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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Meng Hongwei, président de l’organisation internationale de la coopération policière, dont le siège est sis à Lyon, n’a plus donné signe de vie depuis un séjour dans son pays, à la fin de septembre.
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Interpol demande à la Chine une clarification sur le sort de son président porté disparu

Meng Hongwei, président de l’organisation internationale de la coopération policière, dont le siège est sis à Lyon, n’a plus donné signe de vie depuis un séjour dans son pays, à la fin de septembre.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h57
   





                        



   


Interpol a demandé samedi 6 octobre à la Chine une clarification sur la situation de son président chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis son départ pour son pays à la fin de septembre. Dans un communiqué, Jürgen Stock, secrétaire général de l’organisation de coopération policière internationale, dont le siège est sis à Lyon, « attend une réponse officielle des autorités chinoises quant aux inquiétudes sur le sort du président » d’Interpol, alors que Pékin a jusqu’ici gardé le silence sur la disparition de M. Meng, qui est également vice-ministre chinois de la Sécurité publique.
Meng Hongwei, 64 ans, n’a plus donné de ses nouvelles depuis le 25 septembre, lorsqu’il a rejoint la Chine en avion depuis Stockholm. C’est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises, le 4 octobre au soir. Le lendemain, une enquête pour disparition a été ouverte par le parquet de Lyon et confiée à la division criminelle de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon.
Selon nos informations, il ne s’agirait pas d’une disparition classique, pour motif criminel : la piste aujourd’hui privilégiée par les enquêteurs est celle d’une mise au secret temporaire de M. Meng par les services de Pékin, dans le cadre de règlements de comptes internes au pouvoir chinois.

        Lire ce que l’on sait :
         

          Enquête ouverte sur la disparition du patron chinois d’Interpol



« La France s’interroge »
Le South China Morning Post, quotidien en anglais d’Hongkong, allait aussi dans ce sens, vendredi, en affirmant, sur la base d’une source anonyme, que Meng Hongwei était désormais « sous enquête en Chine », après avoir été emmené pour interrogatoire dès son atterrissage sur le sol chinois.
« La France s’interroge » sur cette situation, a fait savoir de son côté le ministère de l’intérieur, vendredi après-midi, se disant « préoccupé » par les « menaces dont son épouse a fait l’objet » sur les réseaux sociaux et par téléphone, en amont de son appel à la police pour signaler la disparition de son mari. Elle a depuis été placée sous protection. Interrogées par le bureau de liaison d’Interpol à Pékin, les autorités chinoises n’ont quant à elles, pour l’heure, « pas apporté de précisions, les échanges se poursuivent », a précisé la Place Beauvau.
Ce n’est pas la première fois que des personnalités de haut rang de la diaspora chinoise, en France ou dans d’autres pays, disparaissent ainsi. Le procédé est souvent le même. Les personnes sont arrêtées pendant un séjour en Chine dans le cadre de leurs affaires professionnelles ou personnelles. Elles sont ensuite privées de liberté et interrogées pendant des périodes qui peuvent s’étendre sur des mois. Avant d’être finalement relâchées de manière imprévisible, mais avec des dégâts sur leur carrière, difficiles à réparer, ou être accusées de corruption, dans un communiqué d’une seule ligne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le professeur de pharmacologie était invité à participer au débat « Vaccination, homéopathie, etc. : existe-t-il une vérité scientifique ? » à l’occasion du Monde festival, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Tribune. Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, répondent à Frédéric Chevallier, avocat général dans le procès de Jacqueline Sauvage.
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Affaire Jacqueline Sauvage : « Monsieur l’avocat général, vous n’avez pas compris le ressort des violences conjugales »

Tribune. Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, répondent à Frédéric Chevallier, avocat général dans le procès de Jacqueline Sauvage.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 16h30
    |

Karine Plassard (militante féministe) et Suzy Rojman (militante féministe)







                        



                                



                            
Frédéric Chevallier, avocat général lors du procès de Jacqueline Sauvage, a adressé une tribune au « Monde », lundi 1er octobre, à l’occasion de la diffusion du téléfilm « Jacqueline Sauvage : c’était lui ou moi », d’Yves Rénier, dont la programmation s’est accompagnée d’une intense campagne de communication. Dans cette tribune, le magistrat dresse d’elle un portrait complexe. Après la publication de cette lettre, les avocates de Jacqueline Sauvage lui ont répondu, avant Karine Plassard, à l’initiative de la pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage, et Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes (lire ci-dessous leur tribune).
L’actrice Muriel Robin, qui incarne Jacqueline Sauvage, a appelé à des manifestations en France samedi 6 octobre contre les violences conjugales.


Tribune. Nous avons suivi attentivement les procès de Jacqueline Sauvage par le biais des chroniqueurs judiciaires présents. Notre mobilisation pour la grâce présidentielle est bien le résultat d’une indignation de la manière dont ont été menés les débats et vos réquisitions. Nous sommes des militantes de terrain, impliquées dans la lutte contre les violences masculines, et maîtrisant ce qu’est la réalité du cycle des violences par le conjoint ou ex-conjoint au sein du couple, ce qui, visiblement, n’est absolument pas votre cas.
Vous nous dites en substance que Jacqueline Sauvage était une femme forte, « déterminée et moderne », autonome, et que de ce fait l’accusation de violences conjugales à son encontre est assez peu crédible. Votre argumentaire tend à démontrer que, parce que femme de caractère, Mme Sauvage n’a pas le bon profil de « la victime ». Vos propos sous-tendent que pour être une victime acceptable, il faudrait être une femme totalement soumise. Vos mots sont très culpabilisants pour les femmes qui vivent en ce moment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Retransmise en direct de l’Opéra Bastille, la rencontre du Monde festival sur le plaisir féminin se déroule ce samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30.
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                Suivez en direct la rencontre « Clitoris, le grand tabou » au Monde Festival


Retransmise en direct de l’Opéra Bastille, la rencontre du Monde festival sur le plaisir féminin se déroule ce samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30.

LE MONDE
                 |                 06.10.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 17h38
                














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Suivez en direct la rencontre « Clitoris, le grand tabou » :



Avec Delphine Gardey, historienne et sociologue, Pierre Foldes, inventeur de la chirurgie réparatrice du clitoris, Clemity Jane, youtubeuse « sex-positive » et Cy, dessinatrice. Une table-ronde sur le plaisir féminin organisée dans le cadre du Monde festival. En direct de l’Opéra Bastille, la discussion est animée par la journaliste Catherine Vincent.

        Lire aussi :
         

                Clitoris le grand tabou



Au début du XXIe siècle, le plaisir féminin reste toujours tabou. La sexualité des femmes est peu étudiée, le clitoris aux abonnés absents dans la plupart des manuels de sciences de la vie et de la Terre (SVT), et l’épanouissement sexuel toujours fondamentalement inégalitaire. Comment expliquer cet état de fait ? Les choses sont-elles tout de même en train de bouger ?

