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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017.
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Le chômage américain au plus bas depuis 1969

Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 18h35
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Donald Trump s’en est réjoui, et il aurait eu tort de ne pas le faire : « Ça vient de sortir : 3,7 %. Le chômage est au plus bas depuis 1969 ! », s’est réjoui le président des Etats-Unis juste après la publication des chiffres de l’emploi, vendredi 5 octobre. Le taux de chômage a reculé en août plus que prévu, de 0,2 point par rapport au mois de juillet et a retrouvé pour la première fois ses niveaux du temps de la guerre du Vietnam.
Les salaires ont augmenté de 2,8 % sur un an
Sur les neuf premiers mois de l’année, 211 000 emplois ont été créés en moyenne, en net progrès par rapport aux 182 000 de 2017. La participation à l’emploi est stable, au niveau de 62,7 %, chiffre qui est bas mais qui est jugé de manière plutôt positive en raison du vieillissement de la population. Enfin, les salaires ont augmenté de 2,8 % sur un an – ce chiffre était de 2,9 % en août –, ce qui confirme une hausse modeste mais régulière.
Dans ce contexte, les opérateurs s’attendent à ce que la Fed – qui a remonté en septembre ses taux dans une fourchette comprise entre 2 % et 2,25 % – poursuive sa politique de resserrement monétaire. Cette anticipation avait d’ailleurs conduit la veille à des ventes de bons du Trésor, entraînant une hausse des taux d’intérêts à dix ans. Vendredi, après la publication des chiffres de l’emploi, ils atteignaient 3,22 %, leur plus haut niveau depuis mai 2011.
Réduction d’impôts et augmentation des dépenses
La conjoncture est clairement dopée par le double programme de réduction d’impôts et d’augmentation des dépenses de Donald Trump, qui a conduit à des déficits de l’ordre de 5 % du produit intérieur brut, mais à une croissance qui devrait dépasser 3,1 % cette année. Cette politique risque de se poursuivre, s’est inquiété Adam Posen, président du Peterson Institute for International Economics, à Washington, lors de la présentation des prévisions semestrielles de ce think tank jeudi 4 octobre : si les démocrates remportent la Chambre, un programme de grands travaux pourrait être décidé ; si les républicains la conservent, de nouvelles baisses d’impôts pourraient être annoncées.
Les Etats-Unis connaissent leur plus longue période de croissance historique sans récession
Pourtant, les économistes comme Karen Dynan, professeure à Harvard et invitée du Peterson Institute, le stimulus aura des effets négatifs à partir de 2020, faisant retomber la croissance sous son rythme normal, estimé à 1,8 %. Les Etats-Unis connaissent leur plus longue période de croissance historique sans récession (9,3 ans), après celle des années 1990. Mme Dynan a toutefois dressé un tableau très positif de l’économie américaine : le patrimoine des ménages est remonté à sept fois leur revenu annuel, leurs intérêts d’emprunt ne représentent que 10 % de leur revenu disponible – contre 13 % au moment de la grande crise financière –, tandis que leur taux d’épargne est beaucoup plus élevé qu’attendu, d’environ 6,5 %.
Sur le front de l’emploi, Jason Furman, professeur à Harvard et associé du Peterson Institute, a essayé d’expliquer la faible progression des salaires. Cet ancien conseiller de Barack Obama a démonté une idée reçue, celle des inégalités croissantes. En réalité, les salaires du premier quintile de revenus – les plus pauvres – croissent aujourd’hui plus qu’ils ne le faisaient à la fin des années 1990, comme en atteste la hausse du salaire minimal dans de nombreux Etats ou la remontée de salaires dans les entreprises à forte intensité de main-d’œuvre peu qualifiée, comme Amazon. De même, la tendance sur la participation à l’emploi est comparable à celle de l’époque qui était déjà mauvaise, l’inflation est plus élevée que sous l’ère Clinton. Reste donc la faiblesse des gains de productivité pour expliquer cette relative faiblesse des salaires.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les sénateurs américains ont voté vendredi à 51 voix contre 49 la clôture du processus de nomination du candidat de Trump à la plus haute instance juridictionnelle américaine.
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En route pour la Cour suprême, le juge Kavanaugh remporte un premier vote de procédure

Les sénateurs américains ont voté vendredi à 51 voix contre 49 la clôture du processus de nomination du candidat de Trump à la plus haute instance juridictionnelle américaine.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 17h48
   





                        



   


Le juge Brett Kavanaugh n’est plus qu’à un vote d’accéder à la Cour suprême des Etats-Unis. Les sénateurs américains ont voté, vendredi 5 octobre, à 51 voix contre 49 la clôture du processus de nomination. Cette formalité est un préalable à la confirmation du juge, accusé d’agressions sexuelles. Ce vote limite ainsi à trente heures la durée des débats sur la candidature de Brett Kavanaugh, avant le vote final qui devrait donc intervenir ce week-end.
L’issue de ce vote reste cependant incertaine. La majorité des Républicains au Sénat (51 contre 49) est très courte et trois de ses membres n’ont pas encore fait connaître leur position. Il n’existe pour l’heure aucune garantie sur le fait que les sénateurs ayant voté pour l’accélération du processus de confirmation votent également pour la nomination de M. Kavanaugh.
La sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, qui a voté pour ce vendredi, a ainsi déclaré qu’elle annoncerait sa décision pour le vote final dans l’après-midi. Toujours indécis sur son choix final, le sénateur démocrate de Virginie-Occidentale, Joe Manchin, a également voté pour lors de ce vote de procédure. La sénatrice républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, a pour sa part voté contre.

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Donald Trump se dit « confiant »
Mais la Maison Blanche s’est dite « confiante » sur l’issue du scrutin. En meeting dans le Minnesota, Donald Trump a même estimé jeudi soir que l’affaire Kavanaugh, qui tient les Américains en haleine depuis plusieurs semaines maintenant, était de nature à mobiliser l’électorat républicain à l’approche des élections parlementaires du 6 novembre.
« Il suffit de regarder les sondages des trois ou quatre derniers jours pour voir que [la] résistance [des démocrates], alimentée par la colère, est en train de se retourner contre eux comme jamais », a lancé le président américain, conforté par un rapport du FBI qui ne confirme pas les accusations portées contre M. Kavanaugh.
Brett Kavanaugh, un brillant magistrat, héraut des valeurs conservatrices, était en bonne voie d’être confirmé, quand une femme – Christine Blasey Ford – est sortie de l’ombre à la mi-septembre pour l’accuser d’une tentative de viol remontant à une soirée entre lycéens en 1982. Lors d’une audition suivie par 20 millions d’Américains, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, s’est dite sûre « à 100 % » d’avoir été agressée par le jeune Kavanaugh. Le magistrat s’est dit tout aussi certain de son innocence.

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Confronté à deux vérités irréconciliables, le Sénat avait, sous la pression d’élus indécis, demandé un complément d’enquête au FBI, qui a rendu son rapport confidentiel mercredi soir à la Maison Blanche. Les sénateurs ont pu en consulter une copie jeudi dans une salle fermée. Les Républicains en sont sortis ragaillardis, les Démocrates frustrés.
Il n’y a « rien » de nouveau dans ce rapport, « cette enquête n’a trouvé aucune trace de comportement inapproprié », a estimé le chef républicain de la commission judiciaire du Sénat, Chuck Grassley. « Espérons que dans 48 heures, nous aurons un nouvel arrivant à la Cour suprême », a-t-il ajouté.
« Ce qui est notable avec ce rapport, ce n’est pas ce qui est dedans, mais ce qui n’y est pas », a rétorqué la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, dénonçant une enquête « incomplète », probablement « contrainte » par la Maison Blanche.
Ce processus de confirmation du juge conservateur continue de susciter de très vives réactions. Des milliers de militants se sont retrouvés jeudi à Washington sur la colline du Capitole, où se dressent face à face la Cour suprême et le Congrès, en brandissant des pancartes barrées des messages : « Ne trahissez pas les femmes, votez non ». Plus de 300 manifestants ont été interpellés, y compris la comédienne Amy Schumer, cousine du leader démocrate au Sénat, Chuck Schumer, et le mannequin Emily Ratajkowski.
La haute cour est l’arbitre des questions de société les plus épineuses aux Etats-Unis : peine de mort, droit à l’avortement, lois sur les armes à feu, mariage homosexuel… L’entrée de Brett Kavanaugh, 53 ans, en son sein, placerait les juges progressistes en minorité pour de nombreuses années.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ « Je ne veux plus de guerre », assure Yahya Sinouar dans un long entretien, qui a valeur de première adresse aux Israéliens depuis son arrivée au pouvoir en 2017.
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Le leader du Hamas à Gaza propose aux Israéliens un cessez-le-feu contre la levée du blocus

« Je ne veux plus de guerre », assure Yahya Sinouar dans un long entretien, qui a valeur de première adresse aux Israéliens depuis son arrivée au pouvoir en 2017.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h28
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


Prêt à ranger les armes, mais pas à les rendre. Prêt à garantir un cessez-le-feu, en échange d’une levée du blocus. Prêt à négocier avec Israël, sans arrêter la lutte contre l’occupation. Ainsi se résume la position de Yahya Sinouar, le leader du Hamas dans la bande de Gaza. Dans son édition du vendredi 5 octobre, le quotidien Yediot Aharonot a publié un long entretien avec le dirigeant du mouvement islamiste, au retentissement important.
Ses propos ont été recueillis il y a déjà un mois par une journaliste italienne, Francesca Borri, qui collabore de temps à autre avec le journal israélien. Ce délai important rend l’optimisme du dirigeant un peu décalé : ces dernières semaines, les manifestations ont repris le long de la bande de Gaza et la perspective de nouvelles violences obscurcit l’horizon. Mais le caractère exceptionnel de cet entretien tient à ce que, pour la première fois depuis sa désignation il y a dix-huit mois, M. Sinouar s’adresse directement au public israélien.
Une « vraie chance de changement »
Il avait déjà rencontré, en mai, une vingtaine de correspondants étrangers, dont celui du Monde. Cette fois, il exprime plus clairement sa volonté de parvenir à un cessez-le-feu de longue durée avec Israël – dont il ne cite jamais le nom, sans employer pour autant le cliché historique et très connoté d’« entité sioniste ».
Cet entretien paraît au moment où, à Ramallah, l’Autorité palestinienne (AP) semble décidée, après la séquence diplomatique à l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, à régler ses comptes avec le Hamas. Le président Mahmoud Abbas envisage d’aggraver les mesures financières punitives mises en œuvre depuis mars 2017. L’AP pourrait geler l’ensemble des fonds versés chaque mois à Gaza, si le Hamas ne remet pas toutes les clés du territoire, pour les affaires civiles et militaires, au gouvernement de Rami Hamdallah.
Dans cet entretien, Yahya Sinouar se concentre sur les relations avec Israël. Il prétend distinguer une « vraie chance de changement » si la volonté existe en face de saisir la main tendue. « Je ne veux plus de guerre, dit-il. Ce que je veux, c’est la levée du siège. » En échange, le mouvement islamiste garantirait un calme complet. Le dirigeant, qui a passé vingt-trois ans dans les prisons israéliennes pour l’assassinat de collaborateurs palestiniens, dit avoir beaucoup appris au cours de son expérience carcérale. Mais pas l’autocritique : « La responsabilité [de la situation à Gaza] est portée par ceux qui ferment les frontières, pas par ceux qui essaient de les rouvrir », explique-t-il.

