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Les Pays-Bas révèlent les détails d’une opération d’espionnage russe digne de la guerre froide

Quatre agents russes ont été expulsés après avoir tenté, selon les Pays-Bas, de pirater le réseau Wi-Fi de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 17h29
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Ce vendredi 13 avril en fin d’après-midi, à La Haye (Pays-Bas), une Citroën C3 gris sombre stationne sur le parking de l’hôtel Marriott de La Haye, aux Pays-Bas. A un jet de pierre, derrière une simple barrière en métal, se dressent les locaux en demi-lune de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).
Les quatre ressortissants russes qui ont loué le véhicule, deux jours auparavant, ont éveillé les soupçons du MIVD, les services de renseignement néerlandais. Alexei Morenets, Evgeni Serebriakov, Oleg Sotnikov et Alexei Minin sont arrivés le 10 avril à l’aéroport international d’Amsterdam en provenance de Moscou, munis des passeports diplomatiques. Les services néerlandais les ont rapidement identifiés comme des agents du GRU, le renseignement militaire, et les soupçonnent de préparer une opération de piratage informatique.

   


Alarmés par leur proximité avec les locaux de l’OIAC, ils décident d’appréhender les quatre Russes. Le résultat de leur opération a été dévoilé, avec un surprenant niveau de détail, jeudi 4 octobre par le ministère néerlandais de la défense. Selon ce dernier, les agents du MIVD ont interrompu une opération d’espionnage digne des grandes heures de la guerre froide.
A l’intérieur de la Citroën opérait un véritable poste avancé d’espionnage. Sur la plage arrière, camouflée sous un manteau noir, une antenne blanche était pointée vers les locaux de l’OIAC. Branchée à un ordinateur, alimentée par une batterie portable, elle était destinée, affirment les autorités néerlandaises à pirater le réseau Wi-Fi de l’OIAC toute proche. La veille, l’organisation avait confirmé dans un rapport que l’agent neurotoxique utilisé à Salisbury, contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Youliya, était du Novitchok, un agent innervant de conception soviétique. Au grand dam de Moscou.

   


Le premier ministre néerlandais Mark Rutte et son homologue britannique Theresa May ont dénoncé dans un communiqué commun « les cyberactivités inacceptables » des services russes. « Rendre publique cette opération du GRU est une étape très inhabituelle pour les Pays-Bas », a reconnu la ministre de la défense, Ank Bijleveld, qui espère que la fermeté de l’accusation découragera le Kremlin. « L’espionnite aiguë des Occidentaux prend de l’ampleur », a, pour sa part, réagi le ministère russe des affaires étrangères.
20 000 dollars en liquide
Avant d’expulser vers la Russie les quatre espions, deux opérateurs « cyber » et deux agents au profil plus classique, les autorités de La Haye ont saisi un grand nombre de matériel et d’indices, que les suspects n’ont pas réussi, malgré leurs efforts, à faire disparaître suffisamment vite.
Le MIVD a ainsi mis la main sur 20 000 dollars et 20 000 euros en liquide, des documents, plusieurs téléphones, des appareils photo, des ordinateurs et du matériel d’espionnage. Le ministère de la défense, dans ce qui ressemble à un pied de nez à Moscou, a décidé de publier de nombreux éléments incriminants, découverts par ses enquêteurs.
L’un des téléphones retrouvé a ainsi réalisé sa première connexion avec le réseau téléphonique via une antenne-relais située à Moscou, à quelques encablures seulement de bureaux du GRU. Pas n’importe lesquels : le chef du MIVD a expliqué lors d’une conférence de presse qu’il s’agissait de l’unité 26165, tout récemment inculpée par la justice américaine pour son implication dans le piratage du parti démocrate, peu avant l’élection américaine de 2016.
Laboratoire d’analyses
Les services néerlandais ont aussi retrouvé dans la poche d’Alexei Morenets une note de taxi pour un trajet pour l’aéroport de Moscou. Selon cette note, le Russe est monté dans le véhicule dans une des rues adjacentes au siège du GRU. De même, des traces de recherches sur le Web portant sur l’OIAC ont été retrouvées sur l’ordinateur d’Evgeni Serebriakov.
Les autorités néerlandaises ont aussi retrouvé des indices liant ces quatre Russes à plusieurs autres opérations d’espionnage. Ils étaient ainsi en possession d’un billet de train qui devait les amener d’Utrecht, à 70 kilomètres à l’est de La Haye, jusqu’à Berne, la capitale suisse, via Bâle. C’est justement près de cette ville, à Spiez, que se trouve le laboratoire spécialisé régulièrement mandaté par l’OIAC pour ses analyses. Laboratoire sur lequel l’un des Russes appréhendés aux Pays-Bas s’était renseigné sur Internet.
C’est à ce laboratoire qu’avait échu l’analyse des prélèvements effectués à Salisbury. Armé de ces résultats, le Royaume-Uni avait ensuite désigné deux autres agents du GRU, identifiés comme Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov, comme responsables de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille. Il y a quelques jours, la presse néerlandaise et suisse se faisait justement l’écho de l’arrestation au Pays-Bas de deux agents du renseignement militaire russe.



                            


                        

                        


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Le pouvoir d’achat rebondit en fin d’année

Sa progression, au cours des troisième et quatrième trimestres, avoisinerait 0,5 % puis 1,7 %, selon l’INSEE qui a revu à la hausse ses prévisions.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 18h18
    |

            Elise Barthet








                        


La nouvelle mettra un peu de baume au cœur à l’exécutif : le pouvoir d’achat ne démissionne pas. Alors que la croissance mollit et ne devrait plus atteindre qu’1,6 % en 2018 – contre 1,7 % attendu jusqu’à présent – l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee) a revu à la hausse ses prévisions dans son point de conjoncture du 4 octobre.
Non seulement l’indicateur phare de la rentrée aurait moins baissé que prévu au début de l’année, mais il se redresserait nettement plus qu’anticipé dans les derniers mois. Sa progression, au cours des troisième et quatrième trimestres, avoisinerait 0,5 % puis 1,7 % (contre 0,4 % et 1,5 % dans les précédentes estimations).

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Ce rebond, très attendu, tient surtout à la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et à la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Deux mesures auxquelles s’ajoutent les hausses de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé. Quant aux salaires, ils devraient, selon l’Insee, continuer à s’étoffer, de 2 % en moyenne cette année. Résultat : le pouvoir d’achat augmenterait finalement en 2018 de 1,3 %, 0,3 point de plus que ce qui était prévu initialement.
L’élan sera-t-il suffisant pour faire taire les cassandres et les critiques qui ont fondu sur le gouvernement à la rentrée ? Difficile à dire.
Le taux d’épargne devrait se consolider
L’annonce, fin août, de la faible revalorisation des pensions de retraites, des allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement (APL) a braqué l’opinion. « D’après nos enquêtes, les ménages n’ont pas intégré la hausse à venir du pouvoir d’achat », souligne Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee. La part de ceux qui estiment que le niveau de vie futur en France va s’améliorer au cours les douze prochains mois a même très fortement diminué en septembre.

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La confiance s’étiolant, on ignore ce que les ménages feront des ressources supplémentaires que leur apporteront ces gains de pouvoir d’achat. Un partie non négligeable devrait être mise de côté, selon l’Insee, puisque le taux d’épargne, tombé à 13,7 % au premier trimestre, se consoliderait à 15,2 % en toute fin d’année.
Le reste servira-t-il à soutenir la consommation et donc la croissance ? En partie. Les dépenses des ménages se seraient franchement reprises au troisième trimestre et se maintiendraient au quatrième, à en croire l’Insee. Seulement, il s’agit d’une progression mécanique : les personnes qui avaient moins dépensé en transports et en énergie au printemps du fait des grèves et de températures assez douces, ont tout simplement retrouvé leurs habitudes.
La consommation dopée par les rabais de l’automobile
A ce retour à la normale, s’ajoute un autre phénomène qui dope les chiffres de la consommation. Les constructeurs automobiles ont écoulé une partie de leurs stocks cet été pour échapper aux règles sur les émissions de CO2 entrées en vigueur en septembre. La manœuvre accomplie à coup de gros rabais et en incitant les concessionnaires à acheter des modèles qui risquaient de ne pas passer les contrôles pour les écouler plus tard, a boosté les immatriculations de voitures neuves.

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Pour l’année, l’Insee table au final sur une progression d’1,1 % des dépenses de consommation. Mais le comportement des ménages pourrait « surprendre, à la hausse comme à la baisse », mettent en garde les statisticiens. Des inflexions qui dépendront beaucoup de l’évolution des prix du pétrole. L’institut a fondé ses calculs du pouvoir d’achat sur un baril à 75 dollars. Un niveau qui ramènerait l’inflation à 1,8 % en décembre. Seulement, le Brent taquine plutôt aujourd’hui les 85 dollars.
La tendance générale, pour la fin de l’année, est malgré tout mieux orientée qu’au premier semestre. En plus du pouvoir d’achat, l’investissement des entreprises ne se dément pas et de grosses livraisons aéronautiques sont attendues cet hiver. Le produit intérieur brut (PIB) devrait donc croître à des rythmes plus conformes à ceux de la zone euro : 0,5 % puis 0,4 % aux troisième et quatrième trimestres.

