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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Aussi connu pour ses résultats que pour sa marionnette de tyran des pelouses au milieu des années 2000, le nouvel entraîneur du FC Nantes a marqué ses anciens joueurs, qui le décrivent en technicien exigeant mais toujours humain.
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Vahid Halilhodzic n’est pas qu’un « Guignol » tyrannique

Aussi connu pour ses résultats que pour sa marionnette de tyran des pelouses au milieu des années 2000, le nouvel entraîneur du FC Nantes a marqué ses anciens joueurs, qui le décrivent en technicien exigeant mais toujours humain.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h00
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                            Alexandre Pedro








                        



   


Pour sa première conférence de presse, jeudi 4 octobre, comme entraîneur des « Canaris », Vahid Halilhodzic a adopté des accents à la Churchill. Chez lui, « des larmes et du sang » se traduit par : « J’ai dit aux joueurs : “Aujourd’hui, je ne peux vous promettre que du travail et de la souffrance. Peut-être qu’un jour on va rigoler…” » 
Le ton est donné, le personnage de nouveau en place, celle libérée par le Portugais Miguel Cardoso, débarqué mardi par le président Waldemar Kita alors que le Football club de Nantes (FCN) – qui se déplace à Bordeaux dimanche (15 heures) – pointe à la 19e place du classement.

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Le Bosnien retrouve le championnat de France treize ans après son départ avec pertes, fracas et chasse à la taupe du Paris-Saint-Germain. Persuadé – à juste titre – que ses propos sont rapportés dans la presse, Halilhodzic cherche le tuyau percé dans son vestiaire et verse dans « la paranoïa totale », selon son président de l’époque, Francis Graille. « Coach Vahid » prend alors son baluchon pour arpenter les championnats turc, saoudien, croate ou s’essayer comme sélectionneur de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et du Japon. 
Mais Vahid Halilhodzic avait une dernière affaire à régler avec son pays d’adoption, dont il possède la nationalité depuis 1995. « Il a toujours voulu entraîner Nantes. C’est son club de cœur et le poste lui est souvent passé sous le nez », explique Christophe Pignol. Champion de France avec le FCN en 1995, l’ex-défenseur est passé sous ses ordres à Lille entre 2000 et 2002. Il s’amuse de l’effervescence médiatique autour de son retour. « Quand Ricardo revient à Bordeaux, on en parle une journée. Vahid, cela fait quinze jours qu’on ne parle que de lui. Il y a toujours un nouvel épisode, c’est “Vahid fait des pompes”, “Vahid parle à ses joueurs”... »

« Même les dirigeants avaient peur de lui »
Le premier entraînement à Nantes plante le décor mardi, au centre de la Jonelière. Vahid Halilhodzic prend la parole pendant trente minutes devant son nouveau groupe, avant d’enchaîner sur une séance de deux heures ponctuée par quelques tours de terrain et une série de pompes. Avec un message derrière : à 66 printemps, l’ancien buteur du club (de 1981 à 1986) dépasse peut-être d’un an l’âge limite pour exercer en Ligue 1 (le FCN obtiendra une dérogation), mais il conserve sa ligne et sa vitalité de jeune homme.
Dans le personnage de « coach Vahid », tout part du physique. Haute stature, épaules larges et regard d’aigle qui foudroie, le technicien « en impose tout de suite », assure son ancien joueur à Lille, Grégory Tafforeau. « Il a du charisme et il va s’en servir pour t’impressionner, poursuit-il. Même les dirigeants avaient peur de lui. » 

   


Quand il arrive au chevet du LOSC en septembre 1998, le club erre à la 17e place de D2. Trois ans plus tard, son armée de sans-grades se hisse en Ligue des champions. Une progression obtenue par un entraîneur qui tire le maximum « de joueurs moyens », comme le rappelle Johnny Ecker, auteur d’un mémorable coup-franc à Parme lors d’un match qualification pour la phase de groupe de la C1.
« Costard cravache », titre Libération à son sujet dans un portrait à l’époque. Ecker détaille pour la cravache :
« Dès mon premier jour, Vahid m’a prévenu : “Tu vas maigrir, tu vas souffrir maintenant.” Il disait toujours que celui qui vomissait à l’entraînement, il l’embrassait, parce que ça voulait dire qu’on était allé au bout de soi-même. » 

A défaut de génie, les Lillois courent plus vite, plus longtemps et toujours ensemble. Le stage de fin de saison entre Noël et le Nouvel An est redouté. Olivier Echouafni l’expérimente en 2002 à Rennes, où Halilhodzic applique son traitement de choc à une équipe en crise. « Je n’ai jamais autant couru de ma carrière. Le 31 décembre, je me suis couché très tôt, j’arrivais à peine à lever ma coupe de champagne », exhume l’ancien milieu de terrain.
Troisième personne du singulier
Mais avant de demander de la sueur, l’entraîneur exige de ses troupes une haine viscérale de la défaite. A Lille, les plus anciens gardent en mémoire sa colère froide à son arrivée. « Après une défaite, les joueurs ont commencé à rigoler. J’ai stoppé le bus. J’ai dit “je suis déçu. Si vous rigolez, vous sortez et rentrez à pied” », racontait-il à L’Equipe en 2001.
Vahid Halilhodzic instaure une pesée hebdomadaire, exige qu’on se lève en sa présence pour le saluer et chasse les retards. « Je suis resté une saison avec lui, je ne suis jamais arrivé en retard le matin. J’avais tellement peur que j’avais branché trois réveils », en sourit encore Grégory Tafforeau.
Le Nord adopte l’enfant de Mostar. Cabot, il aime venir récolter avant les matchs l’ovation du public du stade Grimonprez-Jooris et régale les médias. Entre son accent (qui le complexe), son éternel imperméable et son goût pour la 3e personne du singulier (« Quand ils gagnent, les joueurs peuvent chambrer Vahid. Quand ils perdent, non »), Halilhodzic est bien la star de son équipe.

   


A son arrivée à Nantes, l’attaquant avait lancé à son entraîneur, Jean-Claude Suaudeau, qu’il était « une statue » en Yougoslavie. Le 23 novembre 2001, il devient une marionnette en latex. « Les Guignols de l’info » le campe en entraîneur despotique, comme lors de ce premier sketch : « En cas défaite, Vahid prend joueur au hasard et exécute lui balle dans nuque. » [sic] Dans un autre, on le voit fouetter ses hommes. « C’était imagé, mais c’était un peu ça », concède Ecker, dont l’une des marionnettes porte son maillot.
L’intéressé rit jaune. S’il est « un peu comédien dans son fonctionnement », dit Christophe Pignol, la caricature le touche. « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas comme ça. Certains sont contents de passer aux “Guignols de l’info.” Pas moi. » En 2012, Halilhodzic admet dans un entretien à France Football sa part de responsabilité dans sa « guignolisation » :
« J’étais un peu rigide. Mais je suis quelqu’un d’attachant, sincère, fidèle. Je suis même un peu naïf. A un moment donné, j’étais plus connu pour mon guignol que pour mon travail. »
Ruiné et marqué par la guerre
Oui, l’entraîneur est exigeant, « toujours sur ton dos », admet Johnny Ecker. Oui, un joueur du LOSC (Ted Agasson) a préféré refuser une prolongation de contrat plutôt que poursuivre sous ses ordres. Mais ses anciens protégés décrivent un autre « coach Vahid » : « Un type avec beaucoup d’humour » (Pignol), « qui ne fait pas de différences entre les joueurs » (Tafforeau), « que je remercierai toute ma vie » (Ecker).
En avril 2001, Christope Pignol contracte une leucémie aiguë. « Il a été proche de moi, de ma famille, salue celui qui mettra un an à vaincre la maladie. J’ai un grand respect pour l’homme. Quand j’ai essayé de revenir, il m’a donné ma chance. Il possède une grande sensibilité, c’est aussi dû à ce qu’il a vécu. »
Après sa carrière de joueur, Vahid Halilhodzic avait réussi sa reconversion. A Mostar, il possédait une boulangerie, un café, une boutique Benneton, avait trouvé le temps de décrocher des diplômes universitaires en biomécanique et mathématique. C’était avant que la Yougoslavie ne vole en éclats.
« En une journée, j’ai perdu tout mon travail de vingt ans. Parce que j’étais musulman, riche et célèbre, ils ont bombardé ma maison et ma vie. » En 1993, il met sa famille à l’abri dans un appartement de la rue Lauriston, à Paris, acheté du temps où il était l’avant-centre du PSG. Seul, il organise des convois humanitaires entre la Bosnie et l’Allemagne. Mais il est contraint de quitter Mostar pour fuir les paramilitaires croates qui cherchent à le tuer.
« Vahid n’est pas un tyran »
Devenu réfugié, Halilhodzic prend les commandes de Beauvais en D2. Echec. L’intéressé admettra qu’il n’était pas prêt, pas remis de « ces atrocités que l’on croyait réservées aux livres d’histoire ». Du chômage – pendant trois ans – il dira que « cela a été pire que la guerre ». Il finira par rebondir au Raja Casablanca.
A Lille, le Bosnien partage avec ses joueurs ce passé encore brûlant. Il s’en sert, comme le confie Johnny Ecker. 
« Il parlait souvent de la Bosnie. Il nous disait parfois après une défaite qu’on était des enfants gâtés, qu’on n’avait jamais connu la guerre, c’était une façon pour lui de nous titiller. Et ça marchait. »

   