        Lire le portrait de Yahya Sinouar en 2017 :
         

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Pour lui, le blocus imposé à Gaza depuis la prise de pouvoir du Hamas, en 2007, « est une forme de guerre par d’autres moyens ». Il met en garde contre la perspective d’un nouveau conflit : « Ce serait la quatrième guerre. Et elle ne pourrait pas s’achever comme la troisième, qui s’est terminée comme la seconde, qui s’était terminée comme la première. Ils devront réoccuper Gaza. Et je ne pense pas que Nétanyahou souhaite deux millions d’Arabes de plus. » 
Selon le chef de file du Hamas, la résistance armée est légitime au regard du droit international. Mais les cerfs-volants incendiaires et les ballons à mèche, envoyés vers Israël depuis avril pour brûler des champs, « ne sont pas des armes », mais « envoient un message : vous êtes infiniment plus forts que nous, c’est vrai, mais vous ne gagnerez jamais, jamais ».
« Gaza, ce n’est pas juste les enfants pieds nus »
Yahya Sinouar dit être conscient de l’impact médiatique de la violence : « Si demain, je planifie une attaque terroriste, je ferai la “une” de tous les journaux. Mais lorsque je parle d’un cessez-le-feu, comme maintenant dans cette interview, il est plus difficile de m’écouter. » En même temps, l’ancien prisonnier mesure les limites de la violence, tout en soulignant comment l’occupation transforme aussi Israël et sa réputation : « Autrefois, il y avait des juifs comme Freud, Kafka, Einstein. Ils étaient célèbres grâce aux mathématiques, à la philosophie. Aujourd’hui, c’est en raison des drones. Des exécutions extrajudiciaires. »
Dans l’entretien, M. Sinouar chante les louanges de la jeunesse de Gaza, désespérée mais dotée selon lui d’un potentiel immense. « Un groupe de jeunes qui ont la vingtaine ont construit une imprimante 3D pour fabriquer les équipements médicaux dont nous manquons, dit-il. Ça, c’est Gaza. Ce n’est pas juste la pauvreté. Ce n’est pas juste des enfants pieds nus. Gaza pourrait être comme Singapour ou Dubaï. »
Il faudrait pour cela, au-delà d’investissements monumentaux, rendre le petit territoire salubre et le fournir en électricité plus longtemps que quatre heures par jour. Mais ces détails ne perturbent pas le volontarisme du leader du Hamas, qui veut donner des gages de sincérité au public israélien au sujet d’un cessez-le-feu : « Nous donnerons à nos enfants les vies que nous n’avons jamais eues et ils deviendront meilleurs que nous. Actuellement, les émotions sont trop fortes. Les souvenirs, les traumatismes, le ressentiment. »

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le cinéaste ukrainien emprisonné a remis un message à la presse où il explique être « forcé de mettre un terme à [sa] grève de la faim » le 6 octobre.
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Russie : Oleg Sentsov dit arrêter sa grève de la faim pour éviter d’être nourri de force

Le cinéaste ukrainien emprisonné a remis un message à la presse où il explique être « forcé de mettre un terme à [sa] grève de la faim » le 6 octobre.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h15
   





                        


Ce n’est pas parce qu’il a obtenu satisfaction qu’il a pris cette décision. Dans un message remis vendredi 5 octobre à la presse, le cinéaste ukrainien emprisonné en Russie Oleg Sentsov a déclaré devoir arrêter sa grève de la faim pour éviter d’être nourri de force.
« Je suis forcé de mettre un terme à ma grève de la faim demain, c’est-à-dire le 6 octobre 2018 », a-t-il fait savoir dans une lettre manuscrite. Il précise : « En raison de mon état de santé critique et de l’apparition de changements pathologiques dans mes organes, il était prévu prochainement de me nourrir de force. » « Mon opinion n’est plus prise en compte. »

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« L’objectif n’est pas atteint »
Oleg Sentsov, 42 ans, originaire de Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, refusait de s’alimenter depuis le 14 mai pour demander la libération de prisonniers politiques ukrainiens. Après « cent quarante-cinq jours de lutte, 20 kilos en moins et un corps brisé », « l’objectif n’est pas atteint », déplore le cinéaste. « Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont soutenu et demande pardon à ceux que je laisse tomber », conclut Oleg Sentsov, terminant son message par « Gloire à l’Ukraine ! »
« Le prisonnier Oleg Sentsov a accepté de consommer de la nourriture », a annoncé de son côté le service pénitentiaire russe, disant que « les meilleurs nutritionnistes de Moscou ont élaboré un programme pour l’aider à ingérer progressivement des aliments solides ». L’avocat d’Oleg Sentsov, Dmitri Dinze, n’était pas joignable pour un commentaire.

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Auparavant, le vice-directeur du service pénitentiaire russe, Vitali Maximenko, avait annoncé à l’agence Interfax la fin de la grève de la faim d’Oleg Sentsov et avait remercié les médecins et avocats l’ayant convaincu qu’il « faut vivre, que la vie continue ». Interviewé par la télévision indépendante Dojd, Vitali Maximenko a ajouté qu’Oleg Sentsov était « jeune, il deviendra peut-être un réalisateur célèbre. Qu’il vive ! »
Condamné à vingt ans de prison
Oleg Sentsov est connu pour son film Gamer, qui raconte l’histoire d’un adolescent participant à des compétitions de jeux vidéo tout en faisant face à une vie quotidienne difficile dans un village d’Ukraine. Le film avait été montré dans plusieurs festivals et récompensé à Rotterdam en 2012.
En mai 2014, opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie, Oleg Sentsov a été arrêté à son domicile. Accusé d’avoir coordonné les activités d’un groupe de militants affiliés au mouvement ultranationaliste ukrainien Pravy Sektor (« secteur droit »), il a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes », à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par l’ONG Amnesty International.

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La dernière photographie d’Oleg Sentsov, diffusée la semaine dernière par les services pénitentiaires russes, montrait un médecin en blouse blanche l’auscultant, torse nu, dans un cabinet médical. Le cinéaste, qui mesure 1,90 mètre, y apparaissait affaibli et amaigri.
Les pays du G7 et de nombreuses personnalités du monde culturel ont appelé à sa libération. Malgré les déclarations alarmistes de proches concernant la dégradation de l’état de santé d’Oleg Sentsov, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu’une grâce présidentielle ne pouvait être accordée qu’à la demande du prisonnier, ce qu’Oleg Sentsov refuse de faire.
La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir, en 2014, de pro-Occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la Crimée par Moscou et d’un conflit armé dans l’Est séparatiste prorusse du pays, qui a fait plus de dix mille morts.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « violences volontaires et séquestration en réunion ».
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Le siège de SOS Méditerranée occupé par des militants identitaires

Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « violences volontaires et séquestration en réunion ».



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h36
   





                        


Une vingtaine de militants du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire ont occupé le siège de SOS Méditerranée, vendredi 5 octobre, à Marseille, a annoncé l’ONG sur Twitter. Les locaux ont été « attaqué[s] par une dizaine de militants identitaires. La police est sur place et procède à des arrestations. Le personnel de @SOSMedFrance est sain et sauf, mais sous le choc », écrit l’ONG, qui intervient en mer avec le navire humanitaire Aquarius pour secourir des migrants tentant la traversée vers l’Europe.

🔴URGENT Le siège de @SOSMedFrance à #Marseille a été attaqué ce vendredi par une dizaine de militants identitaires.… https://t.co/duJFEjpx6O— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE France)


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« Les individus ont mis dehors tout le personnel qui était présent » et ont déployé une banderole à la fenêtre « SOS Méditerranée complice du trafic d’êtres humains », a dit un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique. Aucune personne n’a été blessée. Les individus ont été interpellés sans incident très rapidement après le début de leur action, vers 14 heures, selon la même source.

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Ils réclament la saisie de l’« Aquarius »
Le groupe d’extrême droite Génération identitaire a revendiqué cette action dans un communiqué publié sur Facebook. « Réalisée de manière pacifique, notre action vise à dénoncer la complicité de cette ONG qui, sous couvert “d’humanitaire”, collabore avec les passeurs de clandestins », écrivent les militants, promouvant une pétition pour réclamer la « saisie de l’Aquarius ».

