<FILE-date="2018/10/06/19">

<article-nb="2018/10/06/19-1">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Pour servir d’exutoire à des déchets du BTP, une zone de 25 hectares pourrait devenir un parc paysager artificiel. La commune riveraine, déjà très polluée, s’y oppose.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dans l’Essonne, un projet de stockage de déchets inertes divise les élus

Pour servir d’exutoire à des déchets du BTP, une zone de 25 hectares pourrait devenir un parc paysager artificiel. La commune riveraine, déjà très polluée, s’y oppose.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 17h07
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Christian Leclerc, maire de Champlan, commune rurale de 2 800 âmes située au cœur de la vallée de l’Yvette (Essonne), attend anxieusement le 9 octobre. C’est à cette date que le préfet du département doit autoriser ou non, pour une durée de cinq ans, l’exploitation d’une installation de stockage de 2,7 millions de tonnes de déchets inertes (ISDI) issus de chantiers du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) et destinés à façonner un parc paysager de 25 hectares, à Villebon-sur-Yvette, en lisière sud de Champlan.
Si la perspective d’accueillir cet ouvrage séduit Dominique Fontenaille, le maire (DVD) de Villebon âgé de 65 ans, comme le Syndicat de la vallée de l’Yvette (SIAHVY), M. Leclerc, sans étiquette mais fervent militant écologiste, et une dizaine d’associations locales de protection de l’environnement jugent « dangereux et incompréhensible » que le projet a recueilli un avis favorable de tous les services de l’Etat.
« Les lieux convoités constituent une zone humide située dans le point bas de la vallée, entre les bras de l’Yvette et de la Boële, explique l’élu. Or, elle est déjà envahie par sept à huit mètres de remblais composés de 6 à 8 millions de tonnes de matériaux industriels et hospitaliers, abandonnés illégalement entre 1970 et 1985, et sur lesquels la nature a repris ses droits. Comment imaginer y superposer 10 mètres de déchets inertes, en détruisant des arbres de 20 mètres, sans se soucier d’accroître les risques d’inondations ? » 

Terre, pierre, béton, ciment, tuiles, briques, vitrage, agrégats d’enrobés… Majoritairement issus de chantiers du BTP, les déchets inertes ne sont, en théorie, ni dangereux pour l’homme ni préjudiciable à l’environnement. Chaque année, l’Ile-de-France en génère 24 millions de tonnes ensuite redirigées vers des « filières de stockage » ou de « valorisation » relevant de la nomenclature des Installations classées pour la protection...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-2">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la capitale japonaise en fruits de mer quitte ses gigantesques hangars délabrés pour un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Japon : Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde, déménage

Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la capitale japonaise en fruits de mer quitte ses gigantesques hangars délabrés pour un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Les cloches, les cris des adjudicateurs dans un jargon éternel, les gestes des poissonniers : l’ambiance de Tsukiji est restée fidèle à son histoire, peu après l’aube, samedi 6 octobre à Tokyo, pour la dernière vente aux enchères avant le déménagement du plus grand marché aux poissons du monde. Après quatre-vingt-trois ans d’histoire, le fournisseur de la mégapole tokyoïte en fruits de mer et haut lieu touristique, va quitter ses gigantesques hangars délabrés aux toits de tôle ouverts à tous les vents, pour rouvrir jeudi sur un site flambant neuf dans la baie de Tokyo.
Le déménagement pour le site de Toyosu était étudié depuis des années. Des grossistes manifestent depuis le début des années 2000 leur inquiétude sur la résistance aux séismes des vieilles structures, la salubrité de ces lieux infestés de rats, et l’usage d’amiante dans certains des bâtiments en état de délabrement.

        Lire aussi, après le séisme de 2011 :
         

          Tsukiji, miroir du désarroi japonais



Les touristes qui attendaient des heures dans l’espoir d’obtenir une des 120 places accordées pour assister au spectacle de la vente du thon irritaient aussi les grossistes, qui y voyaient une entrave au travail quotidien du marché. Sur le nouveau site aux systèmes de réfrigération ultramodernes, les visiteurs seront confinés dans des galeries spéciales séparées par des vitres.
Le déménagement a plusieurs fois été repoussé et annoncé : en 2016, la gouverneuse de Tokyo, Yuriko Koike, avait remis en cause le dossier en raison de problèmes de pollution du sol à Toyosu, où se trouvait avant une usine à gaz, pour évaluer l’hypothèse de reconstruire Tsukiji sur son ancien emplacement.
Le gouvernement local a dépensé des centaines de millions d’euros pour nettoyer le nouveau site et la gouverneuse a finalement tranché à la fin de 2017 pour le site de Toyosu, en prenant aussi en compte les conséquences d’un nouveau retard sur d’autres travaux, en l’occurrence ceux des voies passant via Tsukiji pour l’accès aux installations des Jeux olympiques de 2020.
« J’en pleure presque »
Quitter les lieux demeure un crève-cœur pour les vétérans, comme Hisao Ishii, qui dit comprendre que tout chaleureux qu’il était, le vieux Tsukiji aux allures insalubre ne pouvait plus durer. « J’en pleure presque », confie à l’Agence France-Presse cet homme de 68 ans, ancien commissaire-priseur revenu sur les lieux pour vivre le grand départ. « Aujourd’hui est un jour triste, un jour d’adieux. Tsukiji a essayé de tenir mais il vieillit », explique-t-il. « Je suis venu le remercier et lui dire au revoir. »
Avant l’aube, les acheteurs en bottes de caoutchouc arpentaient dans le calme le grand hangar réfrigéré où étaient alignées des centaines de thons frais ou surgelés.
Comme à leur habitude, ils tâtaient des morceaux de chair, inspectaient à la lampe de poche les entrailles des mastodontes de la mer et échangeaient avec leurs concurrents des avis de connaisseurs. Ces enchères du thon sont devenues célèbres non seulement pour leurs rituels spectaculaires mais parce que la prestigieuse vente du Nouvel An fait monter les prix à des niveaux extravagants.
Un record de 155,4 millions de yens, ou 1,2 million d’euros (au cours actuel) avait été déboursé lors de la première criée de 2013 par le restaurateur Kiyoshi Kimura pour un thon rouge de 222 kilogrammes.

