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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le sélectionneur du Portugal a refusé d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.
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Sans explication, Cristiano Ronaldo s’éclipse de l’équipe du Portugal

Le sélectionneur du Portugal a refusé d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h35
   





                        



   


Cristiano Ronaldo a prolongé son absence de l’équipe du Portugal, a annoncé jeudi 4 octobre son sélectionneur, en refusant d’expliquer les motifs de l’absence de son joueur vedette, récemment visé par une accusation de viol, qu’il rejette catégoriquement.
Après avoir raté deux matchs au début de septembre, absence qui s’annonçait temporaire car elle devait faciliter sa mise en jambes avec la Juventus Turin, le quintuple Ballon d’or manquera aussi les quatre prochaines rencontres de la Seleçao, en octobre et en novembre.
« Nous sommes convenus que le joueur n’était pas disponible pour cette convocation et pour la prochaine », a fait savoir jeudi le sélectionneur Fernando Santos, en précisant que la décision avait été prise à trois, à l’issue d’une discussion entre lui, Cristiano Ronaldo et le président de la Fédération portugaise, Fernando Gomes. Appelé en conférence de presse à exposer les raisons de l’absence de son attaquant vedette, le coach de 63 ans a refusé de « dévoiler les détails » de cette conversation.

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Lors de la précédente convocation, Fernando Santos avait dit qu’il avait accepté de ménager Ronaldo pour faciliter son « processus d’adaptation » à son nouveau club, la Juventus Turin, qu’il venait de rejoindre en provenance du Real Madrid. « Ce n’est pas ce que je dis maintenant », a-t-il déclaré jeudi, refusant toutefois d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.
Soirée au Palms Hotel de Las Vegas
Cette femme affirme que le footballeur portugais l’a violée dans un hôtel de Las Vegas en juin 2009, puis lui a fait signer sous pression un accord financier la contraignant au silence, des faits qu’il a catégoriquement démentis. « Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit mercredi l’ancien Madrilène sur son compte Twitter.
Selon la plainte déposée le 27 septembre dans l’Etat du Nevada, le quintuple Ballon d’or a rencontré Kathryn Mayorga le 13 juin 2009 au Palms Hotel de Las Vegas. Le footballeur l’aurait invitée dans sa suite pour faire la fête, avec d’autres personnes. Là, il aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l’époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi. Celle-ci n’ayant pas de maillot de bain, il lui aurait prêté un short de sport et un tee-shirt.
La plaignante assure que c’est pendant qu’elle se déshabillait dans la salle de bain que le footballeur a fait irruption, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga dit avoir refusé et demandé à quitter les lieux. Mais Ronaldo l’aurait ensuite poussée sur un lit pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec elle. Et c’est parce qu’elle se protégeait le sexe de ses mains qu’il l’aurait sodomisée de force. « Lorsque Cristiano Ronaldo a eu terminé d’agresser sexuellement la plaignante, il l’a autorisée à quitter la chambre et lui a dit qu’il était désolé et qu’il avait l’habitude de se comporter en gentleman », peut-on lire dans la plainte.
Soutien du sélectionneur et du président de la fédération
« Je connais très bien Cristiano Ronaldo et je crois entièrement en sa parole. Il ne commettrait jamais un crime de ce genre », a dit jeudi Fernando Santos, qui a entraîné le joueur au Sporting alors qu’il était âgé de 18 ans. Le président de la fédération a lui aussi tenu à exprimer sa « totale solidarité avec Cristiano Ronaldo au moment où sa réputation est mise en cause ». « Je crois en sa parole (...) et je peux témoigner de sa droiture », a déclaré Fernando Gomes.
Au plan sportif, l’attaquant vedette de la Seleçao fera donc l’impasse sur les déplacements en Pologne, le 11 octobre, en Ligue des nations, et en Ecosse, le 14, en match amical. Ses partenaires s’en étaient bien sortis sans lui en septembre, en obtenant un nul contre la Croatie, vice-championne du monde en amical (1-1) et une victoire importante contre une Italie en reconstruction en Ligue des nations (1-0).
En novembre, les Lusitaniens disputeront les matchs retour contre l’Italie à Milan, et contre la Pologne à domicile. Interrogé sur un éventuel retour de Cristiano Ronaldo l’année prochaine, Fernando Santos a répondu du bout des lèvres que « rien ne laissait prévoir le contraire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’instance européenne se réunira le 18 octobre. Le club serbe est visé pour des « chants illicites » de ses supporteurs, théoriquement interdits de stade, le PSG pour l’usage de fumigènes par ses supporteurs.
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L’UEFA statuera sur des incidents ayant émaillé le match PSG-Etoile rouge de Belgrade

L’instance européenne se réunira le 18 octobre. Le club serbe est visé pour des « chants illicites » de ses supporteurs, théoriquement interdits de stade, le PSG pour l’usage de fumigènes par ses supporteurs.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 17h50
   





                        



   


La commission de discipline de l’Union des associations européennes de football (UEFA), l’instance qui chapeaute le football européen, statuera le 18 octobre sur les incidents et les violences qui ont eu lieu à l’occasion du match de Ligue des champions PSG-Etoile rouge de Belgrade, mercredi 3 octobre à Paris.
Le PSG est visé pour l’usage de fumigènes par ses supporteurs dans l’enceinte du Parc des Princes. L’Etoile rouge, pour sa part, est visée pour des « chants illicites » de ses supporteurs.
L’UEFA avait pourtant interdit aux supporteurs serbes, dont la frange dite « ultras » est l’une des plus violentes du continent, de faire le déplacement dans la capitale. Et ce, après de graves débordements, en août, lors du barrage qualificatif retour entre les Autrichiens de Salzbourg et l’Etoile rouge.
Mais, si la vente de billets avait été limitée dans la mesure du possible au territoire français, près de 2 000 supporteurs de l’Etoile rouge, issus de la diaspora serbe de l’Hexagone mais aussi de l’Europe entière, avaient réussi à acheter des billets pour ce premier déplacement en Ligue des champions de leur club depuis la saison 1991-1992.
L’Etoile rouge a également écopé cet été d’une autre sanction de l’UEFA : elle a été condamnée à jouer à huis clos à domicile en raison du comportement raciste de ses supporteurs lors de sa victoire (3-0), à Belgrade le 24 juillet, face au club lituanien de Suduva. Ce huis clos a eu lieu, le 21 août, à l’occasion de la venue à Belgrade de Salzbourg.
Affrontements à l’extérieur du Parc des Princes
Mercredi soir à Paris, des affrontements ont, par ailleurs, eu lieu, hors du stade, entre les forces de l’ordre et quelques centaines de personnes cagoulées, juste après le coup de sifflet final du match largement remporté (6-1) par le PSG contre l’Etoile rouge de Belgrade.
Peu après 21 heures, entre 300 et 400 individus cagoulés équipés de fumigènes ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. Les incidents ont duré entre vingt et trente minutes.
Des policiers se sont ensuite déployés là où les incidents ont eu lieu et un calme relatif est revenu vers 21 h 45, des petits groupes d’individus cagoulés étant encore présents dans les alentours.

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En ce qui concerne l’usage de fumigènes par des supporteurs, l’UEFA peut avoir la main relativement lourde. Pour des fumigènes allumés, la saison dernière, en marge des matchs de Ligue Europa contre Leipzig en quarts de finale à domicile et Salzbourg en demi-finales (aller-retour), l’Olympique de Marseille a, par exemple, écopé d’un match à huis clos total et de deux rencontres à huis clos partiels (fermeture des virages nord et sud).
Le club phocéen, qui était également « cité » pour des dégradations commises dans le Groupama Stadium de Lyon lors de la finale perdue contre l’Atlético Madrid, en mai, purgera ces huis clos face aux Italiens de la Lazio de Rome, le 25 octobre, et face aux Chypriotes de l’Apollon Limassol, le 13 décembre.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’ex-vainqueur du Tour de France 2006, déchu pour dopage et à l’origine de la chute de Lance Armstrong, annonce au « Wall Street Journal » la création d’une équipe professionnelle.
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Floyd Landis annonce son retour dans le cyclisme

L’ex-vainqueur du Tour de France 2006, déchu pour dopage et à l’origine de la chute de Lance Armstrong, annonce au « Wall Street Journal » la création d’une équipe professionnelle.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h26
   





                        



   


Voilà une nouvelle qui va replonger le petit monde du cyclisme bien des années en arrière. Et pas dans ses années les plus reluisantes. Dans un entretien au quotidien américain des affaires The Wall Street Journal, paru jeudi 4 octobre, l’ex-coureur cycliste américain Floyd Landis, âgé de 43 ans, a annoncé sa volonté de mettre sur pied une équipe professionnelle, son objectif étant que celle-ci s’aligne au départ de courses dès 2019.
Floyd Landis n’est pas n’importe qui dans le cyclisme moderne. Sa victoire dans le Tour de France 2006 avait fait grand bruit. Par le renversement de situation qui avait conduit à ce succès : défaillant un jour, il avait perdu dix minutes, avant, le surlendemain, de s’échapper 130 kilomètres et de distancer l’intégralité du peloton de cinq minutes pour reprendre le maillot jaune. Mais, ce qui est surtout resté de cette « épopée », c’est qu’elle n’avait été que de courte durée : Floyd Landis avait subi un contrôle antidopage positif et été déchu de cette victoire sur le Tour.
Par ailleurs, Floyd Landis reste l’un de ceux qui ont contribué à faire tomber Lance Armstrong. Après être revenu dans les pelotons et avoir arrêté sa carrière définitivement en 2010, il avait fait de premières révélations sur le dopage organisé au sein de l’équipe US Postal de Lance Armstrong, puis engagé des poursuites pénales contre le Texan, au nom du gouvernement américain. Son témoignage, corroboré par ceux d’autres anciens coéquipiers, a conduit à la condamnation du septuple vainqueur du Tour de France, qui s’est aussi vu retirer ses sept victoires.
« Cela va être drôle à regarder »
Dans le cadre de cette affaire, la justice américaine a récompensé son statut de « lanceur d’alerte » et condamné Lance Armstrong à verser à son ancien coéquipier plus de 1 million de dollars directement, auquel s’ajoutait 1,6 million de dollars pour couvrir ses frais de justice dépensés dans toute cette affaire.
Floyd Landis avait toutefois été sommé par la justice de rembourser 478 354 dollars récoltés auprès de 1 765 donateurs en 2007 et 2008, quand il niait encore s’être dopé et que, pour financer sa défense, il avait fait appel à des dons.

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L’ex-coureur, aujourd’hui reconverti dans le business du cannabis dans le Colorado, où l’usage de la marijuana à des fins thérapeutiques est légal, a assuré au Wall Street Journal disposer d’environ 750 000 dollars pour financer l’équipe cycliste qu’il veut bâtir. Celle-ci, a-t-il expliqué, sera enregistrée au Canada, car elle s’appuiera sur une structure déjà existante, l’équipe Silber Pro. Elle portera le nom de Floyd’s of Leadville Pro Cycling Team, du nom de son entreprise de cannabis.
L’équipe évoluera au niveau « Continental », l’équivalent d’une 3e division. C’est l’actuel directeur sportif de Silber Pro, Gordon Fraser (qui a couru avec Floyd Landis), qui assurera sa gestion au jour le jour. « Pour moi, cela va être drôle à regarder », dit Floyd Landis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.
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Football : Didier Deschamps remodèle un peu l’équipe de France

Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Après avoir conservé l’ensemble des vingt-trois joueurs sacrés champions du monde pour leur retour en France, en septembre, Didier Deschamps a lancé son équipe de France vers la suite de ses aventures. Le sélectionneur des Bleus a dévoilé, jeudi 4 octobre, les joueurs appelés à affronter l’Islande (le 11 octobre à Guingamp) et l’Allemagne (le 16 à Saint-Denis). Une liste où apparaît pour la première fois le milieu lyonnais Tanguy Ndombele, et où les défenseurs Lucas Digne, Mamadou Sakho et Kurt Zouma font leur retour.