        Lire aussi :
         

                L’amour dans le rétro : « Aujourd’hui j’ai un clitoris, je ne fais plus l’amour par devoir »




Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, ancienne cofondatrice de Tinder, elle est passée depuis l’an dernier de 22 à 40 millions d’inscrits.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Bumble, l’application de rencontres dopée par #metoo

Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, ancienne cofondatrice de Tinder, elle est passée depuis l’an dernier de 22 à 40 millions d’inscrits.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 12h00
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Whitney Wolfe Herd n’est pas de celles qui font des concessions à la « bro » culture, la culture macho des programmeurs de la Silicon Valley. Ni tee-shirt ni tennis bariolées : quand elle arrive sur la scène de la conférence TechCrunch Disrupt, ce matin de septembre à San Francisco, elle est vêtue d’un tailleur fluide d’un bleu classique et chaussée de talons hauts. Imaginez Inès de La Fressange dans une convention de start-upeurs.
A 29 ans, Whitney Wolfe « pèse » 230 millions de dollars (environ 200 millions d’euros), selon Forbes. Elle a cofondé Tinder, l’application de rencontres en ligne, en 2012, avant de claquer la porte, deux ans plus tard, et de poursuivre ses anciens camarades pour harcèlement sexuel. Fin 2014, elle a lancé Bumble, une plate-forme concurrente mais d’orientation féministe. « J’avais remarqué que beaucoup de femmes étaient en attente vis-à-vis des hommes, explique-t-elle. En attente d’un message, d’une proposition. Du premier pas. » Bumble a renversé l’équation.

Dans un secteur en pleine expansion (un mariage sur trois aux Etats-Unis commence par une rencontre en ligne), Bumble a réussi à se distinguer en donnant le pouvoir aux femmes. En bouleversant « les normes hétérosexuelles dépassées », précise le site français. Le principe est le même que pour Tinder : on fait son marché en éliminant – ou en conservant –, d’un swipe (« glissement ») à droite ou à gauche, les photos des partenaires potentiels.
Mais sur Bumble, seules les femmes ont l’initiative d’engager le dialogue. Si un homme pour qui elles ont « voté » les a également gratifiées d’un « like », elles ont vingt-quatre heures pour entrer en contact. L’application est gratuite (sauf le service premium) pour celles qui ont raté ce délai ou qui, saisies d’un regret, veulent réactiver des connexions qui ont expiré.
Le succès a été immédiat, dans un marché pourtant très concurrentiel....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », revient sur l’opération des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), qui, dans un contexte de crise des vocations, ont décidé de lever leur clôture le temps d’un week-end pour faire découvrir leur vie à des jeunes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« La “journée découverte” des moines de Solesmes : un job dating au monastère ? »

Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », revient sur l’opération des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), qui, dans un contexte de crise des vocations, ont décidé de lever leur clôture le temps d’un week-end pour faire découvrir leur vie à des jeunes.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 10h00
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Ce n’est pas vraiment le genre de job que l’on trouve en traversant la rue. Est-ce d’ailleurs un job comme un autre, voire un job tout court ? Non. Mais on recrute. Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe) organisaient, ce samedi 6 octobre, une « journée découverte » à destination des jeunes de 16 à 30 ans. L’objectif : partager la vie des occupants du lieu, l’instant de quelques heures. Faut-il y voir une opération « portes ouvertes », dans un endroit aussi notoirement fermé qu’un prieuré monastique ? Un job dating au milieu d’une communauté contemplative ? Ce serait grossir le trait. Pas tant que cela néanmoins.
L’initiative s’inscrit dans une démarche nationale entreprise par la Conférence monastique de France et le Service des moniales, à l’occasion d’un synode sur « les jeunes, la foi et le discernement des vocations » qui vient de s’ouvrir à Rome, dans un contexte tendu du fait des révélations concernant les abus sexuels.
Les moines de Solesmes ont adopté les moyens de communication d’aujourd’hui pour attirer les candidats
Une centaine d’abbayes et de monastères ont prévu ainsi de lever leur clôture ce week-end. « Si vous êtes curieux, si vous voulez en savoir plus sur la vie monastique, venez ! clame le père Emmanuel Vaillant, le maître d’œuvre de la journée à Solesmes. Ce n’est pas “engagez-vous” et signez à la fin, car ce n’est pas ainsi que l’on devient moine. Mais si quelque chose se passe pendant la visite, si les cœurs s’ouvrent… », sait-on jamais.
Associés aux moniales bénédictines de l’abbaye Sainte-Cécile, située sur la même commune, les moines de Solesmes ont adopté les moyens de communication d’aujourd’hui pour attirer les candidats, « lycéens, étudiants, jeunes professionnels », comme cela est précisé sur un flyer à la mise en page étudiée. « Qui sont-ils, que font-ils », peut-on y lire sous un point d’interrogation agrandi,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/06/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’ONG française survole les eaux internationales à bord du « Colibri », au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Migrants : avec les Pilotes volontaires, au-dessus de la Méditerranée

L’ONG française survole les eaux internationales à bord du « Colibri », au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 14h20
    |

            Julia Pascual








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Benoît Micolon, cofondateur de l’ONG Pilotes volontaires, montre sur son téléphone une photo qu’il a prise en juin 2018 lors d’une mission de recherche de personnes en détresse en mer Méditerranée. En arrière-plan sa tablette qui lui permet de naviguer et suivre son plan de vol."
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            data-slide-description="Benoît Micolon est le cofondateur de l’ONG Pilotes volontaires. Le voici quelques minutes avant le décollage de l’île italienne de Lampedusa, vendredi 5 octobre au matin, lors d’une vérification du « Colibri 2 »."
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            data-slide-description="Benoît Micolon et Carola Rackete, montant à bord de « Colibri 2 » pour une mission de recherche de personnes en détresse en Mediterranée centrale, le 5 octobre 2018."
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            data-slide-description="Les membres de Pilotes volontaires ont réalisé trente-cinq missions de survol depuis mai 2018."
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            data-slide-description="Le casque de communication et la tablette sur une des ailes du « Colibri 2 », indispensables pour lancer les missions de recherches de personnes en détresse."
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            data-slide-description="Le petit aéronef – moins de 7 mètres de long – met le cap plein sud. Il s’éloigne de Lampedusa, caillou italien posé au milieu de la Méditerranée, porte de l’Europe malgré lui."
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            data-slide-description="Vue sur les bateaux humanitaires « Astral » (Open Arms) et le « Mare-Iono » depuis l’intérieur du « Coilibri 2 », le 5 octobre."
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            data-slide-description="Il faudra une petite heure au « Colibri » pour rejoindre les abords de la Libye, à 160 milles marins de là. Aux commandes, vendredi 5 octobre au matin, Benoît Micolon."
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            data-slide-description="À l’intérieur du « Coilibri 2 », le 5 octobre."
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Le photographe Samuel Gratacap a pris son envol avec des bénévoles de l’ONG Pilotes volontaires à la recherche d’embarcations en détresse au large des côtes libyennes.