Un marché de l’emploi encore dynamique
En décembre, selon l’Insee, le taux de chômage en France métropolitaine devrait s’élever à 8,9 %. Les créations d’emplois resteraient dynamiques dans le secteur tertiaire et la construction alors que l’industrie marquerait le pas. Sur l’année, 129 000 nouveaux postes verraient le jour. Beaucoup moins qu’en 2017, quand 342 000 postes avaient été créés.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Assurant l’intérim au ministère de l’intérieur après le départ de Gérard Collomb, le premier ministre tente de tenir la barre, alors que la Macronie vacille.
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Edouard Philippe, le pompier permanent de Matignon

Assurant l’intérim au ministère de l’intérieur après le départ de Gérard Collomb, le premier ministre tente de tenir la barre, alors que la Macronie vacille.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h28
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

« Le premier ministre est aux commandes ! » En répondant aux attaques de l’opposition, mercredi 3 octobre à l’Assemblée nationale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, l’a reconnu en creux. Alors que la Macronie vacille, à la suite la démission forcée du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, Edouard Philippe a tenté, lui, d’apparaître aussi stoïque que possible dans la tempête.
Il n’a fallu que quelques heures, mardi soir, pour qu’Emmanuel Macron décide de confier au premier ministre le portefeuille de Gérard Collomb. La situation a beau être inédite depuis George Clemenceau, qui avait cumulé la présidence du Conseil et le ministère de l’intérieur entre 1906 et 1909, Edouard Philippe n’a pas hésité, affirme-t-on dans son entourage. « Il fallait se donner du champ », justifie un conseiller. « Prendre l’intérim pour gagner du temps était la bonne solution », abonde un parlementaire de la majorité.
Désireux de montrer aux Français que leur sécurité était « assurée » malgré l’absence de patron Place Beauvau, le premier ministre a endossé le costume de « premier flic de France » une bonne partie de la journée de mercredi. Le conseil des ministres tout juste terminé, l’ancien maire du Havre est sorti de l’Elysée accompagné d’Eric Morvan, le directeur général de la police nationale, en grand uniforme. Direction Nanterre, où il est allé féliciter les policiers qui avaient interpellé dans la nuit le braqueur en cavale Redoine Faïd.
« Désinvolture »
Dans la soirée, Edouard Philippe, qui a annulé le voyage qu’il devait effectuer jeudi et vendredi en Afrique du Sud, a également organisé à Matignon une réunion avec les directeurs généraux du ministère de l’intérieur, ainsi que les responsables des services de sécurité et de renseignement. Le chef du gouvernement devait, enfin, se rendre jeudi à Rodez, afin de prononcer un éloge funèbre lors des obsèques du responsable de la sécurité de la ville,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Dans un pays à la population vieillissante comme la France, la perte d’autonomie des personnes âgées devient une équation de plus en plus complexe – et chère – à résoudre.
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Le financement de la dépendance, un enjeu majeur

Dans un pays à la population vieillissante comme la France, la perte d’autonomie des personnes âgées devient une équation de plus en plus complexe – et chère – à résoudre.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h24
    |

                            Dorian Girard








                        


Lundi 1er octobre, journée internationale pour les personnes âgées, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, annonçait le lancement de la concertation citoyenne sur la dépendance. Cette concertation devrait durer jusqu’en février 2019 et devrait aboutir à une loi sur l’autonomie en 2019. En parallèle, la Fédération nationale de la Mutualité française publiait une étude portant sur la perte d’autonomie des personnes âgées et les impacts financiers du vieillissement.
La dépendance est un enjeu croissant dans les pays à la population vieillissante. La perte d’autonomie est accompagnée de surcoûts majeurs, liés par exemple à l’emploi d’aides à domicile ou à l’admission dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
En 2012, environ 1,2 million de personnes âgées étaient dépendantes, c’est-à-dire qu’elles bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). A ce chiffre, il faut ajouter des personnes qui ne bénéficient pas de cette aide, par méconnaissance ou refus de la percevoir. Selon les prévisions de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), en 2060, 2,3 millions de personnes pourraient être dépendantes. Que représente le coût de cette perte d’autonomie future des retraités, que le gouvernement qualifie comme un nouveau « risque » ?

Comment définit-on la dépendance des personnes âgées ?
Pour mesurer le degré de perte d’autonomie d’une personne âgée, on utilise une grille Aggir (autonomie-gérontologie-groupe iso ressources). Cette grille prend en compte dix activités corporelles et mentales, dites activités discriminantes (communiquer verbalement, faire sa toilette, se lever, se déplacer hors de chez soi, aller aux toilettes, etc.) et sept activités domestiques et sociales, dites activités illustratives (effectuer des tâches ménagères, préparer un repas, acheter volontairement des biens, utiliser volontairement un transport collectif ou individuel, etc.).
Selon les difficultés évaluées par la grille en question, une personne va être classée dans un GIR (groupe iso ressources) allant de 1 (personne confinée au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessite une présence indispensable et continue d’intervenants) à 6 (personne encore autonome pour les actes essentiels de la vie courante), et qui détermine si la personne âgée à droit à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Pour recevoir cette aide, elle doit être âgée d’au moins 60 ans, et se classer dans les GIR 1 à 4.
En France en 2012, 64 % environ des personnes âgées dépendantes se classaient dans les GIR 3 et 4, contre 36 % dans les GIR 1 et 2.




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Une population dépendante grandissante
Evolution de la population de plus de 85 ans (l'âge moyen d’entrée en perte d’autonomie étant situé après 80 ans) comparée à celle de la population active.

Source : Insee



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Qu’est-ce que le « reste à charge » ?
L’étude de la Mutualité française met notamment en avant l’importance du reste à charge, c’est-à-dire le montant des dépenses qui restent à la charge des personnes âgées et de leur éventuelle couverture d’assurance privée, une fois déduites les diverses aides. 
Les dépenses liées à la prise en charge des personnes en perte d’autonomie étaient estimées à 30 milliards d’euros en 2014, dont 23,3 milliards d’euros provenaient d’un financement public. Le reste étant à la charge de la personne, et de ses aides financières éventuelles.


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Les dépenses personnelles liées à la prise en charge sont importantes
Répartition des dépenses liées à la dépendance, entre financements publics et privés

Source : Drees



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Quel coût cela peut-il représenter ?
Par exemple, un mois d’hébergement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour une personne en perte d’autonomie élevée (ce qui correspond aux niveaux GIR 1 et 2), coûte en moyenne 2 450 euros. Après versement des aides comme l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou l’aide sociale à l’hébergement (ASH), le reste à payer est de 2 000 euros.
Le prix médian à payer par les résidants d’un Ehpad – ce qui prend aussi en compte le coût de l’hébergement et le tarif dépendance correspondant au tarif GIR 5 ou 6 (très peu, voire aucune dépendance) – était quant à lui de 1 949 euros par mois en 2016.
Si une personne classée GIR 1 (perte d’autonomie élevée) choisit de rester dans son logement, cela se traduit par la présence d’une aide à domicile. Pour rémunérer une personne pendant seize heures par jour au smic, il faudrait compter environ 4 750 euros par mois. En fonction de ses revenus mensuels, la personne âgée devrait donc financer entre 2 522 euros (pour un revenu jusqu’à 1 000 euros) et 4 070 euros, selon une estimation de la Fédération nationale de la Mutualité française (pour un revenu à 4 000 euros). Néanmoins, il faut nuancer cette éventualité dans la mesure où cette aide est bien souvent apportée par les proches de ces personnes âgées, qui ont moins recours à des aides à domicile. Le coût global de la dépendance diminue alors pour ces personnes et le reste à charge descend parfois à une centaine d’euros, voire moins pour des GIR moins élevés.
Comment financer cette nouvelle charge ?
Les ressources à la portée des personnes âgées pour subvenir à ces dépenses ne sont pas suffisantes. Le reste à payer représente souvent 100 % du revenu disponible moyen des plus de 75 ans. Il est alors assuré par des mutuelles personnelles ou par les proches des personnes. En parallèle, le nombre d’enfants par foyer est en baisse – le taux de fécondité en France est passé de 2,02 en 2010 à 1,88 en 2017 – ce qui se traduit par moins d’aides dans l’entourage des personnes âgées. Tous ces éléments rentrent en compte dans la problématique du financement de la perte d’autonomie.

        Notre décryptage :
         

          Les retraités, « privilégiés » ou « vaches à lait » ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La première ministre britannique a fait son entrée sur scène au congrès du Parti conservateur en dansant sur un titre d’Abba. Un choix radical peut-être plus habile qu’il n’y paraît.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La danse de Theresa May : gros malaise ou coup de génie ?

La première ministre britannique a fait son entrée sur scène au congrès du Parti conservateur en dansant sur un titre d’Abba. Un choix radical peut-être plus habile qu’il n’y paraît.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 18h04
   





                        



C’est d’abord un gros malaise. Theresa May entre en scène, en plein congrès de son parti mercredi 3 octobre, dans un enchaînement de mouvements robotiques exécutés en suivant approximativement le rythme de Dancing Queen, la chanson du groupe Abba.
« La personne qui a pensé que ce serait une bonne idée mérite d’être renvoyée », a tweeté Diane Abott, une parlementaire d’opposition. Outre la classe politique, nombreux ont été les internautes à tweeter commentaires atterrés, moqueries et détournements. Le meilleur, selon nous, sera sans aucun doute celui-ci, dont on soulignera les grosses ficelles :

I spent too much time on this. #TheresaMay https://t.co/4aODFe0VLU— Mr_LukeBenson (@Luke)


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Il ne faudrait pourtant pas y voir de la pure maladresse, ni un simple moment gênant pour elle, pour ses partisans venus l’applaudir au congrès du Parti conservateur et pour tous ceux qui sont tombés sur ces images dans un moment d’égarement, sur Internet. Les apparences peuvent être trompeuses. Non, Theresa May ne se ridiculise pas en tentant d’apparaître moins rigide qu’elle ne l’est. Elle pratique savamment une vertu toute britannique : l’autodérision. Ce qui n’a pas échappé au correspondant du Monde Philippe Bernard, qui était présent sur place.

Pour Theresa May, le Brexit vaut bien un petit swing. Les communicants avaient tout prévu: les slogans du parti n’é… https://t.co/JwrZkhvIxf— canalbernard (@Philippe Bernard)


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Car le rapport problématique de la première ministre britannique avec la danse ne date pas du congrès de mercredi. C’est à des mésaventures chorégraphiques antérieures qu’elle a voulu faire référence, des mésaventures survenues lors d’un voyage officiel en août sur le continent africain, d’abord en Afrique du Sud…

… puis au Kenya :

Les tentatives africaines de Theresa May avaient, comme il se doit, déchaîné les commentaires désapprobateurs et les moqueries. En dansant à nouveau à l’occasion du congrès conservateur, la cheffe du gouvernement britannique met la salle de son côté en se moquant d’elle-même.
C’est d’ailleurs sur la même tonalité que Mme May a prononcé les premiers mots de son discours. Déclenchant les rires de toute la salle, la première ministre s’est empressée de conserver sa légèreté une fois sa chorégraphie terminée en plaçant des références à son discours de l’année dernière, qui avait été désastreux, ravagé par des quintes de toux répétées et parasité par la chute d’éléments de décor.

https://t.co/SmNKy1dUh1— flashboy (@Tom Phillips)


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« Vous allez devoir m’excuser si je tousse pendant le discours : j’ai passé la nuit à coller le décor à la superglu ! » a-t-elle ironisé.
Il s’agissait de faire table rase et de désamorcer les railleries pour faire passer un message optimiste sur le fond et léger sur la forme, alors que le pays est confronté aux multiples difficultés du Brexit.
Et c’est bien cette volonté de légèreté qui a marqué les esprits, si l’on se fie aux « unes » de la presse britannique publiées jeudi matin.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La réforme avait été suspendue cet été lors de l’affaire Benalla.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Macron annonce que la réforme constitutionnelle reviendra devant l’Assemblée début janvier

La réforme avait été suspendue cet été lors de l’affaire Benalla.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h36
   





                        


La réforme constitutionnelle, suspendue cet été lors de l’affaire Benalla, reviendra à l’Assemblée nationale « début janvier », a annoncé Emmanuel Macron, jeudi 4 octobre.
« Je sais que le gouvernement, par le dialogue, avec l’Assemblée nationale et le Sénat, trouvera la manière de faire intelligemment cheminer cette réforme », a ajouté le chef de l’Etat, lors d’un discours devant le Conseil constitutionnel marquant le 60e anniversaire de la Ve République.
Sa réforme institutionnelle prévoit notamment la réduction du nombre de parlementaires et l’instauration d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée. Elle est embourbée depuis l’abandon en juillet de l’examen du premier volet constitutionnel, en pleine affaire Benalla.