        Lire le reportage :
         

          Tsukiji déménage, la fin d’une époque



Après le départ, les hangars abritant les marchands et quelques boutiques et restaurants seront démantelés pour laisser la place, dans un premier temps, à un dépôt de transports pour les Jeux olympiques de 2020.
Le marché extérieur, fait d’un fouillis compact de minuscules restaurants de sushi et de boutiques qui vendent de tout, du café aux algues en passant par la coutellerie, restera, lui, le seul souvenir de Tsukiji.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-3">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, ancienne cofondatrice de Tinder, elle est passée depuis l’an dernier de 22 à 40 millions d’inscrits.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bumble, l’application de rencontres dopée par #metoo

Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, ancienne cofondatrice de Tinder, elle est passée depuis l’an dernier de 22 à 40 millions d’inscrits.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h00
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Whitney Wolfe Herd n’est pas de celles qui font des concessions à la « bro » culture, la culture macho des programmeurs de la Silicon Valley. Ni tee-shirt ni tennis bariolées : quand elle arrive sur la scène de la conférence TechCrunch Disrupt, ce matin de septembre à San Francisco, elle est vêtue d’un tailleur fluide d’un bleu classique et chaussée de talons hauts. Imaginez Inès de La Fressange dans une convention de start-upeurs.
A 29 ans, Whitney Wolfe « pèse » 230 millions de dollars (environ 200 millions d’euros), selon Forbes. Elle a cofondé Tinder, l’application de rencontres en ligne, en 2012, avant de claquer la porte, deux ans plus tard, et de poursuivre ses anciens camarades pour harcèlement sexuel. Fin 2014, elle a lancé Bumble, une plate-forme concurrente mais d’orientation féministe. « J’avais remarqué que beaucoup de femmes étaient en attente vis-à-vis des hommes, explique-t-elle. En attente d’un message, d’une proposition. Du premier pas. » Bumble a renversé l’équation.

Dans un secteur en pleine expansion (un mariage sur trois aux Etats-Unis commence par une rencontre en ligne), Bumble a réussi à se distinguer en donnant le pouvoir aux femmes. En bouleversant « les normes hétérosexuelles dépassées », précise le site français. Le principe est le même que pour Tinder : on fait son marché en éliminant – ou en conservant –, d’un swipe (« glissement ») à droite ou à gauche, les photos des partenaires potentiels.
Mais sur Bumble, seules les femmes ont l’initiative d’engager le dialogue. Si un homme pour qui elles ont « voté » les a également gratifiées d’un « like », elles ont vingt-quatre heures pour entrer en contact. L’application est gratuite (sauf le service premium) pour celles qui ont raté ce délai ou qui, saisies d’un regret, veulent réactiver des connexions qui ont expiré.
Le succès a été immédiat, dans un marché pourtant très concurrentiel....




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-4">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Longtemps en retrait, les fournisseurs des constructeurs se placent désormais au cœur de la voiture autonome et de la mobilité, toujours plus haut dans la chaîne de valeur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Mondial de l’automobile, les équipementiers français pionniers de la voiture du futur

Longtemps en retrait, les fournisseurs des constructeurs se placent désormais au cœur de la voiture autonome et de la mobilité, toujours plus haut dans la chaîne de valeur.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h47
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

De vastes stands bien placés dans le prestigieux hall 1, des prototypes électriques, autonomes, à hydrogène, sans volant, parlant, connectés, intelligents… Les trois grands équipementiers automobiles français – Valeo, Faurecia, Plastic Omnium –, sont, cette année, d’incontestables vedettes du Mondial de l’Automobile de Paris, le salon international de la voiture qui a ouvert ses portes au grand public jeudi 4 octobre.

Pourtant, il y a encore quelques années, ces « soutiers » de l’industrie automobile, qui fournissent en milliards de pièces les usines de voitures du monde entier, n’avaient pas droit à une telle visibilité. Ou, en tout cas, ne renvoyaient pas la même image d’industries ultra-technologiques, ultra-avancées, presque plus en pointe dans la voiture de demain que les Renault, Peugeot ou Citroën.
« Les équipementiers cherchent de plus en plus à prendre en compte les besoins du consommateur final, analyse Grégory Derouet, associé en charge de l’automobile au cabinet Mazars. Leur objectif stratégique est de se positionner au plus haut dans la chaîne de valeur de ce qui était hier l’automobile et aujourd’hui la mobilité. Pour y parvenir, ils cherchent à identifier les besoins du public, afin de convaincre les constructeurs d’acheter leurs produits. »
Une logistique inouïe
« Les grands salons – Paris, Francfort, le CES de Las Vegas – représentent des moments privilégiés, où l’on communique sur les innovations plus que d’habitude », confirme Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, neuvième équipementier mondial et premier français avec 19,4 milliards de dollars de ventes facturées aux constructeurs, selon le classement 2018 d’Automotive News.

Valeo présente au Mondial deux véhicules à ses couleurs, chose rare pour une entreprise qui n’a pas vocation à vendre directement des voitures. La première est une Range Rover dotée de grandes capacités de conduite automatique,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-5">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les téléchargements illégaux repartent à la hausse

La multiplication d’offres exclusives par abonnement serait à l’origine de ces piratages.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h20
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

En 2011, Reed Hastings se félicitait d’avoir fait chuter le piratage des films et des séries sur Internet. Sept ans plus tard, l’optimisme du fondateur et patron de Netflix ne se justifie plus. Bien au contraire : selon le cabinet canadien Sandvine, les téléchargements illégaux sont repartis à la hausse en 2018, même aux Etats-Unis, où la plate-forme de streaming (lecture sans téléchargement) compte plus de 57 millions d’abonnés. Et de nouvelles formes de piratage, très populaires, ont également émergé.
« La production de contenus exclusifs, disponibles sur un seul service, n’a jamais été aussi importante », souligne Cam Cullen, de Sandvine. Entre Netflix, HBO, Amazon ou Hulu, les consommateurs doivent multiplier les abonnements pour tout voir légalement – sans compter le coût du câble ou du satellite. « Cela revient très cher, donc ils s’abonnent à un ou deux services et piratent le reste », poursuit M. Cullen. Cette fragmentation de l’offre va encore s’accentuer, avec le prochain lancement de plates-formes de streaming par Disney et Apple.
Selon les estimations de Sandvine, publiées mardi 2 octobre, la technologie BitTorrent, qui permet de partager des fichiers entre utilisateurs, représentait, en juin, 22 % du trafic Internet montant dans le monde. « La tendance s’est inversée », explique M. Cullen, qui note que la part de la bande passante consommée par BitTorrent avait fortement chuté depuis 2011, date du premier rapport annuel du cabinet. Or, si le réseau peut être utilisé de manière légale, cela est « négligeable », selon Sandvine.

