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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La réforme avait été suspendue cet été lors de l’affaire Benalla.
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Macron annonce que la réforme constitutionnelle reviendra devant l’Assemblée début janvier

La réforme avait été suspendue cet été lors de l’affaire Benalla.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h36
   





                        


La réforme constitutionnelle, suspendue cet été lors de l’affaire Benalla, reviendra à l’Assemblée nationale « début janvier », a annoncé Emmanuel Macron, jeudi 4 octobre.
« Je sais que le gouvernement, par le dialogue, avec l’Assemblée nationale et le Sénat, trouvera la manière de faire intelligemment cheminer cette réforme », a ajouté le chef de l’Etat, lors d’un discours devant le Conseil constitutionnel marquant le 60e anniversaire de la Ve République.
Sa réforme institutionnelle prévoit notamment la réduction du nombre de parlementaires et l’instauration d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée. Elle est embourbée depuis l’abandon en juillet de l’examen du premier volet constitutionnel, en pleine affaire Benalla.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Selon une longue enquête de Bloomberg, du matériel fabriqué en Chine pour l’entreprise Supermicro, un des principaux fournisseurs de cartes mères au monde, a été compromis.
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Espionnage : la Chine accusée d’avoir installé des micropuces dans des serveurs utilisés par Apple et Amazon

Selon une longue enquête de Bloomberg, du matériel fabriqué en Chine pour l’entreprise Supermicro, un des principaux fournisseurs de cartes mères au monde, a été compromis.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h35
   





                        


Selon Bloomberg, qui publie le 4 octobre une longue enquête sur le sujet, les ordinateurs de près de trente sociétés américaines, dont Apple et Amazon, ont été compromis par de minuscules puces informatiques. Celles-ci sont soupçonnées d’avoir été installées par la Chine, où est conçu du matériel informatique massivement utilisé dans le monde, à des fins d’espionnage.
Ces puces, pas plus grandes qu’un grain de riz, ont été d’abord repérées en 2015 sur les serveurs de la société Elemental Technologies, spécialisée dans la compression de vidéos, et alors sur le point d’être achetée par Amazon.
Installées sur les cartes mères de la société américaine Super Micro Computer, ces puces permettent de créer « un accès clandestin » dans les machines parasitées, une entrée plus efficace et plus difficile à détecter qu’un procédé habituel de piratage informatique.
Une connexion avec le gouvernement
Les puces, dont certains modèles sont tellement fins qu’ils sont intégrés dans le plastique d’autres composants, peuvent permettent de modifier à distance les systèmes, pour ensuite en extraire des données.
Citant des responsables américains sous couvert d’anonymat, Bloomberg déclare qu’une unité de l’Armée populaire de libération est impliquée dans cette opération.
Une enquête des autorités américaines, commencée sous l’administration Obama et toujours en cours, a ainsi permis de remonter la filière des ordinateurs infectés jusqu’à quatre usines de sous-traitants chinois de Super Micro Computer.
Selon Bloomberg, les responsables des usines ont été soudoyés, voire menacés, par des agents de l’Armée populaire de libération se présentant comme des représentants de Super Micro Computer, ou occupant des positions « suggérant une connexion avec le gouvernement » chinois.
« S’attaquer au monde entier »
Super Micro Computer est l’un des principaux fabricants de cartes mères au monde : la société équipait, en 2015, « plus de 900 clients dans 100 pays », dont le ministère américain de la défense. « C’est le Microsoft du matériel informatique, explique un ancien agent du renseignement américain cité par Bloomberg. Attaquer les cartes mères Super Micro Computer, c’est comme attaquer Windows. Cela revient à attaquer le monde entier. »
Par voie de communiqué, Amazon et Apple assurent, de leur côté, n’avoir jamais trouvé de telles puces dans leurs cartes mères.
Bloomberg rapporte, pourtant, qu’Amazon s’est débarrassé en 2016 des serveurs d’un data center chinois infecté après avoir découvert que ceux-ci embarquaient la puce parasite. Celle-ci n’avait, cependant, pas transmis de données.
Apple aurait aussi retiré de la circulation 7 000 serveurs parasités, avant de couper en 2016 ses relations avec Super Micro Computer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Ses mocassins ont beau être portés partout dans le monde, la maison Tod’s reste italienne. Son siège social, installé au Sudd’Ancône, met en scène cet attachement aux savoir-faire locaux.
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Tod’s, le savoir-faire italien


                      Ses mocassins ont beau être portés partout dans le monde, la maison Tod’s reste italienne. Son siège social, installé au Sudd’Ancône, met en scène cet attachement aux savoir-faire locaux.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h15
    |

                            Maud Gabrielson








   


La pelouse est parfaitement taillée. Quelques oliviers majestueux encadrent l’entrée du monumental bâtiment principal du siège social de la marque italienne Tod’s. C’est ici, à Casette d’Ete, au sud de la ville d’Ancône, dans la région des Marches et à seulement quelques kilomètres de la côte Adriatique, que Diego Della Valle, 64 ans, a implanté le centre névralgique du label familial, connu et reconnu dans le monde entier pour la qualité de ses cuirs et, surtout, pour les mocassins Gommino.
Entreprise familiale depuis 1920
Baigné de lumière grâce à ses larges baies vitrées, Brancadoro Uno – le bâtiment central – a pourtant plus des airs de galerie d’art que d’usine en constante ébullition. Les murs blancs sont ornés de photos et de tableaux signés de grands noms de l’art contemporain : l’artiste américaine Vanessa Beecroft, le plasticien allemand Anselm Kiefer ou encore l’Italien Felice Limosani, dont la mappemonde géante accueille le visiteur. Au plafond est suspendue une installation de 900 petits cerfs-volants en papier signée du plasticien new-yorkais Jacob Hashimoto. On y admire également une Ferrari avec laquelle Michael Schumacher s’est entraîné pour des Grands Prix, un cadeau de Luca Cordero di Montezemolo, ancien président de l’écurie de formule 1.

   


Ce vaste cube de 24 000 mètres carrés abrite les bureaux de la direction, le studio de création, un auditorium ainsi que l’atelier de prototypage de la maroquinerie et surtout des fameuses chaussures. Pour y accéder, il faut emprunter un drôle d’escalier en acier dépoli imaginé par l’artiste Israélien Ron Arad, et baptisé Wave. Ici, 200 artisans parmi les 900 employés que compte le site façonnent les souliers de demain. A l’entrée sont accrochés les prototypes en bois de chaussures imaginées pour une pléiade de célébrités, George Clooney, Nicole Kidman ou encore Harrison Ford. Dans un coin, l’établi de travail originel en bois du grand-père de Diego Della Valle. Le patron ne veut pas oublier d’où il vient, ni le faire oublier.

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C’est en 1920 que Bernardo-Filippo Della Valle ouvre une échoppe de cordonnier dans le village de Casette d’Ete. Son fils, Dorino, la transformera vingt ans plus tard en une usine qui fabrique alors des chaussures pour de grands magasins et différentes marques. Abandonnant ses études de droit entamées à Bologne, le petit-fils les rejoindra en 1975. Trois ans plus tard, il met au point le soulier qui fera toute la différence. Inspiré par les chaussures anti-dérapantes des coureurs automobiles, il imagine le mocassin Gommino doté de 133 picots en caoutchouc. Adapté aux différents marchés, il est décliné dans une cinquantaine de tailles, et toujours fabriqué ici, en grande partie à la main. Il représente 50 % des ventes de la maison.

   


Une histoire de famille qui se poursuit encore aujourd’hui : c’est Barbara Pistilli, architecte et épouse de Diego Della Valle qui a imaginé les trois bâtiments du site. Le premier a été inauguré en 1998, le dernier en octobre 2015.
« Je voulais un lieu dans lequel les employés se sentent bien, c’est pourquoi il y a tant de lumière, c’était primordial ! » Diego Della Valle, patron de Tod’s
Au rez-de-chaussée de Brancadoro Uno, une crèche accueille quotidiennement les enfants des employés. Un cabinet médical est également à disposition : un médecin y assure des consultations deux fois par semaine. Une philosophie d’entreprise portée par le président philanthrope : « Je voulais un lieu dans lequel les employés se sentent bien, c’est pourquoi il y a tant de lumière, c’était primordial ! Nous passons une grande partie de notre vie au travail, et, quand c’est possible, je pense qu’il est important de faciliter le quotidien. C’est finalement assez simple de mettre en place une crèche d’entreprise ou une salle de gym, non ? », explique Diego Della Valle dans son grand bureau lumineux. La cantine, installée au rez-de-chaussée du second bâtiment, de 16 000 mètres carrés, rassemblant les bureaux administratifs – Brancadoro Due –, s’inscrit dans ce même esprit. Ici, les menus, variés, aux accents, évidemment, italiens et tous à base de produits frais et locaux, sont imaginés par une brigade à demeure.