        Lire aussi :
         

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        Lire aussi :
         

                « On ne saurait tolérer le renforcement du pouvoir présidentiel sans renforcer celui du Parlement »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’Etat va débloquer 10 millions d’euros dès le 1er janvier 2019 pour aider à la reconversion économique de la zone autour de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui va fermer.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Fessenheim, « toute la vie du village tourne autour de la centrale »

L’Etat va débloquer 10 millions d’euros dès le 1er janvier 2019 pour aider à la reconversion économique de la zone autour de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui va fermer.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h35
    |

            Nicolas Lepeltier (Fessenheim (Haut-Rhin), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Valérie était pourtant sûre d’avoir fait le bon choix. Une adresse bien établie, une clientèle assurée. Quand elle a ouvert son hôtel-restaurant début 2012 à Fessenheim (Haut-Rhin), la commerçante était loin d’imaginer que la fermeture de la centrale nucléaire s’inviterait dans le débat présidentiel. Aujourd’hui, Valérie a fait ses comptes : « Depuis trois ans, je fais – 50 % de chiffre d’affaires sur l’hôtellerie. »

Promesse de campagne de François Hollande, à laquelle, personne ici n’a jamais voulu croire, la fermeture de la plus vieille centrale de France (1977) lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), reportée à fin 2019, puis à d’ici 2022, est devenue réalité. Elle est même « irréversible », comme le répète depuis avril Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique, qui devait détailler, jeudi 4 octobre à Fessenheim, son plan de reconversion du territoire. Dans le village haut-rhinois, le sujet est dans tous les esprits. Impossible de l’ignorer, tant la silhouette de la centrale et de ses deux réacteurs se voit de loin dans la plaine d’Alsace, couverte de champs de maïs irrigués.

« Une vraie catastrophe »
« Toute la vie du village tourne autour de la centrale depuis quarante ans, reconnaît le maire Claude Brender, la fermer est une vraie catastrophe. » Lui sait mieux que quiconque ce que représente l’atome pour la commune. Autrefois pauvre et rurale, Fessenheim a rapidement vu sa population doubler dans les années 1970 avec la construction de la centrale. Aujourd’hui, le site fait vivre directement plus d’un quart des quelque 2 400 habitants du village. Et rapporte 75 % – près de 3 millions d’euros par an – des recettes fiscales locales. Crèche, écoles, médiathèque, centre de secours flambant neuf, sans oublier un petit musée consacré à l’abolitionniste Victor Schœlcher… Fessenheim dispose d’équipements et services dignes d’une sous-préfecture.
Alors...




                        

                        


<article-nb="2018/10/04/19-8">
<filnamedate="20181004"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181004"><AAMMJJHH="2018100419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ En juillet, une femme de 22 ans avait posté sur Facebook la vidéo d’un homme lui jetant un cendrier au visage avant de la gifler. Il était poursuivi pour « violences aggravées ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’homme qui avait giflé une femme dans la rue à Paris condamné à six mois de prison ferme

En juillet, une femme de 22 ans avait posté sur Facebook la vidéo d’un homme lui jetant un cendrier au visage avant de la gifler. Il était poursuivi pour « violences aggravées ».



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 18h47
   





                        



En plein débat sur le harcèlement de rue, la vidéo d’une agression à Paris avait suscité l’indignation fin juillet : un homme jetant un cendrier au visage d’une jeune femme avant de la gifler devant des témoins, assis à la terrasse d’un bar, en pleine journée. Cet homme a été condamné, jeudi 4 octobre, à six mois de prison ferme pour « violences aggravées » ; la qualification de « harcèlement sexuel » n’avait pas été retenue. Cet homme de 25 ans, qui comparaissait détenu, restera en prison.
Le tribunal a également prononcé une obligation de soin et une interdiction d’entrer en contact avec la victime de 22 ans, à laquelle il devra verser 2 000 euros, en réparation du préjudice moral. Le parquet avait plus tôt requis un an de prison ferme et six mois avec sursis, ainsi que le maintien en détention et une obligation de soin pour le prévenu. L’homme reconnaissait les violences mais niait avoir tenu des propos obscènes à la victime.
L’affaire avait éclaté le 25 juillet, lorsque Marie Laguerre avait publié sur Facebook un billet racontant son agression, images de vidéosurveillance à l’appui. Elle y accusait l’homme de lui avoir adressé des bruits et remarques à connotation sexuelle. « J’ai donc lâché un “ta gueule” en traçant ma route. Car je ne tolère pas ce genre de comportement », écrivait-elle.
« Profil psychologique fragile »
Durant le procès, le prévenu a, en revanche, affirmé avoir dit à la jeune femme que le rouge lui allait très bien. « N’importe quel homme a déjà parlé à une femme dans la rue », a-t-il plaidé. « Vous cherchez la petite bête », a résumé le jeune homme, souvent insolent, à la présidente qui l’interrogeait. Aux policiers, lors de sa garde à vue, il avait expliqué que Marie Laguerre était « grave aguicheuse », « qu’elle se dandinait ». Il nie, désormais, avoir dit cela.
Marie Laguerre a rapporté avoir eu après cette agression des troubles du sommeil, de l’appétit, et avait souffert d’anxiété. Elle s’était vue prescrire quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT) psychologique et un jour d’incapacité physique.
« Ce dossier parle de violences faites aux femmes et de harcèlement de rue », a déclaré la procureure. Le prévenu était, cependant, jugé pour « violences aggravées » uniquement, en raison de l’usage d’une arme, en l’occurrence un cendrier. Le prévenu, « au profil psychologique fragile », « au profil violent et impulsif » est « dans une position de déni », a déploré la procureure. « On aurait espéré de la réflexion », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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Les autorités sanitaires confirment des cas groupés de bébés malformés, sans identifier de cause

Santé publique France a confirmé jeudi que des bébés sont nés sans mains, bras ou avant-bras dans des périmètres restreints de l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h51
   





                        


Des cas groupés de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits de France ont alerté les autorités sanitaires ces dernières années, mais aucune cause n’a pu être mise en évidence par leurs enquêtes, ont-elles annoncé jeudi 4 octobre. Ces cas ont été observés dans l’Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.
Pour l’Ain, « l’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations », a expliqué l’agence sanitaire dans un rapport publié jeudi. « Pour la Loire-Atlantique et la Bretagne, l’investigation a conclu à un excès de cas. Cependant, aucune exposition commune n’a été identifiée », a-t-elle poursuivi.
150 cas par an en France
Appelée « agénésie transverse des membres supérieurs », cette absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon représente moins de 150 cas par an en France.
Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.
Les investigations ont été menées sous deux formes : la recherche statistique d’un excès de cas, d’une part, et, de l’autre, une enquête auprès des parents, via des questionnaires. Le but des questionnaires est de tenter de comprendre quels produits (pesticides, médicaments, produits ménagers…) auraient éventuellement pu provoquer les malformations.
« On n’a pas d’élément démontré pour dire que tel produit est responsable », a affirmé Jean-Claude Désenclos, directeur scientifique de Santé publique France lors d’une conférence de presse. Par exemple, en ce qui concerne les pesticides, « les calendriers d’épandage ne correspondaient pas à la période-clé de fragilité durant la grossesse », a expliqué l’épidémiologiste Bertrand Gagnière, qui a enquêté sur les cas de Bretagne.
Conclusions contestées 
Concernant le cas de l’Ain, les conclusions ont été contestées par le Remera, structure basée à Lyon qui avait donné l’alerte pour ce département. C’est l’un des six registres des malformations congénitales de France.
« On tombe des nues », a déclaré sa directrice générale, l’épidémiologiste Emmanuelle Amar, lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP. Elle accuse Santé publique France d’avoir fait des « erreurs » de méthodologie.
Le Remera a mené sa propre étude, dans laquelle il conclut que le nombre de cas dans l’Ain est statistiquement significatif. Mais lui et Santé publique France ne s’accordent pas sur la méthodologie.
Plus généralement sur les trois séries de cas, dans la mesure où aucune hypothèse n’a émergé des questionnaires, les enquêtes n’ont pas porté sur un produit en particulier. « Il ne suffit pas de dire “C’est l’environnement, c’est l’agriculture” », dit le docteur Gagnière. « En l’absence d’hypothèses, il ne sert à rien de lancer des recherches tous azimuts : on sait par expérience que ça ne débouche sur aucun résultat. » 
« Il y a eu une investigation »
Un argument contesté par Emmanuelle Amar : « Dire “On n’a pas trouvé la cause, alors on ne la cherche pas” est un raisonnement étrange », a-t-elle objecté. « Il peut y avoir un débat scientifique, mais il y a eu une investigation et on ne peut pas considérer que Santé publique France nierait l’existence de signaux », a souligné François Bourdillon, directeur général de l’agence sanitaire, qui maintient la surveillance pour repérer d’éventuels nouveaux cas.
Cette controverse intervient alors que le Remera s’inquiète pour son avenir. La région Auvergne - Rhône-Alpes et l’Inserm ont stoppé leur financement, selon sa responsable. L’autre partie de ses fonds provient de Santé publique France et de l’Agence du médicament (ANSM). « Il n’a jamais été question d’arrêter notre financement », a assuré M. Bourdillon.
Pour mieux repérer les malformations congénitales, Santé publique France souhaite créer une fédération nationale des six registres (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne - Rhône-Alpes, dont le Remera) pour disposer d’une base de données commune.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.
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RATP : le gouvernement prépare un big bang de la concurrence dans les bus

Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h53
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Alors que la situation s’apaise à la SNCF, un nouveau front s’ouvre... à la RATP. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a écrit, jeudi 4 octobre, aux organisations syndicales et patronales du transport public pour leur annoncer le démarrage d’une phase de concertation sur la future ouverture à la concurrence – à fin 2024 – des lignes de bus de Paris et de la petite couronne, aujourd’hui monopole de la RATP.
Dans son courrier adressé à la CGT, à la CFDT, à FO, à la CGC, à l’UNSA ainsi qu’aux représentants d’employeurs que sont l’UTP (Union des transports publics et ferroviaires) et la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), la ministre écrit : « Aux yeux du gouvernement, l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France ne saurait s’opérer sans définition préalable d’un cadre social adapté tenant compte des contraintes d’exploitation spécifiques du territoire francilien. (…) C’est la raison pour laquelle je souhaite engager une concertation avec votre organisation sur ces sujets en partant des dispositions introduites dans l’avant-projet de loi d’orientation sur les mobilités. »
L’ouverture à la concurrence au 31 décembre 2024 pour les lignes de bus actuellement exploitées par la RATP est prévue depuis 2009, mais « il manque encore l’accompagnement social », a-t-on expliqué au ministère des Transports. En effet, les éléments-clés du cadre social lié à cette irruption de la concurrence dans le jardin de la RATP vont être introduits dans ce futur texte. La LOM, ou loi d’orientation sur les mobilités, devrait être présentée en conseil des ministres à la fin du mois d’octobre.