Le catalogue proposé à l’international souvent moins riche
BitTorrent est particulièrement populaire dans la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, où il s’accapare plus de 31 % du trafic montant. En Asie-Pacifique, cette proportion s’élève à 20 %. Mais elle tombe sous les 10 % sur le continent américain. Plusieurs raisons expliquent cet écart. Hors des Etats-Unis,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-6">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Dans les nouveaux studios d’Altice, l’heure est à la fusion

Entre « L’Express », « Libération », BFM-TV, RMC Sport et SFR, Sept mille personnes seront employées dans le bâtiment parisien.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h07
    |

            François Bougon








                        



   


Difficile d’échapper au moment fugace de nostalgie d’Alain Weill, lorsqu’on arpente avec lui les tout nouveaux locaux – vastes et flambant neufs – du groupe de presse qu’il a fondé. « RMC, quand on l’a repris, c’était vingt ans de pertes. On était les derniers de la classe, nous étions au fond du trou. Depuis, on s’est totalement transformé », commente-t-il, en entrant dans le studio de RMC Sport, la chaîne qui diffuse désormais la Ligue des champions de football en exclusivité. Pas de larme à l’œil, mais une petite revanche sur ceux qui prédisaient son échec, lorsque RMC était descendu à 1,8 point d’audience juste après son rachat…
Le groupe de médias, dont le rachat par Altice, maison mère de SFR, a été achevé cette année, va disposer au total de sept studios modernes, pour un investissement de 35 millions d’euros, dans un immeuble baptisé « Altice Campus ». Il est situé en face du tout nouveau ministère de la défense, dans le 15e arrondissement de Paris, et 1 000 journalistes y seront rassemblés. Sept mille personnes y seront employées, si on y ajoute les employés de SFR. Les deux titres de presse écrite du groupe, L’Express et Libération, avaient rejoint le lieu dès l’automne 2017. Un an plus tard, les radios et les télévisions, dont la chaîne d’informations en continu BFMTV et le bouquet sportif RMC Sport, qui se trouvaient de l’autre côté du périphérique, les rejoignent.

        Lire aussi :
         

                Ligue des champions sur RMC Sport : Alain Weill promet une deuxième soirée de football moins chaotique



« Le symbole de la maturité du groupe »
L’aventure a donc commencé il y a près de dix-huit ans par le rachat par Alain Weill, ancien cadre dirigeant de NRJ, d’une radio en déclin, Radio Monte Carlo. Il l’avait déménagée du Rocher à Paris, d’abord dans des locaux provisoires, avenue Kléber, puis le long du boulevard périphérique, rue d’Oradour-sur-Glane. Depuis, le groupe a pris de l’ampleur et a connu le succès avec BFMTV. A partir de dimanche 7 octobre, la première chaîne d’information en continu de France se déploie avec un studio principal où trois plateaux sont disponibles, mais aussi trois salles de maquillage et un salon VIP pour accueillir ses invités les plus prestigieux. Pour la première fois, le groupe dispose aussi d’un espace qui peut accueillir du public et servira lors des soirées électorales.

        Lire aussi :
         

                Altice tente de relancer son kiosque numérique SFR Presse



Mi-octobre, ce sont cinq matinales qui seront diffusées depuis ces nouveaux lieux. Dont celle, emblématique, de Jean-Jacques Bourdin, l’intervieweur vedette. Le tout, à la fois en radio et en télévision. Un pari qu’Alain Weill a fait dès 2007, lors de la campagne présidentielle : « Aujourd’hui, les gens veulent de l’image lorsqu’il se passe quelque chose. »

        Lire aussi :
         

                Altice lance son bouquet télévisuel RMC Sport



Pour Alain Weill, « cet immeuble, c’est le symbole de la maturité du groupe ». Un groupe dont le destin est lié désormais à l’opérateur SFR au nom de la convergence entre les tuyaux et les contenus. Si ce modèle n’a pas vraiment fait ses preuves en Europe, le PDG d’Altice Europe y croit dur comme fer. Finie la nostalgie, c’est l’heure des certitudes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-7">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La région verra son produit intérieur brut progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017, selon la Banque mondiale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Malgré la remontée des cours, les pays africains exportateurs de pétrole peinent encore

La région verra son produit intérieur brut progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017, selon la Banque mondiale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h44
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Un lent et timide redressement. Alors que les cours du brut sont à leur plus haut niveau depuis quatre ans, les pays exportateurs d’Afrique subsaharienne devraient voir leur croissance accélérer… un peu. Selon la Banque mondiale, qui publiait, mercredi 3 octobre, ses dernières prévisions, la région verra son produit intérieur brut (PIB) progresser de 2,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017. Une « modeste reprise », qui reflète notamment « la hausse des prix du pétrole », même si « le chemin à parcourir est semé d’embûches », juge l’institution située à Washington.
Dopé par les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, le baril de brent de la mer du Nord, un étalon international, frôlait les 85 dollars (74 euros), vendredi 5 octobre.. « C’est une bouffée d’oxygène incroyable pour des pays tels que l’Angola, le Nigeria ou la République du Congo, qui ont accumulé d’énormes déséquilibres depuis fin 2014 », estime Victor Lopes, économiste chez Standard Chartered.

« Du pétrole à 85 dollars le baril. La politique de Trump sur l’Iran est en train de redonner sa grandeur au Nigeria [making Nigeria great again] », s’est ainsi exclamé, sur Twitter, Jubril Kareem, directeur de la recherche énergétique chez Ecobank. De fait, le géant d’Afrique de l’Ouest, principal producteur de pétrole du continent, est mono-exportateur. L’or noir représente plus de 90 % de ses ventes à l’étranger et les deux tiers de ses recettes budgétaires. Chez lui, comme pour tous les pays de la région exportateurs d’hydrocarbures, la remontée des cours joue favorablement sur la balance commerciale et génère un surplus de revenus.
Surendettements
Un gain bienvenu, mais insuffisant pour faire vraiment redémarrer la machine, tant la crise provoquée par la chute vertigineuse des prix entre 2014 et 2016 (– 75 %) a laissé des traces. Les Etats ont dû couper dans l’investissement public et l’activité s’est effondrée. A moyen terme,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-8">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le coup d’envoi de la récolte a été donné en Côte d’Ivoire et au Ghana. Une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers ivoiriens, de quoi réduire le différentiel entre les deux voisins, explique Laurence Girard, dans sa chronique « matières premières ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le cacao, pour quelques cacahuètes de plus »

Le coup d’envoi de la récolte a été donné en Côte d’Ivoire et au Ghana. Une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers ivoiriens, de quoi réduire le différentiel entre les deux voisins, explique Laurence Girard, dans sa chronique « matières premières ».