« Vahid n’est pas un tyran ! », se défendait-il en 2012 dans les colonnes de France Football. Au moment de retrouver les bancs de la Ligue 1, il n’échappe pas à ces anecdotes qui ont aussi contribué à sa légende. A commencer par l’épisode de la Playstation à Rennes.
Pris manettes à la main à la veille d’un match à Strasbourg, Lamine Diatta et Anthony Reveillère sont priés de rentrer en Ille-et-Vilaine « et par leurs propres moyens », rappelle Olivier Echouafni. « Il avait voulu faire un exemple, poursuit le joueur. Mais on avait gagné ce match et derrière, il avait traité Lamine et Anthony comme les autres. »
Le Bosnien justifiera sa décision, arguments scientifiques à l’appui. « Trois heures de Playstation équivalent à quarante-cinq minutes de match physiquement et à la totalité d’une rencontre émotionnellement. »
Aujourd’hui, se pose la question de la compatibilité de la méthode « Vahid » avec l’époque et la nouvelle génération. « Je pense qu’il a dû mettre un peu d’eau dans son vin, mais pas trop non plus, avance Johnny Ecker. Il ne cautionnera pas certains comportements. » « Il est très intelligent, sait s’adapter et va tenir compte de l’évolution des mentalités », veut aussi croire Grégory Tafforeau.
Pour sa présentation, il a tenu à rassurer ses joueurs : « Je les trouve un peu inquiets, car ils ont entendu beaucoup de choses sur Vahid, mais il y a beaucoup de conneries qui sortent sur Vahid. » Bonne nouvelle pour lui, les Guignols ne sont plus là pour le grimer en tyran sadique des Balkans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Sur Paris-Tours, dimanche, les coureurs traverseront neuf chemins de vignes. Prélude possible à un équivalent français des « Strade bianche », comme en rêve ASO, l’organisateur du Tour.
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Le cyclisme à la conquête des chemins

Sur Paris-Tours, dimanche, les coureurs traverseront neuf chemins de vignes. Prélude possible à un équivalent français des « Strade bianche », comme en rêve ASO, l’organisateur du Tour.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 14h00
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            Clément Guillou








                        


Partis de bon matin, ils arriveront sur les chemins, à bicyclette, vers 15 h 30. Il n’est pas dit qu’ils vivent l’enfer pour ne pas mettre pied à terre, car ces chemins-là ne vont pas montant, mais les cailloux pourraient en forcer quelques-uns à s’arrêter, tout de même. Paris-Tours, 122 ans au compteur, se présentera dimanche refaite à neuf : neuf « chemins de vignes », serpentant dans l’AOC Vouvray – en pleines vendanges – pimenteront le final de cette semi-classique indéfinissable. On la dit offerte aux sprinteurs, mais elle leur échappe deux fois sur trois depuis trente ans. Avec 12,5 kilomètres de chemins de vignes et six nouvelles côtes sèches dans les cinquante derniers kilomètres, le risque d’assister à un sprint massif diminue encore davantage.

Envoyer les coureurs ailleurs que sur leur terrain naturel, le bitume, est devenu tendance chez les organisateurs, en quête d’imprévisible dans un cyclisme souvent corseté par les grosses équipes, la Sky en tête. Les chemins introduisent une part d’aléa – le risque de crevaison est élevé – mais aussi de belles images à vendre au téléspectateur, qui cherche autant à voyager de son canapé qu’à regarder une compétition sportive. Pour Amaury Sport Organisation (ASO), propriétaire de Paris-Tours, en perte de vitesse depuis une dizaine d’années, ces chemins pourraient lui donner une identité nouvelle.

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« La classique des feuilles mortes [son surnom qu’elle partage avec le Tour de Lombardie] va devenir la classique des feuilles de vignes », formulait Christian Prudhomme, directeur d’ASO, le mois dernier. Pas si vite : l’innovation est là pour deux, trois ans, et « on fera un bilan pour voir ce que cela apporte à la course », précise Thierry Gouvenou, son directeur sportif.
Le rêve d’une « Strade bianche » française
Celui chargé de dessiner les parcours des épreuves d’ASO passe son temps dans les vignobles, ces derniers temps. Non qu’il soit un ivrogne : Thierry Gouvenou prospecte. Son rêve du moment, c’est de créer, dans quelques années, une nouvelle course inspirée des Strade bianche (littéralement « routes blanches » en italien), épreuve de début de saison en Italie qui, avec ses chemins blancs dans le Chianti, en Toscane, et son arrivée sur la majestueuse place du Palio de Sienne, s’est fait, en onze ans à peine, une place de choix dans le début de saison cycliste.

   



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« Parmi les nouvelles courses créées ces dernières années, les Strade bianche sont la plus réussie, la seule qui apporte quelque chose de nouveau. Si on trouvait un jour le terrain idéal, j’aimerais qu’on puisse avoir ça en France, explique Thierry Gouvernou au Monde. Mais les Italiens l’ont bien compris : il faut des paysages, un lieu qui parle au monde entier. Mais c’est un gros boulot pour trouver l’endroit : on aimerait des chemins plus longs que sur Paris-Tours, Paris-Roubaix annonce 50 kilomètres de pavés, pour une course de chemins il en faudrait au moins 30 kilomètres. »
L’ancien coureur a cherché dans les vignobles les plus glamours : Champagne et Bourgogne. Sans trouver, jusqu’à présent, le lieu idoine. Il lui a été soufflé d’aller chercher dans le Languedoc. Il réfléchit à haute voix : « Peut-être que ce sera Paris-Tours ? En cherchant un peu plus… »
Sur le Tour, un col non bitumé ?
En 2016, ASO avait déjà placé des chemins de terre près de l’arrivée de la première étape de Paris-Nice, à Vendôme, où aura lieu le ravitaillement de ce Paris-Tours (qui part en réalité de Chartres). La quête de Thierry Gouvenou est désormais de trouver un chemin pour les coureurs du Tour de France.
« On voudrait un col. On aimerait trouver l’équivalent de ce qu’ont les organisateurs du Tour d’Italie avec le colle delle Finestre », dit-il en référence à cette ascension redoutable mise en 2005 au parcours du Giro et dont les huit derniers kilomètres ne sont pas goudronnés. C’est dans ce col d’un autre temps que Christopher Froome avait, au mois de mai, lancé son offensive vers la victoire au classement final.

   


« Ce qu’on a envie de retrouver, précise Gouvenou, c’est cette image des coureurs au milieu de la montagne sur un chemin empierré, comme lorsque les organisateurs du Tour ont envoyé les coureurs sur le Tourmalet en 1910. Je me dis qu’ils prenaient plus de risques que nous. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Il Cavaliere a racheté le club de 3e division de Monza le 28 septembre, une acquisition estimée à 3 millions d’euros. Les supporteurs locaux rêvent d’une remontée.
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Berlusconi remet les pieds dans le football italien


                      Il Cavaliere a racheté le club de 3e division de Monza le 28 septembre, une acquisition estimée à 3 millions d’euros. Les supporteurs locaux rêvent d’une remontée.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h15
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








   


Bien sûr, le stade Brianteo de Monza n’a pas grand-chose à voir avec le San Siro de Milan. Un peu plus de 18 000 places sur deux tribunes un peu vétustes, pas de virage, un terrain de qualité inégale… difficile d’imaginer ici de grandes soirées de Coupe d’Europe. Le calendrier du club, lui non plus, n’incite pas aux fantasmes les plus fous. Défait à Ravenne le 30 septembre (1-0), après trois victoires de rang, le club lombard doit bientôt rencontrer San Benedetto del Tronto, avant de recevoir le club de Trieste, pour le compte du groupe B du championnat italien de Serie C – l’équivalent de la troisième division. Mais pourquoi s’interdire de rêver ?
« C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi. » Adriano Galliani, administrateur délégué du club
L’ancien président de l’AC Milan Silvio Berlusconi, 82 ans, flanqué de son bras droit et homme de confiance, Adriano Galliani, 74 ans, qui pendant trois décennies ont régné sur l’un des clubs les plus titrés d’Italie – et d’Europe –, n’avaient plus de rôle officiel dans le football italien depuis le printemps 2017. Comme deux vieilles gloires de la scène s’en iraient en tournée pour reprendre leurs succès de toujours, ils ont décidé de remettre ça. Le 28 septembre, par un communiqué, la Fininvest, holding patrimoniale de la famille Berlusconi, annonçait la conclusion de l’opération de rachat de la Société sportive Monza 1912, après des semaines de rumeurs de plus en plus insistantes. Le prix de l’acquisition tournerait autour des 3 millions d’euros. Autant dire une paille pour Silvio Berlusconi, dont le patrimoine est estimé à 6 milliards d’euros par le magazine américain Forbes, et qui a retiré environ 700 millions d’euros de la vente de l’AC Milan…

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Lors de la conférence de presse marquant l’annonce du rachat, Adriano Galliani, à peine nommé administrateur délégué du club, a fait montre d’une émotion plutôt inhabituelle. « C’est une opération romantique, un acte d’amour de Berlusconi et moi », a-t-il confié aux journalistes. De fait, les deux hommes sont tout sauf des inconnus dans les environs. La villa San Martino, à Arcore, où le milliardaire passe le plus clair de son temps, est à deux pas du stade de Monza : il peut même en apercevoir les lumières de sa maison. Quant à Galliani, c’est dans cette prospère ville moyenne de Lombardie (120 000 habitants) qu’il est né, et c’est au sein de ce club qu’il a fait ses premiers pas de manageur sportif, avant d’être appelé à la direction de l’AC Milan par Silvio Berlusconi, en 1986.
Aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps.
Habitué à vivoter paisiblement en Serie C, malgré quelques incursions à l’échelon supérieur (Serie B), ce petit club sans histoires a, par le passé, vu évoluer plusieurs stars en devenir, comme Luigi Di Biagio, Alessandro Costacurta ou même un jeune joueur français, alors parfaitement inconnu, nommé Patrice Evra. Depuis l’annonce de cette reprise, c’est de noms de ce calibre que se prennent à rêver les supporteurs locaux. Les deux « jeunes » repreneurs du club, eux, évoquent à moyen terme l’accession en Serie A. Quoi de plus logique, pour un tandem ayant remporté, en trois décennies à la tête de l’AC Milan, huit titres de champion d’Italie, une Coupe d’Italie et cinq Ligues des champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes ?