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Début des négociations « très prochainement »
Parmi les changements sociaux attendus, un thème hautement délicat sera scruté de près : la question du transfert des agents de la RATP dans une autre entreprise en cas de perte d’un appel d’offres par la régie parisienne. Pour le moment, l’avant-projet de la LOM souligne que « les contrats de travail des salariés concourant à l’exploitation et à la continuité du service public concerné sont transférés au nouvel employeur. » Autrement dit : le changement d’entreprise sera obligatoire pour les employés si la RATP perd un marché.
Ses agents, qui bénéficient d’un statut et de protections spécifiques, pourraient bien avoir du mal avec cette idée, comme les cheminots avec la réforme ferroviaire du printemps. « Les personnels de la RATP transférés le seront avec un sac à dos social, qui sera l’un des objets de la concertation, assure-t-on du côté du ministère des transports. Quant aux agents qui restent à la RATP, ils conserveront leur statut. » Les négociations vont commencer « très prochainement », fait savoir le cabinet de la ministre.
La future LOM devrait aussi disposer que la convention collective du transport public urbain, qui jusqu’ici ne concernait pas les agents de la régie parisienne, sera applicable aux équipes bus de la RATP. Elle indique que les règles de durée de travail et de repos de ces salariés « garantissent un haut niveau de sécurité des circulations et assurent la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. » et qu’elles s’appliqueront dans un périmètre correspondant peu ou prou à la ville de Paris ainsi qu’aux départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Le navire « Mare-Ionio », contre-attaque de la gauche italienne face à la politique de Salvini

Battant pavillon italien, le navire, acheté et affreté par des militants, est parti jeudi matin pour secourir des migrants au large des côtes libyennes.

Par                Antoine Harari (contributeur Le Monde Afrique, Augusta, Sicile)



LE MONDE
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        Le 04.10.2018 à 14h41

     •
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        Mis à jour le 04.10.2018 à 18h05






    
Le « Mare-Ionio » bat pavillon italien, un pavillon très difficile à obtenir.
Crédits : Francesco Bellina / Cesura


15 heures, jeudi 4 octobre. Le Mare-Ionio vient de quitter les eaux territoriales italiennes. Dans quatre-vingts heures, il patrouillera au large des côtes libyennes pour porter secours aux migrants en perdition. Affrété par des militants de la gauche italienne, ce nouveau venu dans le sauvetage en mer lance un véritable défi à l’Europe forteresse et adresse un pied de nez au ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini.
Mercredi soir, alors que le soleil se couche sur le port d’Augusta, au sud de la Sicile, une dizaine d’hommes s’affairent sur le bateau. Pendant que deux mécaniciens soudent des parois, des volontaires de l’ONG Sea Watch terminent d’installer des caillebotis en caoutchouc noir qui permettront d’accueillir des migrants à l’avant du navire.

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L’atmosphère est tendue. Erasmo Palazzotto fait du surplace, téléphone collé à l’oreille. « Il y a trois mois, je ne connaissais rien aux bateaux. Aujourd’hui, j’en possède un », rigole-t-il. Avec deux collègues du parti Sinistra Italiana (Gauche italienne), Nichi Vendola et Nicola Fratoianni, et Rossella Muroni, présidente du parti Liberi e Uguali (Libres et égaux), ils ont acheté le Mare-Ionio. Un prêt de 465 000 euros de la Banca Etica (Institut de la finance éthique) leur a permis d’acheter 110 000 litres de pétrole, de l’électronique, et de payer l’équipage. Leur budget s’est aussi enrichi de 70 000 euros de donations qui permettront de maintenir le bateau à flot. Pour la suite des opérations, l’équipe compte sur un financement participatif sur la plate-forme sociale Mediterraneo.

    
Sur le « Mare-Ionio », les derniers travaux avant l’appareillage.
Crédits : Francesco Bellina / Cesura


Afin d’éviter les déboires de l’Aquarius, le navire bat fièrement pavillon italien, un pavillon très difficile à obtenir, certes, mais qu’il sera quasiment impossible de lui retirer au vu de la nationalité de l’équipage et du propriétaire. Ce qui n’empêche pas Erasmo Palazzotto d’être prudent. « Tout ce que nous avons fait est légal et transparent. Nous respectons le droit maritime en allant porter secours en mer », observe-t-il, avant d’ajouter : « Lorsque les réfugiés que nous aurons secourus mettront le pied sur le Mare-Ionio, ils seront en territoire italien ! »
« Population dans la rue »
Préparée dans le plus grand secret, cette opération a pris corps en juin, alors que l’Italie fermait ses ports. « Au début, nous voulions partir pendant l’été, mais cela a été plus compliqué que prévu, raconte Erasmo Palazzotto. Du coup, nous serons en mer pour marquer la date symbolique du 3 octobre 2013. » Il y a exactement cinq ans, un gigantesque bateau de pêche coulait au large de Lampedusa, causant la mort de près de 400 migrants, pour la plupart érythréens. Ce naufrage, pour lequel l’Italie avait décrété un jour de deuil national, a durablement choqué l’opinion publique de la Péninsule.
Mercredi soir toujours, l’équipage attend anxieusement la réponse de la capitainerie, censée lui délivrer l’autorisation de prendre le large. Dans un climat politique aussi tendu, le petit groupe s’attend à tout. Si tout se passe comme prévu, le navire aura atteint les côtes libyennes ce week-end, après quatre-vingts heures de mer, et devrait être rejoint par deux voiliers privés ainsi que par l’Astral, la barque d’Open Arms. L’ONG espagnole et son fondateur, Oscar Camps, participent activement au projet.

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A bord du Mare-Ionio, un médecin, quatre personnes chargées du secours en mer ainsi que quatre membres d’équipage. Viennent s’y ajouter le militant Luca Casarini, fondateur du mouvement anti-mondialisation No Global et responsable des manifestations anti-G8 à Gênes, ainsi que Giuseppe Caccia, armateur du navire. Le groupe qui reste à terre est composé, lui, d’une alliance hétéroclite de militants anarchistes et de catholiques qui en ont en commun le refus de laisser des gens mourir en mer. Et, derrière eux, « nous avons créé un réseau qui ne passe plus par les gouvernements. Les villes de Palerme, Bologne, Amsterdam et Berlin ont décidé de nous soutenir. Non seulement en acceptant d’accueillir les personnes que nous sauverons mais également en nous appuyant dans notre mission », rappelle Giuseppe.

    
Le « Mare-Ionio » dans le port d’Augusta, en Sicile, début octobre.
Crédits : Francesco Bellina / Cesura


Avant de prendre la mer, l’homme a dû apprendre un nouveau métier, celui d’armateur. Mais l’ex-consultant en urbanisme – pour la ville de Bologne et la fondation Rosa-Luxembourg à Berlin – se veut confiant. De toute façon, il n’avait pas le choix puisque ces nouveaux venus du sauvetage n’ont pas réussi à trouver un armateur prêt à leur louer son bateau. « La plupart nous ont dit qu’ils craignaient des mesures de rétorsion du gouvernement ! Cela permet de se rendre compte de la gravité de la situation en Italie en ce moment », décrypte l’homme.

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Le Mare-Ionio n’hésitera pas à appeler à la mobilisation politique en cas de refus des autorités de lui ouvrir l’un des ports italiens : « Nous ne sommes pas une nouvelle ONG mais une plate-forme sociale, affirme le militant Luca Casarini. Ce bateau doit devenir un symbole, un défi aux politiques menées par l’Italie et l’Europe. S’ils ferment leurs ports, nous appellerons la population à descendre dans la rue. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’ancien directeur de l’Olympia et neveu de Bruno Coquatrix évoque l’histoire de la mythique salle de music-hall parisienne qui a vu défiler les plus grands artistes.
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L’Olympia, « une histoire de famille » : les souvenirs de son ancien directeur Jean-Michel Boris

L’ancien directeur de l’Olympia et neveu de Bruno Coquatrix évoque l’histoire de la mythique salle de music-hall parisienne qui a vu défiler les plus grands artistes.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 10h37
    |

            Véronique Mortaigne








                        



                                


                            

Epicentre du music-hall, un art inventé en France, la salle du boulevard des Capucines est devenue mythique à travers le monde, parce qu’elle a consacré des carrières, tandis qu’elle en forgeait d’autres. En cent dix ans d’une existence turbulente, l’Olympia a imprimé dans ses murs les désirs et les colères de vedettes absolues, les bizarreries de magiciens louches et de fakirs mystérieux, la camaraderie gouailleuse de ses hommes de main, costumiers, machinistes, régisseurs… Jean-Michel Boris y a passé ­quarante-six ans, aux côtés de la famille ­Coquatrix, qui est aussi la sienne.
L’Olympia, est-ce une histoire de famille ?
J’ai la sensation que oui. Jusqu’à sa mort en 1979, j’ai été aux côtés de Bruno Coquatrix, qui était marié à ma tante, Paulette. Puis j’ai pris la direction de la salle jusqu’en 2002, date à laquelle ­Vivendi Universal en est devenu propriétaire. Cette histoire débute en 1954. J’ai 21 ans, je suis en vacances à Paris. Je n’avais rencontré Bruno Coquatrix qu’une seule fois auparavant, à Bordeaux, alors qu’il travaillait avec Ray ­Ventura et ses Collégiens. Mais, cet été-là, Bruno, qui a repris l’Olympia en février, me persuade de travailler avec lui. Il me donne un bleu de travail et me confie au régisseur, Roger Pradines, futur réalisateur. Depuis, j’ai vécu des moments ­exceptionnels dans ce lieu. Et je suis à ­jamais un fidèle de Bruno.
« N’oublions pas que Bruno Coquatrix était aussi un artiste, un auteur-compositeur. Avant de reprendre l’Olympia, il avait composé une dizaine d’opérettes, et près de trois cents chansons »
N’oublions pas que Bruno Coquatrix était aussi un artiste, un auteur-compositeur. Avant de reprendre l’Olympia, il avait composé une dizaine d’opérettes, et près de trois cents chansons, dont des classiques comme Clopin-clopant, qui fut interprété par Yves Montand, Henri Salvador, Juliette Gréco et Pierre Dudan, qui en avait écrit les paroles. Il fut aussi imprésario. En 1954,...




