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Gérard Collomb avait programmé son retour à Lyon de longue date

Dès l’été 2017, l’ex-ministre de l’intérieur avait créé une association électorale à l’écart de La République en marche, pour anticiper les élections municipales de 2020.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h49
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



   


Tout sauf une surprise. Le retour de Gérard Collomb à Lyon était préparé de longue date. Le scénario écrit depuis le jour de sa nomination au ministère de l’intérieur. L’édile lyonnais avait immédiatement placé ses deux plus proches lieutenants aux postes qu’il était contraint d’abandonner. Georges Képénékian était passé d’adjoint à la culture à maire. Le vice-président David Kimelfeld avait pris la tête de la métropole de Lyon.
Le contrat était clair : il fallait le moment venu redonner sa place au chef. Et le plan a été respecté. Dès mardi 2 octobre au soir, quelques heures après l’annonce définitive du départ de Gérard Collomb, M. Képénékian a posté sa lettre de démission afin de provoquer sans tarder le processus de réélection.
La conception dirigiste n’étonne plus dans le paysage politique lyonnais, tant celui qui brigue un quatrième mandat à la tête de la mairie de Lyon a forgé un règne sans partage. « Dès qu’une tête commence à dépasser, elle fait de l’ombre, il la coupe », remarque un ancien adjoint à la mairie à la carrière éphémère.
La liste est longue des personnalités écartées du pouvoir municipal et métropolitain, pour cause d’émancipation trop osée. L’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, poussée vers la commune limitrophe de Villeurbanne, le secrétaire d’Etat Thierry Braillard, contraint de quitter la partie, l’universitaire Philippe Meirieu, incité à retourner à ses travaux de recherche sur l’éducation, ou encore l’ex-directeur de Forum Réfugiés, Olivier Brachet, démissionnaire de la vice-présidence de la métropole, pour désaccord humanitaire majeur.
Dérive autoritaire ? « Les gens veulent quelqu’un qui garde le cap, qui dirige vraiment la collectivité pour qu’elle progresse, le reste ce n’est pas tellement leur préoccupation », répondait l’intéressé en petit comité, à la terrasse d’un restaurant, quelques mois avant l’aventure ministérielle.
Créer une dynamique à l’écart de LRM
Au creux de l’été de 2017, le ministre de l’intérieur, nommé Place Beauvau depuis à peine deux mois, a commencé à anticiper la suite. Il a réuni une poignée de fidèles à son domicile, dans le 5e arrondissement de Lyon, afin de créer une association électorale, dans la plus grande discrétion. Son nom : Prendre un temps d’avance. Son objectif : fédérer les habituels soutiens, élargir au-delà de l’échiquier actuel. Et surtout créer une dynamique à l’écart du mouvement La République en marche (LRM), dont Gérard Collomb avait pourtant été un des précurseurs.

        Lire la chronique :
         

          La démission de Gérard Collomb, « un bras de fer inédit qui fait trois victimes »



Le ministre avait prévu de démissionner en septembre. Auprès de ses proches, il a même affirmé que l’affaire était entendue avec le président de la République. C’était compter sans le départ de Nicolas Hulot, début septembre. « Macron a prétexté la démission du ministre de l’écologie pour rendre caduc leur accord. C’est pour cela que [Collomb] a voulu acter sa démission, il a toujours voulu revenir le plus vite possible à Lyon », assure un conseiller lyonnais.
Car dans cette ville qu’il a dirigée pendant seize ans, les grandes manœuvres ont déjà commencé. La droite se cherche un leader. Laurent Wauquiez ? Le président (Les Républicains) de la région Auvergne-Rhône-Alpes plante ses banderilles : il a annoncé le rachat du Musée des tissus de Lyon menacé de fermeture. Etienne Blanc, de son côté, a annoncé son retrait de la mairie de Divonne-les-Bains. Et le premier vice-président (LR) de la région se montre beaucoup dans les réunions lyonnaises.
« Il a anticipé ce revirement »
Même dans le camp de Gérard Collomb, des signaux semble-t-il peu enthousiastes se font jour. Ainsi, David Kimelfeld, le président de la métropole, actuellement en déplacement au Burkina Faso, a rédigé un communiqué convenu pour saluer l’action du ministre de l’intérieur, interprété comme un service minimum. « Le plus important, c’est de savoir qui pourra le mieux fédérer autour de lui », se plaît à répéter M. Kimelfeld, lorsqu’on l’interroge sur le prochain candidat à la métropole de Lyon. Comme si le retour de Gérard Collomb n’allait plus de soi.
La formule fait allusion au nouveau mode de scrutin de l’élection métropolitaine, dans un territoire de 59 communes, découpé en 14 circonscriptions. Les plus petites communes n’auront plus automatiquement un représentant. Or, Gérard Collomb appuyait sa majorité sur le groupe Synergie, composé des maires des Monts d’Or et du Val de Saône. Ces élus n’entendent plus apporter leur soutien au créateur des métropoles nouvelle formule.
Les cartes sont rebattues. Avec un nouveau personnage dans la politique lyonnaise, très influent auprès de l’ex-ministre : Caroline, son épouse, référente LRM dans le Rhône. « Je vais perturber leurs plans », répétait ces dernières semaines Gérard Collomb à son entourage. « En créant son association, il a anticipé ce revirement. Il va lui falloir rechercher d’autres alliances, on n’est pas au bout de nos surprises », décode un intime, persuadé que sa démission du ministère de l’intérieur aura des retombées positives sur son image locale.

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                Macron-Collomb, les coulisses d’un divorce






                            


                        

                        


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Ce que la réforme des retraites va changer pour vous

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LE MONDE
 |    03.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h55
    |

            Maxime Vaudano et 
Adrien Sénécat








                        


Le chef de l’Etat s’est engagé pendant la campagne présidentielle de 2017 à créer « un système universel des retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits » à tous. Ce chantier de grande ampleur a longtemps semblé lointain, mais l’horizon se rapproche nettement en cette rentrée. La concertation avec les partenaires sociaux reprend début octobre pour plusieurs mois et le gouvernement doit livrer ses premières pistes en octobre. Le texte devra ensuite être examiné et voté en 2019, selon le calendrier prévu.
Retraité(e) ou futur retraité(e), êtes-vous concerné(e) ? Dans quelle mesure ? Les Décodeurs vous proposent de découvrir quels sont pour vous les enjeux de la réforme, à partir des éléments connus à ce jour.


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1. Suis-je concerné(e) par la réforme ?



Etes-vous retraité(e) actuellement ?
Oui Non

        


Les pensions de retraites et pensions de réversion versées aujourd'hui ne sont pas concernées par la réforme à venir.
En revanche, les 60 % de retraités les plus aisés ont été d'ores et déjà mis à contribution au début de 2018, avec la hausse de 1,7 point de la CSG. Par ailleurs, les pensions de retraite n'augmenteront que de 0,3 % en 2019, alors que l'inflation est attendue autour de 2 % en 2018.



Sauf revirement du gouvernement, votre situation ne va pas évoluer. Si vous souhaitez tout de même en savoir plus sur ce projet, vous retrouverez toutes nos explications dans cet article :
Les défis du système « universel » des retraites promis par Emmanuel Macron


        

            

Vous avez prévu de prendre votre retraite dans...
Moins de cinq ans Cinq à dix ans Plus de dix ans



Celles et ceux qui sont à moins de cinq ans de la retraite ne sont pas concernés par la future réforme.
Sauf revirement du gouvernement, vous pourrez partir en retraite suivant les règles actuelles. Si vous souhaitez tout de même en savoir plus sur ce projet, vous retrouverez toutes nos explications dans cet article : 
Les défis du système « universel » des retraites promis par Emmanuel Macron



La transition entre le régime actuel et le nouveau système doit se faire de manière progressive, sur une période d'environ dix ans. Les personnes qui se trouvent à moins de cinq ans de la retraite ne devraient pas être concernées, mais celles qui, comme vous, envisagent leur départ d’ici à cinq ou dix ans devraient bien l'être, totalement ou partiellement.
Nous ne pouvons pas vous dire pour l'instant dans quelle mesure les nouvelles règles s'appliqueront à votre cas de figure : totalement ou en partie. Nous vous invitons néanmoins à poursuivre la lecture de cet article pour comprendre les mécanismes du projet, qui devrait au moins en partie s'appliquer à votre situation.



La transition vers le futur régime de retraite universel doit se faire sur une période d'environ dix ans.
Partant à la retraite après ce délai, vous serez donc concerné(e).


        

            

2. Que va changer la réforme dans le calcul de ma retraite ?



Vous cotisez actuellement…
Au régime général À un autre régime Je ne cotise pas encore



La situation actuelle
Il existe aujourd'hui plus d'une dizaine de régimes de retraite, qui ont chacun des spécificités. Dans le système actuel, on retient généralement un salaire de référence comme base du calcul de la pension de retraite. Pour le régime général qui vous concerne, il s'agit de votre salaire moyen au cours des vingt-cinq meilleures années, mais ce n'est pas le cas pour tous.
Ceux qui ont atteint l'âge légal de départ à la retraite (62 ans actuellement) et qui ont cotisé suffisamment longtemps (entre 160 et 172 trimestres selon l'année de naissance) peuvent prétendre toucher une retraite « à taux plein ». Ceux qui n'ont pas validé suffisamment de trimestres à 62 ans peuvent, au choix :

Partir quand même en retraite en touchant une pension réduite
Attendre 67 ans, l'âge auquel tout actif a droit à la retraite à taux plein, même sans son quota de trimestres

Ce que la réforme prévoit
Derrière ces principes, le système actuel est complexifié par l'existence de nombreuses règles qui dépendent des régimes de retraite. L'idée du gouvernement est donc de créer un régime unique, dit « universel » et d'appliquer la même règle à tous, d'où la formule : « un euro cotisé donne les mêmes droits ».
Dans cette nouvelle logique, chaque citoyen alimente tout au long de sa carrière une forme de compte virtuel. Au moment de prendre sa retraite, les droits accumulés sont transformés en une pension, dont le montant dépend d'un coefficient de conversion, qui tiendra compte de l'âge de départ en retraite et de l'espérance de vie. Cette formule est censée rendre le système plus lisible, permettant à chacun de suivre simplement le montant de ses cotisations tout au long de sa carrière. Il s'agira toujours d'un système dit par « répartition », car ce seront toujours les cotisations des actifs qui financeront les pensions des retraités.
Prenons l'exemple de Delphine, partie à la retraite en 2018, et de sa fille Eléonore qui partira à la retraite en 2050. Toutes les deux ont exercé la moitié de leur carrière en tant que salariées, et l'autre moitié en tant que travailleuses indépendantes. Mais là où Delphine avait cotisé à deux caisses de retraite différentes, et perçoit donc deux pensions séparées, Eléonore percevra une seule pension calculée sur l'ensemble de sa carrière, car elle aura cotisé au nouveau régime unique. Dans l'esprit du gouvernement, ce nouveau système simplifiera les démarches administratives et la planification du départ en retraite.




