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A Colombey-les-Deux-Eglises, Emmanuel Macron cherche à se placer dans les pas du général de Gaulle

Le président de la République a déposé une gerbe sur la tombe de son prédécesseur, soixante ans jour pour jour après l’adoption par référendum de la Constitution de la Ve République.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h57
    |

            Olivier Faye








                        



   


La brume a tardé à se lever sur les vallons de la Haute-Marne, jeudi 4 octobre, mais le soleil brille franchement maintenant, et fait apparaître la croix de Lorraine au-dessus de Colombey-les-Deux-Eglises. Les frères Bablon, Luc et Philippe, deux jumeaux âgés de 65 ans, patientent derrière une barricade en face du cimetière, où Emmanuel Macron est attendu pour déposer une gerbe sur la tombe du général de Gaulle.
« Je suis là pour la naissance de la Ve République », soixante ans jour pour jour après l’adoption de la Constitution par référendum, explique Luc. Le chef de l’Etat aussi. Il a écrit un message, un peu plus tôt, sur le livre d’or de la Boisserie, l’ancienne résidence de l’homme du 18-Juin et de son épouse Yvonne : « Se recueillir sur la tombe du général, c’est venir puiser dans les racines de notre République une sève qui continue de vivifier notre pays ».

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« Ce ne serait pas arrivé avec de Gaulle »
Se mettre sur les traces de son illustre prédécesseur, c’est aussi une occasion de tenter de revivifier une rentrée assombrie par les démissions du gouvernement de Gérard Collomb et Nicolas Hulot. Des bravades qui ont jeté le doute sur l’autorité d’un président de la République en dégringolade dans les sondages.
« Il faudrait qu’il imite l’exemplarité du général, le respect qu’il suscitait, lâche Philippe. Il y en a un qui lui a fait un doigt d’honneur sur une photo [sur l’île de Saint-Martin], mais dans quel monde on est ? Ce ne serait pas arrivé avec de Gaulle, Nicolas Sarkozy ou même François Hollande. On laisse tout faire aux jeunes. »
La « présidentialité » est une matière fragile… Même quand on pose, comme l’a fait Emmanuel Macron, au côté des Mémoires de guerre du général pour sa photo officielle. Ou que l’on fait ajouter une croix de Lorraine au logo de l’Elysée.

   


Force des « institutions »
Philippe et son frère dégainent leurs téléphones portables : « il » arrive. Une cohorte de gaullistes plus ou moins officiels s’inscrit dans le sillage du chef de l’Etat. Parmi eux, les anciens présidents du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud et Jean-Louis Debré, le président de la fondation Charles de Gaulle, Jacques Godfrain, l’ancien ministre de Jacques Chirac, Hervé Gaymard, préfacier de plusieurs rééditions des ouvrages du général…
« La Constitution de la Ve, c’est une sorte de minerve, elle tient quand ça va mal », sourit ce dernier. « Les institutions de la Ve ont assuré la continuité de l’Etat à travers huit présidents de la République, des crises, des cohabitations, des alternances », appuie Jean-Louis Debré. Et des « péripéties », aurait pu ajouter Emmanuel Macron, qui a qualifié ainsi le camouflet infligé par Gérard Collomb.
Interrogé une nouvelle fois à ce sujet par la presse alors qu’il serrait les mains des badauds à la sortie du cimetière, le locataire de l’Elysée a opposé face à cette crise la force des « institutions ». Il devait prononcer un discours à ce sujet dans l’après-midi au siège du Conseil constitutionnel, à Paris. « Il faut avoir un peu de hauteur et de recul historique, lance M. Macron. Je ne dévie pas et je ne m’arrête pas, ou alors vous n’avez pas compris qui j’étais. »

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Le voilà d’ailleurs en train de répondre à la cantonade à des questions posées par quelques têtes blanches sur la réforme des retraites qu’il entend mener ces prochains mois. « Ce système n’est pas juste, c’est pour ça que je veux en faire un nouveau. Il y en a qui vont râler, car ils touchent plus avec le système actuel », assume Emmanuel Macron.
Qui cite une phrase du général de Gaulle, rapportée à son intention par son petit-fils : « Vous pouvez parler très librement, la seule chose [qu’on n’a] pas le droit de faire, c’est de se plaindre ». « Je trouve que c’est une bonne pratique. Le pays se tiendrait autrement s’il était comme ça », sourit le président de la République. Et d’ajouter : « C’était plus dur en 1958, on ne se rend pas compte de la chance qu’on a. » Une sentence qui peut avoir, dans son cas, valeur d’encouragement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La gauche antimigrants, en Allemagne, au Danemark ou en France, milite pour la fermeture des frontières européennes au nom de la défense des classes populaires. Enquête sur un discours politique qui rompt avec la tradition humaniste, voire internationaliste, de la gauche.
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Par Anne Chemin    EnquêteRéservé à nos abonnés Publié aujourd’hui à 12:38, mis à jour à 14:06  La gauche antimigrants, en Allemagne, au Danemark ou en France, milite pour la fermeture des frontières européennes au nom de la défense des classes populaires. Enquête sur un discours politique qui rompt avec la tradition humaniste, voire internationaliste, de la gauche.                         Illustration du massacre des Italiens, à Aigues-Mortes (Gard), les 16 et 17 août 1893. Des ouvriers italiens, recrutés par la Compagnie des Salins du Midi, sont tués par des ouvriers français révoltés par l’embauche d’étrangers dans un contexte de crise. Costa/leemage             Ils sont de gauche, mais ils rêvent de fermer un jour les frontières européennes aux migrants qui risquent leur vie en franchissant la Méditerranée. Qu’ils se disent sociaux-démocrates ou marxistes, ces militants allemands, français ou danois plaident avec conviction pour le « chacun chez soi » : la libre circulation des hommes leur semble une dangereuse chimère. La cible de ces nouveaux procureurs de l’immigration est toujours la même : la « bien-pensance » de la gauche, qui célébrerait avec une naïveté confondante les vertus de l’ouverture des frontières.          En Allemagne, Sahra Wagenknecht, la figure de Die Linke qui vient de lancer le mouvement Aufstehen (« debout »), regrette ainsi qu’en 2015, Angela Merkel ait grand ouvert les portes de son pays aux migrants qui se pressaient aux frontières. Il ne faut surtout pas rééditer cette « perte de contrôle », avertit cette députée qui se définit comme marxiste, car ce brusque afflux d’étrangers a « changé ce pays, et pas pour le mieux ». « Nous ne rendons pas le monde plus juste en faisant la promotion de la migration », conclut l’ancienne présidente de Die Linke.           « Je ne suis pas d’accord pour faire comme si l’immigration était quelque chose de naturel, de désirable, de souhaitable » Jean-Luc Mélenchon Leader de La France insoumise          Si La France insoumise s’abstient de tenir des discours ouvertement hostiles aux migrants, elle ne peut masquer, elle aussi, une certaine ambiguïté. L’un de ses orateurs, Djordje Kuzmanovic, a ainsi déclaré que le discours ­d’Aufstehen sur la question migratoire était de « salubrité publique ». Jean-Luc Mélenchon l’a rappelé à l’ordre mais le leader de La France insoumise a refusé d’apposer sa signature au pied du Manifeste pour l’accueil des migrants de Mediapart, Regards et Politis. « Je ne suis pas d’accord pour faire comme si l’immigration était quelque chose de naturel, de désirable, de souhaitable », a-t-il déclaré.                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Délégué au logement social de l’organisation patronale pendant une vingtaine d’années, Etienne Guéna était cité à comparaître pour « corruption passive ».
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Six mois de prison avec sursis requis à l’encontre d’un ex-haut cadre du Medef

Délégué au logement social de l’organisation patronale pendant une vingtaine d’années, Etienne Guéna était cité à comparaître pour « corruption passive ».