                        

                        


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« Culture du viol chez les chiens » : un vaste canular trompe des revues scientifiques américaines

Reprenant les codes des « études de genre », trois Américains sont parvenus à faire publier des articles totalement farfelus dans les revues les plus en vue du domaine.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h04
    |

            Pierre Barthélémy








                        


Peter Boghossian et James Lindsay sont de petits farceurs. En 2017, ces deux Américains – le premier enseigne la philosophie à l’université d’Etat de Portland (Oregon), le second, titulaire d’un doctorat en mathématiques, est essayiste – avaient piégé la revue Cogent Social Sciences en lui faisant publier une pseudo-étude tendant à montrer que le pénis ne devait pas être considéré comme l’organe masculin de la reproduction mais comme une construction sociale. Au fil de cet article, que ses auteurs décrivirent ensuite comme « un papier de 3 000 mots d’inepties totales se faisant passer pour de l’érudition universitaire », on caricaturait certaines études de genre en expliquant notamment que le pénis était la source d’une culture du viol, y compris du viol de la nature, et donc en partie responsable du réchauffement climatique…

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Ce canular, assez facile car dirigé contre une revue de peu d’envergure, a donné des idées à Peter Boghossian et James Lindsay, qui ont décidé de pousser la farce un cran plus loin, avec l’aide d’Helen Pluckrose, la rédactrice en chef d’Areo. Cette revue en ligne a publié, mardi 2 octobre, un long article signé des trois comparses expliquant comment, depuis un an, ils étaient passés, avec un certain succès, à la phase industrielle du canular en sciences humaines et sociales, rédigeant vingt études bidon en l’espace de dix mois et les soumettant à des revues plus réputées que Cogent Social Sciences.
Les journaux ciblés publient essentiellement des travaux sur les questions du genre, de la sexualité, de l’identité ou de l’origine ethnique, un champ d’étude que Boghossian, Lindsay et Pluckrose estiment « corrompu », au sens où l’idéologie y aurait pris le pas sur la recherche de la vérité. Selon ce trio, ces disciplines sont gangrenées par une culture du « grief », c’est-à-dire une obsession à attribuer les discriminations dont souffrent certaines personnes (en raison de leur sexe, de la couleur de leur peau ou de leur orientation sexuelle) aux machinations d’un groupe dominant – les hommes blancs hétérosexuels, pour schématiser.
Les trois auteurs se sont donc glissés dans le moule qu’ils critiquent, s’imprégnant des notions, du vocabulaire et des codes de ces « études de grief » et flattant « les préconceptions idéologiques des éditeurs », comme l’écrivait le physicien Alan Sokal après son retentissant canular de 1996.
Seules six études rejetées
Le bilan de l’expérience est à la fois édifiant et inquiétant. Sur les vingt études en question, seulement six ont été rejetées. Sept autres ont été acceptées pour publication – quatre d’entre elles sont effectivement parues et trois autres étaient sur le point de l’être quand les auteurs sont sortis du bois –, et les sept dernières étaient en cours de révision/correction.
Les articles publiés flirtent souvent avec le grotesque. L’un d’eux met ainsi en scène une chercheuse inventée étudiant, dans les parcs canins, la culture du viol chez les chiens et se demandant s’il est possible de réduire les tendances aux agressions sexuelles des hommes en les dressant comme on dresse leurs compagnons à quatre pattes. L’étude a été publiée par Gender, Place & Culture et l’un de ses relecteurs a écrit à son sujet : « C’est un papier merveilleux, incroyablement novateur, riche en analyses et extrêmement bien écrit et organisé », etc. Autre exemple, une étude parue dans Sexuality & Culture, qui encourage les hommes hétérosexuels à s’introduire des godemichés dans l’anus pour faire baisser leur homophobie… Un des reviewers s’est enthousiasmé pour ce « travail », assurant qu’il s’agissait d’« une contribution incroyablement riche et passionnante à l’étude de la sexualité et de la culture, et en particulier l’intersection entre masculinité et analité ». Sic.
« Nous n’aurions pas dû pouvoir publier l’un de ces si mauvais articles dans un journal, encore moins sept », écrivent Boghossian, Lindsay et Pluckrose, qui soulignent à quel point le sacro-saint système de relecture par les pairs est inopérant dans ce domaine. Ils révèlent d’ailleurs avoir été sollicités à quatre reprises pour relire et évaluer les articles de véritables chercheurs. Ils ont décliné de le faire pour des raisons éthiques. Le compte rendu de leur canular dans Areo se termine par un appel « aux plus grandes universités à commencer un examen méticuleux de ces domaines d’étude (…) de façon à séparer les spécialistes et les disciplines qui produisent du savoir de ceux qui produisent du sophisme constructiviste ». Bref à renouer avec la méthode scientifique.

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Reste à savoir quel impact réel ces révélations auront dans le monde universitaire. Sociologue au CNRS et lui-même coauteur d’un canular en 2015, Arnaud Saint-Martin s’avoue « partagé » quant au travail des trois Américains. « On sait qu’un certain nombre de disciplines sont infectées par du “bullshit”, dit-il. Ce qu’ils ont fait est très construit, avec une méthodologie où l’on teste un certain nombre de choses avec joie. Mais on peut se demander qui est l’adversaire, s’il est si puissant, si présent que cela. Ils ne donnent pas de noms, pas de départements universitaires, pas de colloques-phares… » 
Autre interrogation : l’affaire ne risque-t-elle pas d’avoir des effets délétères sur les chercheurs qui travaillent sérieusement sur les discriminations ? « Il existe un anti-intellectualisme rampant aux Etats-Unis, et cela peut donner des arguments béton à l’“alt-right” », analyse Arnaud Saint-Martin. Quand on ose ce genre de canular pour redonner une santé à la science, on risque aussi d’aider ceux qui la combattent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.
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Football : Didier Deschamps remodèle un peu l’équipe de France

Le sélectionneur a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qui disputeront les prochaines rencontres contre l’Islande et l’Allemagne. Ndombele fait son apparition. Sakho, Digne et Zouma sont rappelés.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 15h16
   





                        



   


Après avoir conservé l’ensemble des vingt-trois joueurs sacrés champions du monde pour leur retour en France, en septembre, Didier Deschamps a lancé son équipe de France vers la suite de ses aventures. Le sélectionneur des Bleus a dévoilé, jeudi 4 octobre, les joueurs appelés à affronter l’Islande (le 11 octobre à Guingamp) et l’Allemagne (le 16 à Saint-Denis). Une liste où apparaît pour la première fois le milieu lyonnais Tanguy Ndombele, et où les défenseurs Lucas Digne, Mamadou Sakho et Kurt Zouma font leur retour.

Les 23 joueurs qui affronteront l'Islande (11/10 à Guingamp) et l'Allemagne (16/10 au Stade de France) sont...… https://t.co/NYFRAMqnlJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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Ces changements sont motivés par l’absence pour blessure de Corentin Tolisso, de Samuel Umtiti et d’Adil Rami. « Sa venue est liée à la blessure grave de Corentin Tolisso, explique le sélectionneur français à propos de Ndombele, qui réalise avec Lyon un début de saison percutant et dont la sélection était attendue. C’est un joueur qui évolue à un très bon niveau. Il sait un peu tout faire, bon volume de jeu, il est puissant et avec une bonne qualité technique. Il est plus régulier que la saison dernière. »

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« Vécu international »
Réserviste pendant la Coupe du monde, après avoir fait partie du groupe pendant plusieurs années, le latéral gauche Lucas Digne est un des revenants de la liste. Le nouveau joueur d’Everton bénéficie de l’absence de Benjamin Mendy. « Je comprends sa déception comme celle d’autres joueurs. Il avait un temps de jeu très réduit à Barcelone, là il joue plus », justifie Didier Deschamps.
Plus surprenant, le retour du défenseur de Crystal Palace Mamadou Sakho sous le maillot bleu est expliqué par le « vécu international » de l’ancien Parisien. « C’était l’opportunité de le revoir avec nous, même si j’aurais pu faire d’autres choix », commente Didier Deschamps à propos du héros du match de barrage contre l’Ukraine (3-0) précédant la Coupe du monde 2014.
Enfin, chose attendue, Didier Deschamps a été interrogé sur le cas Adrien Rabiot, qui s’était de lui-même exclu de l’équipe de France en refusant d’être réserviste avant le Mondial. « Il est beaucoup trop tôt pour rappeler Adrien par rapport à l’attitude qu’il a eue, a averti Deschamps. Je ne veux pas accentuer dans la gravité, mais dans ma vision de ce que représente l’équipe de France, il est beaucoup trop tôt pour le rappeler. » On ne devrait pas revoir le milieu parisien de sitôt sous le maillot bleu.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ A l’occasion de la publication de l’étude de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice, son président, le magistrat Jean-Paul Jean, a répondu, jeudi, aux questions d’internautes du « Monde.fr ».
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Budget de la justice : « Le retard historique est structurel »

A l’occasion de la publication de l’étude de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice, son président, le magistrat Jean-Paul Jean, a répondu, jeudi, aux questions d’internautes du « Monde.fr ».



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 17h14
   





                        



   


La justice française a-t-elle réellement assez de moyens ? Selon le Conseil de l’Europe, la France est à la traîne, qui consacre 65,90 euros par an et par habitant à la justice, contre 122 euros, par exemple, en Allemagne. A l’occasion de la publication de l’étude de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej), vous avez posé vos questions à Jean-Paul Jean, magistrat, président de chambre à la Cour de cassation et président de la Cepej.

