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Bousculée sur le Brexit, Theresa May sort renforcée du congrès du Parti conservateur

Dans son discours, la première ministre britannique a proposé un libéralisme réformé et un début de vision des relations avec l’UE après le Brexit.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h44
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Une mise en scène impeccable, une pointe d’humour, une confiance en soi nouvelle, des mots choisis pour faire vibrer les militants conservateurs, une invitation au pragmatisme qui annonce un compromis possible sur le Brexit et un appel répété à l’unité autour du « gouvernement raisonnable et patriote dont ce pays a besoin ». Formellement, Theresa May a gagné la partie serrée qui se jouait, mercredi 3 octobre à Birmingham, au congrès du Parti conservateur britannique.
Son discours de clôture, largement tourné vers l’avenir et les « opportunités » offertes par la sortie de l’Union européenne, semble remettre en selle au moins provisoirement une première ministre terriblement affaiblie à un moment crucial des négociations avec Bruxelles. Sa prestation n’écarte toutefois pas le risque d’une mise à l’écart de Mme May en cas de déraillement des tractations avec l’UE dans les semaines à venir.

Comme si son parti n’était pas en train d’exploser à propos de l’Europe, Mme May a fait son entrée devant les congressistes en se dandinant au son de Dancing Queen d’Abba, histoire de contredire l’image de la femme de devoir rigide et froide qu’elle donne souvent d’elle-même. L’autodérision est très appréciée au Royaume-Uni, et la performance de Mme May faisait référence à des vidéos d’elle, fort moquées sur Internet, qui la montrent se déhanchant maladroitement lors d’un voyage en Afrique du Sud et au Kenya. Les pas de danse ont servi à conquérir la salle, mais aussi à introduire le fil rouge de son propos : l’optimisme.
Le Brexit a occupé moins de 20 % de son long discours, périodiquement interrompu par des ovations, car le sujet déchire les tories. L’essentiel de l’exercice a consisté pour Mme May à tenter désespérément de se projeter dans l’après-Brexit, pour rassembler les militants autour des valeurs d’un libéralisme éclairé – libre entreprise, rôle minimum de l’Etat mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Londres accuse toujours les services de renseignement militaire russes d’être derrière l’empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille.
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Pour Vladimir Poutine, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal est un « traître à la patrie », une « ordure »

Londres accuse toujours les services de renseignement militaire russes d’être derrière l’empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 18h14
   





                        



   


« Ce n’est qu’une ordure, purement et simplement. » Vladimir Poutine s’en est pris mercredi 3 octobre à l’ex-agent double russe Sergueï Skripal empoisonné en mars en Angleterre, affirmant que celui-ci avait continué de collaborer avec les services secrets occidentaux.
« Ce Skripal n’est qu’un traître. Il a été pris et puni, il a passé cinq ans en prison. Nous l’avons libéré, il est parti [en Grande-Bretagne] et continuait de collaborer et de conseiller les services secrets. Et alors ? », a déclaré le président russe lors d’un forum consacré à l’énergie à Moscou. « Ce n’est qu’un espion, un traître à la patrie. (…) Ce n’est qu’une ordure, purement et simplement. Mais il y a toute une campagne de presse qui a été montée autour de ça. »
Sergueï Skripal et sa fille, Ioulia, avaient été retrouvés le 4 mars inconscients sur un banc public de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, après qu’un agent innervant de conception soviétique, le Novitchok, avait été aspergé sur la porte d’entrée de leur domicile. Après plusieurs semaines, ils avaient, finalement, pu sortir de l’hôpital.

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Crise diplomatique
L’empoisonnement a provoqué une crise diplomatique entre Londres, ainsi que ses alliés occidentaux, et la Russie. Londres accuse les services de renseignement militaire russes, le GRU, d’être derrière cet empoisonnement et a lancé un mandat d’arrêt européen contre deux Russes soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque contre les Skripal.

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                Affaire Skripal : l’étau se resserre autour du renseignement militaire russe



Moscou dénonce, pour sa part, « une manipulation de l’information » et dément toute implication. « Parfois, je regarde ce qu’il se passe autour de cette affaire, et je suis effaré », a lancé, mercredi, M. Poutine.
Sergueï Skripal, ancien officier du GRU, avait été condamné en 2006 pour « haute trahison », après avoir été reconnu coupable d’avoir vendu des informations aux Britanniques. Il avait bénéficié en 2010 d’un échange d’espions organisé entre Moscou, Londres et Washington, et s’était installé en Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La première ministre britannique a appelé ses troupes à l’unité, dans « la phase la plus difficile des négociations » du Brexit.
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Royaume-Uni : Theresa May affiche son optimisme au congrès des conservateurs

La première ministre britannique a appelé ses troupes à l’unité, dans « la phase la plus difficile des négociations » du Brexit.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 16h04
   





                        



   


La première ministre britannique, Theresa May, a appelé mercredi 3 octobre son parti à l’unité pour réussir les négociations du Brexit en clôturant le congrès des conservateurs, s’affichant résolument optimiste.
Désireuse d’effacer le souvenir de son discours cauchemardesque en 2017, interrompu à plusieurs reprises par des quintes de toux, Theresa May s’est déhanchée sur Dancing Queen, tube du groupe suédois Abba, à son arrivée à la tribune du palais des congrès de Birmingham. Elle a manié l’humour et lancé plusieurs piques à son ancien ministre Boris Johnson, qui n’avait pas ménagé ses attaques la veille contre son plan de sortie de l’Union européenne (UE).
« Nous entrons dans la phase la plus difficile des négociations, a expliqué la dirigeante britannique. Mais si nous restons unis et gardons notre calme, je sais que nous pouvons obtenir un accord satisfaisant pour le Royaume-Uni. »
« Je crois passionnément que le meilleur est à venir et que notre futur est plein de promesses », a-t-elle ajouté, égrenant les succès de l’économie britannique. « Ce sera difficile au début, mais l’ingéniosité et la résilience du peuple britannique nous aideront à surmonter » les épreuves du Brexit.

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Très contestée sur sa stratégie au sein du Parti conservateur, Theresa May a néanmoins continué de défendre son « plan de Chequers », une proposition « dans l’intérêt national », qui « respecte », selon elle, le résultat du référendum de 2016. Ce plan prévoit de conserver une relation économique étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le divorce, par le maintien de règles communes sur les biens industriels et les produits agricoles. Il a été rejeté par les dirigeants européens, qui ont demandé à Mme May de revoir sa copie d’ici au prochain sommet européen qui débute le 18 octobre, mais aussi par l’aile europhobe de son parti.
Bataille pour la direction du parti
A Birmingham, les quatre jours du congrès ont exposé au grand jour les divisions des Tories. Dans le grand auditorium du centre des congrès, les événements officiels, lors desquels s’exprimaient uniquement les ministres, ont fait entendre un gouvernement bien décidé à défendre la première ministre et sa proposition. Mais dans les salles annexes, plusieurs députés influents, au premier rang desquels l’eurosceptique Jacob Rees-Mogg, l’ex-ministre chargé du Brexit, David Davis, et l’ancien chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, ont réclamé d’abandonner Chequers et proposé à la place un accord de libre-échange similaire à celui signé entre l’Union européenne et le Canada.
La bataille pour la direction du parti, latente depuis le recul enregistré aux élections législatives anticipées de juin 2017 qui ont fait perdre à Theresa May sa majorité, est néanmoins restée contenue. Aucun rival de la première ministre ne s’est positionné frontalement.
Mais, selon le Daily Telegraph, elle est « sous pression pour fixer un calendrier pour son départ » de son poste, car certains membres de son cabinet souhaitent qu’elle démissionne sitôt le Brexit consommé.
Londres et Bruxelles doivent parvenir à un accord au plus tard d’ici à la mi-novembre. A six mois de la concrétisation du divorce, le 29 mars 2019, « le temps presse », a rappelé mercredi la ministre française chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau. « Une absence d’accord sera toujours meilleure qu’un mauvais accord », a-t-elle mis en garde, en écho au credo de Mme May.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Jamal Khashoggi, journaliste saoudien en exil et critique du pouvoir, a disparu après avoir visité le consulat de son pays à Istanbul.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Le journaliste saoudien porté disparu se trouve au consulat saoudien à Istanbul