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 18h20
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Etienne Guéna est le dernier à venir s’exprimer à la barre. Silhouette mince, costume sombre, il fait face au président de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Jean-Marie Denieul. Celui-ci demande au prévenu, poursuivi pour corruption passive, s’il souhaite à nouveau prendre la parole, au terme du procès qui s’achève mercredi 3 octobre, après trois jours d’audience. Quelques mots, seulement, répond Etienne Guéna. Il « remercie » le magistrat de lui avoir permis de s’expliquer : « Je n’avais pas pu le faire jusqu’à présent. » Son intervention, courte et sobre, contraste avec les plaidoiries abrasives développées quelques instants plus tôt par son conseil et par les avocats des cinq autres personnes mises en cause dans le dossier : à tour de rôle, ils ont cogné avec vigueur contre une procédure incroyablement longue, conduite à charge selon eux. Contre la presse, aussi, qui a couvert de boue, disent-ils, les protagonistes de cette affaire. Contre un expert judiciaire, enfin, dont le rapport « hallucinant » de malveillance a orienté le travail des enquêteurs sur de fausses pistes.
Tous ceux qui se sont intéressés de près aux politiques de l’habitat, il y a dix ou vingt ans, savent qui est Etienne Guéna. En 1987, il devient délégué au logement social du Conseil national du patronat français (CNPF, l’ancien nom du Mouvement des entreprises de France –Medef). Des responsabilités élevées lui sont attribuées au sein du « 1 % logement », un dispositif paritaire copiloté par les partenaires sociaux (et rebaptisé, depuis, Action logement). Jusqu’en 2007, il préside l’Agence nationale de la participation des employeurs à l’effort de construction (Anpeec), l’agence chargée de contrôler les organismes du « 1 % ». Il s’implique également dans les politiques de rénovation urbaine en intégrant l’Association foncière logement (AFL), une entité contrôlée par le « 1 % » qui fait construire des habitations à loyer modéré (HLM)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Un document de trois pages a été diffusé aux députés La République en marche pour répondre aux critiques de l’opposition.
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Pour justifier son budget, la majorité LRM dégaine ses éléments de langage

Un document de trois pages a été diffusé aux députés La République en marche pour répondre aux critiques de l’opposition.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h42
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Que répliquer aux différentes critiques qui ont surgi depuis la présentation des projets de budget pour l’Etat et la Sécurité sociale en 2019 ? Comment contre-attaquer ? Un document de trois pages, que Le Monde s’est procuré, a été diffusé aux députés La République en marche pour leur permettre de ne pas être pris de court. Autant d’éléments de langage clés en main pour répondre aux dirigeants de l’opposition qui affirment que la politique menée « ne profite qu’aux riches », que le gouvernement fait « les poches des retraités », que les « résultats tardent » ou qu’« il n’y a rien pour la ruralité ».
« On nous reproche que ce budget n’a pas de philosophie claire, pas d’ambition. » « Faux », assène le texte qui appelle à considérer une vision d’ensemble « car les débats de paramètres n’intéressent pas les Français ». Et hors de question d’entendre dire que c’est un « budget de calculs, de surprises, de bricolages » : c’est « une étape » afin de « régler les blocages de la France qui remontent à cinq, dix et parfois trente ans ».

Transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse pérenne de cotisations, exonération de cotisations salariales sur les heures supplémentaires, prime d’activité « en forte hausse », augmentation de l’allocation aux adultes handicapés, du minimum vieillesse, mise en place graduelle du reste à charge zéro sur le dentaire, l’optique et l’auditif, baisse progressive de la taxe d’habitation… Les principales mesures annoncées ces dernières semaines, ainsi que de plus anciennes, sont toutes soigneusement listées.
« On nous dit que nous opposons les Français les uns aux autres. » Toujours « faux », est-il écrit. « Nous ne jouons pas les actifs contre les retraités », assurent les auteurs qui rappellent que, « dès la campagne présidentielle, nous avons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’Etat pourra vendre tout ou partie de ses parts du groupe ex-Aéroports de Paris, qui représentent près de 9,5 milliards d’euros, et de la Française des jeux.
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Les privatisations de Groupe ADP et de la FDJ approuvées par les députés

L’Etat pourra vendre tout ou partie de ses parts du groupe ex-Aéroports de Paris, qui représentent près de 9,5 milliards d’euros, et de la Française des jeux.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 13h49
   





                        


L’Assemblée nationale a autorisé, jeudi 4 octobre, la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) ainsi que celle de la Française des jeux (FDJ), mesures emblématiques du projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), au grand dam des oppositions. L’Etat avait lancé son programme de privatisations au mois de juin.
Par 39 voix contre 7, les députés ont donc autorisé l’Etat à procéder à la vente au privé de tout ou partie des actifs qu’il détient dans Groupe ADP, soit 50,63 % des parts représentant quelque 9,5 milliards d’euros. L’Etat était jusqu’alors tenu par la loi de conserver la majorité des parts de l’entreprise aéroportuaire.
Les députés ont ensuite voté, par 48 voix contre 12, l’article du projet de loi qui permet le transfert au privé de la majorité du capital de la FDJ, actuellement détenu à 72 % par l’Etat, celui-ci devant conserver « au minimum » 20 % des parts, selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.
Les députés avaient déjà adopté dans la nuit une série de dispositions préalables visant à permettre cette opération, dont la limitation à soixante-dix ans de la licence d’exploitation des aéroports parisiens, au terme de laquelle l’Etat retrouvera la pleine propriété du foncier et des infrastructures et les modalités de fixation de l’indemnité que recevra ADP.

        Française des jeux, ADP et Engie :
         

          l’Etat lance son programme de privatisations



« Braderie des bijoux de la nation »
Comme attendu, le débat a été animé autour de ce projet contesté par l’opposition mais défendu avec ferveur par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, partisan d’un Etat « stratège plutôt que rentier ». Le député LR de la Manche Philippe Gosselin a évoqué une « coalition d’oppositions » contre ce projet né du « sentiment (…) d’une grande braderie qui est ouverte des fleurons qui sont les bijoux communs de la nation ». Bruno Le Maire a au contraire défendu « une bonne opération (…) car l’Etat vend à un moment ou ADP se porte bien ».
Dans le cadre de l’examen du projet de loi Pacte en première lecture, les députés doivent ensuite se pencher sur les articles concernant les privatisations d’Engie et de La Française des jeux (FDJ), moyennant des renforcements de la régulation.
Le produit des cessions contribuera à alimenter le fonds pour l’innovation doté de 10 milliards d’euros créé en début d’année mais aussi au désendettement de l’Etat.