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Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, s’est félicité de cette action sur Twitter : « L’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée est bel et bien complice des trafiquants d’êtres humains : bravo à Génération identitaire pour son action pacifique devant leurs locaux à #Marseille ! Le temps de l’impunité est terminé ! »
Benoît Payan, président du groupe socialiste de Marseille et conseiller départemental des Bouches-du-Rhône, a quant à lui dit son « effroi » en découvrant cette occupation. « Mais qui sont ces gens qui attaquent des ONG, des sauveteurs, des héros ? Ce sont des nervis, des factieux, la lie de l’humanité. Honte à eux, et honte à ceux qui alimentent leurs fantasmes dégénérés », a-t-il réagi dans un communiqué, appelant à « la dissolution de ces groupuscules fascistes ».
Manifestation de soutien samedi
L’association SOS Méditerranée, qui affrète l’Aquarius avec Médecins sans frontières, menacée de perdre le pavillon panaméen de son navire, a appelé à une manifestation samedi dans une trentaine de villes de France et d’Europe afin de soutenir ses opérations de sauvetage.
Sous la bannière « Defend Europe », l’action de Génération identitaire s’est focalisée dernièrement sur les migrants, en Méditerranée ou dans les Hautes-Alpes. Dans le passé, elle avait ciblé des mosquées.

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Compte rendu

Bolewa Sabourin : « Denis Mukwege incarne l’humanité dans ce qu’elle a de plus pur »

Le danseur franco-congolais raconte son immense fierté de travailler depuis 2016 avec le nouveau prix Nobel de la paix, le gynécologue Denis Mukwege.

Maryline Baumard
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-05T16:24:00+02:00"

        Le 05.10.2018 à 16h24






    
Le gynécologue Denis Mukwege avec le danseur franco-congolais Bolewa Sabourin à l’hôpital de Panzi, à Bukavu, en République démocratique du Congo, en avril 2017.
Crédits : DR


« Immense fierté. » C’est l’expression qui vient à Bolewa Sabourin en apprenant que le docteur Denis Mukwege est récompensé, vendredi 5 octobre, du prix Nobel de la paix 2018 en partage avec la jeune yézidie Nadia Murad. « C’est fou. Il m’a appelé hier pour me féliciter d’une prestation télévisée, de ma vidéo sur le site du Monde Afrique, et me demander d’avancer au plus vite sur la mise en place de protocoles d’évaluation scientifique des ateliers de danse », précise le danseur franco-congolais. Il ne prendra pas son téléphone tout de suite, par peur de déranger, « parce que tout le monde va l’appeler ». On est à une heure après l’annonce de ce prix Nobel et Bolewa Sabourin avoue son envie de pleurer de joie.

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                Le docteur Mukwege, l’homme qui « répare les femmes », prix Nobel de la paix



Le gynécologue, qui répare les femmes violées à l’hôpital de Panzi, à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et l’artiste, qui prolonge ce travail en les aidant à se réapproprier leur corps par la danse, échangent régulièrement depuis qu’ils ont commencé à travailler ensemble. « Denis Mukwege ne s’arrête jamais à l’existant. Il est toujours dans l’action, anticipe toujours le coup d’après », rappelle le danseur qui l’a croisé pour la première fois le 8 mars 2016 pour ne plus jamais quitter sa route.
« Comme un révélateur »
Ce jour-là, le gynécologue, qui a réparé plus de 50 000 femmes violées en presque vingt ans, donne une conférence à la mairie de Paris pour la Journée de la femme. Bolewa Sabourin est venu l’écouter. « J’étais en quête d’une figure congolaise paternelle. Et cet homme a dès ce jour incarné l’humanité dans ce qu’elle a de plus pur. Imaginez… une femme africaine lui demande combien de femmes violées il a réparé. Lui répond simplement que, s’il n’avait dû en opérer qu’une seule, ça aurait été une de trop. Cette phrase a agi sur moi comme un révélateur de la grandeur du personnage et j’ai décidé de lui offrir mes services », résume celui qui a écrit son histoire dans un livre intitulé La Rage de vivre.

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                Le prix Nobel de la paix attribué à Denis Mukwege est aussi un espoir politique pour la RDC



« Il a été ma plus grande rencontre, n’hésite-t-il pas à ajouter. Je lui avais demandé en public comment je pouvais l’aider. Il n’a pas répondu mais est venu vers moi à la fin de la réunion, m’a posé une main sur l’épaule et m’a dit : “Faites-moi une proposition”. » Le jeune danseur sent l’immense confiance du personnage et mettra au point une approche de la danse qui permet aux femmes violentées de reprendre conscience de leur corps.
Le médecin lui inspire le projet Re-création qu’il réalise avec son ami William Njaboum. La méthode est innovante : utiliser la danse traditionnelle congolaise comme outil thérapeutique pour les femmes meurtries. Bolewa Sabourin se rend dans le fief du gynécologue, à la Fondation Panzi, où il organisera plusieurs stages.
« Un géant face à moi »
Le médecin, lui, intervient avant l’artiste. Denis Mukwege a créé en 1999 l’hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, où il pratique la chirurgie réparatrice pour soigner des femmes victimes de viols. Cette région orientale de la RDC sombre alors, pour la seconde fois, dans la guerre (1998-2003) et voit s’affronter des soldats de huit pays, mais aussi des milices. Et sur ces terres, le viol est une redoutable arme de guerre.

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                Denis Mukwege : « Les élections en RDC seront falsifiées. Il faut lutter pour libérer le Congo »



Des horreurs, le chirurgien en a vu, sans jamais douter. Bolewa Sabourin a vécu des moments difficiles à ses côtés, sans jamais le voir s’arrêter, ni douter : « Cet homme reste debout face à l’adversité. Je l’ai vu en avril 2017 dans son hôpital de Bukavu. Au moment où son plus proche collaborateur est mort, tout le monde pleurait et lui a trouvé le courage de nous recevoir pour qu’on avance sur notre projet. J’avais l’impression d’avoir un géant face à moi. Je sais qu’il était infiniment triste, mais que le devoir d’avancer était plus fort que ce sentiment. » Le danseur est aussi bluffé du rythme que s’impose le praticien qui accorde ses rendez-vous professionnels entre 7 heures et 7 h 30 du matin, « parce qu’avant il prie, et qu’ensuite il part opérer ».
Bolewa Sabourin en est sûr, ce prix ne changera rien au quotidien du médecin : « En revanche, le fait qu’il ait été donné à un homme de terrain qui ne fait pas de politique rehausse à mes yeux la valeur de cette récompense. » Pour le danseur, « il rend aussi un peu de lumière et de dignité à un pays qui n’a jamais vraiment connu la paix ». 





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le prix 2018 a été attribué à Denis Mukwege, gynécologue congolais, et Nadia Murad, militante yézidie, pour leur action contre les violences sexuelles comme arme de guerre.
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Nobel de la paix : peut-on dresser un profil type des lauréats ?

Le prix 2018 a été attribué à Denis Mukwege, gynécologue congolais, et Nadia Murad, militante yézidie, pour leur action contre les violences sexuelles comme arme de guerre.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 16h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 5 octobre, à Oslo (Norvège), au médecin congolais Denis Mukwege et à la yézidie Nadia Murad, ex-esclave de l’organisation Etat islamique (EI), « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ». A plusieurs égards, ils sont représentatifs de l’effort du comité Nobel en faveur de la diversité.

        Le palmarès 2018 :
         

          Qui sont les lauréats des prix Nobel 2018 et qu’ont-ils accompli ?



Des représentants de quarante-deux pays
Nadia Murad, jeune femme yézidie, née en Irak, et le Congolais Denis Mukwege sont tous deux les premiers représentants de leurs pays respectifs à recevoir cette distinction prestigieuse. Le Nobel de la paix est pourtant le plus « international » des prix Nobel, puisqu’il a été décerné à quarante-deux nationalités contre seulement dix-neuf pour le Nobel de physique ou de chimie, et onze pour le prix de sciences économiques.
Les Etats-Unis (vingt et une récompenses), le Royaume-Uni (onze) et la France ont reçu le plus de prix, en particulier au début du XXe siècle, alors qu’on n’en compte que onze pour tout le continent africain.

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Le prix Nobel de la paix a été décerné à 42 nationalités différentes
Nationalités des personnes lauréates du Nobel de la paix (qui peut différer de leur pays de naissance). Les organisations n'ont pas été décomptées.



Source : Nobel Prize




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Cent six personnes et vingt-quatre organisations
Les deux Nobel de la paix 2018 sont des personnalités fortes, que leurs parcours ont amenées à devenir militantes : Nadia Murad a écrit un livre sur la persécution lorsqu’elle était captive de l’Etat islamique, et se bat depuis pour la cause yézidie et contre l’esclavage sexuel. Denis Mukwege est un médecin spécialisé dans la chirurgie réparatrice des femmes victimes de viol de guerre.
Selon les vœux d’Alfred Nobel, le prix récompense « une personnalité ou une communauté ». De fait, des organisations ont été primées à vingt-sept reprises, dont dix fois au cours des vingt dernières années.
Deux d’entre elles ont même été primées à plusieurs reprises : le Comité international de la Croix-Rouge, trois fois (en 1917, 1944 et 1963) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, deux fois (en 1954 et 1981). L’ONU et plusieurs de ses agences (Unicef, force de maintien de la paix, GIEC…) ont été distinguées.


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Le prix Nobel de la paix récompense de plus en plus souvent des organisations
Récompenses attribuées à des personnes morales depuis 1901. Le nom du lauréat apparaît au survol de la souris

Source : Nobelpri



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      [
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      ],
      [
        852159600000,
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				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.point.index]
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				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Dix-sept femmes pour quatre-vingt-neuf hommes
Nadia Murad est la dix-septième femme à recevoir le Nobel de la paix. Très peu de femmes ont été récompensées durant tout le XXe siècle, mais elles sont sept à avoir reçu ce prix depuis 2003, année où l’avocate iranienne Shirin Ebadi a été distinguée pour son combat pour les droits humains, et particulièrement des femmes et des enfants.
Cela semble peu, mais les lauréates du Nobel de la paix représentent à elles seules un tiers des cinquante femmes récompensées par les six prix décernés par le comité Nobel (contre une seule en économie).