La situation actuelle
Il existe aujourd'hui plus d'une dizaine de régimes de retraite, qui ont chacun des spécificités. Dans le système actuel, on retient généralement un salaire de référence comme base du calcul de la pension de retraite. Pour le régime général, il s'agit du salaire moyen au cours des vingt-cinq meilleures années, mais ce n'est pas le cas pour tous.
A partir de là, ceux qui ont atteint l'âge légal de départ à la retraite (62 ans actuellement) et qui ont cotisé suffisamment longtemps (entre 160 et 172 trimestres selon l'année de naissance) peuvent prétendre toucher une retraite « à taux plein ». Ceux qui n'ont pas validé suffisamment de trimestres à 62 ans peuvent, au choix :

Partir quand même en retraite en touchant une pension réduite;
Attendre 67 ans, l'âge auquel tout actif a droit à la retraite à taux plein, même sans son quota de trimestres.

Ce que la réforme prévoit
Derrière ces principes, le système actuel est complexifié par l'existence de nombreuses règles qui dépendent des régimes de retraite. L'idée du gouvernement est donc de créer un régime unique, dit « universel » et d'appliquer la même règle à tous, d'où la formule : « un euro cotisé donne les mêmes droits ».
Dans cette nouvelle logique, chaque citoyen alimente tout au long de sa carrière une forme de compte virtuel. Au moment de prendre sa retraite, les droits accumulés sont transformés en une pension, dont le montant dépend d'un coefficient de conversion, qui tiendra compte de l'âge de départ en retraite et de l'espérance de vie. Cette formule est censée rendre le système plus lisible, permettant à chacun de suivre simplement le montant de ses cotisations tout au long de sa carrière. Il s'agira toujours d'un système dit par « répartition », car ce seront toujours les cotisations des actifs qui financeront les pensions des retraités.
Prenons l'exemple de Delphine, partie à la retraite en 2018, et de sa fille Eléonore qui partira à la retraite en 2050. Toutes les deux ont exercé la moitié de leur carrière en tant que salariée, et l'autre moitié en tant que travailleuses indépendantes. Mais là où Delphine avait cotisé à deux caisses de retraite différentes, et perçoit donc deux pensions séparées, Eléonore percevra une seule pension calculée sur l'ensemble de sa carrière car elle aura cotisé au nouveau régime unique. Dans l'esprit du gouvernement, ce nouveau système simplifiera les démarches administratives et la planification de son départ en retraite.




La situation actuelle
Il existe aujourd'hui plus d'une dizaine de régimes de retraite, qui ont chacun des spécificités. Dans le système actuel, on retient généralement un salaire de référence comme base du calcul de la pension de retraite. Pour le régime général, il s'agit du salaire moyen de la personne au cours des 25 dernières années, mais ce n'est pas le cas pour tous.
Ceux qui ont atteint l'âge légal de départ à la retraite (62 ans actuellement) et qui ont cotisé suffisamment longtemps (entre 160 et 172 trimestres selon l'année de naissance) peuvent prétendre toucher une retraite « à taux plein ». Ceux qui n'ont pas validé suffisamment de trimestres à 62 ans peuvent, au choix :

Partir quand même en retraite en touchant une pension réduite
Attendre 67 ans, l'âge auquel tout actif a droit à la retraite à taux plein, même sans son quota de trimestres

Ce que la réforme prévoit
Derrière ces principes, le système actuel est complexifié par l'existence de nombreuses règles qui dépendent des régimes de retraite. L'idée du gouvernement est donc de créer un régime unique, dit « universel » et d'appliquer la même règle à tous, d'où la formule : « un euro cotisé donne les mêmes droits ».
Dans cette nouvelle logique, chaque citoyen alimente tout au long de sa carrière une forme de compte virtuel. Au moment de prendre sa retraite, les droits accumulés sont transformés en une pension, dont le montant dépend d'un coefficient de conversion, qui tiendra compte de l'âge de départ en retraite et de l'espérance de vie. Cette formule est censée rendre le système plus lisible, permettant à chacun de suivre simplement le montant de ses cotisations tout au long de sa carrière. Il s'agira toujours d'un système dit par répartition, car ce seront toujours les cotisations des actifs qui financeront les pensions des retraités.
Prenons l'exemple théorique de Stéphane et Camille, deux salariés d'une entreprise qui partent à la retraite en 2050. Tous deux ont le même âge, 66 ans, occupent le même poste, et ont le même salaire depuis plusieurs années. Mais Stéphane a commencé à travailler plus jeune que Camille. C'est pourquoi, sur son compte virtuel, ses cotisations totales sont de 10 % supérieures à celles de son collègue. Résultat : alors que Camille touchera une retraite de 1 500 euros par mois, celle de Stéphane s’élèvera à 1 650 euros (10 % de plus).







            

3. Pourrai-je partir à la retraite à 62 ans ?



Vous êtes né(e) en…
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Oui, vous pourrez partir à la retraite dès 62 ans, comme c'est le cas aujourd'hui, puisque Emmanuel Macron a promis de ne pas reculer l'âge de départ à la retraite. Mais le montant de votre retraite dépendra du niveau total de vos cotisations tout au long de votre carrière. Selon votre situation, vous jugerez peut-être préférable de prolonger votre carrière quelques années supplémentaires pour bénéficier d'une pension plus élevée. 



Oui, vous pourrez partir à la retraite dès 62 ans, comme c'est le cas aujourd'hui, puisque Emmanuel Macron a promis de ne pas reculer l'âge légal de départ à la retraite. Mais le montant de votre retraite dépendra du niveau total de vos cotisations tout au long de votre carrière. En effet, le futur système fait disparaître la notion de retraite à taux plein : plus un actif prolonge sa carrière, plus sa retraite sera élevée (on ne sait pas aujourd'hui s'il y aura un âge limite). Selon votre situation, vous jugerez peut-être préférable de prolonger votre carrière quelques années supplémentaires pour bénéficier d'une pension plus élevée.
Par ailleurs, précisons que le nouveau système doit prendre en compte l'espérance de vie dans le calcul des pensions. Comme celui-ci aura peut-être évolué entre aujourd'hui et l'année à laquelle vous partirez en retraite, il y aura des conséquences sur le montant de votre pension. Si, par exemple, l'espérance de vie augmente de quelques années, vous devrez probablement travailler quelques années de plus que vos aînés pour bénéficier d'une pension qui vous convienne. Une disposition qui incite en creux à partir en retraite plus tard, sans que ce soit une obligation.






            

4. Qu'est-ce qui pourrait changer dans le calcul de ma retraite ? 



Cochez le ou les éléments suivants qui correspondent à votre situation :
 Vous êtes marié(e)
 Vous avez un ou plusieurs enfants
 Vous avez cotisé à plusieurs régimes de retraite
 Vous exercez une ou plusieurs des activités suivantes : entrepreneuriat, travail indépendant, travail à temps partiel, contrats courts…
 Vous êtes ou avez été au chômage
 Vous êtes en situation de handicap
 Vous êtes ou avez été dans une ou plusieurs des situations suivantes : apprentissage, alternance, longues études, stage…
 Vous êtes travailleur indépendant
 Vous exercez ou avez exercé un emploi dont la pénibilité est reconnue
 Vous êtes fonctionnaire
 Aucune de ces situations

    

Vous êtes marié(e)
Les pensions de réversion, qui concernent directement les couples mariés, sont l'un des dossiers sensibles de la réforme. Avec ce mécanisme, lorsque l’un des conjoints décède, une fraction de sa pension de retraite peut continuer d’être versée au membre du foyer survivant, sous conditions (et même s’il n’est pas retraité, dans certains cas).
Comme pour les pensions de retraite, les pensions de réversion sont régies par des règles variables d'un régime à l'autre. C'est pourquoi le gouvernement veut aussi remettre à plat ce système avec des règles identiques pour tous. Rien ne changera pour ceux qui perçoivent une pension de réversion aujourd'hui. Ce projet a en revanche de quoi susciter des inquiétudes pour les autres : bien qu'il ne soit pas question de supprimer les pensions de réversion, l'harmonisation à venir pourrait faire des perdants. Il est notamment envisagé de plafonner les pensions, c'est-à-dire de ne pas verser de pensions de réversion au-delà d'un certain seuil de revenu.
? Ce qu'on ne sait pas : comment les pensions de réversion seront encadrées et sous quelles conditions elles seront versées dans le nouveau système.



Vous avez un ou plusieurs enfants
Comment prendre en compte la parentalité dans le mode de calcul des retraites ? Quelle place accorder aux différents congés familiaux ? Ce sont des questions en discussion dans la négociation, qui réunit à la fois des enjeux sociétaux et d'égalité femmes-hommes. Cet exemple parmi d'autres montre que la réforme ne peut se limiter à la règle « un euro cotisé donne les mêmes droits » : elle devra aussi tenir compte des situations particulières.
? Ce qu'on ne sait pas : quels mécanismes seront utilisés pour tenir compte de ces critères.



Vous avez cotisé à plusieurs régimes de retraite
C'est l'un des avantages de la réforme, à en croire le gouvernement. En fusionnant l'ensemble des régimes de retraite, le futur système universel devrait simplifier les choses pour celles et ceux qui sont concernés par plusieurs régimes différents. Emmanuel Macron a en effet promis qu'il sera possible de consulter en un seul endroit l'ensemble de ses droits.
Pourtant, malgré la volonté de formuler une règle de calcul universelle, il faudra bien que celle-ci prenne en compte de nombreuses situations spécifiques. Le système final pourrait donc être plus complexe qu'annoncé initialement.
? Ce qu'on ne sait pas : à quel horizon et de quelle manière les cotisations aux différents régimes seront regroupées en un seul.



Vous exercez une ou plusieurs des activités suivantes : entrepreneuriat, travail indépendant, travail à temps partiel, contrats courts...
Le gouvernement met régulièrement en avant la complexification (ou diversification) des parcours, avec l'émergence de l'entrepreneuriat ou du travail indépendant, pour légitimer sa réforme des retraites. Là encore, le fait de réunir l'ensemble des régimes en un permettrait, selon Emmanuel Macron, de simplifier les choses pour les personnes concernées.
? Ce qu'on ne sait pas : de quelle manière ces différents cas particuliers seront pris en compte et harmonisés.



Vous êtes ou avez été au chômage
Avec la possible disparition de la notion de retraite à taux plein, la prise en compte des périodes d'inactivité devient un enjeu encore plus important qu'aujourd'hui. Dans quelle mesure les périodes de chômage qui donnent lieu à indemnisation compteront dans le calcul de la retraite ? De quelle manière cela pourra être le cas ou non pour les périodes d'inactivité non indemnisées ? Quid du cas des personnes qui bénéficient uniquement du RSA ? Autant de questions qui feront l'objet de négociations.
? Ce qu'on ne sait pas : quel sera le niveau de droits à la retraite accordé pour les périodes d'inactivité.



Vous êtes en situation de handicap
Il existe aujourd'hui différentes manières de prendre en compte le handicap dans le calcul de la retraite en fonction des régimes. En unifiant les régimes existants, le gouvernement entend, là encore, simplifier les choses. Mais suscite aussi des inquiétudes quant à un possible nivellement par le bas.
? Ce qu'on ne sait pas : quels seront les modes de prise en compte retenus.



