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Une aide-soignante en Ehpad licenciée pour avoir témoigné dans « Envoyé spécial »

La jeune femme de 29 ans, qui avait notamment filmé des personnes âgées laissées à l’abandon, a reçu jeudi le soutien d’Elise Lucet.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h25
   





                        


Hella Kherief, une aide-soignante qui a vu sa période d’essai rompue après avoir témoigné, pour « Envoyé spécial », sur les conditions d’accueil indignes dans certains Ehpad privés, a reçu jeudi 4 octobre le soutien d’Elise Lucet.

Soutien à Hella qui après avoir témoigné dans #EnvoyéSpécial a vu sa période d’essai s’arrêter brutalement alors qu… https://t.co/iiNU3XXMJq— EliseLucet (@Elise Lucet)


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La jeune femme de 29 ans était l’une des rares à avoir accepté de témoigner à visage découvert dans une enquête du magazine de France 2, diffusée le 20 septembre. Elle venait de signer un CDI dans un hôpital privé marseillais, au sein duquel elle « se sentait bien », selon les explications données par Julie Pichot, la journaliste qui a réalisé l’enquête, sur son compte Facebook. Mais le lendemain de sa diffusion, l’établissement a décidé de mettre un terme à sa période d’essai. « Combative et courageuse, elle n’a jamais regretté son témoignage. S’empressant de me dire que s’il fallait le refaire, elle le referait. Avec les mêmes mots, les mêmes images, pour  “Envoyé spécial” », explique la journaliste.
Procédure aux prud’hommes
Dans ce reportage, l’aide-soignante racontait notamment la situation d’abandon dans laquelle étaient laissées des pensionnaires d’un Ehpad pour lequel elle avait effectué une nuit de remplacement. Choquée, elle avait filmé des personnes âgées en fauteuil attendant depuis une heure devant un ascenseur au milieu de la nuit ou une autre prête à lui donner de l’argent pour avoir de l’eau.
Ce n’est pas la première fois que Hella Kherief témoigne sur son activité en Ehpad. Avec trois autres employées d’une maison de retraite du groupe Korian, elle avait déjà alerté sur les conditions de travail et d’accueil indignes dans l’émission de France Culture « Les Pieds sur terre », en 2016, puis dans « Pièces à conviction », sur France 3, en 2017. Les trois femmes avaient alors été licenciées. Une procédure aux prud’hommes est en cours.
« Voilà ce qu’il se passe aujourd’hui quand on ose lancer l’alerte, s’indigne Julie Pichot dans son message. Il faut soutenir les lanceurs d’alerte. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.
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Une Ligue 1 sans suspense mais pas sans intérêt(s)

Avec la domination écrasante du Paris-Saint-Germain, le championnat de France a perdu ce qui faisait sa force il y a quelques années : l’incertitude. Pourtant, il attire plus que jamais, en France et à l’étranger.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 09h34
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

15 avril : le Parc des Princes applaudit poliment son équipe, qui vient de corriger (7-1) le deuxième de la Ligue 1 de football, Monaco, et de s’assurer mathématiquement le titre de champion de France. Les supporteurs du Paris-Saint-Germain sont certes en grève, pour une raison extrasportive, mais cette ambiance de pot de départ sans champagne dit tout du respect dans lequel le public parisien tient désormais le titre de champion : ce n’est qu’un passage obligé.
En ce début de saison 2018-2019, le PSG a déjà mis en coupe réglée la Ligue 1, et peut battre, face à Lyon, dimanche 7 octobre, un nouveau record, avec une neuvième victoire consécutive dans l’entame du championnat. Celui-ci viendrait s’ajouter à ceux établis depuis que le fonds Qatar Sports Investments a racheté le club de la capitale, en 2011 : record de points marqués sur une saison, nombre de victoires, plus grand écart avec le deuxième, plus longue série d’invincibilité, nombre de buts encaissés, meilleure différence de buts. Sa dernière défaite dans un match à enjeu en France remonte au 21 janvier, à Lyon (2-1) justement.
Finie la Ligue 1 « la plus décoiffante »
Compétition sportive la plus médiatisée en France, la Ligue 1 est aussi la plus dépourvue de suspense en ce qui concerne la quête du titre. Un phénomène qui se prolonge dans les autres compétitions nationales puisque le PSG a remporté 17 des 20 trophées distribués dans ses frontières depuis cinq ans. C’est fâcheux : entre les dominations lyonnaise (2002-2008) et parisienne (depuis 2013, interrompue par le titre de Monaco en 2017), l’argument de vente de la Ligue 1 était son suspense incomparable.

Il fallait alors bien cela pour faire oublier la triste moyenne de deux buts par match et l’absence de grands noms. « La France est assurément première au classement du suspense et de la séduction, s’enflammait l’ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Ces suppressions de postes, sans départs contraints, représentent environ 5 % des effectifs de l’agence à la fin de 2017.
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L’Agence France-Presse veut supprimer 125 postes pour revenir à l’équilibre d’ici à 2021

Ces suppressions de postes, sans départs contraints, représentent environ 5 % des effectifs de l’agence à la fin de 2017.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 19h06
   





                        



   


L’Agence France-Presse (AFP) va supprimer 125 postes en cinq ans. L’annonce a été faite, jeudi 4 octobre, en conseil d’administration par le PDG de l’agence de presse, Fabrice Fries, lors de la présentation d’un « plan de transformation », visant à ramener le résultat net de l’entreprise à l’équilibre en 2021.
Ces réductions de postes, qui représentent environ 5 % des effectifs de l’agence à la fin de 2017, permettraient, selon la direction, de limiter la progression des charges de l’AFP, couplées à une légère érosion des recettes commerciales.
Dans le détail, le plan présenté par le nouveau PDG prévoit le non-remplacement de 160 départs naturels, avec la mise en place d’un dispositif d’incitation au départ (sachant que 258 employés atteindront 65 ans d’ici à 2023, dont deux tiers de journalistes). En parallèle, 35 recrutements sont prévus au sein de l’agence française. Parmi les 125 suppressions nettes, 85 le seront au sein des personnels techniques et administratifs et 40 chez les journalistes.
Négociation à venir avec les syndicats
Avec ces mesures, la direction veut en tout réduire de 16,5 millions d’euros les coûts de l’agence en 2023, dont quatorze millions au niveau des charges de personnel, par rapport à leur évolution « tendancielle ». La progression de ces charges serait ainsi ramenée à 1,3 % par an, contre 2,4 % dans le scénario d’évolution actuel.
La direction ne prévoit pas de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi ni un plan de départs volontaires, qui seraient trop onéreux, mais souhaite lancer avec les syndicats la négociation d’un accord de GPEC (un plan de gestion des ressources humaines) d’ici à la fin de l’année.
Parallèlement, la direction veut mettre en œuvre dans le cadre de ce « plan de transformation » l’objectif de croissance des activités annoncé en juillet par M. Fries, qui vise à générer 30 millions d’euros de recettes commerciales supplémentaires sur cinq ans, grâce à des investissements dans l’image (vidéo, photo…).
Pour financer ce plan – qui devrait coûter 21 millions d’euros d’ici 2023, dont treize millions de mesures d’accompagnement des départs et huit millions d’investissements –, l’AFP a demandé à bénéficier d’une aide du Fonds de transformation de l’action publique (FTAP), à hauteur de 17 millions d’euros.
Avec ses plus de 2 400 collaborateurs, l’AFP est la troisième agence de presse dans le monde – produisant de l’information en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe) – derrière l’américaine Associated Press (AP) et la canado-britannique Thomson Reuters.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Un rapport émet quarante recommandations avant la nouvelle loi, prévue en 2019, pour que les groupes français puissent essayer d’être au niveau des multinationales.
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Réforme de l’audiovisuel : les députés proposent de soutenir la création et mettre fin aux « archaïsmes »

Un rapport émet quarante recommandations avant la nouvelle loi, prévue en 2019, pour que les groupes français puissent essayer d’être au niveau des multinationales.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 13h33
    |

            François Bougon








                        