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Le Nobel de la paix a été décerné à 17 femmes, pour 89 hommes et 24 organisations






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      ],
      [
        "",
        17
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
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		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le comité Nobel peut aussi choisir de ne pas remettre de prix : cela fut le cas à dix-neuf reprises, en particulier durant les deux guerres mondiales, mais aussi dans les années 1930 ou 1960. Les statuts de la fondation prévoient, en effet, que si aucun des profils soumis à sa considération ne semble assez important pour être primé, la dotation soit conservée pour le prix de l’année suivante. Le dernier cas remonte à 1972.
Trente-deux prix partagés
Le prix 2018 a été remis conjointement à deux lauréats aux profils différents, mais partageant le même combat. Cette configuration est assez fréquente, puisqu’elle s’est produite à trente reprises dans l’histoire des Nobel. Cela a été le cas, par exemple, en 2014 avec Malala Yousafzaï et Kailash Satyarthi, une Pakistanaise et un Indien qui œuvraient pour le droit des enfants à l’éducation. En revanche, le prix n’a été remis que deux années à un trio : en 1994 (Yasser Arafat, Shimon Pérès et Yitzhak Rabin) et en 2011 (Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkol Karman).


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	}



Un tiers des prix Nobel de la paix sont partagés entre plusieurs lauréats


Source : Nobel Prize



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	var annotation_spe = [];

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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        30
      ],
      [
        "",
        2
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    ],
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	}
});

	function findLength(str) {
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


61 ans en moyenne
A 63 ans, Denis Mukwege est dans la moyenne d’âge des lauréats du prix Nobel de la paix. Nadia Murad, 25 ans, est la deuxième plus jeune, après Malala Yousafzaï, qui avait 17 ans à l’époque.


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Malala Yousafzai (17 ans) et Nadia Murad (25 ans) sont les plus jeunes Nobel de la paix 
Age des lauréats et lauréates au moment de leur nomination. 

Source : Nobel Prize



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        "",
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Comme le montrait une datavisualisation de The Economist en 2016, les Prix Nobel sont de plus en plus âgés lors de leur nomination, à l’exception notable des Nobel de la paix, qui « rajeunissent » au fil des ans.
Un refus, trois lauréats emprisonnés
Seul l’homme politique vietnamien Le Duc Tho refusa la distinction, en 1973. Il avait négocié les accords de paix de Paris pour le Vietnam du Nord face à l’Américain Henry Kissinger.
Trois personnes étaient en prison lorsqu’elles reçurent leur prix : le journaliste allemand Carl von Ossietzky, opposant au régime nazi, en 1935 ; la militante birmane Aung San Suu Kyi, en 1991 ; et le militant des droits humains chinois Liu Xiaobo, en 2010.
Les droits humains et le désarmement primés
Les prix Nobel de la paix sont remis aux personnes ou aux communautés ayant œuvré « au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ». Concrètement, il peut s’agir d’un engagement pour les droits humains, d’actions de désarmement, d’un combat écologique…
L’action récompensée en 2018, la lutte contre les violences sexuelles comme arme de guerre, se trouve à la croisée de plusieurs domaines distingués par les Nobel.


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Les droits de l'homme, domaine le plus récompensé par les Nobel de la paix
Motif principal d'attribution du prix de 1901 à 2016

Source : Nobelprize.org



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<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Nadia Murad, des chaînes de l’Etat islamique au prix Nobel de la paix

La jeune yézidie a été réduite à l’esclavage par les djihadistes de l’EI, avant de réussir à s’enfuir et de devenir la porte-parole de sa communauté en exil.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 18h33
   





                        



   


Il y a quatre ans, le village de Kocho, dans la région yézidie de Sinjar, en Irak, se réveillait dans la panique et le fracas des armes. C’était un 3 août et il faisait chaud. Les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) fondaient sur les villages habités par les membres de cette minorité religieuse non musulmane. Les villageois de Kocho n’ont pas fui. Sommés de se convertir à l’islam, ils refusent.
Les jeunes filles et les femmes sont réduites en esclavage, promises à une vie de torture et de viols
A l’exception de quelques survivants, les hommes sont massacrés, leurs cadavres entassés dans des fosses communes. Les jeunes garçons sont enrôlés de force, transformés en bêtes de somme pour les assassins de leurs pères. Les jeunes filles et les femmes sont réduites en esclavage, promises à une vie de torture et de viols. Nadia Murad était parmi elles. Elle avait 21 ans.
C’est une survivante qui a reçu le prix Nobel de la paix 2018, vendredi 5 octobre. Après avoir remporté son prix, vendredi, la jeune femme a rappelé que « cela n’a pas été facile pour [elle] de parler de ce qui [lui] est arrivé parce que ce n’est pas facile, particulièrement pour les femmes au Moyen-Orient, de dire qu’on a été des esclaves sexuelles ». Le prix Nobel « signifie beaucoup, a-t-elle ajouté. Pas seulement pour moi mais pour toutes ces femmes en Irak et dans le monde entier » qui ont été victimes de violences sexuelles.
Après avoir été emmenée de force à Mossoul, la capitale irakienne de l’Etat islamique, Nadia Murad a été vendue, revendue, violée et torturée, encore et encore. Avec le concours d’une famille musulmane de la ville, elle parvient, comme de trop rares jeunes femmes yézidies, à échapper à ses bourreaux. Elle traverse les lignes de front et trouve refuge au Kurdistan irakien où des centaines de milliers de yézidis de la région de Sinjar sont déplacés.
Les moins fortunés vivent dans des camps de tentes. Les autres s’installent dans les villes de la région. Mais la grande majorité d’entre eux partage le même et unique espoir, celui d’obtenir un statut de réfugié, afin de se rendre en Europe et de laisser définitivement derrière eux la terre qui les a engloutis.

Nadia Murad, awarded the 2018 Nobel Peace Prize, is the witness who tells of the abuses perpetrated against herself… https://t.co/irfPgOFLoH— NobelPrize (@The Nobel Prize)


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Nadia Murad, Prix Nobel de la paix 2018, raconte les exactions perpétrées contre elle-même et les autres personnes. Elle a fait preuve d’un courage rare en racontant ses propres souffrances et en s’exprimant au nom des autres victimes.
Certains, toutefois, s’organisent. A Dohuk, une ville kurde située au nord de Mossoul et dans les environs de laquelle de nombreux yézidis sont réfugiés, des militants originaires de Sinjar, jeunes pour la plupart, fondent l’association Yazda en 2014, avec le soutien d’activistes américains. Nadia Murad se rapproche d’eux. Elle devient bientôt, avec le soutien de Yazda, le visage de la communauté.
L’organisation s’illustre par son indépendance. Elle tient tête aux autorités du Kurdistan irakien qui tentent de limiter ses activités, celles-là même qui étaient censées protéger Sinjar et qui ont abandonné les yézidis à leur sort en août 2014, rendant possible les horreurs endurées par cette communauté. Loin de faire amende honorable, elles misent sur le martyre des yézidis, eux-mêmes de langue et de culture kurde, pour attirer la sympathie de la communauté internationale.

        Lire aussi :
         

                Les « survivantes » yézidies racontent l’horreur de leur captivité sous l’Etat islamique



Porte-parole des femmes yézidies
Yazda pousse Nadia Murad à devenir la porte-parole des femmes yézidies. Inlassablement, elle fera sienne la mission de rappeler au monde que des milliers d’entre elles restent en captivité, souvent avec leurs enfants.
Comme de nombreux yézidis, Nadia Murad s’installe en Allemagne et commence à intervenir dans les plus grandes instances internationales. En décembre 2015, elle s’exprime devant le Conseil de sécurité des Nations unies et exhorte les gouvernements du monde à prêter attention aux souffrances des siens et en particulier au sort des femmes et des enfants yézidis disparus après avoir été enlevés par l’EI. En 2016, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté de l’ONU pour la dignité des survivants de la traite des êtres humains. Fin 2017, elle reçoit, avec une autre activiste yézidie, Lamia Haji Bachar, le prix Sakharov.

   


Un an plus tard, la guerre contre l’Etat islamique passe pour être gagnée. Les djihadistes ont été chassés de Mossoul, de Rakka, de Sinjar. Du califat, il ne reste que quelques lambeaux de territoire, mais les ravages causés par le groupe djihadiste continuent de travailler les sociétés traumatisées sur lesquelles il a régné, entre l’Irak et la Syrie.
Le président irakien, le Kurde Barham Saleh, élu le 2 octobre, a déclaré que le prix Nobel de la paix était « une fierté pour tous les Irakiens », mais que dans les camps de tentes – où l’hiver est rude et l’été épuisant – les yézidis déplacés rêvent toujours d’Europe. Dans chaque famille de cette communauté, désormais dispersée aux quatre vents de l’exil, subsiste à jamais le souvenir d’un enfant enlevé et jamais retrouvé, d’un viol, d’une torture subie, d’une maison en ruine, du cadavre d’un être aimé, d’un pays perdu qu’aucune distinction, aussi prestigieuse soit-elle, ne rendra.

        Lire aussi :
         

                En Irak, l’impossible retour des yézidis






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le nouveau secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo, dénonce les conditions inhumaines dans lesquelles plus de 8 000 personnes survivent dans ce camp de Lesbos, en Grèce.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Crise des réfugiés : « Jeudi, soixante-cinq familles n’ont pas eu à manger dans le camp de réfugiés de Moria »

Le nouveau secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo, dénonce les conditions inhumaines dans lesquelles plus de 8 000 personnes survivent dans ce camp de Lesbos, en Grèce.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 16h09
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        


Le nouveau secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo, était sur l’île de Lesbos jeudi pour dénoncer les conditions inhumaines dans lesquelles plus de 8 000 personnes survivent dans un camp conçu pour en accueillir moins de la moitié. Il appelle les gouvernements européens à accueillir les réfugiés avec plus de dignité et à transférer au plus vite sur le sol grec les groupes les plus vulnérables comme les femmes seules et les enfants.