Vous êtes ou avez été dans une ou plusieurs des situations suivantes : apprentissage, alternance, longues études, stage...
L'allongement de la durée des études et des périodes de stage, d'apprentissage et d'alternance au cours des dernières décennies a fait reculer l'âge d'entrée sur le marché de l'emploi. Le gouvernement veut donc tenir compte de ce phénomène dans sa réforme.
? Ce qu'on ne sait pas : comment les cotisations seront calculées et si elles feront l'objet de cotisations qui seront déduites des indemnités des stagiaires, apprentis, etc.



Vous êtes travailleur indépendant
Le cas des travailleurs indépendants est à part, dans le sens où ils cotisaient auparavant à des assiettes et à des taux différents. Selon votre activité précise et votre niveau de revenus, vous cotisez sans doute moins que des salariés du secteur privé, à salaire égal.
L'une des craintes des indépendants, en particulier les plus aisés, serait qu'ils soient contraints de cotiser au même niveau que les autres. Face à ces inquiétudes, le gouvernement laisse entendre qu'il pourrait être possible de cotiser à des taux différents, même si la réforme visait à ce qu'"un euro cotisé ouvre aux mêmes droits". En clair, les indépendants pourraient choisir de cotiser plus ou moins… et toucher en conséquence des retraites plus ou moins importantes.



Vous exercez ou avez exercé un emploi dont la pénibilité est reconnue
Le gouvernement met régulièrement en avant la « justice » sociale supposée de sa réforme, où “un euro cotisé ouvre aux mêmes droits”. Mais le cas des travailleurs en situation de pénibilité montre les limites de ce raisonnement et suppose donc vraisemblablement des aménagements, qui sont au programme des discussions de la concertation. Aujourd'hui, par exemple, certaines personnes peuvent partir plus tôt en retraite, à partir de 60 ans, lorsque la pénibilité de leur emploi est reconnue.
? Ce qu'on ne sait pas : s'il sera toujours possible de partir avant 62 ans sous certaines conditions, et avec quel niveau de pension.



Vous êtes fonctionnaire
Les fonctionnaires, dont vous faites partie, ont beaucoup à perdre dans la future réforme des retraites.
Aujourd'hui, le montant des pensions est calculé sur le dernier niveau de rémunération perçu depuis au moins six mois (le traitement indiciaire, pour être précis). Ce mode de calcul est plus favorable que celui qui est utilisé pour les salariés du privé, qui retient la moyenne des vingt-cinq meilleures années.
Il devrait selon toute logique disparaître dans le futur régime universel, au nom de la règle du « un euro cotisé donne les mêmes droits ». A moins de recevoir une compensation par ailleurs, les fonctionnaires devraient donc être du côté des perdants annoncés de la réforme.
? Ce qu'on ne sait pas : si le nouveau mode de calcul des retraites sera compensé par des mesures catégorielles, et si oui, de quelle manière.







Vous connaissez désormais les principaux points de la future réforme des retraites qui sont directement en lien avec votre situation personnelle. Il faudra attendre en principe décembre 2018 pour que le gouvernement livre les détails de son projet, qui devrait être débattu et voté en 2019.
Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver ci-dessous notre sélection d'articles sur les retraites :
Réforme des retraites : le gouvernement lance une « consultation citoyenne »
Réforme des retraites : à quoi correspond le « système par points » ?
Les défis du système « universel » des retraites promis par Emmanuel Macron
Retraites : qu’est-ce que la pension de réversion ?




Sources
La réforme des retraites n'a pas encore été présentée en détail. Nous nous sommes donc fondés  sur les principes annoncés par Emmanuel Macron pendant sa campagne et sur les éléments communiqués par le gouvernement. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de l'avancée des négociations.



Crédits images : Felipe Alvarado / the Noun Project.




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édition abonné


Brexit : la Commission prépare activement les Etats membres à un « no deal »

L’Union européenne espère sortir les négociations avec le Royaume-Uni de l’impasse, mais redoute un échec.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 17h07
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

D’habitude, à Bruxelles, on ne parle jamais ouvertement des « plans B » : le sujet est tabou. Confirmer leur existence revient à tuer le « plan A », estimait-on, par exemple, durant la crise grecque, quand le « Grexit » menaçait. La Commission européenne fait donc une exception historique avec le Brexit, tout en espérant encore sceller un accord à temps avec le gouvernement de Theresa May.
En réalité, depuis près d’un an, l’institution bruxelloise, chargée de la négociation du divorce avec Londres, travaille activement en parallèle au scénario redouté d’un « no deal » avec le Royaume-Uni. Sans s’en cacher outre mesure, même si elle n’en fait pas pour autant une publicité tapageuse.

Après une première conférence de presse remarquée en juillet, la Commission a alerté, fin août, sur la nécessité de planifier des « mesures d’urgence », « temporaires » destinées à « atténuer les effets » d’un « no deal ». Des dispositifs visant à assurer une certaine continuité de l’existant, pour éviter le chaos total à partir du 30 mars 2019 : ruptures d’approvisionnement (nourriture, chaînes de montage), files d’attente interminables, avions cloués au sol, etc.
L’institution bruxelloise réfléchit à communiquer de nouveau sur un éventuel « no deal », mercredi 10 octobre, une semaine avant le sommet européen du 18 octobre consacré au Brexit. La Commission a conscience de manipuler un bâton de dynamite, en donnant l’impression de se détourner de son objectif premier, l’accord de divorce portant principalement sur le sort des expatriés, le « reste à payer » des Britanniques au budget de l’Union, et la question irlandaise, avec la nécessité de préserver l’absence de frontière entre Irlande et Irlande du Nord.
Mais a-t-elle le choix, après le fiasco du sommet de Salzbourg, à moins de six mois du Brexit et à deux semaines d’un nouveau sommet présenté comme un « moment de vérité » par Donald Tusk, le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La candidature de l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a été proposée par le ministère de la justice au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
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La chancellerie propose Rémy Heitz pour remplacer François Molins au poste de procureur de Paris

La candidature de l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a été proposée par le ministère de la justice au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h02
   





                        



   


Après plusieurs semaines de flottement sur le choix du successeur de François Molins au poste de procureur de Paris, la chancellerie s’est arrêtée sur un nom. Rémy Heitz a été proposé par Nicole Belloubet au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), a annoncé mercredi 3 octobre le porte-parole du ministère de la justice, Youssef Badr.
A 54 ans, l’actuel directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) devrait se voir attribuer le poste, à moins d’un peu probable avis défavorable du CSM, institution garante de l’indépendance des magistrats. Le CSM peut rendre un avis négatif, non contraignant, mais que le gouvernement s’est engagé à respecter.
Il remplacera ainsi François Molins qui doit quitter le parquet de Paris en novembre pour la Cour de cassation. Après sept ans en poste, il est devenu attentat après attentat le visage de l’antiterrorisme français.

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Ancien Monsieur Sécurité routière de Chirac
Rémy Heitz avait été nommé en août 2017 à la tête de la DACG, poste réputé être le plus important de la chancellerie, après celui de garde des sceaux. Le Monsieur Sécurité routière sous Jacques Chirac entre 2003 et 2006 a un parcours atypique qui l’a fait passer à la fois par le siège et le parquet mais aussi par des fonctions plus politiques.
Natif de Nancy, il venait à peine d’être nommé jeune procureur de la République de Saint-Malo (1999-2001) lorsque a éclaté la très médiatique affaire Godard, du nom de ce médecin normand soupçonné d’avoir tué femme et enfants avec lesquels il avait disparu en mer à bord de son voilier.
Après avoir été promu vice-procureur de la République au tribunal de grande instance de Paris en 2001, il rejoint en 2002 le cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique chargé de la justice. De 2003 à 2006, M. Heitz est propulsé délégué interministériel à la sécurité routière. Un poste exposé puisque le président Jacques Chirac fait de la sécurité routière un des trois grands « chantiers nationaux ». Entre 2011 et 2015, le magistrat a également présidé le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le deuxième plus grand de France.

        Lire aussi son portrait :
         

          Rémy Heitz, un nouveau directeur des affaires criminelles et des grâces






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Pour le deuxième match de la phase de poule, Paris reçoit, mercredi à 19 heures, le club historique de Belgrade dont c’est le retour dans la compétition phare européenne après 26 ans d’absence.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Jusqu’à présent, la police s’est abstenue d’intervenir lorsque la population de la zone sinistrée s’en prenait aux magasins pour trouver des biens de première nécessité.
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Indonésie : après le séisme et le tsunami, les militaires ont ordre de tirer sur les pilleurs

Jusqu’à présent, la police s’est abstenue d’intervenir lorsque la population de la zone sinistrée s’en prenait aux magasins pour trouver des biens de première nécessité.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h54
   





                        



   


Les autorités indonésiennes ont ordonné aux militaires de tirer à vue sur les individus surpris en flagrant délit de pillage après le séisme et le tsunami qui ont frappé l’île des Célèbes. « S’il y a de nouveaux pillages, nous ferons d’abord un tir de sommation, puis nous tirerons pour neutraliser » les pilleurs, a déclaré, mercredi 3 octobre, le colonel Ida Dewa Agung Hadisaputra.
La police indonésienne a d’ores et déjà arrêté des dizaines de personnes pour pillage dans la zone sinistrée autour de la ville côtière de Palu, réduite à l’état de ruines. Des survivants se sont servis dans les stocks de magasins, à la recherche de nourriture et d’eau potable.
La police s’est généralement abstenue d’intervenir jusqu’à présent lorsque la population de la zone sinistrée s’en prenait aux magasins pour trouver des biens de première nécessité, pour pallier les pénuries après le séisme et le tsunami survenus vendredi, qui ont fait plus de 1 400 morts.