Les 23 joueurs qui affronteront l'Islande (11/10 à Guingamp) et l'Allemagne (16/10 au Stade de France) sont...… https://t.co/NYFRAMqnlJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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Ces changements sont motivés par l’absence pour blessure de Corentin Tolisso, de Samuel Umtiti et d’Adil Rami. « Sa venue est liée à la blessure grave de Corentin Tolisso, explique le sélectionneur français à propos de Ndombele, qui réalise avec Lyon un début de saison percutant et dont la sélection était attendue. C’est un joueur qui évolue à un très bon niveau. Il sait un peu tout faire, bon volume de jeu, il est puissant et avec une bonne qualité technique. Il est plus régulier que la saison dernière. »

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« Vécu international »
Réserviste pendant la Coupe du monde, après avoir fait partie du groupe pendant plusieurs années, le latéral gauche Lucas Digne est un des revenants de la liste. Le nouveau joueur d’Everton bénéficie de l’absence de Benjamin Mendy. « Je comprends sa déception comme celle d’autres joueurs. Il avait un temps de jeu très réduit à Barcelone, là il joue plus », justifie Didier Deschamps.
Plus surprenant, le retour du défenseur de Crystal Palace Mamadou Sakho sous le maillot bleu est expliqué par le « vécu international » de l’ancien Parisien. « C’était l’opportunité de le revoir avec nous, même si j’aurais pu faire d’autres choix », commente Didier Deschamps à propos du héros du match de barrage contre l’Ukraine (3-0) précédant la Coupe du monde 2014.
Enfin, chose attendue, Didier Deschamps a été interrogé sur le cas Adrien Rabiot, qui s’était de lui-même exclu de l’équipe de France en refusant d’être réserviste avant le Mondial. « Il est beaucoup trop tôt pour rappeler Adrien par rapport à l’attitude qu’il a eue, a averti Deschamps. Je ne veux pas accentuer dans la gravité, mais dans ma vision de ce que représente l’équipe de France, il est beaucoup trop tôt pour le rappeler. » On ne devrait pas revoir le milieu parisien de sitôt sous le maillot bleu.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Didier Deschamps entrouve un peu la porte de l’équipe de France : les défenseurs Digne, Sakho et Zouma et le milieu Ndombelé ont été appelés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le Brésilien, auteur d’un triplé face à l’Etoile rouge Belgrade lors de la large victoire du PSG (6-1), a peut-être, enfin, lancé sa saison.
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Ligue des champions : un Neymar repositionné au milieu et fulgurant

Le Brésilien, auteur d’un triplé face à l’Etoile rouge Belgrade lors de la large victoire du PSG (6-1), a peut-être, enfin, lancé sa saison.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 01h45
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 09h53
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Rien ne vous est épargné lorsque vous êtes l’un des meilleurs joueurs du monde, qui plus est le transfert le plus cher de l’histoire du football. Neymar, la star brésilienne du Paris SG, cible de toutes les critiques après la défaite de son club face à Liverpool (3-2) lors de la première journée de Ligue des champions, a répondu de la plus belle des manières, mercredi 3 octobre, à l’occasion de l’incontestable victoire (6-1) face à l’Etoile rouge de Belgrade. Auteur de trois buts, dont deux magnifiques coups francs, impliqué dans le jeu de son équipe, Neymar semble surtout trouver sa place dans l’équipe.
Un paradoxe car le Brésilien affiche tout de même des statistiques flatteuses en Ligue 1 : sept buts et trois passes décisives en sept matchs disputés. Mais le PSG n’a pas besoin de lui pour dominer la Ligue 1, et c’est bien pour permettre à son équipe de franchir un palier sur la scène continentale qu’il a été recruté. Après sa piètre prestation face à Liverpool, marquée notamment par son manque d’implication dans le repli défensif et son incapacité à faire la différence en attaque, les spectateurs du Parc des Princes ont rapidement compris que Neymar souhaitait envoyer un message, à l’image de son équipe, qui a dégagé une véritable force collective face à des Serbes totalement étouffés.

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« Je suis très heureux de jouer au milieu »
En plus de son triplé (20e, 22e, 81e), il a gratifié le public de ses habituelles arabesques (on retiendra, parmi ses nombreuses gourmandises, son petit pont dans la surface adverse en fin de première mi-temps, ou sa louche à l’origine du cinquième but conclu par Kylian Mbappé). Mais il a aussi su épurer son jeu et s’est montré très collectif, au nouveau poste qui est le sien : meneur. L’entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, a en effet repositionné son joyau au milieu, où il se montre plus altruiste que la saison précédente.
« A Barcelone, ma fonction était donc différente, je ne [menais] pas l’équipe. Au PSG, j’aime avoir le ballon, le toucher. Je suis très heureux de jouer au milieu », avait-il déclaré mardi en conférence de presse, sa première depuis son arrivée au club à l’été 2017, comme un présage de sa performance à venir et, peut-être, comme un symbole de sa prise de responsabilités au sein du club parisien. Une conférence de presse au cours de laquelle Neymar avait également confessé ne pas être à 100 % de ses capacités physiques :
« C’est le début de la saison et on a joué peu de matchs. Le haut niveau du foot mondial arrive entre février et mars, lorsque les meilleurs matchs arrivent. Je suis à la recherche, chaque match, chaque jour, sur le moyen de m’améliorer tant au niveau physique que technique. »
« Le PSG, ce n’est pas juste Neymar »
Après avoir manqué, pour cause de blessure, toute la fin de saison dernière du PSG et notamment le match décisif face au Real Madrid lors du huitième de finale de Ligue des champions, Neymar avait précipité son retour sur les terrains pour disputer la Coupe du monde avec le Brésil. Avec la lourde charge de porter la Seleçao sur ses frêles épaules, à seulement 26 ans. Il reviendra contrit de son périple russe après une élimination précoce en quarts face à la Belgique, et devra subir des moqueries en mondiovision à cause de sa propension à accentuer ses chutes. « Il y avait une grande frustration mais je ne pouvais rester pleurnicher toute la vie. J’étais triste, maintenant je vais de l’avant », avait averti le Brésilien avant la rencontre face aux Serbes. Le message est passé.
Après la démonstration parisienne face à l’Etoile rouge, le Brésilien a estimé, ballon du match sous le bras, qu’il avait « clairement » disputé son meilleur match depuis le début de saison. Pour ne rien gâcher, il est devenu le deuxième joueur à inscrire deux coups francs lors d’un même match de Ligue des champions depuis Cristiano Ronaldo en 2009. Et il a égalé le légendaire Kaka en inscrivant 30 buts en C1, record pour un joueur brésilien dans cette compétition.
Mais c’est, in fine, la sagesse et le franc-parler de Thomas Meunier qu’il faudra peut-être retenir. Le latéral belge du PSG a tempéré l’euphorie ambiante en constatant que « ce n’est pas la première fois que Neymar joue comme ça ». 
« Il a déjà mis pas mal de triplés, de doublés, et fait un tas de passes décisives. Comme je l’ai déjà répété, le PSG, ce n’est pas juste Neymar. » 
Lucide sur la faible opposition du soir, le Belge préfère que le PSG « effectue une très bonne prestation contre Liverpool ou Naples », ses principaux rivaux du groupe C. Neymar, à qui certains reprochent d’être fort face aux faibles et faible face aux forts, devra encore montrer la voie à ses coéquipiers lors de la double confrontation face aux Napolitains (24 octobre et 6 novembre), désormais premiers du groupe après leur victoire face à Liverpool. Un tout autre morceau pour le PSG et son nouveau meneur de jeu.

Monaco sombre à Dortmund
Monaco a perdu 3-0 mercredi 3 octobre à Dortmund pour la deuxième journée de Ligue des champions. Les Monégasques auront tenu tout juste une mi-temps face aux Allemands. Le Borussia prend ainsi la tête du groupe A, avec six points comme l’Atletico Madrid. Monaco reste à zéro point après sa défaite inaugurale à domicile contre les Espagnols. Son prochain match à Bruges le 24 octobre sera déterminant.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les incidents ont éclaté devant l’entrée du Parc des Princes, où plus de 300 individus cagoulés s’étaient réunis après le coup de sifflet final.
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PSG-Etoile rouge de Belgrade : incidents entre les forces de l’ordre et des individus cagoulés

Les incidents ont éclaté devant l’entrée du Parc des Princes, où plus de 300 individus cagoulés s’étaient réunis après le coup de sifflet final.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 22h49
   





                        



   


Il n’aura fallu que quelques minutes après la fin du match pour que des incidents éclatent devant l’entrée du Parc des Princes, à Paris, mercredi 3 octobre. Des affrontements se sont déroulés entre les forces de l’ordre et quelques centaines de personnes cagoulées, juste après le coup de sifflet final du match largement remporté par le PSG contre l’Etoile rouge de Belgrade.
Peu après 21 heures, entre 300 et 400 individus cagoulés équipés de fumigènes ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. Les incidents ont duré entre vingt et trente minutes.
Des policiers se sont ensuite déployés là où les incidents ont eu lieu et un calme relatif est revenu vers 21 h 45, des petits groupes d’individus cagoulés étant encore présents dans les alentours.

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Dispositif renforcé
Ce match de Ligue des champions, remporté 6-1 par le PSG face au club serbe, avait fait l’objet d’un « dispositif renforcé », avec 850 policiers et gendarmes mobilisés.
La préfecture de police de Paris avait évoqué le « contexte particulier » de « la double sanction de l’UEFA imposant la fermeture de la tribune Auteuil et interdisant le déplacement des clubs de supporteurs de l’Etoile rouge ».
L’UEFA avait en effet décidé la fermeture du parcage visiteur des Serbes pour le match et pour celui à Liverpool lors de la 3e journée de Ligue des champions, après des débordements en Autriche lors du barrage retour de C1. Et de celle du virage Auteuil pour l’utilisation de nombreux engins pyrotechniques dans cette tribune lors du précédent match européen au Parc des Princes, le huitième de finale retour perdu contre le Real Madrid la saison précédente.

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La préfecture de police, qui craignait des rassemblements de supporteurs de l’Etoile rouge « dans divers points de la capitale afin d’en découdre avec les supporteurs radicaux du PSG », avait ainsi sécurisé les stations de métro les plus proches du stade et les bars sensibles de la zone, et interdit la vente d’alcool aux abords du Parc des Princes de 14 heures à 22 heures.
« Le retour de ce club dans cette compétition européenne après vingt-six ans d’absence laisse supposer une grande mobilisation de ses soutiens hors des frontières serbes et, par conséquent, leur venue nombreuse dans et aux abords du stade », avait-elle expliqué dans un communiqué mardi.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Parisiens ont battu les Belgradois 6-1 mercredi soir au Parc des Princes pour leur deuxième match de poule. Le Brésilien a inscrit à lui seul trois buts.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : porté par un festival Neymar, le PSG écrase l’Etoile rouge

Les Parisiens ont battu les Belgradois 6-1 mercredi soir au Parc des Princes pour leur deuxième match de poule. Le Brésilien a inscrit à lui seul trois buts.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 21h24
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 09h33
   





                        



   


Confirmation : il existe bien deux divisions en Ligue des champions. Et le Paris-Saint-Germain (PSG) n’évolue pas dans la même que son adversaire du soir, l’Etoile rouge de Belgrade, de retour dans la reine des compétitions européennes vingt-six ans après sa dernière participation. Un set a suffi aux hommes de Thomas Tuchel pour surclasser le club serbe, 6-1, lors de cette deuxième journée de Ligue des champions.