   


Quelle est votre priorité en tant que nouveau secrétaire général d’Amnesty International ?
Kumi Naidoo : J’ai décidé de mettre la priorité sur la crise migratoire, car il existe un déni sur la question des réfugiés, alors que le changement climatique ne va qu’en créer de plus en plus. La crise est loin d’être finie, et il faut y apporter de bien meilleures réponses. Il faut rappeler que la convention de Genève relative au statut des réfugiés est née, après la seconde guerre mondiale, du besoin d’accueillir et de protéger les personnes persécutées dans leur pays à l’époque, surtout en Europe. Et maintenant, l’Union européenne agit comme si elle reniait ses valeurs, son sens de l’humanité et de la compassion… Ce paradoxe est inquiétant, et le prix Nobel de la paix attribué à l’Union européenne en 2012 devrait lui être retiré, après ce que j’ai vu dans ce camp de Moria, à Lesbos !

        Reportage (édition abonnés) :
         

          A Lesbos, le cauchemar des réfugiés de Moria



Justement, quelles sont vos impressions après avoir visité ce camp, qui a été conçu pour 3 100 personnes mais en accueille désormais plus du double ?
Quand je vois le camp de Moria, je ne pense pas du tout être en Europe… C’est très choquant ! Je dois dire que j’ai assisté à de nombreuses expériences douloureuses dans ma vie, mais dans ce camp, j’ai dû lutter pour ne pas verser de larmes à l’écoute des histoires des réfugiés. Une Afghane seule avec ses trois enfants m’a demandé en pleurs : « peux-tu imaginer que nous attendons dix heures debout pour avoir un peu de nourriture ? » Jeudi, soixante-cinq familles n’ont pas eu à manger. Tout le monde est dans l’incertitude sur son avenir, ils ne savent pas s’ils vont être renvoyés en Turquie, s’ils vont rester en Grèce et dans quelles conditions. Peu de personnes peuvent survivre à des conditions pareilles sans devenir fou…

        Reportage en BD :
         

          En Grèce, dans l’enfer du camp de réfugiés de Moria



Pourquoi, selon vous, malgré les critiques récurrentes, la situation dans le camp de Moria ne s’améliore-t-elle pas ?
Avec un peu de volonté politique, ces conditions pourraient s’améliorer. Avec moins de bureaucratie, les réfugiés pourraient partir plus vite des îles pour rejoindre le continent européen et vivre dans de meilleures conditions. La distribution de nourriture ne devrait pas non plus nécessiter d’attendre des heures debout. Mais la ligne de l’Union européenne, c’est d’en faire le moins possible, de repousser le problème à ses frontières et d’appliquer une politique de « containment » qui va contre l’esprit des droits de l’homme pourtant chers aux fondateurs de l’UE.
Si des pays comme le Kenya arrivent à accueillir 1,5 million de réfugiés, pourquoi l’Union européenne, une des premières puissances au monde, n’arrive pas à accorder un accueil digne aux quelques milliers de personnes bloquées en Grèce ? Tout dirigeant européen devrait visiter ce camp, regarder ensuite les citoyens européens dans les yeux et leur dire que l’accord UE-Turquie de 2016 – qui prévoit le renvoi systématique de tous les migrants vers la Turquie, y compris les demandeurs d’asile, en contrepartie d’un soutien financier – est juste, légitime, et reflète les valeurs de l’Europe. Si l’Union européenne veut dissuader les réfugiés du côté turc de venir en Grèce, c’est peine perdue ! Personne ne quitte son pays par plaisir, ne traverse la mer sur un rafiot pour arriver dans un camp insalubre. Les réfugiés continueront d’affluer tant qu’existeront des bombardements et des guerres…

        Décryptage :
         

          Syrie, Erythrée, Afghanistan… ce que fuient migrants et réfugiés



Vendredi, Amnesty publie un rapport sur les conditions de vie des femmes dans les camps de réfugiés en Grèce. Pourquoi est-il important de s’intéresser de près au cas des femmes réfugiées ?
Les femmes sont les plus vulnérables et représentent désormais un fort pourcentage de la population présente dans les camps. Les agressions sexuelles sont nombreuses, les femmes enceintes n’ont pas accès aux soins. Pour elles, aller aux toilettes est difficile. Il n’y a pas de lumière dans le camp pour éclairer le chemin jusqu’aux sanitaires, les verrous des portes des toilettes sont absents… Combien ça coûte de mettre des verrous aux toilettes ? Pourquoi ne pas en mettre ? C’est une question de dignité humaine et ce n’est pas une question de coût, là encore…

        Notre enquête (édition abonnés) :
         

          Viols, prostitution, violence, l’enfer des femmes migrantes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Pour se défendre, Harvey Weinstein, producteur de Hollywood accusé d’agression sexuelle et de viol, a choisi Benjamin Brafman. La star des avocats pénalistes de New York s’est fait une spécialité des affaires risquées.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Pour les avocats des familles de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui en ont révélé l’existence, cette structure pourrait être liée à l’assassinat des deux hommes, en 2013.
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Compte rendu

En Tunisie, controverse sur une mystérieuse « organisation secrète » issue de la mouvance islamiste

Pour les avocats des familles de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui en ont révélé l’existence, cette structure pourrait être liée à l’assassinat des deux hommes, en 2013.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 05.10.2018 à 14h37

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        Mis à jour le 05.10.2018 à 16h05






    
Commémoration, le 6 février 2018 sur les lieux de l’assassinat de Chokri Belaïd, à Tunis.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


Le parti Ennahda, issu de la matrice islamiste, disposait-il et dispose-t-il toujours d’une « organisation secrète » ? La question agite la scène politique tunisienne depuis la divulgation, mardi 2 octobre, de troublants documents par le comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux figures de la gauche laïque assassinées respectivement le 6 février 2013 et le 25 juillet 2013. Cette double liquidation, perpétrée par des militants armés de la mouvance salafiste Ansar Al-Charia, avait plongé la Tunisie dans une crise gravissime, l’opposition « moderniste » mobilisant la rue pour dénoncer la responsabilité d’Ennahda qui dirigeait alors un gouvernement de coalition (fin 2011-début 2014). Le pays avait frôlé le chaos.
Depuis lors, les avocats des familles n’ont cessé de dénoncer les insuffisances de l’enquête judiciaire. Ils estimaient que la justice s’était contentée d’identifier les exécutants sans chercher à élargir le champ des responsabilités. Si les documents divulgués le 2 octobre n’établissent pas l’implication d’Ennahda dans les assassinats, ils révèlent l’existence d’une structure de collecte de renseignements, parallèle aux organes de l’Etat, que les avocats du comité de défense présentent comme liée au parti islamiste. Selon eux, cette « organisation secrète » était détentrice d’informations sensibles sur la vie politique et diplomatique de la Tunisie, y compris sur l’activité des salafistes radicaux.

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Aussi déplorent-ils que les documents issus d’archives saisies fin 2013 auprès de cette structure parallèle – et dont une partie est conservée au secret dans une « chambre noire » du ministère de l’intérieur – n’aient pas été exploités par la justice. « Existe-t-il une manipulation pour empêcher la justice de connaître toute la vérité ? », interroge Ridha Raddaoui, avocat membre du comité.
Ennahda a aussitôt réagi sous la forme d’un communiqué en protestant de son innocence. Le parti présidé par Rached Ghannouchi, qui se définit désormais comme « démocrate musulman », nie s’être jamais livré à des activités « hors du cadre de la loi ». Et il précise que la personne identifiée par les avocats du comité de défense comme le principal animateur de l’« organisation secrète », un certain Mustafa Kheder, condamné en 2016 à huit ans et un mois de prison pour possession illégale de documents d’Etat et de matériel électronique importé sans autorisation douanière, « n’a absolument aucune relation avec Ennahda ».
Matériel d’écoute électronique
L’affaire commence le 19 décembre 2013 quand la propriétaire d’un appartement d’Al-Morouj (dans la banlieue sud de Tunis) loué à Mustafa Kheder, ancien prisonnier victime de la répression de Ben Ali devenu gérant d’une auto-école, porte plainte auprès du commissariat du quartier. Elle accuse son locataire d’avoir installé une étrange machine sur la terrasse du logement et de lui en interdire l’accès. La police se rend sur place mais elle est mystérieusement précédée par quatre voitures portant des plaques minéralogiques administratives, qui évacuent à la hâte des caisses de documents. Les policiers découvrent sur la terrasse une déchiqueteuse qui avait servi à détruire des dossiers. Ils saisissent aussi des ordinateurs, du matériel d’écoute électronique (micros-stylos, micros-cravates, montres caméras…) importé de France et quatorze boîtes de dossiers que les précédents visiteurs n’avaient pas eu le temps d’emporter.

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Les caisses de documents volatilisées à bord des voitures administratives se trouvent en fait au service des archives du ministère de l’intérieur. Elle sont entreposées dans ce que les avocats appellent une « chambre noire », dépourvues de statut légal car aucun certificat de réception n’a été signé. Peu de monde en connaît l’existence. Quant aux quatorze boîtes de dossiers récupérées par la police de Morouj, elles sont versées à la police judiciaire d’El-Gorjani, une caserne proche de Tunis, chargée de l’enquête sur cette affaire de détention illégale de documents d’Etat. Sur ces quatorze boîtes, dix disparaîtront ensuite étrangement, selon Me Raddaoui.
Cela laisse peu de traces exploitables sur la ténébreuse structure de M. Kheder, qui semblait avoir bien des choses à cacher derrière la devanture d’une auto-école de banlieue. Les avocats du comité de défense de MM. Belaïd et Brahmi parviendront toutefois à avoir accès au matériel informatique saisi et remis au tribunal de première instance de Tunis, en particulier les disques durs externes où avaient été stockées les versions numériques de documents scannés avant d’être détruits dans la déchiqueteuse. La prise est inestimable. Ce sont des pièces issues de ce canal qui ont été révélées lors de la conférence de presse du 2 octobre à Tunis, parrainée par le Front populaire, coalition de partis issus de l’extrême gauche et du panarabisme dont MM. Belaïd et Brahmi étaient des têtes d’affiche. Ces documents sont de deux types : certains ont été obtenus par le sulfureux Kheder auprès d’organes de l’Etat ; d’autres sont de sa propre facture.