        Le point sur les privatisations :
         

          de quoi l’Etat est-il (encore) propriétaire ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Assurant l’intérim au ministère de l’intérieur après le départ de Gérard Collomb, le premier ministre tente de tenir la barre, alors que la Macronie vacille.
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Edouard Philippe, le pompier permanent de Matignon

Assurant l’intérim au ministère de l’intérieur après le départ de Gérard Collomb, le premier ministre tente de tenir la barre, alors que la Macronie vacille.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h28
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

« Le premier ministre est aux commandes ! » En répondant aux attaques de l’opposition, mercredi 3 octobre à l’Assemblée nationale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, l’a reconnu en creux. Alors que la Macronie vacille, à la suite la démission forcée du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, Edouard Philippe a tenté, lui, d’apparaître aussi stoïque que possible dans la tempête.
Il n’a fallu que quelques heures, mardi soir, pour qu’Emmanuel Macron décide de confier au premier ministre le portefeuille de Gérard Collomb. La situation a beau être inédite depuis George Clemenceau, qui avait cumulé la présidence du Conseil et le ministère de l’intérieur entre 1906 et 1909, Edouard Philippe n’a pas hésité, affirme-t-on dans son entourage. « Il fallait se donner du champ », justifie un conseiller. « Prendre l’intérim pour gagner du temps était la bonne solution », abonde un parlementaire de la majorité.
Désireux de montrer aux Français que leur sécurité était « assurée » malgré l’absence de patron Place Beauvau, le premier ministre a endossé le costume de « premier flic de France » une bonne partie de la journée de mercredi. Le conseil des ministres tout juste terminé, l’ancien maire du Havre est sorti de l’Elysée accompagné d’Eric Morvan, le directeur général de la police nationale, en grand uniforme. Direction Nanterre, où il est allé féliciter les policiers qui avaient interpellé dans la nuit le braqueur en cavale Redoine Faïd.
« Désinvolture »
Dans la soirée, Edouard Philippe, qui a annulé le voyage qu’il devait effectuer jeudi et vendredi en Afrique du Sud, a également organisé à Matignon une réunion avec les directeurs généraux du ministère de l’intérieur, ainsi que les responsables des services de sécurité et de renseignement. Le chef du gouvernement devait, enfin, se rendre jeudi à Rodez, afin de prononcer un éloge funèbre lors des obsèques du responsable de la sécurité de la ville,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Lors d’une réunion publique, le président du parti Les Républicains a décrit Emmanuel Macron comme un chef de l’Etat coupé de la réalité.
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Laurent Wauquiez dénonce l’« affaissement de la fonction présidentielle »

Lors d’une réunion publique, le président du parti Les Républicains a décrit Emmanuel Macron comme un chef de l’Etat coupé de la réalité.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 11h30
    |

            Olivier Faye (Bû (Eure-et-Loir), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La photo est sobre. Laurent Wauquiez pose devant un fond blanc, les bras croisés, le buste tourné de trois quarts, et affiche un franc sourire. Pas un slogan, pas un message : rien qu’un homme et le logo de son parti, Les Républicains. Cette affiche représentant le président de LR recouvre les murs de la salle des fêtes de Bû (Eure-et-Loir), en cette soirée du mercredi 3 octobre. Elle a été envoyée ces derniers jours dans toutes les fédérations du parti.
« C’est un portrait », précise-t-on dans l’entourage de M. Wauquiez, où l’on assure que ses prédécesseurs sacrifiaient déjà à l’exercice. « Quand on l’a reçu, on a eu un petit mouvement de recul », souffle néanmoins un cadre du département un peu surpris par ce cliché solennel. Peu importe, à vrai dire, tant que l’image du patron imprime la rétine des militants et sympathisants – ils sont un peu plus de 200 à s’être déplacés. L’heure est à incarner l’alternative alors que le pouvoir tangue.
Gérard Collomb a passé la main, le matin même, à Edouard Philippe au ministère de l’intérieur. L’ancien homme fort de la Macronie a ainsi joué le dernier acte de sa démission qu’il est parvenu à imposer à l’Elysée afin de pouvoir retrouver son fauteuil de maire de Lyon. A l’unisson de ses troupes, qui donnent de la voix à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez fait mine de se désoler : « On pensait qu’avec François Hollande on était allé au bout de l’affaissement de la fonction présidentielle. On a eu l’affaire Benalla, la démission de Nicolas Hulot, ensuite on a eu les selfies [avec deux jeunes de l’île de Saint-Martin]. Comment prétendre ensuite aller sur la tombe du général de Gaulle quand on donne cette image de la fonction présidentielle ? » La salle approuve.
« Sens de la dignité »
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes poursuit sa critique, au point d’admonester le chef de l’Etat. « Il est temps qu’il retrouve le sens de la dignité et des responsabilités,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les piliers tentent de relativiser la crise en rejetant la faute sur Collomb, mais beaucoup d’élus critiquent l’exécutif, dont ils ne comprennent plus l’attitude.
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Affaire Benalla, démissions de Collomb et Hulot : la majorité à nouveau déboussolée

Les piliers tentent de relativiser la crise en rejetant la faute sur Collomb, mais beaucoup d’élus critiquent l’exécutif, dont ils ne comprennent plus l’attitude.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 11h48
    |

            Béatrice Jérôme et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

« Vous trouvez qu’il y a une crise gouvernementale ? » Dans son costume trois pièces, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, est depuis de longues minutes criblé de questions sur la démission de Gérard Collomb. L’Association des journalistes parlementaires l’avait convié de longue date. Il a fallu que le rendez-vous tombe le mercredi 3 octobre, lendemain d’une journée inédite où le ministre de l’intérieur, l’un des plus proches du chef de l’Etat, a contraint Emmanuel Macron à accepter son départ du gouvernement.
Mais « il n’y a pas de crise », martèle M. Ferrand. Ce départ n’est d’ailleurs « ni un drame ni un épiphénomène ». Tout juste évoque-t-il une « rupture non conventionnelle » dont la forme « en effet peut surprendre ». « Pour tout vous dire, ajoute le Finistérien, j’ai été surpris. » Pudique bouclier de mots sur un séisme politique. Cachez cette crise que je ne saurais voir…
« Il n’y a pas de crise », martèle la Macronie. Pourtant, un drôle de flottement plane, trois heures plus tard, lors des questions au gouvernement. Au micro, le député Les Républicains Sébastien Huyghe fustige un « amateurisme sidérant », un « contexte délétère » dans un « gouvernement auberge espagnole où chacun entre et sort comme il veut ». Par gros temps, c’est le premier ministre qui d’ordinaire répond aux assauts des oppositions. Cette fois, Benjamin Griveaux s’avance en premier au micro. « L’Etat est là », assène le porte-parole du gouvernement sous les huées de la droite.