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Pour l’heure, aucun renfort prestigieux n’a été annoncé, mais il serait très étonnant que le silence de Silvio Berlusconi dure longtemps. Devenir propriétaire du club de Monza peut être un choix affectif, mais lui permettre d’arriver au sommet est plus encore une affaire d’amour-propre.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.
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Dans les nouveaux studios d’Altice, l’heure est à la fusion

Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h07
    |

            François Bougon








                        



   


Difficile d’échapper au moment fugace de nostalgie d’Alain Weill, lorsqu’on arpente avec lui les tout nouveaux locaux – vastes et flambant neufs – du groupe de presse qu’il a fondé. « RMC, quand on l’a repris, c’était vingt ans de pertes. On était les derniers de la classe, nous étions au fond du trou. Depuis, on s’est totalement transformé », commente-t-il, en entrant dans le studio de RMC Sport, la chaîne qui diffuse désormais la Ligue des champions de football en exclusivité. Pas de larme à l’œil, mais une petite revanche sur ceux qui prédisaient son échec, lorsque RMC était descendu à 1,8 point d’audience juste après son rachat…
Le groupe de médias, dont le rachat par Altice, maison mère de SFR, a été achevé cette année, va disposer au total de sept studios modernes, pour un investissement de 35 millions d’euros, dans un immeuble baptisé « Altice Campus ». Il est situé en face du tout nouveau ministère de la défense, dans le 15e arrondissement de Paris, et 1 000 journalistes y seront rassemblés. Sept mille personnes y seront employées, si on y ajoute les employés de SFR. Les deux titres de presse écrite du groupe, L’Express et Libération, avaient rejoint le lieu dès l’automne 2017. Un an plus tard, les radios et les télévisions, dont la chaîne d’informations en continu BFMTV et le bouquet sportif RMC Sport, qui se trouvaient de l’autre côté du périphérique, les rejoignent.

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« Le symbole de la maturité du groupe »
L’aventure a donc commencé il y a près de dix-huit ans par le rachat par Alain Weill, ancien cadre dirigeant de NRJ, d’une radio en déclin, Radio Monte Carlo. Il l’avait déménagée du Rocher à Paris, d’abord dans des locaux provisoires, avenue Kléber, puis le long du boulevard périphérique, rue d’Oradour-sur-Glane. Depuis, le groupe a pris de l’ampleur et a connu le succès avec BFMTV. A partir de dimanche 7 octobre, la première chaîne d’information en continu de France se déploie avec un studio principal où trois plateaux sont disponibles, mais aussi trois salles de maquillage et un salon VIP pour accueillir ses invités les plus prestigieux. Pour la première fois, le groupe dispose aussi d’un espace qui peut accueillir du public et servira lors des soirées électorales.

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Mi-octobre, ce sont cinq matinales qui seront diffusées depuis ces nouveaux lieux. Dont celle, emblématique, de Jean-Jacques Bourdin, l’intervieweur vedette. Le tout, à la fois en radio et en télévision. Un pari qu’Alain Weill a fait dès 2007, lors de la campagne présidentielle : « Aujourd’hui, les gens veulent de l’image lorsqu’il se passe quelque chose. »

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Pour Alain Weill, « cet immeuble, c’est le symbole de la maturité du groupe ». Un groupe dont le destin est lié désormais à l’opérateur SFR au nom de la convergence entre les tuyaux et les contenus. Si ce modèle n’a pas vraiment fait ses preuves en Europe, le PDG d’Altice Europe y croit dur comme fer. Finie la nostalgie, c’est l’heure des certitudes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le photojournaliste Alkis Konstantinidisa a croisé la route de Christ Wamba lors d’un sauvetage au large de l’île grecque de Lesbos. Il le retrouve aujourd’hui lors de son entraînement à l’Aris Salonique.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, mercredi, après le match de Ligue des champions.
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Le PSG bannit une trentaine d’ultras après les incidents contre l’Etoile rouge de Belgrade

Entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, mercredi, après le match de Ligue des champions.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 19h56
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h06
   





                        



   


Une trentaine d’ultras du PSG ont vu leur abonnement résilié pour une durée d’un an par le club de la capitale, a appris vendredi 5 octobre l’Agence France-Presse (AFP) de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Cette décision a été prise après les incidents survenus en marge du match de Ligue des champions contre l’Etoile rouge Belgrade mercredi au Parc des Princes.
Après le match remporté 6-1 par le PSG, entre 300 et 400 individus cagoulés et équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, à quelques encablures du stade parisien.
Enquête de l’UEFA
Jeudi soir, le Paris Saint-Germain, qui est visé par une enquête de l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour utilisation d’engins pyrotechniques et « troubles dans le public », avait annoncé vouloir « exclure sans délai les fauteurs de trouble identifiés ». Le PSG avait déploré « le non-respect par certains individus de la convention » liant le club au Collectif ultras Paris (CUP), qui a conditionné le retour des ultras au Parc des Princes depuis octobre 2016.
Le club a envoyé une lettre recommandée aux abonnés tenus pour responsables afin de leur signifier la résiliation de leur abonnement. Aucun titre donnant accès au stade ne leur sera délivré jusqu’au 3 octobre 2019, soit un an jour pour jour après le PSG-Belgrade de mercredi, prévient le PSG dans ce courrier, publié par Le Parisien.
Le président du Collectif ultras Paris, Romain Mabille, avait affirmé dans le quotidien que « si des gens sont exclus, on les exclura du CUP ». « Il n’était aucunement prévu de se diriger vers les Serbes. On devait rester devant notre virage et se défendre en cas d’attaque », avait-il expliqué.
Le président serbe, Aleksandar Vucic, a par ailleurs déclaré vendredi qu’il allait « demander les noms de tous les bandits et hooligans qui ont attaqué les supporters de l’Etoile rouge avec des bâtons ». « Nous demanderons à voir comment ils seront punis », a-t-il ajouté. « J’imagine qu’ils étaient frustrés de ne pas être remarqués et entendus dans leur propre stade, et donc, j’imagine qu’ils ont voulu passer leur colère sur les supporteurs de l’Etoile rouge », a estimé le président de Serbie, promettant de coopérer avec la France de la même manière qu’à l’occasion du meurtre du Français Brice Taton commis par un supporteur du Partizan, en 2009, à Belgrade.
Le PSG a déjà été sanctionné par l’UEFA pour l’utilisation de fumigènes et autres engins pyrotechniques par ses ultras, le 7 mars, lors du match perdu contre le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions : c’est pour cette raison que, mercredi soir, l’une des tribunes du Parc des princes (la tribune Auteuil) était vide de spectateurs.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le constructeur français, qui ambitionne toujours de voir l’un de ses pilotes monter sur le podium d’un grand prix, doit améliorer son moteur. Il a embauché le pilote australien Daniel Ricciardo.
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Formule 1 : Renault veut dès à présent oublier 2018 et se projeter sur 2019

Le constructeur français, qui ambitionne toujours de voir l’un de ses pilotes monter sur le podium d’un grand prix, doit améliorer son moteur. Il a embauché le pilote australien Daniel Ricciardo.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 19h10
    |

            Catherine Pacary (Propos recueillis par)








                        



   


« Il va falloir faire le dos rond. » Dimanche 30 septembre, sur Canal+, à l’issue d’un Grand Prix de Russie vierge de points pour Renault Sport F1, Alain Prost, consultant spécial de l’écurie française, semblait résigné. Alors qu’il reste cinq grands prix à courir avant la fin de la saison de formule 1, Renault Sport F1 a d’ores et déjà « tiré le rideau » sur cette dernière, ou presque. « Nous ne sommes pas au niveau où nous devrions être. Nous régressons même dans certains domaines, alors que les autres ont bien avancé sur les moteurs », a ajouté l’ex-quadruple champion du monde, précisant que Renault Sport F1 ne compte « plus apporter beaucoup d’évolutions sur la voiture et le moteur » d’ici à la fin de la saison.
Deux jours après ces déclarations, Alain Prost, mobilisé sur le stand du Losange au Mondial de l’auto, à Paris, atténuait un peu ses propos : « Ah bon, j’ai dit ça ? », feignait-il d’interroger, tout en déclarant : « On n’est pas au niveau des meilleurs. Mais on va le devenir, dès l’année prochaine. » Oubliée dès à présent la saison 2018, l’écurie et ses équipes ont donc choisi de se concentrer d’ores et déjà sur l’année prochaine.
La fougue de Max Verstappen
L’objectif de 2019 reste le même que celui non atteint cette saison : que l’un des pilotes de l’écurie réussisse à monter sur une des marches du podium en finissant au moins 3e d’une course. C’est ce qui avait été défini dans l’échéancier de mars 2016, date du grand retour de Renault comme constructeur en F1.
A la veille du Grand Prix de Japon, dimanche 7 octobre, Renault figure au 4e rang du classement des constructeurs et ses pilotes Nico Hülkenberg et Carlos Sainz sont respectivement classés 8e et 12e.
L’amélioration du moteur constitue le premier défi à relever. Contrairement à ce que l’écurie française claironnait en août – « le moteur est assez bon pour placer la voiture en pôle, gagner des courses et jouer le titre » –, le bloc propulseur connaît des difficultés, pointées régulièrement, et en public, par le pilote de l’écurie Red Bull, Max Verstappen, qui accuse son motoriste Renault de manquer soit de fiabilité, soit de performance.