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Après sa défaite inaugurale à Liverpool (3-2), le PSG avait pour obligation de gagner devant son public du Parc des Princes. Mission accomplie avec la manière et une certaine marge. L’addition aurait pu être plus salée sans une bonne prestation du gardien serbe, Milan Borjan, et quelques occasions ratées par les attaquants parisiens.

Monaco sombre à Dortmund
Monaco a perdu 3-0 mercredi 3 octobre à Dortmund pour la deuxième journée de Ligue des champions. Les Monégasques auront tenu tout juste une mi-temps face aux Allemands. Le Borussia prend ainsi la tête du groupe A, avec six points comme l’Atletico Madrid. Monaco reste à zéro point après sa défaite inaugurale à domicile contre les Espagnols. Son prochain match à Bruges le 24 octobre sera déterminant.


Neymar égale Cristiano
Neymar, lui, n’a presque rien raté. Placé comme meneur de jeu, le Brésilien a été l’homme du match. Après un premier quart d’heure presque équilibré, l’ancien joueur du FC Barcelone va tuer le suspense en deux minutes, d’abord d’un maître coup franc, puis d’une reprise du pied gauche (20e et 22e). La machine est lancée.
Edinson Cavani et Angel Di Maria (37e et 41e) poursuivent le travail. Après la pause, le PSG a continué à dérouler face à un adversaire trop vite résigné. Kylian Mbappé (70e) et Neymar – encore sur coup franc – (81e) concrétisent cette domination insolente. Le Brésilien est le deuxième joueur, après Cristiano Ronaldo (avec le Real Madrid face à Zürich en 2009), à réaliser cette performance. Le joli but de Marko Marin (74e) n’est qu’anecdote.
Avec cette large victoire, Neymar et ses partenaires sont enfin lancés dans cette Ligue des champions. Il faudra confirmer le 24 octobre lors de la réception de Naples. L’adversaire devrait se montrer moins conciliant.



                            


                        

                        


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Portrait

Sadio Mané, l’étoile de Liverpool que le Sénégal aimerait voir briller avec les Lions de la Teranga

Extrêmement prometteur, le discret attaquant des Reds sera scruté comme aucun autre joueur lors du match Naples-Liverpool ce mercredi.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-10-03T18:30:32+02:00"

        Le 03.10.2018 à 18h30






    
L’attaquant Sadio Mané (à gauche) lors d’un match entre son club de Liverpool et celui de Chelsea, à Londres, le 29 septembre 2018.
Crédits : GLYN KIRK / AFP


Au Sénégal, Sadio Mané n’est pas observé comme n’importe quel joueur. L’exigence de ses compatriotes quand il revêt le maillot de la sélection nationale est proportionnelle à son statut. A 26 ans, l’attaquant des Reds de Liverpool est considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste. Mercredi 3 octobre, le Sénégalais sera l’un des joueurs les plus scrutés lors du match qui opposera Naples à Liverpool sur la pelouse du stade San Paolo di Napoli. Riche, célèbre et discret, le Casamançais brille plus avec son club qu’avec les Lions de la Teranga.

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La saison qu’il a réalisée avec le club anglais en 2017-2018 est à ce jour la plus aboutie de sa carrière. Auteur de dix buts et de sept passes décisives en Premier League, Sadio Mané avait éclaboussé de son talent la scène continentale en marquant dix fois en Ligue des champions, lors d’une épopée qui s’était fracassée en finale face à l’impitoyable Real Madrid (1-3), un soir de mai 2018.
« Toujours en formation »
Depuis le moins d’août, Sadio Mané surfe sur des bases élevées (quatre buts en championnat), à l’aube d’affronter le Napoli de son compatriote Khalidou Koulibaly, l’autre star sénégalaise. Le joueur brille avec Liverpool, presque à chaque fois qu’il enfile le légendaire maillot rouge. Mais la question de ses performances en sélection est l’un des sujets de conversation préférés de ses compatriotes. L’ancien international Alassane Ndour en attend plus : « Il n’est ni étincelant, ni décevant. Il commet peu d’erreurs techniques ou tactiques, mais il ne prend pas assez de risques dans son jeu. »

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L’ancien joueur de Saint-Etienne admet que la pression autour de Sadio Mané peut partiellement l’inhiber. « Il y a une telle attente autour de lui qu’il a peut-être peur de mal faire. Et le brassard de capitaine est-il trop lourd à porter actuellement ? », s’interroge Alassane Ndour. Le 9 septembre, après le match nul du Sénégal à Madagascar (2-2) en qualifications pour la CAN 2019, les critiques s’étaient de nouveau abattues sur l’attaquant, jugé trop discret sur la pelouse du stade Mahamasina d’Antananarivo.
Mady Touré, fondateur de Génération Foot, le centre de formation partenaire du FC Metz dont est sorti Sadio Mané, estime que son ex-protégé doit être davantage responsabilisé. « Il doit être le patron de la sélection nationale, le dépositaire du jeu. Aliou Cissé, le sélectionneur, doit le lui dire. S’il fait de grands matchs en club, c’est parce que Jürgen Klopp sait comment l’utiliser. Sadio a besoin qu’on lui parle, qu’on le galvanise. »

    
L’attaquant Sadio Mané (au centre), lors d’un entraînement au stade San Paolo de Naples, le 2 octobre 2018.
Crédits : CARLO HERMANN / AFP


Le Casamançais est un joueur « toujours en formation », poursuit Mady Touré. Sadio Mané fonctionne par cycle de deux ans, toujours soucieux de ne pas griller les étapes. « Il a toujours dit qu’il finirait par jouer au Real Madrid ou à Barcelone. Je pense que cela arrivera. Après Metz puis Salzbourg [2012-2014], il a rejoint le FC Southampton [2014-2016], puis Liverpool. Il ne veut pas aller trop vite. »
360 000 euros par mois
A Liverpool, Sadio Mané est plutôt du genre casanier. « Il mène une vie tranquille. Il s’entraîne, joue, se repose. Même s’il gagne beaucoup d’argent, il a la tête sur les épaules. Cette discrétion est le fruit de son éducation », ajoute Mady Touré. Le joueur, qui a vu le jour à Bambaly, une petite commune de Casamance, est d’origine modeste et a perdu son père très jeune. « Sadio savait qu’il n’y avait que le foot pour lui permettre d’aider les siens », poursuit le formateur. A 13 ans, après avoir passé plusieurs tests, l’adolescent rejoint Dakar et Génération Foot. « C’est un garçon timide, mais qui a toujours cru en lui. Il ne doute pas. C’est sa force. Il me disait souvent : “Ne vous inquiétez pas, président, je vais réussir” »

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A Metz, en Ligue 2 et en National, le jeune homme laisse deviner un potentiel qui n’échappe pas aux Anglais d’Arsenal et aux Autrichiens du Red Bull Salzbourg, où Gérard Houllier, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France et alors directeur mondial de la branche football du groupe américain, lui propose un plan de carrière. Pragmatique, Sadio Mané préfère poursuivre sa formation en privilégiant le temps de jeu dans le modeste championnat autrichien plutôt qu’un exil précoce en Premier League anglaise où de nombreux jeunes, partis trop tôt, ont été broyés.
Liverpool, qui a déboursé 36 millions d’euros pour l’attirer à Anfield Road, va devoir lutter avec plus fortunés que lui pour conserver son phénomène. Cela passera probablement par une revalorisation des émoluments du Sénégalais, qui atteignent 360 000 euros par mois. Contrairement à d’autres footballeurs très bien rémunérés, Sadio Mané ne dilapide pas son argent. « Il ne possède pas cinq ou six voitures », précise Mady Touré, qui lui a plusieurs fois rendu visite en Angleterre.

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Sa famille est à l’abri, et le joueur, soucieux de son avenir, a investi dans des biens immobiliers au Sénégal. « Il ne finira pas dans le besoin. Ce n’est pas l’argent et la gloire qui vont lui monter à la tête. Il est bien entouré », insiste Mady Touré. Le joueur reste discret sur ses actions humanitaires. Il a récemment offert près de 240 000 euros pour la construction d’un lycée moderne à Bambaly. Et, au printemps, 300 maillots de Liverpool ont été envoyés dans son village natal. Preuve de son indéfectible attachement au Sénégal.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Parisiens l’ont emporté 6-1, mercredi soir, face à Belgrade. Le Brésilien Neymar a inscrit trois buts à lui seul.
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LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 14h51
    |

            Pierre Breteau








                        



   


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Sources : Le Monde, Média sportif


require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($, jqueryUICore) {

    const cyclisme = {
            "Tour de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Tour d'Italie": ["L'Équipe"],
            "Tour d'Espagne": ["Eurosport"],
            "Paris-Roubaix": ["France TV"],
            "Paris-Nice": ["France TV", "Eurosport"],
            "Le Critérium du Dauphiné": ["France TV"],
            "Tour des Flandres": ["France TV", "Eurosport"],
            "Championnats de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Championnats du Monde (CX)": ["L'Équipe"],
            "Championnats du Monde (route)": ["France TV", "L'Équipe", "Eurosport"],
            "La Flèche wallonne": ["France TV", "Eurosport"],
            "Tirreno-Adriatico": ["L'Équipe"],
            "Milan-San Remo": ["France TV"],
            "Liège-Bastogne-Liège": ["France TV", "Eurosport"],
            "Amstel Gold Race": ["France TV", "Eurosport"],
            "Paris-Tours": ["France TV"],
            "Tour d'Allemagne": ["L'Équipe", "Eurosport"],
            "Tour de Catalogne": ["Eurosport"],
            "Tour de Lombardie": ["L'Équipe"],
            "Tour de Suisse": ["L'Équipe"],
            "Tour Down Under": ["L'Équipe"],
            "Tour du Pays Basque": ["Eurosport"],
            "Tro Bro Leon": ["France TV"],
            "Classique San Sebastien": ["Eurosport"],
            "Gand-Wevelgem": ["L'Équipe"],
            "Grand Prix E3": ["Eurosport"]
        },
        tennis = {
            "Roland Garros": ["France TV", "Eurosport"],
            "Wimbledon": ["BeIN Sport"],
            "US Open": ["Eurosport"],
            "Open d'Australie": ["Eurosport"],
            "Coupe Davis": ["BeIN Sport"],
            "Fed Cup": ["BeIN Sport"],
            "Masters d'Indian Wells": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Miami": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Monte-Carlo": ["France TV", "Canal+"],
            "Masters de Madrid": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Rome": ["BeIN Sport"],
            "Masters du Canada": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Cincinnati": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Shanghai": ["BeIN Sport"],
            "Masters de Paris-Bercy": ["Canal+"],
            "Les 21 tournois du circuit WTA": ["BeIN Sport"]
        },
        rugby = {
            "Top 14": ["Canal+"],
            "Pro D2": ["Canal+", "Eurosport"],
            "Fédérale 1": ["L'Équipe"],
            "Six Nations": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Challenge européen": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Coupe d'Europe": ["France TV", "BeIN Sport"],
            "Test matchs": ["France TV", "RMC Sport"],
            "Coupe du Monde": ["TF1"],
            "4 Nations": ["Canal+"],
            "Premiership (Angleterre)": ["RMC Sport"],
            "Super Rugby (AU & NZ)": ["Canal+"]
        },
        football = {
            "Ligue 1": ["Canal+", "BeIN Sport"],
            "Ligue 2": ["Canal+", "BeIN Sport"],
            "D1 féminine": ["Canal+", "C8"],
            "Coupe du monde féminine 2019": ["TF1", "Canal+"],
            "Coupe de France": ["France TV", "Eurosport"],
            "Coupe de la Ligue": ["France TV", "Canal+"],
            "Ligue des nations de l'UEFA": ["TF1", "L'Équipe", "M6"],
            "Ligue des Champions (C1)": ["RMC Sport"],
            "Ligue Europa (C3)": ["France TV", "RMC Sport"],
            "Serie A (Italie)": ["BeIN Sport"],
            "Premier League (Angleterre)": ["RMC Sport"],
            "Liga (Espagne)": ["BeIN Sport"],
            "Bundesliga (Allemagne)": ["BeIN Sport"]
        },
        basketball = {
            "NBA": ["BeIN Sport"],
            "Euroleague": ["RMC Sport"],
            "Pro A": ["RMC Sport"],
            "Ligue des champions de basket": ["Canal+"],
            "Équipes de France de basket": ["Canal+"],
            "Eurobasket dames": ["M6", "Canal+"]
        },
        liste = [football, rugby, cyclisme, tennis, basketball],
        listeString = ["Football", "Rugby", "Cyclisme", "Tennis", "Basket-ball"],
        chainesQuiPartagent = ["Pro D2", "Coupe d'Europe", "Challenge européen"];

    var dicoGlobal = {},
        evenements = [],
        chaines = [],
        totalChaines = 0;