L’opposition s’indigne de ne pas entendre le premier ministre, assis les bras croisés. La veille, le désormais ministre de l’intérieur par intérim avait dû commenter la démission en direct dans cette même arène. Aujourd’hui, le premier ministre assure le strict minimum. En répondant à la question du président du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, il obtient d’abord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le socialiste Pierre Moscovoci annonce qu’il ne sera pas candidat aux élections européennes de mai 2019 sous la bannière du PS.
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Pierre Moscovici : « Je reprends simplement ma liberté de pensée et de parole »

Le socialiste Pierre Moscovoci annonce qu’il ne sera pas candidat aux élections européennes de mai 2019 sous la bannière du PS.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h20
    |

            Solenn de Royer, 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            

Pierre Moscovici, 61 ans, est commissaire européen aux affaires économiques et financières dans la Commission Juncker depuis fin 2014. Aux avant-postes des crises européennes, l’ex-eurodéputé et ancien ministre des finances de François Hollande, toujours socialiste, explique au Monde pourquoi il ne se lancera pas dans la bataille des élections européennes de mai 2019 sous la bannière de son parti.
Allez-vous vous lancer dans la primaire interne des socialistes européens pour désigner son candidat au remplacement de Jean-Claude Juncker ?
Pour moi, la question du Spitzenkandidat [tête de liste des partis paneuropéens] était liée à la possibilité d’une candidature à la tête de liste du Parti socialiste. Je l’ai envisagée. Non pas par ambition personnelle mais par esprit de responsabilité, parce que j’aurais pu être utile, au regard de mes vingt-cinq ans d’expérience européenne. Après une réflexion sérieuse, j’en suis arrivé à la conclusion que les conditions d’une candidature ne sont pas réunies.
Lesquelles ?
Le PS n’a pas pris la mesure du défi existentiel auquel fait face l’Europe. Pour la première fois dans son histoire, son existence est menacée : elle peut imploser ou être pervertie par des responsables d’extrême droite, Matteo Salvini, Marine Le Pen ou Viktor Orban. Dans un moment pareil, il faut promouvoir l’unité d’une Europe puissante, plus intégrée. Ce n’est pas le moment de reculer ou de tergiverser.

On ne peut pas à la fois regarder du côté d’un Jean-Luc Mélenchon, qui a des accents nationalistes et conteste les traités européens, et vers mes amis socialistes ou progressistes que sont Antonio Costa [premier ministre portugais], Pedro Sanchez [chef du gouvernement espagnol] ou Alexis Tsipras [premier ministre grec]. Ce n’est ni la même gauche ni la même Europe. Pour moi, le PS n’a pas clarifié sa position : est-il réellement un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’énarque Charline Avenel, camarade de promotion d’Emmanuel Macron, pourrait bénéficier de la modification des conditions et rejoindre l’académie de Versailles.
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Le gouvernement change les règles de nomination des recteurs

L’énarque Charline Avenel, camarade de promotion d’Emmanuel Macron, pourrait bénéficier de la modification des conditions et rejoindre l’académie de Versailles.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h50
    |

                            Mattea Battaglia et 
Camille Stromboni








                        


Charline Avenel a-t-elle le profil pour devenir rectrice de Versailles, l’académie la plus grande de France avec son million d’élèves ? Alors qu’il semble acquis que l’actuelle secrétaire générale de Sciences Po, énarque de 40 ans, succédera cet automne au recteur Daniel Filâtre, sur le point de partir en retraite, son CV est devenu l’objet de débats.
Pas de doutes sur ses compétences, reconnaissent les spécialistes du système éducatif. Diplômée de Sciences Po puis de l’ENA, Mme Avenel a commencé sa carrière au ministère des finances avant de rejoindre, il y a dix ans, le cabinet de Valérie Pécresse au ministère de l’enseignement supérieur. Elle a ensuite contribué, rue Saint-Guillaume, à « solder les séquelles de la grave crise que l’institut a traversée » après le décès de Richard Descoings, d’après Frédéric Mion, son actuel directeur.
Mais c’est la proximité de cette énarque avec le chef de l’Etat – elle est issue, comme Emmanuel Macron, de la promotion « Senghor » – qu’ont immédiatement relevée les commentateurs. Au point de donner une tournure politique à cette promotion potentielle, quelques semaines seulement après la nomination, elle aussi controversée, de l’écrivain Philippe Besson, un non diplomate, comme consul à Los Angeles.

        Lire aussi :
         

                Philippe Besson, écrivain et désormais consul de France à Los Angeles



A l’Elysée, on dément : « Nous ne sommes pas à l’initiative de cette proposition qui vient des ministres de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal. » Rue de Grenelle, on le confirme, sans officialiser encore la nomination de la nouvelle rectrice. « Cela n’a rien d’une question personnelle », réagit-on à l’enseignement supérieur, en insistant sur la dynamique déjà enclenchée d’une « ouverture de la haute administration à de nouveaux profils ».
La rumeur de la nomination de Charline Avenel avait commencé à circuler cet été ; elle l’a elle-même annoncé devant des personnels de Sciences Po le 27 septembre, confie une source au Monde. Il manquait quelques lignes sur son CV pour lui permettre d’accéder à la fonction : une habilitation à diriger des recherches – ou « HDR », dans le jargon universitaire. Un cinquième seulement des recteurs peut s’en passer depuis l’assouplissement des règles de recrutement il y a une dizaine d’années.Mais les postes de ces recteurs dits « non universitaires » (six sur trente au total) sont déjà tous occupés en cette rentrée.
Ce problème vient d’être évacué. Un décret présenté en conseil des ministres, mercredi 3 octobre, et publié au Journal officiel jeudi, rehausse le seuil en question de recteurs atypiques de 20 % à 40 %, et supprime les deux conditions jusqu’ici requises pour les nommer : avoir au moins dix ans d’expérience dans l’éducation, ou trois ans comme directeur d’administration centrale notamment.
« Encourager l’innovation »
Il n’en fallait pas plus pour que bon nombre d’observateurs y voient une illustration du « fait du prince » ou d’un « effet de cour ». Mercredi, L’Obs évoquait un « texte de circonstance » permettant au chef de l’Etat de « bombarder une camarade de promotion ». Il faut dire que plusieurs syndicats d’enseignants s’étaient opposés au texte lors de sa présentation au Conseil supérieur de l’éducation, le 20 septembre.
Sud Education dénonce une « évolution qui vise à toujours plus promouvoir une haute fonction publique du copinage et des réseaux ».
« On ne change pas la loi comme ça, sans concertation, fait valoir Franck Loureiro, du SGEN-CFDT. Le recteur, qui est aussi chancelier des universités, doit pouvoir répondre aux problématiques de l’enseignement supérieur, encore plus alors que la loi ORE [orientation et réussite des étudiants] a renforcé son rôle. »
Derrière la polémique, la question posée est celle des compétences attendues chez des « super-recteurs » qui devraient être moitié moins (13 et non plus 30) avec la réforme attendue, à l’horizon 2020, des académies. Plus que le profil universitaire (ou non) des prétendants, c’est « leur maîtrise des dossiers, leur capacité à mener un dialogue social, leur aptitude à encourager l’innovation ou encore à bien gérer les ressources humaines » qui importent pour Christian Chevalier, ancien porte-parole du SE-UNSA. La gestion des personnels est un point crucial à Versailles, académie destinée à fusionner avec ses deux voisines franciliennes, Paris et Créteil. 
Concernant Mme Avenel, les jeux ne sont pas totalement faits : une commission ad hoc, présidée par un conseiller d’Etat, doit encore valider l’aptitude de l’intéressée à exercer la fonction de rectrice. Sollicitée, cette dernière n’a pas répondu à nos questions. Cette ouverture du vivier des recteurs est en tout cas un moyen supplémentaire pour l’Etat d’intervenir dans les nominations et de « normaliser » un peu plus une administration de l’éducation nationale au fonctionnement historiquement à part.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Deux jours après la démission de son ministre de l’intérieur, Emmanuel Macron devait rendre hommage, jeudi, au général de Gaulle pour les 60 ans de la Constitution. En coulisses, il prépare le remaniement.
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L’exécutif minimise la crise mais lance les grandes manœuvres