SAMUEL GRATACAP / « LE MONDE »
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« Roger. Ready for take off. » Le ciel, la veille encore chargé de cumulonimbus, est dégagé. Le sol a presque séché des pluies de la nuit. Le soleil pointe à l’horizon. Et le Colibri décolle. Le petit aéronef – moins de 7 mètres de long – met le cap plein sud. Il s’éloigne de Lampedusa, caillou italien posé au milieu de la Méditerranée, porte de l’Europe malgré lui. Il faudra une petite heure au Colibri pour rejoindre les abords de la Libye, à 160 milles marins de là. Aux commandes, ce vendredi 5 octobre au matin, Benoît Micolon.
Ce Français de 35 ans est l’un des cofondateurs de Pilotes volontaires, une ONG créée en janvier 2018 pour faire des recherches au-dessus des eaux internationales, au large de la Libye, où près de 15 000 personnes sont mortes depuis 2014 en tentant de rejoindre le Vieux Continent.
Les membres de Pilotes volontaires ont réalisé trente-cinq missions de survol depuis mai 2018. « Nous avons repéré quarante-deux bateaux, ce qui représente près de 4 000 personnes qui ont pu être secourues », assure José Benavente, cofondateur de l’ONG. Vendredi, l’avion a encore croisé une embarcation de caoutchouc en détresse. A 80 milles marins au large de la ville de Khoms, à l’est de Tripoli, un rubber boat – une « embarcarion pneumatique » –, avec à son bord 28 personnes, a été retrouvé. Sa présence avait été signalée au Colibri par l’association Alarm Phone, qui propose une assistance téléphonique aux bateaux en détresse. « On a cherché des bateaux dans la zone et on a fini par prévenir un tanker [navire-citerne], explique Benoît Micolon. Il est allé leur porter secours, deux heures avant que la nuit tombe. »
Pilote de fret
Benoît Micolon était l’an dernier encore un pilote de fret aérien sans intérêt particulier pour les mouvements migratoires. Il partageait ses semaines entre les Boeing 737 et son école de parapente dans les Alpes. Jusqu’à ce que José Benavente, ami pilote rodé au monde de l’humanitaire, lui parle d’un projet « un peu fou ». Peu de temps après, les deux hommes achètent un avion avec leurs deniers personnels et se lancent. Aujourd’hui, Benoît Micolon passe le plus clair de son temps libre à scruter les vagues, à distinguer leur bleu de leur gris et, parfois, au milieu, à révéler des hommes et des femmes en détresse.

   


A ses côtés, dans la carlingue qui fonce à plus de 250 kilomètres/heures, à 700 mètres au-dessus de la mer, Carola Rackete, 30 ans. Elle balaye la mer avec ses jumelles tout en écoutant la fréquence radio commune des navires de la zone. La jeune femme est bénévole en Méditerranée depuis 2016. Avant de rejoindre Pilotes volontaires, elle s’est notamment engagée auprès de l’ONG allemande Sea-Watch comme capitaine d’un navire humanitaire de sauvetage mais aussi à bord du Moonbird, le premier avion d’ONG de reconnaissance. Mais les deux équipements ont été bloqués cet été à Malte, à l’instar d’autres navires, entravés dans leur mission sur la route migratoire la plus meurtrière, alors que l’Italie décidait en juin de fermer ses ports aux organisations non gouvernementales.
L’Aquarius, navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), vient ainsi, pour la deuxième fois en l’espace de quelques semaines, de perdre son pavillon. Symptomatique de la tension qui entoure ses missions, alors que SOS Méditerranée a appelé a des rassemblements samedi 6 octobre, en « soutien au sauvetage en mer », ses locaux à Marseille ont subi vendredi l’intrusion d’une vingtaine de militants du groupe d’extrême droite Génération identitaire.

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                « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE »



Le Colibri a lui aussi essuyé quelques déconvenues. Avant de prendre ses quartiers à Lampedusa, il a été refoulé par Malte, qui lui a interdit de faire des missions de recherche à partir de son aéroport. « On reçoit des menaces de mort, ajoute Benoît Micolon, de gens qui nous souhaitent de couler avec les migrants en mer. » Lui ne doute pas du sens de ses missions. Il repense notamment à celle du 10 juin, qui a duré plus de huit heures au-dessus des eaux. « On avait repéré quatre embarcations en détresse, se souvient-il. On cherchait des bateaux pour pouvoir leur porter secours et, chemin faisant, on a encore trouvé deux autres embarcations dans une zone dans laquelle on ne patrouillait pas normalement. Ce jour-là, j’ai eu une prise de conscience. »
« Risques considérables »
Depuis la création de l’ONG, de nouveaux bénévoles ont rejoint l’équipe. « On prend des risques considérables, remarque toutefois l’un d’eux. On vole à basse altitude avec un avion qui n’a qu’un seul moteur dans une zone parfois très éloignée des côtes. »
Le manque de moyens de secours en mer a provoqué en 2018 une hausse de la mortalité en Méditerranée centrale. Celle-ci a été accentuée par le retrait des associations et, bien que plus difficile à mesurer, la réticence des navires de marine marchande à s’engager dans des opérations de secours. « La politique des compagnies, c’est d’éviter la zone », assure Carola Rackete.

   


Vendredi, alors que plus aucun navire d’ONG n’était présent en Méditerranée centrale depuis le départ de l’Aquarius, deux bateaux humanitaires faisaient route pour la zone : le voilier Astral, de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, et le Mare-Ionio, navire battant pavillon italien. Ce dernier, nouveau venu dans le paysage du sauvetage en mer, est un pied de nez à la politique anti-migrants de l’Italie, portée par son ministre de l’intérieur d’extrême droite, Matteo Salvini.
Les humanitaires devront composer avec la montée en puissance des autorités maritimes libyennes et de leurs gardes-côtes, qui coordonnent depuis cet été les secours dans la zone, rôle jusqu’alors assumé par l’Italie. « Il y a trois jours, des migrants ont été secourus par le navire d’une plate-forme pétrolière, ils les ont amenés aux gardes-côtes libyens », rapporte Carola Rackete. Les ONG, tout comme l’Organisation des Nations unies, considèrent pourtant que la Libye n’est pas un lieu sûr de débarquement des rescapés.
« Sauver des vies est vécu comme un crime »
Vendredi soir, Pilotes volontaires ignorait d’ailleurs quel serait le port de débarquement des migrants repérés au large de Khoms. « Tant qu’on peut être utile et sauver des vies, on continuera », assure Benoît Micolon. Si les traversées en Méditerranée centrale ont chuté de 80 % en 2018, « c’est uniquement parce que les départs sont bloqués, mais il y a encore beaucoup de gens coincés en Libye et qui voudront partir », prévient Flavio Di Giacomo, porte-parole du bureau italien de l’Organisation internationale pour les migrations. Flavio Di Giacomo était présent cette semaine à Lampedusa pour participer aux commémorations du naufrage du 3 octobre 2013, dans lequel 368 personnes sont mortes noyées, au large de l’île.
C’est ce drame qui avait donné lieu à « Mare Nostrum », l’opération humanitaire et militaire de la marine italienne en Méditerranée centrale. Et c’est la fin de Mare Nostrum, en 2014, qui avait poussé des associations à s’engager dans le secours en mer. Aux commémorations officielles, pour la première fois en cinq ans, aucun représentant du gouvernement italien n’a fait le déplacement. « En 2013, l’opinion publique était attachée au principe de sauver des vies. Aujourd’hui, c’est vécu comme un crime », regrette Flavio Di Giacomo. Outre le gouvernement italien, d’autres personnes ont boudé cet anniversaire. Giacomo Sferlazzo est membre du collectif Askavusa et, après avoir recueilli la parole de rescapés et de témoins du drame, il est convaincu que tout n’a pas été fait par les autorités italiennes, ce jour-là, pour venir en aide aux naufragés. « Cette tragédie aurait pu être évitée », assure-t-il. Cinq ans ont passé. Et elles se poursuivent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an et une décennie de chute des condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire à terrasser ce fléau.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
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Lutte contre les violences sexuelles : la justice est-elle à la hauteur ?

Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an et une décennie de chute des condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire à terrasser ce fléau.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 05h55
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 12h30
    |

            Emeline Cazi et 
Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Les chiffres sont saisissants. Au cours des huit premiers mois de 2018, le nombre de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de 28,5 % à Paris, une ville où 600 à 800 plaintes pour viol sont enregistrées chaque année.
L’effet #metoo, ce mouvement lancé sur les réseaux sociaux en octobre 2017, après que des stars américaines ont dénoncé les viols et le harcèlement sexuel commis par le producteur hollywoodien Harvey Weinstein, est indéniable. Le Collectif féministe contre le viol (CFCV), trente-trois ans d’existence, abonde. Les mois qui ont suivi ces révélations, leur téléphone a sonné bien plus que d’ordinaire (+ 37 %).
Comment expliquer, alors, qu’en France en dix ans le nombre de condamnations pour viol a chuté de 40 % et celles pour agression sexuelle de 20 % ? Les magistrats s’en étonnent eux-mêmes. Le phénomène est pourtant durable. Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an, signe d’un mouvement profond dans la société, et ces dix ans de chute de condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire français à pouvoir lutter efficacement contre ce fléau.
« L’émergence du récit »
Ce n’est pas un problème législatif, affirment enquêteurs, magistrats, universitaires et même des associations de victimes. Le code pénal est suffisamment complet pour traiter de toutes les situations, ou presque, assurent-ils. Les associations se félicitent même que la loi Schiappa d’août 2018 ait allongé de dix ans les délais de prescription pour les crimes sur mineur (trente ans à partir de leur majorité), et enrichi la définition du viol.
Désormais, « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise » est un viol, précise l’article 222-23 du code pénal. L’ajout « sur la personne de l’auteur » permet de poursuivre toute personne qui aurait, par exemple, fait une fellation non consentie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le rapport définitif de contre-expertise judiciaire, remis aux juges d’instruction, tend à dédouaner un peu plus le constructeur.
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Vol Rio-Paris : les familles des victimes craignent de voir Airbus échapper à un procès

Le rapport définitif de contre-expertise judiciaire, remis aux juges d’instruction, tend à dédouaner un peu plus le constructeur.



LE MONDE
 |    06.10.2018 à 01h51
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 12h32
   





                        



   


Neuf ans après l’accident du vol Rio-Paris, le rapport définitif de contre-expertise judiciaire tend à dédouaner un peu plus Airbus et met à nouveau l’accent sur la responsabilité des pilotes, suscitant l’indignation de familles des victimes qui craignent de voir le constructeur échapper à un procès. Les conclusions de ce rapport du 24 septembre, dont ont notamment eu connaissance l’Agence France-Presse et le Parisien, ont été remises aux juges d’instruction du pôle accident collectif à Paris, qui ont repris en main cette instruction dans laquelle Air France et Airbus ont été mis en examen en 2011 pour « homicides involontaires ».
Le rapport définitif reprend en grande partie la version provisoire remise en décembre 2017, qui avait déjà suscité l’incompréhension chez les proches des victimes. « Airbus a disparu des écrans radars », a dénoncé Danièle Lamy, présidente de l’association Entraide et Solidarité AF447 qui regroupe quelque 360 proches des victimes.
Le 1er juin 2009, le vol AF447 s’était abîmé dans l’océan Atlantique, tuant les 228 personnes à bord. Point de départ de la catastrophe ? Le givrage en vol de sondes Pitot, qui a conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l’Airbus A330 et désorienté les pilotes.
L’équipage mis en cause
Le rapport final réaffirme que la « cause directe » de l’accident « résulte des actions inadaptées en pilotage manuel » de l’équipage. « Le pilotage manuel a été imposé par la déconnexion du pilote automatique consécutive au givrage momentané des sondes », écrivent les trois experts, reprenant leur formulation initiale en y ajoutant l’épithète « momentané ». Ces sondes, qu’Airbus avait modifiées après l’accident, sont pourtant un élément clé de la bataille judiciaire que se livrent la compagnie aérienne et le constructeur.
Parmi les causes indirectes, les experts avaient aussi relevé « l’ambiguïté du classement de la procédure Stall », l’alarme de décrochage mal interprétée par les pilotes, dans la documentation d’Airbus et d’Air France. Ils soulignent désormais que « ce classement était cependant validé par la DGAC » (Direction générale de l’aviation civile), exonérant ainsi en partie les deux sociétés.
« Les actions des pilotes étaient conformes à la situation présentée par des écrans confus et des alarmes erratiques », estime pour sa part l’association, qui réclame un procès pour que soient déterminées « les responsabilités d’Airbus et d’Air France ».
Rendue en 2012, une première expertise avait mis en exergue à la fois des défaillances de l’équipage et des problèmes techniques ainsi qu’un déficit d’information des pilotes en cas de givrage de ces sondes malgré une recrudescence d’incidents antérieurs signalés à Airbus. Ce premier rapport, « beaucoup plus complet » et « réalisé après une reconstitution du vol » contrairement aux autres, est toujours au dossier, s’était félicité en janvier Me Alain Jakubowicz, un des avocats de l’association. Il avait aussi pointé du doigt la difficulté à choisir des experts indépendants dans le « monde confiné » de l’aéronautique.
Les familles dans l’attente d’un procès
« Air France ne peut pas souscrire aux conclusions de ce nouveau rapport qui conduisent notamment à la mise en cause sévère de l’équipage disparu », a fait valoir la compagnie dans une déclaration. Affirmant qu’elle « aura toujours à cœur de défendre la mémoire de son équipage », Air France « formulera prochainement ses observations auprès des juges d’instruction ».
L’enquête, close en 2014, avait dû être relancée après l’annulation, un an plus tard, de la première contre-expertise. Des proches des victimes et Air France l’avaient attaquée devant la cour d’appel, la jugeant biaisée en faveur du constructeur. Après « bientôt dix années d’attente », « seul un tribunal pourra rendre justice aux 228 victimes », écrit l’association, qui demande que les juges d’instruction organisent une réunion des parties civiles avec les experts judiciaires.