   


Le nerf de la guerre se situe quant à lui dans le dernier bâtiment, de 22 000 mètres carrés – Brancadoro Tre –, qui héberge l’entrepôt des peaux et des cuirs. Une cinquantaine d’ouvriers se relaient pour faire vivre cet espace, de 6 h 30 à 21 h 30. Ce dernier est dirigé par l’énergique Toni Ripani, également responsable du contrôle qualité, entré dans l’entreprise en 1978, à 24 ans. Il est le seul employé à tutoyer Diego Della Valle. Ici sont stockés, travaillés et testés des cuirs en provenance de France, d’Espagne ou d’Italie, mais également des peaux précieuses de toutes les couleurs, comme l’anaconda d’Argentine, l’alligator du Mississippi ou encore le python provenant de fermes d’élevage du Vietnam. « Nous gardons les peaux dans une pièce spéciale maintenue à un taux d’humidité de 60 % pour assurer leur souplesse. Chaque peau raconte une histoire différente. Certaines sont très rares, très fragiles et nécessitent beaucoup d’attention », explique Toni Ripani. Avec un chiffre d’affaires de 234 millions d’euros pour le seul premier trimestre de 2018, le marché de la peau façon Tod’s se porte plutôt bien.

   


Egalement propriétaire des marques Hogan et Roger Vivier (rachetée en 2015) manufacturées toutes les deux à Brancadoro, Diego Della Valle, qui a la délocalisation en horreur, a fait du made in Italy son cheval de bataille : « Je suis né dans le village d’à côté, ma famille y vit encore. C’est un lieu très paisible, très simple. J’adore m’y promener, boire un cappuccino en terrasse avec mes amis d’enfance. C’est tout cela l’Italie pour moi, et j’essaie de le retranscrire dans mon travail. Nous avons de la chance car nous savons fabriquer des choses de qualité, avec de belles matières et un savoir-faire hors pair. C’est important pour moi de continuer à faire rayonner l’Italie à travers le monde. » Et le président de Tod’s, par ailleurs propriétaire de la Fiorentina, le club de football de Florence, ajoute régulièrement le geste à la parole : en 2016, il finançait à grands frais – 25 millions d’euros – la rénovation du Colisée de Rome.

Le patron de Tod's fait renaître la maison Schiaparelli

La maison de couture créée par Elsa Schiaparelli dans les années 1930 devrait faire son grand retour dans le monde de la mode. C'est ce qu'a révélé Diego della Valle dans un entretien au Women's Wear Daily. L'homme d'affaires italien, à la tête de la griffe Tod's, a acquis les droits de Schiaparelli par le biais de sa société Diego della Valle & Company il y a un peu plus de cinq ans.
Une boutique pourrait rouvrir dans les prochains mois au 21, place Vendôme dans le 1er arrondissement de Paris, l'adresse même où la styliste a ouvert sa première boutique. Diego della Valle aurait d'ores et déjà fait appel à la mannequin et muse de Jean-Paul Gaultier, Farida Khelfa, pour incarner la griffe.
Le patron de Tod's a par ailleurs précisé qu'il était encore à la recherche de son futur directeur artistique. Le nom de l'heureux élu ne devrait être dévoilé qu'en septembre prochain. Il faudra également s'armer de patience pour découvrir les premiers modèles de cette renaissance. Ces derniers ne seront dévoilés qu'en janvier 2013 dans le cadre des défilés haute couture de la semaine de la mode à Paris.
Cette annonce intervient alors qu'Elsa Schiaparelli partage avec Muccia Prada l'affiche de l'exposition "Schiaparelli & Prada : Impossible Conversation" au Costume Institute du Metropolitan Museum of Art de New York, du 10 mai au 19 août.
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Née en 1890, Elsa Schiaparelli, d'origines italienne et égyptienne, fut longtemps considérée comme la rivale de Gabrielle Chanel. Installée à Paris, elle fait faillite en 1954 et s'exile aux Etats-Unis où elle décède en 1973. Elle est considérée comme la première styliste à avoir su mélanger l'art à la mode.





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Sa progression, au cours des troisième et quatrième trimestres, avoisinerait 0,5 % puis 1,7 %, selon l’INSEE qui a revu à la hausse ses prévisions.
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Le pouvoir d’achat rebondit en fin d’année

Sa progression, au cours des troisième et quatrième trimestres, avoisinerait 0,5 % puis 1,7 %, selon l’INSEE qui a revu à la hausse ses prévisions.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 18h18
    |

            Elise Barthet








                        


La nouvelle mettra un peu de baume au cœur à l’exécutif : le pouvoir d’achat ne démissionne pas. Alors que la croissance mollit et ne devrait plus atteindre qu’1,6 % en 2018 – contre 1,7 % attendu jusqu’à présent – l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee) a revu à la hausse ses prévisions dans son point de conjoncture du 4 octobre.
Non seulement l’indicateur phare de la rentrée aurait moins baissé que prévu au début de l’année, mais il se redresserait nettement plus qu’anticipé dans les derniers mois. Sa progression, au cours des troisième et quatrième trimestres, avoisinerait 0,5 % puis 1,7 % (contre 0,4 % et 1,5 % dans les précédentes estimations).

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Ce rebond, très attendu, tient surtout à la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et à la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Deux mesures auxquelles s’ajoutent les hausses de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé. Quant aux salaires, ils devraient, selon l’Insee, continuer à s’étoffer, de 2 % en moyenne cette année. Résultat : le pouvoir d’achat augmenterait finalement en 2018 de 1,3 %, 0,3 point de plus que ce qui était prévu initialement.
L’élan sera-t-il suffisant pour faire taire les cassandres et les critiques qui ont fondu sur le gouvernement à la rentrée ? Difficile à dire.
Le taux d’épargne devrait se consolider
L’annonce, fin août, de la faible revalorisation des pensions de retraites, des allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement (APL) a braqué l’opinion. « D’après nos enquêtes, les ménages n’ont pas intégré la hausse à venir du pouvoir d’achat », souligne Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee. La part de ceux qui estiment que le niveau de vie futur en France va s’améliorer au cours les douze prochains mois a même très fortement diminué en septembre.

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La confiance s’étiolant, on ignore ce que les ménages feront des ressources supplémentaires que leur apporteront ces gains de pouvoir d’achat. Un partie non négligeable devrait être mise de côté, selon l’Insee, puisque le taux d’épargne, tombé à 13,7 % au premier trimestre, se consoliderait à 15,2 % en toute fin d’année.
Le reste servira-t-il à soutenir la consommation et donc la croissance ? En partie. Les dépenses des ménages se seraient franchement reprises au troisième trimestre et se maintiendraient au quatrième, à en croire l’Insee. Seulement, il s’agit d’une progression mécanique : les personnes qui avaient moins dépensé en transports et en énergie au printemps du fait des grèves et de températures assez douces, ont tout simplement retrouvé leurs habitudes.
La consommation dopée par les rabais de l’automobile
A ce retour à la normale, s’ajoute un autre phénomène qui dope les chiffres de la consommation. Les constructeurs automobiles ont écoulé une partie de leurs stocks cet été pour échapper aux règles sur les émissions de CO2 entrées en vigueur en septembre. La manœuvre accomplie à coup de gros rabais et en incitant les concessionnaires à acheter des modèles qui risquaient de ne pas passer les contrôles pour les écouler plus tard, a boosté les immatriculations de voitures neuves.

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Pour l’année, l’Insee table au final sur une progression d’1,1 % des dépenses de consommation. Mais le comportement des ménages pourrait « surprendre, à la hausse comme à la baisse », mettent en garde les statisticiens. Des inflexions qui dépendront beaucoup de l’évolution des prix du pétrole. L’institut a fondé ses calculs du pouvoir d’achat sur un baril à 75 dollars. Un niveau qui ramènerait l’inflation à 1,8 % en décembre. Seulement, le Brent taquine plutôt aujourd’hui les 85 dollars.
La tendance générale, pour la fin de l’année, est malgré tout mieux orientée qu’au premier semestre. En plus du pouvoir d’achat, l’investissement des entreprises ne se dément pas et de grosses livraisons aéronautiques sont attendues cet hiver. Le produit intérieur brut (PIB) devrait donc croître à des rythmes plus conformes à ceux de la zone euro : 0,5 % puis 0,4 % aux troisième et quatrième trimestres.