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                Manque de moyens, surcharge... les déficits criants de la justice française



tutur33 : On dit souvent que la justice manque de moyens. Pourtant, depuis plusieurs années, les budgets sont en hausse. Est-ce parce que l’argent est mal réparti, ou est-ce parce que les hausses de budget ne suffisent pas ?
Jean-Paul Jean : Le budget de la justice, tel que défini par le Conseil de l’Europe, inclut trois composantes : le budget des tribunaux, des parquets et l’aide judiciaire. C’est la même chose pour les quarante-cinq pays comparés. On n’inclut pas, par exemple, le budget des prisons, qui absorbe une part croissante du budget du ministère. Les budgets de la justice progressent régulièrement, mais le retard historique est structurel.
Mahel : La LPJ va-t-elle dans le bon sens pour pallier ce manque de moyens, dénoncé depuis des années, de la justice française ?
La loi de programmation de la justice (LPJ) dont vous parlez va dans le bon sens : + 24 % en cinq ans programmés. Il y a maintenant un consensus politique pour augmenter les moyens, et le rapport de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice, depuis plusieurs années, a joué un rôle d’aiguillon. Mais en même temps, la justice se trouve confrontée à une multiplication de ses missions. Par exemple, en 2011, on a donné compétence au juge de contrôler toutes les hospitalisations sans consentement, en ne donnant aucun moyen nouveau. La réforme est entrée en vigueur en plein mois d’août, les juges ont fait face, il n’y a eu aucun incident, et personne n’en a parlé…
zelda : La solution consiste-t-elle uniquement en une augmentation des effectifs de magistrats et fonctionnaires, ou faudrait-il modifier les procédures, déjudiciariser ?
C’est une politique d’ensemble qu’il faut conduire. Les parquets sont clairement en sous-effectif. Pour le reste, c’est surtout une question d’équipe autour du juge (greffiers, assistants, etc.), des moyens informatiques et des conditions de travail adaptés, mais aussi de méthodes et d’organisation.
Les pays d’Europe du Nord ont beaucoup plus recours à la médiation. Les avocats, dans certains pays, sont plus enclins à trouver des solutions négociées qu’à engager des contentieux, une caractéristique des pays d’Europe du Sud. Les modes alternatifs de résolution des litiges (MARL) se développent partout en Europe.
Des procédures doivent être adaptées à certains contentieux, par exemple, la résolution en ligne de contentieux liés au commerce par Internet.

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          Face à une justice civile débordée, la médiation devient un marché convoité



Décideurs magazine : Ne pensez-vous pas que le recours à certaines Legaltech, comme celles sur la justice prédictive, est un investissement qui permettrait d’alléger dans l’avenir le budget de la justice ?
Ce terme de « justice prédictive », largement utilisé, ne me convient pas. Je préfère parler de « justice actuarielle », fondée, comme les prévisions en matière d’assurance, sur des probabilités statistiques. Je suis favorable à l’utilisation des algorithmes comme simple aide à la décision du juge dans les affaires simples et répétitives.
Mais le marché prometteur de cette justice dite « prédictive » fait que des Legaltech vont offrir, dans des contentieux plus complexes, de plus en plus de services spécialisés en version premium au service des intérêts des justiciables qui pourront les financer. Cela accroîtra l’inégalité devant la justice.

        Lire notre décryptage :
         

          La libération des données judiciaires ouvre un marché où s’agitent de nouveaux acteurs



Loridan : Que pensez-vous de l’apport des juristes assistants, notamment dans la perspective d’une intégration de ces derniers au corps ?
L’apport de ces jeunes juristes postmaster qui travaillent aux côtés des magistrats est incontestable. Ils font des recherches, des travaux préparatoires pour les magistrats du siège ou du parquet. Ces échanges et cette formation sont particulièrement positifs. Cela permet aussi de préparer certains à l’intégration future dans la magistrature, avec une connaissance utile des réalités des tribunaux.
Question : Quelles sont les conséquences d’un manque de moyens ? Tant pour le justiciable que pour les professionnels du droit ?
Essentiellement, des délais de jugement trop longs, mais pas seulement. Des audiences surchargées qui peuvent se terminer tard dans la nuit, avec des comparutions immédiates qui se multiplient, des juges et greffiers fatigués.
Quand on voit une audience correctionnelle de même nature en Allemagne ou aux Pays-Bas, pour rester sur ces pays, c’est une tout autre réalité : les effectifs sont plus nombreux, l’organisation et les conditions de travail meilleures, des audiences beaucoup moins bousculées, mieux organisées avec les avocats, où le fait d’avoir le temps nécessaire permet de rendre une justice sereine où l’on prend le temps d’expliquer.

        Lire notre analyse :
         

          Justice : le pari d’une réforme tout-en-un



Flo : Pourquoi le budget 2019 ne prévoit-il qu’une faible augmentation du budget par rapport à 2018, alors qu’il y a tant à financer (rénovation de prisons, etc.) ?  Jade : L’augmentation du budget alloué à la justice pour l’année 2019 est-elle suffisante pour moderniser et améliorer le système judiciaire français ? On a longtemps eu l’impression que ce secteur n’était pas la priorité des gouvernements successifs. Est-ce toujours le cas ?
Je réponds à ces deux questions en même temps. Il faut d’abord savoir à quoi l’on veut que serve l’argent, pour quels objectifs. Dans l’immédiat, ce dont ont besoin les tribunaux, ce sont des crédits souples pour gérer le quotidien, ne pas mendier une photocopieuse, remplacer un matériel informatique. D’autres pays, sur ce plan-là, ont une gestion beaucoup plus déconcentrée où les présidents et procureurs ont des marges sur leur budget de fonctionnement.
A moyen terme, ce qu’il faut développer, c’est l’équipe autour du juge et du procureur, pour les assister dans leur travail. L’équipement informatique, quant à lui, se situe à un niveau correct, quand on compare au niveau européen, mais c’est la transformation radicale induite par le numérique qu’il faut maintenant penser et conduire. Les excellentes formations qu’ils ont reçues à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) et à l’Ecole nationale des greffes (ENG) les y ont préparés.

        Lire notre analyse :
         

          La justice frappée par la contrainte budgétaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Avant l’attribution des Nobel de la paix et d’économie, voici les principales informations à retenir sur les récompenses scientifiques (médecine, physique, chimie) de cette année.
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Qui sont les lauréats des prix Nobel 2018 et qu’ont-ils accompli ?

Avant l’attribution des Nobel de la paix et d’économie, voici les principales informations à retenir sur les récompenses scientifiques (médecine, physique, chimie) de cette année.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h36
    |

            Gary Dagorn








                        


Les lauréats des prix Nobel scientifiques (médecine, physique, chimie) sont désormais connus. Six hommes et deux femmes ont été récompensés. Voici un aperçu de leurs réalisations, en attendant la remise des distinctions pour le « travail pour une paix durable » et les sciences économiques (le prix Nobel de littérature n’ayant pas été remis cette année).
Médecine : le système immunitaire contre le cancer
Le prix Nobel de médecine a récompensé cette année deux chercheurs, l’un japonais, l’autre américain, ayant travaillé sur une nouvelle façon de combattre les cellules cancéreuses. Tasuku Honjo et James P. Allison ont mené des travaux similaires qui montrent qu’il est possible d’utiliser le système immunitaire d’un malade pour éliminer les tissus cancéreux. C’est ce qu’on appelle désormais l’immunothérapie.
Tasaku Honjo, le premier, a commencé à travailler en 1992 à une protéine présente sur la surface des cellules tueuses de notre système immunitaire, les lymphocytes T. Cette protéine, baptisée PD-1, agit comme un frein à l’action des lymphocytes T afin que la réaction immunitaire soit proportionnée à la menace et ne se retourne pas contre les cellules saines. Après plusieurs années de recherche, Honjo a découvert qu’en inhibant la protéine PD-1, les lymphocytes pouvaient s’attaquer bien plus facilement aux cellules cancéreuses et ainsi combattre les tumeurs.
C’est à peu près la même découverte qu’a faite James P. Allison à l’université de Berkeley, à San Francisco, lorsqu’il s’aperçut qu’une autre protéine, la CTLA-4, fonctionnait aussi comme un frein à la réaction immunitaire du corps. Les expériences menées en 1994 pour bloquer CTLA-4 sur des souris atteintes d’un cancer ont montré des résultats spectaculaires de rémission. Après plusieurs années d’efforts, des essais cliniques en 2010 ont abouti à des résultats prometteurs chez des patients humains atteints de mélanomes avancés. Plusieurs patients ont ainsi vu disparaître toute tumeur maligne grâce à cette technique, alors que les autres traitements avaient échoué auparavant.
L’immunothérapie permet aujourd’hui d’augmenter significativement le taux de rémission des patients atteints de cancers jugés incurables avant et représente une source d’espoir pour des cancers tels que les mélanomes, les lymphomes, le cancer du poumon ou celui de la vessie.

        Focus sur le Nobel de médecine
         

          qui sacre la percée de l’immunothérapie du cancer



Physique : les lasers à l’honneur
Le 112e prix Nobel de physique a récompensé cette année trois chercheurs : Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland. Le premier pour l’invention des pinces optiques et leur application dans le domaine médical ; les seconds pour l’invention d’une technique de génération de rayons laser très intenses ayant permis d’améliorer grandement la chirurgie optique.
Les pinces optiques d’Arthur Ashkin sont un outil révolutionnaire inventé en 1987. Il s’agit de manipuler des objets physiques microscopiques, tels que des atomes, des molécules, des virus ou des bactéries grâce à des rayons laser. Cela peut sembler étonnant, mais cette technique utilise la pression que la lumière peut exercer sur les choses pour les déplacer. Cette invention majeure a trouvé de multiples applications en médecine et en biologie, où il est devenu bien plus facile de manipuler des organismes vivants microscopiques sans les endommager, permettant des manipulations quasi aisées et une recherche médicale plus poussée.
Quant à Gérard Mourou, chercheur à Polytechnique et à l’université du Michigan, et Donna Strickland, chercheuse à l’université canadienne de Waterloo, ils sont les inventeurs d’une technique capable de générer de très puissantes et précises impulsions laser, grâce à une technique unique appelée « chirped pulse amplification » (ou CPA, « amplification d’impulsions par impulsions chirurgicales », en français). Celle-ci a notamment trouvé une application massive dans la chirurgie de correction des yeux et pourrait se révéler utile dans de nombreux autres domaines.