        Lire aussi :
         

          les juges d’instruction demandent une nouvelle expertise



Le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) souhaite quant à lui « qu’un débat contradictoire puisse s’engager entre les experts ayant déposé les deux rapports successifs devant le tribunal ». Le syndicat « n’entend pas laisser s’imposer une vision simpliste selon laquelle l’erreur de l’équipage serait la première raison de cet accident », fait-il valoir dans un communiqué, « tous ceux qui travaillent à la sécurité du transport aérien savent qu’un accident a toujours de multiples causes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Jason Van Dyke était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, en 2014. Sa sentence sera connue ultérieurement.
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Un policier blanc de Chicago reconnu coupable du meurtre d’un jeune Noir

Jason Van Dyke était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, en 2014. Sa sentence sera connue ultérieurement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 06h08
   





                        


Un policier blanc de Chicago a été reconnu coupable vendredi 5 octobre du meurtre d’un adolescent noir. Jason Van Dyke, qui comparaissait pour assassinat, était accusé d’avoir abattu à distance et sans raison Laquan McDonald, 17 ans, alors que ce dernier tenait un couteau. Il avait tiré « seize fois » sur lui, de façon « totalement inutile », en octobre 2014, ont estimé les jurés. Il avait plaidé non coupable.
Les douze jurés ont rendu leur verdict dès le lendemain du début de leurs délibérations, le reconnaissant coupable de meurtre au lieu d’assassinat. Ils ont également décidé de sa culpabilité de seize autres chefs d’accusation pour usage aggravé d’une arme à feu, mais l’ont acquitté de celui de faute professionnelle. Sa sentence sera connue ultérieurement.

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                Quinze ans de prison pour un policier américain coupable du meurtre d’un jeune Noir désarmé



La diffusion très tardive, en 2015, d’une vidéo montrant la mort de l’adolescent avait exacerbé la colère de la population, déclenchant des mois de manifestations dans la troisième ville des Etats-Unis. Les images de la vidéo, filmée par une caméra fixée sur le tableau de bord d’une voiture des forces de l’ordre, montrent Jason Van Dyke tirant sur l’adolescent, qui se trouve à plusieurs mètres de distance, et continuant à vider son chargeur même une fois le jeune homme à terre. Aucun des neuf autres officiers présents n’avait fait usage de son arme.
Scène filmée
Lors de son procès, qui a duré dix jours, l’ancien policier a assuré avoir tiré parce que l’adolescent lui paraissait menaçant. Ses avocats ont tenté de contrer l’effet désastreux de la séquence filmée en appelant à considérer le « contexte ».
La vidéo de la scène a entraîné le renvoi du chef de la police de Chicago de l’époque. Le ministère de la justice a par ailleurs ouvert en décembre 2015 une enquête fédérale visant la police municipale de Chicago. Celle-ci a conclu que les abus de la part de policiers étaient récurrents dans la métropole, gangrenée par la criminalité.
Le maire de la ville, Rahm Emanuel, un proche de l’ancien président Barack Obama, s’est lui-même retrouvé en difficulté. Il a annoncé au début de septembre qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, sa popularité butant sur cette violence endémique, liée à des guerres de gangs et au trafic de drogue.
L’homicide de Laquan McDonald fait partie d’une série de bavures policières aux Etats-Unis ces dernières années dont ont été victimes des Noirs, donnant naissance au mouvement Black Lives Matter.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, l’ancien pneumologue était jugé en appel vendredi pour avoir dissimulé ses liens avec Total devant le Parlement.
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Pollution : jugé en appel pour « faux témoignage », le professeur Aubier reconnaît « une erreur »

Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, l’ancien pneumologue était jugé en appel vendredi pour avoir dissimulé ses liens avec Total devant le Parlement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 10h28
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Michel Aubier est coutumier des jeux de mots involontaires. « Total était totalement indépendant de mes activités pour l’AP-HP », a répété à la barre l’ancien pneumologue de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, lors de son procès en appel, vendredi 5 octobre.
Le Pr Aubier avait été condamné, le 5 juillet 2017, par le tribunal correctionnel de Paris, à six mois de prison avec sursis et à 50 000 euros d’amende. L’ancien chef du service pneumologie de l’hôpital Bichat, à Paris, était jugé pour « faux témoignage » devant le Parlement. Une première. 
Auditionné le 16 avril 2015 par la commission d’enquête sénatoriale sur le coût financier de la pollution de l’air, le Pr Aubier avait déclaré qu’il n’avait « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur, omettant de préciser qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total comme médecin-conseil et membre du ­conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007.

        Lire aussi :
         

                Le pneumologue Michel Aubier a été rémunéré plus de 150 000 euros par an par Total en 2013 et 2014



« La seule question qui se pose, c’est : le professeur a-t-il menti ? », a résumé, vendredi 5 octobre, la procureure Anne-Françoise Tissier. « Je vous demande de répondre positivement à cette question », a-t-elle conclu, demandant une condamnation de 30 000 euros d’amende. Le jugement a été mis en délibéré au 9 novembre.
« C’est la porte ouverte à toutes les suspicions, aux “fake news” »
Costume-cravate sombre et teint hâlé, Michel Aubier a, lui, nié avoir menti devant les sénateurs. « Je reconnais m’être trompé, mais ce n’était pas intentionnel. J’ai fait une erreur mais je n’ai pas menti ». Me François Saint-Pierre a tenté d’expliquer que « dans un contexte de stress », son client avait « confondu les notions de conflit et de lien d’intérêt » et commis une « erreur d’interprétation » qui a « ruiné toute sa carrière ».
Des arguments qui n’ont pas convaincu la procureure : « Quand on lui demande s’il a des liens avec des acteurs économiques, il ne peut pas ne pas savoir. Ce mensonge sous serment est une infraction grave, avec un dommage important pour toute la société. C’est la porte ouverte à toutes les suspicions, aux fake news ».
Comme Le Monde l’avait révélé avant le procès, Michel Aubier, surnommé le « docteur diesel » en raison de ses prises de positions minimalistes sur les effets de la pollution, avait été rémunéré jusqu’à 170 000 euros par le groupe Total en 2014.
Décidément très étourdi, cette collaboration avec le groupe pétrolier, le Pr Aubier avait également omis de la déclarer auprès de la Haute Autorité de santé, dont il était membre, ainsi qu’à son employeur principal, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
L’étonnant partenariat de l’AP-HP avec Total
L’affaire Aubier servira « d’électrochoc » pour « traiter ce mal que représentent les conflits d’intérêts », avait réagi le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch, après la condamnation en première instance. En avril, l’AP-HP a pourtant signé un étonnant accord de partenariat avec… Total. Un partenariat qui rapporterait 300 000 euros sur trois ans à l’AP-HP.
L’un des deux volets prévoit que « l’AP-HP autorisera un praticien à assurer, une demi-journée par semaine, un rôle de médecin-conseil auprès du groupe Total ». Une mission qui ressemble à s’y méprendre à celle qu’assurait Michel Aubier. Et qui n’a pas échappé à son avocat : « C’est la preuve que cette pratique est institutionnalisée et que le comportement de Michel Aubier n’a pas été préjudiciable pour l’AP-HP. »
« Le praticien concerné devra rendre public ce lien d’intérêt et s’interdira de prendre aucune position, publique ou dans le cadre d’un travail d’expertise, sur des questions pouvant avoir une relation directe ou indirecte avec les activités du groupe Total », précise l’institution pour déminer la polémique. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Des huissiers se sont présentés vendredi dans des locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Plusieurs grands noms du secteur l’accusent de pratiques agressives et non éthiques.
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Règlement de comptes chez les éditeurs juridiques