Un marché de l’emploi encore dynamique
En décembre, selon l’Insee, le taux de chômage en France métropolitaine devrait s’élever à 8,9 %. Les créations d’emplois resteraient dynamiques dans le secteur tertiaire et la construction alors que l’industrie marquerait le pas. Sur l’année, 129 000 nouveaux postes verraient le jour. Beaucoup moins qu’en 2017, quand 342 000 postes avaient été créés.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le documentaire retrace l’histoire de l’établissement bancaire, devenu une institution puissante et internationale depuis sa privatisation en 1993.
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« BNP Paribas, dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne » : un système décortiqué

Le documentaire retrace l’histoire de l’établissement bancaire, devenu une institution puissante et internationale depuis sa privatisation en 1993.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h00
    |

                            Véronique Chocron








                        



   


France 3, jeudi 4 octobre à 23 h 35, documentaire
C’est une fresque implacable. Elle raconte un demi-siècle de l’histoire de la BNP, une banque française spécialisée, dans les années 1960, dans le financement des PME et la bancarisation des ménages. Un établissement sans histoires devenu au fil d’acquisitions successives une institution financière d’envergure internationale très puissante en s’affranchissant parfois des règles et en jouant de son influence auprès des plus hautes sphères du pouvoir.
Dans ce portrait sans concession, le journaliste économique Xavier Harel (ancien de La Tribune, spécialiste de la finance internationale) et le réalisateur Thomas Lafarge s’appuient sur les témoignages d’anciens de la banque, d’économistes ou de personnalités politiques pour décrire la stratégie de BNP Paribas pour asseoir son pouvoir.
Tout commence par la privatisation de la BNP en 1993 et l’arrivée à sa tête de Michel Pébereau, le « parrain du capitalisme français », dont l’ambition est de transformer l’établissement français en géant européen. La première étape de cette ascension passera par l’acquisition de Paribas. C’est la rencontre de deux univers, celle d’une banque de dépôts populaire et de « la Rolls-Royce de la banque d’affaires », qui carbure aux bonus.
Changement de culture
Le groupe nouvellement créé change de culture. Il entend profiter des prometteuses années 2000, de la croissance, des marchés et de l’explosion d’Internet dans un environnement peu régulé, jusqu’à l’effondrement de Lehman Brothers. Alors que BNP Paribas sort de la crise financière de 2008 plus puissante que jamais, le film fait le choix de s’intéresser non pas à la success story, mais aux zones d’ombres de cette insolente réussite.
Lors du règlement de la crise financière, Michel Pébereau a eu l’oreille du président Nicolas Sarkozy. Et lorsque François Hollande veut remettre les banques au pas en séparant leurs activités spéculatives, la montagne accouche d’une souris. Les journalistes décryptent la porosité entre l’élite bancaire et son ministère de tutelle, alors que les institutions financières, et particulièrement BNP Paribas, aiment à recruter leurs cadres dirigeants dans la haute fonction publique, les énarques inspecteurs des finances en tête.
Quelle que soit la majorité en place, la banque possède des relais dans les rouages du pouvoir. « Quand les intérêts bancaires sont menacés, le réseau [des inspecteurs des finances] se met en marche et il bloque tout », témoigne l’ancien ministre de l’économie Arnaud Montebourg.
Un « fief à l’intérieur du groupe »
Le film revient également sur les ennuis judiciaires outre-Atlantique de l’antenne genevoise de BNP Paribas, ce « fief à l’intérieur du groupe », sur fond d’évasion fiscale. Il s’attarde surtout sur la violation par la banque des embargos américains sur Cuba, l’Iran et le Soudan, en proie à la guerre. La banque ne prend d’abord pas l’affaire au sérieux. « Au cours de l’enquête, BNP Paribas ne s’est pas révélée très coopérative, beaucoup moins que d’autres banques », se souvient le procureur en chef de la division des enquêtes financières, Adam Kaufmann. L’épisode se traduira une amende de près de 9 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros) infligée au fleuron bancaire français par les autorités américaines.
Pour les Français qui ne connaissaient de BNP Paribas que l’agence bancaire du coin de la rue, ce film offre une plongée inédite dans les rouages d’une banque qui a toujours cultivé, avec le plus grand soin, le secret de ses affaires.
BNP Paribas, dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne, de Thomas Lafarge et Xavier Harel (France, 2018, 90 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le constructeur a dévoilé un prototype permettant au passager de lire et écouter les contenus du groupe Challenges, dont Renault est actionnaire.
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Renault embarque les médias dans ses voitures autonomes

Le constructeur a dévoilé un prototype permettant au passager de lire et écouter les contenus du groupe Challenges, dont Renault est actionnaire.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h59
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Les députés viennent seulement de donner leur feu vert aux tests de voitures autonomes en France, mardi 2 octobre, et plusieurs obstacles juridiques et techniques barrent encore la route de ces véhicules. Mais déjà, une question occupe l’esprit des constructeurs : une fois son attention libérée de la conduite, comment l’automobiliste de demain s’occupera-t-il pendant ses trajets ?
Une partie de la réponse pourrait être fournie par le secteur des médias. C’est en tout cas le pari fait par le groupe Renault, qui profite du Mondial de l’Auto, du 4 au 12 octobre à Paris, pour dévoiler son prototype de « contenus embarqués ».

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Grâce à cette technologie, le passager pourrait interagir par commande vocale avec une intelligence artificielle, qui lui proposerait des informations personnalisées. Et ce, sous des formats variés, comme des articles projetés sur le pare-brise ou les fenêtres du véhicule, ou des podcasts retraçant l’histoire d’un monument géolocalisé sur le trajet.
Des applications possibles d’ici deux ans
Ce projet futuriste n’a rien d’anodin pour l’entreprise présidée par Carlos Ghosn. Les contenus embarqués apparaissent désormais clairement comme ce qui a poussé Renault à acquérir, en décembre 2017, 40 % du capital du groupe de médias Challenges qui, outre le magazine économique, comprend quatre autres titres (Sciences & Avenir, Historia, L’Histoire, La Recherche). Car, prévoit David Weill, dirigeant de l’équipementier automobile Faurecia, « quand les voitures autonomes verront le jour, c’est l’expérience vécue à l’intérieur de l’habitacle qui fera la différence entre les groupes automobiles ».
« En gardant les mains sur le volant, le conducteur peut échanger avec l’assistant personnel et choisir le podcast qu’il souhaite écouter », explique Franck Louis-Victor, directeur des services connectés de Renault.
En difficulté, l’industrie des médias, et notamment de la presse, pourrait donc s’engouffrer dans la brèche ouverte par ce type de technologies. « C’est une opportunité pour trouver de nouveaux formats pour nos contenus, et de nouveaux canaux pour les diffuser », explique Frédéric Sitterlé, qui pilote le projet AEX (Augmented Editorial Experience) du côté du groupe Challenges. D’autant que les façons de monétiser cette audience ne manquent pas. Au fil de son trajet, le lecteur pourrait ainsi voir apparaître au milieu de son article des publicités pour des commerces ou des hôtels situés à proximité.
Certes, il faudra attendre l’avènement de véhicules totalement autonomes pour que les passagers puissent lire des journaux ou visionner des vidéos sans craindre pour leur sécurité. Mais l’interface qu’ambitionne de développer Renault pourrait permettre bien avant aux producteurs de contenus d’investir le cockpit de nos voitures. « En gardant les mains sur le volant, le conducteur peut échanger avec l’assistant personnel et choisir le podcast qu’il souhaite écouter », explique Franck Louis-Victor, directeur des services connectés de Renault, pour qui une première version d’AEX pourrait être mise sur le marché « d’ici 18 à 24 mois ».
A terme, l’objectif de la marque au losange sera d’élargir son catalogue au-delà des cinq magazines dont elle est actionnaire. Car ces titres sont spécialisés et, surtout, francophones, excluant de fait les clients étrangers du service AEX. Pour diversifier son offre, Renault conclura des partenariats avec des producteurs de contenus. Et sera peut-être aussi tenté d’investir dans d’autres groupes que Challenges. Une stratégie qui ne manque pas de rappeler le modèle de la convergence entre médias et télécoms adopté notamment par Altice, maison mère de SFR et propriétaire de BFMTV, RMC, Libération ou encore L’Express.
Un terrain convoité par les GAFA
Tout l’enjeu pour Renault et Challenges est d’exploiter le champ des contenus embarqués avant que les géants du web ne se taillent la part du lion. « Nous voulons être le moins dépendant possible des GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon], en gardant un accès direct à l’utilisateur », souligne Frédéric Sitterlé, tout en ajoutant que « les choix éditoriaux d’AEX apportent une valeur ajoutée par rapport à un simple agrégateur de contenus comme celui de Google ». 