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Red Bull s’est vu infliger une lourde pénalité le week-end dernier à Sotchi (Russie), pour avoir changé une fois de trop de groupe propulseur, reléguant Max Verstappen à la 19e position sur la grille de départ. Furieux, le pilote a réagi avec talent, pour s’offrir, le jour de ses 21 ans, une remontée à la 5e place à l’arrivée. « J’exige beaucoup du bloc [moteur], mais je suis ici pour gagner. Je ne suis pas là pour finir 7e comme eux [classement alors de Nico Hülkenberg] », a-t-il lancé à l’arrivée.
Jérôme Stoll, président de Renault Sport F1, temporise : « Verstappen est extrêmement brillant mais il a la fougue de la jeunesse, y compris dans l’expression, et de temps en temps, il faut lui dire “On se calme”. » 
Chez Red Bull, la patience n’est toutefois plus à l’ordre du jour : en 2019, l’écurie sera motorisée par Honda. Pour sa part, Renault espère que ses ingénieurs auront enfin trouvé la bonne formule puissance-fiabilité pour ses moteurs.
« Trouvez-moi un pilote chinois ! »
Pour motiver ses équipes de recherche et développement, Jérôme Stoll table sur sa dernière recrue, le pilote Daniel Ricciardo, qui arrivera à partir de 2019 au côté de Nico Hülkenberg. Avec sept victoires au compteur, le souriant Australien de 29 ans a démontré qu’il connaissait le chemin des podiums (29 fois). Ce palmarès, il aura à cœur de l’étoffer. « Et c’est très bien, enchaîne M. Stoll. Il nous oblige à plus de performance et d’exigence. » 
Faire venir un tel pilote n’a pas été facile. Il a fallu mettre le prix. « Cela s’appelle un impact budgétaire ! », rectifie le président de Renault Sport F1. Sans dévoiler le montant du transfert, il précise avoir payé « au prix du marché » : « On a fait une offre il y a quelques mois. On a maintenu cette offre et à la fin, il l’a acceptée. »
Le recrutement de Daniel Ricciardo « a été privilégié, car on devait avoir un pilote de premier rang », justifie Jérôme Stoll. En signant l’Australien, Renault a exclu le jeune pilote français Esteban Ocon, au terme d’un mercato estival complexe. « On fixe différents scénarios, explique Jérôme Stoll. Ricciardo, Ocon, [Carlos] Sainz étaient dans la short list. Après, il fallait étudier les possibilités. Sainz était rattaché à Red Bull, Ocon à Mercedes… »
Renault Sport F1 n’a pas été seule pour prendre les décisions. Entité de l’Alliance (ce partenariat automobile franco-japonais qui réunit Renault, Nissan et Mitsubichi), dirigée par Carlos Ghosn, elle doit rendre des comptes. « Le budget de la F1, chez Renault, est géré par la direction du marketing. Pas par la direction de l’ingénierie [recherche et développement], précise M. Stoll. C’est un investissement. En contrepartie, la direction attend un retour d’image, un retour marketing. Et de monter sur le podium. »
Et qu’importe la nationalité du pilote : « Carlos Ghosn me dit toujours : “Trouvez-moi un pilote chinois !” », ce qui serait excellent pour asseoir la stratégie de développement de la marque Renault en Chine. « La priorité, martèle M. Stoll, c’est le podium. Après, le reste se décline. »

Des idées pour améliorer l’image et l’attractivité de la F1
Avoir pour ambition de se positionner parmi les grandes écuries de Formule 1 implique de prendre part au débat qui mènera à la réforme de la compétition reine du sport automobile en 2021, année où les actuels accords-cadres sur la redistribution aux écuries des produits commerciaux arrivent à échéance.
Les dirigeants de Renault Sport ont quelques idées quant à l’amélioration de l’image et de l’attractivité du championnat. Sur la durée de la course par exemple : certains proposent de la ramener de cent dix minutes à quarante-cinq minutes, comme un Grand Prix Moto.
Jérôme Stoll, président de Renault Sport F1 dit « préférer cinquante minutes de compétition à une heure et demie d’ennui ». Son consultant, Alain Prost, privilégie toutefois le maintien du format actuel. Mais, pour M. Stoll, « le vrai sujet est ailleurs ». Selon lui, « ce sont les réglementations qui limitent le spectacle » : et de citer le nombre de blocs propulseurs autorisés par saison, l’utilisation contingentée des pneumatiques, la gestion de l’essence, la part accordée à l’aérodynamisme.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Alors que le club italien est critiqué pour la façon dont il a affiché son soutien à sa star portugaise, certains sponsors du quintuple Ballon d’or prennent leurs distances.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
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Le cours de la Juventus Turin chute en Bourse après l’accusation de viol visant Ronaldo

Alors que le club italien est critiqué pour la façon dont il a affiché son soutien à sa star portugaise, certains sponsors du quintuple Ballon d’or prennent leurs distances.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 05h48
    |

            Clément Martel








                        



   


Visé par des accusations de viol et une enquête ouverte aux Etats-Unis, Cristiano Ronaldo est dans la tourmente. Et la situation de la star portugaise du football commence à préoccuper ses sponsors ou les sociétés qui utilisent son image, certains prenant leurs distances.
Elle a aussi des conséquences financières sur le club qui l’emploie, la Juventus Turin : l’action en Bourse du club italien a dévissé, vendredi 5 octobre, perdant 9,92 % de sa valeur en une journée (à 1,19 euro). Le titre s’était certes envolé depuis l’arrivée de l’attaquant portugais en Italie en juillet. Et, vendredi, c’est l’ensemble de la Bourse italienne qui était en recul (mais de 1,29 % seulement).
Cette « sanction » financière n’en traduit pas moins le malaise qui grandit autour de Cristiano Ronaldo depuis que la police de Las Vegas (Etats-Unis) a annoncé, lundi, avoir rouvert l’enquête sur des accusations de viol le concernant.
Cette décision a fait suite à la publication, par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le 29 septembre, d’une enquête fouillée dans laquelle une Américaine, Kathryn Mayorga, 34 ans, accuse le quintuple Ballon d’or de l’avoir violée en juin 2009 à Las Vegas.

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Non sélectionné par le Portugal
Pour autant, à ce stade, la Juventus Turin a choisi d’ignorer ce contexte. Assurant que Ronaldo « va bien » et « est prêt à jouer », l’entraîneur du club, Massimiliano Allegri, a annoncé, vendredi, que son joueur devrait être aligné pour le match prévu samedi sur le terrain de l’Udinese.
La présence du joueur portugais, qui, suspendu, n’avait pas joué avec son club mardi lors du match de Ligue des champions face aux Young Boys de Berne (3-0), se posait après l’annonce de sa non-sélection en équipe nationale.
Jeudi, le sélectionneur du Portugal, Fernando Santos, a expliqué que Ronaldo serait absent de la Seleçao lors des quatre prochains matchs internationaux, en octobre et en novembre. Cette mise en retrait, jusqu’à 2019, est une décision prise en accord avec le joueur, a assuré le sélectionneur.

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Message de soutien critiqué
« Il est normal qu’on l’aide dans un moment délicat, mais il a les épaules assez larges pour se concentrer sur le match de demain, descendre sur le terrain et bien jouer », a déclaré Massimiliano Allegri, réaffirmant le soutien de la Juventus Turin à sa star, acquise à grands frais cet été.
Au cours de la semaine, le choix des mots du club turinois pour afficher ce soutien a toutefois été critiqué. « Ronaldo a prouvé au cours de ces derniers mois son grand professionnalisme et son dévouement, apprécié de tous à la Juventus. Les événements qui ont prétendument eu lieu il y a dix ans ne changent pas cette opinion, partagée par tous ceux qui ont évolué au contact de ce grand champion », a écrit la Juve sur son compte Twitter. Ce tweet a valu au club, septuple champion d’Italie en titre, une avalanche de critiques.
Discret depuis le début de la semaine, Cristiano Ronaldo a de son côté démenti « vigoureusement », mercredi, les accusations. « Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit le Portugais sur son compte Twitter, ajoutant « refuser de nourrir ce cirque médiatique monté par des gens qui cherchent à se faire de la publicité à mes dépens ».
Prise de distance des sponsors
Après la réouverture de l’enquête par la police américaine – elle avait été fermée en 2010 après un accord financier trouvé entre les parties –, les sponsors du joueur prennent désormais leurs distances.
Nike, qui lui a accordé un contrat à vie – seuls les basketteurs américains LeBron James et Michael Jordan en bénéficient également –, s’est dit « profondément préoccupé par ces accusations inquiétantes et continuera de suivre de près la situation ».
Vendredi, l’entreprise Electronic Arts, qui édite le jeu vidéo FIFA 19 – dont Ronaldo est la tête de gondole – a, quant à elle, discrètement retiré le Portugais de son matériel promotionnel en ligne. S’il n’a pas communiqué au sujet de cette « disparition », le groupe a déclaré dans un communiqué avoir « pris connaissance du rapport préoccupant, détaillant les allégations à l’encontre de Cristiano Ronaldo ». L’éditeur a dit « surveiller de près la situation, dans la mesure où nous estimons que les athlètes qui sont porte-étendards et ambassadeurs doivent se comporter d’une manière qui soit en accord avec les valeurs d’EA ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.
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Au Népal, une arnaque qui atteint des sommets


                      Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h16
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








   


Un nouveau record vient d’être battu dans l’Everest, celui de l’escroquerie à très haute altitude. Début septembre, le gouvernement népalais a dévoilé une série de mesures pour combattre un système très élaboré de fraude aux assurances, où des randonneurs étaient incités, malgré eux, à recourir à des évacuations par hélicoptère coûteuses, avant d’être hospitalisés. Ces faux sauvetages auraient rapporté plusieurs millions de dollars aux fraudeurs et brisé de nombreux rêves d’ascension.
Le coût du sauvetage estimé de 4 000 à 12 000 dollars
Au printemps, des centaines d’alpinistes convergent chaque année vers l’Everest dans l’espoir d’atteindre son sommet, à 8 848 mètres. Depuis quelque temps, au moindre mal de tête, souffle court ou nausée – symptômes courants du mal d’altitude –, des sherpas peu scrupuleux insistaient pour que leurs clients regagnent Katmandou, la capitale népalaise, par hélicoptère. Les autorités soupçonnent même certains d’entre eux d’avoir empoisonné les touristes en mélangeant du bicarbonate de soude, un laxatif puissant, à leurs repas. Les porteurs percevaient au passage une généreuse commission : jusqu’à 500 dollars par rapatriement, alors qu’un sherpa gagne en moyenne 25 dollars par jour de travail. L’escroquerie ne s’arrêtait pas là. Les alpinistes secourus étaient ensuite gardés quelques jours dans un hôpital de Katmandou, où le mal d’altitude, s’il était réel, disparaissait naturellement, contrairement à la facture des soins, qui, elle, pouvait vite grimper.