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Cette masse d’informations dessine les contours d’une officine se livrant à un travail de renseignement systématique sur les acteurs de la vie publique tunisienne en ces années post-révolution de 2011. M. Kheder était détenteur de listes d’informateurs dans les quartiers du Grand Tunis – « souvent des petits malfrats », selon Ridha Raddaoui – et d’environ « trois cents sécuritaires », principalement des agents affiliés au ministère de l’intérieur. Selon un document cité par Me Raddaoui, des « conseillers sécuritaires » des Frères musulmans égyptiens sont venus à Tunis dispenser des cours de collecte de renseignements sous couvert d’une formation en « agriculture ».
Salafistes radicaux recherchés
Les activités de M. Kheder l’ont amené à entrer en contact avec des services secrets étrangers, notamment italiens. Ces derniers avaient sollicité une médiation islamiste tunisienne pour obtenir la libération du journaliste de La Stampa Domenico Quirico, otage en Syrie. Selon Ridha Raddaoui, M. Kheder s’est lui-même rendu à la frontière syro-turque pour participer à la négociation. M. Quirico a finalement été libéré le 8 septembre 2013 – en compagnie de l’enseignant belge Pierre Piccinin.
Un autre document numérisé par M. Kheder et consulté par Me Raddaoui, un rapport issu du ministère de l’intérieur, rend compte d’une rencontre entre hauts responsables sécuritaires tunisiens et algériens. Il fait état des changements intervenus dans la hiérarchie du ministère algérien de la défense, alors en butte à des tensions avec la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. « Kheder a eu accès à des informations sur les luttes intestines au sommet de la pyramide sécuritaire algérienne », soutient l’avocat.

    
Les figures de la gauche tunisienne Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, en 2012.
Crédits : KHALIL,FETHI BELAID / AFP


Si cette masse de données détenues par M. Kheder révèle une activité de renseignement tentaculaire, il reste que le lien entre cette structure secrète et l’assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’est pas clairement établi. Me Raddaoui estime toutefois que bien des questions se posent au regard de certains documents informant M. Kheder des mouvements à travers la Tunisie des salafistes radicaux les plus recherchés du pays. Parmi eux figurent Abou Ayad, le chef suprême d’Ansar Al-Charia (qui passera en Libye vers mars 2013), Mohamed Aouadi, le chef militaire du groupe terroriste (finalement arrêté le 9 septembre 2013), et le Franco-Tunisien Boubaker El-Hakim, qui rejoindra ensuite en Syrie l’organisation Etat islamique (EI) et sera tué à Rakka en novembre 2016 par un drone américain. Un document en possession de M. Kheder, selon Me Raddaoui, conseille ainsi le « franchissement de la frontière par M. Aouadi en compagnie d’un groupe de sécuritaires ».
Or ces trois chefs salafistes sont clairement impliqués dans le double assassinat. Le Franco-Tunisien El-Hakim s’était même vanté d’avoir personnellement « tué de dix balles » M. Brahmi. « Est-il normal que de tels documents concernant le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’aient pas été versés au dossier d’instruction ? », interroge Me Raddaoui.

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Alors que gronde à nouveau la controverse – récurrente – sur la responsabilité d’Ennahda dans le climat ayant permis à l’époque les débordements salafistes, le parti riposte en insistant que M. Kheder n’a « aucun lien organique » avec lui. « Il s’agit d’un ancien militaire obsédé par les complots, agissant dans son coin et qui offre ses services sécuritaires à qui veut bien le prendre comme sous-traitant », explique un dirigeant d’Ennahda. Que penser dès lors des documents en sa possession ornés de l’en-tête de la formation ? « Cela veut dire qu’il espionnait même Ennahda. » Une autre question sensible concerne les liens attestés entre M. Kheder et Ridha Barouni, à l’époque membre du bureau politique d’Ennahda chargé de l’administration et des finances. « Ils se sont connus à l’armée, répond le responsable du parti. Il s’agit juste d’une relation personnelle qui n’implique aucun lien organisationnel. » L’énigme Kheder n’a pas fini de planer sur la scène politique tunisienne. Et l’enquête inachevée sur le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi réserve encore peut-être bien des surprises.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Gaspard Estrada, spécialiste de l’Amérique latine à Sciences Po, explique que la tentation est forte au sein de la haute société de soutenir le candidat d’extrême droite en vue des élections générales du 7 octobre.
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« Au Brésil, le discours moraliste de plus en plus droitier des élites »

Dans une tribune au « Monde », Gaspard Estrada, spécialiste de l’Amérique latine à Sciences Po, explique que la tentation est forte au sein de la haute société de soutenir le candidat d’extrême droite en vue des élections générales du 7 octobre.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h30
    |

Gaspard Estrada (Directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC) de Sciences Po.)







                        



                                


                            
Tribune. Les « extrêmes » seraient-ils en passe de gouverner le Brésil ? A lire l’avis de certains éditorialistes de la presse brésilienne, les deux candidats en tête des sondages, Jair Bolsonaro et Fernando Haddad, seraient « blanc bonnet » et « bonnet blanc ». En raison de leur manque d’engagement supposé vis-à-vis des institutions et des valeurs démocratiques, ils constitueraient l’incarnation de deux expressions d’un extrémisme politique similaire.
A la suite de la montée de M. Bolsonaro dans les sondages, la bourse de Sao Paulo a repris des couleurs
Dans ce contexte, faire le choix dès à présent du candidat de l’extrême droite, M. Bolsonaro, afin de faire barrage au Parti des Travailleurs (PT, gauche) de l’ancien président Lula, serait une solution acceptable, notamment aux yeux des milieux financiers, d’une partie de la classe politique, et plus généralement, des élites du pays. A la suite de la montée de M. Bolsonaro dans les sondages, du fait d’une tentative ratée d’assassinat début septembre et de la mobilisation récente des pasteurs des églises évangéliques en sa faveur, la bourse de Sao Paulo a repris des couleurs, alors que le Real a vu son cours augmenter face au dollar.

Depuis, des parlementaires et des candidats aux postes de gouverneurs de la droite, voire du centre, ont déclaré leur soutien à M. Bolsonaro, abandonnant le candidat du Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB, droite), Geraldo Alckmin, qui patine dans les études d’opinion. Ce faisant, ces derniers ont enterré la possibilité de la formation éventuelle d’un front républicain contre l’extrême droite au deuxième tour.
L’image ternie des faux justiciers anti-corruption
Cette équiparation de M. Bolsonaro et de M. Haddad au rang de candidats des « extrêmes » non respectueux des valeurs démocratiques est mensongère : contrairement au candidat de l’extrême droite, le dauphin de Lula n’a jamais remis en question la sincérité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ A la fin de la cérémonie, c’est au son d’« Emmenez-moi », joué au piano, que le cercueil du chanteur a quitté la cour des Invalides où plus de 200 personnes s’étaient réunies.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Depuis plus d’un an, l’église suédoise de Paris voit arriver de jeunes migrants afghans, déboutés du droit d’asile dans le royaume scandinave, qui viennent tenter leur chance en France.
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L’église suédoise de Paris, refuge pour les jeunes Afghans 
                  
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LE MONDE
 |
                  05.10.2018 à 14h13


Depuis plus d’un an, l’église suédoise de Paris voit arriver de jeunes migrants afghans, déboutés du droit d’asile dans le royaume scandinave, qui viennent tenter leur chance en France.

Par             Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)





                     
Les tout premiers sont arrivés voilà un an et demi, un jour de février 2017. L’église suédoise, rue Médéric, dans le 17e arrondissement, a l’habitude de voir passer des compatriotes, quand ils font escale à Paris. « Ils viennent manger une brioche à la cannelle ou discuter un peu », raconte Annika Casalonga, une paroissienne. Le bâtiment, en brique rouge, un drapeau suédois fièrement dressé sur la façade, est un lieu de retrouvailles. Mais ce jour-là, les quatre visiteurs venus de Stockholm étaient différents.
Les jeunes hommes ne se sont pas fait prier pour raconter leur histoire, en suédois. Tous les quatre sont afghans. Ils sont arrivés en Suède en 2015, mineurs isolés, venus sans famille. Ils espéraient y obtenir l’asile, mais leur demande a été rejetée, au bout de deux ans d’attente. Plutôt que risquer l’expulsion vers leur pays d’origine, ils ont donc quitté le royaume scandinave, pour venir tenter leur chance à Paris. Entre-temps, ils sont devenus majeurs. Mais on leur a dit que la France accordait l’asile à 70 % des demandeurs afghans et qu’elle ne renvoyait pas les déboutés.
Le « moins-disant européen »
Pour les paroissiens, des Suédois installés à Paris, c’est une surprise. Ils savaient que le sort de ces jeunes migrants divisait leur pays depuis des mois, mais ne s’attendaient pas à les retrouver ici. L’époque où le premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, en septembre 2015, défendait « une Europe qui ne construit pas de murs » est depuis longtemps révolue.
Le 12 novembre 2015, le royaume a fermé ses frontières. Dans la foulée, le gouvernement a annoncé une série de mesures, destinées à aligner la politique suédoise de l’asile sur « le moins-disant européen » : généralisation des permis de séjour temporaire, limitation du regroupement familial, incitations au retour.

Annika Casalonga l’avoue volontiers : guide-interprète, installée depuis trente ans en France, elle faisait...





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L’église suédoise de Paris, refuge pour les jeunes Afghans
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.
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Au Népal, une arnaque qui atteint des sommets


                      Le système de fraude aux assurances révélé par l’AFP en juin consistait à persuader les alpinistes de se faire évacuer par hélicoptère. Les porteurs percevaient une commission allant jusqu’à 500 dollars par rapatriement.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 14h16
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








   


Un nouveau record vient d’être battu dans l’Everest, celui de l’escroquerie à très haute altitude. Début septembre, le gouvernement népalais a dévoilé une série de mesures pour combattre un système très élaboré de fraude aux assurances, où des randonneurs étaient incités, malgré eux, à recourir à des évacuations par hélicoptère coûteuses, avant d’être hospitalisés. Ces faux sauvetages auraient rapporté plusieurs millions de dollars aux fraudeurs et brisé de nombreux rêves d’ascension.
Le coût du sauvetage estimé de 4 000 à 12 000 dollars
Au printemps, des centaines d’alpinistes convergent chaque année vers l’Everest dans l’espoir d’atteindre son sommet, à 8 848 mètres. Depuis quelque temps, au moindre mal de tête, souffle court ou nausée – symptômes courants du mal d’altitude –, des sherpas peu scrupuleux insistaient pour que leurs clients regagnent Katmandou, la capitale népalaise, par hélicoptère. Les autorités soupçonnent même certains d’entre eux d’avoir empoisonné les touristes en mélangeant du bicarbonate de soude, un laxatif puissant, à leurs repas. Les porteurs percevaient au passage une généreuse commission : jusqu’à 500 dollars par rapatriement, alors qu’un sherpa gagne en moyenne 25 dollars par jour de travail. L’escroquerie ne s’arrêtait pas là. Les alpinistes secourus étaient ensuite gardés quelques jours dans un hôpital de Katmandou, où le mal d’altitude, s’il était réel, disparaissait naturellement, contrairement à la facture des soins, qui, elle, pouvait vite grimper.