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Ce ne sera pas chose aisée. D’abord parce que Renault n’aura pas la main sur l’assistant personnel sur lequel repose AEX. « Des essais ont été faits avec ceux de Microsoft – Cortana –, de Google et de SoundHound », précise Franck Louis-Victor. Surtout, le 18 septembre, l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a annoncé avoir signé un partenariat avec Google pour équiper ses véhicules du système d’exploitation Android et de son écosystème (Google Maps, Google Assistant et Google Play Store), à partir de 2021.



                            


                        

                        


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Mutabilité ou plan ? Pour une autre conception des dynamiques urbaines

Si, depuis six mille ans, les humains n’ont rien fait de plus durable que les villes : celles-ci savent changer. La mutabilité que nous propose Anne Durand va plus loin.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h41
    |

                            Francis Pisani








                        



   


Pour l’architecte et urbaniste Anne Durand, la mutabilité urbaine est la qualité la plus à même d’aider nos villes à s’adapter aux changements, à les anticiper, à favoriser les évolutions les plus positives. Elle ne doit pas être confondue avec la résilience, ni avec la flexibilité, ni même avec l’adaptabilité. C’est ce qu’Anne Durand démontre, de façon à la fois imagée et concrète, dans son livre Mutabilité urbaine (InFolio Editions, 2017). Elle explique ici ses recherches en différents points du globe et l’utilité de sa démarche.
Comment définissez-vous la mutabilité urbaine ? 
C’est la capacité d’une ville à accueillir les changements et à favoriser les possibles. Je suis partie du postulat qu’on était dans un modèle révolu, celui de la planification qui ne laisse pas beaucoup de place à l’imprévu et à la capacité à s’adapter. La mutabilité se veut un nouveau paradigme.
Qu’avez-vous contre la planification ? 
La mutabilité ne s’oppose pas à la planification, elle vient en complément. Elle vient bouleverser le propos. Je me réfère dans mon livre à la planification urbaine des années 1960 qui est un mode de pensée et de décision unilatéral. Le schéma directeur d’aménagement urbain de 1965 pour toute l’Ile-de-France a été conçu et dessiné par quatre personnes. En huis clos assumé.
Une accusation ?
Je n’accuse personne. Ça a donné des réalisations qui fonctionnent comme le RER, par exemple, et plein de choses intéressantes. Mais nous devons remettre en cause ce système de pensée. Planifier comme à l’époque est aujourd’hui impossible.
Et puis, cela reposait beaucoup sur une prospective quantitative et linéaire. On partait du temps présent et on calculait l’accroissement de la population de la ville de 1965 à 2000. On appliquait les prévisions démographiques de façon linéaire et on arrivait au résultat. Aujourd’hui, on prend davantage de données et on s’efforce de prendre en compte leurs interrelations de façon bien plus complexe.
Hier aussi, les projets étaient imposés par l’Etat. Les partenariats public-privé n’étaient pas à l’ordre du jour. Les collectivités locales n’avaient pas vraiment leur mot à dire. Elles ont aujourd’hui énormément de poids et sont prises en compte tout comme les initiatives citoyennes.
Y a-t-il des règles à respecter pour développer la mutabilité urbaine et quelles sont-elles ? 
Définir des règles, c’est ce à quoi je m’oppose. Je préfère parler de conditions puisqu’on doit s’adapter, chaque fois, à des contextes locaux et à des situations particulières.
En Occident, on érige de plus en plus de règles qui fabriquent une grande rigidité dans la manière d’occuper l’espace, de prendre des initiatives. J’ai effectué de nombreux voyages en Amérique latine et en Asie notamment, et j’ai l’impression qu’ailleurs tout est possible dans la manière d’occuper l’espace public et que cela se traduit par une utilisation beaucoup plus provisoire et libre de l’espace.
Quelles sont ces conditions ? 
J’en retiens trois : accueillir le changement, accepter l’incertitude – non comme un frein mais plutôt comme un moteur pour les villes –, et fabriquer une collection d’inventivités : au lieu que chaque initiative citoyenne intéressante et intelligente reste isolée, fabriquer un réseau pour qu’elles soient mises en commun et s’enrichissent mutuellement.
En quoi la mutabilité urbaine que vous proposez prend-elle en compte la complexité de nos villes ?
Quelle que soit notre approche de la complexité des villes, celle de la croissance démographique parfois accélérée, celle de la multitude d’acteurs qui interviennent sur un même territoire, celle des inégalités sociales qui se creusent, celle du réchauffement climatique qui crée des désordres naturels… le simple fait que la mutabilité urbaine ne soit pas un modèle avec des règles, mais une attitude avec des principes, des conditions, constitue, selon moi, un premier élément de réponse. Elle permet d’aborder autrement les connexions entre temps présent et temps futur, de continuer d’agir et d’expérimenter malgré l’incertitude, d’approcher la complexité localement à une échelle palpable.
Vous parlez d’« accueillance » dans votre livre. Qu’entendez-vous par là ?
Il faut se préparer à accueillir le changement. Les projets à long terme impliquent de s’inventer une histoire commune pour avancer dans un esprit commun. Cette histoire peut être portée par la ville, en aidant ses habitants à exprimer ce qu’ils veulent faire ensemble sur leur territoire.
Vous vous inspirez de l’évolution de certaines théories militaires. D’où cela vient-il ? 
Cela n’a pas grand-chose à voir avec les écrits d’Antoine Picon sur le rapport entre villes et guerre, quand il montre comment, selon la période de l’histoire, l’armée a un impact sur la fabrication de la ville.
Je me suis appuyé sur l’ouvrage d’un architecte, Eyal Weizman, qui a étudié l’évolution des méthodes de l’armée israélienne lors de la seconde intifada en 2002. Les combats ayant eu lieu dans un contexte totalement imprévisible, l’armée s’est rendu compte qu’il était impossible de planifier la bataille, qu’il fallait constamment surprendre pour ne pas être surpris. Ils se sont demandé comment fabriquer des cadres assez flexibles pour s’adapter tout en étant organisés. C’est cette notion d’adaptation en mettant un arrêt à toutes les logiques précédentes qui m’a vraiment marquée. On n’obéit pas à un ordre, mais on agit en fonction de ce que l’on rencontre sur le moment. La notion d’essaim qui illustre l’intelligence collective est très présente. Il y a une microtactique et les décisions se prennent localement.
En quoi cela nous concerne-t-il ? 
Il faut penser et agir ainsi quand on organise et dessine la ville, en tenir compte pour pouvoir s’adapter aux imprévus. C’est cela qui est différent de la planification. La mutabilité n’exclut pas de grandes périodes de stabilité pendant lesquelles on maintient la capacité d’accueillir le changement, de rester ouvert et à l’écoute… Il faut de l’argent pour cela. Le numérique peut aussi aider, dès lors qu’il est lié à la pratique, au réel.
Mon livre définit la mutabilité en s’appuyant sur l’expérience, le droit à l’erreur et l’éphémère. On peut tenter de préfigurer le futur avec des choses temporaires. Si ça marche on développe, sinon on passe à autre chose. Arrêtons de penser à l’éternité. Le Japon a bousculé ma façon de penser. Il leur arrive de construire des bâtiments conçus pour durer à peine quarante ans. Ils n’ont pas de problème pour utiliser des matériaux nouveaux.
Comment peut-on concilier le temporaire avec le bâti ? 
Le bâti peut être temporaire. Il doit pouvoir et savoir s’adapter aux besoins, aux usages. Par exemple, des écoles fermées à l’enseignement en été pourraient remplir d’autres fonctions, des équipements pourraient être mutualisés. On peut aussi tenter des expériences temporaires pour résoudre un problème d’urgence, de logements ou autre. Il y a là un savoir-faire à acquérir, qui accorde une importance au temps présent. Temps si oublié des urbanistes.
Pour l’architecte se pose aussi la question du mode de construction, à la base de la mutabilité des bâtiments. Une structure faite de poteaux-poutres et de grands plateaux sera forcément plus flexible qu’une structure avec un mur construit tous les quatre mètres Alors le bâtiment peut revivre une nouvelle vie et être durable.
Vous affirmez « traiter les fondements de la mutabilité, c’est bien redéfinir les bases d’une société nouvelle. » Quelle est votre ambition ? 
J’adapte la mutabilité à la question urbaine, car c’est mon métier. Mais elle dépasse le support spatial. Mon ambition réelle est d’en faire le fondement de l’invention de nouvelles formes de partage avec pour objectif de rétablir des équilibres. Je suis trop marquée par les inégalités qui s’accroissent partout sans cesse. Il faut arrêter de penser de façon fragmentée. Les choses doivent être partagées. J’ai aussi écrit ce livre pour cela.
La mutabilité propose de nouveaux processus, bouscule les acquis, les attitudes par rapport à la fabrique de la ville. C’est à cela que j’ai envie de m’atteler.
Propos recueillis par Francis Pisani