    /* les tarifs */
    const tarifs = {
        "France TV": 0,
        "Canal+": 30,
        "BeIN Sport": 15,
        "Eurosport": 9,
        "L'Équipe": 0,
        "RMC Sport": 19,
        "C8": 0,
        "TF1": 0,
        "M6": 0
    };

    /* la boucle qui crée les coches */
    $.each(liste, function(i, d) {
        /* on crée une div par sport */
        quelsport = listeString[i].toLowerCase()
" + listeString[i] + "▲")
        /* second boucle avec chaque événement */
        $.each(d, function(j, e) {
            dicoGlobal[j] = e;
 " + j + "")
        })
    });

    /* on bricole l'affichage au lancement */
    $("div.liste").hide()
    $("#g_football div.liste").slideToggle(250)
    $("#g_football div.triangle").toggleClass("tourne")

    /* les événements au clic sur les coches */
    $("#touslessports .coche input[type='checkbox']").on("change", function() {
        evt = $(this).data("evt")
        if (this.checked) {
            evenements.push(evt)
        } else {
            lequel = evenements.indexOf(evt);
            evenements.splice(lequel, 1)
        }
        onVerifie();
    })

    /* l'événement au clic sur le titre */

    $("#bouquetsport .titresport").on("click", function() {
        $("#bouquetsport div.liste").slideUp(250, function() {
            $(this).parent().find("div.triangle").removeClass("tourne")
        })
        if ($(this).next("div.liste").is(":hidden")) {
            $(this).next("#bouquetsport div.liste").slideDown(250, function() {
                $(this).parent().find("div.triangle").addClass("tourne")
            });
        }
    });


    /* nos fonctions */

    function onVerifie() {
        chaines = []
        $.each(evenements, function(i, d) {
            /* si c'est du football, faut toutes les chaines quand elles sont plusieurs */
            if (football[d] || chainesQuiPartagent.indexOf(d) != -1) {
                $.each(dicoGlobal[d], function(j, e) {
                    if (chaines.indexOf(e) == -1) {
                        chaines.push(e)
                    }
                })
            } else {
                /* sinon on ne garde que la gratuite, la première */
                if (chaines.indexOf(dicoGlobal[d][0]) == -1) {
                    chaines.push(dicoGlobal[d][0])
                }
            }
        })
        tarif();
    };

    function tarif() {
        totalChaines = 0;
        $.each(chaines, function(i, d) {
            totalChaines += tarifs[d]
        });
        afficherLeResultat();
    };

    /* on génère le résultat */

    function afficherLeResultat() {
        /* on range les chaînes par prix */
        chaines.sort(function(a, b) {
            return tarifs[a] - tarifs[b]
        })
        evenements.sort()
" + evenements.length + " événement" + ((evenements.length > 1) ? "s" : "") + " : ";
        $.each(evenements, function(i, d) {
            html += d
            if (i == evenements.length - 2) { html += " et " } else if (i         })
"
"
A suivre sur "
        $.each(chaines, function(i, d) {
            html += d
            if (i == chaines.length - 2) { html += " et " } else if (i         })
 1) { prix = "Toutes ces chaînes sont gratuites" } else {
indicatif de " + totalChaines + " euros"
        }
"
        if (evenements.length == 0) {
  ")
        } else {
            $("#resultatmobile, #resultatdesktop").html(html)
        }
    };
    /* on règle le souci de clic */

    $("#bouquetsport a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});



 /* CSS de l'encadré */ .module_decodeur ol li { list-style-type: decimal; } .module_decodeur ul li { list-style-type: disc; } .module_decodeur { width: 100%; padding: 24px 30px; margin: 10px 0; background: #FFFFFF; border-style: solid; border-width: 6px 1px 1px; border-color: #FB5100 #CACED0 #CACED0; font-family: Helvetica, arial, sans-serif; font-size: .8em; box-sizing: border-box; } .module_decodeur_header { border-bottom: 1px solid #E9EDF0; padding: 0 0 15.5px 0; margin: 0 0 15.5px 0; } .module_decodeur_header h2 { display: inline; background: #FB5100; padding: 6px 11px; font-family: Fette, "Arial Narrow", sans-serif; text-transform: uppercase; font-weight: normal; color: white; font-size: 1.3em; margin: 0; } .module_decodeur_logo { float: right; } .module_decodeur_logo a, .module_decodeur_logo img { border: none!important; text-decoration: :none!important; } .module_decodeur_intertitre { font-weight: bold!important; font-size: 1.1em; color: #131E2B; } .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire { padding: 8px 16px 6px; clear: both; background: #fff; border-left: 1px solid #e4e6e9; font-weight: bold; margin: 20px 0; } .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire a { border-bottom: 0; }



MÉTHODOLOGIE


Comment fonctionne notre application

Notre application privilégie toujours la diffusion « gratuite » de sport. Ainsi, si vous voulez suivre le Tour de France, bien qu'il soit diffusé sur France TV et sur Eurosport, elle ne retiendra que France TV. Par ailleurs, et étant donné la complexité des offres, bouquets et autres promotions, nous avons retenu un seul prix par chaîne : 30 euros pour l'offre de Canal +, 9 pour le « player » en ligne d'Eurosport, 19 pour RMC Sport, 15 pour Bein, etc.
Enfin, cette application ne garde aucune trace de vos choix, ils ne sont visibles que de vous, à ce moment précis, dans ce navigateur Internet.







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ En tête du championnat d’Allemagne, le Borussia reçoit mercredi Monaco à l’occasion de la deuxième journée de la C1, fort d’un début de saison tonitruant.
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Ligue des champions : Dortmund, la jeunesse enfin au pouvoir ?

En tête du championnat d’Allemagne, le Borussia reçoit mercredi Monaco à l’occasion de la deuxième journée de la C1, fort d’un début de saison tonitruant.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 11h13
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


Rien ne se perd, tout se transforme. Deux saisons après leur affrontement en quarts de finale de Ligue des champions (3-2, 3-1 pour Monaco), le Borussia Dortmund et l’ASM effectuent mercredi 3 octobre leurs retrouvailles européennes, en s’appuyant de nouveau sur un même modèle sportif : l’achat de jeunes talents prometteurs, chargés d’animer un football tourné vers l’attaque.
Mais cette année, la donne est différente. Là où la stratégie de Monaco (18e de Ligue 1 après huit journées) atteint ses limites, celle du Borussia (BvB) semble trouver sa pleine mesure. Invaincus en Bundesliga après six journées, les joueurs de la Ruhr occupent la tête du championnat allemand avec une différence de buts impressionnante (+ 14), deux fois supérieure à celle du Bayern Münich, leur grand rival et tombeur lors de la finale de la Ligue des champions en 2013.
Le BvB ne dispose peut-être plus d’un buteur vedette, comme Robert Lewandowski ou Pierre-Emerick Aubameyang, mais « son effectif est l’un des meilleurs, sinon le meilleur d’Allemagne, estime Patrick Guillou, consultant spécialiste de la Bundesliga pour BeIN Sports. Sa grande force réside dans sa densité : la concurrence est telle qu’un Mario Götze, héros de la finale du Mondial 2014 avec l’Allemagne, n’est plus dans le groupe depuis plusieurs matchs ».
Pourtant, les titulaires réguliers en attaque aux côtés du prodige américain Christian Pulisic (20 ans) et de Marco Reus, enfin épargné par les blessures, s’appellent Maximilian Philipp (24 ans), Marius Wolf (23 ans) ou Jacob Bruun Larsen (20 ans), tous issus de clubs plus modestes de Bundesliga. Des noms inconnus hors d’Allemagne, mais qui ne devraient pas le rester. En défense, la moyenne d’âge pointait à 20,7 ans samedi contre Leverkusen (4-2). Deux des piliers de l’arrière-garde, Dan-Axel Zagadou et Abdou Diallo, sont français, et promis à un brillant avenir.

        Lire aussi :
         

                Football : la Bundesliga, terre d’accueil des pépites françaises



Un nouveau modèle économique et sportif
Désormais ancré dans l’ADN du club, ce pari sur la jeunesse est d’abord né d’un accident. Après le titre de champion d’Allemagne acquis en 2002, l’état-major dépense sans compter sur le marché des transferts, après avoir décidé de se coter en Bourse deux ans auparavant. Mais les recrues déçoivent et les résultats médiocres ne permettent pas de rentabiliser les investissements.
L’entraîneur Matthias Sammer décide de réduire son salaire. Ses joueurs le suivent et renoncent à 20 % de leurs émoluments. Un geste qui n’empêche pas le Borussia de frôler la faillite et la relégation en championnat amateur en 2005. Le BvB est obligé de vendre son stade, et de le louer pour pouvoir y évoluer.
Mais la marque « Borussia Dortmund », portée par le club le plus titré de la Ruhr (8 titres en Bundesliga et une Ligue des champions en 1997), son stade mythique du Westfalenstadion – aujourd’hui renommé Signal Iduna Park – et ses couleurs jaunes et noires historiques, pèsent lourd. Sauvé par des investisseurs comme Nike, le Borussia doit aussi sa survie à ses supporteurs, dont la campagne de sensibilisation a permis de repousser le paiement du loyer du stade, et… à son grand rival du Bayern Münich, qui a consenti un prêt de 2 millions d’euros. « On a besoin de concurrence pour grandir. Dortmund nous oblige à nous remettre en cause », justifiait Uli Hoeness, alors président du conseil de surveillance du Bayern.
Pour éviter un nouveau désastre financier, la direction adopte le modèle économique qui fait aujourd’hui sa réussite sportive : jusqu’en 2012, pas un seul joueur n’a coûté plus de 6 millions d’euros, dont les Lewandowski, Hummels ou Gündogan, qui ne sont alors que des talents prometteurs. La plupart seront revendus bien plus cher. Démonstration avec le Français Ousmane Dembélé : acheté 15 millions d’euros à Rennes en 2016, cédé pour 90 millions de plus à Barcelone l’année suivante.
Un recrutement davantage « Borussia compatible »
Malgré les plus-values, ce modèle ne permet pas de rivaliser avec la toute puissance du Bayern Munich, qui s’est spécialisé dans le pillage des meilleurs éléments du BvB (Götze – aujourd’hui de retour à Dortmund – Lewandowski, Hummels) et dispose d’arguments financiers plus convaincants.
Porté sur la voie du renouveau par de jeunes entraîneurs innovants (Jürgen Klopp de 2008 à 2015 et Thomas Tuchel de 2015 à 2017), Dortmund a misé cet été sur un technicien plus expérimenté, tout en conservant le style offensif de Klopp et Tuchel. A 60 ans, Lucien Favre a déjà roulé sa bosse en Bundesliga du côté de Mönchengladbach et reste sur une expérience aboutie à Nice (3e de Ligue 1 en 2016-2017).

