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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, « anti-establishment » mais aussi raciste, misogyne et homophobe, est le grand favori du premier tour, qui a débuté dimanche.
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Brésil : haine anti-Lula, « dégagisme »… les enjeux d’une présidentielle à hauts risques

Le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, « anti-establishment » mais aussi raciste, misogyne et homophobe, est le grand favori du premier tour, qui a débuté dimanche.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 04h07
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 15h37
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Exaspéré par la corruption de ses élites, fatigué par une crise interminable, le Brésil veut une révolution et entend le démontrer lors des élections générales. Alors que se décide le premier tour, dimanche 7 octobre, Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite, « anti-establishment » mais aussi raciste, misogyne et homophobe, reste ultra favori avec 40 % des intentions de vote, selon l’enquête Datafolha du 6 octobre. Il devance Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT, gauche), à 25 %.
Sous la surveillance de quelque 280 000 policiers et militaires, les premiers bureaux de vote ont ouvert à 8 heures locales (13 heures en France) pour les 147 millions d’électeurs brésiliens. Une demi-heure plus tard, des files d’attente de dizaines d’électeurs s’étaient formées dans le centre de Sao Paulo ou de Rio, à Copacabana. Les derniers bureaux fermeront à 19 heures et les résultats définitifs sont attendus deux heures après.
Suivez la journée de vote avec notre correspondante sur place, Claire Gatinois :

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Elections générales
Les électeurs sont appelés à renouveler l’intégralité de la chambre des députés (513 députés) et deux tiers du Sénat (54 sur 81). Ils doivent aussi désigner vingt-sept gouverneurs d’Etat ainsi que plus d’un millier de députés régionaux et bien sûr leur futur président de la République, accompagné de son vice-président.
Le grand favori du scrutin, Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite, plaît pour son profil atypique, provocateur et « anti-système ». Il est en réalité le produit de ce système qu’il prétend mépriser : entré en politique à la fin des années 1980, il a été élu sept fois député.

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                Face à l’extrême droite, le Brésil espère un front républicain de dernière minute



Quant au Congrès, selon un article de la revue IstoE, du 5 octobre, il est à prévoir que seulement 25 % du Parlement brésilien sera de facto rénové. Le reste marquera la réélection d’anciens députés et sénateurs, l’accession au pouvoir de dinosaures ayant occupé d’autres postes ou des « fils/filles de ». Il en va ainsi de Danielle Cunha, fille de l’ancien député Eduardo Cunha, emprisonné dans le cadre de l’opération « Lava-Jato » (lavage express), connu pour avoir orchestré l’« impeachment » (destitution) de la présidente de gauche Dilma Rousseff en 2016. Ou des fils de Jair Bolsonaro, Flavio, candidat au Sénat, et Eduardo, candidat à la chambre des députés…
« Le Brésil est une grande oligarchie. Plus de 65 % des membres du Sénat sont issus de dynasties politiques », atteste Silvio Costa, du site Congresso em foco, chargé du suivi de l’actualité parlementaire.
Haine anti-Lula et volonté de « dégagisme »

    / AFP / Miguel SCHINCARIOL



Absent du scrutin, emprisonné pour corruption, l’ancien chef de l’Etat Luiz Inacio Lula da Silva continue de hanter l’élection présidentielle. Haï par une partie de la population, chéri par une autre, il aura servi de marqueur tout au long d’une campagne atypique. Chacun des candidats a dû se positionner pour ou contre l’ancien métallo et le Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir de 2003 à 2016.
Reflet de cette polarisation, les deux favoris sont d’un côté Jair Bolsonaro, qui a construit son ascension sur une profonde détestation de Lula et du PT, de l’autre, Fernando Haddad, remplaçant de Lula, dont il promet de préserver l’héritage. Tous deux devraient, sauf coup de théâtre, être sélectionnés pour le second tour, avant le duel final prévu pour le 28 octobre.
Morale et l’insécurité

   


Sécurité
Dans un pays où une personne est, en moyenne, assassinée toutes les dix minutes, le thème de la violence est omniprésent. A ce fléau, les partis traditionnels répondent par des mesures connues : une hausse des investissements dans les dispositifs de sécurité, une meilleure coordination entre les polices fédérale et régionales, militaires et civiles ou des politiques à plus long terme (éducation, réduction des inégalités). Jair Bolsonaro se distingue par une démonstration de force et d’autorité et une antienne : « Bandido bom é bandido morto » (« un bon bandit est un bandit mort »). Proposant de revenir sur l’« estatuto do desarmamento » (loi sur le désarmement) de 2003, il compte abaisser la majorité pénale à 16 ans, interdire les aménagements de peine et amnistier les crimes commis par des policiers. Une politique applaudie par nombre d’habitants des périphéries de grandes villes, usés par la barbarie des gangs et des milices.
Economie
Après une récession historique, le thème de l’économie est l’autre sujet majeur. Avec une dette publique estimée à près de 90 % du produit intérieur brut (PIB) à la limite du soutenable pour un pays émergent, les candidats ont dû faire montre d’un sens de la responsabilité budgétaire. Geraldo Ackmin a tenté de se différencier, se présentant comme l’homme des réformes. Mais c’est Jair Bolsonaro qui a remporté, in fine, l’adhésion des milieux d’affaires reconnaissant « ne rien connaître en économie ». Une stratégie de l’esquive visant à mieux mettre en avant son conseiller Paulo Guedes. Un « Chicago Boy » ultralibéral qui propose d’éponger la dette en privatisant à outrance.
Morale 
L’écœurement des Brésiliens face aux scandales de corruption s’est accompagné d’une tendance au repli sur les valeurs traditionnelles que sont Dieu, la patrie, la famille, l’éthique. Bien avant le démarrage de la campagne, les polémiques frappant le monde de la culture ont donné le signal d’une montée d’un courant ultra-conservateur. Ainsi, lors de la venue de la philosophe américaine Judith Butler – auteure du célèbre ouvrage Trouble dans le genre –, son effigie avait été brûlée telle une sorcière au temps de l’inquisition. Avec un slogan « Le Brésil par-dessus tout et Dieu au-dessus de tous », Jair Bolsonaro, pourfendeur du droit à l’avortement et d’une pseudo-théorie du genre enseignée à l’école, a su capter les voix de mères inquiètes de la « perversité » du monde moderne et le vote de grandes Eglises évangéliques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le Français, qui refuse de prendre position sur le plan politique, estime que la mission de sauvetage de l’association est « en droite ligne avec les idéaux des gens de la mer ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Francis Vallat, président de SOS Méditerranée : « La question du sauvetage est d’une simplicité lumineuse »


                      Le Français, qui refuse de prendre position sur le plan politique, estime que la mission de sauvetage de l’association est « en droite ligne avec les idéaux des gens de la mer ».



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 15h39
    |

            Philippe Ridet








                              

                        

Longtemps, le nom de Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, n’a parlé qu’aux spécialistes du transport maritime. En 1997, Le Monde rendait compte de son départ de la présidence de Van Ommeren Tankers, filiale de l’armateur néerlandais van Ommeren, où il était entré comme chef du personnel en 1971 : « Francis Vallat a la réputation de ne faire aucune concession sur les questions de sécurité des navires et de formation des équipages, et il n’a jamais été tenté de recourir au pavillon de complaisance. »
En décembre 2014, c’est sur le site Internet spécialisé Mer et marine qu’on le retrouve. Il vient de quitter ses fonctions de président du Cluster maritime français, qu’il a fondé en 2005, soit une structure fédérant près de 450 entreprises du secteur. Une première imitée ensuite par dix-sept pays européens.
Il a représenté la France pendant dix ans auprès de l’Agence européenne de sécurité maritime et dirigé l’Institut français de la mer. Commentaire du journaliste : « Des personnalités comme Francis Vallat, il n’y en a pas beaucoup. »
Personnalité incontestable du monde maritime
Enfin, en cet après-midi ensoleillé de fin septembre à Paris, il est face à nous sur la terrasse d’une brasserie porte d’Auteuil. Il s’excuse de devoir garder son téléphone allumé. A 2 500 kilomètres de là, l’Aquarius, le navire de l’association, affronte des creux de cinq mètres en Méditerranée avec sa cargaison grelottante de cinquante-huit migrants repêchés les jours précédents.

Le voilà donc, ce dangereux « complice des passeurs », comme le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, désigne les responsables des associations humanitaires qui ont assuré le sauvetage des migrants avant que l’Aquarius, ses 77 mètres et ses trente membres d’équipage ne restent seuls sur la zone entre l’Afrique et l’Europe. C’est donc lui, cet « utopiste » prêt à accueillir...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’écrivain et intellectuel italien participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Il a à nouveau fait part de son malaise face à la situation politique dans son pays, et de sa conviction qu’il faut continuer « à se battre ».
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                Roberto Saviano : « Nous sommes en guerre. En Europe, c’est une guerre d’information »


L’écrivain et intellectuel italien participait dimanche 7 octobre au Monde Festival. Il a à nouveau fait part de son malaise face à la situation politique dans son pays, et de sa conviction qu’il faut continuer « à se battre ».

