le chiffre de 40 000 à 50 000 manifestants en France.

        Lire aussi :
         

                Le siège de SOS Méditerranée occupé par des militants identitaires



« Rien de plus silencieux qu’un homme qui se noie »
Face à « l’impasse » dans laquelle se trouve l’Aquarius et « la volonté des Etats européens de criminaliser le travail des ONG en Méditerranée », « l’objectif est de faire appel aux citoyens et montrer que SOS Méditerranée tire sa légitimité de la société civile », a résumé à Paris l’administratrice et porte-parole de l’association, Sophie Rahal.
Si le nombre de départs a baissé, « le taux de mortalité a augmenté », rappelle-t-elle :
« En 2017, une personne sur 42 se noyait. Cet été, entre juin et septembre, c’est une personne sur 18 qui se noie. »

        Lire aussi :
         

                L’« Aquarius » est à Marseille et attend un nouveau pavillon



« Hissez haut nos valeurs », « c’est pas nous les pirates », « devoir d’assistance bafoué, naufrage de l’humanité », clamaient les manifestants à travers la France. « Il n’y a rien de plus silencieux qu’un homme qui se noie. Notre but aujourd’hui est de faire du bruit », explique Lise Valette, bénévole de l’association, à Montpellier.
« Les réfugiés et l’immigration sont l’un des grands défis que l’UE doit résoudre (et) cela ne pourra pas se faire de façon individuelle », c’est-à-dire chaque pays de son côté, estime Patricia Lara, étudiante en philosophie venue manifester sur la place Cibeles à Madrid.
Depuis le début des opérations de l’Aquarius en février 2016, 29 500 migrants ont été sauvés dans un peu plus de 200 opérations de sauvetage, selon l’association.

        Lire aussi :
         

                « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-8">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pour le neuroscientifique Stanislas Dehaene, il y a plusieurs façons de cultiver la curiosité d’un élève. Il intervenait samedi 6 octobre au Monde Festival.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/10/07/19-9">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Meng Hongwei, président de l’organisation internationale de la coopération policière, dont le siège est sis à Lyon, n’a plus donné signe de vie depuis un séjour dans son pays, à la fin de septembre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Interpol demande à la Chine une clarification sur le sort de son président porté disparu

Meng Hongwei, président de l’organisation internationale de la coopération policière, dont le siège est sis à Lyon, n’a plus donné signe de vie depuis un séjour dans son pays, à la fin de septembre.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h57
   





                        



   


Interpol a demandé samedi 6 octobre à la Chine une clarification sur la situation de son président chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis son départ pour son pays à la fin de septembre. Dans un communiqué, Jürgen Stock, secrétaire général de l’organisation de coopération policière internationale, dont le siège est sis à Lyon, « attend une réponse officielle des autorités chinoises quant aux inquiétudes sur le sort du président » d’Interpol, alors que Pékin a jusqu’ici gardé le silence sur la disparition de M. Meng, qui est également vice-ministre chinois de la Sécurité publique.
Meng Hongwei, 64 ans, n’a plus donné de ses nouvelles depuis le 25 septembre, lorsqu’il a rejoint la Chine en avion depuis Stockholm. C’est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises, le 4 octobre au soir. Le lendemain, une enquête pour disparition a été ouverte par le parquet de Lyon et confiée à la division criminelle de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon.
Selon nos informations, il ne s’agirait pas d’une disparition classique, pour motif criminel : la piste aujourd’hui privilégiée par les enquêteurs est celle d’une mise au secret temporaire de M. Meng par les services de Pékin, dans le cadre de règlements de comptes internes au pouvoir chinois.

        Lire ce que l’on sait :
         

          Enquête ouverte sur la disparition du patron chinois d’Interpol



« La France s’interroge »
Le South China Morning Post, quotidien en anglais d’Hongkong, allait aussi dans ce sens, vendredi, en affirmant, sur la base d’une source anonyme, que Meng Hongwei était désormais « sous enquête en Chine », après avoir été emmené pour interrogatoire dès son atterrissage sur le sol chinois.
« La France s’interroge » sur cette situation, a fait savoir de son côté le ministère de l’intérieur, vendredi après-midi, se disant « préoccupé » par les « menaces dont son épouse a fait l’objet » sur les réseaux sociaux et par téléphone, en amont de son appel à la police pour signaler la disparition de son mari. Elle a depuis été placée sous protection. Interrogées par le bureau de liaison d’Interpol à Pékin, les autorités chinoises n’ont quant à elles, pour l’heure, « pas apporté de précisions, les échanges se poursuivent », a précisé la Place Beauvau.
Ce n’est pas la première fois que des personnalités de haut rang de la diaspora chinoise, en France ou dans d’autres pays, disparaissent ainsi. Le procédé est souvent le même. Les personnes sont arrêtées pendant un séjour en Chine dans le cadre de leurs affaires professionnelles ou personnelles. Elles sont ensuite privées de liberté et interrogées pendant des périodes qui peuvent s’étendre sur des mois. Avant d’être finalement relâchées de manière imprévisible, mais avec des dégâts sur leur carrière, difficiles à réparer, ou être accusées de corruption, dans un communiqué d’une seule ligne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-10">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le professeur de pharmacologie était invité à participer au débat « Vaccination, homéopathie, etc. : existe-t-il une vérité scientifique ? » à l’occasion du Monde festival, samedi 6 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/10/07/19-11">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Tribune. Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, répondent à Frédéric Chevallier, avocat général dans le procès de Jacqueline Sauvage.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Jacqueline Sauvage : « Monsieur l’avocat général, vous n’avez pas compris le ressort des violences conjugales »