L’AFP, qui a révélé l’escroquerie en juin 2018, a recueilli plusieurs témoignages d’alpinistes dupés. L’Australienne Jessica Reeves a ainsi été évacuée par hélicoptère en octobre 2017 parce qu’elle souffrait… d’un rhume. « Il [mon guide] me disait sans cesse de prendre l’hélicoptère, a-t-elle expliqué. Il m’assurait que ce serait trop risqué de continuer et qu’il valait mieux que je parte maintenant. » Avec elle, huit ou neuf autres alpinistes ont été évacués à bord de trois hélicoptères, avec comme consigne de déclarer à leurs assurances qu’ils avaient voyagé seul. La compagnie d’hélicoptères pouvait de cette manière surfacturer les trajets effectués. Alors que le coût du sauvetage est estimé à 4 000 dollars, certains d’entre eux atteignaient 10 000 à 12 000 dollars.
« La situation est hors de contrôle. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Danny Kaine, Traveller Assist
La vallée du Khumbu, qui mène vers le « toit du monde », est ainsi devenue au fil des ans une véritable ruche à hélicoptères, avec de quinze à vingt trajets héliportés par jour. Airbus a dû se frotter les mains en livrant pas moins de vingt appareils au Népal ces cinq dernières années. La fraude était si bien organisée que des escrocs détenaient des participations dans des agences de randonnées, des compagnies d’hélicoptères et des hôpitaux.
En août, plusieurs compagnies d’assurances ont menacé de ne plus couvrir les expéditions. « La situation est hors de contrôle, a écrit Danny Kaine, l’un des responsables de la société britannique Traveller Assist, au ministère népalais du tourisme. Je ne crois pas que vous vous rendiez compte de l’ampleur de la fraude ni de la façon dont elle fonctionne. » Traveller Assist a calculé que 30 % des évacuations héliportées qu’elle a remboursées n’étaient pas nécessaires. Les autorités népalaises ont identifié une quinzaine d’entreprises ayant participé à cette escroquerie et ont proposé que les opérations de secours soient coordonnées par une unité de la police népalaise.

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                Katmandou, une renaissance



L’Everest est devenu une industrie attirant des milliers d’alpinistes chaque année. En 2017, 377 permis ont été délivrés pour le sommet, rapportant à l’Etat népalais 2,92 millions de dollars. Cette manne financière attire des opérateurs à meilleur marché qui offrent une ascension pour 20 000 dollars, soit moins d’un tiers de ce que facturent les agences les plus réputées. Dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, où les recettes du tourisme sont vitales, de nombreuses agences proposent également des randonnées dans des vallées de l’Everest plus accessibles, y compris pour les handicapés ou les seniors. Certaines agences baissaient leurs tarifs, quitte à écourter la durée des randonnées, en misant sur les commissions des fausses évacuations.



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Compte rendu

Le prix Nobel de la paix attribué à Denis Mukwege est aussi un espoir politique pour la RDC

Dans le pays en proie à de vives tensions à l’aube des élections du 23 décembre, la distinction attribuée au gynécologue prend une dimension particulière.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-05T13:18:36+02:00"

        Le 05.10.2018 à 13h18

     •
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        Mis à jour le 05.10.2018 à 13h26






    
Le gynécologue congolais Denis Mukwege en novembre 2012 à Stockholm.
Crédits : Henrik Montgomery / AP


Julienne Lusenge reste hantée par les souffrances et ne cède pas à l’enthousiasme. Pour cette amie et collègue du docteur Denis Mukwege, qui a reçu, vendredi 5 octobre, le prix Nobel de la paix conjointement avec la yézidie Nadia Murad, la situation des femmes victimes de violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) empêche toute réjouissance. « On veut que ce prix soit accompagné d’actions concrètes de la communauté internationale sur le terrain pour restaurer la paix dans notre région », affirme cette militante, présidente de Solidarités des femmes pour la paix et le développement intégral (Sofepadi).
Elle aussi a été récompensée de plusieurs prix, dont le 2018 International Women’s Rights Award, pour son travail mené depuis trois décennies auprès des femmes violées, mutilées lorsqu’elles ne sont pas abattues par des membres des groupes armés dont regorge toujours l’est de la RDC. « Les prix, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant, d’autant que notre gouvernement est totalement indifférent à ces reconnaissances, ne nous ménage pas, et que les Congolais continuent de mourir, confie Mme Lusenge, jointe au téléphone à Bruxelles. Plus qu’un prix, le docteur Mukwege veut la paix. »
« Guerre sur le corps des femmes »
Lauréat en 2014 du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, le gynécologue Denis Mukwege a créé en 1999 l’hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, où il pratique la chirurgie réparatrice pour soigner des femmes victimes de viols. Cette région orientale de la RDC sombrait alors, pour la seconde fois, dans la guerre (1998-2003) et voyait s’affronter des soldats de huit pays ainsi que des milices improvisées.
Le viol y est une arme de guerre redoutable, qui tue les âmes et laisse errer des milliers de « mortes-vivantes » dans les villes et les villages de l’est du plus grand pays d’Afrique francophone. Le docteur Mukwege a des mots plus justes et parle, lui, de « guerre sur le corps des femmes ». Cette tragédie se poursuit dans une région marquée par une augmentation des violences sexuelles depuis 2017, selon le médecin.

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                Denis Mukwege : « Si ma vie a été sauvegardée, c’est pour une cause »



A plus de 2 000 km de Bukavu, dans la grouillante mégapole de Kinshasa, l’annonce de ce prix Nobel de la paix décerné à un Congolais suscite des réactions de joie, de fierté et d’espoir. Le pays gouverné depuis 2001 par Joseph Kabila, dont le dernier mandat s’est terminé il y a deux ans, est censé tenir des élections le 23 décembre dans un contexte de crise politique. Ces dernières années, le docteur Mukwege s’était prononcé pour une « transition sans Kabila » et avait joint sa voix à celle des intellectuels et opposants qui mettaient en garde contre un éventuel troisième mandat. Il s’est toutefois abstenu de soutenir un candidat et de se présenter lui-même.
« Manipulé politiquement »
« Nous le félicitons pour cette distinction qui est un honneur, et c’est une fierté pour le gouvernement, d’autant plus qu’il s’occupe d’un hôpital public, déclare de Kinshasa le ministre congolais de la communication, Lambert Mendé. C’est un compatriote avec lequel on a pu être en désaccord et qui a pu être manipulé politiquement, mais là ce n’est pas de politique dont il s’agit mais de son travail remarquable pour aider les femmes congolaises victimes de violences sexuelles, qu’il sauve avec courage et détermination. »

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                Le docteur Mukwege, l’homme qui « répare les femmes », prix Nobel de la paix



Dans un contexte de vives tensions à l’aube des élections, ce prix prend une dimension particulière dans le pays, où il risque d’être instrumentalisé par une opposition dépourvue de leadership et qui peine à s’unir derrière un seul candidat. « C’est un couronnement pour le docteur Mukwege, qui n’est pas seulement médecin mais aussi militant de la démocratie en RDC, précise l’opposant Martin Fayulu. Cela aura un impact politique évident mais c’est aussi un message adressé à la population : le monde pense au Congo et vous regarde. »





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Kiara Neri, chercheuse en droit international, revient sur la naissance, dès le XVIIe siècle, de l’obligation de porter secours aux naufragés.
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Aux origines du sauvetage en mer

Kiara Neri, chercheuse en droit international, revient sur la naissance, dès le XVIIe siècle, de l’obligation de porter secours aux naufragés.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 13h00
    |

                            Kiara Neri (Maîtresse de conférences en droit international, à l'université Jean-Moulin-Lyon-III)








                        



                                


                            

Les océans fascinent depuis toujours, aussi bien pour leur beauté et leur attractivité que pour leur dangerosité. On se souvient des vers de Victor Hugo qui, dans Oceano Nox, chantait les « naufragés, victimes d’une mer sans fond (…) sous l’aveugle océan à jamais enfouis ! » C’est cette inquiétude inhérente aux risques liés aux activités maritimes qui a donné naissance à l’obligation de porter secours. L’actualité tragique commande de s’interroger sur l’origine de cette obligation, son contenu et la manière dont elle est appliquée par nos démocraties européennes.
La naissance de l’obligation. Dès le XVIIe siècle, le droit français organise l’obligation de porter secours aux personnes en danger en mer. L’ordonnance de la marine de 1681 imposait déjà à quiconque voyant des personnes en danger de naufrage de faire tout pour les secourir. Dans le même sens, un devoir d’assistance est imposé aux navires publics français dès 1790. La pratique française étant loin d’être isolée, l’obligation va petit à petit s’étendre à tous les capitaines de navires. Elle sera accompagnée du développement par les Etats côtiers de services de sauvetage au large de leurs côtes. Ainsi, à la suite de terribles accidents maritimes, le Parlement britannique créa, en 1823, une ­société pour la sauvegarde des naufragés et de leurs biens qui deviendra la Royal National Lifeboat Institution. A peine quelques années plus tard, une société semblable était créée à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). L’obligation d’assistance moderne était donc créée dès le début du XIXe siècle. Elle a depuis acquis une valeur coutumière et s’impose donc à tous les Etats. Elle a également été codifiée dans un nombre important de conventions internationales depuis 1910 avant d’être consacrée dans sa forme ­actuelle en 1982, dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (article 98).
Le contenu de l’obligation....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Depuis près de vingt ans, le gynécologue soigne des victimes de sévices sexuels au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.
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Le docteur Mukwege, l’homme qui « répare les femmes », prix Nobel de la paix