Dans un monde où Netflix, Google et Facebook dictent leur loi, celle de 1986, qui régit l’audiovisuel français, se révèle de plus en plus dépassée. Modifiée plus de 80 fois depuis son adoption, elle est désormais obsolète et le gouvernement a assuré vouloir se doter d’un nouveau cadre législatif en 2019. Pour nourrir les débats à venir, un rapport parlementaire a dévoilé, jeudi 4 octobre, 40 recommandations.
Elles sont issues des travaux de la mission d’information sur une nouvelle régulation de la communication audiovisuelle à l’ère du numérique, inaugurée en février par le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Bruno Studer. Sous l’égide de la rapporteuse, la députée LRM Aurore Bergé, près de 250 personnes représentant une centaine d’entités ont été auditionnées.
Si la nouvelle loi concernera également l’audiovisuel public (missions, financement, gouvernance), dont la réforme a été lancée par le gouvernement, et la transposition de la directive européenne SMA (services de médias audiovisuels) – qui va imposer aux plates-formes américaines un quota de 30 % d’œuvres européennes –, les parlementaires se sont concentrés sur la régulation d’un secteur où les entreprises françaises se retrouvent face à des plates-formes internationales qui ne disposent pas des mêmes armes, que ce soit dans le domaine de la fiscalité ou des règlements et autres obligations en matière de financement de la création. Ce sont ces carcans qu’il faut desserrer, juge la mission, tout en sauvegardant l’esprit de la loi : soutenir la création cinématographique et audiovisuelle française.
Le rapport recense ainsi un certain nombre d’archaïsmes à supprimer, par exemple l’impossibilité pour les chaînes de télévision de diffuser des films certains jours de la semaine. Les députés suggèrent aussi de permettre aux diffuseurs de tester la publicité ciblée pendant dix-huit mois, que seuls les acteurs du Web, au premier rang desquels Google et Facebook, peuvent aujourd’hui utiliser.
En revanche, les opérations commerciales de la distribution – un secteur interdit à la télévision et un sujet délicat pour la presse quotidienne régionale (PQR), qui en tire des revenus substantiels – resteraient réservées aux radios et aux médias locaux. « Le fil directeur de notre réflexion, ce n’est pas comment on réalloue la publicité entre les acteurs historiques, mais comment on augmente le marché publicitaire français qui, depuis dix ans, stagne », explique Mme Bergé. Sur la possibilité, pour la télévision, de diffuser de la publicité pour le cinéma, elle plaide en faveur d’une étude d’impact.

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                Audiovisuel public : des propositions au projet de loi, un calendrier difficile à tenir



Lutte contre le piratage

   


Le rapport se prononce en faveur de l’extension de la redevance à tous les foyers, et donc de ne plus la faire dépendre de la seule détention d’un téléviseur, tout en maintenant « les exonérations sous conditions de ressources existantes ». Mi-septembre, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait plaidé en ce sens, avant d’être recadrée par Matignon, qui avait jugé que le sujet n’était pas à l’étude.
« Je ne suis pas ministre, je suis parlementaire. Je propose des choses dans un rapport, avec l’espoir que j’arrive à convaincre à la fois mes collègues parlementaires et le gouvernement », souligne la députée. « Le montant unitaire de la redevance est plus faible que dans le reste de l’Europe. Si on prend un point de comparaison, c’est la même chose que le coût de Netflix, que tout le monde considère comme modique. Pour le même coût, vous avez accès à France Télévisions, à Radio France, à France 24, à TV5 Monde, RFI, Monte Carlo Doualiya et à l’INA », poursuit-elle. Pour les parlementaires, les recettes induites permettraient de supprimer la publicité sur Radio France (42 millions d’euros). Une proposition qui ne manquera pas de créer la polémique.
La lutte contre le piratage est aussi mise en avant par le rapport. « Il y a urgence à agir, car c’est 1,3 milliard d’euros de pertes », soit l’équivalent du chiffre d’affaires des exploitants de cinéma, affirme Mme Bergé. Soixante-cinq millions de vidéos illégales sont consultées chaque mois en France, en particulier par les 15-24 ans, mais, en 2017, rappelle le rapport, seules 88 amendes ont été infligées, dont une d’au moins 2 000 euros, alors que 17 millions de plaintes d’ayants droit ont été adressées à l’autorité indépendante.

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                Réforme de l’audiovisuel public : les scénarios du big bang



L’enjeu est d’importance pour des opérateurs comme SFR, qui débourse 350 millions d’euros par an pour la diffusion de la Ligue des champions de football, et des chaînes comme Canal+, qui estime que la baisse du piratage lui permettrait de conquérir 500 000 abonnés en plus. Les parlementaires recommandent par conséquent de renforcer les pouvoirs de la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) et de la doter d’un pouvoir de transaction pénale, c’est-à-dire la possibilité d’infliger une sanction pécuniaire sans passer par le juge pour ceux qui utilisent les sites de streaming et de téléchargement. Ils plaident aussi pour que l’autorité indépendante puisse bloquer temporairement les liens de live streaming (« diffusion en direct »).
La mission propose aussi de fusionner la Hadopi avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) « pour créer une autorité unique de régulation des contenus audiovisuels ». « Il est cohérent de fusionner le CSA, qui doit veiller au respect des conventions des chaînes et des stations, protéger le pluralisme, les jeunes publics et, demain, participer à la lutte contre la manipulation de l’information, et la Hadopi, qui a développé une expertise technique et juridique extrêmement forte pour disposer d’une autorité de régulation vraiment puissante », estime Mme Bergé. L’idée avait déjà été avancée, puis abandonnée, lors du quinquennat précédent.

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                Audiovisuel public : le récit d’une réforme délicate






                            


                        

                        


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Football, rugby, vélo, etc. : quels abonnements télé pour regarder votre sport préféré ?

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LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 14h51
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Quel(s) abonnement(s) prendre lorsqu’on aime regarder du sport ? Difficile de s’y retrouver dans le dédale des droits télévisés, attribués à diverses chaînes qui se partagent les sports, les compétitions et les rencontres.
Vous voulez suivre toute la Ligue 1 et la Ligue des champions — et, au hasard, le match PSG-Etoile rouge du mercredi 3 octobre ? Pour ne rien manquer du football français, européen et toutes les compétitions, vous allez devoir débourser quelque 70 euros pour les treize événements que nous avons recensés : soit un abonnement à BeIN Sports, Canal+, Eurosport et RMC Sport.
Vous ne voulez rien rater du rugby en Top 14 et Pro D2 ? Ce sera Canal+ ou Eurosport. Si jamais vous préférez le cyclisme, alors là vous pouvez vous en sortir un peu mieux, la plupart des grands rendez-vous, comme le Tour de France, le Tour d’Italie ou les courses classiques, sont diffusés en gratuit.
Pour vous y retrouver (et préparer votre budget), nous avons listé les principales compétitions de football, tennis, rugby, basket et cyclisme, ainsi que la ou les chaînes qui les diffusent. Faites votre sélection !


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Football, rugby, vélo, etc. : à quelles chaînes devez-vous vous abonner ?
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Sources : Le Monde, Média sportif