LE MONDE
                 |                 07.10.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
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                 |

            Léa Iribarnegaray

















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D’une main, d’un côté puis de l’autre, il salue son public à la manière de la Reine d’Angleterre. Dimanche 7 octobre, 10 heures pétantes, l’auditorium de l’Opéra Bastille est plein comme un œuf pour accueillir l’écrivain italien Roberto Saviano. Alors que Marine Le Pen est en voyage à Rome pour afficher sa proximité avec le ministre de l’intérieur Matteo Salvini, Roberto Saviano, lui, est en visite à Paris. « On est très heureux de votre choix ! » lance le journaliste du Monde Philippe Ridet, qui anime la discussion, aux 500 spectateurs présents.
« Moi je ne sers à rien, même pas à moi-même. Je m’enfonce dans la merde jour après jour. Mais je me sens plus grand dans ma défaite qu’eux. »
Faut-il encore présenter l’intellectuel militant, auteur du best-seller Gomorra sur la mafia napolitaine ? Au Monde Festival, en tout cas, on se l’arrache, on l’applaudit telle une rock star. A 39 ans, sous escorte policière depuis onze ans, Roberto Saviano a légué sa vie à son engagement. « Moi je ne sers à rien, même pas à moi-même. Je m’enfonce dans la merde jour après jour. Mais je me sens plus grand dans ma défaite qu’eux », assume-t-il, renvoyant la balle au gouvernement italien, alliance hétéroclite entre La Ligue et le Mouvement 5 étoiles, à la fois xénophobe et nationaliste. « Être sous protection n’a rien d’un privilège, c’est un drame, poursuit-il. Il me tarde de la perdre. » 
De cette vie brisée, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les enfants des rues de Naples, ces très jeunes mafieux qui sont les protagonistes bien réels de son premier roman, Piranhas (Gallimard), en librairie depuis le 4 octobre. « Ils veulent mourir, la mort est un choix pour eux, raconte l’auteur. Quand je les ai interviewés et leur ai dit mon âge, j’avais 37 ans à l’époque, et ils se sont étonnés : “Mais alors tu comptes pour du beurre s’ils ne t’ont pas encore tué !” »

        Lire l’entretien avec
         

          Roberto Saviano : « Les “baby-gangsters” sont habités par une sorte de désir mystique »



L’Italie est un laboratoire
Sauver l’Italie de sa dérive, trop lourde tâche pour un écrivain isolé et menacé ? « Les intellectuels pensent qu’il suffit d’une petite déclaration sur les réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, il faut se battre tous les jours », martèle Roberto Saviano. « Nous sommes en guerre. Pour l’instant, en Europe, il s’agit d’une guerre d’information. Et la cible, par exemple, c’est moi. » Aux yeux de cet Européen convaincu – qui « rêve même aux États-Unis d’Europe » – l’Italie ressemble à un laboratoire dont les dynamiques finissent par devenir universelles : « C’est un pays très réceptif, qui absorbe tout ce qui se passe à l’extérieur. Si vous regardez l’Italie, vous regardez votre avenir », prévient-il. Et Philippe Ridet de s’exclamer : « Vous faites un peu flipper ! »

        Lire aussi :
         

                Roberto Saviano : « Le nouveau gouvernement italien a déjà causé trop de mal »



Malgré la noirceur et le pessimisme ambiants, l’intellectuel joue son rôle pour réveiller les consciences. « Le désespoir d’un peuple, c’est lorsque l’individu pense qu’il est inutile de vivre honnêtement, que ce sont les idiots qui payent leurs impôts. C’est ce qu’il se passe aujourd’hui dans mon pays. » Alors, puisque seul on ne vaut rien, il lance un appel à une salle déjà conquise : « Chacun d’entre nous est nécessaire, indispensable. Si vous trouvez la force de vous battre, de défendre la complexité, faites-le partout, tout le temps. Dans un taxi ou au travail. Même si, finalement, les choses ne se déplacent que d’un millimètre. »


Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La série culte de science-fiction revient dimanche 7 octobre avec une saison 11 hors du commun : le célèbre héros est désormais une héroïne.
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« Doctor Who » pour les nuls

La série culte de science-fiction revient dimanche 7 octobre avec une saison 11 hors du commun : le célèbre héros est désormais une héroïne.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h00
    |

            Pierre Trouvé et 
Morgane Tual








                        


Rarement une saison de Doctor Who n’avait été aussi attendue. Pour la première fois, le rôle principal de la série, le Docteur, est incarné par une femme. Dimanche 7 octobre, le Royaume-Uni découvrira le premier épisode de la saison 11, avec l’actrice Jodie Whittaker. En France, il faudra attendre jeudi 11 pour le regarder sur France 4. Si vous n’avez jamais vu un seul épisode de cette série culte britannique, voici ce qu’il faut en savoir.
De quoi ça parle ?
D’un extraterrestre doté d’une machine à voyager dans le temps et dans l’espace et équipé d’un tournevis sonique.



OK, bye !
Pas de panique, on précise… Cet extraterrestre, donc, a l’apparence humaine et se fait appeler « Le Docteur » – il ne révèle jamais son véritable nom. Il voyage dans tout l’univers, à toutes les époques (avec, ô surprise, un goût particulier pour le Royaume-Uni). Chaque épisode se déroule donc dans un univers différent, où le Docteur devra résoudre un mystère pour sauver a) des personnes, b) l’humanité, c) l’univers.
Pourquoi c’est culte ?
Il faut déjà noter que Doctor Who est la plus vieille série de science-fiction toujours en cours. Lancée en 1963 par la BBC, elle fut interrompue en 1989 après 26 saisons. Avant de revenir en 2005 pour une nouvelle série, qui entame cette année sa onzième saison.
Au Royaume-Uni, plusieurs générations ont suivi Doctor Who, qui s’est imposé comme un rendez-vous télé familial. Chaque épisode y rassemble entre 4 millions et 8 millions de téléspectateurs. Par ailleurs, cette série mêlant habilement science-fiction et second degré a toujours attiré les passionnés de SF du monde entier. « Je crois que si cette série compte toujours autant, c’est parce qu’elle est vraiment excellente, estime Robin Bunce, historien à l’Homerton College à l’université de Cambridge. Il se trouve que les super-héros cartonnent, que Star Wars cartonne, et Doctor Who est en quelque sorte la version britannique de tout ça. »
Qui est le Docteur ?
« Je suis Le Docteur. Je suis un seigneur du temps. Je viens de la planète Gallifrey de la constellation de Kasterborous. J’ai 903 ans et je suis l’homme qui va vous sauver, ainsi que les 6 milliards d’humains de la planète Terre. Ça vous pose un problème ? » Ainsi se présentait le personnage principal dans la saison 1 de la nouvelle série, en 2005.
Intelligent, drôle et charismatique, le Docteur est une sorte de dandy de l’espace au grand cœur, à mi-chemin entre Superman saveur earl grey et le Père Noël. S’il frétille d’enthousiasme à chaque nouvelle aventure, il traîne aussi la mélancolie d’un passé mystérieux et tragique.
Pourquoi change-t-il de visage ?
Comme tout seigneur du temps, le Docteur a la capacité de se régénérer : au lieu de mourir, il se « régénère » et change ainsi entièrement d’apparence – et un peu de personnalité.
C’est en 1966 que le concept est intégré à Doctor Who. Confrontée aux problèmes de santé de William Hartnell, premier interprète du Docteur, la BBC choisit ainsi d’intégrer cette astuce scénaristique. Depuis, cela a permis d’assurer la continuité de la série sans dépendre de l’acteur incarnant le Docteur.



Jusqu’à présent, douze acteurs ont interprété le Docteur. Pour la première fois de son histoire, il sera interprété par une femme, Jodie Whittaker, qui incarnera le treizième Docteur.

   


Pourquoi le Docteur est-il soudain une femme ?
Le débat agitait les fans depuis plusieurs décennies : si le Docteur peut changer entièrement d’apparence, pourquoi ne pourrait-il pas se régénérer en femme ? Jusqu’ici, la BBC, qui produit la série, n’avait pas osé sauter le pas. Mais dans un mouvement général de féminisation de la pop culture, elle a finalement pris cette décision, au grand dam d’une frange de spectateurs hostiles à ce qu’ils qualifient de « politiquement correct ».



« Doctor Who a évolué avec la culture britannique, poursuit Robin Bunce. Nous sommes une société beaucoup plus ouverte aujourd’hui, donc les histoires de Doctor Who parlent de sexualité, de genre, de race. Doctor Who a toujours été politique. »

        Notre article relatant les tensions sur Internet
         

          après que la BBC a annoncé que le Docteur serait une femme



Pourquoi est-il généralement accompagné d’humains ?
La plupart du temps, le Docteur ne voyage pas seul : il est flanqué d’un ou de plusieurs humains, qui le suivent sur plusieurs épisodes, voire plusieurs saisons. Ce sont généralement des Britanniques issus de notre époque. Comme John Watson en son temps dans les Aventures de Sherlock Holmes, ces « compagnons » permettent aux téléspectateurs de s’identifier et de les guider dans les mondes étranges du Docteur, en partageant leur étonnement et leur émerveillement.
Les compagnons du Docteur ont longtemps été de belles jeunes femmes. Au fil du temps, leur profil s’est relativement diversifié – genre, âge, couleur de peau, orientation sexuelle… – afin de mieux refléter les évolutions de la société.
Qu’est-ce qu’un « dalek » ?
C’est l’une des figures les plus célèbres de Doctor Who : une race extraterrestre mutante n’aspirant qu’à la destruction, enveloppée d’une armure mécanique roulante, et qui hurle d’une voix robotique « exterminer, exterminer ! ». Les ennemis jurés du Docteur.