Deux jours après la démission de son ministre de l’intérieur, Emmanuel Macron devait rendre hommage, jeudi, au général de Gaulle pour les 60 ans de la Constitution. En coulisses, il prépare le remaniement.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 11h29
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Chaque jour, le président peut mesurer un peu plus ce qu’il doit à la Constitution de la Ve République, dont il fêtera les soixante ans jeudi 4 octobre. Sans les institutions imaginées par le général de Gaulle pour lutter contre l’instabilité gouvernementale, Emmanuel Macron, plus affaibli que jamais en cette rentrée catastrophique et interminable, serait sans doute en plus grande difficulté encore.
Verticalité du pouvoir, incarnation et relation directe avec les Français… Emmanuel Macron a toujours revendiqué une certaine filiation gaullienne. Jeudi, après une visite à La Boisserie, la demeure de l’homme du 18 juin à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), et un passage à la mairie pour y signer le livre d’or, le chef de l’Etat devait se recueillir sur la tombe de son prédécesseur. Une journée solennelle où le président devait logiquement reprendre un peu de hauteur à l’ombre de la croix de Lorraine qui surplombe la commune historique.
Entre deux cérémonies sur ces terres gaullistes, le plus jeune président de la Ve République doit se dépêtrer avec les affaires urgentes. La démission de Gérard Collomb, mercredi 3 octobre, a provoqué une crise au sommet de l’Etat. Et son gouvernement est toujours en voie de remaniement. Après l’affaire Benalla fin juillet et le départ de Nicolas Hulot le 28 août, le chef de l’Etat apparaît plus fragilisé que jamais. « C’est la chienlit au sommet de l’Etat », a ironisé, mercredi, Boris Vallaud, le porte-parole du PS, en référence au mot de Charles-de-Gaulle en 1968.
Dans l’après-midi, Emmanuel Macron prononcera un discours au Conseil constitutionnel devant 200 invités, dont les anciens présidents Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy. « Ce discours sera l’occasion d’une pédagogie et d’une relance de la réforme constitutionnelle, dont l’examen parlementaire », qui avait été suspendu dans la foulée de l’affaire Benalla fin juillet, « reprendra en janvier à l’Assemblée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’opération de réintroduction a commencé alors que des individus bloquaient des routes dans la région pour s’y opposer.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Pyrénées-Atlantiques : une première ourse a été relâchée dans la nature

L’opération de réintroduction a commencé alors que des individus bloquaient des routes dans la région pour s’y opposer.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 14h05
   





                        


Une ourse capturée en Slovénie a été relâchée jeudi 4 octobre dans les Pyrénées-Atlantiques, par hélicoptère, malgré les éleveurs anti-ours qui ont organisé des barrages toute la nuit dans la vallée d’Aspe. « Une première ourse femelle en parfaite santé a été relâchée ce matin aux alentours de 9 heures dans le Béarn », a annoncé le ministère de la transition écologique. « L’opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la sécurité des deux ourses femelles », ajoute le ministère. Selon François de Rugy, l’opération coûte 350 000 euros, ce qui dément le chiffre de 1 million d’euros qui avait circulé dans la presse.
François de Rugy, ministre de la transition écologique, avait confirmé le 20 septembre, que deux ourses slovènes arriveraient en France « d’ici le début du mois d’octobre ». On ignore pour l’instant si la deuxième femelle a elle aussi été relachée. Jeudi matin, sur Franceinfo, le minsitre a dénoncé « les attitudes inacceptables » de certains opposants à la réintroduction des ours dans les Pyrénées, dont certains ont mis en place des points de guet là où les plantigrades pourraient être relâchés. « Il y a des personnes qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils (…). Ce sont des attitudes inacceptables, je comprends la colère mais ça ne justifie pas tout. »

        Le point sur la situation :
         

          Deux ourses slovènes seront réintroduites « d’ici le début du mois d’octobre »



« On ne cède pas à des menaces »

   


La réintroduction des deux ourses s’inscrit dans le cadre d’un plan « ours » lancé par Nicolas Hulot. Dans une décision rendue le 6 mars, le tribunal administratif de Toulouse avait condamné l’Etat pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées. L’arrêté a été signé le 29 août par Nicolas Hulot, au lendemain de l’annonce de sa démission, et confirmée par son successeur le 20 septembre.
« C’est une opération qui arrive au terme d’une procédure légale, notamment après une consultation publique, explique Alain Reynes, directeur de Pays de l’ours-ADET, une des deux associations à l’origine de la condamnation de l’Etat. Mais il y a des personnes qui s’y opposent, pas par des procédés légaux, mais physiquement, y compris violemment. Cette nuit, tous les véhicules et camionnettes ont été arrêtés et fouillés par des opposants pour vérifier qu’il n’y avait pas une ourse dedans – et je passe sur les menaces, les insultes, etc. » 
« Enlever les ourses par tous les moyens possibles »
Selon lui, le contexte a toujours été aussi violent lors des lâchers. « La différence, cette fois, c’est que l’enjeu est connu de tous : la survie de l’espèce dans les Pyrénées – et je ne parle même pas de restauration de l’espèce, comme l’Etat y est obligé par une directive européenne. L’ours a toujours été présent dans les Pyrénées occidentales, depuis des dizaines de milliers d’années, mais actuellement il n’y a plus que deux mâles. Sans réintroduction de femelles, c’est la disparition de l’espèce qui est en jeu. »
Les opposants, déterminés à « enlever les ourses par tous les moyens possibles », étaient depuis des semaines sur le pied de guerre. La rumeur enflant, le mouvement s’est accéléré mercredi. « On a vu l’hélicoptère au-dessus d’Etsaut. Il a fait du vol stationnaire et a posé une cage », a dit jeudi matin à l’AFP Olivier Maurin, chef de file des éleveurs béarnais anti-ourses. « On attend pour voir avec précision où il s’est posé et on va faire une battue d’effarouchement », assure-t-il. Le parquet de Pau a annoncé le 28 septembre l’ouverture d’une enquête préliminaire, faisant suite aux intentions affichées d’opposants à la réintroduction des ourses d’attenter à leur vie.
En 2017, pour l’ensemble des Pyrénées, l’effectif minimal détecté était de 43 ours, dont 41 dans les Pyrénées centrales et seulement 2 dans les Pyrénées occidentales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans une interview aux « Echos », le dirigeant du groupe public dit ne pas vouloir d’une SNCF « à deux vitesses ».
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SNCF : Guillaume Pepy propose un « nouveau pacte social » aux cheminots

Dans une interview aux « Echos », le dirigeant du groupe public dit ne pas vouloir d’une SNCF « à deux vitesses ».