require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($, jqueryUICore) {

    const cyclisme = {
            "Tour de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Tour d'Italie": ["L'Équipe"],
            "Tour d'Espagne": ["Eurosport"],
            "Paris-Roubaix": ["France TV"],
            "Paris-Nice": ["France TV", "Eurosport"],
            "Le Critérium du Dauphiné": ["France TV"],
            "Tour des Flandres": ["France TV", "Eurosport"],
            "Championnats de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Championnats du Monde (CX)": ["L'Équipe"],
            "Championnats du Monde (route)": ["France TV", "L'Équipe", "Eurosport"],
            "La Flèche wallonne": ["France TV", "Eurosport"],
            "Tirreno-Adriatico": ["L'Équipe"],
            "Milan-San Remo": ["France TV"],
            "Liège-Bastogne-Liège": ["France TV", "Eurosport"],
            "Amstel Gold Race": ["France TV", "Eurosport"],
            "Paris-Tours": ["France TV"],
            "Tour d'Allemagne": ["L'Équipe", "Eurosport"],
            "Tour de Catalogne": ["Eurosport"],
            "Tour de Lombardie": ["L'Équipe"],
            "Tour de Suisse": ["L'Équipe"],
            "Tour Down Under": ["L'Équipe"],
            "Tour du Pays Basque": ["Eurosport"],
            "Tro Bro Leon": ["France TV"],
            "Classique San Sebastien": ["Eurosport"],
            "Gand-Wevelgem": ["L'Équipe"],
            "Grand Prix E3": ["Eurosport"]
        },
        tennis = {
            "Roland Garros": ["France TV", "Eurosport"],
            "Wimbledon": ["BeIN Sport"],
            "US Open": ["Eurosport"],
            "Open d'Australie": ["Eurosport"],
            "Coupe Davis": ["BeIN Sport"],
            "Fed Cup": ["BeIN Sport"],
            "Masters d'Indian Wells": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Miami": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Monte-Carlo": ["France TV", "Canal+"],
            "Masters de Madrid": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Rome": ["BeIN Sport"],
            "Masters du Canada": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Cincinnati": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Shanghai": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Paris-Bercy": ["Canal+"],
            "Les 21 tournois du circuit WTA": ["BeIN Sport"]
        },
        rugby = {
            "Top 14": ["Canal+"],
            "Pro D2": ["Canal+", "Eurosport"],
            "Fédérale 1": ["L'Équipe"],
            "Six Nations": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Challenge européen": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Coupe d'Europe": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Test matchs": ["France TV", "RMC Sport"],
            "Coupe du Monde": ["TF1"],
            "4 Nations": ["Canal+"],
            "Premiership (Angleterre)": ["RMC Sport"],
            "Super Rugby (AU & NZ)": ["Canal+"]
        },
        football = {
            "Ligue 1": ["Canal+", "BeIN Sport"],
            "Ligue 2": ["Canal+", "BeIN Sport"],
            "D1 féminine": ["Canal+", "C8"],
            "Coupe du monde féminine 2019": ["TF1", "Canal+"],
            "Coupe de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Coupe de la Ligue": ["France TV", "Canal+"],
            "Ligue des nations de l'UEFA": ["TF1", "L'Équipe", "M6"],
            "Ligue des Champions (C1)": ["RMC Sport"],
            "Ligue Europa (C3)": ["France TV", "RMC Sport"],
            "Serie A (Italie)": ["BeIN Sport"],
            "Premier League (Angleterre)": ["RMC Sport"],
            "Liga (Espagne)": ["BeIN Sport"],
            "Bundesliga (Allemagne)": ["BeIN Sport"]
        },
        basketball = {
            "NBA": ["BeIN Sport"],
            "Euroleague": ["RMC Sport"],
            "Pro A": ["RMC Sport"],
            "Ligue des champions de basket": ["Canal+"],
            "Équipes de France de basket": ["Canal+"],
            "Eurobasket dames": ["M6", "Canal+"]
        },
        liste = [football, rugby, cyclisme, tennis, basketball],
        listeString = ["Football", "Rugby", "Cyclisme", "Tennis", "Basket-ball"],
        chainesQuiPartagent = ["Pro D2", "Coupe d'Europe", "Challenge européen"];

    var dicoGlobal = {},
        evenements = [],
        chaines = [],
        totalChaines = 0;

    /* les tarifs */
    const tarifs = {
        "France TV": 0,
        "Canal+": 30,
        "BeIN Sport": 15,
        "Eurosport": 9,
        "L'Équipe": 0,
        "RMC Sport": 19,
        "C8": 0,
        "TF1": 0,
        "M6": 0
    };

    /* la boucle qui crée les coches */
    $.each(liste, function(i, d) {
        /* on crée une div par sport */
        quelsport = listeString[i].toLowerCase()
" + listeString[i] + "▲")
        /* second boucle avec chaque événement */
        $.each(d, function(j, e) {
            dicoGlobal[j] = e;
 " + j + "")
        })
    });

    /* on bricole l'affichage au lancement */
    $("div.liste").hide()
    $("#g_football div.liste").slideToggle(250)
    $("#g_football div.triangle").toggleClass("tourne")

    /* les événements au clic sur les coches */
    $("#touslessports .coche input[type='checkbox']").on("change", function() {
        evt = $(this).data("evt")
        if (this.checked) {
            evenements.push(evt)
        } else {
            lequel = evenements.indexOf(evt);
            evenements.splice(lequel, 1)
        }
        onVerifie();
    })

    /* l'événement au clic sur le titre */

    $("#bouquetsport .titresport").on("click", function() {
        $("#bouquetsport div.liste").slideUp(250, function() {
            $(this).parent().find("div.triangle").removeClass("tourne")
        })
        if ($(this).next("div.liste").is(":hidden")) {
            $(this).next("#bouquetsport div.liste").slideDown(250, function() {
                $(this).parent().find("div.triangle").addClass("tourne")
            });
        }
    });


    /* nos fonctions */

    function onVerifie() {
        chaines = []
        $.each(evenements, function(i, d) {
            /* si c'est du football, faut toutes les chaines quand elles sont plusieurs */
            if (football[d] || chainesQuiPartagent.indexOf(d) != -1) {
                $.each(dicoGlobal[d], function(j, e) {
                    if (chaines.indexOf(e) == -1) {
                        chaines.push(e)
                    }
                })
            } else {
                /* sinon on ne garde que la gratuite, la première */
                if (chaines.indexOf(dicoGlobal[d][0]) == -1) {
                    chaines.push(dicoGlobal[d][0])
                }
            }
        })
        tarif();
    };

    function tarif() {
        totalChaines = 0;
        $.each(chaines, function(i, d) {
            totalChaines += tarifs[d]
        });
        afficherLeResultat();
    };

    /* on génère le résultat */

    function afficherLeResultat() {
        /* on range les chaînes par prix */
        chaines.sort(function(a, b) {
            return tarifs[a] - tarifs[b]
        })
        evenements.sort()
" + evenements.length + " événement" + ((evenements.length > 1) ? "s" : "") + " : ";
        $.each(evenements, function(i, d) {
            html += d
            if (i == evenements.length - 2) { html += " et " } else if (i         })
"
"
A suivre sur "
        $.each(chaines, function(i, d) {
            html += d
            if (i == chaines.length - 2) { html += " et " } else if (i         })
 1) { prix = "Toutes ces chaînes sont gratuites" } else {
indicatif de " + totalChaines + " euros"
        }
"
        if (evenements.length == 0) {
  ")
        } else {
            $("#resultatmobile, #resultatdesktop").html(html)
        }
    };
    /* on règle le souci de clic */

    $("#bouquetsport a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});



 /* CSS de l'encadré */ .module_decodeur ol li { list-style-type: decimal; } .module_decodeur ul li { list-style-type: disc; } .module_decodeur { width: 100%; padding: 24px 30px; margin: 10px 0; background: #FFFFFF; border-style: solid; border-width: 6px 1px 1px; border-color: #FB5100 #CACED0 #CACED0; font-family: Helvetica, arial, sans-serif; font-size: .8em; box-sizing: border-box; } .module_decodeur_header { border-bottom: 1px solid #E9EDF0; padding: 0 0 15.5px 0; margin: 0 0 15.5px 0; } .module_decodeur_header h2 { display: inline; background: #FB5100; padding: 6px 11px; font-family: Fette, "Arial Narrow", sans-serif; text-transform: uppercase; font-weight: normal; color: white; font-size: 1.3em; margin: 0; } .module_decodeur_logo { float: right; } .module_decodeur_logo a, .module_decodeur_logo img { border: none!important; text-decoration: :none!important; } .module_decodeur_intertitre { font-weight: bold!important; font-size: 1.1em; color: #131E2B; } .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire { padding: 8px 16px 6px; clear: both; background: #fff; border-left: 1px solid #e4e6e9; font-weight: bold; margin: 20px 0; } .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire a { border-bottom: 0; }



MÉTHODOLOGIE


Comment fonctionne notre application

Notre application privilégie toujours la diffusion « gratuite » de sport. Ainsi, si vous voulez suivre le Tour de France, bien qu'il soit diffusé sur France TV et sur Eurosport, elle ne retiendra que France TV. Par ailleurs, et étant donné la complexité des offres, bouquets et autres promotions, nous avons retenu un seul prix par chaîne : 30 euros pour l'offre de Canal +, 9 pour le « player » en ligne d'Eurosport, 19 pour RMC Sport, 15 pour Bein, etc.
Enfin, cette application ne garde aucune trace de vos choix, ils ne sont visibles que de vous, à ce moment précis, dans ce navigateur Internet.