Des huissiers se sont présentés vendredi dans des locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Plusieurs grands noms du secteur l’accusent de pratiques agressives et non éthiques.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 06h43
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

C’est un coup de tonnerre dans le monde de l’édition juridique. Selon nos informations, huissiers et experts informatiques se sont présentés, vendredi 5 octobre, dans plusieurs locaux de Forseti, la société exploitant le moteur de recherche Doctrine.fr. Objectif : avoir accès aux serveurs de la star de la « legaltech » française.
Cette mesure d’instruction très exceptionnelle a été accordée par le Tribunal de commerce de Paris à des grands noms de l’édition juridique, qui dénoncent des pratiques agressives et non éthiques de la part de leur jeune compétiteur. « Nos soupçons sont étayés par des éléments de preuve, mais il était nécessaire d’en obtenir d’autres, qui seront placés sous séquestre et permettront de caractériser la concurrence déloyale », explique Christophe Caron, l’avocat qui représente LexisNexis, Dalloz, Lexbase, Wolters Kluwer et Lextenso.
Certaines pratiques de Doctrine avaient été révélées par Le Monde dans son édition du 28 juin. Les dirigeants de la start-up, née en 2016, avaient créé, à travers une entité londonienne, des noms de domaine imitant ceux utilisés par des avocats et des universités. Avocatlime.fr – proche de avocatline.fr, la principale messagerie en France pour les professions juridiques – a été enregistré sur la plate-forme Gandi, le 6 décembre 2017, de même qu’Uni-paris2.fr, Uni-bordeaux.fr et Eleves-efb.fr.

Ces adresses, et bien d’autres dont l’origine n’est pas établie à ce stade, ont servi pour contacter des greffes de tribunaux afin de récupérer des copies de décisions juridiques. Car si ces informations sont en théorie publiques, dans la pratique, l’encombrement des tribunaux restreint leur accès. S’il n’y a rien d’illégal à déposer des demandes auprès des greffes, la méthode fait débat : le recours à des noms de domaine visant à tromper l’interlocuteur sur son identité s’apparente au délit de « typosquattage ».
« Les preuves recueillies lors de la saisie permettront...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Son fils adoptif, auquel elle ne laisse rien, l’affirme. Il obtient l’annulation du testament pour insanité d’esprit. Les bénéficiaires de la succession font appel, et tentent de prouver que, bien qu’atteinte d’aphasie, elle avait toute sa tête.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Jacqueline Sauvage a vécu une relation d’emprise et ne peut être décrite comme une personne déterminée, affirment ses avocates Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini, qui répondent à la tribune de Frédéric Chevallier, avocat général lors du procès de cette femme, publiée dans « Le Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Les avocates de Jacqueline Sauvage répondent à l’avocat général Frédéric Chevallier

Jacqueline Sauvage a vécu une relation d’emprise et ne peut être décrite comme une personne déterminée, affirment ses avocates Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini, qui répondent à la tribune de Frédéric Chevallier, avocat général lors du procès de cette femme, publiée dans « Le Monde ».



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h50
    |

Janine Bonaggiunta (Avocate au barreau de Paris) et Nathalie Tomasini (Avocate au barreau de Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Monsieur l’Accusateur public, Comment osez-vous écrire une lettre (Le Monde du 1er octobre) à Jacqueline Sauvage par voie de presse, deux ans après sa libération ? Vos propos sont d’une indécence sans nom. Le mardi 1er décembre 2015, nos chemins allaient se croiser pour la première fois. Après plus d’un an de détention déjà, menottée et sous escorte, Jacqueline Sauvage vous a aperçu dans votre robe de justice, et ce jour-là elle avait encore un peu d’espoir…
Non, vous n’auriez jamais pu être son fils, Monsieur Frédéric Chevalier. Comment pouvez-vous même le penser et l’écrire ? Laissez donc Pascal Marot en paix, lui, qui a été victime de la violence de son père, tout comme sa mère et ses sœurs et qui en est mort. Non, Monsieur l’Accusateur public, vous n’avez rien compris, ni hier, ni aujourd’hui, à la vie d’enfer de Jacqueline Sauvage, battue, humiliée, trompée par Norbert Marot.
A croire que vous n’avez pas écouté les témoignages de Carole, Sylvie, Fabienne, ses filles, que vous avez gravement injuriées. A croire que vous n’avez pas écouté les vingt-sept autres témoins, presque tout un village entier, dont son maire, qui sont venus à la barre dire la terreur que leur inspirait Norbert Marot.
A croire que vous ne les avez pas écoutés dire que cette femme, Jacqueline Sauvage, était en danger de mort, mais qu’ils n’ont rien fait, rien tenté, comme encore aujourd’hui des milliers de voisins qui n’osent pas, même lorsqu’ils entendent des cris, appeler les secours, car ils craignent les représailles…
Une relation déséquilibrée de dominant à dominée
Vous affirmez, Monsieur l’Accusateur public, dans votre lettre, adressée à Mme Sauvage, qui a vécu, après l’enfer conjugal, l’acharnement judiciaire, que vous n’inventez rien, or vous réécrivez à votre façon son histoire ! Vous la décrivez comme une femme déterminée et moderne !
Mariée, enceinte, à 17 ans à un mauvais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « violences volontaires et séquestration en réunion ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Le siège de SOS Méditerranée occupé par des militants identitaires

Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « violences volontaires et séquestration en réunion ».



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h36
   





                        


Une vingtaine de militants du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire ont occupé le siège de SOS Méditerranée, vendredi 5 octobre, à Marseille, a annoncé l’ONG sur Twitter. Les locaux ont été « attaqué[s] par une dizaine de militants identitaires. La police est sur place et procède à des arrestations. Le personnel de @SOSMedFrance est sain et sauf, mais sous le choc », écrit l’ONG, qui intervient en mer avec le navire humanitaire Aquarius pour secourir des migrants tentant la traversée vers l’Europe.

🔴URGENT Le siège de @SOSMedFrance à #Marseille a été attaqué ce vendredi par une dizaine de militants identitaires.… https://t.co/duJFEjpx6O— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE France)


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« Les individus ont mis dehors tout le personnel qui était présent » et ont déployé une banderole à la fenêtre « SOS Méditerranée complice du trafic d’êtres humains », a dit un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique. Aucune personne n’a été blessée. Les individus ont été interpellés sans incident très rapidement après le début de leur action, vers 14 heures, selon la même source.

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                L’« Aquarius » est à Marseille et attend un nouveau pavillon



Vingt-deux personnes ont été placées en garde à vue dans des commissariats de Marseille dans le cadre d’une enquête de flagrance ouverte pour « violences volontaires et séquestration en réunion », a fait savoir la police, et les « plaintes de SOS Méditerranée sont en cours d’enregistrement ».
Ils réclament la saisie de l’« Aquarius »
Le groupe d’extrême droite Génération identitaire a revendiqué cette action dans un communiqué publié sur Facebook. « Réalisée de manière pacifique, notre action vise à dénoncer la complicité de cette ONG qui, sous couvert “d’humanitaire”, collabore avec les passeurs de clandestins », écrivent les militants, promouvant une pétition pour réclamer la « saisie de l’Aquarius ».