   


Réputé pour son management humain, le Suisse s’attache à tisser un lien fort avec son effectif. Chaque matin, avant l’entraînement, il attend tous ses joueurs pour leur serrer la main. « Humainement et sportivement, Lucien Favre est le meilleur technicien que j’ai rencontré », affirmait en début de saison l’idole du club, Marco Reus.
Ce choix d’un entraîneur sensible à l’affect fait partie des initiatives prises pour restaurer l’« ADN » perdu du Borussia, selon Patrick Guillou, à savoir « l’importance de l’institution ».
28 milllions pour un espoir français
Avec l’ancienne gloire locale Matthias Sammer de retour dans l’organigramme du BvB et un recrutement centré sur des joueurs « Borussia compatibles », Dortmund retrouve un esprit collectif qui s’exprime aussi sur le terrain : pas moins de 12 joueurs différents ont déjà trouvé le chemin des filets.
Pour encadrer cette jeunesse, le club a aussi misé cet été sur des joueurs ayant de la « bouteille » : Axel Witsel (Belgique) et Thomas Delaney (Danemark), titulaires dans l’entrejeu de leur sélection au Mondial cet été. « Ils ne sont pas glamour, mais apportent du caractère, un leadership qui manquait à l’équipe ces dernières années », assure Patrick Guillou.
Les dirigeants du BvB ont mis les moyens de leurs ambitions avec une balance de transferts négative (75 millions d’euros dépensés pour les arrivées, 50 millions perçus pour les départs). Le club n’a pas hésité à aligner 28 millions d’euros pour le grand espoir français Diallo, et a recruté malin en se faisant prêter le latéral du Real Madrid Achraf Hakimi, ou le buteur du FC Barcelone Paco Alcacer.
Suffisant pour devancer le Bayern cette année ? « Munich dispose d’un vécu collectif bien plus important, avec une colonne vertébrale de joueurs qui se connaissent depuis longtemps », souligne Patrick Guillou. Mais, signe que l’écart entre les deux géants de la Bundesliga se réduit, les Bavarois n’ont plus « volé » de joueurs au Borussia depuis deux ans.

Le souvenir de l’attentat
Le 11 avril 2017, avant un quart de finale de Ligue des champions contre Monaco, trois bombes avaient explosé au passage du car transportant l’équipe du Borussia Dortmund (BvB) de son hôtel au stade, le Signal Iduna Park, faisant trois blessés, dont un joueur. La décision avait aussitôt été prise d’annuler le match et de le reporter au lendemain. Quelques jours plus tard, un Germano-Russe de 28 ans, Sergej W., sera arrêté : avec cet attentat, il voulait provoquer une chute de l’action en bourse du Borussia, sur laquelle il avait spéculé à la baisse.
Lors des audiences du procès, qui est en cours, Marcel Schmelzer (capitaine de l’équipe en avril 2017) a reconnu que s’il essayait « d’évacuer ce souvenir, il y a toujours des moments où il revient ». « Je n’en ai pas beaucoup parlé avec les autres joueurs, mais de ce que je vois, le sujet a été largement évacué », a assuré, mardi 2 octobre, Manuel Akanji, l’un des actuels joueurs du BvB. Lui-même n’appartenait toutefois pas à cette équipe en 2017. Et, aujourd’hui, un grand nombre de ceux qui y figuraient sont partis dans d’autres clubs.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Privés de leur public, les Lyonnais ont d’abord sombré, mardi soir face à Donetsk, avant de se reprendre. Mené 2-0, l’OL s’en sort finalement avec un match nul (2-2).
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Ligue des champions : sans supporteurs et longtemps sans envie, l’OL échappe au pire

Privés de leur public, les Lyonnais ont d’abord sombré, mardi soir face à Donetsk, avant de se reprendre. Mené 2-0, l’OL s’en sort finalement avec un match nul (2-2).



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 23h11
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 09h43
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


L’excuse était déjà certainement toute trouvée. Nul besoin du coup d’afficher l’état d’esprit nécessaire à remporter un match de haut niveau. Frappé d’un huis clos, privé de son public et mené 2-0, l’Olympique lyonnais (OL) a longtemps été proche du ridicule, mardi 2 octobre au soir, lors de la deuxième journée de la Ligue des champions.
Grâce à un sursaut d’orgueil, les Lyonnais sont finalement parvenus à égaliser et à arracher le match nul face au club ukrainien, le Shakhtar Donetsk (2-2). Lyon occupe tout de même la tête du groupe F avec quatre points, un point de plus que Manchester City. Son adversaire du soir est à deux points derrière.
C’est un moindre mal, car à Décines, la banlieue lyonnaise qui abrite le grand stade de l’OL, tout le monde s’est ennuyé pendant soixante-dix minutes : des journalistes aux stadiers, et même jusqu’aux joueurs, particulièrement ceux de Bruno Génésio. « Je suis satisfait que mon équipe soit revenue à la marque. Jouer à huis clos, ce n’est pas le football qui doit se jouer devant du public avec une ambiance, surtout en Ligue des champions. C’était très désagréable », a plaidé l’entraîneur lyonnais.
« On n’a pas le choix et on doit s’adapter »
En conférence de presse la veille du match, le capitaine Nabil Fekir semblait pourtant conscient des risques liés à un huis clos : « On va essayer de faire abstraction de l’environnement. On va se concentrer sur le jeu. On n’a pas l’habitude du huis clos. Mais on n’a pas le choix et on doit s’adapter. » 

Quelle tristesse. Sanctions collectives débiles.

— Incognitouf (@Incognitouf 🇫🇷🌟🌟)


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Il a fallu attendre l’entrée énergique du Néerlandais Memphis Depay pour changer la face d’une rencontre qui prenait le chemin de l’humiliation. En deux minutes (70e et 72e), les buts de Moussa Dembélé et de Léo Dubois ont permis aux Lyonnais d’échapper au ridicule. Mais Lyon, magnifique vainqueur de Manchester City en ouverture (2-1), laisse passer une belle chance de faire le trou sur l’équipe de Donetsk, qui sera à coup sûr son principal concurrent à la qualification aux huitièmes de finale.

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                Ligue des champions : Lyon joue en sourdine



Traditionnellement favorable à l’équipe hôte, normalement portée par ses supporteurs, le premier quart d’heure de la rencontre a été extrêmement poussif. Les coéquipiers du champion du monde Nabil Fekir, qui a manqué absolument tout ce qu’il a tenté, ont semblé comme anesthésiés tout au long d’une grosse première heure de jeu.
Tribunes désespérément vides
Avant la rencontre, le DJ de l’enceinte lyonnaise n’a pas épargné la musique agressive aux oreilles des mille spectateurs autorisés, principalement les invités de l’UEFA (Union des associations européennes de football), du club visiteur et les médias. Tout juste le niveau sonore était-il réduit, et pour cause, il n’y avait aucun risque d’être en concurrence avec le bruit descendu de tribunes désespérément vides. Il ne fallait pas compter sur les VIP installées en tribune pour prendre la relève de la foule habituelle. Les footballeurs professionnels ne sont plus coutumiers d’une telle atmosphère que vivent week-end après week-end les footballeurs du dimanche.

   


A l’entrée des joueurs, normalement acclamée, quelques journalistes, taquins ou « chambreurs », ont demandé le silence, « chut, chut », avant d’applaudir. Lorsque les vingt-deux joueurs se sont salués, chaque poignée de main a résonné d’un « clac ».
La responsable de cette punition collective, l’UEFA, n’a en rien transigé à son rituel : publicités sur écrans géants, diffusion du célèbre hymne de la compétition et bâche géante en forme de ballon secouée frénétiquement par des jeunes gens. Tout cela pour un public invisible.
Les vingt dernières minutes, plus excitantes, n’ont pas suffi à faire de ce match un spectacle. L’expérience, désolante, est à vivre au moins une fois pour se rendre compte de l’importance des supporteurs, trop souvent mésestimée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’entraîneur portugais a été démis de ses fonctions par le président nantais, Waldemar Kita. Il est remplacé par le technicien franco-bosnien, qui fut joueur avec les Canaris dans les années 1980.
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Football : le FC Nantes remercie Miguel Cardoso et embauche Vahid Halilhodzic

L’entraîneur portugais a été démis de ses fonctions par le président nantais, Waldemar Kita. Il est remplacé par le technicien franco-bosnien, qui fut joueur avec les Canaris dans les années 1980.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 15h51
   





                        



   


Ses valises étaient sans doute déjà prêtes : l’entraîneur portugais Miguel Cardoso a, sans surprise, été remercié par le FC Nantes mardi 2 octobre, malgré le bon point pris sur la pelouse de l’Olympique lyonnais samedi (1-1). L’annonce officielle en a été faite par la direction du club, qui a, dans le même temps, annoncé l’arrivée du Franco-Bosnien Vahid Halilhodzic, 66 ans, qui fut, dans les années 1980, un buteur opportuniste dans les rangs des Canaris.
Ce dernier a signé un contrat de deux ans, a-t-on appris auprès de la direction du club. Ancien entraîneur de Lille, du Paris SG, de Rennes, ex-sélectionneur de l’Algérie et du Japon, Vahid Halilhodzic est arrivé en début d’après-midi au centre sportif du club, où il devait diriger son premier entraînement. Il sera accompagné de Patrick Collot et Cyril Moine, qui est également préparateur physique, et de l’entraîneur des gardiens Willy Grondin.

Vahid Halilhodzic arrive à Nantes accompagné de Patrick Collot (adjoint), de Cyril Moine (préparateur physique) et… https://t.co/yaHsCgHyny— FCNantes (@FC Nantes)


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Successeur de Claudio Ranieri, Miguel Cardoso sera resté trois mois seulement à Nantes, dans un climat de défiance entretenu par son propre président, Waldemar Kita, qui l’avait recruté. L’équipe est 19e de Ligue 1 après cette huitième journée, avec une seule victoire.
Depuis une défaite à domicile contre Nice (1-2), Cardoso, 46 ans et professeur de sport avant de devenir entraîneur, savait son sort scellé. Il n’ignorait pas que Kita (propriétaire du Football Club de Nantes depuis 2007) avait usé, consommé, remercié douze autres entraîneurs en onze ans avant lui.
Dans un tweet, Miguel Cardoso a remercié à la fois les joueurs, les supporteurs et la ville de Nantes.

"Au milieu de l’hiver j’ai découvert en moi un invincible été"
Albert Camus

— CoachMCardoso (@Miguel Cardoso)


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Vendredi, il vécut une conférence de presse délicate, pressé de questions sur son avenir quand, lui, souhaitait parler uniquement du déplacement à Lyon. Il tenta vainement de convaincre que des confrères comme lui « dans la merde [sic] » avaient fini par redresser la barre. Il avait cité les cas de ses compatriotes portugais Leonardo Jardim à Monaco et Paulo Fonseca (dont il était l’adjoint) au Chakhtar Donestk, en Ukraine.