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 10h49
   





                        


Pas de SNCF à deux vitesses. C’est le message délivré par Guillaume Pepy dans un entretien paru jeudi 4 octobre dans le quotidien Les Echos. Le patron de la SNCF entend proposer un « nouveau pacte social » aux cheminots dont le gouvernement veut progressivement éteindre le statut. A partir du 1er janvier 2020, les nouvelles recrues du groupe public doivent être embauchées dans un cadre contractuel alors que 131 000 employés jouissent encore du statut de cheminot.

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                SNCF : l’intersyndicale se fracture sur la grève



« Il ne peut y avoir de SNCF (…) avec les statutaires, d’un côté, et les nouveaux salariés, de l’autre, déclare Guillaume Pepy. Pour cela nous allons payer plus cher les jeunes qui débutent leur carrière, et des dispositions du statut vont bouger ». Il précise que « l’automaticité de la progression professionnelle ne disparaîtra pas, mais [qu’]elle devra être négociée avec les partenaires sociaux, afin que les salariés d’aujourd’hui comme ceux de demain soient traités avec équité ».
Ce « pacte social », qui doit concerner tous les employés de la SNCF, est décrit par M. Pepy comme sauvegardant les garanties du statut sur l’emploi, le droit syndical et le régime des retraites.
D’ici à 2026, 10 % à 15 % des 140 000 postes de la SNCF doivent disparaître du fait de la digitalisation. D’après le patron du groupe public, « d’autres vont naître de la croissance du trafic et des innovations industrielles. Et 35 % des postes vont voir leur contenu changer radicalement ». Le dirigeant avait assuré cet été que le groupe ne prévoyait aucun plan social.

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                Guillaume Pepy : « Ma conviction profonde est que la SNCF doit se réinventer »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Afin de garantir une indépendance des magistrats du parquet, les sénateurs socialistes Patrick Kanner et Jean-Pierre Sueur préconisent, dans une tribune au « Monde », d’aller plus loin dans le projet de loi constitutionnelle, en supprimant toute intervention de l’exécutif dans leur nomination.
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« Pour garantir l’indépendance du parquet, il est urgent de réformer la  constitution  »

Afin de garantir une indépendance des magistrats du parquet, les sénateurs socialistes Patrick Kanner et Jean-Pierre Sueur préconisent, dans une tribune au « Monde », d’aller plus loin dans le projet de loi constitutionnelle, en supprimant toute intervention de l’exécutif dans leur nomination.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h31
    |

Patrick Kanner (Président du groupe socialiste du Sénat) et Jean-Pierre Sueur (Vice-président des lois du Sénat)







                        



                                


                            
Tribune. Le chef de l’Etat a donc rayé d’un trait de plume les trois noms de magistrats expérimentés qui lui étaient proposés par la garde des sceaux pour exercer la fonction, très sensible, de procureur de la République de Paris !
Notons que cette pratique n’est pas a priori contraire à la Constitution telle qu’elle est aujourd’hui écrite, puisqu’il revient au pouvoir exécutif de faire des propositions au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui émet, s’agissant des magistrats du parquet, un « avis simple » que, durant les dernières années, les gardes des sceaux – de couleurs politiques différentes – se sont d’ailleurs attachés à suivre, ce qu’il faut noter.
Le premier ministre a, lui, poussé le scrupule jusqu’à recevoir les impétrants en une sorte d’examen oral… pour mieux étayer le choix, ou le non-choix, qui a été – soyons synthétiques – celui du pouvoir exécutif.

Qui ne voit le caractère pervers de ces procédures ? Le président de la République et le premier ministre pourraient demain refuser encore trois, six, quinze propositions faites par la garde des sceaux.
Cette perversité tient au fait que nombre de candidats ayant été éliminés…, on finira par proposer au CSM le « bon » candidat sur lequel pèsera immédiatement et immanquablement le soupçon de dépendance.
En un mot, ces immixtions introduisent le poison de la suspicion. Ajoutons que nos procédures à cet égard ont, à maintes reprises, conduit la Cour européenne des droits de l’homme à condamner la France au motif que son parquet ne représente pas les garanties d’indépendance requises.
Les immixtions de l’exécutif ­introduisent le poison de la ­suspicion
Alors, puisqu’il est question de modifier la Constitution, changeons vite cet état de choses ! Le texte du projet de loi constitutionnelle présenté par le gouvernement prévoit que les magistrats du parquet devront être nommés sur avis conforme du CSM. L’adoption de cette disposition,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A l’occasion du 60e anniversaire de la Ve République, le président de l’Assemblée nationale réaffirme, dans une tribune au « Monde », la nécessité d’une révision constitutionnelle qui vise notamment à renforcer le Parlement.
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Richard Ferrand : « Ni immobilisme ni césarisme : un républicanisme rénové »

A l’occasion du 60e anniversaire de la Ve République, le président de l’Assemblée nationale réaffirme, dans une tribune au « Monde », la nécessité d’une révision constitutionnelle qui vise notamment à renforcer le Parlement.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h24
    |

Richard Ferrand (président de l'Assemblée nationale)







                        



                                


                            

Tribune. Au moment où la France célèbre le soixantième anniversaire de la Constitution, promulguée le 4 octobre 1958, il faut saluer cette Ve République qui a su restaurer la puissance exécutive dans un cadre demeurant profondément démocratique. Et ce dans la durée : si le record de longévité institutionnelle est encore détenu par les lois constitutionnelles de 1875, qui régirent la IIIe République durant soixante-cinq ans, notre loi fondamentale dépassera ce cap en 2024.
Cette longévité, toutefois, s’explique par la souplesse d’une Constitution qui, vingt-quatre fois révisée depuis 1958, a su évoluer avec son temps. Et ce travail constant d’aggiornamento ne doit pas s’arrêter : il est la vie même de notre démocratie.
L’élection du président de la République au suffrage universel direct, instituée en 1962, a changé la nature du pouvoir exécutif : le chef de l’Etat qui, dans la vision gaullienne, devait « servir d’arbitre au-dessus des contingences politiques », est devenu l’inspirateur d’un projet que la majorité parlementaire, qui se réclame de lui, s’efforce de mettre en œuvre. Par l’alchimie du suffrage populaire, il reste le président de tous les Français, chef des armées, signataire des traités, tout en insufflant les réformes qu’il juge nécessaires à la bonne santé du pays.
Telle est la conception réaffirmée par Emmanuel Macron dans son discours de Versailles, le 9 juillet, lui dont l’engagement politique et moral va de pair avec ce rôle de « garant de l’indépendance nationale » que décrit l’article 5 de la Constitution : à l’évidence, son arbitrage n’a rien de passif ni de désincarné, il exprime des choix politiques déterminants.

Le quinquennat, en 2000, a d’ailleurs renforcé cette conception d’un président initiateur, d’autant que l’inversion du calendrier électoral a fait des législatives un scrutin corollaire de la présidentielle.
Le rôle du Parlement...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les conséquences de son départ se font sentir à l’Elysée, au ministère de l’intérieur et à Lyon, où son retour est comparé à celui d’un « baron médiéval ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/10/2018
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Démission de Collomb : l’exécutif minimise, les policiers s’inquiètent et, à Lyon, on attend

Les conséquences de son départ se font sentir à l’Elysée, au ministère de l’intérieur et à Lyon, où son retour est comparé à celui d’un « baron médiéval ».