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                Indonésie : désolation et chaos après le séisme et le tsunami



Les véhicules d’approvisionnement gardés par des soldats
« Nous pouvions le tolérer [le pillage] le premier ou le deuxième jour, parce qu’ils avaient besoin de ces choses. Mais le troisième jour, ils se sont mis à piller des choses comme les équipements électroniques », a ajouté le colonel indonésien. Il a, par ailleurs, précisé que chaque véhicule d’approvisionnement serait gardé par cinq soldats armés.
Près de 200 000 personnes, dont des dizaines de milliers d’enfants, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, a estimé le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Unocha).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La direction refuse de communiquer sur les mesures prises à l’encontre des auteurs d’un fichier de notes et de commentaires à caractère sexuel sur des étudiantes.
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L’Ecole de management de Lyon silencieuse après les révélations estivales sur un fichier sexiste

La direction refuse de communiquer sur les mesures prises à l’encontre des auteurs d’un fichier de notes et de commentaires à caractère sexuel sur des étudiantes.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h24
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            
Devant les portes de l’Ecole de management de Lyon (EM Lyon), les visages se ferment dès qu’on évoque « l’affaire du fichier ». « Vous allez encore faire un article à charge, c’est ça ? », grince un étudiant, en tournant les talons. « Je ne sais pas si on a le droit de vous donner des informations », s’inquiète sa voisine, sans s’attarder. Au bureau des étudiants (BDE), fin de non-recevoir : pas question de discuter librement du fichier d’étudiantes partagé sur un groupe Facebook de trois cents membres, révélé cet été par Lyon Capitale et Le Progrès. Selon eux, le document Excel, créé un an auparavant, comportait des données personnelles de plus deux cent cinquante étudiantes de l’EM Lyon, dont cent vingt se voyaient attribuer une note sur vingt pour leur physique ou « des commentaires sexistes voire violents », tels que « cavalière cherchant sa monture », « créature de Frankenstein », ou encore « à pervertir ».
La direction de la prestigieuse école, établie à Ecully, à l’ouest de Lyon, a rapidement réagi, se disant « très choquée » par le document. « Comportement illégal », « pratiques inadmissibles », « absence d’éthique », a écrit son directeur général, Bernard Belletante, dans un communiqué. Il a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête interne, et a promis un conseil de discipline, rappelant que celui-ci avait prononcé, à deux reprises en deux ans, des exclusions « pour des dérapages de cette nature ».
Enquête interne achevée ?
Deux mois après les faits, la direction module son propos. En réponse aux sollicitations du Monde, elle répond, toujours par écrit : « L’école ne rendra pas publiques les décisions individuelles prises envers certains étudiants identifiés comme ayant eu des comportements inacceptables. Cela relève de la vie interne d’une école et n’a pas à faire l’objet d’un déballage sur la place publique. Le plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ En cavale depuis son évasion de la prison de Réau, le 1er juillet, Redoine Faïd a été interpellé mercredi. Il est suspecté d’avoir utilisé une burqa pour se déplacer sans être reconnu.
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Le braqueur Redoine Faïd utilisait une burqa pour se cacher durant sa cavale

En cavale depuis son évasion de la prison de Réau, le 1er juillet, Redoine Faïd a été interpellé mercredi. Il est suspecté d’avoir utilisé une burqa pour se déplacer sans être reconnu.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h44
   





                        



   


Le procureur de la République de Paris, François Molins, a livré mercredi 3 octobre des précisions sur les trois mois de cavale du braqueur multirécidiviste Redoine Faïd, arrêté tôt dans la matinée, dans un appartement du quartier du Moulin, à Creil (Oise). Rachid, l’un des frères du braqueur, et l’un de ses neveux ont été interpellés avec lui, ainsi qu’une femme, selon M. Molins.
Un deuxième neveu a lui aussi été arrêté à Villers-Saint-Paul (Oise) et deux autres personnes ont été interpellées à leurs domiciles respectifs, a détaillé M. Molins. Redoine Faïd, son frère et ses deux neveux, placés en rétention, devaient être présentés « cet après-midi au juge d’instruction en vue de leur mise en examen », a précisé le procureur, déclarant que le parquet avait requis leur placement en détention provisoire.
En cavale depuis son évasion de la prison de Réau (Seine-et-Marne), le 1er juillet, l’homme, condamné à vingt-cinq ans de réclusion pour un braquage raté, est réapparu à plusieurs reprises cet été dans le département de l’Oise. Selon une source judiciaire, le braqueur utilisait une burqa pour se déplacer sans être reconnu. Les enquêteurs avaient identifié quelques jours avant l’arrestation une jeune femme qui « prenait à bord de son véhicule une personne vêtue d’une burqa dont l’allure laissait supposer qu’il pouvait s’agir d’un homme », a fait savoir, de son côté, le procureur de Paris.
Le 1er juillet, Redoine Faïd s’évade de la prison de Réau
Le 1er juillet au matin, un hélicoptère avec à son bord un commando se pose dans la cour d’honneur du centre pénitentiaire de Réau, alors que Redoine Faïd, 46 ans, est au parloir avec son frère Brahim, 58 ans.
Habillés en noir, cagoulés, deux hommes armés de fusils d’assaut de type kalachnikov en surgissent et récupèrent le braqueur, qui purge une peine de vingt-cinq ans de réclusion après sa condamnation en appel en avril pour un braquage raté dans le Val-de-Marne en 2010, qui coûta la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet.
L’opération, spectaculaire, ne dure que quelques minutes. L’hélicoptère est retrouvé à Gonesse (Val-d’Oise). Molesté par les malfaiteurs, le pilote de l’appareil, pris en otage, est découvert en état de choc.

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                Récit d’une nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd



Le même jour, la police retrouve une Renault Megane noire incendiée sur le parking du centre commercial O’Parinor, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à bord de laquelle Faïd et ses complices avaient pris la fuite. Des caméras de vidéosurveillance montrent ensuite le fugitif quittant le parking à bord d’un véhicule utilitaire Kangoo. Le lendemain, la voiture est retrouvée carbonisée au Fay-Saint-Quentin, dans l’Oise, département où a grandi Redoine Faïd, originaire de Creil.
Placé en garde à vue le jour de l’évasion dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Versailles, son frère Brahim est remis en liberté dans la soirée du 2 juillet.
Selon un haut responsable de la police judiciaire, une centaine de policiers spécialisés sont alors aux trousses de Redoine Faïd, surnommé « le roi de l’évasion », et qui est présenté comme « un individu dangereux ». Le 8 juillet, dans une forêt de Verneuil-en-Halatte (Oise), est découvert un sac appartenant au commando et contenant notamment des armes longues, des cagoules et une disqueuse.

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                Redoine Faïd, la fuite en avant du braqueur cinéphile



Le 24 juillet, Redoine Faïd refait surface
Pour le haut responsable, le fugitif n’a pas quitté le territoire national. La suite de l’enquête cet été lui donne raison : le 24 juillet, dans l’après-midi, Redoine Faïd échappe de peu aux forces de l’ordre dans le Val-d’Oise.
Une course-poursuite avec des gendarmes se termine dans le parking d’un centre commercial de Sarcelles, où le braqueur et un complice, qui sera identifié comme l’un de ses frères, Rachid Faïd, abandonnent leur voiture et réussissent à s’enfuir. De fausses plaques d’immatriculation et des explosifs factices sont découverts dans le véhicule. « Ça s’est joué à quelques secondes », confie une source policière.
Faïd envisageait-il rapidement un braquage ? C’est plus que probable, estiment des sources qui spéculent sur la situation financière d’un malfaiteur confronté à une cavale de longue durée et forcément coûteuse.
Le 30 juillet, Nicole Belloubet constate des « failles de sécurité » à Réau
Rendu public le 30 juillet, un rapport de l’inspection générale de la justice sur l’évasion spectaculaire de Redoine Faïd met en lumière une « conjonction de failles de sécurité », selon la garde des sceaux, Nicole Belloubet.
Dans la ligne de mire, l’absence de filets antihélicoptère dans la cour d’honneur de la prison de Réau et un « problème » dans le dispositif d’appel d’urgence des forces de l’ordre. Jugée « insuffisamment réactive », l’administration centrale pénitentiaire va également être réorganisée.

        Lire aussi, suite à la publication du rapport :
         

          L’administration pénitentiaire, pas assez « réactive », va être réorganisée



Le 5 septembre, perquisitions dans l’entourage du fugitif
Le 5 septembre, à l’aube, une cinquantaine de policiers de la PJ de Versailles et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) débarquent chez des proches de Redoine Faïd, principalement dans l’Oise mais aussi à Paris. Six lieux sont perquisitionnés.
Plus de deux mois après l’évasion de l’homme le plus recherché de France, la police cherche de nouveaux indices.
Septembre-octobre, l’enquête progresse grâce aux analyses téléphoniques
L’enquête a progressé de façon importante ces derniers jours grâce à l’exploitation de lignes téléphoniques. L’une d’elles conduisait à une jeune femme, âgée de 28 ans, qui « recevait des informations visant à aller chercher de l’argent », a rapporté M. Molins, qui précise que la suspecte a pu être « géolocialisée ». Les enquêteurs ont alors constaté qu’elle « prenait à bord de son véhicule une personne vêtue d’une burqa dont l’allure laissait supposer qu’il pouvait s’agir d’un homme », a fait savoir M. Molins. Une source judiciaire précise que Redoine Faïd utilisait bien une burqa pour se déplacer sans être reconnu.
« Le 2 octobre vers 22 h 30 (...), les enquêteurs ont vu l’individu vêtu d’une burqa sortir du véhicule (...) et entrer au domicile de la jeune femme », à Creil, a raconté le magistrat, ajoutant que peu après un second individu, lui aussi vêtu d’une burqa, les avait rejoints. « C’est dans ce contexte que les opérations ont été accélérées et que les enquêteurs ont interpellé cette nuit Redoine Faïd », a-t-il poursuivi.
Le 3 octobre, sept personnes interpellées, dont Redoine Faïd
Des policiers de la brigade de recherche et d’intervention donnent l’assaut à 4 h 20, mercredi, dans un grand appartement situé au quatrième étage d’un petit immeuble du quartier du Moulin, à Creil. L’opération de police se déroule sans incident et sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré.
Trois autres individus, une femme et deux hommes, ont également été interpellés dans l’appartement. « Un revolver chargé placé à portée de main de Redoine Faïd », une « arme automatique », ainsi que « deux burqas et perruques » ont été retrouvées dans l’appartement, a détaillé M. Molins.
Au cours de cette même matinée, trois autres personnes ont été interpellées, portant à sept le nombre de suspects arrêtés au total.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La Parlement européen a fixé un objectif de réduction de 40 % d’ici à 2030. Les constructeurs comptent sur la France et l’Allemagne pour revoir cet objectif à la baisse.
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Les eurodéputés veulent durcir les normes d’émissions de CO2 pour les voitures

La Parlement européen a fixé un objectif de réduction de 40 % d’ici à 2030. Les constructeurs comptent sur la France et l’Allemagne pour revoir cet objectif à la baisse.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 17h25
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Dans les travées du Mondial de l’automobile, à Paris, les constructeurs ont reçu une nouvelle difficile à avaler à l’heure du déjeuner : le résultat du vote organisé mercredi 3 octobre au Parlement européen. Il visait à durcir les normes d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), qui s’appliqueront aux voitures commercialisées à partir de 2020. Par 389 voix pour (239 contre), les eurodéputés ont adopté une résolution fixant un objectif de réduction de 40 % d’ici à 2030, avec un palier intermédiaire de 20 % en 2025.
Une position en retrait par rapport aux 45% défendus par la commission de l’environnement mais plus ambitieuse que celle exprimée par la Commission européenne. « A la veille de ce vote, l’industrie automobile et la Commission européenne ont exercé des pressions sans précédent pour tenter de diluer davantage la position du Parlement », témoigne Karima Delli, la présidente (EELV) de la commission transports à Strasbourg. En novembre  2017, Bruxelles avait proposé une diminution limitée à 30 %. « Trop difficile à atteindre », avait déjà réagi l’Association européenne des constructeurs automobiles qui se dit prête à aller jusqu’à 20% mais pas plus. « Très largement insuffisant », avaient tonné les organisations environnementales et les Verts européens, dénonçant « un cadeau au lobby automobile ».
Si les députés européens ont accentué la pression sur les constructeurs, ce n’est pas leur proposition qui s’imposera forcément in fine. Un conseil des ministres européens de l’environnement est prévu le 9 octobre pour arrêter la position des Etats membres de l’Union européenne (UE). S’ouvrira ensuite une négociation tripartite (entre la Commission, le Parlement et le Conseil) pour un texte final attendu au début de 2019, avant les élections européennes.