        Focus sur le Nobel de physique :
         

          trois chercheurs, dont un Français, récompensés pour leurs travaux sur les lasers



Chimie : l’évolution accélérée en éprouvette
Le Nobel de chimie 2018 a été décerné à trois spécialistes de l’« évolution dirigée » en éprouvette. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (université du Missouri, Columbia), et le Britannique Gregory Winter (université de Cambridge) se sont partagé l’autre moitié.
Frances Arnold a essayé, au début des années 1990, de reproduire le processus d’évolution naturelle, mais en accéléré, en laboratoire. Elle a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle a d’abord créé de vastes collections de mutants génétiques et passé au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. Comme une sélection variétale de graines, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.
George Smith a réalisé des expériences similaires sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent, comme à travers le tamis d’un chercheur d’or. Le Britannique sir Gregory Winter s’est inspiré de cette technique pour sélectionner des anticorps, molécules bien plus complexes. Il a déposé des brevets et créé des sociétés (dont Cambridge Antibody Technology) pour utiliser ces recherches dans un but thérapeutique.

        Focus sur le Nobel de chimie
         

          pour des travaux sur l’évolution en éprouvette



Littérature : l’attribution du prix 2018 est reportée d’un an, et sera annoncée en même temps que le lauréat 2019. L’Académie suédoise a traversé une « crise de confiance » après un scandale d’agression sexuelle qui a entraîné des démissions en série.
Paix : attribué vendredi 5 octobre à 11 heures.
Sciences économiques : attribué lundi 8 octobre à 11 h 45.

Le prix de sciences économiques, un presque prix Nobel
Surnommé le « prix Nobel d’économie », le prix en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel n’est pas réellement un prix Nobel au même titre que les autres (physique, chimie, médecine, paix, littérature).
En effet, l’économie ne figure pas dans la liste des disciplines qu’Alfred Nobel a désignées dans le but de distinguer les individus ayant permis des progrès remarquables pour le savoir et l’humanité dans leurs domaines.
Le prix a été créé par la Banque de Suède en 1968 et a été décerné pour la première fois en 1969. La création du prix et ses conditions d’attribution se sont toutefois faites en accord avec la Fondation Nobel et l’Académie royale des sciences de Suède (qui est chargée de décerner les prix en physique et en chimie). Le prix de sciences économiques apparaît d’ailleurs sur le site officiel des Nobel aux côtés des autres.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les piliers tentent de relativiser la crise en rejetant la faute sur Collomb, mais beaucoup d’élus critiquent l’exécutif, dont ils ne comprennent plus l’attitude.
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Affaire Benalla, démissions de Collomb et Hulot : la majorité à nouveau déboussolée

Les piliers tentent de relativiser la crise en rejetant la faute sur Collomb, mais beaucoup d’élus critiquent l’exécutif, dont ils ne comprennent plus l’attitude.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 11h48
    |

            Béatrice Jérôme et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

« Vous trouvez qu’il y a une crise gouvernementale ? » Dans son costume trois pièces, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, est depuis de longues minutes criblé de questions sur la démission de Gérard Collomb. L’Association des journalistes parlementaires l’avait convié de longue date. Il a fallu que le rendez-vous tombe le mercredi 3 octobre, lendemain d’une journée inédite où le ministre de l’intérieur, l’un des plus proches du chef de l’Etat, a contraint Emmanuel Macron à accepter son départ du gouvernement.
Mais « il n’y a pas de crise », martèle M. Ferrand. Ce départ n’est d’ailleurs « ni un drame ni un épiphénomène ». Tout juste évoque-t-il une « rupture non conventionnelle » dont la forme « en effet peut surprendre ». « Pour tout vous dire, ajoute le Finistérien, j’ai été surpris. » Pudique bouclier de mots sur un séisme politique. Cachez cette crise que je ne saurais voir…
« Il n’y a pas de crise », martèle la Macronie. Pourtant, un drôle de flottement plane, trois heures plus tard, lors des questions au gouvernement. Au micro, le député Les Républicains Sébastien Huyghe fustige un « amateurisme sidérant », un « contexte délétère » dans un « gouvernement auberge espagnole où chacun entre et sort comme il veut ». Par gros temps, c’est le premier ministre qui d’ordinaire répond aux assauts des oppositions. Cette fois, Benjamin Griveaux s’avance en premier au micro. « L’Etat est là », assène le porte-parole du gouvernement sous les huées de la droite.

L’opposition s’indigne de ne pas entendre le premier ministre, assis les bras croisés. La veille, le désormais ministre de l’intérieur par intérim avait dû commenter la démission en direct dans cette même arène. Aujourd’hui, le premier ministre assure le strict minimum. En répondant à la question du président du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, il obtient d’abord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le président de la République a déposé une gerbe sur la tombe de son prédécesseur, soixante ans jour pour jour après l’adoption par référendum de la Constitution de la Ve République.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

A Colombey-les-Deux-Eglises, Emmanuel Macron cherche à se placer dans les pas du général de Gaulle

Le président de la République a déposé une gerbe sur la tombe de son prédécesseur, soixante ans jour pour jour après l’adoption par référendum de la Constitution de la Ve République.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 16h57
    |

            Olivier Faye








                        



   


La brume a tardé à se lever sur les vallons de la Haute-Marne, jeudi 4 octobre, mais le soleil brille franchement maintenant, et fait apparaître la croix de Lorraine au-dessus de Colombey-les-Deux-Eglises. Les frères Bablon, Luc et Philippe, deux jumeaux âgés de 65 ans, patientent derrière une barricade en face du cimetière, où Emmanuel Macron est attendu pour déposer une gerbe sur la tombe du général de Gaulle.
« Je suis là pour la naissance de la Ve République », soixante ans jour pour jour après l’adoption de la Constitution par référendum, explique Luc. Le chef de l’Etat aussi. Il a écrit un message, un peu plus tôt, sur le livre d’or de la Boisserie, l’ancienne résidence de l’homme du 18-Juin et de son épouse Yvonne : « Se recueillir sur la tombe du général, c’est venir puiser dans les racines de notre République une sève qui continue de vivifier notre pays ».

        Lire aussi :
         

                L’exécutif minimise la crise mais lance les grandes manœuvres



« Ce ne serait pas arrivé avec de Gaulle »
Se mettre sur les traces de son illustre prédécesseur, c’est aussi une occasion de tenter de revivifier une rentrée assombrie par les démissions du gouvernement de Gérard Collomb et Nicolas Hulot. Des bravades qui ont jeté le doute sur l’autorité d’un président de la République en dégringolade dans les sondages.
« Il faudrait qu’il imite l’exemplarité du général, le respect qu’il suscitait, lâche Philippe. Il y en a un qui lui a fait un doigt d’honneur sur une photo [sur l’île de Saint-Martin], mais dans quel monde on est ? Ce ne serait pas arrivé avec de Gaulle, Nicolas Sarkozy ou même François Hollande. On laisse tout faire aux jeunes. »
La « présidentialité » est une matière fragile… Même quand on pose, comme l’a fait Emmanuel Macron, au côté des Mémoires de guerre du général pour sa photo officielle. Ou que l’on fait ajouter une croix de Lorraine au logo de l’Elysée.

   


Force des « institutions »
Philippe et son frère dégainent leurs téléphones portables : « il » arrive. Une cohorte de gaullistes plus ou moins officiels s’inscrit dans le sillage du chef de l’Etat. Parmi eux, les anciens présidents du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud et Jean-Louis Debré, le président de la fondation Charles de Gaulle, Jacques Godfrain, l’ancien ministre de Jacques Chirac, Hervé Gaymard, préfacier de plusieurs rééditions des ouvrages du général…
« La Constitution de la Ve, c’est une sorte de minerve, elle tient quand ça va mal », sourit ce dernier. « Les institutions de la Ve ont assuré la continuité de l’Etat à travers huit présidents de la République, des crises, des cohabitations, des alternances », appuie Jean-Louis Debré. Et des « péripéties », aurait pu ajouter Emmanuel Macron, qui a qualifié ainsi le camouflet infligé par Gérard Collomb.
Interrogé une nouvelle fois à ce sujet par la presse alors qu’il serrait les mains des badauds à la sortie du cimetière, le locataire de l’Elysée a opposé face à cette crise la force des « institutions ». Il devait prononcer un discours à ce sujet dans l’après-midi au siège du Conseil constitutionnel, à Paris. « Il faut avoir un peu de hauteur et de recul historique, lance M. Macron. Je ne dévie pas et je ne m’arrête pas, ou alors vous n’avez pas compris qui j’étais. »

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Le voilà d’ailleurs en train de répondre à la cantonade à des questions posées par quelques têtes blanches sur la réforme des retraites qu’il entend mener ces prochains mois. « Ce système n’est pas juste, c’est pour ça que je veux en faire un nouveau. Il y en a qui vont râler, car ils touchent plus avec le système actuel », assume Emmanuel Macron.
Qui cite une phrase du général de Gaulle, rapportée à son intention par son petit-fils : « Vous pouvez parler très librement, la seule chose [qu’on n’a] pas le droit de faire, c’est de se plaindre ». « Je trouve que c’est une bonne pratique. Le pays se tiendrait autrement s’il était comme ça », sourit le président de la République. Et d’ajouter : « C’était plus dur en 1958, on ne se rend pas compte de la chance qu’on a. » Une sentence qui peut avoir, dans son cas, valeur d’encouragement.



                            


                        

                        


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Sans explication, Cristiano Ronaldo s’éclipse de l’équipe du Portugal

Le sélectionneur du Portugal a refusé d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h35
   





                        



   


Cristiano Ronaldo a prolongé son absence de l’équipe du Portugal, a annoncé jeudi 4 octobre son sélectionneur, en refusant d’expliquer les motifs de l’absence de son joueur vedette, récemment visé par une accusation de viol, qu’il rejette catégoriquement.
Après avoir raté deux matchs au début de septembre, absence qui s’annonçait temporaire car elle devait faciliter sa mise en jambes avec la Juventus Turin, le quintuple Ballon d’or manquera aussi les quatre prochaines rencontres de la Seleçao, en octobre et en novembre.
« Nous sommes convenus que le joueur n’était pas disponible pour cette convocation et pour la prochaine », a fait savoir jeudi le sélectionneur Fernando Santos, en précisant que la décision avait été prise à trois, à l’issue d’une discussion entre lui, Cristiano Ronaldo et le président de la Fédération portugaise, Fernando Gomes. Appelé en conférence de presse à exposer les raisons de l’absence de son attaquant vedette, le coach de 63 ans a refusé de « dévoiler les détails » de cette conversation.