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 22h34
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 11h20
   





                        



   


En pleine crise au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron a qualifié de « péripétie », mercredi 3 octobre, la démission de Gérard Collomb, au moment même où l’ex-ministre de l’intérieur est arrivé à Lyon pour reconquérir la mairie. « Je vous rassure. Il y a un cap, des institutions, un gouvernement au travail, au service du pays et du peuple français. C’est ce qui compte. Le reste, ce sont des péripéties », a assuré le chef de l’Etat lors de sa visite au Mondial de l’automobile.
« Je ne suis jamais dans le commentaire, je suis dans l’action », a-t-il ajouté, coupant court aux autres questions sur la crise qui agite l’exécutif avec ce nouveau départ d’un poids lourd, remplacé provisoirement par le premier ministre, Edouard Philippe. « Rien de ce qui se passe depuis 48 heures ne s’apparente à une crise politique. L’Etat fonctionne (...), le gouvernement est parfaitement à sa tâche », avait déjà déclaré le président lors du conseil des ministres.
Le remplacement de Gérard Collomb Place Beauvau « est l’affaire de quelques jours », a informé de son côté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a refusé de préciser si ce remaniement allait être plus large qu’un simple remplacement poste pour poste. En attendant, c’est Edouard Philippe qui joue au pompier de service : il a affirmé mercredi à l’Assemblée, dans une ambiance électrique, que la sécurité des Français était « assurée ».

        Sur la politique à Lyon :
         

          Gérard Collomb avait programmé son retour à Lyon de longue date



Les policiers « sans ministre »

   


Pas de crise ? Ce n’est pas l’avis de l’opposition qui, à droite comme à gauche, a partagé sa « consternation » devant ce départ précipité de Gérard Collomb. Marine Le Pen a ainsi déclaré, cinglante, sur CNews en début de soirée : M. Macron « est en quelque sorte un funambule, il y a du vide en dessous de lui, pas de majorité ou une majorité absente, inexistante, personne n’a émergé à ses côtés ».
« C’est la chienlit au sommet de l’Etat », a commenté Boris Vallaud, le porte-parole du Parti socialiste (PS). « Tout le monde s’est gaussé de François Hollande qui, finalement, avec le recul, ne se débrouillait pas si mal que ça, malgré les frondeurs », a estimé Maurice Leroy, vice-président UDI-Agir à l’Assemblée.
Emmanuel Macron a perdu son troisième ministre d’Etat depuis son arrivée à l’Elysée, après la démission de François Bayrou en juin 2017 et celle de Nicolas Hulot en septembre. Des six principaux membres du gouvernement dans l’ordre protocolaire en place au début de son mandat, il ne reste plus que Jean-Yves Le Drian, aux affaires étrangères.
Le président « n’est plus le maître des horloges », en a déduit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat. Selon Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, syndicat policier, « les policiers se posent aussi la question de savoir pourquoi ils n’ont plus de ministre » :
« Dans le contexte actuel de menace terroriste, de pression migratoire, de conditions de travail dans la police, c’est ahurissant. »

        Lire le récit :
         

          Macron-Collomb, les coulisses d’un divorce



L’opposition lyonnaise s’indigne

   


Gérard Collomb, lui, est arrivé tout sourire au milieu d’une forêt de caméras mercredi à Lyon, où il devrait rapidement retrouver son poste de maire, qu’il a déjà occupé pendant seize ans :
« Il n’y a pas crise politique, là où je suis je continuerai à aider le chef de l’Etat (…) je veux qu’il réussisse. »
Georges Képénékian, qui l’avait remplacé à l’hôtel de ville, a convoqué la presse à la mi-journée : « Ma démission doit être actée par le préfet. Dès lors, nous aurons dix à quinze jours pour convoquer un conseil municipal extraordinaire », a-t-il déclaré, en précisant qu’il redeviendrait alors premier adjoint.
Dans l’opposition, le retour du baron local provoque toutefois une certaine indignation. « Des manœuvres d’un autre âge. Bon retour dans l’ancien monde ! », a ironisé Denis Broliquier, maire centriste du 2e arrondissement de Lyon. Pour le Parti communiste local, « Lyon n’est pas une petite baronnie médiévale ». « Il est temps que Lyon se libère d’un joug féodal », surenchérit la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, ancienne protégée de M. Collomb qui votera contre sa réélection.
Dans les rangs du parti macroniste, personne ne s’est pour l’instant aventuré à saluer son retour. La preuve que « les élus de son camp sont gênés par son retour », analyse Pascal Blache, l’actuel maire divers droite du 6e arrondissement, qui sera sans doute dans la course pour les élections de 2020.
La reconquête devrait être encore plus ardue à la métropole – là où réside l’essentiel du pouvoir –, la loi interdisant désormais de cumuler les deux mandats. Dans une interview au Figaro, son successeur et ancien bras droit, David Kimelfeld, assure que « tout en étant loyal » il n’est « pas un intermittent ou un intérimaire ».
« J’ai toujours dit que si demain il souhaitait revenir (…) je lui laisserais la place (…) mais je ne crois pas que ce soit son intention. »

        Lire aussi :
         

                Gérard Collomb, l’un des plus courts passages au ministère de l’intérieur






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La chef de file des députés PS avait demandé à M. Ferrand de créer une commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage ».
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Pédophilie dans l’Eglise : Ferrand n’entend pas créer lui-même une commission d’enquête

La chef de file des députés PS avait demandé à M. Ferrand de créer une commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage ».



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 19h27
   





                        



   


Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM), a fermé la porte mercredi 3 octobre à l’idée de créer lui-même une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France, comme réclamé la veille par les députés socialistes.
Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’anciens ministres, des avocats et des victimes a lancé ce week-end un appel pour une telle commission parlementaire afin de « faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise ».

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                Pédophilie dans l’Eglise : des parlementaires favorables à l’appel de « Témoignage chrétien »



« Ben voyons ! »
Mardi, la chef de file des députés PS, Valérie Rabault, signataire de cet appel, a fait savoir qu’elle comptait demander à M. Ferrand de créer cette commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage » (une fois par session ordinaire pour chaque groupe). Il est « utile d’essayer de rassembler le plus largement possible » sur de tels sujets sensibles, selon son groupe.
« Ben voyons ! », a lancé M. Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout », a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui « donnent lieu à un certain jésuitisme ».
La plupart des groupes politiques à l’Assemblée – hormis LR – ne sont pas hostiles au principe d’une telle commission, mais aucun jusqu’alors n’est prêt à utiliser son « droit de tirage ».

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                Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La candidature de l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a été proposée par le ministère de la justice au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
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Rémy Heitz, futur remplaçant de François Molins comme procureur de Paris ?