L’AFP, qui a révélé l’escroquerie en juin 2018, a recueilli plusieurs témoignages d’alpinistes dupés. L’Australienne Jessica Reeves a ainsi été évacuée par hélicoptère en octobre 2017 parce qu’elle souffrait… d’un rhume. « Il [mon guide] me disait sans cesse de prendre l’hélicoptère, a-t-elle expliqué. Il m’assurait que ce serait trop risqué de continuer et qu’il valait mieux que je parte maintenant. » Avec elle, huit ou neuf autres alpinistes ont été évacués à bord de trois hélicoptères, avec comme consigne de déclarer à leurs assurances qu’ils avaient voyagé seul. La compagnie d’hélicoptères pouvait de cette manière surfacturer les trajets effectués. Alors que le coût du sauvetage est estimé à 4 000 dollars, certains d’entre eux atteignaient 10 000 à 12 000 dollars.
« La situation est hors de contrôle. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Danny Kaine, Traveller Assist
La vallée du Khumbu, qui mène vers le « toit du monde », est ainsi devenue au fil des ans une véritable ruche à hélicoptères, avec de quinze à vingt trajets héliportés par jour. Airbus a dû se frotter les mains en livrant pas moins de vingt appareils au Népal ces cinq dernières années. La fraude était si bien organisée que des escrocs détenaient des participations dans des agences de randonnées, des compagnies d’hélicoptères et des hôpitaux.
En août, plusieurs compagnies d’assurances ont menacé de ne plus couvrir les expéditions. « La situation est hors de contrôle, a écrit Danny Kaine, l’un des responsables de la société britannique Traveller Assist, au ministère népalais du tourisme. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Traveller Assist a calculé que 30 % des évacuations héliportées qu’elle a remboursées n’étaient pas nécessaires. Les autorités népalaises ont identifié une quinzaine d’entreprises ayant participé à cette escroquerie et ont proposé que les opérations de secours soient coordonnées par une unité de la police népalaise.

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                Katmandou, une renaissance



L’Everest est devenu une industrie attirant des milliers d’alpinistes chaque année. En 2017, 377 permis ont été délivrés pour le sommet, rapportant à l’Etat népalais 2,92 millions de dollars. Cette manne financière attire des opérateurs à meilleur marché qui offrent une ascension pour 20 000 dollars, soit moins d’un tiers de ce que facturent les agences les plus réputées. Dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, où les recettes du tourisme sont vitales, de nombreuses agences proposent également des randonnées dans des vallées de l’Everest plus accessibles, y compris pour les handicapés ou les seniors. Certaines agences baissaient leurs tarifs, quitte à écourter la durée des randonnées, en misant sur les commissions des fausses évacuations.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.
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Une Ligue 1 sans suspense mais pas sans intérêt(s)

Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h41
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

15 avril : le Parc des Princes applaudit poliment son équipe, qui vient de corriger (7-1) le deuxième de la Ligue 1 de football, Monaco, et de s’assurer mathématiquement le titre de champion de France. Les supporteurs du Paris-Saint-Germain sont certes en grève, pour une raison extrasportive, mais cette ambiance de pot de départ sans champagne dit tout du respect dans lequel le public parisien tient désormais le titre de champion : ce n’est qu’un passage obligé.
En ce début de saison 2018-2019, le PSG a déjà mis en coupe réglée la Ligue 1, et peut battre, face à Lyon, dimanche 7 octobre, un nouveau record, avec une neuvième victoire consécutive dans l’entame du championnat. Celui-ci viendrait s’ajouter à ceux établis depuis que le fonds Qatar Sports Investments a racheté le club de la capitale, en 2011 : record de points marqués sur une saison, nombre de victoires, plus grand écart avec le deuxième, plus longue série d’invincibilité, nombre de buts encaissés, meilleure différence de buts. Sa dernière défaite dans un match à enjeu en France remonte au 21 janvier, à Lyon (2-1) justement.
Finie la Ligue 1 « la plus décoiffante »
Compétition sportive la plus médiatisée en France, la Ligue 1 est aussi la plus dépourvue de suspense en ce qui concerne la quête du titre. Un phénomène qui se prolonge dans les autres compétitions nationales puisque le PSG a remporté 17 des 20 trophées distribués dans ses frontières depuis cinq ans. C’est fâcheux : entre les dominations lyonnaise (2002-2008) et parisienne (depuis 2013, interrompue par le titre de Monaco en 2017), l’argument de vente de la Ligue 1 était son suspense incomparable.

Il fallait alors bien cela pour faire oublier la triste moyenne de deux buts par match et l’absence de grands noms. « La France est assurément première au classement du suspense et de la séduction, s’enflammait l’ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ A 58 ans, le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, commente les matchs sur la chaîne beIN Sports. Il sera l’invité du débat sur « l’amour foot » au Monde Festival le 6 octobre.
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                Omar da Fonseca, enfant de la balle


A 58 ans, le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, commente les matchs sur la chaîne beIN Sports. Il sera l’invité du débat sur « l’amour foot » au Monde Festival le 6 octobre.

LE MONDE
                 |                 05.10.2018 à 09h31
                 |

            Caroline Monnot

















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Quand on aime le ballon rond, on aime Omar da Fonseca. Le joueur argentin qui, dans les années 80, fit l’essentiel de sa carrière dans le championnat de France, officie aujourd’hui, à 58 ans, sur la chaîne beIN Sports où il a érigé le commentaire de match au rang d’art baroque.

        En débat au Monde Festival :
         

          L’amour foot



Il est toujours, encore et plus que jamais, le football. Totalement. Sans calcul. Avec ses joies, ses détresses et son humanité. Le style da Fonseca, c’est un mélange de folie et de rigueur, d’envolées lyriques, de transports amoureux, de cris du cœur qui jouent malicieusement avec les emprunts à sa culture natale et chevauchent deux continents. « C’est la balle qui m’a fait connaître la vie, j’ai quitté mon pays, j’ai développé ma “vieillesse”, ma maturité à travers elle. J’ai connu mon existence à travers le jeu », a t-il expliqué.

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                Entre folie argentine et poésie française, le commentateur Omar Da Fonseca, « différent malgré (lui) »



La balle, le jeu. Omar da Fonseca voit encore le football avec des yeux de gosse. Et c’est pour cela qu’on l’aime. Dans ce monde du foot, où la machine à millions s’est emballée depuis longtemps, il rend à ce sport sa part d’enfance.
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre l’ancien footballeur argentin Omar da Fonseca, le metteur en scène Mohamed El Khatib et la politologue Marie-Cécile Naves. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 10 heures à 11 h 30 à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Caroline Monnot
    













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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’OM a partagé les points avec l’Apollon Limassol (2-2), les Girondins se sont inclinés face au FC Copenhague (1-2) et le Stade rennais est tombé à Astana (0-2), en 2e journée.
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Ligue Europa : Marseille et Bordeaux assommés

L’OM a partagé les points avec l’Apollon Limassol (2-2), les Girondins se sont inclinés face au FC Copenhague (1-2) et le Stade rennais est tombé à Astana (0-2), en 2e journée.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 00h51
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 08h09
   





                        



   


Soirée noire en Ligue Europa pour les clubs français : Marseille a été rejoint sur le fil par l’Apollon Limassol (2-2), Bordeaux a été battu à domicile par Copenhague (2-1) et Rennes s’est incliné à Astana (2-0), lors de la deuxième journée jeudi 4 octobre.
L’OM, finaliste 2018, n’a pu éviter l’écueil chypriote, une île dont les équipes ont souvent joué des tours aux clubs français. Privé de Thauvin, l’OM a d’abord pu compter sur son capitaine, Dimitri Payet, et sur un Luiz Gustavo enfin de retour au milieu. Le Français a ouvert le score d’une belle frappe croisée (50e) avant que le Brésilien – servi par Payet – ne double la mise d’un tir tendu (67e). Mais les Chypriotes ont réduit le score par un but superbe de Markovic (74e), juste avant la sortie de Gustavo (75e), puis ont arraché le nul grâce à Zelaya (90e + 1).
La mauvaise série continue pour l’OM, battu en ouverture par l’Eintracht Francfort (2-1) et à la peine aussi en championnat. Les Olympiens sont derniers du groupe H avec leur adversaire du soir. Francfort, vainqueur 4-1 d’une Lazio réduite à 9, est leader.
Regrets bordelais
Battus en ouverture par le Slavia Prague (1-0), les Girondins n’ont pas été récompensés de leurs multiples occasions face à Copenhague et voient leurs chances de qualification nettement se réduire avant une double confrontation avec le Zénith Saint-Pétersbourg.
Sotiriou a ouvert la marque pour les Danois d’une tête puissante (42e). Juste avant la pause, les Bordelais auraient pu égaliser sur penalty, mais Kamano a vu sa frappe passer juste au-dessus de la transversale (45e + 3), après avoir touché la barre sur un lob (29e). Karamoh et Tchouameni se sont également heurtés au gardien Andersen et au poteau. Les Girondins ont fini par égaliser par Sankharé, bien servi par l’ancien de Copenhague Cornelius (84e). Mais les Danois, invaincus depuis 10 matchs en C3, ont douché les espoirs des Français en fin de rencontre grâce à Skov (90e + 2).
Avec zéro point, Bordeaux est dernier de son groupe et la qualification paraît déjà loin, même si le Slavia Prague s’est aussi incliné, chez le Zénith Saint-Pétersbourg (1-0).
Rennes limite la casse
Sans Sarr (blessé) et Ben Arfa (ménagé), puis privé de Baal, sorti sur blessure en première période, Rennes n’a pas confirmé sa victoire inaugurale contre les Tchèques de Jablonec (2-1).
Les hommes de Sabri Lamouchi ont concédé l’ouverture du score face aux Kazakhs d’Astana à la 64e minute par Zaynutdinov d’une belle tête. Les Bretons ont eu l’opportunité d’égaliser, mais la frappe de Bensebaini a fini sur le poteau (87e). Quelques minutes plus tard, les Rouge et Noir ont encaissé un deuxième but à l’issue d’un contre conclu par Tomasov (90e + 1).
Les Rennais enchaînent un quatrième match sans victoire toutes compétitions confondues. Mais grâce au match nul entre le Dynamo Kiev et Jablonek (2-2), ils sont à la 2e place du groupe K.
Dans les autres matchs de la soirée, les favoris ne se sont pas fait surprendre. Arsenal, avec une équipe remaniée, s’est imposé 3-0 à Qarabag avec un but du jeune français Guendouzi. L’AC Milan, d’abord mené par l’Olympiakos, l’a emporté 3-1 (doublé de Cutrone et but d’Higuain). Chelsea longtemps accroché par les Hongrois de Videoton a fini par gagner grâce à Morata (1-0) et prend seul la tête du groupe L. Leverkusen s’est imposé 4-2 face à l’AEK Larnaca.
Le Séville FC s’est en revanche incliné à Krasnodar (2-1), de même que Besiktas à Malmö (2-0).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Sept personnes sont poursuivies par le ministère de la justice américain pour avoir piraté, entre décembre 2014 et mai 2018, l’Agence mondiale antidopage, le Comité olympique international ou le Tribunal arbitral du sport.
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Cyberattaques d’instances sportives : les Etats-Unis inculpent des agents russes