Jamal Khashoggi, journaliste saoudien en exil et critique du pouvoir, était porté disparu depuis vingt-quatre heures, après avoir visité le consulat de son pays à Istanbul.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h57
   





                        



   


Jamal Khashoggi, 59 ans, journaliste saoudien de renom, critique du pouvoir à Riyad était, mercredi 3 octobre, porté disparu depuis plus de vingt-quatre heures, se trouve au consulat saoudien dans la ville, a affirmé le porte-parole de la présidence turque.
M. Khashoggi, notamment rédacteur d’articles d’opinion pour le Washington Post, n’avait plus été vu depuis qu’il est entré au consulat saoudien à Istanbul, selon sa fiancée. Aucune information n’avait pu être obtenue par l’Agence France-Presse (AFP) auprès des autorités turques et saoudiennes. Le hashtag #enlèvementdejamalkhoshoggi était l’un des plus partagés en arabe sur Twitter depuis mardi soir.

Friends fear for safety of prominent Saudi writer Jamal Khashoggi, a member of our Global Opinions staff. Here's wh… https://t.co/lQrLz36ofM— PostOpinions (@Washington Post Opinions)


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La fiancée turque de M. Khashoggi campait depuis mercredi matin devant le consulat saoudien à Istanbul en quête de nouvelles au lendemain de sa disparition. « Je n’ai reçu aucune nouvelle de lui depuis 13 heures hier. Nous voulons savoir où il se trouve », a déclaré, Hatice A., qui ne souhaite pas donner son nom de famille. « Nous voulons le voir sortir sain et sauf », a-t-elle ajouté.
Silence des autorités turques
Hatice A. a appelé le ministre des affaires étrangères turc à contacter l’ambassadeur saoudien en Turquie pour s’enquérir du sort de M. Khashoggi, journaliste chevronné devenu critique du gouvernement saoudien ces derniers mois alors qu’il était auparavant considéré comme très proche du pouvoir.
Selon elle, M. Khashoggi s’était rendu au consulat pour effectuer des démarches administratives en vue de leur mariage, mais n’en est jamais ressorti. « Il voulait obtenir un document saoudien certifiant qu’il n’était pas déjà marié », a-t-elle expliqué.
Aucune réaction à cette disparition n’a pu être obtenue auprès des autorités turques ni auprès du consulat ou de l’ambassade d’Arabie saoudite en Turquie. Le département d’Etat américain a annoncé qu’il cherchait à en savoir davantage sur le sort du journaliste.
Modernisation et répression
M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière par crainte d’une possible arrestation, après avoir critiqué certaines décisions du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman — surnommé « MBS » —, et l’intervention militaire de Riyad au Yémen dont il avait été un temps partisan.

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Jamal Khashoggi n’a jamais mâché ses mots, que ce soit lorsqu’il a dirigé des rédactions dans son pays ou quand il a pris la plume en Occident pour critiquer le royaume saoudien de l’ère « MBS ».
Riyad promeut une campagne de modernisation depuis que le prince Mohammed Ben Salman a été désigné héritier du trône, en 2017. Mais, par la suite, la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes de la cause des femmes, s’est accentuée.

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M. Khashoggi est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression. Dans l’un de ses derniers Tweets, il avait ainsi critiqué le procès intenté à un économiste saoudien de renom, Essam Al-Zamel, après son arrestation par les autorités saoudiennes.
Une carrière de journaliste mouvementée
Il a commencé sa carrière de journaliste dans les années 1980, collaborant notamment à Saudi Gazette, Okaz et Asharq Al-Awsat. M. Khashoggi a couvert des conflits et a interviewé à plusieurs reprises en Afghanistan et au Soudan l’ancien chef d’Al-Qaida, feu Oussama Ben Laden.
Jugé trop progressiste, il avait été contraint à la démission du poste de rédacteur en chef du quotidien saoudien Al-Watan en 2003. Il y était revenu en 2007, mais était reparti en 2010 à la suite d’un éditorial jugé offensant pour les salafistes — courant rigoriste de l’islam qui prône une obéissance totale au gouvernant.
Le royaume saoudien figure à la 169e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) en 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La police est intervenue quand les enquêteurs ont appris que les activistes s’étaient procurés des armes semi-automatiques et comptaient passer à l’action le 3 octobre.
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La police de Saxe démantèle un groupuscule néonazi qui projetait un attentat

La police est intervenue quand les enquêteurs ont appris que les activistes s’étaient procurés des armes semi-automatiques et comptaient passer à l’action le 3 octobre.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 15h11
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Le groupuscule s’appelait Revolution Chemnitz. Ses membres planifiaient, selon les enquêteurs, « le renversement de la République fédérale d’Allemagne », prévu pour le 3 octobre, jour de Fête nationale. Ils ont été arrêtés, lundi 1er octobre, par la police de Saxe. Les sept terroristes d’extrême droite présumés projetaient des « attaques violentes et des attentats armés contre des étrangers et des ennemis politiques », a précisé le parquet fédéral.
Selon les premiers éléments de l’enquête, tous les suspects appartenaient aux milieux néonazi, skinhead et hooligan de Chemnitz et sa région. Un des hommes arrêtés était déjà membre du groupement nazi Sturm 34, interdit il y a dix ans pour avoir provoqué plusieurs incidents dans la région. Tous les suspects arrêtés étaient originaires de Saxe et avaient un travail régulier.
« Armée populaire »
Ils voulaient apparemment provoquer plus de terreur que l’organisation néonazie Nationalsozialistischer Untergrund (« clandestinité nationale-socialiste », NSU), également originaire de Saxe, reconnue coupable en 2018 d’avoir participé à dix meurtres, trois attentats à la bombe et une quinzaine de braquages de banques en Allemagne entre 2000 et 2007.
Pour Revolution Chemnitz, qui se considérait comme l’élite de la scène d’extrême droite violente de Saxe, NSU n’était une « bande d’amateurs ». Le groupe prévoyait, selon ses propres mots, des attaques violentes contre « la dictature médiatique et ses esclaves ». Des responsables politiques, des journalistes et des personnalités de la société civile engagées pour la liberté et l’Etat de droit devaient être pris pour cible. La police est intervenue lorsque les enquêteurs ont eu vent que les activistes s’étaient procurés des armes semi-automatiques et ambitionnaient de passer à l’action le 3 octobre.