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ En utilisant le Lightning Network, réseau secondaire branché sur la blockchain, les contrats établis entre un vendeur et un acheteur sont validés quasi instantanément.
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La start-up française qui veut donner un second souffle au Bitcoin

En utilisant le Lightning Network, réseau secondaire branché sur la blockchain, les contrats établis entre un vendeur et un acheteur sont validés quasi instantanément.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 17h04
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Faire du bitcoin la devise universelle sur Internet : cet espoir entretenu depuis une dizaine d’années se heurte aujourd’hui à la réalité, du fait des lourdeurs des technologies utilisées pour faire transiter cette crypto-monnaie. Une start-up française, Acinq, pense avoir trouvé la solution pour atteindre cet objectif
Dans sa conception, le Bitcoin, ce système de paiement décentralisé, basé sur la technologie de la blockchain, ne permet aujourd’hui qu’un nombre limité de transactions : tout au plus une dizaine par secondes dans le monde – quand Visa peut en assurer deux mille fois plus. Il peut en résulter de forts ralentissements, mais pas seulement.

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Les personnes à l’origine de la transaction sont obligées de payer des frais, qui peuvent s’envoler quand le réseau est saturé de demandes. À la fin de l’année 2017, ils ont pu grimper à plus de 30 dollars par transaction, ce qui rendait alors cette technologie complètement inadaptée pour des transferts de petites sommes d’argent.
Rapidité et frais minimes
Des enseignes comme Monoprix, qui avaient manifesté leur intérêt pour le bitcoin, se sont ainsi finalement rétractées, du fait du caractère trop aléatoire des frais et de la durée variable des transactions…
« Pour tous les développeurs qui se sont penchés sur la question, il était clair qu’en l’état le système ne pouvait pas répondre à une demande de masse », explique Pierre-Marie Padiou, le dirigeant d’Acinq. Mais deux chercheurs américains ont eu l’idée : créer un réseau secondaire branché sur la blockchain, le Lightning Network, sur lequel les contrats établis entre un vendeur et un acheteur seraient validés quasi instantanément, mais pas soumis individuellement pour paiement à la blockchain.
À la place, les mouvements (crédit, débit) entre les différents acteurs du réseau seraient synthétisés pour limiter le nombre de « passages » par la blockchain. Autre avantage : les frais sur le réseau Lightning sont minimes.
Levée de fonds de 1,4 million d’euros
C’est à cette époque que Acinq commence à s’intéresser à la question. En collaboration avec d’autres pionniers du secteur (Lightning Labs, Blockstream), la start-up française travaille pendant deux ans à établir les standards de ce nouveau réseau, devenu opérationnel au début de l’année 2018.
Parallèlement la jeune pousse développe les outils permettant aux consommateurs (via une application mobile) comme aux commerçants (en développant pour eux une brique logicielle pour leurs sites Internet) de pouvoir accéder aisément au réseau Lightning sans avoir à en maîtriser les rouages. Son application, Eclair Wallet, est d’ores et déjà la plus populaire au monde pour opérer des transactions sur ce nouveau réseau, même si les chiffres restent très réduits : 5 000 téléchargements.

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L’entreprise, qui a annoncé jeudi 4 octobre, une levée de fonds de 1,4 million d’euros, principalement auprès du fonds français Serena, compte se financer grâce à des petites commissions prélevées sur chaque opération effectuée via ses outils (1 % pour les commerçants). Son dirigeant n’occulte cependant pas que le chemin qui reste à parcourir est encore long : « On se projette sur un futur où il sera naturel de payer avec des bitcoins, même si aujourd’hui cette vision n’est pas partagée par la majorité. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.
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RATP : le gouvernement prépare un big bang de la concurrence dans les bus

Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h53
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Alors que la situation s’apaise à la SNCF, un nouveau front s’ouvre... à la RATP. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a écrit, jeudi 4 octobre, aux organisations syndicales et patronales du transport public pour leur annoncer le démarrage d’une phase de concertation sur la future ouverture à la concurrence – à fin 2024 – des lignes de bus de Paris et de la petite couronne, aujourd’hui monopole de la RATP.
Dans son courrier adressé à la CGT, à la CFDT, à FO, à la CGC, à l’UNSA ainsi qu’aux représentants d’employeurs que sont l’UTP (Union des transports publics et ferroviaires) et la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), la ministre écrit : « Aux yeux du gouvernement, l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France ne saurait s’opérer sans définition préalable d’un cadre social adapté tenant compte des contraintes d’exploitation spécifiques du territoire francilien. (…) C’est la raison pour laquelle je souhaite engager une concertation avec votre organisation sur ces sujets en partant des dispositions introduites dans l’avant-projet de loi d’orientation sur les mobilités. »
L’ouverture à la concurrence au 31 décembre 2024 pour les lignes de bus actuellement exploitées par la RATP est prévue depuis 2009, mais « il manque encore l’accompagnement social », a-t-on expliqué au ministère des Transports. En effet, les éléments-clés du cadre social lié à cette irruption de la concurrence dans le jardin de la RATP vont être introduits dans ce futur texte. La LOM, ou loi d’orientation sur les mobilités, devrait être présentée en conseil des ministres à la fin du mois d’octobre.

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Début des négociations « très prochainement »
Parmi les changements sociaux attendus, un thème hautement délicat sera scruté de près : la question du transfert des agents de la RATP dans une autre entreprise en cas de perte d’un appel d’offres par la régie parisienne. Pour le moment, l’avant-projet de la LOM souligne que « les contrats de travail des salariés concourant à l’exploitation et à la continuité du service public concerné sont transférés au nouvel employeur. » Autrement dit : le changement d’entreprise sera obligatoire pour les employés si la RATP perd un marché.
Ses agents, qui bénéficient d’un statut et de protections spécifiques, pourraient bien avoir du mal avec cette idée, comme les cheminots avec la réforme ferroviaire du printemps. « Les personnels de la RATP transférés le seront avec un sac à dos social, qui sera l’un des objets de la concertation, assure-t-on du côté du ministère des transports. Quant aux agents qui restent à la RATP, ils conserveront leur statut. » Les négociations vont commencer « très prochainement », fait savoir le cabinet de la ministre.
La future LOM devrait aussi disposer que la convention collective du transport public urbain, qui jusqu’ici ne concernait pas les agents de la régie parisienne, sera applicable aux équipes bus de la RATP. Elle indique que les règles de durée de travail et de repos de ces salariés « garantissent un haut niveau de sécurité des circulations et assurent la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. » et qu’elles s’appliqueront dans un périmètre correspondant peu ou prou à la ville de Paris ainsi qu’aux départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La gauche antimigrants, en Allemagne, au Danemark ou en France, milite pour la fermeture des frontières européennes au nom de la défense des classes populaires. Enquête sur un discours politique qui rompt avec la tradition humaniste, voire internationaliste, de la gauche.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤               En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par Anne Chemin    EnquêteRéservé à nos abonnés Publié aujourd’hui à 12:38, mis à jour à 14:06  La gauche antimigrants, en Allemagne, au Danemark ou en France, milite pour la fermeture des frontières européennes au nom de la défense des classes populaires. Enquête sur un discours politique qui rompt avec la tradition humaniste, voire internationaliste, de la gauche.                         Illustration du massacre des Italiens, à Aigues-Mortes (Gard), les 16 et 17 août 1893. Des ouvriers italiens, recrutés par la Compagnie des Salins du Midi, sont tués par des ouvriers français révoltés par l’embauche d’étrangers dans un contexte de crise. Costa/leemage             Ils sont de gauche, mais ils rêvent de fermer un jour les frontières européennes aux migrants qui risquent leur vie en franchissant la Méditerranée. Qu’ils se disent sociaux-démocrates ou marxistes, ces militants allemands, français ou danois plaident avec conviction pour le « chacun chez soi » : la libre circulation des hommes leur semble une dangereuse chimère. La cible de ces nouveaux procureurs de l’immigration est toujours la même : la « bien-pensance » de la gauche, qui célébrerait avec une naïveté confondante les vertus de l’ouverture des frontières.          En Allemagne, Sahra Wagenknecht, la figure de Die Linke qui vient de lancer le mouvement Aufstehen (« debout »), regrette ainsi qu’en 2015, Angela Merkel ait grand ouvert les portes de son pays aux migrants qui se pressaient aux frontières. Il ne faut surtout pas rééditer cette « perte de contrôle », avertit cette députée qui se définit comme marxiste, car ce brusque afflux d’étrangers a « changé ce pays, et pas pour le mieux ». « Nous ne rendons pas le monde plus juste en faisant la promotion de la migration », conclut l’ancienne présidente de Die Linke.           « Je ne suis pas d’accord pour faire comme si l’immigration était quelque chose de naturel, de désirable, de souhaitable » Jean-Luc Mélenchon Leader de La France insoumise          Si La France insoumise s’abstient de tenir des discours ouvertement hostiles aux migrants, elle ne peut masquer, elle aussi, une certaine ambiguïté. L’un de ses orateurs, Djordje Kuzmanovic, a ainsi déclaré que le discours ­d’Aufstehen sur la question migratoire était de « salubrité publique ». Jean-Luc Mélenchon l’a rappelé à l’ordre mais le leader de La France insoumise a refusé d’apposer sa signature au pied du Manifeste pour l’accueil des migrants de Mediapart, Regards et Politis. « Je ne suis pas d’accord pour faire comme si l’immigration était quelque chose de naturel, de désirable, de souhaitable », a-t-il déclaré.                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de 400 journalistes    Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.    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« Au XIXe siècle, la solidarité avec les travailleurs étrangers est une question cruciale pour le mouvement ouvrier »