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          A Nantes, Waldemar Kita a déjà préparé les valises de Miguel Cardoso



La dure réalité de la Ligue 1
« On va le faire ensemble », avait-il promis avant de brutalement prendre congé des journalistes après onze minutes d’un drôle d’exercice.
Avec Miguel Cardoso, le FCN devait renouer avec une certaine idée du football. Sans oser parler du « jeu à la nantaise » que les moins de 20 ans considèrent comme une légende urbaine, le technicien arrivé de Rio Ave promettait un jeu de possession, tourné vers l’attaque, loin du froid réalisme de son prédécesseur, l’Italien Claudio Ranieri, champion de la victoire 1-0 lors des six premiers mois la saison dernière.
Mais ses belles intentions se sont fracassées sur la dure réalité de la Ligue 1, du manque de talent de ses joueurs offensifs et de l’impatience chronique de son président, qui a tôt fait de lui reprocher ses choix.
Le ver était peut-être dans le fruit dès le départ. L’entrepreneur franco-polonais se serait laissé imposer le choix de Cardoso par les responsables de la formation et par son fils, Franck, directeur général du club.
Image de capitaine de caserne
Ce dernier aurait d’ailleurs assez vite changé d’avis sur un technicien très (trop ?) analytique, passé par l’université portugaise comme José Mourinho, Carlos Queiroz ou Leonardo Jardim, et adepte de très longues séances vidéo peu au goût des joueurs nantais.
Kita père penchait déjà cet été pour Vahid Halilhodzic. Le Franco-Bosnien entretient cette image de capitaine de caserne capable de renvoyer chez eux deux joueurs (les Rennais Diatta et Réveillère en 2003) pris en pleine partie de Playstation nocturne la vieille d’un match.
Dans les colonnes de France Football, en mai 2005, peu après avoir été remercié par le PSG, l’intéressé s’était plaint de « cette fausse image d’un adjudant borné du foot que certains ont réussi à me coller ». L’émission les « Guignols de l’info » de Canal+ l’avait en l’occurrence caricaturé sous les traits d’une marionnette autoritaire et impulsive.
Ex-attaquant de Nantes (1981-1986) et de Paris (1986-1987), Vahid Halilhodzic a dirigé, en tant qu’entraîneur, treize clubs ou sélections nationales, dans neuf pays différents. Il a notamment conduit l’équipe d’Algérie à une qualification historique en 8e de finale du Mondial 2014, perdu contre l’Allemagne.
Mais, souvent, son caractère éruptif a conduit à des fins de contrat brutales. Remercié par Paris (2003-2005), il a aussi été limogé par la Côte-d’Ivoire (2008-2010) puis par le Japon (2015-2018).
Kita-Halilhozdic ressemble à l’union du feu avec le feu, tant le propriétaire du FCN n’aime rien de plus que se mêler de recrutement, de tactique et suggérer quelques ajustements à ses nombreux entraîneurs. Combien de temps le volcanique Bosnien y résistera-t-il ?



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 02/10/2018
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L’Etoile rouge de Belgrade, ombres et lumière d’un ancien club yougoslave

Adversaire du PSG en Ligue des champions mercredi, l’équipe serbe a été, au début des années 1990, au cœur de l’histoire tragique menant à l’éclatement de la Yougoslavie.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 06h38
    |

                            Alexandre Pedro








                        



                                


                            

Les palmarès sont têtus, ils ignorent les budgets, les millions investis sur la pelouse ou l’identité des VIP en loges. Quand le Paris-Saint-Germain (PSG) version qatarie n’arrive pas à rêver plus grand que les quarts de finale, l’Etoile rouge de Belgrade a déjà touché, une fois, « les grandes oreilles » de la Coupe d’Europe.
Mercredi 3 octobre (à 19 heures) au Parc des Princes, les Parisiens reçoivent pour la deuxième journée de la Ligue des champions un ancien vainqueur de la « C1 ». Et, surtout, une équipe, qui, il y a plus d’un quart de siècle, témoignait de toute la complexité des Balkans.

« On nous reproche d’être romantiques »
Le 29 mai 1991, on parle encore de Coupe d’Europe des clubs champions, la Yougoslavie expire son dernier souffle et Basile Boli pleure la défaite de l’Olympique de Marseille aux tirs au but après un pensum de cent vingt minutes sans but.
« Selon moi, ça a été la finale la plus moche de l’histoire de la Coupe des champions », racontait au magazine So Foot, en 2010, le défenseur serbe Sinisa Mihajlovic. Craignant la force de frappe marseillaise, Ljupko Petrovic a ordonné à ses joueurs de refuser le jeu. Message reçu. « La victoire justifie les moyens, à nous Yougoslaves, on nous reproche d’être romantiques », justifiera l’entraîneur.
A Bari, les onze titulaires – moins le défenseur Miodrag Belodedici, déserteur de la Roumanie de Ceausescu en 1988 – sont tous des enfants du maréchal Tito et de la République fédérative socialiste de Yougoslavie. Si le noyau dur de l’équipe est serbe, le buteur Darko Pancev vient de la lointaine Macédoine, Dejan Savicevic est un petit Maradona monténégrin, Robert Prosinecki et Sinisa Mihajlovic les fruits d’unions serbo-croates.
« Cette équipe s’est formée à une époque où il était encore normal d’avoir des joueurs issus de presque toutes les républiques, resitue le grand reporter italien Gigi Riva, auteur du livre Le Dernier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La réception de l’Etoile rouge de Belgrade au Parc des Princes mercredi pour la Ligue des champions inquiète les pouvoirs publics depuis plusieurs semaines.
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Match sous tension pour Michel Besnard, le « M. Sécurité » du PSG

La réception de l’Etoile rouge de Belgrade au Parc des Princes mercredi pour la Ligue des champions inquiète les pouvoirs publics depuis plusieurs semaines.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h52
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Habitué à œuvrer dans l’ombre, Michel Besnard goûte assez peu d’être en pleine lumière. Le voilà pourtant propulsé en première ligne avec la réception des Serbes de l’Etoile rouge de Belgrade, mercredi 3 octobre, au Parc des Princes, lors de la deuxième journée de la phase de poules de Ligue des champions. Nommé en avril, le nouveau directeur de la sécurité du Paris-Saint-Germain est attendu au tournant, alors que le contexte de la rencontre inquiète les pouvoirs publics depuis plusieurs semaines.

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                L’Etoile rouge de Belgrade, ombres et lumière d’un ancien club yougoslave



L’Union des associations européennes de football (UEFA) a interdit aux supporteurs serbes, dont la frange dite « ultras » est l’une des plus violentes du continent, de faire le déplacement dans la capitale. Et ce, après de graves débordements, en août, lors du barrage qualificatif retour entre les Autrichiens de Salzbourg et l’Etoile rouge.
Le « parcage » visiteurs sera donc vide au Parc, dont la capacité d’accueil a été réduite à 40 000 places (contre 48 000 habituellement) en raison de la fermeture, décrétée par l’UEFA, de la tribune Auteuil. Une décision qui fait suite à l’utilisation de fumigènes et autres engins pyrotechniques par les ultras parisiens, le 7 mars, lors de l’élimination du PSG par le Real Madrid, en huitièmes de finale du tournoi.
« Bon compromis »
Néanmoins, le dispositif de sécurité a été renforcé avec une hausse significative du nombre de stadiers (de 1 000 à 1 200) et d’unités de forces de l’ordre. Car, si la vente de billets a été limitée dans la mesure du possible au territoire français, près de 2 000 supporteurs de l’Etoile rouge, issus de la diaspora serbe de l’Hexagone mais aussi de l’Europe entière, seront disséminés en tribunes pour le premier déplacement en Ligue des champions de leur club depuis la saison 1991-1992. « Cela va être le bordel avec un flux de personnes à gérer dans des tribunes non réservées aux visiteurs », prévient-on pourtant au Collectif ultras Paris (CUP).
Dans ce climat anxiogène, le commandant Michel Besnard, 54 ans, qui passe pour un « grand flic » chevronné, rompu aux missions délicates, a un rôle central. Après avoir gravi les échelons de la police et de l’administration durant trois décennies, cet ancien préfet a succédé au PSG à Jean-Philippe d’Hallivillée (2006-2017), l’un des artisans du plan de sécurisation dit « Leproux », en 2010, et opposé au retour des ultras au Parc, acté, en 2016, par la direction du club.
M. Besnard n’était pas le premier choix des dirigeants parisiens. Ces derniers auraient préféré recruter un autre « grand flic », Laurent Simonin, chef d’état-major à la direction de l’ordre public et de la circulation à la Préfecture de police de Paris et dont le nom est apparu dans l’affaire Benalla cet été. Mais sa demande de mise en disponibilité a été rejetée, en novembre 2017, par la commission de déontologie de la fonction publique.
Directeur délégué à la cellule interministérielle de crise à l’occasion des attentats de Paris (novembre 2015) et de Nice (juillet 2016), M. Besnard avait intégré, en 2012, le cabinet du directeur général de la police nationale en tant que chef de l’unité de coordination des grands événements. C’est à ce titre qu’il a été chargé de la sécurité de l’Euro 2016 ou du Mondial de handball, en 2017.
« Michel Besnard est un grand professionnel de la sécurité. Il a le sens de l’Etat et a travaillé deux, trois ans sur l’Euro 2016, assure le préfet Ziad Khoury, ancien directeur de la sécurité de l’Euro. Il connaît le milieu footballistique, ses codes, le comportement des supporteurs. »
Un autre élément explique la nomination de M. Besnard à la tête de la sécurité du PSG : sa proximité depuis 2002 avec Nicolas Sarkozy, supporteur historique du club et ami de son président qatari, Nasser Al-Khelaïfi. De 2007 à 2012, sous le mandat de « Sarko », M. Besnard a occupé le poste de directeur du groupe de sécurité de la présidence de la République.
« Besnard a l’oreille de Nasser »
« Besnard est un “Sarkoboy”, il vient de ce réseau, confie un fin connaisseur du PSG. Il réorganise le service sécurité du club en prenant des membres de la garde rapprochée de Sarkozy. Besnard a aussi l’oreille de Nasser et a son bureau en face du sien. Sa nomination est un bon compromis pour la Préfecture de police. »
Le principal dossier de M. Besnard – qui « préfère rester en retrait et ne donne jamais d’interview », selon le PSG – est la gestion du Collectif ultras Paris, ostracisé avant le rachat du club par Qatar Sports Investments, en 2011, et autorisé, sous condition, cinq ans plus tard à regagner le Parc des Princes pour réchauffer l’ambiance. « Il est pragmatique, à l’écoute, et a une bonne image », estime-t-on chez les ultras parisiens. « Besnard applique la feuille de route de Nasser et doit composer avec les ultras, instables », observe un proche du club.