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h26
   





                        



                                


                            

« Bosse et ramasse les cabosses. » Le mot d’ordre est lancé, depuis le 1er octobre, dans les plantations de cacaoyers de Côte d’Ivoire et du Ghana. Le coup d’envoi de la grande récolte a été donné dans ces deux pays qui produisent à eux seuls près de 60 % du cacao mondial. Un moment crucial pour la filière chocolatée.
Comme chaque année, les gouvernements respectifs ont fixé le prix payé aux agriculteurs. En Côte d’Ivoire, une petite augmentation a été octroyée aux planteurs de cacaoyers. Ils toucheront 750 francs CFA (1,14 euro) le kilo contre 700 francs CFA un an plus tôt. Le cacao, pour quelques cacahuètes de plus… A comparer aux 7,6 cédis (1,33 euro) le kilo, prix stable fixé par le Ghana.
De quoi réduire le différentiel entre les deux voisins pour tenter d’endiguer le flux des sacs de grains prêts à jouer à saute-frontières au fil de l’aubaine. Un signe de la volonté de la Côte d’Ivoire et du Ghana de renforcer leurs liens. Avec une ambition, créer une « OPEP du cacao », comme pour les pays exportateurs de pétrole. La flambée de l’or noir fait des émules.
Un goût de culpabilité
Le cours du cacao, lui aussi, s’est fait chaud bouillant début 2018. Il s’est enflammé de près de 35 % au premier trimestre à la Bourse de New York. Un sursaut après, il est vrai, une dégringolade en règle, cabossant le cours, dès juin 2016. Aujourd’hui, la tonne de poudre brune se négocie autour des 2 200 dollars (1 913 euros), en progression de 20 % depuis janvier. La perspective de belles récoltes en Côte d’Ivoire et au Ghana, respectivement attendues à 2 millions et 877 000 tonnes, a un peu refroidi les ardeurs spéculatives. Même si l’appétit croissant des amateurs de douceurs chocolatées laisse entrevoir un léger déficit de l’offre cette année.

Mais la gourmandise a parfois un goût de culpabilité. Qui croque la plus belle part de la tablette de chocolat ? « En Côte d’Ivoire, seuls 7 % de la valeur du produit fini reviennent...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-9">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le report de la baisse du nucléaire inquiète le secteur des énergies renouvelables

Le gouvernement français repousserait à 2035 l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité nationale.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle confirmer son soutien aux énergies renouvelables ? Alors que le gouvernement doit présenter, à la fin du mois d’octobre, la feuille de route énergétique du pays, les professionnels s’alarment d’une baisse des ambitions nationales en la matière. Cette Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit notamment dessiner, pour la décennie à venir, la trajectoire de la réduction de la part du nucléaire et de la montée en puissance des renouvelables.
C’est du moins ce que prévoyait la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui fixait comme objectif de réduire à 50 % (contre 75 % aujourd’hui) la part de l’atome dans la production d’électricité d’ici à 2025. Depuis, les autorités ont renoncé à cette date, et s’orientent, selon plusieurs sources, vers un nouvel objectif à 2035.

Mais si le nucléaire diminue moins vite que prévu, cela pourrait conduire le gouvernement – et en particulier le ministère des finances – à modérer la trajectoire française sur la période. Les professionnels craignent une baisse des appels d’offres pour certaines filières jugées plus onéreuses, ou dont les technologies ne sont pas arrivées à maturité, et qui nécessitent donc un soutien public plus important.
« L’ouverture d’une boîte de Pandore »
L’exécutif pourrait ainsi être tenté de favoriser, par exemple, le solaire au détriment de l’éolien en mer. Il s’est par ailleurs désengagé cet été d’une filière hydrolienne naissante, estimant que les coûts étaient trop importants.
D’autant que la France n’est pas en avance sur ses objectifs : la part des renouvelables dans la consommation d’énergie doit atteindre 23 % en 2020 et la trajectoire actuelle mettrait le pays « entre 17 % et 19 % » en 2020, d’après le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Les industriels des renouvelables nourrissent également une autre préoccupation : la loi de transition énergétique devra être modifiée pour y inscrire le changement...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-10">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Markus Tacke, patron du leader mondial de l’éolien offshore, appelle les pouvoirs publics à prendre des engagements clairs pour le développement des énergies renouvelables.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pour le PDG de Siemens-Gamesa, « il est grand temps que la France prenne au sérieux l’éolien en mer »

Markus Tacke, patron du leader mondial de l’éolien offshore, appelle les pouvoirs publics à prendre des engagements clairs pour le développement des énergies renouvelables.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Markus Tacke est PDG de Siemens-Gamesa, fusion récente des géants espagnol et allemand des énergies renouvelables. Fort de ses 25 000 salariés et de sa présence dans 19 pays, le groupe européen situé à Bilbao, dans le nord de l’Espagne, est le numéro un mondial de l’éolien offshore et l’un des trois plus grands industriels de l’éolien terrestre. En France, Siemens-Gamesa doit fournir les aéromoteurs pour trois des six parcs français prévus au large du Tréport (Seine-Maritime), de Saint-Brieuc et de Noirmoutier (Vendée). Dans ce cadre, le groupe s’était engagé à construire une usine d’éoliennes au Havre (Seine-Maritime).
Pourquoi le développement des énergies renouvelables s’accélère-t-il partout dans le monde ?
Les énergies renouvelables sont actuellement à un tournant. Cette transition s’accélère pour trois raisons. D’abord, elles aident à réduire les émissions de CO2, et donc à combattre le réchauffement climatique. Ensuite, elles permettent une indépendance énergétique, ce qui intéresse beaucoup de pays qui souhaitent réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Enfin et surtout, c’est aujourd’hui la technologie la moins chère pour produire de l’électricité. C’est particulièrement le cas pour l’éolien, avec, en outre, le plus faible impact carbone.
Les énergies renouvelables sont-elles vraiment moins chères ? Elles nécessitent souvent un fort soutien public…
De nombreux pays possédaient des mécanismes de tarifs de rachat garanti, mais ils disparaîssent presque partout, au profit de systèmes d’enchères. Ces systèmes de soutien public ont été utiles pour appuyer l’émergence de cette industrie, mais la baisse des coûts permet de se passer de ces mécanismes pour les nouveaux projets. Si l’on compare les prix de la production d’électricité des nouveaux projets éoliens avec les nouveaux projets de centrales, qu’il s’agisse de charbon, de nucléaire ou de gaz, il n’y a pas de débat : l’éolien est toujours...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-11">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En lançant La Provençale bio, le numéro un mondial des cosmétiques pourrait contribuer à la relance des ventes de produits d’hygiène et de soins en hypermarchés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Oréal ébranle le marché des cosmétiques bio