                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/05/19-6">
<filnamedate="20181005"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181005"><AAMMJJHH="2018100519">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ « Le Monde » consacre un hors-série à 50 images qui ont marqué l’Histoire, tout en s’intéressant à la façon dont se fabriquent les images.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Hors-série du « Monde » : « 50 images qui ont marqué l’histoire »

« Le Monde » consacre un hors-série à 50 images qui ont marqué l’Histoire, tout en s’intéressant à la façon dont se fabriquent les images.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 10h07
    |

            Michel Lefebvre








                        



   


Quand on parle d’image et de la puissance de l’image, il faut sans cesse penser à cette phrase du critique catholique Stanislas Fumet : « L’art fait toujours une coupable concurrence à Dieu. » Pour raconter une histoire, n’importe laquelle, il faut l’accompagner d’une illustration, d’une vidéo, d’un dessin, d’une photographie.
Tous les sites Internet font ainsi, tous les journaux aussi, comme tous les livres scolaires. Et l’offre de photographies et d’images sur le Web devient exponentielle. Si on parle d’images historiques ou d’actualité, on constate qu’elles ne sont jamais neutres, qu’elles ne montrent pas la réalité, elles sont toujours une construction de celui qui les a produites et de celui qui les diffuse. Elles peuvent être contestées, tronquées, manipulées.
Quand on demande à un enfant de regarder un dessin de Jeanne d’Arc et qu’on lui demande de quoi il s’agit, il va répondre : « Jeanne d’Arc », s’il a bien écouté la leçon. Or ce n’est pas Jeanne d’Arc, c’est la représentation de Jeanne d’Arc. Il faut ensuite se rendre compte, et nous en donnons de multiples exemples dans ce nouveau hors-série du Monde, qu’une image, comme un texte, peut être amicale, dérangeante, informative ou dangereuse ; elle peut provoquer des révolutions, briser une carrière politique, ridiculiser une star. D’autant qu’elle circule aujourd’hui à la vitesse de la lumière.
Un choix arbitraire et difficile
Comment appréhender cette immense agora où tout est visible et reproductible à l’infini ? Qui décide de ce que l’on peut voir sur Internet ? Des sentinelles, appelées modérateurs de contenu, installées en Asie ou en Europe, surveillent et suppriment les images qui enfreignent les règles des plates-formes comme Google, Facebook, Twitter, YouTube, pour le compte de ces sociétés. Nous devons faire confiance à ces censeurs anonymes, car nous savons bien que la liberté totale est elle aussi problématique.
L’offre visuelle mise à la disposition du public pose également le problème de la production des images historiques et d’actualité. Qui les produit ? Qui les détient ? Qui les commente ? Et qui les diffuse ? La mémoire visuelle du monde est aujourd’hui détenue par deux conglomérats, l’un chinois l’autre américain ; cette concentration est problématique.
En sélectionnant cinquante images qui ont marqué l’histoire, un choix arbitraire et difficile, nous avons cherché à distinguer celles qui ont fait l’histoire et celles qui racontent l’histoire, ce qui n’est pas la même chose. Nous avons également essayé de faire comprendre comment fonctionnait la fabrication des images. Ce hors-série, réalisé à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire de Blois (du 10 au 14 octobre), n’a qu’un objectif : expliquer que face à ce déluge, pour reprendre les mots de l’historien des images Laurent Gervereau, « aujourd’hui apprendre à voir est aussi important qu’apprendre à lire ».
« 50 images qui ont marqué l’histoire », un hors-série du Monde, 100 pages, 8,50 euros. En vente en kiosque et sur Boutique.lemonde.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Placée en liquidation judiciaire à deux reprises, la revue à destination de la communauté gay vise 1 000 préabonnements. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre.
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« Têtu » lance une campagne de financement participatif avant son retour en kiosque

Placée en liquidation judiciaire à deux reprises, la revue à destination de la communauté gay vise 1 000 préabonnements. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 16h02
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Miser sur la générosité des lecteurs avant même la sortie de l’imprimerie. Telle est la stratégie adoptée par le magazine Têtu à travers une campagne de financement participatif, lancée lundi 1er octobre sur la plate-forme Ulule. L’objectif est d’enregistrer 1 000 préabonnements à la nouvelle version papier et numérique du média de référence de la communauté gay en France, racheté en mai par un collectif d’entrepreneurs, au lendemain de sa liquidation judiciaire. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre, à un rythme trimestriel.

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En mettant ses lecteurs à contribution, comme l’avait fait il y a un an l’éphémère revue Ebdo avant son lancement, Têtu entend surtout se constituer une manne financière pour conforter son développement et rémunérer les quatre journalistes qui composent la rédaction dirigée par Romain Burrel. « Le but de cette campagne est de faire prendre conscience au lecteur que produire du contenu de qualité, cela a un coût », explique cet ancien journaliste des Inrockuptibles.

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Ce coût, le magazine n’est jamais parvenu à le compenser par des recettes suffisantes. Déficitaire depuis sa création, en 1995, par des militants de l’association de lutte contre le sida Act-Up, Têtu a vu ses pertes épongées jusqu’en 2013 par son propriétaire, Pierre Bergé. Le titre a ensuite été cédé à l’éditeur et homme d’affaires Jean-Jacques Augier, avant de déposer le bilan une première fois, à l’été 2015. Sa relance, début 2017, ne connaîtra pas un meilleur sort : trois numéros après son retour dans les kiosques, Têtu cesse de paraître en novembre 2017 et est une nouvelle fois placé en liquidation judiciaire, en avril 2018.
Le choix de la diversification
Reste à savoir si le titre réussira à trouver enfin son modèle économique
Pour cette deuxième résurrection, le journal fait le pari d’une offre éditoriale renouvelée. « On souhaite retrouver notre lectorat historique, mais aussi aller chercher des lecteurs plus jeunes, à travers la vidéo ou le podcast », souligne Romain Burrel. Le directeur de la rédaction aspire aussi à nouer des partenariats avec d’autres médias, à l’image de sa chronique dans l’émission « Le Nouveau Rendez-vous » sur France Inter, dans laquelle il décline un article de Têtu. Au-delà de la forme des contenus, leur fond est, lui aussi, repensé. « Les lecteurs sont en attente de témoignages positifs et de parcours inspirants. Ils ne veulent pas que l’on parle uniquement des agressions homophobes ou des déclarations d’un archevêque sur l’homosexualité », affirme-t-il.
Reste à savoir si, compte tenu des difficultés rencontrées par la presse papier et de la fragilité historique de Têtu, la revue réussira à trouver enfin son modèle économique. Albin Serviant, l’actionnaire majoritaire du titre, l’assure, au risque de déplaire aux lecteurs militants de la première heure. Plus qu’un simple magazine, Têtu est une « marque » que cet entrepreneur en nouvelles technologies entend mettre à profit. « A l’avenir, l’objectif est de développer les activités hors médias, en organisant des conférences, des événements pour des entreprises ou des cérémonies comme les Têtu Awards, qui récompenseront les personnalités LGBT [lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres] de l’année », détaille M. Serviant, en citant pour modèle la revenue Attitude, équivalent britannique de Têtu, qui tire 60 % de ses revenus de ce type d’activités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Selon le parquet, une femme a payé 70 000 euros pour faire assassiner le reporter en février dernier.
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Une commanditaire du meurtre du journaliste slovaque Jan Kuciak identifiée

Selon le parquet, une femme a payé 70 000 euros pour faire assassiner le reporter en février dernier.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 15h11
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Le commanditaire était une femme. Selon le parquet slovaque, une traductrice âgée de 44 ans et nommée Alena Zs. aurait payé 70 000 euros pour faire assassiner le journaliste Jan Kuciak en février dernier. Lors d’une conférence de presse organisée à Bratislava, lundi 1er octobre, un procureur a ajouté que le meurtre avait été exécuté par un ancien policier, Tomas Sz. Deux autres personnes, Miroslav M. et Zoltan A., auraient respectivement servi de chauffeur et d’intermédiaire. Interpellés la semaine dernière, les suspects ont été inculpés et placés en détention.