Sept personnes sont poursuivies par le ministère de la justice américain pour avoir piraté, entre décembre 2014 et mai 2018, l’Agence mondiale antidopage, le Comité olympique international ou le Tribunal arbitral du sport.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 19h28
   





                        


La justice américaine a annoncé, jeudi 4 octobre, l’inculpation de sept agents supposés du renseignement militaire russe (GRU) dans le cadre d’une campagne mondiale de cyberattaques attribuée au Kremlin et dénoncée par plusieurs pays occidentaux.
Selon l’acte d’accusation, ces sept personnes sont poursuivies par les Etats-Unis pour des faits commis entre décembre 2014 et mai 2018 et qui visaient, pour une bonne partie, des instances sportives internationales.
Poursuivis pour blanchiment d’argent, fraude bancaire, fraude informatique et usurpation d’identité, les sept agents supposés du GRU sont accusés d’avoir piraté l’Agence mondiale antidopage (AMA), le Comité olympique international (CIO), les Fédérations internationales de football (FIFA) et d’athlétisme (IAAF) et le Tribunal arbitral du sport (TAS), ainsi que plus d’une trentaine d’instances nationales, dont les agences antidopage canadienne et américaine.
Les opérations « concernaient des accès sophistiqués, continuels et non autorisés aux réseaux informatiques des victimes en vue de voler des informations d’ordre privé ou sensible », a expliqué John Demers, ministre adjoint de la justice pour la sécurité nationale.
Documents de l’AMA « modifiés » pour « soutenir les thèses du gouvernement russe »
Des codes d’accès de membres de différentes organisations sportives auraient ainsi été volés pour se procurer des documents concernant la lutte antidopage, des dossiers médicaux ou des informations sur les procédures antidopage.
Ces informations sensibles ont été communiquées au célèbre groupe de pirates informatiques Fancy Bear, considéré comme étant contrôlé par les services de renseignement russes. Les hackeurs ont ensuite diffusé ces documents à des journalistes dans le cadre d’une campagne de désinformation.

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                Les révélations des hackeurs Fancy Bears ébranlent la lutte antidopage



L’AMA avait suspendu en 2015 l’Agence russe antidopage (Rusada) en raison de son rôle moteur dans le système de dopage d’Etat qui régissait le sport russe entre 2011 et 2015. Certains documents de l’AMA fournis à la presse « ont été modifiés » pour « soutenir les thèses du gouvernement russe », précise l’acte d’accusation.

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                L’Agence mondiale antidopage réintègre la Russie



Trois des sept Russes poursuivis font partie des douze responsables inculpés en juillet d’ingérence dans la présidentielle américaine de 2016 par le procureur spécial Robert Mueller. Les deux dossiers sont différents, mais ils se chevauchent, a souligné John Demers.
L’annonce américaine survient alors que les Pays-Bas, l’Australie, la Grande-Bretagne, l’OTAN et l’Union européenne accusent également Moscou de cyberattaques. Le gouvernement canadien a pour sa part annoncé , jeudi, que l’AMA, établie à Montréal, avait fait l’objet d’une cyberattaque, dont le GRU était « fort probablement responsable ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le défenseur de Crystal Palace a été rappelé en équipe de France par Didier Deschamps, plus de deux ans après sa dernière sélection.
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Equipe de France : Mamadou Sakho, le retour du sauveur

Le défenseur de Crystal Palace a été rappelé en équipe de France par Didier Deschamps, plus de deux ans après sa dernière sélection.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 20h54
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Il ne venait plus aux soirées. Deux ans et sept mois après sa dernière sélection en équipe de France, Mamadou Sakho va retrouver le château de Clairefontaine et l’équipe de France. Le défenseur central de 28 ans a été convoqué par Didier Deschamps pour affronter l’Islande, le 11 octobre en match amical, puis l’Allemagne, cinq jours plus tard, dans le cadre de la Ligue des nations. Profitant d’un heureux concours de circonstances avec les absences conjuguées de Samuel Umtiti et Adil Rami, le titi parisien ne va toutefois pas bouder son plaisir. Il revient de trop loin pour ça.
« Il est très attaché à l’équipe de France. Ce n’est pas lui tendre la main ou le récompenser, a justifié Didier Deschamps en révélant sa liste, jeudi 4 octobre. Ça a été un joueur très important ; il est sorti de l’équipe de France par rapport à un problème que vous savez. »

Didier Deschamps à propos de @mamadousakho : "C'était important de pouvoir le revoir avec nous" #FRAISL #FRAALL https://t.co/PNQUYLxbFe— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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Héros face à l’Ukraine
Le « problème que l’on sait » a bien failli coûter sa carrière à Mamadou Sakho. Suspendu à titre conservatoire par l’UEFA en avril 2016 pour une infraction présumée au code antidopage pour la prise d’un produit amincissant (brûleur de graisses), le défenseur de Liverpool à l’époque avait été écarté de la liste des 23 Tricolores appelés à jouer l’Euro 2016 en France. « Mamad » avait finalement été blanchi le 8 juillet, à deux jours de la finale disputée et perdue par les Bleus face au Portugal.
Une sombre période pour le joueur formé au PSG car, au même moment, il perdait aussi la confiance de son entraîneur à Liverpool, Jürgen Klopp, provoquant son exil à Crystal Palace dans la banlieue sud de Londres, plus connu pour son sublime palais d’exposition que son club de football.
Mais Didier Deschamps est un homme fidèle. Il a de la mémoire aussi et sait ce qu’il doit à Mamadou Sakho. Car le défenseur aux 28 sélections a aussi inscrit deux buts avec les Bleus en 2013, un doublé improbable inscrit lors du match de barrage retour face à l’Ukraine. Ce soir-là au Stade de France, Sakho envoyait les Bleus au Mondial Brésilien de 2014 et sauvait la tête de son sélectionneur.

Un retour « logique » pour Deschamps
Ce n’est donc pas un hasard si le Basque l’a finalement retenu dans la liste des onze suppléants avant l’épopée victorieuse des Bleus en Russie. « Aucune main tendue », assurait-il toutefois à l’époque, en insistant, encore et toujours, sur sa volonté de conserver un équilibre dans son groupe et donner la priorité à un joueur viscéralement attaché au maillot tricolore. Alors qu’Adrien Rabiot avait décliné, avec fracas, sa présence dans cette fameuse liste des suppléants, Sakho s’était, quant à lui, déclaré « très fier » et considérait cette convocation comme « une victoire ». 
Ce passé et cet état d’esprit expliquent en partie pourquoi Sakho a été préféré aux jeunes Aymeric Laporte, pourtant titulaire à 24 ans à Manchester City, et Clément Lenglet, 23 ans, suppléant de Samuel Umtiti au FC Barcelone. « Mamadou a un vécu international, c’était l’opportunité de le revoir avec nous, justifie Didier Deschamps. La jeunesse n’est pas un handicap, mais c’est bien d’avoir un équilibre entre les anciens et les jeunes. »
Titulaire indiscutable à Crystal Palace, sixième meilleure défense de Premier League, Mamadou Sakho réalise un bon début de saison en dépit de deux derniers matchs ratés face à Newcastle et Bournemouth. Il semble surtout débarrassé de ces menus pépins physiques, éléments perturbateurs ces deux dernières saisons. Celui qui débutait avec l’équipe de France le 17 novembre 2010, lors d’un match amical face à l’Angleterre, va de nouveau enfiler un maillot bleu qui s’est doté d’une seconde étoile depuis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le sélectionneur du Portugal a refusé d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.
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Sans explication, Cristiano Ronaldo s’éclipse de l’équipe du Portugal

Le sélectionneur du Portugal a refusé d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 07h10
   





                        



   


Cristiano Ronaldo a prolongé son absence de l’équipe du Portugal, a annoncé jeudi 4 octobre son sélectionneur, en refusant d’expliquer les motifs de l’absence de son joueur vedette, récemment visé par une accusation de viol, qu’il rejette catégoriquement.
Après avoir raté deux matchs au début de septembre, absence qui s’annonçait temporaire car elle devait faciliter sa mise en jambes avec la Juventus Turin, le quintuple Ballon d’or manquera aussi les quatre prochaines rencontres de la Seleçao, en octobre et en novembre.
« Nous sommes convenus que le joueur n’était pas disponible pour cette convocation et pour la prochaine », a fait savoir jeudi le sélectionneur Fernando Santos, en précisant que la décision avait été prise à trois, à l’issue d’une discussion entre lui, Cristiano Ronaldo et le président de la Fédération portugaise, Fernando Gomes. Appelé en conférence de presse à exposer les raisons de l’absence de son attaquant vedette, le coach de 63 ans a refusé de « dévoiler les détails » de cette conversation.