L’historien Nicolas Delalande analyse la position des socialistes dans les différents débats sur les migrations, entre la création de la Première Internationale, en 1864, et le début de la première guerre mondiale.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h12
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po, ­Nicolas Delalande, spécialiste de l’histoire de l’Etat, des solidarités et des inégalités, est l’un des maîtres d’œuvre d’Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017). Il publie en janvier 2019 un livre sur ­l’internationalisme ouvrier de 1864 à 1914 (La Lutte et l’Entraide, Seuil).

Vous avez étudié la période de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Y a-t-il, à cette époque, dans le mouvement socialiste, des débats sur les migrations ?
Entre la création de la Ire Internationale, en 1864, et la première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, la solidarité avec les travailleurs étrangers est une question cruciale pour le mouvement ouvrier.
D’abord parce que cette époque correspond à une phase d’intense mondialisation : en raison de la baisse des coûts du transport, la mobilité de la main-d’œuvre européenne et asiatique est très forte.
Ensuite parce qu’apparaissent, dans ces ­années-là, le syndicalisme et les premières grandes mobilisations ouvrières, notamment en Angleterre : pour briser les grèves, certains patrons font venir de Belgique ou d’Allemagne, parfois pour quelques semaines, une main-d’œuvre étrangère que les ouvriers anglais appellent les black legs et les ouvriers français les « sarrasins ». Ces travailleurs étrangers sont accusés de faire le jeu des capitalistes en acceptant des salaires plus bas et des conditions de travail difficiles.
Quelle est la position des socialistes face à cette mobilité ?
Les internationales (la IIe est fondée en 1889) sont favorables à la mobilité, mais à condition qu’elle profite aux ouvriers, pas aux capitalistes. Pour Karl Marx et Friedrich Engels, l’internationalisme est la clé du succès de la lutte des classes : puisque les capitalistes se coordonnent à l’échelle internationale, il faut que les ouvriers en fassent...




                        

                        


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« Ce qu’apportent les “business schools” aux étudiants est réel et concret »

Ilyess El Karouni, enseignant en écoles de commerce, s’élève, dans une tribune au « Monde », contre les accusations portées contre celles-ci.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h00
    |

Ilyess El Karouni (Enseignant à Neoma Business School et Skema Business School et chercheur associé à l‘université Paris-8)







                        



                                


                            
Tribune. Economiste ayant une certaine expérience de l’université et des écoles de commerce, je ne partage pas l’opinion négative véhiculée sur ces écoles. Elles ne sont certes pas exemptes de critiques mais je ne crois pas qu’on puisse généraliser les opinions concernant certaines d’entre elles. Plus précisément, je pense que ce qu’apportent les « business schools » aux étudiants est réel et concret. Au lieu de les dénigrer, il conviendrait plutôt d’étudier les raisons de leur succès. J’aimerais livrer ici un point de vue complémentaire : celui d’un enseignant.
J’exerce dans le supérieur depuis une quinzaine d’années. J’ai travaillé dans trois universités et un institut régional de travail social et aborde maintenant ma septième rentrée en école de commerce. J’en ai connu quatre, à Paris et en province. J’y ai enseigné, encadré des mémoires de recherche, suivi des étudiants stagiaires et alternants, participé à leur recrutement (pour intégrer l’école, ils doivent en effet passer un concours écrit et des oraux).

On évoque des étudiants ignares, partisans du moindre effort, hautains, pensant que tout leur est dû. Bien sûr, ces travers existent ; il serait vain et malhonnête de le nier. Mais laisser à penser que tous les étudiants d’écoles de commerce sont ainsi est abusif. Comme il est faux de dire qu’avec l’assentiment des enseignants et de l’administration, ils passent par-dessus les règles. Il est vrai que les étudiants sont plus écoutés qu’à l’université. Mais de là à affirmer que ce sont eux qui font la loi… Sur ces points, je ne peux pas donner raison à ces critiques.
S’ouvrir les portes du marché du travail
Les étudiants choisissent d’intégrer une école de commerce car ils veulent un diplôme qui leur ouvre les portes du marché du travail. Et tant au niveau de l’insertion professionnelle que de la rémunération, les chiffres montrent que ce choix est judicieux. Les années passées en « business school » leur permettent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Un vaste mouvement de solidarité s’est organisé pour soutenir la manufacture après sa mise en redressement judiciaire et le suicide de son cogérant, Didier Degrand, en août.
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Une soixantaine de repreneurs au chevet de l’entreprise de lingerie Indiscrète

Un vaste mouvement de solidarité s’est organisé pour soutenir la manufacture après sa mise en redressement judiciaire et le suicide de son cogérant, Didier Degrand, en août.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h58
    |

                            Laurent Favreuille (Poitiers, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la torpeur de l’été, la nouvelle avait secoué le monde économique poitevin. Le soir du jeudi 9 août, le corps sans vie de Didier Degrand, cogérant de l’entreprise de lingerie Indiscrète, était retrouvé par les pompiers dans les locaux de sa société, à Chauvigny, dans la Vienne. Confronté à la mise en redressement judiciaire de la manufacture qu’il codirigeait avec Béatrice Mongella et Christelle Bois, le chef d’entreprise de 55 ans avait laissé à son épouse une lettre dans laquelle il dévoilait ses intentions suicidaires.
La trésorerie d’Indiscrète était grevée, depuis l’été 2017, par un impayé de 40 000 euros consécutif à la mise en liquidation judiciaire d’un de ses donneurs d’ordre. L’annulation d’une commande de 50 000 euros avait rendu la situation encore plus délicate, mais nul, dans l’entourage du dirigeant, n’imaginait un tel passage à l’acte.

« Après ce qu’on a vécu chez Aubade, notre angoisse, c’était d’être obligés de licencier », admet Béatrice Mongella qui, comme ses deux associés, était une ancienne cadre de la fabrique de lingerie installée à Saint-Savin, dans la Vienne.
Descente aux enfers
Tous trois avaient vécu, aux premières loges, la descente aux enfers de la marque de sous-vêtements aux célèbres calendriers. Rachetée par la société suisse Calida, en 2005, l’usine poitevine avait connu une délocalisation partielle en Tunisie, en 2006, suivie de deux vagues de licenciements, en 2007 et 2009, qui avaient entraîné la suppression de 244 postes sur un effectif de 283 salariés. Et c’est notamment pour sauver certaines de ces « petites mains » que les trois cadres avaient créé, en 2010, la SAS CDB & Cie et décidé de lancer la marque Indiscrète, à Chauvigny.
Le tribunal de commerce de Poitiers va adopter, dans les mois qui viennent, le dispositif d’Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë (Apesa), déjà appliqué dans 42 juridictions en France.
Huit ans après sa création,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Avant l’attribution des Nobel de la paix et d’économie, voici les principales informations à retenir sur les récompenses scientifiques (médecine, physique, chimie) de cette année.
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Qui sont les lauréats des prix Nobel 2018 et qu’ont-ils accompli ?