En lançant La Provençale bio, le numéro un mondial des cosmétiques pourrait contribuer à la relance des ventes de produits d’hygiène et de soins en hypermarchés.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h09
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Un éléphant débarque dans un magasin de porcelaine. Le groupe L’Oréal a dévoilé à la presse, jeudi 4 octobre, sa nouvelle marque, La Provençale bio, lancée cet automne en France dans tous les hypermarchés. Cette marque de produits fabriqués à partir d’ingrédients naturels bio français, dans les usines hexagonales du groupe, coiffe des produits d’hygiène, dont des déodorants et des gels douche, ainsi que des soins pour le visage et le corps. « De 5,30 euros pour un gel douche à 13,90 euros pour un soin anti-âge. Pour du bio, c’est un prix imbattable », fait valoir Hervé Navellou, directeur général de L’Oréal en France.
Le groupe français ne s’aventure pas sur un terrain totalement inconnu. En 2006, l’industriel a racheté le petit laboratoire Sanoflore, spécialiste des huiles essentielles bio vendues en pharmacie. Le 2 août, il a annoncé le rachat de la PME allemande Logocos. Et, en hypermarchés, il signe déjà quelques références dans ce domaine sous ses marques Mixa et Ushuaïa.
Jusqu’ici, les poids lourds de la cosmétique étaient peu présents sur ce créneau. Unilever en est quasiment absent. La firme anglo-néerlandaise a lancé sa première référence bio, un gel douche Monsavon. Nivea n’en fabrique, lui, aucun. « La part de marché des grands groupes n’atteint que 60 %, contre 80 % dans les rayons de produits cosmétiques conventionnels », confirme Emily Mayer, responsable des études cosmétiques chez le cabinet Iri.
Opportunisme
De fait, avec cette nouvelle gamme de 15 références au packaging vert et au nom qui ne sont pas sans rappeler les enseignes Yves Rocher et L’Occitane, le groupe au chiffre d’affaires de 25,8 milliards d’euros vient investir un rayon animé, jusqu’ici, par de petits fabricants. Parmi eux, figurent le groupe Léa Nature, fondé voilà vingt-cinq ans par le militant Charles Kloboukoff en Charente-Martime, ou des PME, comme Energie-Fruit, marque créée en 2013 par Carol-Ann Lovera et Sophie Blin sur...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-12">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans la série d’émissions « Un podcast à soi », Charlotte Bienaimé réfléchit sur le genre et l’égalité entre les sexes. Un espace radio pour réfléchir sur le genre et l’égalité entre les sexes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Tu es très compétente, surtout pour une femme » : le féminisme comme une évidence sur Arte Radio

Dans la série d’émissions « Un podcast à soi », Charlotte Bienaimé réfléchit sur le genre et l’égalité entre les sexes. Un espace radio pour réfléchir sur le genre et l’égalité entre les sexes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 08h00
    |

                            Martine Delahaye








                        


Arte Radio, à la demande, série documentaire
Il y a un an, le 4 octobre 2017, Charlotte Bienaimé lançait une émission mensuelle, Un podcast à soi, sur Arte Radio. Des documentaires sonores tissés de récits intimes, de paroles d’expert(e)s, de textes littéraires et de réflexions personnelles pour donner à entendre ce que vivent les femmes et s’interroger sur l’égalité entre les sexes. Le lendemain de la création de cette émission – préparée entre juillet et septembre 2017 – éclatait l’affaire Weinstein, suivie du mouvement #metoo.
Un an plus tard, dans sa dernière production, mise en ligne mercredi 3 octobre, Charlotte Bienaimé (35 ans) dresse une forme de bilan. « J’ai l’impression que maintenant, lorsque je parle de violences, on m’écoute un peu plus, qu’on lève moins les yeux au ciel, qu’on soupire moins fort. Mais, avec #metoo, j’entends souvent, aussi, des reproches du genre “Pourquoi n’ont-elles pas porté plainte ?” C’est de cela que j’aimerais vous parler aujourd’hui, parce que, au-delà de ma sidération face aux reproches adressés à ces femmes qui osent parler, j’ai eu envie de répondre, ou plutôt de m’interroger autrement. »
Au-delà du témoignage de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, Charlotte Bienaimé donne ainsi la parole à des chercheuses et des militantes qui, travaillant sur la notion de consentement ou la définition du viol, élaborent une critique féministe du droit et dessinent des pistes afin que lois et comportements évoluent.
« Sexisme » et non « misogynie »
Pour autant, Un podcast à soi peut aussi bien aborder les enjeux actuels de la masculinité ou de la grossophobie, que la vie des nounous et travailleuses domestiques, le féminisme des femmes noires ou la lutte sociale de femmes à Carrefour et dans l’histoire. Le premier volet de l’émission, par exemple, intitulé « Sexisme ordinaire en milieu tempéré », livrait le récit de jeunes cadres victimes de harcèlement sexiste. Ce qui donnait l’occasion à Brigitte Grésy, qui fut membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, d’apporter une précision sémantique. « Misogynie fleure bon l’étymologie grecque, notait-elle. Ce qui fait que c’est tout de même assez distingué. Le sexisme, ça appelle les choses par leur nom. Comme le racisme. Le sexisme désigne des actes prohibés, c’est-à-dire les actes qui ont pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. » Une définition qui, introduite dans le code du travail en 2015 et donnant un nom à un certain type d’agissements, a mieux permis de les identifier, de les quantifier et de les combattre, ajoutait Brigitte Grésy.
Cela fait déjà quelques années que Charlotte Bienaimé mène un travail de fond sur les formes que peut prendre le féminisme. France Culture lui a d’ailleurs confié la création d’une « Grande traversée », cet été, diffusée du 22 au 26 août : Women’s Power, les nouveaux féminismes. Or, elle qui a demandé à chacune des jeunes femmes qui se battent pour leurs droits pourquoi elles étaient devenues féministes s’il y avait eu un déclic, avoue avec sincérité, en ouverture d’« Un podcast à soi » : « Je ne sais pas si je pourrais moi-même répondre à cette question. J’y réfléchis encore. Ce que je sais, c’est que le féminisme est devenu comme une évidence. »
Un podcast à soi, émission produite par Charlotte Bienaimé et mixée par Samuel Hirsch (11 épisodes, entre 30 minutes et une heure).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-13">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste présente une étude qui s’intéresse au fonctionnement des médias dans ce qui est à la fois la plus grande autocratie du monde et le plus grand marché de la presse.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Paul Seabright : le subtil jeu de la pub et de la propagande dans la presse chinoise