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                L’enquête sur Cristiano Ronaldo, accusé de viol, est rouverte à Las Vegas



Lors de la précédente convocation, Fernando Santos avait dit qu’il avait accepté de ménager Ronaldo pour faciliter son « processus d’adaptation » à son nouveau club, la Juventus Turin, qu’il venait de rejoindre en provenance du Real Madrid. « Ce n’est pas ce que je dis maintenant », a-t-il déclaré jeudi, refusant toutefois d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.
La Juventus Turin a apporté un soutien ferme à Cristiano Ronaldo en affirmant que les allégations de viol visant son attaquant portugais « ne changent pas son opinion ». « Cristiano Ronaldo a montré son grand professionnalisme et son dévouement au cours des derniers mois, ce qui est très apprécié par tout le monde à la Juventus. Les faits incriminés remontant à presque dix ans ne changent pas cette opinion qui est partagée par tous ceux qui sont entrés en contact avec ce grand champion », écrivent les septuples champions d’Italie en titre sur leur compte Twitter.
Au contraire, Nike, lié à vie au quintuple Ballon d’or, a déclaré : « Nous sommes profondément préoccupés par ces accusations inquiétantes et continuerons de suivre de près la situation », a déclaré un porte-parole de la marque.
Soirée au Palms Hotel de Las Vegas
Cette femme affirme que le footballeur portugais l’a violée dans un hôtel de Las Vegas en juin 2009, puis lui a fait signer sous pression un accord financier la contraignant au silence, des faits qu’il a catégoriquement démentis. « Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit mercredi l’ancien Madrilène sur son compte Twitter.
Selon la plainte déposée le 27 septembre dans l’Etat du Nevada, le quintuple Ballon d’or a rencontré Kathryn Mayorga le 13 juin 2009 au Palms Hotel de Las Vegas. Le footballeur l’aurait invitée dans sa suite pour faire la fête, avec d’autres personnes. Là, il aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l’époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi. Celle-ci n’ayant pas de maillot de bain, il lui aurait prêté un short de sport et un tee-shirt.
La plaignante assure que c’est pendant qu’elle se déshabillait dans la salle de bain que le footballeur a fait irruption, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga dit avoir refusé et demandé à quitter les lieux. Mais Ronaldo l’aurait ensuite poussée sur un lit pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec elle. Et c’est parce qu’elle se protégeait le sexe de ses mains qu’il l’aurait sodomisée de force. « Lorsque Cristiano Ronaldo a eu terminé d’agresser sexuellement la plaignante, il l’a autorisée à quitter la chambre et lui a dit qu’il était désolé et qu’il avait l’habitude de se comporter en gentleman », peut-on lire dans la plainte.
Soutien du sélectionneur et du président de la fédération
« Je connais très bien Cristiano Ronaldo et je crois entièrement en sa parole. Il ne commettrait jamais un crime de ce genre », a dit jeudi Fernando Santos, qui a entraîné le joueur au Sporting alors qu’il était âgé de 18 ans. Le président de la fédération a lui aussi tenu à exprimer sa « totale solidarité avec Cristiano Ronaldo au moment où sa réputation est mise en cause ». « Je crois en sa parole (...) et je peux témoigner de sa droiture », a déclaré Fernando Gomes.
Au plan sportif, l’attaquant vedette de la Seleçao fera donc l’impasse sur les déplacements en Pologne, le 11 octobre, en Ligue des nations, et en Ecosse, le 14, en match amical. Ses partenaires s’en étaient bien sortis sans lui en septembre, en obtenant un nul contre la Croatie, vice-championne du monde en amical (1-1) et une victoire importante contre une Italie en reconstruction en Ligue des nations (1-0).
En novembre, les Lusitaniens disputeront les matchs retour contre l’Italie à Milan, et contre la Pologne à domicile. Interrogé sur un éventuel retour de Cristiano Ronaldo l’année prochaine, Fernando Santos a répondu du bout des lèvres que « rien ne laissait prévoir le contraire ».

Nike se dit « préoccupé »
La société Nike, sponsor de Cristiano Ronaldo, a déclaré, jeudi 4 octobre, être profondément préoccupée par les accusations d’agression sexuelle portées contre le footballeur portugais, avec lequel le fabricant d’articles de sport est en un contrat. « Nous sommes profondément préoccupés par ces accusations inquiétantes et nous allons continuer de suivre de près la situation », a déclaré Nike dans un communiqué. Sponsor de Ronaldo depuis 2003, la firme américaine a annoncé, en 2016, avoir conclu avec le footballeur un contrat à vie qui, selon Forbes, pourrait s’élever à un milliard de dollars. L’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts, qui a fait de Ronaldo le joueur vedette de sa simulation de football sur consoles, a déclaré dans un email transmis à l’agence de presse Reuters « suivre de près la situation, car nous attendons de nos ambassadeurs qu’ils se comportent de manière adaptée aux valeurs d’EA ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Des incidents dans le stade et des violences hors du stade ont émaillé le match PSG Etoile rouge de Belgrade mercredi.
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Le PSG menace de sanctionner certains de ses ultras

Des incidents dans le stade et des violences hors du stade ont émaillé le match PSG Etoile rouge de Belgrade mercredi.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 13h40
   





                        



   


Le PSG est de nouveau rattrapé par les débordements et – surtout– les violences de certains de ses « supporteurs ultras ». Jeudi 4 octobre en fin de journée, au lendemain d’un match de Ligue des champions contre l’Etoile rouge de Belgrade émaillé d’incidents dans le stade et d’affrontements hors de l’enceinte sportive, la direction du club parisien a officiellement annoncé qu’elle « entend exclure sans délai les fauteurs de troubles identifiés ».

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Mercredi soir, juste après le coup de sifflet final de ce match largement remporté (6-1) par le PSG, des affrontements avaient eu lieu, hors du stade, entre certains « supporteurs » parisiens et serbes, puis entre les forces de l’ordre et quelques centaines de personnes cagoulées. Peu après 21 heures, entre 300 et 400 individus cagoulés équipés de fumigènes avaient lancé des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Par ailleurs, au sein du stade, avant la fin de la rencontre, plusieurs centaines de « supporteurs ultras » du PSG avaient allumé des fumigènes, ce que les autorités du football interdisent désormais.
Dans un communiqué, publié sur son compte Twitter jeudi, le PSG a « condamné avec la plus grande fermeté » les incidents survenus la veille, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parc du Princes. Affirmant sa volonté « de lutter contre tous les comportements à risques » et de sanctionner les personnes impliquées dans ces actes, une fois que celles-ci auront été identifiées, la direction du club parisien a assuré de « sa détermination à agir en étroite coordination avec la Préfecture de police, ainsi que l’ensemble des pouvoirs publics ». Elle a déploré « le non-respect par certains individus de la convention » liant le club au Collectif ultras Paris (CUP), qui a conditionné le retour des ultras au Parc des Princes depuis octobre 2016.
Pour sa part, à travers un communiqué publié en fin de journée jeudi, le CUP a dit « condamner avec la plus grande fermeté les scènes de violence qui se sont déroulées aux abords du Parc des Princes ». Il a rejeté « toute responsabilité des échauffourées survenues porte de Saint-Cloud ».
« Chants illicites »
La communication de la direction du club parisien est intervenue après que, dans l’après-midi de jeudi, l’Union des associations européennes de football (UEFA) a annoncé avoir ouvert une enquête disciplinaire visant à la fois le PSG et l’Etoile rouge de Belgrade – sa commission de discipline statuera le 18 octobre. Cette procédure ne concerne pas les violences hors du stade. Elle vise l’usage de fumigènes par les supporteurs parisiens et des « chants illicites » des supporteurs serbes.
Le PSG a déjà été sanctionné par l’UEFA pour l’utilisation de fumigènes et autres engins pyrotechniques par ses ultras, le 7 mars, lors du match perdu contre le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions : c’est pour cette raison que, mercredi soir, l’une des tribunes du Parc des princes (la tribune Auteuil) était vide de spectateurs.
En ce qui concerne l’Etoile rouge, l’UEFA avait interdit aux supporteurs serbes, dont la frange dite ultra est l’une des plus violentes du continent, de faire le déplacement à Paris mercredi. Et ce, après de graves débordements, en août, lors d’un match contre les Autrichiens de Salzbourg. Mais si la vente de billets avait été limitée dans la mesure du possible au territoire français, près de 2 000 supporteurs de l’Etoile rouge avaient réussi à acheter des places.
L’Etoile rouge a, par ailleurs, reçu cet été une autre sanction de l’UEFA : elle a été condamnée à jouer à huis clos à domicile en raison du comportement raciste de ses supporteurs lors d’un match à Belgrade le 24 juillet, contre le club lituanien de Suduva. Ce huis clos a eu lieu, le 21 août, à l’occasion de la venue de Salzbourg.

Sécurité renforcée pour le match contre Lyon
Un dispositif de sécurisation renforcé sera mis en place dimanche 7 octobre dans la soirée à Paris, à l’occasion du match de L1 de football entre le PSG et l’Olympique lyonnais, a annoncé la préfecture de police de Paris vendredi.
Cette décision du préfet de police Michel Delpuech, est motivée par « le comportement de certains supporters parisiens à l’issue du match contre l’Etoile Rouge de Belgrade le 3 octobre dernier, et au vu des risques d’affrontements entre supporters parisiens et lyonnais », a précisé la préfecture dans un communiqué.
Outre les traditionnelles mesures de circulation et d’interdiction de vente et de consommation d’alcool sur la voie publique, des unités de police de la préfecture et des forces mobiles assureront la sécurisation générale du stade et de ses abords « mais aussi des possibles lieux de rassemblement afin d’éviter tout trouble à l’ordre public et tout débordement de supporters violents ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’ex-vainqueur du Tour de France 2006, déchu pour dopage et à l’origine de la chute de Lance Armstrong, annonce au « Wall Street Journal » la création d’une équipe professionnelle.
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Floyd Landis annonce son retour dans le cyclisme

L’ex-vainqueur du Tour de France 2006, déchu pour dopage et à l’origine de la chute de Lance Armstrong, annonce au « Wall Street Journal » la création d’une équipe professionnelle.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h26
   





                        



   


Voilà une nouvelle qui va replonger le petit monde du cyclisme bien des années en arrière. Et pas dans ses années les plus reluisantes. Dans un entretien au quotidien américain des affaires The Wall Street Journal, paru jeudi 4 octobre, l’ex-coureur cycliste américain Floyd Landis, âgé de 43 ans, a annoncé sa volonté de mettre sur pied une équipe professionnelle, son objectif étant que celle-ci s’aligne au départ de courses dès 2019.
Floyd Landis n’est pas n’importe qui dans le cyclisme moderne. Sa victoire dans le Tour de France 2006 avait fait grand bruit. Par le renversement de situation qui avait conduit à ce succès : défaillant un jour, il avait perdu dix minutes, avant, le surlendemain, de s’échapper 130 kilomètres et de distancer l’intégralité du peloton de cinq minutes pour reprendre le maillot jaune. Mais, ce qui est surtout resté de cette « épopée », c’est qu’elle n’avait été que de courte durée : Floyd Landis avait subi un contrôle antidopage positif et été déchu de cette victoire sur le Tour.
Par ailleurs, Floyd Landis reste l’un de ceux qui ont contribué à faire tomber Lance Armstrong. Après être revenu dans les pelotons et avoir arrêté sa carrière définitivement en 2010, il avait fait de premières révélations sur le dopage organisé au sein de l’équipe US Postal de Lance Armstrong, puis engagé des poursuites pénales contre le Texan, au nom du gouvernement américain. Son témoignage, corroboré par ceux d’autres anciens coéquipiers, a conduit à la condamnation du septuple vainqueur du Tour de France, qui s’est aussi vu retirer ses sept victoires.
« Cela va être drôle à regarder »
Dans le cadre de cette affaire, la justice américaine a récompensé son statut de « lanceur d’alerte » et condamné Lance Armstrong à verser à son ancien coéquipier plus de 1 million de dollars directement, auquel s’ajoutait 1,6 million de dollars pour couvrir ses frais de justice dépensés dans toute cette affaire.
Floyd Landis avait toutefois été sommé par la justice de rembourser 478 354 dollars récoltés auprès de 1 765 donateurs en 2007 et 2008, quand il niait encore s’être dopé et que, pour financer sa défense, il avait fait appel à des dons.