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                Au PSG, une alliance de circonstances entre Nasser Al-Khelaïfi et les ultras



Besnard doit également travailler avec l’influent Jean-Martial Ribes, directeur de la communication du PSG, à la manœuvre lors du retour en grâce des ultras, et former un tandem avec un ancien policier des renseignements généraux, Malik Nait-Liman. Ce dernier a été nommé en août « référent supporteurs » par le club après avoir servi d’intermédiaire avec le CUP. « Besnard apprend, observe, résume-t-on aux portes du PSG. Il doit éviter les situations conflictuelles avec les ultras. Quitte à parfois fermer les yeux. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La plaignante dit avoir été agressée sexuellement par le joueur et avoir subi des pressions la contraignant au silence, des accusations démenties par le footballeur Portugais.
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L’enquête sur Cristiano Ronaldo, accusé de viol, est rouverte à Las Vegas

La plaignante dit avoir été agressée sexuellement par le joueur et avoir subi des pressions la contraignant au silence, des accusations démenties par le footballeur Portugais.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 10h00
   





                        


« Fake news », a affirmé dimanche Cristiano Ronaldo sur son compte Instagram. La police de Las Vegas a annoncé, lundi 1er octobre, avoir rouvert l’enquête sur des accusations de viol portées par une Américaine de 34 ans contre la star mondiale du football, qui a catégoriquement démenti toute agression sur la jeune femme dans sa chambre d’hôtel en juin 2009.
La plaignante, Kathryn Mayorga, affirme dans une plainte déposée le 27 septembre dans l’Etat du Nevada que Ronaldo l’a sodomisée de force le 13 juin 2009 et a exercé des pressions pour lui faire signer un accord financier la contraignant au silence. « La plainte de Mme Mayorga, les preuves physiques de son agression sexuelle (…) ne sont pas des “fake news” », a rétorqué son avocat, Leslie Stovall, dans un communiqué. Selon lui, Kathryn Mayorga espère non seulement « obtenir justice » en mettant Ronaldo face à ses responsabilités, mais aussi l’empêcher de recommencer et « encourager toutes les victimes d’agressions sexuelles » à poursuivre leurs auteurs, « aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître ».
« Le dossier a été rouvert »
Le 13 juin 2009, la plaignante avait bien dénoncé un viol présumé à la police de Las Vegas, et fait l’objet d’un examen médical. « Mais à l’époque où la déposition avait été prise, la victime n’avait pas fourni aux détectives ni le lieu de l’incident ni la description du suspect », souligne la police de Las Vegas. D’après la plainte, la jeune femme s’était contentée d’évoquer « un joueur de football célèbre », et la procédure avait tourné court. Elle avait eu peur d’être « humiliée publiquement » et de subir des mesures de « rétorsion » de la part de la star, explique la plainte au civil déposée auprès du tribunal compétent pour Las Vegas.
« Le dossier a été rouvert et nos détectives remontent les informations données par la victime », assure la police de Las Vegas. Selon son récit, Mme Mayorga avait rencontré Cristiano Ronaldo au Palms Hotel de Las Vegas le 13 juin 2009, chacun faisant partie d’un groupe. Ronaldo l’aurait alors invitée, ainsi qu’une amie et d’autres personnes, dans sa suite. Là, il aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l’époque, de se joindre au groupe dans un Jacuzzi. Celle-ci n’ayant pas de maillot de bain, il lui aurait proposé un short de sport et un tee-shirt, la menant à la salle de bains pour qu’elle puisse se changer.
Selon ses dires, c’est pendant qu’elle se déshabillait que le footballeur a fait irruption dans la salle de bains, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga dit avoir refusé et demandé à quitter les lieux. Au moment où elle sortait de la salle de bains, elle accuse Ronaldo de l’avoir poussée sur un lit, pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec elle. Et c’est parce qu’elle se protégeait le sexe de ses mains pour éviter d’être pénétrée qu’il l’aurait sodomisée, tandis qu’« elle criait “non, non, non” ». Après l’agression, Ronaldo l’aurait laissé partir, « affirmant être désolé et qu’il se comportait d’habitude comme un gentleman ».
« Médiation privée »
Après cette soirée, une « médiation privée » aurait été organisée entre des représentants de Ronaldo d’un côté, la plaignante, « déséquilibrée émotionnellement », et son avocat de l’autre. A l’issue de discussions décrites comme très éprouvantes pour la jeune femme par ses avocats, une transaction financière avait été conclue, accordant un versement de 375 000 dollars en échange d’une confidentialité absolue sur les faits présumés ou l’accord, ainsi que l’abandon de toute procédure.
Pour les avocats de Kathryn Mayorga, cet accord est nul et non avenu, notamment en raison de l’état psychologique de leur cliente à l’époque et des pressions exercées à son encontre. Des « abus de faiblesse sur personne vulnérable » qui visaient, selon la plainte, à stopper l’enquête et à soustraire le footballeur à d’éventuelles poursuites judiciaires.
Une équipe de « spécialistes de la protection de la réputation » engagée par Ronaldo aurait notamment menacé de diffuser des informations selon lesquelles la jeune femme avait sciemment eu une relation sexuelle avec le footballeur dans le but de le faire chanter. Cet argument a été utilisé dimanche par Ronaldo sur son compte Instagram : « Ils veulent se faire de la publicité sur mon nom. C’est normal. Ils veulent devenir célèbres », a-t-il dit, en réponse à une interview de Kathryn Mayorga publiée par le journal allemand Der Spiegel. Un article qualifié de « manifestement illégal » par un avocat allemand agissant pour le compte de Ronaldo. « Il viole les droits de notre client de manière exceptionnellement grave », dénonce l’avocat dans un communiqué, promettant des poursuites contre le journal et demandant à ce qu’aucun extrait de l’interview ne soit reproduit.



                            


                        

                        


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Ligue des champions : Lyon joue en sourdine

Sanctionné d’un match à huis clos par l’UEFA, le club français devra faire, mardi, sans son public pour affronter les Ukrainiens de Donetsk.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 20h11
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Les consignes des entraîneurs, les protestations plus ou moins correctes des joueurs ou encore l’intensité des contacts, tout ce qui est d’habitude couvert par le bruit de la foule sera audible. Sanctionné par l’UEFA, l’Olympique lyonnais (OL) s’apprête à disputer à huis clos, mardi 2 octobre dans la soirée, une rencontre de Ligue des champions de football à domicile, la première de son histoire.
Les Lyonnais, vainqueurs de Manchester City en ouverture (2-1), vont recevoir les Ukrainiens du Chakhtar Donetsk dans un stade de près de 60 000 places qui sonnera désespérément creux. Outre la presse et le personnel nécessaire à l’organisation du match, ne seront présents que trois cents invités de l’UEFA, deux cents suiveurs du club visiteur et moins d’une centaine de personnes côté OL, en incluant joueurs et staff. Autour, un dispositif de sécurité sera déployé.
« Les joueurs sont habitués à jouer dans des enceintes avec une ambiance minimum, là il n’y aura aucun bruit. On a sollicité sans succès l’UEFA pour savoir si on avait le droit de diffuser une bande sonore d’ambiance », déplore Xavier Pierrot, stadium manager (« gestionnaire de stade ») de l’OL. Lundi, l’entraîneur, Bruno Génésio, a tenté de relativiser : « Les saisons passées, on a eu des ambiances extraordinaires ici. Il faudra faire sans et c’est regrettable. Mais il faut accepter la sanction et trouver la motivation. »
Perte de recette de plus de 4 millions d’euros
Jusqu’à la semaine dernière, le club du président, Jean-Michel Aulas, a espéré échapper à ce huis clos. Hormis les désagréments sportifs, la perte de recette de billetterie s’élève à plus de 4 millions d’euros. Rendue fin d’août en première instance, la sanction a été confirmée en appel le 21 septembre. Décidé à porter l’affaire devant le TAS (tribunal arbitral du sport), Lyon y a renoncé. « Le délai était trop court », confie Xavier Pierrot.
Les faits incriminés remontent au 15 mars. Ce soir-là, l’Olympique lyonnais reçoit le CSKA Moscou en huitième de finale retour de la Ligue Europa. Avant la rencontre, hors du stade, des heurts opposent les forces de l’ordre à une centaine de supporteurs lyonnais encagoulés. L’OL est déjà sous le coup d’une période probatoire de deux ans pour un envahissement de la pelouse et des affrontements entre supporteurs, en avril 2017 lors d’une rencontre face au Besiktas Istanbul.

Les juristes du club rhodanien parviennent à obtenir que le sursis soit réduit à quinze mois. Celui-ci s’achève donc en juillet, soit plus d’un mois avant que l’UEFA ne rende sa décision sur les incidents du match contre Moscou. Cela a peut-être agacé l’instance dirigeante du football européen. « On a accueilli cette décision comme une injustice. Pour nous, ces incidents ont eu lieu hors de notre responsabilité à l’extérieur du stade, sur le domaine public où l’on ne peut rien faire. L’UEFA voit les choses autrement : elle impute la faute au club organisateur », explique Xavier Pierrot.
« Pourquoi punir 50 000 personnes ? »
Habitué du virage nord, dont il a été abonné pendant dix ans jusqu’à la saison passée, Sébastien était présent lors de ces événements. Il trouve lui aussi la sanction sévère : « On n’a pas trop compris ce qui se passait, ça s’est déroulé à l’extérieur, devant un bar à l’arrivée des tramways [à quelques centaines de mètres du parvis du stade]. Pourquoi punir 50 000 personnes alors qu’il n’y a que cent gars qui ont chargé la police et mis le bazar ? J’ai toujours trouvé que les sanctions collectives n’avaient aucun sens. »
Pour ce supporteur de 35 ans, le club n’a toutefois pas toujours été exempt de reproche. Il pointe une gestion de la billetterie qu’il estime défectueuse en 2017 contre Besiktas et qui avait conduit à l’afflux de plus de 20 000 supporteurs turcs.
« On avait pourtant averti que les Turcs achetaient les billets cinq par cinq. Aulas s’était moqué de nous sur Twitter, disant que l’on était idiot et que tout était sous contrôle », rapporte-t-il avant de regretter que le dossier lyonnais s’alourdisse : « A presque chaque déplacement, il y a une bagarre, comme en Ligue Europa à Rome (2017) ou à Bergame (2017). L’UEFA a voulu envoyer un message. Comme souvent, les sanctions sont en décalage et prises un peu n’importe comment. » 

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Salut nazi
Fin septembre, deux autres événements ont remis certains supporteurs sous le feu des projecteurs. Le 19 septembre, à Manchester, un fan lyonnais a été filmé en train d’effectuer un salut nazi. La séquence a été largement diffusée. L’OL a rapidement condamné. « C’est un acte individuel, que l’on ne peut pas empêcher mais que l’on doit sanctionner a posteriori très fermement. Nous l’avons identifié et les informations ont été transmises à la justice. Dès le lendemain matin, il a reçu un courrier pour lui signifier une interdiction de stade à vie », défend Xavier Pierrot.
Le 23 septembre, alors que l’OL gagne l’un des sommets de la Ligue 1 face à l’OM (4-2) et que quelques débuts de bagarre éclatent dans les gradins, un tract diffusé sur les réseaux sociaux a fait polémique. Cet édito, signé par les Bad Gones — l’un des principaux groupes de supporteurs — dans un magazine interne au Kop virage nord, décrivait en termes peu amènes la ville de Marseille. Jean-Michel Aulas s’en est désolidarisé, le décrivant comme « odieux ». La justice a ouvert une enquête. Les principaux intéressés se sont défendus en évoquant « le folklore des groupes de supporteurs » et en dénonçant « une chasse aux sorcières ».