Revolution Chemnitz a attiré pour la première fois l’attention de la police le 14 septembre, à l’issue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’ex-premier ministre finlandais Alexander Stubb ambitionne de devenir le chef de file du PPE pour les élections européennes.
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Un candidat de droite anti-Orban pour la présidence de la Commission européenne

L’ex-premier ministre finlandais Alexander Stubb ambitionne de devenir le chef de file du PPE pour les élections européennes.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h18
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Strasbourg, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il n’hésite pas à le dire : « Sur les valeurs, soit on est avec nous, soit on est ailleurs. Si on ne trouve pas de solution, il faut que le Fidesz [le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban] quitte le Parti populaire européen. » En officialisant sa candidature pour être la tête de liste de la droite européenne, mardi 2 octobre à Strasbourg, l’ancien premier ministre finlandais Alexander Stubb s’est immédiatement positionné comme un opposant interne au premier ministre ultraconservateur hongrois, dont les dérives déchirent le Parti populaire européen (PPE) depuis plusieurs mois.
« Pourquoi candidater ? Parce que les valeurs européennes sont actuellement attaquées depuis l’extérieur et l’intérieur (…). Depuis les Etats-Unis, la Russie, la Pologne, l’Italie, et aussi par la Hongrie », a défendu cet ancien leader des conservateurs finlandais. « On doit chercher des solutions proeuropéennes, je ne crois pas que la peur et la haine nous mènent quelque part. Je vais me battre contre le populisme », a-t-il insisté, en évoquant la situation politique en Italie, où l’extrême droite participe au pouvoir.

Si aucun autre candidat ne se déclare d’ici au 17 octobre, M. Stubb affrontera l’Allemand Manfred Weber lors du congrès du PPE début novembre à Helsinki pour devenir le chef de file du principal parti européen en vue des élections européenne de mai prochain. Les eurodéputés du PPE espèrent ensuite que leur « Spitzenkandidat », comme le jargon européen désigne ce rôle, devienne le président de la prochaine Commission en cas de victoire de leur parti, même si ce principe est contesté par plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement. M. Weber, moins menaçant face à Viktor Orban, fait clairement figure de favori.
Golden boy et triathlète
Bien que bouté hors de la scène politique finlandaise en juin 2017, après une série de déconvenues liées à son comportement de golden boy trop confiant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Frances H. Arnold, George P. Smith et le Britannique Gregory P. Winter sont récompensés par l’Académie.
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Le Nobel de chimie pour deux Américains, un Britannique et leurs travaux sur l’évolution in vitro

Frances H. Arnold, George P. Smith et le Britannique Gregory P. Winter sont récompensés par l’Académie.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h45
    |

            David Larousserie et 
Hervé Morin








                        



   


Domestiquer l’évolution dans un tube à essai. Multiplier les mutations de molécules et les sélectionner sans pitié pour faire émerger de façon accélérée des fonctions nouvelles. Et ainsi obtenir des réactifs ou des médicaments plus efficaces. Ce sont ces percées, résumées sous le vocable d’« évolution dirigée », qui ont été consacrées par le prix Nobel de chimie, mercredi 3 octobre. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (Université du Missouri, Columbia), et le Britannique, Gregory Winter (Université de Cambridge), se partagent l’autre moitié des 860 000 euros.
Si la part de la lionne revient à Frances Arnold (62 ans), c’est sans doute parce qu’elle a été parmi les premiers à avoir l’intuition, au début des années 1990, qu’il serait possible de faire mieux que l’évolution, en passant par les mêmes chemins, mais en accéléré. « C’était assez gonflé, car la communauté partageait l’intuition que la nature, au fil des millions d’années d’évolution, avait déjà atteint une forme de perfection », salue Philippe Minard (Institut de biologie intégrative de la cellule, Gif-sur-Yvette), dont le laboratoire utilise quotidiennement les techniques lancées par l’Américaine.

BREAKING NEWS: 
— NobelPrize (@The Nobel Prize)


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Collections de mutants génétiques
Frances Arnold a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle créait d’abord de vastes collections de mutants génétiques et passait au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. C’est en ce sens que l’évolution était dirigée.
En repartant de ces candidats mieux adaptés, il était possible d’induire de nouvelles mutations pour sélectionner des enzymes plus réactifs et au fil des générations à aboutir à des protéines plus efficaces encore. Un peu comme la sélection variétale qui consiste à ne garder que les graines des meilleures plantes d’une année sur l’autre, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.
L’Américaine, qui n’est que la cinquième femme Nobel de chimie, s’est maintenue à la pointe de ce domaine depuis vingt-cinq ans, créant des enzymes permettant « de produire des substances chimiques, comme des médicaments, de façon plus écologique, ou des combustibles renouvelables pour un secteur du transport plus vert », décrit le comité Nobel.
George Smith (77 ans) est dans la même philosophie mais sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent.
Il suffit pour cela de changer une région de l’ADN du phage afin de modifier une protéine sur l’enveloppe du virus. Le phage infecte la bactérie, qui reproduit le code génétique de l’intrus et par là multiplie les phages dans les éprouvettes. « La chance est que cette modification génétique ne tue pas les bactéries, qui peuvent donc jouer leur rôle amplificateur », rappelle Jean-Luc Teillaud, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
George Smith avait coutume de comparer la recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or
George Smith n’a pris conscience du potentiel d’évolution dirigée de sa méthode qu’au cours d’une discussion avec un collègue chimiste. Il était en effet possible de présenter une quasi-infinité de couples peptides-phages pour sélectionner ceux qui « collent » à une protéine donnée, et ensuite de multiplier les quelques couples efficaces.
Le chercheur avait coutume de comparer cette recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or, si bien qu’une expression est désormais passée dans le langage courant des scientifiques du domaine, note Philippe Minard : « On dit “faire un tour de passing”, comme les orpailleurs, comme si on cherchait une pépite parmi une multitude de grains de sables. » Smith n’a jamais cherché à breveter ce précieux crible à molécules.

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Ce n’est pas le cas de Sir Gregory Winter (67 ans), qui a créé plusieurs sociétés, dont Cambridge Antibody Technology (CAT), vendue ensuite à AstraZeneca. Il a breveté une technique s’inspirant de la « présentation par phages » de Smith pour sélectionner des anticorps, des molécules bien plus complexes que les peptides, faites de centaines d’acides aminés. La technique permet en fait de constituer une banque de phages au code génétique modifié aléatoirement de manière à produire des millions d’anticorps différents, puis de tester lesquels ont des affinités pour les cibles d’intérêt thérapeutique.
« Contrer des maladies auto-immunes »
C’est le cas par exemple de l’adalimumab, un best-seller de l’industrie pharmaceutique, approuvé en 2002 et utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et certaines maladies inflammatoires digestives. Ou bien du ranibizumab (commercialisé sous le nom de Lucentis), médicament contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge, trouvé par un criblage de molécules, produite par des mutations génétiques aléatoires – et dont le prix élevé, alors qu’un équivalent moins onéreux était disponible, a créé la polémique en 2013. « La technique de présentation par phages a produit des anticorps qui peuvent neutraliser des toxines, contrer des maladies auto-immunes et les métastases cancéreuses », indique le comité Nobel.