Avant l’attribution des Nobel de la paix et d’économie, voici les principales informations à retenir sur les récompenses scientifiques (médecine, physique, chimie) de cette année.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h36
    |

            Gary Dagorn








                        


Les lauréats des prix Nobel scientifiques (médecine, physique, chimie) sont désormais connus. Six hommes et deux femmes ont été récompensés. Voici un aperçu de leurs réalisations, en attendant la remise des distinctions pour le « travail pour une paix durable » et les sciences économiques (le prix Nobel de littérature n’ayant pas été remis cette année).
Médecine : le système immunitaire contre le cancer
Le prix Nobel de médecine a récompensé cette année deux chercheurs, l’un japonais, l’autre américain, ayant travaillé sur une nouvelle façon de combattre les cellules cancéreuses. Tasuku Honjo et James P. Allison ont mené des travaux similaires qui montrent qu’il est possible d’utiliser le système immunitaire d’un malade pour éliminer les tissus cancéreux. C’est ce qu’on appelle désormais l’immunothérapie.
Tasaku Honjo, le premier, a commencé à travailler en 1992 à une protéine présente sur la surface des cellules tueuses de notre système immunitaire, les lymphocytes T. Cette protéine, baptisée PD-1, agit comme un frein à l’action des lymphocytes T afin que la réaction immunitaire soit proportionnée à la menace et ne se retourne pas contre les cellules saines. Après plusieurs années de recherche, Honjo a découvert qu’en inhibant la protéine PD-1, les lymphocytes pouvaient s’attaquer bien plus facilement aux cellules cancéreuses et ainsi combattre les tumeurs.
C’est à peu près la même découverte qu’a faite James P. Allison à l’université de Berkeley, à San Francisco, lorsqu’il s’aperçut qu’une autre protéine, la CTLA-4, fonctionnait aussi comme un frein à la réaction immunitaire du corps. Les expériences menées en 1994 pour bloquer CTLA-4 sur des souris atteintes d’un cancer ont montré des résultats spectaculaires de rémission. Après plusieurs années d’efforts, des essais cliniques en 2010 ont abouti à des résultats prometteurs chez des patients humains atteints de mélanomes avancés. Plusieurs patients ont ainsi vu disparaître toute tumeur maligne grâce à cette technique, alors que les autres traitements avaient échoué auparavant.
L’immunothérapie permet aujourd’hui d’augmenter significativement le taux de rémission des patients atteints de cancers jugés incurables avant et représente une source d’espoir pour des cancers tels que les mélanomes, les lymphomes, le cancer du poumon ou celui de la vessie.

        Focus sur le Nobel de médecine
         

          qui sacre la percée de l’immunothérapie du cancer



Physique : les lasers à l’honneur
Le 112e prix Nobel de physique a récompensé cette année trois chercheurs : Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland. Le premier pour l’invention des pinces optiques et leur application dans le domaine médical ; les seconds pour l’invention d’une technique de génération de rayons laser très intenses ayant permis d’améliorer grandement la chirurgie optique.
Les pinces optiques d’Arthur Ashkin sont un outil révolutionnaire inventé en 1987. Il s’agit de manipuler des objets physiques microscopiques, tels que des atomes, des molécules, des virus ou des bactéries grâce à des rayons laser. Cela peut sembler étonnant, mais cette technique utilise la pression que la lumière peut exercer sur les choses pour les déplacer. Cette invention majeure a trouvé de multiples applications en médecine et en biologie, où il est devenu bien plus facile de manipuler des organismes vivants microscopiques sans les endommager, permettant des manipulations quasi aisées et une recherche médicale plus poussée.
Quant à Gérard Mourou, chercheur à Polytechnique et à l’université du Michigan, et Donna Strickland, chercheuse à l’université canadienne de Waterloo, ils sont les inventeurs d’une technique capable de générer de très puissantes et précises impulsions laser, grâce à une technique unique appelée « chirped pulse amplification » (ou CPA, « amplification d’impulsions par impulsions chirurgicales », en français). Celle-ci a notamment trouvé une application massive dans la chirurgie de correction des yeux et pourrait se révéler utile dans de nombreux autres domaines.

        Focus sur le Nobel de physique :
         

          trois chercheurs, dont un Français, récompensés pour leurs travaux sur les lasers



Chimie : l’évolution accélérée en éprouvette
Le Nobel de chimie 2018 a été décerné à trois spécialistes de l’« évolution dirigée » en éprouvette. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (université du Missouri, Columbia), et le Britannique Gregory Winter (université de Cambridge) se sont partagé l’autre moitié.
Frances Arnold a essayé, au début des années 1990, de reproduire le processus d’évolution naturelle, mais en accéléré, en laboratoire. Elle a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle a d’abord créé de vastes collections de mutants génétiques et passé au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. Comme une sélection variétale de graines, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.
George Smith a réalisé des expériences similaires sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent, comme à travers le tamis d’un chercheur d’or. Le Britannique sir Gregory Winter s’est inspiré de cette technique pour sélectionner des anticorps, molécules bien plus complexes. Il a déposé des brevets et créé des sociétés (dont Cambridge Antibody Technology) pour utiliser ces recherches dans un but thérapeutique.

        Focus sur le Nobel de chimie
         

          pour des travaux sur l’évolution en éprouvette



Littérature : l’attribution du prix 2018 est reportée d’un an, et sera annoncée en même temps que le lauréat 2019. L’Académie suédoise a traversé une « crise de confiance » après un scandale d’agression sexuelle qui a entraîné des démissions en série.
Paix : attribué vendredi 5 octobre à 11 heures.
Sciences économiques : attribué lundi 8 octobre à 11 h 45.

Le prix de sciences économiques, un presque prix Nobel
Surnommé le « prix Nobel d’économie », le prix en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel n’est pas réellement un prix Nobel au même titre que les autres (physique, chimie, médecine, paix, littérature).
En effet, l’économie ne figure pas dans la liste des disciplines qu’Alfred Nobel a désignées dans le but de distinguer les individus ayant permis des progrès remarquables pour le savoir et l’humanité dans leurs domaines.
Le prix a été créé par la Banque de Suède en 1968 et a été décerné pour la première fois en 1969. La création du prix et ses conditions d’attribution se sont toutefois faites en accord avec la Fondation Nobel et l’Académie royale des sciences de Suède (qui est chargée de décerner les prix en physique et en chimie). Le prix de sciences économiques apparaît d’ailleurs sur le site officiel des Nobel aux côtés des autres.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L'agence spatiale américaine a ouvert un site internet pour montrer que ses recherches technologiques ont des incidences sur la vie de tous les jours.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un an après avoir repris l’équipementier automobile, Alain Martineau pourrait vendre son groupe GMS à l’espagnol CIE.
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Nouveau changement de propriétaire en vue pour l’équipementier GM&S

Un an après avoir repris l’équipementier automobile, Alain Martineau pourrait vendre son groupe GMS à l’espagnol CIE.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h34
    |

            Denis Cosnard








                        



   


A La Souterraine (Creuse), les salariés de l’équipementier automobile GM&S ont de quoi se montrer inquiets. En septembre 2017, leur usine mal en point était reprise, après des mois de suspense, par le seul candidat sur les rangs, Alain Martineau, un industriel qui laissait sur le carreau 150 salariés sur 277 dans l’espoir de rendre au site sa compétitivité perdue. Un an plus tard, alors que le redressement de GM & S paraît à peine amorcé, un nouveau changement de propriétaire se profile déjà : M. Martineau se prépare à vendre tout son groupe (35 sites dans le monde, dont celui de la Creuse) qui emploie en France environ 2 400 personnes en CDI.

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                L’équipementier GM&S en liquidation judiciaire, avec poursuite de l’activité jusqu’au 21 juillet



Agé de bientôt 72 ans, sans enfant prêt à lui succéder, le président-fondateur de GMD (Groupe mécanique découpage) envisage depuis plusieurs années de passer la main, malgré un attachement viscéral à son entreprise. « A notre connaissance, cela fait quatre ans que le groupe est en vente », indique un syndicaliste. Divers candidats ont regardé le dossier. Mais cette fois-ci, le mouvement se précise avec CIE Automotive, un gros équipementier automobile espagnol, coté à la Bourse de Madrid, indiquent trois sources concordantes.
Inquiétude des syndicats
« CIE a fait part de son intérêt à racheter la totalité de notre groupe », qui réalise 800 millions d’euros de chiffre d’affaires, a indiqué M. Martineau le 28 septembre dans un message au secrétaire du comité de groupe. Après avoir visité une partie des sites, les responsables de CIE souhaitent rencontrer les principaux directeurs de GMD. Des rendez-vous sont prévus ces prochains jours.