Dans sa chronique, l’économiste présente une étude qui s’intéresse au fonctionnement des médias dans ce qui est à la fois la plus grande autocratie du monde et le plus grand marché de la presse.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 07h00
    |

                            Paul Seabright (Institut d'études avancées de Toulouse)








                        



                                


                            
Chronique « Recherches ». L’impact de la concurrence entre médias sur leurs contenus est un sujet important, d’un point de vue économique, mais aussi, bien sûr, politique. Dans les sociétés démocratiques, la question peut se poser de la façon suivante : dans quelle mesure le point de vue politique de leurs propriétaires peut-il modifier la logique commerciale de journaux vendus à des lecteurs qui ne le partage pas forcément ?
Dans des sociétés autoritaires, en revanche, on peut poser la question différemment : dans quelle mesure les besoins commerciaux des journaux peuvent-ils modifier la logique politique qui les oblige à répercuter la propagande officielle ?
Jusqu’ici, il y avait peu de moyens scientifiques de répondre à cette question. Mais une étude récente tire des conclusions fascinantes sur le pays qui est à la fois la plus grande autocratie et le plus grand marché mondial de la presse, à savoir la Chine (« Media Bias in China », par Bei Qin, David Strömberg et Yanhui Wu dans l’American Economic Review n° 108/9, septembre 2018).

117 journaux chinois analysés
Les auteurs ont analysé le contenu de 117 journaux chinois entre 1999 et 2010, période de relative ouverture jusqu’à la reprise en mains de 2013, en recensant dans les articles les contenus présentant l’une ou l’autre de ces trois caractéristiques : recyclage du contenu fourni par le Parti communiste chinois ; mentions d’incidents qui pourraient remettre en question la compétence des autorités (corruption, accidents, catastrophes naturelles) ; contenu commercial, sportif ou de divertissement général.
Tous les journaux en Chine sont dirigés par des instances du parti, les comités du Parti communiste chinois centraux, régionaux ou préfectoraux. Mais chacun tire des revenus importants de la publicité, dont le marché est vigoureux et très compétitif. Chaque journal devait donc équilibrer pressions politiques et budgétaires.
Les auteurs...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-14">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Si la ténacité est une qualité nécessaire à la réussite, il faut aussi etre capable de repérer les moments où il faut renoncer à un projet ou changer de voie, explique la journaliste Annie Kahn dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


De l’art de persévérer... sans s’obstiner

Si la ténacité est une qualité nécessaire à la réussite, il faut aussi etre capable de repérer les moments où il faut renoncer à un projet ou changer de voie, explique la journaliste Annie Kahn dans sa chronique.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 07h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. Entre ces deux qualités que sont l’intelligence et la persévérance, laquelle est la plus importante pour réussir dans la vie ? Certes, les esprits taquins diront que cumuler les deux est la meilleure des solutions. Mais en dehors de cette situation rêvée, lorsqu’il faut choisir entre deux candidats par exemple, est-il préférable de sélectionner le super-doué, doté d’un coefficient intellectuel très élevé mais que l’échec démotive, ou au contraire le bon, qui, sans être une flèche, est tenace, capable de s’accrocher sur la durée ?
Depuis quelques années, et en particulier la publication, en 2007, de l’article « Persévérance et passion pour des buts à long terme » par la chercheuse en psychologie américaine Angela Duckworth, la persévérance est une qualité unanimement louée. Les travaux de cette psychologue menés sur un échantillon de 1 545 adultes de niveaux d’études variés, plus un panel de 138 étudiants de prestigieuses universités américaines, deux groupes de 1 200 élèves officiers, entre autres, ont prouvé que la persévérance était le principal facteur de succès, plus déterminant que le coefficient intellectuel. Les incitations à travailler pour réussir dans la vie, prodiguées par tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, s’en trouvent largement confortées. A en croire Mme Duckworth et ses collègues, il suffit donc (presque) de vouloir pour pouvoir. De quoi tracer une voie claire et donner de l’espoir à chacun.
Périodes fastes
Mais patatras. Il est des revers à cette médaille. André Spicer, professeur en comportement des organisations à la Cass Business School de Londres, sonne l’alerte dans un article de la Harvard Business Review, du 28 septembre, « La persévérance peut être fortement contre-productive ». Certes, c’est un truisme de dire que persévérer dans l’erreur conduit à la catastrophe. Mais il n’est souvent pas évident de réaliser que s’obstiner ne sera pas payant. « Rester...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-15">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique l’économiste pointe les contradictions entre défense de l’intérêt général et respect des intérêts particuliers.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Paul Jorion : « La relative impunité des chefs d’entreprise est-elle légitime ? »

Dans sa chronique l’économiste pointe les contradictions entre défense de l’intérêt général et respect des intérêts particuliers.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 10h36
    |

                            Paul Jorion (Economiste et anthropologue, Université catholique de Lille)








                        