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                « La France doit accorder son pavillon à l’“Aquarius” »



Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, s’est félicité de cette action sur Twitter : « L’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée est bel et bien complice des trafiquants d’êtres humains : bravo à Génération identitaire pour son action pacifique devant leurs locaux à #Marseille ! Le temps de l’impunité est terminé ! »
Benoît Payan, président du groupe socialiste de Marseille et conseiller départemental des Bouches-du-Rhône, a quant à lui dit son « effroi » en découvrant cette occupation. « Mais qui sont ces gens qui attaquent des ONG, des sauveteurs, des héros ? Ce sont des nervis, des factieux, la lie de l’humanité. Honte à eux, et honte à ceux qui alimentent leurs fantasmes dégénérés », a-t-il réagi dans un communiqué, appelant à « la dissolution de ces groupuscules fascistes ».
Manifestation de soutien samedi
L’association SOS Méditerranée, qui affrète l’Aquarius avec Médecins sans frontières, menacée de perdre le pavillon panaméen de son navire, a appelé à une manifestation samedi dans une trentaine de villes de France et d’Europe afin de soutenir ses opérations de sauvetage.
Sous la bannière « Defend Europe », l’action de Génération identitaire s’est focalisée dernièrement sur les migrants, en Méditerranée ou dans les Hautes-Alpes. Dans le passé, elle avait ciblé des mosquées.

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                « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’arrestation violente par des policiers de deux jeunes hommes dans le 19e arrondissement de Paris, filmée par MHD avec un téléphone portable, a fait le tour des réseaux sociaux vendredi.
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Ouverture d’une enquête pour violence policière après la diffusion d’une vidéo par le rappeur MHD

L’arrestation violente par des policiers de deux jeunes hommes dans le 19e arrondissement de Paris, filmée par MHD avec un téléphone portable, a fait le tour des réseaux sociaux vendredi.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 20h23
    |

            Nicolas Chapuis








                        


La vidéo est saisissante ; celui qui l’a publiée, une célébrité dans le monde du rap. Il n’en fallait pas moins pour qu’elle franchisse, en à peine douze heures, le demi-million de visionnages. L’arrestation violente par des policiers de deux jeunes hommes dans le 19e arrondissement de Paris, filmée par un téléphone portable, a fait le tour des réseaux sociaux, vendredi 5 octobre. Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion. Elle a été confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».

Aujourd’hui mon grand frère à était victime d’agression policière en bas de chez moi ! Voilà comment la police traî… https://t.co/rhzWO5aTL5— MHDOfficiel (@MHD)


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C’est le rappeur MHD qui a publié les images sur son compte Instagram et sur Twitter, dans la nuit de jeudi 4 à vendredi 5 octobre. L’artiste interpelle ses quelque 2 millions d’abonnés :
« Aujourd’hui dans les environs de 18 heures mon grand frère a été victime d’agression policière en bas de chez moi ! »
Et de lancer en guise d’avertissement :
« Voilà comment la police traite les jeunes dans nos quartiers ! Pourquoi se mettre à 8 avec un chien sur une personne qui sort du sport ? ! sans défense ! On va mettre fin à cet abus de pouvoir ! Partagez au maximum la vidéo, ce genre de délit ne doit pas être un quotidien dans nos quartiers !! »
Des interpellations musclées
Sur la vidéo, on voit neuf policiers de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne qui interpellent deux individus, avenue Simon-Bolivar (19e arrondissement). Le chien des forces de l’ordre, bien que muselé, se jette sur l’un d’entre eux, avant que plusieurs policiers se ruent sur lui en portant des coups. S’ensuit une mêlée lors de laquelle les agents maîtrisent de manière musclée les deux jeunes hommes.

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« C’était l’interpellation de deux personnes dans le cadre d’une opération de contrôle et de sécurisation », explique-t-on à la préfecture de police de Paris. Selon des sources policières, cela faisait suite à des outrages et menaces. L’atmosphère était tendue dans ce quartier, baptisé « la cité rouge » : plus tôt dans l’après-midi, des interpellations liées à du trafic de stupéfiant avaient été effectuées.
Du côté de la préfecture, on appelle à prendre les images avec prudence, rappelant que la vidéo ne comporte pas le son, que le début de la scène n’est pas filmé et que le cadrage de la scène est partiel. « Il est difficile de voir précisément les faits et gestes des personnes présentes de même que ce qui déclenche l’intervention du chien par exemple, c’est la limite de ces séquences diffusées sur les réseaux sociaux », explique une source policière.
Les deux personnes interpellées ont été placées en garde à vue, dans le cadre d’une enquête ouverte pour outrage et rébellion, avant d’être relâchées. Le parquet de Paris, saisi de l’enquête, peut décider d’un classement sans suite, ordonner des investigations complémentaires ou encore déclencher des poursuites.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les communes de Cast (Finistère) et de Bovel (Ille-et-Vilaine) avaient interdit ou soumis à conditions le déploiement des compteurs électriques communicants sur leur territoire.
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Les recours de communes contre les compteurs Linky rejetés en appel

Les communes de Cast (Finistère) et de Bovel (Ille-et-Vilaine) avaient interdit ou soumis à conditions le déploiement des compteurs électriques communicants sur leur territoire.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h54
   





                        



C’est une nouvelle défaite judiciaire pour les opposants aux compteurs Linky. La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté vendredi 5 octobre les recours de deux communes qui avaient décidé d’interdire ou de soumettre à conditions le déploiement de ces compteurs électriques communicants sur leur territoire.
Le distributeur d’électricité Enedis et l’Etat avaient contesté ces décisions des communes de Cast (Finistère) et de Bovel (Ille-et-Vilaine) devant le tribunal administratif de Rennes, qui les avait annulées en mars et décembre 2017.
La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé ces annulations, estimant que « la propriété des ouvrages des réseaux publics de distribution d’électricité, dont font partie les compteurs, est attachée à la qualité d’autorité organisatrice du réseau public de distribution d’électricité ».
Or ces communes ont perdu leur compétence dans ce domaine et ne peuvent donc pas prendre de mesures relatives au déploiement des compteurs Linky sur leur territoire, selon la cour.