D’autres méchants emblématiques hantent l’histoire de Doctor Who, comme les cybermen, des cyborgs diaboliques, ou les anges pleureurs qui, bien qu’apparus en 2007 seulement, se sont depuis hissés parmi les ennemis les plus terrifiants de la série.
Et le Tardis ?
Le Tardis est la machine à voyager dans le temps et dans l’espace du Docteur. Son nom est l’acronyme de Time and Relative Dimension in Space, traduit en français par « temps à relativité dimensionnelle interspatiale ». Elle ressemble aux « police boxes » britanniques, ces petites stations auparavant disséminées partout dans les villes, où les policiers pouvaient passer des appels téléphoniques et se reposer. Cette forme résulte d’une panne du système de camouflage du Tardis, lors du premier épisode de la toute première saison.



Cette machine, plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, dispose en outre d’une personnalité propre – celle-ci s’exprime rarement, mais est à l’origine de certains épisodes mémorables.
Ça n’est pas un peu kitsch, quand même ?
Doctor Who assume pleinement son esthétique carton-pâte. La série récente, lancée en 2005, s’inscrit volontairement, avec son style vintage, dans l’héritage des épisodes des années 1960. Le design grotesque des cybermen par exemple, a peu changé au fil des décennies, même s’il s’est modernisé.

Les cybermen des années 1980


Les cybermen des années 2000

Mais Doctor Who est surtout une série d’aventures joyeuse, drôle et tendre, soutenue par des dialogues savoureux et des moments d’émotion. Sans prétention, elle s’adresse à toutes les classes d’âge, et si la qualité des épisodes est inégale, les plus poignants sont de petits chefs-d’œuvre de la télévision.
Par où commencer si on n’a jamais vu un épisode ?
Bonne nouvelle, chaque épisode raconte une histoire à part entière et peut se voir indépendamment des autres. Mais vous trouverez des conseils plus précis ici :

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                « Doctor Who » : par où commencer si vous n’en avez jamais vu un seul épisode






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Gérer nos sextos à l’ère du tout-partagé


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LE MONDE
 |    07.10.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h22
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Savez-vous garder un secret ? Et plus spécifiquement un secret sexuel ? La question n’est pas innocente : selon une étude du département de psychologie de la Business School de Columbia publiée en juillet 2017, la plupart de nos cachotteries sont de nature sexuelle. Les désirs d’infidélité et nos préférences sous la couette occupent en effet, respectivement, les première et deuxième places de nos silences (loin devant le vol ou les affaires de famille).
Selon cette même recherche, garder un secret produit du stress et un sentiment d’hypocrisie : les personnes de confiance seraient carrément moins heureuses que les autres... Voilà qui pourrait expliquer notre besoin de nous débarrasser des patates chaudes. Surtout quand les patates concernent l’intimité.
Car s’il est un secret que les couples contemporains partagent, c’est bien le contenu des messages (textuels, photographiques, vidéo) qu’ils s’échangent. Avec des conséquences qui apparaissent régulièrement dans les actualités : images volées, montrées, transmises, potentiellement retransmises à l’infini.
Face à ce défi récurrent, un paquet d’âmes bien intentionnées haussent les épaules en expliquant que nos anatomies et fantasmes finiront de toute façon dans le domaine public, que cette histoire sera inconfortable pendant cinq minutes et qu’on passera à autre chose. En théorie, pourquoi pas ? Dans les faits, nous portons des vêtements depuis des millénaires sans arriver à dépasser le poids des apparences... Du coup, on voit mal comment exhiber les corps nous débarrasserait des corps.
Petite subversion
Autre bémol à cet optimisme : ne pas être dérangé par sa nudité relève d’une position de privilège. Les femmes se font reprocher de porter des jupes le soir. Les gros sont montrés du doigt dès qu’ils cessent de cacher leur peau. Dans ces conditions, peut-on imaginer une égalisation par la transparence ? Que ceux qui prennent ce risque sautent les premiers, je vous observe depuis le haut du précipice.
De toute façon, admettons-le : on sextote aussi (surtout ?) parce que montrer son corps reste transgressif. Cette petite subversion bénéficie aux adeptes : pratiqué dans le respect, le sexting communique les fantasmes, accroît l’intimité et augmente l’épanouissement des partenaires. Raison pour laquelle il s’est imposé de manière durable dans les codes de l’érotisme contemporain : sans être obligatoire, il fait partie de la boîte à outils des amants. Au point que selon la 123e convention annuelle de l’American Psychological Association, 88 % des adultes ont déjà essayé (c’était en 2015).
C’est là que notre tendance à divulguer les secrets entre en jeu. En août 2016, une étude de l’université de l’Indiana montrait que si les trois quarts d’entre nous partent du principe qu’un sexto est privé, un quart des personnes partagent leur « butin » – généralement à plus de trois personnes. Un chiffre d’autant plus inquiétant qu’on ne parle pas de messages envoyés à des inconnus mais dans le cadre du couple – les deux tiers des hommes et les quatre cinquièmes des femmes sextotent avec leur partenaire courant. Ce sont donc les proches qui trahissent (de même que ce sont le plus souvent les proches qui violent).
« Viol à distance »
Du côté de la démographie des concernés, les hommes sont deux fois plus susceptibles d’être indiscrets que les femmes – les stéréotypes de genre les plaçant relativement à l’abri des répercussions, ils peuvent n’avoir pas conscience de la gravité de leurs actions... ou décider sciemment de se faire mousser en utilisant le corps de leurs amantes comme mode d’ascension dans la hiérarchie de la masculinité.
Les vieux sont également plus inquiets que les jeunes, même s’ils ne sont pas forcément plus exposés. Ainsi, selon une étude de l’université de Calgary (Alberta) parue en septembre et portant sur des ados de 11 à 17 ans du monde entier, 15 % ont déjà sextoté, un quart ont déjà été destinataires… et 12 % ont déjà transmis ces sextos à quelqu’un d’autre. Cette même année, l’université de Toronto (Ontario) trouvait pour sa part que plus de 40 % des adolescents sextoteurs avaient déjà vu leur intimité partagée avec une personne tierce.
Comment alors conserver les bénéfices du sexting, sans brèche de confiance ? Le plus souvent, nous faisons reposer la responsabilité sur l’envoyeur. Cette logique de culpabilisation des victimes se retrouve pour les autres « crimes » sexuels : n’aurait-on pas cherché ? Cet enfant ne se serait-il pas comporté de manière aguicheuse ? Cet épagneul breton n’aurait-il pas le poil un peu trop brillant pour être honnête ? Cette accusation de négligence nous porte à oublier que certains sextos sont obtenus par chantage ou coercition.
La preuve avec la création du « viol à distance » le 25 septembre, dont un jeune homme a été reconnu coupable en Belgique. Il avait forcé des femmes parfois mineures à lui envoyer des vidéos érotiques, sous peine de rendre publiques leurs photos dénudées. On n’est donc plus du tout dans un jeu consensuel de dévoilement.
La seule manière de protéger est d’effacer
Nos mises en garde paternalistes – pas de sextos avec son visage et son sexe dans la même image, et n’oublie pas tes cinq fruits et légumes – se révèlent de toute manière aussi peu efficaces que les recommandations données aux femmes dans l’espace public : attention à ne pas faire ceci ou cela, attention aux vêtements, attention aux regards... A renverser le banc des accusés, nous organisons notre impuissance.
C’est en effet du côté des destinataires de sextos que se joue l’essentiel. Quand nous recevons une « dick pic » ou un décolleté profond, quelle est la bonne attitude ? (Petit rappel : exhiber sur la place publique les données de quelqu’un d’autre est punissable par la loi).
Nous pourrions collectivement opter pour un usage strictement conjoncturel des photos reçues : une fois utilisées comme support fantasmatique ou masturbatoire, inutile de les collectionner façon herbier. Vous pouvez bien entendu avoir envie de garder des souvenirs. Mais outre la probabilité de vos dérapages personnels (un verre de trop, une imprudence), encore faut-il compter sur les fuites non intentionnelles : le piratage ou la perte des smartphones, la malveillance des créateurs de messageries ou de dictateurs à venir. Nul ne sait de quoi demain sera fait. Or si quelqu’un vous a fait confiance, il est de votre responsabilité de mettre tout en œuvre pour défendre cette confiance.
En l’état actuel de la protection de nos données, la seule manière de protéger est d’effacer (y compris dans le dossier « poubelle », bande de petits malins).
« Ça » n’arrive pas qu’aux autres
Au-delà de cette solution, nous pouvons tous agir pour faire reculer le cyberharcèlement. En cessant, tout d’abord, de considérer qu’on ne peut rien faire (les lamentations n’ont jamais sauvé personne de l’humiliation). Arrêtons également de diviser pour mieux régner : hommes contre femmes, vieux contre jeunes, envoyeurs contre destinataires…
Quand des vies et des réputations sont en jeu, nous sommes dans la même galère. Admettons aussi que nous sommes faillibles – que « ça » n’arrive pas qu’aux autres : nos secrets sont mal gardés, au lit comme en politique.
Enfin, de manière plus positive, pourquoi ne pas réhabiliter les charmes de l’éphémère ? Les sextos auraient d’autant plus de prix qu’on les saurait suspendus dans le temps de l’excitation... et seraient d’autant plus facilement obtenus qu’on ne s’en mordrait pas les doigts (ou le clavier) après une rupture.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ En championnat de France, Paris enchaîne les victoires. Même (et surtout) après avoir joué en Ligue des champions au cours de la même semaine, malgré la fatigue accumulée.
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Ligue 1 : le PSG encore plus dominateur après les échéances européennes