        Lire aussi :
         

                Nouvelles normes d’émissions de CO2 : Bruxelles cède au lobby automobile



« Incompatible avec les objectifs de l’accord de Paris »
La position officielle de la France n’est pas encore connue, mais des éléments ont déjà filtré. Hasard du calendrier, Emmanuel Macron avait choisi ce mercredi pour déambuler entre les stands du Mondial de l’automobile, porte de Versailles. Face aux plaintes des constructeurs qui jugent les objectifs assignés par les députés européens « irréalistes », le chef de l’Etat a proposé un « deal » à la vingtaine de patrons conviés à un dîner à l’Elysée lundi, à l’occasion des 70 ans de la manifestation. En substance et toujours selon le fameux principe de l’« en même temps » : prenez des engagements forts à court terme -sur les véhicules électriques ou en participant fiancièrement à la reprise des véhicules les plus polluants; ensuite, nous verrons avec l’Allemagne pour ajuster ces objectifs.
Or si la position de la France est encore floue, celle de l’Allemagne est très claire : s’aligner sur la proposition, moins contraignante, de la Commission européenne. Angela Merkel l’a réaffirmé dans l’accord que la chancelière a passé le 1er octobre avec les constructeurs allemands pour qu’ils mettent la main à la poche pour le remplacement des vieux diesels par des véhicules plus propres.
« Le deal proposé par le Président de la République aux constructeurs automobiles ouvre la porte à une réduction des objectifs réglementaires promus par la France », s’inquiète Agathe Bounfour, responsable Transports au Réseau Action Climat (RAC). Avant sa démission du ministère de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot s’était dit favorable à un durcissement des normes « jusqu’à 40 % ».
La présidence autrichienne de l’Union européenne (UE) travaille, elle, sur un compromis (35 % en 2030 et 15 % en 2025). Une proposition jugée « incompatible avec les objectifs de l’accord de Paris » [de réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990], par les associations du RAC. L’ICCT (International Council on Clean Transportation – « Conseil international pour un transport propre »), l’ONG américaine qui a révélé le scandale du « dieselgate », a fait le calcul : pour respecter la trajectoire de l’accord de Paris, la réduction des émissions de CO2 des voitures devrait atteindre au moins 70 % d’ici à 2030.
« Les émissions liées au transport routier ont augmenté d’environ 20 % depuis 1990 »
Le secteur du transport est le premier émetteur de gaz à effets de serre. Et le trafic automobile représente à lui seul environ 12 % des émissions générées par les pays de l’Union européenne. Or, comme le relève le commissaire européen au climat et à l’énergie, Miguel Arias Cañete, « l’UE a réduit ses émissions de 23 % depuis 1990 quand les émissions liées au transport routier ont augmenté d’environ 20 % ».
En 2017, les émissions de CO2 des véhicules neufs sont mêmes reparties à la hausse en Europe et pour la première fois depuis 1995 en France. Le résultat combiné de la chute des ventes de véhicules diesel et de l’explosion des « SUV », ces grosses berlines qui paradent au Mondial de l’automobile.

        Lire aussi la tribune :
         

          Lutte contre la pollution : « Le rôle primordial des constructeurs automobiles »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La Cour internationale, principale instance judiciaire de l’ONU, a ordonné la fin des sanctions visant des biens « à des fins humanitaires ». Le jugement devrait cependant n’avoir qu’un impact très limité sur leur mise en œuvre.
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Les Etats-Unis sommés de mettre fin à certaines sanctions contre l’Iran

La Cour internationale, principale instance judiciaire de l’ONU, a ordonné la fin des sanctions visant des biens « à des fins humanitaires ». Le jugement devrait cependant n’avoir qu’un impact très limité sur leur mise en œuvre.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h31
   





                        



   


La Cour internationale de justice (CIJ), organe judiciaire des Nations unies, a ordonné mercredi 3 octobre aux Etats-Unis de s’assurer que leurs sanctions contre Téhéran n’affectent pas la situation humanitaire en Iran et ne mettent pas en péril l’aviation civile iranienne.
Les juges de la CIJ ont octroyé une victoire à l’Iran, qui faisait valoir que le rétablissement des sanctions, consécutif au retrait états-unien de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, constituait une violation d’un traité peu connu signé en 1955 entre les deux pays, le « traité d’amitié, de commerce et de droits consulaires ».

PRESS RELEASE: the #ICJ delivers its Order on the Request for the indication of provisional measures submitted by I… https://t.co/bUrcn3dzuF— CIJ_ICJ (@CIJ_ICJ)


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Le ministère des affaires étrangères iranien a salué dans un communiqué la décision du tribunal onusien, qui « prouve une fois de plus que la République islamique a raison et que les sanctions américaines contre le peuple et les citoyens de notre pays sont illégales et cruelles ».
Le jugement devrait cependant n’avoir qu’un impact très limité sur la mise en œuvre des sanctions américaines, dont la prochaine étape est attendue le 4 novembre et concernera les produits pétroliers. Les décisions des quinze juges de la CIJ, qui est chargée de la résolution des différends internationaux, sont contraignantes mais la Cour n’a pas le pouvoir de les faire appliquer.

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Médicaments, denrées alimentaires, produits agricoles
Dans son arrêt, le tribunal juge insuffisantes les garanties données lors des audiences en août dernier par les Etats-Unis pour s’assurer que les sanctions n’affecteraient pas la situation humanitaire en Iran. « La Cour déclare, à l’unanimité, que les Etats-Unis (…) doivent, par les moyens de leurs choix, supprimer toute entrave que les mesures annoncées le 8 mai 2018 mettent à la libre exportation vers l’Iran de médicaments et de matériel médical et de denrées alimentaires et de produits agricoles », a déclaré Abdulqawi Ahmed Yusuf, juge président de la Cour sise à La Haye.
L’ordonnance de la CIJ, plus haute instance judiciaire de l’ONU, évoque également « les pièces détachées nécessaires à la sécurité de l’aviation civile ». Les sanctions réimposées par Donald Trump contre l’Iran, qui comprennent des « restrictions aux importations et aux achats nécessaires à des fins humanitaires (…) risquent de nuire gravement à la santé et à la vie de personnes se trouvant sur le territoire iranien », a statué la Cour.

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                Washington réimpose des sanctions à Téhéran



Accusant les Etats-Unis d’« étrangler » son économie, l’Iran avait entamé une bataille judiciaire devant la CIJ à la suite de la réimposition par Donald Trump de sanctions unilatérales sévères, qui avaient été suspendues à la faveur de l’accord international sur le nucléaire iranien. Les Etats-Unis contestaient devant la CIJ le bien-fondé de la requête iranienne en déclarant que le traité d’amitié de 1955 excluait tout recours aux tribunaux pour le règlement de litiges.
La CIJ a jusqu’ici estimé que le traité de 1955 était toujours valide, bien qu’il ait été signé vingt-quatre ans avant la révolution islamique qui a changé les relations entre les deux pays. Dans certains cas rares, plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont ignoré les décisions de la CIJ. En 1980, l’Iran avait de son côté ignoré la décision de la Cour internationale de justice, qui jugeait illégale la prise en otage de diplomates américains à Téhéran.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dans une décision publiée mercredi, l’institution condamne la France à verser 15 000 euros à un plaignant né et ayant grandi dans des camps de transit, dans les années 1960.
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Le Conseil d’Etat engage la responsabilité de l’Etat dans l’accueil « indigne » des familles de harkis

Dans une décision publiée mercredi, l’institution condamne la France à verser 15 000 euros à un plaignant né et ayant grandi dans des camps de transit, dans les années 1960.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h48
   





                        



   


Le Conseil d’Etat, dans une décision du mercredi 3 octobre, a condamné l’Etat à verser 15 000 euros à un fils de harki né et ayant vécu dans des camps de transit, au titre des « préjudices matériels et moraux subis ». Dans un communiqué de presse, l’institution estime que « la responsabilité pour faute de l’Etat doit être engagée » pour « les conditions de vie indignes réservées aux familles de harkis dans les camps où elles ont été accueillies en France après l’indépendance de l’Algérie ».
Le plaignant, né en 1963 et ayant grandi jusqu’à l’âge de 12 ans dans deux camps de transit et de reclassement des anciens supplétifs de l’armée française, avait initialement porté plainte au tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Il demandait 1 million d’euros à l’Etat, en réparation des préjudices liés à l’absence de rapatriement et aux conditions d’accueil indignes sur le territoire français. Sa demande ayant été rejetée en 2014, puis en 2017 en appel, il s’était pourvu en cassation devant le Conseil d’Etat.
« Obstacle à son apprentissage du français »
Dans sa décision, le Conseil d’Etat estime qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur l’absence de rapatriement, le juge ne contrôlant pas « les actes qui se rattachent à l’action du gouvernement dans la conduite des relations internationales ». En revanche, il estime que la responsabilité de l’Etat est engagée concernant « les conditions de vies indignes » ayant entraîné pour le plaignant « des séquelles qui ont exigé un accompagnement médico-psycho-social » et « ont fait obstacle à son apprentissage du français ».
Emmanuel Macron a promu, le 21 septembre, 26 anciens combattants harkis et représentants d’associations de harkis dans l’ordre de la Légion d’honneur et dans l’ordre national du Mérite.
Par ailleurs, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, a annoncé à la fin du mois de septembre une série de mesures en faveur des harkis et de leurs familles au nom d’un « geste fort de reconnaissance » pour les quelque 150 000 Algériens recrutés comme supplétifs de l’armée française durant le conflit algérien (1954-1962).
Une enveloppe supplémentaire de 40 millions d’euros, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2019, leur sera dévolue pour les quatre prochaines années.

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                Des aides financières en faveur des harkis annoncées par le gouvernement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Après une année 2017 record et alors que le Mondial de l’auto ouvre ses portes le 4 octobre à Paris, les constructeurs s’apprêtent à affronter des temps plus incertains, du fait du Brexit, des nouvelles normes et du ralentissement du marché chinois.
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L’industrie automobile fait face à une série d’obstacles

Après une année 2017 record et alors que le Mondial de l’auto ouvre ses portes le 4 octobre à Paris, les constructeurs s’apprêtent à affronter des temps plus incertains, du fait du Brexit, des nouvelles normes et du ralentissement du marché chinois.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 11h29
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Les carrosseries rutilent, les conférences de presse s’enchaînent, les partenariats se nouent, le champagne pétille dans les flûtes… En ce mardi 2 octobre, toute l’industrie de la voiture, réunie pour le Mondial de l’automobile à Paris, porte de Versailles, semble fêter avec entrain des années de croissance ininterrompue et les promesses de bouleversements technologiques qui conduisent le monde vers une mobilité électrique, autonome et connectée.