Tribune. Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, répondent à Frédéric Chevallier, avocat général dans le procès de Jacqueline Sauvage.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h30
    |

Karine Plassard (militante féministe) et Suzy Rojman (militante féministe)







                        



                                



                            
Frédéric Chevallier, avocat général lors du procès de Jacqueline Sauvage, a adressé une tribune au « Monde », lundi 1er octobre, à l’occasion de la diffusion du téléfilm « Jacqueline Sauvage : c’était lui ou moi », d’Yves Rénier, dont la programmation s’est accompagnée d’une intense campagne de communication. Dans cette tribune, le magistrat dresse d’elle un portrait complexe. Après la publication de cette lettre, les avocates de Jacqueline Sauvage lui ont répondu, avant Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes (lire ci-dessous leur tribune).
L’actrice Muriel Robin, qui incarne Jacqueline Sauvage, a appelé à des manifestations en France samedi 6 octobre contre les violences conjugales.


Tribune. Nous avons suivi attentivement les procès de Jacqueline Sauvage par le biais des chroniqueurs judiciaires présents. Notre mobilisation pour la grâce présidentielle est bien le résultat d’une indignation de la manière dont ont été menés les débats et vos réquisitions. Nous sommes des militantes de terrain, impliquées dans la lutte contre les violences masculines, et maîtrisant ce qu’est la réalité du cycle des violences par le conjoint ou ex-conjoint au sein du couple, ce qui, visiblement, n’est absolument pas votre cas.
Vous nous dites en substance que Jacqueline Sauvage était une femme forte, « déterminée et moderne », autonome, et que de ce fait l’accusation de violences conjugales à son encontre est assez peu crédible. Votre argumentaire tend à démontrer que, parce que femme de caractère, Mme Sauvage n’a pas le bon profil de « la victime ». Vos propos sous-tendent que pour être une victime acceptable, il faudrait être une femme totalement soumise. Vos mots sont très culpabilisants pour les femmes qui vivent en ce moment...




                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-12">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Retransmise en direct de l’Opéra Bastille, la rencontre du Monde festival sur le plaisir féminin se déroule ce samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤     


                Suivez en direct la rencontre « Clitoris, le grand tabou » au Monde Festival


Retransmise en direct de l’Opéra Bastille, la rencontre du Monde festival sur le plaisir féminin se déroule ce samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30.

LE MONDE
                 |                 06.10.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h38
                














Derniers articles publiés


            Vaccins, homéopathie... « Les scientifiques doivent exister dans les débats. Sans cela, l’obscurantisme revient »


            Roberto Saviano : « Les “baby-gangsters” sont habités par une sorte de désir mystique »


            Jean Tirole : « L’homo economicus a vécu »



Tous les articles






les articles les plus partagés


            Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »






les plus partagés










Suivez en direct la rencontre « Clitoris, le grand tabou » :



Avec Delphine Gardey, historienne et sociologue, Pierre Foldes, inventeur de la chirurgie réparatrice du clitoris, Clemity Jane, youtubeuse « sex-positive » et Cy, dessinatrice. Une table-ronde sur le plaisir féminin organisée dans le cadre du Monde festival. En direct de l’Opéra Bastille, la discussion est animée par la journaliste Catherine Vincent.

        Lire aussi :
         

                Clitoris le grand tabou



Au début du XXIe siècle, le plaisir féminin reste toujours tabou. La sexualité des femmes est peu étudiée, le clitoris aux abonnés absents dans la plupart des manuels de sciences de la vie et de la Terre (SVT), et l’épanouissement sexuel toujours fondamentalement inégalitaire. Comment expliquer cet état de fait ? Les choses sont-elles tout de même en train de bouger ?