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Dans cette quête, le lauréat était en compétition avec Andreas Plückthun, à l’université de Zürich, qui a lui aussi créé une entreprise, MorphoSys, longtemps en guerre de brevets avec CAT. Il a démontré la même chose que son confrère mais quelques mois plus tard.
Gregory Winter a aussi été très actif dans la mise au point de techniques permettant d’« industrialiser » cette approche en utilisant des microgouttes comme milieu de sélection des molécules d’intérêt. Ce domaine dit de la microfluidique est essentiel pour élargir encore les populations sur lesquelles s’exerce l’évolution dirigée et diminuer les volumes de réactifs. Un domaine qui réunit encore les Nobel de cette année : Frances Arnold est elle aussi active dans ce champ de recherche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le grand groupe américain n’aurait pas donné suite aux demandes du ministère de la défense belge de flouter des zones sensibles sur Google Maps et Google Earth.
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Images satellites et sites militaires sensibles : la Belgique veut poursuivre Google

Le grand groupe américain n’aurait pas donné suite aux demandes du ministère de la défense belge de flouter des zones sensibles sur Google Maps et Google Earth.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h18
   





                        



   


Le ministère de la défense belge « va poursuivre Google ». Le porte-parole du ministère, cité vendredi 28 septembre par l’agence de presse Reuters, n’a pas donné davantage de détail.
Les autorités belges reprochent à Google de donner accès au public à des images satellites très précises de sites militaires sensibles, de bases aériennes ou de centrales nucléaires, sur des services comme Google Maps ou Google Earth. Bruxelles souhaiterait voir ces photos floutées : une demande à laquelle Google n’aurait pas donné suite.
247 zones interdites en France
Google s’est pourtant déjà plié à des requêtes similaires dans d’autres pays. Le Parisien rappelait ainsi le 19 septembre que le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure, situé dans le 20e arrondissement de Paris, est désormais complètement flouté sur les images de Google. Un floutage cependant plus ou moins marqué, selon que l’on utilise les vues 2D ou 3D que propose Google.
Google se défendait de son côté de s’être autocensuré, expliquant ne faire que relayer les images fournies par des prestataires extérieurs. Manière pour le grand groupe états-unien de se dédouaner de la question du respect – ou non – des arrêtés gouvernementaux en la matière. En France, ce sont 247 zones qui sont ainsi interdites à la prise de vue aérienne.



                            


                        

                        


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Brexit : la France envisage toutes les hypothèses

Le gouvernement prépare une série d’ordonnances pour contrer les effets d’un non-accord.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 11h01
    |

            Bertrand Bissuel et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Se préparer à tous les scénarios, y compris le pire, même si on ne le souhaite pas. Dès le mois d’avril, le gouvernement français a commencé à envisager l’hypothèse d’un retrait sans accord à l’amiable du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et à en étudier les conséquences. « Il vaut mieux prévoir le pire et pécher par excès de précaution qu’être pris au dépourvu en mars », explique-t-on à Matignon. Car le compte à rebours est engagé jusqu’au 29 mars 2019, date à laquelle la sortie du Royaume-Uni deviendra effective. Avec ou sans accord. Il faudra alors être prêt à faire face à toutes les situations.
C’est dans cette optique qu’était présenté, mercredi 3 octobre, en conseil des ministres un projet de loi d’habilitation, porté par le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, autorisant le gouvernement à adopter par ordonnances les mesures nécessaires. Celui-ci couvre tous les domaines susceptibles de requérir des dispositions législatives ou réglementaires. Fin août, le premier ministre a réuni les membres du gouvernement afin de faire le point sur l’état de préparation dans chaque ministère. Près de 200 mesures ont ainsi été identifiées, dont une soixantaine d’ordre législatif. Les ordonnances sont en cours de préparation, l’objectif étant que les textes soient prêts le moment venu en cas de besoin.

« Une partie de notre cerveau travaille sur la négociation, en lien avec l’Elysée, pour faire en sorte qu’elle aboutisse, une autre partie travaille sur la préparation de la sortie, avec deux hypothèses : “deal” ou “no deal”, résume Matignon. Nous savons qu’il y aura un choc, surtout si c’est le deuxième cas de figure. Nous devons faire en sorte qu’il soit anticipé et le plus limité possible. »
En effet, si un accord n’est pas trouvé, ou si le Parlement britannique ne ratifie pas cet accord avant le 29 mars, le Royaume-Uni se verra...




                        

                        


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Brexit : la Commission prépare activement les Etats membres à un « no deal »

L’Union européenne espère sortir les négociations avec le Royaume-Uni de l’impasse, mais redoute un échec.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 17h07
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

D’habitude, à Bruxelles, on ne parle jamais ouvertement des « plans B » : le sujet est tabou. Confirmer leur existence revient à tuer le « plan A », estimait-on, par exemple, durant la crise grecque, quand le « Grexit » menaçait. La Commission européenne fait donc une exception historique avec le Brexit, tout en espérant encore sceller un accord à temps avec le gouvernement de Theresa May.
En réalité, depuis près d’un an, l’institution bruxelloise, chargée de la négociation du divorce avec Londres, travaille activement en parallèle au scénario redouté d’un « no deal » avec le Royaume-Uni. Sans s’en cacher outre mesure, même si elle n’en fait pas pour autant une publicité tapageuse.

Après une première conférence de presse remarquée en juillet, la Commission a alerté, fin août, sur la nécessité de planifier des « mesures d’urgence », « temporaires » destinées à « atténuer les effets » d’un « no deal ». Des dispositifs visant à assurer une certaine continuité de l’existant, pour éviter le chaos total à partir du 30 mars 2019 : ruptures d’approvisionnement (nourriture, chaînes de montage), files d’attente interminables, avions cloués au sol, etc.
L’institution bruxelloise réfléchit à communiquer de nouveau sur un éventuel « no deal », mercredi 10 octobre, une semaine avant le sommet européen du 18 octobre consacré au Brexit. La Commission a conscience de manipuler un bâton de dynamite, en donnant l’impression de se détourner de son objectif premier, l’accord de divorce portant principalement sur le sort des expatriés, le « reste à payer » des Britanniques au budget de l’Union, et la question irlandaise, avec la nécessité de préserver l’absence de frontière entre Irlande et Irlande du Nord.
Mais a-t-elle le choix, après le fiasco du sommet de Salzbourg, à moins de six mois du Brexit et à deux semaines d’un nouveau sommet présenté comme un « moment de vérité » par Donald Tusk, le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La Commission veut faire entendre raison à un gouvernement qui, en prévoyant de laisser filer le déficit, la défie, sans pour autant provoquer une crise politique. Un exercice d’équilibriste délicat.
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Budget italien : Bruxelles maintient la pression sur Rome