En championnat de France, Paris enchaîne les victoires. Même (et surtout) après avoir joué en Ligue des champions au cours de la même semaine, malgré la fatigue accumulée.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h25
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Vainqueurs de leurs huit premiers matchs de championnat, les footballeurs du Paris Saint-Germain ont déjà égalé cette saison un premier record. Celui de l’Olympique lillois, établi lors de la saison 1936-1937. Pour le supplanter, ils vont devoir enchaîner avec un nouveau succès, dimanche 7 octobre (à partir de 21 heures), en recevant un autre Olympique (lyonnais, en l’occurrence).
Il s’agira pour le PSG, déjà, du troisième match en à peine plus d’une semaine. Samedi 29 septembre, le club de la capitale disposait de Nice (3-0) en championnat, avant de corriger l’Etoile rouge de Belgrade (6-1), mercredi 3 octobre, cette fois en Ligue des champions.
Enchaîner le championnat juste après la Ligue des champions ? Le PSG sait faire. Jamais évident, mais rien d’insurmontable pour la formation parisienne, rappelle son attaquant Kylian Mbappé :
« On va essayer de gagner. Ce sera un match compliqué, Lyon est une bonne équipe. Après, ils ont joué en Ligue des champions, nous aussi, mais nous, on a l’habitude de jouer tous les trois jours », a expliqué le jeune Parisien.
Aucun relâchement (ou presque)
Fatigue accumulée, remaniement d’effectifs : on pourrait s’attendre à une baisse des performances parisiennes après chaque rendez-vous européen. L’analyse de leurs résultats dit pourtant le contraire.
Depuis la saison 2012-2013, le PSG a déjà joué 57 matchs de championnat après une rencontre de Ligue des champions. Bilan : 42 victoires, 11 nuls et seulement 4 défaites. Au total, Paris prend 2,4 points par match, en moyenne, soit un peu plus que son bilan moyen (2,35 points par match) sur la même période. Difficile, dans ces conditions, de parler de relâchement post-Ligue des champions.

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Surtout, ces dernières années, les Parisiens ont appris à mieux gérer ces enchaînements de rencontres. La dernière défaite après un match de Ligue des champions remonte à mars 2015, quand les Parisiens s’étaient inclinés 3-2 à Bordeaux après leur qualification à Chelsea après prolongations (2-2), en huitièmes de finale.
Depuis, les Parisiens restent sur 24 victoires et seulement 5 matches nuls (contre Marseille à deux reprises, Nice, Toulouse et Reims), soit un rythme de 2,66 points par match, bien au-delà du rythme habituel (2,46 points).
Lyon saura-t-il en profiter ?
Les mauvaises langues pourraient dire que certaines de ces rencontres arrivent après la réception d’adversaires que l’on pourrait qualifier de « peu prestigieux » sur la scène européenne (Ludogorets, Bâle, le Celtic Glasgow, Malmö, le Chaktar Donetsk). Pourtant, quand ils ont perdu de rares points au cours de ces trois dernières saisons, les Parisiens l’ont surtout fait après des matchs contre ce type d’adversaires.
Les cinq derniers nuls ont eu lieu après la réception de Malmö en septembre 2015 (à Reims 1-1), la victoire contre Bâle en septembre 2016 (contre Marseille 0-0), le nul contre Ludogorets trois mois plus tard (contre Nice 2-2), et la victoire à Anderlecht en octobre 2017 (à Marseille 2-2). Le nul contre Toulouse après la victoire épique contre Barcelone (4-0 en quarts de finale aller de la Ligue des champions 2016-2017) fait figure d’exception ici.
Autant dire qu’après la claque infligée à Belgrade mercredi, les Parisiens ont tout intérêt à ne pas se relâcher. D’autant que, comme l’a fait remarquer Thomas Tuchel, « on voit le meilleur de Lyon contre les meilleures équipes, comme Marseille ou Manchester City. On s’attend au meilleur de cette équipe, et c’est un niveau Ligue des champions ».

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Sécurité renforcée pour le match contre Lyon
Un dispositif de sécurisation renforcé sera mis en place dimanche 7 octobre dans la soirée à Paris, à l’occasion du match de L1 de football entre le PSG et l’Olympique lyonnais, a annoncé la préfecture de police de Paris vendredi.
Cette décision du préfet de police Michel Delpuech, est motivée par « le comportement de certains supporters parisiens à l’issue du match contre l’Etoile Rouge de Belgrade le 3 octobre dernier, et au vu des risques d’affrontements entre supporters parisiens et lyonnais », a précisé la préfecture dans un communiqué.
Outre les traditionnelles mesures de circulation et d’interdiction de vente et de consommation d’alcool sur la voie publique, des unités de police de la préfecture et des forces mobiles assureront la sécurisation générale du stade et de ses abords « mais aussi des possibles lieux de rassemblement afin d’éviter tout trouble à l’ordre public et tout débordement de supporters violents ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’empreinte colossale des activités humaines a précipité la terre dans une nouvelle ère géologique, où tous les ­écosystèmes sont affectés : le « capitalocène », explique Frédéric Joignot.
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Climat : comment expliquer une aussi criminelle apathie face au drame annoncé ?

L’empreinte colossale des activités humaines a précipité la terre dans une nouvelle ère géologique, où tous les ­écosystèmes sont affectés : le « capitalocène », explique Frédéric Joignot.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 13h27
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Nous avons « parfois l’impression d’observer une tragédie grecque », dans le sens où « vous savez ce qu’il va se produire, et vous voyez les choses se produire ! », confessait, le 26 septembre, sur France Info, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, inquiète des dernières mesures sur la dégradation du climat. Il faut dire qu’un rapport publié la veille, conjointement par l’Organi­sation de coopération et de développement ­économiques (OCDE), l’ONU Environnement et le Groupe de la Banque mondiale, n’était pas fait pour rassurer : on apprenait que, sur les 180 signataires de l’accord de Paris de 2015 (COP21), neuf pays seulement ont soumis aux ­Nations unies des programmes concrets pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).
En attendant que les 171 autres respectent leur engagement devant l’opinion mondiale, l’OCDE constate sombrement que « les gouvernements continuent de consacrer près de 500 milliards de dollars par an [430 milliards d’euros] pour subventionner le pétrole, le charbon et le gaz, et que la plupart d’entre eux n’ont pas su mettre fin à leur dépendance à l’égard des recettes provenant des énergies fossiles ». Ils n’ont pas non plus pris les mesures suffisantes pour placer leurs économies sur « une trajectoire “bas carbone” ». Le secrétaire général de l’organisation, Angel Gurria, prévient : « Cette inertie risque de nous faire perdre la guerre contre le réchauffement climatique », c’est-à-dire l’objectif d’un réchauffement maximal de 2 degrés.
Criminelle apathie
Comment expliquer une aussi criminelle apathie face au drame annoncé ? Depuis quelques années, des chercheurs, historiens, économistes, et non des moindres, avancent une explication radicale. Nous ne sommes pas entrés dans l’anthropocène avec la révolution industrielle et la mondialisation des économies, tant et si bien que l’empreinte colossale des activités humaines a précipité la terre dans une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La propagande djihadiste doit continuer d’être scrutée et interprétée avec vigilance, même si les récupérations opportunistes se multiplient ces derniers mois, estime l’historien Jean-Pierre Filiu.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Invitée à participer à une « conversation » dans le cadre du Monde Festival, le samedi 6 octobre, au Théâtre des Bouffes du Nord, l’auteure-compositrice-interprète s’est livrée sur ces moments forts que sont pour elle les concerts.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’exubérante première dame compense la personnalité effacée et austère du président Paul Biya.
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Cameroun : qui est la « reine » Chantal Biya ?



LE MONDE
              datetime="2018-10-07T10:00:17+02:00"

        Le 07.10.2018 à 10h00






Durée : 00:00 | 

Chantal Biya, née Pulchérie Vigouroux, d’un père français et d’une mère camerounaise, a grandi à Dimako, une minuscule localité perdue dans une immense forêt de l’est du pays. Chantal a seulement 22 ans lorsqu’un soir de février 1993 elle est invitée par l’épouse d’un des neveux du président à assister à la fête d’anniversaire de Paul Biya. Ils se marient l’année suivante. En vingt-quatre ans, la première dame s’est fait une place unique dans l’espace public camerounais.
Mais qui se cache derrière ses perruques tape-à-l’œil et ses robes extravagantes ? Portrait de Chantal Biya.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La doctorante a remporté la finale internationale du concours en démontrant comment réduire dans l’atmosphère les rejets de méthane produits par la digestion des ovins.
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Portrait

Ma thèse en 180 secondes : la Burkinabée Geneviève Zabré convainc avec les vertus médicinales de l’acacia

La doctorante a remporté la finale internationale du concours en démontrant comment réduire dans l’atmosphère les rejets de méthane produits par la digestion des ovins.