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Lors de la précédente convocation, Fernando Santos avait dit qu’il avait accepté de ménager Ronaldo pour faciliter son « processus d’adaptation » à son nouveau club, la Juventus Turin, qu’il venait de rejoindre en provenance du Real Madrid. « Ce n’est pas ce que je dis maintenant », a-t-il déclaré jeudi, refusant toutefois d’établir un lien entre l’absence du capitaine portugais et l’accusation de viol récemment proférée à son encontre par une Américaine de 34 ans.
Soirée au Palms Hotel de Las Vegas
Cette femme affirme que le footballeur portugais l’a violée dans un hôtel de Las Vegas en juin 2009, puis lui a fait signer sous pression un accord financier la contraignant au silence, des faits qu’il a catégoriquement démentis. « Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit mercredi l’ancien Madrilène sur son compte Twitter.
Selon la plainte déposée le 27 septembre dans l’Etat du Nevada, le quintuple Ballon d’or a rencontré Kathryn Mayorga le 13 juin 2009 au Palms Hotel de Las Vegas. Le footballeur l’aurait invitée dans sa suite pour faire la fête, avec d’autres personnes. Là, il aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l’époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi. Celle-ci n’ayant pas de maillot de bain, il lui aurait prêté un short de sport et un tee-shirt.
La plaignante assure que c’est pendant qu’elle se déshabillait dans la salle de bain que le footballeur a fait irruption, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga dit avoir refusé et demandé à quitter les lieux. Mais Ronaldo l’aurait ensuite poussée sur un lit pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec elle. Et c’est parce qu’elle se protégeait le sexe de ses mains qu’il l’aurait sodomisée de force. « Lorsque Cristiano Ronaldo a eu terminé d’agresser sexuellement la plaignante, il l’a autorisée à quitter la chambre et lui a dit qu’il était désolé et qu’il avait l’habitude de se comporter en gentleman », peut-on lire dans la plainte.
Soutien du sélectionneur et du président de la fédération
« Je connais très bien Cristiano Ronaldo et je crois entièrement en sa parole. Il ne commettrait jamais un crime de ce genre », a dit jeudi Fernando Santos, qui a entraîné le joueur au Sporting alors qu’il était âgé de 18 ans. Le président de la fédération a lui aussi tenu à exprimer sa « totale solidarité avec Cristiano Ronaldo au moment où sa réputation est mise en cause ». « Je crois en sa parole (...) et je peux témoigner de sa droiture », a déclaré Fernando Gomes.
Au plan sportif, l’attaquant vedette de la Seleçao fera donc l’impasse sur les déplacements en Pologne, le 11 octobre, en Ligue des nations, et en Ecosse, le 14, en match amical. Ses partenaires s’en étaient bien sortis sans lui en septembre, en obtenant un nul contre la Croatie, vice-championne du monde en amical (1-1) et une victoire importante contre une Italie en reconstruction en Ligue des nations (1-0).
En novembre, les Lusitaniens disputeront les matchs retour contre l’Italie à Milan, et contre la Pologne à domicile. Interrogé sur un éventuel retour de Cristiano Ronaldo l’année prochaine, Fernando Santos a répondu du bout des lèvres que « rien ne laissait prévoir le contraire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, donnait sa conférence de rentrée le 4 octobre. Parmi les thèmes de réflexion pour l’année, la mixité sociale et l’espoir d’intégrer une carte de l’éducation prioritaire renouvelée.
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L’enseignement catholique veut relever le défi de la mixité sociale

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, donnait sa conférence de rentrée le 4 octobre. Parmi les thèmes de réflexion pour l’année, la mixité sociale et l’espoir d’intégrer une carte de l’éducation prioritaire renouvelée.



LE MONDE
 |    04.10.2018 à 17h19
    |

            Violaine Morin








                        


L’enseignement privé a-t-il sa place dans l’éducation prioritaire ? Dans son discours de rentrée, prononcé le 4 octobre devant la presse, le secrétaire général de l’enseignement privé catholique, Pascal Balmand, est formel : réfléchir au rôle de l’enseignement catholique dans la mixité sociale relève d’une « responsabilité », et il se réjouit que le ministère mène « une réflexion sur la politique d’éducation prioritaire ». Le ministre de l’éducation a lancé, le 3 octobre, une mission sur la redéfinition de l’éducation prioritaire. Un rapport devrait être rendu à la fin du premier semestre 2019 pour une mise en œuvre à la rentrée 2020. Dans ce contexte, il n’est pas exclu que l’enseignement privé puisse y trouver sa place. Avec prudence, Pierre Mathiot, à qui cette mission a été confiée, assure réfléchir « sans doctrine » et « ne rien s’interdire ». 
Pour Pascal Balmand, si l’éducation prioritaire change de visage, alors l’enseignement privé catholique s’inscrira dans cette démarche. Pour ce qui concerne l’enseignement catholique, il existe depuis 2017 un redéploiement interne des financements au profit « d’établissements à moyens éducatifs renforcés ». En appliquant des critères tels que l’origine sociale des élèves et la valeur ajoutée des résultats aux examens, on trouve 110 établissements jugés prioritaires, sur un total de 2 900 dans le second degré privé catholique. La majorité sont des collèges ruraux et des lycées professionnels. « Si l’on entrait dans une carte de l’éducation prioritaire, ce serait sans doute beaucoup plus, puisque notre dispositif actuel ne comprend pas les écoles primaires », tempère Pascal Balmand. Il n’en reste pas moins que l’entrée de l’enseignement privé dans l’éducation prioritaire bousculerait des équilibres anciens. A ce jour, l’enseignement privé bénéficie de subventions selon une règle en vigueur depuis la loi Debré de 1959 : puisque 20 % des enfants sont dans l’enseignement privé, celui-ci reçoit 20 % du total des enveloppes de l’Etat.

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Ségrégation scolaire
Cette idée pose un problème de fond : si l’enseignement privé souhaite bénéficier d’aides indexées sur le profil social de ses élèves, il se doit de jouer le jeu de la mixité. Or il contribue, en particulier dans les grandes villes, à la ségrégation scolaire. Les familles favorisées sont plus nombreuses à choisir le privé, au détriment du collège de secteur, contribuant à créer des établissements de relégation. Selon une étude de l’Insee diffusée en septembre, à Bordeaux et Clermont-Ferrand, la ségrégation sociale entre les collèges est liée à 40 % au fait que les parents choisissent le privé. Cette proportion est encore plus importante à Paris (45 %).
Pourtant, l’enseignement catholique assure mener une réflexion sur la mixité sociale. En outre, malgré une tenace réputation de « guettos de riches » entretenue par les établissements privés de centre-ville, certains établissements sont moins privilégiés que d’autres, avec un coût moyen de la scolarité en collège situé autour de 850 ou 900 euros par an, avant déduction des aides sociales – des prix qui augmentent considérablement en région parisienne.

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Soutien et aides aux devoirs
Au collège du Sacré-Cœur du Havre, Maryline Lecomte recense 56 % d’enfants « très défavorisés » sur 360 élèves. Pour remédier aux inégalités, la chef d’établissement mise sur le soutien et l’aide aux devoirs, « la plus grande source d’inégalités ». S’il existait des moyens « prioritaires », cela permettrait de renforcer encore l’accompagnement, et d’avoir des effectifs réduits en CP et CE1, comme dans les réseaux REP et REP + de l’enseignement public aujourd’hui. En CP à l’école primaire du Sacré-Cœur, il y a 27 élèves, « dont au moins cinq allophones », précise la chef d’établissement. « L’idée de pouvoir dédoubler cette classe nous fait rêver, évidemment », avoue-t-elle.
Dans le groupe scolaire Saint-Vincent-de-Paul à Paris (13e), qui regroupe plus de 2 000 élèves de l’école élémentaire au BTS, on croit également au projet de « faire vivre ensemble des enfants qui ne se croisent pas d’habitude ». La chef d’établissement, Brigitte Chibani, relève 44 % d’élèves issus de catégories sociales défavorisées au collège. Son établissement, qui coûte environ 900 euros par an sans compter les aides sociales, est « l’un des moins chers de Paris » et parvient à attirer des familles de milieux variés, à la faveur de sections internationales.

Le chantier de l’éducation prioritaire
Le chantier de la refonte de l’éducation prioritaire est désormais lancé. La mission pilotée par Pierre Mathiot et Ariane Azema devrait rendre des conclusions au printemps 2019, pour une mise en œuvre de la réforme à la rentrée 2020. Le lancement de ce nouveau chantier vient donc geler la révision de la carte de l’éducation prioritaire, qui aurait dû intervenir en 2019. Le ministre et les chargés de mission ne se sont pas prononcés sur la remise en cause – ou non – des labels REP et REP +.
Contacté par Le Monde, Pierre Mathiot confirme l’ambition de casser les « effets de seuil » et de réfléchir à une gradation de l’aide apportée. L’autre priorité de cette mission sera de réfléchir à la place des territoires ruraux, à l’heure où la majorité des enfants défavorisés ne sont pas scolarisés dans des établissements prioritaires.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Une note de la Maison blanche enjoint les candidats républicains à défendre le bilan du président, malgré son impopularité.
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LE MONDE
 |    04.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
04.10.2018 à 12h03
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Donald Trump a prévu de se rendre dans six Etats au cours des dix prochains jours pour soutenir des candidats républicains en difficulté. Il ira tout d’abord dans le Minnesota, puis dans le Kansas, l’Iowa, la Pennsylvanie, l’Ohio et le Kentucky. A chaque étape, il entend mettre en avant son bilan.
Dans le Mississippi, mardi 2 octobre, le président a exhorté ses sympathisants à se rendre aux urnes le 6 novembre. « Les républicains doivent se bouger et aller voter. Si j’étais sur le bulletin de vote, tout le monde irait. Ce serait un glissement de terrain », a-t-il assuré. « Je n’y suis pas, mais j’y suis tout de même parce que c’est aussi un référendum à propos de moi et de l’impasse déplorable dans laquelle [les démocrates] vont précipiter ce pays » en cas de victoire, a-t-il ajouté.
Cette volonté de présidentialiser les élections de mi-mandat est confirmée par une note révélée par l’agence Associated Press (AP) mercredi. Rédigée par le directeur politique de la Maison Blanche, Bill Stepien, elle envoie un message clair aux républicains de la Chambre des représentants les plus vulnérables qui seraient tentés d’éviter un président particulièrement clivant : soutenez-le, ou commencez à faire vos valises.

« Les Américains soutiennent l’orientation prise par le pays à des niveaux historiquement élevés – avec cependant des électeurs républicains qui accusent un retard d’enthousiasme –, donc la voie à suivre est claire : les candidats républicains doivent s’aligner de manière claire et audacieuse sur les politiques qui alimentent...




                        

                        