La Commission veut faire entendre raison à un gouvernement qui, en prévoyant de laisser filer le déficit, la défie, sans pour autant provoquer une crise politique. Un exercice d’équilibriste délicat.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 11h14
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les invectives fusent ; la Commission de Bruxelles reste ferme. « Nous devons éviter que l’Italie réclame des conditions spéciales qui conduiraient à la fin de l’euro si elles étaient concédées à tous », avait prévenu Jean-Claude Juncker, le président de l’institution, lundi 1er octobre, quatre jours après l’annonce d’un accord entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, « antisystème ») et la Ligue (extrême droite) visant à laisser filer le déficit public transalpin à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2019 et 2021 – loin des 0,8 % espérés par Bruxelles dès l’an prochain.
La réponse du vice-premier ministre Matteo Salvini n’a pas tardé. « Je parle avec des personnes sobres qui ne font pas de comparaisons ne tenant pas la route », a-t-il répliqué, mardi, attaquant M. Juncker sur son prétendu penchant pour l’alcool.
La Commission sait qu’elle fait face à un gros problème avec l’Italie, troisième économie de la zone euro, pays fondateur de l’Union et dont le gouvernement populiste donne le sentiment, non seulement de ne pas vouloir respecter les règles du pacte de stabilité et de croissance, mais aussi de chercher le conflit avec « Bruxelles » et « les marchés », représentants patentés du « système ».
« Ouvert à un dialogue »
Pas question cependant d’adopter une ligne conciliante. Le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, avait déclaré dès vendredi qu’en l’état le projet de budget italien paraissait « hors des clous ». Son collègue letton Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, a renchéri, mardi, expliquant que l’exécutif européen restait « ouvert à un dialogue » avec l’Italie, tout en soulignant que « ce que nous observons pour le moment ne semble pas être compatible avec le pacte de stabilité et de croissance ».
En mettant la pression sur la coalition à Rome, afin que son projet de budget 2019 soit révisé, la Commission poursuit au moins deux objectifs, et envoie autant de messages aux acteurs financiers. Elle tient à faire respecter le pacte de stabilité et de croissance, une loi commune très contestée, mais encore considérée comme le seul outil de convergence des économies de la zone euro. Elle veut en outre préserver la stabilité de ladite zone, qui pourrait pâtir d’une perte de confiance des investisseurs dans la dette italienne.
Faire entendre raison à un gouvernement qui la défie, sans provoquer de crise politique avec Rome et en empêchant une crise financière… Pour la Commission Juncker, pourtant rompue aux tempêtes, le pilotage du cas « Italie » s’annonce excessivement délicat.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les prévisions budgétaires de Rome soulèvent le scepticisme à Bruxelles et parmi les investisseurs. Les coûts d’emprunt du pays sont repartis à la hausse.
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La confusion autour du budget italien inquiète les Européens

Les prévisions budgétaires de Rome soulèvent le scepticisme à Bruxelles et parmi les investisseurs. Les coûts d’emprunt du pays sont repartis à la hausse.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h25
    |

            Marie Charrel et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Le document se présente comme un texte d’environ 150 pages, censé fixer le cadre du budget italien pour 2019, et les objectifs poursuivis pour les deux années suivantes. Enfin, il devrait se présenter ainsi, parce que, à dire vrai, personne ne l’a encore vu. On parle de versions concurrentes rédigées par des responsables politiques plus que par les fonctionnaires du Trésor, dans lesquelles les principaux chiffres restent en blanc, ou bien sont écrits au crayon à papier…
Dans la soirée du jeudi 27 septembre, à Rome, Luigi Di Maio et les autres ministres issus du Mouvement 5 étoiles (M5S, « antisystème ») étaient apparus sur le balcon du palais Chigi, siège de la présidence du conseil, pour célébrer l’accord auquel ils étaient parvenus avec leur partenaire de coalition, la Ligue (extrême droite), et le ministre de l’économie, Giovanni Tria. Le « budget du peuple », qui, « pour la première fois de l’histoire », était « au service des Italiens », semblait ficelé.

Depuis, plus rien n’est clair. Les réunions au sommet se multiplient et des informations contradictoires circulent, dans un désordre absolu. Ainsi, on a appris, mardi 2 octobre, que le revenu de citoyenneté, pierre angulaire du programme du M5S, verrait son montant divisé par deux pour qui est propriétaire de sa résidence principale, tandis qu’il serait réservé aux Italiens « résidents depuis au moins dix ans » et refusé « aux Roms et aux migrants » – deux limites difficilement conciliables avec les normes européennes…
« Sans réformes structurelles substantielles, une accélération de la croissance est peu crédible », juge Lorenzo Codogno, ex-économiste en chef du Trésor italien
Mardi soir, Luigi Di Maio affirmait que la version finale du texte serait présentée mercredi au Parlement. Il fustige ceux qui contestent le document avant de l’avoir lu, tout en se montrant évasif sur le détail du projet. Les grandes lignes ? Elles « ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Domenico Lucano, sympathisant communiste de 60 ans, est une des « bêtes noires » du ministre de l’intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini.
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En Italie, le maire « promigrants » de la ville de Riace arrêté

Domenico Lucano, sympathisant communiste de 60 ans, est une des « bêtes noires » du ministre de l’intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h59
    |

                            Margherita Nasi et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Difficile d’imaginer symbole plus parfait du virage opéré par l’Italie, ces derniers mois, sur la question migratoire. Lundi 1er octobre, près de cinq ans jour pour jour après le terrible naufrage au large de Lampedusa – 366 morts – qui avait poussé le gouvernement Letta à mettre sur pied l’opération « Mare Nostrum » (visant à secourir les migrants en mer), le maire de la petite ville de Riace (Calabre), Domenico (dit « Mimmo ») Lucano, a été arrêté, puis placé aux arrêts domiciliaires.
« Attendons ce que diront les “droits-de-l’hommiste” », a aussitôt claironné le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), sur les réseaux sociaux, se félicitant de l’arrestation d’un élu qu’il avait traité de « zéro » dès son arrivée au pouvoir, et qui passait pour une de ses bêtes noires.
Le maire est soupçonné d’aide à l’immigration clandestine et d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village. Il est également accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de Riace et des migrants pour leur obtenir un titre de séjour. Une conversation interceptée par les magistrats, dans laquelle l’édile proposait de marier « en une journée » une Nigériane déboutée de sa demande d’asile, semble être l’élément le plus accablant, même si, à l’heure actuelle, nul ne sait si cette proposition a été suivie d’effet.
Mais pour le reste, les charges semblent particulièrement minces au regard de l’ampleur des enquêtes lancées contre lui ces derniers mois. Ainsi, les magistrats locaux ont écarté toute malversation ou escroquerie de grande ampleur, pointant tout au plus quelques maladresses dans la gestion au quotidien de Riace.
Cible du gouvernement
De fait, ce sympathisant communiste âgé de 60 ans représente tout ce qu’exècre Matteo Salvini. Elu en 2004 à la tête de cette petite ville de moins de 2 000 habitants, ravagée par la désertification et le marasme économique, Mimmo Lucano avait impulsé une politique d’accueil qui avait eu pour effet de revivifier la ville. Aujourd’hui, Riace compte plus de 600 ressortissants étrangers parmi ses résidents. Et son maire est mondialement connu : en 2016, le magazine américain Fortune l’avait consacré comme un des 50 dirigeants les plus importants de la planète.
Le Monde s’était rendu, en août, dans le petit bourg calabrais : Domenico Lucano faisait une grève de la faim pour protester contre la décision du ministère de l’intérieur de couper les fonds à son village. Il ne pouvait ignorer qu’il était devenu une cible prioritaire du gouvernement.