Pourtant, quelque chose a changé dans les têtes des patrons du secteur depuis quelque temps. Semblable à la bise désagréable qui souffle sur Paris, un léger vent d’inquiétude rafraîchit l’ambiance dans les stands. Jacques Aschenbroich, PDG du groupe français Valeo, l’un des grands équipementiers mondiaux, s’en fait l’écho. « Dès la fin juillet, nous avons alerté sur la montée de phénomènes négatifs, a expliqué le patron de Valeo au Monde quelques jours avant le Mondial : difficultés d’homologation des véhicules en Europe avec la nouvelle norme WLTP [d’homologation des véhicules], fragilisation du marché chinois, prix des matières premières, impacts des taxes aux Etats-Unis. »
« Trois mois après, nous sommes en plein dedans, poursuit M. Aschenbroich. Tout le monde admet que le WLTP a été plus complexe que prévu à mettre en place et que ce problème va peser sur la production européenne au troisième trimestre. En Chine, les immatriculations ont baissé de 7 % en août. A ces difficultés immédiates s’ajoutent des incertitudes pour 2019. Devons-nous nous préparer à un Brexit dur au mois de mars ? La Chine va-t-elle flancher durablement ? La guerre commerciale entre Chine et Etats-Unis va-t-elle s’envenimer ? »
Grandes inconnues
Aller à la rencontre des PDG et des hauts cadres de l’automobile dans les pavillons du Parc des expositions de la porte de Versailles confirme cet état d’esprit. Les inconnues sont grandes, et cette industrie qui fonctionne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Jamal Khashoggi, journaliste saoudien en exil et critique du pouvoir, a disparu après avoir visité le consulat de son pays à Istanbul.
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Le journaliste saoudien porté disparu se trouve au consulat saoudien à Istanbul

Jamal Khashoggi, journaliste saoudien en exil et critique du pouvoir, était porté disparu depuis vingt-quatre heures, après avoir visité le consulat de son pays à Istanbul.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h57
   





                        



   


Jamal Khashoggi, 59 ans, journaliste saoudien de renom, critique du pouvoir à Riyad était, mercredi 3 octobre, porté disparu depuis plus de vingt-quatre heures, se trouve au consulat saoudien dans la ville, a affirmé le porte-parole de la présidence turque.
M. Khashoggi, notamment rédacteur d’articles d’opinion pour le Washington Post, n’avait plus été vu depuis qu’il est entré au consulat saoudien à Istanbul, selon sa fiancée. Aucune information n’avait pu être obtenue par l’Agence France-Presse (AFP) auprès des autorités turques et saoudiennes. Le hashtag #enlèvementdejamalkhoshoggi était l’un des plus partagés en arabe sur Twitter depuis mardi soir.

Friends fear for safety of prominent Saudi writer Jamal Khashoggi, a member of our Global Opinions staff. Here's wh… https://t.co/lQrLz36ofM— PostOpinions (@Washington Post Opinions)


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La fiancée turque de M. Khashoggi campait depuis mercredi matin devant le consulat saoudien à Istanbul en quête de nouvelles au lendemain de sa disparition. « Je n’ai reçu aucune nouvelle de lui depuis 13 heures hier. Nous voulons savoir où il se trouve », a déclaré, Hatice A., qui ne souhaite pas donner son nom de famille. « Nous voulons le voir sortir sain et sauf », a-t-elle ajouté.
Silence des autorités turques
Hatice A. a appelé le ministre des affaires étrangères turc à contacter l’ambassadeur saoudien en Turquie pour s’enquérir du sort de M. Khashoggi, journaliste chevronné devenu critique du gouvernement saoudien ces derniers mois alors qu’il était auparavant considéré comme très proche du pouvoir.
Selon elle, M. Khashoggi s’était rendu au consulat pour effectuer des démarches administratives en vue de leur mariage, mais n’en est jamais ressorti. « Il voulait obtenir un document saoudien certifiant qu’il n’était pas déjà marié », a-t-elle expliqué.
Aucune réaction à cette disparition n’a pu être obtenue auprès des autorités turques ni auprès du consulat ou de l’ambassade d’Arabie saoudite en Turquie. Le département d’Etat américain a annoncé qu’il cherchait à en savoir davantage sur le sort du journaliste.
Modernisation et répression
M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière par crainte d’une possible arrestation, après avoir critiqué certaines décisions du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman — surnommé « MBS » —, et l’intervention militaire de Riyad au Yémen dont il avait été un temps partisan.

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Jamal Khashoggi n’a jamais mâché ses mots, que ce soit lorsqu’il a dirigé des rédactions dans son pays ou quand il a pris la plume en Occident pour critiquer le royaume saoudien de l’ère « MBS ».
Riyad promeut une campagne de modernisation depuis que le prince Mohammed Ben Salman a été désigné héritier du trône, en 2017. Mais, par la suite, la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes de la cause des femmes, s’est accentuée.

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M. Khashoggi est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression. Dans l’un de ses derniers Tweets, il avait ainsi critiqué le procès intenté à un économiste saoudien de renom, Essam Al-Zamel, après son arrestation par les autorités saoudiennes.
Une carrière de journaliste mouvementée
Il a commencé sa carrière de journaliste dans les années 1980, collaborant notamment à Saudi Gazette, Okaz et Asharq Al-Awsat. M. Khashoggi a couvert des conflits et a interviewé à plusieurs reprises en Afghanistan et au Soudan l’ancien chef d’Al-Qaida, feu Oussama Ben Laden.
Jugé trop progressiste, il avait été contraint à la démission du poste de rédacteur en chef du quotidien saoudien Al-Watan en 2003. Il y était revenu en 2007, mais était reparti en 2010 à la suite d’un éditorial jugé offensant pour les salafistes — courant rigoriste de l’islam qui prône une obéissance totale au gouvernant.
Le royaume saoudien figure à la 169e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) en 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le vote sera clos vendredi 5 octobre à minuit.
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En images, les quatre candidats au prix « Coup de cœur » des Grands Prix de la finance solidaire

Le vote sera clos vendredi 5 octobre à minuit.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h29
    |

            Joël Morio








                        



   


Vous avez jusqu’à vendredi 5 octobre minuit pour départager en votant les quatre jeunes structures solidaires qui sont en compétition pour le prix « Coup de cœur » du public décerné dans le cadre des Grands Prix de la finance solidaire.
Le gagnant recevra une dotation de 5 000 euros, grâce au soutien de nos partenaires : la MAIF, France active, Fondation Crédit Coopératif et Mirova, la filiale de Natixis spécialisée dans l’investissement responsable.
La remise des prix aura lieu le lundi 5 novembre, à la Maison des métallos, à Paris.
Voici, en images, la présentation de chacun des candidats.
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Ian Brossat : « Le PCF n’est pas à feu et à sang »

Dans un entretien au « Monde », le chef de file des communistes pour les élections européennes souhaite un dialogue entre les forces de gauche et tend la main à Jean-Luc Mélenchon.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 17h53
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Le Parti communiste prépare son congrès, qui se tiendra à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), du 23 au 25 novembre. Pendant trois jours, dès jeudi 4 octobre, les militants doivent se prononcer sur quatre textes, dont celui de la direction sortante. De ce vote émergera la base programmatique de la future équipe dirigeante et le futur secrétaire national. Pierre Laurent, à la tête du PCF depuis 2010, brigue un nouveau mandat.
Ian Brossat, adjoint au maire de Paris chargé du logement, réaffirme sa volonté de voir son parti occuper à nouveau les premiers rôles et veut apaiser ses relations − très tendues −avec Jean-Luc Mélenchon.
Quels sont les enjeux du congrès du PCF ?
Le Parti communiste a traversé une année 2017 difficile. Nous avons réalisé un score faible aux législatives [2,72 % des voix]. Il est donc parfaitement normal que le PCF soit traversé de débats. C’est ce qui explique le nombre de textes déposés. Il y a, chez les communistes, le souhait de voir le PCF revenir dans le paysage. Nous n’avons pas vocation à compter les points mais à avoir un rôle important dans la vie politique de notre pays. Je vois aussi la volonté de sortir rassemblés de notre congrès pour mener la bataille des élections européennes.
Le texte emmené par André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée, risque de finir très haut, voire de dépasser celui de la direction. Quelles seraient les conséquences d’un tel scénario ?
Quoi qu’il arrive, il faudra respecter le résultat des votes et il faudra que les communistes se rassemblent. Le PCF n’est pas à feu et à sang. Il n’y aurait rien de pire, en sortant d’une année électorale aussi difficile que 2017, que d’avoir un parti qui ne débat pas. On ne peut pas avoir si longtemps regretté l’absence de démocratie interne pour aujourd’hui nous reprocher d’avoir des débats. Mais le congrès n’est pas un match de boxe. Ce qui nous anime, ce ne sont pas les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les acteurs publics et issus de la société civile se penchent sur une « stratégie parisienne de prévention » des affrontements entre bandes, en recrudescence depuis 2016.
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Paris : la mairie veut enrayer le phénomène des rixes

Les acteurs publics et issus de la société civile se penchent sur une « stratégie parisienne de prévention » des affrontements entre bandes, en recrudescence depuis 2016.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 16h32
   





                        


Depuis près de trois ans, la capitale voit augmenter à un rythme préoccupant le phénomène des rixes entre bandes de jeunes. Pour tenter de l’enrayer, la maire de Paris, Anne Hidalgo, le procureur de la République, le préfet de police et le recteur d’académie de Paris ont lancé, mercredi 3 octobre, des états généraux sur ce phénomène à l’hôtel de ville.
La démarche vise à associer à la lutte contre ces rixes les familles, le monde associatif, l’éducation, les éducateurs de rue et les services sociaux. L’objectif de cette initiative est de présenter début 2019 une « stratégie parisienne de prévention des rixes », selon Colombe Brossel, l’adjointe au maire en charge des questions de sécurité.

Proposer aux jeunes Parisiens un autre horizon que les affrontements entre bandes. Prévenir, ensemble, plutôt que d… https://t.co/PncC3iblvd— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Selon le procureur de Paris, François Molins, le phénomène des affrontements entre bandes dans l’espace public qui connaît une forte recrudescence à Paris depuis le début de 2016 concerne une douzaine d’arrondissements parisiens. En près de trois ans, il a provoqué la mort de sept jeunes dont quatre pour la seule année 2017.
« On est totalement dans l’irrationnel »
« Le nombre de rixes augmente. On en a dénombré, depuis qu’on a commencé à regarder le phénomène début 2016, plus de 250, précise Colombe Brossel. Ces rixes concernent tout Paris et des adolescents de plus en plus jeunes, avec une place importante pour des ados qui ont entre 13 et 15 ans. »
Les origines de cette recrudescence suscitent encore l’incompréhension relative des pouvoirs publics. « Le phénomène est extrêmement complexe, souligne François Molins. Je ne l’explique pas. Pour moi, on est totalement dans l’irrationnel. (…) On parle de bandes, mais ce sont plus des logiques de territoires, en réalité. » Selon Colombe Brossel, l’un des éléments nouveaux est le rôle des réseaux sociaux, notamment dans la préparation et l’organisation des rassemblements. « On peut avoir des rixes entre des groupes de cinq adolescents, comme on peut avoir des rixes entre des groupes de cinquante, soixante, voire quatre-vingts jeunes gens dans l’espace public », ajoute-t-elle.
Désormais, tout affrontement sera signalé aux services sociaux, avec les noms de tous les participants identifiés, auteurs ou victimes, pour permettre aux services sociaux d’intervenir et d’aider notamment des parents souvent dépassés à restaurer leur autorité, explique-t-il.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Niamey annonce l’expulsion d’une employée de MSF pour « manipulation d’informations »

La pédiatre s’était alarmée dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de la forte mortalité infantile dans le sud du pays.