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L’ex-coureur, aujourd’hui reconverti dans le business du cannabis dans le Colorado, où l’usage de la marijuana à des fins thérapeutiques est légal, a assuré au Wall Street Journal disposer d’environ 750 000 dollars pour financer l’équipe cycliste qu’il veut bâtir. Celle-ci, a-t-il expliqué, sera enregistrée au Canada, car elle s’appuiera sur une structure déjà existante, l’équipe Silber Pro. Elle portera le nom de Floyd’s of Leadville Pro Cycling Team, du nom de son entreprise de cannabis.
L’équipe évoluera au niveau « Continental », l’équivalent d’une 3e division. C’est l’actuel directeur sportif de Silber Pro, Gordon Fraser (qui a couru avec Floyd Landis), qui assurera sa gestion au jour le jour. « Pour moi, cela va être drôle à regarder », dit Floyd Landis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.
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Football : Didier Deschamps remodèle un peu l’équipe de France

Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Après avoir conservé l’ensemble des vingt-trois joueurs sacrés champions du monde pour leur retour en France, en septembre, Didier Deschamps a lancé son équipe de France vers la suite de ses aventures. Le sélectionneur des Bleus a dévoilé, jeudi 4 octobre, les joueurs appelés à affronter l’Islande (le 11 octobre à Guingamp) et l’Allemagne (le 16 à Saint-Denis). Une liste où apparaît pour la première fois le milieu lyonnais Tanguy Ndombele, et où les défenseurs Lucas Digne, Mamadou Sakho et Kurt Zouma font leur retour.

Les 23 joueurs qui affronteront l'Islande (11/10 à Guingamp) et l'Allemagne (16/10 au Stade de France) sont...… https://t.co/NYFRAMqnlJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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Ces changements sont motivés par l’absence pour blessure de Corentin Tolisso, de Samuel Umtiti et d’Adil Rami. « Sa venue est liée à la blessure grave de Corentin Tolisso, explique le sélectionneur français à propos de Ndombele, qui réalise avec Lyon un début de saison percutant et dont la sélection était attendue. C’est un joueur qui évolue à un très bon niveau. Il sait un peu tout faire, bon volume de jeu, il est puissant et avec une bonne qualité technique. Il est plus régulier que la saison dernière. »

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« Vécu international »
Réserviste pendant la Coupe du monde, après avoir fait partie du groupe pendant plusieurs années, le latéral gauche Lucas Digne est un des revenants de la liste. Le nouveau joueur d’Everton bénéficie de l’absence de Benjamin Mendy. « Je comprends sa déception comme celle d’autres joueurs. Il avait un temps de jeu très réduit à Barcelone, là il joue plus », justifie Didier Deschamps.
Plus surprenant, le retour du défenseur de Crystal Palace Mamadou Sakho sous le maillot bleu est expliqué par le « vécu international » de l’ancien Parisien. « C’était l’opportunité de le revoir avec nous, même si j’aurais pu faire d’autres choix », commente Didier Deschamps à propos du héros du match de barrage contre l’Ukraine (3-0) précédant la Coupe du monde 2014.
Enfin, chose attendue, Didier Deschamps a été interrogé sur le cas Adrien Rabiot, qui s’était de lui-même exclu de l’équipe de France en refusant d’être réserviste avant le Mondial. « Il est beaucoup trop tôt pour rappeler Adrien par rapport à l’attitude qu’il a eue, a averti Deschamps. Je ne veux pas accentuer dans la gravité, mais dans ma vision de ce que représente l’équipe de France, il est beaucoup trop tôt pour le rappeler. » On ne devrait pas revoir le milieu parisien de sitôt sous le maillot bleu.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Didier Deschamps entrouve un peu la porte de l’équipe de France : les défenseurs Digne, Sakho et Zouma et le milieu Ndombelé ont été appelés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le Brésilien, auteur d’un triplé face à l’Etoile rouge Belgrade lors de la large victoire du PSG (6-1), a peut-être, enfin, lancé sa saison.
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Ligue des champions : un Neymar repositionné au milieu et fulgurant

Le Brésilien, auteur d’un triplé face à l’Etoile rouge Belgrade lors de la large victoire du PSG (6-1), a peut-être, enfin, lancé sa saison.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 01h45
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 09h53
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Rien ne vous est épargné lorsque vous êtes l’un des meilleurs joueurs du monde, qui plus est le transfert le plus cher de l’histoire du football. Neymar, la star brésilienne du Paris SG, cible de toutes les critiques après la défaite de son club face à Liverpool (3-2) lors de la première journée de Ligue des champions, a répondu de la plus belle des manières, mercredi 3 octobre, à l’occasion de l’incontestable victoire (6-1) face à l’Etoile rouge de Belgrade. Auteur de trois buts, dont deux magnifiques coups francs, impliqué dans le jeu de son équipe, Neymar semble surtout trouver sa place dans l’équipe.
Un paradoxe car le Brésilien affiche tout de même des statistiques flatteuses en Ligue 1 : sept buts et trois passes décisives en sept matchs disputés. Mais le PSG n’a pas besoin de lui pour dominer la Ligue 1, et c’est bien pour permettre à son équipe de franchir un palier sur la scène continentale qu’il a été recruté. Après sa piètre prestation face à Liverpool, marquée notamment par son manque d’implication dans le repli défensif et son incapacité à faire la différence en attaque, les spectateurs du Parc des Princes ont rapidement compris que Neymar souhaitait envoyer un message, à l’image de son équipe, qui a dégagé une véritable force collective face à des Serbes totalement étouffés.

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« Je suis très heureux de jouer au milieu »
En plus de son triplé (20e, 22e, 81e), il a gratifié le public de ses habituelles arabesques (on retiendra, parmi ses nombreuses gourmandises, son petit pont dans la surface adverse en fin de première mi-temps, ou sa louche à l’origine du cinquième but conclu par Kylian Mbappé). Mais il a aussi su épurer son jeu et s’est montré très collectif, au nouveau poste qui est le sien : meneur. L’entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, a en effet repositionné son joyau au milieu, où il se montre plus altruiste que la saison précédente.
« A Barcelone, ma fonction était donc différente, je ne [menais] pas l’équipe. Au PSG, j’aime avoir le ballon, le toucher. Je suis très heureux de jouer au milieu », avait-il déclaré mardi en conférence de presse, sa première depuis son arrivée au club à l’été 2017, comme un présage de sa performance à venir et, peut-être, comme un symbole de sa prise de responsabilités au sein du club parisien. Une conférence de presse au cours de laquelle Neymar avait également confessé ne pas être à 100 % de ses capacités physiques :
« C’est le début de la saison et on a joué peu de matchs. Le haut niveau du foot mondial arrive entre février et mars, lorsque les meilleurs matchs arrivent. Je suis à la recherche, chaque match, chaque jour, sur le moyen de m’améliorer tant au niveau physique que technique. »
« Le PSG, ce n’est pas juste Neymar »
Après avoir manqué, pour cause de blessure, toute la fin de saison dernière du PSG et notamment le match décisif face au Real Madrid lors du huitième de finale de Ligue des champions, Neymar avait précipité son retour sur les terrains pour disputer la Coupe du monde avec le Brésil. Avec la lourde charge de porter la Seleçao sur ses frêles épaules, à seulement 26 ans. Il reviendra contrit de son périple russe après une élimination précoce en quarts face à la Belgique, et devra subir des moqueries en mondiovision à cause de sa propension à accentuer ses chutes. « Il y avait une grande frustration mais je ne pouvais rester pleurnicher toute la vie. J’étais triste, maintenant je vais de l’avant », avait averti le Brésilien avant la rencontre face aux Serbes. Le message est passé.
Après la démonstration parisienne face à l’Etoile rouge, le Brésilien a estimé, ballon du match sous le bras, qu’il avait « clairement » disputé son meilleur match depuis le début de saison. Pour ne rien gâcher, il est devenu le deuxième joueur à inscrire deux coups francs lors d’un même match de Ligue des champions depuis Cristiano Ronaldo en 2009. Et il a égalé le légendaire Kaka en inscrivant 30 buts en C1, record pour un joueur brésilien dans cette compétition.
Mais c’est, in fine, la sagesse et le franc-parler de Thomas Meunier qu’il faudra peut-être retenir. Le latéral belge du PSG a tempéré l’euphorie ambiante en constatant que « ce n’est pas la première fois que Neymar joue comme ça ». 
« Il a déjà mis pas mal de triplés, de doublés, et fait un tas de passes décisives. Comme je l’ai déjà répété, le PSG, ce n’est pas juste Neymar. » 
Lucide sur la faible opposition du soir, le Belge préfère que le PSG « effectue une très bonne prestation contre Liverpool ou Naples », ses principaux rivaux du groupe C. Neymar, à qui certains reprochent d’être fort face aux faibles et faible face aux forts, devra encore montrer la voie à ses coéquipiers lors de la double confrontation face aux Napolitains (24 octobre et 6 novembre), désormais premiers du groupe après leur victoire face à Liverpool. Un tout autre morceau pour le PSG et son nouveau meneur de jeu.

Monaco sombre à Dortmund
Monaco a perdu 3-0 mercredi 3 octobre à Dortmund pour la deuxième journée de Ligue des champions. Les Monégasques auront tenu tout juste une mi-temps face aux Allemands. Le Borussia prend ainsi la tête du groupe A, avec six points comme l’Atletico Madrid. Monaco reste à zéro point après sa défaite inaugurale à domicile contre les Espagnols. Son prochain match à Bruges le 24 octobre sera déterminant.





                            


                        

                        