                                                        
Chronique « Marché ». Le rapprochement de deux événements éloignés de la vie américaine éclaire les éternelles contradictions entre défense de l’intérêt général et respect des intérêts particuliers.
Premier événement : l’accord intervenu entre Elon Musk, PDG du constructeur automobile Tesla, et la Securities and Exchange Commission (SEC), le « gendarme de la Bourse » américain, l’équivalent de l’Autorité des marchés financiers en France.
Second événement : les auditions devant une commission sénatoriale du juge Brett M. Kavanaugh dans la perspective de sa nomination à la Cour suprême.
Les considérations émises à leurs propos respectivement par Jay Clayton, le président de la SEC, et par James Comey, ancien directeur du FBI révoqué en mai 2017 par Donald Trump, rapprochent ces deux événements.
Dans le cas Musk, l’homme d’affaires a été condamné par la SEC au versement d’une amende de 20 millions de dollars (17, 4 millions d’euros) et a été démis de sa fonction de président de Tesla (dont il restera DG) pour avoir annoncé à tort qu’il disposait des fonds lui permettant de retirer à la firme son statut de société cotée en Bourse – une peine jugée légère et qui ne sera probablement pas suivie de poursuites pénales. Jay Clayton a justifié cette clémence en arguant que les peines à l’encontre des entreprises et de leurs dirigeants affectent finalement leurs investisseurs. « On observe souvent, a-t-il déclaré, que les intérêts des actionnaires – qui n’ont été pour rien dans les comportements répréhensibles – sont intimement liés aux intérêts des dirigeants et de la société pris en faute » ; il a ajouté : « les talents et le soutien apportés par certains acteurs-clés peuvent être essentiels au futur succès de la compagnie ». Pris à la lettre, les propos de M. Clayton garantissent de fait une impunité de principe aux dirigeants de sociétés, tout reproche qui pourrait leur être adressé...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-16">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Des acomptes devraient être prélevés. Leurs montants figurent sur les avis d’imposition 2018 et sur la page d’accueil de leur espace personnel du site des impôts.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Comment va se passer le prélèvement à la source pour les non-salariés ?

Des acomptes devraient être prélevés. Leurs montants figurent sur les avis d’imposition 2018 et sur la page d’accueil de leur espace personnel du site des impôts.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 06h00
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



                                


                            

A la différence des salaires ou des pensions de retraite pour lesquels l’impôt sera désormais collecté à la source par les employeurs ou les caisses de retraite, les autres catégories de revenus sans « tiers collecteurs » feront l’objet d’un dispositif spécifique dans le cadre du prélèvement à la source (PAS). Ils seront soumis à un système d’acomptes prélevés directement par l’administration fiscale sur le compte bancaire des contribuables.
Ces acomptes seront prélevés le 15 de chaque mois
Cependant, il est d’ores et déjà possible d’opter pour des acomptes trimestriels prélevés les 15 février, 15 mai, 15 août et 15 novembre. Ceux qui n’ont pas déjà exercé cette option ont jusqu’au 10 décembre pour le faire, pour une application au 15 février 2019.
L’option pour la mensualisation est globale. Elle s’applique à tous les membres du foyer fiscal et concerne tous leurs revenus soumis à acomptes : revenus professionnels des professions indépendantes, rémunération de certains dirigeants (gérant majoritaire de SARL, associé unique d’EURL…), revenus locatifs, pensions alimentaires et rentes viagères à titre onéreux. Autrement dit, il n’est pas possible, par exemple, d’opter pour un paiement trimestriel pour les revenus professionnels et pour un paiement mensuel pour les revenus fonciers.

En pratique, le montant des acomptes figure sur l’avis d’imposition 2018 que les contribuables ont reçu cet été et sur la page d’accueil de leur espace personnel sur le site www.impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Il a été calculé sur la base des revenus de 2017, compte tenu du taux de prélèvement du foyer fiscal. Pour les couples mariés ou pacsés ayant opté pour un taux individualisé, celui-ci ne s’appliquera qu’à leurs revenus professionnels. Les autres revenus (pensions alimentaires, revenus fonciers, etc.) resteront soumis au taux propre au foyer fiscal.
Revenus professionnels
Pour les indépendants, le montant des...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-17">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La CDC, qui gère une part importante de la collecte du Livret A et du Livret développement durable et solidaire, est pressée de sortir des énergies fossiles
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


L’épargne des Français accusée de financer le changement climatique

La CDC, qui gère une part importante de la collecte du Livret A et du Livret développement durable et solidaire, est pressée de sortir des énergies fossiles



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 05h52
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 08h01
    |

                            Véronique Chocron et 
                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le 12 juillet, l’Irlande a banni les investissements publics dans les énergies fossiles ; le Parlement a voté une loi ordonnant au fonds souverain du pays de céder tous ses actifs liés au charbon, au pétrole et au gaz « aussi rapidement que possible ».
La France est loin d’avoir adopté une volonté similaire. Face aux renoncements du président américain, Donald Trump, Emmanuel Macron a plusieurs fois posé la France en modèle de la lutte contre le changement climatique. Mais la Caisse des dépôts et consignations (CDC), bras financier de l’Etat, qui gère une part importante de la collecte du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS), a, jusqu’ici, pris des engagements limités.
Les associations altermondialistes Attac et 350.org lancent, lundi 8 octobre, la campagne « Pas avec notre argent » pour que la CDC renonce à ses investissements dans les énergies fossiles, à l’occasion de la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Elles réclament d’abord de la transparence. Car les épargnants n’ont pas la moindre idée des projets précis ou des entreprises que financent les 390 milliards d’euros qu’ils ont placés sur leurs Livrets A et leurs LDDS. Jusqu’en 2017, le second portait d’ailleurs bien mal son nom, puisque seuls 10 % des fonds, ceux qui étaient conservés dans le bilan des banques, devaient être consacrés au financement des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens.
« Un mur de silence »
Une ligne devenue intenable. A l’occasion du « Climate Finance Day », en décembre 2017, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a lancé la réforme du LDDS. Désormais, les nouveaux versements sur ces livrets centralisés au fonds d’épargne de la CDC (environ 60 % de la collecte) seront intégralement dévolus au financement de la transition énergétique.
L’association 350.org et l’Observatoire des multinationales ont tenté...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-18">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La Poste a choisi de mettre la psychanalyse à l’honneur avec la parution, lundi 8 octobre, d’un timbre à l’effigie de Françoise Dolto. Une première philatélique en France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/10/06/19-19">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Le chômage américain au plus bas depuis 1969

Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h47
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Donald Trump s’en est réjoui, et il aurait eu tort de ne pas le faire : « Ça vient de sortir : 3,7 %. Le chômage est au plus bas depuis 1969 ! », s’est réjoui le président des Etats-Unis juste après la publication des chiffres de l’emploi, vendredi 5 octobre. Le taux de chômage a reculé en août plus que prévu, de 0,2 point par rapport au mois de juillet, et a retrouvé pour la première fois ses niveaux du temps de la guerre du Vietnam.
Les salaires ont augmenté de 2,8 % sur un an
Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017. La participation à l’emploi est stable, au niveau de 62,7 %, chiffre qui est bas mais qui est jugé de manière plutôt positive en raison du vieillissement de la population. Enfin, les salaires ont augmenté de 2,8 % sur un an — ce chiffre était de 2,9 % en août —, ce qui confirme une hausse modeste mais régulière.
Dans ce contexte, les opérateurs s’attendent à ce que la Fed — qui a remonté en septembre ses taux dans une fourchette comprise entre 2 % et 2,25 % — poursuive sa politique de resserrement monétaire. Cette anticipation avait d’ailleurs conduit la veille à des ventes de bons du Trésor, entraînant une hausse des taux d’intérêt à dix ans. Vendredi, après la publication des chiffres de l’emploi, ils atteignaient 3,22 %, leur plus haut niveau depuis mai 2011.
Réduction d’impôt et augmentation des dépenses
La conjoncture est clairement dopée par le double programme de réduction d’impôt et d’augmentation des dépenses de Donald Trump, qui a conduit à des déficits de l’ordre de 5 % du produit intérieur brut, mais à une croissance qui devrait dépasser 3,1 % cette année. Cette politique risque de se poursuivre, s’est inquiété Adam Posen, président du Peterson Institute for International Economics, à Washington, lors de la présentation des prévisions semestrielles de ce think tank jeudi 4 octobre : si les démocrates remportent la Chambre, un programme de grands travaux pourrait être décidé ; si les républicains la conservent, de nouvelles baisses d’impôt pourraient être annoncées.
Les Etats-Unis connaissent leur plus longue période de croissance historique sans récession
Pourtant, selon des économistes comme Karen Dynan, professeure à Harvard et invitée du Peterson Institute, le stimulus aura des effets négatifs à partir de 2020, faisant retomber la croissance sous son rythme normal, estimé à 1,8 %. Les Etats-Unis connaissent leur plus longue période de croissance historique sans récession (9,3 ans), après celle des années 1990. Mme Dynan a toutefois brossé un tableau très positif de l’économie américaine : le patrimoine des ménages est remonté à sept fois leur revenu annuel ; leurs intérêts d’emprunt ne représentent que 10 % de leur revenu disponible — contre 13 % au moment de la grande crise financière — ; tandis que leur taux d’épargne est beaucoup plus élevé qu’attendu, d’environ 6,5 %.
Sur le front de l’emploi, Jason Furman, professeur à Harvard et associé du Peterson Institute, a essayé d’expliquer la faible progression des salaires. Cet ancien conseiller de Barack Obama a démonté une idée reçue, celle des inégalités croissantes. En réalité, les salaires du premier quintile de revenus — les plus pauvres — croissent aujourd’hui plus qu’ils ne le faisaient à la fin des années 1990, comme en attestent la hausse du salaire minimal dans de nombreux Etats ou la remontée de salaires dans les entreprises à forte intensité de main-d’œuvre peu qualifiée, comme Amazon. De même, la tendance sur la participation à l’emploi est comparable à celle de l’époque qui était déjà mauvaise, l’inflation est plus élevée que sous l’ère Clinton. Reste donc la faiblesse des gains de productivité pour expliquer cette relative faiblesse des salaires.

        Lire aussi :
         

                La Fed plus optimiste que jamais en dépit de la guerre commerciale






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-20">
<filnamedate="20181006"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181006"><AAMMJJHH="2018100619">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Des huissiers se sont présentés vendredi dans des locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Plusieurs grands noms du secteur l’accusent de pratiques agressives et non éthiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Règlement de comptes chez les éditeurs juridiques

Des huissiers se sont présentés vendredi dans des locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Plusieurs grands noms du secteur l’accusent de pratiques agressives et non éthiques.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 06h43
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

C’est un coup de tonnerre dans le monde de l’édition juridique. Selon nos informations, huissiers et experts informatiques se sont présentés, vendredi 5 octobre, dans plusieurs locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Objectif : avoir accès aux serveurs de la star de la « legaltech » française.
Cette mesure d’instruction très exceptionnelle a été accordée par le Tribunal de commerce de Paris à des grands noms de l’édition juridique, qui dénoncent des pratiques agressives et non éthiques de la part de leur jeune compétiteur. « Nos soupçons sont étayés par des éléments de preuve, mais il était nécessaire d’en obtenir d’autres, qui seront placés sous séquestre et permettront de caractériser la concurrence déloyale », explique Christophe Caron, l’avocat qui représente LexisNexis, Dalloz, Lexbase, Wolters Kluwer et Lextenso.
Certaines pratiques de Doctrine avaient été révélées par Le Monde dans son édition du 28 juin. Les dirigeants de la start-up, née en 2016, avaient créé, à travers une entité londonienne, des noms de domaine imitant ceux utilisés par des avocats et des universités. Avocatlime.fr – proche de avocatline.fr, la principale messagerie en France pour les professions juridiques – a été enregistré sur la plate-forme Gandi, le 6 décembre 2017, de même qu’Uni-paris2.fr, Uni-bordeaux.fr et Eleves-efb.fr.

Ces adresses, et bien d’autres dont l’origine n’est pas établie à ce stade, ont servi pour contacter des greffes de tribunaux afin de récupérer des copies de décisions juridiques. Car si ces informations sont en théorie publiques, dans la pratique, l’encombrement des tribunaux restreint leur accès. S’il n’y a rien d’illégal à déposer des demandes auprès des greffes, la méthode fait débat : le recours à des noms de domaine visant à tromper l’interlocuteur sur son identité s’apparente au délit de « typosquattage ».
« Les preuves recueillies lors de la saisie permettront...




                        

                        