        Lire aussi :
         

                L’amour dans le rétro : « Aujourd’hui j’ai un clitoris, je ne fais plus l’amour par devoir »




Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















<article-nb="2018/10/07/19-13">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ 
<article-nb="2018/10/07/19-14">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Bumble, l’application de rencontres dopée par #metoo

Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 11h45
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Whitney Wolfe Herd n’est pas de celles qui font des concessions à la « bro » culture, la culture macho des programmeurs de la Silicon Valley. Ni tee-shirt ni tennis bariolées : quand elle arrive sur la scène de la conférence TechCrunch Disrupt, ce matin de septembre à San Francisco (Californie), elle est vêtue d’un tailleur fluide d’un bleu classique et chaussée de talons hauts. Imaginez Inès de La Fressange dans une convention de start-upeurs.
A 29 ans, Whitney Wolfe « pèse » 230 millions de dollars (environ 200 millions d’euros), selon Forbes. Elle a cofondé Tinder, l’application de rencontres en ligne, en 2012, avant de claquer la porte, deux ans plus tard, et de poursuivre ses anciens camarades pour harcèlement sexuel. Fin 2014, elle a lancé Bumble, une plate-forme concurrente mais d’orientation féministe. « J’avais remarqué que beaucoup de femmes étaient en attente vis-à-vis des hommes, explique-t-elle. En attente d’un message, d’une proposition. Du premier pas. » Bumble a renversé l’équation.

Etre traité avec « respect et gentillesse »
Dans un secteur en pleine expansion (un mariage sur trois aux Etats-Unis commence par une rencontre en ligne), Bumble a réussi à se distinguer en donnant le pouvoir aux femmes. En bouleversant « les normes hétérosexuelles dépassées », précise le site français. Le principe est le même que pour Tinder : on fait son marché en éliminant – ou en conservant –, d’un swipe (« glissement ») à droite ou à gauche, les photos des partenaires potentiels.
Mais sur Bumble, seules les femmes ont l’initiative pour engager le dialogue. Si un homme pour qui elles ont « voté » les a aussi gratifiées d’un « like », elles ont vingt-quatre heures pour entrer en contact. L’application est gratuite (sauf le service premium pour celles qui ont raté ce délai ou qui, saisies d’un regret, veulent réactiver des connexions qui ont expiré).
Le succès a...




                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-15">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », revient sur l’opération des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), qui, dans un contexte de crise des vocations, ont décidé de lever leur clôture le temps d’un week-end pour faire découvrir leur vie à des jeunes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La “journée découverte” des moines de Solesmes : un job dating au monastère ? »

Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », revient sur l’opération des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), qui, dans un contexte de crise des vocations, ont décidé de lever leur clôture le temps d’un week-end pour faire découvrir leur vie à des jeunes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 10h00
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Ce n’est pas vraiment le genre de job que l’on trouve en traversant la rue. Est-ce d’ailleurs un job comme un autre, voire un job tout court ? Non. Mais on recrute. Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe) organisaient, ce samedi 6 octobre, une « journée découverte » à destination des jeunes de 16 à 30 ans. L’objectif : partager la vie des occupants du lieu, l’instant de quelques heures. Faut-il y voir une opération « portes ouvertes », dans un endroit aussi notoirement fermé qu’un prieuré monastique ? Un job dating au milieu d’une communauté contemplative ? Ce serait grossir le trait. Pas tant que cela néanmoins.
L’initiative s’inscrit dans une démarche nationale entreprise par la Conférence monastique de France et le Service des moniales, à l’occasion d’un synode sur « les jeunes, la foi et le discernement des vocations » qui vient de s’ouvrir à Rome, dans un contexte tendu du fait des révélations concernant les abus sexuels.
Les moines de Solesmes ont adopté les moyens de communication d’aujourd’hui pour attirer les candidats
Une centaine d’abbayes et de monastères ont prévu ainsi de lever leur clôture ce week-end. « Si vous êtes curieux, si vous voulez en savoir plus sur la vie monastique, venez ! clame le père Emmanuel Vaillant, le maître d’œuvre de la journée à Solesmes. Ce n’est pas “engagez-vous” et signez à la fin, car ce n’est pas ainsi que l’on devient moine. Mais si quelque chose se passe pendant la visite, si les cœurs s’ouvrent… », sait-on jamais.
Associés aux moniales bénédictines de l’abbaye Sainte-Cécile, située sur la même commune, les moines de Solesmes ont adopté les moyens de communication d’aujourd’hui pour attirer les candidats, « lycéens, étudiants, jeunes professionnels », comme cela est précisé sur un flyer à la mise en page étudiée. « Qui sont-ils, que font-ils », peut-on y lire sous un point d’interrogation agrandi,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-16">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’ONG française survole les eaux internationales à bord du « Colibri », au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Migrants : avec les Pilotes volontaires, au-dessus de la Méditerranée

L’ONG française survole les eaux internationales à bord du « Colibri », au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 14h20
    |