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Les preuves à leur encontre seraient « solides ». Les enquêteurs de ce pays d’Europe centrale de 5,4 millions d’habitants, ayant rejoint l’Union européenne en 2004, ont notamment saisi un téléphone portable et trois véhicules utilisés pour la préparation du crime. Ils estiment que Jan Kuciak a été la cible d’une action préméditée. Il a été assassiné par balles avec sa compagne Martina Kusnirova le 25 février, à 27 ans seulement, dans la maison du couple en rénovation à Velka Maca, 65 kilomètres à l’est de la capitale.
L’avocat de la famille du reporter, Daniel Lipsic, pense toutefois qu’Alena Zs. n’aura servi que d’intermédiaire entre le véritable donneur d’ordre et l’assassin. Selon la presse slovaque, elle traduisait l’italien pour un sulfureux homme d’affaires, Marian Kocner, dont les activités avaient fait l’objet d’articles rédigés par Jan Kuciak pour Aktuality.sk, le deuxième site d’information le plus lu du pays. M. Kocner serait par ailleurs le parrain de sa fille.
Intimidations
Les autorités slovaques se refusent toutefois à faire un lien entre lui et le double homicide. Il est mis en examen pour une autre affaire et a été placé en détention en juin. En septembre 2017, Jan Kuciak, qui travaillait depuis trois ans pour le groupe Ringier Axel Springer et reste à ce jour le seul reporter assassiné depuis l’indépendance de la Slovaquie, acquise en 1993, disait avoir été menacé par M. Kocner et n’avoir eu aucune nouvelle de la police quarante-quatre jours après le dépôt de sa plainte.
Un autre reporter, travaillant pour le quotidien Sme, a affirmé avoir subi les mêmes intimidations de la part de M. Kocner, et ce après la mort de son confrère. Le journal relate qu’en conférence de presse, le businessman a même affirmé vouloir mettre en ligne un site Internet publiant des informations sur la vie privée des journalistes.
Cet entrepreneur avait acquis un appartement, revendu depuis, dans un complexe immobilier où réside Robert Fico, l’ancien premier ministre slovaque, qui avait dû démissionner sous la pression de la rue et de l’émotion suscitée par le décès des deux jeunes gens. Le logeur de M. Fico, Ladislav Basternak, a fait l’objet d’une enquête pour fraude fiscale, alors que le ministre de l’Intérieur, Robert Kalinak, lui aussi démissionnaire, était actionnaire de sa compagnie.
« Chaîne de commandement »
Dans un communiqué, l’association Reporters sans frontières (RSF) s’est félicitée des progrès accomplis dans l’enquête plus de sept mois après les faits, alors que le nombre des affaires de corruption couvertes par Jan Kuciak offrait un champ très vaste d’investigation. Il avait également effectué des recherches sur la ’Ndrangheta, la mafia calabraise.
« Le procureur a reconnu que ces arrestations avaient connu une accélération sous la pression constante de la société civile, rappelle Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Nous demandons que l’enquête soit menée à son terme afin de déterminer le mobile de cet assassinat et d’identifier, le cas échéant, les autres personnes impliquées dans la chaîne de commandement. »
Ces dix dernières années, RSF a fait état de quatre meurtres de journalistes au sein de l’Union européenne, en dehors du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en 2015. Outre la Slovaquie, ces assassinats sont à déplorer à Malte, en Croatie et en Grèce.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ En cédant Editis à Vivendi, le géant espagnol de l’édition renonce à son expansion hors du marché hispanophone. L’opération intervient au cœur d’une année troublée pour ce groupe présent également dans les médias.
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Météo orageuse pour l’éditeur Planeta

En cédant Editis à Vivendi, le géant espagnol de l’édition renonce à son expansion hors du marché hispanophone. L’opération intervient au cœur d’une année troublée pour ce groupe présent également dans les médias.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h00
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Pour Planeta, 2018 a tout de l’annus horribilis. Le géant espagnol de l’édition, propriété de la famille Lara, vient de traverser neuf mois pour le moins mouvementés. Sans doute les plus agités depuis la mort, fin janvier 2015, du patriarche du groupe, José Manuel Lara Bosch. En effet, le 30 juillet, Planeta a annoncé la cession d’Editis, deuxième ensemble éditorial français, à Vivendi pour 900 millions d’euros, quelques semaines après avoir vendu son siège emblématique à Barcelone.

Acheté à Wendel en 2008 pour 1,026 milliard d’euros, Editis, qui détient entre autres dans son giron Robert Laffont, Plon, Les Presses de la Cité, Pocket, 10/18, Nathan et Bordas, était le fleuron de Planeta. Il devait renforcer la « vocation internationale » du groupe, au-delà du marché hispanophone – Espagne et Amérique latine –, qu’il domine depuis plusieurs années.
La cession, qui doit être conclue d’ici à la fin de l’année, offrira une bouffée d’oxygène au groupe espagnol, dont la dette est évaluée à un peu plus de 1,2 milliard d’euros, mais surtout à Hemisferio, la société d’investissement des Lara, qui aurait accumulé, quant à elle, plus de 400 millions d’euros de dettes à la suite de la dépréciation de ses participations dans le groupe bancaire Banco Sabadell, durement touché par la crise financière de 2008, et dont elle fut le principal actionnaire. Hemisferio était propriétaire du siège de Planeta, vendu pour 210 millions d’euros au fonds d’investissement américain Black­stone, et de 40 % d’Editis.
Le ton de cette année 2018 a été donné en février par le départ forcé de José Manuel Lara Garcia, fils du patriarche défunt, qui se considérait comme l’héritier naturel de l’empire familial à la place de son père. Les ambitions de M. Lara Garcia, 43 ans, qui occupait depuis 2015 le poste de directeur général, n’auraient pas plu au PDG de Planeta, José Creuheras, un pilier de la maison, qui a décidé, avec le soutien du reste de la famille,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Les 28 pays membres de l’UE sont parvenus, mardi, à un accord pour pouvoir réduire la TVA des publications numériques, comme c’est le cas pour leurs équivalents imprimés.
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Accord européen pour réduire la TVA sur les publications numériques

Les 28 pays membres de l’UE sont parvenus, mardi, à un accord pour pouvoir réduire la TVA des publications numériques, comme c’est le cas pour leurs équivalents imprimés.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h49
   





                        



   


Après deux ans de négociations, les 28 pays de l’Union européenne sont parvenus, mardi 2 octobre, à un accord pour autoriser les Etats membres à appliquer des taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) réduits, très réduits ou même nuls aux publications numériques.
L’idée principale de cette initiative, très largement soutenue par l’Allemagne et la France, est d’aligner les règles en matière de TVA pour les publications numériques (livres électroniques et journaux en ligne) sur leurs équivalents imprimés, à une époque où le papier est de plus en plus remplacé par les écrans.

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                Directive sur le droit d’auteur : « Les GAFA doivent accepter un partage de la valeur », selon le patron de l’AFP



En matière fiscale, il faut obtenir l’unanimité des 28 pays membres pour qu’une proposition européenne puisse être adoptée, ce qui rend les réformes plus difficiles dans ce domaine. Le Parlement européen a quant à lui la possibilité de rendre un avis mais qui n’est pas contraignant, les Etats membres gardant la main sur toutes les questions fiscales.
Modèle économique fragile
Le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, s’est félicité de cet accord auquel sont parvenus les Vingt-Huit, lors d’une réunion des ministres des finances à Luxembourg : « C’est une véritable avancée (…) nous devons vivre avec notre temps et savoir qu’un livre est un livre quel que soit le support sur lequel il est écrit. » « La disposition que vous adoptez aujourd’hui sera un véritable soutien à la création, à la liberté de la presse, à la liberté des médias, et donc c’est un moment très important », a-t-il ajouté.
En 2014, la France avait déjà décidé de ramener le taux de TVA sur la presse en ligne à 2,1 %, au lieu de 20 %, comme pour la presse imprimée, afin de soutenir un modèle économique encore fragile. Cette mesure, qui avait à l’époque irrité la Commission européenne, était réclamée de longue date par des sites d’informations en ligne comme Mediapart.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Il faisait œuvre de passeur entre l’Orient et l’Occident. Le journaliste franco-libanais, créateur des « Cahiers de l’Orient », est mort dans la nuit de ­dimanche à lundi.
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Mort d’Antoine Sfeir, journaliste spécialiste du Proche-Orient