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                Compteurs Linky : les propriétaires auront le droit de refuser l’accès à leur logement



Dans le cas de la commune de Bovel, l’autorité organisatrice du réseau public de distribution d’électricité est le syndical mixte départemental d’énergie d’Ille-et-Vilaine. Et lorsqu’en mars 2017, le conseil municipal de Bovel avait refusé le déploiement des compteurs Linky, la commune ne pouvait alors « se prévaloir d’aucun droit de propriété sur les éléments du réseau public de distribution d’électricité », souligne la cour administrative d’appel dans son arrêt.
Le maire de Bovel, José Mercier, étudie désormais la possibilité d’un recours devant le Conseil d’Etat. « Si l’avocat estime qu’il y a matière, je le ferai », a-t-il déclaré, en annonçant par ailleurs qu’il prendrait un nouvel arrêté dès lundi pour bloquer la pose des compteurs.
Les décisions des communes souvent annulées par la justice
A Cast, c’est fin juin 2016 que le maire avait décidé de refuser le déploiement des compteurs Linky. La commune soutient notamment que « les risques incendies et potentiels sur la santé publique des nouveaux compteurs sont avérés » et qu’ils sont susceptibles « de porter atteinte à la vie privée des utilisateurs par la collecte non consentie de données personnelles ».
Mais Enedis est « investie d’une mission de service public impliquant notamment le déploiement » des compteurs, répond la cour. Par ailleurs, l’autorité organisatrice du réseau public de distribution d’électricité est le syndical départemental d’énergie et d’équipement du Finistère, qui est à ce titre propriétaire des compteurs électriques.
Enfin, le maire de Cast affirme avoir constaté des erreurs de branchements et des incursions sur des propriétés privées, mais « ces circonstances, à les supposer établies, ne suffisent pas à elles seules pour caractériser un trouble à l’ordre public ou un risque pour la sécurité ou la salubrité publique », et donc les pouvoirs de police du maire ne peuvent être invoqués face au déploiement des compteurs, estime la cour dans son second arrêt.

        Lire le récit :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Le compteur Linky permet au distributeur d’électricité de limiter la puissance ou de couper l’électricité à distance. Selon ses détracteurs, il suscite des inquiétudes sur l’exposition aux champs électromagnétiques et le respect de la vie privée.
Des centaines de communes, de toute taille (685, selon un comptage des opposants au compteur Linky), ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés contre ces installations. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a jugé que le risque d’exposition aux champs électromagnétiques était faible. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) veille quant à elle à ce que les données de consommation détaillées ne soient pas collectées sans l’accord de l’usager.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Avec l’aide d’une avocate, des élèves du lycée parisien Gustave-Eiffel se sont penchés, lundi 1er octobre, sur le droit du travail et le devoir de solidarité.
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En lycée professionnel, le droit a voix au chapitre

Avec l’aide d’une avocate, des élèves du lycée parisien Gustave-Eiffel se sont penchés, lundi 1er octobre, sur le droit du travail et le devoir de solidarité.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h30
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Ne dites pas à Hans, Kathiana, Shoyeb ou Safa que le droit n’intéresse pas les jeunes. En classe de 1re gestion et administration, ces élèves du lycée professionnel parisien Gustave-Eiffel en ont un « besoin concret » pour « ficeler » des projets d’orientation souvent plus aboutis que ceux de leurs camarades de la voie générale, explique Martine Carmignac, leur enseignante d’éco-gestion, qui les suit quasiment dix heures par semaine.
Kathiana se verrait bien hôtesse de l’air ; Safa, « dans la photo ou le montage vidéo » ; Shoyeb, lui, espère devenir expert comptable. Pour ces adolescents scolarisés dans les beaux quartiers de la capitale bien qu’issus, pour la moitié d’entre eux, d’arrondissements périphériques et de familles défavorisées, il y a urgence à savoir lire un contrat de travail, à décrypter des clauses ou des alinéas que d’autres, à 16 ans, n’imaginent pas encore.
Alors, avoir face à eux une avocate, comme c’est le cas ce lundi matin d’octobre, pour répondre à toutes leurs interrogations est une occasion qu’ils n’entendent pas laisser passer. Bénévole d’Initiadroit, association créée au barreau de Paris il y a plus de dix ans avec l’objectif de sensibiliser les jeunes au « droit vivant », Me Isabelle Hamdache a choisi, en amont de la rencontre et en concertation avec Martine Carmignac, plusieurs cas pratiques liés au droit de travail et au devoir de solidarité, dont ces élèves vont s’emparer, deux heures durant, pour réfléchir au fait qu’ils sont, même mineurs, des « objets et des sujets de droit », leur martèle-t-elle.

Le droit anglo-saxon pour « seule référence »
Des rencontres de ce type, l’éducation nationale voudrait en développer davantage en instituant, chaque 4 octobre, une « journée du droit » à destination des publics scolaires. La première édition, ce jeudi, a ciblé les collégiens de 5e. Un thème — réseaux sociaux et cyber-harcèlement — avait été retenu. Mais l’événement a vocation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La haute juridiction, désavouée une fois déjà par la Cour européenne des droits de l’homme dans cette affaire, a préféré demander l’avis des juges de Strasbourg avant de se prononcer. Une première.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/10/2018
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GPA : la Cour de cassation repousse sa décision dans l’affaire Mennesson

La haute juridiction, désavouée une fois déjà par la Cour européenne des droits de l’homme dans cette affaire, a préféré demander l’avis des juges de Strasbourg avant de se prononcer. Une première.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
06.10.2018 à 05h53
   





                        



   


C’était une décision très attendue par Sylvie et Dominique Mennesson, qui demandent depuis dix-huit ans la reconnaissance de leur lien de filiation avec leurs filles nées d’une mère porteuse aux Etats-Unis.
Vendredi 5 octobre, la Cour de cassation, réunie en assemblée plénière, devait se prononcer pour la troisième fois, et sans doute la dernière, sur cette affaire. Mais elle a finalement décidé de ne pas statuer.

        Lire aussi :
         

                Le couple Mennesson et le combat pour faire reconnaître des enfants nés par GPA



Les époux Mennesson veulent faire transcrire dans l’état civil français l’acte américain qui reconnaît monsieur comme le père des filles (conçues in vitro avec ses spermatozoïdes et des ovocytes donnés par une amie du couple) et la « mère d’intention » comme étant leur « mère légale ». Une notion inexistante en droit français.
Alors que la loi est muette sur ces cas de figure, la Cour de cassation, qui a déjà été désavouée une première fois dans ce même dossier par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), a décidé cette fois de demander l’avis des juges de Strasbourg avant de se prononcer.
Un nouvel outil
C’est la première fois qu’une juridiction française recourt à cette possibilité de poser une question préjudicielle à la CEDH. C’est grâce à la ratification par la France au printemps du protocole additionnel nº 16 à la Convention européenne des droits de l’homme que ce nouvel outil, qui existe déjà avec la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), a pu entrer en vigueur en Europe en août. Paris a permis de franchir le seuil des dix Etats membres signataires.
Concrètement, la question posée par la formation la plus solennelle de la Cour de cassation à la CEDH est la suivante : « En refusant de transcrire sur les registres de l’état civil l’acte de naissance d’un enfant né à l’étranger à l’issue d’une gestation pour autrui [GPA], en ce qu’il désigne comme étant sa “mère légale” la “mère d’intention”, alors que la transcription de l’acte a été admise en tant qu’il désigne le “père d’intention”, père biologique de l’enfant, un Etat-partie excède-t-il la marge d’appréciation dont il dispose au regard de l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ? A cet égard, y a-t-il lieu de distinguer selon que l’enfant est conçu ou non avec les gamètes de la “mère d’intention” ? »
Cette décision de la haute juridiction est importante, car elle pourrait faire jurisprudence pour d’autres familles, demandant la reconnaissance de la filiation avec des enfants nés par GPA. Quant à la famille Mennesson, elle va donc devoir encore attendre avant la conclusion de son affaire.



                            


                        

                        