            Julia Pascual








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Benoît Micolon, cofondateur de l’ONG Pilotes volontaires, montre sur son téléphone une photo qu’il a prise en juin 2018 lors d’une mission de recherche de personnes en détresse en mer Méditerranée. En arrière-plan sa tablette qui lui permet de naviguer et suivre son plan de vol."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Benoît Micolon est le cofondateur de l’ONG Pilotes volontaires. Le voici quelques minutes avant le décollage de l’île italienne de Lampedusa, vendredi 5 octobre au matin, lors d’une vérification du « Colibri 2 »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Benoît Micolon et Carola Rackete, montant à bord de « Colibri 2 » pour une mission de recherche de personnes en détresse en Mediterranée centrale, le 5 octobre 2018."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les membres de Pilotes volontaires ont réalisé trente-cinq missions de survol depuis mai 2018."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le casque de communication et la tablette sur une des ailes du « Colibri 2 », indispensables pour lancer les missions de recherches de personnes en détresse."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le petit aéronef – moins de 7 mètres de long – met le cap plein sud. Il s’éloigne de Lampedusa, caillou italien posé au milieu de la Méditerranée, porte de l’Europe malgré lui."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Vue sur les bateaux humanitaires « Astral » (Open Arms) et le « Mare-Iono » depuis l’intérieur du « Coilibri 2 », le 5 octobre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Il faudra une petite heure au « Colibri » pour rejoindre les abords de la Libye, à 160 milles marins de là. Aux commandes, vendredi 5 octobre au matin, Benoît Micolon."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="À l’intérieur du « Coilibri 2 », le 5 octobre."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/10

Suivant







Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes.

SAMUEL GRATACAP / « LE MONDE »
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);


« Roger. Ready for take off. » Le ciel, la veille encore chargé de cumulonimbus, est dégagé. Le sol a presque séché des pluies de la nuit. Le soleil pointe à l’horizon. Et le Colibri décolle. Le petit aéronef – moins de 7 mètres de long – met le cap plein sud. Il s’éloigne de Lampedusa, caillou italien posé au milieu de la Méditerranée, porte de l’Europe malgré lui. Il faudra une petite heure au Colibri pour rejoindre les abords de la Libye, à 160 milles marins de là. Aux commandes, ce vendredi 5 octobre au matin, Benoît Micolon.
Ce Français de 35 ans est l’un des cofondateurs de Pilotes volontaires, une ONG créée en janvier 2018 pour faire des recherches au-dessus des eaux internationales, au large de la Libye, où près de 15 000 personnes sont mortes depuis 2014 en tentant de rejoindre le Vieux Continent.
Les membres de Pilotes volontaires ont réalisé trente-cinq missions de survol depuis mai 2018. « Nous avons repéré quarante-deux bateaux, ce qui représente près de 4 000 personnes qui ont pu être secourues », assure José Benavente, cofondateur de l’ONG. Vendredi, l’avion a encore croisé une embarcation de caoutchouc en détresse. A 80 milles marins au large de la ville de Khoms, à l’est de Tripoli, un rubber boat – une « embarcarion pneumatique » –, avec à son bord 28 personnes, a été retrouvé. Sa présence avait été signalée au Colibri par l’association Alarm Phone, qui propose une assistance téléphonique aux bateaux en détresse. « On a cherché des bateaux dans la zone et on a fini par prévenir un tanker [navire-citerne], explique Benoît Micolon. Il est allé leur porter secours, deux heures avant que la nuit tombe. »
Pilote de fret
Benoît Micolon était l’an dernier encore un pilote de fret aérien sans intérêt particulier pour les mouvements migratoires. Il partageait ses semaines entre les Boeing 737 et son école de parapente dans les Alpes. Jusqu’à ce que José Benavente, ami pilote rodé au monde de l’humanitaire, lui parle d’un projet « un peu fou ». Peu de temps après, les deux hommes achètent un avion avec leurs deniers personnels et se lancent. Aujourd’hui, Benoît Micolon passe le plus clair de son temps libre à scruter les vagues, à distinguer leur bleu de leur gris et, parfois, au milieu, à révéler des hommes et des femmes en détresse.