Par                                            Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-10-07T18:30:32+02:00"

        Le 07.10.2018 à 18h30






    
Geneviève Zabré à Ouagadougou fin septembre 2018.
Crédits : Sophie Douce


« Je voudrais vous parler du mouton, non pas de sa bonne viande, ni de son impact économique, mais de son interférence avec le réchauffement climatique ! » Geneviève Zabré, grand sourire, entre sur scène. Son attaque a de quoi surprendre. Nous sommes à la finale internationale du concours de vulgarisation scientifique « Ma thèse en 180 secondes », coorganisé par l’Agence universitaire de la Francophonie, qui se déroulait le 27 septembre à l’université de Lausanne, en Suisse.

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Le décompte vient de commencer, la chercheuse burkinabée a trois minutes pour convaincre. « Dans la panse du mouton, comme chez tous les ruminants, sont logées des bactéries méthanogènes à l’origine d’un gaz qui se libère dans l’atmosphère lorsque le mouton rote. Une véritable bombe à retardement pour notre planète. Alors peut-on empêcher le mouton de roter ? Pas évident ! Une solution existe : éliminer ces bactéries en utilisant nos plantes médicinales », explique la Ouagalaise, déclenchant le rire dans l’assemblée composée de scientifiques et d’universitaires. Le chrono file, quelques « longues minutes » plus tard, applaudissements du public et soupir de soulagement.
« Etre naturelle »
La jeune docteur Geneviève Zabré a remporté le premier prix face à 18 concurrents de différentes nationalités. « C’est une fierté de représenter mon pays et de faire connaître ma recherche au grand public, c’est la récompense de nombreuses heures de travail », confie la docteure de 31 ans, tout juste rentrée de son voyage en Suisse, à son domicile du quartier de Wayalghin à Ouagadougou. « J’étais assez stressée, ce n’était pas facile de gérer le temps, le stress et le public, mais je voulais rester moi-même, être naturelle dans ma présentation », avoue la jeune femme, qui a écrit son texte « toute seule à la maison » et l’a répété devant ses proches.



Prouver les vertus de la pharmacopée traditionnelle africaine, l’idée lui est venue au cours de ses études à l’université de Ouagadougou, où elle a obtenu une licence en chimie-biologie et un master en protection et amélioration des plantes. « Les éleveurs burkinabés soignent leurs animaux grâce aux végétaux. J’ai voulu tester les qualités de l’acacia nilotica et raddiana, appelés “gomme du Sahel”, très abondants dans la zone de Dori, dans le nord du pays », précise-t-elle.
L’étudiante s’intéresse également au changement climatique et aux méthodes de réduction des gaz à effet de serre. « Le méthane représente environ 15 % du réchauffement, les ruminants à eux seuls en émettent 3 % », pointe-t-elle. Un jour, un de ses professeurs lui propose de réaliser sa thèse avec le soutien de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), dans le cadre d’un programme tripartite France-Afrique-Brésil sur la lutte contre la désertification en Afrique. « J’ai sauté sur l’occasion et j’ai foncé », se souvient-elle. Elle se met au travail.
Le temps des casseroles
Durant quatre ans, la thésarde ne compte pas ses heures entre études de terrain dans le nord et les analyses au laboratoire de physiologie animale de la capitale. En juin, la jeune femme décroche sa thèse, intitulée « Utilisation des plantes médicinales dans la lutte contre le méthane émis par les ruminants : cas des ovins ». Elle y démontre le rôle de l’acacia pour lutter contre la pollution des élevages d’ovins. Pour éliminer les bactéries méthanogènes, qu’elle surnomme « petites bêtes », produisant le méthane dans le tube digestif des moutons, « c’est très simple, il suffit de récolter quelques feuilles d’arbres et de les ajouter à l’alimentation des animaux. Ces plantes médicinales contiennent des métabolismes secondaires, des petites machines chimiques, qui suppriment les bactéries », résume Geneviève Zabré. « Le problème de l’émission de méthane va devenir crucial, analyse-t-elle. D’autant plus qu’il y a beaucoup de ruminants en Afrique et que le réchauffement climatique va amoindrir la qualité du fourrage destiné à nourrir les animaux. »

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Etre une femme et se lancer dans la recherche scientifique au Burkina Faso est un chemin semé d’embûches, reconnaît Geneviève Zabré. « Ici le monde de la science est assez masculin. C’est très difficile pour une femme doctorante de concilier vies conjugale et professionnelle. Les remarques ne manquent pas, les hommes te disent : “A cette heure tu devrais être à la maison”. Je leur réponds : “Il y a une heure pour les casseroles et une heure pour les études !” » Bien que la jeune femme ait été récompensée du prix de la meilleure recherche féminine au Burkina, il lui est difficile de trouver les financements pour son travail : « Je n’ai jamais pu avoir de bourse, heureusement ma famille était là pour m’aider. Je me débrouillais comme je pouvais. » 
Aujourd’hui Geneviève Zabré travaille comme attachée temporaire de recherche à l’université Ouaga 1 « pour compléter ses revenus ». La récompense du concours, 1 500 euros au total, devrait encourager cette « amoureuse de la recherche » à se lancer dans un post-doctorat. Le sujet ? « Suspense ! Mais cela portera toujours sur les plantes médicinales. Vous savez, on ne finira jamais de découvrir leurs vertus », conclut-elle dans un rire plein d’assurance.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Cet ecclésiastique évangélique, accusé d’espionnage et retenu depuis deux ans, est au cœur d’un conflit majeur entre Washington et Ankara.
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Il y a quelque chose de démesuré dans le destin d’Andrew Brunson. Comme un décalage entre son personnage de modeste pasteur évangélique américain installé en Turquie depuis vingt-cinq ans et le tumulte diplomatico-économique en cours autour de lui. Ce quinquagénaire, accusé par la justice turque d’espionnage militaire et de collusion avec des « organisations terroristes », doit comparaître le 12 octobre devant un tribunal à Izmir (ouest de la Turquie). A elle seule, la salle d’audience incarne le côté surréaliste du dossier : un ancien terrain de basket-ball aménagé en tribunal après la tentative de coup d’Etat de juillet 2016 pour y juger 270 militaires factieux. Un décor à l’évidence trop vaste pour ce prévenu à l’apparence on ne peut plus discrète : silhouette frêle, visage doux, yeux bleu vif derrière des lunettes cerclées de métal.           Comment ce pasteur sans histoires, dont l’église, à Izmir, est si petite qu’il est possible de passer devant sans la voir, a-t-il pu devenir l’enjeu d’une crise majeure entre les deux alliés de l’OTAN et leurs deux présidents impulsifs, Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan ? Arrêté lors des purges consécutives au coup d’Etat raté, Andrew Brunson est notamment accusé de lien avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis – le cerveau de la tentative de coup d’Etat, d’après Ankara – et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). S’il est reconnu coupable, il risque trente-cinq ans de prison. Une hypothèse inacceptable pour Donald Trump et pour son vice-président, Mike Pence, lui-même membre de l’Eglise évangélique presbytérienne (EPC), la congrégation du pasteur emprisonné.            Lire aussi La livre turque en pleine débâcle              A l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, début novembre, M. Trump est résolu à batailler ferme. Après avoir réclamé le « retour à la maison » de ce « formidable chrétien et père de famille », il a fini par sortir le bâton des sanctions contre la Turquie, précipitant l’effondrement de la monnaie nationale en août, et s’attirant les foudres de son homologue. « Vous osez sacrifier la Turquie et ses 81 millions d’habitants pour un pasteur en relation avec des groupes terroristes ? », a tonné M. Erdogan, menaçant d’orienter son pays vers « de nouvelles alliances ».                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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Article sélectionné dans La Matinale du 06/10/2018
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Etats-Unis : après la confirmation de Kavanaugh, les républicains jubilent

Le vote du Sénat, samedi, apporte une nouvelle victoire à Donald Trump et devrait satisfaire son électorat conservateur à un mois des élections de mi-mandat.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 01h07
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 12h03
   





                        



   


Après trois semaines de tourmente politique, le Sénat a approuvé, samedi 6 octobre, la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis, offrant par là même une victoire à Donald Trump.
Comme promis pendant la campagne, le président a fait pencher l’institution dans le camp conservateur en nommant deux juges depuis son entrée en fonction. Les « progressistes » sont désormais en minorité (quatre sur neuf).

        Lire l’analyse :
         

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« J’applaudis et je félicite le Sénat pour la confirmation de notre formidable candidat », a salué sur Twitter Donald Trump, qui a défendu bec et ongles M. Kavanaugh. Le président a ajouté qu’il signerait « plus tard aujourd’hui l’acte de nomination et [le magistrat] prêtera serment officiellement. Très palpitant ! »
« Soirée historique »
En déplacement à Topeka, la capitale de l’Etat du Kansas, pour un rassemblement électoral, le locataire de la Maison Blanche s’est réjoui de cette « soirée historique ». « Je me tiens devant vous aujourd’hui après une formidable victoire pour notre nation, pour notre peuple et pour notre bien-aimée Constitution », a déclaré Donald Trump sous les acclamations de la foule.

I applaud and congratulate the U.S. Senate for confirming our GREAT NOMINEE, Judge Brett Kavanaugh, to the United S… https://t.co/573HIDggVn— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a estimé pour sa part que les parlementaires « s’étaient mobilisés pour la présomption d’innocence » en confirmant Brett Kavanaugh à la Cour suprême.
L’ambiance était à la célébration dans les rangs républicains. Considérant cette nomination comme « excellente » pour la plus haute instance juridique américaine, la secrétaire nationale du « Grand Old Party » (GOP), Ronna Romney McDaniel, a dénoncé les pratiques « honteuses » des démocrates. « Heureusement, leur campagne d’obstruction s’est retournée contre eux. Les votants républicains sont motivés et les Américains, impatients de [les] sanctionner en novembre », a-t-elle déclaré.