La candidature de l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a été proposée par le ministère de la justice au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 07h56
   





                        



   


Après plusieurs semaines de flottement sur le choix du successeur de François Molins au poste de procureur de Paris, la chancellerie s’est arrêtée sur un nom. Rémy Heitz a été proposé par Nicole Belloubet au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), a annoncé mercredi 3 octobre le porte-parole du ministère de la justice, Youssef Badr.
A 54 ans, l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) devrait se voir attribuer le poste, à moins d’un peu probable avis défavorable du CSM, institution garante de l’indépendance des magistrats. Le CSM peut rendre un avis négatif, non contraignant, mais que le gouvernement s’est engagé à respecter.
Il remplacera ainsi François Molins, qui doit quitter le parquet de Paris en novembre pour la Cour de cassation. Après sept ans en poste, il est devenu, attentat après attentat, le visage de l’antiterrorisme français.
Ancien Monsieur Sécurité routière de Chirac
Rémy Heitz avait été nommé en août 2017 à la tête de la DACG, poste réputé être le plus important de la chancellerie, après celui de garde des sceaux. Le Monsieur Sécurité routière sous Jacques Chirac entre 2003 et 2006 a un parcours atypique qui l’a fait passer à la fois par le siège et le parquet mais aussi par des fonctions plus politiques.
Natif de Nancy, il venait à peine d’être nommé jeune procureur de la République de Saint-Malo (1999-2001) lorsque a éclaté la très médiatique affaire Godard, du nom de ce médecin normand soupçonné d’avoir tué femme et enfants avec lesquels il avait disparu en mer à bord de son voilier.

        Lire aussi son portrait :
         

          Rémy Heitz, un nouveau directeur des affaires criminelles et des grâces



Après avoir été promu vice-procureur de la République au tribunal de grande instance de Paris en 2001, il rejoint en 2002 le cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique chargé de la justice. De 2003 à 2006, M. Heitz est propulsé délégué interministériel à la sécurité routière. Un poste exposé puisque le président Jacques Chirac fait de la sécurité routière un des trois grands « chantiers nationaux ». Entre 2011 et 2015, le magistrat a également présidé le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le deuxième plus grand de France.
La succession de François Molins était depuis plus d’une semaine au cœur d’une polémique ciblant l’Elysée, accusé d’être intervenu dans la nomination d’un magistrat qui est notamment chargé des affaires politico-judiciaires sensibles. La ministre de la justice avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris le favori de la garde des sceaux, ont finalement été recalés. Aucun ne satisfaisait le chef de l’Etat. Le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures avait donc été lancé, irritant le monde de la magistrature.

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                Justice : l’Elysée prend la main sur les procureurs



Mardi, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré qu’il assumait son intervention, voulant « être certain » qu’il serait « parfaitement à l’aise » avec le futur procureur. Les procureurs, « parce qu’ils sont porteurs d’une politique publique définie par notre gouvernement (…), s’inscrivent dans une ligne de hiérarchie », a estimé de son côté Mme Belloubet. De ce fait, « il n’est pas anormal qu’il y ait un dialogue qui s’instaure avec le président de la République et le garde des sceaux sur l’ensemble de ces postes », a-t-elle tenté de justifier.
Cette polémique a relancé le débat sur l’indépendance du parquet. « Il est sidérant que ce pouvoir ne mesure pas combien la démocratie gagnerait à retirer à la garde des sceaux le pouvoir de proposition des procureurs – et des juges – et à le confier à un CSM rénové », a réagi mercredi le Syndicat de la magistrature dans un communiqué. « Cette prérogative de nomination des magistrats crée les conditions du soupçon permanent sur leur indépendance réelle », a ajouté le syndicat de gauche.
La réforme constitutionnelle, dont l’examen a été suspendu du fait de l’affaire Benalla, prévoit d’interdire au pouvoir de passer outre l’avis contraire du CSM pour les hauts magistrats du parquet, ce qui reste insuffisant pour les syndicats.



                            


                        

                        


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Ian Brossat : « Le PCF n’est pas à feu et à sang »

Dans un entretien au « Monde », le chef de file des communistes pour les élections européennes souhaite un dialogue entre les forces de gauche et tend la main à Jean-Luc Mélenchon.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 17h53
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Le Parti communiste prépare son congrès, qui se tiendra à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), du 23 au 25 novembre. Pendant trois jours, dès jeudi 4 octobre, les militants doivent se prononcer sur quatre textes, dont celui de la direction sortante. De ce vote émergera la base programmatique de la future équipe dirigeante et le futur secrétaire national. Pierre Laurent, à la tête du PCF depuis 2010, brigue un nouveau mandat.
Ian Brossat, adjoint au maire de Paris chargé du logement, réaffirme sa volonté de voir son parti occuper à nouveau les premiers rôles et veut apaiser ses relations − très tendues −avec Jean-Luc Mélenchon.
Quels sont les enjeux du congrès du PCF ?
Le Parti communiste a traversé une année 2017 difficile. Nous avons réalisé un score faible aux législatives [2,72 % des voix]. Il est donc parfaitement normal que le PCF soit traversé de débats. C’est ce qui explique le nombre de textes déposés. Il y a, chez les communistes, le souhait de voir le PCF revenir dans le paysage. Nous n’avons pas vocation à compter les points mais à avoir un rôle important dans la vie politique de notre pays. Je vois aussi la volonté de sortir rassemblés de notre congrès pour mener la bataille des élections européennes.
Le texte emmené par André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée, risque de finir très haut, voire de dépasser celui de la direction. Quelles seraient les conséquences d’un tel scénario ?
Quoi qu’il arrive, il faudra respecter le résultat des votes et il faudra que les communistes se rassemblent. Le PCF n’est pas à feu et à sang. Il n’y aurait rien de pire, en sortant d’une année électorale aussi difficile que 2017, que d’avoir un parti qui ne débat pas. On ne peut pas avoir si longtemps regretté l’absence de démocratie interne pour aujourd’hui nous reprocher d’avoir des débats. Mais le congrès n’est pas un match de boxe. Ce qui nous anime, ce ne sont pas les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Depuis 1981, dix-huit ministres se sont succédé à l’intérieur. Ils y ont passé en moyenne un peu plus de deux ans, une durée qui masque une importante disparité.
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Gérard Collomb, l’un des plus courts passages au ministère de l’intérieur

EN UN GRAPHIQUE – Depuis 1981, dix-huit ministres se sont succédé à l’intérieur. Ils y ont passé en moyenne un peu plus de deux ans, une durée qui masque une importante disparité.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 09h50
    |

            Jérémie Baruch








                        



   


En annonçant sa candidature à la mairie de Lyon pour les élections municipales de 2020, Gérard Collomb avait, dans le même temps, entériné son départ prochain du ministère de l’intérieur. Un départ prévu avant les élections européennes, et qui a finalement été obtenu mardi dans la soirée, après avoir déclenché une crise politique au sommet de l’Etat.

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          Démission de Gérard Collomb : un camouflet, un casse-tête



M. Collomb est resté à la tête du ministère de l’intérieur pendant un tout petit peu plus de cinq cents jours. Une durée bien inférieure à la moyenne — deux ans et un mois — de ceux qui l’ont précédé depuis 1981 à cette fonction, l’une des plus importantes du gouvernement.


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De deux mois à cinq ans, la longévité des ministres de l'Intérieur depuis 1981
En nombre de jours

Source : Le Monde



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Depuis 1981, ceux qui sont restés moins longtemps que M. Collomb dans ce ministère l’ont tous quitté contraints par des échéances électorales ou référendaires, ou par un changement de premier ministre dans le cas de Philippe Marchand.
M. Collomb, lui, a quitté la place Beauvau de son plein gré pour préparer son retour à la mairie de Lyon. Cette singularité explique entre autres l’embarras du président de la République, Emmanuel Macron, qui a dû confier la gestion ponctuelle du ministère de l’intérieur au premier ministre, Edouard Philippe.

> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        