Il faisait œuvre de passeur entre l’Orient et l’Occident. Le journaliste franco-libanais, créateur des « Cahiers de l’Orient », est mort dans la nuit de ­dimanche à lundi.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h30
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le journaliste franco-libanais Antoine Sfeir, spécialiste du Proche-Orient, ­visage familier des téléspectateurs, qu’il savait accompagner dans les dédales de cette ­région tourmentée, est décédé d’un cancer, dans la nuit du ­dimanche 30 septembre au lundi 1er octobre, à l’âge de 69 ans.
Des figures de la classe politique française, de droite comme de gauche, et des personnalités des médias ont salué le parcours de ce chantre du « vivre-ensemble », qui faisait œuvre de passeur entre l’Orient et l’Occident.
Il naît à Beyrouth, dans un foyer maronite, en 1948. A l’âge de 1 an et demi, il contracte la polio, qui lui laissera, pour le restant de sa vie, un léger défaut à la lèvre. « C’est mon sourire sarcastique », racontait-il, non sans humour, il y a quelques mois, dans une émission de France 3.
Il se destine à la médecine. Mais, séduit par la qualité des courriers qu’il lui envoie à la fin des années 1960, le directeur du quotidien ­libanais Le Jour le convoque et le convainc d’embrasser la carrière de journaliste.
Mea culpa sur la Tunisie
Quand la guerre civile libanaise éclate, en 1975, il travaille au service international de ce journal, ­rebaptisé L’Orient-Le Jour après une fusion. La rédaction est exposée. Elle est installée en plein ­Beyrouth-Ouest, le fief des forces « islamo-progressistes », alliées à l’OLP, alors même qu’elle défend les positions de l’autre bord, le camp chrétien.
En juin 1976, Antoine Sfeir est kidnappé par une milice palestinienne prosyrienne, qui le séquestre pendant sept jours et le torture. Une épreuve traumatisante, dont il gardera des séquelles toute sa vie et qui bouleverse la suite de sa ­carrière. Décidé à s’éloigner le plus possible de son pays, le jeune journaliste s’envole, le 3 septembre 1976, pour Paris.
Au sein de la presse catholique (La Croix et Pèlerin) qui l’accueille, il espère traiter de sujets neufs. Mais sa connaissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Médias traditionnels et start-up rivalisent de créativité dans le domaine du son mais les revenus publicitaires ne dépassent pas pour l’instant les centaines de milliers d’euros.
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Le podcast cherche ses marques

Médias traditionnels et start-up rivalisent de créativité dans le domaine du son mais les revenus publicitaires ne dépassent pas pour l’instant les centaines de milliers d’euros.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 12h29
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

En France, le podcast cherche encore son modèle économique, mais il a déjà son festival. Du 19 au 21 octobre, professionnels et amateurs se retrouveront à la Gaîté-Lyrique pour le « Paris podcast festival ». Il y sera question de contenus et de monétisation. Pas d’inquiétude côté créativité : les projets foisonnent, qu’ils viennent des radios traditionnelles – Radio France dominant largement – ou des nouveaux acteurs, comme Binge Audio, Louie Media ou Nouvelles Ecoutes. On est loin désormais du podcast cantonné à la rediffusion de programmes linéaires. Côté finances, les revenus publicitaires ne dépassent guère pour l’instant les centaines de milliers d’euros, mais producteurs, diffuseurs et publicitaires sont inspirés par le modèle des Etats-Unis, où en 2017 le marché s’est élevé à 314 millions de dollars (environ 271 millions d’euros).
Espérant rencontrer le même succès que le New York Times avec son podcast d’actualité lancé en janvier 2017, intitulé « The Daily », certains médias « historiques » se lancent dans l’aventure du son. Des discussions sont en cours entre le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale de LVMH, et Binge Audio, la plate-forme de podcasts fondée en 2015 par Joël Ronez, ex-directeur des nouveaux médias à Radio France. Cette négociation pourrait aboutir à une prise de participation minoritaire du premier dans le second, avec l’objectif pour le groupe de presse de se doter d’une compétence qu’elle ne maîtrise pas dans un marché d’avenir, alors que le secteur de la presse écrite doit trouver des ressources supplémentaires.
Pour l’heure, aucune des deux parties ne souhaite communiquer sur le dossier. Binge Audio réalise déjà le journal quotidien du Parisien diffusé sur l’enceinte connectée d’Amazon, Alexa. « L’avenir appartient à ceux qui vont tout tenter », juge Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien.

Binge Audio, jeune plate-forme, qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.
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Nucléaire : une « fake news » crée un mouvement de panique en Wallonie

L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 06h42
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le parquet de Liège, en Belgique, a ouvert, samedi 29 septembre, une enquête après la diffusion d’une fausse information sur une explosion nucléaire qui a déclenché la panique chez certains habitants de la Wallonie.
« Alerte : explosion atomique à Tihange », avait titré, dans la nuit de vendredi à samedi, l’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info. Du moins pouvait-on le croire. Sa page d’ouverture avait, en réalité, été imitée et détournée, avec une copie quasiment parfaite de son logo et de son habillage.
Jouer sur les peurs
La rumeur a rapidement enflé. Les services de secours et la police ont reçu de nombreux appels et des habitants pris de panique ont quitté à la hâte leur domicile, malgré un démenti rapide de RTL Info, diffusé à la demande du centre de crise du ministère de l’intérieur.
La police judiciaire fédérale et des experts de la Computer Crime Unit, spécialisée dans l’analyse des systèmes informatiques, tentent de déterminer l’adresse IP du pirate. Celui-ci risque une peine de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une lourde amende, pouvant atteindre 800 000 euros. RTL Info a porté plainte pour usurpation de son image.
L’auteur de la fake news voulait visiblement jouer sur les peurs alors que deux des trois réacteurs de la centrale de Tihange, exploitée par Electrabel, une filiale du groupe français Engie, sont actuellement à l’arrêt en raison de problèmes techniques. Des anomalies dans le béton des cuves font actuellement l’objet d’une enquête. Le troisième réacteur doit, lui, subir un entretien approfondi prochainement.
Sortie du nucléaire prévue en 2025
Selon des manifestants antinucléaires venus de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne qui défilaient samedi dans la région de Tihange, un éventuel incident dans cette centrale entraînerait l’évacuation de cinq millions d’habitants et aurait des répercussions dans un rayon de 250 kilomètres.
La Belgique, dont le parc est très vieillissant, doit, en principe, sortir du nucléaire en 2025 – la première décision date de 2003 – mais n’est visiblement pas prête pour cette échéance. En novembre, six des sept réacteurs du royaume seront à l’arrêt, ce qui laisse entrevoir un risque réel de pénurie et de black-out.

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Electrabel a annoncé récemment le report de plusieurs mois du redémarrage des réacteurs Tihange 2 et 3, initialement prévu pour cet automne. La ministre de l’énergie, Marie-Christine Marghem, accuse l’exploitant de mauvaise gestion. Elle espère pouvoir acheter l’électricité manquante en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui pose des problèmes techniques non résolus à ce stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Gérard Noiriel : « Eric Zemmour tente de discréditer tous les historiens de métier »

Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 08h21
    |

                            Gérard Noiriel (Historien, spécialiste de l'immigration en France)








                        



                                


                            

Tribune. Dans un article publié par Le Figaro le 14 novembre 2013, Eric Zemmour écrivait : « L’Histoire – arrachée de gré ou de force aux historiens professionnels – est en train de (re)devenir l’arme politique qu’elle fut à la veille de la Révolution, et plus encore au XIXe siècle, lorsque les grands historiens comme Michelet préparèrent les esprits à l’avènement de la République. »
Son dernier ouvrage, Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,50 euros), peut être lu comme une mise en œuvre de cette volonté de discréditer toute une profession. Selon lui, les historiens de métier « ont titres et postes. Amis et soutiens. Selon la logique mafieuse, ils ont intégré les lieux de pouvoir et tiennent les manettes de l’Etat. Ils appliquent à la lettre le précepte de George Orwell dans 1984 : “Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé.” » 
Il ajoute que, depuis quarante ans, les historiens professionnels ont utilisé cette fantastique puissance pour opérer « un travail de déconstruction » qui « n’a laissé que des ruines ». Ils ont détruit la France, interdisant même qu’on en écrive l’histoire. Ils portent ainsi une lourde responsabilité dans les nouvelles guerres civiles qui s’annoncent.