        Lire le reportage :
         

          En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace



Autour de lui, la résistance s’organisait. La place principale s’était transformée en tribune politique, et l’auteur de « Gomorra », Roberto Saviano, avait fait le voyage pour le soutenir. Le président de la région Calabre, Mario Oliverio (Parti démocrate), évoquait déjà une « volonté politique d’étouffer le modèle Riace, qui contredit la ligne xénophobe du gouvernement ».
Le destin d’un village bouleversé
Car, depuis l’arrivée, en 1988, de 300 réfugiés kurdes sur les plages calabraises, le petit bourg avait mis en place un modèle d’intégration original, dans lequel les migrants comblent des vides créés par l’exode rural, et relancent l’artisanat traditionnel (couture, céramiques, verrerie…).
Elu à trois reprises, celui que ses partisans surnomment affectueusement « Mimmo il Curdo » (Mimmo le Kurde) ou « Lucano l’Afgano » (Lucano l’Afghan) n’a jamais reculé devant les provocations. Par le passé, pour permettre aux migrants de faire leurs courses en attendant le déblocage des aides, il avait fait imprimer des billets à l’effigie de Che Guevara, de Peppino Impastato, un journaliste tué par la Mafia, ou encore d’Antonio Gramsci, un philosophe et théoricien du communisme.
Ce combat a bouleversé le destin du village, qui a vu son école et ses bars rouvrir ; il a tout aussi sûrement chamboulé la vie personnelle de cet ex-professeur de chimie, qui vit désormais en couple avec une réfugiée. « Ce projet, c’est comme être amoureux. Il y a des moments de solitude, d’amertume, mais il faut s’accrocher, parce que c’est magique », confiait-il en août. Les partisans de Mimmo Lucano ont annoncé une grande manifestation de soutien, à Riace, samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Selon une ONG, le bilan pourrait atteindre 34 morts. Depuis janvier, plus de 360 migrants ont perdu la vie en tentant d’atteindre l’Espagne par la mer.
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Compte rendu

Au Maroc, les corps de 11 migrants repêchés après un naufrage

Selon une ONG, le bilan pourrait atteindre 34 morts. Depuis janvier, plus de 360 migrants ont perdu la vie en tentant d’atteindre l’Espagne par la mer.


LE MONDE
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        Le 03.10.2018 à 09h54

     •
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        Mis à jour le 03.10.2018 à 15h30






    
Une embarcation vide après le sauvetage des migrants qu’elle transportait, dans le détroit de Gibraltar, le 8 septembre 2018.
Crédits : MARCOS MORENO / AFP


Les corps de 13 migrants morts ont été repêchés après un naufrage au large du Maroc lundi, a-t-on appris auprès des autorités marocaines, mardi 2 octobre. Une ONG avait auparavant fait état d’« une tragédie » au bilan bien plus lourd.
Une embarcation transportant des migrants s’est retrouvée en « difficulté », lundi, au large de Nador, dans le nord-est du royaume, ont affirmé les autorités locales. Sans préciser les circonstances du drame, elles ont ajouté que « 32 Subsahariens [avaient] été sauvés, 11 corps […] repêchés. »

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L’association d’aide aux migrants Caminando Fronteras avait auparavant évoqué sur les réseaux sociaux un bilan de 34 morts, qui n’a pas été confirmé de source marocaine. Une membre espagnole de cette ONG, installée au Maroc, Helena Maleno, avait écrit mardi matin sur Twitter : « Tragédie, 34 morts, dont un bébé, d’une embarcation de fortune avec 60 personnes à bord qui, avant-hier, sombrait face au Maroc. » 
L’alerte donnée dès dimanche
Cette militante, qui assurait que les migrants avaient demandé de l’aide pendant « vingt-quatre heures », n’a pu être jointe par l’Agence France-Presse (AFP). Mais à Madrid, une porte-parole des gardes-côtes espagnols a confirmé à l’AFP que son service avait été alerté dès dimanche par l’ONG « de la présence d’une embarcation dans la zone de sauvetage marocaine ».
« Nous nous sommes mis en contact à plusieurs reprises avec les autorités marocaines, le MRCC [centre de coordination et de recherche maritime] de Rabat, nous leur avons offert notre collaboration pour la recherche de l’embarcation mais n’avons pas reçu de réponse », a assuré cette porte-parole. Elle n’a pu préciser de quelle façon ces contacts avaient été établis, ni confirmer le nombre de morts : « Le Maroc ne nous a pas informés directement. »

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Le royaume nord-africain connaît un afflux de migrants et de réfugiés voulant gagner l’Europe. La plupart essaient d’atteindre les côtes de l’Espagne par la mer, d’autres optent pour la voie terrestre et tentent de franchir les clôtures entourant Ceuta et Melilla, deux enclaves espagnoles situées dans le nord du Maroc.
Depuis janvier, plus de 36 600 migrants sont arrivés en Espagne clandestinement par la voie maritime, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soit plus de trois fois plus qu’en 2017 sur la même période. Toujours d’après l’OIM, au moins 363 migrants sont morts en 2018 en tentant de gagner le pays par la mer.

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Selon ses chiffres officiels, le Maroc a stoppé 54 000 tentatives de passage vers l’Union européenne et démantelé « 74 réseaux criminels de traite d’êtres humains » depuis le début de l’année 2018.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les historiens estiment que l’ampleur des massacres dont les Tziganes furent victimes du temps du nazisme a été sous-estimée.
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People suffered in inhuman conditions, lack of space, lack of food, lack of drinking water, hard labour under the armed guards for all people above 10 years old. 
1309 people were imprisoned in the “gypsy camp” Lety u Písku, at least 326 perished in that place, most of them children. There were born 36 children in the camp, only one survived.
The buildings were destroyed and burned down at 1943. 
Despite the fact it was a nazi concentration camp, the main commander was Czech Josef Janovský - responsible for a tortures. 

In winter 1942/43 typhus epidemic broke out, it was not possible to burry the victims in the cemetery in Mirovice (about 200 people) , so they were buried in the mass graves in the forest near the camp (about 120 people). In May 1943 about 420 people were deported to concentration camp in Auschwitz II - Birkenau, most of them perished.  

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’hypothèse est largement débattue chez les conservateurs. Pour certains, il s’agit d’un levier ou d’un espoir, d’autres la qualifient simplement « de folie ».
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Le congrès des tories se déchire sur le « no deal »

L’hypothèse est largement débattue chez les conservateurs. Pour certains, il s’agit d’un levier ou d’un espoir, d’autres la qualifient simplement « de folie ».



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h22
    |

            Philippe Bernard (Birmingham, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« No deal. » En anglais, l’expression claque comme une menace. Celle-ci pourrait se concrétiser non seulement dans le cas d’un échec des négociations sur le Brexit à Bruxelles, mais aussi dans l’hypothèse où le Parlement de Westminster voterait contre un « deal » obtenu par la première ministre, Theresa May. Au congrès du Parti conservateur, réuni jusqu’à mercredi 3 octobre à Birmingham, l’hypothèse est largement débattue. Pour certains, il s’agit de menacer de claquer la porte pour faire plier l’Union européenne (UE), pour d’autres, de l’espoir concret d’une rupture nette avec celle-ci.

Theresa May a longtemps répété qu’« un mauvais accord [“bad deal”] serait pire qu’une absence d’accord [“no deal”] », une manière de menacer Bruxelles de claquer la porte des négociations si elle n’obtenait pas satisfaction. Le 25 septembre, à New York, elle a haussé le ton en affirmant qu’un « no deal » serait meilleur qu’un accord du type de celui conclu par l’UE avec le Canada (CETA), pour lequel militent désormais ouvertement les europhobes de son parti comme Boris Johnson et Jacob Rees-Mogg. Un tel accord ne pourrait s’appliquer à l’Irlande du Nord, et imposerait une frontière en mer d’Irlande qui sépare cette province britannique du Royaume-Uni. Un cas de figure inacceptable pour Theresa May, dont la majorité à Westminster dépend du Parti démocratique unioniste (DUP) nord-irlandais, partisan d’un alignement total sur Londres.