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          les républicains prêts à passer en force à la Cour suprême



Un revers pour les démocrates
Cette nomination est un revers pour les élus démocrates et les défenseurs des droits civiques qui s’étaient mobilisés dès la nomination de Brett Kavanaugh par Trump en juillet pour tenter d’empêcher sa confirmation.
Les démocrates espèrent toutefois que cette nouvelle polémique mobilisera l’électorat féminin et leur permettra de reprendre le contrôle du Congrès aux élections de mi-mandat, en novembre. « Aux Américains, à tous les millions de gens outrés par ce qu’il s’est passé ici, il n’y a qu’une réponse : votez », a lancé Chuck Schumer, le chef de l’opposition démocrate au Sénat et élu de l’Etat de New York.
« Nous sommes déçues. Nous sommes furieuses. Mais nous exprimerons notre colère aux élections », a mis en garde sur Twitter l’organisation d’aide aux candidates démocrates Emily’s List.

We are disappointed. We are furious. But we will carry our anger into the election. Women will not forget that the… https://t.co/8WQzW8XB9H— emilyslist (@EMILY's List)


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Un an après l’émergence du mouvement #metoo, l’association Time’s Up a déclaré sur Twitter avoir « le cœur brisé », même si elle n’est « pas surprise qu’un petit groupe d’hommes blancs ait pris une décision qui privilégie l’évaluation de la carrière d’un homme à tout le reste ».
Au-delà de la consternation, ce groupe, créé par 300 actrices, ne perd pas espoir, voyant que « les chambres du pouvoir sont en train de changer aux Etats-Unis », et que cette affaire deviendra « l’histoire d’une avalanche de femmes qui a raconté la vérité et pris le pouvoir ».

It’s heartbreaking but not surprising that this small group of largely white men made a decision that valued the ca… https://t.co/OqLBrkEwBa— TIMESUPNOW (@TIME'S UP)


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Manifestations

   


A Washington, plusieurs centaines de manifestants, principalement des femmes, ont franchi les barrières métalliques que les autorités avaient exceptionnellement fait disposer autour du Capitole et ont envahi l’escalier monumental du vaste édifice. « C’est notre Cour, ce sont nos marches, ce sont nos institutions », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Jessica Campbell-Swanson, 35 ans, après être descendue de la grande statue en marbre de la Justice qui se trouve devant la Cour suprême et qu’elle avait escaladée.
Pour exprimer leur colère, certains manifestants ont frappé de leurs poings sur les portes de bronze du bâtiment de la Cour suprême. Des centaines de personnes ont scandé des slogans comme « Pas de justice, pas de siège » ou « Votez contre eux » et brandi des pancartes hostiles au juge Kavanaugh. Finalement, la police a éloigné les protestataires du bâtiment et les a tenus à distance. Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés.
Auparavant, le vote de confirmation du Sénat a été interrompu à de multiples reprises par des protestataires qui criaient leur hostilité depuis la galerie réservée au public, certains criant « Lâches ! » aux sénateurs ou sénatrices qui votaient pour le juge Kavanaugh. Ces manifestants ont été, après chaque interruption, évacués de la galerie par les forces de sécurité.
Plus tard, lorsque le vice-président Mike Pence, qui présidait le vote, est sorti du Sénat, il a été hué jusqu’à ce qu’il ait gagné sa voiture. Des manifestations ont aussi eu lieu dans d’autres villes des Etats-Unis, dont Seattle.



                            


                        

                        


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Collision entre deux navires en Corse : une traînée, sans doute du carburant, s’échappe dans la mer

Des navires ont été mobilisés pour éviter tout risque de pollution maritime. Des secours doivent évaluer les risques et d’établir un barrage, pour limiter l’extension de la traînée.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h30
   





                        



   


Deux bateaux, un navire roulier tunisien et un porte-conteneurs chypriote, sont entrés en collision dimanche 7 octobre, dans la matinée, au nord-ouest du cap Corse. Cet incident a provoqué une brèche dans la coque du porte-conteneurs, d’où s’est échappée une traînée de liquide, sans doute de l’hydrocarbure. Aucun des deux navires n’a signalé de blessé.
« Pour l’heure, des dégâts significatifs dus à la collision ont entraîné une brèche de plusieurs mètres dans la coque du CLS Virginia. Une nappe est par ailleurs observée autour des deux navires, sa nature doit encore être confirmée », a fait savoir la préfecture maritime à Toulon, à la mi-journée. En milieu d’après-midi, la préfecture préférait parler de « traînée » de liquide, répandue sur une centaine de mètres et qui se dirigeait vers le large.

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Dimanche matin vers 7 h 30, un navire roulier tunisien, Ulysse, est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 km au nord-ouest du cap Corse. « Le porte-conteneurs, qui était vide, avait demandé le mouillage », a rapporté la préfecture maritime à Toulon.
Bien que situé loin de la côte, le mouillage est rendu possible à cet endroit, en dehors des eaux territoriales, grâce à une langue de sable qui remonte le niveau des fonds marins à une cinquantaine de mètres.
Risque de pollution
Le navire roulier traçait la route de Gênes, en Italie, à Tunis. « Il allait peut-être trop vite par rapport à sa capacité de réaction », a commenté une source proche de l’enquête selon laquelle, le porte-conteneurs étant vide, le liquide qui s’échappe ne provient pas d’une cargaison mais sans doute « d’une des caisses de carburant » du navire chypriote.
L’accident s’est produit alors que la météo et les conditions de navigations étaient bonnes, avec peu de mer et un vent de 7 nœuds (10 à 15 km/h).
Le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Flandre a appareillé dimanche matin de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) pour rejoindre les deux navires. Le bâtiment d’assistance, de soutien et de dépollution (BSAD) Jason a également appareillé depuis Toulon. « Ce dernier a, au cours de la matinée, embarqué l’ensemble de ses moyens de lutte contre les pollutions maritimes », a ajouté la préfecture maritime.

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Enquête
Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) de La Garde (Var), qui coordonne les opérations, avait demandé dimanche matin l’intervention d’un hélicoptère de la gendarmerie nationale pour faire une évaluation technique par une équipe d’experts, spécialistes du milieu maritime et de ce type d’incident.
L’Italie a par ailleurs proposé son aide, dans le carde d’un accord tripartite permanent, l’accord Ramogepol, conclu entre la France, Monaco et l’Italie pour lutter contre les pollutions marines accidentelles en Méditerranée. « Les autorités italiennes ont proposé leur aide, nous l’avons acceptée et activé le mécanisme », a fait savoir la préfecture maritime.
La mise en œuvre de cet accord est assez rare mais des exercices sont souvent effectués, une fois par an. « Nous l’avons encore testé la semaine dernière, en Sardaigne », a-t-elle précisé.
Dans un premier temps, les secours vont s’efforcer d’évaluer les risques et d’établir un barrage, pour limiter l’extension de la traînée. Une enquête judiciaire suivra « pour établir les responsabilités individuelles et collectives », selon une source proche du dossier.

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<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                
                                    

Berlusconi remet les pieds dans le football italien


                      Il Cavaliere a racheté le club de 3e division de Monza le 28 septembre, une acquisition estimée à 3 millions d’euros. Les supporteurs locaux rêvent d’une remontée.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h15
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








   


Bien sûr, le stade Brianteo de Monza n’a pas grand-chose à voir avec le San Siro de Milan. Un peu plus de 18 000 places sur deux tribunes un peu vétustes, pas de virage, un terrain de qualité inégale… difficile d’imaginer ici de grandes soirées de Coupe d’Europe. Le calendrier du club, lui non plus, n’incite pas aux fantasmes les plus fous. Défait à Ravenne le 30 septembre (1-0), après trois victoires de rang, le club lombard doit bientôt rencontrer San Benedetto del Tronto, avant de recevoir le club de Trieste, pour le compte du groupe B du championnat italien de Serie C – l’équivalent de la troisième division. Mais pourquoi s’interdire de rêver ?
« C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi. » Adriano Galliani, administrateur délégué du club
L’ancien président de l’AC Milan Silvio Berlusconi, 82 ans, flanqué de son bras droit et homme de confiance, Adriano Galliani, 74 ans, qui pendant trois décennies ont régné sur l’un des clubs les plus titrés d’Italie – et d’Europe –, n’avaient plus de rôle officiel dans le football italien depuis le printemps 2017. Comme deux vieilles gloires de la scène s’en iraient en tournée pour reprendre leurs succès de toujours, ils ont décidé de remettre ça. Le 28 septembre, par un communiqué, la Fininvest, holding patrimoniale de la famille Berlusconi, annonçait la conclusion de l’opération de rachat de la Société sportive Monza 1912, après des semaines de rumeurs de plus en plus insistantes. Le prix de l’acquisition tournerait autour des 3 millions d’euros. Autant dire une paille pour Silvio Berlusconi, dont le patrimoine est estimé à 6 milliards d’euros par le magazine américain Forbes, et qui a retiré environ 700 millions d’euros de la vente de l’AC Milan…