LE MONDE
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        Le 03.10.2018 à 15h52

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        Mis à jour le 03.10.2018 à 16h42






    
Un bébé souffrant de malnutrition et du paludisme dans un centre de l’ONG Médecins sans frontières à Guidan-Roumdji, dans le sud du Niger, en avril 2010.
Crédits : BOUREIMA HAMA / AFP


Les autorités nigériennes ont annoncé, mercredi 3 octobre, l’expulsion d’Anne Pittet, une pédiatre employée par la branche suisse de Médecins sans frontières (MSF) et installée à Magaria, dans le sud du Niger, où elle s’est récemment alarmée des taux de mortalité infantile dus à la malnutrition et au paludisme.
« Le motif [de son expulsion], c’est une vidéo dans laquelle elle a manipulé des informations, en rapportant qu’à Magaria il y a dix décès par jour, soit 298 à 300 décès par mois », dus à la malnutrition et à un pic de paludisme, a expliqué à l’AFP le ministre nigérien de la santé, Idi Illiassou. Il se trouvait à Magaria, une préfecture nigérienne où est installée l’ONG. « On est venu vérifier avec le responsable de MSF-Suisse pour le Niger […] et tout ce qu’elle a dit est faux », a-t-il martelé.
La pédiatre a « déjà quitté Magaria, le temps qu’on lui trouve un avion, aujourd’hui ou demain », pour quitter le pays, a assuré le ministre mercredi.
« Dix décès par jour en moyenne »
Dans une vidéo d’un peu plus d’une minute tournée à Magaria et diffusée sur les réseaux sociaux, la docteur Pittet affirmait notamment : « C’est impressionnant, [les patients] arrivent par wagons, tous plus mal les uns que les autres. […] 298 décès en un seul mois, ça veut dire dix décès par jour en moyenne. […] Moi, je n’ai jamais vu autant de décès de ma vie. »
MSF-Suisse « va continuer à travailler » au Niger, a assuré le ministre, « parce que ses responsables ont affirmé » que l’employée « n’a pas agi au nom » de MSF.

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                En Afrique subsaharienne, le succès de la chimioprévention contre le paludisme



Dans un communiqué publié le 25 septembre, l’ONG avait déclaré que « depuis plus d’un mois » ses équipes de soins pédiatriques « [luttaient] contre des taux de mortalité alarmants chez les enfants de moins de 5 ans à Magaria ». Au cours du mois dernier, elle comptabilisait « une moyenne de dix décès d’enfants chaque jour », selon une porte-parole de l’organisation à Genève. Ces enfants souffrent de complications dues à des formes graves de paludisme ou de malnutrition, a noté MSF.
Les autorités nigériennes avaient fermement démenti ces chiffres. « De janvier 2018 à mi-septembre, les formations sanitaires du district de Magaria ont eu à notifier 67 décès dus au paludisme », a affirmé Djermakoye Hadiza, la responsable du programme gouvernemental de lutte contre le paludisme. Pour tout le pays, un total de 1,36 million de cas a été enregistré de janvier à mi-septembre, avec 1 584 décès, et plus de 2,2 millions de traitements ont été placés dans les établissements sanitaires, avait-elle précisé, ajoutant que des patients venaient du Nigeria pour « se faire traiter » au Niger.

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                Paludisme, la guerre d’usure



En juillet 2008, Niamey avait déjà mis fin aux activités de MSF-France dans la région de Maradi (centre-sud), où sévissait une crise alimentaire sévère consécutive à la sécheresse et à une invasion de criquets pèlerins.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Frances H. Arnold, George P. Smith et le Britannique Gregory P. Winter sont récompensés par l’Académie.
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Le Nobel de chimie pour deux Américains, un Britannique et leurs travaux sur l’évolution in vitro

Frances H. Arnold, George P. Smith et le Britannique Gregory P. Winter sont récompensés par l’Académie.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 18h45
    |

            David Larousserie et 
Hervé Morin








                        



   


Domestiquer l’évolution dans un tube à essai. Multiplier les mutations de molécules et les sélectionner sans pitié pour faire émerger de façon accélérée des fonctions nouvelles. Et ainsi obtenir des réactifs ou des médicaments plus efficaces. Ce sont ces percées, résumées sous le vocable d’« évolution dirigée », qui ont été consacrées par le prix Nobel de chimie, mercredi 3 octobre. Le jury suédois a attribué la moitié du prix à l’Américaine Frances Arnold (Caltech, Pasadena, Californie), tandis que son compatriote, George Smith (Université du Missouri, Columbia), et le Britannique, Gregory Winter (Université de Cambridge), se partagent l’autre moitié des 860 000 euros.
Si la part de la lionne revient à Frances Arnold (62 ans), c’est sans doute parce qu’elle a été parmi les premiers à avoir l’intuition, au début des années 1990, qu’il serait possible de faire mieux que l’évolution, en passant par les mêmes chemins, mais en accéléré. « C’était assez gonflé, car la communauté partageait l’intuition que la nature, au fil des millions d’années d’évolution, avait déjà atteint une forme de perfection », salue Philippe Minard (Institut de biologie intégrative de la cellule, Gif-sur-Yvette), dont le laboratoire utilise quotidiennement les techniques lancées par l’Américaine.

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— NobelPrize (@The Nobel Prize)


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Collections de mutants génétiques
Frances Arnold a obtenu des enzymes totalement nouveaux, en partant de gènes naturels, qui codent leur synthèse dans l’ADN. Elle créait d’abord de vastes collections de mutants génétiques et passait au crible les molécules produites pour ne retenir que celles qui étaient les plus performantes dans une situation donnée. C’est en ce sens que l’évolution était dirigée.
En repartant de ces candidats mieux adaptés, il était possible d’induire de nouvelles mutations pour sélectionner des enzymes plus réactifs et au fil des générations à aboutir à des protéines plus efficaces encore. Un peu comme la sélection variétale qui consiste à ne garder que les graines des meilleures plantes d’une année sur l’autre, mais à l’échelle microscopique et en accélérant les saisons.
L’Américaine, qui n’est que la cinquième femme Nobel de chimie, s’est maintenue à la pointe de ce domaine depuis vingt-cinq ans, créant des enzymes permettant « de produire des substances chimiques, comme des médicaments, de façon plus écologique, ou des combustibles renouvelables pour un secteur du transport plus vert », décrit le comité Nobel.
George Smith (77 ans) est dans la même philosophie mais sur des peptides, des petites molécules de moins d’une dizaine d’acides aminés (les composants de base des protéines), qu’il cherchait à lier à des cibles moléculaires spécifiques. En 1985, il découvre qu’un bactériophage, virus infectant les bactéries, peut être le bon outil pour façonner à sa guise des peptides qu’il pourra ensuite passer au crible pour sélectionner ceux qui l’intéressent.
Il suffit pour cela de changer une région de l’ADN du phage afin de modifier une protéine sur l’enveloppe du virus. Le phage infecte la bactérie, qui reproduit le code génétique de l’intrus et par là multiplie les phages dans les éprouvettes. « La chance est que cette modification génétique ne tue pas les bactéries, qui peuvent donc jouer leur rôle amplificateur », rappelle Jean-Luc Teillaud, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
George Smith avait coutume de comparer la recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or
George Smith n’a pris conscience du potentiel d’évolution dirigée de sa méthode qu’au cours d’une discussion avec un collègue chimiste. Il était en effet possible de présenter une quasi-infinité de couples peptides-phages pour sélectionner ceux qui « collent » à une protéine donnée, et ensuite de multiplier les quelques couples efficaces.
Le chercheur avait coutume de comparer cette recherche d’infimes molécules dans les boîtes de Pétri au geste auguste du chercheur d’or, si bien qu’une expression est désormais passée dans le langage courant des scientifiques du domaine, note Philippe Minard : « On dit “faire un tour de passing”, comme les orpailleurs, comme si on cherchait une pépite parmi une multitude de grains de sables. » Smith n’a jamais cherché à breveter ce précieux crible à molécules.

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Ce n’est pas le cas de Sir Gregory Winter (67 ans), qui a créé plusieurs sociétés, dont Cambridge Antibody Technology (CAT), vendue ensuite à AstraZeneca. Il a breveté une technique s’inspirant de la « présentation par phages » de Smith pour sélectionner des anticorps, des molécules bien plus complexes que les peptides, faites de centaines d’acides aminés. La technique permet en fait de constituer une banque de phages au code génétique modifié aléatoirement de manière à produire des millions d’anticorps différents, puis de tester lesquels ont des affinités pour les cibles d’intérêt thérapeutique.
« Contrer des maladies auto-immunes »
C’est le cas par exemple de l’adalimumab, un best-seller de l’industrie pharmaceutique, approuvé en 2002 et utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et certaines maladies inflammatoires digestives. Ou bien du ranibizumab (commercialisé sous le nom de Lucentis), médicament contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge, trouvé par un criblage de molécules, produite par des mutations génétiques aléatoires – et dont le prix élevé, alors qu’un équivalent moins onéreux était disponible, a créé la polémique en 2013. « La technique de présentation par phages a produit des anticorps qui peuvent neutraliser des toxines, contrer des maladies auto-immunes et les métastases cancéreuses », indique le comité Nobel.

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Dans cette quête, le lauréat était en compétition avec Andreas Plückthun, à l’université de Zürich, qui a lui aussi créé une entreprise, MorphoSys, longtemps en guerre de brevets avec CAT. Il a démontré la même chose que son confrère mais quelques mois plus tard.
Gregory Winter a aussi été très actif dans la mise au point de techniques permettant d’« industrialiser » cette approche en utilisant des microgouttes comme milieu de sélection des molécules d’intérêt. Ce domaine dit de la microfluidique est essentiel pour élargir encore les populations sur lesquelles s’exerce l’évolution dirigée et diminuer les volumes de réactifs. Un domaine qui réunit encore les Nobel de cette année : Frances Arnold est elle aussi active dans ce champ de recherche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a sillonné les routes de France pour entendre des histoires de cœur. Celle de Charlotte, 26 ans, clôt cette série.
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L’été de l’amour : « Notre réussite, c’est de s’être rencontrées »


                      La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a sillonné les routes de France pour entendre des histoires de cœur. Celle de Charlotte, 26 ans, clôt cette série.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 18h30
    |

                            Stefania Rousselle








                              

                        

Charlotte Menet, bientôt 27 ans, responsable de magasin, vit à Blaceret (Rhône).
« Plus jeune, j’étais sauvage. Très réservée. Je multipliais les conquêtes. Ce que je voulais, c’était être aimée. Je n’appartenais à personne et à tout le monde. Je n’étais jamais tombée amoureuse. Je portais des vêtements d’homme parce que je savais que ça plaisait aux filles. Et puis, j’ai rencontré Delphine. On suivait la même formation pour être animatrices de colo. On avait toutes les deux 17 ans. Je la trouvais trop canon. Et j’adorais son rire. On dormait dans la même chambre, dans un lit superposé. Moi en haut, elle en bas. Je lui ai offert un paquet de bonbons et je lui ai joué du tam-tam. Fallait quand même que je fasse quelque chose pour attirer son attention. Elle avait un copain mais ça m’était égal, c’était elle que je voulais.
« Dès que la prof partait dans la cuisine, on s’embrassait. Puis dès qu’elle revenait, on s’arrêtait brusquement. Alors que c’était trop cramé. Ça se voyait trop sur nos têtes. »
La formation se termine. Delphine m’envoie un texto. On commence à s’appeler tous les jours. Mais après 21 heures, parce que le forfait était gratuit. On s’endormait au téléphone. Elle habitait à Nevers, moi, à Dijon. Ça a duré deux mois comme ça. Un soir, Delphine m’appelle. Elle est en pleurs. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Je sèche les cours, je prends le train et je vais la chercher à la sortie du lycée. Je la vois. Mon cœur bat très vite. Je crois que je suis amoureuse. On mange une pizza à l’Intermarché du coin. Et puis on se pose sur un banc. Je suis assise et elle a la tête sur mes genoux. Y’a pas besoin de dire grand-chose. Le fait d’être ensemble, ça suffit. Je la raccompagne au bus. Et elle pleure.
La prof de bio de Delphine est homosexuelle. Delphine lui demande si on peut se retrouver chez elle. Elle accepte. J’installe ma tente dans son jardin. Delphine dit à ses parents qu’elle va réviser avec ses copines....