N’hésitant devant aucun sacrifice, Eric Zemmour a décidé de se dresser courageusement contre ce nouveau pouvoir. Il fait don de son intelligence à la nation pour offrir, enfin, aux citoyens cette histoire de France que les professionnels s’évertuent à masquer. La leçon civique est limpide : notre drame, à nous Français qui avons inventé la chimère des droits de l’homme, c’est que nous sommes trop généreux, trop naïfs, et c’est ce qui nous perdra. La thèse centrale de son livre, c’est qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Etant donné que « l’histoire de France repasse toujours les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Certains titres ont vu leurs interactions chuter de 30 % sur le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg, selon une étude de l’Institut Reuters d’Oxford.
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Comment les médias ont été affectés par le nouvel algorithme de Facebook

Certains titres ont vu leurs interactions chuter de 30 % sur le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg, selon une étude de l’Institut Reuters d’Oxford.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h44
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


« Nous allons réaliser un changement majeur sur la façon dont nous construisons Facebook. » Il a suffi de cette phrase, publiée le 19 janvier par Mark Zuckerberg sur sa page Facebook, pour déclencher un vent de panique parmi les médias. Dans son message, le fondateur de la firme de Palo Alto (Californie) annonce alors que le fil d’actualité de Facebook – la page d’accueil où défilent les contenus proposés aux utilisateurs – fera désormais apparaître en priorité les publications des « amis », plutôt que celles des entreprises et des sites d’actualité.
Selon M. Zuckerberg, ce changement d’algorithme est devenu urgent. Les contenus des marques et des éditeurs de presse ont proliféré sur le réseau social ces dernières années, si bien que « le fil d’actualité s’est détourné de ce que Facebook fait de plus important : aider à nous connecter les uns les autres », regrette-t-il à l’époque.

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Autant dire que le coup est rude pour les médias. Frappés par la chute des ventes de journaux et de magazines en kiosque, ils avaient trouvé dans les deux milliards d’utilisateurs de Facebook un vivier de lecteurs potentiels – l’objectif étant de les attirer sur leur site, et de monétiser cette audience grâce à la publicité ou aux abonnements. Une stratégie motivée par les nouvelles habitudes des lecteurs : d’après un rapport de l’Institut Reuters d’Oxford paru en juin, 41 % des Français s’informent par le biais de Facebook.
« Loin des scénarios apocalyptiques anticipés par certains »
Près de neuf mois après cette redistribution des cartes, l’affolement des éditeurs de presse était-il justifié ? Les conclusions d’une étude de l’Institut Reuters publiée jeudi 27 septembre vont plutôt dans ce sens. Les chercheurs de l’Université d’Oxford se sont penchés sur le trafic des pages Facebook de douze médias dans six pays européens (France, Finlande, Allemagne, Italie, Pologne et Royaume Uni).

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Sur ce panel de médias, « l’audience générée par le réseau social a baissé de 9 % en moyenne au cours des trois mois ayant suivi le changement d’algorithme », relèvent les auteurs du rapport, tout en tempérant : « La plupart du temps, l’impact est toutefois loin des scénarios apocalyptiques anticipés par certains commentateurs. »
Reste que ces médias ne sont pas tous logés à la même enseigne. La page Facebook du Monde a vu son trafic chuter de 30 % (le nombre de visites sur le site issues du réseau social n’a baissé, lui, que de 4 %), tandis que celle du plus grand quotidien finlandais, Helsingin Sanomat, n’a baissé que de 11 %. De façon plus surprenante, les contenus du site d’actualité italien TGCOM24 et du Times britannique ont respectivement gagné 10 % et 14 % d’interactions sur Facebook. Le résultat, selon l’étude, de leur activité accrue sur le réseau social, et moins du nouveau fil d’actualité.
Des changements imprévisibles
Les chercheurs de l’Institut Reuters peinent encore à expliquer ces disparités. Car si les répercussions de ces changements d’algorithme sont bien visibles, leur logique reste opaque, et leur survenue, imprévisible. « Le problème avec Facebook, c’est que vous ne savez pas ce qui dépend de l’algorithme et ce qui tient de vos choix éditoriaux », a ainsi expliqué le rédacteur en chef du Helsingin Sanomat aux auteurs de l’étude.

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Pour réduire leur dépendance au plus grand réseau social, la plupart des médias interrogés par l’Institut Reuters ont investi d’autres plates-formes, à l’image d’Instagram, Twitter ou Snapchat, mais Facebook reste de loin le premier pourvoyeur de lecteurs. Dans ces conditions, les négociations à venir entre les éditeurs de presse et les géants du numérique s’annoncent délicates. Au lendemain de l’adoption, par le Parlement européen, de la réforme du droit d’auteur, le 12 septembre, ils devront se mettre d’accord sur la façon dont ces plates-formes rémunéreront les sites d’information pour leurs contenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ En mai 1958, Hubert Beuve-Méry, à la tête du quotidien, soutient le retour aux affaires du général de Gaulle.
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« Le Monde » et la Ve République

En mai 1958, Hubert Beuve-Méry, à la tête du quotidien, soutient le retour aux affaires du général de Gaulle.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 11h15
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

L’épitaphe, cinglante, est à la « une » du Monde, le 29 mai 1958 : « Incapable de vivre décemment, la IVe République n’aura pas su mourir en beauté. » Signé Sirius. Ce jour-là, après avoir fustigé les mensonges et les équivoques d’un régime qui agonise, Hubert Beuve-Méry saute le pas. Le 15 mai, déjà, au lendemain de l’insurrection à Alger des ultras de l’Algérie française, il a évoqué, comme un recours possible, le retour aux affaires du général de Gaulle. C’était alors une option.
Le 29 mai, c’est devenu une nécessité face à la « sédition » de l’armée, au risque de « coup d’Etat militaire », voire de guerre civile. En quelques lignes, le directeur du Monde tranche donc : « Aujour­d’hui, dans l’immédiat, quelque réserve que l’on puisse faire pour le présent, et plus encore pour l’avenir, le général de Gaulle apparaît comme le moindre mal, la moins mauvaise chance. »
Soutien à reculons
Cela ressemble à un soutien à reculons. En réalité, le choix de Beuve-Méry est déterminé – et il sera déterminant pour bon nombre de parlementaires déboussolés. Mais celui qui est devenu, depuis 1944, le tout-puissant patron du quotidien doit tenir compte, pour la première fois, de l’émoi qui bruisse dans les couloirs de la rue des Italiens. Quatre jour­nalistes du service politique (Raymond Barillon, Georges Mamy, Alain Guichard et Claude Ezratty, qui démissionnera peu après et signera bientôt Claude Estier) lui écrivent même pour lui dire qu’ils « ne sauraient être engagés » par des positions qui leur paraissent « s’éloigner beaucoup [de celles] que l’on pouvait attendre du Monde en de telles circonstances ».
A l’extérieur, certains s’indignent, com­me Claude Bourdet. Résistant, déporté, compagnon de la Libération et fondateur de L’Observateur, il adresse à Beuve-Méry une lettre virulente lui reprochant de céder, lui aussi, au « chantage odieux »...