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Lors de la conférence de presse marquant l’annonce du rachat, Adriano Galliani, à peine nommé administrateur délégué du club, a fait montre d’une émotion plutôt inhabituelle. « C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi », a-t-il confié aux journalistes. De fait, les deux hommes sont tout sauf des inconnus dans les environs. La villa San Martino, à Arcore, où le milliardaire passe le plus clair de son temps, est à deux pas du stade de Monza : il peut même en apercevoir les lumières de sa maison. Quant à Galliani, c’est dans cette prospère ville moyenne de Lombardie (120 000 habitants) qu’il est né, et c’est au sein de ce club qu’il a fait ses premiers pas de manageur sportif, avant d’être appelé à la direction de l’AC Milan par Silvio Berlusconi, en 1986.
Aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps.
Habitué à vivoter paisiblement en Serie C, malgré quelques incursions à l’échelon supérieur (Serie B), ce petit club sans histoires a, par le passé, vu évoluer plusieurs stars en devenir, comme Luigi Di Biagio, Alessandro Costacurta ou même un jeune joueur français, alors parfaitement inconnu, nommé Patrice Evra. Depuis l’annonce de cette reprise, c’est de noms de ce calibre que se prennent à rêver les supporteurs locaux. Les deux « jeunes » repreneurs du club, eux, évoquent à moyen terme l’accession en Serie A. Quoi de plus logique, pour un tandem ayant remporté, en trois décennies à la tête de l’AC Milan, huit titres de champion d’Italie, une Coupe d’Italie et cinq Ligues des champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes ?

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Pour l’heure, aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps. Devenir propriétaire du club de Monza peut être un choix affectif, mais lui permettre d’arriver au sommet est plus encore une affaire d’amour-propre.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le dirigeant des Serbes de Bosnie, candidat dimanche à la présidence centrale, est contesté après un meurtre non élucidé.
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En Bosnie, Dodik tout-puissant mais fragilisé

Le dirigeant des Serbes de Bosnie, candidat dimanche à la présidence centrale, est contesté après un meurtre non élucidé.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 10h40
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Banja Luka, Bosnie-Herzégovine, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Tous les soirs depuis six mois, la même scène se répète au cœur de Banja Luka. Davor Dragicevic demande « justice » pour son fils, David, mort en mars dernier dans des conditions mystérieuses. En plein centre de la capitale des Serbes de Bosnie, cet homme de 49 ans commet un crime de lèse-majesté encore inimaginable il y a quelques mois dans ce territoire sous la coupe depuis 2010 d’un président ultranationaliste et provocateur, Milorad Dodik.
« A tous les tueurs du SNSD [le parti de M. Dodik], votre temps est terminé », proclame-t-il devant plusieurs centaines de personnes réunies autour d’un mémorial improvisé à la mémoire de son fils retrouvé mort dans une rivière, à 21 ans.
Ensuite, il tape violemment avec son pied et crache sur le portrait de plusieurs cadres du pouvoir, sur une des chansons hip-hop dans laquelle David Dragicevic qualifiait de « ghetto » la capitale de la Republika Srpska (la République serbe de Bosnie), l’une des deux entités qui constitue la Bosnie-Herzégovine, au côté de la Fédération bosno-croate. La mobilisation « Pravda za Davida » (« justice pour David ») parasite la campagne de l’homme fort des Serbes de Bosnie pour les élections du dimanche 7 octobre .

Enquête déplorable
Milorad Dodik espérait jusqu’ici passer tranquillement de Banja Luka, où il avait atteint la limite de deux mandats, à Sarajevo, siège de la présidence tripartite tournante à la tête de l’ensemble pays, qui regroupe un Serbe, un Bosniaque et un Croate, depuis les accords de Dayton qui ont mis fin à la guerre, en 1995, au prix de l’installation d’une organisation politique complexe et largement corrompue.
« Dodik va perdre parce qu’il n’a jamais voulu résoudre le meurtre de mon fils », promet désormais Davor Dragicevic, qui n’appelle pas pourtant à voter pour l’opposition, depuis la tente où il s’est installé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à quelques jours du scrutin. S’il n’accuse pas directement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Deux quartiers de la localité de l’île de Sulawesi ont été durement touchés par le séisme suivi d’un tsunami ayant frappé l’Indonésie, le 28 septembre.
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Indonésie : à Palu, 5 000 personnes présumées disparues après le séisme et le tsunami

Deux quartiers de la localité de l’île de Sulawesi ont été durement touchés par le séisme suivi d’un tsunami ayant frappé l’Indonésie, le 28 septembre.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 11h38
   





                        



   


Jusqu’à 5 000 personnes sont présumées disparues dans deux quartiers de la ville de Palu, localité de l’île indonésienne de Sulawesi – autrefois appelée l’île de Célèbes – durement frappée par un puissant séisme suivi d’un tsunami, a annoncé, dimanche 7 octobre, un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes.
Sutopo Purwo Nugroho a expliqué aux journalistes que ce chiffre était fondé sur les estimations des chefs de village à Petobo et Balaroa, quartiers dévastés par la double catastrophe. Il a ajouté que les recherches de disparus se poursuivront jusqu’au 11 octobre. A cette date, ils seront présumés morts.

        Lire aussi, notre reportage :
         

          Une semaine après le séisme et le tsunami, les familles à la recherche des corps de leurs proches



Dans le vaste complexe résidentiel gouvernemental de Balaroa, où les bâtiments ont été rasés et la terre s’est un temps « liquéfiée », des soldats munis de masques grimpaient encore, samedi, sur des décombres formant une montagne de boue, de briques et de ciment.
L’ONU en quête de 50,5 millions de dollars
« Il n’y a aucun survivant ici. Nous trouvons juste des corps, chaque jour », expliquait alors le sergent Syafaruddin, debout près des ruines d’une école islamique où ses hommes viennent de retrouver les corps de deux adultes et d’un enfant. D’autres sauveteurs continuent de scruter les images de la sécurité de l’hôtel Roa-Roa réduit en miettes, pour tenter de deviner où pourraient être enterrés des clients.

        Lire aussi, le témoignage d’un secouriste français :
         

          « On est un petit peu frustrés de ne pas pouvoir les aider plus »



L’ONU a déclaré vendredi être en quête de 50,5 millions de dollars pour mettre en œuvre un plan d’« activités de secours immédiat » élaboré avec les autorités indonésiennes.
Il s’agit selon l’ONU de venir en aide à 191 000 personnes au cours des trois prochains mois. La double catastrophe a provoqué des dégâts à 65 000 habitations, dont 10 000 ont été complètement détruites par le tsunami et 15 000 endommagées par le séisme.
Après de longues journées d’attente, l’aide internationale commence à arriver sur la zone du désastre. Son acheminement est difficile car le petit aéroport de Palu ne peut encore accueillir qu’un nombre limité de vols.
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            data-slide-description="Des habitants déplacés sont hébergés dans un abri provisoire dans le village de Balaroa, près de Palu, le 6 octobre."
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            data-slide-description="Le quartier de Balaroa, à Palu, a été détruit par un phénomème de liquéfaction. Le sol saturé d’eau est devenu liquide sous l’effet des secousses sismiques."
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            data-slide-description="Junaedi, 48 ans, chef des volontaires de l’Islamic Defenders Front pose devant une mosquée : « Je suis triste comme un être humain peut l’être, et je dois aider les autres comme tout humain le ferait. »"
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            data-slide-description="A Balaroa, la liquéfaction du sol a entièrement détruit ce quartier de la ville de Palu."
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            data-slide-description="Des jeunes filles mendient sur le bord de la route, au Donggala, le 6 octobre."
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            data-slide-description="Mursid, 40 ans, dans le village de Balaroa, près de Palu : « Après que la terre a tremblé, j’ai vu de la poussière partout et je me suis enfui pour me mettre à l’abri. »"
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            data-slide-description="Aja, 32 ans devant sa maison effondrée dans le village de Loli :  « Quand j’ai vu la première vague, ce fut l’étonnement, après la seconde encore plus haute et la troisième toujours plus haute, je me suis enfuie avant qu’elles ne me frappent. »"
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            data-slide-description="Un homme devant les décombres de bâtiments détruits par le tsunami, à Donggala, sur l’île des Célèbes, le 6 octobre."
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            data-slide-description="Jabbar et Misna, 35 ans, mari et femme devant leur abri dans le village de Balaroa, près de Palu :  « Après le tremblement de terre, ma famille s’est retrouvée dans la rue. Tous les bâtiments de part et d’autre s’étaient effondrés. Nous sommes restés dans la rue qui ondulait comme une vague. »"
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            data-slide-description="Des femmes réfugiées choisissent des vêtements qui ont été donnés, tandis qu’un enfant joue de la flûte, dans le village de Balaroa, près de Palu, le 6 octobre."
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            data-slide-description="Des soldats patrouillent dans le village de Balaroa, à Palu, le 6 octobre."
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            data-slide-description="Ijen, 44 ans, devant sa maison en ruines dans le village de Loli : « Ma maison est détruite, j’ai tout perdu mais je reste debout. »"
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            data-slide-description="La corvée d’eau pour les habitants qui ont perdu leurs maisons, dans le village de Balaroa, le 6 octobre."
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Des habitants déplacés sont hébergés dans un abri provisoire dans le village de Balaroa, près de Palu, le 6 octobre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.
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Deux hommes jugés après l’agression de la fille de Marine Le Pen à Nanterre