   


A ses côtés, dans la carlingue qui fonce à plus de 250 kilomètres/heures, à 700 mètres au-dessus de la mer, Carola Rackete, 30 ans. Elle balaye la mer avec ses jumelles tout en écoutant la fréquence radio commune des navires de la zone. La jeune femme est bénévole en Méditerranée depuis 2016. Avant de rejoindre Pilotes volontaires, elle s’est notamment engagée auprès de l’ONG allemande Sea-Watch comme capitaine d’un navire humanitaire de sauvetage mais aussi à bord du Moonbird, le premier avion d’ONG de reconnaissance. Mais les deux équipements ont été bloqués cet été à Malte, à l’instar d’autres navires, entravés dans leur mission sur la route migratoire la plus meurtrière, alors que l’Italie décidait en juin de fermer ses ports aux organisations non gouvernementales.
L’Aquarius, navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), vient ainsi, pour la deuxième fois en l’espace de quelques semaines, de perdre son pavillon. Symptomatique de la tension qui entoure ses missions, alors que SOS Méditerranée a appelé a des rassemblements samedi 6 octobre, en « soutien au sauvetage en mer », ses locaux à Marseille ont subi vendredi l’intrusion d’une vingtaine de militants du groupe d’extrême droite Génération identitaire.

        Lire aussi :
         

                « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE »



Le Colibri a lui aussi essuyé quelques déconvenues. Avant de prendre ses quartiers à Lampedusa, il a été refoulé par Malte, qui lui a interdit de faire des missions de recherche à partir de son aéroport. « On reçoit des menaces de mort, ajoute Benoît Micolon, de gens qui nous souhaitent de couler avec les migrants en mer. » Lui ne doute pas du sens de ses missions. Il repense notamment à celle du 10 juin, qui a duré plus de huit heures au-dessus des eaux. « On avait repéré quatre embarcations en détresse, se souvient-il. On cherchait des bateaux pour pouvoir leur porter secours et, chemin faisant, on a encore trouvé deux autres embarcations dans une zone dans laquelle on ne patrouillait pas normalement. Ce jour-là, j’ai eu une prise de conscience. »
« Risques considérables »
Depuis la création de l’ONG, de nouveaux bénévoles ont rejoint l’équipe. « On prend des risques considérables, remarque toutefois l’un d’eux. On vole à basse altitude avec un avion qui n’a qu’un seul moteur dans une zone parfois très éloignée des côtes. »
Le manque de moyens de secours en mer a provoqué en 2018 une hausse de la mortalité en Méditerranée centrale. Celle-ci a été accentuée par le retrait des associations et, bien que plus difficile à mesurer, la réticence des navires de marine marchande à s’engager dans des opérations de secours. « La politique des compagnies, c’est d’éviter la zone », assure Carola Rackete.

   


Vendredi, alors que plus aucun navire d’ONG n’était présent en Méditerranée centrale depuis le départ de l’Aquarius, deux bateaux humanitaires faisaient route pour la zone : le voilier Astral, de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, et le Mare-Ionio, navire battant pavillon italien. Ce dernier, nouveau venu dans le paysage du sauvetage en mer, est un pied de nez à la politique anti-migrants de l’Italie, portée par son ministre de l’intérieur d’extrême droite, Matteo Salvini.
Les humanitaires devront composer avec la montée en puissance des autorités maritimes libyennes et de leurs gardes-côtes, qui coordonnent depuis cet été les secours dans la zone, rôle jusqu’alors assumé par l’Italie. « Il y a trois jours, des migrants ont été secourus par le navire d’une plate-forme pétrolière, ils les ont amenés aux gardes-côtes libyens », rapporte Carola Rackete. Les ONG, tout comme l’Organisation des Nations unies, considèrent pourtant que la Libye n’est pas un lieu sûr de débarquement des rescapés.
« Sauver des vies est vécu comme un crime »
Vendredi soir, Pilotes volontaires ignorait d’ailleurs quel serait le port de débarquement des migrants repérés au large de Khoms. « Tant qu’on peut être utile et sauver des vies, on continuera », assure Benoît Micolon. Si les traversées en Méditerranée centrale ont chuté de 80 % en 2018, « c’est uniquement parce que les départs sont bloqués, mais il y a encore beaucoup de gens coincés en Libye et qui voudront partir », prévient Flavio Di Giacomo, porte-parole du bureau italien de l’Organisation internationale pour les migrations. Flavio Di Giacomo était présent cette semaine à Lampedusa pour participer aux commémorations du naufrage du 3 octobre 2013, dans lequel 368 personnes sont mortes noyées, au large de l’île.
C’est ce drame qui avait donné lieu à « Mare Nostrum », l’opération humanitaire et militaire de la marine italienne en Méditerranée centrale. Et c’est la fin de Mare Nostrum, en 2014, qui avait poussé des associations à s’engager dans le secours en mer. Aux commémorations officielles, pour la première fois en cinq ans, aucun représentant du gouvernement italien n’a fait le déplacement. « En 2013, l’opinion publique était attachée au principe de sauver des vies. Aujourd’hui, c’est vécu comme un crime », regrette Flavio Di Giacomo. Outre le gouvernement italien, d’autres personnes ont boudé cet anniversaire. Giacomo Sferlazzo est membre du collectif Askavusa et, après avoir recueilli la parole de rescapés et de témoins du drame, il est convaincu que tout n’a pas été fait par les autorités italiennes, ce jour-là, pour venir en aide aux naufragés. « Cette tragédie aurait pu être évitée », assure-t-il. Cinq ans ont passé. Et elles se poursuivent.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-17">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an et une décennie de chute des condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire à terrasser ce fléau.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Lutte contre les violences sexuelles : la justice est-elle à la hauteur ?

Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an et une décennie de chute des condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire à terrasser ce fléau.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 05h55
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 12h30
    |

            Emeline Cazi et 
Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Les chiffres sont saisissants. Au cours des huit premiers mois de 2018, le nombre de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de 28,5 % à Paris, une ville où 600 à 800 plaintes pour viol sont enregistrées chaque année.
L’effet #metoo, ce mouvement lancé sur les réseaux sociaux en octobre 2017, après que des stars américaines ont dénoncé les viols et le harcèlement sexuel commis par le producteur hollywoodien Harvey Weinstein, est indéniable. Le Collectif féministe contre le viol (CFCV), trente-trois ans d’existence, abonde. Les mois qui ont suivi ces révélations, leur téléphone a sonné bien plus que d’ordinaire (+ 37 %).
Comment expliquer, alors, qu’en France en dix ans le nombre de condamnations pour viol a chuté de 40 % et celles pour agression sexuelle de 20 % ? Les magistrats s’en étonnent eux-mêmes. Le phénomène est pourtant durable. Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an, signe d’un mouvement profond dans la société, et ces dix ans de chute de condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire français à pouvoir lutter efficacement contre ce fléau.
« L’émergence du récit »
Ce n’est pas un problème législatif, affirment enquêteurs, magistrats, universitaires et même des associations de victimes. Le code pénal est suffisamment complet pour traiter de toutes les situations, ou presque, assurent-ils. Les associations se félicitent même que la loi Schiappa d’août 2018 ait allongé de dix ans les délais de prescription pour les crimes sur mineur (trente ans à partir de leur majorité), et enrichi la définition du viol.
Désormais, « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise » est un viol, précise l’article 222-23 du code pénal. L’ajout « sur la personne de l’auteur » permet de poursuivre toute personne qui aurait, par exemple, fait une fellation non consentie...




                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-18">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le rapport définitif de contre-expertise judiciaire, remis aux juges d’instruction, tend à dédouaner un peu plus le constructeur.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Vol Rio-Paris : les familles des victimes craignent de voir Airbus échapper à un procès

Le rapport définitif de contre-expertise judiciaire, remis aux juges d’instruction, tend à dédouaner un peu plus le constructeur.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 01h51
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 12h32
   





                        



   


Neuf ans après l’accident du vol Rio-Paris, le rapport définitif de contre-expertise judiciaire tend à dédouaner un peu plus Airbus et met à nouveau l’accent sur la responsabilité des pilotes, suscitant l’indignation de familles des victimes qui craignent de voir le constructeur échapper à un procès. Les conclusions de ce rapport du 24 septembre, dont ont notamment eu connaissance l’Agence France-Presse et le Parisien, ont été remises aux juges d’instruction du pôle accident collectif à Paris, qui ont repris en main cette instruction dans laquelle Air France et Airbus ont été mis en examen en 2011 pour « homicides involontaires ».
Le rapport définitif reprend en grande partie la version provisoire remise en décembre 2017, qui avait déjà suscité l’incompréhension chez les proches des victimes. « Airbus a disparu des écrans radars », a dénoncé Danièle Lamy, présidente de l’association Entraide et Solidarité AF447 qui regroupe quelque 360 proches des victimes.
Le 1er juin 2009, le vol AF447 s’était abîmé dans l’océan Atlantique, tuant les 228 personnes à bord. Point de départ de la catastrophe ? Le givrage en vol de sondes Pitot, qui a conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l’Airbus A330 et désorienté les pilotes.
L’équipage mis en cause
Le rapport final réaffirme que la « cause directe » de l’accident « résulte des actions inadaptées en pilotage manuel » de l’équipage. « Le pilotage manuel a été imposé par la déconnexion du pilote automatique consécutive au givrage momentané des sondes », écrivent les trois experts, reprenant leur formulation initiale en y ajoutant l’épithète « momentané ». Ces sondes, qu’Airbus avait modifiées après l’accident, sont pourtant un élément clé de la bataille judiciaire que se livrent la compagnie aérienne et le constructeur.
Parmi les causes indirectes, les experts avaient aussi relevé « l’ambiguïté du classement de la procédure Stall », l’alarme de décrochage mal interprétée par les pilotes, dans la documentation d’Airbus et d’Air France. Ils soulignent désormais que « ce classement était cependant validé par la DGAC » (Direction générale de l’aviation civile), exonérant ainsi en partie les deux sociétés.
« Les actions des pilotes étaient conformes à la situation présentée par des écrans confus et des alarmes erratiques », estime pour sa part l’association, qui réclame un procès pour que soient déterminées « les responsabilités d’Airbus et d’Air France ».
Rendue en 2012, une première expertise avait mis en exergue à la fois des défaillances de l’équipage et des problèmes techniques ainsi qu’un déficit d’information des pilotes en cas de givrage de ces sondes malgré une recrudescence d’incidents antérieurs signalés à Airbus. Ce premier rapport, « beaucoup plus complet » et « réalisé après une reconstitution du vol » contrairement aux autres, est toujours au dossier, s’était félicité en janvier Me Alain Jakubowicz, un des avocats de l’association. Il avait aussi pointé du doigt la difficulté à choisir des experts indépendants dans le « monde confiné » de l’aéronautique.
Les familles dans l’attente d’un procès
« Air France ne peut pas souscrire aux conclusions de ce nouveau rapport qui conduisent notamment à la mise en cause sévère de l’équipage disparu », a fait valoir la compagnie dans une déclaration. Affirmant qu’elle « aura toujours à cœur de défendre la mémoire de son équipage », Air France « formulera prochainement ses observations auprès des juges d’instruction ».
L’enquête, close en 2014, avait dû être relancée après l’annulation, un an plus tard, de la première contre-expertise. Des proches des victimes et Air France l’avaient attaquée devant la cour d’appel, la jugeant biaisée en faveur du constructeur. Après « bientôt dix années d’attente », « seul un tribunal pourra rendre justice aux 228 victimes », écrit l’association, qui demande que les juges d’instruction organisent une réunion des parties civiles avec les experts judiciaires.