                        

                        


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Netflix ouvre un bureau à Paris, un geste symbolique

Le leader de la vidéo à la demande par abonnement donne quelques gages, en annonçant aussi sept nouvelles séries et films en France.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 06h39
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Netflix aura un bureau en France d’une vingtaine de personnes à partir de 2019, a annoncé Reed Hastings, son PDG, jeudi 27 septembre. Avec cette présence, l’entreprise américaine cherche à donner des gages à un marché à l’importance croissante : on ne pourra plus dire que le leader de la vidéo en ligne par abonnement dans le monde – et en France – n’a pas un seul employé dans l’Hexagone. « En tant qu’entreprise, nous essayons de grandir et de devenir de meilleurs citoyens européens et français », a assuré le fondateur de la plate-forme née en Californie. Avec ce signe de bonne volonté, Netflix montre ses ambitions en France, où le service fête son troisième anniversaire, bien que, sur le fond, ses concessions soient limitées.
L’installation du bureau français est symbolique : tout le secteur se rappelle que Netflix, lors de son arrivée fin 2015, avait déjà ouvert une toute petite antenne, constituée de deux ou trois employés chargés du marketing et des relations presse. Mais ce bureau avait rapidement été fermé et tous les salariés français rassemblés au siège européen à Amsterdam : ce retrait, symbolique du refus d’intégrer le système de réglementation audiovisuelle français, n’avait fait que renforcer l’hostilité du milieu audiovisuel et politique hexagonal.
Sept nouvelles œuvres, films et séries
Le nouveau bureau parisien sera le quatrième site de Netflix en Europe : après le siège d’Amsterdam (200 personnes environ), le bureau de Londres (60 personnes environ) et le site de production, avec studios, récemment installé en Espagne après le succès de la série Casa de Papel. Comme à Londres, l’équipe parisienne accueillera des profils marketing et presse, mais aussi des responsables de production. Certains seront rapatriés d’Amsterdam, d’autres recrutés.
Les employés seront notamment chargés de superviser les sept nouvelles œuvres, séries et films. Parmi elles, Banlieusards, un film écrit par le rappeur Kery James, ou une série adaptée du livre Vampires, de Thierry Jonquet. Celles-ci s’ajoutent aux trois films et quatre séries déjà en cours de production, dont Arsène Lupin, avec Omar Sy, The Eddy, de Damien Chazelle, le réalisateur de La La Land ou Osmosis, une série sur une start-up qui propose de trouver l’âme sœur grâce à un implant cérébral.
« Je sais que vous voulez me mener la vie dure avec Marseille, a plaisanté Reed Hastings, en référence à l’échec relatif de la première série produite par Netflix en France et où jouait notamment Gérard Depardieu. Mais Netflix investit et veut être, en France, un endroit où les créateurs savent qu’ils peuvent produire des œuvres originales. »
Objectif de plus de 50 % de foyers abonnés
La réalité de la contribution économique volontaire de Netflix à la création française est pour l’heure limitée, par rapport à celle des plus grandes chaînes. Le service produit environ sept œuvres par an, soit « plusieurs dizaines de millions d’euros », selon Reed Hastings. Mais il vise à terme un rythme de dix à douze films et séries annuels. Et produit plus d’audiovisuel local qu’Amazon ou Disney, qui ambitionne de lancer sa plate-forme concurrente de Netflix.
Les messages avenants de M. Hastings reflètent aussi le succès du service en France, un marché qui « croît très bien » pour Netflix, fort de 70 millions d’abonnés hors des Etats-Unis, soit désormais plus de 50 % du total. S’il ne divulgue jamais de chiffres par pays, le dirigeant américain assure que l’estimation de 3,5 millions d’abonnés français est « plutôt juste ». Leader incontesté de la vidéo à la demande par abonnement, Netflix espère atteindre en France plus de 50 % de foyers abonnés, comme aux Etats-Unis, « et même au-delà ».
Netflix lâche aussi du lest en réponse à diverses pressions politiques. « Nous cherchons à éviter les problèmes rencontrés par certaines autres entreprises à forte croissance », a reconnu M. Hastings, dans une allusion à peine voilée aux initiatives de l’Union et des Etats européens pour réguler Google, Facebook, Amazon et les grandes plates-formes Internet. « Nous, nous investissons en contenu, pas en technologie », a-t-il précisé.
Signe des temps : en plus de la taxe sur la valeur ajoutée, Netflix a commencé à payer « la semaine dernière » une taxe de 2 % de son chiffre d’affaires négociée avec le Centre national du cinéma (CNC). Et le service fera les « efforts » nécessaires pour atteindre bientôt 30 % d’œuvres européennes dans son catalogue, comme va l’y obliger la directive sur les services audiovisuels, en cours de révision.
Mais sur certains points plus structurants, Netflix ne semble pas pressé de prendre les devants pour évoluer : malgré des contacts avec le Festival de Cannes, il ne souhaite toujours pas faire sortir ses films en salles en France, « car cela ferait attendre nos abonnés trente-six mois pour les voir, en vertu de la réglementation actuelle ». Quant aux fortes obligations de financement de la création locale que les pays membres de l’Union européenne pourraient imposer aux plates-formes grâce à la nouvelle directive, le service américain semble disposé à attendre de voir le résultat de la transposition en droit français, qui devrait prendre un certain temps. D’ici là, il aura encore gagné des abonnés en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
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« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




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édition abonné


En Italie, après deux mois de polémiques, Marcello Foa confirmé à la tête de la RAI

Le journaliste eurosceptique et homophobe va diriger le groupe d’audiovisuel italien. Un incontestable succès pour la Ligue de Matteo Salvini, qui place un homme proche de ses analyses à un poste décisif.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h40
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La procédure aura été hors norme de bout en bout, semée d’embûches et de polémiques, mais le résultat est là : mercredi 26 septembre, la commission parlementaire dévolue à la tutelle de l’audiovisuel public italien a accepté la nomination du journaliste italo-suisse Marcello Foa, 54 ans, à la présidence de la RAI. Présenté une première fois à ce poste le 1er août dernier, il n’avait pas obtenu la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire pour être intronisé. Cette fois-ci, il totalise 27 voix sur 40, soit exactement le nombre de suffrages requis.
Le climat presque apaisé dans lequel s’est déroulé le vote – tout de même boycotté par les huit parlementaires issus du Parti démocrate, en signe de protestation – ne fera pas oublier la tempête provoquée par l’annonce de son choix par la coalition gouvernementale.

Né en 1963, à Milan, Marcello Foa est entré en 1989 dans la rédaction du quotidien de droite Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, où il a travaillé plus de vingt ans, avant de partir pour la Suisse et d’y prendre la direction du Corriere del Ticino, plus important quotidien italianophone de la Confédération helvétique, en 2011.
Très prorusse, pro-Assad et clairement eurosceptique, le journaliste s’en était violemment pris au président Sergio Mattarella lors de la crise gouvernementale de la fin mai. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, il a plusieurs fois relayé de grossières « fake news » sans jamais les démentir, et a, à plusieurs reprises, déclaré son hostilité au principe de l’obligation de vacciner.
Levée de boucliers des syndicats et de l’opposition
Autant dire que Marcello Foa, qui a assuré qu’il « n’a jamais milité dans un parti, et sera le garant du pluralisme », a des options politiques très claires, et qu’il épouse à la perfection la vision du monde du ministre de l’intérieur et vice-président du conseil, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), partisan,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
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Canal+ devra verser 3,4 millions d’euros à la journaliste Maïtena Biraben pour l’avoir licenciée

La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h41
   





                        


La chaîne de télévision Canal+ a été condamnée jeudi 27 septembre à verser plus de 3,4 millions d’euros à l’ex-animatrice du « Grand Journal » Maïtena Biraben, pour l’avoir licenciée en 2016 sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
La journaliste, qui travaille aujourd’hui à Radio Monte-Carlo (RMC), avait été écartée du « Grand Journal » pour « faute grave » à l’été 2016, à l’issue d’une seule saison, après de fortes chutes d’audience. Ce motif empêchait le versement des très fortes indemnités prévues dans son contrat.
Le conseil de prud’hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine)a finalement accordé à Maïtena Biraben 2 550 000 euros au titre de l’indemnité de rupture, 510 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », le paiement de son préavis à hauteur de 162 500 euros, 138 356 euros d’indemnité de licenciement, le paiement de sa mise à pied, soit 38 456 euros, et des congés payés afférents, a précisé l’avocate de l’animatrice, Claire Fougea.
Arrivée à Canal+ en 2004
Après des débuts à la Radio suisse romande, Maïtena Biraben avait été révélée dans « Les Maternelles » sur la Cinquième, avant de rejoindre Canal+ en 2004 et d’y animer notamment « La Matinale », « Le Supplément », et de succéder à Antoine de Caunes à la présentation du « Grand Journal », à la demande de Vincent Bolloré.
Maïtena Biraben avait été remplacée par Victor Robert en septembre 2016, pour une ultime et courte saison avant l’enterrement en grande pompe du programme, le 3 mars 2017. « Le Grand Journal » a depuis été remplacé par « L’Info du vrai », d’Yves Calvi.

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                « Le Grand Journal », fin d’une époque



Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête du groupe, les tranches en clair de Canal+ ont été fortement réduites, et plusieurs émissions emblématiques, supprimées. Le groupe a également perdu les droits de diffusion du football français au profit d’un concurrent espagnol pour la période 2020-2024.

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