La fille de Marine Le Pen a reçu, jeudi soir, des coups au visage. Rien ne permet pour l’instant de lier l’agression à sa filiation avec la présidente du Rassemblement national.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 16h45
   





                        



   


Deux hommes accusés d’avoir agressé la fille de Marine Le Pen, frappée avec son cousin dans la soirée du jeudi 4 octobre à la sortie d’un bowling à Nanterre, sont convoqués devant la justice le 23 octobre, a-t-on appris auprès du parquet samedi 6 octobre.
A ce stade, aucun élément ne permet de lier cette agression à l’identité de la fille de la présidente du Rassemblement national (RN), une information dont ne semblaient pas disposer les deux hommes âgés de 32 et 47 ans, selon le parquet. Ils seront jugés pour violences volontaires en réunion par le tribunal correctionnel de Nanterre, et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.
Plusieurs coups de pied et de poing
Aucun des deux hommes, interpellés très alcoolisés dans la foulée, n’a reconnu avoir frappé la jeune fille âgée de 19 ans et son cousin de 18 ans. Seul l’un d’eux a admis être passé par le bowling au cours de la soirée. L’agression a eu lieu vers 2 h 40 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon le récit fait aux policiers par son cousin, a expliqué une source proche du dossier. Il est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.
La fille de la présidente du RN a reçu plusieurs coups de pied et de poing au visage et au corps et a dû être transportée à l’hôpital avec une « suspicion de nez cassé », selon le parquet. Elle a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours tandis que son cousin s’est, lui, vu prescrire trois jours d’ITT.
Marine Le Pen a commenté l’incident, vendredi, en expliquant qu’il y avait eu « une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ». « Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Vecteur d’innovation, inclusif et apprécié des recruteurs, cet outil fait l’objet de formations tant dans les universités que dans les écoles de commerce et d’ingénieurs.
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Le « design thinking » essaime dans l’enseignement supérieur

Vecteur d’innovation, inclusif et apprécié des recruteurs, cet outil fait l’objet de formations tant dans les universités que dans les écoles de commerce et d’ingénieurs.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 11h00
    |

                            Béatrice Madeline








                        



   


Qui n’a pas son module de « design thinking » ? Dans les business schools comme dans les écoles d’ingénieurs, difficile aujourd’hui d’échapper à une formation plus ou moins longue – de quelques jours à plusieurs semaines pour de véritables projets – consacrée au design thinking. Pourquoi cet engouement, débuté il y a une dizaine d’années, et qui ne se dément pas ?
« On s’est intéressé très tôt au design thinking parce que c’est un outil qui autorise l’interdisciplinarité, explique Valérie Chanal, directrice du programme Promising au sein de l’université Grenoble-Alpes. C’est aussi une méthode bien structurée, facilement compréhensible, qui se déroule en trois étapes : inspiration, recherche de solutions et mise en œuvre. »
Une méthode très itérative – on teste, on recommence… – et tournée vers l’action, à l’inverse des modes de réflexion qui ont traditionnellement cours dans l’université française. Ainsi, dans certains cursus de sciences politiques, les étudiants travaillent désormais sur le « design » des… politiques publiques : « On doit les former à être non seulement de bons producteurs de notes de synthèse mais aussi à savoir imaginer des solutions », remarque Valérie Chanal.
Face à une « transformation du travail qui s’oriente de plus en plus vers une activité de création », le design thinking permet de « passer d’une logique de management, le “faire faire”, à une logique de “faire vous-même” », renchérit Sylvain Bureau, professeur à l’ESCP Europe. Les étudiants, particulièrement dans la filière Entrepreneuriat de l’école parisienne, où le module est obligatoire, apprennent ainsi à « sortir des outils type PowerPoint pour aller concevoir et réfléchir autrement, en constatant directement l’impact de leurs projets ».

        Lire aussi :
         

                Des étudiants formés à entreprendre « pour répondre aux problèmes de la société »



A Paris-Dauphine, les étudiants se frottent à cette technique au sein de huit programmes de master. « On apprend, on se relève, on améliore… Cela fait appel à un raisonnement différent du raisonnement linéaire qu’on a d’ordinaire », souligne Albert David, délégué à la transformation pédagogique et aux projets innovants.
Ainsi le design thinking apparaît de plus en plus fortement lié à tous les programmes d’innovation, comme à l’EM Lyon, où l’ensemble des étudiants, quel que soit leur cursus, passent dans des fab lab pour apprendre ou réapprendre à imaginer des solutions à toutes sortes de problématiques. Plus concrètement, « les entreprises apprécient de plus en plus de voir sur les CV des étudiants le fait qu’ils aient déjà une expérience en design thinking », ajoute Albert David.
Enfin, le design thinking a également cet intérêt qu’en faisant appel à des compétences et des modes de raisonnement novateurs, il est plus « inclusif ». Il permet donc de faire travailler ensemble des personnes venues d’horizons divers en les plongeant ensemble dans une grande marmite où tous se retrouvent à armes égales. Dauphine propose cette année, lors de sa « semaine d’intégration », des ateliers d’innovation destinés aux nouveaux étudiants.

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                Comment le design est passé de l’industrie aux start-up






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Artisan des Consultations jeunes consommateurs ou encore des premières salles de shoot, ce psychologue clinicien milite depuis vingt ans pour améliorer la prise en charge des addictions.
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Jean-Pierre Couteron, accro à l’addictologie

Artisan des Consultations jeunes consommateurs ou encore des premières salles de shoot, ce psychologue clinicien milite depuis vingt ans pour améliorer la prise en charge des addictions.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 16h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Il peut tout à la fois citer Georges Canguilhem et Jacques Higelin… A la fin du discours de Jean-Pierre Couteron, le 24 mai à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, lors des 8e Journées nationales de la fédération Addiction, la salle est debout et l’ovationne. Près de 1 500 personnes. L’émotion est palpable. Ce jour-là, il a un lumbago, la voix un peu cassée, mais il livre durant une demi-heure un discours brillant sur l’homme augmenté. S’il a passé la main en tant que président de la fédération Addiction – un réseau de 210 associations –, le 5 juillet, au ­psychiatre bordelais Jean-Michel Delile, Jean-Pierre Couteron reste au conseil d’administration de la fédération, et occupe une fonction de porte-parole. Il commence aussi un enseignement au Conservatoire national des arts et ­métiers (CNAM). Le tout en poursuivant son activité clinique au centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie et à la Consultation jeunes consommateurs (CJC) de l’association Oppelia de Boulogne-Billancourt, où il exerce depuis quatre ans.
C’est l’homme de trois grandes batailles. D’abord pour les jeunes. Il a été l’un des artisans des CJC. Entre la prévention et le soin, ce dispositif né en 2004 pour les consommateurs de cannabis s’est élargi aux autres addictions. Jean-Michel Delile se souvient : « Il y a une vingtaine d’années, Jean-Pierre, alors jeune psychologue, nous bousculait en nous parlant des expériences menées en Australie. C’était un véritable précurseur. »
Son deuxième combat, moins médiatique : l’ouverture des communautés thérapeutiques. Ce modèle décrié est peu connu. Il en existe aujourd’hui une dizaine en France. Il est selon lui « nécessaire de disposer d’une palette de réponses en addictologie ». Son propre parcours, analytique, est ouvert à d’autres approches.
Première salle de shoot
Enfin, troisième croisade, la réduction des risques. Malgré l’hostilité politique, il s’est battu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A Chicago, le champion olympique du 5 000 et 10 000 disputait seulement son troisième marathon.
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Mo Farah s’offre sa première victoire (et le record d’Europe) en marathon

A Chicago, le champion olympique du 5 000 et 10 000 disputait seulement son troisième marathon.



LE MONDE
 |    07.10.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
07.10.2018 à 17h32
   





                        



   


La troisième tentative aura été la bonne. Reconverti sur cette distance, le Britannique Mo Farah a remporté, dimanche 7 octobre, le marathon de Chicago.
Roi incontesté du demi-fond avec quatre titres olympiques (2012 et 2016) et six titres de champion du monde sur 5 000 m et 10 000 m, Farah signe là sa première victoire en marathon.
Progressivement passé de la piste à la route ces dernières années, l’athlète participait seulement à son troisième marathon, après les éditions 2014 et 2018 du marathon de Londres, où il avait respectivement fini à la 8e et à la 3e place.
Après cette victoire dominicale, Sir Mo Farah s’offre déjà le record d’Europe sur la distance (42,195 km), son objectif du jour : il a achevé la course en 2 heures, 5 minutes et 11 secondes (temps officieux, précise l’Agence France-Presse). Depuis décembre 2017 et une course à Fukuoka, au Japon, le record était détenu par le Norvégien Sondre Nordstad Moen (2 heures 5 minutes et 48 secondes).
Aux Etats-Unis, Mo Farah a devancé l’Éthiopien Mosinet Geremew (2 heures, 5 minutes et 24 secondes) et le Japonais Suguru Osako (2 heures 5 minutes 50 secondes).
Dans le tableau féminin, la Kényane Brigid Kosgei, 2e l’an dernier, s’est imposée en 2 heures, 18 minutes et 36 secondes, devant les Éthiopiennes Roza Dereje (2 heures, 21 minutes et 18 secondes) et Shure Demise (2 heures, 22 minutes et 15 secondes).



                            


                        

                        