Depuis près de vingt ans, le gynécologue soigne des victimes de sévices sexuels au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
05.10.2018 à 17h54
   





                        



   


Plusieurs fois pressenti, le gynécologue congolais Denis Mukwege a finalement reçu, vendredi 5 octobre, le prix Nobel de la paix (conjointement à la yézidie Nadia Murad, ex-esclave de l’organisation djihadiste Etat islamique). Cela fait près de vingt ans que le docteur Mukwege répare des femmes mutilées lors d’un viol ou d’une excision, pratique rituelle qui vise à retirer le clitoris, ou du moins une partie, d’une enfant ou d’une adolescente.
Il a dédié sa récompense « aux femmes de tous les pays meurtries par les conflits et confrontées à la violence de tous les jours ». « Ce prix Nobel traduit la reconnaissance de la souffrance et le défaut d’une réparation juste en faveur des femmes victimes de viols et de violences sexuelles dans tous les pays du monde et sur tous les continents », a-t-il dit lors d’une courte déclaration devant la presse dans sa clinique de Panzi, à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Il s’est dit « honoré » que le prix aille également à Nadia Murad, « avec qui [il] partage ce combat ».
Devenu l’un des plus grands spécialistes des traitements de torture sexuelle, alors que sa vocation était d’aider à mettre au monde des enfants, le docteur Mukwege, 58 ans, a, pendant des années, pratiqué dix à douze opérations par jour, formé du personnel médical, décentralisé des unités de soins afin que les femmes puissent trouver secours près de chez elles, souvent au péril de sa propre vie.
Pris pour cible
25 octobre 2012, à Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC). C’est le soir. Cinq hommes lourdement armés s’introduisent dans sa demeure et attendent son arrivée. Au bruit de sa voiture, ils se mettent en position de tir, extirpent le médecin de son véhicule, braquent une arme sur sa tempe.
Au moment où ils s’apprêtent à l’assassiner, un de ses employés se jette en hurlant sur l’un des agresseurs, lequel se retourne brusquement et fait feu, le tuant de deux balles. Dans une grande confusion, le médecin se retrouve à terre, pris sous les tirs, puis le commando s’enfuit dans le véhicule familial. Aujourd’hui, le pasteur se dit « miraculé » :
« J’en suis au sixième attentat par balle. Je crois bien que j’ai une protection… surnaturelle. »
En quelques heures, la rumeur de l’attentat a fait le tour du monde. Et de tous les continents s’est élevée une même clameur mêlant stupeur et indignation. Mais à Bukavu, la ville où il est né et où il opère ses patientes depuis 1999, c’est bien plus que de l’indignation qui a saisi la communauté des femmes à l’annonce de l’évacuation du chirurgien vers l’Europe. C’est une profonde angoisse : que faire sans Mukwege ? Qui les soignerait ?
Mais le docteur ne demande qu’à reprendre son travail et à retourner auprès de ses patientes : « Impossible d’abandonner ces femmes à leurs souffrances. »

        La tribune de Denis Mukwege dans « Le Monde » :
         

          L’appel à sanctionner l’utilisation du viol comme arme de guerre



Le premier cas
Son engagement auprès des femmes naît en 1999, avec le cas d’une patiente qui l’a particulièrement troublé. A l’époque, le médecin gynécologue travaille dans le tout nouvel hôpital de Panzi, où il s’attend à faire des césariennes et à aider à mettre au monde des enfants :
« Elle m’a raconté qu’elle avait été violée par six soldats et que l’un d’eux avait ensuite tiré dans son vagin. Comment une telle cruauté était-elle possible ? Pourquoi cette obstination à mutiler ? J’ai soigné cette femme en me disant qu’elle avait certainement croisé le chemin d’un fou. »
Mais il y en a eu une autre. Puis une autre. Et une autre. Au fil des mois, les viols, pratiqués par à peu près tous les groupes armés, et les mutilations se sont comptés par dizaines, par centaines, par milliers. Le phénomène s’est transformé en épidémie dans l’est du Congo.
« Et moi, je me suis retrouvé confronté à une situation qu’aucun médecin n’avait encore affrontée, et pour laquelle les manuels n’étaient d’aucun secours. »
Il a bien alerté des ONG, la Maison Blanche, le Conseil de l’Europe, des chancelleries. Il s’est exprimé à la tribune de l’ONU, a brandi des chiffres, des photos, des témoignages. Rien de décisif n’a suivi, hormis quelques récompenses et dotations, qui ont consolidé son hôpital.

        Entretien avec le docteur Mukwege :
         

          « Mon combat et ma franchise dérangent »



De nombreux prix
Mais le gynécologue n’a jamais cessé de travailler ses techniques, d’innover dans les solutions chirurgicales, de former des collaborateurs. Il a reçu de très nombreux prix pour son engagement, dont le prestigieux prix Sakharov, remis par le Parlement européen à des personnes ou à des organisations en lutte contre l’oppression, l’intolérance et l’injustice. Mais le récit des femmes qu’il rencontre continue à le hanter tous les jours.
En RDC, toujours en proie aux violences, certains voient en Denis Mukwege un symbole de paix, même si le chirurgien répète qu’il n’a pas d’ambition politique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Confrontée à la montée du populisme de droite, l’Allemagne paraît confrontée à une impasse, s’inquiète ce grand historien. Le pays a sous-estimé le fossé culturel politique créé par sa partition d’après-guerre, qui a favorisé l’émergence de l’AfD à l’Est.
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Heinrich August Winkler : « L’entrée de l’extrême droite au Bundestag est un tournant dans l’histoire allemande »

Confrontée à la montée du populisme de droite, l’Allemagne paraît confrontée à une impasse, s’inquiète ce grand historien. Le pays a sous-estimé le fossé culturel politique créé par sa partition d’après-guerre, qui a favorisé l’émergence de l’AfD à l’Est.



LE MONDE
 |    05.10.2018 à 11h52
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Professeur émérite de l’université Humboldt, à Berlin, Heinrich August Winkler, 79 ans, est spécialiste de l’histoire moderne et contemporaine de l’Allemagne. Après avoir consacré plusieurs travaux de référence à la République de Weimar (1918-1933), il s’est intéressé à la Sonderweg, cette « voie particulière » empruntée par l’Allemagne avant d’accéder à la démocratie dite « occidentale », une question très débattue dans l’historiographie contemporaine. Cette réflexion est au cœur de son ouvrage le plus célèbre, traduit en français sous le titre Histoire de l’Allemagne (XIXe-XXe siècle). Le long chemin vers l’Occident (Fayard, 2005).

La crise politique que l’Allemagne traverse aujourd’hui a-t-elle connu un précédent dans l’histoire de la République fédérale ?
L’Allemagne a connu des crises gouvernementales très importantes dans les années 1960, 1970 et 1980. Je pense par exemple à la chute du gouvernement de Ludwig Erhard en 1966, quand le Parti libéral-démocrate (FDP) a quitté la coalition qu’il formait avec les conservateurs (CDU-CSU, Union chrétienne-démocrate d’Allemagne – Union chrétienne-sociale en Bavière), ou encore à la perte de la majorité constituée par le Parti social-démocrate (SPD) et le FDP sous Willy Brandt, en 1972, qui avait provoqué des élections législatives anticipées.
Ce qui est nouveau, c’est que la rébellion vient du camp même de la chancelière, la CDU-CSU, et non de son partenaire de coalition, le SPD. Cette rébellion de l’intérieur a été symbolisée, le 25 septembre, par la défaite de Volker Kauder, qui briguait un nouveau mandat à la tête du groupe CDU-CSU du Bundestag. Le fait que ce proche d’Angela Merkel, qui occupait ce poste depuis treize ans, ait ainsi été battu, donne la mesure du mécontentement que doit affronter la chancelière au sein de sa propre majorité.
Cela crée une situation politique particulière. La chancelière est très affaiblie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Né du combat contre l’euro, le parti Alternative pour l’Allemagne mobilise désormais sur le racisme et la crise des migrants. Entré au Bundestag en septembre 2017, il menace la majorité absolue de la CSU lors des élections du 14 octobre en Bavière.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤               En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Entré au Bundestag en septembre 2017, il menace la majorité absolue de la CSU lors des élections du 14 octobre en Bavière.             Un soir de septembre en Bavière, à Moosburg-sur-l’Isar, coquette cité de 18 000 habitants à une cinquantaine de kilomètres de Munich. Corsetée dans un Dirndl, la robe traditionnelle bavaroise, Melanie Hilz est un peu seule sous son parasol aux couleurs du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Peu de passants viennent lui parler. Beaucoup l’évitent, détournent le regard ou changent de trottoir. Certains sont même agressifs. Comme cet automobiliste qui s’arrête devant elle pour lui lancer : « Espèce de sale nazie ! »           Melanie Hilz ne se laisse pas démonter. Rien ne semble pouvoir altérer le sourire conquérant de cette femme de 32 ans, « mariée, mère de trois enfants et grossiste à temps partiel », comme le précise le tract qui promeut sa candidature aux élections régionales bavaroises du 14 octobre. A ses côtés, un de ses soutiens répond du tac au tac : « Nous sommes habitués à être traités comme des pestiférés. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement, quand la presse et les partis du système nous insultent du matin au soir ? Mais cela n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est la façon dont les gens votent. Or, sur ce point, ce qui s’est passé depuis la création de l’AfD, en 2013, est extraordinaire ! Qui aurait imaginé, à l’époque, que nous serions aujourd’hui le premier parti d’opposition de ce pays ? Voilà pourquoi ceux qui nous méprisent ou nous haïssent ne nous font ni chaud ni froid. Ils verront, encore une fois, le 14 octobre… »                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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