        Lire aussi :
         

          les juges d’instruction demandent une nouvelle expertise



Le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) souhaite quant à lui « qu’un débat contradictoire puisse s’engager entre les experts ayant déposé les deux rapports successifs devant le tribunal ». Le syndicat « n’entend pas laisser s’imposer une vision simpliste selon laquelle l’erreur de l’équipage serait la première raison de cet accident », fait-il valoir dans un communiqué, « tous ceux qui travaillent à la sécurité du transport aérien savent qu’un accident a toujours de multiples causes ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-19">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Jason Van Dyke était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, en 2014. Sa sentence sera connue ultérieurement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Un policier blanc de Chicago reconnu coupable du meurtre d’un jeune Noir

Jason Van Dyke était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, en 2014. Sa sentence sera connue ultérieurement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 06h08
   





                        


Un policier blanc de Chicago a été reconnu coupable vendredi 5 octobre du meurtre d’un adolescent noir. Jason Van Dyke, qui comparaissait pour assassinat, était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, alors que ce dernier tenait un couteau. Il avait tiré « seize fois » sur lui, de façon « totalement inutile », en octobre 2014, ont estimé les jurés. Il avait plaidé non coupable.
Les douze jurés ont rendu leur verdict dès le lendemain du début de leurs délibérations, le reconnaissant coupable de meurtre au lieu d’assassinat. Ils ont également décidé de sa culpabilité de seize autres chefs d’accusation pour usage aggravé d’une arme à feu, mais l’ont acquitté de celui de faute professionnelle. Sa sentence sera connue ultérieurement.

        Lire aussi :
         

                Quinze ans de prison pour un policier américain coupable du meurtre d’un jeune Noir désarmé



La diffusion très tardive, en 2015, d’une vidéo montrant la mort de l’adolescent avait exacerbé la colère de la population, déclenchant des mois de manifestations dans la troisième ville des Etats-Unis. Les images de la vidéo, filmée par une caméra fixée sur le tableau de bord d’une voiture des forces de l’ordre, montrent Jason Van Dyke tirant sur l’adolescent, qui se trouve à plusieurs mètres de distance, et continuant à vider son chargeur même une fois le jeune homme à terre. Aucun des neuf autres officiers présents n’avait fait usage de son arme.
Scène filmée
Lors de son procès, qui a duré dix jours, l’ancien policier a assuré avoir tiré parce que l’adolescent lui paraissait menaçant. Ses avocats ont tenté de contrer l’effet désastreux de la séquence filmée en appelant à considérer le « contexte ».
La vidéo de la scène a entraîné le renvoi du chef de la police de Chicago de l’époque. Le ministère de la justice a par ailleurs ouvert en décembre 2015 une enquête fédérale visant la police municipale de Chicago. Celle-ci a conclu que les abus de la part de policiers étaient récurrents dans la métropole, gangrenée par la criminalité.
Le maire de la ville, Rahm Emanuel, un proche de l’ancien président Barack Obama, s’est lui-même retrouvé en difficulté. Il a annoncé au début de septembre qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, sa popularité butant sur cette violence endémique, liée à des guerres de gangs et au trafic de drogue.
L’homicide de Laquan McDonald fait partie d’une série de bavures policières aux Etats-Unis ces dernières années dont ont été victimes des Noirs, donnant naissance au mouvement Black Lives Matter.