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« Une remise en question obligatoire »
Historiquement, quand les ultras marseillais se situent plutôt à gauche politiquement, les kops lyonnais sont, eux, considérés très à droite. « C’est sûr que le noyau dur n’est pas composé de “mélenchonistes”. Le problème c’est qu’il y a parfois des relations poreuses avec le milieu identitaire lyonnais. Mais c’est faux de dire qu’ils sont 6 500 racistes. Cela représente 200 mecs, décrit Sébastien, le supporteur lyonnais. Les autres sont là pour chanter car c’est le seul endroit du stade avec une vraie ambiance et parce que l’abonnement est moins cher. »
Encore sous le coup d’un match européen à huis clos avec sursis, l’OL a tout intérêt à se pencher sur la question de ses supporteurs. Privilégier le dialogue avec ses ultras, parfois turbulents, et faire le ménage parmi ceux, la minorité radicale, qui utilisent le stade comme une tribune politique. « Il y a une remise en question obligatoire. On doit mieux faire. Nous avons des idées à mettre en place et des fonctionnements à faire évoluer. On sait que l’on est scrutés par les médias et l’UEFA. On se doit d’être irréprochables », assène Xavier Pierrot
Une première mesure a été annoncée et elle paraît bien secondaire. Des filets seront placés devant les virages lors des matchs de Coupe d’Europe pour éviter les jets de gobelets et de boulettes de papier. Face à Donetsk, et pour cause, la mesure sera inutile. Elle sera inaugurée le 7 novembre lors de la réception des Allemands d’Hoffenheim.



                            


                        

                        


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Non, la Ryder Cup n’est pas le troisième événement le plus regardé au monde (ni le Tour de France)

DERRIÈRE LE CHIFFRE – Après une semaine de compétition de golf à Saint-Quentin-en-Yvelines, certains commentateurs se sont emportés quant au succès populaire de l’événement.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h47
    |

            Pierre Breteau








                        



   


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
« Troisième événement sportif le plus suivi au monde » peut-on lire par-ci, « 150 000 spectateurs en trois jours » par-là, et même « un milliard de téléspectateurs », a-t-on pu lire après la Ryder Cup, qui s’est déroulée en France du 25 au 30 septembre. Une chose est certaine, la compétition de golf opposant les Etats-Unis et l’Europe ne peut pas prétendre aux deux premières places des épreuves les plus regardées dans le monde.
Les deux événements planétaires les plus suivis sont intouchables : ce sont la Coupe du monde de football 2018, qui revendique 3,4 milliards de téléspectateurs sur la durée de la compétition, et, bien sûr, les Jeux olympiques (JO) avec 3,5 milliards de téléspectateurs en deux semaines. Tous deux captent l’attention d’un être humain sur deux sur la planète.
Tous les événements sportifs sont « le troisième plus grand »
Le reste dépend de la manière dont on compte, et de ce que l’on veut montrer. Une simple recherche sur un moteur très connu donne plus de 10 000 réponses aux mots-clés « troisième plus grand événement sportif dans le monde » : hormis la Ryder Cup, on trouve pêle-mêle les championnats du monde d’athlétisme, la Coupe du monde de rugby, le Tour de France ou le Super Bowl (la finale du championnat de football américain).
Côté chiffres, pour la Ryder Cup, les communiqués de presse évoquent 350 millions de téléspectateurs pendant chacun des trois jours. Soit un milliard au total, même si ce sont les mêmes qui regardent trois jours de suite. La Coupe du monde de rugby 2015 totalise, quant à elle, 479 millions d’auditeurs en direct, et 1 milliard (avec les replay), selon les organisateurs.


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Des chiffres invérifiables
Ce graphique représente l'audience de grands événements sportifs, selon leurs organisateurs.

Source : ASO, IAAF, CIO, RWC



require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("graphesports").offsetWidth,
        urldrp = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
    var margin = {
            top: 40,
            right: 20,
            bottom: 30,
            left: largeur / 3
        },
        ticks = 5,
        ratio = .75;
    if (largeur         margin.left = largeur / 2
        ticks = 4
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right;
    var height = (largeur * ratio) - margin.top - margin.bottom;

    var svg = d3.select(".graphegraphesports").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);

    var y = d3.scaleBand()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisTop(x)
        .ticks(ticks)
        .tickFormat(function(d) {
= 2000) ? "s" : "") + "."
        });

    var yAxis = d3.axisLeft(y)
        .tickFormat(function(d) { return d });
    var data = [{ "event": "Super Bowl 2015", "audience": 115 },
        { "event": "Ryder Cup 2018", "audience": 350 },
        { "event": "Coupe du monde de rugby 2015", "audience": 1000 },
        { "event": "Coupe du monde de cricket 2015", "audience": 2200 },
        { "event": "Coupe du monde de football 2018", "audience": 3400 },
        { "event": "Tour de France 2017", "audience": 3500 },
        { "event": "Jeux olympiques 2016", "audience": 3500 }
    ];


    x.domain([0, 3500]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.event;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("class", "barre")
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.event);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.audience);
        })
        .attr("title", function(d) {
            /* le tooltip */
" + d.event + ""
"
" + monAudience(d.audience) + " de téléspectateurs selon les organisateurs"
            return html
        });


    function monAudience(nbr) {
= 1000) nombre = String(nbr / 1000).replace(".", ",") + " milliard" + ((nbr > 1000) ? "s" : "")
 1) ? "s" : "")
        return nombre
    }

    /* la grille */
    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisTop(x)
            .ticks(ticks)
    };
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(-height)
            .tickFormat("")
            .tickSizeOuter(0)
        );


    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#graphesports").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#graphesports a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


A titre de comparaison, la seule finale de la Coupe du monde de cricket 2015 entre l’Inde et le Pakistan a rassemblé un milliard de téléspectateurs en un match, selon la BBC. En cumulant les audiences de la Coupe du monde 2006, le nombre de téléspectateurs atteint… 26 milliards, et vous compterez pour six si vous avez regardé six matchs de ce tournoi.
L’exemple du Tour de France
En 2014, la BBC remettait en perspective le chiffre de 3,5 milliards de téléspectateurs devant le Tour de France 2013 sur son blog Small Data. Les raisons de minimiser ce chiffre sont nombreuses : au premier chef, c’est une compétition de trois semaines, on ne parle donc pas de 3,5 milliards de téléspectateurs en même temps.
Mais comme l’organisateur du Tour, ASO, ne donne pas la méthodologie, il a fallu que l’économiste du sport Daam Van Reeth se penche sur ces chiffres pour en déduire qu’ASO cumulait tout en partant du principe qu’une étape est regardée par 15 millions à 20 millions de téléspectateurs, selon les chiffres à sa disposition et ses projections.
Pour atteindre ces milliards, il faut comprendre comment sont comptés les gens devant la télévision : si un téléspectateur regarde les vingt et une étapes, il est compté vingt et une fois. Si le même téléspectateur regarde aussi « Village départ », l’émission d’avant l’étape du jour, il sera compté vingt et une fois de plus. Idem s’il s’envoie l’émission « Véloclub » qui suit l’étape pour débriefer, etc. Avec un peu de chance, il en verra aussi un peu sur une chaîne d’information en continu, ou au journal de 20 heures. Et voilà le travail !
« Diffusé dans plus de [chiffre au hasard] pays »
Le recours à l’argument « diffusé dans 180 pays » est si courant dans la promotion d’événements sportifs que c’est devenu une règle de la communication télévisuelle. Cent quatre-vingt, quand il s’agit de compter le nombre de pays de diffusion, est la fourchette haute, mais cet argument commercial ne présage en rien du succès d’un événement. Par exemple, le championnat du monde de pétanque est annoncé comme étant diffusé dans 100 pays.
L’organisateur du Tour de France a annoncé de son côté 190 pays de diffusion, les JO tablant sur 220 (l’ONU en reconnaît 197)… Il est dès lors difficile d’annoncer plus que le grand champion des audiences, les Jeux. La coupe du monde de cricket revendique ainsi 200 pays de diffusion, comme les championnats du monde d’athlétisme, et les « Jeux européens de Bakou », en 2015, tablaient, eux, sur 50 pays, etc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après les incidents de dimanche, lors du match contre Nîmes, la commission de discipline de la Ligue a imposé des premières sanctions « à titre conservatoire ».
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Football : pour Montpellier, huis clos partiel à domicile, pas de supporteurs à l’extérieur

Après les incidents de dimanche, lors du match contre Nîmes, la commission de discipline de la Ligue a imposé des premières sanctions « à titre conservatoire ».



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h56
   





                        



   


Deux mesures « à titre conservatoire », en attendant, peut-être, une sanction plus forte. Réunie en urgence, lundi 1er octobre, pour examiner les incidents survenus, la veille, au stade de la Mosson, à Montpellier, lors du derby contre Nîmes, la commission de discipline de la Ligue de football (LFP) a décidé, « au vu de la gravité des faits », de mettre le dossier en instruction. Elle a toutefois imposé au club de Montpellier de jouer, jusqu’à nouvel ordre, ses prochains matchs à domicile à huis clos partiel, « la tribune basse Etang de Thau et la tribune haute Petite Camargue » du stade devant être fermées (elles peuvent accueillir plus de 3 700 personnes).
Pour ce qui concerne les matchs à l’extérieur, le club ne pourra pas être accompagné par ses supporteurs en tribune : il devra « fermer le parcage visiteur de [ses] supporters en déplacement », a décrété la commission. Seul un arrêté préfectoral peut priver les supporteurs de déplacement, mais l’instance disciplinaire de la Ligue a, elle, le pouvoir de les priver de tribune à l’extérieur.
La rencontre Montpellier-Nîmes, dimanche (remportée 3-0 par l’hôte héraultais), qui avait été annoncée bouillante en raison des tensions latentes entre les plus ultras des supporteurs des deux clubs, respectivement ceux de la Butte Paillade et des Gladiators, a dû être interrompue deux fois – pendant environ une demi-heure – en raison des débordements du camp montpelliérain.
« Il y a des faits qui nous sont reprochés. Il est normal que la Ligue intervienne et sanctionne. On va attendre la décision qui sera probablement prise le 17 octobre pour connaître la sanction », a réagi le président de Montpellier, Laurent Nicollin.
« C’était “folklo” en tribune, mais c’est le Sud »
Ce dernier avait cherché, dimanche à dédramatiser par avance la situation. « On va certainement prendre une grosse amende », avait-il lancé après le match, assurant : « Il y a eu un bon spectacle sur le terrain, c’était “folklo” en tribune, mais c’est le Sud. »
La première interruption est survenue en première période pendant sept minutes, quand un grillage a cédé sous le poids des supporteurs héraultais fêtant l’ouverture du score, à la 28e minute de jeu. Deux personnes ont été légèrement blessées, selon la préfecture.
Cet accident est survenu un an jour pour jour après que le grillage a cédé lors d’un Amiens-Lille, où 29 Lillois avaient été blessés au stade de la Licorne.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : incidents en tribunes à Montpellier, Lille écrase l’OM



Un morceau de tissu met le feu aux poudres
La situation s’est tendue quand les Gladiators ont brandi dans leur parcage une tête de diable, et pas n’importe laquelle : ce morceau de tissu représente le logo du principal groupe d’ultras montpelliérains. Or, cette bâche, habituellement déployée à chaque match à domicile, élément constitutif de l’identité de ce groupe, avait été subtilisée en mai par des Nîmois.
Les Montpelliérains avaient prévenu que, si ces derniers exhibaient leur trophée au stade de la Mosson, ils viendraient le chercher. Quelques éléments du groupe Butte Paillade ont donc escaladé le grillage et pénétré sur la pelouse.
On était à dix minutes de la fin de la rencontre. Les CRS sont intervenus. Le président montpelliérain, Laurent Nicollin, également : il est allé parlementer pour ramener le calme. Le match a repris après une demi-heure d’interruption.
« Il n’y a jamais eu d’envahissement de terrain, aucun joueur n’a été en danger, les forces de sécurité du club ont arrêtés [les supporteurs] », avait argumenté Laurent Nicollin après le match, pressentant qu’il lui faudrait rendre des comptes après ces débordements. 



                            


                        

                        