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Aragon, Simone Veil, la Résistance : sur ces trois sujets de son dernier examen d’entrée, Sciences Po Paris a sélectionné les copies les plus réussies. De quoi inspirer les candidats du concours 2019.
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Concours d’entrée à Sciences Po : les meilleures copies 2018 rendues publiques

Aragon, Simone Veil, la Résistance : sur ces trois sujets de son dernier examen d’entrée, Sciences Po Paris a sélectionné les copies les plus réussies. De quoi inspirer les candidats du concours 2019.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 15h01
   





                        



   


Pour entrer en première année à Sciences Po Paris, plus de 5 000 lycéens ont passé en 2018 les épreuves écrites de l’examen d’entrée – le terme de « concours » est refusé, malgré la forte sélectivité : seuls 801 candidats ont ainsi été admis. Pour aider les candidats qui se présenteront à la session 2019, Sciences Po publie les sujets et les meilleures copies de littérature et philosophie et d’histoire, reproduites dans leur intégralité, au format PDF, à la fin de cet article.
Dans le cadre de la première épreuve, le commentaire de texte portait sur un poème évoquant la première guerre mondiale, extrait du Roman inachevé, de Louis Aragon. En histoire, le sujet de la composition était « La Résistance a-t-elle préparé et réalisé une totale transformation de la République française (1940-1946) ? » ; le second sujet portait sur un extrait de l’autobiographie de Simone Veil, Une vie, où elle raconte comment Jacques Chirac lui a proposé de devenir, en 1974, ministre de la santé dans son gouvernement.
Les épreuves d’admissibilité à l’examen d’entrée au collège universitaire (premier cycle) sont au nombre de trois : l’histoire, l’épreuve à option (littérature et philosophie, mathématiques ou sciences économiques et sociales) et l’épreuve de langue étrangère. « Les copies capables de poser une problématique, de la mettre en œuvre au moyen d’une véritable démonstration servie par des références culturelles, littéraires, historiques, défendant une vraie thèse tout en faisant preuve de nuances, sont valorisées », précise la directrice des études et de la scolarité, Bénédicte Durand, dans sa présentation des meilleures copies 2018.
Les inscriptions en vue d’une admission au bachelor, également appelé collège universitaire, à la rentrée 2019 devraient ouvrir à la mi-novembre. L’examen d’entrée n’est pas la seule voie d’accès. Pour ceux qui s’y destinent, il est d’ores et déjà possible de consulter les annales des années précédentes ainsi que les meilleures copies 2017, 2016 et 2015.
 Concours Sciences Po 2018 : sujet et meilleure copie de littérature et philosophie

Concours Sciences Po 2018 : meilleure copie de littérature et philosophie publié par LeMonde.frCampus

Concours Sciences Po 2018 : sujets et meilleures copies d’histoire

Concours Sciences Po 2018 : meilleures copies d'histoire publié par LeMonde.frCampus


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Tourisme : la France n’a jamais accueilli autant de visiteurs étrangers

La barre des 90 millions de voyageurs étrangers devrait être dépassée, mais ceux-ci se concentrent sur quelques destinations.



LE MONDE
 |    03.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
03.10.2018 à 13h52
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


C’est un curieux contraste. La France n’a jamais accueilli autant de touristes étrangers de son histoire, mais l’industrie touristique tricolore fait un peu grise mine, car les Français ont non seulement tardé à partir en vacances, mais, en plus, ils ont préféré les contrées éloignées aux littoraux hexagonaux cet été.
Ce bilan mitigé n’inquiète pas Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du dossier tourisme, qui se félicite des résultats estivaux. « Juillet et août ont été solides pour le secteur, avec des chiffres excellents pour la clientèle internationale, assure-t-il au Monde. La France va confirmer sa place de champion du monde du tourisme. Après 87 millions de touristes étrangers accueillis en 2017, nous devrions dépasser le seuil de 90 millions [en 2018]. » C’est en ligne avec l’objectif de 100 millions fixé d’ici à 2022.
Selon l’Insee, le nombre de nuitées pour les clients internationaux a progressé de 5,3 % sur les deux mois d’été. Cependant, reconnaît-il, « celles pour la clientèle française sont en recul de 1,2 % sur la même période, car les Français retrouvent le goût du voyage à l’étranger. La Tunisie, la Croatie ou la Grèce ont accueilli nombre de nos concitoyens ».

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« Une envie d’ailleurs » pour les touristes français
Les données du Syndicat des entreprises du tour operating, publiées fin septembre, confirment cette tendance. Les voyagistes ont attiré plus de deux millions de clients, en croissance de 10,3 % par rapport à 2017. « Ce n’est pas une totale surprise, juge Didier Arino, du cabinet Protourisme. Le tourisme fonctionne par cycle et, depuis 2009 et la crise, les Français ont littéralement redécouvert le pays. Désormais, il y a une envie d’ailleurs pour diverses raisons. » Le consultant cite pêle-mêle le mauvais temps en début d’année, les grèves au printemps d’Air France ou de la SNCF ainsi que les offres, toujours plus accessibles, des compagnies aériennes à bas coûts…
« Si l’on prend les chiffres globalement, juge M. Lemoyne, la tendance reste tout de même positive pour l’industrie touristique française. Sur les huit premiers mois de l’année, le taux de croissance est de 2,3 %, et de 6,6 % pour la clientèle étrangère. Et les prévisions pour la fin d’année sont bonnes, avec une croissance des réservations d’avions de 4,9 %. Surtout, les réservations en provenance des Etats-Unis sont en hausse de près de 15 % et de plus de 25 % en provenance du Japon. »
Les chiffres, dans leur ensemble, sont certes solides, mais ils cachent une France à plusieurs vitesses. « Si l’on regarde le marché par segment, on remarque que les touristes d’affaires et de congrès sont sur une très bonne dynamique, explique Didier Arino. De même, l’hôtellerie de luxe est sur une bonne tendance, avec le retour des clients étrangers. Or ces deux segments sont concentrés en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur [PACA]. Pour les autres régions, c’est beaucoup plus compliqué. » 
L’Ile-de-France et PACA ont réalisé un premier semestre record

   


De fait, l’Ile-de-France et PACA ont réalisé un premier semestre record. En Ile-de-France, le comité régional du tourisme indiquait, courant août, un résultat historique avec 17,1 millions de nuitées hôtelières pour les six premiers mois de l’année, en augmentation de 4,1 % sur un an, « et ce, malgré les grèves dans les transports ferroviaires qui ont affecté essentiellement les clientèles françaises et, dans une moindre mesure, quelques clientèles européennes de proximité », a relevé l’organisme francilien.
En PACA, même écho. La région provençale a affiché, au premier semestre, « le meilleur niveau de fréquentation touristique jamais enregistré depuis dix ans », selon le comité régional du tourisme provençal, avec 10,1 millions de nuitées en hôtellerie. D’autres destinations comme Bordeaux, le Mont-Blanc ou le Val de Loire sont également très dynamiques. En revanche, les zones rurales et le littoral atlantique ont particulièrement souffert cet été, avec une stabilisation, voire une baisse importante des recettes pour les hôteliers et restaurateurs avec l’absence de la clientèle hexagonale.
Au niveau général, « la dépense moyenne par visiteur international était en augmentation de 10,7 % l’an dernier, alors qu’en Espagne elle était en recul de près de 6 %, indique M. Lemoyne. Notre objectif est de passer de 54 milliards à 60 milliards d’euros de recettes au total en 2020. C’est le niveau atteint par l’Espagne [en 2017]. »

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Preuve de la dynamique des dépenses des clientèles internationales, Planet, l’un des spécialistes de la détaxe réservée aux visiteurs extra-européens, a constaté, pendant l’été, une croissance des ventes de 4 % à 6 % sur juillet et août. « Par rapport au reste de l’Europe, la France et l’Italie se distinguent franchement, alors que les ventes sont en baisse au Royaume-Uni », indique Denis Leroy, le PDG de Planet en France et pour le Benelux.
« Mieux irriguer les territoires »
Reste que la polarisation des visiteurs vers cinq à six zones spécifiques en France inquiète. Certains territoires flirtent avec le « surtourisme » tant décrié depuis quelques mois. « Les touristes internationaux, qui portent la croissance, ont tendance à visiter les lieux les plus connus, confirme le secrétaire d’Etat. Nous devons donc prévenir tout risque de saturation touristique en développant, par exemple, davantage la connectivité directe des grands aéroports des métropoles françaises avec les grandes nations mondiales. »
Selon Didier Arino, le « surtourisme » est à relativiser en France, car le pays est plus divers que d’autres destinations. Pour le consultant, « nous avons surtout un problème de sous-tourisme. Si sur 10 % du territoire, nous avons un très grand nombre de voyageurs, dans les 90 % restants, la fréquentation est en berne. »

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Pour le gouvernement, « il vaut mieux irriguer les territoires », assure M. Lemoyne. Pour cela, Atout France, l’opérateur national qui gère la promotion du tourisme en dehors de nos frontières, développe avec les régions et la Banque des territoires (Caisse des dépôts et consignations) un dispositif, doté de 500 millions d’euros, afin de favoriser la montée en gamme des hébergements et équipements touristiques.

Les chiffres
158,9 milliards
C’est, en euros, le chiffre d’affaires du tourisme en France pour l’année 2016, dernier millésime publié par l’Insee. Cela correspond à 7,1 % du produit intérieur brut.
87 millions
C’est le nombre de touristes internationaux accueillis en France en 2017. En 2018, ce nombre devrait dépasser 90 millions. Ils représentent environ 54 milliards d’euros de recettes pour le pays.
307,2 millions
C’est le nombre de nuitées enregistrées par l’ensemble de l’offre hôtelière française en 2017, en progression de 6,1 % par rapport à 2016.





                            


                        

                        