Pourtant, tout en agitant la menace d’un « no deal », la première ministre fait tout ce qu’elle peut pour l’éviter. Selon la presse britannique, elle serait sur le point de faire de nouvelles concessions aux Vingt-Sept pour empêcher tout retour de la frontière entre les deux Irlandes. En échange de l’acceptation par Londres de contrôles des normes européennes pour les marchandises transitant en mer d’Irlande à destination de l’Irlande du Nord, Bruxelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Excédés par les écarts de langage et les méthodes brutales de certains populistes, des diplomates et décideurs européens rétorquent.
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A Bruxelles, le vernis de la diplomatie craque sous l’influence des populistes

Excédés par les écarts de langage et les méthodes brutales de certains populistes, des diplomates et décideurs européens rétorquent.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 11h50
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            LETTRE DE BRUXELLES
Bruxelles, cet univers impitoyable ? La capitale de l’Union européenne (UE), des lobbies et de la diplomatie deviendrait-elle trop brutale ? Habitués aux négociations jargonneuses et techniques, policées à la limite du soporifique, ses décideurs ont du mal à s’adapter à la nouvelle donne imposée, de l’autre côté de l’Atlantique, par la tonalité du fil Twitter de Donald Trump, et de ce côté-ci, par les messages simplistes mais percutants des populistes. Mais sous le verni des conventions, les Bruxellois commencent à muer.
Dernier exemple en date : leur réaction face aux dérapages du ministre britanniques des affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui, depuis le congrès du Parti conservateur (tories) dimanche 30 septembre, a comparé l’UE à l’Union soviétique (URSS), l’accusant de tenir le Royaume-Uni « prisonnier » alors que les négociations du Brexit sont dans l’impasse.

Echange aigre-doux
Que la presse britannique, eurosceptique depuis des décennies, joue la partition de l’outrance n’étonne plus à Bruxelles ; le Sun qualifiait encore les Bruxellois de « EU dirty rats » (sales rats européens) dans la foulée du fiasco du sommet de Salzbourg (Autriche), fin septembre. Mais cette charge d’un diplomate en chef – jugé plus sérieux que son prédécesseur Boris Johnson –, a fait perdre un peu de son self-control au chef des porte-parole de la Commission européenne, le très expérimenté Margaritis Schinas.
« Sauf votre respect, nous avons tous à gagner, spécialement les ministres des affaires étrangères, à ouvrir un livre d’histoire de temps en temps », a déclaré le Grec lundi 1er octobre. Le commissaire lituanien Vytenis Andriukaitis a prolongé l’échange aigre-doux sur Twitter : « Je suis né dans un goulag et j’ai été emprisonné à plusieurs reprises par le KGB. Je serais heureux de vous briefer sur la différence entre l’UE et l’URSS, et sur les raisons pour lesquelles nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ L’organisation de cet hommage solennel, qui se déroulera en présence d’Emmanuel Macron, était souhaitée par plusieurs responsables politiques.
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Hommage national à Charles Aznavour vendredi matin aux Invalides

L’organisation de cet hommage solennel, qui se déroulera en présence d’Emmanuel Macron, était souhaitée par plusieurs responsables politiques.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 21h12
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 07h36
   





                        



   


Un hommage national sera rendu vendredi matin à Charles Aznavour, décédé lundi à l’âge de 94 ans, en présence d’Emmanuel Macron, a annoncé l’Elysée mardi 2 octobre. L’organisation de cet hommage solennel, qui se déroulera aux Invalides à Paris, était souhaitée par plusieurs responsables politiques pour saluer ce monument de la chanson francophone.

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Un appel à rendre « un hommage national » à Charles Aznavour avait été lancé lundi par des parlementaires, dont le député du Loiret Jean-Pierre Door (Les Républicains), qui avait salué « un représentant de la grande chanson française » et rappelant qu’« on a eu cet hommage national pour Johnny Hallyday ».
L’Assemblée nationale avait salué Charles Aznavour avec une ovation debout des députés, le président Richard Ferrand évoquant un homme qui incarnait « talentueusement l’appartenance à plusieurs cultures ». La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, avait annoncé qu’elle proposerait « aux élus parisiens qu’un lieu de la capitale lui rende hommage en portant son nom ».
En Arménie, pays d’origine des parents de l’artiste reconnu dans le monde entier, le premier ministre Nikol Pachinian a annoncé qu’un jour de deuil national serait décrété le jour de ses funérailles.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le système de répartition entre Etats membres des migrants secourus en mer demeure opaque et risque de s’essouffler en l’absence de consensus européen.
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Pour les 58 migrants débarqués de l’« Aquarius » à Malte, l’île est « comme une prison »

Le système de répartition entre Etats membres des migrants secourus en mer demeure opaque et risque de s’essouffler en l’absence de consensus européen.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 20h46
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 07h56
    |

            Julia Pascual








                        



   


« Vous avez des nouvelles de votre côté ? » Khadija a réussi à se faire prêter un téléphone quelques secondes. Elle est inquiète : « Nous n’avons aucune information. Qu’est-ce qui va se passer ? » Cette femme libyenne fait partie des cinquante-huit personnes secourues par l’Aquarius en Méditerranée centrale et arrivées à Malte dimanche 30 septembre.
L’île a accepté d’accueillir ces migrants, majoritairement originaires de Libye et du Pakistan, dans la mesure où des Etats membres de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord pour se répartir leur prise en charge, à l’image du dispositif plusieurs fois déroulé depuis la fermeture des ports italiens aux navires humanitaires, cet été.
Cette fois, la France, l’Allemagne, le Portugal et l’Espagne ont déclaré vouloir participer de ce partage européen. Les équipes de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ont entamé, mardi 2 octobre, des entretiens à l’Initial Reception Center (ICR), un centre fermé dans lequel sont maintenues les personnes débarquées de l’Aquarius. Paris s’est engagé à offrir sa protection à dix-huit d’entre elles.

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S’offrir au premier Etat venu
« J’espère que la France nous entendra », répétait la veille Khadija. En arrivant à Malte, cette mère de famille s’étonnait de ne pas pouvoir choisir son pays de destination. Désormais, elle craint de ne pas être choisie et voudrait s’offrir au premier Etat venu. « La police nous a confisqué nos téléphones, poursuit-elle. Ici, c’est comme une prison. »
C’est près de La Valette que les rescapés de la Méditerranée centrale ont été placés, dans une zone portuaire où de vieux bateaux rouillent à quai dans une eau mazoutée. Des grilles signalent le bâtiment principal de l’ICR – dont les autorités maltaises nous ont refusé l’accès – et, penchés aux coursives extérieures, les anciens hôtes de l’Aquarius attendent.
« Les téléphones sont confisqués par la police pour des vérifications de sécurité et nous pressons les autorités de les remettre aux personnes car nous pensons qu’il est important que certains puissent contacter leur famille, confirme Kahin Ismaïl, représentant à Malte du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies. Les conditions d’accueil doivent être améliorées, en particulier concernant les mineurs isolés. »

   