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                A La Souterraine dans la Creuse, la dure vie d’après des anciens salariés de GM&S



Ces tractations aboutiront-elles ? « Il reste à s’entendre sur le prix exact et le rôle de M. Martineau après la vente, deux points sensibles », met en garde un homme au fait du dossier. « Notre patron est peut-être réticent, mais les clients PSA et Renault, de même que les banques et les actionnaires minoritaires font pression pour qu’il règle la question de la succession, d’autant qu’il y a eu beaucoup de départs parmi les cadres », avance Nathalie Roma, au nom de l’intersyndicale. Inquiets d’une possible « casse sociale massive » à l’occasion de la vente, les élus demandent des rencontres rapides avec CIE d’un côté, les pouvoirs publics de l’autre.
Le cas de La Souterraine sera scruté de près. Depuis un an, Renault et PSA, qui s’étaient engagés sur des volumes de commandes, n’ont pas tenu leurs promesses, si bien que l’usine reste en grande difficulté. Un repreneur étranger n’aura pas forcément une affection particulière pour le vieux site de la Creuse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Jean-David Zeitoun, médecin, conteste dans une tribune au « Monde » les arguments de certains de ses collègues qui mettent en avant les profits trop élevés de l’industrie du médicament aux dépens de l’accès aux soins.
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« L’industrie pharmaceutique assume seule l’effort » d’innovation dans le médicament

Jean-David Zeitoun, médecin, conteste dans une tribune au « Monde » les arguments de certains de ses collègues qui mettent en avant les profits trop élevés de l’industrie du médicament aux dépens de l’accès aux soins.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h07
    |

Jean-David Zeitoun (Médecin)







                        



                                


                            
Tribune. Les prix des médicaments sont-ils injustifiables ? Les arguments avancés par ceux qui défendent cette idée sont archi-connus : l’industrie pharmaceutique gagne trop d’argent, elle dépense plus en marketing qu’en recherche et développement (R&D), tous les nouveaux médicaments n’apportent pas un énorme progrès. Il est facile de sélectionner les données qui appuient ce jugement, et de négliger celles qui le fragiliseraient. Comme le fait que les nouveaux médicaments, les plus chers, cumulent moins de 2 % du budget de l’Assurance maladie, contre 47 % pour le secteur hospitalier.
les médicaments sont aujourd’hui plus difficiles à inventer car les plus faciles ont déjà été trouvés
Ou qu’au cours des dernières années, le budget médicamenteux de la France a le plus souvent baissé et que quand il a augmenté, c’était moins vite que l’Objectif national de dépenses de l’assurance maladie (Ondam). Ou encore que la dépense médicamenteuse par habitant en France, soit la 7e mondiale, est alignée sur notre classement en termes de richesse et presque deux fois inférieure à la dépense médicamenteuse par citoyen américain. Mais le plus important n’est pas là.
Ce qui importe le plus ici, c’est que la médecine a changé et que le monde a changé. La médecine d’abord : les médicaments sont aujourd’hui plus difficiles à inventer car les plus faciles ont déjà été trouvés – et disponibles sous la forme de génériques pour quelques centimes par jour – et parce que beaucoup de maladies étant déjà correctement traitées, la marge de progression se réduit.
Trois constantes invariables
De plus, ils sont toujours plus coûteux à développer car les standards de preuve restent élevés, ce qui est très bien, et que les essais cliniques coûtent trop cher, ce qui est problématique. Il est vrai que certains médicaments très ciblés peuvent être commercialisés après des études limitées, mais ce n’est pas la règle, et cela ne fait pas baisser le coût moyen pour amener une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Exploration en BD des mécanismes menant à ce syndrome d’épuisement au travail, qui n’est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les constructeurs automobiles sont contraints de s’allier et de faire pleuvoir les milliards pour contrer Google très en avance dans ce domaine, explique dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Les constructeurs ont enfin compris que le combat pour la voiture autonome était existentiel »

Les constructeurs automobiles sont contraints de s’allier et de faire pleuvoir les milliards pour contrer Google très en avance dans ce domaine, explique dans sa chronique, Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h42
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique Pertes & Profits. A une époque pas si lointaine, on avait coutume de dire que, sur une grosse berline allemande, tout était en option et très cher, sauf le volant. Ce ne sera bientôt plus vrai. Même le volant pourrait d’ici cinq ans devenir un accessoire superflu. La course à la voiture autonome, la vraie, celle qui se passe de conducteur, s’accélère à une vitesse stupéfiante. Les constructeurs automobiles ont enfin compris que le combat était existentiel. Faute de maîtriser les technologies, ils risquent de se faire dépasser par l’épouvantail Google. Alors ils font pleuvoir les milliards. Mercredi 3 octobre, Honda a annoncé un investissement de près de 2,75 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) dans une société californienne appelée Cruise et propriété de General Motors (GM). Deux mois avant, c’était la société japonaise SoftBank qui investissait 2,2 milliards pour prendre 20 % de cette même société.

Cette alliance inédite inaugure une nouvelle ère, celle de l’union sacrée autour d’une technologie qui va révolutionner l’automobile et le transport en général. Elle valide aussi l’approche audacieuse de GM qui, au lieu de garder le sujet dans ses centres de recherche en interne, a choisi d’acheter une start-up de San Francisco et d’en faire son véhicule pour le développement de ces technologies. Avec deux avantages, d’une part, celui d’éviter que la recherche ne s’enlise dans ses propres labos et qu’elle bénéficie au contraire de l’effervescence de l’écosystème californien et, d’autre part, de faire entrer des investisseurs extérieurs.
Trésor de guerre
Et le résultat dépasse toutes les attentes. Acquise pour 581 millions de dollars en 2016, Cruise est désormais valorisée plus de 14 milliards de dollars. Ses moyens sont donc décuplés par rapport à un investissement en interne. Possédant encore 75 % de la firme, GM a largement la possibilité d’y inviter encore toutes les poches profondes de la terre, qu’il s’agisse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’Etat pourra vendre tout ou partie de ses parts du groupe ex-Aéroports de Paris, qui représentent près de 9,5 milliards d’euros, et de la Française des jeux.
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Les privatisations de Groupe ADP et de la FDJ approuvées par les députés

L’Etat pourra vendre tout ou partie de ses parts du groupe ex-Aéroports de Paris, qui représentent près de 9,5 milliards d’euros, et de la Française des jeux.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 13h49
   





                        


L’Assemblée nationale a autorisé, jeudi 4 octobre, la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) ainsi que celle de la Française des jeux (FDJ), mesures emblématiques du projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), au grand dam des oppositions. L’Etat avait lancé son programme de privatisations au mois de juin.
Par 39 voix contre 7, les députés ont donc autorisé l’Etat à procéder à la vente au privé de tout ou partie des actifs qu’il détient dans Groupe ADP, soit 50,63 % des parts représentant quelque 9,5 milliards d’euros. L’Etat était jusqu’alors tenu par la loi de conserver la majorité des parts de l’entreprise aéroportuaire.
Les députés ont ensuite voté, par 48 voix contre 12, l’article du projet de loi qui permet le transfert au privé de la majorité du capital de la FDJ, actuellement détenu à 72 % par l’Etat, celui-ci devant conserver « au minimum » 20 % des parts, selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.
Les députés avaient déjà adopté dans la nuit une série de dispositions préalables visant à permettre cette opération, dont la limitation à soixante-dix ans de la licence d’exploitation des aéroports parisiens, au terme de laquelle l’Etat retrouvera la pleine propriété du foncier et des infrastructures et les modalités de fixation de l’indemnité que recevra ADP.

        Française des jeux, ADP et Engie :
         

          l’Etat lance son programme de privatisations



« Braderie des bijoux de la nation »
Comme attendu, le débat a été animé autour de ce projet contesté par l’opposition mais défendu avec ferveur par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, partisan d’un Etat « stratège plutôt que rentier ». Le député LR de la Manche Philippe Gosselin a évoqué une « coalition d’oppositions » contre ce projet né du « sentiment (…) d’une grande braderie qui est ouverte des fleurons qui sont les bijoux communs de la nation ». Bruno Le Maire a au contraire défendu « une bonne opération (…) car l’Etat vend à un moment ou ADP se porte bien ».
Dans le cadre de l’examen du projet de loi Pacte en première lecture, les députés doivent ensuite se pencher sur les articles concernant les privatisations d’Engie et de La Française des jeux (FDJ), moyennant des renforcements de la régulation.
Le produit des cessions contribuera à alimenter le fonds pour l’innovation doté de 10 milliards d’euros créé en début d’année mais aussi au désendettement de l’Etat.

        Le point sur les privatisations :
         

          de quoi l’Etat est-il (encore) propriétaire ?






                            


                        

                        