        Lire aussi :
         

                Un an après les violences de Charlottesville, un rassemblement sous tension à Washington






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/07/19-20">
<filnamedate="20181007"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181007"><AAMMJJHH="2018100719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, l’ancien pneumologue était jugé en appel vendredi pour avoir dissimulé ses liens avec Total devant le Parlement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Pollution : jugé en appel pour « faux témoignage », le professeur Aubier reconnaît « une erreur »

Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, l’ancien pneumologue était jugé en appel vendredi pour avoir dissimulé ses liens avec Total devant le Parlement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 10h28
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Michel Aubier est coutumier des jeux de mots involontaires. « Total était totalement indépendant de mes activités pour l’AP-HP », a répété à la barre l’ancien pneumologue de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, lors de son procès en appel, vendredi 5 octobre.
Le Pr Aubier avait été condamné, le 5 juillet 2017, par le tribunal correctionnel de Paris, à six mois de prison avec sursis et à 50 000 euros d’amende. L’ancien chef du service pneumologie de l’hôpital Bichat, à Paris, était jugé pour « faux témoignage » devant le Parlement. Une première. 
Auditionné le 16 avril 2015 par la commission d’enquête sénatoriale sur le coût financier de la pollution de l’air, le Pr Aubier avait déclaré qu’il n’avait « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur, omettant de préciser qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total comme médecin-conseil et membre du ­conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007.

        Lire aussi :
         

                Le pneumologue Michel Aubier a été rémunéré plus de 150 000 euros par an par Total en 2013 et 2014



« La seule question qui se pose, c’est : le professeur a-t-il menti ? », a résumé, vendredi 5 octobre, la procureure Anne-Françoise Tissier. « Je vous demande de répondre positivement à cette question », a-t-elle conclu, demandant une condamnation de 30 000 euros d’amende. Le jugement a été mis en délibéré au 9 novembre.
« C’est la porte ouverte à toutes les suspicions, aux “fake news” »
Costume-cravate sombre et teint hâlé, Michel Aubier a, lui, nié avoir menti devant les sénateurs. « Je reconnais m’être trompé, mais ce n’était pas intentionnel. J’ai fait une erreur mais je n’ai pas menti ». Me François Saint-Pierre a tenté d’expliquer que « dans un contexte de stress », son client avait « confondu les notions de conflit et de lien d’intérêt » et commis une « erreur d’interprétation » qui a « ruiné toute sa carrière ».
Des arguments qui n’ont pas convaincu la procureure : « Quand on lui demande s’il a des liens avec des acteurs économiques, il ne peut pas ne pas savoir. Ce mensonge sous serment est une infraction grave, avec un dommage important pour toute la société. C’est la porte ouverte à toutes les suspicions, aux fake news ».
Comme Le Monde l’avait révélé avant le procès, Michel Aubier, surnommé le « docteur diesel » en raison de ses prises de positions minimalistes sur les effets de la pollution, avait été rémunéré jusqu’à 170 000 euros par le groupe Total en 2014.
Décidément très étourdi, cette collaboration avec le groupe pétrolier, le Pr Aubier avait également omis de la déclarer auprès de la Haute Autorité de santé, dont il était membre, ainsi qu’à son employeur principal, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
L’étonnant partenariat de l’AP-HP avec Total
L’affaire Aubier servira « d’électrochoc » pour « traiter ce mal que représentent les conflits d’intérêts », avait réagi le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch, après la condamnation en première instance. En avril, l’AP-HP a pourtant signé un étonnant accord de partenariat avec… Total. Un partenariat qui rapporterait 300 000 euros sur trois ans à l’AP-HP.
L’un des deux volets prévoit que « l’AP-HP autorisera un praticien à assurer, une demi-journée par semaine, un rôle de médecin-conseil auprès du groupe Total ». Une mission qui ressemble à s’y méprendre à celle qu’assurait Michel Aubier. Et qui n’a pas échappé à son avocat : « C’est la preuve que cette pratique est institutionnalisée et que le comportement de Michel Aubier n’a pas été préjudiciable pour l’AP-HP. »
« Le praticien concerné devra rendre public ce lien d’intérêt et s’interdira de prendre aucune position, publique ou dans le cadre d’un travail d’expertise, sur des questions pouvant avoir une relation directe ou indirecte avec les activités du groupe Total », précise l’institution pour déminer la polémique. 



                            


                        

                        