« L’asile, c’est devenu la place du marché »
Depuis que le ministre d’extrême droite italien, Matteo Salvini, a fermé les ports de son pays aux migrants secourus en mer – alors même que les traversées en Méditerranée ont diminué de 80 % cette année –, Malte a déjà accueilli trois débarquements ayant fait l’objet d’une répartition entre Etats membres volontaires.
Trois autres relocalisations ont eu lieu, depuis Valence et Algésiras en Espagne et Pozzallo en Italie, précédées à chaque fois du blocage des bateaux et des personnes en mer et de longues négociations entre Etats. Mais ces solutions « ad hoc » – qui ont concerné autour de 1 700 personnes au total – continuent de prévaloir, en l’absence d’un accord européen pérenne sur l’accueil et la répartition des migrants. « L’asile, c’est devenu la place du marché, commente un observateur avisé. Il n’y a aucun cadre juridique et ça marche un peu selon le principe du premier arrivé, premier servi. »
Les Etats choisissent les personnes qui bénéficieront de leur protection, sans toujours beaucoup de clarté. Certains, comme l’Italie ou la Norvège par exemple, ont, en outre, pris en charge moins de personnes qu’annoncées initialement. « Je ne sais pas quels critères sont mis en œuvre, et c’est aussi pour cela que nous plaidons pour une approche harmonisée, reconnaît Kahin Ismaïl. Il faut quelque chose de plus transparent, pour les réfugiés eux-mêmes et pour que des Etats ne soient pas désavantagés, comme Malte qui se retrouve le dernier à choisir. »

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« Les règles de l’asile sont foulées au pied »
Directrice du service jésuite des réfugiés sur l’île, Katrine Camilleri intervient dans le centre fermé. « La délégation française arrive en premier et on n’a pas le temps d’ouvrir les yeux qu’elle est déjà repartie avec ses réfugiés, plaisante-t-elle. Mais d’autres pays sont beaucoup plus lents. Certaines personnes débarquées du Lifeline en juin ont attendu deux mois dans le centre. D’autres débarquées de l’Aquarius en août sont toujours à l’intérieur. Les gens sont dans l’incertitude. Ils ne savent pas qui va les choisir, combien de temps cela va prendre. Certains sont entendus plusieurs fois par des délégations, d’autres jamais. Dans ce processus de relocalisation, les règles de l’asile sont foulées au pied. »
Promoteur actif d’un système de solidarité européenne, le directeur de l’Ofpra, Pascal Brice, reconnaît le risque d’un « essoufflement ». Les accords entre Etats sont de plus en plus difficiles à sceller. « Le système actuel touche à ses limites, prévient, à son tour, Jamil Addou, directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), basé à Malte. Nous avons besoin d’une réponse structurée et respectueuse du droit d’asile. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’ex-ministre des affaires étrangères caresse l’idée d’un échec des négociations avec l’UE tandis que la première ministre espère encore les relancer.
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Au congrès du Parti conservateur, Boris Johnson pilonne le plan Brexit de Theresa May

L’ex-ministre des affaires étrangères caresse l’idée d’un échec des négociations avec l’UE tandis que la première ministre espère encore les relancer.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h57
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            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Boris Johnson se verrait bien premier ministre à la place de Theresa May, mais il sait que les conservateurs réunis en congrès à Birmingham sont bien trop loyalistes pour aimer les coups d’Etat, surtout en plein sprint final des négociations sur le Brexit. Il lui reste sans doute assez de réalisme pour savoir que les députés conservateurs ne le soutiendraient pas.
Dans un discours solennel prononcé mardi 2 octobre, l’ancien ministre des affaires étrangères a certes pilonné le « plan Chequers » sur le Brexit de Mme May, le qualifiant de « dangereux et instable » et affirmant qu’il ne correspond pas à « ce pour quoi nous avons voté ». Mais, à sa manière, allusive et humoristique, il ne s’est pas explicitement posé en recours. Se moquant de l’europhile ministre des finances Philip Hammond, qui a prédit que « Boris » ne deviendrait pas premier ministre, ce dernier a lancé : « C’est sa seule prédiction depuis longtemps qui s’approche de la vérité ».
M. Johnson n’est plus ministre et a perdu le droit de s’exprimer à la tribune du congrès. Mais son intervention, dans une salle de 1 500 places du centre de conférences de Birmingham, avait été préparée pour faire de l’ombre au congrès officiel et voler la vedette à la première ministre, qui doit le clôturer mercredi. Le trublion Boris a réussi à mobiliser son public, les militants faisant la queue pendant des heures pour ne pas manquer son discours, mais, plus sérieux qu’à son habitude, il n’a recueilli que des applaudissements polis.
« Il est temps de reprendre le contrôle »
Quelques heures avant le « discours événement » de M. Johnson, Theresa May avait d’ailleurs allumé des contre-feux en annonçant une réforme de la politique d’immigration pour l’après-Brexit. En menaçant de reléguer les Européens au même statut que les autres étrangers dans les procédures d’immigration et en annonçant la fin de l’entrée de travailleurs étrangers non qualifiés (souvent est-européens), la première ministre abattait franchement la carte « immigration » dans les négociations avec Bruxelles.
Mais, en plein congrès de Birmingham, elle caressait aussi dans le sens du poil les plus radicaux des militants conservateurs, précisément le public de Boris Johnson : pour la première fois depuis « des décennies », a-t-elle proclamé, le Royaume-Uni va être un pays « qui contrôle et choisit ceux que nous voulons faire venir ici ». M. Johnson s’est fait une spécialité des attaques de biais contre Theresa May. Quelques heures avant son discours, il s’était fait photographier dans la presse courant en bermuda dans un champ. Une allusion aux propos souvent moqués de Mme May selon lesquels la chose « la plus espiègle » qu’elle a faite dans son enfance était d’avoir agacé des paysans en courant dans un champ de blé.

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« Soutenons Theresa May du mieux que nous pouvons ! », a lancé M. Johnson au terme d’une intervention qui condamnait en réalité, sans appel, les concessions faites par la première ministre à l’UE, et appelait les militants à « balancer à la poubelle » son « plan Chequers » (« Chuck Chequers »). Ce projet, adopté en juillet par le gouvernement, prévoit de conserver un accès au marché unique pour les marchandises, et non pour les services, tout en restreignant la libre circulation de la main-d’œuvre. Ce que refusent les capitales européennes.

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Pour Boris Johnson, « il est vraiment temps de reprendre le contrôle et d’opérer la sortie élégante, honorable et reconnaissante pour laquelle le pays a voté » et de négocier un « super-accord de libre-échange » du même type que celui signé entre l’UE et le Canada. Alors que Mme May répète qu’il n’existe pas d’alternative à son « plan Chequers », même s’il a été refusé par l’UE, M. Johnson brandit la perspective d’un « no deal » – un échec des négociations qui verrait le retour des barrières douanières –, comme une perspective possible.
« Trahison » du Brexit
« Si nous trompons notre électorat, et le plan Chequers est bien une tromperie, cela ne fera qu’aggraver le sentiment de défiance » des électeurs, a-t-il ajouté, affirmant que le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite) et le Labour de Jeremy Corbyn en tireraient bénéfice. Pour l’ancien ministre, le plan Chequers revient à trahir le Brexit et, dans ce cas, « croyez-moi, le peuple de ce pays ne vous le pardonnera pas », a-t-il averti. Quant à l’hypothèse d’un second référendum, il la considère comme « désastreuse » pour la confiance de l’opinion à l’égard de la politique.
En appelant aux valeurs traditionnelles des tories – initiative individuelle, libre entreprise, faible intervention de l’Etat –, il a assuré que ces principes permettraient de régler les grands problèmes du pays comme le logement et les bas salaires. Sans la viser nommément, il a accusé Theresa May, non seulement de remettre en cause les « opportunités » du Brexit, mais de « singer » Jeremy Corbyn en prônant un certain degré d’intervention de l’Etat, elle qui défend – sans la mettre en œuvre – la présence des salariés dans les conseils d’administration des entreprises, et a annoncé un plafonnement des tarifs du gaz et de l’électricité.



                            


                        

                        

